Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’effusion de lave, les coulées pyroclastiques, les épisodes de trémor et les émissions élevées de dioxyde de soufre (SO2) se poursuivent sur le Mayon (Philippines). Au cours de la semaine écoulée, le PHIVOLCS a enregistré 187 séismes volcaniques, 398 éboulements, 10 signaux associés à des coulées pyroclastiques tandis que les émissions de SO2 atteignaient une moyenne de 9 028 tonnes par jour. Les panaches de cendres s’élèvent souvent jusqu’à 1 200 m au-dessus du sommet.
Le niveau d’alerte 3 est maintenu pour le volcan.

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Toujours aux Philippines, une éruption modérément explosive s’est produite sur le Kanlaon le 9 juillet 2026 et a duré trois minutes. Le panache de cendres s’est élevé à une hauteur estimée entre 2 et 3 km au-dessus du sommet. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les pentes supérieures du flanc sud-est sur une distance d’au moins 1 km. Des signalements sur les réseaux sociaux ont indiqué que des blocs atteignant 30 cm de diamètre avaient été éjectés dans un rayon de 5 km, touchant certains secteurs de la ville de Kanlaon (située à 10 km à l’est-sud-est) et de la province du Negros Oriental. Ces projections ont atteint une distance record depuis l’éruption du 3 juin 2024. Une onde de choc a également généré une détonation audible jusqu’à 35 km de distance. Des retombées de téphras ont été observées sur une bande longue et étroite s’étendant vers l’est, et concernant au moins 31 barangays répartis sur 12 municipalités et sept villes de trois provinces.
Le niveau d’alerte pour le Kanlaon reste fixé à 2 (sur une échelle de 0 à 5) ; il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un rayon de 4 km autour du volcan, et les pilotes sont invités à éviter de survoler les abords du sommet.
Source : PHIVOLCS.

Exemple de séquence éruptive sur le Kanlaon

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Le 11 juillet 2026, le Kīlauea (Hawaï) a commencé à montrer les signes précurseurs de l’Épisode 51n avec de faibles projections de lave au niveau de la bouche nord.

Le 14 juillet, le HVO a signalé la reprise d’une activité préliminaire de faible intensité, avec un débordement de lave depuis la bouche nord, puis de la bouche sud le 15 juillet. En conséquence, le HVO a fait passer le niveau d’alerte du Kilauea de « Advisory » (surveillance conseillée) à « Watch » (Vigilance), et a relevé la couleur de l’alerte aérienne du Jaune à l’Orange.

L’activité a commencé à s’intensifier fortement vers 6 heures (heure locale) le 15 juillet à la bouche nord et a évolué en fontaines en dôme, comme lors des épisodes précédents.

Vers 8h30, les fontaines en dôme ont évolué en fontaines de lave plus classiques et beaucoup plus hautes, comme lors des épisodes précédents. La bouche sud est restée inactive.

Selon le HVO, les fontaines de lave ont atteint 290 mètres de hauteur et les débits d’effusion ont culminé à environ 300 mètres cubes par seconde. Le panache de cette éruption s’est élevé jusqu’à 5 400 mètres au-dessus du niveau de la mer.

L’Épisode 51 a pris fin le 15 juillet 2026 à 16 h 46 (heure locale), après plus de huit heures ininterrompues de fontaines de lave. Les retombées de téphras se sont limitées à la zone du Parc national des volcans d’Hawaï. Aucune retombée n’a été signalée dans les zones habitées. Le volume de lave émis est estimé à 5,1 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
La fin de l’Épisode 51 a vu le passage d’une phase de déflation sommitale à une phase de gonflement. Un Épisode 52 est fort probable dans les prochains jours.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 51

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Les signes d’un regain d’activité ont été observés sur le volcan sous-marin Ahyi (îles Mariannes du Nord) grâce à des images satellites au cours des dernières semaines. De petites zones d’eau décolorée ont été observées à moins de 500 mètres du volcan, les 1er, 7 et 11 juillet 2026. De tels phénomènes ont également été observés par intermittence sur des images satellites au cours des derniers mois. Ces zone de décoloration de l’eau de mers résultent probablement d’un dégagement de gaz dans la colonne d’eau ; ils pourraient aussi provenir d’un dégazage hydrothermal intense ou être associés à une éruption effusive.
L’activité éruptive du volcan sous-marin Ahyi peut présenter un danger pour les navigateurs se trouvant à proximité du volcan. La profondeur du sommet a diminué lors d’éruptions récentes pour atteindre 55 mètres sous le niveau de la mer. Toutefois, l’absence de données locales en temps réel rend impossible la prévision ou l’émission d’alertes concernant des éruptions imminentes.
Une éruption sous-marine explosive a été détectée par les sismomètres entre le 24 et le 25 avril 2001, grâce à une station située sur l’atoll de Rangiroa (archipel des Tuamotu). Une autre éruption a été détectée entre le 24 avril et le 17 mai 2014, à l’aide de données provenant de sismomètres installés sur des volcans des îles Mariannes du Nord et de réseaux d’hydrophones situés sur l’île de Wake. L’éruption de 2014 a formé un nouveau cratère près du sommet du volcan. L’activité éruptive la plus récente a débuté en 2022.
La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement au Jaune et à Advisory (surveillance conseillée).
Source : USGS.

