Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde :

Des notes spéciales seront dédiées à l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion).

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Les données sismiques, infrasonores et satellitaires des deux dernières semaines n’ont montré aucun signe d’activité éruptive sur le Semisopochnoi (Aléoutiennes / Alaska). Un épais panache de vapeur et un lac de cratère ont été observés sur les images satellites, mais aucun dépôt de cendre récent n’a été détecté. Bien que l’activité sismique reste supérieure à la normale, on ne semble pas se diriger vers une éruption à court terme. C’est pourquoi l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune et le niveau d’alerte volcanique çà « Advisory » (Surveillance conseillée). L’activité explosive est susceptible de reprendre sans prévenir.

Source: AVO.

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Comme je l’ai écrit précédemment, la sismicité est restée élevée ces derniers jours dans la Péninsule de Reykjanes (Islande). L’IMO explique que c’est la crise sismique la plus intense jamais enregistrée dans cette partie de l’Islande depuis le début de la surveillance numérique en 1991. La sismicité s’est concentrée dans trois secteurs principaux : Eldey, Reykjanes-Svartsengi et Krýsuvík. Une inflation a persisté dans la région du Mt Thorbjorn où elle atteint environ 70 à 80 mm depuis le début du phénomène. Cependant, la récente déformation du sol est inférieure à celle de janvier et février. Il semble que le dernier épisode d’inflation ait été causé par une deuxième intrusion magmatique à une profondeur de 3 à 4 km, dans une zone à l’ouest du Mt Thorbjorn, proche du lieu où a été détectée l’intrusion au début de l’année.
Source: OMI.

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Le Semeru (Indonésie) reste bien actif. Des matériaux incandescents sont éjectés à une vingtaine de mètres au-dessus du cratère. Des blocs incandescents se détachent des fronts de coulées de lave et dévalent jusqu’à 200-750 m du cratère. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: CVGHM.

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La lave continue de s’échapper du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et parcourt 1,8 km dans trois ravines sur les flancs SO et O du volcan. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Un épisode éruptif sur le Merapi (Indonésie) a été décrit sur ce blog le 27 mars 2020.

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J’ai décrit l’activation du Stromboli (Sicile) dans deux notes publiées les 29 et 31 mars 2020. Au vu des images de la webcam INGV, il semble que l’activité effusive le long de la Sciara del Fuoco soit en déclin, mais de fortes explosions stromboliennes peuvent encore se produire au sommet du volcan.

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L’activité du Yasur (Vanuatu) est soutenue ces jours-ci, avec des émissions de cendres et / ou de gaz. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0-4). La populations et les visiteurs sont priés de se tenir à l’écart de la zone d’exclusion permanente de 395 mètres de rayon.  Source: GeoHazards.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Special posts will be dedicated to the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island)

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Seismic, infrasound, and satellite data over the past two weeks have shown no signs of eruptive activity at Semisopochnoi (Aleutians / Alaska). A robust steam plume and a crater lake have been seen in satellite images, but no recent ash deposits. Although seismic activity remains above background level, it does not appear to be increasing towards an eruption in the short-term. Thus, AVO has lowered the aviation colour code to Yellow and the volcano alert level to Advisory. Explosive activity could resume with little or no warning.

Source: AVO.

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As I put it before, seismicity has been elevated in the past days on the Reykjanes Peninsula (Iceland). IMO explains this period of unrest was the largest seismic crisis ever recorded in this part of the country since digital monitoring started in 1991.The seismicity occurred across three main volcanic systems: Eldey, Reykjanes-Svartsengi, and Krýsuvík. Uplift continued to be detected in the Thorbjorn area, totalling about 70-80 mm. However, the deformation rate was lower than in January and February. It looks as if the recent inflation was caused by a second magmatic intrusion at a depth of 3-4 km in an area W of Thorbjorn, close to the intrusion that occurred at the beginning of the year.

Source: IMO.

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Semeru (Indonesia) is quite active. Incandescent material is ejected 20 m above the crater. Incandescent material detaching from lava flow fronts descends 200-750 m from the crater. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside the 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source: CVGHM.

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Lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travels as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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An eruptive episode on Mt Merapi (Indonesia) was described on this blog on March 27th, 2020.

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I described the activity at Stromboli (Sicily) in two posts released on March 29th and 31st. Judging from the INGV webcam images, it seems effusive activity along the Sciara del Fuoco is decreasing, but powerful strombolian events may still occur at the summit of the volcano.

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Activity at Yasur (Vanuatu) is elevated these days, with ash and/or gas emissions. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-4). Residents and visitors are askes to keep out of the 395-m-radius permanent exclusion zone.

Source: GeoHazards.

L’éruption du Piton de la Fournaise le 2 avril 2020

(Crédit photo: SAG/PGHM)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique est globalement faible ces jours-ci. Aucun événement majeur n’a été enregistré au cours de la semaine écoulée.

