Piton de la Fournaise : Cheveux de Pélé = Danger ! // Pele’s hair = A major hazard !

L’éruption du Piton de la Fournaise est terminée et c’est tant mieux pour les communes autour du volcan. Comme je l’indiquais dans ma note d’hier matin, le vent rabattait le panache de gaz sur la région sommitale où l’on observe une abondance de cheveux de Pélé. Il s’agit de longs filaments de lave très fluides et leur légèreté leur permet d’être transportés par le vent. Ils sont appelés ainsi, par référence à Pélé, la déesse du feu et des volcans dans la mythologie hawaïenne.

En dehors du sommet du Piton de la Fournaise, ces cheveux de Pélé sont aussi observés dans la région du Tampon et dans la Plaine des Cafres, ce qui suscite l’inquiétude des éleveurs. En effet, ces très fins filaments de lave, fins d’un demi millimètre, se déposent dans les pâturages et font courir un risque mortel au bétail. Ils sont également dangereux pour la population. Leur inhalation ou leur ingestion revient à faire pénétrer de fines aiguilles tranchantes dans les poumons et le système digestif.

Source : Presse réunionnaise.

D’un point de vue historique, il semblerait que l’appellation « cheveux de Pélé » remonte au 19ème siècle où le phénomène a été observé pour la première fois à Hawaii.

En fonction de la viscosité de la lave et de la force du vent, les cheveux de Pélé peuvent ne pas s’étirer complètement en filaments. Ces derniers se terminent alors par une goutte plus ou moins grosse, appelée « larme de Pélé »  En fonction de la finesse des filaments et de la force du vent, les cheveux de Pélé peuvent être transportés à des kilomètres du lieu de leur formation, comme c’est le cas en ce moment sur l’île de la Réunion.

Les cheveux de Pélé se présentent parfois sous forme de tignasses, voire de tapis, comme ce fut le cas sur le Kilauea (Hawaii) à l’époque où un lac de lave s’agitait dans le cratère de l’Halemaumau.

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The eruption of Piton de la Fournaise is over and it is a good thing for the municipalities around the volcano. I indicated in yesterday’s post that the wind was pushingg the gas plume over the summit area where there was also an abundance of Pele’s hair. They are long, very fluid lava filaments and their lightness allows them to be carried away by the wind. They are so called, by reference to Pele, the goddess of fire and volcanoes in Hawaiian mythology.
Beside the summit of Piton de la Fournaise, Pele’s hair is also observed in Le Tampon region and in the Plaine des Cafres, which raises the concern of breeders. Indeed, these very thin filaments of lava, half a millimetre fine, are deposited in pastures and pose a deadly risk to the cattle. They are also dangerous to the population. Inhaling or ingesting them amounts to introducing fine, sharp needles into the lungs and digestive system.
Source: Local press.

From a historical point of view, it seems that the name « Pele’s hair » dates back to the 19th century when the phenomenon was first observed in Hawaii.
Depending on the viscosity of the lava and the strength of the wind, Pélé’s hair may not stretch completely into filaments. The latter then end in more or less large drops, called « Pele’s tears » Depending on the fineness of the filaments and the strength of the wind, Pele’s hair can be carried away over kilometres by the wind, as this is currently happening on Reunion Island.
Pele’s hair sometimes appears in the form of mops, or even carpets, as was the case on Kilauea Volcano (Hawaii) when a lava lake ould be observed in Halemaumau Crater.

La déesse Pélé dans la Volcano House du Kilauea (Hawaii) [Photo: C. Grandpey]

Cheveux de Pélé  en paillettes, brillant comme de l’or à la surface de coulées de lave sur le Kilauea (Photo: C. Grandpey)

On observe parfois des tignasses de cheveux de Pélé en bordure des bouches éruptives (Photo: C. Grandpey)

(Photo: C. Grandpey)

Tapis de cheveux de Pélé à proximité du cratère du Pu’uO’o à Hawaii (Photo: C. Grandpey)

Accumulation de cheveux de Pélé aux abords du cratère de l’Halema’uma’u à Hawaii (Photo: USGS / HVO)

Passé, présent et futur sur le Mauna Loa (Hawaii) // Past, present and future on Mauna Loa (Hawaii)

Dominant la Grand Ile d’Hawaii de ses 4170 mètres, le, Mauna Loa est l’un des volcans les plus actifs sur Terre. Il est entré en moyenne en éruption tous les 5 à 6 ans au cours des 3 000 dernières années.
Les éruptions peuvent se produire dans différents secteurs du volcan: au sommet, en général dans la caldeira Moku’weweoweo ; le long de l’une des zones de rift nord-est et sud-ouest, ou à partir de bouches radiales à l’extérieur de la caldeira et sur des zones de rift sur les flancs nord et ouest du volcan.
Depuis 1843, Mauna Loa est entré 33 fois en éruption. Parmi ces éruptions historiques, environ la moitié ont commencé au sommet et sont restées confinées dans la zone sommitale. 24% des éruptions ont commencé au sommet puis, au bout de quelques minutes ou quelques jours, elles ont migré vers la zone de Rift Nord-est. 21% ont commencé au sommet puis ont migré vers des altitudes plus basses le long de la zone de Rift Sud-ouest. Environ 6% des éruptions se sont produites au niveau de bouches radiales, mais ces éruptions historiques avaient également une relation avec le sommet.

L’Observatoire des Volcans d’Hawaii (HVO) surveille le Mauna Loa 24 heures sur 24. Un vaste réseau d’instruments a été mis en place, avec des sismomètres, des inclinomètres, des stations GPS et des webcams, ainsi que des capteurs de température, de SO2 et de CO2. Ces instruments transmettent les données en temps réel au HVO 24 heures sur 24, sept jours sur sept.

