Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Observatoire volcanologique d’Alaska (AVO) m’a informé d’une hausse de l’activité sismique et des émissions de SO₂ sur le Kupreanof (péninsule d’Alaska) ces derniers mois, probablement due à une intrusion magmatique sous le volcan. Le Kupreanof est un stratovolcan fortement englacé, sans éruption historique connue. Les données actuelles n’indiquent pas d’éruption imminente.
L’activité sismique a débuté en février 2026. L’AVO a enregistré plusieurs épisodes de séismes profonds basse fréquence début février et début mars, souvent à plus de 20 km de profondeur. Durant la seconde moitié d’avril et début mai, la sismicité a consisté en des séismes superficiels intermittents, principalement de magnitude inférieure à M2,5, avec quelques séismes profonds basse fréquence.
Depuis le 4 avril, des émissions de SO₂ ont été observées par satellite à huit reprises, à raison de 100 à 1 000 tonnes par jour. Bien que le Kupreanof soit connu pour ses émissions de gaz au niveau d’un champ de fumerolles actif juste à l’ouest du sommet, les émissions de SO₂ n’avaient jamais été observées auparavant par satellite.
L’ensemble de ces observations semble montrer que le magma a migré vers des niveaux moins profonds (moins de 5 km), activant un champ fumerollien à environ 1500 m d’altitude à l’ouest du sommet.
L’AVO indique qu’il est très probable qu’une éruption serait précédée de signaux supplémentaires permettant une alerte précoce. Des éruptions du Kupreanof généreraient vraisemblablement des lahars et des coulées pyroclastiques sur les flancs du volcan et dans les vallées inhabitées environnantes. Les panaches de cendres pourraient affecter les communautés situées sous le vent ainsi que les aéronefs.

Suite à la hausse susmentionnée de la sismicité et des émissions de gaz, l’AVO a décidé de faire passer le niveau d’alerte volcanique à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune.
Le Kupreanof ne dispose d’aucun réseau de surveillance géophysique en temps réel. L’AVO surveille le volcan grâce à des données satellitaires, des réseaux de détection infrasonore et d’éclairs à distance, ainsi que des observations visuelles effectuées par des pilotes et des marins.
Source : AVO.

Vue du Kupreanof (Crédit photo : AVO)

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Suite à la découverte des corps de trois randonneurs après l’éruption du 8 mai 2026, les autorités locales ont définitivement interdit l’accès au Dukono (île d’Halmahera, Indonésie). L’accès au volcan était déjà totalement interdit depuis le 17 avril, et cette interdiction a été renforcée le 8 mai par une décision interdisant aux agences, gérants et prestataires de services de délivrer des permis. Par ailleurs, conformément aux recommandations du Centre de prévention des risques géologiques et volcaniques (PVMBG), les autorités locales ont interdit aux habitants et aux touristes l’accès à la zone à risque située à moins de 4 km du sommet du cratère.

Vue de l’éruption du 8 mai (Source: réseaux sociaux)

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit, avec des coulées de lave dans trois ravines, des émissions élevées de SO₂, des séismes volcaniques et des effondrements à répétition générant des coulées pyroclastiques. Ces observations font suite à une importante séquence éruptive survenue le 2 mai 2026 (voir ma note à ce sujet), lorsque des coulées pyroclastiques, générées par des effondrements, ont parcouru jusqu’à 5 km, provoquant d’importantes retombées de cendres sur une partie de la province d’Albay et entraînant l’évacuation de milliers d’habitants.
Le 8 mai 2026, les coulées de lave atteignaient environ 3,8 km dans la ravine de Basud, 3,2 km dans celle de Bonga et 1,6 km dans la ravine de Mi-isi. Elles s’accompagnaient d’une activité strombolienne mineure.
Les émissions de SO₂ ont atteint 2 272 tonnes par jour le 7 mai, tandis que le réseau de surveillance révélait une déflation globale de l’édifice volcanique et un gonflement sur son flanc nord-est. Les dernières coulées pyroclastiques ont atteint environ 2 km.

Les autorités philippines ont indiqué que l’éruption a touché près de 200 000 habitants répartis dans 124 barangays. Plus de 5 400 personnes ont été déplacées vers des abris d’évacuation, tandis que des retombées de cendres ont affecté plusieurs localités de la province d’Albay. Aucun décès ni blessure n’a été signalé, bien que les retombées de cendres aient endommagé des zones agricoles et causé des pertes en élevage.
Le niveau d’alerte du Mayon est maintenu à 3. Le PHIVOLCS continue de déconseiller au public de pénétrer dans la zone de danger permanent de 6 km.
Source : PHIVOLCS.

Panaches de cendres générés par les coulées pyroclastiques du 2 mai 2026 (Source: YouTube)

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L’Épisode 46 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a commencé le 5 mai 2026 à 8h17 (heure locale) et s’est terminé à 17h22, après 9 heures de fontaines de lave, principalement au niveau de la bouche nord.

