Les volcans de boue d’Azerbaïdjan // Azerbaijan’s mud volcanoes

Dans des notes publiés en mai 2011, janvier 2016, juin 2017 et juillet 2021, j’ai décrit les éruptions de plusieurs volcans de boue en Azerbaïdjan.

Un article publié sur le site web de la NASA nous apprend que le pays héberge au moins 220 volcans de boue, selon les données du gouvernement azerbaïdjanais, bien que certains chercheurs estiment leur nombre total à près de 350. Il s’agit de l’une des plus fortes concentrations de volcans de boue au monde.

Les volcans de boue, ainsi que les émissions de gaz à travers le sol, se trouvent dans des bassins sédimentaires où les conditions géologiques ont permis l’accumulation d’hydrocarbures. Ces bassins contiennent généralement des fluides et des gaz, tels que du pétrole et du méthane, piégés sous des roches sédimentaires et sous haute pression. Au lieu de projeter de la lave en fusion, les volcans de boue laissent échapper généralement des coulées de boue, d’eau, de méthane et d’autres gaz. Le pétrole et le gaz se forment à partir des restes d’organismes marins, tels que le phytoplancton et les algues, qui se déposent sur le plancher océanique et sont ensuite transformés par la pression et la chaleur.

De nombreux volcans de boue d’Azerbaïdjan sont regroupés près des villes de Bakou et de Qobustan, sur la péninsule d’Absheron. Dans cette région, les plissements et les failles dans le relief ont créé des fissures qui permettent à la boue riche en méthane de remonter à la surface. Sur terre, les volcans de boue forment généralement des structures coniques dont la hauteur varie de 20 à 400 mètres et le diamètre de 100 à 4 500 mètres. On compte également au moins 140 volcans de boue sous-marins dans le sud de la mer Caspienne, le long des côtes azerbaïdjanaises, dont huit îles de l’archipel de Bakou.

L’image satellite ci-dessus montre l’une de ces îles, Xərə Zirə Adası (également connue en russe sous le nom d’Ostrov Bulla). Elle est en forme de têtard et a connu de violentes éruptions en 1961 et 1995. Elle présente encore deux bouches éruptives de boue faiblement actives. L’île voisine au nord-ouest, Duvannı (Ostrov Duvannyy), est visible sur la vue d’ensemble ci-dessous. Elle a connu une éruption en 2006 et présente toujours des bouches éruptives actives sur sa côte nord.

Deux autres îles se trouvent au sud. Sur l’une d’elles, le volcan de boue d’Ostrov (Səngi Muğan Adası), est connu pour ses éruptions particulièrement violentes, notamment en 2002 et 2008. L’une de ses éruptions les plus remarquables remonte à 1932 : sans prévenir, le volcan projeta une boule de feu à 150 mètres de hauteur. L’éruption a blessé 13 personnes et a manqué de détruire le phare de l’île.

Bien que les volcans de boue soient intéressants pour les géologues et souvent révélateurs de la présence de combustibles fossiles dans le sous-sol, ils peuvent être imprévisibles et présenter des risques.

Source : NASA.

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In posts released in May 2011, January 2016, June 2017 and July 2021, I described the eruptions of several mud volcanoes in Azerbaijan.

An article published on the NASA website informs us that the country is home to at least 220 mud volcanoes, according to data from the Azerbaijani government, though some researchers put the total number closer to 350. It is thought to be one of the highest concentrations of mud volcanoes on Earth.

Mud volcanoes, as well as gas seeps, are found within sedimentary basins where geologic conditions have allowed hydrocarbons to accumulate. Such basins typically have fluids and gases, such as oil and methane, trapped beneath sedimentary rocks and under high pressure. Instead of erupting molten lava, mud volcanoes typically eject cold slurries of mud, water, methane, and other gases. Oil and gas form from the remains of marine organisms, such as phytoplankton and algae, which settle on the ocean floor and are later transformed by pressure and heat.

