Fonte de l’Arctique et incendies de forêts aux Etats Unis // Arctic melting and wildfires in the U.S.

Depuis le début des relevés à la fin des années 1970, la couverture de glace de mer ne cesse de diminuer dans l’Arctique. C’est aussi dans les années 70 que s’est accélérée la fonte des glaciers dans les Alpes. Mes photos confirment cette tendance qui ne s’est jamais interrompue. La fonte de la glace arctique est tellement rapide que les scientifiques pensent que l’on se dirige vers des périodes libres de glace avant les années 2050. Cette nouvelle situation va bouleverser l’environnement dans l’Arctique avec l’ouverture de nouvelles voies de navigation, l’exploitation de ressources minières dans la région et la mise à mal de tout un environnement épargné jusque là.

Alors que la glace de mer fond dans l’Arctique, des incendies gigantesques ravagent l’ouest des États-Unis. En 2021, 1,2 million d’hectares sont partis en fumée du côté de la Californie ou de l’Oregon.

On peut se demander s’il existe un lien entre la fonte de l’Arctique et les feux de forêts en Californie ou, plus récemment dans le Colorado. Le point commun entre ces deux situations, c’est le réchauffement climatique d’origine anthropique.

Ce qui se passe sur le continent nord américain est assez facile à comprendre. Avec l’absence de glace à leur surface, les eaux arctiques plus sombres absorbent les rayons du soleil et se réchauffent. Dans le même temps,les différences de pression avec l’atmosphère au-dessus de la région augmentent. Cela donne naissance à un vortex qui tourne sur l’Arctique dans le sens contraire des aiguilles d’une montre. Par sa rotation, ce vortex envoie de l’air chaud vers l’ouest des États-Unis. Il est tellement puissant qu’il parvient à perturber le jet-stream polaire censé apporter de l’humidité sur la côte américaine.

À ce stade, un second vortex se forme sur les États-Unis et il tourne dans le sens des aiguilles d’une montre, lui. En conséquence, au lieu de bénéficier d’un air frais et humide, l’ouest du pays connaît un ciel dégagé et des conditions sèches. Cette situation est particulièrement propice au déclenchement de feux de forêt. Elle ne fera qu’empirer si rien n’est fait pour ralentir le réchauffement climatique.

D’après un article paru sur le site Futura Sciences.

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Since surveys began in the late 1970s, sea ice has been declining steadily in the Arctic. It was also in the 1970s that the melting of glaciers in the Alps accelerated. My photos confirm this trend which has never stopped. The melting of Arctic ice is so rapid that scientists believe that the world is heading for ice-free periods before the 2050s. This new situation will disrupt the environment in the Arctic with the opening of new shipping lanes, the exploitation of mineral resources in the region and the spoiling of an entire environment spared until then.
As sea ice melts in the Arctic, massive wildfires ravage the western United States. In 2021, 1.2 million hectares went up in smoke in California or Oregon.
One can wonder whether whether there is a link between the melting of the Arctic and forest fires in California or, more recently in Colorado. What these two situations have in common is anthropogenic global warming.
What is happening on the North American continent is quite easy to understand. With no ice on its surface, the darker arctic water absorbs the sun’s rays and heats up. At the same time, the pressure differences with the atmosphere above the region increase. This triggers a vortex that rotates over the Arctic in a counterclockwise direction. By its rotation, this vortex sends hot air towards the western United States. It is so powerful that it manages to disrupt the polar jet stream supposed to bring humidity to the American coast.
At this point, a second vortex forms over the United States and it rotatess clockwise. As a result, instead of receiving cool, humid air, the west of the country experiences clear skies and dry conditions. This situation is particularly favourable to the outbreak of forest fires. It will get worse if nothing is done to slow global warming.
According to an article published on the Futura Sciences website

Fonte de la glace de mer arctique entre les années 1970 et les années 2000 (Source : NOAA)

Hausse du niveau des océans: 30 cm en 2050 ! // Sea level rise : one foot by 2050 !

