Wai-O-Tapu (Nouvelle Zélande/ New Zealand)

Wai-O-Tapu ( « eaux sacrées » en langue maori) est un site géothermal situé à 27 kilomètres au sud de Rotorua en Nouvelle-Zélande. La région possède de nombreuses sources chaudes réputées pour leurs belles couleurs, comme Champagne Pool. Le site couvre une superficie de 18 kilomètres carrés.
Selon le site Internet The Watchers et le New Zealand Herald, une éruption de vapeur et de boue a été observée il y a quelques jours à Wai-O-Tapu. L’événement a duré une quarantaine de secondes et a été filmé par le chauffeur d’une navette qui relie Rotorua aux sites locaux. Les volcanologues du GNS expliquent que de telles éruptions à Wai-O-Tapu sont rares mais pas exceptionnelles. Il est parfois fait état d’arbres couverts de boue.
Wai-O-Tapu est un site touristique populaire très fréquenté. Il est conseillé aux visiteurs d’être prudents lorsqu’ils s’approchent des phénomènes géothermaux. Voici quelques photos que j’ai prises lors d’une visite en février 2009.

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Wai-O-Tapu (Maori for « sacred waters ») is a geothermal site 27 kilometres south of Rotorua in New Zealand. The area has many hot springs noted for their colourful appearance, like Champagne Pool. It covers 18 square kilometres.

According to the website The Watchers and the New Zealand Herald, a steam and mud eruption was observed a few days ago at Wai-O-Tapu. The event lasted about 40 seconds and was recorded by the driver of a shuttle from Rotorua to local sites. GNS volcanologists explain that such eruptions at Wai-O-Tapu are uncommon but not exceptional. Occasionally, there are reports of trees covered in mud.

Wai-O-Tapu is a popular tourist site. Visitors are advised to be cautious when approaching. Here are a few photos I took during a visit in February 2009.

Photos: C. Grandpey

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Eruption du Kilauea: Un avenir imprévisible // Kilauea eruption: An unpredictable future

L’éruption du Kilauea se poursuit de manière stable à partir de la Fracture n° 8 et les explosions accompagnées d’effondrements secouent toujours le cratère de l’Halema’uma’u. Dans un rapport que l’Observatoire des Volcan d’Hawaii (HVO) a récemment remis à la Protection Civile, les volcanologues expliquent que l’éruption dans la Lower East Rift Zone se poursuivra probablement pendant des mois, voire des années.
L’éruption, qui a débuté le 3 mai dans les Leilani Estates, a dépassé de loin les autres éruptions des 200 dernières années dans la région en termes de volume, et elle a donné naissance à un chenal de lave de 12,8 kilomètres de long qui se termine à Ahalanui. Plus de 700 maisons ont été détruites.
Les scientifiques indiquent que l’évacuation constante du magma au sommet du Kilauea sans apparition de déformations significatives du sol sur la Lower East Rift Zone laisse supposer que l’éruption est stable. Ils pensent que si l’éruption en cours maintient le rythme soutenu observé actuellement, elle ne prendra pas fin avant des mois ou même un an ou deux. Bien que cette hypothèse semble la plus probable, une pause suivie d’une reprise d’activité ne saurait être exclue, tout comme un arrêt brutal de l’activité, ou une transition vers une activité stable et de plus longue durée avec un volume de lave émis plus faible. [NDLR: En d’autres termes, malgré tous les instruments dont dispose l’USGS sur le volcan, personne ne sait comment l’éruption va évoluer et aucune prévision fiable ne peut être faite!]
L’éruption reste concentrée sur la Fracture n° 8 depuis la fin mai et, selon le rapport du HVO, il semble peu probable qu’elle migre vers un autre site. La fracture a construit un cône de matériaux de plus de 55 mètres de haut, mais continue d’émettre de la lave sur une ouverture de 60 à 80 mètres de long. Si cette activité devenait plus concentrée, il n’est pas impossible que l’on assiste à des fontaines de lave de près de 300 mètres de hauteur, avec des retombées de cendre et de cheveux de Pele sur une zone plus vaste.
Les émissions de gaz restent également beaucoup plus élevées que ces dernières années, avec plus de 30 000 tonnes par jour. C’est plus de quatre fois la moyenne quotidienne au sommet du Kilauea avant le 3 mai.
Le rapport du HVO se penche sur les différents dangers induits par l’éruption en cours, y compris la possibilité de voir la lave envahir d’autres zones habitées. Pour les habitants des Nanawale Estates et du secteur de Waa Waa, le principal risque semble être un blocage dans le chenal de lave – dont la hauteur atteint 21 mètres par endroits – ce qui pourrait provoquer des débordements. C’est ce qui s’est produit près du Kapoho Crater, lorsque le flux de lave s’est détourné vers Ahalanui et a détruit le site de «Warm Pond» et l’école de Kua o ka La. La lave se dirige maintenant vers Isaac Hale Beach Park et la rampe d’accès pour bateaux de Pohoiki. Pour le moment, le front de coulée s’est stabilisé à 480 mètres de la rampe d’accès.
Les effondrements au sommet du Kilauea ont endommagé la Highway 11 dans le Parc National des Volcans d’Hawaï. La vitesse a été réduite à 40 km / h entre les bornes kilométriques 28 et 30.
Source: USGS / HVO.