La fenêtre de prévision pour l’Épisode 47, basée sur les données fournies par les inclinomètres, montrait que des fontaines de lave jailliraient probablement entre le 11 et le 14 mai 2026. Les signes précurseurs de ce nouvel épisode sont effectivement apparus vers 4 heures du matin (heure locale), avec des débordements de lave puis des fontaines en dômes vers 8h20 au niveau de la bouche éruptive sud. L’activité ressemblait fortement à celle d’un geyser.

Selon le HVO, les fontaines de lave habituelles sont apparues à 15h27 (heure locale) au niveau de la bouche nord.

Captures écran webcam

Source : HVO.

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Dans son dernier bulletin du 12 mai 2026, l’Institut météorologique islandais indique que « des signes évidents de déformation sont toujours observés à Svartsengi, et le soulèvement du sol se poursuit. La déformation se maintient à environ 2 cm par mois et la tendance reste stable. Le soulèvement du sol et l’accumulation de magma sous Svartsengi se poursuivent à un rythme semblable à celui des dernières semaines. Selon les calculs de modélisation, près de 26 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous Svartsengi depuis le début de la dernière éruption, le 16 juillet de l’année dernière. »

Profils d’accumulation du magma entre les différentes éruptions. L’accumulation actuelle est en rouge (Source: IMO)

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Le 4 mai 2026, l’INGV a signalé un important débordement de lave au niveau de la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Dans un bulletin diffusé le 9 mai 2026, l’Institut indique que cette activité effusive est terminée. Une diminution du débit effusif a été observée à partir du 4 mai. D
L’activité strombolienne traditionnelle se poursuit dans les zones des cratères Nord et Centre-Sud, avec des projections,d’intensité variable, en particulier dans la zone cratèrique Nord.

Image webcam montrant l’activité de coulée de lave dans la partie haute de la Sciara le 7 mai 2026.

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Le Centre indonésien de prévention des risques géologiques et volcaniques (PVMBG) a relevé le niveau d’alerte du Lewotobi Laki-laki (île de Flores / Indonésie) du niveau II au niveau III le 12 mai 2026. Cette décision fait suite à une hausse de l’activité sismo-volcanique profonde, à des épisodes de trémor persistants, à une inflation et à une activité de surface observées entre le 1er et le 11 mai. Les séismes profonds indiquent un apport important de magma ou de fluides magmatiques au système volcanique, tandis que les épisodes de trémor non harmonique témoignent de la poursuite des mouvements de fluides superficiels. Les mesures d’inflation révèlent une accumulation continue de pression au sein du système magmatique.
La carte actualisée des zones à risque divise le Lewotobi Laki-laki en trois zones selon le niveau de danger (voir carte ci-dessous). Il est conseillé à la population locale et aux touristes d’éviter toute activité dans un rayon de 5 km autour du centre éruptif. Les populations riveraines des cours d’eau prenant leur source au sommet sont invitées à être vigilantes face aux risques de lahars déclenchés par les fortes pluies.

La récente catastrophe sur le Dukono (Indonésie) a clairement démontré l’importance de respecter les zones de danger permanent et de ne pas y pénétrer.

Source : PVMBG

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Le Centre consultatif sur les cendres volcaniques (VAAC) de Darwin a signalé une émission de cendres provenant d’un volcan sous-marin de la Province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Dans les premières images satellitaires, les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. L’imagerie satellite a révélé une coloration anormale de l’eau à proximité de la zone concernée.
Le dernier bulletin, publié le 13 mai, situe la source de l’émission de cendres à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, avec pour coordonnées 3°02′S, 147°47′E.
Le VAAC de Darwin a indiqué que les cendres n’étaient pas clairement identifiables sur certaines images satellites en raison de la présence de nuages météorologiques et d’émissions de vapeur, mais que les dernières observations et les modèles atmosphériques continuent de confirmer cet événement.
Source : VAAC de Darwin.

Image envoyée par le satellite Himawari-9 le 12 mai 2026. On y voit un panache de cendres en provenance d’une éruption sous-marine dans la mer de Bismarck, ainsi qu’une coloration de la surface de la mer à proximité du site éruptif. (Source : JMA).

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Sur l‘île de la Réunion, les travaux vont bon train sur la Route des Laves et sa réouverture à la circulation devrait se faire le lundi 18 mai 2026 sur une piste provisoire, plus tôt que prévu. Les travaux de reconstruction de la RN2, engloutie par la lave sur 900 mètres lors du passage de plusieurs bras de coulée à partir du 13 mars, avancent vite.

À l’origine, la durée du chantier de la route temporaire était évaluée à 3 mois, mais finalement elle devrait être bien plus courte. Les travaux ont débuté le lundi 27 avril dernier entre Sainte-Rose et Saint-Philippe.

