La cendre volcanique du Kilauea (Hawaii) // Kilauea’s volcanic ash (Hawaii)

Dans son dernier article de la série «Volcano Watch», le HVO examine les effets et les dangers de la cendre volcanique émise lors de la dernière éruption du Kilauea. Au cours d’une éruption, les concentrations de dioxyde de soufre (SO2) dans l’air revêtent une grande importance car elles sont étroitement liées aux émissions de lave. Cependant, l’émission considérable de cendre volcanique lors de l’éruption du Kilauea en 2018 a suscité des inquiétudes quant aux impacts potentiels sur les zones sous le vent.
Lors d’une éruption, les réactions chimiques qui se produisent entre la cendre volcanique et le panache riche en SO2 provoquent des dépôts de couches de sels à la surface des particules de cendre. Elles contiennent toute une gamme de composants solubles. Au contact de l’eau, que ce soit lors des retombées de cendre dans les bassins de captage d’eau potable ou lorsque la pluie s’abat sur la cendre, les composants solubles sont lessivés. Cela peut avoir un impact positif sur les activités humaines et agricoles (si les cendres apportent des éléments nutritifs) ou bien un effet négatif (si la cendre libère des éléments potentiellement toxiques, telles que le fluor).
La composition de la couche d’éléments à la surface de la cendre peut être mesurée en laboratoire par des expériences de lixiviation, une technique d’extraction de produits solubles par un solvant, et notamment par l’eau. Dans le cas de la cendre volcanique, la lixiviation consiste à mélanger des échantillons récents avec de l’eau extrêmement pure et à mesurer l’évolution de la chimie de l’eau. Les résultats des mesures en laboratoire peuvent ensuite être mis en parallèle avec la quantité de cendre retombée au sol afin d’évaluer son impact potentiel sur les ressources en eau, l’agriculture et la santé humaine. Si la couche de cendre présente un danger, des actions de protection appropriées peuvent être envisagées.
L’USGS a collecté et analysé près de 30 échantillons de cendre émise lors d’effondrements au sommet du Kilauea en 2018. Toutes ces données sont consultables en ligne auprès de l’USGS.
La contamination de l’eau potable par le fluor est une préoccupation majeure pour la santé humaine. La bonne nouvelle, c’est que les dernières retombées de cendre du Kilauea n’ont pas déposé suffisamment de fluor sur les systèmes de captage d’eau potable pour causer des effets néfastes sur la santé. En fait, les analyses ont révélé des concentrations au moins dix fois inférieures au niveau maximal fixé par l’Environmental Protection Agency (EPA). La concentration de fluor dans la cendre émise pendant la dernière éruption du Kilauea est inférieure à 100 milligrammes par kilogramme. Ce chiffre est inférieur à la moyenne pour les autres éruptions dans le monde (129 mg par kg de cendre).
Les échantillons de cendre recueillis lors de la dernière éruption du Kilauea contiennent beaucoup de soufre, avec des concentrations dépassant tout ce qui a été mesuré lors d’éruptions volcaniques dans le monde. Cela n’est guère surprenant, au vu des émissions considérables de SO2 pendant l’éruption du Kilauea. Certains échantillons de cendre contenaient près de 25 000 milligrammes de soufre par kilogramme de cendre, ce qui correspond à plus de 2 cuillerées à café de soufre natif pour 450 grammes de cendre. L’impact de ce soufre sur l’eau potable à Hawaii ne concerne que son aspect visuel et n’affecte que le goût. Les concentrations étaient toujours inférieures au niveau maximum déterminé par l’EPA, malgré la quantité remarquable de soufre à la surface de la cendre.
Seuls le manganèse, l’aluminium et le fer ont été mesurés sur la cendre à des concentrations pouvant atteindre les seuils définis par l’EPA et provoquer un goût et une couleur indésirables de l’eau. Cependant, les concentrations ne constituent pas une menace pour la santé.
Bien que le danger pour l’homme soit faible, l’ingestion de grandes quantités de soufre peut entraîner des carences nutritionnelles chez les animaux en pâturage, et l’exposition au fluor peut entraîner l’érosion des dents, affecter les os et générer d’autres anomalies de croissance. En conséquence, le département d’agriculture tropicale et de ressources humaines de l’Université d’Hawaï a formulé des recommandations sur la protection du bétail.
Source: HVO.

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In its latest “Volcano Watch” article, HVO examines the effects and dangers of volcanic ash during Kilauea’s last eruption. During an eruption, a great importance is given to the sulphur dioxide (SO2) concentrations in the air because they are closely linked with lava emissions. However, vigorous volcanic ash production during the 2018 eruption of Kilauea raised new concerns about potential impacts for downwind communities.

During an eruption, chemical reactions that occur between volcanic ash and the SO2-rich plume form salt coatings on the surfaces of ash particles. These coatings contain a wide range of soluble components. Upon contact with water, either through ash falling into water catchments or by rain falling on ash, the soluble components are washed from the ash. This can impact human and agricultural activities, both positively (if ash supplies nutrient elements) and negatively (if ash releases potentially toxic species, such as fluoride).

