La Faille de San Andreas refait surface… // The San Andreas Fault resurfaces…

Une étude récente menée par des scientifiques de l’Université d’Hawaï à Mānoa et publiée dans le Journal of Geophysical Research: Solid Earth a révélé que les contraintes tectoniques le long des systèmes de failles de San Andreas et de San Jacinto, en Californie du Sud, ont atteint, voire dépassé par endroits, les niveaux les plus élevés observés au cours des 1 000 dernières années. Cette étude a des implications directes pour l’évaluation des risques sismiques dans l’une des régions les plus densément peuplées des États-Unis.

 Les systèmes de failles de San Andreas et San Jacinto sont représentés par les lignes en caractère gras. Les points de couleur correspondent aux localités impactées par le séisme de 1812 (Source : Science Advances)

Les chercheurs ont élaboré un modèle informatique simulant l’accumulation et la libération des contraintes le long des systèmes de failles de San Andreas et de San Jacinto, notamment au niveau du col Cajon (Cajon Pass) , un point de jonction extrêmement important entre les deux systèmes de failles.

Les auteurs de l’étude ont alimenté le modèle informatique avec un historique sismique de la région sur 1 000 ans, reconstitué à partir de données géologiques telles que la datation au Carbone14 des sédiments déplacés et l’étude des cernes des arbres.
En prolongeant cette simulation jusqu’à nos jours, les scientifiques ont estimé l’ampleur des contraintes accumulées. L’étude indique que « les conditions déterminant l’ouverture ou la fermeture du Col Cajon semblent liées à l’alignement des niveaux de contrainte sur les deux systèmes de failles au moment de la rupture. Actuellement, avec des niveaux de contrainte historiquement élevés dans toute la région et plus de 160 ans écoulés depuis la dernière rupture majeure, le système se trouve dans un état de contrainte critique. » Les résultats de cette étude montrent que la contrainte qui serait normalement libérée lors de grands séismes a continué de s’accumuler et atteint désormais des niveaux sans précédent.

Image illustrant les contraintes le long de la Faille de San Andreas (Source : Université d’Hawaï)

Plus important encore, l’étude montre que le Cajon Pass pourrait favoriser une rupture conjointe des failles de San Andreas et de San Jacinto, un scénario potentiellement beaucoup plus dévastateur qu’une rupture sur une seule faille. Il affecterait des zones densément peuplées comme Los Angeles, San Bernardino, Riverside et la vallée de Coachella.
Ce type de modélisation des contraintes, basé sur la physique, peut permettre d’affiner l’évaluation des risques sismiques et une meilleure planification des infrastructures et les normes de construction dans la région. De plus, le cadre de modélisation utilisé dans cette étude est applicable à d’autres jonctions de failles complexes à travers le monde. Les chercheurs souhaitent donc le développer en tant qu’outil réutilisable pour l’évaluation des risques liés aux failles multiples.
Les chercheurs précisent qu’ils n’ont pas cherché à prévoir la date du prochain séisme. Cependant, des études comme celle-ci constituent une contribution importante à la recherche sur les risques sismiques aux niveaux national et international, car elles utilisent une science rigoureuse et quantitative pour mieux comprendre les risques auxquels sont exposés des millions de personnes.
Dans ce type d’étude, les chercheurs peuvent affirmer qu’un système de failles est soumis à des contraintes critiques et que les modèles physiques comme celui-ci leur offrent une vision plus claire des différents scénarios auxquels se préparer. Pour le reste, c’est la Nature qui décide !
Source : Big Island Now.

L’auteur de ce blog au cœur de la Faille de San Andreas

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Suite à ma note sur les failles californiennes de San Andreas et San Jacinto, Sergio Marchi, un chercheur italien, m’indique qu’après le séisme qui a frappé l’Ombrie en 1997, il a mené une étude sur la possibilité d’interactions entre les systèmes de failles à différentes distances. Le professeur Mantovani de l’Université de Sienne a depuis cette époque élaboré un modèle pour l’ensemble du bassin méditerranéen centre-oriental. Sergio Marchi a calculé l’existence de mouvements de transfert de l’ordre de 50 à 200 kilomètres par an pour la péninsule italienne. Ses études ont été corroborées par une équipe californienne en 2003. Cela lui a permis d’être nommé directeur national du département de recherche historique par le Second Réseau Sismique, poste qu’il a occupé jusqu’en 2009. Depuis, il a donné plusieurs conférences sur ce sujet et d’autres thèmes liés aux phénomènes sismiques.