Dès le 18 mai, des ouvertures ponctuelles, une heure le matin et une heure en fin d’après-midi, seront programmées pour permettre aux riverains, principalement, de circuler entre les deux communes. Suite à une consultation de la population des deux localités concernées, la circulation se fera par alternat aux abords du chantier. Les horaires des ouvertures iront de de 6h30 à 7h30 le matin, et de 16h30 à 17h30 le soir. Pas d’ouverture le samedi et dimanche, ni les jours fériés. Les ouvertures seront pour tous, sans aucune justification particulière.

Cette réouverture va permettre de relier Sainte-Rose et Saint-Philippe sans avoir à faire un grand détour par la Route des Plaines. Deux semaines de travail resteront ensuite nécessaires pour finaliser la route et permettre sa réouverture complète. Une couche d’enrobé définitive sera enfin réalisée en fin d’année quand la température de la lave aura bien baissé.

Source : Réunion la 1ère.

L’un des engins à l’oeuvre pour brise la couche de basalte qui a envahi la chaussée (Crédit photo : Réunion la 1ère)

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Le niveau d’alerte pour tous les volcans mentionnés dans les bulletins hebdomadaires précédents reste inchangé.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The AVO has sent me a message indicating that seismic activity and SO2 emissions have increased at Kupreanof (Alaska Peninsula) over recent months, likely due to magma intrusion beneath the volcano. Kupreanof is a heavily glaciated stratovolcano with no known historical eruptions. Current data do not indicate an eruption is imminent.

The unrest began in February 2026, when seismicity increased. The AVO reported multiple pulses of deep low-frequency earthquakes in early February and early March, including events deeper than 20 km. Seismicity during the second half of April and early May has consisted of intermittent shallow earthquakes, mostly less than M2.5, along with occasional deep low-frequency events.

Since April 4, SO2 emissions have been seen in satellite data on 8 occasions with emission rates of ~100 to 1 000 tons per day. While Kupreanof is known to have persistent gas emissions from a fumarole field active just west of the summit, SO2 emissions from this volcano had not been seen previously in satellite data.

Collectively, the observations suggest an increase above background levels in volcanic gas emissions, likely due to the intrusion of new magma beneath the volcano. It seems magma has migrated to shallower levels (<5 km), activating a fumarole field at about 1.5 km elevation west of the summit.

The AVO says that it is very likely that if an eruption were to occur, it would be preceded by additional signals that would allow advance warning. Future eruptions at Kupreanof would likely generate lahars and pyroclastic flows on the volcano’s flanks and into surrounding uninhabited valleys. Ash plumes could affect downwind communities and aircraft.

Due to the above mentioned increase in seismic activity and volcanic gas emissions, the Alaska Volcano Observatory (AVO) has increased the Aviation Color Code to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Kupreanof has no real-time geophysical monitoring network. AVO monitors the volcano using satellite data, remote infrasound and lightning networks, and visual observations from pilots and mariners.

Source : AVO.

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The local government has permanently closed climbing access to Mount Dukono ( Halmahera Island / Indonesiz) after 3 climbers were found dead following the May 8, 2026, eruption, The area had already been under a total climbing closure since April 17, before the closure was reinforced through a May 8 decision barring operators, managers, and climbing-service providers from issuing permits. Additionally, the local government barred residents and tourists from entering the disaster-prone zone within 4 km of the crater summit, in line with recommendations from the Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG).

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The eruption of Mayon volcano (Philippines) continues with lava flows in three gullies, elevated SO2 emissions, volcanic earthquakes, and repeated lava collapses generating pyroclastic flows. The current observations follow a large eruption sequence on May 2, when collapse-generated pyroclastic flows traveled up to 5 km, generating widespread ashfall across parts of Albay Province and prompting evacuations affecting thousands of residents.

On May 8 2026, lava flows extended about 3.8 km along Basud Gully, 3.2 km along Bonga Gully, and 1.6 km along Mi-isi Gully, coupled with minor Strombolian activity.

SO2 emissions reached 2 272 tonnes/day on May 7, while ground deformation monitoring showed short-term deflation of the volcanic edifice and short-term inflation on the northeastern flank. The latest pyroclastic flows reached about 2 km.

Philippine disaster officials said the eruption affected nearly 200 000 residents across 124 barangays. More than 5 400 people were displaced into evacuation shelters, while ashfall affected several Albay municipalities. No deaths or injuries were reported, although ashfall damaged agricultural areas and killed livestoc

The Alert Level for Mayon is kept at 3. PHIVOLCS continues to advise the public against entering the 6 km Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Episode 46 of the Kilauea eruption (Hawaii) started at 8:17 (local time) on 5 May 2026 and ended at 5:22 p.m., after 9 hours of continuous lava fountaining, primarily from the north vent.