The composition of the ash coating can be measured in the laboratory through ash leaching experiments. This is performed by mixing samples of freshly erupted volcanic ash with ultrapure water and measuring the change in the water chemistry. The results from the laboratory measurements can then be scaled with the amount of ashfall to evaluate the potential impact on water resources, agriculture, and human health. If the ash coating poses a hazard, then appropriate protective actions can be communicated.

USGS collected and analyzed almost 30 ash samples produced by collapse events at the summit of Kilauea in 2018. All data are available online from the USGS.

Contamination of drinking water by fluoride is of primary concern for human health. Some good news is that recent ashfall at Kilauea did not contribute sufficient fluoride to water catchment systems to cause adverse health effects. In fact, it was determined to be at least ten times lower than the maximum contaminant level (MCL) goal set by the U.S. Environmental Protection Agency (EPA). The concentration of fluoride on ash from the recent activity of Kilauea is below 100 milligrams of fluoride per kilogram of ash. This is lower than the average for other eruptions worldwide (129 mg per kg of ash).

Ash samples collected during the last Kilauea eruption contain a tremendous amount of sulphur, exceeding anything measured at previous eruptions from volcanoes around the world. This may not be surprising given the massive output of SO2 throughout Klauea’s eruption. Some of the Kilauea ash samples had nearly 25,000 milligrams of sulphur per kilogram of ash, which is over 2 teaspoons of native sulphur for every pound of ash. The impact of this sulphur on drinking water in Hawai‘i is largely aesthetic, affecting taste only. Concentrations were still below the EPA maximum contaminant level, despite the remarkable amount of sulphur on the ash surfaces.

Only manganese, aluminum, and iron were measured on the ash at concentrations that may reach defined EPA thresholds for causing undesirable taste and colour of water. However, the concentrations are not a threat to health.

Although the hazard to humans is low, grazing animals can experience nutritional deficiencies from ingesting high amounts of sulphur, and fluoride exposures can result in the erosion of teeth, loss of bone, and other growth abnormalities. Accordingly, recommendations for protecting livestock were issued by the University of Hawaii’s College of Tropical Agriculture and Human Resources.

Source: HVO.

Retombées de cendre sur l’Etna (Photo: C. Grandpey)

Emissions de SO2 sur le Kilauea (Photo: C. Grandpey)

Le chant de la banquise antarctique // The song of Antarctica’s ice shelf

En utilisant des appareils spéciaux, des scientifiques de la Colorado State University ont pu enregistrer des sons étranges sur la Barrière de Ross, une vaste plate-forme glaciaire en Antarctique. Selon une nouvelle étude publiée dans Geophysical Research Letters, une revue de l’American Geophysical Union, le bruit enregistré est en réalité une vibration de la glace provoquée par le vent qui souffle sur les dunes de neige.
En écoutant le son, on a un peu l’impression d’entendre quelqu’un souffler constamment dans une flûte sur la banquise, ou le bourdonnement émis par des milliers de cigales. La fréquence des sons est trop basse pour être perçue par l’oreille humaine. C’est pour cela que les scientifiques l’ont accélérée. Ils ont modifié la fréquence des infrasons et accéléré les enregistrements 1 200 fois.
L’objectif initial de l’étude n’était pas d’enregistrer le chant de la banquise, mais d’observer ce qui se passe sur les plateformes glaciaires du continent antarctique. En 2014, des scientifiques ont installé 34 capteurs sismiques à deux mètres sous la neige sur la Barrière de Ross afin de surveiller sa structure et ses mouvements. .
Au cours des dernières années, les plates-formes glaciaires ont perdu de leur épaisseur et se sont même effondrées en Antarctique à cause du réchauffement de la température de l’océan et de l’air, sous l’effet du changement climatique. Lorsque ces plates-formes se désintègrent, elles permettent à la glace continentale située en amont d’accélérer sa progression et de finir sa course dans l’océan, ce qui contribue à l’élévation du niveau de la mer.
L’étude des vibrations produites par la couche de neige qui isole la banquise pourrait permettre aux scientifiques de mieux comprendre comment elle réagit au changement climatique. Les fluctuations du «ronflement sismique» émis par la plate-forme glaciaire pourraient également indiquer si des fractures se forment dans la glace, ce qui pourrait être le signe que la plate-forme est susceptible de se briser.

Voici le document (Ne pas oublier de mettre le son !):
https://youtu.be/w56RxaX9THY

Source: Colorado State University.

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Using special instruments, scientists from Colorado State University have discovered weird sounds on Antarctica’s Ross Ice Shelf. The noise is actually vibrating ice, caused by the wind blowing across snow dunes, according to a new study which was published in Geophysical Research Letters, a journal of the American Geophysical Union.

