Volcans du monde // Volcanoes of the world

 Voici les dernières informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Après l’intrusion magmatique du 24 octobre 2026 et la baisse de l’activité qui a suivi, le préfet de La Réunion a décidé du retour en phase de Vigilance pour le Piton de la Fournaise.

L’OVPF indique que la sismicité et l’inflation de la zone sommitale se poursuivent. C’est le signe que la pressurisation du réservoir superficiel continue. Une éruption reste possible à moyen terme.

L’Enclos est à nouveau ouvert et l’accès à la partie haute n’est possible que par les sentiers balisés et entretenus par l’ONF.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) est actuellement en pause, à la suite de l’Épisode 55 et ses fontaines de lave le 17 octobre 2026. Une inflation lente et constante se poursuit au niveau du sommet. Compte tenu des tendances actuelles en matière de déformation et en supposant que le gonflement de la chambre magmatique suive des schémas analogues à ceux observés lors des épisodes précédents, l’Épisode 56 est prévu entre le 1er et le 7 novembre 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 55

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Une éruption explosive a vraisemblablement débuté sur le Chikurachki (arc volcanique des Kouriles) le 26 octobre 2026, d’après des données satellitaires et des bulletins émis par le VAAC de Tokyo. Les panaches de cendres ont atteint une altitude de 5,6 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne a été relevée à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs). Aucune autre explosion n’a été enregistrée au cours des jours suivants et, le 28 octobre la couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune.
Source : KVERT.

Crédit photo: Global Volcanism Network

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L’éruption du Marum, sur l’île d’Ambrym (Vanuatu), qui a débuté le 19 septembre 2026, se poursuit. Une activité sismique intense ainsi que des émissions de SO2 à des niveaux modérés à élevés sont toujours enregistrées. Les anomalies thermiques détectées par imagerie satellitaire sont parfois très intenses, témoignant de la présence de coulées de lave actives dans le cratère. Les données satellitaires des 19 et 24 octobre indiquent que les deux bouches au niveau du lac de lave demeurent actives. Des observations réalisées sur le terrain le 27 octobre ont confirmé cette activité : l’une des bouches présentait un comportement strombolien, tandis que l’autre se caractérisait par une forte activité fumerolienne. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de ne pas pénétrer dans la « zone de danger permanent B », avec un périmètre de 2 km autour Benbow, de 2,5 km autour du Marum (y compris les cratères Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu et Mbwelesu) et de 1,5 km autour des fissures apparues en 2018.

Source: VMGD

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Toujours au Vanuatu, une activité intense se poursuit sur le Yasur, qui reste placé au niveau d’alerte 2 (sur une échelle de 0 à 5). Les données sismiques confirment la persistance de l’activité volcanique, marquée par des explosions pouvant être fortes, voire très fortes. Les images issues de webcams et de satellites révèlent des explosions fréquentes, une incandescence visible la nuit dans le cratère, ainsi que d’épais panaches composés de gaz, de vapeur et de cendres. Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone située dans un rayon de 600 m autour des limites de la « zone d’exclusion permanente » (correspondant à la « zone de danger A » sur la carte des risques).
Source : VMGD.

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L’activité éruptive se poursuit au niveau du cratère Minamidake du Sakurajima (Japon). Au cours de la semaine écoulée, 25 événements éruptifs et huit explosions ont généré des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 1,8 km au-dessus du cratère. De gros blocs ont également été projetés jusqu’à 500 m de la bouche éruptive. L’incandescence du cratère est visible la nuit sur les images des webcams. Le niveau d’alerte est maintenu à 3 (sur une échelle de 5).
Source : JMA.

Vue du Sakurajima avec la ville de Kagoshima au premier plan (Crédit photo: Wikipedia)

