Vers un débordement du cratère de l’Halema’uma’u (Kilauea / Hawaï) ? // Will Halema’uma’u Crater (Kilauea / Hawaii) overflow some day ?

Le cratère de l’Halema’uma’u, au sommet du Kilauea, a beaucoup changé ces dernières années. Voici à quoi il ressemblait dans les années 2000 :

et en 2011 :

Photos: C. Grandpey

Plus de 50 épisodes ont été observés au sein du cratère de l’Halema’uma’u depuis le début de l’éruption actuelle du Kilauea, le 23 décembre 2024. D’énormes volumes de lave se sont déversés sur le plancher du cratère. Lors de l’Épisode 51, le volume de lave émise a été estimé à 5,1 millions de mètres cubes, couvrant environ 50 % du fond du cratère. On peut se demander si toute la lave émise au cours des différents épisodes — et ceux à venir — pourrait finir par remplir le cratère et même déborder. La réponse du HVO est qu’il est difficile de fournir une réponse précise.
L’Observatoire explique que la topographie de la caldeira sommitale présente plusieurs étages, avec une série de gradins situés à différentes altitudes. La partie la plus profonde s’est effondrée en 2018 (voir mes publications à ce sujet).

Vue du cratère effondré de l’Halema’uma’u en 2018 (Crédit photo : HVO)

Le volume restant dans la caldeira après les effondrements de 2018 était d’environ 83 km³, et le fond du cratère de l’Halemaʻumaʻu se situait à une altitude de 517 mètres. Cela signifie que la base de l’Halemaʻumaʻu, après l’effondrement de 2018, se trouvait 730 mètres plus bas que la falaise d’Uēkahuna (Uēkahuna Bluff), point culminant du Kilauea avec 1 247 mètres d’altitude.
Cinq éruptions au sein de l’Halemaʻumaʻu entre 2020 et 2023 ont comblé environ 25 % du volume créé par l’effondrement de 2018, ce qui a rehaussé le plancher du cratère de 400 mètres pour atteindre une altitude de 917 mètres.

Cratère de l’Halema’uma’u en 2023 (Crédit photo: HVO)

L’éruption en cours avec ses fontaines de lave a comblé 35 % supplémentaires du volume effondré en 2018 au cours des 18 derniers mois. Le plancher du cratère s’est ainsi trouvé rehaussé de 90 mètres supplémentaires.
Toutefois, l’éruption actuelle a comblé une profondeur pas très importante car la zone effondrée en 2018 avait une forme conique ; ainsi, la partie la plus profonde s’est remplie plus rapidement que le reste de la cavité lors des cinq premières éruptions suivant 2018.

Cratère de l’Halema’uma’u le 16 juillet 2026 (Crédit photo: HVO)

Les coulées de lave de l’éruption actuelle avec ses différents épisodes ont couvert une surface bien plus vaste — 4,5 km² — et gagnent donc en épaisseur plus lentement.
Au total, 60 % du volume effondré en 2018 a été comblé, ce qui a relevé le plancher du cratère de 490 mètres. Si l’éruption sommitale actuelle se poursuit au même rythme que l’année passée (0,16 km³/an) durant les 18 mois à venir, la zone effondrée en 2018 pourrait être presque entièrement comblée d’ici début 2028. Une fois la zone effondrée de 2018 comblée, la lave s’écoulera vers la partie orientale du fond de la caldeira principale. La dernière coulée de lave à cet endroit remonte à plus de 50 ans (juillet 1974).
Le volume nécessaire pour combler la caldeira principale est difficile à calculer car elle présente une rupture topographique au sud-ouest ; la lave s’y déversera donc avant d’atteindre le rebord plus élevé situé au nord. Cependant, comme les volcans effusifs déposent toujours davantage de lave à proximité de leurs sources, ils édifient des structures en bouclier qui finissent par dépasser en hauteur la topographie locale.
Quoi qu’il en soit, il faudra au moins 0,91 km³ de lave supplémentaire pour combler la caldeira, ce qui, au rythme actuel, nécessiterait encore 5 années.