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Recent research led by University of Hawai‘i at Mānoa scientists and published in the Journal of Geophysical Research: Solid Earth, found tectonic stress along the San Andreas and San Jacinto fault systems in Southern California has reached, and in some places exceeded, the highest levels seen in the past 1,000 years. The study has direct implications for seismic hazard assessments in one of the most densely populated in the United States.

The researchers built a physics-based computer model that simulates how stress builds up and releases along the southern San Andreas and San Jacinto fault systems, including at Cajon Pass, which is a critical junction between the two fault systems. They fed the model a 1,000-year record of earthquake history of the region reconstructed from geological evidence, such as radiocarbon dating of displaced sediments and tree-ring records.

By running this simulation forward to the present day, the scientists estimated how much stress has built up. One can read in the study that “the conditions that determine whether the ‘earthquake gate’ at Cajon Pass opens or stays closed appear to be related to how closely the stress levels on the two fault systems are aligned with each other at the time of rupture. Right now, with stress at historically high levels across the region and more than 160 years elapsed since the last major rupture, the system is in a critically loaded state.” Results from this study suggest the stress that would normally be released in large earthquakes has continued to accumulate and is now at unprecedented levels.

Perhaps most importantly, the study showed that Cajon Pass could facilitate a joint rupture of the San Andreas and San Jacinto faults simultaneously, which is a scenario that could be significantly more damaging than a single-fault event. It would affect densely populated areas including Los Angeles, San Bernardino, Riverside and the Coachella Valley.

This kind of physics-based stress modeling can help refine seismic hazard assessments and inform infrastructure planning, emergency preparedness and building codes in the region. Additionally, the modeling framework used in this study is applicable to other complex fault junctions globally, so the researchers are interested in developing it as a reusable tool for multi-fault hazard assessments.

The researchers warn that this is not a prediction of when an earthquake will happen. However, studies like this are important contributions to national and global earthquake hazard research in that we are using rigorous, quantitative science to better understand the risk facing millions of people.

In this kind of study, researchers can say that the system is critically stressed, and that physics-based models such as this one give them a clearer picture of the range of scenarios for which to be prepared. For the rest, Nature will decide !

Source : Big Island Now.

Mai 2026, 2ème mois de mai le plus chaud // May 2026, second hottest May on record

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (22 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Le service Copernicus sur le changement climatique (C3S) nous informe que mai 2026 a été le deuxième mois le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, sur terre comme en mer. Ce mois a été marqué par des températures de surface de la mer exceptionnellement élevées dans le Pacifique tropical, tandis que le Pacifique équatorial poursuit sa transition vers des conditions El Niño, qui devraient se développer dans les mois à venir. Ce phénomène est susceptible d’entraîner des conditions météorologiques extrêmes à l’échelle mondiale.

En Europe, le mois a été marqué par une transition rapide entre des conditions bien plus fraîches que la moyenne et l’une des vagues de chaleur les plus intenses jamais observées aussi tôt dans l’année en Europe occidentale. Cette vague de chaleur a vu de nombreux records de température battus pour un mois de mai en France, au Royaume-Uni, en Irlande et au Portugal.

Bien que remarquable, cet événement est cohérent avec le réchauffement rapide en Europe et la tendance à long terme vers des vagues de chaleur plus fréquentes, plus intenses et plus précoces (voir ma note du 20 juin 2026).

De vastes régions d’Europe occidentale, centrale et orientale – dont l’Italie et l’Espagne – ont connu des conditions plus sèches que la moyenne au cours du mois. À l’inverse, des inondations ont touché la Turquie, la Bulgarie et la Moldavie. Certaines régions du nord-ouest de l’Europe continentale, du nord de la Scandinavie, de la Finlande, de la Turquie et de la région de la mer Noire ont connu des précipitations supérieures à la moyenne.