Source: USGS

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L’Alaska Volcano Observatory (AVO) m’a informé qu’une petite explosion du Korovin (complexe volcanique d’Atka / Alaska) a été détectée grâce aux données sismiques et infrasonores dans la matinée du 16 juillet 2026. La couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été relevés respectivement à la couleur Jaune et à Advisory (surveillance conseillée). Aucune émission n’a été observée sur les images satellites. D’éventuelles retombées de cendres ne devraient guère s’étendre au-delà des flancs supérieurs du volcan.
Le complexe volcanique d’Atka constitue la partie nord de l’île d’Atka, située à environ 1 761 km au sud-ouest d’Anchorage. Ce complexe comprend plusieurs édifices récents, notamment le Korovin, le mont Kliuchef et le Sarichef. Le Korovin (1 553 m) est un stratovolcan qui a été le siège de la majeure partie de l’activité volcanique historique. Il est entré en éruption à plusieurs reprises au cours des 200 dernières années (notamment en 1973, 1987 et 1998) et a probablement connu de faibles émissions de cendres en 2005.
Source : AVO.

Vue du Korovin ‘Crédit photo: AVO)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Krakatau (Indonésie). Des panaches de gaz et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 400 m au-dessus du sommet. Une incandescence est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 3 km du cratère actif.

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Toujours en Indonésie, une éruption s’est produite le 12 juillet 2026 au niveau du Kawah Dua (cratère nord) du Karangetang. Une faible activité strombolienne a projeté des matériaux incandescents à environ 100 m au-dessus du sommet, suivie d’une forte détonation qui a propulsé des matériaux incandescents à environ 300 m vers le sud-sud-ouest. Des coulées de lave et des matériaux incandescents ont dévalé les pentes sur 700 à 1 000 m vers le sud et le nord-nord-ouest, et sur 400 m vers l’ouest-sud-ouest. Les matériaux incandescents éjectés ont provoqué des incendies de végétation sur les flancs supérieurs du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 1,5 km des deux cratères.
Source : PVMBG.

Zone à risque autour du Karangetang (Source: VSI)

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Le KVERT signale une effusion de lave continue ainsi qu’une activité explosive au niveau des dômes de lave du Jeune Sheveluch (Kamtchatka). Une anomalie thermique est détectée sur les images satellitaires la plupart su temps. Des explosions survenues le 9 juillet 2026 ont généré des panaches de cendres s’élevant à 10 km au-dessus du niveau de la mer, incitant le KVERT à relever la couleur de l’alerte aérienne au Rouge. Une explosion similaire s’est produite le 14 juillet, avec des panaches de cendres atteignant 10,5 km d’altitude ; la couleur de l’alerte aérienne a de nouveau été portée au Rouge. Aucune autre explosion n’a été enregistrée au cours de la journée et l’alerte aérienne a été ramenée à l’Orange.

Crédit photo: KVERT

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Lava effusion, pyroclastic density currents (PDCs), volcanic tremors, and elevated sulfur dioxide (SO2) emissions continue at Mayon (Philippines). PHIVOLCS recorded 187 volcanic earthquakes, 398 rockfalls, 10 pyroclastic density current signals, and SO2 emissions averaging 9 028 tonnes/day. Ash plumes often rise 1 200 m above the summit.

Alert Level 3 is kept over the volcano.

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Still in the Philippines, a moderately explosive eruption at Kanlaon occurred on 9 July 2026 and lasted three minutes. The ash plume was estimated to have risen 2-3 km above the summit. Pyroclastic flows descended the upper SE flanks at least 1 km. Reports on social media indicated that rock fragments up to 30 cm in diameter were ejected within 5 km, impacting parts of Canlaon City (10 km ESE), Negros Oriental. The ejected ballistics represented the farthest reach of ballistic fragments since the 3 June 2024 eruption. A shockwave produced a booming sound heard up to 35 km away. Tephra fell within a long, narrow swath to the E in at least 31 barangays in 12 municipalities and seven cities of three provinces.
The Alert Level for Kanlaon remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) and pilots are advised to avoid flying close to the summit.

Source : PHIVOLCS.

