Hawaii: Coronavirus et pas d’éruption! // COVID-19 and no eruption !

Comme l’Europe, Hawaï est infectée par le coronavirus. Le Parc National des Volcans reste ouvert, mais modifie son fonctionnement pour favoriser la distanciation sociale. Le Visitor Center du Kilauea est fermé, mais les toilettes sont ouvertes. L’hôtel de la Volcano House ainsi que les restaurants sont fermés.
Tous les sentiers et points d’observation restent ouverts. La plupart des sentiers et campings à l’intérieur du Parc sont ouverts. Les permis doivent être récupérés en personne par une fente dans la porte du bureau qui les délivre.
Les visites de groupes sont limitées à 10 personnes ou moins et les guides doivent appliquer des procédures de distanciation entre les personnes.
L’entrée dans le Parc des Volcans est actuellement gratuite. .

Voici quelques nouvelles sur l’activité volcanique. Pas grand-chose à se mettre sous la dent d’un point de vue volcanique car le Kilauea n’est pas en éruption. Pas de lac ou de coulée de lave! Le HVO indique qu’il n’y a guère eu de changements géologiques depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018. Les émissions de SO2 sont faibles au sommet et inférieurs aux limites de détection sur le Pu’uO’o et dans la Lower East Rift Zone. La pièce d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de prendre lentement du volume. Ses dimensions sont d’environ 100 mètres sur 200 mètres. Actuellement, la profondeur est d’environ 28 mètres.
Le HVO ajoute que même s’il n’y a pas d’éruption en ce moment, il reste des zones où la température au sol reste élevée, avec des émissions de gaz résiduelles à proximité des fissures qui se sont ouvertes en 2018 dans la Lower East Rift Zone. Les coulées de lave de l’éruption de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Les visiteurs sont priés de ne pas y pénétrer et de ne pas y garer leurs véhicules. .
Depuis le 25 juin 2019, le niveau d’alerte du Kilauea est : Normal / Vert.
Source: HVO et journaux locaux.

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Like Europe, Hawaii has been infected by COVID-19 coronavirus. Volcanoes National Park remains open, but is modifying operations to promote social distancing. Kilauea Visitor Center is closed, but restrooms are open. Volcano House hotel, restaurants are closed.

All previously open trails and overlooks are open. Most of the backcountry is open for hiking and camping. Backcountry permits are retrieved in person through a slot in the backcountry office door.

Commercial tours are limited to 10 people or less and guides must enforce social distancing procedures.

All entrance fees are temporarily suspended until further notice.

 

Here is some news about volcanic activity. There is not much to be seen from a volcanic point of view as Kilauea is not erupting. No lava lake and no lava flow! HVO indicates that there have been minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. SO2 emission rates are low at the summit and are below detection limits at Pu’uO’o and the lower East Rift Zone. The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. Its dimensions are approximately 100 metres by 200 metres. The current depth is about 28 metres.

HVO adds that although not currently erupting, areas of persistently elevated ground temperatures and minor release of gases are still found in the vicinity of the 2018 lower East Rift Zone fissures. Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.
Since June 25th, 2019, Kilauea’s alert level has been at Normal / Green.

Source: HVO and local newspapers.

Attention! Photo souvenir qui ne reflète en rien la réalité actuelle sur le Kilauea! (Photo: C. Grandpey)

Les mesures GPS à Hawaii // GPS measurements in Hawaii

Le Global Positioning System (GPS) est un système américain de navigation par satellite conçu à l’origine pour des applications militaires, mais qui est devenu extrêmement populaire et largement utilisé. En plus de la constellation américaine, il existe trois autres systèmes de navigation par satellite (GNSS) dans le monde : GLONASS (Russie), Galilée (Europe) et BeiDou (Chine). Les nouveaux récepteurs GNSS peuvent suivre simultanément plusieurs constellations de satellites, ce qui améliore la précision.
À Hawaii, le HVO exploite un réseau GNSS de 67 stations réparties sur toute l’île, mais avec priorité aux zones de déformation telles que les zones de rift. Ces stations GNSS de haute précision fournissent des données aux scientifiques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Le principe de fonctionnement est le suivant : les satellites GNSS émettent des ondes radio qui se déplacent à la vitesse de la lumière et transmettent des informations sur la position exacte du satellite et l’heure actuelle. L’antenne au sol prend en compte les signaux radio de plusieurs satellites et les transmet au récepteur qui calcule l’emplacement exact selon un processus appelé trilatération. Un système GNSS de haute précision peut déterminer un emplacement avec une marge d’erreur de seulement quelques millimètres.

