Le réchauffement climatique a entravé une glaciation ! // Global warming has hindered an ice age !

Concentrations de CO2 : 427,41 ppm (30 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Aujourd’hui, beaucoup se demandent si le réchauffement de la planète que nous connaissons est uniquement dû à l’homme et à ses émissions de gaz à effet de serre, ou si le phénomène fait partie d’un cycle naturel qui fait alterner les périodes chaudes et les périodes froides sur Terre. Personne n’est pas capable de répondre à cette question car nous ne disposons pas de suffisamment de recul, nous autres pauvres mortels, pour pouvoir apprécier les humeurs de notre planète.

Ce dont sont surs les scientifiques, c’est que depuis plusieurs millions d’années, le climat terrestre est marqué par une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, dont le rythme dépend notamment des variations de l’orbite et de l’inclinaison de la Terre. La dernière période glaciaire s’est terminée il y a environ 11 700 ans, et nous sommes donc actuellement dans une période interglaciaire, appelée Holocène.

Vue de la calotte glaciaire arctique (Photo : C. Grandpey)

Ces fluctuations s’inscrivent elles-mêmes dans une histoire climatique beaucoup plus longue : nous sommes actuellement dans une période caractérisée par la présence de grandes calottes de glace aux pôles, et qui a débuté il y a environ 34 millions d’années avec le développement de la calotte antarctique.

Les cycles glaciaires-interglaciaires sont marqués par des fluctuations du volume de ces calottes glaciaires. Leur étude peut ainsi aider à dater les différentes étapes de ces cycles climatiques. Le problème, c’est qu’aujourd’hui cette dynamique naturelle est probablement contrariée par les activités humaines. C’est ce qu’explique une étude qui vient de paraître dans la revue Science.

Une équipe de chercheurs s’est intéressée aux dernières fluctuations de la plus vaste calotte glaciaire du Pléistocène, la calotte laurentide qui correspond en partie à la région canadienne du même nom. Durant la dernière période glaciaire, cette calotte recouvrait une bonne partie du continent nord-américain, avant de progressivement se retirer avec le réchauffement naturel associé à l’actuelle période interglaciaire. Son dernier vestige subsiste aujourd’hui sous la forme de la calotte de Barnes, au centre de l’île de Baffin, au Canada. Les chercheurs montrent que cette calotte a atteint sa taille minimale il y a environ 3 600 ans, avant de recommencer à s’étendre il y a environ 2 000 ans.

Vue de la calotte de Barnes. La démarcation entre le sol clair et le sol sombre marque l’extension maximale atteinte par la calotte avant sa récession à partir des années 1960. (Crédit photo : Nicolás Young)

Pour les auteurs de l’étude, cette inversion de dynamique pourrait ainsi indiquer l’initiation d’une nouvelle période glaciaire, sous l’effet des paramètres orbitaux de la Terre. Sauf que c’était sans compter sur les activités humaines. Les scientifiques ont en effet remarqué que si la calotte a bien continué de croître pendant 2 000 ans, cette dynamique a été stoppée il y a quelques décennies.

À partir des années 1960 – ce qui correspond, plus ou moins, à l’accélération du réchauffement climatique actuel – la calotte a en effet entamé une nouvelle période de récession. Malgré la diminution continue de l’ensoleillement estival associé aux paramètres orbitaux, qui devrait lentement pousser la Terre dans une nouvelle période glaciaire, le réchauffement climatique d’origine anthropique induit par les émissions de gaz à effet de serre a donc réussi à inverser cette dynamique.

L’un des auteurs de l’étude en conclut que « les humains sont désormais des agents géologiques capables d’enrayer des cycles glaciaires naturels qui se déroulent depuis des millions d’années et de modifier le climat de la Terre pour les centaines de milliers d’années à venir. » L’absence de futurs cycles glaciaires serait un événement majeur au regard de l’histoire géologique des deux derniers millions d’années et aurait des conséquences dramatiques pour l’espèce humaine dont l’approvisionnement en eau se trouverait sérieusement amputé.

Source : Futura via Yahoo Actualités.