Le débit de lave lors des épisodes éruptifs est impressionnant et la lave parcourt de longues distances à l’intérieur du cratère de l’Halemaʻumaʻu. (Image webcam de l’Épisode 50)

Toutefois, les épisodes de fontaines de lave au sommet ont également montré que le débit effusif varie dans le temps. Certains épisodes ont produit plus de lave que d’autres, en particulier ceux durant lesquels les bouches éruptives nord et sud généraient simultanément des fontaines. D’autres épisodes, impliquant une seule bouche, avec une hauteur de projection moindre, produisent moins de lave. Au final, cette variabilité fait que toute prévision concernant le remplissage du cratère débouche sur une simple estimation approximative.

Fontaine de lave jaillissant de la seule bouche nord lors de l’Épisode 51 (Image webcam)

Un autre facteur important à prendre en compte est l’altitude des bouches éruptives au sein du cratère de l’Halemaʻumaʻu dont le plancher se trouve 65 mètres plus bas que la lèvre du cratère.
Si les bouches venaient à dépasser en hauteur la lèvre du cratère, la lave pourrait s’écouler vers le sud-ouest, à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaï, sans toutefois représenter une menace pour les zones habitées.
Pour répondre simplement à la question de savoir si la lave débordera de la caldeira, il faut considérer la durée de l’éruption, le débit effusif au fil du temps et la manière dont la lave s’accumule autour des bouches éruptives. Pas facile de faire une prévision fiable ! Bien que rien n’indique pour l’instant un changement dans cette éruption, l’évolution de l’activité éruptive du Kīlauea dans son ensemble entre également en ligne de compte. Le déclenchement d’une nouvelle éruption ailleurs sur le volcan reste toujours une possibilité.

Carte montrant la physionomie actuelle de la caldeira sommitale du Kilauea

Source : HVO.

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Halema’uma’u Crater at the summit of Kiluea has much changed in the past years. More than 50 episodes have been observed during the current Kilauea eruption since December 23, 2024, within Halema’uma’u Crater. Huge volumes of lava have poured onto the crater floor. During Episode 51, the volume of erupted lava was estimated at 5.1 million cubic meters which covered about 50% of the crater floor. One can wonder whether all the lava emitted during the different episodes, with more to come, could fill Halema’uma’u Crater. The HVO’s answer says it is difficult to give an accurate answer.

The Observatory explains that the topography of the summit caldera, is stepped, with a series of ledges at different elevations. The deepest part collapsed downward in 2018 ( see my posts about this event).

Volume of what was left within the caldera after the 2018 collapses was about 83 km3 and the bottom of Halemaʻumaʻu Crater settled at an elevation of 517 meters above sea level. This means the base of Halemaʻumaʻu after the 2018 collapse was 730 meters lower than Uēkahuna Bluff which is the highest point on Kilauea at an elevation of 1,247 meters.

Five eruptions within Halemaʻumaʻu between 2020 and 2023 filled in about 25% of the 2018 collapse volume, raising the crater floor by 400 meters to an elevation of 917 meters.

An additional 35% of the 2018 collapsed volume was filled in by the ongoing eruption and its lava fountains during the past 18 months, and the crater floor is an additional 90 meters higher.

However, the current eruption has filled in less depth because the 2018 collapsed area was cone shaped, so the deepest part filled the fastest during the first five eruptions after 2018 and required less volume of lava to do so.

Lava flows during the ongoing episodic eruption covered a much larger area – 4.5 km2 – and therefore accrue thickness more slowly.

A total of 60% of the 2018 collapsed volume has been filled in, raising the crater floor by 490 meters. Assuming the ongoing summit eruption continues at the same rate is has during the past year – 0.16 km3 – for the next year and a half, the 2018 collapse area could be almost totally filled by early 2028.

Once the 2018 collapsed area fills in, lava will flow onto the east part of the main caldera floor.

The last time lava flowed here was more than 50 years ago (July 1974) when a series of fissures opened on the south caldera rim and floor.

The volume required to fill the main caldera is difficult to calculate because it is topographically “breached” to the southwest, meaning lava will spill out this way before reaching the taller rim on the north side. But since effusive volcanoes always deposit more lava closer to its sources, they build up shields that eventually overcome the local topography.

In any case, at least another 0.91 km3 is required to fill the caldera, which at current rates would take an additional 5 years.

However, fountaining episodes at the summit have also demonstrated, eruption rates vary with time. Some episodes erupted more lava than others, particularly those during which the north and south vents produce fountains. Other episodes, with only one vent erupting at a lower height, produce less lava. This variability makes all filling forecasts very rough estimates.

