Volcans et Glaciers // Volcanoes and Glaciers

Afin de permettre un référencement plus rapide par les moteurs de recherche, j’ai modifié l’intitulé de mon blog en laissant seulement apparaître « Volcans et Glaciers ». L’adresse du blog reste inchangée :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/

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Claude Grandpey

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To enable faster indexing by search engines, I have changed the title of my blog to simply « Volcanoes and Glaciers. » The blog address remains unchanged:

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Claude Grandpey

Photos: C. Grandpey

Découverte surprenante sur les habitudes alimentaires des Romains // Surprising discovery about Roman dietary habits

Certaines éléments présents dans des amphores et des détails figurant sur certaines fresques découvertes à Herculanum et Pompéi semblaient pouvoir donner des indications sur les habitudes alimentaire des Romains.

Crédit photo: Parc archéologique de Pompéi

Une étude publiée en août 2026 dans le Journal of Archaeological Science : Reports bouscule cette approche, et les ossements de 64 victimes retrouvées à Oplontis, l’actuelle Torre Annunziata, donnent des résultats assez surprenants.

Outre Herculanum et Pompéi, Oplontis et Stabies ont également été victimes des fureurs du Vésuve (Source: Wikipedia)

Malgré leur vie au bord de la mer, les habitants de cette localité tiraient l’essentiel de leurs calories de la terre. Pain, céréales, légumes secs dominaient la nourriture. Les produits marins sont presque absents des analyses.

Les auteurs de l’étude se sont appuyés sur des analyses du collagène osseux encore présent sur certains ossements. Ce collagène est une mémoire biologique remarquable. Cette protéine se renouvelle très lentement et, en tant que tel, est capable d’enregistrer plusieurs années d’habitudes alimentaires. Les chercheurs ont mesuré les proportions d’isotopes du carbone et de l’azote dans 46 échantillons exploitables parmi les 59 os qui conservaient encore du collagène.

Les produits marins affichent des valeurs isotopiques d’azote bien plus élevées que les plantes cultivées. Un régime riche en poisson laisse donc une signature chimique claire et facilement détectable. Or cette signature est quasi inexistante chez les victimes d’Oplontis. Les chercheurs en ont conclu que le blé et des céréales prédominaient largement dans l’alimentation romaine quotidienne. D’autre part, une relative égalité nutritionnelle existait entre les hommes et les femmes.

Comme beaucoup de cités autour de la baie de Naples, Oplontis était le lieu de villégiature des familles romaines appartenant à la haute société. La villa de Poppée avec ses superbes fresques en est un parfait exemple.

Photo: C. Grandpey

Il semble que la cité était aussi une plateforme commerciale. On a découvert dans une villa plus de 1 400 amphores utilisées pour transporter et stocker vin, huile et produits agricoles le long de l’ancien littoral. Les occupants de la villa, entassés dans la pièce 10, s’étaient vraisemblablement réfugiés là dans l’espoir de fuir l’éruption par la mer, un peu comme les habitants d’Herculanum dans les abris pour bateaux.

Photo: C. Grandpey

Le nombre de corps – 64 individus – a surpris les chercheurs car il dépasse les chiffres qui figuraient jusqu’ici dans la littérature archéologique.

Cette étude soulève une question que seules de futures analyses pourront trancher : ce régime pauvre en poisson était-il propre à cette villa, ou bien reflète-t-il une réalité plus large de la population romaine de la région ? Des recherches isotopiques comparables à Herculanum et à Pompéi sont attendues pour élargir la perspective.

Source : Futura Sciences via Yahoo News.

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Certain elements found in amphorae and details depicted in frescoes discovered at Herculaneum and Pompeii appeared to offer clues regarding Roman dietary habits.
A study published in August 2026 in the Journal of Archaeological Science: Reports challenges this perspective; the analysis of skeletal remains from 64 victims found at Oplontis (modern-day Torre Annunziata) has yielded rather surprising results.
Despite living by the sea, the town’s inhabitants derived the bulk of their calories from the land. Bread, grains, and legumes dominated their diet, while seafood products are almost entirely absent from the analysis.
The study’s authors based their findings on analyses of bone collagen preserved in some of the remains. This collagen acts as a remarkable biological record; as the protein turns over very slowly, it captures a history of dietary habits spanning several years. Researchers measured carbon and nitrogen isotope ratios in 46 usable samples—selected from the 59 bones that still retained collagen.
Seafood products exhibit significantly higher nitrogen isotope values ​​than cultivated crops. Consequently, a fish-rich diet leaves a clear, easily detectable chemical signature. Yet, this signature is virtually non-existent among the Oplontis victims. The researchers concluded that wheat and other grains played a dominant role in the daily Roman diet. Furthermore, there was a relative degree of nutritional equality between men and women.
Like many cities around the Bay of Naples, Oplontis was a holiday destination for elite Roman families. The Villa of Poppaea, with its magnificent frescoes, serves as a perfect example.
It appears the town also served as a commercial hub. More than 1,400 amphorae—used to transport and store wine, oil, and agricultural produce—were discovered in a villa along the ancient coastline. The villa’s occupants, huddled together in Room 10, had likely taken refuge there hoping to escape the eruption by sea, much like the inhabitants of Herculaneum did in the boat sheds.
The number of bodies—64 individuals—surprised researchers, as it exceeds the figures previously cited in archaeological literature.
This study raises a question that only future analyses can resolve: was this fish-poor diet unique to this villa, or does it reflect a broader reality for the region’s Roman population? Comparative isotope studies at Herculaneum and Pompeii are awaited to broaden the perspective.
Source: Futura Sciences via Yahoo News.