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The Kilauea eruption is going on in a stable way at Fissure 8 and collapse explosions are still shaking Halema’uma’u Crater. In a report the Hawaiian Volcano Observatory (HVO) recently submitted to Hawaii County Civil Defense, geologists say the eruption on the Lower East Rift Zone most likely will continue for months to years.

The eruption, which started on May 3rd in Leilani Estates, has far outpaced other eruptions of the past 200 years in the area in terms of volume, and is producing a 12.8-kilometre-long lava channel to the ocean at Ahalanui. More than 700 homes have been destroyed.

Geologists say the sustained withdrawal of magma from Kilauea’s summit without appreciable ground deformation on the lower rift zone suggests the eruption remains stable. They say that if the ongoing eruption maintains its current style of activity at a high eruption rate, then it may take months to a year or two to wind down. While this seems to be the most likely outcome, a pause in the eruption, followed by additional activity, cannot be ruled out, nor can an abrupt cessation or a transition to a steady, longer-lived activity at a lower effusion rate. [NDLR: In other words, despite all the instruments USGS has set up on the volcano, nobody knows how the eruption will develop and no reliable prediction can be made!]

The eruption has remained focused at Fissure 8 since late May and the chances of it moving to another site are becoming less likely, according to the report. The fissure has created a cinder cone more than 55 metres tall, but continues to erupt over a 60- to 80-metre-long segment and, if it becomes more concentrated, could create lava fountains nearly 300 metres tall and spread Pele’s hair and cinder over a wider area.

Gas emissions also remain much higher than recent years, with more than 30,000 tons per day being released. This is more than four times the daily average for the summit prior to May 3rd.

The HVO report looks at different hazards posed by the ongoing event, including the potential for other residential areas to be inundated. For residents of Nanawale Estates and the Waa Waa area, the main risk appears to be a blockage in the lava channel, itself now 21 metres tall in places, which could divert the flow. That was seen near Kapoho Crater, when the flow moved toward Ahalanui and destroyed the “Warm Pond” and Kua o ka La Public Charter School. The ocean entry there has spread toward Isaac Hale Beach Park and Pohoiki boat ramp, but remained 480 metres from the ramp on July 20th in the afternoon.

Collapse events at Kilauea’s summit have damaged Highway 11 at Hawaii Volcanoes National Park. The state Department of Transportation is reducing the speed limit there to 40 km per hour between mile markers 28 and 30.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Premier semestre 2018 : Températures toujours en hausse

Nous sommes à la moitié de l’année 2018 et il est intéressant d’observer l’évolution des la température globale de la planète mois après mois depuis janvier.  Voici mois par mois les résultats des observations de la NASA concernant les températures moyennes de la planète pour le premier semestre 2018.

