Japon : Un typhon et une éruption ! // Japan : A typhoon and an eruption !

Le volcan sur l’île Nishinoshima est toujours très actif. Au cours des derniers jours, le panache de cendres s’élevait jusqu’à 5000-6000 m au-dessus du niveau de la mer. Selon les garde-côtes japonais, les explosions sont fréquentes et de la lave coule toujours sur le flanc du volcan.

Le satellite météorologique japonais Himawari-8 a pu prendre une photo où l’on peut voir à la fois la typhon Hagupit et le panache éruptif de Nishinoshima.
Le Cooperative Institute for Research in the Atmosphere (CIRA) de la Colorado State University a diffusé une animatin satellitaire de ces événements ::
https://twitter.com/i/status/1290292840149524482

Le typhon est facile à repérer. C’est la masse de nuages en rotation sur la gauche. On peut voir le nuage éruptif de Nishinoshima s’étirer au-dessus de l’océan dans le coin supérieur droit.

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Nishinoshima volcano is still very active. During the past days, the ash plume was rising up to 5000-6000 m above sea level. According to the Japanese coast guard, there are frequent explosions and lava is still flowing on the flank of the volcano. .

The Japanese weather satellite Himawari-8 was able to take a photo of both of Typhoon Hagupit and the Nishinoshima eruption.

The Cooperative Institute for Research in the Atmosphere (CIRA) at Colorado State University has tweeted a GIF of the action :

https://twitter.com/i/status/1290292840149524482

The typhoon is easy to spot. It is the rotating mass of clouds to the left. One can see the brown-gray volcanic eruption cloud trailing over the ocean near the upper-right corner.

Le typhon (à gauche) et le nuage éruptif (en haut à droite) [Source : JMA]

Panache éruptif de Nishinoshima le 1er août 2020 (Crédit photo : NASA / NOAA)

Pompéi à Paris !

Comme je l’ai annoncé il y a quelques semaines, on peut visiter au Grand Palais à Paris du 1er juillet au 27 septembre 2020 une exposition intitulée « Pompéi. Promenade immersive. Trésors archéologiques. Nouvelles découvertes. »

Cette exposition aurait dû débuter le 25 mars dernier mais le Covid-19 est passé par là et a tout chamboulé. Selon les organisateurs, elle est l’occasion de se replonger dans le destin tragique de cette cité antique disparue en l’an 79.

Le jour de l’éruption, une nuée ardente, autrement dit un nuage de cendres et de gaz à très haute température, envahit Pompéi à une vitesse fulgurante. Les habitants qui ne s’attendaient pas à un tel cataclysme, furent tués instantanément par le choc thermique provoqué cette déferlante. Les cendres figèrent les victimes pour l’éternité dans la position exacte de leur mort.

En se solidifiant avec le temps, les cendres ont conservé la forme de ces corps bien après leur décomposition. En 1863, la technique ingénieuse du moulage fut utilisée pour insérer du plâtre liquide dans l’espace vide laissé par les corps. Elle a permis d’étudier leurs positions et mieux comprendre ce qui s’était passé.

Ensevelie sous des mètres de cendres après l’éruption du Vésuve, Pompéi est aujourd’hui devenue un site archéologique majeur, visité par plus de quatre millions de personnes chaque année.

J’ai eu l’occasion de parcourir l’exposition au Grand Palais il y a quelques jours. Je n’ai pas été déçu, même si je n’ai pas été emballé. Il est vrai que je fais partie de ceux qui ont eu la chance de pouvoir déambuler dans la vraie cité antique, ce qui n’a rien à voir avec une reconstitution dans un lieu fermé.

L’exposition permet toutefois de découvrir comment on vivait à Pompéi au premier siècle de notre ère, et au moment de sa destruction par le Vésuve. Cela se fait à travers des projections 360° en très haute définition montrant la vie de cette ville prospère. On assiste également à des reconstitutions en 3D des rues et des habitations, de l’éruption proprement dite, ou encore des peintures murales et des objets d’art découverts lors des fouilles archéologiques.

Vous trouverez toutes les informations utiles en cliquant sur ce lien :

https://www.grandpalais.fr/fr/evenement/pompei

Dans une note publiée le 18 octobre 2018, j’expliquais que la date de la destruction de Pompéi n’était pas le 24 août 79 comme on le pensait initialement, mais le 24 octobre. C’est ce qu’a révélé un graffiti – deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme –récemment découvert dans la Maison au Jardin, un des édifices en cours de fouille à Pompéi. Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. En effet, on a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. De plus, les découvertes réalisées au cours des fouilles ont donné la preuve que les vendanges étaient terminées.