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On July 11, 2026, Kīlauea (Hawaii) began showing precursor signs of Episode 51n with weak lava spattering at the north vent.
On July 14, the HVO reported a resumption of low-level preliminary activity, with lava overflowing from the north vent, followed by the south vent on July 15. Consequently, the HVO raised Kīlauea’s alert level from « Advisory » to « Watch » and raised the aviation color code from Yellow to Orange.
Activity intensified sharply around 6:00 a.m. (local time) on July 15 at the north vent, evolving into dome fountains, similar to previous episodes.
Around 8:30 a.m., the dome fountains transitioned into more conventional, much higher lava fountains, as seen in earlier episodes. The south vent remained inactive.
According to the HVO, the lava fountains reached heights of 290 meters, and effusion rates peaked at approximately 300 cubic meters per second. The eruption plume rose to an altitude of 5,400 meters above sea level.
Episode 51 ended on July 15, 2026, at 4:46 p.m. (local time), following more than eight hours of continuous lava fountaining. Tephra fallout was confined to the area of ​​Hawaiʻi Volcanoes National Park; no fallout was reported in populated areas. The volume of erupted lava is estimated at 5.1 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The end of Episode 51 marked the transition from a phase of summit deflation to a phase of inflation. An Episode 52 is highly likely in the coming days.
Source: HVO.

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Signs of unrest at Ahyi Seamount (Northern Mariana Islands) have been observed in recent satellite images over the past few weeks. Small plumes of discolored water were observed drifting less than 0.5 km away from the volcano on July 1, 7, and 11, 2026. Small plumes have also been observed intermittently in clear satellite images over the last few months. The plumes are likely the result of gas release into the water column, these could reflect vigorous hydrothermal degassing or be associated with an ongoing effusive eruption.

Eruptive activity at Ahyi Seamount may present a hazard to mariners in the water close to the volcano. The summit has shallowed over the course of previous eruptions to 55 m below sea level, but the lack of local real-time data means that it is impossible to forecast or warn of impending eruptions.

From April 24 to 25, 2001, an explosive submarine eruption was detected seismically from a seismic station on Rangiroa Atoll, Tuamotu Archipelago. Another eruption was detected from April 24 to May 17, 2014, using data from seismometers located on subaerial volcanoes in the Northern Mariana Islands and hydrophone arrays at Wake Island. The 2014 eruption formed a new crater near the summit of the volcano. The most recent eruptive activity began in 2022.

The Aviation Color Code and Volcano Alert Level are being raised to YELLOW and ADVISORY.
Source : USGS.

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The Alaska Volcano Observatory (AVO) has sent me a message saying that a small explosion from Korovin (Atka volcanixc complex / Alaska) was detected in seismic and infrasound data on the morning of July 16, 2026. The Aviation Color Code and Alert Level were raised to YELLOW/ADVISORY. No emissions were observed in satellite images. Fallout of ash, if any, is unlikely to extend much beyond the upper flanks of the volcano.

The Atka volcanic complex forms the northern part of Atka Island, located about 1,761 km southwest of Anchorage. The Atka volcanic complex includes several young vents, including Korovin Volcano, Mount Kliuchef, and Sarichef Volcano. Korovin (1553 m) is a stratovolcano that has been the site of most historical volcanic activity,. It erupted several times in the past 200 years, including 1973, 1987, and 1998, and has likely had small ash emissions as recently as 2005.

Source : AVO.

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Eruptive activity continues at Krakatau (Indonesia). Gas and ash plumes usually rise as high as 400 m above the summit. Incandescence is visible at night. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is askedto stay at least 3 km away from the active crater.

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Still in Indonesia, an eruption occurred at Karangetang’s Kawah Dua (North Crater) on 12 July 2026. Weak Strombolian activity ejected incandescent material around 100 m above the summit, followed by a booming sound that ejected incandescent material about 300 m to the SSW. Lava flows and incandescent material descended 700-1,000 m to the S and NNW, and 400 m to the WSW. The hot ejected material caused vegetation fires on the upper flanks

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the publicis asked to stay at least 1.5 km away from both craters.

Source : PVMBG.

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The KVERT is reporting continuous lava effusion and explosive activity at the lava domes of Young Sheveluch (Kamchatka). A thermal anomaly was identified in satellite images on most days. Explosions on 9 July 2026 generated ash plumes that rose 10 km a.s.l, prompting KVERT to raise the Aviation Color Code to Red. A similar explosion occurred on 14 July with ash plumes that rose 10.5 km a.s.l. The aviation color code was again raised to Red. No additional explosions were recorded throughout the day; the ACC was lowered to Orange.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’activité s’est intensifiée sur le Tokachidake (arc volcanique des Kouriles / Japon). Les données de déformation enregistrent un gonflement persistant à faible profondeur depuis mars 2026. La sismicité près du cratère 62-2 a commencé à augmenter en avril, avec des pics d’activité en mai et juin. Des visites de terrain effectuées les 28 avril et 10 juin ont révélé des émissions de SO₂ de 1 200 et 1 400 tonnes par jour, respectivement ; ces niveaux étaient supérieurs à ceux de mars. Dès avril, des webcams de surveillance ont enregistré une faible incandescence près du cratère 62-2, probablement due à des émissions de gaz à haute température et à la combustion du soufre. Lors de visites de terrain les 16 et 17 juin, les scientifiques ont observé des gaz volcaniques à haute température s’élevant du cratère 62-2 et de la zone fumerollienne de Furiko-sawa. Ils ont également observé des projections répétées d’eau chaude et boueuse dans une partie du fond du cratère. Le 18 juin, le niveau d’alerte a été relevé à 2. (sur une échelle de 1 à 5) et le public a été averti que des produits éruptifs pourraient affecter les zones situées à moins de 1,5 km du cratère.
Source : JMA.