Many of Azerbaijan’s mud volcanoes are clustered near the cities of Baku and Qobustan on the Absheron Peninsula, an area where structural folds and faults in the landscape have created cracks that allow methane-rich mud to move up toward the surface. On land, mud volcanoes typically form conical structures anywhere from 20 to 400 meters tall and 100 to 4,500 meters in diameter.

There are also at least 140 underwater mud volcanoes in the South Caspian Sea along Azerbaijan’s coast, including eight islands in the Baku archipelago.

The satellite image above shows one of them, the tadpole-shaped Xərə Zirə Adası (also known in Russian as Ostrov Bulla), which had violent eruptions in 1961 and 1995 and still has two weakly active mud volcano vents. The neighboring island to the northwest, Duvannı (Ostrov Duvannyy), is visible in the wide view above. It erupted in 2006 and still has active vents on its northern side.

There are two more islands to the south. One of these – Səngi Muğan Adası (Ostrov Svinoy) – is known for producing particularly violent eruptions, most recently in 2002 and 2008. One of its most notorious events occurred in 1932 when, without warning, it released a 150-meter-tall fireball in an eruption that caused 13 injuries and almost destroyed the island’s lighthouse.

Though mud volcanoes are interesting to geologists and often indicators of underground fossil fuels, they can be unpredictable and pose risks.

Source : NASA.

Coup de chaud sur l’Arctique

À voir sur la chaîne ARTE un excellent documentaire d’une durée de 1h22′, intitulé « Coup de chaud sur l’Arctique. » Ses réalisateurs grecs attirent l’attention sur les effets du réchauffement climatique sur cette région du monde qui se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète. On a sous les yeux des preuves irréfutables du dégel du pergélisol et de ses conséquences. En plus de son impact sur les infrastructures, le phénomène provoque de colossales émissions de carbone et de méthane qui viennent s’ajouter à celles produites par les activités humaines.

Le dégel du permafrost a provoqué de violentes explosions de méthane (Crédit photo: The Siberian Times)

Le documentaire nous montre l’étendue des exploitations pétrolières et gazières en Sibérie et en Alaska. La population doit souvent choisir entre les revenus et les emplois générés par ces industries et la protection de l’environnement. Priorité est, malheureusement, le plus souvent donnée à la première option, en dépit des conséquences sanitaires.

Gazoducs sur la péninsule de Yamal (Source: Total Rnergies)

La conclusion du documentaire n’incite guère à l’optimisme. L’avenir de l’humanité est sacrifié sur l’autel du profit. Les derniers événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont largement occulté la crise climatique, mais la hausse des cours du pétrole montre à quel point notre société dépend des énergies fossiles. L’exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique, en particulier en Alaska, malgré la promesse du président Biden, montre que la chute de la Courbe de Keeling et des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’est pas pour demain.

Le film m’a particulièrement intéressé car j’y ai retrouvé tout l’argumentaire que je développe dans ma conférences « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique.

Le documentaire a été réalisé en 2025. Vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/110219-000-A/coup-de-chaud-sur-l-arctique/

Le réchauffement climatique et les incendies de végétation // Global warming and wildfires

Concentrations de CO2 : 431,10 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Une nouvelle étude publiée le 17 avril 2026 dans Sciences Advances nous apprend que la durée des feux de forêt en Amérique du Nord (Canada et États Unis) est en train de s’allonger. Les flammes persistent plus tard dans la nuit et apparaissent plus tôt le matin, car le réchauffement climatique d’origine anthropique prolonge les conditions chaudes et sèches qui favorisent les incendies. En Amérique du Nord, le nombre d’heures où les conditions météorologiques sont propices aux feux de forêt a augmenté de 36 % en 50 ans. Des régions comme la Californie connaissent une hausse de 550 heures de risque d’incendie par rapport au milieu des années 1970. Certaines parties du sud-ouest du Nouveau-Mexique et du centre de l’Arizona doivent faire face à 2 000 heures supplémentaires par an où les conditions météorologiques sont propices aux incendies, soit la plus forte augmentation observée au Canada et aux États-Unis.
Avec l’intensification nocturne, les incendies sont plus difficiles à combattre, comme l’ont montré celui de Lahaina (Hawaï) en 2023, celui de Jasper (Alberta) en 2024 et les incendies de Los Angeles en 2025.