Le mot « fouilles » revêt une importance particulière à Pompéi. En effet, ce sont les travaux réalisés par les archéologues qui ont permis de révéler tous les trésors que l’on peut admirer dans la cité antique proprement dite, mais aussi dans les musées et les expositions.

Les premières fouilles ont débuté à Pompéi en 1669, année où la ville sicilienne de Catane a en partie été détruite par une éruption de l’Etna. À l’époque, l’archéologie n’existait pas encore. Le site était surtout visité par des pilleurs qui creusaient des tunnels afin de dérober des objets de grande valeur.

Le 23 mars 1748, le roi Charles III d’Espagne donna enfin l’autorisation de procéder à des fouilles dans cette zone pour enrichir le patrimoine historique de la maison royale. Loin de la précision des archéologues modernes, les fouilles de l’époque ressemblaient plus à des chasses au trésor. On creusait des tranchées et tunnels, sans se soucier des dommages causés sur leur passage.

Depuis cette époque lointaine, les fouilles n’ont jamais cessé. En 2017, une nouvelle campagne a commencé à Pompéi pour sécuriser les espaces encore inexplorés. De nos jours, des technologies de pointe sont mises à la disposition de scientifiques spécialistes de différentes disciplines pour collecter le plus d’informations possibles.

Voici quelques photos de l’exposition :

L’éruption du Vésuve comme si vous y étiez…

Des objets retrouvés par les archéologues…

Des moulages…

Des fresques géantes

Photos : C. Grandpey

Stromboli (Sicile) : retour au calme mais Ginostra gronde

Rien de très nouveau sur le Stromboli ce matin. Après avoir vidé sa bile, le volcan a retrouvé un comportement normal. Malgré cela, les restrictions d’accès aux visiteurs restent bien sûr en place.

Comme je l’ai indiqué précédemment, l’épisode éruptif du 19 juillet 2020 était moins intense que celui observé en 2019, avec le décès d’un randonneur. Le maire de Lipari se veut rassurant et explique à qui veut l’entendre (les touristes en particulier) que de telles explosions font partie du comportement du volcan et qu’il n’y a pas lieu de s’inquiéter. D’ailleurs, cette fois-ci, les sirènes d’alerte ne se sont pas déclenchées.

Tout le monde sur l’île ne partage pas cet optimisme et les habitants – en particulier ceux de Ginostra – attirent l’attention sur le manque de sécurité volcanique. Ils indiquent que depuis des semaines le volcan montre une activité plus intense, mais aucun signal d’alerte précoce n’est venu des autorités. Ils trouvent inconcevable qu’après plus de sept ans et un prêt de 880 mille euros, la municipalité de Lipari n’ait même pas réussi à démarrer les travaux de sécurisation de la jetée qui représente le principal moyen d’évacuation rapide des habitants de Ginostra. D’autres promesses sont restées sur le papier, comme la consolidation de la crête rocheuse sur laquelle repose le village et qui surplombe la voie d’accès à l’embarcadère, ou encore l’amélioration de la ligne téléphonique, la mise en place d’une signalisation adéquate indiquant les comportements à suivre et les points de rassemblement en cas d’éruption, la rénovation de l’église, la restauration et l’entretien programmé des rues et des chemins.
Source : La Sicilia.

Ginostra et son port (Photos: C. Grandpey)

L’éruption du Stromboli (suite) // Stromboli Volcano’s eruption (continued)

Les deux explosions qui ont secoué le Stromboli tôt ce matin ont surpris tout le monde car l’activité sur le volcan au cours des jours et heures précédents n’avait pas montré d’anomalies particulières. La dernière mise à jour du Laboratorio Geofisica Sperimentale indiquait que le nombre d’événements VLP – correspondant aux explosions stromboliennes – était élevé avec environ 13 événements par heure, comme les jours précédents. L’amplitude du tremor était à un niveau moyen. L’activité de chutes de blocs le long de la Sciara del Fuoco était faible.
Le Laboratorio indique que le réseau de surveillance a enregistré «une explosion majeure avec un signal d’inflation de 3,5 µrad et une durée de 4 minutes, la pression acoustique liée à l’événement était de 8 bars et était localisée dans la partie Centre / SO du cratère».
Comme je l’ai déjà écrit, l’accès au volcan est actuellement restreint et les touristes ne peuvent grimper qu’à 400 m d’altitude avec les guides locaux. Il est clair qu’il en sera ainsi tout au long de l’été. Il faut garder à l’esprit que nous ne savons pas prévoir les éruptions volcaniques, même avec tous les instruments disposés sur ce volcan. Les images de l’éruption de ce matin fournies par la webcam sont assez impressionnantes. Il faut être vigilant et très prudent car le volcan peut produire des explosions plus puissantes comme au cours de l’été 2019. A Stromboli, les éruptions sont certes pour les touristes, comme à la Réunion, mais le niveau de risque n’est pas le même car l’île sicilienne est plus petite, avec une population qui augmente considérablement pendant les vacances d’été.

