Le thon sous la menace du réchauffement climatique // Tuna under threat from global warming

Concentrations de CO2 : 431,34 ppm (15 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Le réchauffement climatique impacte fortement la biodiversité océanique et certaines espèces sont menacées d’extinction. J’ai expliqué sur ce blog le danger de disparition qui pèse en surface sur les manchots en Antarctique.

En 2025, quelques jours avant la COP30 de Belém au Brésil, une étude du Marine Stewardship Council (MSC) avait alerté les autorités sur les effets du réchauffement climatique sur les pêcheries, en insistant sur la menace qui pèse sur certaines espèces migratrices, comme le thon. Menée sur plus de 500 pêcheries certifiées durables dans le monde, l’étude publiée dans la revue Cell Reports Sustainability analysait les risques liés aux impacts du réchauffement climatique pour un large panel de produits de la mer, du krill au homard, en passant par le poisson blanc et le thon. Les résultats montraient de manière très claire que les pêcheries visant des espèces hautement migratrices comme les thons ou les bonites sont les plus exposées aux déplacements de stocks et à la diminution du nombre de poissons dans l’écosystème.

L’étude précisait qu’avec la hausse des températures des océans, les espèces migratrices modifient leurs trajectoires pour privilégier les eaux plus froides. Par exemple, le thon rouge de l’Atlantique (Thunnus thynnus) est ainsi revenu dans les eaux britanniques après plusieurs décennies d’absence.

Thon rouge de l’Atlantique (Source : Wikipedia)

Dans le Pacifique, le thon s’éloigne progressivement de l’ouest vers l’est. On pouvait lire dans l’étude que « ces déplacements transforment les cartes de gestion internationale : lorsque le thon apparaît dans de nouvelles juridictions ou en haute mer, il entre dans des zones maritimes relevant d’autres pays soumises à des réglementations différentes. Cela peut conduire à de nouveaux désaccords entre les gouvernements sur les quotas de capture et accroît le risque de surpêche. »

Source : Marine Stewardship Council (MSC).

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Dans une étude, publiée en avril 2026, des chercheurs de l’université de Dublin tirent eux aussi la sonnette d’alarme. Ils montrent que les thons et les requins sont victimes de la hausse de la température des océans, une situation jugée particulièrement inquiétante.

Le thon possède une particularité étonnante : son sang est chaud. Environ 99,9 % des poissons ont le sang froid ; leur corps est à la même température que l’eau qui les entoure. Cependant, certains thons, espadons ou encore requins ont la capacité de rediriger la chaleur produite par leurs muscles vers d’autres organes, comme le cerveau, grâce à un système de vaisseaux sanguins formant de véritables courts-circuits thermiques. Cela leur permet d’explorer des eaux polaires, et c’est ainsi que des thons rouges, nés dans les Baléares, peuvent chasser le hareng jusqu’en Islande. Toutefois, avec le réchauffement climatique, cet atout est en train de se retourner contre eux.

Grâce à des capteurs de température en temps réel, des chercheurs irlandais ont démontré qu’un poisson à sang chaud consomme 3,8 fois plus d’énergie qu’un poisson à sang froid. Si la température de l’eau augmente de 10 °C, son métabolisme devient deux fois plus rapide, et il doit manger deux fois plus. Alors qu’un thon consomme déjà souvent l’équivalent de son propre poids chaque jour, le réchauffement des océans risque, à terme, de les affamer.

Les chercheurs ont aussi calculé à partir de quelle température l’eau ne suffit plus à refroidir ces animaux. Pour un requin-pèlerin (Cetorhinus maximus), par exemple, la surchauffe survient à partir de 17 °C. Lorsque l’eau devient trop chaude, les thons et les requins sont contraints de plonger en profondeur, de migrer ou de ralentir leur nage pour éviter de surchauffer.

Requin pèlerin (Source : Wikipedia)

Thons et requins font donc face à un double danger : la chaleur les oblige à se déplacer ou à ralentir, tout en les affamant. Cela représente une pression supplémentaire sur les thons, déjà fortement menacés par la surpêche.

Source : France Info.

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Global warming is impacting ocean biodiversity, and some species are threatened with extinction. I explained on this blog, for example, the danger of disappearance that hangs over penguins in Antarctica.