Listening to the sound, it is a little like blowing a flute, constantly, on the ice shelf, or the buzz of thousands of cicadas. The sounds are too low in frequency to be heard by human ears unless sped up by the monitoring equipment. For that purpose, the scientists changed the infrasound frequency and accelerated the recordings vearly 1,200 times.

The original reason for the study was not to record sounds down there but to research what’s happening to the continent’s ice shelves: In 2014, scientists buried 34 seismic sensors two metres under the snow on Antarctica’s Ross Ice Shelf in order to monitor its structure and movement.

Ice shelves have been thinning and collapsing in Antarctica because of warmer ocean and air temperatures because of climate change. As the shelves disintegrate, they allow other inland ice to fall into the ocean, contributing to sea level rise.

Studying the vibrations of an ice shelf’s insulating snow jacket could give scientists a sense of how it is responding to changing climate conditions. Changes to the ice shelf’s « seismic hum » could also indicate whether cracks in the ice are forming that might indicate whether the ice shelf is susceptible to breaking up.

Here is the document (Don’t forget to turn on the speakers!):

https://youtu.be/w56RxaX9THY

Source: Colorado State University.

Carte montrant la Barrière et la Mer de Ross. On remarquera la présence du volcan Erebus sur l’Ile de Ross. (Source : Wikipedia)

Le Stromboli (Iles Eoliennes / Sicile) // Stromboli Volcano (Aeolian Islands / Sicily)

Le Stromboli, le « Phare de la Méditerranée » domine la plus septentrionale des Iles Eoliennes. Il attire chaque année des foules de touristes. La plupart désirent grimper au sommet du volcan pour assister à l’activité …strombolienne qui dure depuis des millénaires.

Il est bon de savoir que l’excursion demande une bonne forme physique car il faut s’élever par un sentier pentu depuis le niveau de la mer jusqu’à quasiment 900 mètres d’altitude. La randonnée commence en général en fin d’après-midi et se prolonge dans la nuit. Il est donc prudent de prévoir des vêtements chauds pour le séjour au sommet et de bonnes chaussures pour ne pas revenir avec des ampoules plein les pieds.

Depuis quelques années, pour des raisons de sécurité que certains trouvent discutables, mais aussi pour des raisons commerciales évidentes, la montée au sommet du Stromboli ne peut se faire qu’avec l’accompagnement de guides locaux. Il est bien loin le temps où l’on pouvait passer la nuit dans des nids de pierre le long de la partie sommitale de la Sciara des Fuoco. Il ne faudrait tout de même pas oublier que le Stromboli peut connaître des périodes de comportement imprévisible et parfois brutal – donc dangereux – et il serait dommage qu’un séjour sur l’île se solde par un séjour à l’hôpital de Lipari.

En général, l’ascension avec les guides prend environ 2h30. Une fois arrivés à destination, les touristes peuvent admirer pendant environ une heure les explosions et les gerbes de matériaux incandescents. Ces dernières se produisent actuellement environ toutes les 15 à 20 minutes, mais c’est selon l’humeur du volcan. Certains touristes sont redescendus enchantés de leur visite sommitale alors que d’autres sont revenus extrêmement déçus car le volcan était resté silencieux. Au bout d’une heure environ, selon l’humeur du volcan…et celle des guides, ces derniers donnent le signal du retour par le même sentier. Comme ça descend, il faut un peu moins de temps. Compter environ 2 heures. Au total, l’ensemble de l’excursion accompagnée dure environ 6 heures.

Plusieurs compagnies de guides comme Magmatrek et Stromboli Adventures assurent cette prestation. Aux dernières nouvelles, il fallait débourser une trentaine d’euros. Pour qui n’a jamais vu un volcan en éruption, la montée au sommet du Stromboli restera une expérience inoubliable, à condition, bien sûr, que le volcan soit en forme.

Pour ceux qui n’ont pas envie de se rendre dans les Iles Eoliennes, il existe un moyen beaucoup moins fatiguant de voir les éruptions du Stromboli. Une webcam propose en direct et avec le son de superbes images du Stromboli. L’adresse est la suivante :

https://www.skylinewebcams.com/fr/webcam/italia/sicilia/messina/stromboli.html

Je recommande fortement de mettre le plein écran car le spectacle est magnifique, avec des images de grande qualité. Armez-vous de patience car il faut parfois attendre plusieurs dizaines de minutes pour assister à une séquence éruptive…