Que ce soit pour les éruptions volcaniques ou les autres événements géologiques, le passé est essentiel pour comprendre le futur. C’est pourquoi, pour anticiper le déroulement de la prochaine éruption du Mauna Loa, le HVO se tourne vers le passé.
Au vu des éruptions passées du Mauna Loa, les scientifiques du HVO s’attendent à ce que la prochaine commence au sommet du volcan. Malheureusement, il n’est pas possible de savoir si elle restera confinée au sommet, si elle migrera vers l’une des zones de rift, ou si elle comportera une éruption radiale. Les volcanologues  ne le saurons qu’en observant le processus éruptif.

Comme nous sommes en avril, il est intéressant d’observer les éruptions du Mauna Loa qui se sont produites au cours de ce mois.
En 1942, une éruption a commencé le 26 avril. C’était au moment de la Seconde Guerre mondiale et l’éruption s’est déroulée dans la plus grande discrétion à Hawaï. Les autorités américaines craignaient que l’armée japonaise puisse utiliser la forte lueur émise de nuit par la lave pour guider leurs avions de guerre vers l’archipel hawaiien. L’éruption a commencé sur la lèvre ouest de la caldeira sommitale du Mauna Loa, avant de migrer vers la Zone de Rift Nord-est.

La troisième plus longue éruption sommitale de l’histoire du Mauna Loa a commencé le 7 avril 1940. Des fontaines de lave de 20 à 60 mètres de hauteur ont tout d’abord jailli le long d’une ligne de fissures entre le centre de la caldeira sommitale et une zone sur le flanc sud-ouest du volcan. Le lendemain soir, l’éruption, qui a duré 134 jours, se limitait à la partie sud-ouest de la caldeira. Là, des bouches actives ont construit un cône de cendres et de projections de 100 mètres de haut, encore bien visible aujourd’hui sur le plancher de la caldeira.
Le 10 avril 1926, une éruption a commencé au sommet du Mauna Loa, mais des fissures ont rapidement migré sur 5 kilomètres le long de la Zone de Rift Sud-ouest du volcan. Trois jours plus tard, l’éruption a continué à migrer le long de la zone de rift ; trois bouches sont restées actives entre 2200 et 2400 mètres d’altitude et ont émis de volumineuses coulées de lave «a». La coulée  principale s’est rapidement dirigée vers la mer en détruisant au passage le petit village et le port de Ho`ōpūloa le 18 avril. Cette éruption de courte durée, mais destructrice, s’est terminée le 26 avril.
En 1896, une éruption sommitale de 16 jours a commencé le 21 avril.
Une autre éruption sommitale du Mauna Loa a commencé le 20 avril 1873 et a duré 18 mois.

Au moment où j’écris ces lignes, le Mauna Loa n’est pas en éruption. Son niveau d’alerte reste à ADVISORY (Vigilance conseillée). Des séismes de faible magnitude sont souvent enregistrés dans la partie supérieure du volcan, mais cela ne signifie pas qu’une éruption est sur le point d’avoir lieu. Les instruments montrent que la lente inflation sommitale se poursuit. La température des fumerolles et les concentrations de gaz dans la Zone du Rift Sud-Ouest restent stables.
Source: USGS / HVO.

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On Hawaii Big Island, Mauna Loa (4,170 m) is one of the most active volcanoes on Earth. It has erupted, on average, every 5 to 6 years during the past 3,000 years.

Eruptions may occur in different areas of the volcano: at the summit, typically within the Moku‘āweoweo caldera, along one of the Northeast and Southwest Rift Zones, or from radial vents outside the caldera and rift zones on the volcano’s north and west flanks.

Since 1843, Mauna Loa has erupted 33 times. Of these historic eruptions, about half started at the summit and stayed in the summit area. 24% of the eruptions started at the summit and then, within minutes to days, migrated down the Northeast Rift Zone. 21% started at the summit and then migrated to lower elevations along the Southwest Rift Zone. Around 6% of the eruptions occurred at radial vents, but those historical eruptions also had a summit component.

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) is monitoring Mauna Loa 24 hours. To track changes on the volcano, an extensive network of instruments has been set up, including seismometers, tiltmeters, GPS stations and webcams, as well as temperature, SO2 and CO2 sensors. These instruments transmit real-time data to HVO 24 hours a day, seven days a week.

With volcanic eruptions and other geologic events, the past is the key to the future. So, to understand what might happen during the next Mauna Loa eruption, HVO looks to the past.

Given what we know about past Mauna Loa eruptions, HVO scientists expect that the next one will begin at the summit of the volcano. Unfortunately, it is not possible to know if it will stay at the summit, if it will migrate down one of the rift zones, or if it will result in a radial vent eruption. That will only be revealed as the eruption progresses.

As we are in April, it is interesting to observe the Mauna Loa eruptions that occurred during this month.

In 1942, an eruption began on April 26th. With World War II underway, news blackouts were imposed on Hawaii. American officials feared that if the eruption was publicized, the Japanese military could use the bright glow of lava at night to guide warplanes to the islands. The eruption began on the western rim of Mauna Loa’s summit caldera but then migrated down the volcano’s Northeast Rift Zone.

Mauna Loa’s third-longest summit eruption in recorded history began on April 7th, 1940. Lava fountains 20-60 metres high initially erupted along a line of fissures extending from near the centre of Mauna Loa’s summit caldera to an area down the volcano’s southwest flank. By the next evening, the eruption, which lasted 134 days, was restricted to the southwestern part of the caldera. There, active vents built a 100-metre high cinder-and-spatter cone, which remains a prominent landmark on the caldera floor today.

On April 10th, 1926, an eruption began at the summit of Mauna Loa, but fissures soon migrated 5 kilometres down the volcano’s Southwest Rift Zone. Three days later, the eruption migrated farther down the rift zone, with three main vents between 2,200 and 2,400 metre elevation, sending massive ‘a’ā flows downslope. The main flow rapidly advanced toward the sea, where it destroyed the small village and harbour at Ho`ōpūloa on April 18th. This short-lived, but destructive, eruption ended on April 26th.

In 1896, a 16-day-long summit eruption on Mauna Loa began on April 21st.