Actuellement, la constellation GPS américaine compte 33 satellites opérationnels en orbite à une altitude de 20 000 km. Pour localiser avec précision l’emplacement d’une station GNSS, le récepteur doit recevoir en continu des données pendant six heures au moment où les satellites traversent l’horizon en vue de la station. Quatre satellites sont nécessaires pour calculer un emplacement 3D, mais généralement un récepteur GNSS en suit huit ou plus pour calculer une position plus précise.
Plusieurs facteurs peuvent affecter le signal GNSS et la précision des emplacements qui en dépendent. L’ionosphère et la troposphère, couches de l’atmosphère à travers lesquelles se déplacent les ondes radio, peuvent retarder les signaux radio, mais cela peut être corrigé avec des modèles atmosphériques. Il est important que les antennes GNSS fonctionnent dans un environnement bien dégagé,  sans interférence d’objets comme des arbres ou des bâtiments.
Pour obtenir une vue globale des déformations d’un volcan, le HVO effectue également chaque année des mesures sur le terrain sur le Mauna Loa et le Kilauea. Au cours de ces missions, le personnel du HVO place des récepteurs GPS temporaires et des antennes sur des supports – des disques de laiton qui ont été arrimés au sol – et les scientifiques laissent l’équipement en place pendant quelques jours sur chaque site. Le support du récepteur montre généralement une croix à l’intérieur d’un triangle qui sert de point de référence pour le centrage de l’antenne.
Au cours de chaque mission de mesures, le personnel du HVO revient sur les sites de mesures afin de collecter les données et déterminer si la station a bougé. Les données ainsi collectées permettent de calculer à la fois la position horizontale et verticale – comme on le fait pour la latitude, la longitude et l’altitude – et ainsi d’évaluer les variations par rapport aux relevés précédents.
Des campagnes de levés GPS sont conduites sur le Mauna Loa et le Kilauea depuis le milieu des années 1990. Elles fournissent des données extraordinairement précises sur la déformation de ces volcans. En plus du Mauna Loa et du Kilauea, le Hualalai et l’Haleakala sont inspectés périodiquement (tous les trois à cinq ans) dans le cadre du programme de surveillance des volcans par le HVO.
Source: USGS / HVO.

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The Global Positioning System (GPS) is a US satellite-navigation system originally designed for military use but now an extremely popular and widely used technology. In addition to the US constellation, there are three other Global Navigation Satellite Systems (GNSS): GLONASS (Russia), Galileo (European) and BeiDou (China). New GNSS receivers can simultaneously track multiple constellations of satellites , which provides improved accuracy.

In Hawaii, HVO operates a 67-station GNSS network spread out across the island but concentrated near persistent deforming features like rift zones. These high-precision GNSS stations give scientists a 24/7 record.

GNSS satellites send out radio waves that travel at the speed of light and transmit information about the exact position of the satellite and the current time. The antenna on the ground listens to the radio signals from multiple satellites and passes them to the receiver which calculates the exact location using a process called trilateration. High-precision GNSS equipment and analysis can determine a location down to less than a centimetre.

Currently, the American GPS constellation has 33 operational satellites orbiting at an altitude of 20 000 km. To accurately pinpoint the location of a high-precision GNSS station, the receiver must continuously receive data for six hours as satellites arc across the horizon in view of the station. Only four satellites are needed to calculate a 3-D location, but typically a GNSS receiver will track eight or more to calculate a more precise position.

There are several factors that affect the GNSS signal and accuracy of derived locations. The ionosphere and troposphere, layers of the atmosphere through which the radio waves travel, introduce delays in the radio signals that can be corrected with atmospheric models. It is important for GNSS antennas to have enough clear “sky view” without object interference suchas trees or buildings.

To get a more complete view of the deforming volcano, HVO also conducts yearly campaign surveys on Mauna Loa and Kilauea. During these surveys, HVO staff place temporary GPS receivers and antennas on benchmarks – permanent brass disks that have been drilled into the ground – and leave the equipment in place for a couple of days at each site. The benchmark typically has a cross inside a triangle that serves as a reference point for centering of the antenna.

During each survey, HVO staff returns to these benchmarks to collect data and determine how the point has moved. Data collected allow to calculate both a horizontal and vertical location, similar to latitude, longitude, and altitude and thus to evaluate the change from prior surveys.

Campaign of GPS surveys have been conducted on both Mauna Loa and Kilauea since the mid-1990s, providing extraordinary records of volcano deformation. Along with Mauna Loa and Kilauea, Hualalai and Haleakala are surveyed periodically (every three to five years) as part of HVO’s volcano monitoring program.

Source : USGS / HVO.