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Today, many wonder whether the global warming we are experiencing is solely due to humans and their greenhouse gas emissions, or if the phenomenon is part of a natural cycle that causes Earth to alternate between warm and cold periods. No one can definitively answer this question; we mere mortals simply lack the long-term perspective required to fully grasp the moods of our planet.
What scientists are certain of is that for several million years, Earth’s climate has been characterized by an alternation between glacial and interglacial periods, a rhythm partly driven by variations in Earth’s orbit and axial tilt. The last glacial period ended approximately 11,700 years ago, meaning we are currently in an interglacial period known as the Holocene.
These fluctuations are part of a much longer climatic history: we are currently in an « ice age » which is an era defined by the presence of massive ice sheets at the poles ; it began about 34 million years ago with the formation of the Antarctic ice sheet.
Glacial-interglacial cycles are marked by fluctuations in the volume of these ice sheets. Studying them helps us date the various stages of these climatic cycles. The issue, however, is that this natural dynamic is now likely being disrupted by human activity. This is a conclusion drawn by a study recently published in the journal Science. A team of researchers has examined the recent fluctuations of the largest ice sheet of the Pleistocene epoch, namely the Laurentide Ice Sheet, which corresponds in part to the Canadian region of the same name. During the last glacial period, this ice sheet covered a significant portion of the North American continent before gradually retreating as a result of the natural warming associated with our current interglacial period. Its final remnant exists today as the Barnes Ice Cap, located in the center of Baffin Island, Canada. The researchers show that this ice cap reached its minimum size approximately 3,600 years ago, only to begin expanding again about 2,000 years ago.
According to the study’s authors, this reversal in dynamics could have signaled the onset of a new glacial period, driven by Earth’s orbital parameters. However, this did not account for human activity. The scientists observed that while the ice cap did indeed continue to grow for 2,000 years, this trend came to a halt a few decades ago.
Beginning in the 1960s – which approximately corresponds to the acceleration of global warming – the ice cap entered a new phase of recession. Despite a continued decline in summer solar radiation linked to orbital parameters and which should theoretically nudge Earth toward a new glacial period, human-induced global warming resulting from greenhouse gas emissions has effectively reversed this trend.
One of the study’s authors concludes that « humans have become geological agents capable of halting natural glacial cycles that have persisted for millions of years, and of altering Earth’s climate for hundreds of thousands of years to come. »

The absence of future glacial cycles would be a major event in the context of the geological history of the last two million years and would have dramatic consequences for the human species, whose water supply would be severely diminished.
Source: Futura via Yahoo News.

Les grues du Lac du Der…

Ces derniers jours, de très nombreux vols de grues ont survolé le Limousin. Certains disent que c’est l’annonce d’un hiver froid. Peut-être ! Reste à savoir si les grues ont entendu parler du phénomène El Niño…

Au cours de leur périple vers le sud, ces migrateurs font une halte sur le Lac du Der-Chantecoq à la limite des départements de la Marne et de la Haute-Marne. Leur retour au bercail sur les îlots du lac au crépuscule est un spectacles étonnant et bruyant.

Pendant la journée, il n’est pas rare de voir les oiseaux dans les champs autour du lac où ils font provision de nourriture avant d’entamer leur long voyage.

https://www.youtube.com/watch?v=DpUH2PCqsw0

 

Le village de Montier-en-Der, situé à quelques encablures du lac propose tous les ans au mois de novembre (du 19 au 22 novembre 2026), son Festival international de la photo animalière et de nature. C’est l’occasion d’admirer de belles images et de faire des rencontres intéressantes. J’ai été personnellement sélectionne pour exposer des photos de l’Etna en hiver en 2009 et pour alerter (déjà!) sur la fonte des glaciers avec des photos d’Alaska en 2015.

 

À noter que L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) aura un stand au cœur du festival cette année.

Photos et vidéo : C. Grandpey

El Niño, encore et toujours !

Concentrations de CO2 : 426,97 ppm (30 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

On parle beaucoup d’El Niño en ce moment, et à juste titre. Le phénomène El Niño que nous connaissons en 2026-2027 est en train de bouleverser la météo mondiale. C’est le plus puissant jamais observé par les climatologues et les météorologues qui sont d’accord pour dire que nous avançons en terre inconnue. Personne ne sait quels seront exactement les impacts et les conséquences de l’El Niño actuel.