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En Indonésie, l’éruption au niveau du cratère nord (Kawah Dua) du Karangetang se poursuit. Des panaches de vapeur et de gaz s’élèvent jusqu’à 1 km au-dessus du sommet. Des phénomènes d’incandescence, au niveau du cratère nord ainsi que sur les flancs du volcan, sous forme de coulées de lave ou d’avalanches de matériaux incandescents, sont visibles sur les images des webcams. Un article de presse du 26 octobre 2026 indique que des coulées de lave ou des avalanches de matériaux incandescents ont dévalé les flancs du volcan sur 200 à 700 mètres vers le sud, jusqu’à 1 km vers le sud-ouest et l’ouest, et sur 500 à 700 mètres vers le nord-ouest. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 1 à 4) ; il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 1,5 km des deux cratères. Cette zone d’exclusion est étendue à 2,5 km sur les flancs nord-ouest et sud-ouest du cratère nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Following the magmatic intrusion on October 24, 2026, and the subsequent decline in activity, the Préfet of Réunion has decided to return to the « Vigilance » phase for Piton de la Fournaise.
The OVPF indicates that seismic activity and inflation in the summit area suggest that the shallow reservoir continues to pressurize. An eruption remains possible in the medium term.
The Enclos is once again open; access to the upper section is permitted only via trails marked and maintained by the ONF.
Source: OVPF.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) is currently paused following Episode 55 fountaining on October 17, 2026. Slow, steady inflation continues at the summit. Based on current deformation trends and assuming magma chamber inflation follows similar patterns to those established during previous episodes, the forecast window for Episode 56 fountaining is November 1–7, 2026.

Source : HVO.

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An explosive eruption at Chikurachki (Kuril Volcanic Arc) likely began on 26 October 2026 based on satellite data and advisories issued by the Tokyo VAAC. Ash plumes rose as high as 5.6 km a.s.l. The Aviation Color Code was raised to Orange (level 2 on a four-color scale). No additional explosions were recorded over the next few days and on 28 October the Aviation Color Code was lowered to Yellow.

Source : KVERT.

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The eruption at Ambrym’s Marum Crater (Vanuatu) that began on 19 September 2026 continues. Elevated seismic activity and moderate-to-high levels of SO2 emissions are still recorded. Thermal anomalies identified in satellite images are sometimes very intense and indicate active lava flows in the crater. Satellite data from 19 and 24 October suggested that both of the main vents in the lava lake remained active. Field observations on 27 October confirmed that both vents were active; one vent produced Strombolian activity while the other was characterized by high fumarolic activity. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay outside of Permanent Danger Zone B, defined as a 2-km radius around Benbow Crater, a 2.5-km radius around Marum Crater (including Maben-Mbwelesu, Niri-Mbwelesu, and Mbwelesu craters), and a 1.5-km radius around the 2018 fissures

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Still in Vanuatu, strong activity continues at Yasur which is kept at Alert Level 2 (on a scale of 0-5). Seismic data confirm continuing volcanic activity with explosions that can be strong to very strong. Webcam and satellite images record frequent explosions, nighttime crater incandescence, and dense plumes of gas, steam, and ash. The public is reminded to not enter the restricted area within 600 m around the boundaries of the Permanent Exclusion Zone, defined by Danger Zone A on the hazard map.

Source : VMGD.

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Eruptive activity continues at Sakurajima‘s Minamidake Crater (Japan). In the past week, 25 eruptive events and eight explosions produced ash plumes that rose as high as 1.8 km above the crater. Large blocks were also ejected as far as 500 m from the eruptive vent. Crater incandescence is visible at night on webcam images. The Alert Level remains at 3 (on a 5-level scale),

Source : JMA.

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In Indonesia, the eruption at Karangetang’s North Crater (Kawah Dua) continues. Stram and gas plumes rise as high as 1 km above the summit. Incandescence at th North Crater and from lava flows or incandescent avalanches on the flanks are visible in webcam images. A news article from 26 October 2026 noted that lava flows or incandescent avalanches of material descended the flanks 200-700 m South, as far as 1 km SW and W, and 500-700 m NW. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 1.5 km away from both craters, with an extension to 2.5 km on the NW and SW flanks of North Crater.

Source : PVMBG.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les cartes IGN et la fonte des glaciers

Avec le réchauffement climatique, les glaciers fondent et certains disparaissent. L’IGN doit donc mettre à jour ses célèbres cartes pour acter leur disparition. Les cartes Top 25 sont sans doute les plus connues du grand public. Leur petite échelle (1 cm sur la carte représente 250 m sur le terrain) les rend très prisées des randonneurs, des skieurs et des alpinistes.

En moyenne, chaque carte est mise à jour tous les cinq ans, et réimprimée à la même fréquence. En cas de phénomène exceptionnel, l’IGN effectue parfois une mise à jour supplémentaire, comme après la lave torrentielle qui a ravagé le hameau de La Bérarde, en Isère, en 2024.