Station GPS sur le flanc sud du Kilauea (Crédit photo : USGS)

Réouverture du Thurston Lava Tube (Hawaii) // Reopening of the Thurston Lava Tube (Hawaii)

Confirmant ce que j’écrivais sur ce blog le 2 février 2020, le Thurston Lava Tube a officiellement rouvert au public dans le Parc National des Volcans d’Hawaii, après l’éruption du Kilauea qui a obligé à sa fermeture pendant plus d’un an.
Ce tunnel de lave très touristique, également connu sous le nom de Nāhuku, était fermé depuis le 4 mai 2018, suite à un séisme de M 6,9 et quatre mois d’activité éruptive et sismique du Kilauea.
Le tunnel de lave sera ouvert 24h / 24 et sera éclairé de 8h à 20h. Les touristes doivent apporter une lampe de poche et prévoir des piles supplémentaires s’ils visitent le site avant 8 h ou après 20 h.
Pendant l’éruption, plusieurs gros blocs se sont détachés du plafond du tunnel et de nouvelles fissures sont apparues. Deux détecteurs de fissures ont été installés et un bloc qui dépasse de la voûte a été marqué à la peinture pour éviter que les gens se cognent et se blessent. Le système d’évacuation de l’eau stagnante sur le sol a été amélioré et la ligne électrique qui alimente les toilettes a été remplacée.
Le parking de Nāhuku a également été endommagé lors de l’éruption et a dû être modifié. Le stationnement est désormais limité à 30 minutes. Les visiteurs peuvent également se garer sur d’autres sites, notamment les parkings de la Devastation Trail et du belvédère du Kilauea Iki.
Pendant la fermeture, de longues racines d’ohi’a (arbustes actuellement menacés par une maladie) ont traversé la plafond du tunnel et touchent le sol dans certaines zones. Il y a également des colonies de matière microbienne qui laissent des taches blanches sur les parois du tunnel. Il est demandé aux touristes de ne pas toucher les parois du tunnel ou les racines. Ces caractéristiques naturelles uniques ont probablement réapparu en raison de l’absence de visiteurs depuis plus d’un an.
Le tunnel de lave a été découvert en 1913 par Lorrin Thurston, un éditeur de journaux locaux et un ardent défenseur de la création du parc national. Son nom hawaïen, Nāhuku, signifie «les protubérances» ; il fait peut-être référence aux stalactites de lave qui ornaient autrefois la voûte du tunnel mais qui ont malheureusement disparu à cause des collectionneurs de souvenirs. Gare à la malédiction de Pele !
Source: Journaux hawaïens.

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Confirming what I wrote in a post released on February 2nd, 2020, Thurston Lava Tube in Hawaii Volcanoes National Park has officially reopened to the public after the eruption of Kilauea shut it down for over a year.

The popular lava tube, also known as Nāhuku, had been closed since May 4th, 2018, following an M 6.9 earthquake and four months of eruptive and seismic activity at Kilauea Volcano.

The lava tube will be open 24 hours a day, and will be lit from 8 a.m. to 8 p.m. Visitors must bring a flashlight and extra batteries if visiting before 8 a.m. or after 8 p.m.

During the eruption, several large rocks were dislodged from the lava tube’s ceiling, and new cracks appeared. Two crack monitors were installed, and a low-hanging rock is visibly marked off to prevent head injuries. Drainage was improved to reduce standing water on the cave’s floor, and the electrical line to the bathroom was replaced.

The parking lot at Nāhuku was also damaged during the eruption and had to be modified. Parking is now limited to 30 minutes. Visitors can also park at alternate sites, including Devastation Trail and Kilauea Iki Overlook.

During the closure, long, delicate roots from ohi’a trees (currently threatened with a disease) that grow on top of the lava tube grew down through the ceiling to touch the floor in some areas. There are also large colonies of white microbial matter on the lava tube walls. Visitors are urged not to touch the lava tube walls or the roots. These unique natural features have likely reappeared due to the absence of people for more than a year.

The lava tube was discovered in 1913 by Lorrin Thurston, a local newspaper publisher and advocate for the establishment of the national park. Its Hawaiian name, Nāhuku, means “the protuberances,” which possibly refers to the lava stalactites that once covered its ceiling. Unfortunately, those have disappeared due to souvenir collectors. Beware of Pele’s curse !

Source : Hawaiian newspapers.

