Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

 En Islande, rien n’indique que l’éruption sur la péninsule de Reykjanes est en passe de s’arrêter. L’Université d’Islande indique que débit éruptif a augmenté d’environ 70%. Comme je l’ai écrit précédemment, les projections des fontaines de lave ont déclenché des incendies de végétation à proximité de l’éruption.

Selon les données recueillies le 10 mai 2021, le débit de lave émis par l’éruption dans la Geldingadalur a considérablement augmenté la semaine dernière ; il est passé de 8 mètres cubes par seconde à près de 13. L’éruption est maintenant deux fois plus intense qu’elle ne l’a été jusqu’à présent  Le volume de lave émis atteint plus de 30 millions de mètres cubes et couvre une superficie de près de 1,8 km2.

L’éruption peut être divisée en trois phases: La première, qui a duré environ deux semaines, a été marquée par un débit de lave régulier, mais avec une tendance à la baisse ; il est passé de 7-8 m3 par seconde à 4-5 m3 par seconde. La deuxième phase, qui a également duré deux semaines, a été marquée par l’ouverture de nouvelles bouches au nord des premiers cratères. Le débit éruptif était compris entre 5 et 8 m3 par seconde. Au cours de la troisième phase, qui a débuté il y a trois semaines, un seul cratère est resté actif. Le débit éruptif a augmenté ces derniers temps, en particulier la semaine dernière. Cependant, par rapport à d’autres éruptions en Islande, l’intensité de l’éruption reste relativement faible. L’éruption dans la Geldingadalur est toutefois remarquable. En effet, l’intensité de la grande majorité des éruptions diminue après leur début, ce qui n’est pas le cas avec l’éruption actuelle. Selon le Met Office, « il n’y a aucun moyen de prévoir combien de temps durera l’éruption ou si le débit éruptif continuera d’augmenter. »

Le plus grand danger sur le site éruptif reste le chemin d’accès en raison de la présence de randonneurs relativement inexpérimentés. Les autorités craignent qu’il y ait davantage d’accidents avec l’arrivée de plus de touristes pendant l’été. La première partie du sentier, très pentue, a été modifiée pour la rendre moins raide. D’autres aménagements devraient faciliter le parcours. Un nouveau parking, plus proche de l’éruption que l’aire de stationnement actuelle, raccourcira également le trajet à pied de 1,2 à 1,3 kilomètre dans chaque sens. L’éruption sur la péninsule de Reykjanes est vraiment pour touristes !

Source : presse islandaise.

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) débutée le 9 avril 2021 se poursuit. L’amplitude du tremor continue sa lente décroissance qui a débuté le 2 mai. Son amplitude reste cependant encore significative et se situe à environ 30% de l’amplitude maximum observée au début de l’éruption, le 13 avril.

Les deux cônes sont toujours actifs, avec un dégazage qui est toujours plus marqué et des projections de lave toujours présentes au niveau du cône le plus en aval.

L’écoulement de la lave à la sortie des bouches éruptives, se fait essentiellement en tunnels jusqu’à la limite supérieure des Grandes Pentes, où des résurgences de lave sont visibles en surface. Le front de coulée continue sa lente progression dans les Grandes Pentes. Le dernier relevé du 7 mai révélait que la coulée se situait à environ 1200 m d’altitude.

La légère inflation de la zone sommitale semble s’être arrêtée.

Source : OVPF.  

Photo : Christian Holveck

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Au Guatemala, on observe sur le Pacaya une activité fumerollienne dans le cratère Mackenney. L’activité effusive se poursuit avec des coulées de lave atteignant 2300 mètres de longueur sur le flanc sud-ouest où le front de lave s’est actuellement stabilisé. La lave s’accumule et forme des promontoires de plusieurs mètres de hauteur. Des épisodes de tremor associés à l’ascension du magma et au déplacement des coulées de lave restent enregistrés.

Des explosions d’intensité variable, parfois fortes, sont observées sur le Fuego, à raisonde 5 à 9 événements par heure, avec des colonnes de cendres qui montent à 4500 et 4800 mètres d’altitude. Des retombées de cendres sont signalées à Morelia, Santa Sofía, Panimache et d’autres localités dans cette région. Comme d’habitude, certaines explosions génèrent des grondements et des ondes de choc. Des avalanches fréquentes de blocs dévalent plusieurs ravines. Les pluies abondantes génèrent des lahars dans ces ravines il est demandé à la population d’être vigilante.

On observe de faibles explosions sur le dôme Caliente du Santiaguito, avec des colonnes de cendres qui atteignent une altitude de 2800 mètres. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités. L’’extrusion de lave continue au sommet, avec des chutes de blocs et des avalanches de matériaux en raison de l’instabilité du cratère. Il y a également un risque de coulées pyroclastiques et il est demandé à la population d’éviter le lit et les berges des rivières près des pentes du volcan, d’autant plus que le risque de lahars subsiste en période de fortes pluies.

Source : INSIVUMEH. .

Dôme de lave du Santiaguito (Photo : C. Grandpey)

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La situation reste inchangée à Hawaï. L’éruption du Kilauea continue. L’activité est confinée à l’Halema’uma’u où la lave est émise par une bouche sur le côté nord-ouest du cratère. Le lac de lave (qui est plutôt une accumulation de lave) présente actuellement une profondeur de 228 m. Il est immobile et rigide sur sa moitié Est. Les émissions de SO2 atteignent 200 tonnes par jour.

Source: HVO.

Crédit photo : HVO

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Dans sa dernière mise à jour du 10 mai 2021, l’UWI SRC indique que l’activité sismique à La Soufrière de St Vincent  est restée faible depuis l’explosion et l’émission de cendres du 22 avril. Au cours des dernières 24 heures, seuls séismes longue période ont été enregistrés. Des mesures de SO2 sur le volcan ont été effectuées depuis un bateau au large de la côte ouest avec l’aide des garde-côtes. Le volcan émet en moyenne 208 tonnes par jour et reste actif. Une intensification de l’activité peut encore avoir lieu avec pas ou peu de signes précurseurs.

Il est demandé aux habitants d’être prudents lorsqu’ils traversent les ravines en raison du risque élevé de lahars pendant les périodes de pluie sur le volcan.

La Soufrière est maintenue en alerte ORANGE.

Source: UWI.

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La situation reste inchangée au Kamchatka où le Karymsky, le Sheveluch  et l’Ebeko sont toujours en alerte aérienne de couleur Orange, tandis qu’elle est Jaune pour le Bezymianny. Ell est Verte pour les autres volcans d la région.