Another Mauna Loa summit eruption started on April 20th, 1873, and lasted 18 months.

As I am writing these lines, Mauna Loa is not erupting. Its alert level remains at ADVISORY. Small-magnitude earthquakes are often recorded beneath the upper elevations of the volcano, but they do not mean an eruption is about to take place. Monitoring data show that slow summit inflation continues and fumarole temperature and gas concentrations on the Southwest Rift Zone remain stable.

Source: USGS / HVO.

Vue aérienne du sommet du Mauna Loa (Crédit photo : USGS)

Dans la caldeira sommitale (Photo : C. Grandpey)

Caldeira sommitale avec le cône de 1940 (Photo: C. Grandpey)

Zones éruptives du Mauna Loa (Source: USGS / HVO)

Coulée de lave de 1926 (Photo: C. Grandpey)

En cas d’éruption…(Photo : C. Grandpey)

 

Hawaii: Coronavirus et pas d’éruption! // COVID-19 and no eruption !

Comme l’Europe, Hawaï est infectée par le coronavirus. Le Parc National des Volcans reste ouvert, mais modifie son fonctionnement pour favoriser la distanciation sociale. Le Visitor Center du Kilauea est fermé, mais les toilettes sont ouvertes. L’hôtel de la Volcano House ainsi que les restaurants sont fermés.
Tous les sentiers et points d’observation restent ouverts. La plupart des sentiers et campings à l’intérieur du Parc sont ouverts. Les permis doivent être récupérés en personne par une fente dans la porte du bureau qui les délivre.
Les visites de groupes sont limitées à 10 personnes ou moins et les guides doivent appliquer des procédures de distanciation entre les personnes.
L’entrée dans le Parc des Volcans est actuellement gratuite. .

Voici quelques nouvelles sur l’activité volcanique. Pas grand-chose à se mettre sous la dent d’un point de vue volcanique car le Kilauea n’est pas en éruption. Pas de lac ou de coulée de lave! Le HVO indique qu’il n’y a guère eu de changements géologiques depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018. Les émissions de SO2 sont faibles au sommet et inférieurs aux limites de détection sur le Pu’uO’o et dans la Lower East Rift Zone. La pièce d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de prendre lentement du volume. Ses dimensions sont d’environ 100 mètres sur 200 mètres. Actuellement, la profondeur est d’environ 28 mètres.
Le HVO ajoute que même s’il n’y a pas d’éruption en ce moment, il reste des zones où la température au sol reste élevée, avec des émissions de gaz résiduelles à proximité des fissures qui se sont ouvertes en 2018 dans la Lower East Rift Zone. Les coulées de lave de l’éruption de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Les visiteurs sont priés de ne pas y pénétrer et de ne pas y garer leurs véhicules. .
Depuis le 25 juin 2019, le niveau d’alerte du Kilauea est : Normal / Vert.
Source: HVO et journaux locaux.

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Like Europe, Hawaii has been infected by COVID-19 coronavirus. Volcanoes National Park remains open, but is modifying operations to promote social distancing. Kilauea Visitor Center is closed, but restrooms are open. Volcano House hotel, restaurants are closed.

All previously open trails and overlooks are open. Most of the backcountry is open for hiking and camping. Backcountry permits are retrieved in person through a slot in the backcountry office door.

Commercial tours are limited to 10 people or less and guides must enforce social distancing procedures.

All entrance fees are temporarily suspended until further notice.

 

Here is some news about volcanic activity. There is not much to be seen from a volcanic point of view as Kilauea is not erupting. No lava lake and no lava flow! HVO indicates that there have been minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. SO2 emission rates are low at the summit and are below detection limits at Pu’uO’o and the lower East Rift Zone. The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. Its dimensions are approximately 100 metres by 200 metres. The current depth is about 28 metres.

HVO adds that although not currently erupting, areas of persistently elevated ground temperatures and minor release of gases are still found in the vicinity of the 2018 lower East Rift Zone fissures. Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.
Since June 25th, 2019, Kilauea’s alert level has been at Normal / Green.

Source: HVO and local newspapers.

Attention! Photo souvenir qui ne reflète en rien la réalité actuelle sur le Kilauea! (Photo: C. Grandpey)

Les mesures GPS à Hawaii // GPS measurements in Hawaii

Le Global Positioning System (GPS) est un système américain de navigation par satellite conçu à l’origine pour des applications militaires, mais qui est devenu extrêmement populaire et largement utilisé. En plus de la constellation américaine, il existe trois autres systèmes de navigation par satellite (GNSS) dans le monde : GLONASS (Russie), Galilée (Europe) et BeiDou (Chine). Les nouveaux récepteurs GNSS peuvent suivre simultanément plusieurs constellations de satellites, ce qui améliore la précision.
À Hawaii, le HVO exploite un réseau GNSS de 67 stations réparties sur toute l’île, mais avec priorité aux zones de déformation telles que les zones de rift. Ces stations GNSS de haute précision fournissent des données aux scientifiques 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.
Le principe de fonctionnement est le suivant : les satellites GNSS émettent des ondes radio qui se déplacent à la vitesse de la lumière et transmettent des informations sur la position exacte du satellite et l’heure actuelle. L’antenne au sol prend en compte les signaux radio de plusieurs satellites et les transmet au récepteur qui calcule l’emplacement exact selon un processus appelé trilatération. Un système GNSS de haute précision peut déterminer un emplacement avec une marge d’erreur de seulement quelques millimètres.

