Mauna Loa: une éruption à court terme ? // A short-term eruption ?

34 séismes ont de nouveau été enregistrés sur le Mauna Loa le 11 avril 2021. Bien qu’ils n’aient que de faibles magnitudes, les scientifiques ont prévenu la population que la hausse de l’activité sismique observée depuis quelque temps peut annoncer une éruption dans un proche avenir. On a enregistré 155 séismes d’une magnitude supérieure à M 1,5 au cours des sept derniers jours et 740 événements au cours du mois dernier, dont une secousse de M 4,3 le 3 avril.

Le séisme le plus important du 11 avril avait une magnitude de M 3,2, avec son épicentre à Pahala, au sud du sommet du Mauna Loa. Un séisme de M 3.0 a également été enregistré dans l’après-midi de ce même jour.

En mars, au vu de la sismicité, l’USGS a déclaré que ce serait le bon moment pour la population de mettre à jour les plans d’urgence personnels en cas d’éruption. Les données historiques montrent que, lors des éruptions précédentes, les coulées de lave n’ont mis que quelques heures pour atteindre les zones habitées. On se trouve dans la même situation que celle qui précède la saison des ouragans. Il est conseillé d’avoir un plan d’urgence en cas d’éruption. Un «go-bag» (sac d’urgence) avec des articles essentiels et les documents importants est recommandé si des évacuations sont ordonnées dans l’urgence en cas d’éruption.

Les éruptions du Mauna Loa ont tendance à produire de grandes coulées de lave rapides qui peuvent avoir un impact sur les localités dans les parties est et ouest de la Grande Ile, de Kona à Hilo. Hilo, à l’est d’Hawaï, s’est trouvée sous la menace de sept coulées de lave depuis les années 1850. En 1984, la lave s’est arrêtée à environ 6 kilomètres de la ville. Sur les côtés sud et ouest de l’île, des coulées de lave ont atteint la côte à huit reprises, dont trois fois en 1950.

Source: Presse hawaiienne.

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34 earthquakes were again recorded on Mauna Loa on April 11th, 2021. Though only registering small magnitudes, scientists have warned citizens that the mounting seismic activity could signal that an eruption may be possible in the near future. There have been 155 earthquakes greater than M 1.5 in the past seven days, and 740 in the past month, including an M 4.3 event on April 3rd.

The most significant quake on April 11th had a magnitude of M 3.2, with its epicentre in Pahala, south of the summit of Mauna Loa. An M 3.0 tremor also struck in the afternoon of that same day.

In March, USGS said that as the volcano continues to awaken from its slumber, it would be a good time for people to revisit their personal emergency plans in the event of an eruption. Historical data shows that in previous eruptions it could take just hours for lava flows to reach populated areas. Similar to preparing for hurricane season, having an eruption plan in advance helps during an emergency. A “go-bag” with essential items and important documents is recommended, should evacuations be ordered in the event of an eruption.

Mauna Loa eruptions tend to produce large, fast-moving lava flows that can impact communities on both the east and west sides of the Big Island from Kona to Hilo.

Hilo in the east of Hawaii has been threatened by seven lava flows since the 1850s. In 1984, the lava stopped approximately 6 kilometres from the city. On the south and west sides of the island, lava flows have reached the coast eight times, including three times in 1950.

Source : Hawaiian news media.

Impact prévisible des coulées de lave du Mauna Loa (Source : USGS)

Spectrogrammes et bruit sismique // Spectrograms and seismic noise

L’un des derniers articles hebdomadaires rédigés par des scientifiques de l’Hawaiian Volcano Observatory (HVO) – géré par l’USGS – traitait du bruit sismique qui apparaît souvent sur les spectrogrammes. Le HVO utilise un grand nombre de sismomètres pour localiser les séismes et identifier les signaux liés aux mouvements de failles et à ceux du magma à l’intérieur des volcans. Cependant, les sismomètres enregistrent également les vibrations générées par de nombreuses autres sources. Certains signaux sont facilement identifiables tandis que d’autres restent un mystère. Les spectrogrammes viennent en complément des formes d’onde généralement associées aux séismes car ils permettent d’identifier facilement des signaux complexes voire multiples. L’heure est affichée sur l’axe horizontal, la fréquence du signal est affichée sur l’axe vertical et l’intensité du signal apparaît en couleur. Plus la couleur est chaude, plus le signal est fort à une heure et à une fréquence spécifiques. Voici un exemple de spectrogramme enregistré dans une station située près de Pu’uO’o:

Une source fréquente de bruit sur les spectrogrammes est causée par le mauvais temps. Le bruit généré par le vent et la pluie se caractérise par un contenu diffus en moyenne ou haute fréquence. Dans le spectrogramme ci-dessus, la station commence à enregistrer une forte averse qui approche. Si un analyste a le moindre doute sur l’origine des signaux, il lui suffit de jeter un œil à l’une des webcams pour s’en assurer.

Ce spectrogramme montre deux signaux couramment observés. Le plus visible est un ensemble de lignes en forme de ruban dans la partie supérieure du spectrogramme. Ce btuit est provoqué par un hélicoptère qui vole à proximité de la station sismique. S’agissant de la récente éruption du Kilauea, le signal à basse fréquence constant que l’on voit au bas du spectrogramme sous forme d’une bande jaune-orange est le tremor éruptif qui a commencé juste après que la lave ait percé la surfacedans l’Halema’uma’u dans la nuit du 20 décembre 2020. Depuis cette époque, presque toutes les stations à proximité du nouveau lac de lave au sommet de Kilauea enregistrent ce signal continu.

L’image ci-dessus montre des téléséismes. Ce sont des séismes observés à au moins 1000 km de distance. Au moment où les télésismes atteignent des stations très éloignées, toutes les fréquences ont été perdues, sauf les plus basses. Le signal basse fréquence qui commence vers 23h19 sur ce spectrogramme du 19 mars est le téléséisme d’un événement de M 7.0 qui s’est produit près d’Ishinomaki (Japon). À titre de comparaison, les pics large fréquence qui apparaissent sous forme de lignes verticales de couleur plus claire tout au long du spectrogramme sont de petits séismes locaux.

Le spectrogramme ci-dessus montre des chutes de pierres ou des éboulements. Ces signaux ont un contenu fréquentiel large et une apparition progressive. De tels événements peuvent durer plusieurs minutes. Afin de les identifier parfaitement, les sismologues recherchent la légère diminution du contenu basse fréquence au fur et à mesure de la progression de l’événement. Cette caractéristique apparaît sous forme d’une hausse superficielle sur le spectrogramme du 25 mars à partir de 2 h 59. La majorité des récents effondrements observés par les sismologues du HVO ont eu lieu sur le Pu’uO’o. Certains ont été précédés par des hélicoptères en train de voler près du cône.

