2019 a été la 2ème année la plus chaude

Toutes les agences météorologiques confirment que 2019 a été la deuxième année la plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880.

– Pour le service européen COPERNICUS, l’année 2019 a bien été la deuxième plus chaude depuis le début des données climatiques existantes. 2016 détient toujours le record mais l’écart de température – 0,04°C – entre 2016 et 2019 est infime.  Il faut noter que 2016 avait été marquée par un épisode El Niño particulièrement intense qui avait augmenté la température mondiale de 0,2°C selon la NASA. En revanche, El Niño est resté neutre en 2019 et n’a donc pas contribué à la hausse de la température globale de la planète. .

Copernicus confirme que les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées ont été relevées ces cinq dernières années. Le mercure est monté entre 1,1 et 1,2°C au dessus de la température de l’ère pré-industrielle. La décennie 2010-2019 a également été la plus chaude depuis le début des mesures.

Selon Copernicus, 2019 a aussi été l’année la plus chaude en Europe, juste devant 2014, 2015 et 2018. 2019 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée en Alaska. Les températures ont également été particulièrement élevées dans de grandes parties de l’Arctique.

2019 a été l’année la plus chaude sur l’île de la Réunion depuis le début des relevés il y a 50 ans.

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– L’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) confirme que 2019 a été la deuxième année la plus chaude sur Terre depuis le début des relevés. L’Organisation ajoute que notre planète doit se préparer à des événements météorologiques plus extrêmes comme les incendies de végétation qui ravagent une grande partie de l’Australie. Pour obtenir ce résultat, l’OMM basée à Genève a combiné plusieurs ensembles de données, dont celles de la NASA et du Met Office britannique. Force est de constater que la température moyenne sur Terre en 2019 a été de 1,1°C (2,0°F) au-dessus des niveaux préindustriels. Si rien n’est fait, on se dirige vers la limite au-delà de laquelle se produiront des changements majeurs de la vie sur Terre.
Lors d’une conférence avec des journalistes le 14 janvier 2020, des scientifiques américains ont déclaré qu’il ressortait clairement des dernières données que les émissions de gaz à effet de serre d’origine anthropique sont la cause du réchauffement de la planète.

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– La NASA et la NOAA sont d’accord avec les autres agences. La température globale à la surface de la Terre en 2019 est la deuxième plus chaude depuis le début des archives climatiques en 1880. La température de notre planète en 2019 se situe juste après 2016 et confirme la tendance au réchauffement à long terme de la Terre. En effet, les cinq années qui viennent de s’écouler sont les plus chaudes des 140 dernières années. L’année 2019 a dépassé de 0,98°C (1,8°F) la moyenne de 1951 à 1980. Chaque décennie depuis les années 1960 a été plus chaude que la précédente.
En utilisant des modèles climatiques et une analyse statistique des données de température mondiale, les scientifiques de la NASA et de la NOAA ont conclu que cette augmentation de la température était principalement due à l’augmentation des émissions dans l’atmosphère du dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre produits par les activités humaines.

On peut ajouter que la température des océans a atteint un niveau record en 2019. Le record avait déjà été battu en 2017 puis en 2018. Selon un article publié dans Advances in Atmospheric Sciences, le réchauffement de l’océan constituant une mesure clé du déséquilibre énergétique de la Terre, l’impact des gaz à effet de serre sur le climat est « irréfutable.

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Certains scientifiques comme Vincent Courtillot continuent à affirmer que l’Homme n’a pas sa part de responsabilité dans le réchauffement climatique actuel. Ils prétendent en particulier que nous avons vécu un petit âge glaciaire entre le 12ème siècle et aujourd’hui, que nous en sortons et les courbes d’analyse montrent que nous revenons simplement aux températures de l’an 1000.

