Eruption du Kilauea (Hawaii): Gaz volcaniques et composition de la lave // Volcanic gases and lava composition

Alors que deux coulées de lave ont pénétré dans l’océan à l’écart de la Highway 137, près de MacKenzie State Park, le HVO et la Protection Civile mettent en garde les habitants de Lower Puna contre les risques liés aux gaz volcaniques. En effet, les alizés poussent de volumineux panaches de SO2 dans les zones situées sous le vent, notamment à Kamaili, Seaview et Malama Ki, où les résidents doivent limiter ou éviter toute exposition à ce gaz toxique. Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, le panache de brume volcanique pourrait atteindre plus de 20 kilomètres sous le vent, dans une direction parallèle à la côte, tout en se dirigeant légèrement vers le large. Son extension dépend de la vigueur de l’entrée de lave dans l’océan et des alizéss
Le HVO rappelle à la population que la « laze » ou brume de lave, est formée par la réaction de la lave très chaude au contact de l’eau de mer froide, ce qui génère un panache blanc très dense constitué de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique et de particules de verre. L’acide chlorhydrique est créé par la réaction chimique entre la lave et l’eau de mer, tandis que les particules de verre se forment lorsque la lave touche l’eau de mer et se brise, comme le fait un bol de verre qui se brise en mille morceaux en heurtant le sol. Les toxines dans le panache ont des propriétés corrosives semblables à l’acide d’une batterie. Le panache doit être évité car il peut irriter la peau et les yeux et provoquer des difficultés respiratoires. Alors qu’un masque acheté en magasin peut bloquer les particules de verre, il ne filtre pas l’acide chlorhydrique. Seuls des masques spécifiques peuvent convenir.
En raison de l’entrée de lave dans l’océan, la Protection Civile indique que les mesures suivantes sont en vigueur: L’accès à la zone est interdit en raison du risque de brume volcanique. Les gens doivent éiter de se trouver à proximité des panaches de gaz le long de la côte. La garde côtière américaine surveille activement la zone. Seuls les bateaux d’excursion autorisés peuvent pénétrer dans la zone, ce qui semble en totale contradiction avec les mises en garde énoncées précédemment, mais aux Etats-Unis, business is business!
Mis à part le danger provoqué par les gaz, l’approche des fractures éruptives doit être évitée. Le 19 mai a vu la première blessure liée à l’éruption. Un propriétaire sur Noni Farms Road se trouvait sur le balcon de sa maison quand il a été frappé au tibia par des projections de lave et il a dû être conduit à l’hôpital.

En ce qui concerne l’éruption proprement dite, un volcanologue du HVO a précisé que des échantillons de lave provenant de la Fracture 17 contiennent de l’andésite, une roche que l’on ne rencontre généralement pas dans les éruptions hawaiiennes. La présence d’andésite signifie que la lave qui s’est formée au niveau de la Fracture 17 pourrait provenir d’un magma stocké dans un réservoir avant l’éruption de 1955, ou celle de 1924,  voire une éruption survenue en 1840. Les scientifiques ont rematqué que la lave émise dans les premiers jours de l’éruption dans la Lower East Rift Zone avançait lentement et provenait probablement d’un réservoir magmatique présent sous terre depuis l’éruption de 1955. Aujourd’hui, les coulées de lave qui ont atteint l’océan ont un signal chimique correspondant à un magma plus chaud en provenance du cratère du Pu’u O’o et du sommet du Kilauea et qui produit des coulées de lave plus rapides et plus abondantes.

Le HVO indique par ailleurs qu’une nouvelle séquence explosive a été observée au sommet du Kilauea à 00:05 (heure locale). Le nuage de cendre peut occasionner des retombées sur les environs. Le vent est susceptible d’envoyer la cendre vers le sud-ouest (région de Wood Valley, Pahala, Naalehu et Waiohinu).
Source: HVO et Protection Civile.

