Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, telle qu’elle est décrite dans le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

On observe quotidiennement une incandescence nocturne dans le cratère du Mayon (Philippines). Les 27 et 30 novembre 2018, des explosions phréatiques ont généré des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2, avec des zones d’exclusion de 6 km et 7 km.
Source: PHIVOLCS.

L’éruption se poursuit sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Les données satellitaires et les images de la webcam indiquent des températures de surface élevées dans la caldera. Des panaches de vapeur et de cendre sont périodiquement identifiés sur les images. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Source: AVO.

Entre le 23 et le 29 novembre, le dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) a augmenté à un rythme de 2 500 mètres cubes par jour. Le 29 novembre, le volume du dôme était estimé à 329 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.

On observe les émissions de vapeur et de gaz habituelles sur le Popocatépetl (Mexique). Des épisodes de tremor sont enregistrés presque quotidiennement. Le 2 décembre 2018, des explosions ont éjecté des matériaux incandescents sur les flancs supérieurs du volcan et ont généré des panaches de cendre s’élevant à 2,5 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase Deux.

Une moyenne quotidienne de 21 explosions est observée actuellement sur le Sabancaya (Pérou). Des événements sismiques longue période sont toujours enregistrés. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent habituellement jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Le 28 novembre, les émissions de SO2 atteignaient 4600 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère à moins de 12 km.

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Here is the latest news of volcanic activity around the world, as reported in the Smithsonian Institution’s Weekly Report:

Crater incandescence can be seen at night on Mayon (Philippines). On November 27th and 30th, 2018, phreatic explosions generated ash plumes that rose 300-500 metres above the volcano. The alert level remains at 2, with 6-km and 7-km exclusion zones.

Source: PHIVOLCS.

The eruption continues at Veniaminof (Aleutians / Alaska). Satellite and webcam data show elevated surface temperatures in the caldera. Steam and ash plumes are periodically identified in webcam and satellite images. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source: AVO.

Between November 23rd and 29th, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew at a rate of 2,500 cubic metres per day. By November 29th, the volume of the dome was an estimated 329,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

One observes the usual steam-and-gas emissions at Popocatépetl (Mexico). Periods of volcanic tremor are detected almost daily. Explosions on December 2nd ejected incandescent material onto the upper flanks, and generated ash plumes that rose 2.5 km above the crater. The alert level remains at Yellow, Phase Two.

An average of 21 explosions per day currently occurs at Sabancaya (Peru). Long-period seismic events are still recorded. Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2.5 km above the crater. On November 28th, SO2 emissions reached 4,600 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Palu (Indonésie) : Liquéfaction du sol // Soil liquefaction

Le très violent séisme de M 7,5 qui a secoué la ville de Palu a provoqué un phénomène de liquéfaction du sol entraînant l’effondrement de nombreux bâtiments. Le bilan humain est très lourd ; il dépassera probablement largement 2000 morts, avec des milliers de blessés.

La liquéfaction du sol se produit souvent quand les sols sont saturés en eau et quand ils sont déstabilisés, en général par un séisme. Quand le sol est saturé, l’espace entre les particules se remplit d’eau. Les secousses sismiques provoquent une augmentation de la pression de cette eau, de sorte que les particules ne sont plus solidaires entre elles, ce qui entraîne une perte de résistance et de rigidité du sol.  Le sol se comporte alors comme un liquide, d’où l’expression liquéfaction. Dans ces conditions, le sol n’est plus en mesure de supporter les structures qui ont été construites à sa surface. Certaine zones comme les remblais ou les berges des rivières sont plus exposées que d’autres à la liquéfaction. Les scientifiques pensent que seul le séisme – et pas le tsunami – est responsable de la liquéfaction du sol à Palu. Il faut noter que les dégâts n’affectent pas seulement les bâtiments en surface car les canalisations d’eau et de gaz ainsi que les tuyaux d’égouts peuvent se rompre sous l’effet du phénomène.