The forecast window for Episode 47, based on tilt data, suggeste that lava fountaining would occur again sometime between May 11 and May 14 2026.

The precursors of this new episode appeared around 4:00 AM (local time), with lava overflows followed by dome-shaped fountains around 8:20 AM at the southern vent. The activity closely resembled that of a geyser. According to the HVO, the usual lava fountains appeared at 3:27 PM (local time) at the northern vent.

Source : HVO.

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On May 4, 2026, the INGV reported a significant lava flow in the northern crater area of Stromboli (Sicily). In a bulletin issued on May 9, 2026, the Institute indicated that this effusive activity had ceased. A decrease in the effusive flow rate was observed starting on May 4. Traditional Strombolian activity continues in the North and Central-South crater areas, with ejections of varying intensity, particularly in the North crater area.

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In its latest update of 12 May 2026, the Icelandic Met Office indicates that « clear signs of deformation are still observed at Svartsengi, and ground uplift is continuing. The deformation continues to measure around 2 cm per month and the trend remains stable. Ground uplift and magma accumulation beneath Svartsengi continue at a similar rate to recent weeks. According to model calculations, nearly 26 million cubic metres of magma have accumulated beneath Svartsengi since the last eruption began on 16 July last year. »

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Indonesia’s Center for Volcanology and Geological Hazard Mitigation (PVMBG) raised the alert level for Lewotobi Laki-laki in East Flores (Indonesia) from Level II to Level III on May 12, 2026. The decision followed increased deep volcanic earthquakes, persistent tremor, inflation, and surface activity from May 1 to 11. Deep volcanic earthquakes point to a strong supply of magma or magmatic fluids into the volcanic system, while non-harmonic tremor shows continued movement of shallow volcanic fluids. Inflation measurements showed continued pressure accumulation inside the volcano’s magmatic system.

The updated hazard-zone map divides the Lewotobi Laki-laki hazard area into three zones according the the danger (see map above). Residents and tourists are told to avoid activity within a 5 km radius of the eruption center. Communities along rivers that drain from the summit are urged to watch for rain-triggered lahars during high-intensity rainfall.

The latest disaster on Dukono (Indonesia) has clearly shown the importance to respect the permanent danger zones and not get into them.

Source : PVMBG.

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The Darwin Volcanic Ash Advisory Center (VAAC) has reported a volcanic ash emission from a submarine volcano in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area.

The latest advisory, issued on May 13, placed the ash emission source elevation 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E.

The Darwin VAAC said ash was not clearly identifiable in some later satellite frames because of meteorological cloud and steam emissions, but recent observations and atmospheric model guidance continue to support the advisory.

Source : Darwin VAAC.

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The alert levels for all the volcanoes mentioned in the previous weekly updates remain unchanged.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Quand la chaleur du Sheveluch fait fondre la neige /// When the heat from Sheveluch melts the snow

Dans son dernier rapport quotidien, la Kamchatka Volcanic Eruption Response Team (KVERT) indique que l’activité effusive du Sheveluch (Kamtchatka, Russie) se poursuit, accompagnée d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Les données satellitaires révèlent une anomalie thermique sur le volcan.
Le Sheveluch est le volcan actif le plus septentrional du Kamtchatka. Avec le Karymsky, il est le plus actif et celui qui entre le plus fréquemment en éruption dans la région. Il figure aussi parmi les volcans les plus actifs de la planète. Le Sheveluch émet en moyenne 0,015 km³ de magma par an, ce qui provoque de fréquentes et importantes avalanches de lave incandescente et la formation de dômes de lave au sommet.

Crédit photo: KVERT

Le volcan se compose de trois parties : le stratovolcan Vieux Sheveluch – une ancienne caldeira – et le Jeune Sheveluch, volcan actif culminant à environ 2 800 mètres d’altitude. Les émissions de cendres du Sheveluch perturbent fréquemment le trafic aérien entre l’Asie et l’Amérique du Nord.

Vue du dôme de lave du Jeune Sheveluch (Crédit photo : KVERT)

De nouvelles images satellites montrent comment la chaleur en provenance de l’intérieur de l’édifice volcanique fait fondre la neige en surface. Les images prises par le satellite Landsat 9 le 23 avril 2026 montrent des chenaux sombres de cendres et de débris volcaniques qui balafrent les pentes enneigées du Sheveluch.