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Stromboli, the « Lighthouse of the Mediterranean » dominates the northernmost of the Aeolian Islands. It attracts crowds of tourists every year. Most of them want to climb to the top of the volcano to attend the strombolian activity that has lasted for millennia.
It is good to know that the excursion requires a good physical shape because you have to climb a steep path from sea level to almost 900 metres. The hike usually starts at the end of the afternoon and continues into the night. It is therefore advisable to provide warm clothes for the stay at the top and good shoes not to come back with blisters on your feet.
In recent years, for security reasons that some people find debatable, but also for obvious commercial reasons, the climb to the top can only be done with the accompaniment of local guides. I can remember the time when one could spend the night in stone nests along the summit area of the Sciara des Fuoco. However, it should not be forgotten that Stromboli can experience periods of unpredictable and sometimes brutal – therefore dangerous – behaviour and it would be a pity if a stay on the island resulted in a stay at the Lipari hospital.
In general, the climb with the guides takes about two hours and a half. Once at their destination, tourists can admire explosions and ejections of incandescent materials for about an hour. They currently occur approximately every 15 to 20 minutes, but it depends on the mood of the volcano. Some tourists came back delighted with their summit visit while others came back extremely disappointed because the volcano had remained silent. After about an hour, according to the mood of the volcano … and that of the guides, they give the signal of the return by the same path. As it goes down, it takes a little less time. Count around 2 hours. In all, the entire guided tour lasts about 6 hours.
Several guide companies like Magmatrek and Stromboli Adventures provide this service. As far as I know, the cost of the hike is about thirty euros. For those who have never seen an erupting volcano, the climb to the top of Stromboli will remain an unforgettable experience, provided, of course, that the volcano is in good shape.
For those who do not want to visit the Aeolian Islands, there is a much less tiring way to see the eruptions of Stromboli. A webcam offers live – and with the sound – beautiful images of Stromboli. Here is the address :
https://www.skylinewebcams.com/fr/webcam/italia/sicilia/messina/stromboli.html

I strongly recommend to put the full screen because the show is beautiful, with high quality images. Be patient because sometimes it takes several tens of minutes to attend an eruptive sequence …

Capture d’image de la webcam

Photos: C. Grandpey

Alpes françaises : Les effets du réchauffement climatique (suite)

L’été 2018 n’en finit pas de s’éterniser. Nous sommes officiellement en automne depuis un mois, mais les températures ne cessent de battre des records. La région Rhône-Alpes est l’une de celles où les effets du réchauffement climatique sont le plus visibles car elle recèle un nombre important de glaciers et de lacs. L’Ain, la Drôme, l’Isère, la Haute-Savoie et une partie de la Savoie sont concernés par des restrictions liées à l’eau, de la simple alerte à l’alerte renforcée, jusqu’à l’état de crise dans la moitié du département de l’Ain.

Les glaciers souffrent énormément, et sans les importantes précipitations neigeuses de l’hiver dernier qui ont retardé leur fonte, les glaciers auraient connu une ablation record. Par exemple, le glacier d’Argentière a perdu 1,5 m d’eau soit 1,7 m de masse glaciaire en 2018. C’est bien au-dessus de la moyenne de 1,4 m observée depuis 2003, date à partir de laquelle le rythme de la fonte annuelle entamée dans les années 1980 a doublé. J’ai visité le glacier d’Argentière en septembre 2017 et  2018. Quand on se trouve devant le front du glacier, on est impressionné par l’empreinte laissée en aval par le glacier en se retirant.

La Mer de Glace continue à fondre inexorablement. Le plus grand glacier français a perdu jusqu’à 16 cm d’épaisseur par jour au mois d’août !

Les stations de ski ne devraient pas tarder a subir les effets du dérèglement climatique et il se pourraient bien que les canons à neige soient vite inutilisables à cause des températures trop élevées ou, tout simplement, du manque d’eau. Ainsi, aux Deux Alpes, le lac de Puy Salié (50 000 mètres cubes d’eau) qui s’est formé au pied du glacier du mont de Lans s’est vidangé et n’a pas eu le temps de permettre la production de neige de culture pour ouvrir aux skieurs à la Toussaint.

Je ne reviendrai pas sur la situation catastrophique du lac d’Annecy dont le niveau ne cesse de baisser, engendrant les problèmes que j’ai évoqués précédemment.

Source : Le Dauphiné Libéré.

Voici quelques vues du Glacier d’Argentière en septembre 2018:

Photos: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles des volcans du monde communiquées par le GVN de la Smithsonian Institution dans son bulletin hebdomadaire :

L’éruption débutée sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)  le 15 septembre 2018 se poursuit. L’intensité du tremor volcanique est toujours en très légère baisse. Une inflation de l’édifice est toujours enregistrée. Elle révèle la mise en pression d’une source localisée sous les cratères sommitaux à 1-1,5 km de profondeur, liée à la réalimentation du réservoir superficiel par du magma plus profond. L’activité reste très limitée en surface. Un volumineux panache de gaz s’échappe du site éruptif. Des résurgences de coulées actives sont visibles au pied du cône éruptif, dans sa partie orientale.

Source : OVPF.