Actuellement, la constellation GPS américaine compte 33 satellites opérationnels en orbite à une altitude de 20 000 km. Pour localiser avec précision l’emplacement d’une station GNSS, le récepteur doit recevoir en continu des données pendant six heures au moment où les satellites traversent l’horizon en vue de la station. Quatre satellites sont nécessaires pour calculer un emplacement 3D, mais généralement un récepteur GNSS en suit huit ou plus pour calculer une position plus précise.
Plusieurs facteurs peuvent affecter le signal GNSS et la précision des emplacements qui en dépendent. L’ionosphère et la troposphère, couches de l’atmosphère à travers lesquelles se déplacent les ondes radio, peuvent retarder les signaux radio, mais cela peut être corrigé avec des modèles atmosphériques. Il est important que les antennes GNSS fonctionnent dans un environnement bien dégagé,  sans interférence d’objets comme des arbres ou des bâtiments.
Pour obtenir une vue globale des déformations d’un volcan, le HVO effectue également chaque année des mesures sur le terrain sur le Mauna Loa et le Kilauea. Au cours de ces missions, le personnel du HVO place des récepteurs GPS temporaires et des antennes sur des supports – des disques de laiton qui ont été arrimés au sol – et les scientifiques laissent l’équipement en place pendant quelques jours sur chaque site. Le support du récepteur montre généralement une croix à l’intérieur d’un triangle qui sert de point de référence pour le centrage de l’antenne.
Au cours de chaque mission de mesures, le personnel du HVO revient sur les sites de mesures afin de collecter les données et déterminer si la station a bougé. Les données ainsi collectées permettent de calculer à la fois la position horizontale et verticale – comme on le fait pour la latitude, la longitude et l’altitude – et ainsi d’évaluer les variations par rapport aux relevés précédents.
Des campagnes de levés GPS sont conduites sur le Mauna Loa et le Kilauea depuis le milieu des années 1990. Elles fournissent des données extraordinairement précises sur la déformation de ces volcans. En plus du Mauna Loa et du Kilauea, le Hualalai et l’Haleakala sont inspectés périodiquement (tous les trois à cinq ans) dans le cadre du programme de surveillance des volcans par le HVO.
Source: USGS / HVO.

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The Global Positioning System (GPS) is a US satellite-navigation system originally designed for military use but now an extremely popular and widely used technology. In addition to the US constellation, there are three other Global Navigation Satellite Systems (GNSS): GLONASS (Russia), Galileo (European) and BeiDou (China). New GNSS receivers can simultaneously track multiple constellations of satellites , which provides improved accuracy.

In Hawaii, HVO operates a 67-station GNSS network spread out across the island but concentrated near persistent deforming features like rift zones. These high-precision GNSS stations give scientists a 24/7 record.

GNSS satellites send out radio waves that travel at the speed of light and transmit information about the exact position of the satellite and the current time. The antenna on the ground listens to the radio signals from multiple satellites and passes them to the receiver which calculates the exact location using a process called trilateration. High-precision GNSS equipment and analysis can determine a location down to less than a centimetre.

Currently, the American GPS constellation has 33 operational satellites orbiting at an altitude of 20 000 km. To accurately pinpoint the location of a high-precision GNSS station, the receiver must continuously receive data for six hours as satellites arc across the horizon in view of the station. Only four satellites are needed to calculate a 3-D location, but typically a GNSS receiver will track eight or more to calculate a more precise position.

There are several factors that affect the GNSS signal and accuracy of derived locations. The ionosphere and troposphere, layers of the atmosphere through which the radio waves travel, introduce delays in the radio signals that can be corrected with atmospheric models. It is important for GNSS antennas to have enough clear “sky view” without object interference suchas trees or buildings.

To get a more complete view of the deforming volcano, HVO also conducts yearly campaign surveys on Mauna Loa and Kilauea. During these surveys, HVO staff place temporary GPS receivers and antennas on benchmarks – permanent brass disks that have been drilled into the ground – and leave the equipment in place for a couple of days at each site. The benchmark typically has a cross inside a triangle that serves as a reference point for centering of the antenna.

During each survey, HVO staff returns to these benchmarks to collect data and determine how the point has moved. Data collected allow to calculate both a horizontal and vertical location, similar to latitude, longitude, and altitude and thus to evaluate the change from prior surveys.

Campaign of GPS surveys have been conducted on both Mauna Loa and Kilauea since the mid-1990s, providing extraordinary records of volcano deformation. Along with Mauna Loa and Kilauea, Hualalai and Haleakala are surveyed periodically (every three to five years) as part of HVO’s volcano monitoring program.

Source : USGS / HVO.

Station GPS sur le flanc sud du Kilauea (Crédit photo : USGS)

Réouverture du Thurston Lava Tube (Hawaii) // Reopening of the Thurston Lava Tube (Hawaii)

Confirmant ce que j’écrivais sur ce blog le 2 février 2020, le Thurston Lava Tube a officiellement rouvert au public dans le Parc National des Volcans d’Hawaii, après l’éruption du Kilauea qui a obligé à sa fermeture pendant plus d’un an.
Ce tunnel de lave très touristique, également connu sous le nom de Nāhuku, était fermé depuis le 4 mai 2018, suite à un séisme de M 6,9 et quatre mois d’activité éruptive et sismique du Kilauea.
Le tunnel de lave sera ouvert 24h / 24 et sera éclairé de 8h à 20h. Les touristes doivent apporter une lampe de poche et prévoir des piles supplémentaires s’ils visitent le site avant 8 h ou après 20 h.
Pendant l’éruption, plusieurs gros blocs se sont détachés du plafond du tunnel et de nouvelles fissures sont apparues. Deux détecteurs de fissures ont été installés et un bloc qui dépasse de la voûte a été marqué à la peinture pour éviter que les gens se cognent et se blessent. Le système d’évacuation de l’eau stagnante sur le sol a été amélioré et la ligne électrique qui alimente les toilettes a été remplacée.
Le parking de Nāhuku a également été endommagé lors de l’éruption et a dû être modifié. Le stationnement est désormais limité à 30 minutes. Les visiteurs peuvent également se garer sur d’autres sites, notamment les parkings de la Devastation Trail et du belvédère du Kilauea Iki.
Pendant la fermeture, de longues racines d’ohi’a (arbustes actuellement menacés par une maladie) ont traversé la plafond du tunnel et touchent le sol dans certaines zones. Il y a également des colonies de matière microbienne qui laissent des taches blanches sur les parois du tunnel. Il est demandé aux touristes de ne pas toucher les parois du tunnel ou les racines. Ces caractéristiques naturelles uniques ont probablement réapparu en raison de l’absence de visiteurs depuis plus d’un an.
Le tunnel de lave a été découvert en 1913 par Lorrin Thurston, un éditeur de journaux locaux et un ardent défenseur de la création du parc national. Son nom hawaïen, Nāhuku, signifie «les protubérances» ; il fait peut-être référence aux stalactites de lave qui ornaient autrefois la voûte du tunnel mais qui ont malheureusement disparu à cause des collectionneurs de souvenirs. Gare à la malédiction de Pele !
Source: Journaux hawaïens.