Si tel est le cas, j’aimerais beaucoup que ces scientifiques fournissent une courbe montrant les émissions de CO2 à la sortie du petit âge glaciaire vers les 12ème et 13ème siècles et qu’ils la comparent avec la courbe de Keeling aujourd’hui. Cette dernière montre de manière remarquable et indiscutable un parallélisme entre l’augmentation des émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures. (voir ci-dessous)

J’ajouterai que les conséquences de l’accélération du réchauffement climatique actuel auront un impact socio-économique – ne serait-ce qu’au niveau des voies de navigations dans l’Arctique – beaucoup plus significatif que celui qui a pu se produire entre le 12ème et le 15ème siècle par exemple.

Les idées de Vincent Courtillot – ancien directeur de l’IPG – rejoignent celles de Claude Allègre (ancien directeur de l’IPG lui aussi) qui avait brillé par son incompétence en volcanologie au moment de la crise de la Soufrière (Guadeloupe) en 1976….

Toutes les agences météorologiques sont d’accord pour dire que 2019 a été la deuxième année la plus chaude

Ces courbes montrent parfaitement la corrélation entre les émissions anthropiques de CO2 et la hausse des températures

Eruption du volcan Taal : Interdiction d’accès à certaines localités // Access to some municipalities is forbidden

Comme d’habitude en période d’éruption dans cette partie du monde, un certain nombre de paysans ignorent les mises en garde du gouvernement et retournent s’occuper de leurs dermes et de leurs animaux, mais cela deviendra plus difficile à l’avenir. Depuis le 15 janvier 2020, les villes d’Agoncillo, Laurel et Talisay sont totalement bloquées, ce qui signifie qu’aucune personne, en particulier les habitants, n’est autorisée à entrer dans les trois localités qui sont actuellement les plus durement touchées par les retombées de cendre. Un nombre important de policiers, aidés par les forces militaires, a été déployé aux entrées et sorties des trois villes pour s’assurer que personne n’y entrera. La police et les militaires évacuent également des personnes de 21 barangays (petites unités administratives) de la ville de Tanauan, ainsi que de Malvar, Lipa et Cuenca qui sont proches du Taal. La police évacue ces zones pour s’assurer qu’en cas d’éruption majeure, il n’y aura personne dans la zone de danger. Outre la zone de danger de 14 kilomètres, une «zone tampon» d’un kilomètre de rayon a été ajoutée à titre de précaution.
Selon le bureau de gestion des risques (PDRRMO), le nombre de personnes évacuées a rapidement augmenté depuis le début de l’éruption. Sur la base des dernières données, 27 312 familles, soit 125 107 personnes, sont logées dans 373 centres d’hébergement provisoires.
Le PDRRMO indique également qu’il n’y a pas de maisons endommagées, mais la police a signalé des maisons qui se sont effondrées sous le poids de la cendre sur leur toit toit. En agriculture, les dégâts sont actuellement estimés à 548 millions de pesos.
Source: Manila Bulletin.

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Dans son dernier bulletin, le PHIVOLCS indique que de nouvelles fractures laissant échapper de la vapeur – ce qui révèle des volumes importants de magma – ont  été découvertes sur le versant nord de Volcano Island. Les fractures déjà observées en plusieurs autres endroits se sont élargies de quelques centimètres. L’activité dans le cratère principal du Taal au cours des dernières 24 heures s’est caractérisée par «une émission régulière de vapeur et de faibles explosions peu fréquentes qui ont généré des panaches de cendres gris foncé de 100 à 800 mètres de hauteur». La sismicité reste élevée.
Le niveau d’alerte 4 est toujours en vigueur, ce qui signifie qu’une puissante éruption est toujours possible dans les prochaines heures ou les prochains jours.

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As usual when an eruption occurs in that part of the world, a number of farmers are ignoring government warnings to keep away and have gone back to tend or rescue their animals.This will become more difficult in the future. Since January 15th, 2020, the towns of Agoncillo, Laurel, and Talisay are in a total lockdown which means that not a single person, especially local residents, is allowed to enter the three municipalities, currently the hardest hit by the ash ejections from the volcano. A significant number of policemen, helped by military forces, have been deployed in entry and exit points of the three towns to ensure that no one would dare to enter them. Police and military forces are also evacuating people from 21 barangays of Tanauan City, and some barangays of Malvar, Lipa, and Cuenca which are close to Taal Volcano. They are evacuating these areas because they want to make sure that if a major eruption occurs, there will be no people within the danger zone. Aside from the 14-kilometer danger zone, an additional one-kilometre radius “buffer zone” has been added as a precaution.

