1er avril 2026 : Hawaï n’oublie pas le tsunami de 1946 // April 1st, 2026 : Hawaii remembers the 1946 tsunami

Cette année à Hawaï, en ce 1er avril 2026, le test mensuel du système d’alerte par sirène coïncide avec le 80ème anniversaire du tsunami de 1946 qui a frappé les îles hawaïennes, causant la mort de 158 personnes.
Le 1er avril 1946, Hilo et la côte environnante furent frappées par le tsunami le plus dévastateur de l’histoire moderne d’Hawaï. Le raz-de -marée fut déclenché par un séisme de magnitude M7,4 (bien que certains scientifiques l’estiment aujourd’hui plus proche de M8,5) survenu au milieu de la nuit au large des côtes de l’Alaska. Moins de cinq heures plus tard, des vagues monstrueuses en provenance des îles Aléoutiennes, déferlèrent sur l’État d’Hawaï.

L’USGS précise que, historiquement, deux tsunamis se sont produits durant la première semaine d’avril. Le premier eut lieu le 2 avril 1868 ; il fut provoqué par le puissant séisme qui se produisit ce jour-là près de Pahala. Le séisme de 1868 est estimé à une magnitude d’environ M8,0. 46 personnes ont péri et plusieurs villages hawaïens ont été entièrement détruits par le tsunami qui a suivi. Des témoins oculaires ont estimé la hauteur de la vague entre 7 et 9 mètres.

Plus récemment, le 1er avril 1946, un tsunami provoqué par un important séisme dans les îles Aléoutiennes a causé de graves dégâts à Hawaï.

Un tsunami se caractérise généralement par une succession de vagues qui viennent submerger le rivage. Entre les vagues, généralement espacées de 12 à 20 minutes, le niveau de l’eau baisse et découvre les fonds marins. Souvent, le premier signe de l’arrivée d’un tsunami est un retrait soudain de l’eau du rivage.
En 1946, chacune des huit premières vagues a atteint sa hauteur maximale à des endroits différents. De plus, la première vague n’est pas nécessairement la plus importante. Il est déconseillé de retourner dans les zones côtières basses évacuées avant que toutes les vagues ne soient passées. Les vagues ont atteint une hauteur maximale de 16 mètres au-dessus du niveau de la mer près de l’embouchure de la vallée de Pololu et de 8 mètres à Hilo. À Kaua’i, la hauteur maximale de la vague était de 13 mètres ; à O’ahu, de 9 mètres ; à Moloka’i, de 16 mètres ; et à Maui, de 10 mètres. Dans tous les cas, l’eau a atteint sa hauteur maximale sur la côte nord. À Hawaï, 124 personnes ont péri et près de 600 maisons ont été détruites ou endommagées. Ailleurs dans l’archipel, 38 autres personnes ont trouvé la mort et environ 800 maisons ont été détruites ou endommagées.

Un autre tsunami dévastateur a frappé l’archipel hawaïen le 23 mai 1960. Il a été provoqué par le séisme de Valdivia, de magnitude M9,5, survenu le long des côtes chiliennes. Il s’agit de la plus forte magnitude jamais enregistrée. Ce tsunami a causé peu de dégâts ailleurs dans l’archipel, mais la baie de Hilo a été durement touchée. 61 personnes ont perdu la vie et environ 540 maisons et commerces ont été détruits ou gravement endommagés. Dans la baie d’Hilo, la hauteur des vagues a atteint 10 mètres, contre seulement 1 à 5 mètres ailleurs.

Comme le montrent ces exemples, deux types de tsunamis ont causé des dégâts à Hawaï : ceux générés par de grands séismes lointains et ceux générés par des séismes locaux. Aujourd’hui, les tsunamis générés par des séismes lointains sont suivis par le Tsunami Warning Center (TWC), le Centre d’alerte aux tsunamis du Pacifique, situé à Oahu. Le délai minimal entre le séisme et l’arrivée du tsunami à Hawaï est d’environ 4,5 heures pour les séismes dont : l’épicentre se situe dans le centre des îles Aléoutiennes. Les tsunamis générés par des séismes ailleurs dans le Pacifique peuvent mettre jusqu’à 15 heures pour arriver à Hawaï, notamment pour ceux d’Amérique du Sud. Ces délais sont suffisants pour émettre des alertes et évacuer les zones basses des îles. En revanche, les tsunamis générés par des séismes locaux peuvent survenir très rapidement. Bien que seuls quelques séismes locaux aient été suffisamment puissants pour générer un tsunami au cours de l’histoire, ceux de magnitude M8,0 en 1868 et de magnitude M7,2 en 1975 ont provoqué des tsunamis dévastateurs.