J’ai expliqué précédemment ce qu’est le phénomène de réchauffement El Niño et comment il réchauffe les eaux de l’océan Pacifique oriental au niveau de l’équateur. Avec La Niña qui produit l’effet inverse, nous avons affaire à deux phases naturelles qui durent chacune entre un et trois ans, et qui font partie du cycle ENSO (El Niño Southern Oscillation, l’oscillation australe).

Pour parler d’un phénomène El Niño, il faut que la température de l’eau de l’océan Pacifique équatorial dépasse d’au moins 0,5 °C la normale. À partir de +0,8 °C, il s’agit d’un El Niño modéré, et lorsque cette anomalie de chaleur dans l’eau atteint ou dépasse les +2 °C, il s’agit d’un super El Niño. Or, les dernières prévisions envisagent une anomalie comprise entre +3,5 et +5 °C, dépassant, de loin, le précédent record qui était de +2,6 °C en 2015-2016.

Cette anomalie thermique dans l’eau du Pacifique oriental se situe très loin de chez nous, mais a des conséquences sur la météo mondiale pendant environ un an, voire plus. On a davantage de précipitations dans certaines zones, moins dans d’autres, moins d’ouragans dans l’Atlantique Nord, mais davantage dans le Pacifique.

Au niveau planétaire, El Niño a pour principale conséquence d’augmenter la quantité de chaleur dans l’atmosphère, en plus de celle liée au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’effet le plus significatif d’El Niño se produit en général en hiver, avec des températures anormalement élevées dans de nombreuses régions. L’effet El Niño dure environ un an, avec de grandes différences régionales à travers le monde.

C’est probablement sur les précipitations mondiales que l’effet El Niño sera le plus visible. C’est logique : plus la température moyenne mondiale augmente, plus l’eau de surface des océans s’évapore, et plus cette humidité vient remplir les systèmes météo dans l’atmosphère. Mais cette humidité ne se répartit pas de manière égale dans l’atmosphère. Copernicus a publié des cartes de prévisions saisonnières sur les trois prochains mois, ce qui  permet de visualiser les différentes anomalies de précipitations :

Anomalies de précipitations en novembre-décembre-janvier : en vert, les excès par rapport à la normale ; en marron, les déficits. (Source :Copernicus)

Ces écarts de températures et de précipitations vont forcément impacter l’agriculture mondiale, avec des effets très inégaux selon les régions. Cela entraînera obligatoirement des effets sur les économies. Une étude de 2023, publiée dans Nature Communications, estime à 2 100 milliards de dollars le montant de la perte provoquée par l’épisode très fort de 1997-1998 et 3 900 milliards pour celui de 2015-2016, sur l’année de l’événement et les trois années suivantes.

En France, El Niño provoque en général des hivers plus doux, plus humides et plus ventés, et des étés encore plus chauds. L’hiver 2026-2027 devrait donc être anormalement doux, et avec un excédent de précipitations, ce qui est plutôt une bonne nouvelle car cela permettra de faire des réserves pour affronter l’été 2027. Dans ce contexte très pluvieux, les risques d’inondations seront multipliés, le gel et la neige très peu présents.

 La période novembre-décembre-janvier est prévue comme anormalement chaude en France (Source : Copernicus)

Source : NOAA, Copernicus, Futura Sciences.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

 Voici les dernières informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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DERNIÈRE MINUTE : Le Mayon (Philippines) a envoyé une colonne de cendres à 3 000 mètres d’altitude le 30 octobre 2026 lors d’une « éruption modérément explosive » qui a duré près de six minutes. Il n’est fait état d’aucune victime, ni de dégâts dans les localités situées aux abords du volcan. Toutefois, le niveau d’alerte a été relevé de 2 à 3 sur une échelle de 0 à 5, et les autorités ont ordonné des évacuations dans un rayon de six kilomètres autour du cratère.
Selon le PHIVOLCS, « le Mayon est entré dans une nouvelle phase d’éruption magmatique, avec un risqueimportant de coulées de lave et de coulées pyroclastiques susceptibles d’affecter les versants supérieurs et intermédiaires du volcan dans les jours ou semaines à venir ».
L’Institut a exhorté les autorités locales à évacuer les zones proches du cratère « en raison du danger lié aux coulées pyroclastiques, aux coulées de lave, aux chutes de blocs et à d’autres risques volcaniques ». Il a également été conseillé aux avions d’éviter de survoler les environs du volcan.
Source : PHIVOLCS.