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While two active lava flows entered the ocean off Highway 137 near MacKenzie State Park, both HVO and Civil Defense are warning Lower Puna residents against the risks of volcanic gases. Indeed, trade winds are pushing elevated levels of SO2 in areas downwind of lava vents, including to Kamaili, Seaview, and Malama Ki, where residents should take action necessary to limit further exposure. As I put it in my previous post, the “laze” plume could reach more than 20 kilometres downwind of the lava’s ocean entry, in a direction parallel to the coastline, heading slightly offshore. Its extension depends on the vigour of the lava entering the ocean and the wind patterns

HVO reminds the population that the laze, short for lava haze, is formed by the reaction of hot lava coming into contact with cold seawater, producing a dense white plume of steam laced with hydrochloric acid and glass particles. The hydrochloric acid is created by the chemical reaction between the lava and the seawater, while the glass particles are formed when lava touches seawater and shatters, similar to a glass bowl scattering glass shards when it hits the ground. Toxins in the plume have corrosive properties akin to battery acid, and the plume should be avoided as it can irritate the skin and eyes and cause breathing difficulties. While a store-bought mask can block the glass particles, it will not filter out hydrochloric acid. Only specific masks can do the job.

Due to the lava entry at the ocean, Civil Defense indicates that  the following policies are in effect: Access to the area is prohibited due to the laze hazard. People should stay away from any ocean plume. The U.S. Coast Guard is actively monitoring the area. Only permitted tour boats are allowed in the area, which seems in contradiction with the warnings about the laze dangers !

Apart from the hazard caused by the gases, the eruptive vents should also be avoided. May 19th saw the first report of an eruption-related injury since the latest event began. A homeowner on Noni Farms Road was on his third-floor balcony when he got hit on the shin with lava spatter, shattering the lower portion of his leg. He had to be taken to hospital.

As far as the eruption itself is concerned, a HVO volcanologist said lava samples from Fissure 17 show it contained andesite, a rock not usually seen in volcanic eruptions in Hawaii. The presence of andesite means the lava that came up in Fissure 17 could have come from magma stored in an underground reservoir dating back to before the 1955 eruption, possibly as early as the 1924 eruption or an eruption in 1840. Scientists said the lava coming up in the Lower East Rift Zone initially was slower moving and possibly coming from magma reservoirs stored underground since the 1955 eruption, but the lava flows reaching the ocean have a chemical signal that matches the hotter magma from Pu’u O’o crater and the summit, resulting in faster-moving and more voluminous lava flows.

HVO also reports that an explosive eruption at Kilauea summit has occurred at 12:55 a.m. on May 21st, 2018. The resulting ash plume may affect the surrounding areas. The wind may carry the ash plume to the southwest toward Wood Valley, Pahala, Naalehu and Waiohinu.

Source: HVO & Civil Defense.

Site d’arrivée de la lave dans l’océan et nuages de gaz (Crédit photo: USGS)