Des sismographes sont utilisés partout dans le monde s pour analyser des événements tels que des ouragans à l’approche, des chants de baleines, des fans qui font la fête lors de grands matchs de football et même des essais nucléaires.

À Hawaï, la météo, le trafic aérien local, les séismes liés aux éruptions et les éboulements font partie des signaux sismiques intéressants que les sismologues du HVO peuvent observer lorsqu’ils surveillent l’activité sismique.

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A weekly article written by USGS Hawaiian Volcano Observatory (HVO) scientists dealt with the seismic noise that appears on the spectrograms. HVO uses dozens of seismometers to locate individual earthquakes and identify signals that are related to faulting and magma movement within our volcanoes. However, seismometers also record vibrations caused by a variety of other sources. Some signals are easily identifiable while others remain a mystery.

Spectrograms can be a useful addition to the waveforms typically associated with earthquakes because they allow to easily identify complex or even multiple signals. Time is displayed on the horizontal axis, signal frequency is displayed on the vertical axis, and signal intensity is shown in colour. The warmer the colour, the stronger the signal is at that specific time and frequency. The first spectrogram above was recorded at a station located near Pu’uO’o.

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A common source of noise seen on spectrograms is cause by the bad weather. Noise from wind and rain is characterized by its diffuse mid- to high-frequency content. In the spectrogram above, the station starts to record an approaching rainstorm. If an analyst has any doubt over whether the signals are actually weather, they just need to have a look at one of the webcams to make sure.

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 The second spectrogram above shows two commonly observed signals. The most noticeable is the set of ribbon-like lines across the top of the spectrogram. This is caused by a helicopter flying near the seismic station.

Speaking of the recent eruption, the steady low-frequency signal seen on the bottom of this spectrogram as a yellow-orange band is the eruptive tremor that started shortly after lava broke the surface in Halema’uma’u on the night of December 20th, 2020. Since then, nearly all stations in the vicinity of the newly formed lava lake at Kilauea’s summit have been recording this continuous signal.

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The third image above shows teleseisms. These are earthquakes observed from at least 1000 km away. By the time teleseisms reach very distant stations, all but the lowest frequencies have been lost. The low-frequency signal starting around 11:19 p.m. in this March 19th spectrogram is a teleseism from an M 7.0 earthquake that struck near Ishinomaki (Japan). For comparison, the broad-frequency spikes appearing as lighter-colored vertical lines seen throughout this spectrogram are small local earthquakes.

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 The fourth spectrogram above shows rockfalls. These signals have a broad frequency content and gradual onset. These types of events can last for minutes at a time. In order to perfectly identify them, seismologists look for the slight decrease in low frequency content as the event progresses. This feature appears as a shallow ramp on the March 25th spectrogram starting at 2:59 a.m. The majority of recent rockfalls observed by HVO seismologists have been on Pu’uO’o, some of which have been preceded by helicopters flying near the cone.

Around the world, seismographs have been used to document events such as impending hurricanes, whale songs, fans celebrating during big football games, and even nuclear testing. In Hawaii, weather, local air traffic, eruptive tremor, and rockfalls are a few of the interesting seismic signals that HVO seismologists can see while monitoring earthquake activity.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’activité sismique à La Soufrière de St Vincent se caractérise depuis quelque temps par de petits événements de basse fréquence associés à la croissance du dôme. A noter toutefois qu’un nouvel essaim de séismes volcano-tectoniques (VT) a été enregistré le 5 avril 2021. L’essaim a été localisé à une profondeur d’environ 6 km sous le sommet du volcan. L’événement le plus significatif avait une magnitude de M 3,9. Il y a eu neuf autres événements VT dans l’essaim avec des magnitudes de M 3,0 ou plus.

Comme indiqué précédemment, le nouveau dôme continue de croître à la fois dans la partie du volcan sous le vent (leeward) et celle exposée au vent (windward). Les émissions de gaz les plus importantes se situent au sommet du dôme ainsi que dans les zones de contact entre le dôme de 1979 et le nouveau dôme.

Un survol du dôme le 19 mars 2021 avait révélé qu’un volume de 6 291 084 mètres cubes de nouveau matériau était venu s’ajouter au dôme depuis les dernières observations du 12 février.

Le niveau d’alerte reste à l’Orange. Aucun ordre d’évacuation n’a été émis à ce jour.

Voici une vidéo du dôme réalisée à l’aide d’un drone :

https://www.facebook.com/watch/?v=208031224456347

Source : UWI.

 Source : UWI

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L’éruption du Pacaya (Guatemala) continue, avec une activité explosive dans le cratère Mackenney qui émet des colonnes de cendres, de vapeur et de gaz qui s’élèvent jusqu’à 3000 – 4000 mètres d’altitude. Des matériaux son éjectés du cratère jusqu’à 150 mètres de hauteur.

L’activité effusive sur le flanc ouest se poursuit avec la réactivation du front de coulée de lave à La Breña. La coulée s’est à nouveau déplacé vers l’ouest, tandis que le front au niveau de la ferme de Campo Alegre s’est arrêté. La longueur totale de la coulée dépasse 3000 mètres. La coulée de lave présente plusieurs branches qui provoquent des incendies dans la végétation et les cultures qu’elle rencontre, ainsi que la destruction de bâtiments et l’interruption des routes. La lave s’approche dangereusement des villages d’El Patrocinio, San Vicente Pacaya. Il est prévu d’essayer de canaliser la lave si la menace se précisait.

Les autorités mettent en garde sur le danger que représentent les blocs qui se détachent des fronts de coulées, mais aussi sur la toxicité des gaz volcaniques.

Source : INSUVUMEH.

Vue du panache et des coulées de lave sur le Pacaya (Crédit photo : INSIVUMEH)

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En Indonésie, le dôme de lave juste en dessous de la lèvre SO du Merapi continue de croître avec des avalanches de matériaux le long du flanc du volcan. Le volume du dôme de lave 2021 est estimé à 950 000 mètres cubes, avec un taux de croissance d’environ 13 000 mètres cubes par jour. Les coulées pyroclastiques et les avalanches incandescentes parcourent encore sur 1 à 2 km le flanc sud-ouest.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source: VSI.