L’Indonésie n’est pas le seul pays victime de la liquéfaction du sol à l’occasion d’un séisme. Le Japon avait également eu à la subir suite à un séisme en 2011. Cette même année, des dégâts avaient été  provoqués par la liquéfaction des sols à Christchurch (Nouvelle Zélande) à l’occasion d’un tremblement de terre.

La seule solution pour éviter que des désastres se produisent est d’identifier les zones précédemment affectées et de prendre des mesures de renforcement du sol. Dans certains pays, il est demandé aux ingénieurs de prendre en compte le risque de liquéfaction du sol lors de la conception de nouveaux bâtiments, de ponts ou de barrages.

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The very powerful M 7,5 earthquake that struck the city of Palu caused a phenomenon of soil liquefaction, with the collapse of many buildings. The human toll is very heavy; it will probably exceed 2000 deaths, with thousands injured.
Soil liquefaction often occurs when soils are saturated with water and when they are destabilized, usually by an earthquake. When the soil is saturated, the space between the particles fills with water. The seismic shaking causes an increase in the pressure of this water, so that the particles are no longer integral with each other, which leads to a loss of strength and rigidity of the soil. The soil then behaves like a liquid, hence the expression liquefaction. Under these conditions, the soil is no longer able to support the structures that have been built on its surface. Some areas such as reclaimed land or river banks are more exposed than others to liquefaction. Scientists believe that it was only the earthquake – not the tsunami – that was responsible for soil liquefaction in Palu. It should be noted that the damage does not only affect the buildings on the surface; water, gas and sewer pipes can break due to the effect of the phenomenon.
Indonesia is not the only country affected by soil liquefaction during an earthquake. Japan also had to endure it following an earthquake in 2011. That same year, damage was caused by the liquefaction of rhe soil in Christchurch (New Zealand) during an earthquake.
The only way to prevent disasters is to identify previously affected areas and take soil-strengthening measures. In some countries, engineers are required to consider the risk of soil liquefaction when designing new buildings, bridges or dams.

Cette vidéo publiée par The Guardian n’est pas de bonne qualité, mais elle montre bien les conséquences de la liquéfaction du sol:

Image satellitaire montrant la liquéfaction des sols à Palu (Source: NASA)

Episode éruptif sur le Soputan (Sulawesi / Indonésie)

Selon le Jakarta Post, qui a relayé un message du VSI, le Soputan, dans le nord de Sulawesi, a émis une colonne de cendre de 4 km de hauteur le 3 octobre 2018 au matin, incitant les autorités à relever le niveau d’alerte du volcan à 3, sur une échelle de 4 .

Il est demandé à la population de ne pas entrer dans une zone d’un rayon de 4 à 6,5 km autour du volcan. Les habitants à proximité des rivières près de la montagne ont également été avertis du risque de lahars après les périodes de pluie. La population a également été invitée à utiliser les masques anti-poussière qui ont été distribués pour éviter tout problème respiratoire en cas de retombée de cendre.
Comme les panaches de cendre se dirigent vers l’ouest et le nord-ouest le trafic aérien risque d’être perturbé. L’aéroport international Sam Ratulangi de Manado fonctionne toujours normalement car il est situé au nord-est du Soputan.
Source: The Jakarta Post.

Il est très difficile de dire s’il existe un lien entre l’éruption du Soputan et les puissants séismes (M 6.1 et M 7.5) qui ont frappé l’île des Célèbes le 28 septembre 2018. Le dernier bilan est de 1 374 morts et devrait s’alourdir considérablement lorsque toutes les régions touchées par le séisme et le tsunami auront été explorées.
Le Soputan est situé à environ 600 kilomètres à vol d’oiseau, donc très loin de Palu, la ville la plus touchée par la catastrophe. Le volcan est entré en éruption  le mercredi 3 octobre 2018 à 00h47 (TU)  ou 08h47 (heure locale), avec une colonne de cendre qui est montée à 6,8 km au dessus du niveau de la mer.
Une augmentation de la sismicité sur le Soputan avait été observée depuis la fin du mois d’août 2018, ce qui avait incité les autorités à relever la couleur de l’alerte aérienne de Vert à Jaune.
La dernière éruption du Soputan a eu lieu du 2 janvier au 7 février 2016. Elle avait un VEI de 3. Le volcan est particulièrement actif. D’autres éruptions ont eu lieu en 2015, 2012, 2011, 2008 et 2007.