En pleine phase La Niña, janvier 2018 a été le cinquième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,78°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en janvier 2018 baisse de 0,13°C par rapport à décembre 2017. Les quatre derniers mois de janvier sont tous dans le top 5 des mois de janvier les plus chauds depuis 1880.

Toujours sous l’influence de La Niña, le mois de février 2018 a été le sixième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,78°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en février 2018 est identique à celle du mois de janvier.

Toujours sous l’influence de La Niña, le mois de mars 2018 a été le sixième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,89°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en mars 2018 grimpe de 0,1°C par rapport à février.

Le mois d’avril 2018 a été le troisième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.  Des records de chaleur ont été battus dans l’hémisphère sud.

Avec + 0,86°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en avril 2018 est quasi-stable par rapport à mars.

Le mois de mai 2018 a été le quatrième plus chaud depuis le début des relevés de la NASA en 1880.

Avec + 0,82°C au-dessus de la moyenne 1951-1980, l’anomalie relevée en mai 2018 baisse légèrement par rapport à avril (+0,85°C).

Le mois de juin 2018 confirme la tendance au réchauffement des 40 dernières années. Il arrive à égalité à la 3ème place avec 1998 dans le classement des mois de juin les plus chauds. Seuls juin 2015 et 2016 ont réalisé une meilleure performance. Le mois de juin écoulé se situe à +0.77°C au-dessus de la moyenne 1951-1980.

Si l’on fait le bilan à mi parcours en 2018, en raison des conditions La Niña, l’année 2018 ne se situe pour l’instant qu’au 4ème rang des années les plus chaudes. Les températures de surface de la mer dans la région Niño 3.4 du Pacifique sont en train remonter et sont repassées dans le positif d’après les derniers relevés hebdomadaires. Une véritable remontée des températures interviendra probablement fin 2018 et surtout début 2019 à la faveur d’un éventuel retour d’El Niño. Les modèles tablent pour +0,8°C fin 2018 dans la région Niño 3.4, donc légèrement au-dessus du seuil El Niño (+0,5°C). Pour janvier-février-mars 2019, la prévision des modèles est de +1°C dans la région Niño 3.4.

Source: NASA

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Confirmation de la hausse constante des températures, un nouveau record de température inquiétant a été établi dans la ville de Quriyat, au sud de la capitale Muscat dans le sultanat d’ Oman, avec une température minimale de 42,6°C le 26 juin 2018. C’est le record pour les températures minimales sur Terre. Jusqu’à ce jour, la température minimale la plus élevée au monde était de 41,6°C à Oman le 27 juin 2011. Le 26 juin faisait partie des journées extraordinairement chaudes observées à Quriyat où la température est restée au-dessus de 41,9°C pendant 51 heures d’affilée.
Le 26 juin 2018, la température a atteint un maximum de 49,4°C, soit deux degrés de moins que le record historique de chaleur du pays. C’est malgré tout, la température la plus chaude jamais relevée au mois de juin.
La ville de Quriyat détient également le record de la journée la plus chaude dans le sultanat d’Oman – à égalité avec trois autres villes du pays. Le 30 mai 2017, les thermomètres affichaient un record de 50,8°C.
Plusieurs autres pays à travers le monde ont connu eux aussi des températures inhabituellement élevées en juin, comme les villes russes où s’est déroulée la Coupe du Monde de football. Les pays scandinaves transpirent aux aussi avec des températures avoisinant souvent les 30 degrés Celsius. Au Royaume-Uni, les températures ont atteint en juin 2018 30°C dans les quatre pays pour la première fois en cinq ans.

Source: NASA.

