Pollution dans l’Arctique // Pollution in the Arctic

Le président russe Vladimir Poutine a cautionné la déclaration de l’état d’urgence dans la région de Norilsk, une ville de 180 000 habitants construite en Sibérie au-dessus du cercle polaire arctique. L’économie de la ville dépend de Norilsk Nickel, le premier producteur mondial de nickel et de palladium. L’état d’urgence – qui permet d’utiliser les capacités fédérales de la Russie pour faire face à la situation – a été décrété suite à une fuite de près de 20 000 tonnes de mazout qui s’est infiltré dans les rivières locales, avec le risque d’une catastrophe écologique dans le fragile environnement arctique.
Le WWF a précisé que la pollution avait été contenue par des barrages flottants mis en place par les autorités, avant que le mazout atteigne le lac Pyasino, au nord de la ville Quelque 500 mètres cubes de produits pétroliers ont pu être récupérés par une équipe de 90 ouvriers. Les images satellites diffusées par l’ONG montrent de grandes étendues rouges à la surface des rivières locales Daldykan et de l’Ambarnaïa. Malheureusement, les éléments les plus toxiques du carburant diesel sont des composés aromatiques comme le benzol, le toluène, ou le xylène, qui se mélangent à l’eau et il est impossible de les contrôler à l’aide de barrages flottants

L’origine de la fuite est un réservoir de mazout qui a été endommagé à cause de l’affaissement soudain de piliers servant à le supporter. Il faut savoir que la ville de Norilsk est entièrement construite sur le permafrost qui, comme partout en Sibérie, est en train de fondre sous l’effet du réchauffement climatique. La société Norilsk Nickel, propriétaire de la centrale thermique, a d’ailleurs confirmé que la fuite était due à l’affaissement des piliers supportant le réservoir de stockage de mazout en raison du dégel du pergélisol. Dauttres incidents du même type ont déjà été recensés en Sibérie, en particulier dans la Péninsule de Yamal où le dégel du permafrost arctique constitue une menace pour les infrastructures destinées à la production de pétrole et de gaz.

Pour le moment, il semble pas y avoir de pollution des nappes phréatiques, mais leWWF conseille néanmoins de surveiller la qualité de l’eau en aval.

Source : France Info, The Siberian Times.

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Russian President Vladimir Putin endorsed the declaration of a state of emergency in the region around Norilsk (pop.180,000) built in Siberia above the Arctic Circle. The city’s economy depends on Norilsk Nickel, the world’s largest producer of nickel and palladium. A state of emergency – which allows Russia’s federal capabilities to be used to deal with the situation – was declared following the leak of nearly 20,000 tonnes of fuel oil which seeped into local rivers, with the risk of an ecological disaster in the fragile arctic environment.
WWF said the pollution had been contained by oil booms installed by the authorities before the oil reached Lake Pyasino, north of the city. Some 500 cubic metres of diesel oil could be recovered by a team of 90 workers. Satellite images released by the NGO show large red areas on the surface of the local Daldykan and Ambarnaïa rivers. Unfortunately, the most toxic elements of diesel fuel are aromatics such as benzol, toluene, or xylene, which mix with water and cannot be controlled with floating dams.
The source of the leak is an oil tank that was damaged due to the sudden collapse of pillars supporting it. The city of Norilsk is entirely built on permafrost which, like everywhere in Siberia, is melting under the effect of global warming. Norilsk Nickel, the owner of the thermal power plant, confirmed that the leak was due to the subsidence of the pillars supporting the fuel oil storage tank due to the thawing of permafrost. Other incidents of the same type have already been recorded in Siberia, in particular in the Yamal Peninsula where the melting of the Arctic permafrost has become a threat to the infrastructures intended for the production of oil and gas.
For the moment, there does not seem to be any pollution of the groundwater, but WWF nevertheless advises to monitor the quality of the water downstream.
Source: France Info, The Siberian Times.

La pollution vue depuis l’espace par le satellite Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne (Cliché officiel diffusé par les autorités russes)

Le « Polarstern » et l’expédition MOSAiC (suite / continued)

Dans une note publiée le 12 mai 2020, j’expliquais que l’expédition MOSAiC (Multidisciplinary drifting Observatory for the Study of Arctic Climate) est la plus importante jamais mise sur pied dans l’Arctique. Le 20 septembre 2019, le Polarstern, navire amiral de l’Institut Alfred Wegener, a levé l’ancre dans le port de Tromsø en Norvège, pour rejoindre le cœur de l’Océan Arctique et y faire des mesures scientifiques. La mission implique 600 chercheurs de dix-sept pays. Une fois sur place, le Polarstern s’est laissé emprisonner par les glaces et s’est laissé dériver vers le sud.

