Péninsule de Reykjanes : Pétera ou pétera pas ? // Reykjanes Peninsula : Eruption or no eruption ?

Selon un rapport publié par l’Icelandic Met Office (IMO) le 19 mars 2020, les dernières analyses montrent que l’inflation a recommencé dans le secteur du Mont Thorbjorn sur la péninsule de Reykjanes. Le soulèvement du sol est plus lent qu’en janvier, mais semble se situer au même endroit. Les dernières données montrent que depuis début mars le soulèvement est d’environ 20 mm. La cause la plus probable est une nouvelle accumulation de magma sous la surface.

Dans le même temps, l’essaim sismique continue près de Grindavik, juste au sud du Mont. Thorbjorn. Le 19 mars, l’OMI a enregistré plus de 400 événements dans la région, avec des magnitudes maximales de M 3,3 et M 3,2, à environ 3 km au NO de Grindavik.
Les scientifiques précisent que, bien qu’il y ait des signes montrant que l’inflation a recommencé, cela ne signifie pas que l’on assistera à une accélération des événements dans le secteur du Mt Thorbjorn, ni qu’une éruption va se produire à court terme. Un scientifique de l’IMO a déclaré: « On sait que l’accumulation de magma peut avoir lieu pendant une longue période, des mois, voire des années, sans entraîner une éruption. »
La situation dans la péninsule de Reykjanes confirme que notre capacité à interpréter les signaux géophysiques et à prévoir les éruptions est encore bien faible.
Source: IMO.

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According to a report released by the Icelandic Met Office (IMO) on March 19th, 2020, the latest results of deformation around Mt. Thorbjorn volcano on the Reykjanes peninsula indicate that inflation in the area has started again. The uplift is slower than in January but seems to be in the same location.  The most recent data show that since the beginning of March the uplift is about 20 mm. The most likely explanation for the signal is that inflow of magma started again.

Meanwhile, the earthquake swarm near Grindavik, just south of Mt. Thorbjorn, is continuing. On March 19th, IMO detected over 400 earthquakes in the area, with the strongest reaching M 3.3 and M 3.2, some 3 km NW of Grindavik.

Local scientists indicate that although there are signs that the uplift has started again, it does not mean that the events at Thorbjorn are accelerating, nor that an eruption will begin any time soon. Said an IMO scientist: « It is known that magma accumulation can take place for a long time, months, even years, without resulting in a volcanic eruption. »

The situation on the Reykjanes Peninsula confirms that our ability to interpret geophysical signals and predict an eruption is still quite low.

Source: IMO.

L’image montre la vitesse de déformation moyenne au niveau des stations GPS autour du Mt Thorbjörn et Reykjanesstá depuis le 3 mars 2020. «THOB» au centre de l’image montre l’emplacement de la station au sommet du Mont. Thorbjörn. Les flèches rouges indiquent la vitesse de déplacement vertical et les bleues la vitesse horizontale. La flèche bleue en bas de l’image indique, à titre de référence, une vitesse correspondant à 100 mm / an (soit environ 1 mm par jour). La figure montre que toutes les stations autour du Mt Thorbjörn s’éloignent à partir d’un point commun. On peut voir que le magma se dirige vers le haut et s’accumule dans la croûte supérieure, à environ 4 km de profondeur. (Source : IMO)

Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

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In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Baptême d’un nouveau Piton sur l’Ile de la Réunion

La Cité du Volcan, l’OVPF et le Parc National de La Réunion viennent d’officialiser le nom du nouveau cône volcanique né lors de l’éruption du 10 au 16 février 2020. Ils ont retenu le nom de « Jacques PICARD ». La première éruption de l’année 2020 est arrivée à point nommé pour fêter les 80 ans de Jacques Picard, surnommé le « gardien volcan ». En effet, le volcan s’est manifesté la veille de son anniversaire (80 ans, le 11 février 2020).

