Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde. Elle est relativement calme en ce moment.

Le bilan officiel de l’éruption de White Island (Nouvelle Zélande) est de 19 morts, y compris les deux personnes portées disparues, et après le décès de l’une des victimes dans un hôpital d’Auckland. La police a décidé d’abandonner les recherches pour retrouver les deux personnes disparues.

Du gaz et de la vapeur très chauds continuent de s’échapper des bouches actives à l’arrière du cratère (voir photo ci-dessous). Le tremor et l’activité sismique montrent des niveaux bas. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source: GNS Science.

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Au Kamchatka, 3 volcans restent en alerte aérienne Orange : le Sheveluch, le Bezymianny et le Klyuchevskoy, avec un risque permanent d’activité explosive et de panaches de cendre pouvant affecter le trafic aérien dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko (Ile Paramushir) à cause des explosions qui génèrent des panaches de cendre montant jusqu’à 3 km d’altitude.

Source : KVERT.

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La lave continue à s’écouler du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et avanve sur environ 1,8 km dans trois ravines sur les versants O et SO du volcan. Une incandescence est visible de nuit au niveau des cratères sommitaux. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

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On enregistre encore entre 8 et 18 explosions chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre qui montent généralement à 1 km au-dessus du sommet, avec des retombées dans plusieurs localités sous le vent. Les explosions provoquent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des habitations. Des matériaux incandescents sont projetés jusqu’à 100-300 mètres de hauteur. Ils donnent parfois naissance à des avalanches qui avancent sur de longues distances dans plusieurs ravines.

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Here is some news about eruptive activity around the world. It is rather quiet these days.

The official death toll of the White Island eruption (New Zealand) is 19, including the two missing persons, and after the death of one victim in an Auckland hospital. The police has decided to call off the search for the two missing persons.

Very hot gas and steam continue to be discharged from active vents at the back of the crater (see photo below). The tremor and seismic activity show low levels. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Orange.

Source: GNS Science

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 In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for three volcanoes: Sheveluch, Bezymianny and Klyuchevskoy, with a permanent risk of explosive activity, with ash clouds that may affect air traffic in the region. The aviation colour code is also Orage for Ebeko on Paramushir Island, with explosions that send ash plumes up to 3 km a.s.l.

Source: KVERT.

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Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travelling as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from the summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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8-18 explosions per hour are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind.areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattle houses in nearby communities. Incandescent material is ejected 100-300 metres high, causing avalanches of material that may travel long distances in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

Vue du cratère de White Island et des bouches actives le 14 décembre 2019 (Source: GNS Science)…

… et en cadeau de fin d’année, cette superbe photo de l’Asama (Japon) qui m’a été adressée par Julien Monteillet que je remercie chaleureusement.

Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) a connu plusieurs épisodes d’activité en novembre. Une hausse de la sismicité et des températures de surface élevées les 19 et 20 novembre ont indiqué que l’activité éruptive était soutenue. La sismicité a ensuite brusquement chuté le 20 novembre, annonçant une nouvelle pause d’activité. La sismicité a de nouveau augmenté les 24 et 25 novembre et de petites explosions ont été enregistrées sur le volcan, ainsi que des températures de surface élevées. Un effondrement partiel du cône sommital le 24 novembre a provoqué un écoulement pyroclastique atteignant 3 km le long du flanc nord-ouest. Une nouvelle coulée de lave sur le flanc nord-ouest a avancé sur plusieurs centaines de mètres. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

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De nombreuses explosions sont encore enregistrées chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre pouvant atteindre 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre sont signalées dans plusieurs zones sous le vent. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des maisons dans les localités proches du volcan. Les matériaux incandescents sont également éjectés à une hauteur allant de 100 à 450 mètres et provoquent des avalanches qui parcourent parfois de longues distances dans les ravines sur les pentes du volcan. En novembre, les coulées de lave ont progressé de plusieurs centaines de mètres dans les ravines Seca et de Santa Teresa.
Source: INSIVUMEH.