Illustration de la vitesse de propagation des vagues d’un tsunami (Source : TWC)

Avec la croissance démographique sur le littoral hawaïen, tout tsunami d’origine locale représente une sérieuse menace pour les vies et les biens. En raison du court laps de temps (quelques minutes seulement à proximité de l’épicentre) entre un séisme local et le tsunami qu’il peut engendrer, il est peu probable que des alertes adéquates permettant une évacuation ordonnée soient émises. La meilleure solution pour les habitants qui ressentent le séisme est de se réfugier immédiatement sur des points hauts s’ils se trouvent près de la côte, en zone basse. Les pages de la Protection Civile dans l’annuaire téléphonique contiennent des cartes des zones côtières de l’île d(Hawaï indiquant les zones inondables par un tsunami et les itinéraires d’évacuation.

Source : USGS.

Photo: C. Grandpey

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This year in Hawaii, on April 1st, 2026, the monthly all-hazard siren system test aligns with the 80th anniversary of the devastating 1946 tsunami that struck the Hawaiian Islands, leading to the tragic loss of over 100 lives.

On April Foolʻs Day 1946, Hilo and the surrounding coast were hit by the most devastating tsunami in Hawaiʻi’s modern history. The death toll was 158. The tsunami was triggered by an M7.4 earthquake (although some scientists now say it was closer to M8.5) that happened in the middle of the night off the Alaskan coast. Less than five hours later, the monster waves rolled in from the Aleutian Islands, surprising the State of Hawaiʻi.

The USGS specifies that in historical times, two tsunamis occurred during the first week of April. The first of these occurred on April 2, 1868 ; it resulted from the great earthquake that took place that day near Pahala. The 1868 event is estimated to have had a magnitude of about M8.0. Reports indicate that 46 people were killed and several entire Hawaiian villages were destroyed by the tsunami generated from the earthquake. Eyewitnesses estimated that the wave was 7 to 9 meters high.

More recently, on April 1, 1946, a tsunami generated from a large earthquake in the Aleutian Islands caused severe damage in Hawai`i. There is usually a succession of waves during a tsunami, with each crest flooding the shore. Between the crests, which are commonly 12-20 minutes apart, the water level drops and exposes the shallow sea floor. Often, the first indication of the arrival of a tsunami is a sudden withdrawal of water from the shore.

In 1946, each of the first eight wave crests was largest at one place or another; thus, the first wave is not necessarily the largest. One should not return to evacuated low-lying coastal areas until the entire wave series has arrived. The waves reached a maximum height above sea level of 16 meters near the mouth of Pololu valley and of 8 meters at Hilo. On Kaua`i, the maximum height of the wave was 13 meters; on O`ahu, 9 meters; on Moloka`i, 16 meters; and on Maui, 10 meters. In all cases, the water reached its maximum height on the north shore. On Hawai`i, 124 people were killed and almost 600 homes destroyed or damaged. Elsewhere in the islands, 38 additional people were killed and about 800 homes were destroyed or damaged.

Another damaging tsunami hit the islands on May 23, 1960. It was generated by the M9.5 Valdivia earthquake along the coast of Chile. Ite margest magnitude ever recorded. This tsunami caused little damage elsewhere in the islands but the Hilo Bay area was hard hit. 61 people lost their lives and about 540 homes and businesses were destroyed or severely damaged. The wave heights in Hilo Bay reached 10 meters compared to only 1-5 meters elsewhere.

As these examples demonstrate, there are two classes of tsunami that have caused damage in Hawaii: those generated by large, distant earthquakes and those generated by local earthquakes. Today, tsunami generated by distant earthquakes are tracked by the Pacific Tsunami Warning Center on O`ahu. The minimum elapsed time between the earthquake and the arrival of the tsunami in Hawaii is about 4.5 hours for earthquakes in the central Aleutian Islands. Tsunami generated by earthquakes elsewhere around the rim of the Pacific Ocean have elapsed times of as long as 15 hours (for those from South America). These times are adequate to issue warnings and evacuate low-lying areas on the islands. However, tsunami generated by local earthquakes may have extremely short time periods between the earthquake and the tsunami. Although only a few local earthquakes have been large enough to generate tsunami during historical times, the M8.0 event in1868 and the M7.2 in1975 produced tsunami that were large enough to kill people.

With the increasing population along the coastlines of Hawaii, any future locally-generated tsunami pose an even greater threat to life and property. Because of the short time period (as little as a few minutes if you are near the earthquake epicenter) between a local earthquake and a tsunami it could generate, it is unlikely that adequate warnings of orderly evacuation can occur. The best solution for residents who feel the earthquake is to immediately move to higher ground if they are near the coast at low elevation. The Civil Defense pages in the phone book include maps of coastal areas around the island showing the areas where tsunami inundation can occur and the evacuation routes to use.