On peut lire dans la presse réunionnaise que « Jacques Picard fait partie de ces pionniers du Volcan qui ont contribué à faire connaître ce site très difficile d’accès jusqu’à la construction de la route du volcan en 1968. Responsable du gîte du volcan de 1962 à 2000, cette figure emblématique de la Plaine des Cafres a accueilli, guidé et informé, durant près de 40 ans, des milliers de Réunionnais et de touristes, qu’ils soient simples particuliers, préfets ou personnalités en tout genre, telles que les célèbres volcanologues Haroun Tazieff, Maurice et Katia Krafft.» Les derniers Pitons baptisés par les instances réunionnaises ont pour noms Piton Kala et Pélé, Piton Kei Aki, Piton Timize, Piton Jacob, Piton Lo Rwa Kaf, Piton Anne Mousse, Piton Louise et Henri Cornu, Piton Fréri et Piton Delmond.

Source : Réunion La 1ère

 

Eruption à la Réunion (Crédit photo: C. Holveck)

Taal (Philippines): Visite à Volcano Island // Visit to Volcano Island

Dans ses dernières mises à jour, le PHIVOLCS indique que l’activité dans le Main Crater du Taal (Philippines) se caractérise par de faibles émissions de vapeur qui s’élèvent à une cinquantaine de mètres de hauteur. Le réseau sismique enregistre toujours des séismes d’origine volcanique liés à des processus de fracturation de roches sous et autour de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte est maintenu à 2.

La BBC a publié une vidéo intéressante qui montre des habitants en train de se rendre sur Volcano Island. Les images confirment les très importants dégâts causés par la cendre qui recouvre tout. De nombreux toits se sont effondrés sous le poids de la cendre. Officiellement, personne n’a été directement tué par l’éruption, mais les personnes dans la vidéo recherchent des parents ou des proches disparus.
Le 2 février 2020, les autorités philippines ont expliqué que 39 personnes sont mortes pendant l’évacuation. Cependant, personne n’a été tué ou blessé par l’éruption phréatique du 12 janvier. Les décès enregistrés sont principalement dus à des crises d’angoisse et à la négligence des victimes. Un certain nombre de personnes évacuées sont décédées d’une crise cardiaque au cours de l’évacuation et pendant leur séjour dans les centres d’hébergement provisoires.

La plupart des habitants de Volcano Island étaient des pêcheurs qui ont tout perdu. L’île a été déclarée zone de danger permanent. Toute activité y est interdite.

Attention: certaines images de la vidéo peuvent choquer.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

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In its latest updates, PHIVOLCS indicates that activity in Taal’s Main Crater (Philippines) is characterized by weak steam emissions rising 50 metres high. The Taal Volcano Network is still recording volcanic earthquakes that are associated with rock fracturing processes beneath and around the edifice. The alert level is kept at 2.

The BBC has released an interesting video that shows residents returning to visit Volcano Island. The images confirm the devastation caused by the ash that covers everything. Many roofs collapsed under the weight of the ash. Officially, no one was directly killed by the eruption, but the people in the video are looking for missing parents or relatives.

On February 2nd, 2020, Philippine authorities explained that 39 people died during the span of the evacuation. However, no one died nor was hospitalized during the phreatic eruption of January 12th. The recorded deaths were mostly due to anxiety and negligence of the casualties. A number of evacuees were reported to have died of heart attack during the evacuation and while staying at the evacuation centres.

Most of the residents on the island were fishermen who have lost their businesses for ever as Volcano Island has been declared a Permanent Danger Zone. All commercial activity is forbidden.

Warning: you may find some of the images in this report distressing.

https://www.bbc.com/news/av/world-asia-51660902/philippines-volcano-residents-return-to-visit-island

Image extraite de la vidéo de la BBC.

Les populations après l’éruption du Toba (Indonésie) // Populations after the Toba eruption (Indonesia)

Il y a 75 000 ans, une super éruption a secoué le Mont Toba à Sumatra (Indonésie), sur le site occupé par le Lac Toba d’aujourd’hui. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions sur Terre. Les chercheurs expliquent que cet événement a provoqué un hiver volcanique de six à dix ans à l’échelle de la planète et un probable épisode de refroidissement de 1000 ans.
Dans les années 1990, plusieurs scientifiques ont suggéré que l’éruption avait pu être suffisamment importante pour anéantir la majorité des premiers humains vivant à l’époque, ralentissant ainsi l’extension de l’humanité. En 1993, la journaliste scientifique Ann Gibbons a expliqué qu’un « goulot d’étranglement de la population » s’était produit dans l’évolution de l’espèce humaine il y a environ 70 000 ans, et elle a avancé l’hypothèse selon laquelle cela était dû à l’éruption. Un géologue de l’Université de New York et un volcanologue de l’Université d’Hawaï sont allés dans le sens de cette hypothèse. En 1998, la théorie du « goulot d’étranglement » a été confirmée par un anthropologue de l’Université de l’Illinois.

Selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature Communications, il existe des preuves que des Homo sapiens migraient avant, pendant et après l’éruption.
Comme écrit précédemment, l’éruption explosive, que l’on estime 5000 fois plus puissante que celle du Mont Saint-Helens en 1980, aurait créé un hiver volcanique avec un impact sur la propagation l’espèce humaine à cette époque. Si tel était le cas, l’événement aurait anéanti les humains présents, leurs ancêtres et les populations animales à travers l’Asie. La nouvelle étude montre que la situation n’a peut-être pas été aussi désastreuse.
Des chercheurs qui ont travaillé sur le site de Dhaba dans la vallée de la rivière Middle Son, dans le centre de l’Inde, ont découvert des preuves que les humains occupaient le site de manière permanente depuis 80 000 ans. Les outils en pierre trouvés sur le site sont par ailleurs semblables à ceux associés aux êtres humains du Middle Stone Age* en Afrique et même en Australie, ce qui laisse supposer qu’ils ont tous été forgés pendant la migration d’Homo sapiens. La découverte des outils montre également que les Homo sapiens vivaient en Asie plus tôt qu’on le pensait. Le fait que ces ensembles d’outils n’aient pas disparu au moment de la super éruption du Toba, ou aient changé de façon spectaculaire peu de temps après cet événement, démontre que les populations ont survécu à la soi-disant catastrophe et ont continué à créer des outils pour modifier leur environnement.
La découverte des outils met en évidence la résistance et la ténacité des communautés de chasseurs-cueilleurs qui ont su s’adapter malgré les bouleversements subis par leur environnement après l’un des plus grands événements volcaniques des deux derniers millions d’années.
Cependant, cette situation n’a pas eu des effets à long terme. Ainsi, les humains qui ont survécu à l’éruption ne se sont pas suffisamment développés pour pouvoir contribuer au pool génétique actuel. Ils ont probablement été confrontés à d’autres défis et à la période glaciaire qui a suivi l’éruption.
Les résultats de la dernière étude apportent une nouvelle lumière sur l’arrivée des humains en Inde ; en effet, jusqu’à présent, aucun reste humain de cette période n’a été retrouvé dans la région.
Des études récentes indiquent que les humains tels que nous les connaissons auraient migré d’Afrique il y a entre 52 000 et 70 000 ans. Les fossiles et les outils en pierre commencent à nous montrer où et quand  ils se sont retrouvés, avec en particulier une présence humaine en Chine avant 80000 ans, en Asie du Sud-Est entre 63000 et 73000 ans, ainsi qu’en Australie il y a 65000 ans. L’Australie marque la fin de «l’arc sud» de la dispersion de la migration, ce qui – selon l’étude – signifie que l’Homo sapiens se trouvait auparavant en Asie du Sud. «La localité de Dhaba constitue un point de liaison important entre des régions avec une archéologie similaire à l’est et à l’ouest.»
Source: Presse scientifique américaine.

* L’expression Middle Stone Age désigne un ensemble d’industries lithiques préhistoriques trouvées en Afrique australe et orientale, plus ou moins contemporaines des industries du Paléolithique moyen identifiées en Afrique du Nord, en Europe, et en Asie.

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75,000 years ago, a super eruption shook Mount Toba in Sumatra (Indonesia), at the site of today’s Lake Toba. It was one of the Earth’s largest known eruptions. Researchers explained that rhe event caused a global volcanic winter of six to ten years and possibly a 1,000-year-long cooling episode.

