Rayures rouges dans des grottes préhistoriques // Red stripes in prehistoric caves

Bacon Hole est une grotte située dans les falaises calcaires de Gower, une péninsule du sud-ouest du Pays de Galles. En 1912, une équipe de géologues et d’archéologues découvrit, au fond de la grotte, un panneau recouvert de onze lignes horizontales de couleur rouge.

Le panneau en 2024 (à gauche) et une version améliorée par logiciel photo (à droite) [Source : Nash et al. 2026 / Quaternaire]

À l’époque, cette découverte fit grand bruit des deux côtés de l’Atlantique. Les experts affirmaient qu’il s’agissait du premier exemple connu d’art rupestre du Paléolithique supérieur (entre 50 000 et 12 000 ans) en Grande-Bretagne.
Cependant, dès 1928, d’autres scientifiques mirent en doute l’explication humaine ; selon eux, il s’agissait d’un phénomène naturel.
Le débat tomba dans l’oubli, mais en 2022, une équipe internationale de chercheurs redécouvrit le panneau et parvint à analyser scientifiquement la composition de la peinture et à estimer son année de création. Dans une étude publiée en mai 2026 dans la revue Quaternary, les chercheurs expliquent avoir procédé à la datation uranium-thorium de la croûte de calcite recouvrant le panneau. Il en ressort que les lignes horizontales ont été créées il y a au minimum 18 300 à 15 700 ans.
L’équipe scientifique a également découvert que la teinte rougeâtre des lignes était due à l’hématite, un composé d’oxyde de fer naturellement sécrété par les roches dans d’autres parties de la grotte. L’équidistance des lignes suggère qu’elles ont été tracées par l’homme selon un schéma délibéré et structuré.
Il est difficile de déterminer précisément l’usage de Bacon Hole au Paléolithique supérieur. Les chercheurs indiquent que la présence d’art rupestre dans les parties les plus profondes et les plus sombres de Bacon Hole laisse penser qu’au moins certaines zones de la grotte pouvaient revêtir une signification symbolique ou rituelle. Ils ajoutent qu’il est difficile de spéculer sur la signification que les anciens chasseurs-cueilleurs ont pu donner à ces lignes rouges tracées sur la paroi de la grotte il y a des milliers d’années.

L’un des archéologues a interprété l’art rupestre du Paléolithique supérieur comme une forme de « magie sympathique », un terme anthropologique désignant l’idée que l’art pouvait influencer le monde réel. « Par exemple, si des chasseurs paléolithiques dessinaient un bison sur la paroi d’une grotte, c’était pour favoriser une chasse fructueuse. »
Tout cela montre la difficulté d’interpréter certains arts rupestres préhistoriques.

Source : presse anglosaxonne.

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Des rayures rouges ont également été découvertes dans la grotte Chauvet-Pont-d’Arc, en Ardèche.

Comme je l’ai indiqué dans une note publiée le 11 janvier 2016, selon une équipe française de physiciens et de préhistoriens, les gerbes rouges qui illuminent le « Sacré-Cœur », l’un des panneaux ornant la grotte Chauvet, représenteraient des éruptions volcaniques du Bas-Vivarais voisin. Ces volcans sont âgés de 36 000 ans, d’après une datation par isotopes d’argon, ce qui correspond à l’occupation humaine de la grotte.
Certes, les hommes qui vivaient dans la grotte ont probablement été témoins des éruptions volcaniques, mais personne ne peut affirmer avec certitude que les stries rouges sur le panneau de la grotte représentent ces éruptions.
Les exemples de représentations de volcans dans des grottes préhistoriques sont rares. Le site de Çatalhöyük, en Turquie, vieux de 8 000 ans, était autrefois considéré comme la plus ancienne représentation d’une éruption. La question est de savoir si la fresque de Çatalhöyük représente réellement un volcan. Tous les experts ne sont pas d’accord !
Beaucoup de volcanologues ont tendance à voir des volcans partout et l’idée d’un lien entre les stries rouges de la grotte Chauvet et l’activité volcanique de Vivarais est intéressante, mais cette hypothèse est trop récente pour être définitive et elle reste à prouver.