Vue du Thurston Lava Tube (Crédit photo: Wikipedia)

Rapid Ohi’a Death in Hawaii // Ohi’a en danger de mort à Hawaii

Ce n’est pas de la volcanologie, mais le sujet est étroitement lié au volcan Kilauea à Hawaï. Ceux qui ont visité le Parc National ont forcément admiré la superbe Metrosideros polymorpha, la ōhi’a lehua, dont les fleurs rouges illuminent la végétation.
Il existe une légende hawaïenne liée à l’Ohi’a et à Pele, la déesse du feu et des volcans hawaiiens. Cette légende raconte que si vous cueillez cette fleur, il pleuvra le même jour. Selon la légende, Pele rencontra un jour un beau guerrier nommé Ohi’a. Elle lui demanda de l’épouser, mais Ohi’a avait déjà promis son amour à Lehua. Pele entra en furie quand Ohi’a refusa sa demande en mariage et elle le transforma en arbre tordu.
Lehua connut un grand chagrin. Les dieux eurent pitié d’elle et estimèrent qu’il était injuste de séparer Ohi’a et Lehua. C’est pourquoi ils ont  transformé Lehua en fleur sur l’arbre Ohi’a afin que les deux amants soient unis à jamais. La légende raconte que si vous cueillez cette fleur, vous séparez les amoureux, et ce jour-là il pleuvra.

La réalité d’aujourd’hui est très différente de la légende, mais aussi très inquiétante. En effet, les ohi’a sont victimes d’un fléau, la Rapid Ohi’a Death (ROD) – mort rapide de l’ohi’a – une maladie fongique qui attaque et tue les arbres sur la Grande Ile d’Hawaï. Ce champignon obstrue le système vasculaire de l’arbre, privant d’eau la canopée, et peut tuer les arbres très rapidement. L’ohi’a est une espèce clé dans les forêts hawaïennes, et la ROD peut causer des perturbations majeures dans l’écosystème, avec un impact négatif sur les traditions culturelles, les ressources naturelles et la qualité de vie. Les fleurs sont présentes sur les couronnes qui ornent la tête de la déesse Pele.
Les ohi’a infectés peuvent avoir des branches entières couvertes de feuilles brunes. L’aubier de l’arbre peut présenter des taches sombres et une odeur fruitée, bien que les signes du champignon ne soient pas forcément visibles à l’extérieur de l’arbre. Des tests supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la présence de ROD, car l’ohi’a peut également mourir d’autres maladies, de sécheresse et de blessures. On rencontre essentiellement la ROD sur l’île d’Hawaï, bien que des cas aient également été détectés à Maui, O’ahu et Kaua’i.
Le bois du 1000ème ohi’a du Parc national des volcans vient d’être prélevé pour voir s’il est infecté par la ROD. Le personnel du parc recueille des copeaux et les échantillons sont analysés en laboratoire. Si la ROD est confirmée, l’arbre est abattu et couvert pour empêcher une propagation de la maladie dans la forêt environnante.
La ROD a été confirmée sur plus de 100 arbres dans le parc. Depuis sa découverte, la ROD a tué plus de 500 000 arbres sur la Grande Ile d’Hawaii.
Les visiteurs du Parc peuvent aider à prévenir la propagation de la ROD en nettoyant leurs chaussures avant et après une randonnée sur les sentiers. La plupart des entrées de sentiers les plus fréquentés ont une station de brossage des chaussures ; toute la boue et les graines présentes sur les chaussures peuvent être brossées et grattées. Les visiteurs sont priés de ne pas apporter de bois d’ohi’a dans le Parc. On trouvera toutes les recommandations à cette adresse :

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

J’ai déjà écrit deux articles alertant de ROD:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

et
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

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This is not volcanology, but it is closely connected to Kilauea Volcano in Hawaii. Those who have visited the National Park have inevitably seen the very nice Metrosideros polymorpha, the ōhi’a lehua, whose red blossoms illuminate the trees.

There is an interesting Hawaiian legend tied to the Ohi’a tree and to the volcano goddess, Pele. This story explains that if you pluck this flower, it will rain on the same day. The legend says that one day Pele met a handsome warrior named Ohi’a and she asked him to marry her. Ohi’a, however, had already pledged his love to Lehua.  Pele was furious when Ohi’a turned down her marriage proposal, so she turned Ohi’a into a twisted tree.

Lehua was heartbroken, of course. The gods took pity on Lehua and decided it was an injustice to have Ohi’a and Lehua separated.  They thus turned Lehua into a flower on the Ohi’a tree so that the two lovers would be forever joined together. So remember, Hawaiian folklore says that if you pluck this flower you are separating the lovers, and that day it will rain.

