Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion: 3) Un vol en ULM avec PLANETAIR 974

Basée à l’aéroport de Pierrefond, pas très loin de Saint Pierre, la compagnie Planetair 974 propose des survols de l’île de la Réunion à bord d’ULM, appareils dotés de moteurs de 100 CV et qui ressemblent à de petits avions. Il y a plusieurs avantages par rapport à un survol en hélicoptère: les vols sont beaucoup moins onéreux (moitié prix) et on voyage en solo avec les pilotes qui sont particulièrement sympathiques et compétents chez Planetair 974. Il est vrai que l’on a affaire à d’anciens pilotes de chasse de l’armée de l’air. Les ULM sont en parfait état et la sécurité est le maître mot dans cette agence. Plusieurs formules sont proposées. J’avais personnellement opté pour un survol du Piton de la Fournaise et des trois cirques. Bruno a tout de suite compris mon attirance pour les volcans et en a rajouté un peu lors du survol du volcan. Quand je vous disais qu’ils sont très sympa…!

Vous trouverez tous les renseignements à cette adresse :

www.planetair974.fr

Voici quelques images glanées au cours de ce périple d’une heure au-dessus de la Réunion…

Photos: C. Grandpey

Quatre bonnes adresses sur l’Ile de la Réunion 1) La meilleure adresse pour un séjour sur l’île

Si je vous dis que je viens de passer un mois dans les Mascareignes, beaucoup d’entre vous vont ouvrir un atlas pour savoir où je suis allé me cacher. Pour leur éviter cette recherche, je vais dire plus simplement que j’ai passé plusieurs semaines sur l’île de la Réunion qui, avec Maurice et Rodrigues, constituent l’archipel des Mascareignes. Au cours de mes conférences, on me demande souvent si je connais ce territoire français baigné par les eaux de l’Océan Indien et qui recèle un volcan particulièrement actif: Le Piton de la Fournaise. Assez bizarrement, j’ai effectué six séjours à Hawaii au coeur de l’Océan Pacifique, mais je n’avais encore jamais mis les pieds à la Réunion. Le volcan Kilauea (Hawaii) et le Piton de la Fournaise (Réunion) sont assez semblables d’un point de vue géologique car ils se trouvent au-dessus de points chauds, et émettent donc des laves très chaudes et très fluides. J’avais été attiré par Hawaii car le Kilauea était en éruption permanente depuis 1983 alors que la Fournaise montre un comportement beaucoup plus fantasque. De plus, je savais que mon ami Guy de Saint Cyr (Agence « Aventure et Volcans ») saurait me conduire au plus près des coulées de lave du Kilauea.

L’âge aidant, je délaisse de plus en plus la toile de tente pour des hébergements plus confortables. Quand mon ami Thierry Sluys m’a téléphoné un jour pour me proposer de venir séjourner dans son gîte réunionnais, je n’ai guère hésité. Il y a quelques années, Thierry, Carine et Amélie ont décidé de quitter les brumes belges pour le soleil réunionnais. Ils ont construit un gîte magnifique à Saint Leu, sur la côte ouest, la plus ensoleillée, contrairement à la côte est qui est balayée par les alizés et les intempéries qu’ils transportent. Il suffit de faire le tour de l’île pour se rendre compte que la végétation n’est pas la même à l’ouest qu’à l’est.

Le superbe gîte « Leu Bleu Austral » se trouve à Etang Saint Leu d’où la vue est superbe sur l’Océan indien. Vous trouverez tous les détails utiles sur les hébergements offerts par le gîte – qui dispose également d’une piscine – en allant sur le site Internet:

https://www.leubleuaustral.fr/fr/accueil

Comme le dit fort justement le Guide du Routard, « les chambres, réparties dans une grande maison à flanc de montagne, sont nickel, tout confort, et aménagées avec soin ».Chacune a sa petite terrasse. « On est rudement bien ici!! »  « Vous serez accueillis comme des amis. »

Voici quelques photos du gîte et sa vue imprenable sur l’océan…..

Le gîte dispose d’un parking privé, un luxe à la Réunion!