Le Fuego (Guatemala) reste bien actif, avec des coulées pyroclastiques qui descendent le long de plusieurs ravines. Une coulée de lave de 600 m de long a été observée dans la ravine Trinidad. Une faible activité explosive accompagne l’émission de lave. Une moyenne de 4 à 12 explosions par heure est actuellement enregistrée sur le Fuego, avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également éjectés à100- 400 m de hauteur. Des retombées de cendres presque quotidiennes sont signalées dans les zones sous le vent. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui secouent les maisons voisines et sont ressenties dans un rayon de 25 km.
Source: INSIVUMEH.

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Une activité strombolienne était observée sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) au cours de la semaine dernière, avec de nombreuses avalanches incandescentes sur tous les flancs du volcan. Une activité vulcanienne était visible le 19 mars 2020. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur le Klyuchevsloy, l’Ebeko et le Sheveluch.
Source: KVERT.

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Le 18 mars 2020, un épais panache de couleur gris clair s’est élevé à 300 m au-dessus de l’Anak Krakatau. Au vu des données sismiques, l’événement a duré un peu plus de 10 minutes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km du cratère.
Source: CVGHM.

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On observe les émissions (« exhalations ») habituelles de vapeur et de gaz sur le Popocatépetl (Mexique), avec parfois de faibles quantités de cendres. Une explosion le 17 mars 2020 a éjecté des matériaux incandescents et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère. De légères retombées ont été signalées dans plusieurs localités. Certaines émissions s’accompagnent de l’expulsion de matériaux incandescents. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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Un niveau élevé d’activité sismique a été enregistré ces derniers jours par le réseau de Reventador (Equateur). Des émissions de gaz et de cendres sont observées presque quotidiennement. Les panaches montent jusqu’à 500-2000 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Des blocs incandescents roulent parfois le long des flancs du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

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Le Merapi (Indonésie) a connu un épisode éruptif relativement important le 27 mars 2020 à 10 h 56 (heure locale) avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à environ 8 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée du Vert au Rouge. L’événement – qui s’est produit sans aucun signe précurseur – a duré environ 7 minutes. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités jusqu’à 20 km du volcan. Il n’est fait état d’aucun dégât. Les habitants sont priés de rester à plus de 3 km du volcan.
Cet épisode éruptif montre que le magma continue son ascension sous l’édifice volcanique. Le dôme de lave présentait un volume de 291000 m3 le 19 février 2020.
Voici une petite vidéo montrant la dernière éruption:
https://youtu.be/Q7jiEYmhFxc

Source: VSI.

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Volcanic activity is globally low these days. No major event has been recorded during the past week.

Fuego (Guatemala) remains quite active with pyroclastic flows travelling down several drainages. A 600-m-long lava flow was observed down the Trinidad drainage. Weak explosive activity accompanies the lava effusion. An average of 4-12 explosions per hour is currently recorded at Fuego, generating ash plumes that rise up to 1.1 km above the crater. Incandescent material is also ejected 100-400 m high. Almost daily ashfall is reported in downwind areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattled nearby houses and are felt in communities within a 25-km radius.

Source : INSIVUMEH.

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Strombolian activity at Klyuchevskoy (Kamchatka) was visible during the past week, with numerous hot avalanches descending all of the flanks of the volcano. Vulcanian activity was visible on March 19th, 2020. The Aviation Color Code remains at Orange on Klyuchevsloy, Ebeko and Sheveluch.

Source : KVERT.

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On March 18th, 2020, a dense white-gray plume rose 300 m above the summit of Anak Krakatau. The event lasted a little more than 10 minutes based on seismic data. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km-radius hazard zone from the crater.

Source : CVGHM.

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The usual steam-and-gas emissions are observed at Popocatépetl (Mexico), some of which contain minor amounts of ash. An explosion on March 17th, 2020 ejected incandescent material onto the flanks and produced an ash plume that rose 1.2 km above the crater. Minor ashfall was reported in several municipalities. Some emissions are accompanied by incandescent material ejected out of the crater. The alert level remains at Yellow, Phase Two. Source: CENAPRED.

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A high level of seismic activity has been recorded during the past days by Reventador’s network (Ecuador). Gas-and-ash emissions are observed almost daily, rising 500-2000 m above the crater. Ashfall is reported in downwind areas. Incandescent blocks sometimes roll down the flanks of the volcano.

Source : Instituto Geofisico.

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Mount Merapi (Indonesia) went through a significant eruptive episode on March 27th, 2020 at 10:56 (local time) with an ash plume that rose up to about 8 km above sea level. The aviation colour code was raised from Green to Red.  The event – which occurred without any precursor sign – lasted about 7 minutes. Ashfall was reported in several places as far as 20 km from the volcano. There has been no report of damage. Residents are asked to stay outside a 3-km radius from the volcano.

This eruptive episode clearly shows that the supply of magma into the volcanic edifice is still ongoing.’ The last estimated volume of the lava dome was 291 000 m3 on February 19th, 2020.

Here is a short video showing the last eruption:

 https://youtu.be/Q7jiEYmhFxc

Source : VSI.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Suite à une augmentation de la sismicité et de l’inflation de l’édifice volcanique, le PHIVOLCS a fait passer le niveau d’alerte du Kanlaon (Philippines) de 0 à 1 le 11 mars 2020.
La dernière éruption a eu lieu le 9 décembre 2017, avec un VEI 2.
L’entrée dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km est strictement interdite en raison du risque d’éruptions phréatiques soudaines.
Le Kanlaon est le point culminant de l’île de Negros, l’une des nombreuses îles qui composent les Visayas, dans la partie centrale du pays.
Source: PHIVOLCS.