Crédit photo: GVN

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) est actuellement en mode pause. Le gonflement du sommet, la lueur et le dégazage des bouches éruptives se poursuivent, laissant présager un nouvel épisode. Les modèles de prévision indiquent que le début de l’Épisode 50 et ses fontaines de lave devrait se situer entre le 25 et le 27 juin 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Episode 49

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Plusieurs séismes ont été enregistrés sur la Grande Île d’Hawaï ces derniers jours.
Le 22 juin 2026, un séisme de magnitude M3,8 s’est produit à 21 km au sud de Hōnaunau-Nāpōʻopoʻo, à une profondeur de 6 km sous le niveau de la mer.
Le 24 juin 2026, un séisme de magnitude M3,6 s’est produit à 14 km au sud du village de Volcano, à une profondeur de 7 km sous le niveau de la mer.

Le HVO indique que la plupart des séismes dans cette région sont causés par le mouvement du flanc sud du Kīlauea, qui se déplace vers le sud-est sur la croûte océanique. La localisation, la profondeur et les formes d’onde enregistrées lors de ces séismes correspondent à un glissement le long du flanc sud. Ces séismes ne sont pas directement liés à l’activité éruptive en cours du Kīlauea.

Source : HVO.

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L’activité sismique et les émissions de gaz se poursuivent sur le Kupreanof (péninsule d’Alaska), parallèlement à la détection récente d’un soulèvement du sol, en relation avec l’intrusion magmatique en cours sous le volcan. L’activité sismique et les émissions de SO₂ restent élevées depuis le passage du l’alerte aérienne au Jaune et du niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) le 12 mai 2026.
Le Kupreanof n’a connu aucune éruption historique connue. Son histoire éruptive est très peu documentée.
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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Dans son dernier bulletin du 9 juin 2026, l’Institut météorologique islandais indique que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme constant. Environ 27,5 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés depuis la mi-juillet 2025. L’activité sismique demeure faible.

Graphique montrant l’évolution du soulèvement du sol et donc de l’accumulation de magma à Svartsengi (Source : Met Office)

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit, caractérisée par des coulées de lave, des coulées pyroclastiques périodiques, des chutes de blocs incandescents et parfois des panaches de cendres et de gaz. Les émissions de SO₂ s’élèvent en moyenne à 1 082 à 3 157 tonnes par jour.
Le nombre de personnes évacuées reste inchangé ; le 19 juin 2026, 3 977 personnes (1 088 familles) étaient hébergées dans 12 centres d’accueil.
Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: PHIVOLCS

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En Indonésie, l’activité se poursuit sur le Semeru, avec des éruptions quotidiennes enregistrées par le réseau sismique. Les panaches de cendres s’élèvent généralement entre 500 et 1 200 m au-dessus du sommet. Le 19 juin, une coulée pyroclastique a dévalé le flanc sud-est sur une distance de 4,5 km. Le niveau d’alerte reste à 3 et le public est prié de se tenir à au moins 5 km du cratère Jonggring Saloko dans toutes les directions, et à l’écart des ravines en raison du risque de coulées pyroclastiques et de lahars pendant les périodes de fortes pluies. Il est également demandé de se tenir à 500 m des berges de la ravine Kobokan, jusqu’à 17 km au sud-est du sommet.

Toujours en Indonésie, l’éruption du Merapi (île de Java) se poursuit avec de temps à autre des avalanches provoquées par des effondrements du dôme de lave actif situé dans la partie supérieure du flanc sud-ouest. Ces avalanches peuvent parcourir jusqu’à 2 km dans les ravines de Sat/Putih ou de Krasak, sur le flanc ouest. Le 23 juin, une coulée pyroclastique a été détectée par le réseau sismique et 29 avalanches de lave ont dévalé les ravines susmentionnées jusqu’à 2 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à une distance minimale de 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.
Source : PVMBG.

Vue du Semeru (Photo: C. Grandpey)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Activity has intensified at Tokachidake (Kuril volcanic arc (Japan). Deformation data has recorded persistent inflation at shallow depths since March 2026. Seismicity near Crater 62-2 began increasing in April with spikes in the number of events occasionally occurring in May and June. Field surveys conducted on 28 April and 10 June revealed SO2 emission rates of 1,200 and 1,400 tons per day, respectively; these levels were higher than those in March. Beginning in April monitoring webcams had been recording faint crater incandescence near Crater 62-2 possibly from high-temperature gas emissions and from the combustion of sulfur. During field visits during 16-17 June scientists observed high-temperature volcanic gas rising from the 62-2 Crater and the Furiko-sawa fumarole area. They also observed repeated ejections of hot, muddy water from a part of the crater floor. On 18 June, the Alert Level was raised to 2 (on a scale of 1-5) and the public was warned that eruptive products may impact areas within 1.5 km of the crater.