De toute évidence, les stries rouges de la grotte de Bacon Hole au Pays de Galles ne font pas référence à des volcans car il n’y avait pas d’éruptions à proximité. Les fresques de la grotte Chauvet ne sont pas suffisamment explicites pour affirmer avec certitude qu’elles représentent un volcan en éruption.
Les grottes préhistoriques contiennent très peu de paysages et présentent principalement des images symboliques d’animaux et parfois d’êtres humains. Selon le regretté généticien Axel Kahn avec qui j’ai eu l’occasion d’aborder le sujet, les hommes préhistoriques ne représentaient pas de paysages ni de volcans car la nature faisait partie intégrante de leur environnement quotidien et ils n’éprouvaient pas le besoin de la représenter sur les parois des grottes. Les êtres vivants revêtaient une importance bien plus grande dans leur existence, voire pour leur survie.

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Bacon Hole is a cave in the limestone cliffs of Gower, a peninsula in southwest Wales. In 1912, a team of geologists and archaeologists found a panel deep within the cave covered in a series of 11 horizontal lines.

The discovery made waves on both sides of the Atlantic as the experts claimed the lines were the first known Upper Paleolithic (50,000 to 12,000 years ago) rock art in Britain.

But by 1928, skeptics had cast doubt on the explanation of the lines as human-made and suggested they were a natural phenomenon.

The debate died down, but in 2022, an international team of researchers rediscovered the panel and were able to scientifically analyze the composition of the paint and estimate its year of creation.

In a study published in May 2026 in the journal Quaternary, the researchers used uranium-thorium dating of the calcite crust overlaying the panel to show that the horizontal lines were created, at a minimum, 18,300 to 15,700 years ago.

The scientific team also discovered that the lines were red-hued because of hematite, an iron-oxide compound naturally secreted by rocks in other parts of the cave. The fact that the lines were equidistant from one another suggests they were made by humans in a deliberate and structured pattern.

It is difficult to determine exactly how Bacon Hole was used during the Upper Palaeolithic. The researchers say that the presence of rock art in the deeper, darker parts of Bacon Hole suggests that at least some areas of the cave may have held symbolic or ritual significance. They add that it is challenging to speculate as to what ancient hunter-gatherers may have meant when they inked nearly a dozen red lines on a cave wall thousands of years ago. One of the archaeologists who originally found the lines often interpreted Upper Paleolithic cave art as « sympathetic magic, » an anthropological term referring to the idea that art could influence the real world. For instance, if Paleolithic hunters drew a bison on a cave wall, it was intended to bring about a successful bison hunt.

This shows how difficult it is to interpret some of the art in prehistoric caves.

Source: Anglo-Saxon press.

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Red stripes were also discovered in the Grotte Chauvet , Ardèche, France. As I put it in a post published on 11 January 2016, according to a French team of physicists and prehistorians, the red sheaves splashing the « Sacred Heart », one of the panels that adorn the cave of Chauvet-Pont-d’Arc represent eruptions of volcanoes in nearby Bas-Vivarais. Volcanoes that ejected the fountains of lava are 36 000 years old, according to a dating with argon isotopes consistent with that of the human occupation of the cave.
Sure, the men who lived in the cave probably saw the volcanic eruptions, but nobody can affirm for sure that the red stripes on the panel in the cave represent these eruptions.

In prehistoric times, there are few examples of representations of volcanoes. The site of Çatalhöyük, Turkey, 8,000 years old, was previously considered offering the oldest representation of an eruption. The question is to know whether the mural of Çatalhöyük is really a volcano !. Everyone does not agree.

Many volcanologists tend to see volcanoes everywhere. The idea of a link between the red sheaves of the Chauvet Cave and volcanic activity in Vivarais is interesting but the assumption is too recent to be definitive and it remains unproven. The frescoes in the cave are not suggestive enough to be sure that they represent an erupting volcano.
Prehistoric caves contain very few landscapes and mainly include symbolic images of animals and sometimes humans. According to the late geneticist Axel Kahn, prehistoric men did not represent scenes of landscapes and volcanoes because this nature was their daily environment and they did not feel the need to represent it on the walls of the caves. Living beings were of much greater importance in their lives, even their survival.