La rampe d’accès de Pohoiki sous la menace de la lave // The Pohoiki boat ramp under the threat of lava

Selon le HVO, la coulée de lave issue de la Fracture n° 8 se trouvait à seulement 400 mètres de la rampe d’accès de Pohoiki dans l’Isaac Hale Park le 19 juillet 2018. Il y a de fortes chances que le site soit recouvert dans peu de temps, au cours du prochain week-end, voire avant. La prévision est difficile car la lave peut changer à tout moment ; elle peut ralentir ou accélérer sa progression.
L’accès à la rampe pour bateaux de Pohoiki est bloqué par les coulées depuis plusieurs semaines et ne peut donc plus être utilisé par les pêcheurs ou pour les excursions en bateau. Leur point de départ a été transféré à Wailoa Boat Harbour à Hilo. Beaucoup de gens pleurent la perte imminente de cette zone de loisirs bien connue pour la pêche, la navigation de plaisance, le surf et d’autres activités océaniques.
La Fracture n° 8, quant à elle, continue de vomir la lave qui avance dans un chenal surélevé vers le nord-est de la bouche éruptive. La lave continue de sortir en certains points le long du front d’écoulement de 6 km dans l’océan.
Source: HVO.

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According to HVO, the lava flow from Fissure 8 was last observed 400 metres from Pohoiki boat ramp at Isaac Hale Park on July 19th, 2018. The odds are that the site will be covered by lava in the short term, during the week-end or even before. Any forecast is difficult as lava can change at any time. It can slow down, speed up.

Access to the boat ramp at Pohoiki has been blocked by the lava flows for weeks, and is no longer available as a launch point by fishermen or lava boat tours. The latter need to start their tours from Wailoa Boat Harbor in Hilo. Many people are lamenting the imminent loss of the recreational area, popular for fishing, boating, surfing and other ocean activities.

Fissure 8, meanwhile, continues to erupt lava into the perched channel leading northeast from the vent. Lava continues to ooze out at a few points along the 6-km flow front into the ocean.

Source: HVO.

Vue de Isaac Hale Park et de la rampe d’accès de Pohoiki le 19 juillet 2018 (Crédit photo: USGS / HVO)

Observations de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Observations of the Kilauea eruption (Hawaii)

Selon certains médias comme Fox News, les touristes pourraient bientôt pouvoir observer l’éruption du Kilauea. Il se dit que les autorités font tout leur possible pour trouver une zone sécurisée avec un choix qui se limite à seulement quelques sites. Toutes les mesures de sécurité doivent être considérées avant qu’une telle plateforme puisse être approuvée par les autorités sanitaires et l’USGS. [NDLR : En d’autres termes, la situation n’a pas évolué et le point d’observation joue toujours l’Arlésienne ! Pas sûr qu’il soit mis en place avant la fin de l’éruption !]
Les touristes pourraient être conduits vers ce point d’observation par bus ou par navette pour ne pas entraver la circulation et, une fois sur place, ils seraient limités dans leurs déplacements pour des raisons de sécurité. Le site serait accessible pendant la journée et la nuit, mais probablement pas après 22 heures. L’entrée du point d’observation ne serait pas gratuite et permettrait d’apporter un peu d’argent aux commerces locaux durement touchés par l’éruption.
L’information concernant le site d’observation de l’éruption intervient alors que les exploitants de bateaux d’excursions ont déclaré qu’ils respecteraient les dernières décisions de la Garde côtière et donc la nouvelle distance de sécurité pour observer l’entrée de la lave dans l’océan. La Garde côtière interdit désormais aux embarcations de s’approcher à moins de 300 mètres de l’endroit où la lave arrive dans la mer et aucune dérogation ne sera accordée.

À l’heure actuelle, les excursions en bateau et en hélicoptère sont les seules solutions pour assister à l’éruption; il faut débourser au minimum environ 250 dollars par personne.
Les restrictions d’accès à l’éruption ont dissuadé de nombreux touristes de visiter la Grande Ile en général, et le District de Puna en particulier. Les entreprises commerciales entre Volcano et Pahoa ont vu leur activité chuter de 20% à 80%.
Source: Fox News.