Vue du dôme de lave du Sheveluch le 23 avril 2026 (Source : NASA)

Le Sheveluch est connu pour son activité quasi constante ; les satellites détectent fréquemment des dépôts de cendres, des signatures thermiques et des avalanches de roches incandescentes sur ses pentes.
Au centre du volcan se trouve un dôme de lave en expansion (Jeune Sheveluch) qui s’est développé ces derniers mois à l’intérieur du cratère en forme de fer à cheval du Vieux Sheveluch. L’effondrement partiel du dôme instable peut déclencher des coulées pyroclastiques qui laissent derrière elles d’épais dépôts qui conservent la chaleur pendant des mois, voire des années après une éruption. Cette chaleur persistante est visible depuis l’espace. Sur les nouvelles images satellites, la neige a fondu le long de plusieurs chenaux d’écoulement, là où de nouveaux dépôts volcaniques se sont répandus sur les pentes du volcan ces derniers mois. Certaines des cicatrices sombres visibles sur les images hébergent probablement la chaleur de la gigantesque éruption du Sheveluch en 2023. Le volcan a alors vomi d’impressionnantes coulées pyroclastiques.

La fonte de la neige et de la glace au sommet d’un volcan actif, provoquée par sa chaleur interne, n’est pas exceptionnelle. Elle n’est pas dangereuse tant que les zones environnantes ne sont pas habitées. En effet, la fonte des neiges et des glaces peut déclencher des lahars dévastateurs. Une telle tragédie s’est produite en 1985 au Nevedo del Ruiz (Colombie), lorsque la chaleur interne du volcan a fait fondre la calotte glaciaire sommitale. Les coulées de boue qui ont suivi ont fait 25 000 victimes, notamment dans la ville d’Armero.

La calotte glaciaire du Nevado del Ruiz vue par satellite (Source : ESA)

Source : GVN, NASA, space.com.

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In its latest daily reports, the Kamchatka Volcanic Eruption Response Team (KVERT) indicates that effusive activity of Sheveluch (Kamchatka / Russia) continues, accompanied by powerful gas-steam emissions. Satellite data show a thermal anomaly on the volcano.

Sheveluch is the northernmost active volcano in Kamchatka. With Karymsky, it is Kamchatka’s largest, most active and most continuously erupting volcano, as well as one of the most active on the planet. Shiveluch erupts an average of 0.015 km3 of magma per year, which causes frequent and large hot avalanches and lava dome formations at the summit. There are three elements of the volcano: the stratovolcano Old Shiveluch, an ancient caldera; and the active Young Shiveluch, with an elevation of about 2,800 meters. Volcanic ash emissions from Sheveluch often disrupt air traffic between Asia and North America.

Fresh satellite images have captured Sheveluch melting snow from the inside out as heat continues to seep through the volcanic edifice. Images captured by the Landsat 9 satellite on April 23, 2026 show dark channels of ash and volcanic debris cutting through the snowy slopes of Sheveluch.

The volcano is known for near-constant activity, with satellites frequently detecting ash deposits, heat signatures and avalanches of hot rock flowing down its slopes.

At the center of the volcano sits a growing lava dome that has been expanding in recent months inside Sheveluch’s horseshoe-shape crater. As parts of the unstable dome collapse, they can trigger fast-moving pyroclastic flows that leave behind thick deposits that can hold heat for months or even years after an eruption. That lingering heat is visible from space. In the new satellite images, snow has melted away along several flow channels where fresh volcanic deposits have spread across the volcano’s slopes in recent months. Some of the dark scars highlighted in the imagery may still contain heat from Shivelyuch’s massive 2023 eruption, which sent huge pyroclastic flows surging across the volcano.

The melting of snow and ice at the summit of an active volcano because of its interior heat is not exceptional. It is not dangerous as long as the areas around ithe volcano are not populated. Indeed, when the snow and ice melt, the phenomenon can trigger dangerous lahars that can be destructive. Such a tragedy occurred in 1985 at Nevedo del Ruiz (Colombia) when the inside heat of the volcano melted the summit icecap. The mudflows that followed killed 25,000 people, especially in the town of Armero.

Source : GVN, NASA, space.com.

Mégatsunami en Alaska // Large-scale tsunami in Alaska

Je viens de lire dans la presse de l’Alaska que le 10 août 2025, un glissement de terrain a provoqué un tsunami dans le Tracy Arm, au sud-est de Juneau.

Carte montrant Tracy Arm, le long fjord permettant d’accéder au glacier Sawyer (Source : NASA)

La vague a atteint 481 mètres de hauteur, ce qui en fait le deuxième tsunami le plus haut jamais enregistré. Une étude publiée dans la revue Science le 6 mai 2026 a décrit cet événements en y apportant des explications scientifiques. Plus de 64 millions de mètres cubes de matériaux se sont effondrés près du glacier South Sawyer, que j’ai visité le 3 septembre 2016 et où j’ai assisté à un effondrement spectaculaire du front du glacier :

https://www.youtube.com/watch?v=jZtvNMxoxdY

Le glissement de terrain s’est produit à 5 h 26 (heure locale), lorsqu’une importante portion de flanc de montagne s’est effondrée au-dessus du front du glacier Sawyer et a plongé dans le fjord.