Source : KVERT.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

There are no signs the ongoing eruption on Iceland’s Reykjanes peninsula will stop soon.  Lava flow at the site has increased by around 70% according to the latest data release by the University of Iceland. As I put it before, projections from the lava fountains have started brush fires in the vicinity of the eruption.

According to data gathered on May 10th, 2021, the lava flow at the Geldingadalir eruption increased significantly last week, from 8 cubic metres per second to nearly 13. The eruption is now twice as powerful as it has been for most of the active period. The volume of the lava expelled by the eruption has now reached over 30 million cubic metres and covers an area of nearly 1.8 km2.

The eruption can be divided into three phases:

The first one, which lasted about two weeks, was characterized by a steady, but slowly decreasing lava discharge, which went from 7-8 m3 per second to 4-5 m3 per second.

The second phase, which lasted two weeks as well, was characterized by the opening of new vents north of the original craters. The lava discharge was between 5 and 8 m3 per second.

During the third phase, which began three weeks ago, one main crater has been active, producing nearly all the lava. During this time, the lava discharge has increased, especially the past week.

However, compared to other eruptions, the intensity of the eruption is limited. The Geldingadalir eruption is exceptional in that the vast majority of eruptions decrease in strength after they begin. According to the Met Office, “there is no way to predict how long the eruption will last or whether lava flows will continue to increase.”

The biggest danger at the eruption site seems to be the hiking path itself due to the presence of relatively inexperienced hikers. Authorities fear there will be more accidents wiyh the arrival of more tourists during the summer. The first slope on the path was modified to make it less steep. Other modifications are expected that should make the trail easier for hikers. A new parking lot, closer to the eruption site, will also shorten the hike by 1.2-1.3 kilometres in each direction. The eruption on the Reykjanes Peninsula is definitely for tourists!

Source: Icelandic news media.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) that started on April 9th, 2021 continues. The amplitude of the tremor continues its slow decrease which began on May 2nd. However, its amplitude still remains significant and is about 30% of the maximum amplitude observed at the start of the eruption on April 13th.

The two cones are still active, with a degassing which is still quite high and projections of lava at the cone farther down the slope.

Lava mainly flows in tunnels down to the upper limit of the Grandes Pentes, where resurgences can be seen on the surface. The flow front slowly advances in the Grandes Pentes. The last observationson May 7th revealed that the flow had reached an altitude of around 1,200 m.

The slight inflation of the summit area seems to have stopped.

Source: OVPF.

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In Guatemala, fumarolic activity is observed on Pacaya in the Mackenney crater. Effusive activity continues with lava flows travelling as far as 2,300 meters on the southwest flank where the lava front has currently stabilized. Lava accumulates and forms promontories several metres high. Tremor episodes associated with the ascent of magma and the displacement of lava flows remain recorded.

Explosions of varying intensity, sometimes strong, are observed on Fuego, with 5 to 9 events per hour, with columns of ash which average 4500 and 4800 meters above sea level. Ashfall is reported in Morelia, Santa Sofía, Panimache and other municipalities in this region. As usual, some explosions generate rumblings and shock waves. Frequent rock avalanches travel down several ravines. The heavy rains may generate lahars. The population is asked to be vigilant.

Weak explosions are observed on the Caliente dome of Santiaguito, with ash columns reaching an altitude of 2800 metres. Ashfall is reported in several municipalities. Lava extrusion continues at the summit, with rockfalls and avalanches of material due to the instability of the crater. There is also a risk of pyroclastic flows and people are asked to avoid river beds and river banks near the slopes of the volcano, especially as the risk of lahars remains high during periods of heavy rains.

Source: INSIVUMEH. .

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The situation remains unchanged in Hawaii. Kilauea is erupting. Lava activity is confined to Halema’uma’u with lava erupting from a vent on the northwest side of the crater. The lava lake (or rather the lava accumulation) is currently 228 m deep and remains stagnant over its eastern half. SO2 emission rates have been measured at 200 tonnes per day.
Source: HVO.

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In its latest update of May 10th, 2021, the UWI SRC indicates that seismic activity at St Vincent’s La Soufrière has remained low since the explosion and ash emission of April 22nd.

In the last 24 hours, only a few long-period earthquakes have been recorded, and measurements of the SO2 flux at the volcano were carried out by boat off the west coast with the assistance of the coastguard. They revealed an average of 208 tons per day, The volcano continues to be in a state of unrest, and escalation in activity can still take place with little or no warning.

Residents are asked to be cautious when crossing river valleys due to the increased risk of lahars during periods of rainfall on the volcano.

La Soufriere is kept at alert level ORANGE.

Source: UWI.  .    .

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The situation remains unchanged in Kamchatka where the aviation colour code for Karymsky, Sheveluch and Ebeko is still Orange, while it is Yellow for Bezymianny. It is Green for the other volcanoes in the region.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Les lacs de lave du Kilauea, Ambrym et Nyiragongo // Kilauea, Ambrym and Nyiragongo lava lakes

En 2018, la pression du magma a entraîné la hausse de niveau du lac de lave au sommet du Kilauea (Hawaii). Cette forte pression magmatique a débouché sur une très spectaculaire éruption qui a provoqué la vidange rapide du lac de lave et l’effondrement du cratère sommital du Kilauea

La même séquence d’événements s’est également produite en 2018 à Ambrym, un volcan très actif au Vanuatu. On note beaucoup de points communs avec l’éruption du Kilauea. Avant 2018, la caldeira sommitale d’Ambrym hébergeait cinq lacs de lave. Dans les semaines précédant l’éruption, la lave dans au moins l’un des lacs a montré une hausse significative, comme cela a été observé avant l’éruption du Kilauea en 2018.

Source : GeoHazards

Une hausse de la sismicité a été enregistrée au sommet le 14 décembre à Ambrym et très vite le magma est entré dans la zone de rift sud-est, provoquant une fracturation importante du sol. En deux jours, les cinq lacs se sont vidangés et les cratères se sont effondrés, tandis que des panaches de cendres s’élevaient du sommet.

Le 17 décembre, la migration du magma s’est arrêtée à Ambrym. Peu de temps après, les habitants ont observé de la pierre ponce en train de dériver sur le rivage, preuve qu’une éruption sous-marine s’était produite plus loin dans la zone de rift. Au sommet, un lac d’eau a rapidement remplacé l’un des lacs de lave dans le cratère effondré.

La fracturation du sol à Ambrym a causé des dégâts aux bâtiments en 2018, mais l’éruption aurait pu être plus dévastatrice si elle s’était produite sur terre.

En 1913, un schéma d’activité identique s’est produit à Ambrym, avec une éruption sur terre qui a détruit un hôpital. Une étude sur l’éruption d’Ambrym en 2018 souligne que l’élévation du niveau du lac de lave avant l’éruption était probablement due à une accumulation de pression dans la chambre magmatique sommitale. Les auteurs de l’étude notent que ce processus a été décrit en détail pour le Kilauea qui dispose d’un réseau de surveillance plus performant.