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The two explosions that shook Stromboli volcano early this morninh surprised everybody because activity at the volcano in the preceding days and hours did not show particular anomalies. The Laboratorio Geofisica Sperimentale’s latest update indicated that the number of VLP seismic events – corresponding with the Strombolian explosions – was high with about 13.events per hour, like in the previous days. The amplitude of seismic tremor was medium. Rockfall activity along the Sciara del Fuoco was low.

The Laboratorio indicates that the monitoring network recorded “a major explosion with a inflation signal of 3.5 µrad and duration of 4 minutes, the acoustic pressure related to the event was 8 bar and located at Central/SW vent.”

As I put it before, access to the volcano is currently restricted and tourists are allowed to climb up to 400 m a.s.l. with the local guides. It is clear that the situation will remain so all through the summer. We should bear in mind that we are no able to predict eruptions, even with all the instruments set up on this volcano. The webcam images of this morning’s eruption are quite impressive and one should be very careful as the volcano may produce stronger events like during the summer 2019. At Stromboli, the eruptions are for tourists like on Reunion Island, but the risk level is not the same as the Sicilian island is smaller, with a population that grows considerably during the summer holidays.

Le Stromboli vu par la webcam ce soir. Le volcan a beaucoup dégazé aujourd’hui, avec quelques événements stromboliens d’intensité faible à moyenne (Capture d’image de la webcam Skyline).

Nouvel épisode explosif sur le Stromboli (Sicile) // New explosive episode on Stromboli (Sicily)

Aujourd’hui dimanche 19 juillet 2020, c’est le jour choisi par le Stromboli pour attirer l’attention. Deux fortes explosions ont secoué le volcan vers 5 heures du matin et provoqué un mouvement d’angoisse parmi la population qui garde à l’esprit les événements explosifs des derniers moi, avec un mort le 3 Juillet 2019, un randonneur qui gravisait le volcan côté Ginostra. L’INGV indique que les explosions stromboliennes ont projeté des matériaux  incandescents qui ont arrosé toute la terrasse cratèrique ainsi que la Sciara del Fuoco, comme on peut le voir sur l’image de la caméra thermique ci-dessous. Il n’est toutefois fait état d’aucun dégât. .

Selon l’INGV, les deux explosions ont été moins intenses que celle du 3 juillet 2019.

Des centaines de touristes sont présents à Stromboli ces jours-ci. Les habitants ont essayé de les rassurer et souligné qu’il n’y a pas de danger sur l’île. D’ailleurs, les sirènes n’ont pas retenti. Depuis deux jours, le >Stromboli offrait un beau spectacle fascinant tant de la mer que depuis l’altitude de 290m, la limite autorisée pour les randonneurs, pour des raisons de sécurité.

Plus de peur que de mal, donc, mais les événements de ce matin montrent que les restrictions d’accès au volcan sont parfaitement justifiées.

Source : La Sicilia.

Voici une vidéo montrant les explosions de ce matin. Il y avait vraiment beaucoup de pression sous le volcan. Heureusement que l’événement s’est produit à une heure où les touristes sont encore en train de dormir!

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Today Sunday, July 19th, 2020, was the day chosen by Stromboli to attract attention. Two strong explosions shook the volcano at about 5 a.m. and caused a movement of anguish among the population who keep in mind the explosive events of the last months, with one dead on July 3rd, 2019, a hiker who climbed the volcano, side Ginostra. INGV explains the Strombolian explosions threw incandescent materials that sprayed the entire crater terrace as well as the Sciara del Fuoco, as can be seen in the thermal camera image below. However, no damage has been reported. .
According to INGV, the two explosions were less intense than that of July 3rd, 2019.
Hundreds of tourists are present at Stromboli these days. The locals tried to reassure them and stressed that there was no danger on the island. This was confirmed by the fact the sirens did not sound. Stromboli has offered a fascinating show for the past two days, both from the sea and from the altitude of 290m, the limit authorized for hikers, for safety reasons.
More fear than harm, then, but this morning’s events confirm that the access restrictions to the volcano are perfectly justified.
Source: La Sicilia.