Panache de cendres  du Mayon le 30 octobre 2026 (Crédit photo: réseaux sociaux)

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Après l’intrusion magmatique du 24 octobre 2026 et la baisse de l’activité qui a suivi, le préfet de La Réunion a décidé du retour en phase de Vigilance pour le Piton de la Fournaise.

L’OVPF indique que la sismicité et l’inflation de la zone sommitale se poursuivent. C’est le signe que la pressurisation du réservoir superficiel continue. Une éruption reste possible à moyen terme.

L’Enclos est à nouveau ouvert et l’accès à la partie haute n’est possible que par les sentiers balisés et entretenus par l’ONF.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) est actuellement en pause, à la suite de l’Épisode 55 et ses fontaines de lave le 17 octobre 2026. Une inflation lente et constante se poursuit au niveau du sommet. Compte tenu des tendances actuelles en matière de déformation et en supposant que le gonflement de la chambre magmatique suive des schémas analogues à ceux observés lors des épisodes précédents, l’Épisode 56 est prévu entre le 1er et le 7 novembre 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 55

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Une éruption explosive a vraisemblablement débuté sur le Chikurachki (arc volcanique des Kouriles) le 26 octobre 2026, d’après des données satellitaires et des bulletins émis par le VAAC de Tokyo. Les panaches de cendres ont atteint une altitude de 5,6 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Aucune autre explosion n’a été enregistrée au cours des jours suivants et, le 28 octobre la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune.
Source : KVERT.

Crédit photo: Global Volcanism Network

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L’éruption du Marum, sur l’île d’Ambrym (Vanuatu), qui a débuté le 19 septembre 2026, se poursuit. Une activité sismique intense ainsi que des émissions de SO2 à des niveaux modérés à élevés sont toujours enregistrées. Les anomalies thermiques détectées par imagerie satellitaire sont parfois très intenses, témoignant de la présence de coulées de lave actives dans le cratère. Les données satellitaires des 19 et 24 octobre indiquent que les deux bouches au niveau du lac de lave demeurent actives. Des observations réalisées sur le terrain le 27 octobre ont confirmé cette activité : l’une des bouches présentait un comportement strombolien, tandis que l’autre se caractérisait par une forte activité fumerolienne. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la « zone de danger permanent B », avec un périmètre de 2 km autour Benbow, de 2,5 km autour du Marum (y compris les cratères Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu) et de 1,5 km autour des fissures apparues en 2018.

Source: VMGD

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Toujours au Vanuatu, une activité intense se poursuit sur le Yasur, qui reste placé au niveau d’alerte 2 (sur une échelle de 0 à 5). Les données sismiques confirment la persistance de l’activité volcanique, marquée par des explosions pouvant être fortes, voire très fortes. Les images issues de webcams et de satellites révèlent des explosions fréquentes, une incandescence visible la nuit dans le cratère, ainsi que d’épais panaches composés de gaz, de vapeur et de cendres. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone située dans un rayon de 600 m autour des limites de la « zone d’exclusion permanente » (correspondant à la « zone de danger A » sur la carte des risques).
Source : VMGD.

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L’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Au cours de la semaine écoulée, 25 événements éruptifs et huit explosions ont généré des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 1,8 km au-dessus du cratère. De gros blocs ont également été projetés jusqu’à 500 m de la bouche éruptive. L’incandescence du cratère est visible la nuit sur les images des webcams. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 5).
Source : JMA.