Source : USGS.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Un essaim sismique incluant plus de 300 événements en 48 heures, a été observé sur la dorsale de Reykjanes, au sud-ouest d’Eldey (Islande) le 23 mars 2026. Le séisme le plus important a atteint une magnitude de M 4,4. Le Met Office islandais indique qu’aucun élément ne permet de relier cette activité sismique à l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes, où l’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi.
Source : Met Office islandais.

Source : Met Office

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L’OVPF a annoncé le 25 mars 2026 la fin de l’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui avait commencé le 13 février 2026. Elle aura duré près de 6 semaines. Le trémor volcanique a signifié la fin de l’événement vers 16h30. L’Observatoire indique dans son bulletin qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif ou reprise de l’activité. Des épisodes similaires ont déjà été observés, avec des reprises brutales de l’activité éruptive après une phase d’arrêt, notamment lors de l’éruption d’août–octobre 2015. Le dégazage se poursuit et des écoulements de lave peuvent rester visibles, en raison de la vidange progressive des tunnels.

Pour rappel, la lave de cette éruption de 41 jours, a traversé la RN 2 le 13 mars 2026 au matin entre Sainte-Rose et Saint-Philippe, un événement qui ne s’était pas produit depuis 2007. Comme en 2007, la lave est ensuite entrée dans la mer pendant la nuit du 16 au 17 mars 2026. Elle a construit une plateforme qui s’avance jusqu’à 200 mètres dans l’océan, et sur un kilomètre en largeur, soit une superficie de plus de 8 hectares. C’est beaucoup moins que les 12 hectares de 2007.

Le préfet a, une nouvelle fois, rappelé la dangerosité du site qui est strictement interdit d’accès.

Crédit photo: OVPF

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L’inflation et le trémor ont repris après la fin de l’Épisode 43 du Kilauea (Hawaï) et se poursuivent en ce moment. Les modèles préliminaires indiquent que les fontaines de lave de l’Épisode 44 pourraient apparaître entre le 5 et le 15 avril 2026. À noter que le fonctionnement des instruments du HVO a été perturbé par la panne de courant qui a accompagnée les récentes intempéries à Hawaï. Les dégâts causés par les inondations sont estimés à plus d’un milliard de dollars dans l’archipel.
Source : HVO.

Crédit photo: presse hawaïenne

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L’activité explosive se poursuit sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie), accompagnée d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Un nouveau bloc de lave continue de se former dans la partie nord du dôme. Les données vidéo et satellitaires montrent que les explosions des 13, 16 et 19 mars 2026 ont projeté des cendres jusqu’à 11,5 km d’altitude ; les nuages de cendres se sont étirés sur 2 000 km au nord-est et à l’est du volcan. Une anomalie thermique a également été détectée. La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch reste Orange. Elle est Jaune pour Bezymianny et le Krasheninnikov.
Source : KVERT.

Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

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Une nouvelle éruption s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 24 mars 2026, avec un panache de cendres qui est monté à 1 300 mètres au-dessus du plancher du cratère. L’événement a duré deux minutes environ. Les autorités ont relevé le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. L’activité a depuis cessé, mais de nouvelles éruptions explosives restent possibles, parfois sans préavis. Les retombées de cendres devraient rester confinées à la zone du cratère et les impacts sur le continent sont considérés comme improbables dans les conditions actuelles.
Comme je l’ai mentionné précédemment, le 12 mars 2026, une faible émission de cendres a été observée, incitant les autorités à relever le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. Cette activité a produit des retombées de cendres qui se sont limitées au plancher du cratère.
Les scientifiques de GeoNet prennent des précautions extrêmes dans leurs mises à jour concernant l’activité volcanique de White Island depuis l’éruption du 9 décembre 2019, au cours de laquelle une explosion soudaine a causé la mort de 22 personnes et en a blessé 25 autres, la plupart grièvement. Les corps de deux victimes n’ont pas été retrouvés. L’accès à l’île est désormais formellement interdit.
Les volcanologues néo-zélandais insistent sur le fait que la surveillance du volcan demeure limitée en raison de l’absence d’instruments sur l’île. De ce fait, la surveillance repose sur des caméras à distance, l’imagerie satellitaire et des vols périodiques d’observation et de prélèvement de gaz. Cette limitation réduit la capacité à détecter des changements subtils d’activité et accroît l’incertitude dans l’évaluation des risques à court terme. GeoNet indique par ailleurs que l’activité volcanique peut reprendre de plus belle avec peu ou pas de signes avant-coureurs. Des événements soudains et potentiellement plus explosifs peuvent affecter le fond du cratère et les environs immédiats de l’île. Cela s’appelle se couvrir !
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité éruptive se poursuit sur le Bulusan (Philippines). La sismicité se compose principalement de petits séismes volcano-tectoniques associés à la fracturation de roches à faible profondeur. Un gonflement des flancs ouest et sud-est est détecté dans les données de déformation du sol. Le 22 mars 2026, le PHIVOLCS a relevé le niveau d’alerte à 1 (deuxième niveau sur une échelle de 0 à 5). Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit également sur le Kanlaon. La sismicité se caractérise par des séismes volcaniques quotidiens et de brèves périodes de trémor volcanique. Les émissions de SO₂ varient de 553 à 2 169 tonnes par jour. Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés du 20 au 23 mars 2026. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 0 à 5. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Source : PHIVOLCS.