Au pied de la Tête de l’Estrop (2 961 m), point culminant du pays dignois, le glacier de la Blanche n’est plus qu’un gros glaçon perdu dans une mer de cailloux. À la fin de l’été 2026, c’est sans grande surprise que les randonneurs locaux ont découvert qu’il avait changé de nom sur les cartes IGN. Désormais, il s’appelle « Ancien glacier de la Blanche », et son nom n’est plus inscrit en bleu, mais en noir, sur les cartes de randonnée.

Source : IGN

Chaque année ou presque, la mise à jour des cartes Top 25 de l’IGN entraîne son lot de modifications toponymiques. Et avec le réchauffement climatique, certains changements deviennent de plus en plus fréquents. D’après Météo-France, tous les glaciers pyrénéens auront disparu d’ici dix ans. Quant à ceux des Alpes, ils ont déjà perdu 70 % de leur volume depuis l’ère préindustrielle, et l’immense majorité aura fondu d’ici la fin du siècle. Face à ces bouleversements du paysage, les cartes évoluent aussi.

Au train où vont les choses, le glacier de la Grande Motte au-dessus de Tignes pourrait disparaître rapidement lui aussi.

Le glacier de la Grande Motte en juillet 2026 (Crédit photo : presse régionale)

Le glacier a subi une fonte historique et sans précédent au cours de l’été 2026. 6 mètres d’épaisseur ont été perdus au niveau du lac du Roselin, avec une perte d’un mètre tous les quinze jours au plus fort de la saison estivale. Les experts estiment que le glacier pourrait avoir presque totalement fondu d’ici une dizaine d’années si les canicules estivales se répètent. Il sera alors, lui aussi, absent des cartes IGN. S’agissant du sommet du glacier de la Grande Motte, il culmine aujourd’hui à 3 627 mètres, et non 3 653 m, altitude « officielle » indiquée jusqu’en 2018 au moins sur les cartes IGN. La calotte glaciaire a ainsi perdu 26 mètres d’épaisseur ces dernières années.

Ce n’est pas la météo annoncée pour les prochains jours qui va faire épaissir la couche de glace ou de neige au sommet du glacier de la Grande Motte. On observe le retour d’un puissant anticyclone qui se trouve en ce moment au-dessus de l’Allemagne, et qui va ensuite se déplacer vers les Îles Britanniques. Il étendra alors son influence jusqu’en France, et cela s’annonce très durable. Les prévisions actuelles envisagent un blocage anticyclonique pendant au moins 10 jours, si ce n’est 15 jours !

Source : La Chaîne Météo

Malheureusement, la présence de cet anticyclone nous assure quasiment tous les jours un temps sec. Ce scénario vient contredire toutes les prévisions saisonnières qui annonçaient un mois de novembre humide, et plus encore, un automne humide.

On a donc affaire à une évolution défavorable dans un contexte de sécheresse encore très marquée après un été exceptionnellement sec et un début d’automne longtemps déficitaire. Les pluies récentes ont été utiles, mais elles restent très insuffisantes pour compenser plusieurs mois de déficit. Avec des perturbations rejetées au nord et un temps majoritairement sec sur la France, la recharge des sols et des nappes phréatiques risque donc de marquer une nouvelle pause.

Source : IGN, Météo France et presse nationale.

De nombreux vols avec des milliers de grues ont animé le ciel du Limousin le 28 octobre 2026. En se dirigeant vers le sud, ces migrateurs annoncent-ils un retour de températures froides ? C’est possible, mais sans pluie ni neige.

Photo: C. Grandpey

La fonte rapide du glacier Thwaites en Antarctique (suite) // The rapid melting of Thwaites Glacier in Antarctica (continued)

Concentrations de CO2 : 426,92 ppm (26 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

En Antarctique, le glacier Thwaites fond « plus vite que prévu, ce qui signifie que son impact sur l’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale pourrait être deux fois plus important que les estimations actuelles. » C’est la conclusion d’une nouvelle étude, menée par une équipe de glaciologues de l’Université de Californie à Irvine et du Jet Propulsion Laboratory de la NASA, publiée dans la revue Nature Communications.

Le glacier est en recul depuis des décennies et sa fonte contribue actuellement à environ 4 % de l’élévation du niveau de la mer à l’échelle mondiale. Toutefois, les mécanismes à l’origine de ce recul sont extrêmement complexes, ce qui rend difficile toute projection précise de son évolution future.
Il s’agit pourtant d’un enjeu crucial : le glacier Thwaites contient suffisamment d’eau pour faire monter le niveau de la mer de plus de 60 centimètres s’il venait à fondre complètement. Comme il joue également le rôle de rempart pour la calotte glaciaire antarctique et les autres glaciers situés en amont, sa disparition pourrait, à terme, entraîner une élévation du niveau de la mer d’environ 3 mètres, avec des conséquences dévastatrices pour les zones habitées le long des côtes.