Vue du Sakurajima avec la ville de Kagoshima au premier plan (Crédit photo: Wikipedia)

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En Indonésie, l’éruption au niveau du cratère nord (Kawah Dua) du Karangetang se poursuit. Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des phénomènes d’incandescence, au niveau du cratère nord ainsi que sur les flancs du volcan, sous forme de coulées de lave ou d’avalanches de matériaux incandescents, sont visibles sur les images des webcams. Un article de presse du 26 octobre 2026 indique que des coulées de lave ou des avalanches de matériaux incandescents ont dévalé les flancs du volcan sur 200 à 700 mètres vers le sud, jusqu’à 1 km vers le sud-ouest et l’ouest, et sur 500 à 700 mètres vers le nord-ouest. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) ; il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 1,5 km des deux cratères. Cette zone d’exclusion est étendue à 2,5 km sur les flancs nord-ouest et sud-ouest du cratère nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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LATEST : Mayon (Philippines) sent a dark 3,000-meter column of ash into the sky on October 30, 2026 in a “moderately explosive eruption” that lasted nearly six minutes. There were no immediate reports of casualties or damage in towns and cities surrounding the volcano, but the alert level was raisedfrom 2 to 3 on its 0-5 scale and authorities called for evacuations within six kilometers from the crater.

According to PHILVOCS, “Mayon is in a new phase of magmatic eruption, with increased chances of lava flows and pyroclastic flows affecting the upper to middle slopes of the volcano in the immediate days to weeks.”

The Institute urged local officials to evacuate areas near the crater “due to the danger of pyroclastic flows, lava flows, rockfalls and other volcanic hazards. Planes were also advised to avoid flying close to the mountain.

Source : PHIVOLCS.

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Following the magmatic intrusion on October 24, 2026, and the subsequent decline in activity, the Préfet of Réunion has decided to return to the « Vigilance » phase for Piton de la Fournaise.
The OVPF indicates that seismic activity and inflation in the summit area suggest that the shallow reservoir continues to pressurize. An eruption remains possible in the medium term.
The Enclos is once again open; access to the upper section is permitted only via trails marked and maintained by the ONF.
Source: OVPF.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) is currently paused following Episode 55 fountaining on October 17, 2026. Slow, steady inflation continues at the summit. Based on current deformation trends and assuming magma chamber inflation follows similar patterns to those established during previous episodes, the forecast window for Episode 56 fountaining is November 1–7, 2026.

Source : HVO.

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An explosive eruption at Chikurachki (Kuril Volcanic Arc) likely began on 26 October 2026 based on satellite data and advisories issued by the Tokyo VAAC. Ash plumes rose as high as 5.6 km a.s.l. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 2 on a four-color scale). No additional explosions were recorded over the next few days and on 28 October the Aviation Color Code was lowered to Yellow.

Source : KVERT.

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The eruption at Ambrym’s Marum Crater (Vanuatu) that began on 19 September 2026 continues. Elevated seismic activity and moderate-to-high levels of SO2 emissions are still recorded. Thermal anomalies identified in satellite images are sometimes very intense and indicate active lava flows in the crater. Satellite data from 19 and 24 October suggested that both of the main vents in the lava lake remained active. Field observations on 27 October confirmed that both vents were active; one vent produced Strombolian activity while the other was characterized by high fumarolic activity. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside of Permanent Danger Zone B, defined as a 2-km radius around Benbow Crater, a 2.5-km radius around Marum Crater (including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu, and Mbwelesu craters), and a 1.5-km radius around the 2018 fissures

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Still in Vanuatu, strong activity continues at Yasur which is kept at Alert Level 2 (on a scale of 0-5). Seismic data confirm continuing volcanic activity with explosions that can be strong to very strong. Webcam and satellite images record frequent explosions, nighttime crater incandescence, and dense plumes of gas, steam, and ash. The public is reminded to not enter the restricted area within 600 m around the boundaries of the Permanent Exclusion Zone, defined by Danger Zone A on the hazard map.

Source : VMGD.

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Eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan). In the past week, 25 eruptive events and eight explosions produced ash plumes that rose as high as 1.8 km above the crater. Large blocks were also ejected as far as 500 m from the eruptive vent. Crater incandescence is visible at night on webcam images. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale),

Source : JMA.

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In Indonesia, the eruption at Karangetang’s North Crater (Kawah Dua) continues. Stram and gas plumes rise as high as 1 km above the summit. Incandescence at th North Crater and from lava flows or incandescent avalanches on the flanks are visible in webcam images. A news article from 26 October 2026 noted that lava flows or incandescent avalanches of material descended the flanks 200-700 m South, as far as 1 km SW and W, and 500-700 m NW. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 1.5 km away from both craters, with an extension to 2.5 km on the NW and SW flanks of North Crater.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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