Kanlaon (Crédit photo: Phivolcs)

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Des panaches de cendres sont oériodiquement observés sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie). Une éruption survenue le 19 mars 2026 a produit un épais panache de cendres qui s’est élevé à environ 1 km au-dessus du sommet. Le 23 mars, une autre éruption a généré un panache de cendres qui est monté à 400 m au-dessus du sommet. Ces deux événements ont duré moins de trois minutes. Le niveau d’alerte reste à 2 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et la zone d’exclusion s’étend sur un rayon de 4 km autour du Laki-laki.
Source : PVMBG.

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Une lente effusion de lave continue d’alimenter une coulée épaisse dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes/Alaska), notamment dans sa partie sud-ouest. L’activité sismique, très faible, est caractérisée par de petits séismes volcaniques occasionnels et de petits éboulements quotidiens à l’intérieur du cratère. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilande) et la couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Source : Alaska VolcanoObservatory.

Source: AVO

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L’activité éruptive du Reventador (Équateur) reste intense. Le réseau sismique enregistre des explosions, des séismes longue période, des épisodes de trémor harmonique et des trémors associés aux émissions. Les panaches de cendres et de gaz s’élèvent entre 400 et 1 600 mètres au-dessus du cratère. Des anomalies thermiques sont également visibles sur les images satellites. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange (deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive sur le Reventador (Crédit photo: IG)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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An earthquake swarm with over 300 events over 48 hours was observed on the Reykjanes Ridge southwest of Eldey (Iceland,) on March 23, 2026, with the largest earthquake registered as M4.4. The Icelandic Met Office said there are no indications linking the activity to volcanic processes on the Reykjanes Peninsula where magma accumulation continues beneath Svartsengi.

Source : Met Office.

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The OVPF announced on March 25, 2026, the end of the eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which had begun on February 13, 2026. It lasted nearly six weeks. The volcanic tremor signaled the end of the event around 4:30 p.m. The Observatory indicated in its bulletin that no hypothesis is being ruled out regarding the evolution of the situation: definitive cessation or resumption of activity. Similar episodes have already been observed, with sudden resumptions of eruptive activity after a period of cessation, notably during the eruption of August–October 2015. Degassing continues, and lava flows may remain visible due to the gradual emptying of the tunnels.
As a reminder, the lava from this 41-day eruption crossed the RN 2 highway on the morning of March 13, 2026, between Sainte-Rose and Saint-Philippe, an event that hadn’t occurred since 2007. As in 2007, the lava then entered the sea during the night of March 16-17, 2026. It built a platform extending as far as 200 meters into the ocean and one kilometer wide, covering an area of ​​more than 8 hectares. This is much less than the 12 hectares of the 2007 eruption. The Préfet has reiterated the dangerous nature of the site, which is strictly off-limits.

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Inflation and tremor resumed after the end of Kilauea‘s Episode 43 (Hawaii) and are continuing. Preliminary models suggest the forecast window for the onset of Episode 44 lava fountaining is between April 5 and April 15, 2026. It should be noted that the HVO instruments were distubed by th power outage that accompanied the storms in Hawaii. The damage caused by the floods is estimated at more than one billion dollars.

Source : HVO.

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Explosive activity continues at at Sheveluch (Kamchatka / Russia), accompanied by powerful gas-steam activity; a new block of lava continues to grow in the northern part of the lava dome. Video and satellite data showed: that 13, 16, and 19 March 2026 explosions sent ash up to 11.5 km a.s.l., and ash plumes and clouds moved for 2000 km to the northeast and east of the volcano. A thermal anomaly is detected on the volcano. The Aviation Color Code for Sheveluch remains at Orange. It is Yellow for Bezymianny and Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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A new eruption occurred at White Island (New Zealand) on March 24, 2026, producing a dark grey ash plume rising to about 1 300 m above the crater floor over about two minutes.. Authorities raised the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. Activity has since ceased, but further explosive events remain possible with little or no warning. Ashfall is expected to remain confined to the crater area, and impacts on the mainland are considered unlikely under current conditions.