En conclusion, on peut dire que les lacs de lave sommitaux sont de bons indicateurs de la pression qui règne dans la chambre magmatique sous-jacente, et jouent le rôle de baromètres à liquide.

L’analyse de la lave a montré que le dyke magmatique d’Ambrym avait, sur son parcours le long de la zone de rift, rencontré une poche périphérique de magma plus ancien. Ce mélange de magmas a également eu lieu lors de l’éruption dans la Lower East Rift Zone du Kilauea en 2018, avec des conséquences sur les débits éruptifs et les risques associés.

Les observations des éruptions d’Ambrym et du Kilauea indiquent que l’élévation rapide du niveau des lacs de lave sommitaux pourrait être un bon indicateur des prochaines éruptions latérales de ces volcans.

Ce processus éruptif a des implications pour les risques associés au Nyiragongo, en République Démocratique du Congo. Le volcan héberge un grand lac de lave actif depuis des décennies. L’élévation du niveau de ce lac de lave a précédé de grandes éruptions latérales en 1977 et 2002. L’éruption de 1977 du Nyiragongoa produit des coulées de lave particulièrement rapides qui ont tué des dizaines de personnes. Les coulées de lave de l’éruption de 2002 ont envahi une grande partie de la ville de Goma, laissant 120 000 personnes sans abri et en déplaçant de nombreuses autres. Actuellement, le lac de lave du Nyiragongo a un niveau élevé, semblable à celui d’avant les éruptions de 1977 et 2002. Une étude récente, menée par une équipe internationale de scientifiques, a conclu que la situation actuelle sur le Nyiragongo pourrait déboucher sur une nouvelle éruption latérale dans plusieurs années.

Source : Wikipedia

S’agissant du Kilauea, il convient de noter que le lac de lave actuel qui a commencé à se former en décembre 2020 dans le cratère de l’Halema’uma’u est très différent de celui que l’on pouvait observer avant 2018. Le lac actuel est formé par accumulation de la lave qui coule passivement au fond du cratère. Il ne se trouve pas directement au-dessus du conduit en provenance de la chambre magma. Cela signifie que les changements de son niveau ne peuvent pas être utilisés comme indicateurs de la pression magmatique.

Lac de lave avant l’éruption du Kilauea en 2018 (Source : HVO)

‘Lac’de lave actuel sur le Kilauea (Source: HVO

Au fil des ans, les pentes du Kilauea, d’Ambrym et du Nyiragongo ont été dévastées par des éruptions alimentées par un magma s’écoulant depuis leurs sommets. Les scientifiques espèrent aboutir à une meilleure compréhension de ces éruptions latérales et de leurs signes avant-coureurs. Ils pourront ainsi utiliser ces connaissances pour réduire les risques et améliorer la prévision éruptive.

Source: USGS / HVO.

Pour ceux qui possèdent l’ouvrage, des descriptions des éruptions tragiques d’Ambrym et du Nyiragongo se trouvent dans mon livre Killer Volcanoes, aujourd’hui épuisé.

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In 2018, rising summit lava lake levels, caused by building magmatic pressure, culminated in a large eruption of Kilauea (Hawaii) which abruptly drained the summit lava lake and initiated crater collapse.

The same sequence of events also occurred in 2018 on Ambrym, a highly active volcano in Vanuatu, with that paralleled those on Kilauea. Prior to 2018, the summit caldera on Ambrym hosted five lava lakes. In the weeks prior to the eruption, at least one of the lava lakes showed a significant rise, similar to what happened before Kilauea’s 2018 eruption.

Earthquakes began at the summit on December 14th, and soon magma intruded along Ambrym’s southeast rift zone, creating extensive ground cracking. Within two days, all five lakes had drained and the craters collapsed inwards, as ash plumes rose from the summit.

On December 17th, the magma migration stopped. Soon after, residents observed pumice drifting onshore, signaling that a submarine eruption had occurred far down the rift zone. At the summit, a water lake soon replaced one of the lava lakes in the collapsed crater.

Although ground cracking at Ambrym produced damage to buildings in 2018, the eruption could have been more hazardous if it had happened onshore. In 1913, a similar pattern of activity occurred at Ambrym, producing an onshore eruption that destroyed a hospital.

A study on the 2018 Ambrym eruption highlights that the rising lake level prior to the eruption was a likely sign of building pressure in the summit magma chamber. The authors note that this pattern has been documented in detail at Kilauea, which has a more extensive monitoring network.

In essence, summit lava lakes are giant pressure gauges of the underlying magma chamber, akin to a liquid barometer. Analysis of the lava chemistry showed that the magmatic dike at Ambrym had intersected a peripheral, isolated pocket of older magma on its route along the rift zone. This mixing of new and old magma also occurred during the 2018 lower East Rift Zone eruption of Kīlauea, with implications for eruption rates and hazards.

The Ambrym and Kīlauea observations suggest that rapidly rising summit lava lakes may be a common harbinger of upcoming flank eruptions.

This process has implications for hazards at Nyiragongo, in the Democratic Republic of the Congo, which hosts a large summit lava lake that has been intermittently active for decades.

Rising lake levels preceded large flank eruptions in 1977 and 2002 at Nyiragongo. The 1977 eruption produced unusually fast lava flows, killing scores of people. Lava flows from the 2002 eruption covered a large portion of the city of Goma, leaving 120,000 people homeless and displacing many more. Currently, the Nyiragongo lake has risen to a high level, roughly similar to that before the 1977 and 2002 eruptions. A recent study, by a different international team of scientists, has forecast that this could lead to a new flank eruption in several years.

It’s worth noting that the current lava lake at Kilauea, which started forming in December 2020, is fundamentally different from the lake that was present before 2018. The current lake is lava that is passively ponding at the bottom of the Halema’uma’u crater and is not situated directly over the conduit that rises from the magma chamber. This means its lava level changes can’t be used as a pressure gauge in the same manner.

Over the years, communities on Kilauea, Ambrym, and Nyiragongo have been devastated by eruptions fed by magma draining from their summits. Scientists hope to develop a better understanding of these flank eruptions and their precursors and use that knowledge to reduce risk and improve forecasts in the future.

Source: USGS / HVO.

