Des pièces dans la Chaussée des Géants ! // Coins in the Giant’s Causeway !

On connaissait la tradition consistant à jeter des pièces dans la fontaine de Trevi, à Rome. Cette pratique ayant été interdite par les autorités locales, les touristes semblent s’être reportés sur la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord.

Photo: C. Grandpey

Un rituel touristique consiste désormais à coincer des pièces dans les fissures des colonnes de basalte. Le problème est que ce rituel endommage ce site classé au patrimoine mondial, et géré par le National Trust.

Source : National Trust

Alors que le retrait des pièces devrait coûter plus de 30 000 livres sterling, le National Trust appelle les visiteurs à cesser cette pratique afin de protéger ce célèbre site et à respecter le principe de « ne laisser aucune trace » lors de leur visite.
Un rapport du British Geological Survey a conclu que les pièces coincées dans les joints et les fissures de la roche ont un impact néfaste sur le basalte de la Chaussée des Géants, tant sur le plan esthétique que physique. Le rapport révèle que la fracturation et la désagrégation du basalte, au niveau des zones où des pièces ont été insérées, résultent de la « délamination expansive des pièces lors de leur oxydation ». En d’autres termes, les pièces rouillent et gonflent jusqu’à atteindre trois fois leur épaisseur initiale ; elles exercent ainsi une pression considérable sur la roche environnante et provoquent son effritement. Des traces d’oxydes de cuivre, de nickel et de fer tachent également les pierres là où les pièces se corrodent. Il faut savoir que de nombreuses pièces possèdent un cœur en un métal donné, recouvert d’une fine couche d’un autre métal. Depuis 1992, les pièces britanniques dites « en cuivre » sont constituées d’un noyau en acier recouvert d’une mince couche de cuivre, tandis que les pièces de 5, 10 et 20 pence sont en acier nickelé. Lorsque la corrosion s’installe, l’acier se dégrade souvent plus rapidement et se sépare de la couche métallique extérieure. Ce phénomène de délamination provoque l’effritement du basalte. La corrosion des pièces est ici accélérée par l’exposition fréquente aux embruns salins, tandis que la composition bimétallique des pièces favorise leur dégradation rapide.

La Chaussée des Géants attire des visiteurs du monde entier ; la diversité des pièces retrouvées coincées dans les rochers témoigne de cette variété de provenances. Si la plupart des visiteurs viennent du Royaume-Uni ou de la zone euro, d’autres arrivent d’Extrême-Orient, des États-Unis ou d’ailleurs. Le National Trust, en partenariat avec le Causeway Coast and Glens Heritage Trust, a fait appel à des spécialistes pour retirer le plus grand nombre possible de pièces sur dix sites pilotes, sans causer de dommages supplémentaires. L’opération ayant été un succès, le National Trust espère que toutes les pièces restantes seront bientôt retirées et invite désormais les visiteurs à apporter leur aide en s’abstenant d’en déposer de nouvelles.

Photos: C. Grandpey

Il est à noter que les touristes pourront prendre des photos et ainsi signaler via une application dédiée les dépôts de pièces et les traces des dégâts causés. Une fois la photo prise, ils pourront ajouter de nombreuses informations, notamment le type de danger observé. Comme l’écrit le directeur du National Trust, « nous ne voulons pas forcément plus de visiteurs, mais de meilleurs visiteurs. » C’est une manière de responsabiliser les touristes tout en récoltant des données à grande échelle.
Le National Trust est une organisation caritative de conservation du patrimoine qui protège et entretient plus de 40 000 colonnes sur la Chaussée des Géants. Ce site est non seulement le premier d’Irlande du Nord à avoir été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais il bénéficie également d’autres désignations importantes, notamment celles de zone d’intérêt scientifique particulier (ASSI), de zone spéciale de conservation (ZSC) et de réserve naturelle nationale.
Si les géologues affirment que la Chaussée a été formée par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, à l’époque de l’ouverture de l’Atlantique Nord, des légendes attribuent sa création au géant irlandais Finn McCool. Selon l’une d’elles, il aurait construit une chaussée pour traverser la mer d’Irlande et affronter son rival, le géant écossais Benandonner. Ce dernier aurait arraché la majeure partie de la chaussée pour empêcher Finn de retourner en Écosse. Une autre légende raconte que la Chaussée fut bâtie pour permettre à Finn de retrouver une jeune Écossaise dont il était épris.