Des glaciers artificiels au pied de l’Himalaya // Artificial glaciers at the foot of the Himalayas

Concentrations de CO2 : 431,74 ppm (5 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Au cours de ma conférence « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique », je mets en garde sur les conséquences qu’aura inévitablement la fonte des glaciers sur l’alimentation en eau des populations, en particulier en Asie où les glaciers himalayens sont un véritable château d’eau pour un quart de l’humanité. Aujourd’hui, l’Himalaya est confronté à une importante sécheresse. Les habitants des vallées tentent de trouver des solutions, en créant notamment de petits glaciers artificiels, pour un résultat loin d’être suffisant.

Dans le nord de l’Inde, au pied d l’Himalaya, les récoltes sont mauvaises car les paysans sont dans l’incapacité d’irriguer correctement leurs champs. Depuis quelques années, l’agriculture est en péril. L’eau ne descend plus de la montagne. Pour évaluer l’ampleur de la situation, une fois par an, des scientifiques remontent à la source de cette sécheresse, à plus de 4 000 mètres d’altitude. Le glacier Gangotri alimente le bassin du Gange, l’un des plus peuplés de la planète, mais il ne cesse de reculer. Il a perdu un kilomètre de longueur au cours des 20 dernières années et il s’est aussi aminci. La glace n’a pas le temps de se reformer. En 2026, la fonte est dramatique.

Glacier Gangotri, source principale du Gange (Crédit photo : Wikipedia)

Face à ce compte à rebours, les habitants tentent de retenir l’eau par tous les moyens. Chaque hiver, des agriculteurs grimpent sur la montagne, là où la température descend à -15 degrés. Avec quelques branches et un simple tuyau d’arrosage, ils donnent naissance à des petits glaciers artificiels.
Pour participer à la résilience des villages face aux anomalies météorologiques, des experts de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) ont proposé la construction d’un glacier artificiel dans le cadre du projet « Prospérité partagée grâce à la coopération dans les régions frontalières du Kirghizistan et de l’Ouzbékistan. »
Au début, beaucoup de gens n’ont pas pris au sérieux l’idée d’un glacier artificiel, mais le projet a démarré avec l’installation d’une canalisation souterraine. 55 personnes ont creusé de leurs propres mains une tranchée et posé des tuyaux depuis la source sur la montagne jusqu’au pâturage où paisse leur bétail. L’extrémité du tuyau a ensuite été relevée de 20 mètres au-dessus du sol.
Le glacier est né pendant l’hiver. L’eau qui jaillissait du tuyau a commencé à geler et à se transformer lente ment en une immense tour de glace.

 

Exemple de glacier artificiel au Kyrghyztan (Crédit photo: K. Abdykalykov)

Puis, pendant les mois d’été, la montagne de glace a fondu lentement, offrant ainsi aux villageois un accès régulier à l’eau douce pour l’irrigation et l’usage domestique.
Durant le premier hiver, le glacier a fourni plus de 70 000 mètres cubes de glace. Le projet a intéressé les habitants d’autres villages, de sorte que de nouveaux glaciers artificiels apparaîtront probablement au cours des prochains hivers.

Cette solution est acceptable à l’échelle locale, pour les quelques habitants d’un village. Mais elle est difficilement applicable aux près de 2 milliards de personnes qui dépendent au quotidien de l’eau de l’Himalaya…
Source : Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

Cette technique pour obtenir de la glace rappelle les « stupas de glace » érigés au Ladakh il y a quelques années, et décrits dans plusieurs notes sur ce blog :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/07/22/une-solution-contre-le-rechauffement-climatique-un-stupa-de-glace-a-solution-against-global-warming-an-ice-stupa/

