L’éruption du Hunga Tonga pour lutter contre le réchauffement climatique ? // The Hunga Tonga eruption to fight global warming ?

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans le Pacifique Sud en janvier 2022 refait surface ces derniers temps. Personne n’a oublié le panache de cendres, de vapeur et de gaz qui s’est élevé à près de 65 kilomètres d’altitude. Ce fut l’une des éruptions volcaniques les plus violentes des temps modernes.

Selon une nouvelle étude, l’éruption du Hunga Tonga pourrait aujourd’hui révéler une nouvelle arme dans la lutte contre le méthane, un puissant gaz à effet de serre. Comme je l’ai déjà expliqué, le méthane est environ 80 fois plus efficace que le dioxyde de carbone (CO2) pour piéger la chaleur sur une période de 20 ans. Il est actuellement responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique et sa concentration dans l’atmosphère a doublé au cours des deux derniers siècles.

Les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications, expliquent qu’en examinant des images satellites, ils ont découvert « un immense nuage de formaldéhyde qui ne devrait normalement pas s’y trouver ». Le formaldéhyde est une substance chimique qui se forme souvent lorsque le méthane est détruit dans l’atmosphère. Il s’agit d’un processus chimique déjà identifié au-dessus de l’océan Atlantique. Lorsque la poussière du Sahara est transportée par le vent au-dessus de l’Atlantique, elle se mélange aux embruns et forme de fines particules à base de fer. Sous l’effet du rayonnement solaire, ces particules produisent des atomes de chlore qui réagissent avec le méthane atmosphérique et contribuent à sa décomposition.

Un phénomène similaire semble s’être produit lors de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai. Son éruption a projeté d’énormes quantités de vapeur d’eau salée dans la stratosphère, en même temps que des cendres volcaniques. Les scientifiques pensent que, sous l’effet du rayonnement solaire, du chlore s’est formé et a décomposé une partie du méthane produit par l’éruption.

Les chercheurs ont suivi le nuage de formaldéhyde pendant 10 jours. Cette substance chimique n’existant que pendant quelques heures, ils ont conclu que le nuage devait avoir détruit du méthane de façon continue pendant plus d’une semaine. Ils estiment que l’éruption a produit environ 330 000 tonnes de méthane, dont environ 900 tonnes ont été décomposées par jour. Il s’agissait du même processus que celui observé au-dessus de l’océan Atlantique avec les poussières sahariennes.

Les scientifiques pensent que leurs découvertes pourraient constituer un nouvel outil précieux pour lutter contre le réchauffement climatique. En affirmant cela, ils pénètrent dans le domaine de la géo-ingénierie et ses méthodes – plus ou moins réalistes et réalisables – visant à abaisser artificiellement la température de notre planète. Des particules à base de fer pourraient être injectées dans l’atmosphère au-dessus de l’océan afin de reproduire le processus chimique observé après l’éruption et d’éliminer le méthane.

Cependant, de nombreux scientifiques appellent à la prudence. L’étude porte sur la stratosphère, alors que cette stratégie d’élimination du méthane se déroulerait dans la troposphère. Les impacts seraient difficiles à prévoir, avec des conséquences potentielles imprévues sur le climat, la pollution atmosphérique et la santé des écosystèmes. Les auteurs de l’étude reconnaissent la nécessité de poursuivre les recherches. « Il est évident que l’industrie pourrait tenter de reproduire ce phénomène naturel, mais seulement si son innocuité et son efficacité sont prouvées. »

Source : CNN et autres médias américains.

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The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption in the South Pacific in January 2022 is again in the news these days. Everybody remembers that the eruption sent a plume of ash, steam and gas nearly 65 kilometers above the Earth’s surface. It was one of the most violent volcanic eruptions of modern times.

According to a new study, the Hunga Tonga eruption may have also revealed a new weapon in the fight against methane, a potent planet-heating gas. Methane is around 80 times more effective at trapping heat than carbon dioxide over a 20-year period. It currently accounts for around a third of global warming and concentrations in the atmosphere have doubled over the last two centuries.

The authors of the new study published in the journal Nature Communications explain that when examining satellite images, theyfound « a huge cloud of formaldehyde that should normally not be there. » Formaldehyde often forms when methane, a potent planet-heating gas, is destroyed in the atmosphere. The researchers believed they were observing a chemical process that had previously been identified over the Atlantic Ocean. When Saharan dust is blown over the Atlantic, it mixes with salt spray and forms small iron-based particles. As the sunlight hits them, it produces chlorine atoms, which react with methane in the atmosphere and help break it down. Something similar appears to have happened with the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano. Its eruption sent huge quantities of salty water vapor into the stratosphere along with volcanic ash. The study scientists believe that when the sunlight hit the mixture, chlorine formed and broke down some of the methane produced by the eruption.