À noter qu’en Écosse, l’île de Staffa est l’équivalent de la Chaussée des Géants avec en prime la célèbre grotte de Fingal…

Photos: C. Grandpey

Source : The National Trust.

°°°°°°°°°°

Une traduction douteuse !

La Chaussée des Géants – Giant’s Causeway en anglais – est un bel exemple d’erreur de traduction par les Français , ou d’une méconnaissance de la grammaire par les Britanniques.

D’un point de vue grammatical, le mot ‘giant’ étant au singulier, la traduction devrait être ‘La Chaussée du Géant’. De toute évidence, les traducteurs officiels se sont référés à la légende mentionnée ci-dessus qui fait intervenir deux géants et ils n’ont pas voulu faire de jaloux.

Dans ce cas, la correction grammaticale aurait été d’appeler le site ‘The Giants’ Causeway. Pour respecter la grammaire anglaise et le génitif saxon (autrefois appelé cas possessif), l’apostrophe aurait dû être placée après ne nom pluriel, et non entre le nom singulier et le s.

Beaucoup vont me dire que je cherche la petite bête. Il est vrai que quand on voit le nombre de fautes de grammaire qui jalonnent les articles de presse anglais et français aujourd’hui, l’erreur de traduction du site irlandais passe inaperçue Et puis, pour respecter le légende, il était plus logique de faire entrer en jeu les deux géants.

——————————————-

One knew the tradition consisting in throwing coins in the Trevi Fountain of Rom.a. The tradition has been forbidden by local authoritis and it seems tourists are having a revenfr with the Giant’s Causeway in Northern Ireland. A ritual by tourists consists in wedging coins into the cracks in the basalt rock columns of the Causeway. The problem is that the ritual is causing damage to the World Heritage Site which is managed by the National Trust.

With removal of coins expected to cost more than £30,000, the National Trust is appealing to visitors to stop the practice to protect the famous Northern Ireland landmark and to follow advice to “leave no trace” during a visit.

A report by the British Geological Survey has concluded that the coins wedged into the joints and cracks in the rock is having a detrimental impact on the basalt rock of the Giant’s Causeway, both aesthetically and physically. The report has found that fracturing and disintegration of the basalt rock adjacent to joints and cracks into which coins have been inserted is the result of the ‘expansive delamination of the coins upon oxidation’. In other words, the coins are rusting, and expanding to three times their original thickness, which puts huge pressure on the surrounding rock causing it to crumble. Unsightly streaks of copper, nickel and iron oxides are also staining the stones where the coins are corroding. Many coins have a centre of one metal, with a thin coating of another. UK ‘copper’ coins, since 1992, have a steel core with only a thin layer of copper on the outside, while 5, 10 and 20 pence pieces are nickel-plated steel. When coins start to corrode, the steel often corrodes faster and separates from the different metal of the outer layer. This delamination causes the basalt to flake. The coins here also have accelerated corrosion because they are often soaked in saltwater spray and the mixture of metals means they break down faster.

The Giant’s Causeway attracts visitors from all over the world and the coins found wedged in the rocks show the wide range of visitors. Most are from the UK or the Euro-zone , but others are from the far east, USA or elsewhere.

The National Trust, in partnership with Causeway Coast and Glens Heritage Trust employed specialists in stone conservation to remove as many of the coins as they could without causing further damage on ten test locations. The trial was successful, so it is hoped that all the remaining coins will also soon be removed. The National Trust is now appealing to visitors to help by not adding any more. It is worth noting that tourists will now be able to take photos and use a dedicated app to report debris and signs of damage. Once a photo is taken, they can add various details, such as the type of hazard observed. As the director of the National Trust writes, « We don’t necessarily want more visitors, but better visitors. » This is a way to foster a sense of responsibility among tourists while gathering data on a large scale.