According to the Provincial Risk Reduction and Management Office (PDRRMO), the number of evacuees has been quickly rising since the start of the eruption. Based on the latest PDRRMO data, a total of 27,312 families, or 125,107 people, are being housed in 373 evacuation centers.

PDRRMO also indicates that there are no damaged houses although there are reports from the police about houses that collapsed due to thick ash that covered the roof. In agriculture, the initial assessment disclosed that the damage has already reached P548 million.

Source: Manila Bulletin.

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In its latest bulletin, PHIVOLCS indicates that steaming fissures, indicating high volumes of magma, were discovered on the northern slopes of Volcano Island. Existing fissures already identified in several places widened by a few centimetres. The activity in the volcano’s Main Crater in the past 24 hours has been characterized by “steady steam emission and infrequent weak explosions that generated dark grey ash plumes 100 to 800 metres tall.” Seismicity is still elevated.

Alert Level 4 is still in effect in and around Taal Volcano, which means that a hazardous eruption is still possible within hours or days,

Le panache éruptif du Taal vu depuis l’espace (Source: NASA)

Volcan Taal (Philippines): Pas d’évolution majeure // No significant evolution

Au petit matin du 16 janvier 2020, le Taal a émis brièvement des panaches de cendre gris foncé de 500 mètres et 800 mètres de hauteur qui se sont dispersés vers l’ouest-sud-ouest du cratère principal (Main Crater). L’activité au cours des dernières 24 heures a généralement décliné et se limite à l’émission de panaches de vapeur d’environ 700 mètres de hauteur.
La sismicité est toujours intense. Les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 4186 tonnes par jour le 15 janvier 2020.
Plus de 50 000 personnes ont fui la zone de danger et vivent dans des endroits plus surs. Les images diffusées par les médias montrent le spectacle habituel de ce type d’éruption, avec des maisons détruites par le poids de la cendre et des  animaux (chevaux et vaches) recouverts de cendre eux aussi.
Comme d’habitude, un certain nombre de paysans ignorent les mises en garde des autorités et reviennent à leur ferme pour s’occuper de leurs animaux et les mettre à l’abri des retombées de cendre.

Contrairement à ce que prétendent certains, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 4, sur une échelle de 5.
Source :  PHIVOLCS et journaux locaux.

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In the early morning of January 16th, 2020, Taal Volcano emitted short-lived dark grey ash plumes 500 metres and 800 metres high, respectively, that dispersed ash west-southwest   of the Main Crater. Activity in the past 24 hours has generally waned to weak emission of steam-laden plumes 700 metres high.

Seismicity is still intense. SO2 emission was measured at an average of 4186 tonnes/day on January 15th, 2020.

More than 50,000 people have fled the danger zone and are living in safer areas. Images teleased by the media show a desolate landscape of destroyed houses and animals (horses and cows) covered in a thick layer of ash.

As usual, a number of farmers are ignoring government warnings to keep away and have gone back to tend or rescue their animals.

The alert level is kept at 4, on a scale of 5.

Source: PHIVOLCS and local newspapers.

Évacuation du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Mode d’emploi

Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, le Piton de la Fournaise montre des signes de réveil et il ne serait pas étonnant d’assister à une éruption dans les prochains jours. Malgré tous les instruments disposés sur le volcan, une éruption peut démarrer soudainement et mettre en danger les randonneurs que se trouvent sur le site à ce moment-là. Ainsi, au mois d’octobre 2019, près de 50 randonneurs ont été évacués en urgence, mais sans encombre, du sommet du volcan, quelques heures avant son entrée en activité.

