Volcans des Aléoutiennes (Alaska) // Volcanoes of the Aleutians (Alaska)

Les dernières mises à jour publiées par l’Alaska Volcano Observatory (AVO) concernent quatre volcans actifs de la région, mais aussi le Katmai.

On observe toujours une certaine activité sur le  Semisopochnoi. La sismicité reste marquée avec des épisodes intermittents de tremor. Aucune activité volcanique n’est observée sur les images satellitaires et aucune activité n’a été détectée dans les données infrasonores de la région. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

Une coulée de lave est toujours présente le long du cône sommital du Veniaminof où on continue à observer une activité sismique élevée,   une incandescence sur les images nocturnes de la webcam, ainsi que des températures de surface élevées dans les données satellitaires. Aucune émission de cendre significative n’a été observée. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.

Une certaine activité est toujours observée sur le Great Sitkin. La sismicité reste élevée. Rien de significatif n’a été observé dans les données infrasonores de la région ou sur les images satellitaires au cours des dernières 24 heures. La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.

De la même manière, une certaine activité continue à être observée sur le Cleveland, avec des températures de surface élevées sur les images satellites. Les images de la webcam ne sont pas exploitables à cause des nuages. Aucune activité significative n’a été détectée dans les données sismiques ou infrasonores. La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.

Ces derniers jours, de forts vents du sud-est à proximité du Katmai et de la Vallée des Dix Mille Fumées ont soulevé la cendre volcanique émise lors de l’éruption du Novarupta en 1912 et l’ont transportée vers le nord-ouest. Ces nuages de cendre n’ont pas été observés sur les données satellitaires, mais des pilotes d’avions ont confirmé la présence d’un nuage de cendre en suspension à une altitude inférieure à 1 200 mètres ; ce nuage s’étirait jusqu’à l’est de King Salmon. La cendre volcanique en suspension est considérée comme dangereuse car elle peut poser des problèmes aux aéronefs et à la santé.
Ce phénomène n’est pas le résultat d’une activité volcanique récente et se produit pendant les périodes de vents violents et d’absence de neige au sol dans la région du Katmai et d’autres jeunes zones volcaniques de l’Alaska. Il n’y a aucune éruption en cours. La couleur de l’alerte volcanique pour tous les volcans de la région du Katmai est Verte.

La couleur de l’alerte aérienne est importante pour les volcans dans cette partie du monde. Ils sont situés dans des zones peu peuplées des Aléoutiennes, mais ils se trouvent le long des couloirs aériens entre l’Asie et les États-Unis. Les volcans sont explosifs et émettent de volumineux nuages ​​de cendre pendant les éruptions. Cette cendre pourrait affecter les avions survolant la région et causer de sérieux problèmes aux moteurs.

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The latest updates released by the Alaska Volcano Observatory (AVO) concern four active volcanoes of the region, as well as Katmai..

Unrest continues at Semisopochnoi. Seismicity remains elevated with intermittent episodes of tremor. No volcanic activity is observed in the satellite data, and no activity has been detected in regional infrasound data. The aviation colour code is kept at Orange.

The emission of a lava flow from Veniaminof‘s summit cone continues, as indicated by continued observations of elevated seismic activity, incandescence in nighttime webcam images, and elevated surface temperatures in satellite data. No significant ash emissions have been observed. The aviation colour code is kept at Orange.

Low-level unrest continues at Great Sitkin. Seismicity remains elevated. Nothing significant has been observed in regional infrasound data or satellite images during the last 24 hours. The aviation colour code is Yellow.

In the same way, low-level unrest continues at Cleveland. Elevated surface temperatures are observed in satellite images. Webcam views have been obscured by clouds. No significant activity has been detected in seismic or infrasound data. The aviation colour code is Yellow.

Strong southeast winds in the vicinity of Katmai and the Valley of Ten Thousand Smokes have picked up loose volcanic ash erupted during the 1912 Novarupta eruption and carried it to the northwest in the past days. No ash has been observed in satellite data, but pilot reports have confirmed a suspended ash cloud below an altitude of 1,200 metres and extending to the east of King Salmon. Suspended volcanic ash is considered hazardous and could be damaging to aircraft and health.