The National Trust is a conservation charity which protects and cares for more than 40,000 columns at the Giant’s Causeway, which is not only Northern Ireland’s first UNESCO World Heritage Site but benefits from a number of other important designations. They include being an Area of Special Scientific Interest, a Special Area of Conservation and a Natural Nature Reserve.

While geologists will say that the causeway was created by an outpouring of basalt lava 60 million years ago around the time the North Atlantic was opening up, there are also legends that it was formed by an Irish giant Finn McCool. In one, he created a causeway to get across the Irish Sea to face his rival, the Scottish giant Benandonner, who tore up most of the causeway to prevent Finn from getting back to Scotland. Another legend has it that the causeway was built so Finn could meet a Scottish maid he was enamoured with.

Source : The National Trust.

°°°°°°°°°°

A questionable translation !

The *Chaussée des Géants* in French – or « Giant’s Causeway » in English – is a good example of either a translation error by the French or a lack of grammatical understanding on the part of the British.
Grammatically speaking, since the word « giant » is singular, the translation ought to be « La Chaussée du Géant. » Clearly, the official translators were influenced by the aforementioned legend which involves two giants and didn’t want to leave anyone out.
In that case, the grammatically correct name would have been « The Giants’ Causeway. » To adhere to English grammar rules regarding the Saxon genitive (formerly known as the possessive case), the apostrophe should have been placed after the plural noun, rather than between the singular noun and the « s. »
Many might say I am splitting hairs. Admittedly, given the number of grammatical errors found in English and French press articles these days, the translation error regarding the Irish site goes largely unnoticed. Besides, to stay true to the legend, it made more sense to involve both giants.

Ascension du Mont Blanc : le Couloir du Goûter tue à nouveau

La polémique enfle autour du Mont-Blanc. Deux alpinistes ont été tués hier, percutés par des chutes de pierres causées par les chaleurs extrêmes en altitude. L’Italie a réagi en suspendant l’ascension du Mont Blanc, contrairement à la France.

Deux alpinistes tchèques sont morts dans la nuit du 14 au 15 juillet 2026, dans le couloir du Goûter dans le massif du Mont-Blanc, après une chute de pierres. La zone, surnommée Couloir de la Mort, est bien connue des alpinistes qui doivent le parcourir rapidement et se montrer vigilants.

Les secouristes du PGHM de Chamonix ont reçu l’alerte à 2h30, dans la nuit du 14 au 15 juillet. On leur a indiqué qu’une cordée de trois alpinistes – un guide et deux clients – avait dévissé après une chute de pierres dans le couloir du Goûter.

Plus tard dans la journée, les alpinistes ayant atteint le toit de l’Europe occidentale ont pu redescendre sans risque, après une diminution des chutes de pierres. L’accident est survenu après que le massif du Mont-Blanc ait connu de fortes périodes de sécheresse créant des conditions propices à des chutes de pierres répétées et de plus en plus importantes.

Le Couloir du Goûter, situé sur la voie normale vers le sommet du mont Blanc, est connu pour être particulièrement dangereux en raison de chutes de pierres fréquentes. Le guide, âgé de 57 ans, et l’un de ses clients, âgé de 49 ans, tous deux de nationalité tchèque, sont décédés. Le troisième alpiniste, blessé léger, a été évacué vers l’hôpital de Sallanches.

Quelques jours avant le dramr, la préfecture de la Haute-Savoie alertait sur le risque de chutes de pierres accru en raison de la chaleur : « Les fortes chaleurs et les épisodes caniculaires accélèrent la fonte des neiges résiduelles, des glaciers et du permafrost qui, en haute montagne, joue un rôle de ‘ciment’ naturel entre les roches. Cette fonte rapide déstabilise les parois rocheuses et favorise le détachement de blocs de pierre, parfois de manière soudaine et imprévisible ». Les services de l’État appelaient ainsi à la prudence en montagne.