Une nouvelle phase d’activité a débuté sur le Fuego (Guatemala) le 12 octobre 2018, avec des fontaines de lave s’élevant jusqu’à 400 mètres de hauteur, des avalanches de matériaux incandescents sur les flancs ouest et sud-ouest, un grondement persistant et une coulée de lave qui a parcouru 1 km dans la ravine Santa Teresa. Des explosions très fréquentes ont généré des panaches de cendre qui ont atteint 850 mètres de hauteur. Le 13 octobre, un lahar a dévalé la ravine Ceniza en charriant des blocs atteignant 2 mètres de diamètre, des branches et des troncs d’arbres. Les panaches de cendre ont provoqué des retombées dans les zones sous le vent. Des matériaux incandescents étaient éjectés entre 150 et 200 mètres de hauteur, provoquant surtout des avalanches dans le cratère, même si certaines avalanches ont parcouru de longues distances et atteint des zones de végétation. La coulée de lave sur le flanc ouest était encore visible le 14 octobre, mais elle n’était plus active.
Source: INSIVUMEH.

Toujours au Guatemala, les explosions stromboliennes dans le cratère Mackenney du Pacaya éjectent des matériaux jusqu’à 25 mètres au-dessus du cratère, tandis que les panaches de gaz s’élèvent à 200-700 mètres de hauteur. Une coulée de lave apparue le 11 octobre s’est dirigée vers le nord-ouest en direction de Cerro Chino. Le 15 octobre, elle mesurait 250 mètres de long.
Source: INSIVUMEH.

Entre le 5 et le 11 octobre 2018, le dôme de lave dans le cratère sommital du Merapi (Indonésie) a continué à croître lentement à un rythme de 3 100 mètres cubes par jour, donc plus rapidement que la semaine précédente. Le 11 octobre, le volume du dôme était estimé à 160 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

Une émission de cendre a été observée au sommet du Sangeang Api (Indonésie) le 15 octobre 2018 ; le panache s’élevait à 250 mètres au-dessus du sommet. Les données sismiques sont dominées par les signaux confirmant les émissions de cendre ainsi que des événements tectoniques locaux. La couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange.
Source: VSI.

L’éruption du Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska) se poursuit, comme en témoignent les températures de surface élevées observées dans les données satellitaires, ainsi que le tremor continu. Les données satellitaires indiquent que la partie E du champ de lave sur le flanc sud reste active. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Le Kilauea (Hawaii) n’est pas en éruption. Les niveaux de sismicité, de déformation et d’émissions de gaz n’ont pas beaucoup évolué au cours de la semaine écoulée. Une certaine déformation est observée, signe d’un possible remplissage de la Middle East Rift Zone. Cependant, les émissions de SO2 au sommet, sur le Pu’uO’o et dans l’East Rift Zone restent extrêmement faibles. Le niveau d’alerte volcanique et la couleur de l’alerte aérienne ont été abaissés ces derniers jours, mais l’éruption n’a toujours pas été déclarée terminée. Il semble que le HVO joue la montre et espère un nouveau départ de l’éruption. Il ne faut pas oublier que l’Observatoire avait misé sur une éruption qui durerait des mois, voire un an! Voici une vidéo très intéressante réalisée par Paradise Helicopters ; on y voit les bouleversements subis par la cratère de l’Halema’uma’u :

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Here is some news of the world volcanoes communicated by the Smithsonian Institution’s GVN in its weekly report :

The eruption that started at Piton de la Fournaise (Reunion Island) on September 15th, 2018 continues. The intensity of tremor is still slowly decreasing. Inflation of the volcanic edifice is still recorded. It reveals the pressurization of a source located under the summit craters, 1-1.5 km deep, related to the recharge of the shallow reservoir by deeper magma. Surface activity remains very limited. A voluminous gas plume is coming out of the eruptive site. A few lava outbreaks can be seen at the foot of the eruptive cone, in its eastern part.
Source: OVPF.

A new phase of activity began at Fuego (Guatemala) on October 12th, 2018, characterized by lava fountains rising as high as 400 metres above the crater rim, avalanches of incandescent material down the W and SSW flanks, increased rumbling, and a lava flow travelling 1 km down the Santa Teresa drainage. Very frequent explosions generated ash plumes that rose 850 metres high. On October 13th, a lahar descended the Ceniza drainage, carrying blocks up to 2 metres in diameter, and branches and tree trunks. The ash plumes caused ashfall in downwind areas. Incandescent material was ejected 150-200 metres high, causing avalanches of material within the crater, though some of the avalanches travelled long distances, reaching vegetated areas. The lava flow on the western flank was still visible on October 14th but it was no longer active.

Source: INSIVUMEH.

Still in Guatemala, strombolian explosions at Pacaya’s Mackenney Crater currently eject material as high as 25 metres above the crater rim, and gas plumes rise 200-700 metres high. A lava flow that first emerged on October 11th travelled NW towards Cerro Chino, and by October 15th was 250 metres long.

Source: INSIVUMEH.

Between October 5th and 11th 2018, the lava dome in the summit crater of Mt Merapi (Indonesia) grew slowly at a rate of 3,100 cubic metres per day, though faster than the previous week. By October 11th, the volume of the dome was an estimated 160,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source: VSI.