Calibrage des gravimètres sur le Mauna Kea (Hawaii) // Calibrating gravimeters on Mauna Kea (Hawaii)

Un nouvel article publié par l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, le HVO, nous explique comment la mesure de la gravité sur le Mauna Kea permet de surveiller le Mauna Loa. Au début de l’article, un scientifique conduit son 4X4 entre Hilo et le sommet du Mauna Kea avec deux gravimètres identiques à l’intérieur de son véhicule. Il s’arrête une demi-douzaine de fois au niveau de points de repère (benchmarks) installés depuis les années 1960. C’est ici qu’il va utiliser les deux gravimètres pour mesurer les variations d’intensité du champ de pesanteur.

Les gravimètres sont des instruments extrêmement précis capables de mesurer les variations de force gravitationnelle avec une précision de l’ordre du milligal [Le milligal, mgal, correspond à un millième de gal qui est l’unité CGS d’accélération (1 gal = 1 cm/s2)]. Cette force varie en fonction de la distance et de la quantité de masse entre l’instrument et le centre de la Terre. Tout comme la pression atmosphérique, elle varie en fonction de l’altitude. Plus on monte en altitude, plus on s’éloigne du centre de la Terre et plus la force gravitationnelle est faible. Cet effet d’élévation est la principale contribution aux changements de gravité mesurés sur le Mauna Kea. Les variations du champ de pesanteur ne sont pas aussi perceptibles que le changement d’atmosphère (il est difficile de respirer au sommet), mais une personne de taille moyenne pèse environ 150 grammes de moins – le poids d’une orange – au sommet du Mauna Kea que dans la ville de Hilo!

Depuis les années 1970,  les scientifiques mesurent les  petits changements de gravité (microgravité), variables avec le temps, sur le Mauna Loa et le Kilauea pour savoir si du magma s’accumule dans leurs réservoirs magmatiques. Cette intrusion magmatique ouvre et remplit souvent des fractures et / ou des espaces vides à l’intérieur de l’édifice volcanique, ce qui provoque une augmentation de la masse du volcan qui peut être mesurée avec un gravimètre.

La mesure de la gravité est un moyen de savoir ou de confirmer si l’inflation en cours, comme celle observée sur le Mauna Loa depuis 2014, est provoquée par l’arrivée d’un nouveau magma à l’intérieur du volcan. Comme indiqué précédemment, les gravimètres sont des appareils extrêmement précis et sensibles et ils nécessitent un étalonnage régulier. Comme l’effet principal mesuré provient des changements d’altitude, il est nécessaire de calibrer les gravimètres sur le Mauna Kea pour mesurer les changements provoqués par l’activité volcanique du Mauna Loa (4170 m). Le Mauna Kea (4207 m) convient parfaitement car il n’est pas influencé par l’activité volcanique étant donné que la dernière éruption du volcan remonte à plus de 4 500 ans.

Sans le Mauna Kea, les scientifiques du HVO devraient envoyer pour calibrage les gravimètres en Californie, avec le risque qu’ils soient endommagés pendant le voyage. La possibilité de calibrer les gravimètres du HVO sur Mauna Kea permet de concevoir un programme de surveillance gravimétrique pour mieux comprendre l’activité volcanique du Mauna Loa. Parallèlement à la déformation du sol et à la sismicité, les levés gravimétriques permettent de détecter la quantité de magma qui arrive lentement dans la chambre magmatique superficielle du Mauna Loa.

Source: USGS / HVO.

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A new article released by the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) explains us how measuring gravity on Mauna Kea helps monitor Mauna Loa. The Observatory starts the article with a scientist driving between Hilo and the summit of Mauna Kea with two identical gravimeters in his car. He stops approximately half a dozen times at a series of benchmarks established beginning in the 1960s. At these benchmarks, the scientist uses the two gravimeters to measure the variation of the force in gravity.

Gravimeters, essentially extremely precise pendulums, can measure a change in the force of gravity to one-in-one billionth of the force one can feel every day. This force varies based on the distance and the amount of mass between the instrument and the center of the Earth.

Just like atmospheric pressure, the force of gravity changes depending on altitude. The higher in elevation one goes, the farther away one gets away from the centre of the Earth, and the weaker the force of gravity. This elevation effect is the primary contribution to changes in gravity measured on Mauna Kea. The changes in gravity are not as noticeable as the change in the atmosphere (it’s hard to breathe at the summit), but the average person also weighs about one-third of a pound less – the weight of an orange – at the summit of Mauna Kea than in Hilo!

Since the 1970s, small changes in time-varying gravity (microgravity) have been measured on Mauna Loa and Kilauea, both active volcanoes, to determine whether magma is accumulating in their magma reservoirs. This intruding magma often opens and fills cracks and/or empty spaces, causing a net increase in the volcano’s mass that can be measured with a gravimeter.

Measuring the gravity is an independent way to confirm whether ongoing uplift, like that occurring at Mauna Loa since 2014, is from new magma intruding into the volcano.

The precision and sensitivity of the gravimeters make them extremely delicate, and they require regular calibration. As the dominant effect that is measured is from changes in elevation, the ability to measure volcanic changes on the high elevations of Mauna Loa (4,170 m) requires to calibrate the instruments over similar elevations on Mauna Kea where there is currently no influence from volcanic activity. The volcano’s last eruption was more than 4,500 years ago.

Without Mauna Kea, HVO scientists would have to send the gravimeters back to California to be calibrated, making them susceptible to damage on their long journey. The opportunity to calibrate HVO gravimeters on Mauna Kea provides the ability to design a gravity monitoring program to help understand volcanic unrest at Mauna Loa. Along with ground deformation and seismicity, future gravity surveys could help detect how much magma is slowly being supplied to Mauna Loa’s shallow magma storage system.

Source: USGS / HVO.

Vue du Mauna Loa et du Mauna Kea (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au cœur des hauts plateaux du centre de l’île de Java (Indonésie), le plateau de Dieng est réputé pour la variété de ses paysages volcaniques et pour ses très vieux temples hindous. Dans les temps historiques, l’activité volcanique s’est limitée à des éruptions phréatiques mineures. Le plus grand danger réside dans les gaz toxiques qui ont causé des décès et constituent un danger au niveau de plusieurs cratères.

Une explosion phréatique s’est produite au cratère Sileri dans la soirée du 29 avril 2021 sans faire de victimes. L’explosion a projeté des matériaux jusqu’à 200 – 400 m de la lèvre du cratère. On a vu un nuage de gaz blanc s’élever jusqu’à 50 m au-dessus du cratère. Les mesures de concentration de gaz ont révélé  2,8 ppm  pour le SO2, 1,8 ppm pour le H2S 1,8 et 0% vol. pour le CO2. La température au point d’éruption a montré une valeur de 65 à 89 ° C, alors que la température quotidienne de référence est de 51,2 ° C. Il n’y a aucune indication que de nouvelles explosions peuvent se produire.