A côté des 50 membres de l’équipage, une cinquantaine de scientifiques effectue des recherches sur 5 principaux domaines d’intérêt (atmosphère, océan, glace de mer, écosystème, biogéochimie).

L’équipe scientifique est renouvelée tous les deux mois ; les successeurs, acheminés par des brise-glace russes, chinois et suédois, assurent également une partie du ravitaillement.

En septembre 2020, libéré des glaces, le Polarstern retournera en Allemagne et retrouvera Bremerhaven, son port d’attache.

Le problème, c’est que personne n’avait prévu l’épidémie de Covid-19 qui est venue tout chambouler car les équipes ne peuvent pas se relayer comme prévu et la mission a pris deux mois de retard. La prochaine équipe scientifique devrait arriver ce début juin dans l’archipel norvégien du Svalbard. Le Polarstern devrait donc bientôt débarquer une centaine de chercheurs internationaux. Il prendra alors à son bord une centaine de leurs collègues, dont le chef de la mission. Ce climatologue et physicien, qui a déjà effectué un premier séjour de septembre à janvier à bord du navire, avait élaboré avec son équipe plus d’une dizaine de scénarios en cas d’imprévu durant les 390 jours de l’expédition.

Initialement, la nouvelle équipe, composée d’experts d’une douzaine de pays différents, devait rejoindre le Polarstern début avril, en avion, depuis les Svalbard. La fermeture des frontières ayant cloué les appareils au sol, les responsables de la mission ont finalement décidé d’acheminer les scientifiques, ainsi que des vivres et du carburant, par bateau jusqu’à Spitzberg. Le Polarstern de son côté a interrompu quelques semaines ses recherches pour venir chercher sa nouvelle équipe.

La deuxième grosse difficulté à laquelle a été confrontée la mission, c’était de s’assurer que le virus ne se répande pas parmi les membres de l’expédition. Pour cela, une quarantaine stricte de plus de 14 jours a été imposée à toute la nouvelle équipe dans deux hôtels de Bremerhaven entièrement loués pour eux. Les scientifiques ont subi trois tests de dépistage du Covid-19.

Source : France Info.

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In a post released on May 12th, 2020, I explained that the Multidisciplinary Drifting Observatory for the Study of Arctic Climate (MOSAiC) expedition is the largest ever set up in the Arctic. On September 20th, 2019, the Alfred Wegener Institute’s flagship Polarstern weighed anchor in the port of Tromsø in Norway to reach the heart of the Arctic Ocean for scientific measurements. The mission involves 600 researchers from seventeen countries. Once there, the Polarstern got caught in the ice and strated drifting south.
In addition to the 50 crew members, around fifty scientists are carrying out research on 5 main areas of interest (atmosphere, ocean, sea ice, ecosystem, biogeochemistry).
The scientific team is renewed every two months; successors, routed by Russian, Chinese and Swedish icebreakers, also provide part of the supply.
In September 2020, freed from the ice, the Polarstern will return to Germany and find Bremerhaven, its home port.

The problem is that no one had foreseen the Covid-19 epidemic which turned everything upside down because the teams could not take turns as planned and the mission was two months behind schedule. The next scientific team is expected to arrive in early June in the Norwegian Svalbard archipelago. The Polarstern should therefore soon land a hundred international researchers. It will then take on board a hundred of their colleagues, including the head of the mission. This climatologist and physicist, who already made a first stay from September to January on board the ship, worked out with his team more than ten scenarios in case of unforeseen events during the 390 days of the expedition.
Initially, the new team, made up of experts from a dozen different countries, was to join the Polarstern in early April, by plane, from the Svalbards. With the border closures having grounded the aircraft, mission officials finally decided to ship the scientists, along with food and fuel, by boat to Spitsbergen. The Polarstern, for its part, interrupted its research for a few weeks to pick up its new team.
The second major challenge facing the mission was to ensure that the virus did not spread among the members of the expedition. For this, a strict quarantine of more than 14 days was imposed on the whole new team in two hotels in Bremerhaven fully rented for them. Scientists underwent three tests for Covid-19.
Source: France Info.