L’excellent Journal de l’Ile de la Réunion nous explique que l’évacuation des touristes présents sur le Piton de la Fournaise au moment du déclenchement d’une éruption est un rituel fixé dans le dispositif spécifique ORSEC Piton de la Fournaise. Dès que le Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne (PGHM) reçoit l’arrêté préfectoral d’alerte 1 [éruption probable ou imminente], l’hélicoptère décolle. La Section aérienne de la gendarmerie (SAG) dispose de deux hélicoptères, dont le fameux EC145 à la capacité d’emport étendue, en service depuis bientôt douze ans.

 

Si les prémices d’une éruption volcanique devaient être détectés lors de votre visite au volcan, voici le déroulement des opérations:

Si la météo le permet, les hommes à bord de l’hélicoptère vont effectuer une reconnaissance des itinéraires balisés, en particulier celui du sommet. C’est la raison pour laquelle, en période de « vigilance volcanique », les randonneurs sont invités à ne pas sortir de ces sentiers, pour faciliter leur repérage et leur éventuelle évacuation. Il s’agit du premier niveau d’alerte du dispositif ORSEC Volcan, en vigueur actuellement. Il correspond notamment à la présence de signes d’agitation du Piton de la Fournaise.

Le survol de la zone sommitale est prioritaire. Pour mémoire, en février et en juin 2019, c’est ici qu’ont débuté les deux premières des cinq éruptions de l’année dernière. Les fissures éruptives se sont ouvertes à quelques dizaines de mètres du belvédère sur le cratère Dolomieu, au terminus du sentier d’accès au sommet. Les coulées l’ont d’ailleurs coupé lors de l’éruption de février et ont obligé l’ONF à retracer l’itinéraire pour contourner la zone dangereuse.

Il faut compter environ une demi-heure entre le déclenchement de l’alerte et l’arrivée de l’hélicoptère au volcan. Dès qu’il commence à survoler l’Enclos, les gendarmes utilisent le haut-parleur dont il est équipé pour demander aux randonneurs de faire demi-tour et de regagner leur point de départ.

Arrivé à la zone sommitale, l’appareil se pose ou, si la topographie ne le permet pas, prend appui sur patin pour embarquer le plus efficacement possible le maximum de visiteurs. A son approche, il est fortement recommandé de ranger casquettes, chapeaux et tout ce qui peut voler. Il est demandé de tenir fermement les sacs et bâtons de marche et, si possible, de les replier et de les ranger. Le bon comportement à adopter à ce moment est de se regrouper et de s’accroupir, sans oublier de surveiller les enfants. Attention! Le souffle des pales peut projeter des lapilli et scories tant que l’hélicoptère n’est pas posé.

Les gendarmes ne procèdent en principe pas à un hélitreuillage qui demanderait trop de temps, sauf dans les cas extrêmes, et l’hélicoptère ne coupe pas ses turbines. Attention aux pales qui continuent de tourner ainsi qu’au rotor de queue !! Il faut absolument éviter toute approche inconsidérée. Pour des raisons de sécurité, les randonneurs secourus doivent obéir aux consignes transmises par gestes essentiellement, en raison du bruit. Outre le pilote, un homme de la SAG et un du PGHM gèrent les manoeuvres d’embarquement et de débarquement. Ne jamais se diriger seul vers l’hélico sans y être invité.

Le transfert vers l’aire le Pas de Bellecombe où l’hélicoptère va se poser, à proximité du parking, prend moins de trois minutes. L’arrivée sur l’hélisurface est évidemment plus confortable, mais les mêmes consignes de sécurité sont à respecter. Dès la sortie, les passagers sont invités à s’accroupir ou s’asseoir regroupés à quelques mètres devant la porte l’hélicoptère selon les indications données, en tenant leurs affaires et en sécurisant les enfants. Ne pas chercher à s’éloigner de l’appareil tant qu’il n’a pas redécollé.

En octobre dernier, jusqu’à neuf personnes (dont trois jeunes enfants) ont été évacuées en un seul voyage. La durée du débarquement entre le poser et le redécollage de l’hélicoptère a été de trente-neuf secondes exactement !

Une fois le sommet évacué, l’hélicoptère embarque les randonneurs présents plus bas dans la pente et en particulier les plus vulnérables (personnes âgées, enfants). En fonction de la situation, les autres visiteurs finiront de rentrer à pied.