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Une coulée pyroclastique a été observée le 3 mars 2020 sur le flanc S du Semeru (Indonésie). L’événement a duré neuf minutes sur la base des données sismiques et la coulée a parcouru jusqu’à 2,3 km. Les panaches de cendre s’élèvent actuellement à 200 m de hauteur. Des matériaux incandescents sont éjectés à 10-50 m au-dessus du sommet; des coulées de lave de 500 à 1 000 m de longueur continuent d’être actives dans les ravines Kembar, Bang et Kobokan sur le flanc Sud. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et il est rappelé au public de rester en dehors d’un rayon de 1 km du sommet et de 4 km sur le flanc SSE.
Source: VSI.

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S’agissant de l’Etna (Sicile), l’INGV signale une activité éruptive continue dans le Voragine (VOR), le nouveau cratère Sud-Est (NSEC) et le cratère Nord-Est (NEC). Les explosions stromboliennes au sommet du cône qui s’est édifié dans la Voragine atteignent 150-200 m de hauteur. Une activité strombolienne partir d’une bouche à la base du flanc N du cône a été observée le 29 février. La lave continue de s’échapper d’une bouche au sommet d’un monticule de lave sur le flanc S du cône et elle s’écoule dans la Bocca Nuova. L’activité sporadique du cratère NE est de type strombolien, avec de faibles émissions de cendre. Des émissions de cendre sont également observées au niveau du cratère SE, à partir d’un cône dans la zone de selle entre l’ancien et le nouveau cratère.

Vous trouverez une synthèse des images de la webcam L.A.V.E. à cette adresse:

http://www.lave-volcans.com/phototheque_webcam_etna_images.php?datetri=202003&filtre=paroxysmes&fbclid=IwAR2QIvlP2G1esJcG4-3HVuU3V8pffddLPu_HVwHAd6Fr-SNWwQXiwopHX54

Boris Behncke (INGV Catania) a publié un article très intéressant sur l’altitude de l’Etna:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/03/10/les-altitudes-de-letna-sicile-mt-etnas-altitudes-sicily/

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L’activité du Stromboli (Sicile) se caractérise actuellement par les traditionnelles explosions stromboliennes, principalement à partir de trois bouches dans la zone cratèrique nord et au moins trois bouches dans la zone cratèrique centre-sud. Les explosions dans la zone nord éjectent des matériaux dont certains blocs descendent la Sciara del Fuoco jusqu’à la côte.
Source: INGV.

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Au Kamchatka, le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange sur le  Klyuchevskoy, le Sheveluch et l’Ebeko, et auJaune sur le Bezymianny.

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De faibles panaches de vapeur s’ékèvent toujours au-dessus de Volcano Island sur le Taal (Philippines). Il y a encore 4 212 personnes dans 11 centres d’évacuation ; 32 ​​631 autres personnes vivent dans d’autres endroits. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). PHIVOLCS recommande de ne pas entrer sur Volcano Island car la zone a été définie comme zone de danger permanent.
Source: PHIVOLCS.

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D’importantes émissions de gaz sont observées à White Island (Nouvelle-Zélande), mais les quantités de CO2 et de SO2 ont diminué depuis l’éruption du 9 décembre 2019. Les gaz fumerolliens et les cinq lobes de lave dans la bouche principale à l’intérieur du cratère restent très chauds avec une température maximale de 746°C. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Jaune.
Source: GeoNet.

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Le complexe volcanique Antillanca-Casablanca n’est pas le plus connu des volcans chiliens. Il s’agit d’un groupe de cônes de scories, de maars et de petits stratovolcans couvrant une superficie de 380 km2 dans la région de Los Lagos.
Le SERNAGEOMIN a fait passer le niveau d’alerte de ce complexe volcanique du Vert au Jaune le 11 mars 2020 car un essaim sismique de 73 événements a été détecté depuis le 9 mars. La dernière éruption de ce complexe volcanique a eu lieu au volcan Casablanca en 230 avant notre ère (± 200 ans) avec un VEI 5.
Les 73 événements sismiques viennent s’ajouter à d’autres épisodes détectés fin janvier et août 2019 ; ils étaient supérieurs au niveau d’activité habituel de ce volcan.
Source: SERNAGEOMIN.

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Here is some news about volcanic activity around the world:

Due to an increase in seismicity and inflation of the volcanic edifice, PHIVOLCS raised the alert status for Kanlaon volcano (Philippines) from 0 to 1 on March 11th, 2020.

The last eruption took place on December 9th, 2017, with a VEI 2.

Entry into the 4-km radius Permanent Danger Zone (PDZ) is strictly prohibited due to the risk of sudden phreatic eruptions.

Kanlaon is the highest point on Negros Island, one of the many islands that comprise the Visayas, in the central part of the country.

Source: PHIVOLCS.

