Volcans actifs : Informations diverses // Active volcanoes : Miscellaneous news

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Poursuite de l’éruption. Tremor stable.

Sheveluch (Kamchatka) : Forte activité explosive le 24 juillet. Niveau d’alerte élevé au Rouge, avant d’être ramené à l’Orange.

Bezymianny (Kamchatka) : Présence d’une coulée de lave sur le flanc ouest. Niveau d’alerte Orange.

Karymsky (Kamchatka) : Explosions sporadiques. Niveau d’alerte Orange.

Klyuchevskoy (Kamchatka) : Anomalie thermique et panaches de cendre. Niveau d’alerte Orange.

Bogoslof (Alaska) : Pas d’activité significative au cours de la semaine écoulée.

Cleveland (Alaska) : Présence d’un nouveau dôme de lave au fond du cratère.

Kilauea (Hawaii) : Situation stable. Voir ma dernière note sur les points chauds.

Nishinoshima (Japon) : Poursuite de l’éruption. Activité strombolienne dans le cône éruptif. Une coulée de lave avance sur le flanc ouest et atteint la mer.

Poas (Costa Rica) : Emissions gazeuses jusqu’à 300 – 500 mètres au-dessus des bouches.

Sabancaya (Pérou) : Recrudescence d’activité. Panaches de cendre jusqu’à 3 – 5 km de hauteur.

Source: Global Volcanism Network.

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Piton de la Fournaise (Reunion Island): The eruption continues. The tremor is stable.
Sheveluch (Kamchatka): High explosive activity on July 24th. Alert level raised Red, before being brought back to Orange.
Bezymianny (Kamchatka): Lava flow on the western flank. Alert level is Orange.
Karymsky (Kamchatka): Sporadic explosions. Alert level at Orange.
Klyuchevskoy (Kamchatka): Thermal anomaly and ash plumes. Alert level et Orange.
Bogoslof (Alaska): No significant activity during the past week.
Cleveland (Alaska): Presence of a new lava dome on the crater floor.
Kilauea (Hawaii): Stable situation. See my last note on hotspots.
Nishinoshima (Japan): The eruption continues. Strombolian activity on the eruptive cone. A lava flow advances on the western flank and reaches the sea.
Poas (Costa Rica): Gaseous emissions up to 300 – 500 meters above the vents.
Sabancaya (Peru): Increased activity. Ash plumes up to 3 – 5 km.

Source: Global Volcanism Network.

Le plus haut volcan du monde (suite) // The highest volcano in the world (continued)

Une foule de 3 000 personnes s’est rassemblée dimanche après-midi à Portland (Oregon) sur le parvis de l’OMSI pour assister à l’éruption d’un volcan de 10,2 mètres de hauteur dans le cadre de la tentative de battre le record du monde Guinness du plus grand volcan réalisé avec du bicarbonate de soude et du vinaigre. Un liquide rougeâtre a giclé au sommet de la structure recouverte d’une bâche (voir photo ci-dessous).
Il faudra plusieurs mois pour avoir la confirmation du record mais les autorités du musée sont «confiantes à 100%» que la tentative de dimanche a bien établi un nouveau record du monde. Le record précédent pour un tel volcan était de 8,40 mètres de hauteur avec une éruption de 1,20 mètres, établi par l’École Elmfield Rudolf Steiner au Royaume-Uni en 2015.
Le volcan de OMSI aura battu le record précédent avec une structure autonome qui atteignait 10,20 mètres de hauteur et une éruption qui atteignait environ 1,80-2,40 mètres. L’OMSI ne saura pas avant 2 ou 3 mois si le record du monde est validé par Guinness.
Un employé de l’OMSI a filmé l’éruption depuis le toit du musée pour que Guinness puisse se avoir une bonne idée de l’éruption.
L’événement de dimanche faisait partie de l’ouverture au public d’une exposition sur Pompéi. (voir ma note précédente à ce sujet).
Source: The Oregonian.

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A crowd of 3,000 people gathered on Sunday afternoon around the OMSI Front Plaza as the science museum’s 10.2-metre-high volcano erupted in an attempt to break a Guinness World Record for the largest baking soda and vinegar volcano. A reddish liquid sprayed from the top of the tarp-covered structure.

Though it will take months to confirm it, the museum authorities are « 100 percent confident » that Sunday’s attempt indeed set a new world record. The previous record for a vinegar-baking soda volcano was 8.4 metres tall with a 1.20-metre eruption, set by the Elmfield Rudolf Steiner School in the United Kingdom in 2015.

OMSI’s baking soda-vinegar volcano appears to have beaten the previous record handily, with a freestanding structure that reached 10.20 metres and an eruption that hit around 1.80-2.40 metres beyond that. OMSI will not know for sure that they have set the Guinness World Record for at least 2-3 months.

