Conséquences sociales de la fonte de la banquise et des glaciers // Social consequences of glacier and ice sheet melting

Avec la fonte des glaciers et des calottes polaires, le niveau des mers monte à un rythme inquiétant, avec des conséquences sociales pour les zones habitées le long des côtes. Ainsi, dans le sud de la Floride, le comté de Miami-Dade, situé entre 1,20 m et 1,80 m au-dessus du niveau de la mer, avec une population de plus de 2,7 millions d’habitants, est sous la menace de la hausse de l’océan, mais aussi de conditions météorologiques extrêmes.
Miami possède le plus grand nombre de zones menacées et la quatrième plus grande population exposée à l’élévation du niveau de la mer dans le monde. Souvent surnommé « Ground Zero » du changement climatique, le comté de Miami-Dade compte plus de personnes vivant à moins de 1,20 mètre au-dessus du niveau de la mer que n’importe quel autre État américain, à l’exception de la Louisiane.
La montée des eaux menace des propriétés de plusieurs millions de dollars dans les localités situées le long de la côte sud de la Floride. Mais les résidences de luxe ne sont pas les seules à être menacées. Alors que de plus en plus de personnes recherchent des terrains plus élevés, les communautés à l’intérieur des terres sont contraintes de s’en aller.

Cette situation va inévitablement créer une gentrification* et les problèmes qui l’accompagnent. Dans le cas de Miami, l’élévation du niveau de la mer a poussé les promoteurs immobiliers à s’intéresser à des biens situés à l’intérieur des terres et à des altitudes plus élevées. Des personnes de couleur, souvent très pauvres, vivent  sur ces terres depuis des générations et elles se trouvent confrontées à un coût de la vie et de l’immobilier qui ne leur permettent plus de rester sur place. On assiste donc à une sorte de « gentrification climatique ».
Ce genre de situation ne concerne pas seulement les zones côtières. Les événements météorologiques extrêmes tels que les ouragans, les vagues de chaleur, les incendies de forêt et les inondations se produisent de plus en plus fréquemment et les gens sont tentés de reconsidérer leur domicile dans les zones exposées. En Arizona, le maire de Flagstaff, une ville située à 2100 mètres d’altitude, a noté une augmentation de 25% du nombre de propriétaires de résidences secondaires qui achètent des biens immobiliers dans la région moins exposée aux canicules, à 230 kilomètres au nord de Phoenix qui vient de connaître des températures record. Le maire a décrit ceux qui fuyaient la chaleur comme des «réfugiés climatiques» et a déploré la pression exercée sur les personnes à faible revenu qui ont vu grimper en flèche le coût de la vie et les prix de l’immobilier.
Source: Yahoo Finance.

* La « gentrification » (du mot anglais gentry), en français « embourgeoisement », fait référence à la transformation de quartiers populaires suite à l’arrivée de catégories sociales plus favorisées. La conséquence est une hausse des prix de l’immobilier à laquelle ne peuvent faire face les populations les plus modestes qui sont contraintes de partir.

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With the melting of glaciers and polar ice sheets, sea levels are rising at an alarming rate with social consequences for populated areas along the coasts. For instance, in southern Florida, Miami-Dade County, situated between 1.20 m and 1.80 m above sea level, with a population of over 2.7 million people, is under the threat of rising waters and extreme weather.

Miami has the largest amount of exposed assets and the fourth-largest population vulnerable to sea-level rise in the world. Often called ground zero for climate change, Miami-Dade has more people living less than 1.20 metres above sea level than any U.S. state, except Louisiana.

Rising seas are threatening multi-million dollar properties in communities up and down the coast of South Florida. But luxury homes are not the only ones at risk. As more and more people are searching for higher ground, lower-income, inland communities are being forced out.

This situation will inevitably create gentrification* pressures. In the case of Miami, rising sea levels have real estate developers eyeing inland communities which are at higher elevations. For generations, these communities have been home to people of colour, who are now finding themselves priced out of their homes. It is a kind of “climate gentrification”

This kind of situation is not just happening in coastal areas. Extreme weather events such as hurricanes, heatwaves, wildfires and flooding are occurring more and more frequently and have forced people to reconsider taking up residence in exposed areas. The mayor of Flagstaff, Arizona, (2,100 metres above sea level) has noted a 25% increase in second-home owners buying up real estate in the region, which is located in a cooler, mountainous area, 230 kilometres north of Phoenix. The mayor described those fleeing the heat as “climate refugees” and lamented the squeeze put on low-income people who have seen their cost of living and real estate prices escalate.

Source : Yahoo Finance.

Gentrification is a process of changing the character of a neighbourhood through the influx of more affluent residents. Gentrification often increases the economic value of a neighbourhood. Modest populations are often unable to face price increases and are forced to move away.