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Confirming what I wrote in a post released on February 2nd, 2020, Thurston Lava Tube in Hawaii Volcanoes National Park has officially reopened to the public after the eruption of Kilauea shut it down for over a year.

The popular lava tube, also known as Nāhuku, had been closed since May 4th, 2018, following an M 6.9 earthquake and four months of eruptive and seismic activity at Kilauea Volcano.

The lava tube will be open 24 hours a day, and will be lit from 8 a.m. to 8 p.m. Visitors must bring a flashlight and extra batteries if visiting before 8 a.m. or after 8 p.m.

During the eruption, several large rocks were dislodged from the lava tube’s ceiling, and new cracks appeared. Two crack monitors were installed, and a low-hanging rock is visibly marked off to prevent head injuries. Drainage was improved to reduce standing water on the cave’s floor, and the electrical line to the bathroom was replaced.

The parking lot at Nāhuku was also damaged during the eruption and had to be modified. Parking is now limited to 30 minutes. Visitors can also park at alternate sites, including Devastation Trail and Kilauea Iki Overlook.

During the closure, long, delicate roots from ohi’a trees (currently threatened with a disease) that grow on top of the lava tube grew down through the ceiling to touch the floor in some areas. There are also large colonies of white microbial matter on the lava tube walls. Visitors are urged not to touch the lava tube walls or the roots. These unique natural features have likely reappeared due to the absence of people for more than a year.

The lava tube was discovered in 1913 by Lorrin Thurston, a local newspaper publisher and advocate for the establishment of the national park. Its Hawaiian name, Nāhuku, means “the protuberances,” which possibly refers to the lava stalactites that once covered its ceiling. Unfortunately, those have disappeared due to souvenir collectors. Beware of Pele’s curse !

Source : Hawaiian newspapers.

Vue du Thurston Lava Tube (Crédit photo: Wikipedia)

Rapid Ohi’a Death in Hawaii // Ohi’a en danger de mort à Hawaii

Ce n’est pas de la volcanologie, mais le sujet est étroitement lié au volcan Kilauea à Hawaï. Ceux qui ont visité le Parc National ont forcément admiré la superbe Metrosideros polymorpha, la ōhi’a lehua, dont les fleurs rouges illuminent la végétation.
Il existe une légende hawaïenne liée à l’Ohi’a et à Pele, la déesse du feu et des volcans hawaiiens. Cette légende raconte que si vous cueillez cette fleur, il pleuvra le même jour. Selon la légende, Pele rencontra un jour un beau guerrier nommé Ohi’a. Elle lui demanda de l’épouser, mais Ohi’a avait déjà promis son amour à Lehua. Pele entra en furie quand Ohi’a refusa sa demande en mariage et elle le transforma en arbre tordu.
Lehua connut un grand chagrin. Les dieux eurent pitié d’elle et estimèrent qu’il était injuste de séparer Ohi’a et Lehua. C’est pourquoi ils ont  transformé Lehua en fleur sur l’arbre Ohi’a afin que les deux amants soient unis à jamais. La légende raconte que si vous cueillez cette fleur, vous séparez les amoureux, et ce jour-là il pleuvra.

La réalité d’aujourd’hui est très différente de la légende, mais aussi très inquiétante. En effet, les ohi’a sont victimes d’un fléau, la Rapid Ohi’a Death (ROD) – mort rapide de l’ohi’a – une maladie fongique qui attaque et tue les arbres sur la Grande Ile d’Hawaï. Ce champignon obstrue le système vasculaire de l’arbre, privant d’eau la canopée, et peut tuer les arbres très rapidement. L’ohi’a est une espèce clé dans les forêts hawaïennes, et la ROD peut causer des perturbations majeures dans l’écosystème, avec un impact négatif sur les traditions culturelles, les ressources naturelles et la qualité de vie. Les fleurs sont présentes sur les couronnes qui ornent la tête de la déesse Pele.
Les ohi’a infectés peuvent avoir des branches entières couvertes de feuilles brunes. L’aubier de l’arbre peut présenter des taches sombres et une odeur fruitée, bien que les signes du champignon ne soient pas forcément visibles à l’extérieur de l’arbre. Des tests supplémentaires sont nécessaires pour confirmer la présence de ROD, car l’ohi’a peut également mourir d’autres maladies, de sécheresse et de blessures. On rencontre essentiellement la ROD sur l’île d’Hawaï, bien que des cas aient également été détectés à Maui, O’ahu et Kaua’i.
Le bois du 1000ème ohi’a du Parc national des volcans vient d’être prélevé pour voir s’il est infecté par la ROD. Le personnel du parc recueille des copeaux et les échantillons sont analysés en laboratoire. Si la ROD est confirmée, l’arbre est abattu et couvert pour empêcher une propagation de la maladie dans la forêt environnante.
La ROD a été confirmée sur plus de 100 arbres dans le parc. Depuis sa découverte, la ROD a tué plus de 500 000 arbres sur la Grande Ile d’Hawaii.
Les visiteurs du Parc peuvent aider à prévenir la propagation de la ROD en nettoyant leurs chaussures avant et après une randonnée sur les sentiers. La plupart des entrées de sentiers les plus fréquentés ont une station de brossage des chaussures ; toute la boue et les graines présentes sur les chaussures peuvent être brossées et grattées. Les visiteurs sont priés de ne pas apporter de bois d’ohi’a dans le Parc. On trouvera toutes les recommandations à cette adresse :

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

J’ai déjà écrit deux articles alertant de ROD:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

et
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

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This is not volcanology, but it is closely connected to Kilauea Volcano in Hawaii. Those who have visited the National Park have inevitably seen the very nice Metrosideros polymorpha, the ōhi’a lehua, whose red blossoms illuminate the trees.