This phenomenon is not the result of recent volcanic activity and occurs during times of high winds and dry snow-free conditions in the Katmai area and other young volcanic areas of Alaska. No eruption is in progress. All of the volcanoes of the Katmai area remain at colour code Green.

The aviation colour code is important for volcanoes in that part of the world. They are located in poorly populated areas of the Aleutians but they lie along the routes of planes that connect Asia with the U.S. The volcanoes are explosive and emit huge clouds of ash during the eruptions. They might affect the planes flying above the region and cause serious problems to the engines.

Volcans des Aléoutiennes avec en Orange le Semipochnoi (le plus à l’est) et le Venieminof (Source : AVO)

Vue de la Vallée des 10 000 Fumées (Photo: C. Grandpey)

Les ours pullulent dans la région. La prudence est de mise lors des randonnées dans le Parc National du Katmai (Photo: C. Grandpey)

Nouvel effondrement glaciaire au Groenland // New glacier collapse in Greenland

Certains vont peut-être dire que je me répète, que je radote, mais c’est la triste réalité. Un effondrement glaciaire majeure a eu lieu au Groenland au début de l’été 2018.

Le 22 juin 2018, une équipe de chercheurs de l’Université de New York a filmé le vêlage du glacier Helheim, au Groenland. Les images sont impressionnantes et sous-entendent des conséquences pour le niveau des océans.

Une gigantesque masse de glace, de 6 kilomètres de large, s’est séparée du glacier et a glissé vers la mer. Le phénomène, qui a duré une trentaine de minutes en réalité, a été accéléré dans cette petite vidéo de 90 secondes :

https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Le vêlage est un phénomène classique sur les glaciers. J’ai personnellement eu l’occasion de l’observer à plusieurs reprises en Alaska, comme ici sur le glacier Sawyer :.

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

Il est facile de comprendre le processus d’un vêlage glaciaire. Un glacier se forme par accumulation de neige sur le continent ; cette neige qui se tasse devient de la glace qui s’écoule sous son propre poids jusque vers la mer. En temps normal, il y a un équilibre entre la quantité de neige qui tombe sur la calotte chaque année et la perte de masse par vêlage. Ce n’est plus le cas aujourd’hui du fait du changement climatique.

Le glacier Helheim fait partie de ceux étudiés par les scientifiques pour mesurer l’ampleur du réchauffement climatique. Le constat est sans appel. Selon les observations de la NASA, le front du glacier a reculé de plus de 4 kilomètres entre 1998 et 2013. Il s’est également perdu une centaine de mètres d’épaisseur pendant cette période.

Les très nombreux icebergs produits lors du vêlage gagnent la mer où ils contribuent à la hausse du niveau de l’eau. Actuellement, le niveau des océans augmente d’environ 3 millimètres par an, dont un millimètre par dilation thermique, 1 millimètre par la fonte des glaciers de montagnes et 1 millimètre par la fonte des calottes arctique et antarctique. Or, ce dernier millimètre n’existait pas dans les années 1990 car les calottes du Groenland et de l’Antarctique étaient dans une situation d’équilibre. L’iceberg qui s’est détaché du glacier de Helheim au mois de juin ne devrait pas provoquer une hausse spectaculaire du niveau de la mer, mais il est la preuve d’un phénomène qui inquiète les climatologues.

Le 28 mai 2008, une équipe de glaciologues avait filmé un vêlage du glacier Ilulissat, dans l’ouest du Groenland. Le film est entré dans le livre Guinness des Records car c’est le plus important événement de ce type jamais filmé. Il a duré 75 minutes. Pour se donner une idée, la hauteur totale de la glace est de 900 mètres, avec une partie émergée de 90-120 mètres

https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

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Some people may say that I repeat myself, but it is the sad reality. A major glacial collapse occurred in Greenland early in the summer of 2018.
On June 22nd, 2018, a team of researchers from New York University filmed the calving of the Helheim Glacier in Greenland. The images are impressive and imply consequences for the level of the oceans.
A gigantic mass of ice, 6 kilometres wide, broke away from the glacier and slid towards the sea. The phenomenon, which lasted about thirty minutes, was accelerated in this small video of 90 seconds:
https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Calving is a frequent phenomenon on glaciers. I personally have had the opportunity to observe it several times in Alaska, as here on the Sawyer Glacier:.
https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