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La lave continue de s’échapper du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et parcourt jusqu’à 1,8 km dans les ravines sur les flancs sud-ouest et ouest. Des panaches de gaz et de vapeur parfois denses s’élèvent jusqu’à 300 mètres au-dessus du sommet. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Contrairement à ce qu’ont annoncé le Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) de Washington il y a quelques jours, le volcan Soufriere Hills à Montserrat n’est pas entré de nouveau en éruption. Les autorités locales ont été contraintes de diffuser une mise au point pour rassurer la population. Le 19 novembre 2019, le VAAC, avait publié une alerte basée sur l’exploitation d’images satellitaires.

Aucune émission de gaz et encore moins de cendre n’a été constatée au cours d’une mission de reconnaissance. .

Source: Radio Caraïbes International.

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GNS Science indique qu’aucun changement significatif n’a été observe à White Island depuis le dernier bulletin d’activité. En particulier, le comportement du volcan ne s’est pas modifié après le séisme de M 5,9 qui a été enregistré à grande profondeur dans la partie orientale de la Bay of Plenty le 23 novembre 2019.

Le niveau d’alerte est à 2 depuis le 18 novembre 2019.

Source : GNS Science.

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Dernière minute: L’activité du Sakurajima (Japon) est en hausse depuis la fin du mois d’octobre 2019. De fortes explosions sont souvent enregistrées au niveau du cratère Minamidake. Le dernier événement explosif s’est produit le 28 novembre 2019 avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 3,3 km au-dessus du cratère. Malgré l’augmentation de l’activité, le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5).
Source: JMA.

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Shishaldin (Aleutians / Alaska) went through several episodes of activity in November. Increased seismicity and higher surface temperatures on November 19th and 20th indicated elevated eruptive activity. Seismicity Then abruptly dropped on November 20th and remained low, heralding another pause in activity. Seismicity again increased on November 24th and 25th and small explosions were detected on the volcano together with elevated surface temperatures. A partial collapse of the summit cone on November 24thproduced a pyroclastic flow that travelled as far as 3 km down the NW flank. A new lava flow on the NW flank was several hundred metres long. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level remains at Watch.

Source: AVO.

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Numerous hourly explosions are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind areas. The explosions sometimes produce shock waves that rattled houses in nearby communities. Incandescent material is also ejected up to100-450 metres high and causes avalanches of material that occasionally travel long distances in the drainages along the slopes of the volcano. Lava flows advanced several hundred metres in the Seca and Santa Teresa drainages during November.

Source: INSIVUMEH.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travels as far as 1.8 km down the drainages on the SW and W flanks. Sometimes dense white plumes rise up to 300 metres above the summit. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Contrary to what the Washington Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) announced a few days ago, Soufriere Hills volcano in Montserrat has not erupted again. Local authorities were forced to broadcast a bulletin to reassure the population. On November 19th, 2019, VAAC issued an alert based on satellite images.
No gas emission and even less ash was detected during on-the-fiel missions..
Source: Radio Caraïbes International.

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GNS Science indicates that no new changes have been observed at White Island since the last report. No new activity has been recorded at the volcano after the M 5.9 earthquake that occurred beneath the eastern Bay of Plenty on November 23rd, 2019.

The alert level has been at 2 since November 18th, 2019.

Source: GNS Science.

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Last minute: Activity at Sakurajima (Japan) has been increasing since the end of October 2019.Strong explosions are often recorded at the Minamidake crater. The latest explosive event occurred on November 28th, 2019 with ash plumes rising up to 3.3 km above the crater. Despite the increase in activity, the alert level remains at 3 (on a scale of 5).

Source: JMA.

White Island (Photo: C. Grandpey)

Un drone dans le cratère du Kawah Ijen (Indonésie) // A UAS inside the crater of Kawah Ijen (Indonesia)

On peut lire dans mon livre « Killer Volcanoes » que le Kawah Ijen, volcan situé à l’extrémité E de l’île de Java, est de plus en plus médiatisé. Il est vrai que son lac d’acide et l’exploitation du soufre sur les berges sont extrêmement spectaculaires. D’une profondeur de plus de 200 mètres, le lac contient entre 32 et 36 millions de mètres cubes d’acide sulfurique et chlorhydrique d’une température moyenne d’une quarantaine de degrés et d’un pH de 0,2 !