Le Polarstern (Source: Alfred Wegener Institute)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Un séisme a secoué le Kawah Ijen (Indonésie) le 29 mai 2020, ce qui a provoqué une libération de gaz toxiques ainsi qu’un tsunami de 3 mètres de haut à la surface du lac d’acide. L’un des mineurs de soufre a été tué. Le nom de seiche a été donné par les volcanologues à ce type de vague. Elle est observée généralement lorsque des activités au fond d’un océan ou d’un lac perturbent la colonne d’eau à la surface. Un tel tsunami peut être déclenché par un séisme, un glissement de terrain ou une activité volcanique.
Au moment de l’événement, la victime travaillait au fond du cratère avec un autre mineur. Ce dernier a réussi à s’enfuir, tandis que son collègue disparaissait. Son corps a été retrouvé le 30 mai.
L’agence de gestion des catastrophes (BPBD) a demandé que soit conduite une investigation sur l’activité volcanique dans la région, ainsi que la mise en place de mesures de prévention, telle que l’installation de systèmes d’alerte précoce, afin d’éviter de nouvelles victimes dans te relles circonstances. En temps normal, le Kawah Ijen est fréquenté par de nombreux touristes.
Ce n’est pas la première fois que des mineurs sont tués sur le Kawah Ijen. En 1976, une cinquantaine de personnes se sont faites surprendre par une énorme bulle de gaz qui est apparue sans prévenir la surface du lac. 11 mineurs ont été asphyxiés.
Source: The Jakarta Post, mon livre Killer Volcanoes.

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Il n’y a pas de quoi s’inquiéter. Un essaim sismique incluant une douzaine d’événements a été enregistré dans la région de West Yellowstone, près du Parc National de Yellowstone le 29 mai 2020. La secousse la plus forte avait une magnitude de M 3,1. Les autres se situaient entre M 1,6 et M 3,1, à une profondeur d’environ 5 km. On avait déjà enregistré 34 séismes dans la région au cours du mois d’avril.
Les essaims sismiques sont relativement fréquents dans la région. Yellowstone est l’un des endroits les plus actifs sur le plan sismique aux États-Unis, avec environ 700 à 3 000 événements enregistrés chaque année.
Les séismes ont tendance à se produire sous formes d’essaims incluant un petit nombre d’événements (« clusters* » en anglais) . Le plus important s’est produit en 1985 lorsque plus de 3 000 secousses ont été enregistrées en trois mois dans la partie nord-ouest du parc.
Source: YVO.

*Le mot «cluster» est devenu très populaire en France ces dernières semaines car il a été utilisé pour désigner de petits groupes de personnes contaminées par covid-19. En français, la meilleure traduction dans ces circonstances est «foyer épidémique». Alors, pourquoi devrions-nous recourir au mot anglais?

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Le Stromboli (Sicile) traverse en ce moment une période calme. Les instruments de surveillance révèlent une activité strombolienne peu intense accompagnée de dégazage. On observe en moyenne 2 événements explosifs par heure, avec une intensité faible à moyenne. Le 23 mai, l’activité a toutefois été un peu plus soutenue avec une dizaine d’explosions strombolienne chaque heure. Cette activité se situe essentiellement dans les zones cratèriques Nord et Centre-Sud.
La sismicité ne montre pas de variations significatives. Il en va de même des données de déformation du volcan. Les émissions de SO2 restent à un niveau moyen.
Source : INGV.

Suite à cette baisse d’activité du volcan, le niveau d’alerte a été abaissé de l’Orange au Jaune. C’est une très bonne nouvelle pour le tourisme sur l’île car les excursions vont pouvoir reprendre, au moins jusqu’à à 400 mètres de hauteur.

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Une activité strombolienne est toujours observée dans la Voragine, le cratère central de l’Etna (Sicile), accompagnée d’émissions sporadiques de cendre. Le Nouveau Cratère SE émet parfois des panaches de cendre tandis que le Cratère NE fait entendre des grondements. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’a été enregistrée.

Source : INGV.

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Au Kamchatka, la couleur de l’alerte aérienne reste Orange sur le Karymsky, le Klyuchevskoy et le Sheveluch, ainsi que sur l’Ebeko dans les Iles Kouriles. Elle est Jaune sur le Bezymianny.

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La situation est restée remarquablement calme en mai sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). L’OVPF indique que « la réalimentation en magma et la pressurisation du réservoir magmatique superficiel qui avaient repris suite à la fin de l’éruption du 2-6 avril a cessé fin avril. Parallèlement la sismicité est restée faible en mai, avec moins d’un séisme par jour enregistré sous les cratères sommitaux.»

Comme je l’ai indiqué précédemment, la très épaisse couche de lapilli déposée autour du cratère nouvellement baptisé Piton Voulvoul ainsi que l’abondance de cheveux de Pélé sur toute la zone sommitale semblent montrer qu’il y a eu une purge du réservoir magmatique superficiel. Il faudra probablement pas mal de temps pour que la réalimentation ait lieu et on peut raisonnablement penser qu’il n’y aura pas d’éruption dans ce secteur du volcan dans les prochaines semaines. L’OVPF indique que « depuis 2016, les réalimentations du réservoir magmatique superficiel se font par impulsions. De telles phases d’accalmie dans les déformations et la sismicité ont déjà été observées à plusieurs reprises entre 2016 et 2019, sur des périodes allant de 15 à 80 jours environ.»