Les incendies ont causé de très gros dégâts à Los Angeles (Crédit photo: presse américaine)

Ce n’est pas seulement la durée des incendies qui s’allonge, mais aussi le nombre de jours présentant des conditions météorologiques propices aux incendies. Il a augmenté de 44 %, soit 26 jours de plus au cours des cinquante dernières années. Les auteurs de l’étude préviennent qu’avec le réchauffement climatique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Les chercheurs canadiens ont analysé près de 9 000 incendies majeurs survenus entre 2017 et 2023 à l’aide d’un satellite météorologique et d’autres outils afin d’obtenir des données horaires sur les conditions atmosphériques pendant les incendies, telles que l’humidité, la température, le vent, les précipitations et le taux d’humidité du combustible. Ils ont créé un modèle informatique établissant une corrélation entre les conditions météorologiques et l’état des feux de forêt, et l’ont appliqué aux données historiques du Canada et des États-Unis de 1975 à 2016.

Les scientifiques affirment depuis longtemps que les gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribuent à un réchauffement plus rapide la nuit que le jour. Ce réchauffement est dû à une couverture nuageuse plus importante qui absorbe et renvoie la chaleur vers la Terre pendant la nuit. Selon la NOAA, depuis 1975, les températures minimales nocturnes ont augmenté de 1,4°C et les températures maximales diurnes de 1,2°C durant l’été aux États-Unis.
Les feux de forêt coïncident souvent avec des périodes de sécheresse, notamment des sécheresses extrêmes. Ces dernières se caractérisent par un air non seulement plus sec, mais aussi plus chaud, qui absorbe davantage d’humidité du sol et de la végétation, rendant ainsi les combustibles plus inflammables. En période de sécheresse, un cercle vicieux s’installe : lorsque l’air est très sec, une atmosphère plus chaude a un meilleur pouvoir d’absorption d’humidité des combustibles. Tout comme les nuits plus chaudes empêchent le corps de récupérer, elles empêchent également les forêts de se régénérer. Il faut parfois des semaines pour que la végétation morte retrouve son humidité et devienne moins inflammable.
De 2016 à 2025, les feux de forêt aux États-Unis ont ravagé chaque année, en moyenne, une superficie équivalente à celle du Massachusetts, soit un peu plus de 28 500 kilomètres carrés. Cela représente 2,6 fois la superficie brûlée en moyenne dans les années 1980, selon le National Interagency Fire Center. Au Canada, la superficie brûlée en moyenne au cours des dix dernières années est 2,8 fois supérieure à celle des années 1980, selon le Canadian Interagency Forest Fire Centre Center.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

Les incendies de végétation en Géorgie, décrits dans ma note du 25 avril 2026, confirment cette situation inquiétante. 143 structures ont été détruites. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités menacées par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé une zone de plus de 16 000 hectares.

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According to a new study published on April 17, 2026 in Sciences Advances, burning time for North American wildfires is going into overtime. Flames are lasting later into the night and starting earlier in the morning because human-caused global warming is extending the hotter and drier conditions that feed fires.The number of hours in North America when the weather is favorable for wildfires is 36% higher than 50 years ago. Places such as California have 550 more potential burning hours than the mid-1970s. Parts of southwestern New Mexico and central Arizona are seeing as much as 2,000 more hours a year when the weather is prone to burning fires, the highest increase seen in the study, which looked at Canada and the United States.

Fires that surge at night are tougher to fight and included the Lahaina, Hawaii fire in 2023, the Jasper fire in Alberta in 2024 and the Los Angeles fires in 2025. It is not just the duration of the fires that is getting extended. The calendar is too. The number of days with fire-prone weather increased by 44%, which effectively added 26 days over the past half century. The authors of the study warn that with Earth’s warming atmosphere, the situation is likely to get worse.