 

 (Source : Presse internationale)

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Dans la conclusion de son bulletin mensuel pour le mois de mars 2021, l’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) explique que  l’augmentation de la sismicité et la reprise de l’inflation de l’édifice volcanique observées depuis le 13 mars 2021 sont la preuve de la réalimentation et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel par des remontées de fluides profonds. Ce processus de recharge  peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompe en donnant lieu à une éruption. Il se peut aussi que le processus cesse sans donner lieu à brève échéance à une éruption. L’Enclos a été de nouveau ouvert au public.

Photo : G. Grandpey

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Une nouvelle fracture éruptive s’est ouverte vers midi (heure locale) le 5 avril 2021 près du site éruptif dans la Geldingadalur (Islande). On estime que la fissure mesure environ 200 mètres de long et que sa partie centrale se trouve à environ un kilomètre au nord-est de l’éruption dans la Geldingadalur. La lave de la nouvelle fissure s’écoule vers la vallée de Merardalir.

Comme il n’y a pas d’émission de téphra et de cendres dans l’atmosphère, le Met Office islandais affirme qu’il n’y a aucun danger imminent pour l’aviation. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne pour l’aéroport de Keflavik reste Orange.

En raison de la nouvelle situation, le site éruptif dans la Geldingadalur a été fermé au public.

Source: Icelandic Met Office.

Capture d’écran de la webcam dans la Merardalir

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Sur l’Etna (Sicile), la série de paroxysmes continue avec une 17ème crise éruptive les 31 mars et 1er avril 2021. L’événement a adopté son processus habituel avec fontaines de lave dans le Cratère SE et plusieurs coulées de lave, mais il a duré plus longtemps que les précédents. La plupart ont terminé leur course dans la Valle del Bove. De volumineux panaches de cendre ont atteint 9000 m d’altitude et entraîné la fermeture temporaire de l’aéroport de Catane. Des retombées de cendre et de lapilli ont été observées dans la partie SO du volcan. L’activité strombolienne se poursuit dans les autres cratères sommitaux.

Source : INGV.

Retombées de cendres sur le sommet de l’Etna (Photo : C. Grandpey)

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Le Kilauea (Hawaï) est toujours en éruption dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave sort d’une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Le lac de lave a une profondeur d’environ 225 m et reste immobile sur sa moitié est. Il est toujours impossible de l’apercevoir depuis les postes d’observation ouverts au public. Les émissions de SO2 restent élevées avec 1200 t / jour.

Par ailleurs, deux séismes ont été enregistrés sur les pentes du Mauna Loa le 3 avril 2021 juste avant midi. Un événement de M 4.3 a été localisé sous le flanc sud du Mauna Loa à 11h15 (heure locale). Il a été précédé d’une autre secousse de M 3.9 à peu près au même endroit à 11h02. L’épicentre du séisme de M 4.3 a été localisé à 4,8 km au nord-ouest de Pāhala, près de Wood Valley, à une profondeur d’environ 8 km sous le niveau de la mer.

Selon le HVO, les séismes n’ont eu aucun effet apparent sur le Mauna Loa ou le Kilauea.

Source: HVO.

Cratère de l’Halema’uma’u le 24 mars 2021 (Crédit photo : HVO)

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L’Alaska Volcano Observatory a diffusé deux message successifs à propos du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Le premier bulletin rédigé fin mars 2021 indiquait que l’éruption qui avait commencé fin février 2021 semblait marquer une pause. Aucune émission de cendre ou de vapeur n’était visible. La température de surface correspondait à la chaleur résiduelle des coulées de lave récemment observées. Aucune sismicité significative n’était détectée. La couleur de l’alerte aérienne a donc été abaissée à JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée).

Le 5 avril, l’AVO a revu sa position. A cause d’une hausse de la sismicité et de possibles émissions de cendre, la couleur de l’alerte aérienne est repassée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à WATCH (Vigilance).

 

Le Veniaminof le 11 mars 2021 (Crédit photo : AVO)

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Les pluies torrentielles provoquées par une tempête tropicale ont déclenché de puissants lahars sur les pentes du Mt Lewotolo (Indonésie)le 4 avril 2021 au matin. On déplore 67 morts, en particulier dans les villages de Lamawolo et Jontona.

Selon les informations fournies par la station de surveillance du Lewotolo, les volcanologues avaient averti les villageois que des lahars pouvaient les menacer et leur avaient demandé de quitter les villages.

Source : The Jakarta Post.

L’éruption du Lewotolo en novembre 2020 vue par le satellite Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Seismic activity at St Vincent’s La Soufriere is usually characterized by small low-frequency events associated with the growth of the dome. However, it should be noted that a new swarm of volcano-tectonic (VT) earthquakes was recorded on April 5th, 2021. The swarm has been located at a depth about 6 km below the summit of the volcano. The largest event had a magnitude of M 3.9. There were nine other VT quakes in the swarm with magnitudes of M 3.0 or more.

The new dome continues to grow towards both the leeward and windward sides of the volcano with the most active gas emissions being at the top of the dome, as well as the contact areas between the pre-existing 1979 and the new dome.

As indicated previously, a drone survey conducted on March 19th, 2021 had revealed that a volume of 6,291,084 cubic metres of new material had been added to the dome since the last survey on February 12th.

The alert level remains at Orange. No evacuation order or notice has been issued.

Here is a video of the dome shoy with a drone:

https://www.facebook.com/watch/?v=208031224456347

Source: UWI.

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The eruption of Pacaya (Guatemala) continues, with explosive activity within the Mackenney crater that emits columns of ash, steam and gas that rise up to 3000 – 4000 meters above sea level. Materials are ejected from the crater to a height of 150 metres.

Effusive activity on the western flank continues with the reactivation of the lava flow front at La Breña. The flow again moved west, while the front at the Campo Alegre farm has come to a halt. The total length of the lava flow exceeds 3000 metres. Lava flows cause fires in the vegetation and crops they encounter, as well as the destruction of buildings and disruption of roads. The lava is approaching dangerously the villages of El Patrocinio, San Vicente Pacaya. It is planned to try to channel the lava if the threat becomes higher.

The authorities warn of the danger represented by the blocks coming off the flow fronts, but also of the toxicity of volcanic gases.

Source: INSUVUMEH.

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In Indonesia, the lava dome just below Merapi‘s SW rim continues to grow and send material down the volcano’s flank. The 2021 lava dome volume is estimated at 950,000 cubic metres, with a growth rate of about 13,000 cubic metres per day. Pyroclastic flows and incandescent avalanches still travel about 1-2 km down the SW flank.