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Une explosion mineure a été détectée par le réseau de surveillance du Cleveland (Aléoutiennes / Alaska) dans la matinée du 1er juin 2020. Aucune autre activité significative n’a été enregistrée. Un petit panache de cendre a été observé à 6600 mètres d’altitude, en train de se diriger vers le sud. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

Source : AVO.

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En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un très bon documentaire proposé par la chaîne ARTE sur le Merapi (Indonésie). Intitulé dans sa version française « Vigilance volcanique au cœur de Java », il nous fait explorer le volcan aux côtés d’une équipe du GFZ, Centre de recherches en géosciences de Postdam. Le film de 54 mn offre des vues très intéressantes de la balafre qui entame le sommet du Merapi et du dôme de lave qui s’y développe. En dépit des progrès réalisés, on se rend compte qu’il reste un long chemin à parcourir pour percer les secrets du processus éruptif. L’application du principe de précaution reste donc la meilleure solution pour épargner des vies humaines en cas d’éruption.

https://www.arte.tv/fr/videos/053957-000-A/vigilance-volcanique-au-coeur-de-java/

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Here is some news of volcanic activity around the world.

An earthquake shook Mount Ijen (Indonesia) on May 29th 2020 and triggered the release of poisonous gas and a 3-metre high tsunami in the acid lake which killed one of the sulphur miners. Such a wave is known as a seiche among experts. It typically occurs when activities at the bottom of an ocean, gulf or lake disturb the column of water on the surface. A tsunami may be triggered by an earthquake, landslide or volcanic activity.

The victim was said to be working with another miner when the incident occurred. The latter managed to run and survive, while the former disappeared and was eventually found dead on May 30th.

The Disaster Mitigation Agency (BPBD) has been urged to conduct an investigation into volcanic activities in the region and develop mitigation plans, such as setting up early warning systems, to avoid further losses and damage in the event of a seiche. In normal time, Kawah Ijen is visited by many tourists.

This is not the first time miners have been killed on Kawah Ijen volcano. In 1976, about 50 persons were caught by surprise by a huge bubble of gas that broke the surface of the lake. In all, 11 miners were asphyxiated.

Source: The Jakarta Post, my book Killer Volcanoes.

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This is nothing to worry about. A swarm including nearly a dozen earthquakes was recorded in the West Yellowstone area, close to Yellowstone National Park on May 29th, 2020. The strongest event had a magnitude of M 3.1. The other quakes ranged between M 1.6 and M 3.1 and were about 5 km deep. The area had been hit by an additional 34 quakes in the past month.

A swarm of earthquakes is not unusual for the area. Yellowstone is one of the most seismically active places in the US, experiencing around 700 to 3,000 earthquakes every year.

The earthquakes tend to occur in clusters*. The largest occurred in 1985 when more than 3,000 earthquakes were recorded in three months on the northwest side of the park.

Source : YVO.

* The word « cluster » has become very popular in France in recent weeks as it has been used to refer to small groups of persons contaminated by covid-19. In French, the best translation in these circumstances is “foyer épidémique”. So, why should we resort to the English word?

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 Stromboli (Sicily) is currently going through a calm period. The monitoring instruments reveal minor strombolian activity accompanied by degassing. On average 2 explosive events re recorded per hour, with low to medium intensity. On May 23rd, however, activity was a little more sustained with a dozen Strombolian explosions each hour. This activity is mainly located in the North and Center-South crater areas.
Seismicity does not show significant variations. Neither do the deformation data. SO2 emissions remain at a medium level.
Source: INGV.

Following this decrease in volcano activity, the alert level has been lowered from Orange to Yellow. This is very good news for tourism on the island because the excursions will be allowed to resume, at least up to 400 metres above sea level.

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Strombolian activity is still observed in Voragine, the central crater of Mt Etna (Sicily), accompanied by sporadic ash emissions. The New SE Crater sometimes emits ash plumes while rumblings can be heard in the NE Crater. No significant deformation of the volcanic edifice has been recorded.
Source: INGV.

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In Kamchatka, the aviation colour code is kept at Orange on Karymsky, Klyuchevskoy and Sheveluch, as well as on Ebeko in the Northern Kuriles. It is Yellow on Bezymianny.

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The situation has remained remarkably calm in May on Piton de la Fournaise (Reunion Island). OVPF indicates that « the magma recharge and the pressurization of the shallow magma reservoir which had resumed following the end of the eruption of 2-6 April ceased at the end of April. At the same time, seismicity remained low in May, with less than one earthquake per day recorded under the summit craters. »
As I put it previously, the very thick layer of lapilli around the newly baptized Piton Voulvoul as well as the abundance of Pele’s hair all over the summit area seem to show that there was a drainage of the shallow magma reservoir . It will likely take a long time for the recharge to take place and it is reasonable to assume that there will be no eruption in this area of ​​the volcano in the coming weeks. OVPF indicates that « since 2016, the recharge of the shallow magma reservoir occurred in pulses. Such phases of lull in deformation and seismicity were already observed several times between 2016 and 2019, over periods ranging from around 15 to 80 days. »

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A small explosion was recorded by the monitoring instruments of Cleveland Volcano (Aleutians / Alaska) in the morning of June 1st, 2020. No other significant activity was detected. A small ash plume was observed at 6,600m. drifting to the south. The aviation colour code has been raised to Orange.
Source : AVO.