On ne peut donc pas dire si la dernière a un lien direct avec le tremblement de terre ou si elle fait partie du processus éruptif habituel de ce volcan.

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According to the Jakarta Post which relayed a message from the VSI, Mount Soputan in North Sulawesi emitted a 4-kilometre column of ash on October 3rd, 2018 in the morning, prompting authorities to raise the volcano’s alert level to 3, on a scale of 4 levels.

Residents have been advised to refrain from entering the area within a 4- to 6.5-kilometre radius around the volcano. Residents of riverbank settlements near the mountain have also been warned of the potential for lahars following rain periods. Residents have also been advised to use dust masks that have been distributed to avoid any potential respiratory problems in the event of falling ash.

As the ash is drifting to the west and northwest flights are likely to be disrupted. Sam Ratulangi International Airport in Manado is still operating normally, as it is located northeast of the mountain.

Source : The Jakarta Post.  

It is very difficult to say whether there is a link betwen the Soputan eruption and the powerful earthquakes (M 6.1 and M 7.5) that struck Sulawesi on September 28th, 2018 The latest death toll is 1,374 deaths and is likely to become much heavier when all regions affected by the quake and tsunami have been explored.

Mount Soputan is located about 600 km as the crow flies from Palu which was the town the most affected by the disaster. The volcano erupted early Wednesday, October 3rd, 2018, at 00:47 UTC (08:47 local time), producing an ash column up to 6.8 km above sea level.

An increase in the number of seismic events at Mt Soputan had been detected since the end of August 2018, which had incited authorities to raise the Aviation Colour Code from Green to Yellow.

The last eruption of Mt Soputan occurred from January 2nd to February 7th, 2016. It had a VEI of 3. The volcano is quite active. Other eruptions took place in 2015, 2012, 2011, 2008, 2007.

So, it cannot be said whether the latest event had a link with the earthquake or if it was part of the usual eruptive process of this volcano.

Vue du panache éruptif (Crédit photo: BNPB)

Vue du Soputan (Crédit photo: Wikipedia)

 

Tsunamis…

Suite au puissant séisme destructeur sur l’île des Célèbes, plusieurs blogonautes m’ont demandé pourquoi l’alerte tsunami avait été levée, alors que la vague a tout de même frappé la côte. Je suis incapable de donner une réponse. Une polémique est en train d’enfler à ce sujet en Indonésie. Je pense qu’il y a eu quelque part un dysfonctionnement, mais je ne sais pas à quel niveau. Des progrès ont été faits, avec l’installation de balises en mer pour suivre la progression des vagues générées par les tsunamis, mais nous sommes toujours au niveau zéro quant à la prévision des séismes. Nous connaissons certaines régions du monde où ils sont susceptibles de se produire (le long de la Ceinture de Feu du pacifique en particulier), mais la prévision s’arrête là.

(Source: Tsunami Warning Center)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au site « notre-planète.info » qui donnent des explications sur les tsunamis, leurs caractéristiques hydrodynamiques, les échelles d’intensité, les causes et les conséquences, ainsi que la prévention.

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Following the powerful destructive earthquake in Sulawesi, several visitors of my blog asked me why the tsunami warning had been raised, although the wave  hit the coast. I am unable to give an answer. A controversy is swelling on this subject in Indonesia. I think there was a malfunction somewhere, but I do not know at what level. Progress has been made with the installation of beacons at sea to track tsunami waves, but we are still at zero level for earthquake prediction. We know the regions of the world where they are likely to occur (along the Pacific Ring of Fire in particular), but prediction does not go any further.
By clicking on the link below, you will have access to the site « notre-planète.info » which gives explanations on tsunamis, their hydrodynamic characteristics, intensity scales, the causes and the consequences, as well as the prevention.

https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/tsunamis.php

Dans les régions exposées aux tsunamis, comme ici à Valdez, en Alaska, des panneaux indiquent à la population les parcours à suivre pour se mettre à l’abri des vagues. Ce sont en général des zones en hauteur à proximité du littoral.