La sismicité sous le Mauna Kea (Hawaii) // Seismicity beneath Mauna Kea (Hawaii)

Le Mauna Kea n’a pas connu d’éruptions depuis plus de 4 500 ans, mais cela ne signifie pas que c’est un volcan éteint. En fait, depuis des décennies, il cache l’un des signaux sismiques les plus étranges jamais observés sur un volcan.
Il y a plusieurs années, les sismologues de l’USGS testaient une nouvelle méthode d’analyse de la sismicité sur le Kilauea. Elle consiste à analyser des fractions de 24 heures de données sismiques afin de détecter des signaux similaires sur plusieurs appareils. Par curiosité, ils ont décidé d’étendre leurs observations au reste de l’île d’Hawaii. Ce qu’ils ont découvert est surprenant. Une étude publiée dans la revue Science en mai 2020 explique qu’ils ont détecté des séismes profonds sous le Mauna Kea, avec une répétition toutes les 7 à 12 minutes. La pollution sonore générée par le vent et les voitures à proximité, ainsi que la faible magnitude (M 1.5) des séismes avaient empêché leur détection par le réseau sismique traditionnel. .
Ces petits séismes se produisent à des profondeurs d’environ 15 – 25 km directement sous le sommet du Mauna Kea, toutes les 7 à 12 minutes avec une régularité surprenante. En outre, ces événements répétitifs apparaissent depuis au moins l’année 1999, mais il est très probable qu’ils se produisaient bien avant cette date.
Les scientifiques se sont tout d’abord montrés prudents avant d’attribuer ces séismes à des processus volcaniques car leur régularité semblait artificielle. Ils ont pris le temps d’éliminer toutes les causes possibles, comme les activités dans la zone d’entraînement de Pohakuloa ou les travaux routiers.
Un facteur permettant d’interpréter l’origine des séismes répétés et profonds du Mauna Kea est que leurs ondes sismiques sont différentes de celles des séismes classiques. Alors que les séismes classiques donnent naissance essentiellement à des événements haute fréquence, ceux du Mauna Kea sont plus prolongés, avec des fréquences plus basses. Cela signifie qu’un décrochement sur une faille n’est pas la cause de ces événements.
Les séismes basse fréquence peuvent se produire sur les volcans, mais il n’y a aucun autre exemple de ce type de répétition ou de longévité dans le monde. Au total, on a enregistré plus d’un million de secousses sismiques sur le Mauna Kea entre 1999 et 2018. Cumulée, l’énergie ainsi libérée correspond à un séisme de M 3.0 sous le volcan chaque jour. En mettant ensemble les signaux produits par ces milliers de ces séismes, on peut examiner leur forme d’onde plus en détail. Les résultats montrent que ces événements sont probablement causés par le mouvement de fluides au-dessus d’une chambre magmatique profonde. À mesure que les fluides s’élèvent, ils pénètrent dans une fissure hermétique dans sa partie supérieure. L’arrivée continue de fluide met la fissure sous pression, ce qui finit par briser l’obturation à son sommet et déclencher un séisme. La fissure se referme ensuite, et tout recommence.
La question est de savoir d’où proviennent ces fluides. La source d’alimentation réside probablement au niveau des gaz magmatiques qui se comportent comme des fluides lorsqu’ils se trouvent dans les profondeurs de la croûte terrestre. Ces gaz se séparent du magma en se refroidissant. Les grandes poches magmatiques mettent des centaines à des milliers d’années pour se refroidir, donc ce processus génère des fluides sur le long terme, ce qui pourrait expliquer la présence des séismes profonds sous le Mauna Kea.
Selon cette interprétation, les fluides sont produits par le refroidissement du magma en place. Rien n’indique toutefois qu’il y ait une ascension du magma sous le Mauna Kea. Bien que cette étude donne un aperçu intéressant des processus en cours sous le volcan, elle ne change en rien le niveau de risque volcanique du Mauna Kea. Si une éruption devait être imminente, les scientifiques de l’USGS pensent que l’ouverture d’un nouveau conduit d’alimentation s’accompagnerait d’essaims sismiques à faible profondeur pour avertir à l’avance d’une activité éruptive imminente.
Les séismes profonds qui ont été détectés par les scientifiques de l’USGS confirment que le Mauna Kea reste un volcan potentiellement actif.
Source: USGS, HVO, AVO.