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By clicking on the link below, you will see a very good documentary released by the ARTE TV channel on Mount Merapi (Indonesia). Entitled in its French version « Vigilance volcanique au cœur de Java », it makes us explore the volcano alongside a team from GFZ, Postdam Geoscience Research Center. The 54-minute film offers very interesting views of the gash that slashes the summit of Mt Merapi and the lava dome that develops inside. In spite of the progress made, we realize that there is still a long way to go to unlock the secrets of the eruptive process. The application of the precautionary principle therefore remains the best solution to spare human lives in the event of an eruption.

https://www.arte.tv/fr/videos/053957-000-A/vigilance-volcanique-au-coeur-de-java/

Kawah Ijen (Photos : C. Grandpey)

 

Reprise des conférences à l’automne

Avec l’amorce du déconfinement, certaines associations et collectivités commencent d’ores et déjà à s’organiser, en espérant que le COVID-19 ne connaîtra pas un rebond à l’automne avec la disparition de la chaleur estivale. Je commence à être sollicité pour présenter les conférences annulées ces dernières semaines à cause du virus.

Je compte reprendre mes conférences à partir du mois d’octobre. Deux sont au programme :

Volcans et risques volcaniques :

Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuit avec deux diaporamas (une vingtaine de minutes chacun) en fondu-enchaîné sonorisé destinés à illustrer les deux grands types de volcans. La Java des Volcans conduit le public auprès des volcans gris d’Indonésie tandis que Hawaii le Feu de la Terre fait côtoyer les coulées de lave rouge du Kilauea.

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Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique :
Mes pérégrinations à travers notre planète m’ont permis de me rendre compte de la vitesse à laquelle fondent les glaciers. J’ai décidé de m’éloigner momentanément du monde chaud des volcans pour tirer la sonnette d’alarme au travers de cette conférence
La banquise et les glaciers rétrécissent comme peau de chagrin… Aucun continent ne semble épargné. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de très graves problèmes.
Mes propos sont illustrés par un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé d’une vingtaine de minutes : Glaciers d’Alaska, un monde en péril.

Je propose mes ouvrages à l’issue de ces conférences et j’aurai plaisir à vous les dédicacer.

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Si votre commune, votre association ou votre comité d’entreprise est intéressé, merci de me contacter par courrier électronique (grandpeyc@club-internet.fr) pour définir les modalités de mon intervention.

Réchauffement climatique : Vague de chaleur en Sibérie, criquets en Inde et en Iran // Global warming : Heat wave in Siberia, locusts in India and Iran

Khatanga, ville de Sibérie sur le cercle polaire arctique, est connue pour être l’une des régions les plus froides sur Terre, mais elle vient de connaître une vague de chaleur encore jamais vue, avec la crainte de voir de nouveaux incendies de forêt et fondre le permafrost. Des températures d’environ 27°C ont été enregistrées, bien au-dessus de la moyenne habituelle de 15 degrés Celsius. En fait, c’est toute la Sibérie occidentale qui doit faire face à cette vague de chaleur exceptionnelle. De janvier à avril, la Russie se situait déjà à plus de six degrés Celsius au-dessus de la moyenne
Les scientifiques tirent la sonnette d’alarme quant aux conséquences possibles des incendies de forêt dans la région cet été, en sachant que certains ont déjà éclaté ces derniers mois. Les incendies ont brûlé de vastes zones l’année dernière et, au plus fort de l’été, la fumée a envahi une superficie plus grande que l’Union Européenne.
L’accélération du réchauffement climatique en Russie est plus de deux fois plus rapide que la moyenne mondiale, et la situation dans l’Arctique est encore plus inquiétante car la région se réchauffe plus de trois fois plus vite que la moyenne mondiale.
Une grande partie du sol arctique est constituée de pergélisol qui fond sous les coups de boutoir des vagues de chaleur à répétition. Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le permafrost stocke de grandes quantités de carbone qui se trouvent libérées pendant la fonte, ce qui accélère le réchauffement climatique.
Un autre problème est que si le sol est dégelé et sèche avec les fortes températures, il est susceptible de servir de combustible pour un incendie. De plus, ces incendies – qui émettent des gaz à effet de serre  – peuvent couver pendant des semaines ou des mois.
La vague de chaleur a également perturbé un certain nombre de cycles naturels. Elle a accéléré la débâcle des rivières, la floraison a été précoce et les insectes ont émergé plus tôt que la normale.
Source: The Siberian Times.