There is an interesting Hawaiian legend tied to the Ohi’a tree and to the volcano goddess, Pele. This story explains that if you pluck this flower, it will rain on the same day. The legend says that one day Pele met a handsome warrior named Ohi’a and she asked him to marry her. Ohi’a, however, had already pledged his love to Lehua.  Pele was furious when Ohi’a turned down her marriage proposal, so she turned Ohi’a into a twisted tree.

Lehua was heartbroken, of course. The gods took pity on Lehua and decided it was an injustice to have Ohi’a and Lehua separated.  They thus turned Lehua into a flower on the Ohi’a tree so that the two lovers would be forever joined together. So remember, Hawaiian folklore says that if you pluck this flower you are separating the lovers, and that day it will rain.

Reality today is very different from the legend, but very sad too. Indeed, ohi’a trees are the victims of a calamity called Rapid Ohi’a Death (ROD), a fungal disease currently attacking and killing the trees on Hawaii Big Island. This fungus clogs the tree’s vascular system, depriving the canopy of water, and may kill the trees very quickly. Ohi’a is the keystone species in Hawaiian forests, and ROD has the potential to cause major ecosystem disturbances that will negatively impact cultural traditions, natural resources, and quality of life. The flowers can be seen on the wreaths on goddess Pele’s head.
Infected ohi‘a trees may have individual branches or entire canopies of recently dead and still attached brown leaves. The tree’s sapwood may have dark and unusual staining and a fruity odour, though signs of the fungus may not be visible on the outside of the tree. Additional testing is needed to confirm ROD, since ohi‘a may also die from other diseases, drought and injury. ROD has been found mostly on Hawaii Island, although cases have also been detected on Maui, O’ahu, and Kaua’i.

The 1,000th Ohi‘a tree has just been tested for ROD within Volcanoes National Park. Park staff collects wood chips and the samples are analyzed in a lab. If ROD is confirmed, the tree will be cut down and covered to prevent further spread of ROD into the surrounding forest.

ROD has been confirmed in over 100 ohi‘a trees in the park. Since its discovery, ROD has killed more than half a million trees on Hawaii Big Island.

Visitors to the park can help prevent the spread of ROD by cleaning their shoes before and after hiking on park trails. Most of the popular trailheads have a boot brushing station where all mud and seeds may be brushed and scraped from footwear. Visitors are asked not to bring ohi’a wood into the park. All the recommendations can be found here:

https://cms.ctahr.hawaii.edu/rod/

I have already written two posts alerting to ROD. They can be found at:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2015/11/29/hawaii-lohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-might-soon-disappear/

and

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/05/01/hawaii-ohia-lehua-en-danger-de-mort-hawaii-ohia-lehua-in-mortal-danger/

Dans la culture hawaiienne, le lien est très fort entre l’ohi’a et la déesse Pele

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

Le HVO, Observatoire des Volcans d’Hawaii, a enregistré un séisme de M 4,2 sous le flanc sud du Kilauea dans la soirée du 2 février 2020. L’épicentre de l’événement a été localisé à environ 12 kilomètres au sud-est de la caldeira du Kilauea, près de la zone de Holei Pali, dans le Parc national des volcans d’Hawaï. L’hypocentre était à une profondeur de 7,6 km. Quelque 300 habitants de Big Island ont déclaré avoir ressenti la secousse qui n’a pas causé de dégâts.
Le séisme n’a pas non plus provoqué de changement dans l’activité du Kilauea ou du Mauna Loa qui ne sont pas en éruption en ce moment. Des répliques ne sont pas exclues.
Le flanc sud du Kilauea a été le site de 20 séismes de magnitude M 4,0 ou plus au cours des 20 dernières années. La plupart sont causés par le déplacement du flanc sud du volcan vers le sud-est au-dessus de la croûte océanique. J’ai écrit plusieurs articles sur ce phénomène, comme ceux-ci:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

Le HVO confirme que l’emplacement, la profondeur et les formes d’onde générées par le dernier séisme vont de pair avec le glissement du flanc sud. L’événement était probablement une réplique de du séisme de M 6.9 enregistré en 2018 en relation avec la phase de stabilisation du volcan.
Aucun tsunami n’a été détecté.
Source: USGS et journaux hawaïens.

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Situé dans le centre du Mexique, le champ volcanique Michoacán – Guanajuato couvre une zone de 250 kilomètres sur 200 kilomètres dans les États du Michoacán et de Guanajuato, d’où son nom. On y observe 1400 anciennes bouches éruptives, principalement des cônes de scories. Les volcans bouclie datent pour la plupart du Pléistocène. La dernière éruption connue dans cette région est celle du Paricutin entre le 20 février 1943 et le 25 février 1943. L’éruption avait un VEI 4 et a été bien documentée. Elle est décrite dans un chapitre de mon livre Killer Volcanoes.
Un essaim sismique affecte actuellement la région de Michoacan-Guanajuato. On ne sait pas si les secousses sont d’origine volcanique ou tectonique. Le centre de la crise sismique est situé près de la ville d’Uruapan (315 000 habitants), la deuxième plus grande ville de l’État du Michoacan. L’agglomération se trouve à l’extrémité ouest des hauteurs de Purépecha, juste à l’est de la région de Tierra Caliente.
Selon le CENAPRED, plus de 1 800 séismes ont été enregistrés depuis le 5 janvier 2020. Les deux événements les plus significatifs avaient des magnitudes de M4,1 les 23 et 30 janvier. Malgré le nombre de séismes, aucun dégât n’a été signalé.
Les séismes ont été localisés à une profondeur d’environ 40 km, ce qui correspond à peu près à l’épaisseur de la croûte terrestre dans la région. Dans le passé, plusieurs essaims semblables d’origine purement tectonique ont été enregistrés dans la région; le plus récent a eu lieu en 2006.
Le Michoacan est une région sismiquement active, et on a enregistré plusoeurs événements majeurs le long de la côte. Au cours des 10 dernières années, 10 secousses de magnitude supérieure à M 5,0 ont été signalées. En février et mars 1997, un essaim sismiquea été détecté près du volcan Tancitaro, dans la partie sud du complexe tectonique du Michoacan.
Les autorités conseillent à la population de prendre en compte les informations fournies par le CENAPRED et la Protection Civile.
Source: CENAPRED, The Watchers.

