Inquiétude sur la péninsule de Reykjanes (Islande) // Anxiety on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

Les scientifiques islandais informent le public qu’à la suite du récent essaim sismique sur la péninsule de Reykjanes, le sol autour de Svartsengi s’est soulevé de 4 centimètres depuis le 21 avril 2022. Le soulèvement est très probablement dû à une intrusion magmatique à 4-5 km sous la surface. Les images satellite publiées par le Met Office islandais montrent que l’intrusion mesure 7 à 8 km de long et s’étend à l’ouest de la montagne de Þorbjörn et sous la centrale de Svartsengi. Le Met Office ajoute qu’un essaim sismique est en cours sur le site, mais il n’y a aucun signe d’activité volcanique.
Les géologues islandais disent que ces événements rappellent le soulèvement du sol dans la région en 2020. À l’époque, le magma qui s’était accumulé sous terre n’a jamais atteint la surface, mais une éruption s’est produite à proximité, à Fagradalsfjall, en 2021. L »éruption de 2021 a eu lieu loin des infrastructures, mais cette fois l’intrusion magmatique se produit sous une centrale géothermique, avec des conséquences faciles à imaginer si le magma atteint la surface.

Un séisme de magnitude M 3,8 a été enregistré le 21 mai à 18h33 à proximité de la pointe de la péninsule de Reykjanes, à 6,6 km de profondeur. La secousse a été ressentie à Grindavik et dans les environs.
Les habitants de Grindavík ont ​​​​été invités à une réunion publique le 19 mai dans la soirée pour discuter de l’activité géologique et leur rappeler les mesures à prendre en cas d’éruption. Le géophysicien qui intervenait a indiqué qu’il était impossible de dire quel type d’éruption se produirait, si éruption il y a. Très honnêtement, il a dit qi’il était impossible de prévoir le début d’une éruption. D’autres scientifiques disent qu’il est trop tôt pour dire si l’activité actuelle débouchera sur une éruption. On se rend compte que la prévision se complique lorsque des infrastructures sont menacées.

Comme je l’ai déjà écrit, une phase de Vigilance (Uncertainty Phase) a été mise en place dans le secteur et la couleur de l’alerte aérienne a été élevée au Jaune..
Source : OMI, Iceland Review.

Si une éruption devait se produire dans le secteur de la centrale électrique de Svartsengi, ce serait un vrai problème. L’usine est située à environ quatre kilomètres au nord de Grindavík, à environ 20 km au SE de l’aéroport international de Keflavík et à 45 km de Reykjavík. Elle a été construite en 1976 et à l’époque c’était la première centrale géothermique au monde pour la production d’électricité et d’eau chaude pour le chauffage urbain.
La centrale a été construite en six phases successives et achevée en 2008. La capacité de production est passée à 150 Méga watts thermiques (MWth) pour le chauffage urbain et à 75 MW pour l’électricité.
La centrale de Svartsengi produit non seulement de l’eau chaude et de l’énergie, mais c’est aussi un centre de soins grâce à l’exploitation de l’eau rejetée. Beaucoup de personnes souffrant de psoriasis et autres maladies de peau viennent se plonger dans l’eau riche en silice et en algues du Blue Lagoon,

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Icelandic scientists inform the public that following the recent seismic swarm on the Reykjanes Peninsula, the land around Svartsengi has risen 4 centimetres since April 21st, 2022. The uplift is most likely due to a magma intrusion 4-5 km below the surface. Satellite images published by the Icelandic Met Office indicate the intrusion is 7-8 km long and stretches west of Þorbjörn mountain and underneath Svartsengi Power Station. The Met Office adds that an earthquake swarm is ongoing at the site, but there is no sign of volcanic unrest.

Icelandic geologists say that these events are reminiscent of landrise that occurred in the area in 2020. By that time, the magma that was collecting underground never reached the surface, but a volcanic eruption did occur nearby on the peninsula in 2021, at Fagradalsfjall. While the 2021 eruption was far from infrastructure, this time the magma intrusion is located underneath a geothermal power plant, which is at risk of damage if magma reaches the surface.