Il fait aussi incroyablement chaud en Inde où les criquets pèlerins ont envahi la région du Rajasthan, menaçant les récoltes d’été. Des millions de criquets envahissent la région depuis le mois avril et ils ont commencé à pénétrer dans les États voisins.
https://youtu.be/qwDsWOmIXag

On estime que 50 000 hectares ont été détruits par les criquets jusqu’à présent, une situation qui vient s’ajouter à l’impact économique du COVID-19 dans les régions agricoles. Des températures plus élevées que la normale ont permis aux criquets de se reproduire et de se propager à un rythme plus rapide que la normale. C’est la pire crise que le pays ait connue depuis 1993.
Les autorités locales répandent des pesticides à l’aide de pulvérisateurs montés sur des véhicules et des drones pour essayer de protéger les cultures.
Source: Yahoo News.

Tout comme l’Inde, l’Iran connaît sa pire invasion de criquets pèlerins depuis 50 ans et pour la deuxième année consécutive. Par rapport à l’année dernière, les essaims de criquets sont beaucoup plus importants et les dernières nuées sont du jamais vu. Pour contenir cette invasion, l’Iran pourrait déployer ses forces armées dans le sud du pays.
Comme en Inde, l’épidémie vient s’ajouter aux problèmes auxquels le pays est confronté dans sa lutte contre la pandémie de coronavirus, ainsi que les remous économiques qui ont suivi la fin des sanctions américaines.
Source: The Watchers

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Khatanga, a town in Siberia’s Arctic Circle, is known to be one of the coldest regions on Earth, but it has just been experiencing a record-breaking heat wave amid growing fears about devastating wildfires and melting permafrost. Temperatures of about 27°C have been registered, far above the 15 degrees Celsius historical average. Actually, the whole of western Siberia is facing an unseasonable warmth. From January to April, Russia was more than six degrees Celsius warmer than average

Experts sounded alarms about the possible implications for the region’s wildfire season this summer, with some blazes already breaking out in recent months. Fires burned huge areas in the region last year and, at its peak, smoke engulfed an area larger than the European Union.

The pace of global warming in Russia is over twice as fast as the global average, but the situation in the Arctic is even more stark with the region warming at over three times the global average.

Much of the Arctic region is covered by permafrost which is melting with the repetitive heat waves. As I put it many times before, permafrost stores vast amounts of carbon, which are released during the melting, accelerating climate change and global warming.

The second problem is that if the land is thawed out, and if it dries out with the high temperatures, that soil is actually available to burn as a fuel for a fire. These fires that emit greenhouse gases can smolder for weeks or months.

The unusual heat has also disrupted a number of natural cycles, with river ice breaking, blooms coming earlier and insects emerging earlier than normal.

Source : The Siberian Times.

It is also incredibly hot in India where desert locusts have invaded the Rajasthan region threatening summer crops. Millions of locusts have been descending on the region since April, and have begun entering neighbouring states.

https://youtu.be/qwDsWOmIXag

An estimated 50,000 hectares have been engulfed by the locusts so far, a devastating amount of destruction in conjunction with the economic impact of COVID-19 on farming regions. Higher than normal temperatures have helped the locusts breed and spread at a faster rate than normal. This year’s infestation is the worst the country has seen since 1993.

Local authorities have been using vehicle-mounted sprayers, pesticides and drones to combat the threat of the locusts on crops.

 Source : Yahoo News.

Just like India, Iran is under its worst desert locust outbreak in the past 50 years and for the second year in a row. Compared with last year, the swarms of desert locusts are much larger, and the recent attacks are unprecedented. With the worsening situation, Iran may deploy its military to help contain the invasion in the country’s southern region.

Like in India, the outbreak is adding to problems the nation is facing amid its battle against the coronavirus pandemic, as well as the economic turmoil following ending U.S. sanctions.

Source :  The Watchers.

Localisation de Khatanga en Sibérie (Source : Google maps)

Les « Réunionnais de la Creuse » contre-attaquent

La fédération qui regroupe la majorité des associations de défense des ex-pupilles réunionnais vient d’adresser un courrier à Jacques Toubon, le Défenseur des droits. Elle dénonce l’inaction du gouvernement depuis la remise d’un rapport sur leur situation il y a deux ans.