The Canadian researchers analyzed nearly 9,000 larger fires from 2017 to 2023 using a weather satellite and other tools to get hour-by-hour data on atmospheric conditions during the fires, such as humidity, temperature, wind, rain and fuel moisture levels. They created a computer model that correlated weather conditions and fire status and applied to historical data in Canada and the United States from 1975 to 2106.

Scientists have long said heat-trapping gases from the burning of coal, oil and natural gas make nights warm faster than days because of increased cloud cover that absorbs and re-emits heat down to Earth at night like a blanket. Since 1975, summers in the contiguous U.S. have seen nighttime lowest temperature warm by 1.4 degrees Celsius, while daytime highest temperatures have gone up 1.2 degrees Celsius, according to the NOAA.

Wildfires often coincide with drought, especially extreme drought, which means not only drier air, but hotter drier air that sucks up more moisture from the ground and plants, making fuels for fire more flammable. In a drought, there is often a vicious circle of drying and when it is quite dry, a warmer atmosphere has more power to suck moisture out of fuels. Just as warmer nights especially in heat waves don’t let the body recover, the warmer nights are not allowing forests to recover. It can take weeks for dead fuel to recover their lost moisture and be less fire-prone.

From 2016 to 2025, wildfires in the United States on average burned an area the size of Massachusetts each year, slightly more than 28,500 square kilometers. That’s 2.6 times the average burn area of the 1980s, according to the National Interagency Fire Center. Canada’s land burned on average for the last 10 years is 2.8 times more than during the 1980s, according to the Canadian Interagency Forest Fire Centre.

Source : Associated Press via Yahoo News.

The wildfires in Georgia, described in my post of April 25, 2026, confirm this alarming situation. More than 143 structures have been destroyed. The event prompted evacuation orders in several communities threatened by the rapidly spreading flames, fueled by dry conditions and strong winds. The fire has ravaged an area of ​​over 16,000 hectares.

Le risque éruptif en Islande : nouveau rapport du Met Office // The eruptive risk in Iceland : Met Office’s new report

Un nouveau rapport du Met Office islandais définit le risque éruptif sur la péninsule de Reykjanes. Le rapport comporte deux volets: l’un porte sur les risques liés à la lave sur la péninsule de Reykjanes et l’autre sur le risque éruptif pour la région de la capitale.

Selon le rapport, le risque éruptif le plus significatif concerne les villes de Hveragerði et Grindavík qui sont les plus exposées aux éruptions volcaniques et aux coulées de lave.

Grindavik a subi les assauts de la lave et l’ouverture de fissures éruptives en 2023 (Crédit photo : presse islandaise)

Selon ce rapport, le risque lié à la lave sur la péninsule de Reykjanes est maximal dans les zones où existe la probabilité la plus élevée de fissures éruptives, de coulées de lave, ou des deux.

Grindavík et Hveragerði font partie de la catégorie de risque la plus élevée, ce qui signifie qu’elles figurent parmi les 10 % des zones les plus exposées à ce risque. Les systèmes volcaniques susceptibles d’alimenter Hveragerði en lave sont Hengill et Hrómundartindur.

Grindavík est exposée à la fois à un risque très élevé de coulées de lave et à une très forte probabilité d’ouverture de fissures éruptives.

La situation de Hveragerði est différente, car ce site est classé au niveau de risque maximal uniquement en raison des coulées de lave.

Certaines parties de Hafnarfjörður se situent à environ un kilomètre des zones à risque maximal et plusieurs infrastructures critiques se trouvent dans ces zones à haut risque. Le rapport du Met Office note également que quatre centrales géothermiques de la péninsule de Reykjanes, à Reykjanes, Svartsengi, Hellisheiði et Nesjavellir, sont toutes situées dans des zones classées au niveau de risque maximal.