La France confirme ce classement. Avec une anomalie thermique nationale de +2,0°C, le mois de mai 2026 se classe au 2ème rang des mois de mai les plus chauds observés depuis 1930, derrière l’exceptionnel mois de mai 2022. Malgré une période fraîche à la mi-mai, la fin du mois a été marquée par un épisode de chaleur exceptionnel qui a propulsé les températures à des niveaux inédits pour la saison.

Dans l’Arctique, l’étendue moyenne de la banquise en mai était inférieure d’environ 4 % à la moyenne. Elle se classe au quatrième rang des plus faibles pour ce mois. Dans l’Antarctique, l’étendue de la banquise en mai 2026 était inférieure d’environ 9 % à la moyenne de mai. Elle se classe au septième rang des plus faibles pour ce mois, un niveau proche de celui observé au cours des deux dernières années.

Anomalies thermiques en mer en mai 2026

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The Copernicus Climate Change Service (C3S) informs us that May 2026 was the second warmest on record globally across land and sea, The month saw exceptionally high sea surface temperatures in the tropical Pacific, as the equatorial Pacific continues its transition towards El Niño conditions, expected to develop in the coming months. This phenomenon is likely to drive extreme weather globally.

Across Europe, the month was marked by a rapid transition from much cooler-than-average conditions to one of the most intense heatwaves ever observed this early in the year in western Europe. The heatwave saw numerous temperature records broken for May with France, the UK, Ireland and Portugal. While remarkable, the event is consistent with Europe’s rapid warming and the long-term trend towards more frequent, more intense and earlier-season heatwaves.

The month saw large parts of western, central and eastern Europe – including Italy and Spain – experience drier-than-average conditions. Conversely, there was widespread flooding in Türkiye, Bulgaria and Moldova. Parts of northwest continental Europe, north Scandinavia, Finland, Türkiye and the Black Sea region were wetter than average.

France confirms this ranking. With a national temperature anomaly of +2.0°C, May 2026 ranks as the second warmest May observed since 1930, behind the exceptional May of 2022. Despite a cool period in mid-May, the end of the month was marked by an exceptional heat wave that pushed temperatures to unprecedented levels for the season.

In the Arctic, the average sea ice extent in May was about 4% below average, ranking fourth lowest for the month

In the Antarctic, the monthly sea ice extent was about 9% below the May average, ranking seventh lowest for the month, close to values observed in the past two years.

Vous avez dit climatiseurs ? // About air conditioners

Concentrations de CO2 : 430,56 ppm (22 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Avec l’accélération du réchauffement climatique, le nombre de jours où la température a atteint 35°C dans les vingt capitales les plus peuplées de la planète a augmenté de 52 % ces trente dernières années. Il n’est donc pas surprenant d’assister à une hausse fulgurante des achats de ventilateurs et climatiseurs.

Climatiseur sur la façade d’une maison individuelle

Aussi surprenant que cela puisse paraître, le recours individuel à la climatisation contribue à aggraver le réchauffement climatique. On compte aujourd’hui entre 1,2 et 1,6 milliard de climatiseurs dans le monde. Le plus grand nombre d’entre eux se trouve en Chine (569 millions) et aux États-Unis (374 millions). Leur nombre total devrait tripler d’ici à 2050, pour atteindre 5 milliards. Or leur usage détériore la planète de plusieurs façons.

D’une part, les climatiseurs réchauffent l’atmosphère de manière directe. Ils utilisent des gaz frigorigènes peu chers et faciles à produire, mais qui sont polluants pour l’environnement et ont un fort pouvoir réchauffant. La plupart d’entre eux utilisent une classe de fluides dits “réfrigérants”, les hydrofluorocarbones (HFC), des gaz à effet de serre qui sont des milliers de fois plus néfastes que le CO2. Selon une estimation de l’ONU de 2023, ils sont responsables de 7 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre, un chiffre qui devrait atteindre les 10 % d’ici à 2050, toujours selon l’ONU.

De manière plus indirecte, le fonctionnement des climatiseurs est très énergivore, comme le rappelait une étude publiée dans la revue Science : “L’énergie utilisée pour refroidir les bâtiments représente aujourd’hui 20 % de la consommation électrique mondiale.” En outre, le recyclage des climatiseurs usés n’est pas au point. Nombre d’entre eux finissent dans les déchetteries.