La partie méridionale de la Floride est particulièrement exposée à la hausse du niveau de la mer et aux événements climatiques extrêmes. (Source : Google Map)

Août 2020 encore trop chaud // August 2020 still too hot

A part le monde agricole, la vague de chaleur qui a envahi la France ne semble pas préoccuper grand monde. Les présentatrices et présentateurs de la météo nous expliquent que nous sommes plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’affolement s’arrête là. La plupart des gens voit avant tout dans ce temps anormalement chaud la possibilité de pouvoir aller se baigner et bronzer sur les plages pendant le week-end. Pourtant, la situation est extrêmement préoccupante car le réchauffement climatique est en mode ‘accélération’.

Selon la NASA et la NOAA, la température de surface terrestre et océanique à l’échelle de la planète en août 2020 a été de 0,94°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,6°C). Il s’agit de la deuxième température la plus élevée pour un mois d’août au cours des 141 années d’archives des deux agences. Seul août 2016 a connu une température plus élevée. Il est très surprenant de constater que les médias ont passé cette information sous silence!
Août 2020 a  été le 44ème mois d’août consécutif et le 428ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les 10 mois d’août les plus chauds ont tous eu lieu depuis 1998. Les cinq mois d’août les plus chauds ont eu lieu depuis 2015.
L’hémisphère nord a connu le mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de 1,19°C par rapport à la moyenne. Cette valeur a dépassé de 0,03°C le record précédent établi en 2016.

L’Amérique du Nord a connu son mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de température de 1,52°C par rapport à la moyenne.  Le record précédent établi en 2011 est battu de 0,13°C. L’Europe et la région des Caraïbes ont connu leur troisième mois d’août le plus chaud, tandis que pour l’Amérique du Sud et l’Océanie c’est le quatrième plus chaud.

S’agissant de la glace de mer, l’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en août 2020 a été la troisième plus faible jamais enregistrée, soit 29,4 pour cent de moins que la moyenne de 1981-2010. 2020 se situe derrière les deux plus faibles étendues observées en 2012 et 2019.
L’étendue de la glace de mer dans l’Antarctique en août 2020 a été proche de la normale. C’est l’étendue de glace de mer la plus élevée en août depuis 2016.

La température mondiale de surface terrestre et océanique pour la période juin-août 2020 arrive en troisième position dans les 141 années d’archives de la NASA et de la NOAA
L’hémisphère nord a connu sa période la plus chaude entre juin et août. Les cinq périodes juin-août les plus chaudes dans l’hémisphère nord ont été enregistrées depuis 2015.

Sur le plus long terme, la température de surface terrestre et océanique de l’hémisphère nord de janvier à août 2020 arrive à égalité avec 2016 comme étant la période la plus chaude depuis le début des relevés en 1880. L’hémisphère sud a connu sa troisième période la plus chaude (à égalité avec 2017), derrière 2016 et 2019.
L’Europe, l’Asie et la région des Caraïbes ont connu leur période la plus chaude de janvier à août. Pour cette même période, l’Amérique du Sud se classe au deuxième rang des températures record.

On ne prend guère de risque pour affirmer que l’année 2020 figurera très probablement parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

Source: NASA, NOAA.

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Apart from the agricultural world, the heatwave that has invaded France does not seem to concern many people. The weather presenters tell us that we are several degrees above normal, but the panic stops there. Most people see in this unusually hot weather the opportunity to go swimming and sunbathing on the beaches during the weekends. However, the situation is extremely worrying because global warming is accelerating.

According to NASA and NOAA, the August 2020 global land and ocean surface temperature was 0.94°C above the 20th-century average of15.6°C. This is the second highest temperature for August in the 141-year record. Only August 2016 had a higher temperature. Surprisingly, the media did not mention this piece of news!

August 2020 marked the 44th consecutive August and the 428th consecutive month with temperatures above the 20th-century average. The 10 warmest  Augusts have all occurred since 1998. The five warmest Augusts have occurred since 2015.

The Northern Hemisphere had its warmest August on record with a combined land and ocean surface temperature departure from average of 1.19°C. This value surpassed the previous record set in 2016 by 0.03°C.

North America had its warmest August on record, with a temperature departure from average of 1.52°C. This exceeds the previous record set in 2011 by 0.13°C. Europe and the Caribbean region had their third-warmest August, while South America and Oceania had their fourth warmest on record.

As far as sea ice is concerned, the August average Arctic sea ice extent was the third smallest on record at 29.4 percent below the 1981–2010 average. This was behind the two smallest extents which occurred in 2012 and 2019.

Antarctic sea ice extent during August 2020 was close to normal. It was the highest August Antarctic sea ice extent since 2016.

The global land and ocean surface temperature for the period June-August 2020 was the third highest in the 141-year record,

The Northern Hemisphere had its warmest June-August period on record. The five warmest June-August periods for the Northern Hemisphere have occurred since 2015.

On the longer tem, the Northern Hemisphere January-August 2020 land and ocean surface temperature tied with 2016 as the warmest such period since global records began in 1880. The Southern Hemisphere had its third-warmest such period (tied with 2017) on record, behind 2016 and 2019.

Europe, Asia, and the Caribbean region had their warmest January-August period on record. South America had a January-August temperature that ranked as the second highest on record.

On the whole, the year 2020 is very likely to rank among the five warmest years on record.

Source: NASA, NOAA.