Un nouveau rapport inter-agences du gouvernement américain prévient qu’en raison du changement climatique, le niveau de la mer le long du littoral des États-Unis augmentera de 25 à 30 centimètres d’ici 2050.
Le rapport, publié le 15 février 2022 et rédigé par des chercheurs de la NASA, de la NOAA et d’autres agences fédérales, examine l’impact de la hausse des températures et de la fonte de la glace de mer sur le niveau de la mer aux États-Unis et conclut que le phénomène a déjà commencé. On peut lire dans le rapport que « l’élévation du niveau de la mer provoquée par le changement climatique est un risque certain et bien présent aux États-Unis aujourd’hui et pour les décennies et les siècles à venir. Le niveau de la mer continuera d’augmenter en raison de la réaction de l’océan au réchauffement en cours, même si des efforts sont faits pour limiter la température de l’air dans les décennies à venir. »
Les températures plus élevées provoquent non seulement la fonte des glaciers et des calottes polaires, mais entraînent également un processus de dilatation thermique des océans par lequel les atomes d’eau se dilatent, ce qui aggrave encore l’élévation du niveau de la mer.
Le rapport explique que l’élévation du niveau moyen de la mer sur la planète est un effet direct du changement climatique. C’est la conséquence d’une combinaison de l’expansion thermique due au réchauffement des eaux océaniques et de l’ajout d’une masse d’eau provoquée par la perte de glace des glaciers et des calottes glaciaires.
La NOAA analyse depuis longtemps l’élévation du niveau de la mer. Depuis 1880, la hausse du niveau des océans a été de 20 à 22,5 cm, mais cette vitesse d’élévation a augmenté au cours des deux dernières décennies, en provoquant une augmentation de 300 à 900 % des inondations lors des marées hautes (HTF) aux États-Unis au cours des 50 dernières années. Le rapport prévient que le phénomène continuera de s’accélérer.
Le nombre de HTF [High Tide Flooding, autrement dit inondation à marée haute] est déjà passé d’environ 5 jours en 2000 à 10-15 jours à New York en 2020. En Floride et en Caroline du Sud, les fréquences annuelles de HTF sont passées de 0 à 2 jours à environ 5 à 10 jours au cours de la même période. Ces augmentations de HTF devraient se poursuivre, s’accélérer et s’étendre à d’autres secteurs du littoral au cours des deux prochaines décennies.
Le rapport conclut que « le niveau relatif de la mer le long de la côte américaine devrait augmenter autant au cours des 30 prochaines années qu’au cours des 100 dernières ». D’ici 2100, la NASA prévoit que le changement climatique entraînera une élévation des mers de 60 à 180 cm, en grande partie à cause de la fonte des glaces en Antarctique et au Groenland, mais ces estimations pourraient augmenter brusquement dans le cas où des parties de la calotte glaciaire de l’Antarctique, en particulier le glacier Thwaites, se mettraient à fondre brutalement. Une étude réalisée en décembre 2021, basée sur des images satellite du glacier, a révélé qu’il était sur le point de s’effondrer.
Bien que le rapport indique que l’augmentation du niveau de la mer au cours des 30 prochaines années en raison de l’expansion thermique et de la fonte des glaciers et de la calotte glaciaire est déjà un fait acquis, il ajoute qu’une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre et une limitation de l’augmentation de la température éviteraient une inondation catastrophique des zones côtières des États-Unis.
Ce rapport étaye des études antérieures et confirme ce que nous savons depuis longtemps : le niveau de la mer continue d’augmenter à un rythme alarmant et met en danger des zones habitées dans le monde entier. La France est bien sûr concernée et des situations très inquiétantes ont déjà été observées, en particulier sur le littoral atlantique durant les tempêtes au moment des grandes marées. Certaines localités – Lacanau par exemple – devront probablement être délocalisées dans les prochaines décennies.
Source : NASA, NOAA via Yahoo News.