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A pyroclastic flow was observed on March 3rd, 2020 on Semeru’s S flank (Indonesia). The event lasted nine minutes based on seismic data, and travelled as far as 2.3 km. Ash plumes are currently rising 200 m high. Incandescent material is ejected 10-50 m above the summit; lava flows 500-1,000 m long continue to be active in the Kembar, Bang, and Kobokan drainages on the S flank. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay outside of a 1-km radius from the summit and 4 km on the SSE flank.

Source : VSI.

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In Sicily, INGV is reporting continuing eruptive activity at Etna’s Voragine Crater (VOR), New Southeast Crater (NSEC), and Northeast Crater (NEC). Strombolian explosions from the vent at the top of the cone in VOR crater eject material sometimes 150-200 m high. Strombolian activity from a vent at the base of the N flank of the cone was observed on 29 February. Lava continues to effuse from the vent on top of a lava mound on the S flank of the cone and flow into the adjacent Bocca Nuova Crater. Activity at NEC was characterized by discontinuous Strombolian activity and periodic emissions of diffuse ash plumes.  Ash emissions are still observed at the NSEC, originating from a cone in the saddle area.

Images of the L.A.V.E. webcam can be found at this address:

http://www.lave-volcans.com/phototheque_webcam_etna_images.php?datetri=202003&filtre=paroxysmes&fbclid=IwAR2QIvlP2G1esJcG4-3HVuU3V8pffddLPu_HVwHAd6Fr-SNWwQXiwopHX54

Boris Behncke (INGV Catania) has released a very interesting article about the altitude of Mt Etna:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2020/03/10/les-altitudes-de-letna-sicile-mt-etnas-altitudes-sicily/

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Activity at Stromboli (Sicily) is currently characterized by the ongoing explosive activity mainly from three vents in the north crater area and at least three vents in the south-central crater area. The explosions in the northern area eject tephra that fall onto the flanks and some blocks roll down the Sciara del Fuoco to the coast.

Source: INGV.

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In Kamchatka, the alert level is kept at Orange for Klyuchevskoy, Sheveluch and Ebeko, and at Yellow for Bezymianny.

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Weak steam plumes are still rising above Taal’s Volcano Island (Philippines). There are still 4,212 people in 11 evacuation centres, and an additional 32,631 people are staying at other locations. The alert level remains at 2 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS recommends no entry onto Volcano Island, as the area has been defined as the Permanent Danger Zone.

Source: PHIVOLCS.

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Elevated gas emissions are observed at White Island (New Zealand), but CO2 and SO2 fluxes have decreased since the 9 December 2019 eruption. Fumarolic gases and the five lobes of lava in the main vent remain very hot with a maximum temperature of 746°C. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code at Yellow.

Source: GeoNet.

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The Antillanca-Casablanca volcanic complex is not the best known of Chilean volcanoes. It is a cluster of scoria cones, maars, and small stratovolcanoes covering an area of 380 km2 in the Los Lagos area.

SERNAGEOMIN raised the alert level for the volcanic complex from Green to Yellow on March 11th, 2020 because a swarm of 73 events has been detected since March 9th. The last eruption at this volcanic complex took place at the Casablanca volcano in 230 BCE (± 200 years) with a VEI 5.

The 73 tremors were added to other episodes detected late January and August 2019, which were higher than the usual activity level of this volcano.

Source : SERNAGEOMIN.

L’Etna vu par la webcam de L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.)

Tweet imbécile sur les volcans et le changement climatique // Stupid tweet about volcanoes and climate change

Dans le monde d’aujourd’hui, les fausses informations (les fameuses «fake news») sont légion sur les réseaux sociaux. Le changement climatique est souvent au cœur du problème, encore plus aux États-Unis où le président Donald Trump donne l’exemple.
Cette semaine, une fausse information sur les volcans publiée sur Twitter a fait le tour des réseaux sociaux. Le tweet affirmait que l’éruption du Merapi (Indonésie) le 3 mars 2020 (voir ma dernière note « Volcans du monde ») « a émis plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. Le changement climatique est naturel. » Le tweet a été écrit par un homme qui envisage de se présenter au poste de gouverneur de Californie en 2022. Il a déclenché une foule de réactions, avec plus de 100 000 ‘like’ et la vidéo qui accompagnait le tweet a été visionnée des millions de fois. Les scientifiques ont réagi rapidement et affirmé que le tweet était archi faux. Cette réaction est parfaitement justifiée.
Un professeur de Sciences de la Terre à l’Université de Stanford a expliqué qu ‘ »il y a un milliard de voitures sur la planète aujourd’hui, et les émissions de ce volcan sont infimes par rapport à la pollution qu’elles génèrent ».
En effet, l’éruption du 3 mars 2020 était relativement mineure par rapport à d’autres sur le Merapi et sur d’autres volcans de la planète. Le nuage de cendre et de gaz généré par l’éruption a atteint une hauteur de 6 000 mètres, ce qui n’est pas exceptionnel et relativement habituel pour ce volcan. À titre de comparaison, l’éruption du Pinatubo en 1991 a émis un panache de cendre et de gaz qui a atteint 35 km de hauteur.
Selon l’USGS, au cours d’une année, l’activité volcanique mondiale dans son ensemble génère entre 0,13 et 0,44 gigatonnes de CO2. Dans les seuls États-Unis en 2017, les émissions en provenance du transport routier (tous véhicules confondus) ont atteint 1,56 gigatonnes d’équivalent CO2. Ainsi, aux États-Unis en une seule année, les émissions des véhicules sont cinq fois plus importantes que tous les volcans de la planète.
L’ensemble des émissions de gaz à effet de serre par les véhicules routiers dans le monde est supérieur à 3,0 gigatonnes par an, ce qui représente plus de 10 fois la production annuelle du volcan. Par rapport aux 42 gigatonnes d’émissions générées par les activités humaines (production d’énergie, agriculture, industrie, etc.) en un an, la contribution des volcans semble relativement minime, environ 150 fois moins.
Le tweet californien ne faisait pas référence à un an seulement, mais à « plus de CO2 que toutes les voitures depuis qu’elles existent. ». Donc, l’affirmation est définitivement fausse.
De telles allégations erronées concernant les volcans, les émissions de dioxyde de carbone et le climat ne sont pas nouvelles; elles existent depuis des décennies. Ce sont des affirmations toutes faites, qui ne s’appuient sur aucune donnée fiable, mais qui engendrent de regrettables confusions.
Source: CBS News.