Le niveau d’alerte de Dieng est maintenu à 1 (Normal). Il est toutefois demandé à la population de rester à 500 m du cratère Sileri et de ne pas s’approcher du cratère Timbang pour éviter le risque de fortes concentrations de gaz volcaniques.

Plusieurs éruptions mortelles se sont produites dans le passé. En 1928, une quarantaine de personnes ont été tuées par une éruption phréatique. 117 habitants ont perdu la vie et 200 ont été blessés en décembre 1944. En 1964, 114 personnes sont mortes de la même manière. Le bilan le plus lourd a été enregistré en 1979, lorsqu’un nuage de CO2 a tué 142 personnes.

Source: PVMBG, Killer Volcanoes (C. Grandpey – 2013)

Cratère Sikidang (Source : Wikipedia)

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À Hawaii, l’éruption du Kilauea continue. Le niveau d’alerte est maintenu à WATCH (Vigilance). L’activité reste confinée dans l’Halema’uma’u où la lave est émise par une bouche dans la partie nord-ouest du cratère. La lave dans la partie ouest (active) du lac a une profondeur de 227 m tandis que la partie est du lac de lave est solidifiée et donc inactive. Les émissions moyennes de SO2 atteignent 375 t / j. La sismicité reste stable, avec un niveau de tremor élevé.

Le Mauna Loa n’est pas en éruption et reste au niveau d’alerte ADVISORY (surveillance conseillée). Le HVO explique que ce niveau d’alerte ne signifie pas qu’une éruption est imminente.

Source: HVO.

Source : HVO

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Après une décroissance pendant plusieurs jours, le tremor éruptif s’est stabilisé et l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) continue. Les observations sur le terrain ont été impossibles ces derniers jours à cause d’une météo exécrable. L’absence d’ensoleillement sur les capteurs solaires a mis en panne certains instruments tandis que d’autres ont été foudroyés. Heureusement que l’éruption se déroule dans le site désert de l’Enclos, avec un débit qui reste relativement faible. L’OVPF indique qu’une légère inflation semble de dessiner à la base du cône sommital. Sur le terrain, la lave a progressé d’une centaine de mètres vers l’aval, de sorte qu’elle est maintenant visible depuis la RN 2.

Source : OVPF.

Source : OVPF

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L’OVSM a enregistré une hausse de la sismicité sur la Montagne Pelée (Martinique) au cours de la dernière semaine du mois de mai avec 312 séismes de faible magnitude (souvent inférieure à M 1.0) et sans danger pour la population.

Cette sismicité superficielle est liée à la formation de micro fractures dans l’édifice volcanique, entre 3.0 km sous le niveau de la mer et 1 km au-dessus du niveau de la mer. Par ailleurs, des signaux basse fréquence indiquent la présence de fluides au coeur de l’édifice volcanique.

Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune.

L’Observatoire indique la présence d’ « une zone principale de végétation fortement dégradée sur le flanc sud-ouest de la Montagne Pelée, entre la haute rivière Claire et la rivière Chaude. »

Photo : C. Grandpey

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L’activité sismique à La Soufrière de Saint-Vincent reste faible depuis la dernière activité significative du 22 avril 2021, mais l’UWI rappelle que le volcan continue d’être actif. Le niveau d’alerte reste au Rouge. Quelques séismes hybrides et volcano-tectoniques longue période ont été enregistrés et il n’y a eu aucun nouvel épisode de tremor. Ces derniers jours, les stations sismiques ont enregistré des signaux de lahars déclenchés par les fortes pluies sur l’île. (voir ma note précédente à propos de ces coulées de boue).

Source : UWI.

Source : UWI

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L’éruption se poursuit dans la Geldingadalur (Islande). Des changements ont été observés dans l’activité éruptive (voir ma note d’hier). De nombreuses photos et vidéos sont diffusées sur les réseaux sociaux. Voici l’une d’entre elles réalisée à l’aide d’une Insta360 Pro 2 8K montée sur un drone DJI:

https://youtu.be/y9J7RUzlkz4

A noter qu’à cause de la forte incidence de l’épidémie de Covid-19 dans notre pays, les citoyens français ne sont toujours pas autorisés à entrer en Islande en ce moment. En effet, depuis le 27 avril 2021 et jusqu’au 31 mai prochain, les voyageurs en provenance des pays considérés comme à très haut risque par les autorités islandaises, dont la France, sont interdits d’entrée.

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On observe actuellement une activité fumerollienne dans le cratère Mackenney du Pacaya (Guatemala). L’activité effusive se poursuit au niveau de la fracture qui s’est ouverte sur le flanc nord-ouest du volcan. Elle donne naissance à une coulée de lave qui descend vers le sud-ouest, sur une longueur d’environ 1700 mètres, avec deux fronts dans le secteur de La Breña. L’activité est en ce moment essentiellement effusive, même si des explosions peuvent se produire au niveau de la fracture éruptive et dans le cratère Mackenney. Les stations sismiques enregistrent un tremor correspondant à l’ascension du magma et au déplacement des coulées de lave.

Source : INSIVUMEH.

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L’extrusion de lave continue sur le dôme sous la lèvre sud-ouest du Merapi (Indonésie) et sur le dôme dans le cratère sommital. Le volume du dôme de lave sud-ouest était estimé à 1 069 600 mètres cubes le 21 avril 2021 avec une croissance d’environ 11 900 mètres cubes par jour. Des coulées pyroclastiques avancent jusqu’à 1,8 km sur le flanc sud-ouest. Le volume du dôme de lave sommital a été estimé à 1 794 000 mètres cubes le 22 avril. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de rester à 5 km du sommet.

Source : BPPTKG.

Source : CVGHM

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In the highlands of central Java (Indonesia), the Dieng plateau is renowned both for the variety of its volcanic scenery and as a sacred area housing Java’s oldest Hindu temples. In historical times, volcanic activity has been restricted to minor phreatic eruptions. The greatest danger lies with toxic gases which have caused fatalities and are a hazard at several craters.

A phreatic explosion occurred at Sileri crater in the evening of April 29th, 2021, without killing anybody.  The explosion projected material 200 – 400 m from the edge of the crater. A thin white gas cloud was observed rising up to 50 m above the crater.

The measurement of gas concentration show the value of SO2 gas at 2.8 ppm, H2S 1.8 ppm, and CO2 0% vol. The temperature measurement at the eruption point showed a value of 65 – 89 °C, while at the reference point daily monitoring showed 51.2 °C. The gas concentration and temperature values ​​are still at the average value of normal conditions before the eruption. The results of visual and instrumental monitoring to date have not detected any signs of increased activity leading to further eruptions.

The level of activity of Dieng is kept at 1 (Normal). People are asked to stay 500 m from the Sileri crater, and not to move around the Timbang crater to avoid the threat of high concentrations of volcanic gases.