L’USGS a mis en ligne une nouvelle vidéo tournée depuis d’un drone le 14 juillet 2018. Elle montre la Fracture n° 8, source de la coulée de lave. On remarque que la lave est toujours émise en abondance mais qu’il n’y a plus de fontaines, ce qui laisse supposer que la pression est moins forte.
La lave qui sort du cône avance à une vitesse d’environ 20 à 25 kilomètres à l’heure dans un chenal surélevé qui atteint jusqu’à 15 mètres de hauteur et s’étire sur plus de 12 km jusqu’à l’océan.
Les drones sont très utiles pour observer et étudier les zones dangereuses. Ils permettent de collecter des vidéos et des images pour cartographier les limites des coulées de lave, observer les débordements et évaluer la vitesse de progression de la lave. Ils peuvent également être dotés de capteurs pour collecter des données thermiques et gazières.
https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

Quelques chiffres:
L’éruption actuelle – qui se poursuit – a éclipsé chaque événement survenu dans la zone du Lower East Rift depuis 1800 et a émis environ 450 millions de mètres cubes de lave jusqu’à présent.
En comparaison, environ 122 millions de mètres cubes de lave ont éclaté en 1960 lorsque le village de Kapoho a été couvert.
Le HVO affirme que cette activité est sans précédent depuis 200 ans.
Le taux de lave sortant de Fissure 8 dépasse également de loin le taux d’éruption observé à l’évent Pu’u ‘O’o au cours de ses 35 années d’activité sur la zone du Moyen-Orient.
Le volume de l’effondrement d’Halema’uma’u au sommet du volcan Kilauea a été estimé à environ 700 millions de mètres cubes le 17 juillet 2018 et augmente de 13 millions de mètres cubes par jour.
Source: USGS / HVO.

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According to some news media like Fox News, the ongoing eruption of Kilauea Volcano might soon be visible to tourists on land. It is said that officials are working hard to find a safe viewing area and have narrowed a possible viewing area down to a few sites. All safety measures need to be considered before such a place can be approved by the Hawaii Department of Health and USGS.

Tourists could be brought to the viewing area on land by either bus or shuttle to limit traffic, and would be limited as to how far they could walk around. Visitors would be allowed to go to the site during the day and at night, but probably not past 10 p.m. The entrance of the viewing site would not be free and it would serve as a way to help local businesses affected by the eruption.

The news of a possible viewing location on land comes after Hawaii tour boat operators said they will follow the Coast Guard’s revised policy and stay further away from the ocean entry.

The Coast Guard now prohibits vessels from getting closer than 300 metres from where lava flows into the sea. No exception will be granted by the Coast Guard.

At the moment, boat and helicopter tours are the only options people have to witness the eruption; each costs about $250 per person.

The restrictions have deterred many travelers from visiting the Big Island in general, and Puna near the volcano in particular. Businesses in the area from Volcano down to Pahoa area have lost from 20 percent to 80 percent.

Source: Fox News.

USGS has released a new video shot from a drone on July 14th, 2018. It shows the source of the lava flow at Fissure 8. One can notice that lava is still produced profusely but there are no more lava fountains, which suggests that pressure is less high.

Lava emerging from the cone is travelling about 20-25 kilometres per hour into a perched channel that is as much as 15 metres above the ground surface and extends about 13 kilometres to the active ocean entry.

Unmanned Aircraft Systems (UAS) also called drones are very useful to observe and study dangerous areas. They allow to collect video and images to map lava flow boundaries, track overflows, and help assess channel velocities. They can also carry sensors to collect thermal and gas data.

https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

A few figures:

The current eruption – which is continuing – has eclipsed each event on the Lower East Rift Zone since 1800, and has emitted about 450 million cubic metres of lava so far.

In comparison, about 122 million cubic metres of lava erupted in 1960 when Kapoho village was covered.