D’entrée, on plonge dans l’ambiance volcans…

Des hébergements très confortables…

Ambiance tropicale…

Piscine avec vue sur l’Océan Indien…

Photos: C. Grandpey

Les volcans sur RTF Limoges 95.4

Le dimanche 28 avril 2019, on discute VOLCANS dans le Café des Amis de Pierre Lajudie sur Radio Trouble Fête (RTF), la plus ancienne des radios associatives du Limousin. L’émission est diffusée de 14 heures à 16 heures. Si vous ne pouvez pas l’écouter lors de sa première diffusion, pas de problème, un podcast sera à votre disposition en cliquant sur ce lien :

http://www.rtflimoges.com/radio-rtf-limoges-toutes-les-emissions

Photo: C. Grandpey

Les volcans à Verneuil sur Vienne (Haute Vienne)

J’aurai le plaisir de présenter une conférence intitulée « Volcans et risques volcaniques »  le mercredi 3 avril à 18 heures à la Médiathèque de Verneuil sur Vienne (Haute Vienne).

Séismes et volcans sont souvent associés dans la pensée populaire. Il est malheureusement encore impossible de prévoir les tremblements de terre. Le but de la conférence est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu ? Sommes-nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent ? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaierai de répondre.

Mon exposé se poursuivra avec une vidéo sur le Parc National de Yellowstone avec ses geysers et ses sources chaudes. C’est un super volcan dont l’éruption est redoutée car elle serait particulièrement destructrice.

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A voir dans les locaux de la médiathèque mon exposition « Etna, de glace et de feu » jusqu’au 26 avril 2019.

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Yellowstone: Grand Prismatic Spring (Photo: C. Grandpey)

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Les prochaines conférences sont signalées dans la colonne de gauche de ce blog.

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Etna: Explosion dans le Cratère Central (Photo: C. Grandpey)

Mon cher ‘shutdown’ // My dear shutdown

L’information qui suit ne concerne ni les volcans ni les glaciers, mais elle mérite d’être signalée.

Le ‘shutdown’ est terminé aux États-Unis, au moins pour les prochains jours, mais il va coûter très cher à l’administration fédérale. En effet, par manque de personnel au sein du National Park Service (NPS) chargé de surveiller les parcs nationaux, certains d’entre eux ont subi des dégâts à cause du vandalisme. Par exemple, les responsables du NPS affirment qu’il faudra probablement plus de 300 ans pour que le Joshua Tree National Park se remette des dégâts subis lors du ‘shutdown.’
Les parcs nationaux sont généralement fermés pendant les périodes de ‘shutdown’, mais l’administration Trump a décidé de les maintenir ouverts, avec des rangers en sous-effectif et donc le risque de les voir se dégrader pendant plus d’un mois. Seuls huit rangers étaient sur place pour superviser les 3 200 kilomètres carrés du Joshua Tree National Park pendant le ‘shutdown’. Des bénévoles ont proposé de remplacer les rangers, mais cette aide s’est révélée largement insuffisante.
En conséquence, plusieurs actes de vandalisme ont été signalés, avec de nouvelles routes imaginées par des automobilistes et la destruction d’arbres de Josué. Profitant de accès libre au Parc et du personnel réduit au minimum, certains visiteurs ont conduit leurs véhicules hors des routes, souillé des rochers avec des graffiti, allumé des feux de camp illégaux et abattu certains des arbres qui ont donné son nom au Parc. Les arbres de Josué ne poussent que de deux à sept centimètres par an et atteignent généralement environ 1,5 à 3 mètres avant de commencer à produire des fleurs. Le plus grand arbre duParc atteint 12 mètres de hauteur. On pense que la durée de vie moyenne d’un Josuah Tree est d’environ 150 ans, mais certains grands arbres sont probablement beaucoup plus âgés que cela.
J’ai visité le Josuah Tree National Park en 2017. Même si ce n’est pas le parc le plus fascinant d’Amérique de l’Ouest, il est très intéressant pour les arbres, les cactus et la flore que l’on trouve dans les zones désertiques. Il se trouve dans le sud-est de la Californie, à environ 230 km de Los Angeles. Il héberge deux écosystèmes désertiques bien distincts, le Mojave et le Colorado.
Source: Médias américains.