In 2025, a few days before COP30 in Belém, Brazil, a study by the Marine Stewardship Council (MSC) alerted authorities to the effects of global warming on fisheries, emphasizing the threat to certain migratory species, such as tuna. Conducted on more than 500 certified sustainable fisheries worldwide, the study, published in the journal Cell Reports Sustainability, analyzed the risks associated with the impacts of global warming on a wide range of seafood, from krill and lobster to whitefish and tuna. The results clearly showed that fisheries targeting highly migratory species such as tuna and skipjack tuna are the most vulnerable to stock shifts and declining fish populations in the ecosystem.
The study specified that with rising ocean temperatures, migratory species are altering their migration routes to favor colder waters. For example, Atlantic bluefin tuna has returned to British waters after several decades of absence. In the Pacific, tuna are gradually moving from west to east. The study stated that « these shifts are transforming international management maps: when tuna appear in new jurisdictions or on the high seas, they enter maritime zones under the jurisdiction of other countries subject to different regulations. This can lead to new disagreements between governments over catch quotas and increases the risk of overfishing. »

Source: Marine Stewardship Council (MSC).

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In a study published in April 2026, researchers from University College Dublin also sounded the alarm. They showed that tuna and sharks are victims of rising ocean temperatures, a situation considered particularly worrying.
Tuna have a surprising characteristic: their blood is warm. Approximately 99.9% of fish are cold-blooded; their bodies are the same temperature as the water around them. However, some tuna, swordfish, and sharks have the ability to redirect the heat produced by their muscles to other organs, such as the brain, thanks to a system of blood vessels that form veritable thermal short circuits. This allows them to explore polar waters, and this is how bluefin tuna, born in the Balearic Islands, can hunt herring as far south as Iceland. However, with global warming, this advantage is now turning against them.

Thanks to real-time temperature sensors, Irish researchers have demonstrated that a warm-blooded fish consumes 3.8 times more energy than a cold-blooded fish. If the water temperature rises by 10°C, its metabolism doubles, and it must eat twice as much. While a tuna already often consumes the equivalent of its own weight each day, ocean warming risks eventually starving them.
The researchers also calculated the temperature at which the water is no longer sufficient to cool these animals. For a basking shark, for example, overheating occurs at 17°C. When the water becomes too warm, tuna and sharks are forced to dive deeper, migrate, or slow their swimming to avoid overheating.

Tuna and sharks therefore face a double danger: the heat forces them to move or slow down, while simultaneously starving them. This puts additional pressure on tuna, which are already severely threatened by overfishing.
Source: France Info.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : Il est interdit d’interdire !

Quand elle a commencé le 13 février 2026, beaucoup – dont je faisais partie – pensaient que ce serait l’histoire de quelques jours. Aujourd’hui, plus d’un mois après son début l ‘éruption du Piton de la Fournaise montre toujours une belle énergie. L’OVPF enregistrait le 21 mars une forte hausse de la sismicité avec un trémor élevé, ce qui laisse redouter l’ouverture de nouvelles fissures éruptives.

Source: OVPF

Les débits de lave sont en hausse. Ils atteignaient des pics de plus de 30m3/seconde le 21 mars. Deux bras de coulée principaux sont toujours présents, mais le plus au nord est toujours figé dans le bas des Grandes Pentes.

Crédit photo: Christian Holveck

Au niveau de l’entrée de la lave dans la mer, la plateforme est alimentée par la coulée principale et un bras secondaire plus au sud. Elle s’avance de plus de 140 mètres en mer, sur une surface d’environ 3,7 hectares. Le volume total émergé est estimé à 200 000m3.

Source: OVPF

Il est nécessaire de rappeler que cette plateforme est instable et fragile. S’y aventurer serait carrément suicidaire. Des explosions peuvent se produire en cas de déstabilisation car la lave passe également sous la plateforme. Un contact avec l’eau de mer est forcément explosif.

Sortie de lave d’une plateforme littorale à Hawaï (Photo: C. Grandpey)

De plus, le panache de gaz qui s’échappe du front de la plateforme est particulièrement toxique car il est composé de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique et de particules fines.Gare aux sautes de vent !

Panache de gaz à Hawaï (Photo: C. Grandpey)

Je suis effrayé quand je vois le nombre de personnes qui bravent les interdictions pour s’approcher du site. En conséquences, et afin de ne pas tenter des personnes de s’y rendre, je ne publierai plus sur mon blog que les images du site d’arrivée en mer proposées par l’OVPF.

L’affluence au Grand Brûlé ferait presque oublier qu’officiellement, il est interdit de quitter la RN2 pour se rendre près de la coulée, en amont ou en aval.

Autre interdiction non respectée, le survol de la zone par des drones « pour des motifs de sécurité publique », à cause du risque de collision avec les hélicoptères et les autres drones. L’interdiction est valable dans un rayon de 7 km autour de la coulée, et de la surface jusqu’à 150 m au-dessus du sol. Pour information, les drones sont également interdits dans le Parc National des Volcans à Hawaï, comme dans tous les parcs nationaux aux États Unis. Si vous vous faites prendre par les rangers, c’est une amende et la confiscation de l’engin. La Réunion semble attachée au slogan de mai 1968 : « Il est interdit d’interdire » !

