Bilan climatique 2021 (suite) // Climate assessment 2021 (continued)

La NASA, la NOAA et Berkeley Earth viennent de publier leur rapport climatique pour 2021. Les trois agences sont d’accord avec celles citées précédemment pour affirmer que 2021 a été la sixième année la plus chaude jamais enregistrée. La présence de La Niña dans l’océan Pacifique tropical, avec des températures de surface de la mer plus froides que la moyenne près de l’équateur, n’a pas suffi pour faire sortir 2021 de la liste des 10 années les plus chaudes. La prochaine année qui connaîtra un épisode El Niño dans le Pacifique tropical est presque assurée de devenir l’année la plus chaude de tous les temps.
2021 a présenté une série incroyable de catastrophes météorologiques et climatiques accompagnées de températures extrêmes et de sécheresses sans précédent. Ainsi, une vague de chaleur en juin dans le nord-ouest du Pacifique, a établi un record de température (49,4 °C) jamais vu au Canada. Le thermomètre a également atteint des sommets dans l’Oregon et dans l’Etat de Washington. La ville de Lytton (Colombie-Britannique) qui a établi le record de température au Canada, a brûlé dans un incendie de forêt le lendemain.
Pour illustrer à quel point la planète s’est réchauffée, la NOAA et la NASA expliquent qu’elle n’a pas connu d’année plus froide que la moyenne, par rapport à la moyenne du 20ème siècle, depuis 1977. Dans les archives de la NASA, 1988 est longtemps restée l’année la plus chaude jamais enregistrée. En raison du réchauffement climatique, 1988 est maintenant la 28ème année la plus chaude dans l’ensemble de données de la NASA.
Les statistiques contenues dans les rapports publiés par les trois agences montrent à quel point le climat est différent d’il y a à peine quelques décennies.
En 2021, près de 2 milliards de personnes ont connu leur année la plus chaude. Selon Berkeley Earth, aucun endroit sur Terre n’a connu son année la plus froide.
Quatre des 20 plus grands incendies de forêt de l’histoire de la Californie se sont produits en 2021. Les vagues de chaleur et la sécheresse avaient préparé l’environnement à ces incendies gigantesques.
La NOAA indique que les neuf années de 2013 à 2021 se classent parmi les 10 années les plus chaudes jamais enregistrées..
La température globale sur Terre se situe maintenant à 1,2°C au-dessus des niveaux préindustriels. On est donc tout proche de l’objectif de l’Accord de Paris sur le climat qui était de limiter le réchauffement à 1,5°C au-dessus des niveaux préindustriels. Selon les scientifiques, au-delà de ce seuil, des conséquences climatiques périlleuses et potentiellement irréversibles se produiront inévitablement, notamment la fonte des calottes glaciaires polaires et la perte d’écosystèmes emblématiques, tels que les récifs coralliens.
Pour conclure, la NASA, la NOAA et Berkeley Earth préviennent que même les années relativement «froides» se classent désormais parmi les huit plus chaudes de la liste, sans perspective de ralentissement du réchauffement climatique, à moins que le monde réussisse à infléchir fortement la courbe des émissions de gaz à effet de serre, jusqu’à zéro et éventuellement en dessous de zéro, dans les décennies à venir.

C’est l’été en ce moment dans l’Hémisphère Sud. La température a atteint 50,7°C dans l’ouest de l’Australie le 13 janvier 2022, égalant un record établi en 1960.

A côté de ces révélations climatiques, on apprend aujourd’hui à travers une nouvelle étude publiée dans Advances in Atmospheric Sciences que le contenu en chaleur de l’océan entre 0 et 2000 mètres a encore battu un record en 2021 pour atteindre un niveau sans précédent depuis le début de l’ère instrumentale. Le record avait été battu en 2017 puis en 2019 et en 2020. La hausse en 2021 est plus importante que les années précédentes et montre que le réchauffement pénètre toujours davantage dans l’océan.