Intrusion magmatique au sommet du Kilauea (Hawaï) // Magma intrusion in Kilauea’s summit area (Hawaii)

Comme je l’ai expliqué dans une note précédente, alors que des projections et des coulées de lave jaillissaient des bouches nord et sud au sommet du Kilauea le 30 septembre 2026 , le HVO a détecté une intrusion magmatique sous la surface de la caldeira.
Dans un nouvel épisode de la série *Volcano Watch*, l’Observatoire explique comment une telle intrusion peut se produire au cours d’une éruption en cours.
Le sommet du Kīlauea est sous pression depuis début septembre, avec plusieurs épisodes de fontaines de lave qui ont entraîné chaque fois une baisse de pression du système et une phase de déflation sommitale. Ce processus cyclique se manifeste de manière épisodique dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu depuis décembre 2024. Toutefois, aucune fontaine de lave n’a été observée depuis la fin de l’Épisode 54, le 25 août 2026. Le niveau de pression élevé que l’on observe actuellement persiste depuis début septembre ; il s’accompagne d’une augmentation du nombre de petits séismes sous la zone sommitale du Kilauea. Ces séismes apparaissent sur la carte du cratère de l’Halema’uma’u ci-dessous :

Six nouvelles bouches éruptives, situées le long de la paroi nord-ouest du cratère de l’Halemaʻumaʻu et à proximité immédiate (points blancs sur la carte), sont entrées en éruption entre le 14 et le 16 septembre, générant de petites coulées de lave sur le plancher du cratère mais sans produire de fontaines de lave. Ces nouvelles bouches n’ont été accompagnées ni d’essaims sismiques ni de changements majeurs dans la déformation du sol, ce qui laisse supposer que la lave a emprunté des réseaux de fissures préexistants dans la caldeira.
Le niveau élevé de pression au sommet s’est maintenu au cours des deux semaines suivantes, avec des coulées de lave et des projections jaillissant par intermittence des bouches nord et sud. (La zone de lave émise est en rose sur la carte)
Dans l’après-midi du 30 septembre, une série de séismes s’est produite à environ 1,6 km sous les bouches éruptives actives (cercles bleus sur la carte). Cet essaim a duré environ six heures. En soirée, l’activité sismique s’est déplacée vers le nord-est des bouches actives. Cette phase d’activité, qui s’est poursuivie à un rythme soutenu pendant près de huit heures, était centrée près d’une zone où des mouvements du sol avaient été observés par satellite entre le 11 et le 27 septembre.
Durant toute cette activité sismique, une partie du sommet du Kīlauea a connu une déformation spectaculaire. Peu après 20 h, les inclinomètres situés dans la zone sommitale ont commencé à enregistrer des variations extrêmement rapides, compatibles avec la propagation d’une fissure orientée est-ouest à proximité de la zone d’émission actuelle (flèche rouge sur la carte). Une déformation du sol significative a persisté, parallèlement à l’activité sismique, jusqu’aux alentours de 3 h du matin le 1er octobre. Au total, l’inclinomètre au sommet du Kilauea a enregistré un gonflement d’environ 40 microradians.
Les débordements de lave provenant du complexe de bouches éruptives ont cessé juste avant le début de l’activité intrusive. Des flammes et des projections de lave ont toutefois continué à être observées tout au long de cet épisode d’intrusion magmatique. Les débordements ont repris une fois que l’activité sismique s’est éloignée des bouches actives, et ils se sont poursuivis même après le ralentissement puis l’arrêt de l’intrusion magmatique.

Vue d’hélicoptère des bouches éruptives dans le cratère de l’Halema’uma’u (Crédit photo : HVO)

Dans la conclusion de son rapport d’observation,, le HVO indique qu’il existe toujours une possibilité qu’un nouvel épisode de fontaines de lave survienne au niveau des bouches nord et sud. Cependant, la lave pourrait également jaillir de manière passive de la zone d’intrusion du 30 septembre ou via d’autres systèmes de fissures existants, comme ce fut le cas entre le 14 et le 16 septembre.
Autre hypothèse : le magma pourrait s’infiltrer dans de nouvelles zones du sommet, comme cela s’est produit dans la nuit du 30 septembre. Ces nouvelles intrusions pourraient rester souterraines ou entraîner la formation de nouvelles bouches éruptives dans la zone sommitale.
Bien que l’activité soit confinée à la zone sommitale du Kilauea depuis près de deux ans, il existe toujours une possibilité que le magma finisse par migrer hors de cette zone, avec peu ou pas de signes avant-coureurs.
Source : HVO.