Rédigée par l’avocate de la Fédération des Enfants Déracinés des Départements et Régions d’Outre-Mer (FEDD), elle traduit l’impatience et désormais l’exaspération des associations de défense des ex-enfants réunionnais dits « de la Creuse ».
Entre 1962 et 1984, à la Réunion, 2015 enfants et adolescents ont été enlevés à leurs parents par les services de l’aide sociale à l’enfance. Ils ont été transférés dans des foyers et des familles d’accueil en métropole, en majorité dans le département de la Creuse. Tous les liens avec leur famille d’origine ont été volontairement coupés, provoquant de graves traumatismes chez la plupart d’entre eux. Ces traumatismes persistent encore parfois chez les victimes qui ont aujourd’hui entre 40 et 75 ans. Beaucoup demandent désormais reconnaissance et réparation pour le préjudice subi.
En avril 2018, un volumineux rapport de 700 pages a été remis à la ministre des Outre-Mer Annick Girardin sur cette affaire. Ce document faisait un état des lieux historique, démographique et sociologique précis mais faisait aussi une série de propositions pour aider les victimes. Deux ans après, les propositions de ce rapport n’ont toujours pas été suivies d’effet. C’est pour forcer le gouvernement à agir que l’avocate des Réunionnais a décidé de saisir le Défenseur des droits.
Dans sa lettre à Jacques Toubon, l’avocate rappelle que « cette politique, initiée par l’État français, a » déjà « été officiellement reconnue comme ayant attenté aux droits fondamentaux de ces ex-mineurs », notamment par le biais d’une résolution mémorielle adoptée solennellement par l’Assemblée Nationale le 18 février 2014. Elle rappelle également que le chef de l’Etat Emmanuel Macron a reconnu que « la politique de transfert des enfants réunionnais déracinés et exilés dans l’hexagone était une « faute » de l’État » et avait  appelé à ce que « fonctionne dans la simplicité, la transparence et la justice l’accompagnement juridique et administratif des personnes qui font le choix de reconstituer leur histoire personnelle sur place, sur l’île de La Réunion ».
Dans leur requête la FEDD et son avocate demandent à Jacques Toubon des excuses publiques de l’Etat, l’entrée de l’histoire des « Réunionnais de la Creuse » dans les manuels de l’Education Nationale, la création d’un lieu de mémoire et d’un centre de ressources et d’interprétation mémorielle et l’institution d’une journée commémorative.

Source : France3 Nouvelle Aquitaine.

Etant moi-même Creusois, je me suis intéressé à cette affaire et j’ai publié plusieurs notes sur ce blog, comme celle du 17 novembre 2019. J’ai eu l’occasion d’aborder ce problème avec des Réunionnais au cours de mon séjour sur l’île pendant le mois de juin de cette même année. Dans l’ensemble, les sentiments sont mitigés. La plupart des personnes que j’ai rencontrées pensent que l’idée n’était pas si mauvaise que cela pour éviter une surpopulation de l’île. En revanche, toutes sont unanimes pour condamner la méthode employée par Michel Debré qui manquait vraiment de tact.

Voici une petite vidéo réalisée en avril 2018 et qui résume bien la situation :

Les émissions de SO2 du Kilauea pendant l’éruption de 2018 // Kilauea’s SO2 emissions during the 2018 eruption

L’éruption du Kilauea dans la Lower East Rift Zone (LERZ) en 2018 a libéré d’énormes quantités de dioxyde de soufre (SO2) et l’ensemble de l’archipel hawaïen a parfois été envahi par le brouillard volcanique, ou vog.
Pour mesurer les émissions de SO2, les volcanologues utilisent un spectromètre. L’instrument est généralement installé à bord d’un véhicule ou un avion qui passe sous le panache de SO2 et mesure l’absorption de lumière par le gaz. Plus il y a de SO2, moins la lumière ultraviolette (UV) atteint le spectromètre. En 2018, il y avait tellement de SO2 que le spectromètre pouvait à peine détecter cette lumière, ce qui n’a guère facilité les mesures.
Le spectromètre mesure la lumière UV sur une gamme de longueurs d’onde. Normalement, avec de faibles émissions de SO2, on examine les longueurs d’onde où l’absorption de SO2 est importante, ce qui permet de détecter de très faibles quantités de gaz. En 2018, la situation a été beaucoup plus compliquée car aucune lumière UV n’atteignait l’instrument. Les scientifiques du HVO ont alors examiné une partie du spectre UV où l’absorption de SO2 est 500 fois plus faible, de sorte qu’une certaine quantité de lumière UV restait détectable.
Après avoir traité les mesures dans la nouvelle gamme de longueurs d’onde, les données ont révélé que pendant la majeure partie du mois de juin et début juillet 2018, les fractures dans la LERZ ont émis près de 200 000 t / j (tonnes / jour) de SO2. Ce sont les niveaux d’émission les plus élevés jamais mesurés sur le Kilauea avec le spectromètre UV qui a commencé à être utilisé vers la fin des années 1970. Il se peut que les premières fontaines de lave du Pu’uO’o en 1983, et peut-être l’éruption du Mauna Loa en 1984, aient montré des niveaux de SO2 similaires, mais ces mesures ont probablement souffert de la même sous-estimation que les premières mesures effectuées par le HVO en 2018. Elles avaient alors révélé des émissions de 15000 t / j (tonnes / jour). Malheureusement, les données fournies par le spectromètre des années 1980 ne peuvent pas être traitées de la même manière que les données de 2018.
Les scientifiques du HVO estiment que l’éruption de 2018 a émis plus de 10 Mt (mégatonnes, ou millions de tonnes) de SO2 entre mai et début août. Au cours de ces trois mois, le Kilauea a émis cinq fois plus de SO2 que pendant la seule année 2017. Peu d’éruptions récentes sur Terre ont émis autant de SO2, et lorsqu’elles l’ont fait, il s’agissait généralement d’éruptions explosives majeures sur des stratovolcans.
L’éruption fissurale de l’Holuhraun (Islande) en 2014 également émis environ 10 Mt de SO2, mais en 6 mois, et non 3 comme le Kilauea. À titre de comparaison, la plus grande éruption volcanique du siècle dernier, celle du Pinatubo (Philippines) en 1991, n’a émis que deux fois plus de SO2 que celle du Kilauea en 2018, mais de manière explosive en une seule journée.
Depuis la fin de l’éruption de 2018, le Kilauea a émis beaucoup moins de SO2. Fin 2018, les émissions étaient d’environ 30 t / j au sommet et sur le Pu’uO’o, et presque nulles dans la LERZ. Début 2019, le Pu’uO’o a retrouvé des niveaux proches de zéro. Bien que du SO2 se dissolve dans l’eau du lac dans le cratère de l’Halema’uma’u, les niveaux d’émission de SO2 en ce moment sont les plus bas observés sur le Kilauea depuis plus de 30 ans.
Source: USGS / HVO.