The researchers tracked the formaldehyde cloud for 10 days. Because formaldehyde only exists for a few hours, they concluded that the cloud must have been destroying methane continuously for more than a week. They estimate the eruption produced around 330,000 tons of methane, of which around 900 tons were broken down a day. It was the same process that had been observed over the Atlantic ocean with the Saharan dust.

The scientists say their findings could provide a valuable new tool to tackle global warming. This is the field of geoengineering which includes methods to artificially bring down global temperatures. Iron-based particles could be injected into the atmosphere over the ocean to mimic the chemical process observed in the wake of the eruption and remove methane. But many scientists urge caution. The study is based on the stratosphere, while this methane removal strategy would happen in the troposphere. The impacts would be difficult to predict, with potential unintended consequences on climate, air pollution and ecosystem health.

The study authors agree more research needs to be done. “It’s an obvious idea for industry to try to replicate this natural phenomenon, but only if it can be proven to be safe and effective.

Source : CNN and other U.S. News media.

Kilauea (Hawaï) : Épisode 48 !

Avec plusieurs jours de retard sur les prévisions initiales de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), les fontaines de lave de l’Épisode 48 du Kilauea sont finalement apparues vers 4h40 (heure locale) le 1er juin 2026. Une activité éruptive précurseure avait débuté vers 17h40 (heure locale) le 30 mai 2026.

95 émissions de lave ont été observées à la bouche éruptive sud. Des projections de lave ont été constatées à la bouche nord, mais sans débordements. Vers 4h00 le 1er juin, une fontaine en forme de dôme est apparue à la bouche nord, tandis que son homologue sud est devenu inactive.

Le Kilauea a ensuite offert son spectacle habituel de fontaines de lave 150m-200m de hauteur selon le HVO) à la bouche nord. Il se poursuit au moment où j’écris ces lignes.

Des cendres et des téphras atteignant plusieurs centimètres de diamètre, ainsi que des mèches de cheveux de Pélé, ont été signalés au belvédère d’Uēkahuna, dans le parc national. Des téphras tombent également sur la Highway 11 et près du camping de Nāmakanipaio. De fines cendres et des cheveux de Pélé ont été signalés à Volcano Village, dans les Mauna Loa Estates et les Ohia Estates, au nord-est du parc national.

La webcam V3 est un excellent moyen d’observer l’éruption :
https://www.youtube.com/watch?v=gXKuUyKt8mc

L’Épisode de fontaines de lave a pris fin le 1er juin à 13h37 (heure locale), après 9 heures d’activité à la bouche nord. Cet épisode éruptif dans le cratère de l’Halema’uma’u détient désormais le record du nombre d’épisodes de fontaines de lave jamais enregistrés pour une éruption de ce type. Il dépasse l’éruption du Pu’uO’o pendant laquelle on avait comptabilisé 47 fontaines. La dernière minute de l’Épisode 48 a été marquée par de puissantes émissions de gaz à la bouche nord. La bouche sud n’a présenté aucune fontaine. Le débit effusif instantané a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde juste avant 6h00. Le débit moyen a été de 185 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 5,6 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Source : HVO.

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Several days behind the initial HVO forecasts, the lava fountains of Kilauea’s Episode 48 finally appeared at about 4:40 a.m. (local time), on June 1, 2026. Precursory eruptive activity began around 5:41 p.m. (local time) on May 30, 2026. There were 95 emissions of sluggish lava from the south vent. Spattering was observed the north vent, but no overflows. At about 4:00 a.m. on June 1, a dome-shaped fountain appeared at the north vent while the south vent became inactive. Then, Kilauea strated its usual show of lava fountains (150-200m high, according to HVO) at the north vent. It is going on while I’m writing this post.

Ash and tephra up to several centimeters in diameter and strands of Pele’s hair have been reported at the Uēkahuna overlook in Hawaiʻi Volcanoes National Park.Tephra is also falling on Highway 11 near and west of the Nāmakanipaio campground. Fine ash and Peleʻs hair has been reported from Volcano village, Mauna Loa Estates, and Ohia Estates to the northeast of the National Park.