As I put it previously, on March 12, 2026, a weak ash emission was observed, prompting authorities to raise the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. That activity produced ashfall confined to the crater floor

GeoNet scientists have taken extreme precautions in their updates about volcanic activity at White Island.since the eruption of 9 December 2019 when a sudden explosion caused the deaths of 22 people and injured 25 others, most of them critical. The bodies of two victims were not recovered. Access to the island is strictly prohibited.

Local volcanologists insist that monitoring of the volcano remains limited due to the absence of operational instruments on the island. As a result, monitoring relies on remote cameras, satellite imagery, and periodic observation and gas flights. This limitation reduces the ability to detect subtle changes in activity and increases uncertainty in short-term hazard assessment. GeoNet states that volcanic activity could re-escalate with little or no warning. Sudden and potentially more explosive events could affect the crater floor and the immediate vicinity of the island.

Source : GeoNet.

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Eruptive activity is still observed at Bulusan (Philipines). Seismicity mostly consists of weak volcano-tectonic earthquakes associated with rock fracturing at shallow depths. Inflation of the west and soutn-east flanks is detected in ground deformation data. On 22 March 2026, PHIVOLCS raised the Alert Level to 1 (the second lowest level on a scale of 0-5). The public os reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Eruptive activity also continuesat Kanlaon. Seismicity consists of daily volcanic earthquakes and short periods of volcanic tremor. SO2 emissions range from 553 to 2,169 tonnes per day. Several periods of ash emissions were visible during 20-23 March 2026. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Periodic ash plumes are observed at Lewotobi Laki-laki (Indonesia). An eruptive event on 19 March 2026 produced a dense ash plume that rose around 1 km above the summit. On 23 March another eruptive event produced an ash plume that rose 400 m above the summit. Both events lasted under three minutes. The Alert Level remains at 2 (level 2 on a scale of 1-4) and the exclusion zone is a radius of 4 km from the center of Laki-laki.

Source : PVMBG.

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Slow lava effusion continues to feed a thick flow in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska), particularly to the south-west. Very low seismic activity is characterized by occasional small volcanic earthquakes and daily small rockfalls within the crater. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code remains at Orange.

Source : Alaska VolcanoObservatory.

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Eruptive activity at Reventador (Ecuador) continues at a high level. The seismic network records explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with emissions. Ash-and-gas plumes are rising 400-1,600 m above the crater. Thermal anomalies are also identified in satellite images. Ashfall has been reported in areas downwind. The alert level is kept at Orange (the second level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Une hausse significative de la sismicité a été détectée au niveau du complexe volcanique de l’Atka (îles Aléoutiennes) entre le 14 et le 15 mars 2026. De petits séismes et des épisodes de trémor mineurs ont été observés, ainsi que des niveaux élevés de SO₂ sur les images satellitaires. Cette activité accroît la probabilité d’éruptions explosives sur le Korovin, l’un des volcans du complexe volcanique de l’Atka. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée). .
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion), débutée le 13 février 2026, se poursuit. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan. Le champ de lave présente toujours deux bras principaux. Le front du bras nord reste figé à environ 2,6 km de la RN2, à une altitude d’environ 660 m. Le bras sud s’est divisé en plusieurs bras secondaires qui poursuivent leur progression avec des vitesses très variables liées à la topographie et à la végétation.

Après avoir traversé la route nationale 2 lors de la journée du 13 mars, la lave a atteint l’océan le 16 mars vers 00h20. En amont de la route, plusieurs résurgences et bras secondaires de coulées sont visibles côté sud mais leur progression est très lente et ne présente pas à l’heure actuelle de menace pour la RN2.

 Source : OVPF

Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue de se constituer et de s’élargir. Elle avance actuellement d’environ 130 mètres en mer. Plusieurs bras secondaires se forment en aval de la RN2 avant l’arrivée en mer de la coulée.

L’arrivée de la lave dans l’océan génère un panache principalement constitué de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique (HCl) et de particules fines.

Source : OVPF

 Crédit photo : OVPF

L’OVPF lance régulièrement des appels à la prudence. En m’appuyant sur mon expérience personnelle à Hawaï, j’ai publié sur ce blog une note mettant en évidence les risques liés à l’arrivée de la lave dans la mer :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

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Le Parc national des volcans d’Hawaï est resté fermé plusieurs jours en raison des dégâts causés par les intempéries qui ont frappé la Grand Île. Le parc est resté sans électricité ni internet et les accès ont été fermés. Les routes et les sentiers ont été endommagés, avec des arbres tombés, des branches entravant le passage. Le personnel du parc continue à évaluer les dégâts, et s’efforce de dégager les routes et les sentiers. Une partie du Parc a été rouverte le 18 mars, mais de nombreux secteurs restent inaccessibles.Un nouvel épisode de très mauvais temps était prévu le 19 mars 2026.