Another important factor to consider is the elevation of the vents within Halemaʻumaʻu, which remain 65 meters lower than the crater rim.

If the vents grow above the crater rim, this also could send lava downslope to the southwest within Hawai’i Volcanoes National Park, where it would pose no threat to communities.

The easiest answer to the question of whether lava will flow out of the caldera is that it depends on how long this eruption continues, what rate lava erupts through time and where it builds up the area around the vents. While there is no sign of this eruption changing, it also depends on whether eruptive activity at Kilauea changes, as a new eruption beginning elsewhere is always a possibility.

Source : HVO.

Réchauffement climatique et incendies : le manque d’anticipation de nos gouvernants

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (24 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Nos gouvernants – et pas seulement en France – n’ont pas voulu prendre aux sérieux les alertes lancées par les scientifiques depuis de nombreuses années à propos de l’accélération du réchauffement climatique et nous en payons aujourd’hui les pots cassés. Les incendies de végétation qui ravagent de nombreux pays européens montrent que l’anticipation de tels événements n’a jamais été au rendez-vous. Le long terme n’intéresse pas les politiques. Je me marre quand je lis que le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur déclare que « les moyens ont doublé depuis trois ans, et on est encore en train d’en rajouter. Qui, en Europe, qui, dans le monde, a fait un tel effort ? Personne. » Sauf que ce n’est pas depuis 3 ans que les climatologues lancent des messages d’alerte à répétition !! Comme tous les autres politiques, le monsieur en question ne voit pas plus loin que le bout de son nez.

Pour faire face aux brasiers dans le Var et en Gironde, on agit dans l’urgence. Le président Macron a demandé l’activation du mécanisme de protection civile de l’UE, et des renforts aériens sont attendus « rapidement ». C’est bien, mais c’est trop tard : la Gironde et le Var brûlent, avec une dévastation à très grande échelle. Nous ne sommes que début juillet et le bilan des incendies de l’été 2026 en France est déjà particulièrement inquiétant. Le président de la République, qui déplore une situation « sous très forte tension », assure que les sapeurs-pompiers français vont pouvoir compter sur l’appui « de deux Canadair croates, de deux Air Tractor portugais ainsi que de deux hélicoptères lourds Black Hawk tchèque et slovaque ». Très bien, mais pourquoi la France ne s’est elle pas dotée de ces moyens avant la survenue des catastrophes ?On trouve de l’argent pour financer des Jeux Olympiques; on doit bien pouvoir en trouver pour acheter des équipements indispensables !

De toute évidence, on ne peut que constater une anticipation insuffisante face à des feux qui vont se faire de plus en plus réguliers. Les experts préviennent que, si on continue sur la même trajectoire, les prochaines années devraient connaître une augmentation de 13 à 22 % des incendies. Il est donc urgent d’être mieux préparés.

Quoi qu’en disent certains, le réchauffement climatique et son accélération ces dernières années sont la cause de ces incendies. Les records de chaleur et les deux canicules de mai et juin ont contribué à une sécheresse précoce et intense ainsi qu’à un dessèchement des végétaux. 

À cela s’ajoute un constat politique sans appel : le gouvernement a sabordé ses moyens et ses lignes de défense. L’Office national des forêts (ONF) a vu ses effectifs sans cesse rabotés depuis vingt ans. En 1986, l’ONF comptait 16 000 personnes. Les effectifs sont tombés à 12 000 personnels en 1999, pour atteindre aujourd’hui 7 611 personnes auxquelles on a ajouté 500 apprentis en 2025. Plutôt que de prendre soin de nos forêts, l’exécutif ne jure que par les solutions techniques, avec les Canadairs comme d’autres ne jurent que par la climatisation face à la canicule. Le pire, c’est que cette réponse a été totalement défaillante. On n’oublie pas le fiasco des commandes de bombardiers d’eau, torpillées par les coupes budgétaires de Gabriel Attal !

Pour terminer, ce serait une erreur que de prendre en compte uniquement une solution technologique telle que les Canadairs pour faire face aux incendies de végétation. Toute discussion sur les Canadairs devrait être suivie de débats beaucoup plus longs sur la réduction des émissions de CO2 et sur l’adaptation de nos paysages, de nos forêts et de nos modes de vie au réchauffement climatique. 