It is easy to understand the process of glacial calving. A glacier is formed by snow accumulation on the continent; this falling snow becomes ice that moves under its own weight toward the sea. Normally, there is a balance between the amount of snow falling on the ice cap each year and the loss of mass by calving. . This is no longer the case today because of climate change.
The Helheim Glacier is one of those studied by scientists to measure the extent of global warming. The conclusion makes no doubt. According to NASA observations, the glacier front retreated more than 4 kilometres between 1998 and 2013. It also lost a hundred metres in thickness during this period.
The numerous icebergs produced at calving reach the sea where they contribute to the rise of the water level. At present, the level of the oceans is increasing by about 3 millimetres per year, of which one millimetre by thermal expansion, 1 millimetre by the melting of mountain glaciers and 1 millimetre by the melting of the Arctic and Antarctic ice caps. However, this last millimeter did not exist in the 1990s because the ice caps of Greenland and Antarctica were in a state of equilibrium. The iceberg that broke away from the Helheim Glacier in June is not expected to cause a dramatic rise in sea level, but it is the evidence of a phenomenon that worries climatologists.
On May 28th, 2008, a team of glaciologists had filmed a calving of the Ilulissat Glacier in West Greenland. The film entered the Guinness Book of Records because it was the most important event of its kind ever filmed. It lasted 75 minutes. To get an idea, the total height of the ice is 900 metres, with 90-120 metres above the water.
https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

Effondrement sur le front du Columbia Glacier (Alaska) [Photo: C. Grandpey]

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Dans son rapport hebdomadaire, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution donne des informations sur l’activité volcanique dans le monde. Voici quelques extraits:

Une activité intense et des émissions de cendre sont observées sur la Sarychev (îles Kouriles). Une anomalie thermique est périodiquement visible depuis le 7 mai 2018, et d’autres anomalies ont été récemment détectées en septembre. Des explosions se produisent parfois sur le volcan et les émissions de cendre montent jusqu’à 3 ou 4 km d’altitude. Le 14 septembre, le KVERT a indiqué que la couleur de l’alerte aérienne avait été portée à l’Orange, avant d’être abaissée à  la couleur Jaune le 17 septembre.
Source: KVERT.

L’éruption du Veniaminof (Alaska) se poursuit. Une coulée de lave a parcouru 800 mètres le long du flanc S du cône sommital, mais reste confinée à la caldeira qui est remplie de glace. On observe également une incandescence nocturne et des émissions sporadiques de gaz. Des températures de surface élevées sont visibles sur les images satellites et la sismicité reste élevée. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Le nouveau dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère du Merapi (Indonésie). Le 16 septembre, son volume était estimé à 112 000 mètres cubes et sa croissance était estimée à 1 600 mètres cubes par jour. Quelques émissions de gaz sont observées au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et les habitants doivent rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

La croissance du dôme de lave se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). On observe des émissions de gaz mêlées parfois de cendre. Des explosions périodiques éjectent de temps à autre des matériaux qui tombent autour du cratère. Le 12 septembre, une explosion associée à un effondrement partiel du dôme a éjecté des matériaux incandescents à 700 mètres au-dessus de la lèvre du cratère et sur les flancs du volcan. Une autre explosion le 13 septembre a généré des panaches de cendre ; elle a également éjecté des matériaux incandescents et généré une coulée pyroclastique qui a parcouru environ 400 mètres. Le niveau d’alerte reste à Orange. Il est demandé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km. .
Source: SERNAGEOMIN.

Les explosions se poursuivent sur le Sabancaya (Pérou), avec une moyenne de 13 événements par jour entre le 10 et le 16 septembre. Les séismes hybrides sont peu fréquents et de faible ampleur. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Sept anomalies thermiques ont été détectées sur le volcan et, le 12 septembre, les émissions de SO2 atteignaient  2 060 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: IGP.

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In its weekly report the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program gives information about volcanic activity around the world. Here are some excerpts:

Increased activity and ash emissions are observed at Sarychev (Kuril Islands). A thermal anomaly has been periodically visible since May 7th 2018, with more anomalies recently detected in September. Explosions sometimes occur on the volcano and ash emissions rise 3-4 km above sea level. On September 14th,  KVERT stated that the Aviation Colour Code was raised to Orange, and later lowered to Yellow on 17 September.