Webcam V3 is a good meands to enjoy the eruption :

https://www.youtube.com/watch?v=gXKuUyKt8mc

Lava fountaining of Episode 48 ended at 1:37 p.m. (local time) on June 1 after 9 hours of activity at the north vent. The Halemaʻumaʻu eruption now has the most fountaining episodes ever recorded for an eruption of this type, edging out the Pu‘u‘ō‘ō eruption which had 47 fountain episodes. The last minute of Episode 48 was marked by gas jetting at the north vent. The south vent never fountained during this episode. The instantaneous effusion rate peaked at about 320 cubic meters per second just before 6:00 a.m., with an average effusion rate of 185 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 5.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 40% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

Source : HVO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Pas d’activité explosive ces jours-ci sur le Sabancaya (Pérou), mais des émissions de cendres, de vapeur et de gaz jusqu’à 1700 mètres au-dessus du volcan. On enregistre également une activité sismique liée à des mouvements de fluides volcaniques et des fracturations à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte du Sabancaya reste Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Un puissant séisme de magnitude M6,0, enregistré par l’USGS, a frappé l’île d’Hawaï (Big Island), à 13 km au sud de Honaunau-Napoopoo, le 23 mai 2026 à 21h46 (heure locale). L’USGS indique une profondeur de 22,4 km pour l’hypocentre de cet événement. Ce séisme n’a pas engendré de risque de tsunami. On estime que 1 000 personnes ont ressenti de très fortes secousses, 12 000 des secousses fortes, 56 000 des secousses modérées, 210 000 des secousses légères et 102 000 des secousses faibles. La secousse a provoqué des éboulements sur des portions de la Highway 11 et de la Nāpōʻopoʻo Road dans le sud de Kona, de nombreuses fermetures de routes, des pannes de courant, des déplacements de structures sur leurs fondations et d’autres dommages matériels.

Source : USGS.

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On attend toujours les fontaines de lave de l’Episode 48 de l’éruption du Kilauea. De toute évidence, il y a du retard à l’allumage et le HVO repousse régulièrement sa prévision de 24 ou 48 heures. La dernière prévision annonçait les fontaines de lave entre le 28 et le 30 mai 2026, mais au moment où j’écris ces lignes, les signes annonciateurs de l’événement ne sont toujours pas apparus.

En souvenir de l’Episode 47… (Capture d’écran de la webcam)

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Dans un bulletin publié le 26 mai 2026, le Met Office islandais explique que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme constant. Environ 26,6 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés depuis le 16 juillet 2025. L’activité sismique demeure faible. Une éruption reste probable, mais personne ne sait si et quand elle aura lieu ! La prévision éruptive est au plus bas !

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D’après les caméras de surveillance de l’INGV, une activité effusive liée à des débordements de lave a débuté le 26 mai 2026 dans la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Cette activité a produit
une coulée de lave qui a parcouru la Sciara del Fuoco. Le 28 mai, la coulée avait beaucoupperdu de sa vigueur.
Du point de vue sismique, l’amplitude moyenne du trémor volcanique est passée de valeurs moyennes à élevées. Aucun changement significatif n’a été observé dans la fréquence et l’amplitude des séismes d’explosion.

Source : INGV.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Dukono (Indonésie). Les panaches de cendres s’élèvent généralement entre 300 et 1 600 m au-dessus du sommet avant de se disperser dans plusieurs directions. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 1 à 4.

Panache de cendres du Dukono le 8 mai 2026 (Source: réseaus sociaux)

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Toujours en Indonésie, une hausse de la sismicité a débuté sur le Sinabung le 21 mai 2026, lorsque le réseau sismique a enregistré des secousses continues d’une amplitude maximale de 4 mm. Ces secousses ont persisté au moins jusqu’au 22 mai et étaient accompagnées de séismes basse fréquence et hybrides. Des panaches blancs s’élèvent chaque jour jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 2 km du sommet et à au moins 3,5 km sur le flanc sud-est.
Source : PVMBG.

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Les stations de l’Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) qui surveillent le Nevado de Longaví (Chili) ont enregistré un séisme volcano-tectonique (VT) le 20 mai 2026, associé à une fracturation de roches à l’intérieur du volcan. Ce séisme a été suivi d’une série de 110 événements au cours des trois heures suivantes. Entre le 20 et le 22 mai, plus de 400 séismes VT ont été enregistrés, dont quatre d’une magnitude supérieure à M3,0 ; le plus important, d’une magnitude de M4,3, a été enregistré le 20 mai. Les données indiquent une source sismique située à 4-5 km au sud-ouest du cratère, à une profondeur d’environ 3 km. Par ailleurs, le réseau sismique a détecté plusieurs événements attribués à des mouvements de fluides. Bien qu’aucune activité éruptive n’ait été observée sur le volcan, le SERNAGEOMIN a relevé le niveau d’alerte au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Un périmètre d’accès restreint de 3 km a été établi autour du cratère.