Les gaz comme le dioxyde de soufre, particulièrement agressifs et nocifs, qui s’échappent du cratère et du lac n’empêchent pas l’exploitation du soufre. On le voit sortir sous forme liquide à partir des fumerolles qui percent la paroi inférieure du cratère. Il est guidé dans son écoulement par des tuyaux qui canalisent le liquide rouge dont la température atteint 120°C et prend une belle couleur jaune citron en se refroidissant.

L’exploitation de ce soufre se fait à mains nues, dans des conditions qui défient l’entendement. Elle n’est pas sans danger. En 1976, une cinquantaine de personnes on été surprises au fond du cratère par une énorme bulle de dioxyde de soufre jaillie du lac. Un mineur raconte qu’il a vu un de ses camarades s’évanouir, puis un autre, sans trop comprendre pourquoi. En tout, onze porteurs sont morts par asphyxie.

Le 21 mars 2018, le Kawah Ijen a de nouveau laissé échapper un nuage de gaz toxiques qui a blessé une trentaine de personnes. 24 d’entre elles ont sû être hospitalisées. Les habitants de trois villages proches du cratère ont été évacués.

Au fil des jours, le Kawah Ijen  tue aussi à petit feu les mineurs en rongeant peu à peu leur système pulmonaire. Il tue insidieusement les villageois qui habitent au pied du volcan. Le trop-plein du lac devient une petite rivière qui irrigue ensuite les cultures, de riz et de canne à sucre en particulier. Cette eau d’un pH de 3 à 4,5 et trop riche en fluorure est nocive pour la santé. On a remarqué que les populations autour du Kawah Ijen avaient les dents plus noires qu’ailleurs en Indonésie à cause de l’eau rejetée par le volcan.

Le site web The Watchers nous apprend que le cinéaste espagnol Andres Aguilera Morillas a fait voler un drone à l’intérieur du cratère du Kawah Ijen. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez un bref extrait de la vidéo, avec l’appareil en train de suivre l’une des ravines qui tranchent le flanc du volcan. Il pénètre également dans un nuage de gaz avant d’atteindre la surface du lac. Etant moi-même aéromodéliste, je me dis qu’il y a intérêt à soigneusement protéger l’électronique à l’intérieur du drone pour éviter que celui-ci tombe en panne et finisse sa course dans le lac d’acide…

https://youtu.be/c85o-lPpMEA

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One can read in my book « Killer Volcanoes » that Kawah Ijen, a volcano located in the eastern part of the island of Java, is more and more publicized. It is true that its acid lake and the exploitation of sulphur on the banks are extremely spectacular. At a depth of more than 200 metres, the lake contains between 32 and 36 million cubic metres of sulphuric and hydrochloric acid with an average temperature of forty degrees and a pH of 0.2 !
Gases such as sulfur dioxide, which are particularly aggressive and harmful, that escape from the crater and the lake do not prevent the exploitation of sulphur. It is seen coming out in liquid form from the fumaroles which pierce the lower wall of the crater. It is guided in its flow by pipes that channel the red liquid whose temperature reaches 120°C and takes a beautiful lemon yellow colour while cooling.
The exploitation of this sulphur is done with bare hands, in extreme conditions. It is not safe. In 1976, about fifty people were surprised at the bottom of the crater by a huge SO2 bubble thet exploded at the lake surface. A miner reports that he saw one of his comrades faint, then another, without really understanding why. In all, eleven men died from asphyxiation.
On March 21st, 2018, Kawah Ijen again let out a cloud of toxic gas that injured thirty people. 24 of them were admitted to hospital. Residents of three villages near the crater had ro be evacuated.
Over the days, Kawah Ijen also slowly kills the miners by biting their lung system. It kills insidiously the villagers who live close to the volcano. The overflow of the lake becomes a small river which then irrigates rice and sugar cane fields. This water with a pH of 3 to 4.5 and too rich in fluoride is harmful to health. It was noted that people around Kawah Ijen had darker teeth than elsewhere in Indonesia because of the water released from the volcano.