An ash emission from Sangeang Api (Indonesia) on October 15th, 2018 rose 250 metres above the summit. Seismic data is dominated by signals indicating emissions as well as local tectonic earthquakes. The aviation colour code has been changed from Yellow to Orange.

Source: VSI.

The eruption of Veniaminof (Aleutians / Alaska) continues, as evidenced by elevated surface temperatures in satellite data, and low-level continuous tremor. Satellite data indicate that the eastern part of the south-flank flow field remains active. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source: AVO.

Kilauea Volcano (Hawaii) is not erupting. Rates of seismicity, deformation, and gas release have not changed significantly over the past week. Some deformation is observed, consistent with a possible refilling of the Middle East Rift Zone. However, SO2 emissions at the summit, Pu’uO’o, and East Rift Zone remain drastically reduced. The volcanic alert level and the aviation colour code have been lowered in the past days but the eruption has not yet been declared over. It seems HVO is playing with time, hoping for a new start of the eruption. One should not forget HVO had predicted an eruption that would last months and even a year! Here is a very interesting video by Paradise Helicopters that shows the newly remodeled Halema’uma’u Crater:

https://vimeo.com/295668137?fbclid=IwAR1NkD1XxCM_X-Y3CY7SREqbwCBAjeawlkg3Rw9w4tDdm7b_68cNwob8BuM

Le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo: HVO)

Destruction de Pompéi : Le 24 octobre 79, pas le 24 août ! // Pompei was destroyed on October 24th, 79, not August 24th !

Nous ne savons pas prévoir les éruptions volcaniques, mais sommes-nous seulement capables de dater celles du passé ?

Jusqu ‘à présent, tous les scientifiques étaient d’accord pour affirmer que l’éruption du Vésuve qui avait entraîné la destruction de Pompéi, Herculanum, Stabies et Oplontis avait eu lieu le 24 août 79 de notre ère. Ils s’appuyaient  sur une copie d’un texte où Pline le Jeune raconte la catastrophe à l’historien Tacite et évoque le neuvième jour avant les calendes de septembre, soit le 24 août. Les archéologues ont, de leur côté, émis de plus en plus de doutes au sujet de cette datation car les indices recueillis sur le terrain plaidaient pour une éruption volcanique survenue en plein automne.

Un graffiti – deux petites lignes inscrites au charbon sur un mur à hauteur d’homme – a été récemment découvert dans la Maison au Jardin, un des édifices actuellement en cours de fouille à Pompéi. L’inscription prouve que la ville n’a pas été détruite par le Vésuve le 24 août 79, mais deux mois plus tard, en octobre 79.

Présenté le mardi 16 octobre 2018 à l’occasion de la visite sur place d’Alberto Bonisoli, ministre italien des biens et activités culturels, ce graffiti donne la date de son inscription : « XVI K NOV », autrement dit « le seizième jour avant les calendes de novembre », soit le 17 octobre. Si la ville avait été ensevelie sous les cendres du Vésuve depuis le 24 août, son auteur n’aurait pu écrire ces mots près de deux mois plus tard.

Cette découverte finira peut-être par convaincre ceux qui s’accrochent à la date du 24 août. Des recherches récentes permettaient déjà d’affirmer que ce n’était pas la bonne date. En effet, on a observé beaucoup de fruits d’automne à Pompéi : noix, figues, châtaignes, pruneaux, grenades et même des sorbes qui se récoltent encore non mûres entre septembre et octobre. De plus, les découvertes réalisées au cours des fouilles ont donné la preuve que les vendanges étaient terminées. Il y avait de la lie, ainsi que des pépins de raisin, et les grands récipients en terre cuite étaient pleins et scellés dans deux villas. Or, les textes des agronomes antiques, comme Columelle mais aussi Pline l’Ancien, précisent que les vendanges commençaient à l’équinoxe d’automne – le 21 septembre – pour se terminer au coucher des Pléiades, le 11 novembre.

D’autres éléments indiquent une date automnale pour l’éruption du Vésuve : la présence, dans les maisons pompéiennes, de nombreux braseros, pas vraiment utiles au mois d’août, ou les gros vêtements que portaient certains habitants.

Il est probable que l’erreur initiale sur la date réelle d’éruption du Vésuve se trouve dans le texte de Pline le Jeune. Des épigraphistes ont, ces dernières années, ressorti d’autres copies de sa lettre à Tacite dont certaines mentionnent le neuvième jour avant les calendes de novembre et non pas celles de septembre. Quelque part, au Moyen Age, un copiste s’est probablement trompé dans la date, et son erreur s’est répercutée jusqu’à ces dernières années. Pompéi a donc été ensevelie sous les cendres le 24 octobre 79 et non pas le 24 août. Le 24 octobre 2018, la ville antique pourra donc célébrer le 1 939ème anniversaire de sa destruction !

Source : Journaux français et italiens.