Baleines boréales et changement climatique // Bowhead whales and climate change

Les dernières observations montrent que les baleines boréales profitent pleinement des eaux arctiques libérées de leur glace par le réchauffement climatique. Ce bien-être des baleines contraste avec le sort d’autres espèces arctiques menacées, comme les ours polaires.  La température a augmenté plus vite dans l’Arctique qu’ailleurs sur la planète ; cela a donné naissance à des eaux dépourvues de glace et propices au développement du krill et d’autres crustacés dont se nourrissent les baleines boréales. Les observations sur le terrain montrent que les baleines sont aussi plus grosses qu’il y a une trentaine d’années, avec des estomacs bien pleins à l’automne et peu de maladies.
Dans les années 1980, pendant une décennie où la glace de mer était épaisse, les baleines boréales migraient généralement au-delà des côtes septentrionales de l’Alaska en septembre et en octobre après avoir quitté les eaux canadiennes. Aujourd’hui, la migration commence en août et se poursuit jusqu’à la fin du mois de novembre.
Les baleines boréales de l’Alaska, autrefois décimées par la chasse commerciale qui a pris fin il y a environ un siècle, atteignaient 17 000 individus lors du dernier dénombrement en 2011.
Avec moins de glace, davantage de soleil pénètre dans l’eau, et les rafales de vent plus fréquentes agitent l’océan, créant des conditions favorables à la prolifération de la nourriture de la baleine boréale. Les tempêtes qui balayent les eaux dépourvues de glace, une menace grandissante pour de nombreux villages de l’Alaska autrefois protégés par la glace de mer côtière, favorisent les accumulations d’éléments nutritifs. En 2016 et 2017, les observateurs ont vu d’impressionnants groupes de baleines se nourrir à l’embouchure des rivières de l’Alaska en été. Pendant quatre jours en août 2016, ils ont observé un troupeau de 600 baleines boréales venues se nourrir près de l’embouchure de la rivière Colville, ce qui dépasse de plusieurs fois les recensements antérieurs.
Il convient également de noter le grand nombre de baleineaux observé ces dernières années, en particulier en 2017, année où ils représentaient 12 pour cent du nombre total de baleines recensées.
Depuis la fin des années 1970, les observations satellitaires ont permis d’estimer à environ 10% la perte de glace de mer par décennie. Dans le même temps, le nombre de baleines boréales a augmenté de 3,7% par an jusqu’en 2011. Cette tendance significative à la hausse est peut-être due, au cours des dernières années, au nombre élevé de baleineaux. Le prochain comptage n’aura pas lieu avant 2021.
Le changement climatique a compliqué la vie des baleiniers et des chasseurs dont le mode de vie dépend des cétacés. Ils s’inquiètent de l’évolution des schémas de migration et des risques que comportent les déplacements sur de la glace moins épaisse.
Comment les choses vont-elles évoluer alors que la glace de mer continue de fondre? La population de cétacés de grandira pas éternellement. Leur croissance en taille semble s’être stabilisée ces dernières années, bien que l’analyse de ces données ne soit pas exhaustive.

De probables menaces dans les années à venir, avec l’augmentation du trafic maritime dans l’Arctique, de nouvelles maladies ou d’autres facteurs inattendus pourraient rapidement bouleverser la situation confortable des baleines boréales.
Source: Anchorage Daily News.

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Bowhead whales in Alaska’s Arctic waters appear to be thriving even as sea ice shrinks under the effect of climate change. This comes as a counterpoint to concerns that have prompted federal threatened status for some other northern animals such as polar bears.

Temperatures in the Arctic have risen faster than anywhere else in the world, creating more open water that is apparently improving conditions for the krill and other crustaceans the bowheads eat. Records show the whales are also fatter than they were about 30 years ago, with full stomachs in fall and low disease rates.

In the 1980s, a decade of heavy sea ice, bowheads generally migrated past Alaska’s northern coasts in September and October after leaving Canadian waters. Now, the migration starts in August and continues until the last few whales travel past in late November.

Alaska’s bowheads, once decimated by commercial whaling that ended about a century ago, reached 17,000 during the last population count in 2011.

With less ice, more sunlight is entering the water, and more wind is mixing up the ocean, creating conditions that appear to be boosting the bowhead’s food supply. Storms sweeping across open water, a growing threat for many Alaska villages once protected by coastal sea ice, may be helping swirl nutrients. Observers in 2016 and 2017 have seen huge groups of whales feeding off the mouths of Alaska rivers in summer. For four days in August 2016, surveyors detected a massive group of 600 bowheads feeding near the mouth of the Colville River, which is many times larger than any previous count.

Also noteworthy are the large number of calves spotted in some recent years, including an extremely high amount in 2017 when calves made up 12 percent of the overall number of whales detected.

Since the late 1970s, satellite records tracked sea-ice loss at about 10 percent a decade. Meantime, bowhead abundance grew at a 3.7 percent annual clip through 2011. That abundance trend may have risen in recent years, based on the strong calf-production rates and other data. The next population count doesn’t occur until 2021.

Climate change has complicated life for subsistence whalers and hunters, who worry about animals’ changing migration patterns and the deadly risks of travelling on thinner ice.

How things will play out as sea ice continues to melt is anyone’s guess. The population won’t keep rising forever. And the growth in girth may have levelled off in recent years, though a full analysis of that data is not complete.

Future threats from increased Arctic ship traffic, newly introduced diseases or other unexpected factors could suddenly alter the picture.

Source : Anchorage Daily News.