HVO says this activity is now unprecedented in the last 200 years.

The rate of lava flowing out of Fissure 8 also far exceeds the eruption rate that was seen at the Pu‘u ‘O‘o vent during its 35 years of activity on the Middle East Rift Zone.

The volume of the collapse in Halema’uma’u at the summit of Kilauea Volcano was estimated at about 700 million cubic metres on July 17th, 2018, and is expanding by 13 million cubic metres a day.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Fracture du Grand Téton (Wyoming): Pas de quoi s’inquiéter… // Grand Teton fissure (Wyoming): Nothing to worry about

Une fracture d’une trentaine de mètres de longueur s’est ouverte sur une paroi rocheuse du parc national du Grand Teton dans le Wyoming. Pour des raisons de sécurité, les autorités ont fermé aux touristes certains secteurs du parc comme Hidden Falls et Inspiration Point. Les rangers sont en train d’évaluer les risques de la zone.
Cependant, il n’y a pas de quoi s’inquiéter. L’USGS explique que la fracture qui s’est ouverte dans la paroi rocheuse est un événement fréquent. La fracture n’est nullement liée au super volcan de Yellowstone qui se trouve à proximité du Grand Teton. De telles fractures en zone montagneuse escarpée se produisent fréquemment et peuvent provoquer des éboulements, ce qui entraîné la fermeture de la zone instable.
Source: National Park Service, USGS.

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A 30-metre crack at Grand Teton National Park in Wyoming has prompted officials to close certain areas to tourists. Hidden Falls and Inspiration Point are now closed to tourists due to a possible safety hazard and park rangers are initiating a risk assessment.

However, there is nothing to worry about. USGS explains that the crack in the rock face is a common hazard. It is a fracture in a steep cliff face that is by no means related to Yellowstone supervolcano which lies a few kilometres away. Cracks in cliffs in steep mountainous terrain, like the Teton Range, are very common and can lead to rockfalls, which is why the immediate area around the unstable area has been closed.

Source: National Park Service, USGS.

Hidden Falls dans le Grand Teton National Park qui est un excellent endroit pour voir des élans.

Photos: C. Grandpey

Eruption du Kilauea (Hawaii) : La Protection Civile et l’USGS informent la population // Civil Defense and USGS keep the public informed

La Protection Civile et l’USGS tiennent régulièrement la population informée de la situation sur le Kilauea. La dernière réunion était à Volcano; la prochaine a lieu aujourd’hui à Pahoa afin de préparer le public à de possibles événements majeurs. On y abordera les différents scénarios à propos d’un possible événement explosif dans le cratère de l’Halemaumau.
La réunion est prévue quelques jours après qu’une bombe volcanique ait atteint un bateau d’excursion pour touristes, près du point d’entrée de la lave dans l’océan. L’accident a blessé 23 personnes. Selon le dernier décompte, au moins 706 maisons et structures ont été détruites par l’éruption et 32 ​​kilomètres carrés ont été recouverts par la lave.
Dans le même temps, l’USGS indique que la Fracture n° 8 continue d’envoyer inlassablement de la lave en grande quantité dans le chenal qui l’achemine vers le nord-est.