Front du Glacier Sawyer (Photo: C. Grandpey)

Ce glissement de terrain a été précédé de plusieurs jours de microsismicité, dont la fréquence et l’intensité ont augmenté jusqu’à environ une heure avant la rupture du flanc de montagne. Il a généré des ondes sismiques longue période, observées à l’échelle mondiale, d’une magnitude équivalente à celle d’un séisme de M5,4. À noter qu’en avril 2026, plusieurs compagnies de navigation ont cessé d’envoyer des navires dans le fjord en raison car leurs capitaines s’inquiétaient de l’instabilité des pentes du fjord et des risques de tsunami.

Les abords du fjord portent les traces de l’érosion glaciaire. Quand je l’ai visité en 2016, le Glacier Sawyer avait reculé de plusieurs centaines de mètres en quelques mois à cause du réchauffement climatique. Photo : C. Grandpey)

L’impact du tsunami a déplacé un volume d’eau considérable. La vague a arraché la végétation des parois du fjord et laissé des marques à plusieurs centaines de mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les auteurs de l’étude placent le tsunami du 10 août 2025 juste derrière celui de la baie de Lituya en Alaska en 1958, où une vague déclenchée par un glissement de terrain a atteint environ 524 mètres de hauteur. (voir ma note du 11 octobre 2020).

Image satellite montrant Lituya Bay, Lituya Glacier, et Desolation Lake avant et après l’événement d’août 2020 (Source : NASA)

Les témoignages recueillis par les chercheurs montrent que le tsunami s’est propagé bien au-delà de la zone immédiate du glissement de terrain et a produit de fortes vagues et des courants dangereux dans Tracy Arm et Endicott Arm. Les observations documentées dans l’étude proviennent de kayakistes, de petites embarcations et d’un navire de croisière situé à plusieurs dizaines de kilomètres du lieu de l’effondrement. Des observations supplémentaires ont été recueillies à No Name Bay, à environ 50 km du glissement de terrain. Un témoin à bord du bateau à moteur Blackwood a décrit une vague de 2 à 2,50 m de haut, se déplaçant le long du rivage, en provenance de Tracy Arm. Il a ajouté qu’une seconde vague d’environ 1 m de haut a suivi la première.
Le navire du National Geographic Venture, avec environ 150 personnes à son bord, était ancré près de l’embouchure de Tracy Arm lorsque le tsunami s’est produit. Le capitaine a signalé de forts courants et des remous près des bords du fjord, mais aucune vague clairement définie à l’endroit où se trouvait le navire. Un épais brouillard limitait la visibilité à l’intérieur du fjord, bien que d’importantes quantités de glace et de débris flottants fussent visibles dans l’eau.

Icebergs dans le Tracy Arm, devant le Glacier Sawyer (Photo : C. Grandpey)

L’étude a établi un lien entre cet événement et le réchauffement climatique actuel. Elle a attribué l’effondrement de la paroi du fjord à la déstabilisation des pentes dans un environnement glaciaire en rapide évolution. Les chercheurs ont indiqué que le recul du glacier Sawyer avait réduit le soutien à la base de la pente avant la rupture. Le tsunami de Tracy Arm a remis en lumière les risques de tsunamis liés aux glissements de terrain dans les fjords glaciaires, notamment dans les zones côtières escarpées où le recul rapide des glaciers est accentué par le réchauffement climatique. Suite à plusieurs effondrements importants survenus récemment, les chercheurs et les spécialistes des risques naturels surveillent de plus en plus ces environnements en Alaska et au Groenland.

L’étude complète, publiée dans la revue Science, est accessible via ce lien :
https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS et médias d’information de l’Alaska.

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I have just read in the Alaskan press that on 10 August 2025, a landslide-generated a tsunami in Tracy Arm, southeast of Juneau, with a wave that reached 481 meters, ranking it as the second-highest tsunami runup ever recorded. This was revealed by a study published in Science on May 6, 2026. More than 64 million cubic meters of rock collapsed near the South Sawyer Glacier that I visited on 3 September 2016.

The landslide occurred at 05:26 (local time), after a large section of unstable mountainside failed above the toe of the Sawyer Glacier and plunged into the fjord.

The landslide was preceded by several days of microseismicity, which increased in rate and magnitude until about one hour before failure. It produced globally observed long-period seismic waves equivalent in size to an M5.4 earthquake. In April 2026, several cruise operators stopped sending vessels into the fjord because of continuing concerns over slope instability and localized tsunami hazards.

The impact displaced a massive volume of water and generated a localized tsunami that stripped vegetation from steep fjord walls and left high-water marks hundreds of meters above sea level.

The authors of the study placed the Tracy Arm tsunami behind only the 1958 Lituya Bay event in Alaska, where a landslide-triggered wave reached about 524 meters. (see my post of 11 October 2020).