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We are not able to predict volcanic eruptions, but are we only able to date those of the past?
Until now, all scientists agreed that the eruption of Vesuvius, which caused the destruction of Pompeii, Herculaneum, Stabies and Oplontis, took place on August 24th, 79 CE. They relied on a copy of a text in which Pliny the Younger described the disaster to Tacitus and evokes the ninth day before the calends of September, namely August 24th. Archaeologists, for their part, have expressed doubts about this dating because the evidence collected on the ground pleaded for a volcanic eruption that occurred in the autumn.
A graffiti – two small charcoal lines on a man-made wall – was recently discovered in the Garden House, one of the buildings currently being excavated in Pompeii. The inscription proves that the city was not destroyed by Vesuvius on August 24th, 79, but two months later, in October 79.
Presented on Tuesday, October 16th 2018 during the on-site visit of Alberto Bonisoli, Italian Minister for cultural goods and activities, this graffiti gives the date of its inscription: « XVI K NOV », in other words « the sixteenth day before calends of November « , that is, the 17th of October. If the city had been buried under the ashes of Vesuvius since August 24th, its author could not have written these words nearly two months later.
This discovery may end up convincing those who cling on August 24th. Recent research has already indicated that it was not the right date. In fact, a lot of autumn fruits have been observed in Pompeii: walnuts, figs, chestnuts, prunes, pomegranates and even sorbets still harvested between September and October. In addition, the discoveries made during the excavations gave proof that the grape harvests were finished. There were dregs, as well as grape seeds, and the large terracotta pots were full and sealed in two villas. However, the texts of ancient agronomists, such as Columelle but also Pliny the Elder, specify that the grape harvests began at the autumnal equinox – September 21st – and ended at the sunset of the Pleiades, November 11th.
Other elements indicate an autumnal date for the eruption of Vesuvius: the presence, in Pompeian houses, of many braziers, not really useful in August, or the big clothes that carried some inhabitants.
It is likely that the initial error on the actual date of the eruption of  Mt Vesuvius is found in the text of Pliny the Younger. Epigraphers have, in recent years, come out with other copies of his letter to Tacitus, some of which mention the ninth day before the calends of November and not those of September. Somewhere in the Middle Ages, a copyist was probably wrong in the date, and his mistake has been reflected until recent years. Pompeii was thus buried under the ashes on October 24th, 79 and not on August 24th. On October 24th, 2018, the ancient city will then celebrate the 1 939th anniversary of its destruction!
Source: French and Italian newspapers.

Photos: C. Grandpey

Le glissement de l’Etna (Sicile) // Mt Etna’s sliding movement in Sicily

Un article récent paru dans Newsweek nous rappelle que le flanc sud-est de l’Etna glisse dans la Mer Méditerranée à raison de quelques centimètres par an. Selon les scientifiques, « il est important de comprendre ce processus susceptible de générer un effondrement catastrophique du volcan dans le futur ». Le glissement de terrain qui accompagnerait un tel événement pourrait, à son tour, provoquer un tsunami qui menacerait les zones habitées de la région.
Une équipe internationale de chercheurs a proposé une nouvelle approche de cette activité de glissement de l’édifice volcanique, tout en laissant entendre que le mouvement du flanc oriental du volcan pose un risque plus grand que prévu.
Dans un article publié dans la revue Science Advances, les scientifiques expliquent que le flanc E de l’Etna glisse principalement en raison de l’instabilité gravitationnelle. Auparavant, on pensait que c’était la poussée du magma à l’intérieur du volcan qui était responsable du mouvement. Jusqu’à présent, il n’avait pas été possible de dire lequel de ces processus – instabilité gravitationnelle ou poussée du magma – était à l’origine du glissement.
Pour effectuer leur étude, la première de ce type sur le glissement en mer du volcan, les scientifiques ont mis en place et analysé un réseau de cinq transpondeurs sous-marins. Ces appareils étaient équipés de capteurs de pression pour surveiller en permanence le déplacement du fond marin en bordure de la côte E de la Sicile.
Les mesures effectuées par les transpondeurs entre avril 2016 et juillet 2017 ont montré que la déformation de l’Etna s’éloignait de son système magmatique, ce qui donne à penser que la majeure partie du glissement est provoquée par gravité.
Les chercheurs disent qu’ils ne peuvent pas exclure la possibilité d’un effondrement catastrophique du flanc sud-est, bien qu’il soit impossible de dire si, comment et quand cela se produira. De nouvelles recherches seront nécessaires pour faire une telle prévision. Sur la terre ferme, on étudie le mouvement de l’Etna depuis les années 1980, mais trois décennies ne sont pas suffisantes pour tirer des conclusions sur le cycle de vie géologique du volcan qui s’étire qui plusieurs centaines de milliers d’années.
Le résultat le plus intéressant de l’étude est que la vitesse de déplacement est plus importante au large que près du sommet. De nombreux chercheurs pensaient que le glissement d’Etna était provoqué par la pression magmatique au sommet du volcan, mais la dernière étude contredit cette idée. Le mouvement est plutôt causé par un simple glissement vers le bas des flancs sous-marins par gravité, et ce mouvement effectue lui-même une traction sur les pentes supérieures du volcan.
Les archives géologiques montrent que les volcans peuvent s’effondrer de manière catastrophique en suivant ce processus. Il existe de nombreux exemples, comme à Hawaii et aux îles Canaries. Au cours de tels événements, tout un pan du volcan se détache en provoquant un énorme glissement de terrain dévastateur. Selon les chercheurs, ils se produisent dans le monde environ quatre fois par siècle. Les auteurs de cette dernière étude attirent l’attention sur ce point, mais à l’heure actuelle, notre connaissance des précurseurs de tels événements catastrophiques est très rudimentaire, ce qui rend impossible toute prévision fiable.
Source: Newsweek.