Source : JMA.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) is currently paused. Summit inflation, vent glow and degassing continue, indicating that another episode is likely. Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 50 is likely to begin between June 25 and June 27 2026.

Source : HVO.

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There were several earthquakes on Hawaii Big Island in the past days.

On June 22, 2026, an M3.8 quake occurred 21 km south of Hōnaunau-Nāpōʻopoʻo at a depth of 6 km below sea level.

On June 24, 2026, an M3.6 earthquake occurred 14 km south of the village of Volcano at a depth of 7 km below sea level.

The HVO indicates that most earthquakes in this region are caused by motion of Kilauea’s south flank, which moves to the southeast over the oceanic crust. The location, depth, and waveforms recorded as part of these earthquake are consistent with slip along the south flank. These earthquakes are not directly related to the ongoing eruptive activity on Kīlauea volcano.

Source : HVO.

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Seismic activity and gas emissions continue at Mount Kupreanof (Alaska Peninsula) alongside newly detected ground deformation, consistent with the ongoing intrusion of magma beneath the volcano. Seismic activity and SO2) emissions have remained elevated since the Aviation Color Code and Volcano Alert Level change to YELLOW/ADVISORY on May 12, 2026.

Mount Kupreanof has had no known historical eruptions. Very little is known about its eruptive history.

Source : AVO.

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In its latest update of 9 June 2026, the Icelandic <met Office indicates that uplift at Svartsengi continues at a steady rate. Around 27.5 million cubic metres of magma have accumulated since around mid-July 2025. Seismic activity remains low.

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The eruption at Mayon (Philippinrs) continues, characterized by lava effusion, periodic pyroclastic flows, incandescent rockfalls, and occasional ash-and-gas plumes. SO2 emissions average 1,082-3,157 tonnes per day.
The number of evacuees remaind unchanged ; on 19 June 2026, a total of 3,977 people (1,088 families) were staying in 12 evacuation shelters.

Source : PHIVOLCS.

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In Indonesia, activity continues at Semeru with daily eruptive events recorded by the seismic network. Ash plumes usually rise 500-1,200 m above the summit. On 19 June a pyroclastic flow descended the SE flank as far as 4.5 km. The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay at least 5 km away from the Jonggring Saloko Crater in all directions, and away from the drainages because of the risk of pyroclastic flows and lahars during the periods of heavy rain. and 500 m from the banks of the Kobokan drainage as far as 17 km SE of the summit.

Still in Indonesia, the eruption at Merapi (on Java) continues with occasional lava avalanches produced by the active lava dome on the upper SW flank. They travel as far as 2 km down the Sat/Putih or Krasak drainages on the W flank. On 23 June one pyroclastic flow was seismically detected and 29 lava avalanches descended the above-mentioned drainages as far as 2 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 3-7 km away from the summit, based on location.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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La Palma (Îles Canaries) ne menace plus la côte est des États Unis) // La Palma (Canary Islands) is no longer a threat to the U.S. East coast

Jusqu’à récemment, une théorie répandue parmi les volcanologues affirmait qu’un effondrement majeur de l’île de La Palma, aux Canaries, pourrait déclencher un méga-tsunami dévastateur pour la côte est des États-Unis. Un film catastrophe de 2024, intitulé « La Palma », était même disponible sur Netflix. On y voyait une vague de 30 à 90 mètres de haut s’abattre sur New York, la Floride et toute la côte est américaine.
https://youtu.be/2zFVoLQyWjc

Ce scénario s’appuyait sur une étude de 2001, largement médiatisée, selon laquelle l’effondrement catastrophique d’une partie de l’île de La Palma pourrait provoquer un méga-tsunami dans l’océan Atlantique, avec des vagues de 25 mètres de haut (voire beaucoup plus, selon certains) qui viendraient frapper les côtes orientales de l’Amérique du Nord et du Sud. En théorie, il dévasterait tout, y compris les millions d’habitants de la côte est des États-Unis.