Reality today is very different from the legend, but very sad too. Indeed, ohi’a trees are the victims of a calamity called Rapid Ohi’a Death (ROD), a fungal disease currently attacking and killing the trees on Hawaii Big Island. This fungus clogs the tree’s vascular system, depriving the canopy of water, and may kill the trees very quickly. Ohi’a is the keystone species in Hawaiian forests, and ROD has the potential to cause major ecosystem disturbances that will negatively impact cultural traditions, natural resources, and quality of life. The flowers can be seen on the wreaths on goddess Pele’s head.
Infected ohi‘a trees may have individual branches or entire canopies of recently dead and still attached brown leaves. The tree’s sapwood may have dark and unusual staining and a fruity odour, though signs of the fungus may not be visible on the outside of the tree. Additional testing is needed to confirm ROD, since ohi‘a may also die from other diseases, drought and injury. ROD has been found mostly on Hawaii Island, although cases have also been detected on Maui, O’ahu, and Kaua’i.

The 1,000th Ohi‘a tree has just been tested for ROD within Volcanoes National Park. Park staff collects wood chips and the samples are analyzed in a lab. If ROD is confirmed, the tree will be cut down and covered to prevent further spread of ROD into the surrounding forest.

ROD has been confirmed in over 100 ohi‘a trees in the park. Since its discovery, ROD has killed more than half a million trees on Hawaii Big Island.

Visitors to the park can help prevent the spread of ROD by cleaning their shoes before and after hiking on park trails. Most of the popular trailheads have a boot brushing station where all mud and seeds may be brushed and scraped from footwear. Visitors are asked not to bring ohi’a wood into the park. All the recommendations can be found here:

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

I have already written two posts alerting to ROD. They can be found at:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

and

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

Dans la culture hawaiienne, le lien est très fort entre l’ohi’a et la déesse Pele

Hawaii: Réouverture prochaine du Thurston Lava Tube // Nāhuku soon to reopen

Le Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – est l’un des sites les plus visités du Parc National des Volcans d’Hawaï. Malheureusement, l’éruption du Kilauea en 2018 a causé des dégâts considérables et le site a dû être fermé.
Il y a quelques jours, les autorités du parc national ont indiqué qu’elles faisaient tout leur possible pour que le tunnel de lave soit de nouveau accessible. Depuis le 28 janvier 2020, la route de secours non goudronnée entre la Highway 11 et les toilettes de Nāhuku a été fermée au public afin de pouvoir réparer une ligne électrique qui sera désormais enterrée, ce qui suppose de creuser une tranchée. Les travaux prendront probablement entre deux et quatre semaines.
Selon les responsables du parc, le Thurston Lava Tube pourrait rouvrir au cours des prochaines semaines, «sauf imprévu.».

Le Thurston Lava Tube n’est pas le seul tunnel de lave à Hawaï. D’autres méritent également une visite comme ceux de Kaumana le long de la Saddle Road. Cependant, le tunnel le plus spectaculaire sur la Grande Ile est probablement le Kazumura, l’un des plus longs tunnels de lave sur Terre. En 2002, la longueur a été estimée à 65,6 km. Il s’est formé il y a 500 à 600 ans. Ses ramifications traversent une grande partie du District de Puna et on a recensé plus de 100 points d’entrée. Tous se trouvent sur des terres privées, mais certains propriétaires organisent des visites des tunnels. A noter que la visite de Kazumura fait partie des voyages à Hawaï organisés par l’agence française Aventure et Volcans.
Cependant, le plus beau tube de lave que j’aie jamais visité n’est pas à Hawaï, mais sur l’île de la Réunion où le Tunnel Bleu est exceptionnel. J’en profite pour adresser mes amitiés à Rudy Laurent.

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The Thurston Lava Tube – Nāhuku en hawaiien – is one of the highlights in Hawaii Volcanoes National Park. Unfortunately, the 2018 Kilauea eruption caused widespread damage and the site had to be closed.

The National Park authorities indicated a few days ago that they are making steady progress to reopen the Thurston Lava Tube. Starting on January 28th, 2020, the unpaved emergency “Escape Road” between Highway 11 and the comfort station at Nāhuku has been closed to the public while repairs were made to a faulty electrical line: The replacement line is being placed underground after the area is trenched. Repairs could take two to four weeks.

According to Park officials, the lava tube could be reopened in the next few weeks, “barring any unforeseen circumstances.”

The Thurston Lava Tube is not the only lava tunnel in Hawaii.  Others are also worth a visit like the Kaumana caves along the Saddle Road. However, the most dramatic lava tube on Hawaii Big Island is probably the Kazumura Cave, one of the longest known lava tubes on Earth. In 2002 the length of the cave was measured at 65.6 km. It was formed 500 to 600 years ago. The cave runs through a large part of the Puna district and over 100 entrance points to Kazumura have been documented.  All of these are on private lands but some of these landowners organize tours of the caves. The visit is part of a journey to Hawaii organised by the French travel agency Aventure et Volcans.