Les auteurs de cette nouvelle étude ont mis au point un modèle de calotte glaciaire qui, selon eux, rend mieux compte des phénomènes qui se produisent sous ce glacier gigantesque. Comme je l’ai expliqué précédemment, le recul rapide du Thwaites est provoqué par des processus agissant au niveau de sa « ligne d’ancrage » (grounding line), autrement dit la zone où la glace quitte le plancher océanique pour commencer à flotter à la surface de l’océan en formant une plateforme glaciaire.

Source: British Antarctic Survey

Alors que les modèles classiques considèrent généralement la ligne d’ancrage comme une limite fixe et relativement stable, les chercheurs ont mis en évidence une configuration différente sous le glacier Thwaites.
Les données satellitaires révèlent qu’il s’agit en réalité d’une « zone d’ancrage » (grounding zone), pouvant s’étendre sur plusieurs kilomètres. Dans cette zone, l’eau de mer entre et se retire au gré des marées, soulevant et abaissant l’épaisse couche de glace. Ce mécanisme permet à des eaux océaniques relativement chaudes de s’infiltrer profondément sous la calotte glaciaire et de provoquer ainsi une fonte plus rapide.
En intégrant ce concept de « zone d’ancrage » dans leurs modèles, les scientifiques ont estimé que le glacier Thwaites pourrait contribuer à une élévation du niveau de la mer allant jusqu’à 3 centimètres d’ici 2100 – soit le double des prévisions précédentes – et ce, même sans réchauffement climatique supplémentaire.
Le socle rocheux sur lequel repose le glacier Thwaites est en pente descendante ; par conséquent, à mesure que le glacier fond, une plus grande quantité de glace se retrouve exposée aux eaux océaniques chaudes. La topographie est toutefois complexifiée par deux arêtes sous-marines majeures qui « ancrent » la glace et l’empêchent de s’écouler plus rapidement vers l’océan.
Les processus de fonte au niveau de la zone d’ancrage du glacier Thwaites accélèrent la séparation de la glace d’une vaste crête sous-marine, la crête Mouginot. Il existe 60 % de probabilité que cette séparation se produise d’ici la fin du siècle ; le glacier entamerait alors probablement un recul rapide le long du socle rocheux en pente, en direction de la crête suivante.
Ces résultats montrent que les conséquences de la disparition du glacier Thwaites pourraient avoir été sous-estimées. Une élévation du niveau de la mer de 3 centimètres peut sembler dérisoire, mais elle suffit à accroître considérablement les risques pour les populations côtières. Les conclusions de l’étude « prédisent un risque accru d’inondations côtières et une exposition plus forte que ce qui avait été anticipé pour les décennies à venir ».
Les auteurs de l’étude soulignent toutefois que des recherches supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les divers processus de fonte au sein de la zone d’ancrage, notamment en recueillant des données directes sur la partie inférieure du glacier. Les scientifiques prévoient de se rendre sur site en 2028 afin de déployer des instruments capables de documenter le volume d’eau de mer qui se déplace sous la glace.
Source : CNN et d’autres médias d’information

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In Antarctica, the Thwaites glacier is melting “more aggressively” than previously projected, meaning its impacts on global sea level rise could be double current estimates. This is the concusion of a new study by a team of glaciologists from the University of California, Irvine and NASA’s Jet Propulsion Laboratory, published in the journal Nature Communications.

The glacier has been retreating for decades and its melting ice currently contributes around 4% to global sea level rise. But the mechanisms behind its retreat are exceptionally complex, making it tricky to precisely map out its future.

It’s a vital task, however, as Thwaites holds enough water to raise sea levels by more than 60 centimeters if it were to collapse. Because it also acts as a cork holding back the vast Antarctic ice sheet, it could ultimately lead to around 3 meters of sea level rise, devastating coastal communities.

The authors of the new study have developed a new ice sheet model they say better reflects what’s happening underneath this ice giant. Thwaites’ rapid retreat is driven by processes at its grounding line, the point at which the ice rises up from the seabed and starts to float on the ocean as an ice shelf.