Source : KVERT.

The eruption at Veniaminof (Alaska) continues. A lava flow has travelled 800 metres down the S flank of the summit cone and remains confined to the ice-filled summit caldera. Nighttime incandescence and sporadic gas emissions are also observed. Elevated surface temperatures are identified in satellite images, and seismicity remains elevated. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source : AVO.

The new lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) continues to slowly grow. On September 16th, its volume was an estimated 112,000 cubic metres, and the growth rate is 1,600 cubic metres per day. A few gas emissions are observed above the summit. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and resident were warned to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source : VSI.

The growth of the lava dome is continuing in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile). Gas emissions are observed, with occasional amounts of ash. Periodic explosions sometimes eject material that falls around the crater. On September 12th,, an explosion associated with a partial dome-collapse event ejected incandescent material 700 metres above the crater rim and onto the flanks of the volcano. Another explosion on September 13th generated ash plumes; it also ejected incandescent material and generated a pyroclastic flow that travelled about 400 metres.  The alert level remains at Orange. Residents are reminded not to approach the crater within 3 km.  .

Source : SERNAGEOMIN.

Explosions at Sabancaya (Peru) continue with an average of 13 events per day during 10-16 September. Hybrid earthquakes were infrequent and of low magnitude. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.5 km above the crater rim. Seven thermal anomalies have been detected on the volcano, and on 12 September the SO2 emissions reached 2,060 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source : IGP.

Activité du Sabancaya entre le 10 et le 16 septembre 2018 (Source: IGP)

 

Semisopochnoi (Iles Aléoutiennes / Alaska)

Le volcan Semisopochnoi au cœur des Iles Aléoutiennes a montré des signes d’activité ces derniers jours. La dernière mise à jour de l’AVO indique que «la hausse de la sismicité qui a débuté le 18 septembre 2018 s’est intensifiée au cours des dernières heures et le fort signal de tremor apparu à 20h49 TU (12h49 heure locale) laisse supposer que des émissions de cendre se produisent ou sont imminentes sur le volcan ». La couleur de l’alerte aérienne a été portée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Aucune anomalie n’a été détectée sur les images satellitaires, les rapports d’éclairs et les données infrasoniques. Le Semisopochnoi est surveillé par un réseau sismique local et à distance par satellite et par des détecteurs d’éclairs. Un réseau d’infrasons sur l’île d’Adak pourrait détecter des explosions sur le Semisopochnoi avec un délai de 13 minutes, en fonction des conditions atmosphériques.
Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

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Semisopochnoi volcano in the Aleutians has been showing signs of activity in the past days. The latest EVO update indicates that “elevated seismicity that started on September 18th, 2018 has intensified over the past couple of hours, and a strong tremor signal at 20:49 UTC (12:49 local time) suggests that ash emissions may be occurring or are imminent”. The Aviation colour code has been raised to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
Nothing has been detected in satellite, lightning, or infrasound data. Semisopochnoi is monitored with an on-island seismic network, and remotely by satellite and lightning sensors. An infrasound array on Adak Island could detect explosive emissions from Semisopochnoi with a 13 minute delay if atmospheric conditions permit.

Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

Vue des trois cones du Mount Cerberus sur l’île Semisopochnoi. Photo prise en novembre 2012 (Crédit photo : Roger Clifford / AVO)

Veniaminof (Iles Aléoutiennes / Alaska)

Cela fait plusieurs jours que le Veniaminof connaît un épisode éruptif, avec une coulée de lave à l’intérieur de la caldeira sommitale occupée par la glace. Aucune émission de cendre significative n’a été observée. L’activité sismique est intense ; on observe de l’incandescence pendant la nuit sur les images de la webcam et des températures de surface élevées sur les images thermiques proposées par les satellites. En raison de l’activité actuelle, la couleur de l’alerte aérienne a été élevée à Orange.
Source: Alaska Volcano Observatory.

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Veniaminof volcano has been erupting during the past few days, feeding a lava flow confined to the ice-filled summit caldera. No significant ash emissions were observed. Elevated seismic activity, nighttime incandescence in webcam images, and elevated surface temperatures in thermal satellite data continue to be recorded. Due to the current activity, the aviation colour code has been raised to Orange.
Source: Alaska Volcano Observatory.