The Watchers website tells us that Spanish filmmaker Andres Aguilera Morillas has flown an Unmanned Aircraft System (UAS) inside the crater of Kawah Ijen. By clicking on the link below, you will see a brief excerpt from the video, with the camera travelling down one of the ravines that slice the side of the volcano. It also enters a cloud of gas before reaching the surface of the lake. Being myself a drone pilot, I think one should carefully protect the electronics inside the drone to avoid a breakdown and seeing it fall into the acid lake…

https://youtu.be/c85o-lPpMEA

Photos: C. Grandpey

 

Le secret des éruptions du Merapi (Indonésie) // The secret of Mount Merapi’s eruptions (Indonesia)

Les populations qui vivent à proximité du Merapi peuvent dormir sur leurs deux oreilles. Une équipe scientifique vient de découvrir les causes du comportement explosif du volcan ! Une étude intitulée « L’altération hydrothermale des dômes de lave andésitiques peut conduire au comportement explosif d’un volcan », publiée dans la revue Nature Communications, nous apprend que des chercheurs ont percé le secret du volcanisme explosif. Après avoir analysé des échantillons de lave prélevés sur le Merapi, ils ont conclu que l’explosivité des stratovolcans augmentait lorsque des gaz riches en minéraux scellaient les pores et les microfissures dans les couches supérieures de la roche.

Jusqu’à présent, les scientifiques utilisaient principalement les mesures sismiques pour avertir le public d’une éruption imminente. Les auteurs de l’étude, avec parmi eux des scientifiques de l’Université Technique de Munich, ont découvert un autre indicateur d’une éruption imminente dans la lave prélevée sur la partie sommitale du Merapi. La couche supérieure de la roche, par l’intermédiaire de laquelle le dôme joue le rôle de bouchon, devient imperméable aux gaz avant l’explosion. Les analyses ont révélé que les propriétés physiques de ce bouchon évoluent dans le temps.

Après une éruption, la lave garde sa perméabilité, mais cette dernière diminue ensuite avec le temps. Les gaz sont piégés, la pression augmente et finalement le bouchon explose violemment. Pour arriver à cette conclusion, les chercheurs ont prélevé six échantillons de lave: l’un issu d’une éruption de 2006 et les autres en provenance de l’éruption de 1902. L’analyse des volumes des pores, de la densité, de la composition minérale et de la structure de la roche a révélé que cette perméabilité devenait quatre fois moins importante à mesure que l’altération de la roche augmentait. L’étude explique que les minéraux nouvellement formés en sont la cause, en particulier les sulfates d’aluminium de potassium et de sodium qui obturent les fines fissures et les pores de la lave. Des simulations sur ordinateur ont confirmé que la faible perméabilité du dôme était responsable de l’éruption suivante.

Selon les modèles réalisés par les scientifiques, un stratovolcan comme le Merapi connaît une évolution en trois phases: 1) lorsque la lave est encore perméable après une explosion, un dégazage peut encore se produire. 2) le dôme devient imperméable aux gaz, ce qui, dans le même temps, entraîne une augmentation de la pression à l’intérieur de l’édifice. 3) le dôme explose sous l’effet de la pression. Les images du Merapi datant de la période antérieure et postérieure à l’éruption du 11 mai 2018 confirment ce modèle en trois phases. Tout d’abord, le volcan a émis un panache de gaz. Ensuite, il est resté silencieux pendant un moment jusqu’à ce que les gaz trouvent une issue. Enfin, il a projeté un panache de cendre dans le ciel.

Les chercheurs pensent que leurs résultats pourraient être utilisés pour une prévision plus fiable des éruptions. Une réduction mesurable du dégazage est donc susceptible d’indiquer d’une éruption imminente. Le Merapi n’est pas le seul volcan pour lequel les mesures du dégazage pourraient permettre de prévoir une éruption en temps voulu. De tels stratovolcans sont souvent destructeurs dans tout le Pacifique. Les plus connus sont le  Pinatubo aux Philippines, le St. Helens dans l’ouest des États-Unis et le Mont Fuji au Japon.

Source: Nature Communications, par l’intermédiaire du site web The Watchers.

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The populations living close to Mt Merapi can sleep with no fear. A scientific team has just discovered the causes of the volcano’s explosive behaviour! A study entitled « Hydrothermal alteration of andesitic lava domes can lead to explosive volcanic behaviour », published in Nature Communications, suggests the researchers have unlocked the secret of explosive volcanism. After studying samples at Mount Merapi, the researchers concluded that the explosivity of stratovolcanoes rises when mineral-rich gases seal the pores and micro cracks in the uppermost layers of stone.