The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km from the summit.

Source: VSI.  

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 In the conclusion of its monthly report for March 2021, OVPF explains that the continuous edifice inflation recorded from mid-March 2021 on Piton de la Fournaise (Reunion Island), in combination with increased seismicity levels since March 13th is indicative of

refilling and pressurization of the shallow magma reservoir by deep fluids. This recharging process can take several days to weeks before the roof of the reservoir weakens and ruptures, triggering an eruption. However, this process can also stop without giving rise to an eruption in the short term.

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 A new eruptive fissure opened around noon (local time) on April 5th, 2021 near the eruptive site in Geldingadalur (Iceland). The fissure is about 200 meters long and its central part is about one  kilometre northeast of the eruption in Geldingadalur. Lava from the new fissure flows towards the Merardalir Valley.

Since there is no emission of tephra and ash into the atmosphere, the Icelandic Met Office says there is no imminent danger to aviation. As a result, the aviation colour code for Keflavik Airport remains Orange.

Due to the new situation, the eruptive site in Geldingadalur has been closed to the public.

Source: Icelandic Met Office.

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On Mt Etna (Sicily), the series of paroxysms continues with a 17th eruptive crisis on March 31st and April 1st, 2021. The event followed its usual process with lava fountains in the SE Crater and several lava flows, but it lasted longer than the previous ones. Most of them travelled into the Valle del Bove. Voluminous ash plumes reached 9,000 m a.s.l. and caused the temporary closure of Catania airport. Ash and lapilli fell in the SW part of the volcano. Strombolian activity continues in the other summit craters.

Source: INGV.

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Kilauea (Hawaii) is still erupting in Halema’uma’u Crater with lava emitted by a vent on the northwest side of the crater. The lava lake is about 225 m deep and remains stagnant over its eastern half. It still cannot be seen from the public observation posts. SO2 emission rates remain elevated at 1,200 t/day.

It should be noted that two earthquakes struck the slopes of Mauna Loa on April 3rd, 2021 just before noon.

An M 4.3 event was located beneath Mauna Loa’s south flank at 11:15 am (local time). It was preceded by an M 3.9 quake at approximately the same location at 11:02 am.

The M 4.3 earthquake epicentre was 4.8 km NW of Pāhala, near Wood Valley, with a depth of approximately 8 km below sea level.

According to HVO, the earthquakes had no apparent effect on Mauna Loa or Kilauea volcanoes.

Source: HVO.

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The Alaska Volcano Observatory has released two reports about Veniaminof (Aleutians / Alaska). The first bulletin, written at the end of March 2021, indicated that the eruption which had started at the end of February 2021 appeared to be marking a pause. No emission of ash or vapour was observed. The surface temperature corresponded to the residual heat of recent lava flows. No significant seismicity was detected. The aviation colour code was therefore lowered to YELLOW and the volcanic alert level to ADVISORY.

On April 5th, AVO reconsidered its position. Due to increased seismicity and possible ash emissions, the aviation colour code was again raised to Orange and the volcanic alert level to WATCH.

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Because of the torrential rains triggered by a tropical storm, lahars rushed on the slopes of Mount Lewotolo (Indonesia) on the morning of early April 4th, 2021, killing 67 people. Lahars on the slopes of Lewotolo volcano hit the villages of Lamawolo and Jontona.

Based on the information provided by the Lewotolo monitoring post, volcanologists had warned villagers that they were prone to lahar flows and had asked to evacuate.

Source : The Jakarta Post.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Dans un bulletin publié par l’Université des Antilles (University of the West Indies – UWI ) le 27 mars 2021, on peut lire que la séquence de séismes volcano-tectoniques (VT) qui a débuté le 23 mars 2021 à La Soufrière de St Vincent a pris fin le 26 mars. Depuis cette date, l’activité sismique se caractérise par de petits événements de basse fréquence associés à la croissance du dôme.

Le nouveau dôme continue de croître à la fois dans la partie du volcan sous le vent (leeward) et celle exposée au vent (windward). Les émissions de gaz les plus importantes se situent au sommet du dôme ainsi que dans les zones de contact entre le dôme de 1979 et le nouveau dôme.

Un survol du dôme à l’aide d’un drone le 19 mars 2021 a révélé qu’un volume d’environ 6 291 084 mètres cubes de nouveau matériau est venu s’ajouter au dôme depuis les dernières observations du 12 février.

Le niveau d’alerte reste à l’Orange. Aucun ordre d’évacuation n’a été émis à ce jour.

Evolution du dôme de La Soufriere (Source : UWI)

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Le Merapi (Indonésie) reste bien actif. Aux premières heures de la matinée le 27 mars 2021, le volcan a émis des panaches de cendres de 200 mètres de hauteur et déclenché plusieurs coulées pyroclastiques qui ont atteint près de 2 km sur ses pentes. Aucune victime n’est à déplorer. Les villageois vivant sur les pentes du Merapi sont priés de rester à 5 kilomètres de son cratère.

La dernière éruption majeure de Merapi en 2010 a tué 347 personnes.

Source : Presse indonésienne.

Coulée pyroclastique sur le Merapi (Source : Presse internationale)

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L’OVPF indique que la sismicité et l’inflation du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continuent. La sismicité montre les fluctuations habituelles observées pendant la phase de réalimentation du réservoir magmatique superficiel. La source à l’origine de l’inflation est localisée à environ 2 km de profondeur sous le cratère Dolomieu. Au moment du regain d’activité volcanique, on a noté également une augmentation des émissions de CO2, notamment sur les flancs du volcan en champ lointain. Cette hausse des émissions de CO2 est le signe d’une remontée profonde de magma qui est à l’origine de la pressurisation du réservoir magmatique superficiel, de la sismicité et de l’inflation qui y sont associées.

L’OVPF rappelle que le processus de recharge du réservoir peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant qu’apparaisse la possibilité d’une éruption.

Bonne nouvelle : Suite à la baisse de la sismicité sur le volcan, l’Enclos Fouqué a été partiellement rouvert au public.

Inacceptable : Deux stations équipées d’inclinomètres ont été détruites par des actes de malveillance. Les imbéciles comprendront-ils un jour que ce matériel sert à assurer la sécurité de la population?

Dernière minute : Le 31 mars 2021 à 00h09 (heure locale), un séisme de magnitude M 2,3 a été ressenti par des habitants de l’île de la Réunion, sutout dans le secteurde la Plaine des Cafres. L’hypocentre a été localisé à 24 km sous le niveau de la mer, à une distance d’1 km à l’est de la Plaine des Cafres. L’Observatoire explique que ce type d’événements, ressenti par la population, est enregistré plusieurs fois par an.