Certains guides ont déjà pris la décision, depuis plusieurs jours, de ne plus emmener de clients au sommet du mont Blanc, tant le couloir du Goûter fait partie des sites à risque. Si le phénomène s’étend, la mairie de Saint-Gervais assure qu’elle prendra la décision de fermer les refuges.

Source : Presse régionale.

Dans le couloir du Goûter (3 340 m) sur la voie normale du Mont-Blanc, la mortalité moyenne est d’environ 4 décès par an (3,7 en moyenne). Ainsi, entre 1990 et 2017, la traversée du couloir et de l’arête du Goûter a engendré 102 décès et 230 blessés, sur un total de 387 personnes secourues.

Voici une vidéo montrant le Couloir du Goûter et ses dangers :

https://youtu.be/yuCqZm0zvsw

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

**********

L’éruption du Kilauea (Hawaï) est à l’arrêt. Une forte lueur, accompagnée de flammes périodiques, continue d’être observée au niveau de la bouche sud. La lueur provenant de lla bouche nord est également quasi continue, mais moins intense que celle de la bouche sud.
Depuis la fin de l’Épisode 51, le volcan connaît une nouvelle phase de gonflement.
Le prochain épisode éruptif devrait se produire entre le 24 et le 28 juillet 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 51

++++++++++

Dans ma note du 17 juillet 2026, j’indiquais qu’une petite explosion âvait été détectée le 16 juillet sur le Korovin (comlexe volcanique d’Atka / Alaska) grâce aux données sismiques et infrasonores. Depuis lors, l’activité a diminué et aucune autre explosion n’a été observée. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne et le niveau d’alerte volcanique ont été ramenés respectivement au Vert et à Normal.

Source : AVO.

Crédit photo: AVO

++++++++++

Une éruption de très faible ampleur s’est produite le 22 juillet 2026 au niveau du cratère 62-2 du Tokachidake (Hokkaido, Japon). Il s’agit de la première éruption de ce volcan depuis février 2004. Un panache noir s’est élevé à environ 200 mètres au-dessus du cratère, tandis que le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 2 ; il restreint l’accès aux abords du cratère.
L’éruption du 22 juillet fait suite à plusieurs mois d’activité volcanique. Des mesures de déformation du sol ont mis en évidence un gonflement du volcan depuis le mois de mars, tandis que les émissions de SO2, l’activité sismique autour du cratère 62-2 et l’activité thermique s’étaient intensifiées depuis avril.
Source : JMA.

Crédit photo: Wikipedia

+++++++++++

Au cours des derniers mois, de petits panaches d’eau décolorée ont été observés autour du volcan sous-marin Ahyi (arc volcanique des Mariannes) sur des images satellites. Les observations récentes suggèrent une activité plus intense. Les panaches observés les 1er, 7 et 11 juillet 2026 se sont propagés sur moins de 500 m depuis la zone d’émission. Aucun signal n’a été détecté par les capteurs de pression sous-marins. Ces panaches résultaient probablement d’un rejet de gaz dans la colonne d’eau et pourraient témoigner soit d’une activité hydrothermale intense, soit d’une éruption effusive. Le 16 juillet 2026, la couleur de l’alerte aérienne a été portés au Jaune et le niveau d’alerte volcanique a été élevé à Advisory (surveillance conseillée).
Source : USGS.

Source: USGS

++++++++++

L’activité éruptive se poursuit sur le Taal (Philippines). Le réseau sismique enregistre quotidiennement des séismes d’origine volcanique, avec des épisodes de trémor pouvant durer d’une minute à huit heures. Les émissions quotidiennes de gaz et de vapeur s’élèvent généralement jusqu’à 900 m au-dessus du cratère. Des éruptions phréatomagmatiques mineures, pouvant toutefois durer plusieurs minutes, sont également enregistrées. Le 22 juillet, 61 séismes volcaniques et trois épisodes de trémor (d’une durée de 1 à 31 minutes) ont été détectés. Les émissions de SO2 s’élèvent en moyenne à 741 tonnes par jour. Le niveau d’alerte reste fixé à 1 (sur une échelle de 0 à 5) ; il est rappelé au public que Volcano Island est une zone de danger permanent (PDZ) et que l’accès au cratère principal (Main Crater) demeure interdit.