Crédit photo: GVN

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit avec des coulées de lave, des nuées ardentes, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et de gaz, et parfois une activité strombolienne.
Le PHIVOLCS a capturé la trajectoire d’une météorite en train de passer près du volcan le 25 mai 2026. L »objet s’est désintégré dans l’atmosphère et n’a pas percuté les flancs du volcan, comme pourraient le laisser croire les vidéos de l’événement..
https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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Voir aussi ma note du 28 mai 2026 à propos de l’activité éruptive dans la Mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Une éruption sous-marine a débuté le 8 mai 2026 et se poursuit actuellement dans la partie centrale de la mer de Bismarck, à environ 130 km au sud-est de l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette éruption a révélé un volcan sous-marin jusqu’alors inconnu, provisoirement baptisé Titan Ridge Volcano, dans une zone reculée et tectoniquement active de l’océan Pacifique. L’éruption sous-marine a baissé d’intensité entre le 25 et le 28 mai.
Les données bathymétriques existantes indiquent que le sommet du Titan Ridge Volcano se situait à plus de 400 m sous le niveau de la mer avant l’éruption. La profondeur du plancher océanique dans la zone éruptive varie entre 500 et 800 m.

Source: NASA

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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No explosive activity has been reported at Sabancaya (Peru) in recent days, but ash, steam, and gas emissions have reached up to 1,700 meters above the volcano. Seismic activity related to volcanic fluid movements and fracturing within the volcano is also being recorded. The alert level for Sabancaya remains Orange.

Source : IGP.

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A strong earthquake registered by the USGS as M6.0 hit Hawaii Big Island 13 km south of Honaunau-Napoopoo at 21:46 (local time) on May 23, 2026. The agency is reporting a depth of 22.4 km. There was no tsunami threat from this earthquake. 1 000 people are estimated to have felt very strong shaking, 12 000 strong, 56 000 moderate, 210 000 light and 102 000 weak. The quake caused rock slides on portions of Highway 11 and Nāpōʻopoʻo Road in South Kona, multiple road closures, power outages, structures to shift on their foundation and other property damage.

Source : USGS.

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We’re still waiting for the lava fountains of Episode 48 of the Kilauea eruption. Clearly, there’s a delay, and the HVO is regularly pushing forward its forecast by 24 or 48 hours. The latest forecast predicted the lava fountains between May 28th and 30th, 2026, but as Iam writing this post, the signs of the event have yet to appear.

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In an update released on 26 May 2026, the Icelandic Met Office explains that ground uplift at Svartsengi continues at a steady rate. Approximately 26.6 million cubic metres of magma have accumulated since 16 July 2025. Seismic activity remains low. An eruption remains lokelybut nobody knows when ! Eruptive prediction is at its lowest !

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According to INGV surveillance cameras, effusive activity linked to lava flows began on May 26, 2026, in the northern crater area of Stromboli (Sicily). This activity produced a lava flow that travelled down the Sciara del Fuoco. On 28 May, the lava flow had lost much of its vigour.
From a seismic perspective, the average amplitude of volcanic tremor increased from moderate to high. No significant changes were observed in the frequency and amplitude of explosion earthquakes.
Source: INGV.

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Eruptive activity at Dukono (Indonesia) continues. Ash plumes usually rise 300-1,600 m above the summit before drifting in multiple directions The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

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Still in Indonesia, increased seismicity began at Sinabung on 21 May 2026 when the seismic network recorded continuous tremors with a maximum amplitude of 4 mm. The tremors persisted at least through 22 May and were accompanied by low-frequency and hybrid earthquakes. Daily white plumes rose as high as 500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 2 km away from the summit and 3.5 km on the SE flank.

Source : PVMBG.

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The Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) monitoring stations Nevado de Longaví (Chile) recorded a volcano-tectonic (VT) earthquake on 20 May 2026 associated with rock fracturing inside the volcano. The earthquake was followed by a swarm of 110 events over the next three hours. During 20-22 May more than 400 VT earthquakes had been recorded, with four having a local magnitude greater than M3.0 ; the largest VT earthquake was a local M 4.3 recorded on 20 May. The data indicated a seismic source located 4-5 km SW of the crater at a depth of around 3 km. In addition, the seismic network detected several events attributed to fluid dynamics. Though there is no record of observed eruptive activity at the volcano, the SERNAGEOMIN raised the Alert Level to Yellow (the second lowest level on a four-color scale). A 3-km restricted access perimeter was set up around the crater.

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The eruption at Mayon (Philippines) continues with lava effusion, pyroclastic flows, incandescent rockfalls, ash-and-gas plumes, and occasional minor Strombolian activity.