Source : National Park Service.

L’inflation et le trémor ont repris après la fin de l’Épisode 43 du Kilauea (Hawaï) et se poursuivent en ce moment. Les modèles préliminaires indiquent que les fontaines de lave de l’Épisode 44 pourraient apparaître entre le 30 mars et le 8 avril 2026.
Source : HVO.

Capture d’écran de l’Épisode 43

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L’activité explosive se poursuit sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie). Une explosion a produit un panache de cendres qui s’est élevé à environ 10,4 km d’altitude le 16 mars 2026. La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch reste Orange. Elle est Jaune pour Bezymianny et le Krasheninnikov.
Source : KVERT.

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Plus de 23 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous le système volcanique de Svartsengi (Islande) depuis l’éruption de juillet 2025. Les données publiées le 17 mars 2026 par le Met Office islandais montrent qu’il s’agit de la plus importante accumulation de magma entre deux éruptions depuis le début de l’activité sur la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar en décembre 2023.

 

Évolution de l’accumulation de magma sous Svartsengi (Source : Met Office)

Les mesures de déformation indiquent que l’afflux de magma sous Svartsengi s’est poursuivi à un rythme lent mais régulier ces derniers mois, à une profondeur estimée à environ 4 km sous la surface. Le soulèvement du sol à Svartsengi depuis le début de l’activité volcanique fin 2023 dépasse désormais environ 1 mètre. La phase actuelle de recharge en magma dure depuis environ 224 jours depuis la fin de la dernière éruption, ce qui en fait la période d’accumulation continue la plus longue enregistrée au cours de cette séquence éruptive. Selon le Met Office, si le magma continue de s’accumuler, le scénario le plus probable reste une intrusion magmatique entre Svartsengi et la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar, avec au final une possible éruption fissurale. L’emplacement le plus probable d’une future fissure se situe entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell, où plusieurs éruptions ont eu lieu depuis décembre 2023. Cependant, la zone d’ouverture potentielle des fissures pourrait s’étendre sur une plus grande superficie, de Grindavík au sud jusqu’ au nord-ouest de Keilir.
Les scientifiques soulignent que la longue pause observée depuis la dernière éruption ne signifie pas que la séquence éruptive sur la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar est terminée.
Source : Met Office.

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L’éruption se poursuit à Ambae (Vanuatu). Selon le VAAC de Wellington, des panaches quotidiens de gaz, de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet. Un fort signal de SO₂ a été identifié sur les images satellites. La sismicité demeure élevée.

Le ministère de la Santé a déclaré qu’au 12 mars 2026, aucun décès ni aucune blessure n’avait été signalé suite à cette activité, bien que d’importantes retombées de cendres continuent d’affecter les zones principalement au sud et à l’ouest du centre éruptif. Ces retombées ont localement endommagé des jardins et contaminé les sources d’eau. On observe une augmentation des maladies liées à l’exposition aux cendres et aux gaz, ainsi qu’à la contamination de l’eau. 52 personnes ont décidé d’aller vivre dans d’autres régions. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : VMGD.

Vue du centre éruptif dans le lac Voui (Crédit photo: Wikipedia)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec les explosions stromboliennes habituelles à un rythme de 6 à 13 événements par heure. Elles génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Des grondements sont audibles et des ondes de choc sont ressenties par la population. Les explosions projettent parfois des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet et provoquent occasionnellement des avalanches incandescentes sur les flancs du volcan. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

Explosion sur le Fuego (Crédit photo: INSIVUMEH)

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L’activité éruptive continue sur le Kanlaon (Philippines), avec des séismes volcaniques quotidiens et deux épisodes de trémor enregistrés le 15 mars 2026. Les émissions quotidiennes de SO₂ varient de 434 à 2 021 tonnes.
Une éruption modérément explosive le 15 mars a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 5 km au-dessus du sommet. De gros blocs incandescents ont été projetés jusqu’à 1 km du cratère. La station de surveillance la plus proche du cratère a été endommagée par les flammes. Des coulées pyroclastiques ont dévalé la partie supérieure du flanc sud jusqu’à 1 km de distance. Une onde de choc a produit un grondement sourd, audible jusqu’à 18 km de distance. Des retombées de cendres d’intensité variable ont été signalées dans 55 districts répartis dans 12 localités de la région centrale de l’île de Negros.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).