An OMSI employee recorded the eruption from the museum’s rooftop so Guinness would be able to confirm how high the eruption went.

Sunday’s event was part of a celebration of this summer’s opening of « Pompeii: The exhibition.”

Source: The Oregonian.

Crédit photo: OMSI

Lusi, encore et encore ! // Lusi, again and again !

De nombreux articles dans la presse internationale nous rappellent ces jours-ci que l’éruption de Lusi, le volcan de boue la plus destructeur au monde, est né près de la ville de Sidoarjo, sur l’île de Java (Indonésie) il y a plus de 11 ans. L’éruption continue au moment où j’écris ces lignes. Le volcan de boue est apparu le 29 mai 2006 et, au plus fort de l’éruption, il vomissait 180 000 mètres cubes de boue chaque jour, enterrant des villages entiers sous parfois 40 mètres de fange. C’est le pire événement de ce type dans l’histoire. L’éruption a causé la mort de 13 personnes et détruit les maisons de 60 000 autres. Bien que la boue coule encore plus d’une décennie plus tard, les scientifiques ne sont toujours pas d’accord sur la cause de la catastrophe. La question est de savoir si l’éruption de Lusi est due à un séisme enregistré plusieurs jours auparavant à Yogjakarta, ou si une erreur technique s’est produite lors du forage d’un puits d’exploration de gaz à proximité du site de l’éruption.

La NASA a mis en ligne des images satellites de la zone affectée avant et après l’éruption de Lusi.

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There are quite a lot of articles in the newspapers these days to remind us that the eruption of Lusi, the world’s most destructive mud volcano, was born near the town of Sidoarjo, on the island of Java, Indonesia, just over 11 years ago. To this day it has not stopped erupting. The mud volcano started on May 29th, 2006, and at its peak disgorged 180,000 cubic metres of mud every day, burying villages in mud up to 40 metres thick. The worst event of its kind in recorded history, the eruption took 13 lives and destroyed the homes of 60,000 people. Although the mud is still flowing more than a decade later, scientists are not yet agreed on its cause. The debate is whether the eruption of Lusi was due to an earthquake several days previously, or down to a catastrophic failure of a gas exploration well that was being drilled nearby at the time.

NASA has released satellite photos of the affected area before and after the eruption of Lusi.

Les couleurs sont bien sûr fausses, mais elles permettent de discerner parfaitement la zone recouverte par la boue de Lusi (Source: NASA)

Nouvelle technique de prévision volcanique // New technique of volcanic prediction

Un groupe de chercheurs de l’Institut des Sciences de la Terre (ISTerre) en France affirme être premier à pouvoir prévoir avec succès le comportement d’un volcan en utilisant l’assimilation de données, la même technique utilisée dans les prévisions météorologiques. L’assimilation de données est l’ensemble de techniques qui permettent de combiner un modèle et des observations ou données. D’un côté, le modèle est généralement représenté sous forme d’équations mathématiques ; c’est la phase de modélisation, d’un phénomène physique, biologique, chimique, ou autre, qui consiste à représenter ce phénomène à l’aide d’équations mathématiques. De l’autre, on a les données représentant une source d’information expérimentale ou observationnelle. Le but de la combinaison du modèle et des données est généralement de reconstituer l’état de l’écoulement d’un fluide géophysique, par exemple un océan, ou l’atmosphère.

Les résultats de l’étude de l’ISTerre ont été publiés dans la revue Frontiers in Earth Science.
L’objectif des scientifiques est de prévoir les éruptions des volcans actifs proches des zones habitées afin que les gens puissent évacuer rapidement et en toute sécurité. Selon un chercheur: « Viendra le jour où les prévisions volcaniques quotidiennes ou même horaires seront possibles, tout comme n’importe quel autre bulletin météo ».
Pour ce faire, l’équipe scientifique utilise des systèmes GPS et radar par satellite qui mesurent les mouvement du sol au cours de la phase d’inflation d’un volcan. En combinant ces données avec des équations mathématiques à l’aide de l’assimilation de données, les chercheurs savent qu’ils peuvent formuler des prévisions précises en temps réel.
Les outils analysent la surpression du magma, paramètre essentiel dans la prévision des éruptions volcaniques. De nombreux volcans sont situés au-dessus des chambres magmatiques. La roche fondue à l’intérieur de la chambre subit une forte pression, qui peut fracturer la roche de l’encaissant au fil du temps. Si le magma trouve son chemin vers la surface, cela aboutit à une éruption volcanique.
Au cours des tests de simulation, les chercheurs ont correctement prédit l’excès de pression conduisant à une éruption volcanique, ainsi que la forme de la chambre magmatique profonde. Selon les chercheurs, ces chambres se situent généralement à des kilomètres sous la surface de la Terre et il est pratiquement impossible de les étudier avec les méthodes existantes.
L’équipe scientifique a également commencé à tester sa méthode sur des volcans actifs, comme le Grímsvötn en Islande et l’Okmok en Alaska.
Les technologies satellitaires et les systèmes GPS ont déjà été utilisés mais les recherches ont porté sur la surveillance des volcans plutôt que sur la prévision des comportements futurs.
Source: CNN Tech.