Cependant, aujourd’hui, la plupart des scientifiques ne croient plus à cette théorie. Dans une analyse détaillée, l’USGS indique que le modèle initial reposait sur une hypothèse qui ne correspond plus aux connaissances acquises depuis par les géologues sur l’effondrement des îles volcaniques. La théorie supposait que tout un pan de l’île de La Palma glisserait brutalement dans l’océan, générant une vague gigantesque. Des études récentes montrent que ces effondrements se produisent par étapes successives, et ne sont pas des événements catastrophiques uniques.
L’USGS souligne également que l’amélioration de la modélisation des tsunamis a considérablement modifié la situation. De nouvelles simulations indiquent que même dans le pire des cas, l’effondrement d’un flanc de La Palma produirait probablement des vagues d’environ un à deux mètres de hauteur sur la côte Est, et sûrement pas des vagues de 25 mètres, ni de 30 à 90 mètres comme l’affirme un « scientifique » dans la vidéo mentionnée ci-dessus.
Aujourd’hui, les scientifiques affirment que cette catastrophe planétaire est extrêmement improbable. L’USGS ajoute que les effondrements de volcans des îles Canaries sont rares et se produisent sur des échelles de temps de centaines de milliers d’années, et seraient précédés de signes d’instabilité. On observerait une augmentation de l’activité sismique et des déformations de la surface du sol. De plus, les volcans des îles Canaries entrent régulièrement en éruption – La Palma a connu ses dernières éruptions en 2021, 1971 et 1949 – et les analyses de stabilité des pentes effectuées à La Palma indiquent que la structure de l’île est stable. Il faudrait que le volcan croisse de manière significative pour qu’un effondrement soit envisageable.
Cela ne signifie pas pour autant que les tsunamis d’origine volcanique sont impossibles. L’USGS cite l’exemple de l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883, qui a engendré un tsunami meurtrier avec des dizaines de milliers de victimes. Plus récemment, un possible méga-tsunami de 450 mètres aurait frappé l’Alaska ; il s’agissait du deuxième plus important jamais enregistré.
Tous ces événements nous rappellent avec humilité l’incroyable puissance de l’océan et illustrent la facilité avec laquelle des théories alarmistes peuvent se propager, en particulier sur les réseaux sociaux. Les méga-tsunamis font les gros titres, mais selon l’USGS, le scénario catastrophe des îles Canaries est tout à fait irréaliste.
Source : Surfer Magazine via Yahoo News.

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Comme je l’ai mentionné plus haut, l’Alaska est l’une des régions du monde les plus exposées aux séismes et aux tsunamis. Dans une note publiée le 26 juillet 2025, j’expliquais que l’État subit la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine. L’arc des Aléoutiennes en est la parfaite illustration. Il s’étend sur environ 3 000 km, depuis le golfe d’Alaska à l’est jusqu’à la péninsule du Kamtchatka à l’ouest. La subduction est responsable de la naissance des îles Aléoutiennes et, au large, de la fosse des Aléoutiennes dont la profondeur peut dépasser 7 800 mètres.

Vue de l’ensemble des volcans le long de la zone de subduction entre l’Alaska et le Kamchatka (Source : Alaska Volcano Observatory)

L’histoire sismique de l’Alaska est particulièrement riche. Le premier événement très puissant survenu le long de l’arc au 20ème siècle fut un séisme de magnitude M8,6 sur l’île Shumagin le 10 novembre 1938. Cet événement a été provoqué par la rupture d’une portion de l’arc d’environ 300 km et provoqué un petit tsunami enregistré jusqu’à Hawaï.
Le séisme de magnitude M8,6 sur l’île Unimak le 1er avril 1946, dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, s’est caractérisé par une rupture lente suivie d’un tsunami dévastateur à grande échelle dans le Pacifique, jusqu’aux côtes de l’Antarctique. Bien que les dégâts causés par les secousses sismiques aient été localement peu importants, la vague du tsunami est montée jusqu’à 42 mètres sur l’Ile Unimak et des vagues ont fait des victimes à Hilo (Hawaï). [Voir ma note du 1er avril 2015 à propos de cet événement]
Le puissant séisme suivant a eu lieu dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, près des Iles Andreanof le 9 mars 1957, avec une magnitude de M 8.6. La longueur de la rupture a été d’environ 1200 km, ce qui en fait la plus longue zone de répliques jamais observée le long de l’arc. D’importants dégâts ainsi que des tsunamis ont été observées sur les îles Adak et Unimak, avec des vagues d’environ 13 mètres de hauteur.
Le séisme le plus puissant a été enregistré le 27 mars 1964 dans le Prince William Sound avec une magnitude de M 9.2. C’est actuellement le deuxième plus puissant séisme enregistré dans le monde après celui de M 9,5 au Chili en mai 1960. Il a été généré par une rupture d’environ 700 km entre le Prince William Sound au nord-est et l’extrémité sud de l’île Kodiak au sud-ouest. La secousse principale a été ressentie dans une grande partie de l’Alaska, ainsi que dans certaines parties du Territoire du Yukon et de la Colombie Britannique au Canada. Des dégâts très importants ont été observés à Anchorage avec les glissements de terrain qui ont suivi. Le séisme a également déclenché un tsunami dévastateur qui a causé des dégâts le long du Golfe d’Alaska, de la côte Ouest des États-Unis, et à HawaÏ. Plus de 250 personnes ont été tuées.

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Until rfecently, there was a theory among volcanologists saying that a major collapse on the Canary island of La Palma might trigger a megatsunami that would cause destruction on the eatern coast of the United States. There was even a disaster movie on Netflix from 2024 called La Palma showing a 30- to 90-meter-high wall of water crashing into New York City, Florida, and the entire East Coast.

https://youtu.be/2zFVoLQyWjc

The scenario relies on a widely publicized 2001 study according to which a catastrophic collapse of part of the La Palma island could trigger a massive Atlantic Ocean tsunami capable of sending waves as high as 25 meters (some say much bigger) toward the eastern shores of North and South America. It would, in theory, devastate everything, including the millions of people on the U.S. eastern seaboard.