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La situation est stable sur le Taal (Philippines). Les panaches de vapeur montent jusqu’à 800 m au-dessus du Main Crater. Les émissions de SO2 sont faibles (231 tonnes par jour début février). Selon le DROMIC, il y a 23 915 personnes dans 152 centres d’évacuation, et 224 188 autres personnes séjournent dans d’autres endroits. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS recommande de ne pas entrer sur Volcano Island et le lac Taal, ni dans les villes à l’ouest de l’île dans un rayon de 7 km.
Source: PHIVOLCS.

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Le 31 janvier 2020, une éruption phréatique sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica) a projeté des matériaux sur le flanc N et a généré un panache qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Des lahars ont emprunté les lits des rivières sur le flanc N et ont atteint des zones habitées 7 à 10 km en aval, environ 40 minutes après l’éruption.
Source: OVSICORA.

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L’activité reste intense sur le Fuego (Guatemala), avec en moyenne 5 à 10 explosions stromboliennes chaque heure. Elles génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent  à 4500-4700 mètres d’altitude, avec des retombées de cendre sur les zones sous le vent. Les explosions projettent également des matériaux incandescents jusqu’à 100-300 mètres au-dessus du cratère. Comme précédemment, des coulées de lave avancent dans la ravine Seca.

Source : INSIVUMEH.

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Dans un bulletin publié le 3 février 2020, l’INGV a indiqué que la lave a débordé à nouveau de la partie nord de la terrasse cratèrique du Stromboli (Sicile) Cependant, le débordement s’est limité à la zone sommitale. Le front de coulée de lave se désintégrait rapidement et des blocs roulaient sur la Sciara del Fuoco.
L’amplitude du tremor n’a pas montré de variations significatives pendant ce débordement de lave qui se produit périodiquement depuis quelque temps.
Source: INGV.

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L’Agence météorologique japonaise (JMA) indique que le volcan Kuchinoerabujima dans la préfecture de Kagoshima est entré en éruption en début de matinée le 3 février 2020, avec des nuages de cendre qui sont montés jusqu’à 7000 mètres d’altitude. De plus, des coulées pyroclastiques ont parcouru environ 900 m le long du flanc sud-ouest du cratère.
Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 5)
L’île de Kuchinoerabu est située à 130 km au sud-sud-ouest de Kagoshima. Elle couvre une superficie de 36 km2 et abrite une centaine de personnes.
Source: JMA.

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L’accès à White Island (Nouvelle Zélande) ne sera pas autorisé aux touristes avant longtemps. Les autorités vont désormais réfléchir à deux fois après la catastrophe du 9 décembre et ses 21 morts. De plus, les scientifiques du GNS indiquent que l’activité reste élevée sur le volcan, même si aucune nouvelle extrusion de lave ne s’est produite. Le GNS pense que de nouvelles éruptions explosives restent très improbables. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (le même niveau qu’en décembre 2019 quand l’explosion s’est produite) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Les dernières observations sur le terrain confirment qu’aucune nouvelle extrusion de lave n’a eu lieu et que les émissions de gaz sont inférieures à ce qu’elles étaient il y a deux semaines, mais elles restent élevées. Hormis des émissions mineures de cendre les 23 et 26 décembre 2019, aucune activité explosive n’a été observée depuis l’éruption du 9 décembre 2019. Cependant, même si les émissions de gaz ont diminué, elles restent à des niveaux élevés. Les températures associées aux extrusions de lave restent élevées elles aussi (supérieures à 550 – 570°C).
Les données satellitaires montrent une instabilité de la paroi occidentale du cratère et de la zone où s’est produit le glissement de terrain de 1914.
GNS Science conclut son rapport en indiquant que, bien que très peu probable, une éruption explosive sur la zone des bouches actives reste possible et pourrait se produire sans signe annonciateur.

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L’Observatoire Volcanologique du Piton de la Fournaise (OVPF) recherche un technicien / assistant ingénieur d’exploitation d’instrument pour le réseau de surveillance volcanologique et sismologique de Mayotte

Il s’agit d’un CDD de 12 mois à partir du 15 mars 2020, pour un travail à temps complet

L’OVPF explique que le technicien ou assistant ingénieur a pour mission de participer à l’installation, au développement, à la maintenance des réseaux de surveillance à Mayotte, à Glorieuse et aux Comores en mettant en oeuvre des stations autonomes dont les données sont transmises en temps réel. Il est rattaché à l’équipe technique et sous la responsabilité de la direction technique de l’OVPF.

Toutes les conditions du contrat – attention, c’est un CDD, pas un CDI – avec les qualifications requises, le salaire, etc. se trouvent à cette adresse :

http://www.ipgp.fr/fr/technicien-assistant-ingenieur-dexploitation-dinstrument-reseau-de-surveillance-volcanologique?fbclid=IwAR13y87zYWRPpGZPPKHoDwjx6ASO6uYw4kgBkI30o9w9oPHxZ2eaaKRnGKA

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Here is some news about volcanic activity around the world:

The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) recorded an M 4.2 earthquake beneath Kilauea Volcano’s south flank in the evening of February 2nd, 2020. The epicentre of the event was located about 12 kilometres southeast of Kilauea caldera near the Holei Pali area in Hawaii Volcanoes National Park. The hypocentre was at a depth of 7.6 km. About 300 Big Island residents reported having felt the earthquake which did not cause any damage

The earthquake did not cause any change in the activity of Kilauea or Mauna Loa which are not erupting at the moment. Aftershocks are not excluded.