Au coeur des Aléoutiennes, les éruptions du Veniaminof peuvent perturber le trafic aérien entre les Etats Unis et l’Asie

Vue de la caldeira sommitale du Veniaminof

(Source: AVO)

 

La réintroduction de l’ours pose problème dans les Pyrénées

Quelque 200 personnes, dont de nombreux bergers avec quelques élus, ont manifesté le 29 août dernier à Etsaut dans la Vallée d’Aspe (Pyrénées-Atlantiques) pour dire leur refus de l’introduction d’ours dans le massif, en dépit de la démission de Nicolas Hulot. Elles s’étaient données rendez-vous dans ce village de 61 habitants où l’ancien ministre de la Transition écologique comptait venir plaider la cause de l’introduction prochaine de deux ourses dans le massif.

Selon le co-président de la Fédération transpyrénéenne des éleveurs de montagne (FTEM), « le pastoralisme ne peut pas vivre avec les prédateurs. »  La mairesse d’Etsaut est, quant à elle, favorable à la réintroduction des ourses, ce qui ne fait qu’accroître la colère des éleveurs. S’adressant aux manifestants, leur co-président a lancé : « A partir de maintenant, je compte sur vous pour organiser des battues contre le loup hybride qui sévit dans la vallée d’Ossau, et des tirs d’effarouchement contre les deux ourses qui seront, Hulot ou pas, réintroduites. »

La mairesse d’Etsaut a déclaré : « Je suis favorable au renforcement de l’ours parce qu’il fait partie du patrimoine. Au début du 20ème siècle, plus de 90 ours cohabitaient avec les bergers », a-t-elle souligné.

Je ne suis pas d’accord avec cette dame quand elle dit que l’ours FAIT partie du patrimoine. Comme pour la phrase suivante, elle aurait dû utiliser l’imparfait de l’indicatif. En effet, l’ours était très répandu dans les Pyrénées il y a quelques décennies. Le problème, c’est qu’on l’a exterminé, le réduisant à quelques individus. Une fois l’éradication effectuée, on a mis en place un élevage du mouton à grande échelle, d’ailleurs bien adapté aux pâturages de haute altitude.

Se souvenant que l’ours était autrefois présent dans les Pyrénées, quelques écologistes ont décidé un jour de le réintroduire. Le problème, c’est que sa place était prise par les moutons et leur cohabitation allait forcément être difficile. Selon une consultation publique lancée par le gouvernement, 58,6% des habitants des communes béarnaises de montagne concernés par la réintroduction des deux ourses y sont favorables, contre 41,4% d’avis défavorables, ce qui est loin d’un plébiscite ! Aux dires des derniers sondages au sein de la population française dans son ensemble, 89% des personnes interrogées sont pour la réintroduction.

Me concernant, je suis contre. Je n’aime pas le mot « ré-introduction » qui a en lui un caractère artificiel, quelque chose de pas naturel. Je me suis élevé à la campagne au milieu des vaches et des moutons et je n’aurais pas du tout aimé qu’un prédateur (chien errant, loup ou ours) vienne faire des ravages dans les troupeaux. Il est facile de dire qu’on est pour la réintroduction de l’ours ou du loup quand on habite un appartement dans une grande ville, comme c’est le cas pour la plupart des sondés.

Quand mon ami Jacques Drouin m’a proposé de collaborer à la rédaction du livre Dans les Pas de l’Ours (voir l’ouvrage dans la colonne de droite de ce blog), j’ai tout de suite accepté car l’ours fait partie, avec l’éléphant, des animaux que j’admire le plus. Je l’ai rencontré à de nombreuses reprises au Canada et surtout en Alaska. Dans ces contrées où il pullule, je me sentais un intrus dans le territoire des ours, de la même façon qu’aujourd’hui l’ours est un intrus sur le territoire pyrénéen. Il est certes chassé en Alaska, mais de façon très régulée. Il arrive que des ours s’attaquent à des personnes, quand ils sont surpris ou quand un imprudent se trouve entre une mère et ses oursons. C’est le seul cas où vous êtes autorisé à tuer un plantigrade. Si vous tuez un ours autrement que par autodéfense, ça va vous coûter très, très cher !