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NASA, NOAA and Berkeley Earth have just released their climate report for 2021. They agree with the other agencies to affirm that 2021 was the sixth-warmest on record. The presence of a La Niña event in the tropical Pacific Ocean, which features cooler than average sea surface temperatures near the equator, failed to dislodge 2021 from the list of top 10 years. The next year that features an El Niño in the tropical Pacific is almost assured to set a record for the warmest year.

2021 featured a relentless series of extreme weather and climate disasters that saw temperatures and water levels reach unprecedented levels. A June heat wave in the Pacific Northwest, for example, set a temperature record for the hottest reading (49.4°C) ever seen in Canada, along with all-time highs in Oregon and Washington. The town of Lytton (British Columbia) that set the Canadian record, burned in a wildfire the next day.

To illustrate how much the world has warmed, NOAA and NASA explain that the world has not experienced a cooler than average year, compared to the 20th century average, since 1977. In NASA’s data set, 1988 long reigned as the warmest year on record. Due to the warming since then, 1988 now stands as the 28th warmest year in NASA’s data set.

The statistics contained in the reports released by the three agencies are astounding, and drive home just how different the climate is today from just a few decades ago.

In 2021, nearly 2 billion people lived through their hottest year on record. No place on Earth had its coldest year on record, according to Berkeley Earth.

Four of the top 20 largest wildfires in California history occurred in 2021, as heat waves and drought primed the environment for massive blazes.

The nine years from 2013 through 2021 rank among the top 10 warmest years on record, according to NOAA.

The world is now 1.2°C warmer than preindustrial levels, Berkeley Earth found, closing in on the Paris Climate Agreement’s temperature target of limiting warming to 1.5°C above preindustrial levels.

Beyond that point, scientists say, more perilous and potentially irreversible climate consequences may occur, including melting polar ice caps and loss of iconic ecosystems, such as coral reefs.

To conclude, NASA, NOAA and Berkeley Earth warn that even the world’s relatively « cool » years are now ranking among the top eight warmest on the list, with no prospect of slowing global warming, unless the world bends the greenhouse gas emissions curve sharply downward, all the way to zero and eventually below zero in coming decades.

It is summer in the Southern Hemisphere. The temperature hit 50.7 degrees Celsius in a part of Western Australia on January 13th, 2022, matching a national record set in 1960,

Alongside these revelations about the Earth’s climate, we learn today through a new study published in Advances in Atmospheric Sciences that the heat content of the ocean between 0 and 2000 meters has again broken a record in 2021 to reach an unprecedented level. since the beginning of the instrumental era. The record was broken in 2017, then in 2019 and 2020. The increase in 2021 is greater than in previous years and shows that global warming is penetrating more and more in the ocean.

Cette image montre parfaitement les régions du monde les plus affectées par le réchauffement climatique en 2021.

Mission d’exploration du glacier Thwaites (Antarctique) // Exploration mission of Thwaites Glacier (Antarctica)

J’ai expliqué dans plusieurs notes (19 février et 17 juillet 2020, 17 décembre 2021 et 12 janvier 2022, par exemple) que la fonte et le risque de disparition du glacier Thwaites (Antarctique) inquiétaient les scientifiques car un tel événement pourrait faire s’élever le niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres et donc menacer les zones côtières à travers le monde.
Trente-deux scientifiques sont sur le point de commencer une mission d’étude de la fonte du glacier Thwaites. L’expédition durera plus de deux mois à bord du navire de recherche américain Nathan B. Palmer qui doit quitter son port d’attache au Chili le 12 janvier 2021.
Étant donné que le vêlage du Thwaites déverse actuellement 50 milliards de tonnes de glace dans l’océan chaque année, on estime que son niveau pourrait monter de plus de 60 centimètres en l’espace de quelques siècles si la tendance actuelle se confirme. Selon le British Antarctic Survey (BAS), le glacier est responsable de 4% de la hausse des océans dans le monde
Les conditions environnementales qui provoquent la perte de glace du Thwaites s’accélèrent. C’est la raison pour laquelle les États-Unis et le Royaume-Uni lancent cette mission de recherche conjointe de 50 millions de dollars sur le glacier. Les scientifiques utiliseront deux engins robotisés qui se glisseront sous le Thwaites. Ils mesureront le plancher océanique, la température de l’eau et l’épaisseur de la glace. Ils surveilleront la structure de la glace et les fractures à l’intérieur. Ils procéderont aussi au marquage des phoques sur les îles à proximité du Thwaites.
Source : Associated Press.