Si la météo ne permet pas le survol du volcan, comme au mois d’août dernier, les gendarmes du PGHM arpentent à pied l’itinéraire du sommet, après avoir gagné le Pas de Bellecombe en voiture depuis leur base si la couche nuageuse interdit une dépose à la Plaine-des-Cafres.

Une évacuation en hélicoptère laisse toujours un souvenir impérissable à ses bénéficiaires. Même s’ils peuvent être déçus de ne pas avoir pu découvrir le gouffre du cratère Dolomieu, l’émerveillement d’un survol non prévu au programme représente un véritable bonus au cours d’un séjour à La Réunion.

L’article du Journal de l’Ile se termine par un bémol et un conseil à l’attention des autorités. En effet, un gros effort d’information reste à faire à l’égard des quelque 120 000 randonneurs qui descendent chaque année dans l’Enclos. Très peu – souvent aucun – sont informés de l’état du volcan avant de se mettre en route. Les panneaux affichés au niveau du portail d’accès à l’Enclos, de portée générale, ne font aucune référence à l’actualité volcanique en cours et au comportement à adopter en cas de signes d’une prochaine éruption, avant même l’arrivée des services de secours.

Il serait souhaitable que les autorités prennent ces remarques en compte, dans l’intérêt de tous.

Vous pourrez lire l’article dans son intégralité en cliquant sur ce lien :

https://www.clicanoo.re/Societe/Article/2020/01/14/VIDEO-En-attendant-la-prochaine-eruption-evacuation-du-volcan-mode

Vue de l’Enclos Fouqué, avec le beau cratère du Formica Leo au premier plan

Au moindre signe d’agitation du volcan, les autorités ferment le portail d’accès à l’Enclos

Le cratère du Dolomieu, destination finale pour de très nombreux randonneurs

Photos: C. Grandpey

Enfin une bonne nouvelle !

Ségolène Royal a reçu une lettre du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères lui annonçant son licenciement à venir de sa mission bénévole d’ambassadrice des pôles. D’après plusieurs articles de presse, l’ancienne ministre de l’Écologie sera officiellement démise de ses fonctions lors du Conseil des ministres du vendredi 24 janvier. Le ministère  estime que Madame Royal n’a pas honoré son devoir de réserve en mettant en cause la politique du gouvernement. Elle avait notamment affirmé, mi-décembre sur France Info, qu’Emmanuel Macron était « bien sûr » responsable de la crise actuelle avant de dénoncer « la brutalité de cette réforme des retraites » dont elle demandait le retrait.

Eruption du Taal (Philippines): Dernières nouvelles // Latest news

Le Taal vomit moins de lave et de cendre en ce moment, mais le PHIVOLCS explique que cela ne signifie pas que le volcan est en train de se calmer et que les villageois qui ont fui le 12 janvier peuvent maintenant rentrer chez eux. L’Institut maintient son niveau d’alerte à 4 sur 5, ce qui signifie « une éruption explosive dangereuse est possible dans quelques heures ou quelques jours. L’activité sismique intense couplée à la fracturation de la caldeira signifie probablement qu’une intrusion magmatique est en cours sous l’édifice volcanique, ce qui pourrait entraîner une reprise encore plus intense de l’activité éruptive. Les éruptions du passé ont duré des mois, il est donc impossible de prévoir la fin de l’activité actuelle. » Les dernières images satellitaires révèlent que le lac à l’intérieur du cratère principal (Main Crater) s’est vidangé; de nouvelles bouches sont apparues à l’intérieur du cratère ainsi que sur le versant nord du volcan.
Comme je l’ai déjà écrit, les autorités ont évacué près de 16 000 personnes qui vivent désormais dans 75 centres d’évacuation dans les provinces de Batangas et Cavite. Les gouvernements locaux tentent d’évacuer tous les habitants des villages situés dans la zone de danger de 14 km de rayon déterminée par le PHIVOLCS. La priorité est donnée aux personnes. Les animaux des fermes et les animaux de compagnie seront évacués plus tard.
Le PHIVOLCS et les autorités craignent que Taal ne déclenche une déferlante basale (basal surge, en anglais), autrement dit une vague pyroclastique avec des matériaux chauffés à haute température pouvant atteindre jusqu’à 14 km, sur la base des données et des dépôts laissés par l’éruption du de 1754.
Source: PHIVOLCS, Philippine Daily Inquirer.