 Vue de l’inflation sur le Piton de la Fournaise (Source : OVPF)

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En Islande, l’éruption dans la Geldingadalur continue. Le double spatter cone qui s’est édifié sur la fissure éruptive reste bien actif. Il s’est éventré et la lave s’écoule librement à raison de 5-7 mètres cubes par seconde en continuant d’agrandir et d’épaissir le champ de lave. Les autorités islandaises mettent en garde les visiteurs du site éruptif sur le danger que représentent les gaz volcaniques, mais aussi la météo très changeante. Ces mêmes autorités demandent aux visiteurs d’être prudents car plusieurs personnes mal préparées ont rencontré des difficultés et ont été transportées à, l’hôpital pour des blessures toutefois sans gravité. Il est aussi demandé aux personnes présentes de respecter la distanciation sociale à cause de la pandémie de Covid-19. A noter la mise en place de restrictions d’accès plus sévères à l’aéroport à compter du 1er avril 2021. La police contrôle maintenant les personnes sur le site éruptif afin de s’assurer qu’elles ne sont pas en infraction avec les mesures de quarantaine imposées à l’aéroport.

Capture d’écran de la nouvelle webcam le 31 mars 2021

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Sur l’Etna (Sicile), la série de paroxysme qui avait repris le 16 février 2021 marque une pause. Pas de nouvelle crise éruptive depuis la n°16 du 23 mars. Heureusement, car les très mauvaises conditions météo sur le volcan ces derniers temps n’auraient pas permis d’assister au spectacle. Un 17ème événement peut bien sûr se déclencher à tout moment ! Le 30 mars 2021, l’INGV indiquait que l’activité strombolienne a repris dans le Cratère SE et qu’elle se poursuit dans les autres cratères.

Dernière minute (31 mars 2021) :  L’INGV confirme l’ouverture d’une bouche effusive à la base sud du cratère SE. Elle alimente un champ de lave composé de plusieurs coulées qui se dirigent vers le SSO, S et SSE. Les coulées orientées vers le  SSO et le S semblent mal alimentées et leurs fronts se trouvent entre 2800 à 2900 m d’altitude. La coulée avançant vers le SSE est bien alimentée et son front se trouve à environ 2750 m d’altitude. Il a presque atteint le rebord de la Valle del Bove.

L’activité strombolienne reste continée à l’intérieur du Cratère SE. L’activité éruptive des autres cratères sommitaux reste inchangée

. Le tremor volcanique reste sur des valeurs moyennes.

Source : INGV.

Capture écran webcam / 16ème paroxysme

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Le Kilauea (Hawaï) est toujours en éruption dans le cratère de l’Halema’uma’u. La lave sort d’une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Le lac de lave a une profondeur d’environ 224 m et reste immobile sur sa moitié est. Il est toujours impossible de l’apercevoir depuis les postes d’observation ouverts au public. Les émissions de SO2 restent élevées avec 950 t / jour. Source: HVO.

Le HVO enregistre actuellement un nouvel essaim sismique sous le flanc nord-ouest du Mauna Loa avec une magnitude maximale de M 2,6. Cependant, l’Observatoire indique que cela ne signifie pas qu’une éruption est imminente. De tels essaims sont probablement provoqués par des fluctuations dans le réservoir magmatique et/ou par des réajustements à l’intérieur de l’édifice volcanique. Les autres données de surveillance ne montrent pas de changement significatif.

Le Parc National indique que le très populaire Thurston Lava Tube qui est resté fermé plus d’un an en raison de la pandémie de COVID-19 est de nouveau ouvert au public. Pour le moment, le parcours dans le tunnel est à sens unique pour permettre une distanciation sociale. Il est conseillé aux visiteurs de porter des masques lorsqu’ils entrent en contact avec d’autres personnes

Le tunnel est ouvert 24 heures sur 24, mais n’est éclairé que de 8 h à 20 h.

Image thermique du lac de lave (Source : USGS / HVO)

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La sismicité reste élevée sur le Taal (Philippines) dont le niveau d’alerte reste à 2. Il est toujours conseillé aux pilotes d’éviter de voler à proximité du volcan. Le PHIVOLCS indique que des explosions phréatiques soudaines, des retombées de cendres, des séismes volcaniques et des gaz volcaniques peuvent menacer la région autour du volcan.

De faibles émissions de vapeur avec un peu de cendre sont observées au niveau du Main Crater (cratère principal). La température de l’eau du lac dans la Main Crater atteint 71,8°C. Une inflation très lente et régulière estobservée dans la région de Taal depuis l’éruption de janvier 2020.

Source: PHIVOLCS.

Source : presse philippine

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L’éruption du Pacaya (Guatemala) se poursuit avec des panaches de cendres atteignant 3 km d’altitude et des retombées sur plusieurs localités au sud du volcan.

L’activité effusive continue d’alimenter la coulée de lave sur le flanc ouest ; elle présentait une longueur de 2 850 m le 30 mars 2021. Le 29 mars, la lave atteignait les plantations de café et avait enseveli une maison abandonnée près du village d’El Patrocinio.

L’INSIVUMEH indique que de nouvelles coulées de lave pourraient apparaître sur d’autres flancs du volcan. La lave se déplace à une vitesse de 50 à 60 m par jour. Le 30 mars, le village d’El Patrocinio se trouvait à seulement 1,5 km du front de lave actif.

Source: INSIVUMEH, CONRED.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :  :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In a bulletin released by the University of the West Indies (UWI) on Mach 27th, 2021 one can read that the period of elevated volcano-tectonic (VT) earthquakes which began on March 23rd, 2021 at St Vincent’s La Soufriere stopped on March 26th. Since then, the only seismic activity is characterized by small low-frequency events associated with the growth of the dome.

The new dome continues to grow towards both the leeward and windward sides of the volcano with the most active gas emissions being at the top of the dome, as well as the contact areas between the pre-existing 1979 and the new dome.

A drone survey of the dome conducted on March 19th indicates that a volume of about 6,291,084 cubic metres of new material has been added to the dome since the last survey on February 12th.

The alert level remains at Orange. No evacuation order or notice has been issued.

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Mt Merapi (Indonesia) is still quite active. In the early hours of March 27th, 2021, the volcano released 200-metre-high ash plumes and triggered several pyroclastic flows that reached nearly 2 km on its slopes. No casualties were reported.