In tsunami-prone areas, such as here in Valdez, Alaska, signs tell the people what routes to follow to shelter from the waves. These are usually high areas near the coast.

Le séisme des Célèbes (Indonésie) // The Sulawesi earthquake (Indonesia)

Un violent séisme de M 7,5, d’origine purement tectonique, a frappé l’île des Célèbes, aussi appelée Sulawesi, le 28 septembre 2018. Il s’est produit après une première secousse de M 6,1 qui a fait un mort. Le dernier séisme avait son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. L’alerte tsunami a été levée. Un peu trop tôt semble-t-il car une vague est venue un peu plus tard s’abattre sur le littoral. Il est fait état, selon les témoignages d’une vague de 3 à 6 mètres de hauteur. Une vidéo montre plusieurs vagues s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée. S’agissant des vagues de tsunami, plus que leur hauteur, c’est l’énergie qu’elle développent qui est impressionnante.   Le dernier bilan (très provisoire) est d’au moins 384 morts (NB: 832 morts le 30 septembre 2018) et des centaines de blessés dans la ville de Palu. La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs.

Le séisme est survenu à la suite d’un décrochement de faille à faible profondeur à l’intérieur de la microplaque de la Mer des Moluques. Ces événements de décrochement ont généralement une taille d’environ 120 km x 20 km. D’une magnitude de M 6,5 ou plus, ils sont souvent destructeurs, tant sur le plan humain que matériel. Le séisme le plus important avait une magnitude de M 7.9 en janvier 1996, avec l’épicentre situé à une centaine de kilomètres au nord du séisme du 28 septembre 2018. Il a fait une dizaine de victimes, plus de 60 blessés et causé d’importants dégâts aux bâtiments.

Ces derniers événements montrent à quel point nous sommes démunis en matière de prévision sismique et de tsunami. Dans certaines régions du monde, des balises océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami. Il semble que la région des Célèbes – pourtant fortement exposée au risque sismique – ne soit pas dotée d’un tel équipement.

Source : Presse internationale, USGS.

Des images terribles:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

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A powerful tectonic M 7.5 earthquake struck Sulawesi on September 28th, 2018. It was recorded after a first  M 6.1 quake which caused one death. This last earthquake had its epicenter 78 kilometres north of the city of Palu, capital of the central province of Sulawesi, and was felt as far south as Makassar, the capital of the island. The tsunami warning was lifted. A little too early it seems because waves came later crashing down on the coast. There are reports of a wave 3 to 6 metres high. A video shows waves crashing into several buildings and flooding a mosque.  As far as tsunami waves are concerned, the energy they develop is more impressive than their height. The latest toll is at least 384 dead (NB: 832 on September 30th, 2018) and hundreds injured in the city of Palu. Panic pushed the inhabitants to flee towards the hills around the city.
The earthquake occurred as a result of a shallow strike-slip faulting inside the Moluccan Sea microplate. These strike-slip events are typically about 120 km x 20 km in size. With a magnitude of M 6.5 or more, they are often destructive, both human and material. The largest earthquake had a magnitude of M 7.9 in January 1996, with the epicenter located a hundred kilometres north of the September 2018 earthquake. It killed about ten people, injured more than 60 others and caused major damage to buildings.
These latest events show the difficulty of earthquake and tsunami forecasting. In some parts of the world, ocean beacons track the progress of tsunami waves. It seems that the Sulawesi region – although highly exposed to the seismic risk – is not equipped with such equipment.
Source: International Press, USGS.