Répartition des températures terrestres et océaniques pour août 2020 ‘Source : NOAA)

Etendue de glace de mer en Arctique et en Antarctique (Source : NSIDC)

Accélération de la fonte du Groenland // Greenland’s melting is accelerating

Selon une nouvelle étude parue dans la revue Nature Climate Change, la contribution des calottes glaciaires à l’élévation du niveau de la mer suit le pire scénario Le niveau de la mer a augmenté de 3,6 millimètres par an entre 2006 et 2015. C’est 2,5 fois le taux moyen de 1,4 millimètre par an observé pendant la majeure partie du 20ème siècle. Il s’agit d’une élévation due à un ensemble de facteurs, principalement l’expansion thermique des océans, la fonte des glaciers et la perte de masse de l’Antarctique et du Groenland.

Depuis que les calottes glaciaires sont surveillées par satellite (dans les années 1990), la fonte de l’Antarctique a fait monter le niveau de la mer de 7,2 mm, tandis que le Groenland a contribué à hauteur de 10,6 mm.

La nouvelle étude compare les observations de fonte des deux inlandsis aux modèles climatiques. Il ressort que la tendance récente à la fonte du Groenland et de l’Antarctique suit les pires scénarios modélisés dans le dernier rapport du GIEC.

Au Groenland, plus de la moitié des pertes de glace est due à la fonte de surface provoquée par la hausse de la température de l’air. Le reste est dû à l’augmentation du débit des glaciers, déclenchée par la hausse des températures océaniques.

Entre 2002 et 2019, le Groenland a perdu 4550 milliards de tonnes de glace, avec une moyenne de 268 milliards de tonnes par an. En 2019, les pertes ont atteint 600 milliards de tonnes sur une seule saison.

Un article paru en septembre 2020 sur le site web de la BBC nous apprend qu’une grosse masse de glace vient de se séparer de la plus grande plate-forme glaciaire encore présente dans l’Arctique – la 79N, ou Nioghalvfjerdsfjorden – dans le nord-est du Groenland. La section de la plateforme qui vient de partir dans l’océan couvre environ 110 kilomètres carrés; les images satellites montrent qu’elle s’est brisée en plusieurs morceaux. Selon les scientifiques, cet événement est une preuve supplémentaire des effets rapides du changement climatique au Groenland.
La plateforme Nioghalvfjerdsfjorden mesure environ 80 km de long sur 20 km de large ; elle constitue la partie frontale du Northeast Greenland Ice Stream. Dans sa partie terminale, la plateforme 79N se divise en deux branches, dont la plus petite est orientée vers le nord. C’est cette dernière, baptisée Spalte Glacier, qui s’est désintégrée. La plateforme était déjà fortement fracturée en 2019; la chaleur de l’été 2020 lui a porté le coup de grâce. Le Spalte Glacier est devenu une flottille d’icebergs.
Comme je l’ai déjà expliqué, la fonte des plateformes est accélérée par la présence de lacs de fonte. Cela signifie que l’eau sous forme liquide s’infiltre dans les crevasses et facilite leur ouverture. L’eau continue son chemin jusqu’à la base de la plateforme, processus connu sous le nom d’hydrofracturation. De plus, la glace de la plateforme a tendance à fondre par en dessous, suite à la hausse de la température de l’océan..
Dans une note précédente, j’ai indiqué qu’en juillet 2020, une vaste section de la plateforme glaciaire Milne sur l’île d’Ellesmere au Canada avait pris le large. Une surface de 80 kilomètres carrés s’est détachée de la plateforme principale qui couvrait 8600 km2 au début du 20ème siècle.
La fonte rapide du Groenland a été confirmée par une étude parue en août 2020 et qui analyse les données fournies par les satellites de la mission Grace-FO. Ces données ont montré que 2019 avait été une année record ; la calotte glaciaire a perdu quelque 530 milliards de tonnes. Il s’agit d’une masse d’eau suffisante pour faire s’élever de 1,5 mm le niveau de la mer dans le monde.
Source: BBC.

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According to a new study in the journal Nature Climate Change, the contribution of ice sheets to sea level rise follows the worst case scenario Sea level increased by 3.6 millimeters per year between 2006 and 2015. C This is 2.5 times the average rate of 1.4 millimeters per year observed during most of the 20th century. This is a rise due to a combination of factors, primarily thermal expansion of the oceans, melting glaciers and the loss of mass from Antarctica and Greenland.
Since the ice sheets were monitored by satellite (in the 1990s), the melting of Antarctica has raised the sea level by 7.2 mm, while Greenland has contributed 10.6 mm.
The new study compares the melting observations of the two ice sheets with climate models. It appears that the recent melting trend in Greenland and Antarctica follows the worst-case scenarios modeled in the latest IPCC report.
In Greenland, more than half of the ice loss is due to surface melting caused by rising air temperature. The remainder is due to increased flow from glaciers, triggered by rising ocean temperatures.
Between 2002 and 2019, Greenland lost 4,550 billion tonnes of ice, with an average of 268 billion tonnes per year. In 2019, losses reached 600 billion tonnes in a single season.
A September 2020 article on the BBC website informs us that a big chunk of ice has just broken away from the Arctic’s largest remaining ice shelf – 79N, or Nioghalvfjerdsfjorden – in north-east Greenland. The ejected section covers about 110 square kilemetres; satellite imagery shows it to have shattered into many small pieces. Scientisis say the loss is further evidence of the rapid climate changes taking place in Greenland.