Villagers living on Merapi’s slopes are asked to stay 5 kilometres from its crater.

Merapi’s last major eruption in 2010 killed 347 people.

Source : Indonesian newspapers.

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OVPF indicates that the seismicity and inflation at Piton de la Fournaise (Reunion Island) continue. Seismicity shows the usual fluctuations observed during the recharge phase of the shallow magma reservoir. The source of the inflation is located about 2 km deep beneath the Dolomieu Crater. At the time of the resurgence of volcanic activity, an increase in CO2 emissions was also noted, especially on the flanks of the volcano in the far field. This increase in CO2 emissions is a sign of a deep magma ascent which is at the origin of the pressurization of the shallow magma reservoir, the seismicity and inflation associated with it.

OVPF explains that the recharging process of the reservoir can take several days to several weeks before an eruption occurs.

Good news: Following the decrease in seismicity on the volcano, the Enclos Fouqué has been partially reopened to the public.

Unacceptable: Two stations equipped with inclinometers were destroyed by malicious acts. Will these stupid persons understand one day that these instruments are used to ensure the safety of the population?

Last minute : On March 31st, 2021 at 12:09 am (local time), an M 2.3 earthquake was felt by some residents of Reunion Island, mostly in the Plaine des Cafres area. The hypocentre was located 24 km below sea level, at a distance of 1 km east of the Plaine des Cafres. The Observatory explains that this type of event, felt by the population, is recorded several times a year.

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In Iceland, the eruption in Geldingadalur continues. The double spatter cone that was built on the eruptive fissure remains very active. Its flanks broke open so that lava can now flow freely at a rate of 5 -7 cubic metres per second.. It enlarges and thickens the lava flield. Icelandic authorities are warning visitors of the danger posed by volcanic gases, but also the changeable weather conditions. These same authorities ask visitors to be cautious as several ill-prepared people encountered difficulties and were transported to hospital with minor injuries. Those present are also asked to respect social distancing because of the Covid-19 pandemic. Starting on April 1st, 2021, stricter measures of access will be enforced at Keflavik airport. The police is also controlling the visitors on the eruption site to make sure they are not breaking the quarantine regulations.

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On Mt Etna (Sicily), the series of paroxysms that resumed on February 16th, 2021 is making a pause after the 16th event of the series on March 23rd. Poor weather conditions would not have allowed to watch another event. A 17th eruptive crisis could accur any time from now! On March 30th, 2021, INGV indicated that strombolian activity has started again in the SE Crater and is going on in the other craters.

Last minute (March 31st, 2021): INGV confirms the opening of an effusive vent at the south base of the SE Crater. It feeds a lava field made up of several flows that head SSW, S and SSE. The SSW and S-trending flows appear to be poorly fed and their fronts are between 2800 and 2900 m above sea level. The flow moving SSE is well fed and its front is at an altitude of about 2750 m. It has almost reached the edge of the Valle del Bove.

Strombolian activity remains continuous inside the SE Crater.

The eruptive activity of the other summit craters remains unchanged. The volcanic tremor remains on medium values.

Source: INGV.

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Kilauea (Hawaii) is still erupting in Halema’uma’u Crater with lava emitted by a vent on the northwest side of the crater. The lava lake is about 224 m deep and remains stagnant over its eastern half. It still cannot be seen from the public observation posts. SO2 emission rates remain elevated at 950 t/day.

Source: HVO.

HVO is currently recording another seismic swarm beneath the NW flank of Mauna Loa with a maximum magnitude of M 2.6. However, the Observatory indicates this does not mean an eruption is imminent. Such swarms are probably caused by changes in the magma storage system and/or by normal re-adjustments within the volcanic edifice. Other monitoring data show no significant changes in activity.

Hawaii Volcanoes National Park indicates that it has reopened the popular Thurston lava tube which had been closed more than year due to the COVID-19 pandemic. For the moment, the trail through the tube is one-way only to allow social distancing. Visitors are advised to wear masks when coming into close contact with other persons

The tube is open 24 hours a day, but is only illuminated from 8 a.m. to 8 p.m.

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Seismicity remains high at Taal Volcano (Philippines) whose alert level remains at 2. Pilots are still advised not to fly close to the volcano. PHIVOLCS indicates that sudden phreatic explosions, minor ashfall, volcanic earthquakes, and volcanic gases may threaten the region around the volcano. .

Weak emission of steam plumes are observed at the Main Crater. Water temperature of the Main Crater Lake reaches 71.8 °C.

Very slow and steady inflation and expansion has been observed in the Taal region since after the January 2020 eruption.

Source: PHIVOLCS.

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The eruption of Pacaya (Guatemala) continues with ash columns reaching 3 km above sea level and ashfall on several communities to the south of the volcano.

Effusive activity continues to feed the lava flow on the west flank, with a length of 2 850 m on March 30th, 2021. On March 29th, the lava flow reached coffee plantations and swallowed up an abandoned house near the village of El Patrocinio. INSIVUMEH says more lava flows coulsd appear on other flanks. Lava travels at a speed of 50-60 m per day.

On March 30th, the village of El Patrocinio was located only  1.5 km from the active lava front.

Source : INSIVUMEH, CONRED.

 

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Hawaii : l’océan et le volcan // The ocean and the volcano

Des phénomènes de houle sont observés en permanence sur tous les océans du globe. En effectuant des ondulations accompagnées de mouvements ascendants et descendants, les houles agissent sur le plancher océanique et délivrent un signal constant. Ces microséismes océaniques traversent la terre et apparaissent en surface sur les sismomètres. Le HVO a mis en place un certain nombre de sismomètres sur le Kilauea pour contrôler les processus volcaniques et les mouvements de failles actives. Lorsque le magma ne se déplace pas à l’intérieur du Kilauea et lorsque le volcan n’est pas en éruption, les microséismes océaniques apparaissent sur les sismomètres où ils laissent un signal répétitif constant.

Les signaux microsismiques présentent de grandes variations au cours des périodes où le Kilauea  traverse des épisodes d’inflation et déflation en raison du déplacement du magma sous la surface. Des variations similaires se produisent lorsque le volcan est en éruption, comme c’est le cas actuellement. Les scientifiques mesurent les différences entre les microséismes observés pendant les périodes d’activité volcanique et ceux enregistrés pendant les périodes de calme. Le but est d’identifier quand, où et pendant combien de temps le magma a migré et est resté stocké sous le Kilauea.

