Sismicité en Islande // Seismicity in Iceland

Un séisme de magnitude M 3,7 a secoué la zone située au nord-est de l’île de Grímsey, au large de la côte nord de l’Islande, peu avant midi le 25 septembre 2020.. Sa source a été localisée à 12,5 km au nord-est de l’île. Plusieurs répliques ont suivi, la plus importante d’une magnitude M 2,4. (NDLR : Ces événements sont probablement liés à l’activité de ta Tjörnes Fault Zone.)

Un autre séisme d’une magnitude de 4,8 M a été enregistré à 6h10 (UTC) aujourd’hui 28 septembre 2020 à 8,3 kilomètres à l’ESE du Bardarbunga, à une profondeur de 4,5 km. (NDLR : Il semble être trop superficiel pour avoir une origine magmatique.
Source: Icelandic Met Office. .

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An earthquake with a magnitude M 3.7 hit the area northeast of Grímsey island, off the north coast of Iceland, shortly before noon on September 25th, 2020. . Its source was 12.5 km northeast of the island. Several aftershocks have followed, the largest one with a magnitude M 2.4. ‘Personal niote: These events are probably linked to the Tjörnes Fault Zone).

Another quake with a magnitude of M 4.8 was recorded at 6:10 (UTC) today, September 28th, 2020 8.3 kilometres ESE of Bardarbunga, at a depth of 4.5 km. (Personal noteJIt seems to be too shallow to have a magmatic origin.

Source: Icelandic Met Office.

Les glaciers à Le Blanc (Indre) le 5 octobre 2020 !

Après une longue pause due aux misères causées par la Covid-19, mes conférences vont reprendre, avec les précautions sanitaires imposées par les autorités.

Je présenterai le lundi 5 octore 2020 une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique » dans le cadre de l’UIPB de LE BLANC (Indre). Elle aura lieu à 18 heures à la Salle Carnot.

Tempêtes, glissements de terrain et autres catastrophes naturelles se multiplient. Elles sont souvent la conséquence du changement climatique.
Lors de ses voyages à travers le monde pour étudier les phénomènes volcaniques, j’ai eu l’occasion de parcourir des terres nordiques – en particulier l’Islande, le Canada et l’Alaska – et de me rendre compte de l’impact du réchauffement climatique sur les glaciers. L’approche terrestre et les survols ne laissent pas le moindre doute sur leur recul. Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont en passe de devenir une espèce en voie de disparition.
Aucun continent ne semble épargné, pas plus l’Afrique et les neiges du Kilimandjaro que l’Asie avec la chaîne himalayenne. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Mon exposé se poursuivra avec un diaporama d’une vingtaine de minutes, en fondu-enchaîné sonorisé, illustrant la situation glaciaire en Alaska.

A l’issue de la séance, les spectateurs pourront se procurer mon dernier ouvrage « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », avec un CD de 160 photos. Prix de vente : 10 euros.

Photo : C. Grandpey

L’agonie des glaciers alpins : de la Mer de Glace (France) au Pasterze (Autriche) [7ème partie]

Le Pasterze est le plus grand glacier d’Autriche, au cœur du massif des Hohe Tauern dominées par le Grossglockner (3797 m), point culminant du pays. Il est possible d’admirer le Pasterze et le Grossglockner en voiture, en empruntant une route à péage, la Grossglockner Hochalpenstrasse, qui conduit au Kaiser Franz-Josefs Höhe. De là, on surplombe le glacier – ou ce qu’il en reste – et on bénéficie d’une vue magnifique sur la montagne. Le site est un haut lieu touristique, avec un immense parking à étages qui gâche un peu le paysage.
Un funiculaire permettait de descendre sur le glacier au moment de sa mise en service en 1963. La surface de la glace était alors au niveau de la station inférieure du funiculaire. Le problème, c’est que le glacier a perdu de la hauteur et a considérablement reculé depuis cette époque. De nos jours, il faut continuer de descendre à pied un dénivelé aussi important que celui franchi par la remontée mécanique. Une bonne condition physique est nécessaire car il faut remonter et l’altitude se fait sentir !