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In today’s world, misinformation (the famous ‘fake news’) runs rampant on social media. Climate change is often at the core of the problem, even more in the U.S. where President Donald Trump sets the example.

This week, a false claim about volcanoes posted on Twitter went viral. The tweet claimed that the eruption of Mt. Merapi (Indonesia) on March 3rd, 2020 (see my note in the last “Volcanoes of the World”) « spewed more CO2 than every car driven in history. Climate change is natural. » The tweet was written by a man who says he is running for governor of California in 2022. It generated tremendous interest and engagement, with over 100,000 likes and millions of video views. But scientists say the claim is blatantly false, and they are right to do so.

A professor of Earth System Science at Stanford University explained that « there are a billion cars on the planet today, and this volcano’s emissions are tiny compared to their pollution. »

Indeed, the eruption referred to is fairly small compared to others at that volcano and around the world. The ash and gas cloud generated by Mt Merapi’s eruption rose to 6,000 metres high, which is fairly small, and usual for this volcano. As a comparison, the Mt. Pinatubo eruption of 1991 emitted an ash and gas cloud that rose 35 km high.

According to USGS, in an average year all global volcanic activity releases a total of 0.13 to 0.44 gigatons of CO2 emissions. In the U.S. alone, in 2017, emissions from transportation from all on-road vehicles reached 1.56 gigatons of CO2 equivalent. So, just in the U.S. in a single year, emissions from vehicles are five times greater than all global volcanoes.
The total greenhouse gas emissions from on-road vehicles worldwide are greater than 3.0 gigatons per year, which is more than 10 times the yearly volcano output. When compared to the 42 gigatons of emissions produced by all human contributions per year (from energy production, agriculture, industry, etc.), the contribution from volcanoes appears relatively tiny, about 150 times less.

The tweet’s claim was not referring to just one year, but « more CO2 than every car driven in history. » So the claim is not just wrong, it’s wrong my multiple orders of magnitude.

Erroneous claims regarding volcanoes and carbon dioxide emissions are nothing new; they have existed for decades. They are ready-made statements, not based on data, and they breed misunderstanding.

Source : CBS News.

Eruption du Merapi le 3 mars 2020 (source : CVGHM)

Les populations après l’éruption du Toba (Indonésie) // Populations after the Toba eruption (Indonesia)

Il y a 75 000 ans, une super éruption a secoué le Mont Toba à Sumatra (Indonésie), sur le site occupé par le Lac Toba d’aujourd’hui. Ce fut l’une des plus puissantes éruptions sur Terre. Les chercheurs expliquent que cet événement a provoqué un hiver volcanique de six à dix ans à l’échelle de la planète et un probable épisode de refroidissement de 1000 ans.
Dans les années 1990, plusieurs scientifiques ont suggéré que l’éruption avait pu être suffisamment importante pour anéantir la majorité des premiers humains vivant à l’époque, ralentissant ainsi l’extension de l’humanité. En 1993, la journaliste scientifique Ann Gibbons a expliqué qu’un « goulot d’étranglement de la population » s’était produit dans l’évolution de l’espèce humaine il y a environ 70 000 ans, et elle a avancé l’hypothèse selon laquelle cela était dû à l’éruption. Un géologue de l’Université de New York et un volcanologue de l’Université d’Hawaï sont allés dans le sens de cette hypothèse. En 1998, la théorie du « goulot d’étranglement » a été confirmée par un anthropologue de l’Université de l’Illinois.