However, most scientists today no longer believe the theory is valid. In a detailed review of the hypothesis, the U.S. Geological Survey says the original model relied on a key assumption that does not match what geologists have since learned about volcanic island collapses. The theory assumed a single, massive chunk of the island would suddenly slide into the ocean at high speed, generating a gigantic wave. More recent research suggests these collapses occur in smaller, incremental stages rather than one catastrophic event.

The USGS notes that improved tsunami modeling has also changed the picture dramatically. New simulations indicate that even a worst-case collapse scenario would likely produce waves on the East Coast in the range of roughly one or two meters, not 25 meters, or 30 to 90 meters as a social media « scientist » says in the video above.

Today, science affirms for sure that this world-shattering disaster is highly unlikely. The USGS explains that collapses of Canary Island volcanoes are rare, occurring on timescales of hundreds of thousands of years, and should be preceded by signs of flank instability: increases in earthquakes and ground surface deformation. Moreover, Canary Island volcanoes also erupt regularly – La Palma last erupted in2021, 1971 and 1949 – and slope stability analyses conducted at La Palma indicate that the structure is stable. The volcano would have to grow significantly before a collapse was likely.

That does not mean volcano-generated tsunamis are not real. The USGS points to the 1883 eruption of Krakatau (Indonesia) which generated a deadly local tsunami that killed tens of thousands of people. More recently, a supposed 450-meter mega-tsunami hit Alaska ; it was the second largest ever.

All these events are a humble reminder of the ocean’s incredible power and shows the ease with which dramatic theories can spread online. Mega-tsunamis make for attention-grabbing headlines, but according to the USGS, the fearful Canary Islands scenario is definitely not realistic.

Source : Surfer Magazine via Yahoo News.

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As I put it above, Alaska is one of the regions of the world most exposed to earthquakes and tsunamis. In a post published on 26 July 2025, I explained that it undergoes the subduction of the Pacific plate beneath the North American plate. The Aleutian arc is the perfect evidence of this phenomenon. It extends approximately 3,000 km from the Gulf of Alaska in the east to the Kamchatka Peninsula in the west. The subduction is responsible for the generation of the Aleutian Islands and the offshore Aleutian Trench which can be more than 7800 metres deep.
The seismic story of Alaska is particularly rich.

The first very powerful event along the arc during the 20th century was the November 10th1938 M8.6 Shumagin Island earthquake. This event ruptured an approximately 300 km long stretch of the arc and generated a small tsunami that was recorded as far south as Hawaii.
The April 1st, 1946 M8.6 Unimak Island earthquake, located in the central Aleutian arc, was characterized by slow rupture followed by a devastating Pacific-wide tsunami that was observed as far south as the shores of Antarctica. Although damage from earthquake shaking was not severe locally, tsunami run-up heights were recorded as high as 42 metres on Unimak Island and tsunami waves in Hilo (Hawaii) also resulted in casualties. [See my note of April 1st 2015 about this event]
The next powerful earthquake occurred along the central portion of the Aleutian arc near the Andreanof Islands on March 9th 1957, with a magnitude of M8.6. The rupture length of this event was approximately 1200 km, making it the longest observed aftershock zone of all the historic Aleutian arc events. Significant damage and tsunamis were observed on the islands of Adak and Unimak with tsunami heights of approximately 13 metres.
The most powerful earthquake was the March 27th 1964 M9.2 Prince William Sound earthquake, currently the second largest recorded earthquake in the world. The event had a rupture length of roughly 700 km extending from Prince William Sound in the northeast to the southern end of Kodiak Island in the southwest. Significant shaking was felt over a large region of Alaska, as well as in parts of western Yukon Territory, and British Columbia in Canada. Property damage was the largest in Anchorage with the ensuing landslides. The earthquake also triggered a devastating tsunami that caused damage along the Gulf of Alaska, the West Coast of the United States, and in Hawaii. More than 250 people got killed.

Dégel du pergélisol : les rivières d’Alaska virent toujours à l’orange // Thawing permafrost : rivers in Alaska are still turning orange

Concentrations de CO2 : 431,74 ppm (8 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Dans une note publiée le 27 juin 2024, j’expliquais que les rivières et les ruisseaux de l’Alaska changent de couleur, passant d’un beau bleu à un orange rouille, en raison des métaux toxiques libérés par le dégel du pergélisol.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/06/27/rechauffement-climatique-des-rivieres-virent-a-lorange-en-alaska-global-warming-some-rivers-are-turning-orange-in-alaska/