PHIVOLCS captured a meteor streaking near the volcano on 25 May 2026 before later confirming that the object disintegrated in the atmosphere and did not strike the volcano’s slopes.

https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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See also my post of May 28, 2026 regarding eruptive activity in the Bismarck Sea (Papua New Guinea).

A submarine eruption that began on May 8, 2026, continues in the central Bismarck Sea, about 130 km southeast of Manus Island, Papua New Guinea. The eruption revealed a previously unmapped underwater volcano, now provisionally named Titan Ridge Volcano, in a remote and tectonically active area of the Pacific Ocean. The pumice emissions significantly decreased between 25 and 28 May.

Existing bathymetric data indicate the summit of the provisionally named Titan Ridge Volcano lay more than 400 m (1 312 feet) below sea level before the eruption. The surrounding seafloor in the eruption zone ranges from approximately 500 to 800 m (1 640–2 625 feet) in depth.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mer de Bismarck : Beaucoup de questions sur la dernière éruption // Bismarck Sea : Many questions about the last eruption

Dans ma note du 15 mai 2026 sur l’activité volcanique dans le monde, j’expliquais qu’une émission de cendres volcaniques provenant d’un volcan sous-marin était détectée par le VAAC de Darwin dans la province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. Des images satellites montraient une décoloration de l’eau à proximité de la zone concernée.

Vue du panache éruptif le 11 mai 2026 – Source : OLI (Operational Land Imager) sur Landsat 9 / NASA

La source de l’émission de cendres se situait probablement à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, aux coordonnées 3°02′S, 147°47′E. Cependant, cette éruption restait entourée de nombreuses incertitudes.
Un article publié sur le site web space.com confirme cette incertitude. On peut y lire que « lorsque les volcanologues ont cherché à étudier l’événement, ils se sont heurtés à un obstacle de taille. » En effet, il n’existe aucune carte haute résolution des fonds marins de cette zone.
Ce manque de données a compliqué la tâche des scientifiques pour déterminer précisément comment l’éruption a remodelé les fonds marins et quelle est la taille de la structure volcanique concernée. De fait, ils ignorent même quelle formation géologique a été affectée par l’éruption.
Ils pensent que l’éruption s’est probablement produite le long de la dorsale de Titan, à environ 16 kilomètres au sud-est d’un site d’éruptions sous-marines datant de 1972.
L’imagerie satellitaire fournie par le satellite Landsat 9 de la NASA permet aux scientifiques d’analyser le panache de cendres de plusieurs kilomètres de hauteur, la coloration de l’eau de mer, les bancs de ponce volcanique émanant de l’événement, et même les phénomènes thermiques capturés par le radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite Suomi NPP de la NASA.
Les observations actuelles laissent supposer (avec une grande incertitude) qu’il existe une bouche éruptive relativement peu profonde. Les chercheurs attendent désormais de voir si une nouvelle île se formera suite à l’éruption. Il faudrait probablement un certain temps avant qu’une telle île se forme, et on ignore combien de temps l’éruption pourrait durer. L’éruption de 1972, survenue à proximité, a par exemple duré quatre jours, tandis qu’une autre éruption, également proche, en 1957, a duré près de quatre ans. De nombreuses questions restent en suspens. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos propres océans.
Source : space.com

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In my post of 15 May 2026 about volcanic activity around the world, I explained that a volcanic ash emission from a submarine volcano had been observed by the Darwin VAAC in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area. (see image above)

The ash emission source was probably 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E. However, there was a lot of uncertainty around this eruption.

An article released on the space.com website confirms this uncertainty. One can read that « when volcanologists looked to study the event, they reached a frustrating wall. » Indeed, there are no high-resolution maps of the seafloor of the area.

That lack of baseline data made it more difficult for scientists to determine exactly how the eruption reshaped the seafloor or how large the volcanic structure may be. In fact, they are not even sure which geological feature even erupted.

Current theories suggest the eruption likely occurred along the Titan Ridge, about 16 kilometers southeast of a 1972 submarine eruption site.

Existing satellite imagery allows scientists to analyze the kilometers-high ash plume, discoloration in the ocean water, rafts of the volcanic rock pumice emanating from the event, and even thermal events captured by the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on NASA’s Suomi NPP satellite.

The current observations suggest (but there is a lot of uncertainty) a fairly shallow eruption vent. Now, researchers are waiting to see if a new island will be born out of the eruption. It would likely take some time for one to form, and it is unclear how long this eruption might last. The nearby 1972 eruption, for instance, lasted four days, whereas another nearby eruption in 1957 lasted just short of four years. Many questions about our own planet. As I often put it. We know the surface of Mars better than the depths of our own oceans.

Source : space.com