Up to now, geoscientists mostly used seismic measurements to warn the public of an upcoming eruption. The authors of the study, which included scientists from the Technical University of Munich (TUM), have discovered another indicator for an impending eruption in the lava from Merapi’s peak. The uppermost layer of the stone, the « plug dome », becomes impassable for underground gasses prior to the explosion. The scientific investigations showed that the physical properties of the plug dome change over time.

Following an eruption, the lava is still easily permeable, but this permeability then sinks over time. Gases are trapped, pressure rises and finally the plug dome bursts in a violent explosion. To get to this conclusion, the researchers collected six lava samples: one from an eruption in 2006, and the others from the 1902 explosion. Analysis of pore volumes, densities, mineral composition, and structure unveiled that permeability pummelled by four orders of magnitude as stone alteration increased. The study explains that newly formed minerals are the cause, particularly potassium and sodium aluminum sulfates which seal the fine cracks and pores in the lava. Computer simulations confirmed that the weakened permeability of the plug dome was responsible for the next eruption.

According to the models, a stratovolcano like Mount Merapi undergoes three phases: First, when the lava is still permeable after an explosion, outgassing may occur. Second, the plug dome becomes impermeable for gases, while the internal pressure continuously increases at the same time. Third, the plug dome bursts due to pressure. Images of Merapi from the period before and during the eruption of May 11th, 2018, confirm the three-phase model. First, the volcano emitted smoke. Second, it stayed quiet for a while until the gas found an escape, and lastly, it blew a fountain of ashes up into the sky.

The researchers think their results can now be used to more reliably predict eruptions, A measurable reduction in outgassing is thus an indication of an imminent eruption. Mount Merapi is not the only volcano whose outgassing measurements can help in the timely forecasting of an upcoming eruption. Stratovolcanoes are a common source of destruction throughout the Pacific. The best known are Mount Pinatubo in the Philippines, Mount St. Helens in western USA, and Mount Fuji in Japan.

Source: Nature Communications, through the website The Watchers.

 

Dôme de lave au sommet du Merapi (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique de ces derniers jours a surtout été marquée par l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) entre les après midis des 25 et 27 octobre 2019. C’était le cinquième événement de ce type depuis le début de l’année. On assiste chaque fois à une émission de lave de quelques jours précédée d’une lente inflation du volcan.

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Une explosion extrêmement rare a été enregistrée sur le versant sud de l’Iztaccihuatl (Mexique) le 22 octobre 2019. Ce volcan est toujours considéré comme actif bien qu’il n’ait pas eu d’éruptions au cours de l’Holocène. Selon les autorités, l’explosion pourrait être due à une accumulation de gaz. Plus d’informations ainsi qu’une visite du site seront nécessaires pour analyser avec précision l’origine de cet événement.
L’événement explosif n’a duré que quelques secondes, mais il se pourrait qu’il soit d’origine volcanique et lié au système d’alimentation du volcan.
Vu depuis la Vallée du Mexique, l’Iztaccíhuatl, la « femme en blanc », présente le profil d’une femme endormie.
Source: INGEA, The Watchers.

Dernière minute : L’Iztaccíhuatl n’aurait pas connu d’activité volcanique. Selon le CENAPRED, il ne s’agirait pas du tout d’une activité explosive d’origine volcanique mais plutôt d’un effet d’optique :

“Lo observado sobre el volcán coincide en tiempo con el destello del lado izquierdo de la imagen, de una de las luces de la estación situada en el cerro de Altzomoni. Cabe señalar que la imagen de la cámara ubicada en la ciudad de Puebla no muestra ninguna emisión como la descrita. Esto indica que pudiera tratarse de un efecto óptico en la cámara de Paso de Cortés y no de actividad eruptiva.”

« La chose observée sur le volcan coïncide avec le flash du côté gauche de l’image, en provenance de l’une des lumières de la station située sur la colline d’Altzomoni. Il convient de noter que l’image de la caméra située dans la ville de Puebla ne montre aucune émission telle que décrite. Cela montre qu’il pourrait s’agir d’un effet optique au niveau de la caméra de Paso de Cortés et non d’une activité éruptive.»