An M 3.8 earthquake was recorded at 18:33 on May 20th close to the tip of the Reyanes peninsula, at a depth of 6.6 km. It was clearly felt in Grindavik and surrounding areas.

Residents of the nearby town of Grindavík were invited to a town hall meeting on May 19th in the evening to discuss the geological activity and go over preparedness in the case of an eruption. The geophysicist at the meeting pointed out that it is impossible to predict what kind of an eruption would come about. He also said it was impossible to predict when an eruption starts. Other experts say that it is too early to say whether the activity will result in an eruption. It is clear that volcanic prediction becomes more difficult when infrastructure is under threat.

As I put it before, an uncertainty phase has been declared in the area and the aviation code has been changed to Yellow.

Source: IMO, Iceland Review.

Should an eruption start at the Svartsengi Power Station, it would be a real problem. The plant is located about four km north of Grindavík, approximately 20 km SE of Keflavík International Airport and 45 km from Reykjavík. The electric power station was built in 1976 and it was the world´s first geothermal power plant for electric power generation and hot water production for district heating.

The power station was constructed in six sequent phases and completed in 2008. the generation capacity increased to 150 MWth for the district heating and 75 MW for electricity power.

The Svartsengi Power Station not only produces hot water and energy. One of the side products is one of Iceland’s most popular bathing resorts, the Blue Lagoon whose water, silica- and algae-rich is appreciated by people suffering from psoriasis and other skin diseases.

Source: IMO

Photos : C. Grandpey

 

Etna (Sicile) : Nouvelle bouche sur le Cratère Sud-Est // New vent on the SE Crater

L’INGV indique qu’à partir de 15h30 UTC le 20 mai 2022 une nouvelle bouche effusive s’est ouverte sur le versant nord du cratère SE, à environ 3250 m d’altitude, juste au nord-ouest de la bouche qui s’est ouverte le 12 mai. Une petite coulée de lave s’échappe de la bouche et se dirige vers le nord-est. Dans le même temps,l’émission de lave continue au niveau de la bouche du 12 mai. Le front de lave se trouve dans la Valle del Leone. Dans le même temps, on continue à observer une activité strombolienne dans le Cratère SE, avec des émissions de cendres.
Source: INGV.

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INGV indicates that from 15:30 UTC on May 20th, 2022 a new effusive vent opened on the northern slope of the SE crater, at around 3250 m a.s.l., just northwest of the vent which opened on May 12th. A small lava flow is coming out of the vent and flowing northeast. At the same time, lava emission continues at the May 12th vent. The lava front is in the Valle del Leone. At the same time, Strombolian activity continues within the SE Crater, with some ash emissions.
Source: INGV.

Le Cratère SE le 21 mai au matin (capture écran webcam)

Nome (Alaska) et le réchauffement climatique : une affaire d’adaptation (1ère partie) // Nome (Alaska) and global warming : a matter of adaptation (part 1)

Nome aujourd’hui.
En Alaska, la ville de Nome, sur la côte de la mer de Béring, est depuis longtemps le monde des aventuriers. À l’origine une colonie indigène Inupiat accaparée par les chercheurs d’or en 1899, elle est surtout connue aujourd’hui comme le terminus de l’Iditarod. La très célèbre couse de chiens de traîneaux se déroule chaque mois de mars en commémoration de l’acheminement d’un précieux vaccin en 1925 lors d’une épidémie de diphtérie alors que le mauvais temps empêchait tout déplacement par avion.

À ce jour, aucune route ne relie Nome au reste des États-Unis ou de l’Alaska. Il faut avoir recours au traîneau tiré par des chiens, à la motoneige, au bateau ou à l’avion.
Avec le réchauffement climatique et la fonte rapide de la glace de mer, la situation de Nome est très différente de ce qu’elle était au cours des siècles passés. Sans le bouclier protecteur que constituait la glace de mer, les tempêtes hivernales frappent et endommagent les maisons et les bâtiments le long du front de mer.
De plus, le pergélisol commence à dégeler à cause de la hausse des températures. Certaines parties de la piste de l’aéroport de Nome sont criblées d’ornières et les maisons prennent parfois des postures étranges avant de s’effondrer carrément. Les quelques routes de la région sont de véritables montagnes russes.
La disparition de la glace de mer signifie que les groupes autochtones qui représentent la moitié de la population de Nome et la plupart des communautés environnantes ne peuvent plus chasser, pêcher ou récolter de manière fiable les aliments qui les nourrissent toute l’année.