However, the most beautiful lava tube I have ever visited is not in Hawaii, but on Reunion Island where the Blue Tunnel is exceptional. Regards to Rudy Laurent.

Voûte du Kazumura (Hawaii)

Dans le Tunnel Bleu… (Ile de la Réunion)

(Photos: C. Grandpey)

 

Mesure et analyse des gaz sur le Kilauea (Hawaii) // Measurement and analysis of gases on Kilauea Volcano (Hawaii)

Après les géodésistes, l’Observatoire des Volcans d’Hawaii(HVO) explique le rôle joué par les géochimistes dans l’analyse du comportement du Kilauea.
Les gaz donnent des indications précieuses sur les processus volcaniques, même quand le volcan n’est pas en éruption. Les ratios de gaz émis, comme le dioxyde de carbone (CO2) et le dioxyde de soufre (SO2), peuvent renseigner les scientifiques sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. La quantité de SO2 émise par le volcan reflète également la quantité de magma ou de lave en cours de dégazage.
Les géochimistes du HVO utilisent diverses méthodes pour contrôler les émissions de gaz du Mauna Loa et du Kilauea, avec des mesures directes et des techniques à distance. L’une des mesures les plus fréquentes concerne les émissions de SO2, afin de savoir combien de tonnes sont émises par jour. Pour cela, les géochimistes se rendent sous le panache de gaz avec un spectromètre ultraviolet. Le SO2 absorbe la lumière ultraviolette, donc lorsqu’il y a une plus grande quantité de SO2 dans le panache éruptif, une plus faible quantité de lumière ultraviolette atteint le spectromètre. Ces mesures sont actuellement effectuées toutes les 2 à 4 semaines. Par contre, pendant l’éruption de 2018, elles étaient effectuées au minimum tous les deux jours. Lorsque le lac de lave s’agitait au sommet de Kilauea, le HVO avait un réseau de spectromètres qui calculait les émissions de SO2 toutes les quelques secondes.
Les géochimistes s’appuient également sur le rapport entre le CO2 et le SO2. Les rapports de quantités de ces gaz donnent des informations sur la profondeur à laquelle se trouve le magma. Le CO2 n’absorbe pas la lumière ultraviolette comme le SO2 ; les scientifiques mesurent donc directement le CO2. Pour ce faire, ils utilisent des capteurs placés directement dans le panache de gaz volcanique. Par exemple, le capteur «MultiGas» pompe le gaz et détermine les concentrations de CO2, SO2, H2S et de vapeur d’eau. Le travail consiste ensuite à calculer leurs ratios et à contrôler les fluctuations qui pourraient indiquer une augmentation du magma dans le volcan.
Il existe trois types de capteurs MultiGas au HVO: 1) des stations permanentes sur le Kilauea et le Mauna Loa qui envoient des données au HVO en temps réel: 2) un MultiGas portable, de la taille d’une grande mallette qui permet de contrôler la chimie des gaz dans de nombreux endroits; 3) un MultiGas miniaturisé monté sur un drone pour mesurer le gaz dans des sites dangereux ou inaccessibles.
Il y a d’autres gaz présents en faibles quantités dans les panaches volcaniques. Eux aussi peuvent fournir des informations préciueses sur le comportement d’un volcan. Pour mesurer ces gaz mineurs tels que le chlore, le fluor et l’hélium, les géochimistes utilisent des méthodes à distance et sur le terrain.
De nombreux gaz volcaniques absorbent le rayonnement infrarouge ; en conséquence, pendant les éruptions, le HVO peut utiliser la télédétection de l’énergie infrarouge émise par la lave. Un spectromètre infrarouge à transformée de Fourier (IRTF) détecte différentes longueurs d’onde infrarouge et mesure leur absorption par de nombreux gaz simultanément. Cela fournit de nombreux ratios de gaz qui aident à comprendre les processus de dégazage lors des éruptions.
Une autre façon de mesurer plusieurs gaz volcaniques à la fois est de les collecter dans une bouteille de l’envoyer au laboratoire pour analyse. Pour cela, les scientifiques utilisent une bouteille spéciale [NDLR : avec le vide à l’intérieur] équipée s »un tube que l’on introduit dans une fumerolle. Ce type d’échantillonnage est actuellement effectué une fois tous les trois mois au niveau des Sulphur Banks dans le Parc National des Volcans d’Hawaï pour contrôler sur le long terme l’évolution de la chimie du gaz.
Ce travail suppose l’utilisation d’un grand nombre d’instruments. C’est pour ce la que l’équipe de géochimistes travaille en étroite collaboration avec les techniciens du HVO et les informaticiens pour s’assurer que tout  cetéquipement fonctionne correctement.
Source: USGS / HVO.