Ma collaboration à la rédaction du livre s’est surtout faite au niveau des images car je possède de nombreux clichés d’ours. Jacques et moi sommes allés dans les Pyrénées et, sous la houlette d’un guide local, avons randonné en montagne à la recherche des plantigrades, mais sans succès. L’ours pyrénéen est très discret, au moins pendant la journée. Les inscriptions sur les routes montraient l’hostilité des habitants à la réintroduction de l’ours. Même réaction des bergers auxquels il a été suggéré d’installer des clôtures électriques pour empêcher les ours de s’attaquer aux troupeaux. Pour les bergers, installer une clôture signifie que l’on accepte la présence de l’ours et il n’en est pas question. Ces derniers nous ont également fait remarquer que la réintroduction des vautours posait, elle aussi, un problème aux éleveurs. Certes, il y a des compensations financières en cas de pertes de bêtes, mais comme pour tout sinistre, l’argent alloué par l’assurance ne couvre pas la perte dans sa totalité et je sais par expérience que la perte d’une bête est un traumatisme pour un paysan.

Il semble bien que le problème de l’ours soit insoluble, comme le sera à brève échéance celui du loup qui, petit à petit, s’introduit sur le territoire français et qu’il sera plus difficile à gérer que le problème de l’ours. Je n’ose imaginer la présence de l’ours au sein des pâturages où broute tranquillement le célèbre agneau baronet du Limousin !

Qu’il soit grizzly ou noir, l’ours est maître de son territoire en Alaska (Photos: C. Grandpey)

Fonte des glaciers au Groenland // Glacier melting in Greenland

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo montrant un impressionnant vêlage du glacier Helheim au Groenland. Le document a été réalisé par une équipe de chercheurs de l’Université de New York. Une surface de glace de 6,5 kilomètres de long se détache du glacier et emprunte le fjord en direction de l’Atlantique. La masse de glace vient heurter un autre iceberg plus loin dans le fjord, ce qui cause une nouvelle fragmentation.
La vidéo offre de nouvelles preuves visuelles du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau de la mer qui s’ensuit. Elle offre également l’occasion d’étudier la production d’icebergs. Savoir comment et de quelle manière les icebergs naissent est important pour les simulations car ils déterminent en fin de compte l’élévation globale du niveau de la mer.
https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Une autre vidéo spectaculaire de la fonte des glaciers apparaît dans le document de James Balog intitulé « Chasing Ice ». Le 28 mai 2008, deux membres de son équipe ont filmé le vêlage très impressionnant du glacier d’Ilulissat dans l’ouest du Groenland. L’événement a duré 75 minutes et le glacier a reculé de plus de 1,5 km avec un front de vêlage de 5 km de largeur. La hauteur de la glace est d’environ 100 mètres au-dessus de l’eau.
https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

J’ai eu la chance de voir le vêlage du glacier Sawyer en Alaska:

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

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By clicking on the link below, you will see a video of Greenland’s Helheim Glacier losing a massive chunk of ice to the ocean. The video was captured by a team of New York University researchers. The 6.5-kilometre-long iceberg can be seen separating from the glacier and flowing down the fjord towards the Atlantic. The iceberg can be seen smashing into another iceberg further down the fjord, causing additional fragmentation.

The video offers new visual evidence of the realities of global warming and sea level rise. It also offers an opportunity to study iceberg calving. Knowing how and in what ways icebergs calve is important for simulations because they ultimately determine global sea-level rise.

https://youtu.be/7tyfSlnMe8E

Another dramatic footage of glacier melting can be seen in James Balog’s document entitled “Chasing Ice”. On May 28th, 2008, two members of his team filmed a historic breakup at the Ilulissat Glacier in Western Greenland. The calving event lasted for 75 minutes and the glacier retreated more than 1.5 km across a calving face 5 km wide. The height of the ice is about 100 metres above water.

https://youtu.be/hC3VTgIPoGU

I was fortunate to see the calving of the Sawyer Glacier in Alaska :

https://youtu.be/vYN3qp-9Adw

Vêlage du Columbia (Glacier) en Alaska [Photo: C. Grandpey]