Vue éphémère d’une baleine boréale au large de Juneau (Alaska) [Photo : C. Grandpey]

Kilauea (Hawaii): Le point sur l’éruption // Latest news

6 heures (heure française): Dans un rapport publié le 19 mai dans l’après-midi, le HVO indique que l’intensité de l’éruption dans la région des Leilani Estates est en hausse. La Fracture 17 est maintenant faiblement activetandis que les Fractures 16-20 ont fusionné en une ligne éruptive qui émet des projections et des fontaines de lave. La lave en provenance de la Fracture 20 a traversé le haut de Pohoiki Road en fin d’après-midi et a continué à couler vers le sud. Deux coulées provenant du complexe de fractures se sont jointes à environ 1,5 km de la côte et continuent à avancer vers le sud entre Pohoiki Road et Opihikao Road. La coulée émise par la Fracture 18 n’avance plus. On ne sait pas si toutes ces coulées continueront à progresser ou à s’arrêter, mais de  nouvelles coulées sont probables étant donné l’importance de l’activité le long de la Lower East Rift Zone. Delon la Protection Civile, au rythme actuel, la lave pourrait couper la Highway 137 dans les quatre à sept prochaines heures. Les émissions de gaz volcaniques restent très élevées. Les habitants entre Kamaili et Pohoiki doivent décider maintenant s’ils veulent quitter la zone. Un homme a été gravement blessé à la jambe par les projections émises par une coulée alors qu’il était assis sur le perron d’une maison dans une zone située à proximité de la Highway 132, en dessous de la subdivision des Lanipuna Gardens.
Le magma continue à bien alimenter la Lower East Rift Zone. Ce pendant, un capteur GPS installé à proximité de la zone ne bouge plus, ce qui laisse supposer qu’il n’y a plus d’inflation. L’activité sismique reste élevée, mais les événements ne se sont pas déplacés vers l’aval de la zone de rift au cours des deux derniers jours.
Au sommet, on continue à observer de émissions de cendre au niveau de l’Overlook Crater.
Source: HVO. & Protection Civile.

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23 heures (heure française): Après une journée passée en Auvergne pour l’Assemblée Générale de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.), je suis de retour en Limousin pour les dernières nouvelles de l’éruption du Kilauea.
Comme on pouvait le prévoir, la lave a traversé la Highway 137 et a atteint l’océan juste avant 23 heures le 19 mai au niveau de la borne kilométrique dans Lower Puna. Dans une mise à jour publiée à 6 heures le 20 mai, le HVO a indiqué qu’il y avait un troisième front de coulée qui s’était divisé en deux branches qui entrent toutes deux dans l’océan. Cette situation génère une forte augmentation des émissions de SO2 et un danger pour la santé.
La Highway 137 a été fermée entre Kamaili Road et Pohoiki Road, coupant l’un des points d’accès aux habitants qui vivent à l’est et au sud des Leilani Estates. Les localités concernées sont Kehena, Kaimu et Kalapana. Les habitants peuvent toujours quitter la zone par la Highway 130, la route qui relie Pahoa à Kalapana, au moins pour l’instant, de sorte qu’une évacuation obligatoire n’a pas été imposée. Les autorités locales espèrent pouvoir rouvrir la Chain of Craters Road comme une voie d’urgence pour sortir de la zone. Pour ce faire, cependant, il faudrait dégager une longueur de 1 100 mètres recouverte par la lave, ce qui pourrait prendre des semaines.
La subdivision de Kamaili a reçu l’ordre d’évacuer samedi soir en raison de la menace de feux de broussaille causés par l’avancée de la lave. Toutefois, la plupart des habitants avaient déjà quitté les lieux.
La Protection Civile rappelle que la lave qui entre dans l’océan génère un brouillard volcanique (« laze » en anglais) qui se forme lorsque la lave incandescente entre en contact avec l’eau de mer et envoie des nuages d’acide chlorhydrique et de vapeur en même temps que de fines particules de verre. Ce brouillard peut provoquer une irritation des yeux, des poumons et de la peau.
Les scientifiques pensent que les premières fractures qui se sont ouvertes début mai ont émis une lave a’a plus visqueuse et donc plus lente qui était restée sous terre depuis les éruptions survenues il y a plusieurs années. La lave pahoehoe plus fluide et donc plus rapide émise depuis le 17 mai dans l’après-midi provient du sommet du Kilauea. .
Source: HVO et Protection Civile.