En 2021, une éruption a débuté dans le système volcanique de Fagradalsfjall, mettant fin à une période de dormance d’environ 800 ans. Avec le début d’une nouvelle période éruptive sur la péninsule de Reykjanes, une nouvelle réalité attend ses habitants. Il existe désormais une forte probabilité d’éruptions accompagnées de coulées de lave susceptibles de perturber la vie quotidienne au cours des prochaines décennies. Le Met Office insiste sur l’importance de mener des évaluations des aléas et des risques liés à l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes, en prenant en compte les risques liés aux mouvements de magma, aux éruptions, aux failles et aux séismes.

Sur cette carte, le violet foncé indique le risque le plus élevé de coulée de lave. Les couleurs moins vives indiquent un danger moindre. Le gris représentant le risque le plus faible. (Source : Met Office)

Une partie distincte du rapport du Met Office traite des risques liés à la lave dans la région de la capitale. Il indique que les systèmes volcaniques de Krýsuvík et de Brennisteinsfjöll sont à l’origine de ces risques. La lave en provenance de ces deux systèmes s’est écoulée dans des zones aujourd’hui urbanisées, tant par le passé qu’au cours des 10 000 dernières années. Sur la majeure partie de la région de la capitale, la probabilité de fissures éruptives est considérée comme très faible, mais elle augmente vers le sud-est, à proximité de ces systèmes volcaniques.

Cette carte montre les coulées de lave dans la région de la capitale. Le violet foncé indique le risque le plus élevé, le beige et le gris le risque le plus faible. (Source : Met Office)

Au sud-est de Hafnarfjörður, certaines zones présentent une probabilité d’éruptions considérée comme modérée à élevée en raison de leur proximité avec le système de Krýsuvík. Il existe également une petite zone dans le secteur de Garðabær où la probabilité est modérée.

Source : Met Office, Iceland Monitor.

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According to a new long-term risk assessment by the Icelandic Meteorological Office, two towns, Hveragerði and Grindavík, are located in areas classified at the highest hazard level as they are the most exposed to volcanic eruptions and lava flows. Two reports have been prepared, one focusing on lava hazards on the Reykjanes Peninsula and the other on the capital area.

According to the report, lava hazard on the Reykjanes Peninsula is greatest in areas where the likelihood of eruptive fissures, lava flows, or both is highest. Grindavík and Hveragerði fall into the highest hazard category, meaning they are among the 10% of areas most exposed to lava hazard. The volcanic systems capable of supplying lava to Hveragerði are Hengill and Hrómundartindur.

Grindavík is exposed both to a very high risk of lava flow and a very high likelihood of eruptive fissures. Hveragerði’s situation is different, as it is classified at the highest hazard level solely due to lava flow.

Parts of Hafnarfjörður lie about one kilometer from areas at the highest hazard level. It is also clear that a number of critical infrastructure elements are located within these high-risk zones. The report also notes that four geothermal power plants on the Reykjanes Peninsula, at Reykjanes, Svartsengi, Hellisheiði, and Nesjavellir, are all situated within areas classified at the highest hazard level.

In 2021, an eruption began in the Fagradalsfjall volcanic system on the Reykjanes Peninsula, ending an approximately 800-year period of dormancy. Now that a new eruptive period has begun on the Reykjanes Peninsula, a new reality faces its residents. There is an increased likelihood that eruptions with lava flows could disrupt in the coming decades. The Met Office’s insists that it is therefore important to conduct long-term hazard and risk assessments for volcanic activity on the Reykjanes Peninsula, addressing risks from magma movement, eruptions, faulting, and earthquakes.

A separate report addresses lava hazard in the capital region. It states that the Krýsuvík and Brennisteinsfjöll volcanic systems are the sources of lava hazard for the capital area. Lava from both systems has flowed into areas that are now built-up regions, both in historical times and in the past 10,000 years. Across most of the capital region, the probability of eruptive fissures is considered very low, but it increases toward the southeast, closer to these volcanic systems.

In southeastern Hafnarfjörður, there are areas where the likelihood of eruptions is considered moderate to high due to its proximity to the Krýsuvík system. There is also a small area within Garðabær where the probability is moderate.

Source : Met Office, Iceland Monitor.