Several deadly eruptions occurred in the past. In 1928, about 40 persons were killed by a phreatic eruption. 117 residents were killed and 200 injured in December 1944. In 1964, 114 died in the same way.  The heaviest death toll was in 1979 when a cloud of CO2 killed 142 persons.

Source: PVMBG, Killer Volcanoes (C. Grandpey – 2013)

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 In Hawaii, Kilauea is still erupting. Its alert level is kept at WATCH. Lava activity remains confined to Halema’uma’u with lava erupting from a vent on the northwest side of the crater. The lava in the western (active) portion of the lake is 227 m deep, with the eastern portion of the lava lake solidified at the surface. SO2 emission rates show an average of 375 t/d. Seismicity remains stable, with elevated tremor.

Mauna Loa is not erupting and remains at alert level ADVISORY. HVO explains that this alert level does not mean that an eruption is imminent.

Source: HVO.

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After decreasing for several days, the eruptive tremor has stabilized and the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues. Field observations have been impossible in recent days due to poor weather conditions. The lack of sunlight on the solar pannels prevented some instruments from operating properly while others were struck by lightning. Fortunately, the eruption takes place in the desert site of the Enclos with a lava output which remains low. OVPF indicates that a slight inflation seems to be starting at the base of the summit cone. On the field, the lava has advanced 100 metres or so downslope so that it can now be seen from Higway 2.

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 OVSM recorded an increase in seismicity on Mount Pelée (Martinique) during the last week of May with 312 low magnitude (often less than M 1.0) earthquakes without danger for the population. This shallow seismicity is linked to the formation of micro fractures in the volcanic edifice, between 3.0 km below sea level and 1 km above sea level. Moteover, low frequency signals indicate the presence of fluids within the volcanic edifice.

The alert level remains at Yellow.

The Observatory mentions an « area of heavily degraded vegetation on the southwest flank of Mount Pelée, between the upper Claire River and the Chaude River. »

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Seismic activity at St Vincent’s La Soufrière has remained low since the last significant activity on April 22nd, 2021, but UWI warns that the volcano continues to be in a state of unrest. The alert level remains at Red. Only a few long-period, hybrid and volcano-tectonic earthquakes are recorded and there has been no further seismic tremor. In the past days, the seismic stations recorded signals from lahars triggered by the heavy rains on the island.

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The eruption continues in Geldingadalur (Iceland) with several vents emitting lava fountains. Changes have been observed (see my previous post about the eruption).

Many photos and videos are released on the social networks. Here is one of them captured with an 8K Insta360 Pro 2 mounted to the bottom of a DJI drone:

https://youtu.be/y9J7RUzlkz4

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Fumarole activity is currently observed in the Mackenney crater of Pacaya (Guatemala). Effusive activity continues at the fissure that opened on the northwest flank of the volcano. It emits a lava flow that descends towards the southwest, over a length of approximately 1,700 metres, with two fronts in the La Breña area. The activity is currently mainly effusive, although explosions can occur at the eruptive fissure and in the Mackenney crater. The seismic stations record a tremor corresponding to the ascent of magma and the advance of the lava flows.

Source: INSIVUMEH.

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The lava dome below the SW rim of Mt Merapi (Indonesia) and the lava dome in the summit crater continue to extrude lava. The SW rim lava-dome volume was estimated at 1,069,600 cubic metres on April 21st, 2021 with a growth rate of about 11,900 cubic metres per day. Pyroclastic flows are observed travelling as far as1.8 km down the SW flank. The volume of the summit lava dome was estimated at 1,794,000 cubic metres on April 22nd. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 5 km away from the summit.

Source : BPPTKG.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Viscosité du magma et prévision éruptive // Magma viscosity and eruptive prediction

Suite à l’éruption du Kilauea (Hawaii) en 2018, une nouvelle étude explique que la mesure précoce de la viscosité du magma pourrait aider à prévoir certaines éruptions volcaniques

L’éruption du Kilauea de 2018 a fourni aux scientifiques une occasion unique d’identifier de nouveaux facteurs permettant de prévoir le comportement du magma et les risques des futures éruptions ainsi que les dangers associés.

Une équipe de chercheurs de l’Université d’Hawaï a identifié un indicateur de viscosité du magma susceptible d’être mesuré avant une éruption. Leurs résultats ont été publiés dans la revue Nature.

Les auteurs de l’étude expliquent que les propriétés du magma à l’intérieur d’un volcan affectent le déroulement d’une éruption. En particulier, sa viscosité est un facteur majeur qui influence le degré de dangerosité d’une éruption pour les localités à proximité. Il est bien connu que les magmas très visqueux déclenchent des explosions plus puissantes car les gaz peuvent difficilement s’échapper, ce qui entraîne une accumulation de la pression à l’intérieur du système d’alimentation du volcan. De plus, l’extrusion d’un magma plus visqueux donne naissance à des coulées de lave plus lentes. A Hawaï, le magma sort à des températures très élevées, ce qui explique sa grande fluidité et que les coulées de lave parcourent parfois de très longues distances.

Les chercheurs ont remarqué que la viscosité du magma n’est généralement évaluée qu’après une éruption, pas avant. C’est pourquoi ils ont essayé d’identifier les premiers indices de viscosité du magma. L’événement de 2018 a débuté avec une première phase d’activité dans la Lower East Rift Zone du Kilauea. La première des 24 fractures éruptives s’est ouverte début mai et l’éruption s’est poursuivie pendant trois mois. Cette situation a permis aux scientifiques d’obtenir une foule d’informations. En particulier, ils ont obtenu de nombreuses données sur le comportement du magma à haute et basse viscosité, ainsi que sur les contraintes pré-éruptives qui se sont exercées dans le substrat rocheux sous le Kilauea.

On sait que l’activité tectonique et volcanique provoque la formation de failles dans la roche qui constitue la croûte terrestre. Lorsque les contraintes géologiques agissent sur ces failles, les géologues peuvent mesurer leur orientation 3D et leur mouvement en analysant la sismicité. En étudiant ce qui s’est passé dans Lower East Rift Zone du Kilauea en 2018, ils ont pu déterminer que la direction des mouvements des failles dans cette zone avant et pendant l’éruption pouvait être utilisée pour estimer la viscosité du magma pendant les périodes précédant l’activité volcanique. Les chercheurs ont ainsi pu montrer qu’avec une surveillance digne de ce nom, ils peuvent établir une relation entre la pression et les contraintes dans le système d’alimentation d’un volcan et le mouvement en profondeur d’un magma plus visqueux. Ils pensent que de telles analyses permettront de mieux anticiper le comportement éruptif de volcans comme le Kilauea et de prendre des mesures adaptées à la situation.