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Taal Volcano is emitting less lava and ash, but PHIVOLCS explains it is not an indication that the volcano is quieting down and that villagers who fled on January 12th could now return to their homes. The Institute maintains its alert level at 4 out of 5, meaning “a hazardous explosive eruption is possible within hours to days. The intense seismic activity coupled with fissuring in the caldera region likely signifies continuous magma intrusion beneath the Taal edifice, which lead to further eruptive activity.” Taal’s previous eruptions had lasted months, so it is impossible to predict an end to the current activity. Newly acquired satellite images show that the Main Crater Lake  has been drained and new vents have formed inside the Main Crater and on the north flank of the volcano.

As I put it before, authorities evacuated close to 16,000 people, who now stay in 75 evacuation centres in the provinces of Batangas and Cavite. Local governments are trying to evacuate all residents of villages within the 14-km radius danger zone designated by PHIVOLCS. Priority is given to people. Farm animals and pets will be evacuated later.

PHIVOLCS and the authorities fear Taal might trigger a pyroclastic density current, or base surge that might reach as far as 14 km, based on data and deposit found from the 1754 eruption of the volcano.

Source: PHIVOLCS, Philippine Daily Inquirer.

Carte tracée en s’appuyant sur l’éruption de 1754. Les marques de couleur orange désignent les zones susceptibles d’être affectées par des déferlantes basales. (Source : PHIVOLCS)

La géodésie en volcanologie // Geodesy in volcanology

L’analyse du comportement d’un volcan met en oeuvre plusieurs paramètres, et donc plusieurs types d’instruments. Un article récemment mis en ligne par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) explique le rôle joué par la géodésie pour mesurer les déformations du sol provoquées par les mouvements du magma dans les profondeurs de la Terre.
Les résultats des levés effectués après le séisme de magnitude M 7,9 à San Francisco en 1906, avec les bouleversements subis par les clôtures et les limites de propriété, ont fait comprendre l’importance de la géodésie pour interpréter les mouvements des failles, et favorisé son entrée dans les sciences de la terre.
Aujourd’hui, un géodésiste s’appuie essentiellement sur le système GPS, sans oublier pour autant les inclinomètres de forage et l’interférométrie radar (InSAR).
La géodésie sur un volcan consiste à effectuer plusieurs levés pour détecter les déplacements éventuels de points de repère. Lors de l’ascension du magma à l’intérieur d’un édifice volcanique, la roche environnante est logiquement poussée vers le haut. Toutefois, lorsque les scientifiques mesurent la position des points de repère, ils se rendent également compte que ces points s’écartent de la source magmatique. Aujourd’hui, les instruments installés en permanence sur un volcan contrôlent en permanence les points de repère afin de pouvoir détecter le moindre  mouvement du sol en quelques minutes.
Le développement et la maintenance du réseau permanent est l’un des travaux les plus importants de l’équipe géodésique du HVO. Ce réseau permanent comprend plus de 60 stations GPS et 16 inclinomètres. Les données fournies sont essentielles pour l’évaluation des risques. En particulier, les inclinomètres, qui sont ides instruments extrêmement sensibles, sont souvent les premiers à indiquer l’inflation de l’édifice volcanique lors de sa mise sous pression par le magma.
L’équipe géodésique du HVO est responsable de l’analyse et de l’interprétation des données fournies par les instruments qui fonctionnent parfaitement grâce à d’autres membres du personnel de l’Observatoire. Les ingénieurs construisent, installent et entretiennent les instruments utilisés sur le terrain. Les informaticiens s’assurent que les ordinateurs communiquent correctement avec les sites éloignés à partir desquels les données sont transmises et que tout fonctionne normalement pour analyser les données.
Outre le réseau géodésique permanent, des campagnes sont organisées chaque année pour collecter des données de référence supplémentaires à l’aide de stations GPS temporaires. Quelque 80 repères sont contrôlés chaque année pendant 2 ou 3 jours pour déterminer leurs variations annuelles de position. Dans certaines zones, ces levés permettent au HVO de déterminer plus précisément les variations de déformation sur plusieurs années.
Pour mieux interpréter les données, les géodésistes utilisent des modèles informatiques qui prévoient de manière simplifiée – avec des sphères ou des ellipsoïdes – le mouvement de la surface de la terre en fonction de l’expansion ou de la contraction des corps magmatiques. On utilise ces formes simples car elles correspondent convenablement aux données et sont moins longues à calculer que les corps de forme irrégulière. Le temps est important car plusieurs milliers de calculs sont utilisés pour tester différents modèles.