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A new interagency U.S. government report warns that because of climate change, sea levels along the coastline of the United States will rise between 25 and 30 centimeters by 2050.

The report, released on February 15th, 2022 and written by researchers at NASA, NOAA and other federal agencies, examines the impact of rising global temperatures and melting sea ice on the U.S. sea level and concludes that a certain amount of sea level rise has already been assured. One can read in the report that « sea level rise driven by global climate change is a clear and present risk to the United States today and for the coming decades and centuries. Sea levels will continue to rise due to the ocean’s sustained response to the warming that has already occurred, even if climate change mitigation succeeds in limiting surface air temperatures in the coming decades. »

Higher temperatures are not only causing glaciers and the polar ice caps to melt, but also resulting in a process known as thermal expansion, by which the atoms in water expand, further exacerbating sea level rise.

The report explains that global mean sea level rise is a direct effect of climate change, resulting from a combination of thermal expansion of warming ocean waters and the addition of water mass into the ocean, largely associated with the loss of ice from glaciers and ice sheets..

NOAA has long tracked rising sea levels. Since 1880, the oceans have risen by between 20 and 22.5 cm, but that rate of rise has increased in the past two decades, resulting in a 300 to 900 percent increase in high-tide flooding in the U.S. over the last 50 years. The report warns that the rate will keep accelerating.

The trends in HTF [high tide flooding] have already grown from about 5 days in 2000 to 10-15 days in New York City in 2020; in Miami, Florida, and Charleston, South Carolina, annual frequencies have grown from 0-2 days to about 5-10 days over the same period,. These increases are likely to continue, further accelerate, and spread to more locations over the next couple of decades.

The report concludes, « relative sea level along the contiguous U.S. coastline is expected to rise on average as much over the next 30 years as it has over the last 100 years. » By 2100, NASA predicts, climate change will cause seas to rise by 60 to 180 cm, largely because of the melting of ice in Antarctica and Greenland, but those estimates could jump sharply in the event that portions of the Antarctic ice sheet, including the Thwaites Glacier, give way to sudden collapse. A December 2021 study based on satellite imagery of the glacier found it was on the verge of collapse.

While the report notes that the amount of sea level rise over the next 30 years due to thermal expansion and glacial and ice sheet melt is already locked in, it adds that dramatically curbing greenhouse gas emissions and limiting temperature rise would avert the catastrophic inundation of U.S. coastal regions.

This report supports previous studies and confirms what we have long known: Sea levels are continuing to rise at an alarming rate, endangering communities around the world, France is of course concerned and very worrying situations have already been observed, in particular during storms at the time of king tides. Some municipalities – Lacanau for example – will probably have to be relocated in the coming decades.

Source: NASA, NOAA via Yahoo News.

Photos : C. Grandpey

Rapport annuel sur l’Arctique // Arctic Report Card

Alors que la planète se réchauffe à la vitesse V, ce qui se passe dans l’Arctique, où les températures augmentent deux fois plus vite que dans le reste du monde, affecte de plus en plus les modes de vie dans l’ensemble de la planète.
Le 14 décembre 2021, une équipe de 111 scientifiques de 12 pays a publié le 16ème Rapport annuel sur l’Arctique. Vous verrez un résumé du Rapport dans l’excellente vidéo ci-dessous. Vous trouverez le Rapport dans son intégralité en cliquant sur ce lien:

https://www.arctic.noaa.gov/Report-card

Comme un contrôle de santé annuel chez un médecin, le Rapport fait le point sur les signes vitaux de l’Arctique : températures de l’air, températures de surface de la mer, glace de mer, couverture neigeuse, calotte glaciaire du Groenland, verdissement de la toundra et niveaux de photosynthèse des algues océaniques, tout en prenant en compte d’autres indicateurs de santé et facteurs émergents qui apportent une lumière sur les changements intervenus dans l’Arctique.
Comme le précise le Rapport, le réchauffement rapide d’origine anthropique continue d’être à l’origine de la plupart des changements et, en fin de compte, ouvre la voie à des perturbations qui affectent les écosystèmes et les communautés dans leur globalité.
La banquise arctique, indicateur majeur du changement climatique dans le monde, continue de rétrécir sous l’effet de la hausse des températures. En prenant en compte les données de 2021, les 15 plus faibles étendues de glace de mer pendant l’été se sont toutes produites au cours des 15 dernières années.
La banquise s’amincit également à un rythme alarmant en même temps que la glace pluriannuelle la plus ancienne et la plus épaisse de l’Arctique disparaît. Cette perte de glace de mer diminue la capacité de l’Arctique à refroidir le climat de la planète. Le phénomène peut également avoir un impact sur les systèmes météorologiques de basse latitude, avec une probabilité accrue de sécheresses, vagues de chaleur et tempêtes hivernales extrêmes.
De même, la fonte persistante de la calotte glaciaire du Groenland entraîne une hausse du niveau des mers dans le monde entier, avec un risque de plus en plus important d’inondations et d’érosion côtières pour un plus grand nombre de communautés.
Ce passage de la glace à l’eau a des conséquences évidentes dans tout le système arctique. Les huit principaux fleuves de la région déversent davantage d’eau douce dans l’océan Arctique. Fait remarquable et très inquiétant, le sommet de la calotte glaciaire du Groenland a connu ses toutes premières précipitations sous forme de pluie au cours de l’été 2021.

Ces évolutions ont profondément modifié l’Arctique aujourd’hui. Elles donnent également du crédit à de nouvelles modélisations qui montrent le risque pour l’Arctique de passer d’un système dominé par la neige à un autre dominé par la pluie en été et en automne au moment où la température de la planète se situera à seulement 1,5°C au-dessus de l’époque préindustrielle.
Cette hausse de température atteint actuellement 1,2°C. Cette évolution vers davantage de pluie et moins de neige transformera forcément les paysages, tout en favorisant un recul encore plus rapide des glaciers et le dégel du pergélisol. Le dégel du pergélisol affecte les écosystèmes mais contribue également au réchauffement climatique en permettant aux restes de plantes et d’animaux auparavant gelés de se décomposer en libérant de nouveaux gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Le dernier Rapport annuel sur l’Arctique souligne à quel point le recul des glaciers et la détérioration du pergélisol constituent des menaces réelles pour la vie humaine en raison des inondations et des glissements de terrain soudains qu’ils peuvent engendrer. Le Rapport appelle à des efforts internationaux coordonnés pour identifier ces dangers. Une intensification de la pluie dans l’Arctique ne fera que multiplier ces menaces.
Source : La Conversation.

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As the planet rapidly warms, what happens in the Arctic, where temperatures are rising twice as fast as the rest of the globe, increasingly affects lives around the world.

On December 14th, 2021, a team of 111 scientists from 12 countries released the 16th annual Arctic Report Card, a yearly update on the state of the Arctic system. You will see a summary of the Report in the excellent video below. You’ll find the whole report by clicking on this link :

https://www.arctic.noaa.gov/Report-card

Like an annual checkup with a physician, the Report assesses the Arctic’s vital signs, including surface air temperatures, sea surface temperatures, sea ice, snow cover, the Greenland ice sheet, greening of the tundra, and photosynthesis rates by ocean algae, while inquiring into other indicators of health and emerging factors that shed light on the trajectory of Arctic changes.

As the Report describes, rapid and pronounced human-caused warming continues to drive most of the changes, and ultimately is paving the way for disruptions that affect ecosystems and communities far and wide.

Arctic Sea ice, a central vital sign of global climate change, is continuing to shrink under warming temperatures. Including data from 2021, 15 of the lowest summer sea ice extents have all occurred in the last 15 years.