Selon une nouvelle étude qui vient d’être publiée dans la revue Nature Communications, il existe des preuves que des Homo sapiens migraient avant, pendant et après l’éruption.
Comme écrit précédemment, l’éruption explosive, que l’on estime 5000 fois plus puissante que celle du Mont Saint-Helens en 1980, aurait créé un hiver volcanique avec un impact sur la propagation l’espèce humaine à cette époque. Si tel était le cas, l’événement aurait anéanti les humains présents, leurs ancêtres et les populations animales à travers l’Asie. La nouvelle étude montre que la situation n’a peut-être pas été aussi désastreuse.
Des chercheurs qui ont travaillé sur le site de Dhaba dans la vallée de la rivière Middle Son, dans le centre de l’Inde, ont découvert des preuves que les humains occupaient le site de manière permanente depuis 80 000 ans. Les outils en pierre trouvés sur le site sont par ailleurs semblables à ceux associés aux êtres humains du Middle Stone Age* en Afrique et même en Australie, ce qui laisse supposer qu’ils ont tous été forgés pendant la migration d’Homo sapiens. La découverte des outils montre également que les Homo sapiens vivaient en Asie plus tôt qu’on le pensait. Le fait que ces ensembles d’outils n’aient pas disparu au moment de la super éruption du Toba, ou aient changé de façon spectaculaire peu de temps après cet événement, démontre que les populations ont survécu à la soi-disant catastrophe et ont continué à créer des outils pour modifier leur environnement.
La découverte des outils met en évidence la résistance et la ténacité des communautés de chasseurs-cueilleurs qui ont su s’adapter malgré les bouleversements subis par leur environnement après l’un des plus grands événements volcaniques des deux derniers millions d’années.
Cependant, cette situation n’a pas eu des effets à long terme. Ainsi, les humains qui ont survécu à l’éruption ne se sont pas suffisamment développés pour pouvoir contribuer au pool génétique actuel. Ils ont probablement été confrontés à d’autres défis et à la période glaciaire qui a suivi l’éruption.
Les résultats de la dernière étude apportent une nouvelle lumière sur l’arrivée des humains en Inde ; en effet, jusqu’à présent, aucun reste humain de cette période n’a été retrouvé dans la région.
Des études récentes indiquent que les humains tels que nous les connaissons auraient migré d’Afrique il y a entre 52 000 et 70 000 ans. Les fossiles et les outils en pierre commencent à nous montrer où et quand  ils se sont retrouvés, avec en particulier une présence humaine en Chine avant 80000 ans, en Asie du Sud-Est entre 63000 et 73000 ans, ainsi qu’en Australie il y a 65000 ans. L’Australie marque la fin de «l’arc sud» de la dispersion de la migration, ce qui – selon l’étude – signifie que l’Homo sapiens se trouvait auparavant en Asie du Sud. «La localité de Dhaba constitue un point de liaison important entre des régions avec une archéologie similaire à l’est et à l’ouest.»
Source: Presse scientifique américaine.

* L’expression Middle Stone Age désigne un ensemble d’industries lithiques préhistoriques trouvées en Afrique australe et orientale, plus ou moins contemporaines des industries du Paléolithique moyen identifiées en Afrique du Nord, en Europe, et en Asie.

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75,000 years ago, a super eruption shook Mount Toba in Sumatra (Indonesia), at the site of today’s Lake Toba. It was one of the Earth’s largest known eruptions. Researchers explained that rhe event caused a global volcanic winter of six to ten years and possibly a 1,000-year-long cooling episode.

In the 1990s, several scientists suspected the eruption had beenlarge enough to wipe out a majority of early humans living at the time, slowing down the spread of humanity. In 1993, science journalist Ann Gibbons explained that a population bottleneck occurred in human evolution about 70,000 years ago, and she suggested that this was caused by the eruption. A geologist of New York University and a volcanologist of the University of Hawaii supported her suggestion. In 1998, the bottleneck theory was further developed by an anthropologist of the University of Illinois.

According to a new study just published in the journal Nature Communications, there is evidence that Homo sapiens were migrating before, during and after the eruption.

As I put it before, the explosive event, which was estimated to be 5,000 times more massive than the 1980 Mount St. Helens eruption, is thought to have created a volcanic winter that impacted the spread of ancient humans. If true, this would have devastated humans, human ancestors and animal populations across Asia. However, the new study shows that the situation may not have been that dire.

Researchers investigating a site called Dhaba in Central India’s Middle Son River Valley uncovered evidence revealing that humans have occupied the site continuously for the last 80,000 years. Stone tools found at the site are also similar to those associated with Middle Stone Age* humans in Africa and even Australia, suggesting that they were all forged by migrating Homo sapiens. The discovery of the tools also suggests that Homo sapiens were living in Asia earlier than expected. The fact that these toolkits did not disappear at the time of the Toba super-eruption, or change dramatically soon after, indicates that human populations survived the so-called catastrophe and continued to create tools to modify their environments.

The discovery of the tools showcases the tenacity of hunter-gatherer communities who adapted despite changes in their environment after one of the largest volcanic events to occur during the last two million years.

However, this was not a lasting legacy. For example, the humans who survived this event did not thrive enough to the point that they contributed to the current gene pool. They likely suffered due to other challenges and the glacial period that followed the eruption.

The findings have a larger implication for the arrival of humans in India because so far no human remains from this time period have been recovered in the area.