Certes, au regard de nombreux comportements imprudents, le Préfet a pris des mesures pour renforcer la sécurité mais, de mon point de vue, elles ne sont pas assez strictes au niveau du site où la lave entre en mer. Comme je l’ai dit précédemment, un jour ou l’autre il va y avoir un drame. Il y a quelques jours, le PGHM a secouru une dizaine de personnes, mais cela ne servira à rien et ne sera pas dissuasif si les visiteurs en infraction ne sont pas verbalisés!

Les Réunionnais ont un attachement quasi viscéral à leur volcan, mais on ne peut pas les laisser faire n’importe quoi !

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : l’éruption continue // The eruption continues

L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit à partir d’un seul site éruptif actif sur le flanc sud-sud-est du volcan. Avec la fermeture latérale du cône éruptif, on observe une activité importante en tunnel de lave.

Le champ de lave présente toujours deux bras principaux. Le front du bras nord reste figé à environ 2,6 km de la RN2, à une altitude d’environ 660 m. Néanmoins depuis le 18 mars, le bras nord est de nouveau alimenté et une activité est visible sur le haut des Grandes Pentes.

Le bras sud après s’être divisé en plusieurs bras secondaires, a traversé la RN2 le13 mars et a atteint l’océan le 16 mars. En amont de la route, plusieurs bras secondaires de coulées sont visibles côté sud mais leur progression est actuellement très lente et ne présente pas de menace pour la RN2.

Plusieurs bras secondaires se sont également formés en aval de la RN2 avant l’entrée de la lave dans l’océan.

Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue de se constituer et de s’élargir. Le 18 mars, elle avait progressé de 85 mètres dans l’océan.

Crédit photo: OVPF

L’OVPF met en garde contre les risques liés au panache principalement constitué de vapeur

d’eau, d’acide chlorhydrique (HCl) et de particules fines. Lorsque la lave, à une température d’environ 1130 °C, entre en contact avec l’eau de l’océan riche en chlorure de sodium (NaCl), elle engendre la formation d’un aérosol acide sous forme de fines gouttelettes. Ce panache contient également des particules de lave pulvérisée et des fragments de verre volcanique, pouvant être transportés sur plusieurs centaines de mètres, voire des kilomètres, sous l’effet des vents. Il est bien évident que ce panache présente un risque pour la santé. Par ailleurs, le contact brutal entre

la lave et l’eau peut générer des explosions à proximité immédiate du point d’entrée en mer. Des explosions peuvent également se produire en cas de déstabilisation de la plateforme qui reste très instable et fragile.

Vue de la plateforme en formation au point de contact entre la lave et l’océan le 18 mars 2026 (Crédit photo : OVPF)

Source : OVPF.

Au vu de mon expérience personnelle à Hawaï, j’ai publié une note qui confirme les propos de l’OVPF :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

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The eruption of Piton de la Fournaise continues from a single active eruptive site on the south-southeast flank of the volcano. With the lateral closure of the eruptive cone, significant lava tube activity is observed.
The lava field still has two main branches. The front of the northern branch remains stationary approximately 2.6 km from the RN2 highway, at an altitude of about 660 m. However, since March 18, the northern branch has been supplied again, and activity is visible on the upper slopes of the Grandes Pentes.
The southern branch, after dividing into several secondary branches, crossed the RN2 on March 13 and reached the ocean on March 16. Upslope of the road, several secondary lava flows are visible on the south side, but their advance is currently very slow and does not pose a threat to the RN2.
Several secondary branches also formed downslope of the RN2 before the lava entered the ocean. At the point of contact between the lava and the ocean, a platform continues to form and expand. By March 18, it had advanced 85 meters into the ocean.
The OVPF warns of the risks associated with the plume, which is primarily composed of water vapor, hydrochloric acid (HCl), and fine particles. When the lava, at a temperature of approximately 1130°C, comes into contact with ocean water rich in sodium chloride (NaCl), it generates an acidic aerosol in the form of fine droplets. This plume also contains particles of pulverized lava and fragments of volcanic glass, which can be carried for several hundred meters, or even kilometers, by the wind. Clearly, this plume poses a health risk. Furthermore, the sudden contact between lava and water can generate explosions in the immediate vicinity of the point of entry into the sea. Explosions can also occur if the platform becomes destabilized, as it remains very unstable and fragile.

Source: OVPF.