Crédit photo : Sonam Wangchuk

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During my lecture, « Glaciers at risk: The Effects of <global Warming, » I warn about the consequences of glacial melt on the water supply for populations, particularly in Asia, where people depend on meltwater from Himalayan glaciers, which serve as a vital water tower for a quarter of humanity. Today, the Himalayas are facing a severe drought. Valley dwellers are trying to find solutions, including creating small artificial glaciers, but the results are far from sufficient.
For example, in northern India, harvests are poor because farmers are unable to properly irrigate their fields. For several years now, agriculture has been in jeopardy. Water is no longer flowing down the mountains. To assess the scale of the situation, scientists travel annually to the source of this drought, at an altitude of over 4,000 meters. The Gangotri Glacier feeds the Ganges River basin, one of the most densely populated on the planet, but it is constantly receding. It has lost a kilometer in length over the last 20 years and has also thinned. The ice doesn’t have time to reform. By 2026, the melt will be dramatic.
Faced with this countdown, the inhabitants are trying to retain the water by any means. Every winter, farmers climb the mountain, where the temperature drops to -15 degrees Celsius. With a few branches and a simple garden hose, they create small artificial glaciers.
To contribute to the villages’ resilience in the face of extreme weather events, experts from the Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO) have proposed the construction of an artificial glacier as part of the « Shared Prosperity through Cooperation in the Border Regions of Kyrgyzstan and Uzbekistan » project.
At first, many people didn’t take the idea of ​​an artificial glacier seriously, but the project began with the installation of an underground pipeline. Fifty-five people dug a trench by hand and laid pipes from the spring on the mountain to the pasture where their cattle grazed. The end of the pipe was then raised 20 meters above the ground.
The glacier was born during the winter. The water gushing from the pipe began to freeze and slowly transformed into a huge tower of ice. Then, during the summer months, the ice mountain slowly melted, providing the villagers with a regular supply of fresh water for irrigation and domestic use.
During the first winter, the glacier provided more than 70,000 cubic meters of ice. The project attracted the interest of residents from other villages, so new artificial glaciers will likely appear in the coming winters. This solution is acceptable on a local scale, for the few inhabitants of a village. But nearly 2 billion people depend daily on water from the Himalayas…
Source: Food and Agriculture Organization of the United Nations (FAO).

This technique for obtaining ice is reminiscent of the « ice stupas » erected in Ladakh a few years ago, and described in several posts on this blog:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2017/07/22/une-solution-contre-le-rechauffement-climatique-un-stupa-de-glace-a-solution-against-global-warming-an-ice-stupa/

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans ses derniers bulletins, l’IGP indique qu’aucune activité explosive n’est actuellement observée sur le Sabancaya (Pérou), mais les panaches de cendres montent jusqu’à 2500 mètres d’altitude. L’Institut a émis un bulletin d’alerte concernant les retombées de cendres et recommande à la population de prendre les mesures nécessaires pour se protéger.

Source : IGP

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Avec plusieurs jours de retard sur les prévisions initiales de l’Observatoire volcanologique d’Hawaï (HVO), les fontaines de lave de l’Épisode 48 du Kilauea sont finalement apparues vers 4h40 (heure locale) le 1er juin 2026. Une activité éruptive précurseure avait débuté vers 17h40 (heure locale) le 30 mai 2026. Plusieurs émissions de lave ont été observées à la bouche éruptive sud. Des projections de lave ont été constatées à la bouche nord, mais sans débordements. Vers 4h00 le 1er juin, une fontaine en forme de dôme est apparue à la bouche nord, tandis que son homologue sud est devenu inactive. Le Kilauea a ensuite offert son spectacle habituel de fontaines de lave 150m-200m de hauteur selon le HVO) à la bouche nord.

Des cendres et des téphras atteignant plusieurs centimètres de diamètre, ainsi que des mèches de cheveux de Pélé, ont été signalés au belvédère d’Uēkahuna, dans le parc national. Des téphras sont également tombés sur la Highway 11 et près du camping de Nāmakanipaio. De fines cendres et des cheveux de Pélé ont été signalés à Volcano Village, dans les Mauna Loa Estates et les Ohia Estates.