S’agissant des années à venir, Grist, média américain consacré aux questions environnementales, explique qu’il est très probable que le réchauffement climatique va stimuler la demande dans les pays riches, “tandis que, dans les pays en développement, des milliards d’individus vont y accéder pour la première fois”, notamment en Asie du Sud, très touchée par les chaleurs extrêmes.

Malgré tout, l’accès aux climatiseurs suit la logique du reste des inégalités : ce sont les travailleurs les plus exposés au dérèglement climatique qui peuvent s’en procurer le moins facilement. Selon l’ONU, “1,2 milliard de personnes n’ont pas accès à des services de refroidissement vitaux.”

Même dans les pays riches, l’accès à la climatisation reste très inégalitaire. “Les canicules frappent les plus pauvres de façon disproportionnée : les occupants de logements mal isolés, les sans-abri, les travailleurs souvent précaires effectuant des tâches pénibles en extérieur.”

La conception des climatiseurs elle-même est amenée à évoluer en vertu de certains traités internationaux, comme l’amendement de Kigali, avec une nouvelle génération de modèles qui n’utiliseront plus de HFC mais des gaz comme le butane ou le propane, moins polluants.

Dans son rapport de 2025, l’ONU préconise des solutions de “refroidissement passif” des bâtiments, à l’instar de la plantation d’arbres pour ombrager les maisons ou de l’isolation des habitations. Ces solutions pourraient “réduire les émissions de gaz à effet de serre de 1,3 milliard de tonnes d’ici à 2050.”

Certaines villes ont déjà sauté le pas, comme la ville de Phoenix, en Arizona, qui, après plusieurs mois à 37,8 °C minimum en 2024, a mis en place des “chaussées fraîches”, enduites d’un revêtement qui réfléchit les rayons du soleil, pour réduire l’effet d’îlot de chaleur urbain. Il y a quelques années,j’ai fait étape à Phoenix au mois de septembre. Le soir à 21 heures, le thermomètre affichait encore 38°C. Une fournaise. Je pense que sans la climatisation dans ma chambre d’hôtel je n’aurais pas réussi à dormir…

Source : Courrier International.

Bienvenue à Phoenix : 43°C !

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With the acceleration of global warming, the number of days when the temperature reached 35°C in the twenty most populated capital cities on the planet has increased by 52% in the last thirty years. It is therefore not surprising to see a dramatic increase in the purchase of fans and air conditioners.
As surprising as it may seem, individual use of air conditioning contributes to worsening global warming. There are currently between 1.2 and 1.6 billion air conditioners in the world. The largest number of these are in China (569 million) and the United States (374 million). Their total number is expected to triple by 2050, reaching 5 billion. Their use damages the planet in several ways.
For one thing, air conditioners directly heat the atmosphere. They use cheap and easy-to-produce gases, but these are environmentally polluting and have a high global warming potential. Most of them use a class of fluids called « refrigerants, » hydrofluorocarbons (HFCs), greenhouse gases that are thousands of times more harmful than CO2. According to a 2023 UN estimate, they are responsible for 7% of annual greenhouse gas emissions, a figure expected to reach 10% by 2050, again according to the UN.
More indirectly, the operation of air conditioners is very energy-intensive, as a study published in the journal Science pointed out: « The energy used to cool buildings now represents 20% of global electricity consumption. » Furthermore, the recycling of used air conditioners is not yet well-established. Many end up in landfills.
Looking ahead, Grist, an American media outlet dedicated to environmental issues, explains that climate change is very likely to boost demand in wealthy countries, “while in developing countries, billions of people will gain access for the first time,” particularly in South Asia, which is heavily affected by extreme heat.
Nevertheless, access to air conditioners follows the pattern of other inequalities: those workers most exposed to climate change are the ones who can least afford them. According to the UN, “1.2 billion people lack access to life-saving cooling services.”
Even in wealthy countries, access to air conditioning remains highly unequal. “Heat waves disproportionately affect the poorest: those living in poorly insulated homes, the homeless, and often precarious workers performing strenuous outdoor tasks.” The design of air conditioners themselves is evolving under certain international treaties, such as the Kigali Amendment, with a new generation of models that will no longer use HFCs but less polluting gases like butane or propane.
In its 2025 report, the UN recommends “passive cooling” solutions for buildings, such as planting trees to shade houses or insulating homes. These solutions could “reduce greenhouse gas emissions by 1.3 billion tons by 2050.”
Some cities have already taken the plunge, such as Phoenix, Arizona, which, after several months with temperatures as low as 37.8°C in 2024, implemented “cool pavements,” coated with a material that reflects sunlight, to reduce the urban heat island effect. A few years ago, I stopped in Phoenix in September. At 9 p.m., the thermometer still read 38°C (100°F). It was scorching hot. I don’t think I would have been able to sleep without the air conditioning in my hotel room…

Siurce : Courrier International.