Nioghalvfjerdsfjorden is roughly 80km long by 20km wide and is the floating front end of the Northeast Greenland Ice Stream. At its leading edge, the 79N glacier splits in two, with a minor offshoot turning directly north. It’s this offshoot, or tributary, called Spalte Glacier, that has now disintegrated. The ice feature was already heavily fractured in 2019; this summer’s warmth has been its final undoing. Spalte Glacier has become a flotilla of icebergs.

As I put it before, the melting of the platforms is accelerated by the presence of melt ponds. This means liquid water fills crevasses and can help to open them up. The water then pushes down on the fissures, driving them through to the base of the shelf. This process is known as hydrofracturing and it weakens an ice shelf. Oceanographers have also documented warmer sea temperatures which mean the shelf ice is almost certainly being melted from beneath as well.

In a previous post, I indicated that July 2020 witnessed another large ice shelf structure in the Arctic lose significant area. Eighty square kilometres broke free from Milne Ice Shelf on Canada’s Ellesmere Island. Milne was the largest intact remnant from a wider shelf feature that covered 8,600 sq km at the start of the 20th century.

The fast pace of melting in Greenland was underlined in a study last month that analysed data from the US-German Grace-FO satellites. The Grace mission found 2019 to have been a record-breaking year, with the ice sheet shedding some 530 billion tonnes. That’s enough meltwater running off the land into the ocean to raise global sea-levels by 1.5mm.

Source : The BBC.

  Source : Copernicus Data / ESA / Sentinel 2B

El Niña : le retour // El Niña is back

Au cours de ma conférence sur la fonte des glaciers dans le monde, je fais référence à El Niño et à La Niña, deux régimes météorologiques complexes liés à des variations de températures océaniques dans le Pacifique équatorial.
El Niño, qui signifie Le petit garçon en espagnol, fait référence à l’interaction climatique océan-atmosphère liée à un réchauffement périodique de la surface de la mer dans le centre et le centre-est du Pacifique équatorial.
La Niña signifie La Petite Fille en espagnol. Ses épisodes entraînent des périodes de températures de surface de la mer inférieures à la moyenne dans le centre et le centre-est du Pacifique équatorial.

L’ensemble du cycle climatique naturel géré par El Niño et La Niña est connu sous le nom d’El Niño – Southern Oscillation (ENSO), une alternance d’eau de mer plus chaude ou plus froide dans l’océan Pacifique central.
On oppose souvent La Niña à El Niño quant à leur influence sur le climat mondial mais cette influence est beaucoup plus complexe qu’il y paraît. Il serait trop rapide d’affirmer qu’El Niño entraîne une hausse des températures dans le monde et que La Niña atténue le réchauffement climatique.

Des articles récents parus dans la presse américaine nous apprennent que La Niña est de retour. Les climatologues expliquent que le phénomène pourrait accélérer la saison des ouragans dans l’Atlantique. La Niña pourrait aussi prolonger la saison des incendies qui ravagent l’ouest des États-Unis.
La Niña est l’un des principaux facteurs météorologiques aux États-Unis et dans le monde, en particulier à la fin de l’automne, en hiver et au début du printemps. Selon les prévisionnistes de la NOAA, La Niña sera présente probablement tout l’hiver. Ce régime météorologique peut contribuer à une augmentation de l’activité des ouragans dans l’Atlantique en affaiblissant le cisaillement du vent sur la Mer des Caraïbes et le bassin atlantique tropical, ce qui permet aux tempêtes de se développer et de s’intensifier.
Dans cette perspective, les prévisionnistes prévoient que jusqu’à 25 tempêtes pourraient se former dans l’Atlantique. 17 d’entre elles ont déjà sévi, parmi lesquelles l’ouragan Laura qui a ravagé des parties du sud-ouest de la Louisiane au mois d’août.
La Niña a tendance à apporter un temps sec dans certaines parties de la Californie et une grande partie du sud-ouest, ce qui n’arrange rien à la situation des incendies dans ces régions. Déjà, plus de la moitié de l’État de Californie connaît actuellement une période de sécheresse.
Aux Etats-Unis, la présence de La Niña en hiver apporte généralement de la pluie et de la neige au nord-ouest et des conditions anormalement sèches dans la majeure partie du sud du pays. Le sud-est et le centre de l’Atlantique ont également tendance à voir des températures plus chaudes que la moyenne pendant un hiver géré par La Niña.
À l’échelle mondiale, La Niña apporte souvent de fortes pluies en Indonésie, aux Philippines, au nord de l’Australie et en Afrique australe.
Source: USA Today.

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During my conference about the melting of glaciers in the world, I refer to El Niño and La Niña , two complex weather patterns resulting from variations in ocean temperatures in the Equatorial Pacific.