Eyewitness accounts collected by the researchers showed that the tsunami propagated far beyond the immediate landslide area and produced strong surges and hazardous currents throughout Tracy and Endicott arms. Observations documented in the study came from kayakers, small vessels, and a cruise ship located tens of kilometers from the collapse site at the time of the event.

Additional observations came from No Name Bay, about 50 km from the landslide, where a witness aboard the motor vessel Blackwood described a cresting wave 2-2.5 m high moving along the shoreline from the direction of Tracy Arm. The observer reported that the initial wave was followed by another surge about 1 m high.

The expedition cruise ship National Geographic Venture, carrying about 150 people, was anchored near the mouth of Tracy Arm when the tsunami occurred. The vessel’s captain reported strong currents and white water near the fjord margins, but no clearly defined wave at the ship’s location. Dense fog limited visibility inside the fjord, although large amounts of floating ice and debris were visible in the water.

The study made a link of the event with the current global warming. It linked the collapse to slope destabilization in a rapidly changing glacial environment. Researchers reported that the retreat of South Sawyer Glacier had reduced support at the base of the slope before failure occurred.

The Tracy Arm tsunami drew renewed attention to landslide-tsunami hazards in glacier-fed fjords, particularly in steep coastal terrain undergoing rapid ice retreat with global warming. Researchers and hazard specialists have increasingly monitored such environments in Alaska and Greenland following several large recent collapses.

The complete study published in Science can le read using this link :

https://www.science.org/doi/10.1126/science.aec3187

Source : Science, USGS and Alaskan news media.

Les volcans du Salvador vus par les scientifiques de l’USGS // El Salvador volcanoes as seen by USGS scientists

En mars 2026, une équipe de scientifiques de l’USGS, dont deux originaires d’Hawaï, s’est rendue au Salvador pour des études volcanologiques de terrain et un atelier sur les risques liés aux coulées de lave.
Le Salvador est le plus petit pays d’Amérique centrale, avec une population d’environ 6 millions d’habitants, mais il compte plus de 200 volcans.

La présence de nombreux volcans au Salvador s’explique par sa situation sur l’arc volcanique centraméricain, une situation très différente d’Hawaï qui se trouve au-dessus d’un point chaud. Les arcs volcaniques se forment lorsqu’une plaque tectonique océanique plonge sous une plaque continentale ou une autre plaque océanique. En plongeant dans le manteau terrestre, la croûte océanique provoque la fusion du magma qui remonte à la surface à travers la plaque sus-jacente.

Source : USGS

Bien que le Salvador possède cinq volcans importants ayant connu des éruptions historiques, de nombreuses failles permettent au magma issu de la zone de subduction de remonter en plusieurs endroits. Il en résulte des centaines de petits volcans, dont la plupart n’ont connu qu’une seule éruption.

La surveillance des volcans au Salvador est assurée par le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles. Outre le suivi des conditions météorologiques et autres risques naturels, une petite équipe de volcanologues étudie la dynamique géologique et géophysique des volcans du pays, tout en restant vigilante face aux signes d’activité volcanique.
Les stratovolcans de Santa Ana et de San Miguel sont entrés en éruption au cours des 25 dernières années, mais des événements encore plus destructeurs se sont produits dans un passé plus récent.

Cratère du Santa Ana (Crédit photo : Wikipedia)

En 1917, le volcan San Salvador a projeté une coulée de lave dans des zones aujourd’hui urbanisées, et la caldeira d’Ilopango a connu une éruption régionale dévastatrice en 431.

 

Volcan San Salvador (Crédit photo : El Salvador Info)

L’USGS, par le biais de son Programme d’assistance en cas de catastrophe volcanique (Volcano Disaster Assistance Program), collabore depuis des décennies avec le Ministère de l’Environnement et des Ressources Naturelles au Salvador. Cofinancé par le Département d’État américain, ce programme a soutenu de nombreuses études techniques et des projets de surveillance de volcans dans les pays en développement à travers le monde. Parallèlement, de nombreux volcanologues salvadoriens ont suivi une formation aux États-Unis dans le cadre du programme du Centre d’étude des volcans actifs, organisé chaque été à Hawaï et dans l’État de Washington.
Ces dernières années, la coopération entre les États-Unis et le Salvador s’est concentrée sur des projets géologiques visant à décrire l’histoire éruptive et les risques liés au volcan Santa Ana, ainsi que sur un effort plus vaste d’élaboration d’un « atlas des volcans » national. Cet atlas recensera la localisation, la composition de la lave et, idéalement, l’âge approximatif des plus de 200 structures éruptives du pays. Ces connaissances permettront une meilleure compréhension et une estimation plus précise des risques associés à leurs éruptions, à la fois explosives et effusives.
Les travaux de terrain menés en mars ont contribué à ces deux projets. Des dizaines d’échantillons ont été prélevés afin de corréler et de dater les dépôts éruptifs du Santa Ana, notamment trois carottes sédimentaires provenant de mangroves côtières et d’une tourbière de montagne susceptible de contenir des retombées de cendres volcaniques lointaines. Des missions de reconnaissance ont également été effectuées auprès de plusieurs édifices monogéniques disséminés dans l’ouest du Salvador afin d’évaluer leur genèse et leur âge. Des scientifiques de l’USGS, issus des observatoires volcanologiques d’Hawaï, des Cascades et d’Alaska, ont partagé leurs expériences et les meilleures pratiques mises en œuvre lors des récentes éruptions du Kīlauea et du Mauna Loa à Hawaï, ainsi que du Great Sitkin et du Pavlof en Alaska. Ce voyage leur a permis d’acquérir de précieuses connaissances sur le volcanisme au Salvador et d’en tirer des enseignements essentiels pour l’étude des volcans sous leur responsabilité.