NDLR : Avec tout le respect que j’ai pour la recherche scientifique, j’ai toujours émis des doutes sur l’utilisation de sciences exactes comme la modélisation, la simulation ou l’assimilation de données en volcanologie. Certes, elles aident à comprendre certains phénomènes. La modélisation de coulées pyroclastiques, par exemple, permet de comprendre leur déroulement. Pour le reste, on sait combien le comportement d’un volcan peut être imprévisible (Le Piton de la Fournaise en a été un bel exemple ces derniers mois !) et donc peu compatible avec des sciences exactes. Ainsi, les études du gonflement et du dégonflement du volcan de Yellowstone n’ont abouti à rien de vraiment satisfaisant au niveau de la prévision éruptive. S’agissant de la mise en oeuvre de l’étude, je ne comprends pas trop pourquoi les scientifiques ont choisi le Grimsvötn et l’Okmok qui ne font pas partie des volcans les plus actifs de la planète ; de plus, ils ne sont pas vraiment situés à proximité des zones habitées mentionnées dans l’article.

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A group of researchers from the Institut des Sciences de la Terre (ISTerre) in France claims it is the first to successfully predict the behaviour of a volcano using data assimilation, the same technique used in weather forecasting. In data assimilation, one prepares the grid data as the best possible estimate of the true initial state of a considered system by merging various measurements irregularly distributed in space and time, with a prior knowledge of the state given by a numerical model. Because it may improve forecasting or modeling and increase physical understanding of considered systems, data assimilation now plays a very important role in studies of atmospheric and oceanic problems.

The results of the study have been published in the journal Frontiers in Earth Science.

The aim is to make eruptions of active volcanoes close to cities more predictable, so people can evacuate quickly and safely. Said a researcher: « We foresee a future when daily or even hourly volcanic forecasts will be possible, just like any other weather bulletin. »

The team’s method uses GPS and radar satellite systems that measure the movement of the ground as a volcano inflates. By integrating this data with mathematical equations using data assimilation, researchers say they can give accurate real-time predictions.

The tools analyze magma overpressure, a key way to predict volcanic eruptions. Many volcanoes are located on top of magma chambers. The chamber’s molten rock undergoes great pressure, which can fracture the rock around it over time. If the magma finds its way to the surface, it results in a volcanic eruption.

During simulation tests, the researchers correctly predicted the excess pressure that drove a volcanic eruption and the shape of the deepest underground magma chamber. According to the researchers, these chambers are usually miles below the Earth’s surface and almost impossible to study with existing methods.

The team also started testing its method on real volcanoes, such as the Grímsvötn Volcano in Iceland and the Okmok Volcano in Alaska.

Geoscientists have previously used satellite and GPS technologies, but their research focused on monitoring volcanoes rather than predicting future behaviour.

Source: CNN Tech.

Editor’s note: With all due respect to scientific research, I have always expressed doubts about the use of exact sciences such as modeling, simulation or data assimilation in volcanology. Certainly, they help to understand certain phenomena. The modeling of pyroclastic flows, for example, makes it possible to understand their progress. For the rest, we know how the behaviour of a volcano can be unpredictable (Piton de la Fournaise has been a good example in recent months!). Regarding the implementation of the study, I do not understand why scientists have chosen Grimsvötn and Okmok which are not among the most active volcanoes on the planet; moreover, they are not really located near the inhabited areas mentioned in the article.

Lac dans le cratère du Cône E, à l’intérieur de la caldeira de l’Okmok (Crédit photo: AVO).

Piton de la Fournaise : Situation le 21 juillet 2017 // Situation on July 21st 2017

L’éruption se poursuit. L’intensité du tremor est en augmentation depuis 24 heures. Cette hausse est essentiellement due à la fermeture du cône en aval de la fracture éruptive qui augmente la pression sur ses parois. Les dernières observations montrent que le cône continue son édification et se referme. Trois bouches actives sont visibles à l’intérieur. De nombreux tunnels de lave se sont formés en aval du cône. Des cassures au sein de ces tunnels laissent s’échapper de nombreuses coulées latérales de faible intensité.

Source : OVPF.

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The eruption continues. The intensity of the tremor has been increasing over the past 24 hours. This increase is mainly due to the closure of the cone downslope of the eruptive fracture, which increases the pressure on its walls. The last observations show that the cone is still being built and is closing. Three active vents can be seen inside the cone. Numerous lava tubes have been formed downslope of the cone. Collapses along these tunnels allow many small lateral flows to come out of them.
Source: OVPF.