El Niño, which means The Little Boy in Spanish, refers to the large-scale ocean-atmosphere climate interaction linked to a periodic warming in sea surface temperatures across the central and east-central Equatorial Pacific.

La Niña means The Little Girl in Spanish. Its episodes represent periods of below-average sea surface temperatures across the east-central Equatorial Pacific.

The entire natural climate cycle is officially known as the El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

Global climate La Niña impacts tend to be opposite those of El Niño impacts, but the situation is far more complex than it seems. It would be exaggerated to say that El Niño leads to an increase in temperatures in the world and that La Niña reduces the impact of global warming.

Recent articles in the US press inform us that La Niña has arrived. Climatologists warn that this could provide an additional boost to the already active Atlantic hurricane season, as well as extend the disastrous fire season in western USA.

The La Niña climate pattern is one of the main drivers of weather in the U.S. and around the world, especially during late autumn, winter and early spring. According to NOAA forecasters, La Niña is likely to persist through the winter. This weather pattern can contribute to an increase in Atlantic hurricane activity by weakening the wind shear over the Caribbean Sea and tropical Atlantic Basin, which enables storms to develop and intensify.

In that outlook, forecasters predict that as many as 25 storms could form in the Atlantic. Already, 17 have formed, including Hurricane Laura, which ravaged portions of southwestern Louisiana in August.

As for its impact on the western fires, La Niña tends to bring dry weather across portions of California and much of the Southwest. Already, over half of the state of California is in a drought.

A typical La Niña winter in the U.S. brings rain and snow to the Northwest and unusually dry conditions to most of the southern tier of the U.S. The Southeast and Mid-Atlantic also tend to see warmer-than-average temperatures during a La Niña winter.

Globally, La Niña often brings heavy rainfall to Indonesia, the Philippines, northern Australia and southern Africa.

The entire natural climate cycle is officially known as the El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

Source: USA Today.

Anomalies de température à la surface de l’océan avec El Niño (à gauche) et La Niña (à droite)

Cycle hivernal classique géré par La Niña en Amérique du Nord.

 

Réchauffement climatique : la menace des lacs glaciaires // Global warming : the threat of glacial lakes

Une nouvelle étude basée sur des données satellitaires révèle que le volume des lacs formés par la fonte des glaciers dans le monde a bondi de 50% en 30 ans en raison du changement climatique.
On sait que toutes les eaux de fonte n’atteignent pas immédiatement les océans, mais jusqu’à présent, on était incapable d’estimer le volume d’eau stocké dans les lacs ou les nappes phréatiques.

La nouvelle étude, publiée dans Nature Climate Change, permettra aux scientifiques et aux gouvernements d’identifier les dangers potentiels pour les localités situées en aval de ces lacs souvent instables. Cela améliorera également la précision des estimations de l’élévation du niveau des océans grâce à une meilleure compréhension de la manière et de la rapidité avec laquelle l’eau de fonte des glaciers parvient à la mer.
Des études antérieures ont montré qu’entre 1994 et 2017 les glaciers dans le monde, en particulier dans les régions de haute montagne, ont perdu environ 6,5 trillions (1018) de tonnes. Au cours du dernier siècle, 35% de l’élévation du niveau des océans dans le monde provenait de la fonte des glaciers. Les autres principales sources de cette hausse sont les calottes glaciaires et l’expansion de l’eau des océans à mesure qu’elle se réchauffe.
La température moyenne de la surface de la Terre a augmenté de 1°C depuis l’époque préindustrielle, mais les régions de haute montagne sur la planète se sont réchauffées deux fois plus vite, ce qui a accéléré la fonte des glaciers.
Contrairement aux lacs traditionnels, les lacs glaciaires sont instables parce qu’ils sont souvent retenus par des moraines instables composées de glace ou de sédiments. Lorsque l’eau accumulée éventre ces fragiles retenues, des inondations catastrophiques peuvent se produire en aval. Connu sous le nom de crue ou débâcle glaciaire, ce type d’inondation a été responsable de milliers de morts au cours du siècle dernier, ainsi que de la destruction de villages, d’infrastructures et de bétail. L’événement le plus récent est l’inondation provoquée par la libération d’un lac glaciaire ; elle a traversé la vallée de la Hunza au Pakistan en mai 2020. En janvier de cette même année, le Programme de développement des Nations Unies a estimé que plus de 3000 lacs glaciaires se sont formés dans la région de l’Hindu Kush-Himalayan, et 33 constituent une menace imminente pour sept millions de personnes.
La nouvelle étude, basée sur 250 000 relevés fournis pat le satellite Landsat de la NASA, estime le volume actuel de l’ensemble des lacs glaciaires à plus de 150 kilomètres cubes, ce qui équivaut à un tiers du volume du lac Érié aux États-Unis ou à deux fois le volume du lac Léman.
Source: The Japan Times.

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 A new study based on satellite data has revealed that the volume of lakes formed as glaciers melt around the world due to climate change has jumped by 50 percent in 30 years.