Recent studies suggest that modern humans migrated from Africa between 52,000 to 70,000 years ago. Fossil and stone tool evidence is beginning to show where they ended up and when, including a human presence in China before 80,000 years ago, Southeast Asia between 63,000 and 73,000 years ago, as well as Australia by 65,000 years ago. Australia marks the end of the “southern arc” of the migration dispersal, meaning that Homo sapiens were in South Asia beforehand, according to the study. “The Dhaba locality serves as an important bridge linking regions with similar archeology to the east and west.”

Source: U.S. scientific press.

The Middle Stone Age was a period of African prehistory between the Early Stone Age and the Later Stone Age.  It is generally considered to have begun around 280,000 years ago and ended around 50–25,000 years ago.

Site de l’éruption du Toba vu depuis l’espace (Source: NASA)

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité éruptive dans le monde. Elle est relativement calme en ce moment.

Le bilan officiel de l’éruption de White Island (Nouvelle Zélande) est de 19 morts, y compris les deux personnes portées disparues, et après le décès de l’une des victimes dans un hôpital d’Auckland. La police a décidé d’abandonner les recherches pour retrouver les deux personnes disparues.

Du gaz et de la vapeur très chauds continuent de s’échapper des bouches actives à l’arrière du cratère (voir photo ci-dessous). Le tremor et l’activité sismique montrent des niveaux bas. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source: GNS Science.

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Au Kamchatka, 3 volcans restent en alerte aérienne Orange : le Sheveluch, le Bezymianny et le Klyuchevskoy, avec un risque permanent d’activité explosive et de panaches de cendre pouvant affecter le trafic aérien dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko (Ile Paramushir) à cause des explosions qui génèrent des panaches de cendre montant jusqu’à 3 km d’altitude.

Source : KVERT.

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La lave continue à s’écouler du cratère principal du Karangetang (Indonésie) et avanve sur environ 1,8 km dans trois ravines sur les versants O et SO du volcan. Une incandescence est visible de nuit au niveau des cratères sommitaux. Le niveau d’alerte est maintenu à 2, sur une échelle de 4.

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On enregistre encore entre 8 et 18 explosions chaque heure sur le Fuego (Guatemala). Elles génèrent des panaches de cendre qui montent généralement à 1 km au-dessus du sommet, avec des retombées dans plusieurs localités sous le vent. Les explosions provoquent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des habitations. Des matériaux incandescents sont projetés jusqu’à 100-300 mètres de hauteur. Ils donnent parfois naissance à des avalanches qui avancent sur de longues distances dans plusieurs ravines.

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Here is some news about eruptive activity around the world. It is rather quiet these days.

The official death toll of the White Island eruption (New Zealand) is 19, including the two missing persons, and after the death of one victim in an Auckland hospital. The police has decided to call off the search for the two missing persons.

Very hot gas and steam continue to be discharged from active vents at the back of the crater (see photo below). The tremor and seismic activity show low levels. The volcanic alert level remains at 2 and the aviation colour code is kept at Orange.

Source: GNS Science

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 In Kamchatka, the aviation colour code is Orange for three volcanoes: Sheveluch, Bezymianny and Klyuchevskoy, with a permanent risk of explosive activity, with ash clouds that may affect air traffic in the region. The aviation colour code is also Orage for Ebeko on Paramushir Island, with explosions that send ash plumes up to 3 km a.s.l.

Source: KVERT.

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Lava is still flowing from Karangetang’s Main Crater (Indonesia) and travelling as far as 1.8 km down three drainages on the SW and W flanks. Incandescence from the summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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8-18 explosions per hour are still recorded at Fuego (Guatemala). They generate ash plumes that rise as high as 1 km above the crater. Ashfall is reported in several downwind.areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattle houses in nearby communities. Incandescent material is ejected 100-300 metres high, causing avalanches of material that may travel long distances in several drainages.

Source: INSIVUMEH.

Vue du cratère de White Island et des bouches actives le 14 décembre 2019 (Source: GNS Science)…

… et en cadeau de fin d’année, cette superbe photo de l’Asama (Japon) qui m’a été adressée par Julien Monteillet que je remercie chaleureusement.

Anak Krakatau (Indonésie): Le tsunami du 22 décembre 2018 // The tsunami of December 22nd, 2018