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6 a.m. (French time): In a report released on May 19th in the afternoon, HVO indicates that the rate of lava eruption in the area of the leilani Estates has increased. Fissure 17 is weakly active now, and Fissures 16-20 have merged into a continuous line of spatter and fountaining. Flows from Fissure 20 crossed upper Pohoiki Road late yesterday afternoon and continued flowing southward. Two flows from the merged fissure complex have joined about 1.5 km from the coast and continue to flow southward between Pohoiki Road and Opihikao Road. The lava flow from Fissure 18 is stalled. It is unknown whether the flows will continue to advance, or stop, and new lava flows are likely given the rate of activity seen at the rift zone. Civil Defense says that at the current rate, the lava may cross Highway 137 within the next four to seven hours. Volcanic gas emissions remain very high. Residents between Kamaili and Pohoiki should now decide if they want to voluntarily leave the area. A man suffered a serious leg injury when he was struck by spatter while sitting on the porch of a house in an area off Highway 132 below the Lanipuna Garden subdivision.
Magma continues to be supplied to the lower East Rift Zone; however, a GPS instrument near the Lower East Rift Zone is no longer moving suggesting that the rift zone is no longer inflating in this area. Elevated earthquake activity continues, but earthquake locations have not moved farther downrift in the past couple of days.

At the summit, small ash emissions from the Overlook crater are still occurring intermittently.

Source: HVO. & Civil Defence.

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11 p.m. (French time): After a day spent in Auvergne for the General Assembly of the European Volcanological Association (L.A.V.E.), I am back in the Limousin for the latest news about the Kilauea eruption.

As could be predicted, lava crossed Highway 137 and reached the ocean near the 13th mile marker in Lower Puna just before 11 p.m. on May 19th.  In a 6 a.m. update on May 20th, HVO reported there was a third flow front that had split into two flows which are both entering the ocean. That development is causing SO2 emissions to increase greatly and posing a health hazard.

Highway 137 was closed between Kamaili Road and Pohoiki Road, cutting off one of the access points for those living east and south of Leilani Estates. Those communities include Kehena, Kaimu and Kalapana. The residents can still leave the area through Highway 130, the Pahoa-Kalapana Road, at least for now, so a mandatory evacuation is not in place. Local officials are working on a plan to reopen Chain of Craters Road as an emergency route out of the area. Doing so, however, would require the removal of 1,100 metres of lava, which could take weeks.

The Kamaili neighbourhood was ordered to evacuate Saturday night due to the threat of brush fires caused by moving lava. Most people from there had previously evacuated.

Civil Defense warns that lava entering the ocean poses the issue of laze, which is formed when hot lava makes contact with ocean water, sending hydrochloric acid and steam with fine glass particles into the air Laze can cause lung, eye and skin irritation.

Scientists believe the earlier fissures spit out slower, thicker and stickier a‘a lava that had been trapped underground by eruptions that occurred years ago. The faster and more fluid pahoehoe that’s been spewing since May 17th in the afternoon is coming from the summit.

Source: HVO & Civil Defence.

Cette image thermique montre la situation sur le système de fractures dans Lower Puna le 19 mai 2018. L’échelle de température va du gris au blanc; les pixels les plus clairs montrent les températures les plus chaudes. (Source : USGS)

La lave peu de temps avant son entrée dans l’océan (Crédit photo: USGS / HVO)

Changement climatique : Quand la stupidité n’a pas de limites! // Climate change : When stupidity has no limits !