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Kuchinoerabujima n’est pas la plus connue des îles japonaises. La Smithsonian Institution explique qu’un groupe de jeunes stratovolcans forme l’extrémité E de l’île, au nord des îles Ryukyu, à 15 km à l’ouest de Yakushima.

La dernière activité à Kuchinoerabujima a eu lieu sur deux volcans, le Shindake et le Furudake. Des explosions phréatiques et des éruptions vulcaniennes ont eu lieu sur le Shindake en décembre 2018 et janvier 2019.souvent accompagnées de coulées de boue et de coulées pyroclastiques. Des éruptions avec des coulées pyroclastiques se sont produites sur le Furudake il y a environ 200 ans.
L’Agence Météorologique Japonaise (JMA) a relevé le niveau d’alerte à Kuchinoerabujima de 2 à 3 le 27 octobre 2019. Selon l’Agence, une éruption pourrait déclencher des coulées pyroclastiques, comme cela s’est produit sur le Mont Shindake en janvier 2019. En 2015, des coulées pyroclastiques avaient déjà atteint la côte, obligeant les habitants à partir.
Source: JMA, Smithsonian Institution, The Watchers.

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En raison de l’émission de panaches de gaz et de vapeur et, plus tard, de nuages ​​de cendre, la couleur de l’alerte aérienne pour le Klyuchevskoy (Kamchatka) est d’abord passée au Jaune, puis à l’Orange le 24 octobre 2019. Les panaches de cendre ont atteint 5,5 km de hauteur. Une petite anomalie thermique a été identifiée sur le volcan les 18 et 24 octobre.
Source: KVERT.

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La lave continue d’avancer le long des flancs du Karangetang (Indonésie). Les coulées atteignent jusqu’à 1,8 km dans plusieurs ravines des flancs sud-ouest et ouest. L’incandescence est visible la nuit au-dessus des deux cratères sommitaux. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Au Chili, le cratère Nicanor du Nevados de Chillán émet de la vapeur et des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 1,3 km au-dessus de la lèvre. Les explosions projettent des matériaux incandescents sur les flancs du volcan. Une nouvelle coulée de lave avance lentement sur le flanc NE. Le niveau d’alerte reste à l’Orange.
Source: SERNAGEOMIN.

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Des explosions d’intensité faible à moyenne sont toujours observées sur le Sabancaya (Pérou). Les panaches de gaz et de cendre s’élèvent en général à 2,5 km au-dessus du sommet. L’extrusion du dôme de lave dans le cratère sommital a ralenti depuis février et a rempli la partie N du cratère. Son volume estimé est de 4,6 millions de mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à l’Orange et il est demandé à la population de rester en dehors d’un rayon de 12 km.
Source: IGP.

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Volcanic activity of these last days was especially marked by the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) between the afternoons of October 25th and 27th, 2019. It was the fifth event of this type since the beginning of year. Each time, the eruption consists of a lava emission of a few days preceded by slow inflation of the volcano.

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A rare explosion occurred on the southern slope of Iztaccihuatl (Mexico) on October 22nd, 2019. This volcano is still considered active even though it has no known Holocene eruptions. According to authorities, the explosion might be due to an accumulation of gases. More information will be required to fully analyze the origin of this event, as well as a visit to the site..

The explosive event lasted only a few seconds, but it could still be considered of volcanic origin if its cause is to be discovered in the feeding system of the volcano.

Iztaccíhuatl, the « Woman in White, » presents the profile of a sleeping woman as seen from the Valley of Mexico.

Source: INGEA, The Watchers.

Last minute: Iztaccíhuatl probably did not have any volcanic activity. According to CENAPRED, an explosive activity of volcanic origin of the webcam image, but rather an optical effect:

“Lo observado sobre el volcán coincide en tiempo con el destello del lado izquierdo de la imagen, de una de las luces de la estación situada en el cerro de Altzomoni. Cabe señalar que la imagen de la cámara ubicada en la ciudad de Puebla no muestra ninguna emisión como la descrita. Esto indica que pudiera tratarse de un efecto óptico en la cámara de Paso de Cortés y no de actividad eruptiva.”