La zone d’accumulation qui donne naissance au Pasterze se trouve à 3 453 m d’altitude, mais on se rend très vite compte qu’elle ne réussit plus à nourrir le glacier qui ne cesse de reculer. Comme pour la Mer de Glace ou le glacier du Rhône, les images d’archives exposées sur la terrasse d’observation montrent la vitesse de recul du glacier. Au train où vont les choses, il aura disparu bien avant la fin du 21ème siècle.

Photos : C. Grandpey

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Je suis d’un grand pessimisme quand je constate la situation glaciaire dans les Alpes, tout comme je le suis devant les glaciers d’Alaska. Je fais partie de ceux qui ont connu ces glaciers à une époque où leur masse majestueuse emplissait les vallées ou débordait des flancs de la montagne. Aujourd’hui, c’est fini. Le drame, c’est qu’une grande partie de la population n’a pas conscience de la catastrophe qui nous attend. La haute montagne avec sa neige et ses glaciers est le pivot d’une économie, avec le tourisme et surtout l’alimentation en eau. En observant le jeune Rhône du haut de la falaise du Belvédère au mois de septembre 2020, je me disais que dans un avenir plus proche qu’il y paraît, l’eau ne coulera plus dans la vallée. Suite à l’absence de neige ou de glace, des affluents du Rhône vont se tarir eux aussi, avec des conséquences faciles à imaginer….

L’agonie des glaciers alpins : de la Mer de Glace (France) au Pasterze (Autriche) [6ème partie]

Le glacier du Rhône (Rhonegletscher en allemand), donne naissance au fleuve bien connu des Genevoix et de Lyonnais. Ce n’est pas le plus célèbre des glaciers alpins; il ne saurait rivaliser avec la Mer de Glace et encore moins avec le Glacier d’Aletsch, le plus grand glacier des Alpes, qui se trouve à quelques kilomètres. Tous ces glaciers ont un point commun : ils fondent à une vitesse incroyable et feront bientôt partie des souvenirs. Je pense que mes petits-enfants vont assister à la disparition pure et simple de certains d’entre eux. Les glaciologues la prévoient pour la fin de 21ème siècle, mais ils sont probablement trop optimistes.

Perché à l’extrémité nord-est de la superbe vallée du Valais suisse, le glacier du Rhône est accessible depuis la montée du Col de la Forclaz qui culmine à 2429 mètres. Ce col est une superbe grimpette pour les cyclos dont je fais partie. Le glacier s’étend en théorie sur une longueur de 8 kilomètres, avec une largeur d’un peu plus de 1 000 mètres. Sa superficie est de 17 km2. J’écris « en théorie » car ces dimensions sont en régression permanente sous les coups de boutoir du réchauffement climatique. Les glaciologues suisses expliquent que le volume du glacier du Rhône aura diminué de moitié en 2050 et qu’il ne sera plus que de 10% en 2100.

Tel un caméléon, l’hôtel Belvédère confond sa masse grisâtre avec l’univers minéral qui l’entoure. Se dressant dans un lacet de la route d’accès au col de la Furka, il est le point de départ d’un sentier (payant) qui conduit au bord du glacier du Rhône et à la grotte de glace signalée par un panneau spectaculaire en aval du parking. Ce sentier offre de belles vues sur le lac qui s’étale devant le front du glacier. Il donne naissance au jeune Rhône qui dévale vigoureusement les premières pentes.

A l’extrémité du sentier, on atteint un univers surréaliste. Au lieu de la masse de glace à laquelle on est en droit de s’attendre, on se trouve face à une immense bâche blanche percée d’une petite ouverture. Quelques planches permettent de pénétrer dans une galerie creusée directement dans la glace. L’appellation « grotte de glace » est un peu osée. En effet, les premières dizaines de mètres font avancer entre deux murs de glace, avec un plafond constitué de la toile blanche qui étonne le visiteur. Si elle n’existait pas, la grotte n’existerait pas elle non plus. Ce n’est qu’au fond du couloir que la voûte apparaît et donne l’aspect d’une cavité creusée dans la glace. On observera au passage les bulles à l’intérieur de la glace ; elles renferment de l’air emprisonné il y a plusieurs décennies. Combien de temps cette « grotte » survivra-t-elle? Probablement pas très longtemps. Au fil des ans, j’ai vu la bâche occuper une surface de plus en plus grande, à tel point qu’elle recouvre aujourd’hui la quasi totalité du front du glacier.