Source : PHIVOLCS.

Événement phréatomagmatique sur le Taal

++++++++++

L’activité éruptive au niveau des cratères sommitaux de l’Etna (Sicile) se caractérise par des émissions de gaz le long de la fissure située entre la Voragine et le cratère Nord-Est, des émissions de gaz provenant du cratère Sud-Est, ainsi que par une activité explosive aux cratères Nord-Est et Bocca Nuova. Un événement particulièrement vigoureux dans la Bocca Nuova le 19 juillet 2026 a généré un panache de cendres qui est monté à 300 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte demeure au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre).
Source : INGV.

Photo: C. Grandpey

++++++++++

L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

Flux RSS

Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

——————————————-

Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

**********

The Kilauea eruption (Hawaii) is paused. Strong continuous glow with periodic flames is visible from the south vent. Glow from the north vent is also nearly continuous but weaker than the glow from the south vent.

Since episode 51 ended, inflation as resumed on the volcano.

The next eruptiveepisode is likely between July 25 and July 29, 2026.

Source : HVO.

++++++++++

In my post of 17 July 2026, I indicated that a small explosion from Korovin Volcano within the Atka Volcanic complex was detected in seismic and infrasound data on July 16,. Since then, unrest has declined and no other explosion has been observed. As a result, the Aviation Color Code and Alert Level have been lowered to Green and Normal, respectively.

Source : AVO.

++++++++++

A very small eruption occurred at Tokachidake’s 62-2 crater (central Hokkaido / Japan) on July 22, 2026, the volcano’s. It is the first eruption since February 2004. A black plume rose approximately 200 m above the crater, while Volcanic Alert Level 2 remained in effect, which restricts access near the crater.

The July 22 eruption followed several months of unrest. Ground-deformation measurements had recorded inflation at depth beneath the volcano since March, while SO2 emissions, seismic activity around the 62-2 crater, and thermal activity had increased since April.

Source : JMA.

++++++++++

Small plumes of discolored water have been observed around the Ahyi Seamount (Mariana volcanic arc) in satellite images over the last few months, though recent ones suggested more vigorous activity. Plumes on 1, 7, and 11 July drifted less than 500 m from the vent area. No signals were detected in data from underwater pressure sensors . The plumes were likely the result of gas released into the water column and could reflect either vigorous hydrothermal degassing or be associated with an ongoing effusive eruption. On 16 July 2026 the Aviation Color Code was raised to Yellow and the Volcano Alert Level was raised to Advisory.

Source : USGS.

++++++++++

Eruptive activity continues at Taal (Philippines). The seismic network records daily volcanic earthquakes including daily periods of tremor that may last from one minute to eight hours. Daily gas-and-steam emissions generally rise as high as 900 m above the crater. Minor phreatomagmatic eruptions that may last several minutes are still recorded. On 22 July there were 61 volcanic earthquakes and three periods of tremor lasting 1-31 minutes. SO2 emissions average 741 t/d. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5); The public is reminded that the entire Taal Volcano Island is a Permanent Danger Zone (PDZ) and access to the Main Crater remains prohibited.

Source : PHIVOLCS.

++++++++°

Eruptive activity at Mt Etna’s summit craters (Sicily) is characterized by gas emissions rising along the fissure between Voragine Crater and Northeast Crater, gas emissions from Southeast Crater, and explosive activity at both the NE Crater and Bocca Nuova Crater. A notably energetic event at Bocca Nuova on 19 July 2026 produced a gray ash cloud that rose 300 m above the vent. The Alert Level remains at Yellow (the second level on a four-level scale).

Source : INGV.

++++++++++

Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

RSS feed

Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
You can also click on “Suivre Claude Grandpey: Volcans et Glaciers”

Le Tour dans le col de Sarenne : la Nature remercie les organisateurs

Comme je l’ai indiqué dans ma note précédente, le 25 juillet 2026, le col de Sarenne sera emprunté par les coureurs lors de la 20ème étape du Tour de France 2026 entre Le Bourg d’Oisans et l’Alpe d’Huez. Ce sera l’étape reine du Tour 2026, avec l’escalade préalable des cols de la Croix de Fer, du Télégraphe et du Galibier.