Incendie en Gironde (Crédit photo: Protection Civile)

Des pièces dans la Chaussée des Géants ! // Coins in the Giant’s Causeway !

On connaissait la tradition consistant à jeter des pièces dans la fontaine de Trevi, à Rome. Cette pratique ayant été interdite par les autorités locales, les touristes semblent s’être reportés sur la Chaussée des Géants, en Irlande du Nord.

Photo: C. Grandpey

Un rituel touristique consiste désormais à coincer des pièces dans les fissures des colonnes de basalte. Le problème est que ce rituel endommage ce site classé au patrimoine mondial, et géré par le National Trust.

Source : National Trust

Alors que le retrait des pièces devrait coûter plus de 30 000 livres sterling, le National Trust appelle les visiteurs à cesser cette pratique afin de protéger ce célèbre site et à respecter le principe de « ne laisser aucune trace » lors de leur visite.
Un rapport du British Geological Survey a conclu que les pièces coincées dans les joints et les fissures de la roche ont un impact néfaste sur le basalte de la Chaussée des Géants, tant sur le plan esthétique que physique. Le rapport révèle que la fracturation et la désagrégation du basalte, au niveau des zones où des pièces ont été insérées, résultent de la « délamination expansive des pièces lors de leur oxydation ». En d’autres termes, les pièces rouillent et gonflent jusqu’à atteindre trois fois leur épaisseur initiale ; elles exercent ainsi une pression considérable sur la roche environnante et provoquent son effritement. Des traces d’oxydes de cuivre, de nickel et de fer tachent également les pierres là où les pièces se corrodent. Il faut savoir que de nombreuses pièces possèdent un cœur en un métal donné, recouvert d’une fine couche d’un autre métal. Depuis 1992, les pièces britanniques dites « en cuivre » sont constituées d’un noyau en acier recouvert d’une mince couche de cuivre, tandis que les pièces de 5, 10 et 20 pence sont en acier nickelé. Lorsque la corrosion s’installe, l’acier se dégrade souvent plus rapidement et se sépare de la couche métallique extérieure. Ce phénomène de délamination provoque l’effritement du basalte. La corrosion des pièces est ici accélérée par l’exposition fréquente aux embruns salins, tandis que la composition bimétallique des pièces favorise leur dégradation rapide.

La Chaussée des Géants attire des visiteurs du monde entier ; la diversité des pièces retrouvées coincées dans les rochers témoigne de cette variété de provenances. Si la plupart des visiteurs viennent du Royaume-Uni ou de la zone euro, d’autres arrivent d’Extrême-Orient, des États-Unis ou d’ailleurs. Le National Trust, en partenariat avec le Causeway Coast and Glens Heritage Trust, a fait appel à des spécialistes pour retirer le plus grand nombre possible de pièces sur dix sites pilotes, sans causer de dommages supplémentaires. L’opération ayant été un succès, le National Trust espère que toutes les pièces restantes seront bientôt retirées et invite désormais les visiteurs à apporter leur aide en s’abstenant d’en déposer de nouvelles.

Photos: C. Grandpey

Il est à noter que les touristes pourront prendre des photos et ainsi signaler via une application dédiée les dépôts de pièces et les traces des dégâts causés. Une fois la photo prise, ils pourront ajouter de nombreuses informations, notamment le type de danger observé. Comme l’écrit le directeur du National Trust, « nous ne voulons pas forcément plus de visiteurs, mais de meilleurs visiteurs. » C’est une manière de responsabiliser les touristes tout en récoltant des données à grande échelle.
Le National Trust est une organisation caritative de conservation du patrimoine qui protège et entretient plus de 40 000 colonnes sur la Chaussée des Géants. Ce site est non seulement le premier d’Irlande du Nord à avoir été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, mais il bénéficie également d’autres désignations importantes, notamment celles de zone d’intérêt scientifique particulier (ASSI), de zone spéciale de conservation (ZSC) et de réserve naturelle nationale.
Si les géologues affirment que la Chaussée a été formée par une coulée de lave basaltique il y a 60 millions d’années, à l’époque de l’ouverture de l’Atlantique Nord, des légendes attribuent sa création au géant irlandais Finn McCool. Selon l’une d’elles, il aurait construit une chaussée pour traverser la mer d’Irlande et affronter son rival, le géant écossais Benandonner. Ce dernier aurait arraché la majeure partie de la chaussée pour empêcher Finn de retourner en Écosse. Une autre légende raconte que la Chaussée fut bâtie pour permettre à Finn de retrouver une jeune Écossaise dont il était épris.