Le long du sentier qui conduit à la grotte de glace, je conseille vivement de faire des haltes pour lire les panneaux explicatifs bilingues (allemand – anglais) judicieusement installés par les autorités suisses et qui évoquent le recul du glacier dans les prochaines décennies

Quand je contemple le glacier du Rhône aujourd’hui depuis l’un des promontoires qui ont été aménagés, j’ai encore en tête l’image de ce même glacier que j’ai découvert pour la première fois au mois d’août 1981. L’impressionnante masse de glace surplombait le vide et servait de toile de fond à l’hôtel Belvédère.

Aussi spectaculaire que fut cette masse glaciaire dans les années 1980, elle avait été largement dépassée par  la taille du glacier du Rhône  au cours des périodes de glaciation. Il recouvrait alors une bonne partie du sud-ouest de la Suisse avec une épaisseur pouvant atteindre 2 000 mètres! Au début du 20ème siècle, il descendait jusqu’au village de Gletsch, situé à environ 1 800 mètres d’altitude. Sa langue se trouvait alors à proximité de l’hôtel du village, un édifice aux allures de caserne militaire. Lorsque l’on grimpe le col de la Forclaz, on voit parfaitement sur la gauche de la route les moraines et les blocs déposés ou rabotées par la masse de glace.

Photos : C. & C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Petite pause dans l’agonie des glaciers alpins. Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Au Chili, la lave continue de descendre sur le flanc NNE du Nevados de Chillán. On observe toujours des émissions de gaz et des explosions se font entendre de temps en temps. Le niveau d’alerte reste au Jaune, le deuxième sur une échelle de quatre couleurs, et il est rappelé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km.
Source: SERNAGEOMIN.

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L’activité effusive a diminué sur le Fuego (Guatemala) au cours des derniers jours. La coulée de lave qui descendait dans la ravine Ceniza (SSO) n’est plus active. Entre 6 et 16 explosions sont enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendres jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc secouent encore les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des retombées de cendres sont signalées quotidiennement dans plusieurs zones sous le vent. Des coulées de lave parcourent encore les ravines Seca et Ceniza sur 200-350 m.
Source: INSIVUMEH.

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En Éthiopie, les données satellitaires ont montré des anomalies thermiques dans les cratères S et N de l’Erta Ale à la mi-août 2020. Toutefois, le 5 septembre, seul le pit crater N présentait une anomalie thermique. Il est donc difficile de savoir si un lac de lave est toujours présent sur le volcan.
Source: Sentinel Hub.

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Comme je l’ai écrit dans une note publiée le 20 septembre 2020, un épisode éruptif majeur s’est produit sur le  Sangay (Équateur) le même jour. Le panache de cendres s’est élevé à 12,2 km d’altitude. D’importantes retombées de cendres ont été signalées dans les provinces à l’ouest du volcan. L’activité éruptive la plus intense a duré environ six heures et les nuages de cendres se sont ensuite dissipés. C’est l’épisode éruptif le plus significatif des derniers mois. Les autorités ont inspecté le confluent de la rivière Volcán (flanc SE) et de la rivière Upano, et ont observé d’importants dépôts de téphra, dont certains avaient formé un barrage. Normalement, le lit de l’Upano mesure environ 25 m de large dans cette zone, mais à cause des dépôts, il atteignait plus de 250 m et ne contenait presque pas d’eau.
Après l’explosion, l’activité est revenue à son niveau des mois précédents, avec des panaches de cendres s’élevant à 1 à 2 km au-dessus du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