“The observed thing on the volcano coincides in time with the flash on the left side of the image, coming from one of the lights of the station located on the hill of Altzomoni. It should be noted that the image of the camera located in the city of Puebla does not show any emission as described. This indicates that it could be an optical effect in the Paso de Cortés camera and not eruptive activity. ”

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Kuchinoerabujima is not the best known of the Japanese volcanoes. The Smithsonian Institution explains that a group of young stratovolcanoes forms the eastern end of the island of Kuchinoerabujima in the northern Ryukyu Islands, 15 km west of Yakushima. The The latest activity at Kuchinoerabujima occurred on Furudake and Shindake volcanoes. Phreatic explosions and Vulcanian eruptions have occurred at Shindake , frequently accompanied with mudflows and pyroclastic flows. Eruptions with pyroclastic flows occurred at Furudake about 200 years ago.

The Japan Meteorological Agency (JMA) upgraded the alert level for the volcano from 2 to 3 on October 27th, 2019.  According to the Agency, the volcano might trigger pyroclastic flows, like Mount Shindake did in January 2019. In 2015, similar pyroclastic flows reached the coast, forcing residents to evacuate.

Source: JMA, Smithsonian Institution, The Watchers.

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Due to emissions of gas and steam, and later of ash clouds, the aviation colour code for Klyuchevskoy (Kamchatka) was first raised to Yellow, then to Orange on October 24th, 2019.  The ash plumes rose to 5.5 km. A weak thermal anomaly was identified over the volcano on October 18th and 24th.

Source: KVERT.

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Lava continues to travel along the flanks of Karangetang (Indonesia). The flows reach as far as 1.8 km down several drainages on the SW and W flanks. Incandescence can be seen at night above the two summit craters. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : CVGHM.

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In Chile, Nevados de Chillán’s Nicanor Crater is emitting steam and ash plumes that rise as high as 1.3 km above the rim. Explosions eject incandescent material onto the flanks of the volcano. A new lava flow slowly advances on the NE flank.. The alert level remains at Orange.

Source: SERNAGEOMIN.

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Low-to-medium intensity explosions are still observed at Sabancaya (Peru). Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2.5 km above the summit. The lava dome in the summit crater has been slowing extruding since February and filling in the N part of the crater. Its estimated volume is 4.6 million cubic metres. The alert level remains at Orange and the public is warned to stay outside a 12-km radius.

Source: IGP.

L’explosion de l’Iztaccihuatl vue par la webcam

Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Comme je l’ai écrit dans des articles précédents, le dôme de lave du Merapi (Indonésie) a recommencé à croître, avec des effondrements qui génèrent d’impressionnants nuages de cendre et des coulées pyroclastiques. C’est ce qui s’est passé le 14 octobre 2019 avec un panache de cendre d’une hauteur d’environ 6 km. Une coulée pyroclastique est descendue sur le flanc sud-ouest du volcan. Aucune coulée de lave n’a été observée. Il est demandé à la population de ne pas entrer dans la zone de danger de 3 km de rayon.

Source: CVGHM.

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Les dernières observations montrent qu’une activité effusive a repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) le 13 octobre 2019. Une hausse de la température de surface a été enregistrée au sommet du volcan. Un faible niveau de sismicité est par ailleurs observé, confirmant la poursuite probable de l’activité éruptive. L’éruption se limite à la zone sommitale et aucun nuage de cendre n’a été observé.

L’AVO  a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à Watch (Vigilance).

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Selon le site Internet The Watchers, un panache blanc ne contenant aucune trace de cendre a été observé jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer au-dessus du volcan sous-marin Metis Shoal (Tonga) le 14 octobre 2019. Aucun séisme n’a été détecté dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1995, avec un VEI 2.

Source: The Watchers.

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Il se pourrait bien qu’une nouvelle éruption soit en préparation sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Depuis le 11 octobre 2019, on observe une reprise de la sismicité sous la zone sommitale. Elle s’accompagne d’une nouvelle inflation de la base et du sommet de l’édifice volcanique qui correspond à une pressurisation du réservoir magmatique superficiel.
En parallèle les concentrations en CO2 dans le sol sont toujours en diminution en champ lointain (secteurs Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes) et en faible augmentation en zone proximale (Gîte du Volcan). Ces évolutions de concentrations en CO2 sont en accord avec une remontée profonde de magma des zones profondes vers le réservoir superficiel.
L’OVPF ajoute que ce processus de recharge du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir se fragilise et se rompe pour donner lieu à une éruption. Il se peut aussi qu’il s’arrête sans que la lave émerge à la surface.