The sea ice is also thinning at an alarming rate as the Arctic’s oldest and thickest multi-year ice disappears. This loss of sea ice diminishes the Arctic’s ability to cool the global climate. It can also alter lower latitude weather systems to an extent that makes droughts, heat waves and extreme winter storms, more likely.

Similarly, the persistent melting of the Greenland ice sheet is raising seas worldwide, exacerbating the severity and exposure to coastal flooding and coastal erosion for more communities around the planet.

This transition from ice to water and its effects are evident across the Arctic system. The eight major Arctic rivers are discharging more freshwater into the Arctic Ocean. Remarkably, the summit of the Greenland ice sheet experienced its first-ever observed rainfall during summer 2021.

These developments point to a changed and more variable Arctic today. They also give credence to new modeling studies that show the potential for the Arctic to transition from a snow-dominated to rain-dominated system in summer and autumn by the time global temperatures rise to only 1.5 degrees Celsius above pre-industrial times.

The world has already warmed by 1.2°C. Such a shift to more rain and less snow will further transform landscapes, fueling faster glacier retreat and permafrost loss. The thaw of permafrost not only affects ecosystems but also further adds to climate warming by allowing previously once-frozen plant and animal remains to decompose, releasing additional greenhouse gases to the atmosphere.

This year’s report highlights how retreating glaciers and deteriorating permafrost are also posing growing threats to human life through abrupt and localized flooding and landslides. It urges coordinated international efforts to identify these hazards. More rain in the Arctic will further multiply these threats.

Source: The Conversation.

Le mois d’octobre 2021 a été trop chaud // October 2021 was too hot

J’indiquais dans une note précédente qu’avec +0.661°C au dessus de la moyenne de 1901-2021, octobre 2021 était le troisième mois d’octobre le plus chaud des archives ERA5.
Les huit derniers mois d’octobre (2014-2021) se classent tous parmi les huit plus chauds jamais enregistrés.

Selon la NOAA qui prend en compte un plus large éventail de données, octobre 2021 est le quatrième mois d’octobre le plus chaud des 142 dernières années. L’agence explique que la température moyenne à la surface des terres et des océans dans le monde en octobre a été de +0,89°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle
Il convient de noter que l’hémisphère nord a atteint un nouveau sommet et enregistré son mois d’octobre le plus chaud jamais enregistré. L’Amérique du Nord a connu son deuxième mois d’octobre le plus chaud, derrière le mois d’octobre record de 1963.

La couverture de glace de mer était faible aux deux pôles en octobre 2021. Selon le National Snow and Ice Data Center (NSIDC), la couverture de glace de mer dans l’Arctique en octobre 2021 était de 158 000 kilomètres carrés en dessous de la moyenne.
La couverture de glace de mer en Antarctique en octobre 2021 était de 466 000 kilomètres carrés en dessous de la moyenne.
Source : NOAA.

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I indicated in a previous post that with +0,661°C above the 1901-2021 average, October 2021 was the thrird hottest month of October of the ERA5 archives.

The last eight Octobers (2014-2021) all rank among the eight warmest Octobers on record.

According to NOAA which takes into account a wider range of data, October 2021 ranked as the fourth-warmest October in the last 142 years, The agency explains that average global land and ocean surface temperature in October was +0.89°C above the 20th-century average

It should be noted that the Northern Hemisphere hit a new high and logged its warmest October on record. North America had its second-warmest October on record, behind the record-warm October of 1963.

Sea ice coverage was sparse at both poles: According to the National Snow and Ice Data Center (NSIDC), the October 2021 Arctic sea ice extent was 158,000 square kilometers below average.

Antarctic sea ice coverage in October was 466,000 square kilometers below average.

Source: NOAA.

Couverture de la glace de mer dans l’Arctique en octobre 2021 (Source: NSIDC)