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After the geodesists, the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) esplians the part played by geochemists in analysing the behaviour of Kilauea Volcano.

Volcanic gases give clues about volcanic processes, even when no lava is erupting. Ratios of escaped gases like carbon dioxide (CO2) and sulphur dioxide (SO2) can tell scientists about magma depth. The total amount of SO2 released also reflects the amount of magma or lava that is degassing.

HVO geochemists use a variety of methods to track gas emissions from Mauna Loa and Kilauea, including direct measurements and remote techniques. One of the most frequent measurements is the SO2 emission rate, in order to know how many tonnes are emitted per day. For this, geochemists drive or walk under the gas plume with an ultraviolet spectrometer. SO2 absorbs ultraviolet light, so when more SO2 is present overhead, less ultraviolet light reaches the spectrometer. These measurements are currently made once every 2-4 weeks, whereas during the 2018 eruption, they were made at least every other day. When Kīlauea’s summit lava lake was present, HVO had a network of spectrometers that calculated the SO2 emission rate every few seconds.

Another measurement geochemists rely on is the ratio of CO2 to SO2. The relative amounts of those gases give information about the depth of magma. CO2 does not absorb ultraviolet light like SO2, so scientists measure CO2 directly. To do this, they use sensors placed right in the volcanic gas. For instance, an instrument called “MultiGas” pumps in gas and determines concentrations of CO2, SO2, H2S and water vapour. The job is then to calculate their ratios and track changes that might indicate magma rising within the volcano.

There are three types of MultiGas at HVO: 1) permanent stations on Kilauea and Mauna Loa that send data to HVO in real-time: 2) a portable MultiGas, which is the size of a large briefcase and allows to check gas chemistry in many places; 3) a miniaturized MultiGas mounted on a drone to measure gas in hazardous or inaccessible sites.

There are additional gases in volcanic plumes that are not present in large amounts but still provide information about volcanic behaviour. To measure those minor gases, including chlorine, fluorine, and helium, geochemists use remote and direct methods.

Many volcanic gases absorb infrared radiation, so during eruptions HVO can use remote sensing of infrared energy emitted by lava. A Fourier Transform Infrared (FTIR) spectrometer detects different wavelengths of infrared and measures absorption by numerous gases simultaneously. This provides many gas ratios that help to understand degassing processes during eruptions.

Another way to measure multiple volcanic gases at once is to collect a bottle of gas and send it to the lab for chemical analysis. For this, scientists use a special glass bottle with tubing inserted into a fumarole. This kind of sampling is currently done once every three months at Sulphur Banks in Hawaii Volcanoes National Park to track long-term changes in gas chemistry.

That’s a lot of instrumentation, so the gas geochemistry team works closely with HVO technicians and IT specialists to make sure that all the equipment functions properly.

Source: USGS / HVO.

Panache de gaz au-dessus du lac de lave du Kilauea

Sulphur Banks, dans le Parc des Volcans d’Hawaii

(Photos: C. GRandpey)

 

La géodésie en volcanologie // Geodesy in volcanology

L’analyse du comportement d’un volcan met en oeuvre plusieurs paramètres, et donc plusieurs types d’instruments. Un article récemment mis en ligne par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique le rôle joué par la géodésie pour mesurer les déformations du sol provoquées par les mouvements du magma dans les profondeurs de la Terre.
Les résultats des levés effectués après le séisme de magnitude M 7,9 à San Francisco en 1906, avec les bouleversements subis par les clôtures et les limites de propriété, ont fait comprendre l’importance de la géodésie pour interpréter les mouvements des failles, et favorisé son entrée dans les sciences de la terre.
Aujourd’hui, un géodésiste s’appuie essentiellement sur le système GPS, sans oublier pour autant les inclinomètres de forage et l’interférométrie radar (InSAR).
La géodésie sur un volcan consiste à effectuer plusieurs levés pour détecter les déplacements éventuels de points de repère. Lors de l’ascension du magma à l’intérieur d’un édifice volcanique, la roche environnante est logiquement poussée vers le haut. Toutefois, lorsque les scientifiques mesurent la position des points de repère, ils se rendent également compte que ces points s’écartent de la source magmatique. Aujourd’hui, les instruments installés en permanence sur un volcan contrôlent en permanence les points de repère afin de pouvoir détecter le moindre  mouvement du sol en quelques minutes.
Le développement et la maintenance du réseau permanent est l’un des travaux les plus importants de l’équipe géodésique du HVO. Ce réseau permanent comprend plus de 60 stations GPS et 16 inclinomètres. Les données fournies sont essentielles pour l’évaluation des risques. En particulier, les inclinomètres, qui sont ides instruments extrêmement sensibles, sont souvent les premiers à indiquer l’inflation de l’édifice volcanique lors de sa mise sous pression par le magma.
L’équipe géodésique du HVO est responsable de l’analyse et de l’interprétation des données fournies par les instruments qui fonctionnent parfaitement grâce à d’autres membres du personnel de l’Observatoire. Les ingénieurs construisent, installent et entretiennent les instruments utilisés sur le terrain. Les informaticiens s’assurent que les ordinateurs communiquent correctement avec les sites éloignés à partir desquels les données sont transmises et que tout fonctionne normalement pour analyser les données.
Outre le réseau géodésique permanent, des campagnes sont organisées chaque année pour collecter des données de référence supplémentaires à l’aide de stations GPS temporaires. Quelque 80 repères sont contrôlés chaque année pendant 2 ou 3 jours pour déterminer leurs variations annuelles de position. Dans certaines zones, ces levés permettent au HVO de déterminer plus précisément les variations de déformation sur plusieurs années.
Pour mieux interpréter les données, les géodésistes utilisent des modèles informatiques qui prévoient de manière simplifiée – avec des sphères ou des ellipsoïdes – le mouvement de la surface de la terre en fonction de l’expansion ou de la contraction des corps magmatiques. On utilise ces formes simples car elles correspondent convenablement aux données et sont moins longues à calculer que les corps de forme irrégulière. Le temps est important car plusieurs milliers de calculs sont utilisés pour tester différents modèles.