Terrible images:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

Source: USGS

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) & Anak Krakatau (Indonésie)

Actuellement, le Piton de la Fournaise et l’Anak Krakatau sont parmi les volcans les plus actifs de la planète. Il est possible d’observer leurs éruptions à distance et en sécurité. Il n’est donc pas surprenant qu’ils attirent les touristes. En effet, aujourd’hui, rares sont les sites volcaniques qui ne sont pas soumis à de sévères restrictions. On l’a vu avec l’éruption du Kilauea qui est restée interdite d’accès. Le Parc National des Volcans d’Hawaii va rouvrir le 22 septembre, mais avec beaucoup de zones interdites. Au Costa Rica, la Parc National du Poas vient de rouvrir, mais à certaines conditions. Dès que l’Etna fait mine de se réveiller, la zone sommitale est interdite d’accès. Je regrette l’époque où je pouvais déambuler librement sur le volcan ! Aujourd’hui, je vais voir ailleurs.

L’éruption du Piton de la Fournaise, qui a débuté le 15 septembre 2018, a sombré dans l’anonymat mais se poursuit à l’heure actuelle. Comme je l’ai indiqué précédemment, elle est relativement modérée et n’a rien à voir avec les coulées de lave gigantesques émises par le Kilauea (Hawaii) entre mai et août 2018. La lave du Piton se divise en deux bras qui se dirigent vers l’est et le sud, mais le front de coulée se situe toujours dans la partie haute de l’Enclos. Les débits de surface sont relativement faibles,  entre 2 et 5 m3/s. On observe un élargissement de la coulée dans sa partie la plus en amont. Un cône est en train de s’édifier autour de la source qui se compose de trois fontaines de lave bien actives.

Le tremor volcanique a largement diminué par rapport aux jours précédents.

Aucune déformation significative de l’édifice n’est perceptible depuis le début de l’éruption.
Source : OVPF.

Le Krakatau reste bien actif et montre de belles séquences explosives avec projections de matériaux incandescents. Selon le VAAC de Darwin, à la mi-septembre, les panaches de cendre montaient jusqu’à 1,5-1,8 km d’altitude. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 sur une échelle de 4.  Il est demandé aux visiteurs de rester à au moins 2 km du cratère.

Il serait dommage de se contenter du Krakatau lors d’un voyage en Indonésie. Un grand nombre de sites sur les îles de Bali et Java méritent une visite.

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Currently, Piton de la Fournaise and Anak Krakatau are among the most active volcanoes on the planet. It is possible to observe their eruptions from a distance and safely. It is therefore not surprising that they should attract many tourists. Indeed, today, very few volcanic sites are not subject to severe restrictions. This was the case with the eruption of Kilauea which remained inaccessible. Hawaiian Volcanoes National Park will reopen on September 22nd, but with many prohibited areas. In Costa Rica, the Poas National Park has just reopened, but under certain conditions. As soon as Etna becomes active again, the summit area is forbidden. I regret the time when I could walk freely on the volcano! Today, I go elsewhere.

The eruption of Piton de la Fournaise, which began on September 15th, 2018, has sunk into anonymity but continues today. As I put it before, it is relatively moderate and has nothing to do with the gigantic lava flows emitted by Kilauea (Hawaii) between May and August 2018. Lava from the Piton divides into two branches that go east and south, but the flow front is still in the upper part of the Enclos. The lava output is relatively low, between 2 and 5 cubic metres per second. There is an enlargement of the main lava flow in its upper part. A cone is being built around the source which consists of three lava fountains which are quite active.
The volcanic tremor has decreased significantly compared to previous days.
No significant deformation of the edifice has been observed since the beginning of the eruption.
Source: OVPF.

Krakatau remains active with nice explosive sequences with ejections of incandescent material. According to the Darwin VAAC, in mid-September, ash plumes rose to 1.5-1.8 km a.s.l.. The alert level is kept at 2 on a scale of 1-4. Visitors are asked to stay at least 2 km from the crater.
It would be a shame limit a trip to Indonesia to Krakatau only. A lot of sites on the islands of Bali and Java are worth a visit.