Source: West Hawaii Today.

[Remarque personnelle: S’agissant du Kilauea, le processus éruptif est assez bien connu et ne réserve guère de surprises. Comme le volcan se trouve sur un point chaud et est alimenté par du magma à très haute température en provenance du manteau terrestre, la lave est en général très fluide avec des coulées de lave qui parcourent de longues distances et peuvent être destructrices, comme on l’a vu lors de l’éruption de 2018. Sur d’autres volcans du monde qui ont des magmas plus différenciés, une telle étude pourrait présenter un intérêt certain pour anticiper le comportement éruptif.

Vous pourrez également lire le résumé de l’étude que j’ai effectuée sur le processus de refroidissement de la lave sur le Kilauea:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/processus-de-refroidissement-de-la-lave-sur-le-kilauea-hawaii/]

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In the wake of Kilauea’s 2018 eruption in Hawaii, a new study explains that measuring magma viscosity early could forecast volcanic eruptions The 2018 Kilauea eruption provided scientists with a unique opportunity to identify new factors to help forecast the behaviour and associated hazards of future eruptions.

A team of researchers from the University of Hawaii identified an indicator of magma viscosity that can be measured before an eruption. Their findings were published in the journal Nature.

The authors of the study explain that the properties of the magma inside a volcano affect how an eruption will play out. In particular, its viscosity is a major factor in influencing how hazardous an eruption could be for nearby communities. It is well known that very viscous magmas are linked with more powerful explosions because they can block gas from escaping through vents, allowing pressure to build up inside the volcano’s plumbing system. Moreover, the extrusion of more viscous magma results in slower-moving lava flows. In Hawaii, magma comes out at very high temperatures, which accounts for its high fluidity and for lava flows travelling sometimes very long distances.

The researchers have noticed that magma viscosity is usually only quantified well after an eruption, not in advance. So, they have tried to identify early indications of magma viscosity that could help forecast a volcano’s eruption style.

The 2018 event included the first eruptive activity in Kilauea’s Lower East Rift Zone since 1960. The first of 24 fissures opened in early May, and the eruption continued for three months. This situation provided the scientists with unprecedented access to information. In particular, the event provided a wealth of simultaneous data about the behaviour of both high- and low-viscosity magma, as well as about the pre-eruption stresses in the solid rock underlying Kilauea.

It is known that tectonic and volcanic activity cause faults to form in the rock that makes up Earth’s crust. When geologic stresses cause these faults to move against each other, geoscientists measure the 3D orientation and movement of the faults using seismic instruments. By studying what happened in Kilauea’s Lower East Rift Zone in 2018, they determined that the direction of the fault movements in the lower East Rift Zone before and during the volcanic eruption could be used to estimate the viscosity of rising magma during periods of precursory unrest. The researchers were able to show that with robust monitoring that they can relate pressure and stress in a volcano’s plumbing system to the underground movement of more viscous magma. They think this will enable monitoring experts to better anticipate the eruption behaviour of volcanoes like Kilauea and to tailor response strategies in advance.

Source: West Hawaii Today.

[Personal note: As far as Kilauea is concerned, the eruptive process is fairly well known. As the volcano lies on a hotspot with magma coming at very high temperature from the Earth’s mantle, the lava is very fluid with long distance lava flows that can de destructive, as could be seen during the 2018 eruption. On other volcanoes in the world which have more differentiated magmas, a similar study could prove useful to predict the behaviour of the eruptions.

You can also read  the abstract of the study I made about the lava cooling process on Kilauea volcano: https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/processus-de-refroidissement-de-la-lave-sur-le-kilauea-hawaii/]

Eruption 2018 du Kilauea (Fissure 8) [Crédit photo : HVO]

Photo : C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

L’UWI indique que l’activité éruptive à La Soufrière de Saint-Vincent continue de suivre le même schéma que ces derniers jours. Aucune explosion majeure n’a été observée, mais l’UWI précise que tout risque n’est pas écarté pour les prochains jours. Les scientifiques mettent en garde sur le risque de lahars qui pourraient se déclencher avec l’arrivée de la saison des pluies.  Le niveau d’alerte reste maximum (Rouge). 13 303 personnes ont été déplacées par l’éruption. 88 centres d’hébergement temporaire abritent 6208 personnes. 6567 autres logent chez des parents ou amis.

Panache éruptif de La Soufrière (Source : UWI)

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L’éruption se poursuit dans la Geldingadalir (Islande). Cela fait maintenant plus d’un mois que la lave est émise par des bouches qui s’alignent le long d’une fracture éruptive au cœur de la péninsule de Reykjaes. A noter que le double cône très spectaculaire qui s’était formé au début de l’éruption a cessé de fonctionner et se contente maintenant de dégazer.

Un séisme de M 4.1 a été enregistré sur la Péninsule de Reykjanes à 23 h 05 le 20 avril 2021. Il s’agit du séisme le plus significatif sur la péninsule depuis le début de l’éruption dans la Geldingadalur le 19 mars. Les scientifiques islandais expliquent que le séisme était probablement dû à «des mouvements de stress dans la croûte terrestre dus à l’éruption. »

Les autorités islandaises ont sécurisé le site de l’éruption avec des sentiers bien balisés et des parkings pour les véhicules. Cependant, les visiteurs doivent se méfier des gaz volcaniques.

Image webcam du superbe double cône au début de l’éruption

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L’OVPF indique que l’éruption du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) se poursuit dans l’Enclos Fouqué avec deux bouches actives qui continuent d’émettre des fontaines et des coulées de lave. La lave n’avance pas et le front des coulées reste confiné sur le plateau au-dessus des Grandes Pentes (voir carte ci-dessous). A noter que la déflation du sommet a fait place à une légère inflation et que les émissions de CO2 dans les zones à proximité du volcan ont augmenté. Il se pourrait donc que l’éruption se poursuive encore un certain temps, voire s’intensifie. On estime à 7 millions de mètres cubes le volume de lave émis depuis le début de l’éruption.

Source: OVPF.

Evolution du champ de lave : en noir le 10 avril ; en jaune le 11 avril et en rouge le 20 avril 2021. Le trait blanc représente la fracture éruptive qui s’est ouverte le 9 avril 2021. (Source : OVPF)

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L’éruption du Kilauea (Hawaii) continue sans changement significatif à l’intérieur de l’Halema’uma’u. Seule la partie ouest du lac de lave est active et alimentée par une bouche qui s’est ouverte dans la partie NO du cratère. La surface de la lave se trouve à environ 226 m de profondeur et reste invisible depuis les points d’observation au sommet du volcan. Les émissions de SO2 s’élèvent en ce moment à 950 tonnes par jour.