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Toujours aux Philippines, l’éruption du Mayon se poursuit, avec des coulées de lave et des effondrements au niveau du dôme sommital, des coulées pyroclastiques, des éboulements incandescents, des panaches de cendres, des coulées de lave actives et parfois une activité strombolienne mineure. Les émissions de cendres et de gaz s’élèvent jusqu’à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
Le 17 mars, 4 020 personnes étaient hébergées dans 12 centres d’évacuation, et 86 autres étaient accueillies chez des amis ou des proches.
Source : PHIVOLCS.

Incandescence au sommet du Mayon

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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A substantial increase in seismicity was detected at the Atka volcano complex (central Aleutian Islands) between March 14 and March 15 2026.  Small earthquakes and weak tremor have been observed, and elevated levels of SO2 have been detected in satellite data. This activity increases the likelihood of explosive events at Korovin, one of the volcanoes within the Atka complex. As a consequence, the Aviation Color Code has been raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Source : AVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, continues. Only one eruptive site remains active on the south-southeast flank of the volcano. The lava field still has two main branches. The front of the northern branch remains stationary approximately 2.6 km from the RN2 highway, at an altitude of about 660 m. The southern branch has split into several secondary branches that continue their advance at highly variable speeds due to the topography and vegetation.

After crossing the RN2 highway on March 13, the lava reached the ocean on March 16 at approximately 12:20 a.m. Upslope of the road, several resurgences and secondary lava flows are visible on the south side, but their progress is very slow and does not currently pose a threat to the RN2.

At the point of contact between the lava and the ocean, a platform continues to form and widen. It currently extends about 130 meters into the sea. Several secondary channels form downslope of the RN2 before the lava flow reaches the sea. Source: OVPF.

The arrival of lava in the ocean generates a plume primarily composed of water vapor, hydrochloric acid (HCl), and fine particles. A platform is also being built. Based on my personal experience in Hawaii, I published a post on this blog highlighting the risks associated with lava entering the sea. https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

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Hawaii Volcanoes National Park remained closed for several days due to damage caused by severe weather that struck Hawaii’s Big Island. The Park was without power and internet, and access points were closed. Roads and trails were damaged, with fallen trees and branches blocking passage. Park staff continue to assess the damage and are working to clear roads and trails. A portion of the park reopened on March 18, but many areas remain inaccessible. Extremely poor weather conditions were again forecated on March 19, 2026.
Source: National Park Service.

Inflation and tremor resumed after the end of Kilauea‘s Episode 43 (Hawaii) and are continuing. Preliminary models suggest the forecast window for the onset of Episode 44 lava fountaining is between March 30 and April 8, 2026.

Source : HVO.

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Explosive activity continues at at Sheveluch (Kamchatka / Russia). An explosion produced an ash plume that rosec to about 10.4 km altitude on March 16, 2026. The Aviation Color Code for Sheveluch remains at Orange. It is Yellow for Bezymianny and Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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More than 23 million cubic meters of magma have accumulated beneath the Svartsengi volcanic system (Iceland) since the July 2025 eruption. Monitoring data released March 17, 2026, by the Icelandic Met Office show this is the largest magma accumulation between eruptions since activity began on the Sundhnúksgígar crater row in December 2023.

Deformation measurements show that magma inflow beneath Svartsengi has continued at a slow but steady rate in recent months at a depth estimated at about 4 km below the surface. Ground deformation measurements show that land uplift at Svartsengi since the onset of volcanic unrest in late 2023 now exceeds about 1 meter. The current magma recharge phase has now lasted approximately 224 days since the end of the last eruption, making it the longest continuous accumulation period recorded during the present eruption sequence.

According to the Met Office, if magma continues to accumulate, the most likely development remains a magma intrusion from Svartsengi toward the Sundhnúksgígar crater row, potentially producing a new fissure eruption. The most probable location of a future fissure is between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell, where multiple eruptions have occurred since December 2023. However, the zone where fissures could open may extend across a wider area, from Grindavík in the south toward areas northwest of Keilir.

Scientists note that the long pause since the last eruption does not indicate that the eruption sequence on the Sundhnúksgígar crater row has ended.

Source : Met Office.