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As I explained in a previous post, on September 30, 2026, as flames, spatter and lava flows erupted from the north and south vents at the summit of Kilauea, the HVO detected a magma intrusion below the surface of the caldera.

In a new episode of the Volcano Watch series, the Observatory explains how such an intrusion can occur during an ongoing eruption.

The summi of Kilaura has remained at a high level of pressurization since early September, with several lava fountaining episodes, which then depressurizes the system until fountaining stops. This cyclical process has been episodic in Halemaʻumaʻu since December 2024. However, lava has not fountained since Episode 54 ended on August 25. The current high level of pressurization has persisted since early September, accompanied by an increase in the number of small earthquakes beneath Kīlauea summit region.

Six new vents on and near the northwest wall of Halemaʻumaʻu crater erupted from Sept. 14 to 16, generating small lava flows on the crater floor but no high-fountaining. These new vents were not accompanied by earthquake swarms or drastic changes in ground deformation, suggesting the lava exploited existing crack systems in the caldera.

The high level of summit pressurization continued for the next two weeks with lava flows and spatter erupting intermittently from the north and south vents.

Beginning in the afternoon of September 30, a flurry of earthquakes occurred about 1.6 km below the active vents of Halemaʻumaʻu. This initial swarm persisted for about six hours. Seismic activity migrated northeast of the active vents in the evening. This phase of the activity, which continued at high rates for nearly eight hours, was centered near an area where ground changes were observed via satellite between September 11 and 27.

During all this shaking, a section of the summit of Kīlauea was deforming dramatically. Beginning just after 8 p.m., tiltmeters in the summit region began to show extremely rapid changes consistent with crack growth in an east-west orientation near the current vent area. Elevated rates of ground deformation continued along with the earthquakes until about 3 a.m. on October 1. In total, the summit tiltmeter recorded about 40 microradians of inflation.

Overflows from the existing vent complex in Halemaʻumaʻu stopped just prior to the onset of the intrusive activity. Flames and spatter continued throughout the intrusive episode. Overflows resumed once the seismicity migrated away from the current vents and continued, even after the intrusive activity slowed and stopped.

In the conclusion of its observations, the HVO says there is still a possibility that another fountaining event could occur from the north/south vent complex. However, lava could also erupt passively from the September 30 intrusion or from other existing crack systems, as occurred between September 14 and 16.

Alternatively, magma could intrude new areas of the summit region, as occurred the night of September 30. New intrusions could stay beneath the ground or could result in the formation of new vents in the summit region.

While activity has been confined to the summit region of Kīlauea for nearly the past two years, there is always a possibility that magma could eventually migrate out of the summit region with little to no warning.

Source : HVO.

Septembre 2026 en France : encore trop chaud et beaucoup trop sec !

Concentrations de CO2 : 425,14 ppm (3 octobre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Météo France nous apprend que le mois de septembre 2026 a été le deuxième plus chaud dans notre pays, et le troisième plus sec de l’histoire des relevés. Pendant tout ce mois, la température moyenne a été supérieure à la normale de +3,1°C.

Septembre 2026 a par ailleurs été le troisième mois de septembre le moins arrosé depuis le début des mesures en 1958, derrière 1977 et 1985, avec un déficit de précipitations qui atteint 70% en moyenne sur le pays. La sécheresse s’est aggravée au cours du mois. L’indicateur national de sécheresse des sols se situe à un niveau jamais observé pour cette période de l’année.

Le ministère de la Transition écologique explique qu’en France métropolitaine, 81 300 personnes dépendent d’un approvisionnement en camion-citerne ou en bouteilles d’eau pour boire, se laver ou cuisiner.

L’ensoleillement a été très excédentaire au cours du mois de Septembre,, avec une anomalie de plus de 30%.

Il va maintenant être intéressant de prendre en compte les données globales pour la planète. Elles seront probablement fournies vers la mi-octobre par différentes agences comme la NOAA aux États Unis. S’agissant de l’Europe occidentale, l’institut Copernicus indique que l’été 2026 est le plus chaud jamais enregistré, plus encore qu’en 2003 qui était la référence jusqu’ici. Plus de la moitié du continent européen a connu des températures ressenties de 38°C ou plus.

L’Europe occidentale dans son ensemble a connu des vagues de chaleur en série et un manque de pluie, avec une sécheresse pire qu’en 2022. Comme je l’ai indiqué sur ce blog, en juillet et août, de nombreux fleuves européens ont atteint leurs débits les plus faibles.

En Limousin, depuis le 29 septembre 2026, les bateaux sont interdits sur le lac de Vassivière car le seuil de 642 mètres NGF a été atteint. Hier 2 octobre, le niveau se trouvait à 641,68 mètres. Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF.

Crédit photo: Samuel Chassaigne – France Télévisions