It is known that not all meltwater is making it into the oceans immediately, but until now there were no data to estimate how much was being stored in lakes or groundwater.

The new study, published in Nature Climate Change, will help scientists and governments identify potential hazards to communities downstream of these often unstable lakes. It will also improve the accuracy of sea level rise estimates through better understanding of how – and how quickly – water shed by glaciers makes it to the sea.

Previous research has shown that between 1994 and 2017, the world’s glaciers, especially in high-mountain regions, shed about 6.5 trillion tons in mass. In the past 100 years, 35 percent of global sea-level rises came from glacier melting. The other main sources of sea level rise are ice sheets and the expansion of ocean water as it warms.

Earth’s average surface temperature has risen 1 degree Celsius since preindustrial times, but high-mountain regions around the world have warmed at twice that pace, accelerating glacier melt.

Unlike normal lakes, glacier lakes are unstable because they are often dammed by ice or sediment composed of loose rock and debris. When accumulating water bursts through these accidental barriers, massive flooding can occur downstream. Known as glacial lake outbursts, this kind of flooding has been responsible for thousands of deaths in the last century, as well as the destruction of villages, infrastructure and livestock. The most recent recorded incident was a glacial lake outburst that washed through the Hunza Valley in Pakistan in May 2020. In January, the U.N. Development Program estimated that more than 3,000 glacial lakes have formed in the Hindu Kush-Himalayan region, with 33 posing an imminent threat that could impact as many as seven million people.

The new study, based on 250,000 scenes from NASA’s Landsat satellite missions, estimates current glacial lake volume at more than 150 cubic kilometres, which equivalent to one-third the volume of Lake Erie in the United States or twice the volume of Lake Geneva.

Source : The Japan Times.

Au Pérou, en décembre 1941, un énorme pan de glacier est tombé dans le lac Palcacocha, provoquant la rupture de la moraine qui retenait le lac. La vague a emporté un autre lac sur son passage, transportant des blocs de glace, des rochers et de la boue vers la vallée de la rivière Santa. En 15 minutes, la coulée de boue a atteint Huaraz. 400 m³ de débris ont enseveli plusieurs quartiers et tué entre 1 800 et 7 000 habitants. (Crédit photo : Wkipedia)

Confirmation de la fonte rapide de l’Arctique // Confirmation of the Arctic’s rapid melting

Une nouvelle étude par des scientifiques de l’Université de Copenhague, publiée dans Nature Climate Change, explique et confirme que l’Océan Arctique se réchauffe d’un degré Celsius chaque décennie, le rythme le plus rapide depuis la dernière période glaciaire. S’appuyant sur 40 ans d’observations, les auteurs de l’étude indiquent que ce réchauffement rapide est une menace pour la glace arctique et que les températures ont augmenté beaucoup plus rapidement que le prévoyaient les modèles climatiques.
Les scientifiques ont comparé l’évolution actuelle des températures dans l’Arctique avec les fluctuations climatiques observées – grâce aux carottes glaciaires – au Groenland pendant la période glaciaire il y a 120 000 à 11 000 ans. En 40 ans, la température moyenne de l’Océan Arctique, dans la plupart des sites de mesures, a augmenté de 1°C par décennie. Dans la Mer de Barents et autour de l’archipel norvégien du Svalbard, la température a même augmenté de 1,5°C par décennie au cours de cette même période. Ces hausses de température sont si rapides que des changements rapides similaires n’ont été observés que pendant la dernière période glaciaire. Au cours de cette dernière, les analyses des carottes de glace ont révélé que les températures sur la calotte glaciaire du Groenland avaient augmenté plusieurs fois, entre 10 et 12 degrés Celsius, sur une période de 40 à 100 ans.
Jusqu’à présent, les modèles climatiques prévoyaient que les températures de l’Arctique augmenteraient lentement et de manière stable. Cependant, les analyses fournies par la dernière étude démontrent que ces changements évoluent à un rythme beaucoup plus rapide que prévu. Les chercheurs expliquent que c’est une très mauvaise nouvelle pour la concentration de glace dans l’Arctique et demandent – une fois de plus! – que les gouvernements réduisent les gaz à effet de serre, comme cela est prévu dans l’accord de Paris, afin de ralentir la hausse des températures.
Les auteurs de l’étude préviennent que les changements se produisent si rapidement pendant les mois d’été que la glace de mer est susceptible de disparaître plus rapidement que l’ont prévu la plupart des modèles climatiques. Il faut continuer à surveiller de près les changements de température et incorporer les bons processus climatiques dans ces modèles.
Dans sa conclusion, l’étude recommande de se concentrer davantage sur l’Arctique afin que les scientifiques puissent mieux prédire l’impact d’un changement climatique rapide sur la région.
Source: Yahoo News U.S.

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 A new research by the University of Copenhagen, published in Nature Climate Change, confirms that the Arctic Ocean is warming by one degree Celsius each decade, at the fastest rate since the last Ice Age. Relying on 40 years of observations, the authors of the study indicate that this rapid heating is a threat to the Arctic ice, and temperatures have risen far more sharply than their models predicted.