Source : HVO.

Vue du cratère e l’Halema’uma’u (Phoro : HVO)

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Le Pacaya (Guatemala) maintient un niveau d’activité élevé. On observe une colonne de dégazage de 200 mètres au-dessus du cratère, tandis que des panaches de cendres montent jusqu’à 2800 mètres. La coulée de lave sur le flanc ouest continue d’être active mais les différents fronts n’ont pas avancé de manière significative. S’agissant de la sismicité, on enregistre toujours des épisodes de tremor

Source : INSIVUMEH. .

Panache éruptif du Pacaya (Source : INSIVUMEH)

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 Au Kamchatka, le niveau d’alerte du Karymxky, du Sheveluch et de l’Ebeko est Orange, celui du Bezymianny est Jaune. Tous autres volcans de la péninsule sont au Vert.

Source : KVERT.

Vue du cratère de l’Ebeko en 2006 (Crédit photo: Wikipedia)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

UWI indicates that eruptive activity at St Vincent’s La Soufrière continues to follow the same pattern as in recent days. No major explosion has been observed, but UWI says that all risks are not ruled out for the next few days. Scientists warn of the risk of lahars that could be triggered with the onset of the rainy season. The alert level remains at its maximum (Red). 13,303 people were displaced by the eruption. 88 shelters accomodate 6,208 people. 6,567 others are staying with relatives or friends.

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The eruption continues in Geldingadalir (Iceland). For more than a month now, lava has been emitted from vents that line up along an eruptive fissure in the heart of the Reykjaes Peninsula. The very spectacular double cone that formed at the start of the eruption is no longer active and is now only degassing.

An M 4.1earthquake was detected on the Reykjanes peninsula at 11.05pm on April 20th, 2021. It is the largest earthquake that has been detected on the peninsula since the eruption in nearby Geldingadalir began on March 19th. Icelandic geologists explain that the earthquake was likely due to “stress movements in the earth’s crust due to the eruption”.

Icelandic authorities have secured the eruption site with well-marked trails and parking spaces for vehicles. However, visitors should beware of volcanic gases.

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OVPF indicates that the eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues in the Enclos Fouqué with two active vents which emit lava fountains and lava flows. The lava does not advance and the flow front remains confined to the plateau above the Grandes Pentes. The summit deflation has given way to slight inflation and CO2 emissions in areas near the volcano have increased. The eruption could therefore continue for some time or even intensify. The volume of emitted lava has been estimated at 7 million cubic metres since the start of the eruption.

Source: OVPF.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) continues without significant change within Halema’uma’u. Only the western part of the lava lake is active and fed by a vent that opened in the NW part of the crater. The lava surface is about 226 m deep and remains invisible from observation posts at the summit of the volcano. SO2 emissions have been measured at 950 tonnes per day.

Source: HVO.

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Pacaya (Guatemala) maintains a high level of activity. A degassing column 200 metres above the crater is observed, while ash plumes are rising up to 2,800 metres. The lava flow on the western flank continues to be active but the various fronts have not advanced significantly. Regarding seismicity, there are still episodes of tremor

Source: INSIVUMEH. .

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In Kamchatka the alert level for Karymxky, Sheveluch and Ebeko is Orange. The alert level for Bezymianny is Yellow. It is Green for the other volcanoes of the peninsula. .

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Mauna Loa: une éruption à court terme ? // A short-term eruption ?

34 séismes ont de nouveau été enregistrés sur le Mauna Loa le 11 avril 2021. Bien qu’ils n’aient que de faibles magnitudes, les scientifiques ont prévenu la population que la hausse de l’activité sismique observée depuis quelque temps peut annoncer une éruption dans un proche avenir. On a enregistré 155 séismes d’une magnitude supérieure à M 1,5 au cours des sept derniers jours et 740 événements au cours du mois dernier, dont une secousse de M 4,3 le 3 avril.

Le séisme le plus important du 11 avril avait une magnitude de M 3,2, avec son épicentre à Pahala, au sud du sommet du Mauna Loa. Un séisme de M 3.0 a également été enregistré dans l’après-midi de ce même jour.

En mars, au vu de la sismicité, l’USGS a déclaré que ce serait le bon moment pour la population de mettre à jour les plans d’urgence personnels en cas d’éruption. Les données historiques montrent que, lors des éruptions précédentes, les coulées de lave n’ont mis que quelques heures pour atteindre les zones habitées. On se trouve dans la même situation que celle qui précède la saison des ouragans. Il est conseillé d’avoir un plan d’urgence en cas d’éruption. Un «go-bag» (sac d’urgence) avec des articles essentiels et les documents importants est recommandé si des évacuations sont ordonnées dans l’urgence en cas d’éruption.

Les éruptions du Mauna Loa ont tendance à produire de grandes coulées de lave rapides qui peuvent avoir un impact sur les localités dans les parties est et ouest de la Grande Ile, de Kona à Hilo. Hilo, à l’est d’Hawaï, s’est trouvée sous la menace de sept coulées de lave depuis les années 1850. En 1984, la lave s’est arrêtée à environ 6 kilomètres de la ville. Sur les côtés sud et ouest de l’île, des coulées de lave ont atteint la côte à huit reprises, dont trois fois en 1950.

Source: Presse hawaiienne.

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34 earthquakes were again recorded on Mauna Loa on April 11th, 2021. Though only registering small magnitudes, scientists have warned citizens that the mounting seismic activity could signal that an eruption may be possible in the near future. There have been 155 earthquakes greater than M 1.5 in the past seven days, and 740 in the past month, including an M 4.3 event on April 3rd.

The most significant quake on April 11th had a magnitude of M 3.2, with its epicentre in Pahala, south of the summit of Mauna Loa. An M 3.0 tremor also struck in the afternoon of that same day.

In March, USGS said that as the volcano continues to awaken from its slumber, it would be a good time for people to revisit their personal emergency plans in the event of an eruption. Historical data shows that in previous eruptions it could take just hours for lava flows to reach populated areas. Similar to preparing for hurricane season, having an eruption plan in advance helps during an emergency. A “go-bag” with essential items and important documents is recommended, should evacuations be ordered in the event of an eruption.

Mauna Loa eruptions tend to produce large, fast-moving lava flows that can impact communities on both the east and west sides of the Big Island from Kona to Hilo.

Hilo in the east of Hawaii has been threatened by seven lava flows since the 1850s. In 1984, the lava stopped approximately 6 kilometres from the city. On the south and west sides of the island, lava flows have reached the coast eight times, including three times in 1950.

Source : Hawaiian news media.

Impact prévisible des coulées de lave du Mauna Loa (Source : USGS)