Les scientifiques du HVO ont récemment utilisé cette technique pour essayer de comprendre les événements qui ont conduit à l’effondrement du sommet du volcan et à l’éruption dans la Lower East Rift Zone en 2018. Les données microsismiques associées à des schémas sismiques et de déformation plus traditionnels donnent des indications sur l’augmentation de la pression dans la partie superficielle du réservoir magmatique au sommet du Kilauea. Le sommet et l’East Rift Zone ont immédiatement commencé réagir et à montrer une inflation, signe que le magma se déplaçait dans ces parties du volcan.

Les variations microsismiques ont également révélé qu’un séisme d’une magnitude de M 5,3 un an auparavant avait considérablement affaibli la croûte à la surface du volcan sous le  Pu’uO’o. Les scientifiques du HVO ont émis l’hypothèse que la hausse de pression au sommet du Kilauea s’ajoutant à l’affaiblissement de la croûte peu profonde sous le Pu’uO’o avait créé des conditions favorables au déplacement du magma le long de la zone de rift et le déclenchement de l’éruption en 2018.

Les scientifiques du HVO ont récemment installé huit sismomètres temporaires supplémentaires autour du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea, pour suivre les mouvements du magma sous le nouveau lac de lave. Ces sismomètres temporaires, en même temps que le réseau sismique permanent, permettent un échantillonnage spatial plus large des microséismes océaniques qui traversent le réservoir magmatique du Kilauea. Cela permet une étude plus précise de l’endroit où des changements physiques se produisent sous le cratère.

Le fait que l’éruption actuelle soit confinée à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u au sommet du Kilauea est idéal pour étudier les mécanismes physiques associés à cette éruption. En analysant ces données, les scientifiques du HVO espèrent répondre à plusieurs questions: 1) Où se situent la source magmatique et les conduits empruntés par ce même magma pendant cette éruption ? 2) Cette technique peut-elle aider à comprendre les petites variations de l’activité volcanique observées à certains moments au cours de cette éruption ? 3) Cette technique peut-elle fournir des indices sur la fin de l’éruption ? 4) Dans quelle mesure peut-on appliquer les leçons de cette étude à la compréhension et à la prévision des futures éruptions du Kilauea?

Source: USGS / HVO

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Ocean swells occur continuously around the world. As these swells rise and fall, they couple with the ocean floor below them creating a constant signal. These oceanic microseisms, travel through the solid earth and are observed at the surface using  seismometers.

HVO has a number of seismometers in place across Kilauea Volcano for monitoring volcanic processes and active fault movements. When magma is not moving within or erupting from Kilauea, the oceanic microseisms appear on seismometers as a repeating and unchanged signal.

The microseismic signals display large variations during periods when Kilauea is inflating or deflating due to magma moving beneath its surface. Similar variations occur when the volcano is actively erupting, such as now. Scientists measure differences in these observed microseisms during periods of volcanic activity relative to times of quiet, in an effort to identify when, where, and for how long magma is migrating and being stored within Kilauea.

HVO scientists recently applied this technique to better understand the events leading up to the 2018 Lower East Rift Zone eruption and summit collapse. Microseism data combined with more traditional seismic and deformation patterns document the increase of pressure within the shallow region of the magma storage reservoir at Kilauea’s summit. Both the summit and the East Rift Zone immediately began expanding rapidly, suggesting that magma was moving into these regions.

Variations in microseisms also revealed that an M 5.3 earthquake a year earlier had significantly weakened the volcanic crust directly beneath Pu’uO’o. HVO scientists hypothesized that the combination of increased pressure at Kilauea’s summit and the weakening of the shallow crust beneath Pu’uO’o, created conditions favourable for magma to move downrift and erupt in 2018.

HVO scientists recently deployed eight additional temporary seismometers around Halema’uma’u Crater, at the summit of Kilauea, to track magma movements beneath the new lava lake. These temporary seismometers, along with HVO’s permanent seismic network, allow for a larger spatial sampling of the oceanic microseisms travelling through Kilauea’s magma reservoir. This, in turn, means a denser sampling of where physical changes are occurring beneath the crater.

Confinement of the ongoing eruption within Halema’uma’u Crater at Kilauea’s summit is ideal for surveying the physical mechanisms associated with this eruption. With analysis of these data, scientists at HVO hope to answer several questions: 1) where is the magma source and pathways for this eruption?; 2) can this technique help us understand small increases and decreases in volcanic activity observed at times during this eruption?; 3) can this technique provide clues for when the eruption will end?; and 4) how can we apply what we have learned in this study to assist in better understanding and forecasting volcanic activity associated with future eruptions at Kīlauea?

Source : USGS / HVO

Crédit photo : USGS / HVO

Eruption du Kilauea en 2020 : le déesse Pele a devancé le HVO! // Kilauea’s 2020 eruption : Madame Pele was faster than HVO !

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, a eu du mal à prévoir l’éruption actuelle du Kilauea car les instruments n’ont pas fourni d’informations laissant supposer que la lave allait réapparaître si rapidement. Cependant, dans les mois précédant l’éruption, le Kilauea avait émis des signaux discrets montrant que quelque chose allait se produire. Dans un article fort intéressant, l’Observatoire passe en revue ces signes annonciateurs d’une éruption.

Le point de départ exact de l’activité qui a précédé le début de l’éruption du 20 décembre 2020 est difficile à identifier. Une première indication a été une augmentation de l’activité sismique le 22 octobre 2020. Un essaim sismique a été enregistré sous le camping Namakanipaio, à l’ouest du sommet du Kilauea. L’événement a duré environ 48 heures et a produit près de 300 événements ; le plus important avait une magnitude M3,5. Cependant, les essaims autour du camping Namakanipaio ne sont pas rares. Un essaim s’était déjà produit en mars 2019.

La sismicité autour du sommet du Kilauea et de l’Upper East Rift Zone a été globalement  calme au cours du mois de novembre avec quelques essaims mineurs. Une centaine d’événements ont été enregistrés pendant les deux journées le plus actives.

Un autre essaim sismique significatif s’est produit sous le sommet et dans l’Upper East Rift Zone le 2 décembre 2020, avec plus de 200 secousses dont un événement de M3.1 le 17 décembre 2020. Cet essaim montrait que l’activité volcanique ne se limitait pas à une simple sismicité, d’autant plus que la dernière partie de l’essaim s’est accompagnée d’une inflation rapide du sol. L’augmentation de l’inflation venant s’ajouter à l’activité sismique indiquait qu’une intrusion magmatique était en train de se produire à faible profondeur.