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I explained in several posts (19 February and 17 July 2020, 17 December 2021 and 12 January 2022, for instance) that the melting and collapse of the Thwaites Glacier in Antarctica worried scientists as it could raise sea level by several tens of centimeters and threaten coastal communities around the world.

Thirty-two scientists are beginning a mission to investigate the melting Thwaites Glacier. it will last more than two months aboard the American research vessel Nathan B. Palmer due to depart from its port in Chile on January 12th, 2021..

Because Thwaites is currently shedding 50 billion tons of ice into the water every year, it has been estimated that seas could rise more than 60 centimeters in the span of hundreds of years if the glacier keeps melting. According to the British Antarctic Survey (BAS), the glacier is responsible for 4 percent of global sea rise,.

Conditions causing the glacier’s loss of ice are accelerating, This is the reason why the United States and United Kingdom are undertaking a joint $50 million research mission onThwaites. The scientists, will use two robot ships to get beneath Thwaites. They will measure the sea floor, water temperature and ice thickness. They will monitor the structure of the ice and any cracks in the ice, as well as tagging seals on islands near Thwaites.

Source: Associated Press.

Source : BAS

Glacier Thwaites (Antarctique) : on vous aura prévenus ! // You’ll have been warned !

J’ai alerté à plusieurs reprises (par exemple le 17 juillet 2020), sur les risques que la fonte du glacier Thwaites en Antarctique ferait peser sur les communautés côtières dans le monde entier. Surnommé « Glacier de l’Apocalypse », il se pourrait qu’il ait déjà dépassé le point de non retour et ait entamé une fonte irréversible et incontrôlable,
Le Thwaites est un immense glacier de l’Antarctique occidental qui termine sa course dans la baie de Pine Island. Il présente à peu près de la taille de la Floride et son eau de fonte contribue déjà à environ 4 % de l’élévation du niveau des mers dans le monde. Il déverse 50 milliards de tonnes de glace dans l’océan chaque année. La plate-forme glaciaire orientale du Thwaites joue un rôle de rempart et empêche un écoulement plus rapide de l’eau de fonte. Pour le moment, la plate-forme est maintenue en place par un ancrage sur une montagne sous-marine. Cette partie de la banquise était auparavant considérée comme stable jusqu’à ce que les scientifiques effectuent de nouvelles mesures au cours des deux dernières années.
Les chercheurs ont détecté de nouvelles fractures dans la plate-forme glaciaire qui est essentielle au maintien du glacier Thwaites et ils craignent qu’elle se brise au cours des cinq prochaines années. La destruction de cette plate-forme pourrait accélérer le mouvement de la glace vers la mer, ce qui provoquerait inévitablement une élévation du niveau de la mer de plusieurs dizaines de centimètres et mettrait en danger les communautés côtières de la planète.
Comme je l’ai écrit précédemment, le réchauffement des eaux antarctiques fait fondre la glace par en dessous, ce qui signifie que la plate-forme glaciaire du Thwaites perd progressivement son ancrage sur la montagne sous-marine. L’imagerie satellitaire a révélé des fractures qui confirment le risque de rupture de la plate-forme.
Sources : Yahoo News, BBC.

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I have alerted several times (for istance on July 17th, 2020), to the risks that the melting of the Thwaites Glacier in Antarctica would pose to coastal communities around the world. Dubbed « Doomsday glacier, it may have already gone beyond a tipping point and started a virtually unstoppable, uncontrollable melt,

Thwaites is a huge glacier of West Antarctica flowing into the Pine Island Bay. Roughly the size of Florida, the Thwaites Glacier’s meltwater already contributes to about 4% of global sea level rise. Already it is dumping 50 billion tonnes of ice into the ocean each year. The Thwaites Eastern Ice Shelf acts as a brace preventing faster flow of meltwater from the glacier, and the shelf is held in place by an underwater mountain. This part of the ice shelf was previously thought to be stable until scientists took new measurements during a field campaign over the past two years.