Piton de la Fournaise (Crédit photo: Christian Holveck)

Anak Krakatau (Photo: C. Grandpey)

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Dans son rapport hebdomadaire, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution donne des informations sur l’activité volcanique dans le monde. Voici quelques extraits:

Une activité intense et des émissions de cendre sont observées sur la Sarychev (îles Kouriles). Une anomalie thermique est périodiquement visible depuis le 7 mai 2018, et d’autres anomalies ont été récemment détectées en septembre. Des explosions se produisent parfois sur le volcan et les émissions de cendre montent jusqu’à 3 ou 4 km d’altitude. Le 14 septembre, le KVERT a indiqué que la couleur de l’alerte aérienne avait été portée à l’Orange, avant d’être abaissée à  la couleur Jaune le 17 septembre.
Source: KVERT.

L’éruption du Veniaminof (Alaska) se poursuit. Une coulée de lave a parcouru 800 mètres le long du flanc S du cône sommital, mais reste confinée à la caldeira qui est remplie de glace. On observe également une incandescence nocturne et des émissions sporadiques de gaz. Des températures de surface élevées sont visibles sur les images satellites et la sismicité reste élevée. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Le nouveau dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère du Merapi (Indonésie). Le 16 septembre, son volume était estimé à 112 000 mètres cubes et sa croissance était estimée à 1 600 mètres cubes par jour. Quelques émissions de gaz sont observées au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et les habitants doivent rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

La croissance du dôme de lave se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). On observe des émissions de gaz mêlées parfois de cendre. Des explosions périodiques éjectent de temps à autre des matériaux qui tombent autour du cratère. Le 12 septembre, une explosion associée à un effondrement partiel du dôme a éjecté des matériaux incandescents à 700 mètres au-dessus de la lèvre du cratère et sur les flancs du volcan. Une autre explosion le 13 septembre a généré des panaches de cendre ; elle a également éjecté des matériaux incandescents et généré une coulée pyroclastique qui a parcouru environ 400 mètres. Le niveau d’alerte reste à Orange. Il est demandé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km. .
Source: SERNAGEOMIN.

Les explosions se poursuivent sur le Sabancaya (Pérou), avec une moyenne de 13 événements par jour entre le 10 et le 16 septembre. Les séismes hybrides sont peu fréquents et de faible ampleur. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Sept anomalies thermiques ont été détectées sur le volcan et, le 12 septembre, les émissions de SO2 atteignaient  2 060 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: IGP.

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In its weekly report the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program gives information about volcanic activity around the world. Here are some excerpts:

Increased activity and ash emissions are observed at Sarychev (Kuril Islands). A thermal anomaly has been periodically visible since May 7th 2018, with more anomalies recently detected in September. Explosions sometimes occur on the volcano and ash emissions rise 3-4 km above sea level. On September 14th,  KVERT stated that the Aviation Colour Code was raised to Orange, and later lowered to Yellow on 17 September.

Source : KVERT.

The eruption at Veniaminof (Alaska) continues. A lava flow has travelled 800 metres down the S flank of the summit cone and remains confined to the ice-filled summit caldera. Nighttime incandescence and sporadic gas emissions are also observed. Elevated surface temperatures are identified in satellite images, and seismicity remains elevated. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source : AVO.

The new lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) continues to slowly grow. On September 16th, its volume was an estimated 112,000 cubic metres, and the growth rate is 1,600 cubic metres per day. A few gas emissions are observed above the summit. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and resident were warned to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source : VSI.

The growth of the lava dome is continuing in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile). Gas emissions are observed, with occasional amounts of ash. Periodic explosions sometimes eject material that falls around the crater. On September 12th,, an explosion associated with a partial dome-collapse event ejected incandescent material 700 metres above the crater rim and onto the flanks of the volcano. Another explosion on September 13th generated ash plumes; it also ejected incandescent material and generated a pyroclastic flow that travelled about 400 metres.  The alert level remains at Orange. Residents are reminded not to approach the crater within 3 km.  .

Source : SERNAGEOMIN.

Explosions at Sabancaya (Peru) continue with an average of 13 events per day during 10-16 September. Hybrid earthquakes were infrequent and of low magnitude. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.5 km above the crater rim. Seven thermal anomalies have been detected on the volcano, and on 12 September the SO2 emissions reached 2,060 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source : IGP.

Activité du Sabancaya entre le 10 et le 16 septembre 2018 (Source: IGP)