But while typical ice sheet models have tended to view the grounding line as something fixed and mostly stable, the researchers have come to acknowledge a different arrangement beneath Thwaites.

Satellite data reveals the grounding line is actually a “grounding zone,” sometimes kilometers wide, where seawater constantly flushes in and out with the tides, lifting and lowering the thick ice. This allows relatively warm ocean water to penetrate deep underneath the ice sheets and causing vigorous melting.

When the scientists adjusted models to include the concept of a grounding zone, they found Thwaites could contribute up to 3 centimeters of sea level rise by 2100, twice previous estimates, even without further global warming.

The land on which Thwaites sits slopes downward, meaning as the glacier melts, more ice is exposed to warm ocean water. The topography is complicated, however, by two key underwater ridges, which “pin” the ice, holding it back from flowing into the ocean more rapidly.

The melting processes at Thwaites’ grounding zone are accelerating the “unpinning” of ice from a large ridge called the Mouginot Ridge. There is a 60% chance that it will be unpinned by the end of the century, after which the glacier is likely to retreat quickly down the sloping bedrock toward the next major ridge.

The findings suggest the impacts of losing Thwaites might have been underestimated. A sea level rise of 3 centimeters may not sound much but it’s enough to greatly magnify dangers to coastal populations. The results “predict greater risk of and exposure for coastal flooding than anticipated in the coming decades.”

However, the authors of the study caution that more research is needed to understand the impacts of different grounding zone melting processes, not least by getting direct data from underneath the glacier. The scientists are planning to travel there in 2028 to deploy instruments able to document the flushing in and out of seawater.

Source : CNN and other news media.

L’ONU alerte sur les CONCENTRATIONS de gaz à effet de serre // The UN warns about greenhouse gas CONCENTRATIONS

L’ONU nous explique aujourd’hui que les concentrations de gaz à effet de serre, principal moteur du changement climatique, ont atteint un niveau record en 2025, vouant la planète à « un avenir plus chaud ». Selon le bulletin annuel de l’Organisation météorologique mondiale(OMM), les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) – les trois plus importants gaz à effet de serre persistants liés aux activités humaines – ont battu des records l’an dernier et la tendance à la hausse continue en 2026. C’est ce que je me tue à mettre en évidence sur ce blog. Je ne cesse de répéter que, plus que les émissions, ce sont les concentrations de ces gaz qu’il faut prendre en compte pour expliquer la hausse globale des températures. Voici les concentrations connues de ces 3 gaz dans l’atmosphère au moment où j’écris ces lignes :

CO2 : 426,76 ppm (26 octobre 2026)

CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

N2O : 339,1 ppb (octobre 2026)

La bulletin de l’ONU rappelle aussi que « les gaz à effet de serre retiennent une quantité de chaleur sans précédent dans l’atmosphère, ce qui alimente l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes et les risques qui en découlent pour nos économies et nos sociétés. »

Ces onze dernières années ont été les plus chaudes jamais observées, et cette tendance devrait se poursuivre. Les scientifiques ne cessent de nous rappeler que le CO2 a une durée de vie très longue et aura donc un impact sur le climat mondial non seulement pendant des années, mais aussi pendant des décennies, voire des siècles.

Source : Nations Unies.

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The UN reports that concentrations of greenhouse gases, the primary driver of climate change, reached record levels in 2025, condemning the planet to « a warmer future. » According to the annual bulletin from the World Meteorological Organization (WMO), atmospheric concentrations of carbon dioxide (CO2), methane (CH4), and nitrous oxide (N2O)—the three most significant long-lived greenhouse gases linked to human activity—hit record highs last year, with the upward trend continuing into 2026. This is a point I have been striving to highlight on this blog: it is the concentrations of these gases, rather than just their emissions, that must be considered when explaining the global rise in temperatures. As of the time of writing, the known atmospheric concentrations of these three gases are as follows:

CO2: 426.76 ppm (October 26, 2026)
CH4: 1934.57 ppb (June 2026)
N2O: 339.1 ppb (October 2026)

The UN bulletin also notes that « greenhouse gases are trapping an unprecedented amount of heat in the atmosphere, fueling the intensification of extreme weather events and the resulting risks to our economies and societies. »
The last eleven years have been the warmest on record, and this trend is expected to continue. Scientists consistently remind us that CO2 has a very long lifespan, meaning it will impact the global climate not just for years, but for decades—and even centuries—to come.
Source: United Nations.