Great Sitkin (Crédit photo : AVO)

Les éruptions explosives sont relativement rares à Hawaï, mais la capacité à interpréter correctement leurs dépôts est cruciale pour comprendre les risques potentiels futurs. Par ailleurs, la plus grande dispersion des volcans au Salvador a engendré des interactions intéressantes entre les coulées de lave relativement récentes et leur environnement présentant des dépôts plus altérés, à l’instar de certains volcans plus anciens d’Hawaï comme le Hualalai, le Mauna Kea et l’Haleakala.

Haleakala (Île de Maui) – Photo : C. Grandpey

Source : Volcano Watch (USGS / HVO).

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In March 2026, a team of U.S.G. S. scientists, including two from Hawaii, visited El Salvador for volcanological field studies and a workshop on lava flow hazards.

El Salvador is the smallest country in Central America with a population of about 6 million people, but it has more than 200 volcanoes.

There are numerous volcanoes in El Salvador because it sits along the Central American volcanic arc, rather than atop a hotspot like Hawaii. Volcanic arcs form where an oceanic tectonic plate subducts beneath either a continental plate or another oceanic one. The ocean crust triggers melting as it dips into the Earth’s mantle, creating magma that rises to the surface through the overlying plate.

Though El Salvador has five larger volcanoes with historical eruptions, numerous fault lines allow magma from the subduction zone to emerge just about anywhere. This has resulted in hundreds of smaller volcanoes, most of which have erupted only once.

Volcano monitoring in El Salvador is handled by the Ministerio de Medio Ambiente y Recursos Naturales. In addition to tracking the weather and other natural hazards, a small team of volcanologists works to study the geological and geophysical dynamics of the country’s volcanoes, while maintaining a watchful eye for signs of unrest.

The stratovolcanoes of Santa Ana and San Miguel have both erupted in the past 25 years, but even more destructive events have occurred in the not-too-distant past. The San Salvador volcano sent a lava flow into presently developed areas in 1917, and Ilopango caldera had a regionally devastating eruption in the year 431.

USGS, through its Volcano Disaster Assistance Program, has maintained a collaborative relationship with the Ministerio de Medio Ambiente y Recursos Naturales for decades. Co-funded by the U.S. Department of State, the program has supported numerous technical investigations and monitoring projects at volcanoes in developing countries around the world. Meanwhile, many volcanologists in El Salvador have studied in the United States as part of the Center for the Study of Active Volcanoes course held every summer in Hawaii and Washington state.

In recent years, U.S. relationships in El Salvador have focused on geologic projects to describe the eruptive history and hazards of Santa Ana volcano and a broader effort to assemble a national “volcano atlas,” which will include locations, compositions, and hopefully approximate ages for the more than 200 volcanic vents in the country. Such knowledge will enable more accurate understanding and delineation of hazards associated with their eruptions, which are both explosive and effusive.

The field work in March served both projects. Dozens of samples were collected to correlate and date eruptive deposits across Santa Ana, including three sediment cores from coastal mangroves and a montane bog that may contain distant ashfall from the volcano. Reconnaissance visits were also made to several monogenetic edifices scattered around western El Salvador to assess their genesis and ages.

USGS scientists from the Hawaiian, Cascades and Alaska Volcano Observatories discussed their experiences and best practices developed during recent eruptions at Kīlauea and Mauna Loa in Hawaii, as well as Great Sitkin and Pavlof in Alaska. While the USGS scientists learned plenty about volcanism in El Salvador during this trip, it also provided key insights to bring home to their own volcanoes.

Explosive eruptions in Hawaiʻi are relatively rare, but the ability to correctly interpret their deposits is critical to understanding potential future hazards. Additionally, the more distributed nature of volcanoes in El Salvador has led to interesting interactions between lava flows and their more-weathered depositional environments, not unlike some of Hawaii’s older volcanoes: Hualālai, Mauna Kea and Haleakalā.

Source : USGS / HVO.