Chasing eruptions : Katia & Maurice Krafft

Curtis Manley est un scientifique et auteur américain qui, d’après sa biographie, « écrit pour les jeunes de tous âges et s’efforce de créer des livres divertissants, riches en informations sur le monde qui nous entoure et en vérités sur notre monde intérieur. »

https://curtismanley.com/

Son dernier livre, paru en juin 2026, s’intitule « Chasing Eruptions » et est dédié à Katia et Maurice Krafft, deux volcanologues français décédés sur le mont Unzen le 3 juin 1991, balayés par une coulée pyroclastique.
Le sous-titre du livre est le suivant : « Comment les volcanologues Maurice et Katia Krafft ont contribué à sauver 60 000 vies – au prix de la leur. »

Curtis a eu la gentillesse de m’envoyer un exemplaire du livre pour me remercier d’une photo que j’avais prise à Vulcania il y a quelques années, lors d’une exposition consacrée à Maurice et Katia.

Je dois dire que j’ai adoré ce livre et les illustrations de Katherine Roy, une illustratrice primée à plusieurs reprises.

Sur Amazon, le livre est décrit comme « une magnifique biographie en vers sur les deux scientifiques français qui ont révolutionné notre compréhension des volcans. Katia, une jeune fille curieuse qui collectionnait les cailloux et rêvait de quitter sa petite ville, a grandi à quelques kilomètres seulement de Maurice, un garçon qui en savait plus sur les roches et les minéraux que ses propres professeurs. Étudiants, Katia et Maurice ont formé l’équipe Vulcain – du nom du dieu romain du feu – pour observer, étudier et documenter l’un des phénomènes naturels les plus dangereux de la planète : les volcans ! »

Chasing Eruptions retrace l’héritage des photographies et des films volcaniques de Katia et Maurice Krafft, et montre comment leurs images continuent d’inspirer et d’instruire aujourd’hui.

Le livre de 147 pages, très agréable à prendre en main, a été publié par HarperCollins / Clarion Books. Il est, bien sûr écrit en anglais, mais je conseille à tous les volcanophiles de l’acheter (19,99 $ US). On le trouve également en format électronique (e-book) et en version audio téléchargeable.

Exemple d’illustration dans l’ouvrage

Photos: C. Grandpey

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Curtis Manley is an American scientist and author who, according to his biography, « writes for young people of all ages and strive to create fun books with facts about the world around us and truths about the worlds within. »

https://curtismanley.com/

The latest book he wrote was published in June 2026. It is entitled « Chasing Eruptions » and is dedicated to Katia and Maurice Krafft, two French volcanologists who died on Mount Unzen on 3 June 1991, swept away by a pyroclastic flow.

Curtis kindly sent me an issue of the book to thank me for a photo I took at Vulcania a few years ago during an exhibition dedicated to Maurice and Katia.

I must say I love this book and the illustrations from award-winning illustrator, Katherine Roy.

In the book’s presentation on Amazon, one can read that it is « a beautiful biography in verse about the two French scientists who changed what we know about volcanoes. Katia, a curious girl who collected pebbles and dreamed of escaping her small town, grew up just a few kilometerss away from Maurice, a boy who knew more about rocks and minerals than his own teachers. When Katia and Maurice met as college students, they formed The Vulcan Team – named after the Roman god of fire – to observe, investigate, and document one of the most dangerous, natural phenomena on the planet: volcanoes! »

Chasing Eruptions traces the legacy of Katia and Maurice Kraffts’ volcanic photographs and films, and how their footage continues to inspire and educate today. The book, 147 pages, published by HarperCollins / Clarion Books, is, of course,written in English, but I advise all volcano lovers to buy it (US $19.99).