Nome et les conséquences du changement climatique.
Il y a de fortes chances pour que le changement climatique transforme Nome en un tout autre type de destination. Recouvert de glace épaisse la majeure partie de l’année, l’océan Arctique a toujours été infranchissable, mais la hausse des températures a entraîné une réduction des deux tiers du volume de la glace de mer depuis les premières mesures effectuées en 1958. Une étude de 2020 publiée dans Nature Climate Change prédit des étés arctiques sans glace de mer dès 2035 si les émissions de gaz à effet de serre ne sont pas radicalement réduites. Les navires pourront bientôt naviguer directement dans l’Arctique avec, dans leur sillage, de nouvelles opportunités commerciales, politiques et économiques pour les villes arctiques sur leur trajectoire, tout en réduisant considérablement les temps de transit entre l’Asie et l’Europe par rapport à la navigation via le Canal de Suez..
Même si le réchauffement climatique entraînera des changements catastrophiques ailleurs sur la planète, l’Arctique dépourvu de glace offrira d’immenses possibilités au niveau de l’extraction des ressources. Le Congrès américain estime que plusieurs milliards de dollars de métaux précieux et de minéraux se cachent sous la glace, ainsi que la plus grande zone de gisements de pétrole inexploités sur la planète. Nome pourrait profiter de cette aubaine.
Pour profiter du trafic arctique déjà en augmentation, la ville de Nome a proposé en 2013 une extension du port pour en permettre l’accès aux paquebots de croisière à fort tirant d’eau et aux pétroliers. Deux ans plus tard, un projet de 618 millions de dollars a été encouragé pour faire de Nome le meilleur candidat comme port arctique en eau profonde. Le projet débutera probablement en 2024. En conséquence, Nome est en passe de devenir l’épicentre de la présence maritime américaine dans l’Arctique.

Bouleversement de la navigation dans l’Arctique : la Route Maritime du Nord.
Même si le changement climatique est une catastrophe pour la vie sur Terre, il y aura inévitablement des gagnants. Les efforts de Nome pour capitaliser sur son port alors même que ses côtes s’érodent à cause du dégel du pergélisol se répercutent dans toute la région arctique. Au même moment, les communautés essayent de s’adapter à un Arctique en évolution fondamentale et rapide. D’une part, elles sont confrontées à une catastrophe culturelle et environnementale ; d’autre part, elles se préparent à une ruée vers l’or moderne. Cette situation conduira inévitablement à des tensions géopolitiques car des nations rivales se disputent les ressources, qu’il s’agisse de poissons, de minéraux ou de routes maritimes.
Le gouvernement russe se positionne déjà comme un bénéficiaire net du réchauffement climatique. Il écrivait dans sa Stratégie Arctique en 2020 que « le changement climatique contribue à l’émergence de nouvelles opportunités économiques ». Avec la moitié du littoral arctique sous son contrôle, il n’est pas difficile de comprendre cet optimisme. Le pays a investi environ 10 milliards de dollars pour développer des ports et d’autres installations le long de la voie de navigation de 3 000 milles marins qui s’étend de Mourmansk, près de la frontière finlandaise, jusqu’au détroit de Béring.