À ce jour, il y a eu 52 «explosions d’effondrement» dans le cratère de l’Halema’uma’u. Ces événements sont provoqués par l’affaissement du plancher de l’Halemaumau suite à l’évacuation du magma vers la Lower East Rift Zone. L’énergie ainsi libérée équivaut à des séismes de M 5.4.
Depuis le début du mois de mai, le plancher du cratère de l’Halemaumau a chuté de plus de 450 mètres, et le diamètre de la lèvre est le double de celui avant l’éruption. À l’heure actuelle, les effondrements ne concernent qu’une petite partie du plancher de la caldeira. Beaucoup de gens se demandent si on pourrait assister à un événement catastrophique de grande envergure. L’USGS pense que la probabilité est faible, mais une telle éventualité ne saurait être écartée.
Au niveau de l’entrée dans l’océan, toutes les conditions sont réunies pour que se produisent des explosions en raison du grand volume de lave qui arrive dans le Pacifique et le fait que le rivage est peu profond à Ahalanui. Chaque fois que la lave à une température de 1100 degrés rencontre de l’eau de mer froide, il en résulte une explosion avec émission de vapeur et projections de fragments de lave solidifiés ou à moitié solidifiés, avec des bombes de taille parfois respectable. En outre, le volume actuel de lave émis par la Fracture n° 8 est beaucoup plus important – de l’ordre de 50 à 100 mètres cubes par seconde – que celui que l’on observait sur la coulée 61g en 2016. A l’époque, le volume de lave émis ne dépassait pas trois à quatre mètres cubes par seconde. En outre, le relief au niveau de la côte à Kamukona était très escarpé. La lave dévalait une pente abrupte et était rapidement emportée vers les profondeurs de l’océan.
Comme je l’ai écrit dans une note précédente, le front de coulée sud se trouve actuellement à seulement 700 mètres de la rampe pour bateaux à Isaac Hale Park. La lave continue à sortir en plusieurs endroits du front d’écoulement qui présente une largeur de 6 kilomètres.
Source: Protection Civile, USGS.

Voici une animation montrant la caldeira de l’Halema’uma’u le 13 juillet 2018:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2447.mp4

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Hawaii Civil Defense and USGS regularly keep the population informed about the situation of the Kilauea eruption. The last meeting was at Volcano; the next one is held today at Pahoa to keep everyone informed and prepared to possible major events. The various scenarios stemming from a possible explosive event at Halemaumau Crater will be presented to the public.

The meeting is scheduled just days after a lava bomb crashed into a tour boat, injuring 23, near the lava’s ocean entry point . According to the latest count, at least 706 homes and structures have been destroyed by the eruption and 32 square kilometres have been covered with lava.

Meanwhile, USGS reports that fissure 8 continues to erupt lava into the perched channel leading northeast from the event, with no end in sight going into the 11th week.

To date there have been 52 “collapse explosions,” which are events in which the floor of Halemaumau Crater collapses after magma beneath it empties into the lower East Rift Zone, resulting in an energy that goes into the ground, equalling to M 5.4 earthquakes.

Since early May the floor of Halemaumau Crater has dropped more than 450 metres, and the rim’s diameter is double its original size. Right now the collapse events involve just a small part of the caldera floor. Many people are wondering whether it could involve more of the floor and become a catastrophic event. USGS says that while the probability is low, the possibility is not zero.

At the lava flow’s ocean entry, conditions are ripe for explosions due to the large volume combined with more shallow topography at Ahalanui. Whenever 1,100-degree lava meets cool seawater, a steam explosion results, blasting fragments of solidified or semisolidified lava fragments, some of which are larger than a breadbox, up into the air. Besides, the current volume of lava flowing out of fissure 8 is much higher, at about 50 to 100 cubic metres per second, compared with the “61g flow” of 2016, where lava from Pu’u O’o pumped out about three to four cubic metres per second. In addition, the Kamukona lava ocean entry’s offshore topography was very steep. The lava entering the ocean at Kamukona hit a steep slope and was quickly carried down to deeper parts of the ocean.

As I put it in a previous post, the southern margin of the flow is currentlyjust 700 metres from the boat ramp at Isaac Hale Park. The lava continues to ooze out at several points along the 6-kilometre-wide flow front into the ocean.

Source: Civil Defense, USGS.

Here is a video showing the Halema’uma’u caldera on July 13th, 2018:

https://volcanoes.usgs.gov/observatories/hvo/multimedia_uploads/multimediaFile-2447.mp4

Sur l’East Rift Zone, le Pu’uo’o demeure une coquille vide. L’éruption qui avait débuté le 3 janvier 1983 s’est terminée le 2 mai 2018 (Crédit photo : USGS / HVO).