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 L’Alaska Volcano Observatory (AVO) indique que l’activité sismique a marqué une hausse sur le Pavlof (Aléoutiennes / Alaska) ces derniers jours, avec la présente d’un tremor continu. Aucune activité éruptive ou émission sommitale n’a été observée sur les images satellitaires et celles de la webcam. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique sont passés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance recommandée). Cela ne signifie pas pour autant qu’une éruption est probable ou imminente. Cependant, les dernières éruptions du Pavlof se sont produites sans prévenir ou presque.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange pour le Sheveluch et l’Ebeko, et au Jaune pour le Bezymianny car ces volcans peuvent se manifester sans prévenir. Les autres volcans de la région sont à la couleur Verte.

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Le lundi 21 septembre 2020 à 21h00 (heure locale) un séisme a été enregistré à la Réunion. IL a été localisé à 27 km sous le niveau de la mer, à 22 km au nord-ouest de Saint Denis. Sa magnitude a été mesurée à 4.4 sur l’échelle de Richter. L’OVPF indiquait que cet événement était isolé et d’origine tectonique.

Dans un nouveau bulletin publié le 23 septembre, l’OVPF indique que depuis le 20 septembre une reprise de la sismicité est observée sous le Piton de la Fournaise. Entre le 20 et le 22 septembre, 21 séismes de magnitude inférieure ou égale à M 1.0 ont été enregistrés et localisés sous le cratère Dolomieu entre 1,7 et 2,2 km de profondeur.

Cette sismicité s’accompagne d’une reprise de l’inflation – très faible pour le moment – de la base et du sommet de l’édifice volcanique.

Les émissions de CO2 dans le sol montrent également une inversion de tendance et une augmentation depuis la mi-août. En revanche, les émissions de SO2 restent en dessous du seuil de détection.

On assiste donc très probablement à un processus de recharge du réservoir superficiel qui, selon l’OVPF, peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que se déclenche une éruption. Le processus peut également s’arrêter sans donner lieu à brève échéance à une éruption, comme on a pu s’en rendre compte au début du mois de juillet 2020. .

Source : OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur sa page Facebook qu’une activité strombolienne permanente et régulière est observée sur l’Etna (Sicile) depuis le 10 juillet 2020 au niveau d’une bouche qui s’est ouverte dans la dépression (la « selle ») entre le Nouveau Cratère SE et l’ancien. Cette activité d’intensité moyenne ne montre actuellement aucune tendance de hausse ou de diminution.

Dans le même temps, on observe une petite activité strombolienne dans le Cratère NE et des émissions de cendre dans la Voragine.

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Short break in the slow death of Alpine glaciers. Here is some news of volcanic activity around the world.

 In Chile, lava continues to advance down Nevados de Chillán’s NNE flank. Gas emissions and occasional explosions are also recorded. The alert level remains at Yellow, the second level on a four-color scale, and residents are reminded not to approach the crater within 3 km.

Source: SERNAGEOMIN.

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Effusive activity decreased at Fuego (Guatemala) during the past days. The lava flow that descended the Ceniza drainage (SSW) is no longer active. Between 6 and 16 explosions are recorded each hour, generating ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves are still rattling buildings within a 20-km radius. Ashfall is reported daily in several areas downwind. Lava flows are still travelling 200-350 m down the Seca and Ceniza drainages.

Source: INSIVUMEH.

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In Ethiopia, satellite data showed thermal anomalies in both of Erta Ale’s S and N pit craters in mid-August 2020, though by 5 September only the N pit had anomalous temperatures. Thus, it is difficult to know whether a lava lake is still present on the volcano.

Source: Sentinel Hub.

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As I put it in a post released on September 20th, 2020, a major eruptive episode occurred at Ecuador’s Sangay volcano on that same day. The ash plume rose to 12.2 km. Heavy ashfall was reported in provinces west of the volcano The major ash emissions ended lasted about six hours and the clouds later dissipated. It was the most powerful eruptive episode of the past months. Authorities inspected the confluence of the Volcán River (SE flank) and Upano River, and observed significant deposits of tephra, some of which had damned the river. Normally the Upano was about 25 m wide in that area but because of the deposits it was more than 250 m across and had almost no water in it. After the explosion, activity returned to levels similar to previous months with ash plumes rising 1-2 km above the volcano.