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The following piece of information does not concern volcanoes and glaciers, but it is worth mentioning.

The shutdown is over in the U.S., at least for the next few days, but it will cost the federal administration a lot of money. Indeed, with no more – or very little – National Park Service (NPS) staff to control the national parks, some of them suffered a lot of damage because of vandalism. For instance, NPS officials say it could take Joshua Tree National Park up to 300 years to recover from the damage it sustained during the shutdown.

National parks usually close during government shutdowns, but the Trump administration decided to keep them open, leaving them understaffed and vulnerable to misuse for over a month. Just eight rangers were on hand to oversee Joshua Tree’s 3,200 square kilometres during the shutdown. Some volunteers offered to replace the rangers but they proved largely insufficient.

As a consequence, several incidents were reported, with new roads being created by motorists and the destruction of Joshua trees. With the gates open and minimal staff, some visitors drove their vehicles off roads, graffitied rocks, started illegal campfires and cut down some of the famed trees that lend the park its name. Joshua trees grow just two to seven centimetres a year and usually reach about 1.5 to 3 metres before they start to produce blossoms. The tallest tree in the park rises to 12 metres above the ground. It is thought the average lifespan for a Joshua tree is about 150 years, but some of our largest trees may be much older than that.

I visited Josuah Tree National Park in 2017. Although it is not the most fascinating park in West America, it is very interesting for the trees, the cacti and the flora to be found in desert areas. The Park is located in SE California, about 230 km from Los Angeles. It includes two distinct desert ecosystems, the Mojave and the Colorado.

Source: U.S. news media.

Photos: C. Grandpey

Manque de neige : Attention à la casse sur les pistes !

Le manque de neige se fait cruellement sentir dans les plupart des stations de ski françaises, en particulier dans les Pyrénées. Avec beaucoup de ruse et d’efforts, certaines stations ont réussi à ouvrir une piste ou deux, ce qui entraîne une très forte concentration de skieurs sur ces rares espaces enneigés. Le froid a rendu le manteau neigeux très dur, provoquant une série d’accidents qui a poussé la préfecture de Haute Savoie à lancer un appel à la vigilance, alors que deux personnes ont perdu la vie et qu’une quinzaine de skieurs se sont blessés ces derniers jours. Les blessures sont les mêmes que d’habitude, avec fractures de membres, de la colonne, traumatisme crânien, etc. D’après les médecins de l’hôpital de Bourg Saint Maurice en Savoie, ce qui augmente, c’est le nombre de skieurs qui se blessent, avec parfois une centaine de personnes aux urgences. Le nombre de fractures du fémur a pratiquement doublé.

Le préfet de la Haute-Savoie ajoute que l’attention des skieurs et des randonneurs doit être tout particulièrement portée sur les itinéraires classiques qui sont souvent rendus difficilement praticables voire impraticables. Les sorties en hors-piste sont également particulièrement déconseillées, aux pratiquants qui ne disposent pas des compétences avérées, notamment sur des itinéraires encore non tracés qui peuvent comporter des plaques instables, tout particulièrement au-dessus de 2000 mètres.

Image webcam à la Mongie (Pyrénées)

Réchauffement climatique: Pas de neige, pas de ski ! // No snow, no skiing !

Je ne cesse de le répéter: c’est quand les gens ne pourront plus skier, faute de neige, qu’ils prendront réellement conscience de la gravité du réchauffement climatique. Le manque de neige dans nos massifs va avoir des conséquences économiques non négligeables. Faute de touristes en hiver, les stations vont voir leurs revenus fondre….comme neige au soleil. Celles qui se sont endettées lourdement pour financer les canons à neige vont se trouver dans une situation financière particulièrement difficile. Comme je l’ai indiqué dans mon livre « Glaciers en Péril », la neige de culture ne durera qu’un temps car les températures seront trop élevées pour permettre le déclenchement des enneigeurs. De plus, avec la fonte des glaciers, de nombreuses communes vont être confrontées à des problèmes d’alimentation en eau et il faudra alors utiliser celle stockée dans les réserves prévues pour les canons à neige.