Kilauea’s south flank has been the site of 20 earthquakes with magnitudes M 4.0 or greater during the past 20 years. Most are caused by abrupt motion of the volcano’s south flank, which moves to the southeast over the oceanic crust. I have written several posts about this phenomenon, like these ones:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/09/04/le-flanc-sud-du-kilauea-kilauea-volcanos-south-flank/

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/03/28/les-seismes-lents-du-kilauea-hawaii-kilauea-volcanos-slow-earthquakes-hawaii/

HVO confirms that the location, depth, and waveforms recorded as part of the last earthquake are consistent with slip along this south flank fault. The earthquake was likely an aftershock of the 2018 M 6.9 event as the volcano continues to settle.

No tsunami was detected..

Source: USGS and Hawaiian newspapers.

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Located in central Mexico, the Michoacán–Guanajuato volcanic field covers an area of 200 kilometres by 250 kilometres in the states of Michoacán and Guanajuato. It contains 1400 inactive eruptive vents, mostly cinder cones. The shield volcanoes are mostly Pleistocene in age. The last known eruption in this region took place at Paricutin volcano between February 20th, 1943 and February 25th, 1943. The eruption had a VEI 4 and has been well documented. It is described in a chapter of my book Killer Volcanoes.

An earthquake swarm is currently affecting the Michoacan-Guanajuato region. It is not known whether the events are volcanic or tectonic in origin. The centre of the seismic crisis is near the town of Uruapan (population 315 000), the second-largest town in the state of Michoacan. The town is located at the western edge of the Purépecha highlands, just to the east of the Tierra Caliente region.

According to CENAPRED, more than 1 800 earthquakes have been recorded since January 5th, 2020. The two largest events had magnitudes of M4.1, on January 23rd and 30th. Despite the number of earthquakes, there are no reports of damage.

The seismic events have been located at a depth of about 40 km, which roughly corresponds to the thickness of the crust in the area. In the past, several similar swarms of purely tectonic origin were recorded in the area ; the most recent one occurred in 2006.

Michoacan is a seismically active region, with several major earthquakes along the coast. Over the past 10 years, 10 seismic events with magnitudes greater than M 5.0 have been reported. In February and March 1997, an earthquake swarm was detected near the Tancitaro volcano, in the southern part of the Michoacan tectonic triangle complex.

Authorities advise residents to follow the information provided by CENAPRED and the Civil Protection.

Source: CENAPRED, The Watchers.

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The situation is stable on Taal Volcano (Philippines). Steam plumes are rising as high as 800 m above the Main Crater. SO2 emissions are low (231 tonnes per day in early February). According to DROMIC, there are 23,915 people in 152 evacuation centres, and an additional 224,188 people are staying at other locations. The alert level remains at 3 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS recommends no entry onto Volcano Island and Taal Lake, nor into towns W of the island within a 7-km radius.

Source: PHIVOLCS.

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On January 31st, 2020, a phreatic eruption at Rincón de la Vieja Costa Rica) ejected material onto the N flanks and generated a plume that rose 2 km above the crater rim. Lahars descended rivers on the N flank and reached populated areas 7-10 km downriver around 40 minutes after the eruption.

Source: OVSICORA.

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Activity is still intense at Fuego Volcano (Guatemala), with 5 to 10 strombolian explosions per hour. They generate ash plumes that may be as high as 4 500- 4 700 metres a.s.l., with ashfall in downwind areas. The explosions also eject incandescent material up to 100 to 300 metres above the crater. Like previously, lava flows are still observed in the Seca drainage.

Source : INSIVUMEH.

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In a bulletin released on February 3rd, 2020, INGV indicated that lava was again overflowing the northern portion of Stromboli‘s crater terrace. However, the overflow was limited to the summit area. The lava flow front was disintegrating on the steep slope and sending rock material rolling down the Sciara del Fuoco.

The volcanic tremor amplitude is not showing significant variations associated with the lava overflow which has happened from time to time during the past weeks.

Source : INGV.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) indicates that Kuchinoerabujima volcano in Kagoshima Prefecture erupted in the early morning of February 3rd, 2020, generating ash clouds up to 7 000 metres above sea level. Moreover, pyroclastic flows travelled about 900 m along the southwest flank of the crater.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 5)

Kuchinoerabu Island is located 130 km south-southwest of Kagoshima. It covers an area of 36 km2 and is home to about 100 people.

Source: JMA.

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Access to White Island will not be allowed to tourists before long. Authorities will think twice after the December 9th disaster and the 21 deaths. What is more, GNS Scientists indicate that the volcano remains in an elevated state of unrest, although no further extrusion of lava has occurred. GNS thinks that further explosive eruptions remain very unlikely. The volcano alert level remains at 2 (the same level when the December explosion happened) and the aviation colour code is kept at Yellow.

The latest on the field observations confirm no further extrusions of lava has occurred and gas fluxes are lower than two weeks ago but remain elevated. Apart from minor ash emissions on December 23rd and 26th, 2019, no explosive eruptive activity has been detected or observed since the December 9th, 2019 eruption.

However, even though the gas output has decreased, it still remains at high levels. The temperatures associated with the lava extrusions remain very hot (greater than 550 – 570°C).

Satellite data shows continued land movement of the west wall of the Main Crater and the 1914 landslide scarp.

GNS Science warns that although very unlikely, an explosive eruption from the active vent area remains possible and could occur with no precursory activity.

Image  rhermique du débordement de lave sur le Stromboli le 3 février 2020 (Source : INGV)

Vue du cratère de White Island (Crédit photo: GNS Science)