La Route Maritime du Nord offre le passage le plus court entre l’Europe et l’Asie, réduisant de près de deux semaines un voyage qui contourne l’Inde. Cette Route permet d’économiser du carburant, limite l’usure des navires et réduit les émissions polluantes. Les investissements rapportent déjà des dividendes. En 2010, les compagnies maritimes internationales de fret n’avaient effectué qu’un seul transit complet sur la Route Maritime du Nord. En 2021, il y en a eu 71.
La Russie renforce sa flotte existante de 40 brise-glaces avec la mise en service d’au moins une demi-douzaine de brise-glaces à propulsion nucléaire pour un coût de 400 millions de dollars chacun. Lorsque le premier navire de la première série a entamé son voyage inaugural en 2020, la Russie l’a salué comme « le début d’une nouvelle ère de domination arctique ». En 2021, au coeur de l’hiver, des pétroliers équipés de coques spéciales pour affronter la glace ont commencé à transporter du gaz naturel entre les installations pétrolières de la côte arctique russe et les ports chinois.
Lorsque l’un des plus grands porte-conteneurs du monde s’est retrouvé coincé dans le Canal de Suez en mars 2021, la Russie a profité du blocage du canal pendant une semaine pour insister sur les avantages de la Route Maritime du Nord.
Certains pays, en particulier ceux qui ont des terres à proximité du cercle polaire arctique, observent avec inquiétude l’importance prise par la Russie dans la région. Ils craignent que les Russes ne tentent de transformer la Route Maritime du Nord en une sorte de route maritime à péage qui nécessiterait des escortes de brise-glaces le long du Passage du Nord-Est. Si c’était le cas, cela menacerait l’un des principes fondamentaux de la haute mer : la liberté de naviguer.

Source: Yahoo Actualités.

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Nome today.

The city of Nome, on Alaska’s Bering Sea coast, has long been the home of adventurers. Originally a native Inupiat settlement that was taken over by miners in the 1899 gold rush, it is best known today as the end point of the Iditarod dogsled race, which is run every March in commemoration of an effort to deliver essential medical supplies during a 1925 diphtheria outbreak when bad weather prevented airplane access. To this day there are no roads connecting the settlement to the rest of the U.S., or to the rest of Alaska. The options are dogsled, snowmobile, sea, or air.

With global warming and the rapid melting of the sea ice, the situation of Nome is very different from what it was during the past centuries. Without the protective sea-ice shield, winter storms batter and damage houses and buildings along the seafront.

What is more, permafrost is starting to thaw because of rising temperatures. Parts of the Nome airport runway have cratered, and houses slump at odd angles. The few roads in the area are a real roller coaster.

The loss of thick sea ice means the Indigenous groups that make up half the town’s population, and most of the surrounding communities, can no longer reliably hunt, harvest, or fish the foods that sustain them year-round.

Nome and the consequences of climate change.

A changing climate could turn Nome into an entirely different kind of destination. Layered with thick ice most of the year, the Arctic Ocean has historically been impassable, but warming temperatures have seen sea-ice volume reduced by two-thirds since measurements were first taken in 1958. A 2020 study published in Nature Climate Change predicts mostly ice-free Arctic summers as early as 2035 if greenhouse-gas emissions are not radically reduced. Ships will soon be able to sail directly across the top of the world, bringing new commercial, political, and economic opportunities for Arctic towns in their path, while substantially reducing transit times between Asia and Europe by up to a third compared with taking the Suez Canal.

Even as it bodes catastrophic change elsewhere on the planet, an ice-free Arctic offers immense opportunities for resource extraction. U.S. congressional research estimates that there is $1 trillion worth of precious metals and minerals under the ice, along with the biggest area of untapped petroleum deposits left on the planet. Nome could reap that windfall.

To profit from the already increasing polar traffic, the city of Nome proposed a port expansion in 2013 to make room for deep-draft cruise liners and oil tankers. Two years later, a $618 million project was backed to promote Nome as the top candidate for America’s first deepwater Arctic port. The project will likely break ground in 2024. As a consequence, the port of Nome is poised to become the epicenter of America’s marine presence in the Arctic,.

The disruption of shipping in the Arctic: the Northern Sea Route.

Though unchecked climate change is devastating for life on Earth, there will be, inevitably, some winners. Nome’s efforts to capitalize on its port, even as its shores erode under the pressure of thawing permafrost, are echoed across the polar region as communities adapt to a fundamentally and rapidly changing Arctic. On the one hand, communities in the region face cultural and environmental catastrophe; on the other, they are starting to play host to a modern-day gold rush at the top of the world. This will also inevitably lead to geopolitical tensions as rival nations compete for resources, be they fish, minerals, or shipping routes.