Le modèle le mieux adapté montre aux scientifiques la zone la plus probable où se déplace le magma, l’endroit où il s’accumule et donc le lieu où  il est proche de la surface et susceptible de déclencher une éruption. Cependant, les seules données géodésiques ne suffisent pas à donner une image complète d’un volcan. Elles doivent être interprétées conjointement avec des données géologiques, sismiques et gazières. C’est pour cela que les différentes équipes du HVO se réunissent pour élaborer des hypothèses sur l’activité du moment, le niveau de danger et les scénarios futurs.
Source: USGS / HVO.

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Analysing the behaviour of a volcano involves several parameters, and so several types of instruments. A recent article released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the part played by geodesy to measure ground movements and deformation caused by magma in the depths on the Earth.

Results from surveys after the 1906 M 7.9 San Francisco earthquake, which offset fence lines and property boundaries, had a profound impact on researchers’ understanding of how faults move and favoured the entrance of geodesy into the earth sciences.

Today, a geodesist relies essentially on Global Positioning System (GPS) instruments, without forgetting borehole tiltmeters and satellite radar (InSAR).

Geodesy on a volcano consists in performing multiple surveys to determine how benchmark positions have changed. As magma moves into a volcano, the surrounding rock is pushed outward. When scienntists measure positions of benchmarks on the surface of the volcano, they also realise that they have also been pushed away from the magma source. Today, permanently installed instruments constantly monitor benchmark positions so that ground motion can be detected within minutes.

Growing and maintaining HVO’s permanent geodetic instrument network is one of the deformation group’s most important jobs. This permanent network consists of over 60 GPS stations and 16 tiltmeters, and data from it are critical for hazard assessment. In particular, tiltmeters, which are incredibly sensitive to changes in ground slope, are often the first indicator of inflation as a volcano pressurizes.

While HVO’s deformation group is responsible for analyzing and interpreting the data, it takes many others to keep the network running. HVO’s field engineers build, install, and maintain the field instruments. Information Technology staff ensure that computers can communicate with remote sites from which data are transmitted and that everything is OK to analyze the data.

Beside the permanent geodetic network, annual campaigns are organised to collect additional benchmark data using temporary GPS stations. Around 80 benchmarks are surveyed each year for 2-3 days to determine yearly changes in position. These surveys provide a higher density of measurements in certain areas, enabling HVO to more precisely determine deformation patterns over many years.

To help interpret the data, geodesists use computer models that calculate the expected motion at the earth’s surface due to expansion or contraction of magma bodies with simplified shapes, such as spheres or ellipsoids. Simple shapes are used because they adequately match the data and are less time-consuming to calculate than irregularly shaped bodies. Time is important because many thousands of calculations are used to test different models.

The best-fitting model shows scientists the most likely place that magma is moving into or out of the volcano, as well as where magma is accumulating and how close it is to the surface. However, no single type of data gives the whole picture of a volcano, so geodetic data needto be interpreted along with geologic, seismic and gas data. HVO’s different teams come together as a whole to develop sound hypotheses for current activity, hazard levels, and future scenarios.

Source : USGS / HVO.

Exemple d’utilisation d’une station GPS temporaire pour mesurer les déformations du Kilauea (Source : USGS / HVO)