Scientists have detected new cracks in the key ice shelf that buttresses the Thwaites Glacier and they fear that the ice shelf might break apart within the next five years. The destruction of the ice shelf could accelerate the movement of inland ice into the sea, eventually causing sea levels to rise by several tens of centimeters and endangering coastal communities worldwide.

As I put it before, warming ocean water is melting the ice from below, meaning the shelf is gradually losing its grip on the underwater mountain and satellite imagery has revealed fractures in the shelf.

Sources : Yahoo News, The BBC.

Source : Wikipedia

Processus de fonte des glaciers en Antarctique

(Source: British Antarctic Survey)

Fonte des glaciers : des chiffres qui donnent le tournis // Glacier melting : figures that make you dizzy

Dans son numéro du mois de décembre 2021, le National Geographic France consacre une rubrique à la fonte des glaciers et, sans surprise, communique des chiffres qui montrent parfaitement la catastrophe qui menace notre planète.

267 milliards de tonnes : c’est la masse d’eau perdue en moyenne chaque année par les glaciers autres que les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique entre 2000 et 2019. Les glaciologues dont l’étude a été publiée dans la revue Nature se donnent une marge d’erreur de 16 milliards de tonnes. Au cours de la période en question, la fonte des glaciers s’est accélérée, passant de 227 milliards de tonnes par an dans les années 2000 à 292 milliards de tonnes entre 2015 et 2018.

Le National Geographic rapproche ces chiffres des populations dont la vie dépend de l’eau des glaciers. Au cours de ma conférence « Glaciers en péril », je m’attarde sur la situation au Pérou dont l’économie dépend en grande partie de l’eau de fonte des glaciers de la Cordillère des Andes. Or, ces glaciers sont en train de fondre à une vitesse impressionnante, avec des conséquences désastreuses pour les populations. Si les glaciers disparaissent, il n’y aura plus d’eau potable pour la population, plus d’électricité dans les maisons, plus d’eau pour les systèmes d’irrigation des cultures. Faute d’une ressource essentielle, la population rurale devra migrer et aller s’entasser dans des villes dont les réseaux d’alimentation en eau dépendent eux aussi en grande partie des glaciers de la Cordillère.

Plus près de nous, dans les Alpes, les glaciers sont indispensables au tourisme et à l’alpinisme. Sans oublier que si les chutes de neige diminuent, l’industrie du ski sera impactée et les stations devront se diversifier si elles veulent survivre.

Comme on peut le lire dans le magazine, « les langues glaciaires aident aussi les humains à définir leur sentiment d’appartenance à la Terre ». On s’en rend compte en lisant les légendes qui accompagnent certains glaciers. En Nouvelle Zélande, le Franz-Josef serait né des larmes déversées par une jeune femme après la mort de son amant. A noter que l’approche de ce glacier et celle de son voisin Fox est désormais interdite à cause du risque d’effondrement de l’encaissant des glaciers suite à leur fonte rapide.

Glaciers Franz-Josef and Fox (Photos: C. Grandpey)

Dans les prochaines décennies, peut-être même les prochaines années, des populations littorales devront partir car l’eau de fonte des glaciers et des banquises fera s’élever le niveau des océans. Il a déjà augmenté de 1,5 cm depuis l’an 2000 suite à la seule fonte des glaciers. Les données satellitaires permettent de savoir à quelle vitesse fondent les glaciers. On peut modéliser tous les glaciers, même les plus inaccessibles. Par exemple, en Alaska, les images fournies par la NASA permettent de se rendre compte du recul ultra-rapide du Columbia Glacier. Elles ont également permis de se rendre compte que les glaciers de Patagonie reculent aujourd’hui plus vite qu’ils ne l’ont fait en onze mille ans. En cliquant sur ce lien, vous verrez une vidéo en accéléré montrant le recul rapide et impressionnant du Columbia Glacier :