The scientists have compared current temperature changes in the Arctic with climate fluctuations that we know from Greenland during the ice age between 120,000-11,000 years ago. Over 40 years, the average temperature of the Arctic Ocean in most places increased by 1°C per decade, and over the Barents Sea and around Norway’s Svalbard archipelago temperatures have increased by 1.5°C per decade throughout the period. These temperature rises are so extreme that similar rapid changes were only seen during the last Ice Age. During that period, analyses of ice cores revealed that temperatures over the Greenland Ice Sheet increased several times, between 10 to 12 degrees Celsius, over a 40 to 100-year period.

Until now, climate models predicted that Arctic temperatures would increase slowly and in a stable manner. However, the researchers’ analysis demonstrates that these changes are moving along at a much faster pace than expected. They say this is worrying news for the concentration of ice in the Arctic and recommend – one again ! – that governments reduce greenhouse gases as set out in the Paris agreement to slow the temperature rises.

The authors of the study warn that changes are occurring so rapidly during the summer months that sea ice is likely to disappear faster than most climate models have ever predicted. One should continue to closely monitor temperature changes and incorporate the right climate processes into these models.

In its conclusion, the study recommends more focus on the Arctic so scientists can better predict the impact of rapid climate change on the area.

Source : Yahoo News U.S.

Photo : C. Grandpey

Hausse du niveau des océans : une nouvelle approche de la plage // Sea level rise : a new approach to the beach

La pandémie de COVID-19 a chamboulé les projets de vacances de la plupart d’entre nous. Avec les restrictions de voyages limitant les vacances à l’étranger, beaucoup de gens ont choisi de rester en France. En conséquence, on a assisté à une importante augmentation du nombre de personnes sur les plages à travers le pays. Avec l’afflux de milliers de touristes sur la côte atlantique, certaines municipalités ont pris des mesures visant à interdire l’accès aux plages à certaines heures. C’est ce qui s’est passé aux Sables d’Olonne par exemple, alors que Biarritz a interdit l’accès à la plage pendant la nuit.
Cependant, il faut s’attendre à des perturbations beaucoup plus importantes pour les vacances d’été des années à venir. Environ la moitié des touristes se dirigent vers les zones côtières, mais avec le réchauffement climatique qui, selon les prévisions, fera augmenter le niveau de la mer d’environ deux mètres au cours des 80 prochaines années, notre relation avec la côte devra changer.
Le site Web The Conversation a réalisé trois projections montrant ce à quoi pourraient ressembler les futures vacances à la plage si le changement climatique fait disparaître le littoral tel que nous le connaissons.

1. Avec l’élévation du niveau des océans, certaines stations balnéaires et autres lieux touristiques ont déjà imaginé comment ils pourront rester à proximité de la mer, en créant des structures au-dessus de l’eau. Sur l’île caribéenne de Barbuda, des huttes de villégiature ont été construites sur pilotis. L’objectif est de maintenir le tourisme viable là où il a prospéré pendant des décennies, tout en minimisant les inconvénients provoqués par la hausse du niveau de la mer.
Une idée semblable consiste à construire des structures sur des plates-formes en mer dans le but de créer des sociétés plus durables et plus égalitaires loin de la terre. La technologie est en cours de développement et les chercheurs examinent les implications techniques, juridiques et commerciales.
Compte tenu de la diminution de l’espace côtier dédié au tourisme, la création de nouveaux espaces en mer pourrait être un moyen de résoudre le problème de l’élévation du niveau des océans. Le problème est que des tempêtes et autre ouragans frappent souvent les côtes tropicales avec des dégâts faciles à imaginer pour les structures au-dessus de l’eau.

2. La plage urbaine est un concept qui est en train de devenir de plus en plus populaire dans le monde entier. Il rencontre un succès certain dans des grandes villes comme Paris ou Lyon où la mer est hors de portée. Il s’agit de créer des plages dans les villes en déversant du sable sur le béton. On y a aussi implanté des piscines artificielles et des manèges forains. Chacun de ces sites a ses propres caractéristiques. Il existe des plages réservées aux familles, d’autres destinées aux adultes, avec des bars à cocktails ou des restaurants.
Au lieu de longs trajets avec d’interminables bouchons, ce genre de plage se trouve sur le pas de votre porte. Moins de déplacements signifient moins de pollution par les gaz d’échappement des voitures. De plus, les plages urbaines pourraient permettre d’alléger la pression à laquelle sont soumises celles de la côte.
L’une des plages urbaines les plus connues est Paris Plage. Depuis son ouverture en 2002, les Parisiens et les estivants peuvent se prélasser sous les palmiers au bord de la Seine. La création de cette plage urbaine a coûté plus de deux millions d’euros et elle a été agrandie depuis cette date en raison de sa popularité.
La plage urbaine devient une industrie en soi, avec des entreprises spécialisées dans les fausses plages qui peuvent être conçues comme des structures saisonnières ou permanentes. S’il devient trop difficile de profiter de la côte dans les prochaines années, ces plages pourraient fournir tout ce qui est nécessaire en bord de mer…sans la mer.