À noter qu’en Écosse, l’île de Staffa est l’équivalent de la Chaussée des Géants avec en prime la célèbre grotte de Fingal…

Photos: C. Grandpey

Source : The National Trust.

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Une traduction douteuse !

La Chaussée des Géants – Giant’s Causeway en anglais – est un bel exemple d’erreur de traduction par les Français , ou d’une méconnaissance de la grammaire par les Britanniques.

D’un point de vue grammatical, le mot ‘giant’ étant au singulier, la traduction devrait être ‘La Chaussée du Géant’. De toute évidence, les traducteurs officiels se sont référés à la légende mentionnée ci-dessus qui fait intervenir deux géants et ils n’ont pas voulu faire de jaloux.

Dans ce cas, la correction grammaticale aurait été d’appeler le site ‘The Giants’ Causeway. Pour respecter la grammaire anglaise et le génitif saxon (autrefois appelé cas possessif), l’apostrophe aurait dû être placée après ne nom pluriel, et non entre le nom singulier et le s.

Beaucoup vont me dire que je cherche la petite bête. Il est vrai que quand on voit le nombre de fautes de grammaire qui jalonnent les articles de presse anglais et français aujourd’hui, l’erreur de traduction du site irlandais passe inaperçue Et puis, pour respecter le légende, il était plus logique de faire entrer en jeu les deux géants.

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One knew the tradition consisting in throwing coins in the Trevi Fountain of Rom.a. The tradition has been forbidden by local authoritis and it seems tourists are having a revenfr with the Giant’s Causeway in Northern Ireland. A ritual by tourists consists in wedging coins into the cracks in the basalt rock columns of the Causeway. The problem is that the ritual is causing damage to the World Heritage Site which is managed by the National Trust.

With removal of coins expected to cost more than £30,000, the National Trust is appealing to visitors to stop the practice to protect the famous Northern Ireland landmark and to follow advice to “leave no trace” during a visit.

A report by the British Geological Survey has concluded that the coins wedged into the joints and cracks in the rock is having a detrimental impact on the basalt rock of the Giant’s Causeway, both aesthetically and physically. The report has found that fracturing and disintegration of the basalt rock adjacent to joints and cracks into which coins have been inserted is the result of the ‘expansive delamination of the coins upon oxidation’. In other words, the coins are rusting, and expanding to three times their original thickness, which puts huge pressure on the surrounding rock causing it to crumble. Unsightly streaks of copper, nickel and iron oxides are also staining the stones where the coins are corroding. Many coins have a centre of one metal, with a thin coating of another. UK ‘copper’ coins, since 1992, have a steel core with only a thin layer of copper on the outside, while 5, 10 and 20 pence pieces are nickel-plated steel. When coins start to corrode, the steel often corrodes faster and separates from the different metal of the outer layer. This delamination causes the basalt to flake. The coins here also have accelerated corrosion because they are often soaked in saltwater spray and the mixture of metals means they break down faster.

The Giant’s Causeway attracts visitors from all over the world and the coins found wedged in the rocks show the wide range of visitors. Most are from the UK or the Euro-zone , but others are from the far east, USA or elsewhere.

The National Trust, in partnership with Causeway Coast and Glens Heritage Trust employed specialists in stone conservation to remove as many of the coins as they could without causing further damage on ten test locations. The trial was successful, so it is hoped that all the remaining coins will also soon be removed. The National Trust is now appealing to visitors to help by not adding any more. It is worth noting that tourists will now be able to take photos and use a dedicated app to report debris and signs of damage. Once a photo is taken, they can add various details, such as the type of hazard observed. As the director of the National Trust writes, « We don’t necessarily want more visitors, but better visitors. » This is a way to foster a sense of responsibility among tourists while gathering data on a large scale.

The National Trust is a conservation charity which protects and cares for more than 40,000 columns at the Giant’s Causeway, which is not only Northern Ireland’s first UNESCO World Heritage Site but benefits from a number of other important designations. They include being an Area of Special Scientific Interest, a Special Area of Conservation and a Natural Nature Reserve.