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Mauna Kea volcano hasn’t erupted in over 4,500 years, but that doesn’t mean it is quiet. In fact, for decades it has been hiding one of the most unique seismic signals seen at any volcano.

Several years ago, USGS seismologists were trying out a new method to track seismicity at Kilauea Volcano. The method scans 24-hour sections of seismometer data looking for signal similarity on many instruments. Out of curiosity, they decided to look at the rest of the Island of Hawaii to see what else they might find. What they found came as a surprise. A study published in the journal Science in May 2020 describes how they detected deep earthquakes beneath Mauna Kea that repeat every 7 to 12 minutes. Noise in the seismic records from wind and nearby cars, together with the small size of the individual earthquakes (magnitude M 1.5), had prevented these earthquakes from being detected with the regular earthquake detection system.

The small, repeating earthquakes occur at depths of about 15-25 km directly beneath Mauna Kea’s summit and happen every 7 to 12 minutes with surprising regularity. Furthermore, the repeating events can be detected going back to at least 1999, but it is very likely that the repeating earthquakes were occurring even further back in time.

Scientists were initially cautious about interpreting the earthquakes due to volcanic processes because the regularity seemed man-made. It took a long period of investigation to rule out all of the possibilities, such as activity at the Pohakuloa Training Area or road construction.

One clue to the origin of the repeating, deep Mauna Kea earthquakes is that their seismic waves look different from those of ordinary earthquakes. Where regular earthquakes produce more high frequency shaking, the Mauna Kea events are more drawn out, containing lower frequencies. This means that regular slip on a fault is not responsible for the deep Mauna Kea events.

Low-frequency earthquakes are not unusual at volcanoes, but there is no other example of this kind of repetition or longevity anywhere in the world. Ultimately, over 1 million earthquakes were found from 1999 to 2018. Summing the energy release of the earthquakes gives a total that is equivalent to an M 3.0 earthquake under Mauna Kea every day. Adding together the signals of thousands of these earthquakes allows the waveform to be examined in greater detail, and the results suggest the events are caused by the movement of fluids above a deep magma chamber. As the fluids ascend, they enter a crack that is sealed at the top. The continuous flow of fluid pressurizes the crack, eventually breaking the top seal and creating the earthquake. The crack then reseals, and everything starts over again.

The question is to know where these fluids come from. The source of the fluid dupply is likely magmatic gases that behave like fluids when they are deep within the Earth’s crust. These gases separate from the magma as it cools. Large magma bodies cool over hundreds to thousands of years, so this process provides a long-term, nearly continuous supply of fluids to repeatedly drive deep earthquakes beneath Mauna Kea.

Under this interpretation, the fluids are produced from magma cooling in place. There is no evidence that magma is rising under Mauna Kea. So while this study provides important insight into processes beneath the volcano, it does not change estimates of volcanic hazard at Mauna Kea. USGS scientists expect any opening of a new conduit will be accompanied by swarms of shallow earthquakes to provide advanced warning of impending eruptive activity.

The earthquakes nonetheless underscore that Mauna Kea is classified as an active volcano.

Source : USGS, HVO, AVO.

Photos: C. Grandpey

Eruption du Raung (Indonésie) // Eruption of Raung Volcano (Indonesia)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Raung (Ile de Java / Indonésie) à 13h53 (heure locale) le 16 juillet 2020. La dernière éruption avait eu lieu entre les mois de février et août 2015.

Selon l’observatoire volcanologique du Raung, l’éruption initiale a duré 56 secondes, avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 6 km d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Des vols en provenance et à destination de Bali et d’aéroports régionaux ont été annulés à cause de la menace de la cendre.

On peut voir de l’incandescence au sommet du Raung et la sismicité restée élevée. Des retombées de cendre ont été signalées dans les zones sous le vent.

Source : The Watchers.

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 A new eruption occurred at Raung volcano (Java / Indonesia) at 13:53 (local time) on July 16th, 2020. This is the first eruption since the last one that lasted between February and August 2015.

According to Raung Volcano Observatory, the initial event had a duration of 56 seconds with an ash cloud that rose up to 6 km above sea level. As a consequence, the aviation colour code was raised to Orange. Flights into and out of Bali and other regional airports were cancelled due to concerns about the ash clouds.

Incandescent can be seen at the summit and elevated seismicity is still recorded. Ashfall has been reported in downwind areas

Source: The Watchers.

Vue du Raung depuis le Kawah Ijen (Photo: C. Grandpey)