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Kilauea’s Lower East Rift Zone (LERZ) eruption in 2018 released huge amounts of sulphur dioxide (SO2) and the whole Hawaiian archipelago was sometimes invaded by the volcanic fog, or vog.

To measure SO2 emission rates, volcanologists use a spectrometer. The instrument is mounted to a vehicle or aircraft, which passes under the SO2 plume and measures the absorption of sunlight by SO2 overhead. The more SO2, the less ultraviolet (UV) light reaches the spectrometer. In 2018, there was so much SO2 that the spectrometer could barely detect any UV light at all, which made it difficult to determine the exact amount of gas overhead.

The spectrometer measures UV light over a range of wavelengths. Normally, with low SO2 emissions, one examines wavelengths where SO2 absorption is significant, which allows to detect even very small amounts of gas. But 2018 was different as nearly no light was reaching the instrument. HVO scientists examined a part of the UV spectrum where SO2 absorption is 500 times weaker, so some UV light would still be detectable.

After re-processing all measurements in the new wavelength range, the data revealed that for much of June and early July of 2018, fissures in the LERZ emitted nearly 200,000 t/d (tonnes/day)of SO2. These are the highest SO2 emission rates measured at Kilauea using the UV spectrometer technique, which began in the late 1970s. Early Pu’uO’o high lava fountains, and perhaps Mauna Loa’s 1984 eruption, may have had similar emission rates, but those measurements likely suffered from the same underestimation as HVO’s initial 2018 analyses which revealed emissions of 15,000 t/d (tonnes/day). Unfortunately, because of older spectrometer technology, data from the 1980s cannot be reprocessed in the same way as 2018 data.

HVO scientists now estimate that the 2018 eruption emitted over 10 Mt (megatonnes, or millions of tonnes) of SO2 between May and early August. In those three months alone, Kilauea emitted five times the SO2 it emitted in the year 2017. Few recent eruptions on Earth have released that much SO2, and when they do, they are generally large explosive eruptions at stratovolcanoes.

Most similar to Kilauea’s eruption was the 2014 Holuhraun fissure eruption in Iceland, which also emitted about 10 Mt of SO2, though in 6 months rather than just 3. For comparison, the largest volcanic eruption of the past century, Mount Pinatubo in the Philippines in 1991, only released about twice the SO2 mass of Kilauea’s 2018 eruption, albeit explosively on a single day.

Since the extremely high emissions in 2018 ended, Kilauea has been releasing far less SO2. By late 2018, SO2 emissions were about 30 t/d at the summit and Pu’uO’o, and near-zero in the LERZ. By early 2019, Pu’uO’o had dropped to near-zero levels as well. Though some additional SO2 is dissolving into the new lake in Halema‘uma‘u Crater, current emission rates are the lowest that have been observed at Kilauea in over 30 years of measurements.

Source: USGS / HVO.

Emissions de SO2 au sommet du Kilauea et sur l’East Rift Zone (Photos : C. Grandpey)