In the 1990s, several scientists suspected the eruption had beenlarge enough to wipe out a majority of early humans living at the time, slowing down the spread of humanity. In 1993, science journalist Ann Gibbons explained that a population bottleneck occurred in human evolution about 70,000 years ago, and she suggested that this was caused by the eruption. A geologist of New York University and a volcanologist of the University of Hawaii supported her suggestion. In 1998, the bottleneck theory was further developed by an anthropologist of the University of Illinois.

According to a new study just published in the journal Nature Communications, there is evidence that Homo sapiens were migrating before, during and after the eruption.

As I put it before, the explosive event, which was estimated to be 5,000 times more massive than the 1980 Mount St. Helens eruption, is thought to have created a volcanic winter that impacted the spread of ancient humans. If true, this would have devastated humans, human ancestors and animal populations across Asia. However, the new study shows that the situation may not have been that dire.

Researchers investigating a site called Dhaba in Central India’s Middle Son River Valley uncovered evidence revealing that humans have occupied the site continuously for the last 80,000 years. Stone tools found at the site are also similar to those associated with Middle Stone Age* humans in Africa and even Australia, suggesting that they were all forged by migrating Homo sapiens. The discovery of the tools also suggests that Homo sapiens were living in Asia earlier than expected. The fact that these toolkits did not disappear at the time of the Toba super-eruption, or change dramatically soon after, indicates that human populations survived the so-called catastrophe and continued to create tools to modify their environments.

The discovery of the tools showcases the tenacity of hunter-gatherer communities who adapted despite changes in their environment after one of the largest volcanic events to occur during the last two million years.

However, this was not a lasting legacy. For example, the humans who survived this event did not thrive enough to the point that they contributed to the current gene pool. They likely suffered due to other challenges and the glacial period that followed the eruption.

The findings have a larger implication for the arrival of humans in India because so far no human remains from this time period have been recovered in the area.

Recent studies suggest that modern humans migrated from Africa between 52,000 to 70,000 years ago. Fossil and stone tool evidence is beginning to show where they ended up and when, including a human presence in China before 80,000 years ago, Southeast Asia between 63,000 and 73,000 years ago, as well as Australia by 65,000 years ago. Australia marks the end of the “southern arc” of the migration dispersal, meaning that Homo sapiens were in South Asia beforehand, according to the study. “The Dhaba locality serves as an important bridge linking regions with similar archeology to the east and west.”

Source: U.S. scientific press.

The Middle Stone Age was a period of African prehistory between the Early Stone Age and the Later Stone Age.  It is generally considered to have begun around 280,000 years ago and ended around 50–25,000 years ago.

Site de l’éruption du Toba vu depuis l’espace (Source: NASA)

 

Réouverture du Thurston Lava Tube (Hawaii) // Reopening of the Thurston Lava Tube (Hawaii)

Confirmant ce que j’écrivais sur ce blog le 2 février 2020, le Thurston Lava Tube a officiellement rouvert au public dans le Parc National des Volcans d’Hawaii, après l’éruption du Kilauea qui a obligé à sa fermeture pendant plus d’un an.
Ce tunnel de lave très touristique, également connu sous le nom de Nāhuku, était fermé depuis le 4 mai 2018, suite à un séisme de M 6,9 et quatre mois d’activité éruptive et sismique du Kilauea.
Le tunnel de lave sera ouvert 24h / 24 et sera éclairé de 8h à 20h. Les touristes doivent apporter une lampe de poche et prévoir des piles supplémentaires s’ils visitent le site avant 8 h ou après 20 h.
Pendant l’éruption, plusieurs gros blocs se sont détachés du plafond du tunnel et de nouvelles fissures sont apparues. Deux détecteurs de fissures ont été installés et un bloc qui dépasse de la voûte a été marqué à la peinture pour éviter que les gens se cognent et se blessent. Le système d’évacuation de l’eau stagnante sur le sol a été amélioré et la ligne électrique qui alimente les toilettes a été remplacée.
Le parking de Nāhuku a également été endommagé lors de l’éruption et a dû être modifié. Le stationnement est désormais limité à 30 minutes. Les visiteurs peuvent également se garer sur d’autres sites, notamment les parkings de la Devastation Trail et du belvédère du Kilauea Iki.
Pendant la fermeture, de longues racines d’ohi’a (arbustes actuellement menacés par une maladie) ont traversé la plafond du tunnel et touchent le sol dans certaines zones. Il y a également des colonies de matière microbienne qui laissent des taches blanches sur les parois du tunnel. Il est demandé aux touristes de ne pas toucher les parois du tunnel ou les racines. Ces caractéristiques naturelles uniques ont probablement réapparu en raison de l’absence de visiteurs depuis plus d’un an.
Le tunnel de lave a été découvert en 1913 par Lorrin Thurston, un éditeur de journaux locaux et un ardent défenseur de la création du parc national. Son nom hawaïen, Nāhuku, signifie «les protubérances» ; il fait peut-être référence aux stalactites de lave qui ornaient autrefois la voûte du tunnel mais qui ont malheureusement disparu à cause des collectionneurs de souvenirs. Gare à la malédiction de Pele !
Source: Journaux hawaïens.