Crédit photo: Christian Holveck

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Situation stable

L’éruption débutée le 14 juillet se poursuit et semble avoir trouvé sa vitesse de croisière. En effet, l’intensité du tremor est relativement stable depuis plus de 72 heures et pratiquement équivalente à celle observée le deuxième jour d’éruption.

Source : OVPF.

Voici une nouvelle photo prise le 20 juillet. Elle confirme que la coulée qui s’échappe du cône volcanique reste bien alimentée.

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The eruption that started on July 14th continues and seems to have found its cruising speed. Indeed, the tremor intensity has been relatively stable for more than 72 hours and practically equivalent to that observed on the second day of the eruption.
Source: OVPF.
Here is a new photo taken on July 20th. It confirms that that lava flow coming out of the volcanic cone is still well fed.

Crédit photo: Christian Holveck

Pas aussi “incroyable” que cela ! // Not that « incredible » !

Le New Zealand Herald a publié ce qu’il appelle une « image incroyable d’un caméraman qui a été presque été soufflé par l’explosion d’un volcan ».
Dans la courte vidéo, on peut voir le cinéaste néo-zélandais Geoff Mackley en train d’installer une caméra sur le bord du cratère du volcan Yasur, au Vanuatu, au moment où le volcan entre soudain en éruption. La séquence a été filmée par l’ami de Mackley il y a trois jours.
J’aimerais faire plusieurs remarques sur la vidéo et la situation qu’elle montre.
Tout d’abord, je suis surpris par les vêtements que porte Geoff Mackley.  Avec son bob et son short, il ressemble à un touriste sur une plage! Personnellement, j’ai toujours porté des pantalons longs et un casque lorsque j’effectuais des observations depuis la lèvre des cratères de l’Etna ou du Stromboli. Cela me semble une précaution élémentaire.
Une autre remarque concerne la situation qui, si elle est spectaculaire, n’est pas vraiment dangereuse pour Geoff Mackley. Au cours de l’explosion strombolienne, tous les matériaux éjectés retombent dans le cratère et on ne voit aucune projection atterrir sur la lèvre. La vidéo donne une fausse impression en comprimant les distances.
Les explosions stromboliennes peuvent être beaucoup plus fortes. Je me souviens d’un jour où j’observais le cratère central de l’Etna en compagnie du regretté Jean-Pierre Kloster. Une explosion soudaine et violente a envoyé des matériaux incandescents jusqu’à l’endroit où nous nous trouvions. Dans un réflexe commun, nous nous sommes jetés sur le sol, comme le font les soldats pour éviter les éclats d’obus. Je sentais les lapilli chauds tomber sur mon dos et je les entendais crépiter sur mon casque. Quand tout s’est terminé, j’ai constaté que mon pull était plein de trous ! Je l’ai abandonné un peu plus tard dans une poubelle à la Casa Cantoniera! Cela s’appelle se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. J’ai décrit cet événement dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé, dans un chapitre intitulé « Accoutumance au risque ».
Voici le lien vers la vidéo sur le Yasur:
http://www.nzherald.co.nz/volcanoes/news/article.cfm?c_id=357&objectid=11892521&ref=rss

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The New Zealand Herald has released what it calls an “incredible footage of a cameraman being nearly blown off the edge of an exploding volcano”.

In the short video, one can see New Zealand film maker Geoff Mackley setting up a camera on the crater rim of Yasur in Vanuatu when the volcano suddenly erupts. The moment was captured by Mackley’s friend, three days ago.

I would like to make several remarks about the video and the situation it shows.

First of all, I am surprised at the clothes Geoff Mackley is wearing; he looks like a tourist on a beach with his shorts and his sun hat! Personally, I was always wearing long trousers and a helmet while making observations on the crater rims of Mt Etna or Stromboli.

Another remark is about the situation which was dramatic but not really dangerous to Geoff Mackley. During the strombolian explosion, all the ejections fell within the crater and no material can be seen falling on the rim. The video gives compresses the distances and, as such,  gives a false impression.

Strombolian explosions can be much stronger. I can remember one day when I was observing Mt Etna’s central crater with the late Jean-Pierre Kloster. A sudden and violent explosion sent red-hot material as far as the place where we were standing. In a common reflex, we threw ourselves onto the ground, just like soldiers would do to avoid the shrapnel. Il could feel the hot lapilli falling on my back and hear them making noise on my helmet. When it was all over, I realised my pullover was full of holes and I later left if in a rubbish bin at the Casa Cantoniera!

Here is a link to the viedo on Yasur Volcano:

http://www.nzherald.co.nz/volcanoes/news/article.cfm?c_id=357&objectid=11892521&ref=rss

Cratère central de l’Etna (Photo: C. Grandpey)