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

En théorie, la solution du problème de la fonte des glaciers et de la banquise est facile: il suffit de fermer le robinet des gaz à effet de serre produits par les activités humaines. C’est, bien sûr, plus facile à dire qu’à faire car notre mode de vie dépend encore largement des énergies fossiles. A supposer que l’on puisse arrêter par un coup de baguette magique ces émissions nocives, le problème du réchauffement climatique ne se résoudra pas du jour au lendemain. Par un effet de latence, il persistera encore pendant plusieurs décennies avant de s’estomper.

Au vu de la faillite de la dernière COP 26 de Glasgow, ce n’est pas demain que ceux qui nous gouvernent décideront de prendre des mesures permettant de sauver l’avenir des prochaines générations et celui de la planète Terre.

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In its December 2021 issue, National Geographic France devotes a chapter to the melting of glaciers and, unsurprisingly, communicates figures which perfectly show the catastrophe which threatens our planet.
267 billion tonnes: this is the mass of water lost on average each year by glaciers other than the ice caps of Greenland and Antarctica between 2000 and 2019. The glaciologists whose study was published in the journal Nature give themselves a margin of error of 16 billion tonnes. During this period, the melting of glaciers accelerated from 227 billion tonnes per year in the 2000s to 292 billion tonnes between 2015 and 2018.
National Geographic compares these numbers with populations whose lives depend on water from the glaciers. During my conference « Glaciers at Risk », I explain the situation in Peru whose economy depends largely on glacier meltwater in the Andes. However, these glaciers are melting at an impressive rate, with disastrous consequences for the populations. If the glaciers disappear, there will be no more drinking water for the population, no more electricity in the houses, no more water for the irrigation systems of the crops. For lack of an essential resource, the rural population will have to migrate and crowd into towns whose water supply networks also depend largely on the glaciers of the Andes.
Closer to home, in the Alps, glaciers are essential to tourism and mountaineering. Not to mention that if the snowfall decreases, the ski industry will be impacted and the resorts will have to diversify if they are to survive.
As one can read in the National Geographic magazine, « glacial tongues also help humans define their sense of belonging to the Earth ». We realize this by reading the legends that accompany certain glaciers. In New Zealand, the Franz-Josef is said to have been created by the tears shed by a young woman after the death of her lover. It should be noted that the approach to this glacier and that of its neighbor Fox is now prohibited because of the risk of collapse of their valleys following their rapid melting.
In the coming decades, perhaps even the next few years, coastal populations will have to leave as the meltwater of glaciers and ice caps will cause the level of the oceans to rise; it has already risen by 1.5 cm since the year 2000 following the only melting of the glaciers. Satellite data makes it possible to know how fast glaciers are melting. Scientists can model all glaciers, even the most inaccessible. For example, in Alaska, the images provided by NASA mak eus realize the ultra-rapid retreat of the Columbia Glacier. They also make us realize that the glaciers of Patagonia are retreating faster today than they have done in eleven thousand years.
By clicking on this link, you’ll see a NASA time lapse video showing the retreat of the Columbia Glacier between 1986 and 2019. It’s impressive!

https://earthobservatory.nasa.gov/world-of-change/ColumbiaGlacier

In theory, the solution to the problem of melting glaciers and sea ice is easy: just turn off the tap on greenhouse gases produced by human activities. This is, of course, easier said than done because our way of life still depends heavily on fossil fuels. Assuming that we can stop these noxious emissions with a magic wand, the problem of global warming will not be resolved overnight. By a latency effect, it will persist for several decades before fading.
In view of the total failure of the last COP 26 in Glasgow, those who govern us will not soon decide to take measures to save the future of the next generations and that of planet Earth.

Recul des glaciers dans les Alpes françaises (Photo: C. Grandpey)