Les « fous furieux du volcan » ont déjà préparé tout le matériel de randonnée, au cas où…

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Depuis la station spatiale internationale (ISS), le spationaute italien Luca Parmitano a envoyé à ses concitoyens une photo de l’Etna (Sicile) intitulée « L’Etna en éruption.». On distingue le panache de cendres qui s’élève au-dessus du sommet du volcan. Sur l’image, Etna est entouré d’un anneau de nuages blancs. Luca Parmitano a pris la photo alors que l’ISS survolait la Sicile, au moment où un épisode éruptif de l’Etna avait contraint à fermer une partie de l’espace aérien (voir ma note du 15 octobre).

Source : La Sicilia.

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A noter la prochaine parution, courant novembre, du nouveau livre « NATURE, instants d’éternité » de Jean-Luc Allègre, photographe-éditeur sur l’île de la Réunion. L’ouvrage – dans lequel le volcanisme tient une place de choix – est préfacé et postfacé par Nicolas Hulot et Jean-Louis Étienne. Jean-Luc Allègre célèbrera ainsi ses 25 ans de carrière.

L’ouvrage ne sera pas distribué dans les librairies de Métropole. La vente se fera uniquement par correspondance au prix public de 35 € + 8 euros de frais d’envoi postal.

Contact : contact@jeanlucallegre.com

Site web (où vous verrez de très belles images) : www.jeanlucallegre.com

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As I put it in previous posts, the lava dome of Mt Merapi (Indonesia) has started growing again, with collapses that generate impressive ash clouds and pyroclastic flows. This what happened on October 14, 2019, with an ash plume that rose to about 6 kilometres high. A pyroclastic flow descended to the southwest of the crater. No lava flows have been observed. The population is aked not to enter the 3-km-radius danger zone.

Source: CVGHM.

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The latest observations show that a new lava effusion began at Shishaldin (Aleutians / Alaska) on 13 October 2019. Elevated surface temperatures have been observed at the summit of the volcano and low-level seismicity continues on the local network indicating that eruptive activity is likely continuing. The eruption is confined to the summit area and no ash clouds have been observed. The Alaska Volcano Observatory has raised the aviation colour code to Orange and the volcanic alert level to Watch.

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According to the website The Watchers, a white plume with no evidence of ash in it was observed rising up to 5 km above sea level over underwater Metis Shoal volcano (Tonga) on October 14th, 2019. No earthquakes have been detected in the area. The Aviation Color Code was raised to Orange.

The last eruption of this volcano took place in 1995 (VEI 2).

Source: The Watchers.

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A new eruption might occur shortly on Piton de la Fournaise (Reunion Island). Since October 11th, 2019, there has been a resumption of seismicity beneath the summit area. It is accompanied by a new inflation of the base and the top of the volcanic edifice, which corresponds to a pressurization of the shallow magma reservoir.
In parallel, CO2 concentrations in the soil are still decreasing in the far field (Plaine des Cafres and Plaine des Palmistes) and slightly increasing in the proximal zone (Gîte du Volcan). These evolutions of CO2 concentrations are in agreement with a deep rise of magma from the deep zones towards the shallow reservoir.
OVPF adds that this shallow reservoir recharge process can take several days to several weeks before the roof  breaks open to cause an eruption. It may also stop without lava emerging on the surface.
The “volcano’s madmen” have already prepared all the hiking equipment, just in case …

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From the International Space Station (ISS), Italian astronaut Luca Parmitano has sent his fellow citizens a photo of Mt Etna (Sicily) entitled « Erupting Etna. » One can see the ash plume rising above the summit of the volcano. On the image, Mt Etna is surrounded by a ring of white clouds. Luca Parmitano took the picture as the ISS was flying over Sicily, when an eruptive episode of Mt Etna had forced to close some of the airspace (see my note of October 15th).
Source: La Sicilia.

Crédit photo: Luca Parminato (ESA)

La couverture donne déjà envie de parcourir le nouvel ouvrage de Jean-Luc Allègre. J’ai eu le privilège d’avoir la maquette entre les mains. Les photos sont magnifiques.