L’Épisode de fontaines de lave a pris fin le 1er juin à 13h37 (heure locale), après 9 heures d’activité à la bouche nord. Cet épisode éruptif dans le cratère de l’Halema’uma’u détient désormais le record du nombre d’épisodes de fontaines de lave jamais enregistrés pour une éruption de ce type. Il dépasse l’éruption du Pu’uO’o pendant laquelle on avait comptabilisé 47 fontaines. La dernière minute de l’Épisode 48 a été marquée par de puissantes émissions de gaz à la bouche nord. La bouche sud n’a présenté aucune fontaine. Le débit effusif instantané a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde juste avant 6h00. Le débit moyen a été de 185 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 5,6 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

Source : HVO.

Capture d’image de la webcam V3

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Suite à la dernière éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion), l’OVPF procède à un suivi régulier de la plateforme qui s’est formée sur le littoral. Cela permet d’observer l’évolution de sa surface et de son refroidissement.

L’Observatoire a constaté une réduction de 11% de sa surface par l’action de l’érosion passant de 8,2 hectares le 7 avril à 7,3 hectares le 1er juin 2026.

Le refroidissement de la lave se poursuit, mais des points chauds (325–350°C) persistent encore au niveau de certaines fractures, comme on peut le voir sur l’image thermique ci-dessous en date du 1er juin 2026.

Source : OVPF.

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L’éruption de Titan Ridge (mer de Bismarck) se poursuit. Après une baisse d’activité pendant quelques jours, le nombre de signaux hydroacoustiques a considérablement augmenté les 28 et 29 mai 2026, signalant la reprise d’une activité irrégulière. L’activité s’est poursuivie du 29 mai au 2 juin, d’après les observations satellitaires et les données hydroacoustiques. Le 1er juin, un panache de vapeur s’élevait d’une partie de la zone éruptive nord-est et dérivait vers l’est et le sud-est. Une zone d’eau colorée s’étendait jusqu’à 8 km au sud-est de la bouche éruptive nord-est. Des radeaux de pierre ponce associées à ce panache d’eau colorée flottaient à quelques centaines de mètres de la zone éruptive. Du 2 au 4 juin, le panache éruptif s’est élevé jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer.
Source : Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO).

Source: NASA

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Selon le VAAC de Tokyo, une éruption sur l’Ivao Group (Russie) aurait généré un panache de cendres s’élevant à 2,7 km au-dessus du niveau de la mer.
L’Ivao Group est un ensemble de cônes de scories situé dans la partie sud de l’île volcanique inhabitée d’Urup, dans l’archipel des Kouriles.

Crédit photo : GVN

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L’activité volcanique dans le monde ne montrant pas de variations significatives, on peut s’attarder sur la situation dans les Champs Phlégréens (Italie).

Dans son bulletin du 2 juin 2026, l’INGV indique que durant la semaine du 25 au 31 mai 2026, 37 séismes de magnitude Md ≥ 0,0 (Mdmax = 1,9 ± 0,3) ont été localisés sur un total de 65 événements avec des magnitudes comprises entre (Md compris entre -0,8 et 1,9. Ces séismes ont été enregistrés principalement dans le secteur oriental de la caldeira, ce qui correspond à la zone d’Agnano–Solfatara–Pisciarelli, avec quelques événements également localisés dans le golfe de Pouzzoles. La profondeur des hypocentres varie entre 0,9 et 4,0 km environ.
Depuis début février 2026, la vitesse moyenne de soulèvement du sol dans la zone de déformation maximale est d’environ 10 ± 3 mm par mois.

Évolution du soulèvement du sol à la station Rione Terra de Pouzzoles

Les paramètres géochimiques confirment la tendance à long terme au réchauffement du système hydrothermal et à l’augmentation des débits des émissions gazeuses. La température de la fumerolle Bocca Grande, dans la Solfatara, affiche une tendance à la hausse et atteint environ 173 °C. La fumerolle de Pisciarelli présente une température moyenne d’environ 95 °C.
Dans la conclusion de son rapport, l’INGV indique qu’aucun signe ne laisse présager de changements significatifs de l’activité à court terme dans les Champs Phlégréens.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In its latest bulletins, the IGP (Peru Institute of Geophysics and Volcanology) indicates that no explosive activity is currently observed at Sabancaya (Peru), but ash plumes are rising to an altitude of 2,500 meters. The Institute has issued an alert bulletin regarding ashfall and recommends that the population take the necessary precautions.