Sur sa page Facebook, Boris Behncke (INGV Catane) indique que l’activité sismique dans le sud-est de l’Etna et d’autres parties du volcan n’est pas le signe qu’un important séisme est sur le point de se produire ; ce n’est pas non plus le signe d’une éruption imminente. Cela montre seulement la dynamique des flancs de l’Etna, phénomène susceptible d’entraîner une déstabilisation progressive de la montagne. Cela peut également faciliter les mouvements du magma sur les flancs du volcan et provoquer une éruption latérale. Les scientifiques sont actuellement incapables de prédire un tel événement qui sera annoncé par une augmentation de la sismicité avant l’ouverture d’une ou plusieurs fractures éruptives. Les dernières éruptions latérales de l’Etna, avec menace pour des zones habitées, remontent à 1928 (Mascali), 1979 (Fornazzo), 1991 (Zafferana).
Boris demande aux gens de ne pas diffuser d’informations alarmantes, comme celles concernant un séisme majeur, bien que le risque existe réellement dans l’est de la Sicile.

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A recent article in Newsweek reminds us that the southeastern flank of Mount Etna is sliding into the Mediterranean Sea at the rate of a few centimetres every year. According to experts, “understanding this process is important as it could precipitate a catastrophic collapse of the volcano in the future.” The resulting landslide could, in turn, produce a tsunami that threatens human life in the region.

An international team of researchers has proposed a new driver for this sliding activity, while suggesting that the volcano’s flank movement poses a greater hazard than previously thought.

In a paper published in the journal Science Advances, the scientists report that the flank is sliding primarily due to gravitational instability. Previously, it was assumed that the pushing of ascending magma inside the volcano was responsible for the movement. Until now, it has not been possible to determine which of these processes could be causing the sliding.

In what was the first such offshore movement monitoring study, the scientists set up and analyzed a network of five underwater transponders. They were equipped with pressure sensors to continuously monitor the displacement of the seafloor around Etna’s submerged southern boundary on Sicily’s east coast.

The observations made with the transponders between April 2016 and July 2017 showed that Etna’s deformation increased away from its magma system, suggesting that the bulk of the sliding is being driven by gravity.

The researchers say they cannot exclude the possibility that the southeastern flank might collapse catastrophically, although it is impossible to say if, how and when this could happen. More research is required to make such a prediction. On land, this motion has been tracked since the 1980s but three decades is almost nothing compared to the geologic life cycle of the volcano.

The most interesting result of the study is that the rate of movement is greater offshore than near to the summit. Many previous researchers had supposed that Etna’s sliding was initiated by magmatic pressure from the active summit, but this study contradicts that idea. The movement is instead caused by simple downslope sliding of the submarine flanks under gravity, this movement then pulling on the upper slopes of the volcano.

The geological archives show that volcanoes can collapse catastrophically from this process. There are numerous examples of this, the largest ones being in Hawaii and the Canary Islands. Such events involve a large sector of the volcano detaching itself in one massive, devastating landslide, and occur worldwide about four times per century, according to the researchers. The authors of this study draw attention to this, but at present our knowledge of the precursors to such disastrous events is very rudimentary, making meaningful predictions impossible.

Source: Newsweek.

On his Facebook page, Boris Behncke (INGV Catania) indicates that seismic activity in SE Etna and other parts of the volcano is neither the sign of an imminent major earthquake nor of an imminent eruption. It is just a sign of the dynamics of Mt Etna’s flanks which may lead to a progressive destabilisation of the mountain. This may, in turn, facilitate magma movements of the flanks of the volcano and cause a flank eruption. Scientists are currently unable to predict such an event which will be announced by an increase in seismicity before the opening of an eruptive fissure. Mt Etna’s last flank eruptions threatening populated areas date back to 1928 (Mascali), 1979 (Fornazzo), 1991 (Zafferana).

Boris asks people not to spread alarming information, like the ones concerning a major earthquake, although the risk really exists in eastern Sicily.

Photo: C. Grandpey