Dans un article publié le 23 décembre 2018, j’indiquais qu’un tsunami avait tué plus de 430 personnes et blessé des centaines d’autres le 22 décembre sur les îles indonésiennes de Java et de Sumatra à la suite d’un glissement de terrain sous-marin provoqué par l’éruption de l’Anak Krakatau. A l’époque, les télévisions ont montré des routes bloquées par des maisons écroulées, des voitures renversées et des arbres à terre. La côte ouest de la province de Banten sur l’île de Java a été la zone la plus touchée.
Selon l’agence de gestion des catastrophes, le tsunami a été provoqué par «un glissement de terrain sous-marin résultant de l’activité volcanique de l’Anak Krakatau et a été amplifié par une marée anormalement élevée à cause de la pleine lune». Un géologue a déclaré que le tsunami a pu être provoqué par un « effondrement partiel »de l’Anak Krakatau qui vomissait de la cendre et de la lave depuis des semaines. Une éruption s’était produite vers 16 heures le 22 décembre et elle avait duré 13 minutes. .
Une nouvelle étude effectuée par des chercheurs de l’Université Brunel de Londres et de l’Université de Tokyo explique que l’éruption de l’Anak Krakatau en 2018 a généré un tsunami d’au moins 100 mètres de hauteur qui aurait pu tout dévaster s’il avait emprunté une autre trajectoire.
La vague du 22 décembre 2018 qui a tué plusieurs centaines de personnes avait une hauteur entre 5 et 13 mètres lorsqu’elle a déferlé sur les côtes moins d’une heure plus tard. Cependant, la catastrophe aurait pu être bien pire ; en effet, la vague présentait une hauteur estimée entre 100 et 150 mètres à son point de départ. Heureusement, cette hauteur a immédiatement diminué en raison des effets conjoints de la gravité qui a repoussé la masse d’eau vers le bas et des frottements entre le tsunami et le fond de l’océan. Cependant, la vague avait encore une hauteur de plus de 80 mètres quand elle a atteint une île inhabitée à proximité. Pour illustrer leurs propos, les scientifiques font référence à l’éruption du Krakatau en 1883 qui a généré un tsunami qui a touché terre avec une hauteur maximale de 42 mètres, tuant au moins 36 000 personnes à une époque où les zones côtières étaient moins peuplées qu’aujourd’hui.
Les chercheurs ont utilisé des données sur le niveau de la mer, fournies par des jauges de vagues exploitées par le gouvernement indonésien et provenant de cinq sites près de l’Anak Krakatau. Leur analyse a pu confirmer les modèles informatiques simulant la progression du tsunami, depuis l’effondrement du volcan jusqu’au moment où la vague a atteint les côtes..

Il est important d’étudier le comportement des tsunamis en Indonésie car c’est l’un des pays les plus vulnérables aux éruptions volcaniques, aux séismes et aux tsunamis. L’Indonésie a été frappée par deux tsunamis meurtriers en 2018: celui provoqué par l’effondrement de l’Anak Krakatau et un autre provoqué par un glissement de terrain au large des côtes de Sulawesi ; il a tué plus de 2000 personnes.
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Référence : « Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

Ma note a été inspirée d’un article publié sur l’excellent site Web The Watchers.

Voici une très bonne vidéo réalisée à l’aide d’un drone du volcan Krakatau après l’éruption de 2018:
https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

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In a post relreased on December 23rd, 2018, I indicated that a tsunami had killed more than 430 people and injured hundreds on December 22nd on the Indonesian islands of Java and Sumatra following an underwater landslide caused by the eruption of Anak Krakatau. TV footage showed roads blocked by debris from damaged houses, overturned cars and fallen trees. The western coast of Banten province in Java was the worst-hit area.

According to the country’s disaster management agency, the tsunami was caused by “an undersea landslide resulting from volcanic activity on Anak Krakatau and was exacerbated by abnormally high tide because of the full moon.” A geologist said the tsunami might have been caused by a « partial collapse » of Anak Krakatau which had been spewing ash and lava for weeks. An eruption had occurred at about 16:00 on December 22nd and had lasted 13 minutes. .

A new study from Brunel University London and the University of Tokyo explains that the 2018 eruption of Anak Krakatau sent a tsunami at least 100 metres high, which could have resulted in widespread devastation if it had travelled on another path.

The December 2018 wave that killed several hundred people was between 5 to 13 metres when it made landfall less than an hour later. However, the disaster could have been much worse if the wave that started between 100 to 150 metres went towards closer shores. Fortunately, the height of the wave immediately shrunk due to the joint effects of gravity pulling the mass of water downward and the friction created between the tsunami and the ocean floor. However, it was still more than 80 metres when it slammed an uninhabited island nearby. To illustrate their explanation, the scientists refer to the 1883 Krakatoa eruption which produced a tsunami that hit land at a maximum height of 42 metres, killing at least 36 000 people at a time when coastal areas were less populated.

Researchers used sea-level data – done by wave gauges operated by the government of Indonesia – from five locations near Anak Krakatoa for the new analysis to justify computer models that simulated the tsunami’s movements, from the volcano’s collapse to the landfall.

It is important to study the behaviour of tsunamis in Indonesia as it is one of the countries in the world that are vulnerable to volcanic eruptions, earthquakes and tsunamis. The nation was hit by two deadly tsunamis in 2018: the one caused by the collapse of Krakatau and one by a landslide off the coast of Sulawesi that killed more than 2 000 persons.

Reference

« Numerical modeling of the subaerial landslide source of the 22 December 2018 Anak Krakatoa volcanic tsunami, Indonesia » – Heidarzadeha, M. et al – Ocean Engineering – DOI: 10.1016/j.oceaneng.2019.106733

This post was adapted from an article released in the excellent website The Watchers.

Here is an excellent video shot by a drone of Krakatau volcano after the 2018 eruption:

https://youtu.be/I-3A4GR-VnU

Image extraite de la vidéo