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Several days behind the initial HVO forecasts, the lava fountains of Kilauea‘s Episode 48 finally appeared at about 4:40 a.m. (local time), on June 1, 2026. Precursory eruptive activity began around 5:41 p.m. (local time) on May 30, 2026. There were several emissions of lava from the south vent. Spattering was observed at the north vent, but no overflows. At about 4:00 a.m. on June 1, a dome-shaped fountain appeared at the north vent while the south vent became inactive. Then, Kilauea started its usual show of lava fountains (150-200m high, according to HVO) at the north vent.

Ash and tephra up to several centimeters in diameter and strands of Pele’s hair have been reported at the Uēkahuna overlook in Hawaiʻi Volcanoes National Park.Tephra also fell on Highway 11 near the Nāmakanipaio campground. Fine ash and Peleʻs hair has been reported from Volcano village, Mauna Loa Estates, and Ohia Estates.

Lava fountaining of Episode 48 ended at 1:37 p.m. (local time) on June 1 after 9 hours of activity at the north vent. The Halemaʻumaʻu eruption now has the most fountaining episodes ever recorded for an eruption of this type, edging out the Pu‘u‘ō‘ō eruption which had 47 fountain episodes. The last minute of Episode 48 was marked by gas jetting at the north vent. The south vent never fountained during this episode. The instantaneous effusion rate peaked at about 320 cubic meters per second just before 6:00 a.m., with an average effusion rate of 185 cubic meters per second for the entire fountaining episode. An estimated 5.6 million cubic meters of lava erupted and covered about 40% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

Source : HVO.

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Following the latest eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), the OVPF is regularly monitoring the lava platform that formed on the coastline. This allows to observe the evolution of its surface area and its cooling.
The Observatory has noted an 11% reduction in its surface area due to erosion, from 8.2 hectares on April 7 to 7.3 hectares on June 1, 2026. The lava continues to cool, but hotspots (325–350°C) still persist at certain fractures, as can be seen in the thermal image above, dated June 1, 2026.

Source: OVPF.

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The eruption at Titan Ridge (Bismarck Sea) continues. After a decrease in activity over a couple of days the number of hydroacoustic signals significantly increased during 28-29 May 2026, signifying the resumption of semi-continuous activity. Activity was ongoing during 29 May-2 June based on satellite views and hydroacoustic data. By 1 June a steam plume was rising from part of the NE vent area and drifting E and SE. A shallow plume of discolored water drifted as far as 8 km SE from the NE vent. Hot pumice associated with the plume of discolored water was seen floating within a few hundred meters of the vent area. During 2-4 June the eruption plume rose as high as 5 km a.s.l.

Source: Rabaul Volcano Observatory (RVO).

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According to the Tokyo Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) a possible eruption at the Ivao Group (Russia) may have generated an ash plume that rose 2.7 km above sea level.

The Ivao Group is a group of cinder cones located in the southern part of the uninhabited, volcanic Urup Island, in the Kuril Archipelago, Russia.

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As volcanic activity worldwide does not show significant variations, we can focus on the situation in the Phlegraean Fields (Italy).
In its bulletin of June 2, 2026, the INGV indicates that during the week of May 25-31, 2026, 37
earthquakes of magnitude Md ≥ 0.0 (Mdmax = 1.9 ± 0.3) were located out of a total of 65 events with magnitudes between -0.8 and 1.9. These earthquakes were recorded mainly in the eastern sector of the caldera, corresponding to the Agnano–Solfatara–Pisciarelli area, with some events also located in the Gulf of Pozzuoli. The depth of the hypocenters varies between approximately 0.9 and 4.0 km.
Since the beginning of February 2026, the average rate of
ground uplift in the area of ​​maximum deformation has been approximately 10 ± 3 mm per month.
Geochemical parameters confirm the long-term trend of warming in the hydrothermal system and an increase in gas emission rates. The temperature of the Bocca Grande fumarole in the Solfatara shows an upward trend, reaching approximately 173°C. The Pisciarelli fumarole has an average temperature of around 95°C.
In the conclusion of its report, the INGV indicates that there are no signs of significant changes in activity at Campi Flegrei in the short term.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Donald Trump, une catastrophe climatique ambulante // Donald Trump, a walking climate disaster