Le modèle le mieux adapté montre aux scientifiques la zone la plus probable où se déplace le magma, l’endroit où il s’accumule et donc le lieu où  il est proche de la surface et susceptible de déclencher une éruption. Cependant, les seules données géodésiques ne suffisent pas à donner une image complète d’un volcan. Elles doivent être interprétées conjointement avec des données géologiques, sismiques et gazières. C’est pour cela que les différentes équipes du HVO se réunissent pour élaborer des hypothèses sur l’activité du moment, le niveau de danger et les scénarios futurs.
Source: USGS / HVO.

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Analysing the behaviour of a volcano involves several parameters, and so several types of instruments. A recent article released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains the part played by geodesy to measure ground movements and deformation caused by magma in the depths on the Earth.

Results from surveys after the 1906 M 7.9 San Francisco earthquake, which offset fence lines and property boundaries, had a profound impact on researchers’ understanding of how faults move and favoured the entrance of geodesy into the earth sciences.

Today, a geodesist relies essentially on Global Positioning System (GPS) instruments, without forgetting borehole tiltmeters and satellite radar (InSAR).

Geodesy on a volcano consists in performing multiple surveys to determine how benchmark positions have changed. As magma moves into a volcano, the surrounding rock is pushed outward. When scienntists measure positions of benchmarks on the surface of the volcano, they also realise that they have also been pushed away from the magma source. Today, permanently installed instruments constantly monitor benchmark positions so that ground motion can be detected within minutes.

Growing and maintaining HVO’s permanent geodetic instrument network is one of the deformation group’s most important jobs. This permanent network consists of over 60 GPS stations and 16 tiltmeters, and data from it are critical for hazard assessment. In particular, tiltmeters, which are incredibly sensitive to changes in ground slope, are often the first indicator of inflation as a volcano pressurizes.

While HVO’s deformation group is responsible for analyzing and interpreting the data, it takes many others to keep the network running. HVO’s field engineers build, install, and maintain the field instruments. Information Technology staff ensure that computers can communicate with remote sites from which data are transmitted and that everything is OK to analyze the data.

Beside the permanent geodetic network, annual campaigns are organised to collect additional benchmark data using temporary GPS stations. Around 80 benchmarks are surveyed each year for 2-3 days to determine yearly changes in position. These surveys provide a higher density of measurements in certain areas, enabling HVO to more precisely determine deformation patterns over many years.

To help interpret the data, geodesists use computer models that calculate the expected motion at the earth’s surface due to expansion or contraction of magma bodies with simplified shapes, such as spheres or ellipsoids. Simple shapes are used because they adequately match the data and are less time-consuming to calculate than irregularly shaped bodies. Time is important because many thousands of calculations are used to test different models.

The best-fitting model shows scientists the most likely place that magma is moving into or out of the volcano, as well as where magma is accumulating and how close it is to the surface. However, no single type of data gives the whole picture of a volcano, so geodetic data needto be interpreted along with geologic, seismic and gas data. HVO’s different teams come together as a whole to develop sound hypotheses for current activity, hazard levels, and future scenarios.

Source : USGS / HVO.

Exemple d’utilisation d’une station GPS temporaire pour mesurer les déformations du Kilauea (Source : USGS / HVO)