Cette situation très sombre pour les années à venir en montagne est déjà en train de se profiler dans les Pyrénées où le manque de neige se fait cruellement sentir pendant ces vacances de Noël. Seules 13 stations, sur la trentaine que comptent les Pyrénées françaises, ont partiellement ouvert leurs domaines aux skieurs. Selon l’Observatoire Pyrénéen du Changement Climatique (OPCC), l’épaisseur de neige dans les Pyrénées pourrait diminuer de moitié et les températures maximales moyennes augmenter de 1,4 à 3,3 degrés d’ici à 2050. En 35 ans, la moitié des glaciers pyrénéens ont déjà fondu. La date d’ouverture des stations de ski a été largement retardée par rapport à quelques décennies en arrière. Ce retard atteint jusqu’à 55 jours pour les stations de basse altitude.

Les Alpes sont plus hautes et bénéficient d’un climat plus continental. Même si l’enneigement est en net déclin, la pénurie de poudreuse prendra un peu plus de temps à se faire sentir, mais elle interviendra un jour ou l’autre. Au mois d’avril dernier, une étude du Centre national de recherches météorologiques français prédisait « une réduction massive des quantités de neige naturelle sur les massifs montagneux au cours du 21ème siècle. On peut lire qu’ »au col de Porte, près de Grenoble, l’épaisseur moyenne de neige en hiver a été réduite de 40 % pour la période 1990-2017 par rapport à la période 1960-1990, pour une augmentation de la température de l’air de 1°C. Si on atteint les 2°C, l’épaisseur du manteau neigeux diminuera de près d’un tiers, et la durée d’enneigement sera raccourcie d’encore 34 jours. […] Les hivers bien enneigés seront de plus en plus rares et les hivers peu enneigés de plus en plus fréquents. » Selon l’OCDE, on peut raisonnablement penser que d’ici 2050, 80 des 300 stations de ski de moyenne montagne (situées entre 1 000 et 2 000 mètres d’altitude) sont menacées de fermeture, faute d’enneigement.

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I keep repeating it: When people can no longer ski because of the lack of snow, they will really become aware that global warming is no joke. The lack of snow in our mountains will have significant economic consequences. For lack of tourists in winter, the resorts will see their incomes melt … like snow in the sun. Those that have heavily indebted themselves to finance snow cannons will find themselves in a particularly difficult financial situation. As I mentioned in my book « Glaciers en Péril« , artificial snow will only last for a while because the temperatures will be too high to trigger the snow guns. In addition, with the melting of glaciers, many municipalities will face water supply problems and will have to use the water stored for snow cannons.
This very dark situation for years to come in our mountains is already emerging in the Pyrenees where the lack of snow is sorely felt during these Christmas holidays. Only 13 resorts, in the thirty or so of the French Pyrenees, have partially opened their domains to skiers. According to the Pyrenees Observatory of Climate Change (OPCC), snow thickness in the Pyrenees could decrease by half and average maximum temperatures increase from 1.4 to 3.3 degrees Celsius by 2050. In 35 years, half of the Pyrenean glaciers have already melted away. The opening date of ski resorts has been significantly delayed compared to a few decades back. This delay reaches up to 55 days for low altitude resorts.
The Alps have higher altitudes and enjoy a more continental climate. Although the snow is in decline, its shortage will take a little longer to be felt, but it will come one day or another. Last April, a study by the French National Meteorological Research Centre predicted « a massive reduction in the amount of natural snow on the mountain ranges during the 21st century. » One can read that « at the Col de Porte, near Grenoble , the average snow depth in winter was reduced by 40% for the period 1990-2017 compared to the period 1960-1990, for an increase of the air temperature of 1°C. If 2°C is reached, the thickness of the snow layer will decrease by almost a third, and the snow cover will be shortened by another 34 days. […] Winters with a lot of snow will be more and more rare and the dry winters more and more frequent. »According to the OECD, it is reasonable to think that by 2050, 80 out of the 300 mid-mountain ski resorts (between 1,000 and 2,000 metres above sea level) are likely to close due to the lack of snow.

A La Mongie, à 1800 mètres d’altitude, le manque de neige est évident, même sur les versants qui ne reçoivent pas le soleil. Les températures sont trop élevées pour pouvoir activer les canons à neige (Capture d’image de la webcam le 1er janvier 2018).