Tout le monde sait que les Républicains au Congrès américain cautionnent les idées du Président Trump: ils refusent d’admettre que le changement climatique est causé par les activités humaines. Cependant, même si leurs arguments sont souvent discutables, aucun d’entre eux n’avait encore atteint le niveau de stupidité des propos de Mo Brooks, député de l’Alabama.
Selon ce membre du Congrès, ce sont les falaises blanches de Douvres qui, en s’effondrant dans la Manche, provoquent la montée du niveau des océans. Lors d’une séance du Comité sur la Science, l’Espace et la Technologie le 16 mai 2018, M. Brooks a repoussé l’idée selon laquelle la hausse du niveau de la mer était le résultat du réchauffement climatique. Il a affirmé que le dépôt de sédiments était la cause de élévation du niveau de la mer. Allant à l’encontre des affirmations d’un scientifique du Woods Hole Research Centre, M. Brooks a affirmé que les limons et la boue déversés par les rivières dans l’océan ont provoqué une élévation du niveau de l’eau au fur et à mesure qu’ils se déposaient sur les fonds marins. Selon lui, « il y a maintenant moins d’espace dans ces océans parce que leur fond s’élève. » Il a ajouté: «Avez-vous songé aux falaises blanches de Douvres … [et] à celles de la Californie qui subissent l’assaut des vagues ? A maintes reprises, les falaises s’effondrent dans la mer. Tout cela déplace l’eau qui finit par s’élever. »

Ensuite, Mo Brooks a soutenu que l’inlandsis antarctique était en train de croître, même si une étude récente a indiqué que la calotte glaciaire avait diminué de 1 463 km2 entre 2010 et 2016. Les données satellitaires fournies par le National Snow and Ice Data Center et par la NASA montrent que l’on assiste à une réduction de plus en plus rapide de la calotte glaciaire antarctique. Mo Brooks a affirmé sans sourciller: « Il y a une base de la NASA dans mon district et apparemment, ils vous disent une chose et ils me disent une chose différente. »  Il a ajouté: « Il y a beaucoup d’études qui montrent à propos de l’Antarctique que la totalité de la calotte glaciaire, en particulier celle située au-dessus des terres, augmente et ne diminue pas. Maintenant, vous pourriez avoir un point de vue différent si vous parliez du Groenland ou de l’Arctique. »
Mo Brooks, diplômé de la Duke University en Caroline du Nord et de l’Ecole de Droit de l’Université de l’Alabama, a été élu pour la première fois au Congrès en 2010 dans son district du nord de l’Alabama. En 2017, il a tenté sans succès de siéger au Sénat américain.
Source: The Guardian.

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Everybody knows that Republicans at the U.S. Congress are like President Trump : they refuse to admit that climate change is caused by human activities. However, even if their arguments are often disputable, none of them had reached the nonsense of those of Republican Mo Brooks of Alabama.

This member of Congress has suggested that the White Cliffs of Dover tumbling into the English Channel was causing rising sea levels. He pushed back at the notion that rising sea levels were the result of global warming in a hearing of the Committee on Science, Space and Technology on May 16th, 2018. Instead, Mr. Brooks pointed to silt deposition as well as erosion as a cause of rising sea levels. Questioning a scientist of the Woods Hole Research Center, Brooks postulated that silt and mud washed by rivers into the ocean caused water levels to rise as it settled on the sea floor. “Now you have got less space in those oceans because the bottom is moving up,” he said. He went on: “What about the White Cliffs of Dover … [and] California, where you have the waves crashing against the shorelines, and time and time again you have the cliffs crashing into the sea? All of that displaces water which forces it to rise, does it not?”

Next, Mo Brooks argued the Antarctic ice sheet was actually growing, even though a recent study reported that the ice sheet had shrunk by 1,463 km2 from 2010 to 2016. There are satellite records from the National Snow and Ice Data Center and NASA that clearly document a shrinkage of the Antarctic ice sheet and an acceleration of that shrinkage. Brooks insisted: “Well, I’ve got a NASA base in my district, and apparently, they’re telling you one thing and me a different thing.” He added: “There are plenty of studies that have come that show with respect to Antarctica that the total ice sheet, particularly that above land, is increasing, not decreasing. Now, you could make a different argument if you want to talk about Greenland or the Arctic.”

Mo Brooks, a graduate of Duke University in North Carolina and University of Alabama School of Law, was first elected to Congress in 2010 from his North Alabama district. In 2017, he mounted an unsuccessful bid for the US Senate.

Source: The Guardian.

Vue des falaises de Douvres (Crédit photo: Wikipedia)