3. Une solution plus pragmatique est peut-être de laisser faire la nature et laisser la mer remodeler le terrain. En laissant le littoral se régénérer, au cours de la hausse des océans, on pourrait créer des millions d’hectares de nouvelles zones humides, donc des habitats qui sont très favorables au stockage du carbone. Il faut savoir qu’ils ont perdu environ 50% de leur surface depuis 1900.
À Hong Kong et en Espagne, plusieurs régions ont montré comment on pouvait transformer des zones côtières en de nouveaux habitats offrant des opportunités à la fois pour la faune et la population.
Au Mexique, Mayakoba est une île où la mangrove a été ravagée par la construction de nombreuses chaînes hôtelières sur le front de mer. Aujourd’hui, seuls 10% de ces hôtels restent sur la côte. Le tourisme à haute densité a été abandonné. On a protégé les dunes et la mangrove qui étaient dévorées par une urbanisation excessive. De nouveaux réseaux de canaux ont été creusés pour créer un estuaire, ce qui a attiré les oiseaux et les amphibiens. Cette nouvelle zone humide est devenue une réserve naturelle très appréciée des touristes.

Avant que ces idées ne deviennent réalité, notre approche du littoral devra changer. Autrefois, l’Homme considérait la Terre en relation étroite avec la Mer ; il ne les considérait pas comme deux entités distinctes. Faire revivre ce concept permettra peut-être de faire une transition douce entre la plage d’aujourd’hui et le littoral de demain.
Adapté d’un article publié dans The Conversation.

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The COVID-19 pandemic has totally changed the holiday plans for most people. With international travel restrictions limiting holidays abroad, many people have opted to stay in France. As a result, there have been remarkable increases in the number of people on beaches across the country. With thousands flocking to the beaches along the Atlantic coast, some municipalities have taken measures forbidding the access to the beaches on some hours. This is what heppened at the Sables d’Olonne, while Biarritz has forbidden access to the beach during the night.

However, far greater disruptions to the summer holidays lie ahead. About half of all tourism takes place in coastal areas, but with global warming set to raise sea levels by somewhere around two metres over the next 80 years, our relationship with the coast will have to change.

The website The Conversation has imagined three different projections of what a beach holiday might look like as climate change eclipses the coastline we once knew.

1. With sea level rise, some resorts and other tourism operators have already imagined how they will be able to stay near the coast, with structures above the water. On the Caribbean island of Barbuda, resort huts have been built on stilts. The aim is to keep tourism viable in the same place it has thrived for decades, while minimising damage from higher water levels.

A similar idea consists in building settlements on platforms at sea with the hope of creating more sustainable and equal societies away from land. The technology is still being developed, while researchers consider the engineering, legal and business implications.

Given the dwindling coastal space for tourists, creating new spaces out at sea might be a way to meet the problem of sea level rise. The problem is that tropical coasts are often struck by storms and hurricanes, with damages easy to imagine to the structures above the water.

2. The urban beach is a concept that’s growing in popularity worldwide. It is meeting with success in large cities like Paris or Lyons where the sea is far away. It involves creating sandy areas in towns and cities by importing sand onto concrete. There may also be artificial pools and fairground rides. Each one has different features. There are family-friendly options, and those catered to adults, with cocktail bars or restaurants.

Instead of travelling kilometres to enjoy a beach, with huge traffic jams all along the way, it is right on your doorstep. Less travel means less carbon emissions, and urban beaches might help ease pressure on the real coast.

One of the most famous urban beaches is Paris Plage. Since its opening in 2002, Parisians and summer tourists have been able to lounge under palm trees on the banks of the river Seine. It cost over two million Euros to create and has since been extended due to its popularity.

The urban beach is becoming an industry in itself, with companies specialising in fake beaches that can be built as seasonal fixtures or permanent areas. If reaching the coast becomes too arduous in the future, these beaches could provide everything needed for a seaside experience without the sea.

3. Perhaps the most pragmatic solution is to accept nature taking its course and let the rising seas reshape the terrain. Allowing the new coastline to rewild could create millions of acres of new wetlands – habitats that are very good at storing carbon and that have deteriorated by about 50% since 1900.

In Hong Kong and in Spain, several regions demonstrate how turning heavily managed coastal areas into new habitats can create new opportunities for wildlife and people.

In Mexico, Mayakoba is an island where the mangrove forests were damaged and polluted by the building of numerous hotel chains on the seafront. Today, only 10% of these hotels remain on the coast. The local community abandoned their high-density model of tourism and protected the dunes and mangroves, which were being eroded by excessive development. New canal networks were dug to create an estuary, attracting birds and amphibians. This new wetland was designated as a nature reserve and visitors arrived to enjoy a new kind of tourist experience.

Before these projections become reality, our views of the coast must change. Humans once saw land and sea as a continuation of one another, rather than two discrete entities. Reviving this concept could allow us to make a soft transition between today’s beach and tomorrow’s coast.

Adapted from an article published in The Conversation.  .

Evolution du niveau des océans depuis 1993, vue  par les satellites (Source : NASA)