Les sismologues ont également remarqué une augmentation de la fréquence d’apparition des signaux sismiques de longue période après cet événement, ce qui laissait suposer que le magma se déplaçait sous la surface. Au vu de ces signaux, le HVO a songé à relever le niveau d’alerte du Kilauea, mais Madame Pele a été plus rapide que l’Observatoire et l’éruption a commencé le 20 décembre!

Avant le début de l’éruption, les sismologues ont observé un petit essaim de sismique dans l’Upper East Rift Zonet vers 19h30 (heure locale) dans la soirée du 20 décembre. Toutefois, cet essaim ne semblait pas différent des essaims récents dans cette zone.

L’activité sismique dans l’Upper East Rift Zone a cessé après environ une heure, mais a recommencé à augmenter par la suite dans la zone sommitale du Kilauea.

Cette activité au sommet a commencé par des secousses toutes les quelques minutes, à des profondeurs d’environ 1,5 km sous la surface. Le magma provoquait cesséismes au cours de son ascension vers la surface.

Cette activité sismique a continué d’augmenter rapidement. À 21h20, environ 10 minutes avant l’apparition de la lave au sommet, les séismes se répétaient si rapidement qu’il n était pas possible de dire quand un événement se terminait et un autre commençait.

La lave a percé la surface vers 21h30. (heure locale), mais la sismicité intense s’est poursuivie au cours des 40 minutes suivantes alors que de nouvelles bouches s’ouvraient au sommet et que la lave s’échappait librement à la surface.

Vers 22 h 10, les stations sismiques autour du sommet du Kilauea n’ont plus montré d’activité. Les sismomètres ont laissé apparaître un signal de tremor continu à basse fréquence généré par le magma qui s’écoulait par un conduit ouvert.

L’éruption continue actuellement dans le cratère de l’Halema’uma’u, avec le signal de tremor classique. La lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère et contribue à faire s’élever peu à peu le niveau du lac dont la profondeur est estimée à 220 m, mais sa surface n’est pas visible depuis la terrasse d’observation. Les émissions de SO2 ont été mesurées à 1 000 t / jour.

Source: USGS / HVO.

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) found it difficult to predict Kilauea’s current eruption as there was no significant change that suggested lava would erupt again so rapidly. However, there were subtle signs of restless behaviour around Kilauea’s summit in the months prior to the eruption. The Observatory has detailed all these phenomena.

The exact onset of activity that preceded the start of the 20 December 2020 eruption is hard to pinpoint.

A first sign was an increase in seismic activity on October 22nd, 2020.  A seismic swarm was recorded under the Namakanipaio Campground, west of Kilauea’s summit. The event lasted about 48 hours and produced nearly 300 earthquakes, the largest with a magnitude M3.5. However, swarms around the Namakanipaio Campground are not uncommon. The previous swarm had happened in March 2019.

Seismicity around Kilauea summit and the upper East Rift Zone was mostly quiet during the month of November with a few minor swarms. The two most active days had about 100 detected events.

Another large seismic swarm occurred under the summit and upper East Rift Zone on December 2nd, 2020, producing over 200 detected earthquakes and punctuated by an M3.1 event on December 17, 2020. This swarm was the first instance of the sequence where restlessness was evident in more than just seismic data, with the latter part of the swarm being accompanied by a rapid increase in ground tilt trends. The increase in the tilt, along with the migrating seismic activity, indicated a shallow magmatic intrusion. Seismologists also noticed increased occurrences of long-period seismic signals after this event, suggesting magma was moving beneath the surface. These signals incited HVO to think about raising Kilauea’s alert level, but Madame Pele was quicker than the Observatory and the eruption started on December 20th!

Before the start of the eruption, seismologists observed a small earthquake swarm in the upper East Rift Zone around 7:30 in the evening of December 20th, which did not seem different from recent swarms in that area.

The seismic activity in the upper East Rift Zone ceased after about an hour, but then began to increase around the summit of Kilauea.

This summit activity began with earthquakes occurring every few minutes starting at depths of about 1.5 km below the surface. Magma was causing these quakes as it made its way to the surface.

The rate of activity continued to rapidly increase. At 9:20 pm, about 10 minutes before lava appeared at the summit, the earthquakes began occurring so rapidly that we could not tell when one event was ending and another started.

Lava broke the surface at about 9:30 p.m. (local time), but the rapidly-repeating earthquakes continued over the next 40 minutes as new summit vents opened and the pathway of magma became fully established.

At about 10:10 p.m, stations around Kilauea summit no longer showed any earthquake activity.  Seismometers showed only a continuous, low frequency tremor signal caused by magma flowing through an open conduit.

The eruption within Halema‘uma‘u crater continues, along with the associated tremor signal. Lava activity is erupting from a vent on the northwest side of the crater and flowing into a growing lava lake. The total depth of the lava lake is 220 m but its surface can’t be seen from the public observation terrace. SO2 emissions have been measured at 1000 t/day.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo : HVO

Essaim sismique sur le Mauna Loa (Hawaii) mais pas d’éruption en vue // Seismic swarm on Mauna Loa (Hawaii) but no imminent eruption

Le 18 mars 2021, le HVO a enregistré un essaim sismique avec plus de 40 événements dans la partie supérieure de la zone sismique de Ka’oiki du Mauna Loa. Les secousses se sont produites dans un secteur d’environ 1,6 km de diamètre et à 800-6500 mètres sous la surface. L’événement le plus significatif avait une magnitude M 3,5. La plupart des autres secousses avaient une magnitude inférieure à M 2,0. Le HVO explique que la présence de foyers sismiques peu profonds dans cette zone ne signifie pas qu’une éruption est imminente. L’observatoire enregistre des séismes peu profonds dans cette zone depuis de nombreuses décennies. Ils ne montrent aucun signe d’ascension magmatique et font partie des « réajustements normaux en raison de l’évolution des contraintes à l’intérieur de l’édifice volcanique.»

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On March 18th, 2021, HVO recorded more than 40 earthquakes beneath Mauna Loa’s upper Ka‘ōiki seismic zone. These earthquakes occurred in a cluster about 1.6 km wide and 800-6,500 metres below the surface. The largest event had a magnitude M 3.5. The bulk of the events had a magnitude less than M 2.0.

HVO explains that clustering of shallow earthquakes in this region does NOT mean an eruption is imminent. The observatory has recorded shallow earthquakes in this area for many decades. They do not show any signs of magmatic involvement and are “part of normal re-adjustments of the volcano due to changing stresses within it.”

Vue du sommet du Mauna Loa (Crédit photo : HVO)