Au cours de cette étape, le brouhaha de la foule le long de la route sera couvert par les grondements des défenseurs de l’environnement qui voient d’un très mauvais œil les perturbations qui seront inévitablement causées à ce site alpin préservé. Ils regrettent que la course ait lieu au mépris de la vie sauvage et des écosystèmes.

Culminant à 1 999 mètres d’altitude, la route menant au col de Sarenne est belle et sauvage. C’est une route pastorale, destinée aux bergers ; la vitesse y est limitée à 20 km/h et elle est fermée 8 mois sur 12.

C’est dans cet espace préservé que les organisateurs du Tour de France ont décidé faire passer l’étape reine du Tour 2026. La foule – probablement plusieurs milliers de spectateurs – est attendue sur le versant le plus sauvage de la route, dans la vallée du Ferrand, habituellement peuplée de marmottes,, de chamois, de gypaètes, ainsi que de fragiles tétras lyres et de lagopèdes. Ces derniers sont des oiseaux qui nichent au sol et dont les petits naissent en juillet, c’est-à-dire pendant le Tour de France. Sans oublier les aigles royaux qui pourraient être dérangés par les hélicoptères de la télévision si ceux-ci survolent les zones où nichent ces oiseaux majestueux.

Il y a donc un sérieux risque de mise en danger d’un site écologique fragile pour une seule journée de spectacle sportif !

Dans un rapport diffusé en décembre 2003, le Conservatoire botanique national alpin estimait que « la diversité faunistique du site est remarquable .» Selon ce même document, la vallée du Ferrand est l’une des « plus riches régions de France sur le plan botanique ». De plus, à proximité du col de Sarenne, la route passe à quelques mètres d’une zone humide fragile faisant l’objet d’un arrêté préfectoral de protection de biotope. Cet arrêté demande de « réglementer les activités sur le périmètre [de la zone humide] afin d’assurer la préservation et la tranquillité de certains biotopes nécessaires à la survie de plusieurs espèces animales protégées ». C’est pourquoi toute manifestation sportive est interdite sur un périmètre qui pourrait être piétiné par la foule du Tour de France.

En 2013, le Tour avait déjà fait une étape, contestée, au col de Sarenne, et des petits passages à gué avaient été recouverts de bitume pour faciliter l’accès aux voitures. Pour 2026, des travaux ont également été réalisés, non pas à la demande de la population locale, mais celle des organisateurs du Tour de France, rien que pour une journée de course !

Il est clair que le spectacle-business est plus important que la Nature. Les organisateurs du Tour de France l’ont prouvé en 2013 en restant muets face à une pétition signée par plus de 12 000 personnes. Ils ont récidivé cette année en faisant de TotalEnergies leur partenaire officiel pour le Tour 2026.

En 1952, Fausto Coppi s’est imposé à l’Alpe d’Huez au milieu des marmottes et de quelques paysans, dans une toute petite station de ski. Soixante-dix ans plus tard, l’Alpe d’Huez a étendu ses tentacules de béton et d’acier sur l’un des plus beaux massifs de France. La station veut s’agrandir, sans se soucier de la quiétude de la nature et du réchauffement climatique qui risque de priver les Alpes de neige à brève échéance.

Source : Reporterre.

NB : Suite à la diffusion de cette note, un fidèle visiteur de mon blog vient de m’indiquer que « lors de la montée du col de Sarenne il n’y aura pas de caravane publicitaire ni de spectateurs, les voitures qui assistent les coureurs seront réduites au maximum. La route pastorale est interdite à tout véhicule depuis le 16 juillet. »

J’en suis ravi, mais cela me conforte dans mon idée qu’il était parfaitement inutile, voire vicieux,  de mettre ce col sur le parcours du Tour de France. Un col alpin sans spectateurs n’est pas dans l’esprit de cette course cycliste.