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Confirming what I wrote in a post released on February 2nd, 2020, Thurston Lava Tube in Hawaii Volcanoes National Park has officially reopened to the public after the eruption of Kilauea shut it down for over a year.

The popular lava tube, also known as Nāhuku, had been closed since May 4th, 2018, following an M 6.9 earthquake and four months of eruptive and seismic activity at Kilauea Volcano.

The lava tube will be open 24 hours a day, and will be lit from 8 a.m. to 8 p.m. Visitors must bring a flashlight and extra batteries if visiting before 8 a.m. or after 8 p.m.

During the eruption, several large rocks were dislodged from the lava tube’s ceiling, and new cracks appeared. Two crack monitors were installed, and a low-hanging rock is visibly marked off to prevent head injuries. Drainage was improved to reduce standing water on the cave’s floor, and the electrical line to the bathroom was replaced.

The parking lot at Nāhuku was also damaged during the eruption and had to be modified. Parking is now limited to 30 minutes. Visitors can also park at alternate sites, including Devastation Trail and Kilauea Iki Overlook.

During the closure, long, delicate roots from ohi’a trees (currently threatened with a disease) that grow on top of the lava tube grew down through the ceiling to touch the floor in some areas. There are also large colonies of white microbial matter on the lava tube walls. Visitors are urged not to touch the lava tube walls or the roots. These unique natural features have likely reappeared due to the absence of people for more than a year.

The lava tube was discovered in 1913 by Lorrin Thurston, a local newspaper publisher and advocate for the establishment of the national park. Its Hawaiian name, Nāhuku, means “the protuberances,” which possibly refers to the lava stalactites that once covered its ceiling. Unfortunately, those have disappeared due to souvenir collectors. Beware of Pele’s curse !

Source : Hawaiian newspapers.

Vue du Thurston Lava Tube (Crédit photo: Wikipedia)

Le Mont St Helens à Portland (Oregon)

Si vous avez la chance de vous trouver à Portland (Oregon) entre le 8 février et le 17 mai 2020, je vous conseille de vous rendre à l’Art Museum, le musée d’art de la ville. Vous pourrez y admirer une exposition consacrée au Mont St Helens, à l’occasion des 40 ans de l’éruption de 1980.

Des œuvres artistiques (peintures, photographies) illustrent chacune à leur façon la beauté de cet événement. L’exposition permet aussi de voir des objets plus fonctionnels fabriqués en basalte et obsidienne par les Indiens d’Amérique avant l’éruption.

Le texte qui accompagne la présentation de l’exposition est fort intéressant:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

I f you happen to stay in Portland, Oregon between February 8th and May 17th, 2020, I advise you to visit the city’s Art Museum. You will admire an exhibition dedicated to Mount St Helens, on the occasion of the 40th anniversary of the 1980 eruption.
Artistic works (paintings, photographs) each illustrate in their own way the beauty of this event. The exhibit also shows more functional objects made of basalt and obsidian by American Indians before the eruption.
The text accompanying the presentation of the exhibition is very interesting:
https://portlandartmuseum.org/exhibitions/volcano/

L’éruption de 1980 (Source: Wikipedia)

Le Mt St Helens aujourd’hui (Photo: C. Grandpey)