Source: Instituto Geofisico.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) indicates that seismic activity has increased at Pavlof (Aleutians Alaska) over the past days, with an ongoing tremor. No eruptive activity or emissions from the summit have been observed in satellite and web camera views. The aviation colour code and the alert level have been raised to Yellow and Advisory, respectively. This does not mean that an eruption is likely or imminent. However, past eruptions of Pavlof occurred with little or no warning.

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In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for Sheveluch and Ebeko, and Yellow for Bezymianny as these volcanoes may erupt without warning. The code is Green for the other volcanoes of the region.

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An earthquake was recorded at Reunion Island on Monday September 21st, 2020 at 9:00 p.m. (local time)  It was located 27 km below sea level, 22 km northwest of Saint Denis. Its magnitude was measured at 4.4 on the Richter scale. OVPF indicated that this event was isolated and of tectonic origin.

In a new bulletin released on September 23rd, OVPF indicates that since September 20th a resumption of seismicity has been observed under Piton de la Fournaise. Between September 20th and 22nd, 21 earthquakes with magnitudes less than or equal to M 1.0 were recorded and located under the Dolomieu Crater at depths between 1.7 and 2.2 km.
This seismicity is accompanied by a resumption of inflation – very low for the moment – of the base and the summit of the volcanic edifice.
CO2 emissions in the soil also show a trend reversal and have increased since mid-August. On the other hand, SO2 emissions remain below the detection threshold.
We are therefore very likely witnessing a process of recharging the shallow reservoir which, according to OVPF, can take several days to several weeks before an eruption occurs. The process can also stop without an eruption, as happened in early July 2020..
Source: OVPF.

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Boris Behncke (INGV Catania) indicates on his Facebook page that a permanent and regular strombolian activity has been observed since July 10th, 2020 on Mt Etna (Sicily) at a vent which opened in the « saddle » between the New SE Crater and the ancient crater. This medium-sized activity does not currently show any increasing or decreasing trend.

At the same time, there is also a minor strombolian activity within the Northeast Crater, and there are sporadic ash emissions from the Voragine

L’Etna vu par la webcam L.A.V.E. le 22 septembre 2020

Des hauts et des bas, mais la hausse des températures continue // Highs and lows but temperatures keeps increasing

Parmi les climatologues, il existe encore des climato-sceptiques qui recherchent des exemples prouvant que des températures froides existent toujours à travers le monde. Ces chasseurs de records ont détecté dans l’hémisphère Nord: une température de -69,6°C enregistrée le 22 décembre 1991 dans la station météorologique automatique de Klinck, non loin du point le plus élevé de l’inlandsis groenlandais.
Cette température fait mieux que les -67,8°C enregistrés à deux reprises à Oimekon  et Verkhoyanksk (Sibérie), respectivement en 1933 et 1892. Ce dernier site russe a fait la une de la presse ces derniers mois après avoir enregistré un record de température (37,7°C)au nord du cercle polaire arctique pendant une vague de chaleur dans la région.
La température la plus froide jamais enregistrée sur Terre a été -89,2°C en 1983 à la station météorologique de Vostok en Antarctique.

Soyons bien clairs; les records de chaleur et de froid existent et existeront toujours. Ce qu’il faut prendre en compte, ce ne sont pas ces extrêmes, mais la tendance générale. Lorsque l’on observe les courbes et graphiques, il est indéniable que les températures globales de notre planète sont à la hausse, malgré les hauts et les bas enregistrés ponctuellement. Tous les observateurs sur le terrain s’accordent aujourd’hui pour dire que les calottes glaciaires et les glaciers fondent à une vitesse incroyable. Le plus inquiétant, c’est que cette hausse des températures est parallèle à la hausse des concentrations de CO2 dans l’atmosphère.

Source : Presse américaine.