Crédit photo: USGS

Aujourd’hui, en 2026, des scientifiques alertent une nouvelle fois sur le dégel du permafrost provoqué par la hausse des températures dans le monde. Le phénomène libère des métaux dans les cours d’eau. Dans la chaîne de montagnes de Brooks (Brooks Range), des chercheurs ont constaté que le dégel du pergélisol transforme des rivières autrefois limpides, avec une menace pour les poissons, les systèmes alimentaires et les populations en aval.
Une étude publiée dans Communications Earth & Environment a révélé que le dégel du pergélisol est responsable de la coloration orangée observée dans les rivières et les ruisseaux du nord de l’Alaska. Les chercheurs ont identifié deux mécanismes par lesquels la hausse des températures et le dégel des sols gelés anciens transportent le fer dans ces cours d’eau.
Le premier mécanisme se situe en altitude, où le dégel expose des roches riches en pyrite à l’air et à l’eau, déclenchant une pollution par des matériaux acides, généralement associée à l’exploitation minière.
Le second mécanisme se développe dans les zones humides de basse altitude, où le dégel dilate des sols gorgés d’eau et pauvres en oxygène.
Dans ces conditions, les microbes produisent du fer dissous qui s’oxyde ensuite dans les cours d’eau, leur donnant une couleur orange rouille. Les cours d’eau et leurs lits sont recouverts de sédiments orangés. Selon un chercheur ayant participé à des travaux sur le terrain en 2019, cela ressemblait initialement à des « eaux usées. » L’équipe scientifique a ensuite établi un lien entre ces observations et les relevés de température souterraine ainsi que la chimie des cours d’eau, démontrant que le dégel des sols est à l’origine de cette contamination.
Les chercheurs expliquent que de fines particules de fer peuvent rester en suspension dans l’eau sur plus de 100 kilomètres, réduisant sa clarté, enrobant les algues, perturbant les populations d’insectes et obstruant les branchies des poissons.
Ce phénomène exerce une pression sur l’ensemble des chaînes alimentaires, notamment sur le saumon qui dépend de gravières propres et d’écosystèmes aquatiques sains. Les communautés qui dépendent de la pêche pourraient être confrontées à des menaces sur leur sécurité alimentaire et leurs pratiques culturelles à mesure que la crise climatique s’aggrave.
Ce type de pollution est difficile à endiguer. Contrairement à la contamination à proximité d’une mine, la corrosion diffuse causée par le dégel du pergélisol peut se propager sur de vastes territoires. Les chercheurs pensent que des risques similaires pourraient apparaître ailleurs dans le monde, là où le réchauffement climatique rencontre une géologie riche en métaux, notamment dans le nord du Canada, les Andes et les Alpes.

D’après des chercheurs de l’Université d’Alaska, le suivi des températures du sol pourrait permettre aux scientifiques de prédire les futurs problèmes de qualité de l’eau. Selon eux, bien qu’« il soit impossible d’y remédier une fois que le problème est apparu », alerter à l’avance les populations situées en aval pourrait contribuer à protéger les habitats encore épargnés.
Source : The Cool Down via Yahoo News.

Vue aérienne de la Kutuk, dans le nord de l’Alaska, où la belle couleur bleue de la rivière doit cohabiter avec l’eau orange due au dégel du pergélisol (Crédit photo : National Park Service)

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In a post published on June 27, 2024, I explained that Alaska’s rivers and streams are changing color, shifting from a beautiful blue to a rusty orange, due to toxic metals released by thawing permafrost.

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/06/27/rechauffement-climatique-des-rivieres-virent-a-lorange-en-alaska-global-warming-some-rivers-are-turning-orange-in-alaska/

Today, in 2026, scientists warn again that rising global temperatures are thawing long-frozen ground and releasing metals into waterways. In Alaska’s Brooks Range, researchers found that permafrost thaw is transforming once-clear rivers in ways that could threaten fish, food systems, and communities downstream.

A study in Communications Earth & Environment found that thawing permafrost is responsible for the orange discoloration seen in rivers and streams across northern Alaska. The researchers identified two routes by which rising temperatures and the thawing of ancient frozen soil are bringing iron into these waterways.

One starts at higher elevations, where thaw is exposing pyrite-rich rock to air and water, setting off acid rock drainage, a type of pollution more often associated with mining.

The other is unfolding in lower-elevation wetlands, where thaw is expanding waterlogged, low-oxygen soils.

Under those conditions, microbes produce dissolved iron that later oxidizes in streams, turning the water rusty orange. Waterways and streambeds appear coated in orange sediment, a change one researcher said initially looked « like sewage » when it was spotted during fieldwork in 2019. The research team then linked those scenes to underground temperature records and stream chemistry, showing that thawing soil is driving the contamination.

Researchers explain that fine iron particles may remain suspended in the water for more than 100 kilometers, reducing clarity, coating algae, disrupting insect populations, and clogging fish gills.

That puts pressure on entire food webs, including salmon that depend on clean gravel beds and healthy aquatic ecosystems. Communities that rely on fish may face threats to food security and cultural practices as the climate crisis worsens.

This kind of pollution is difficult to stop. Unlike contamination near a mine, diffuse rusting caused by thawing permafrost can spread across vast, remote landscapes. Researchers say similar risks could emerge anywhere warming temperatures intersect with metal-rich geology, including northern Canada, the Andes, and the Alps.

According to University of Alaska researchers, tracking ground temperatures could allow scientists to predict future water-quality problems. While « there’s no fixing this once it starts, » providing downstream communities with advance warning could help protect habitats that are still intact.

Source : The Cool Down via Yahoo News.