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The eruption at Ambae (Vanuatu) continues. According to the Wellington VAAC, daily gas, steam, and ash plumes rise as high as 2.5 km above the summit.There is a strong SO2 signal identified in satellite images. Seismicity remains high.
The Ministry of Health stated that as of 12 March no deaths or injuries as a result of the activity had been reported, though heavy ashfall continued to impact areas mainly to the S and W. The ashfall damaged gardens and contaminated local water sources. There is an increase in illnesses associated with ash and gas exposure and water contamination. 52 people voluntarily evacuated to other areas. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5),

Source : VMGD.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with the usual Strombolian explosions at rates of 6-13 events per hour. They generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.2 km above the summit. Rumbling sounds can be heard and shock waves can be felt. Explosions occasionally eject incandescent material as high as 300 m above the summit and sometimes produce incandescent avalanches on the flanks. Ashfall is reported in areas downwind.

Source : INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines) with daily volcanic earthquakes, and on 15 March 2026 two periods of volcanic tremor. Daily SO2 emissions range from 434 to 2,021 tonnes per day.
A moderately explosive eruption on 15 March generated an ash plume that rose 5 km above the summit. Large incandescent blocks were ejected as far as 1 km from the crater. The monitoring station closest to the crater was damaged after being engulfed in fire. Pyroclastic flows descended the upper S flank as far as 1 km. A shockwave produced a booming or rumbling sound, heard up to 18 km away. Various amounts of ashfall were reported in 55 districts in 12 municipalities across the central Negros Island Region.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5).

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Still in the philippines, the eruption at Mayon continues, characterized by lava effusion and collapses at the summit dome, pyroclastic density currents (PDCs), incandescent rockfalls, ash plumes, active lava flows, and occasional minor Strombolian activity. Emissions rise as high as 800 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale).

On 17 March a total of 4,020 people were staying in 12 evacuation shelters, and an additional 86 people were staying with friends or relatives.

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Interconnexion des systèmes glaciaires

En s’appuyant sur l’analyse de sédiments glaciogéniques de la dernière période glaciaire, des chercheurs ont mis en évidence un recul simultané des glaciers de moyenne altitude dans les deux hémisphères terrestres. L’étude internationale, menée par l’Ifremer a été publiée dans la revue Nature Geoscience. Selon ces scientifiques, un réchauffement global aurait précédé et déclenché la « bascule bipolaire », un phénomène responsable de l’évolution opposée du climat des hémisphères Nord et Sud lors des stades d’Heinrich, c’est-à-dire des épisodes de refroidissement extrême survenus dans l’hémisphère Nord durant la dernière période glaciaire. Cette découverte souligne les connexions profondes qui existent au sein du système climatique terrestre.

Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques français, allemands et australiens ont analysé des sédiments glaciogéniques prélevés au large de la Nouvelle-Zélande grâce à des carottages sous-marins. Les sédiments glaciogéniques sont produits par l’érosion et le transport glaciaire ; ils sont donc les témoins de l’activité des glaciers passés ou présents Ces archives naturelles ont permis aux chercheurs de reconstituer 70 000 ans d’histoire des glaciers de l’hémisphère Sud.

 Localisation de la zone d’étude [Source : Nature Geoscience (2026)]

La comparaison de ces données avec celles issues des glaciers européens et nord-américains révèle un résultat inattendu : les glaciers des deux hémisphères ont connu des phases de recul simultanées. Ce synchronisme est constaté lors des stades d’Heinrich, épisodes de refroidissement brutal de l’Atlantique Nord, consécutif à un réchauffement planétaire global générant un déversement massif d’eau douce dans l’océan.

Cet afflux d’eau douce a entraîné un ralentissement de la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique (AMOC). Ce ralentissement de l’AMOC a provoqué un refroidissement de l’Atlantique Nord alors qu’une accumulation de chaleur se produisait simultanément dans l’hémisphère Sud. C’est ce phénomène de transfert d’énergie entre les pôles que les glaciologues ont baptisé “bascule bipolaire”.

Cette fonte simultanée des glaciers néo-zélandais, européens et nord-américains, remet en question l’idée d’un simple “basculement” climatique entre hémisphères. Jusqu’à présent, ce concept s’appuyait essentiellement sur l’étude des glaces du Groenland et de l’Antarctique. Les nouvelles observations montrent qu’un réchauffement planétaire global a précédé chaque épisode de fonte glaciaire au cours des stades d’Heinrich, et ce malgré un refroidissement localisé dans l’Atlantique Nord.

Les scientifiques concluent que ce réchauffement global a constitué un prérequis à la mise en place de la « bascule bipolaire », laquelle s’est produite dans un second temps, en réponse au ralentissement de l’AMOC.

En reliant la réponse simultanée des glaciers des deux hémisphères à d’anciens bouleversements climatiques, l’étude internationale démontre à quel point le système climatique terrestre est complexe, sensible et interconnecté.

Source : IFREMER.

 Les calottes glaciaires de notre planète sont plus interconnectées qu’on le pendait jusqu’à présent