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Among climatologists, there are still global warming skeptics who look for examples proving that cold temperature records still exist. The climate historians hunting for past temperature extremes have unearthed a record low in the Northern Hemisphere: -69.6 Celsius recorded on December 22nd, 1991 at an automatic weather station in Klinck, not far from the highest point on the Greenland Ice Sheet.

This temperature surpasses the -67.8°C recorded twice at Siberian sites of Oimekon in 1933 and Verkhoyanksk in 1892. The latter Russian site made headlines in recent months for recording a new record-high temperature (37.7°C) north of the Arctic Circle during a heatwave in the region.

The coldest temperature ever recorded on Earth was the -89.2 Celsius recorded in 1983 at the Vostok weather station in Antarctica.

Let’s make it very clear; record high and record low temperatures will always exist. What is to be taken into account is not these extremes, but the general tendency. Looking at the graphs, it is undeniable that global temperatures are on the rise, despite the recod highs and lows that are punctually recorded. All observers on the field agree to day that ice sheets and glaciers are melting at an incredible speed. What worries me is that the increase in temperatures goes parallel with the increase in CO2 concentrations in the atmosphere.

Source: US news media.

Source : NASA

L’agonie des glaciers alpins : de la Mer de Glace (France) au Pasterze (Autriche) [5ème partie]

Situé dans le sud de la Suisse, dans le canton du Valais, le Glacier d’Aletsch est le plus grand glacier des Alpes. Il est entouré au nord par le massif de la Jungfrau et au sud par la vallée du Rhône. Il présente une longueur d’environ 22 km  et une superficie d’environ 80 km². Comme tous les grands glaciers actifs, sa vitesse de progression varie selon que l’on se trouve dans la partie centrale ou sur les bords où elle est freinée par les frottements. Ce phénomène explique, entre autres, la formation des crevasses. S’agissant de l’Aletsch, la vitesse de progression varie entre 80 et 200 mètres par an.

Selon les glaciologues suisses, les Alpes pourraient perdre 80 % de leurs glaciers si aucun changement ne survient dans l’émission des gaz à effet de serre. Le Glacier d’Aletsch a reculé de 2 600 mètres depuis 1880. Comme pour ses homologues alpins, le recul s’est accéléré depuis 1980 et l’Aletsch a reculé de 800 mètres en 30 ans soit 30 % du recul total.

Selon ces mêmes glaciologues, les glaciers suisses continueront de fondre massivement, même si le réchauffement climatique cesse, ce qui est loin d’être gagné dans le contexte économique actuel. Celui d’Aletsch aura perdu au moins quatre kilomètres et un tiers de sa masse d’ici un siècle. En effet, les glaciers réagissent aux changements climatiques avec des dizaines d’années, voire un siècle, de retard.

Dans une note rédigée sur mon blog le 15 octobre 2016, j’évoquais un problème causé par la fonte du Glacier d’Aletsch. La glace d’amenuisant, les pans de montagne qui entourent le glacier sont fragilisés et des effondrements se produisent. L’un de ces pans menace de s’effondrer en aval du glacier et il est demandé à tous les randonneurs de respecter l’interdiction d’accès aux sentiers pédestres dans une zone de 2 km2.

Une remontée mécanique permettant d’accéder aux abords du glacier d’Aletsch subit elle aussi les effets du mouvement du pan de montagne. Les pylônes d’arrivée de la télécabine d’Aletsch Arena, qui relie Riederalp à Moosfluh, bougent de 1 centimètre par jour. Toutefois, l’exploitant des remontées avait prévu le problème et il a investi 23 millions de francs suisses dans un système qui permet de glisser les pylônes sur un rail pour les maintenir parfaitement droits et ainsi laisser l’installation ouverte. La surveillance est permanente, avec un système d’alarme en cas de gros déplacement.

J’ai emprunté à Fiesch (Valais) en 2017 le double téléphérique qui permet d’accéder à l’Eggishorn d’où l’on a une vue splendide sur le Glacier d’Aletsch. A noter que la première partie de ce téléphérique vient d’être remplacée par un télécabine plus moderne et probablement moins contraignant pour les pylônes.

Photos : C. Grandpey