Encore un coup d’éclat du président des États-Unis ! L’Administration Trump s’apprête à démanteler un système d’observation océanique composé de plus de 900 ibalises et nstruments déployés dans les océans Pacifique et Atlantique. Les données fournies par ce système ont permis d’étudier des courants atlantiques majeurs, de plus en plus menacés de cessation d’activité par le réchauffement climatique.
Quelques jours à peine après la révocation par le président Trump du conseil d’administration indépendant qui supervisait la National Science Foundation (NSF), cette dernière a annoncé le « retrait de toutes les infrastructures immergées » de l’Ocean Observatories Initiative – qui gère les observatoires maritimes – sur les sites côtiers de l’Oregon, de l’État de Washington, de l’Alaska et de la Caroline du Nord, ainsi que dans les eaux entre le Groenland et l’Islande. Les autorités gouvernementales indiquent que les instruments seront récupérés au cours des 15 prochains mois.
Ce système, opérationnel depuis 2016, était conçu pour fonctionner pendant au moins 25 ans. Après seulement une décennie de fonctionnement, la perte de ces instruments de surveillance privera les scientifiques de données essentielles sur l’état des océans et de la vie marine. Parmi ces données figurent celles relatives à la circulation méridienne de retournement atlantique (AMOC), un système de courants océaniques qui contribue à l’apport de chaleur en Europe du Nord et influence le climat mondial. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises sur ce blog, les scientifiques s’inquiètent de plus en plus du fait que l’AMOC puisse approcher d’un point de basculement, après lequel cette circulation océanique s’interromprait.
Comme l’a déclaré Helen Findlay, du Laboratoire marin de Plymouth au Royaume-Uni, sans observations océaniques continues, « nous allons naviguer dans un océan de plus en plus instable, avec une visibilité de plus en plus réduite. » Elle ajoute : L’incertitude de plus en plus grande quant à l’avenir de l’AMOC « explique précisément pourquoi une surveillance constante et à long terme est plus vitale que jamais ».
Les Démocrates au Congrès ont déclaré qu’ils feraient tout leur possible pour « combattre » les projets de démantèlement du système, mais avec peu de chances de succès.
Source : Médias américains via Yahoo Actualités.

Récupération d’une balise climatique dans le cadre de l’Ocean Observatories Initiative au large des côtes de l’Alaska (Source : Woods Hole Oceanographic Institution)

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The Trump administration is moving to dismantle an ocean observation system consisting of more than 900 instruments in the Pacific and Atlantic oceans. Data supplied by the system has been used to study key Atlantic currents that increasingly appear in danger of collapse as the climate warms.

Just days after President Trump fired the independent board overseeing the National Science Foundation, the NSF announced the “removal of all in-water infrastructure” belonging to the Ocean Observatories Initiative at sites along the coasts of Oregon, Washington, Alaska, and North Carolina, and in the waters between Greenland and Iceland. Officials say the instruments will be recovered over the next 15 months.

The system, which began operating in 2016, was designed to run for at least 25 years. After just a decade in operation, the loss of monitoring instruments will leave scientists without critical data on the state of oceans and marine life. That includes data on the Atlantic Meridional Overturning Circulation, or AMOC, a system of ocean currents that delivers warmth to northern Europe and shapes climate globally. Scientists are increasingly concerned the AMOC may be nearing a “tipping point,” after which it shuts down.

Without sustained ocean observations, “we are effectively choosing to navigate an increasingly volatile ocean with diminishing visibility,” said Helen Findlay, of the Plymouth Marine Laboratory in the U.K. Growing uncertainty around the future of the AMOC “is precisely why long-term, consistent monitoring is more vital than ever.”

Democrats in Congress have said they will “fight” plans to dismantle the system, with little chance to succeed.

Source : U.S. News media via Yahoo News.