Based on my personal experience in Hawaii, I published a report that confirms the statements of the OVPF:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

Risques liés à l’entrée de la lave dans l’océan // Hazards associated with lava entry into the ocean

Pour le moment, l’entrée de lave dans le secteur du Grand Brûlé est assez réduite et ne présente pas de risques élevés.

Crédit photo: PGHM

Si le débit effusif venait à augmenter, la situation pourrait devenir plus compliquée. Hawaï illustre parfaitement les dangers liés aux entrées de lave dans l’océan. J’ai vu des coulées se déverser dans l’océan Pacifique sur des centaines de mètres.

Lorsque la lave entre en contact avec l’eau de mer, son refroidissement rapide génère d’épais panaches composés de vapeur d’eau, de gaz volcaniques et de fines particules de verre, lorsque la roche en fusion se fragmente au contact de l’eau. Ces nuages ​​de vapeur et de gaz se forment lorsque la lave à très haute température réchauffe l’eau de mer, produisant une vapeur nocive contenant de l’acide chlorhydrique et de fines particules de verre volcanique. Ces panaches peuvent irriter les yeux et les voies respiratoires des personnes se trouvant sous le vent et réduire la visibilité près du littoral.

L’entrée de lave dans l’océan crée également des accumulations et plateformes instables de lave nouvellement solidifiée qui s’étendent depuis le rivage vers la mer. Ces deltas de lave temporaires se forment par accumulation et refroidissement de coulées successives. Cependant, leur structure reste fragile et ils peuvent s’effondrer brutalement, avec des explosions et des projections de fragments de roche brûlante et d’eau de mer vers l’intérieur des terres. Danger !

L’interaction entre la lave et l’eau de mer peut également générer de brèves explosions lorsque l’eau de mer se retrouve piégée sous la lave en train d’avancer. La détente rapide de la vapeur peut fragmenter la croûte externe de la coulée, avec des projections de fragments de lave et des jets de vapeur.

Photos: C. Grandpey

À la Réunion, le système de surveillance de la qualité de l’air a détecté un dépassement temporaire du seuil d’alerte sanitaire pour le SO₂ dans la zone de Bourg Murat le 16 mars 2026. Les concentrations de SO₂ ont dépassé le niveau d’alerte de 500 µg/m³ par heure pendant trois heures consécutives, avec une moyenne horaire de 593 µg/m³ et un pic à 673 µg/m³ avant de revenir à des niveaux inférieurs. Les autorités expliquent que la qualité de l’air autour du volcan peut évoluer rapidement lors d’une éruption, en fonction de l’activité volcanique et des conditions météorologiques, notamment la direction du vent. Des concentrations élevées de gaz volcaniques peuvent affecter les personnes souffrant de problèmes respiratoires comme l’asthme. Il est donc conseillé aux habitants des zones concernées de limiter les activités physiques intenses en extérieur.

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For the time being, the lava entry in the Grand-Brûlé area is quite reducedand does not include high risks.

Should an increase in the lava flow occur, the situation might become more risky. Hawaii is a perfect example of hazards associated with lava entries. I have ssen the lava flow into the Pacific Ocean over hundreds of meters.

When lava comes into contact with seawater, rapid cooling produces dense plumes composed of water vapor, volcanic gases, and fine glass particles when the molten rock fragments on contact with the water. The steam and gas clouds form when hot lava heats seawater, producing acidic steam that contains hydrochloric acid and fine volcanic glass particles. These plumes can irritate the eyes and respiratory system of people exposed downwind and may reduce visibility near the coastline.

Ocean entry also creates unstable accumulations of newly solidified lava fragments that build outward from the shoreline. Temporary lava deltas form as successive flows pile up and cool, but they remain structurally unstable and can collapse suddenly, producing localized explosions and sending fragments of hot rock and seawater inland.

The interaction between lava and seawater can also generate brief explosive bursts when seawater becomes trapped beneath advancing lava. Rapid steam expansion may fragment the outer crust of the flow, ejecting lava fragments and forming short-lived jets of steam and debris along the entry point.

Air-quality monitoring conducted on Réunion Island detected a temporary exceedance of the health alert threshold for SO2 in the Bourg Murat area on March 16, 2026. SO2 concentrations exceeded the alert level of 500 µg/m³ per hour for three consecutive hours, reaching an hourly average of 593 µg/m³ with a peak of 673 µg/m³ before returning to lower levels.

Authorities note that air-quality conditions around the volcano can change rapidly during an eruption, depending on volcanic activity and weather conditions, especially wind direction. Elevated concentrations of volcanic gases may affect individuals suffering from respiratory problems like asthma. Residents in affected areas are advised to reduce intense outdoor activity.