While geologists will say that the causeway was created by an outpouring of basalt lava 60 million years ago around the time the North Atlantic was opening up, there are also legends that it was formed by an Irish giant Finn McCool. In one, he created a causeway to get across the Irish Sea to face his rival, the Scottish giant Benandonner, who tore up most of the causeway to prevent Finn from getting back to Scotland. Another legend has it that the causeway was built so Finn could meet a Scottish maid he was enamoured with.

Source : The National Trust.

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A questionable translation !

The *Chaussée des Géants* in French – or « Giant’s Causeway » in English – is a good example of either a translation error by the French or a lack of grammatical understanding on the part of the British.
Grammatically speaking, since the word « giant » is singular, the translation ought to be « La Chaussée du Géant. » Clearly, the official translators were influenced by the aforementioned legend which involves two giants and didn’t want to leave anyone out.
In that case, the grammatically correct name would have been « The Giants’ Causeway. » To adhere to English grammar rules regarding the Saxon genitive (formerly known as the possessive case), the apostrophe should have been placed after the plural noun, rather than between the singular noun and the « s. »
Many might say I am splitting hairs. Admittedly, given the number of grammatical errors found in English and French press articles these days, the translation error regarding the Irish site goes largely unnoticed. Besides, to stay true to the legend, it made more sense to involve both giants.

Ascension du Mont Blanc : le Couloir du Goûter tue à nouveau

La polémique enfle autour du Mont-Blanc. Deux alpinistes ont été tués hier, percutés par des chutes de pierres causées par les chaleurs extrêmes en altitude. L’Italie a réagi en suspendant l’ascension du Mont Blanc, contrairement à la France.

Deux alpinistes tchèques sont morts dans la nuit du 14 au 15 juillet 2026, dans le couloir du Goûter dans le massif du Mont-Blanc, après une chute de pierres. La zone, surnommée Couloir de la Mort, est bien connue des alpinistes qui doivent le parcourir rapidement et se montrer vigilants.

Les secouristes du PGHM de Chamonix ont reçu l’alerte à 2h30, dans la nuit du 14 au 15 juillet. On leur a indiqué qu’une cordée de trois alpinistes – un guide et deux clients – avait dévissé après une chute de pierres dans le couloir du Goûter.

Plus tard dans la journée, les alpinistes ayant atteint le toit de l’Europe occidentale ont pu redescendre sans risque, après une diminution des chutes de pierres. L’accident est survenu après que le massif du Mont-Blanc ait connu de fortes périodes de sécheresse créant des conditions propices à des chutes de pierres répétées et de plus en plus importantes.

Le Couloir du Goûter, situé sur la voie normale vers le sommet du mont Blanc, est connu pour être particulièrement dangereux en raison de chutes de pierres fréquentes. Le guide, âgé de 57 ans, et l’un de ses clients, âgé de 49 ans, tous deux de nationalité tchèque, sont décédés. Le troisième alpiniste, blessé léger, a été évacué vers l’hôpital de Sallanches.

Quelques jours avant le dramr, la préfecture de la Haute-Savoie alertait sur le risque de chutes de pierres accru en raison de la chaleur : « Les fortes chaleurs et les épisodes caniculaires accélèrent la fonte des neiges résiduelles, des glaciers et du permafrost qui, en haute montagne, joue un rôle de ‘ciment’ naturel entre les roches. Cette fonte rapide déstabilise les parois rocheuses et favorise le détachement de blocs de pierre, parfois de manière soudaine et imprévisible ». Les services de l’État appelaient ainsi à la prudence en montagne.

Certains guides ont déjà pris la décision, depuis plusieurs jours, de ne plus emmener de clients au sommet du mont Blanc, tant le couloir du Goûter fait partie des sites à risque. Si le phénomène s’étend, la mairie de Saint-Gervais assure qu’elle prendra la décision de fermer les refuges.

Source : Presse régionale.

Dans le couloir du Goûter (3 340 m) sur la voie normale du Mont-Blanc, la mortalité moyenne est d’environ 4 décès par an (3,7 en moyenne). Ainsi, entre 1990 et 2017, la traversée du couloir et de l’arête du Goûter a engendré 102 décès et 230 blessés, sur un total de 387 personnes secourues.

Voici une vidéo montrant le Couloir du Goûter et ses dangers :

https://youtu.be/yuCqZm0zvsw

Photo: C. Grandpey