The Russian government is already positioning itself as a net beneficiary of global warming, writing in its 2020 Arctic Strategy that “climate change contributes to the emergence of new economic opportunities.” With half the Arctic coastline under its control, it is not hard to see why. The country has invested approximately $10 billion to develop ports and other facilities along a 3,000 nautical-mile-long shipping lane that stretches from Murmansk, near the Finnish border, to the Bering Strait. The Northern Sea Route offers the shortest passage between Europe and Asia, shaving nearly two weeks off a journey around India, while saving fuel, limiting vessel wear and tear, and reducing emissions. The investments are already paying dividends. In 2010 international cargo shippers made only one full Northern Sea Route transit. In 2021 there were 71.

Russia is building up its existing 40-strong icebreaking fleet by commissioning at least half a dozen nuclear-powered heavy icebreakers at a cost of $400 million each. When the first of the newest batch launched its maiden voyage in 2020, Russia hailed it as the start of a new era of Arctic dominance. In 2021, commercial tankers, equipped with special ice-hardened hulls, started transporting natural gas between Russia’s Arctic coast oil installations and Chinese ports in the middle of winter.

When one of the world’s largest container ships became wedged in the Suez Canal in March 2021, Russia pounced on the resulting week-long global shipping stranglehold as a marketing opportunity. Russian authorities insisted that the Northern Sea Route makes global trade more sustainable.

Other nations, especially those with land in or near the Arctic Circle, are eyeing the Russian buildup with concern. They worry hat the Russians might try to turn the Northern Sea Route into a kind of marine toll road, requiring icebreaker escorts through the passage. Doing so would threaten one of the fundamental tenets of the high seas: the freedom to navigate.

Source: Yahoo News.

Nome, à l’extrême ouest de l’Alaska (Source: Google maps)

En rouge, le Passage du Nord-Est

Effet du dégel du permafrost sur les routes (Photo: C. Grandpey)

Quelques nouvelles de plus… // Some more news…

Bien qu’elle ait diminué en fréquence horaire et en amplitude, la crise sismo-volcanique se poursuit sur l’île de São Jorge (Açores). Elle est entrée dans son troisième mois le 19 mai 2022. On se souvient qu’une évolution significative de la sismicité avait été observée le 6 avril, lorsque des séismes volcano-tectoniques ont été détectés, laissant supposer des mouvements de magma en profondeur. Deux mois plus tard, plus de 33 000 événements sismiques ont été enregistrés, dont 280 ressentis par les habitants.
Ce 20 mai, le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 4 sur une échelle de 6. La dernière éruption confirmée de ce volcan a eu lieu en 1808, avec un VEI 1.
Source : CIVISA.

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Après la puissante explosion qui a secoué le volcan le 13 mai 2022, tout est rentré dans l’ordre à Stromboli (Sicile) et l’activité est actuellement très faible comme on peut le voir aussi bien sur les webcams que sur les sismogrammes. Les touristes qui visitent l’île ces jours-ci ne devraient pas assister à de nombreux épisodes d’activité strombolienne. Même si l’ascension du Pizzo est interdite, une virée sur l’île de Stromboli est toujours un moment agréable….

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Although it has decreased in hourly frequency and magnitude, the seismovolcanic crisis continues at São Jorge Island (Azores). It entered its third month on May 19th, 2022. Oner can remember that a notable change in seismicity was observed on April 6th, when volcano-tectonic earthquakes were detected, suggesting the movement of magma at depth. Two months later, more than 33 000 earthquakes were recorded of which 280 were felt.

As of May 20, the volcanic alert remains at Level 4 on a scale of 6. The last confirmed eruption of this volcano took place in 1808, with a VEI 1.

Source: CIVISA.

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After the powerful explosion that shook the volcano on May 13th, 2022, everything has gone back to normal at Stromboli (Sicily) and activity is currently very low as can be seen both on the webcams ans the seismograms. The tourists who are visiting the island these days should not expext many episodes of Strombolian activity. Even though climbing to the Pizzo is forbidden, a trip to Stromboli is always a plesant moment….

Capture d’écran de l’excellente webcam SKYLINE

Source: INGV