Réchauffement climatique : événements extrêmes aux États Unis // Global warming : extreme events in the U.S.

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le 24 avril 2026, plus de 80 maisons ont été détruites par un incendie de végétation dans le comté de Brantley, en Géorgie, et le bilan n’est probablement que provisoire. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités. Environ 1 000 bâtiments restent menacés par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé plus de 2 023 hectares et n’est que partiellement maîtrisé ; les opérations de lutte contre l’incendie se poursuivent actuellement.

Crédit photo: médias locaux

Les autorités ont indiqué que le réchauffement climatique dans la région provoque des conditions de sécheresse et des vents persistants qui contribuent à la propagation continue du feu, mettant en danger d’autres zones résidentielles.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

L’incendie du comté de Brantley s’inscrit dans un contexte plus large d’incendies de végétation dans le sud de la Géorgie, près de la frontière avec la Floride, où plusieurs feux importants brûlent dans des conditions environnementales similaires. La fumée de ces incendies s’est répandue dans toute la région, affectant la qualité de l’air. Des mesures de précaution ont été mises en place dans de nombreuses zones. Aucun décès n’est signalé pour le moment.
Source : The Watchers.

°°°°°°°°°°

Toujours en raison du réchauffement climatique, le centre des États-Unis a été frappé ces derniers jours par des phénomènes extrêmes, dont des tornades. Le Storm Prediction Center du NWS a émis une alerte aux tornades le 23 avril 2026 pour l’est du Nebraska, l’ouest et le centre de l’Iowa, ainsi que le nord-ouest du Missouri, alors que de violents orages commençaient à se développer et à s’étendre le long d’un front froid. L’alerte concernait le risque de tornades, des rafales de vent destructrices pouvant atteindre 110 km/h et de la grêle avec des grêlons de plus de 6 cm de diamètre. Une zone couvrant l’est du Kansas et le nord de l’Oklahoma était sous la menace d’événements extrêmes, avec des orages encore plus violents en fin d’après-midi et en soirée, voire des tornades.
Les prévisions se sont avérées exactes. Une puissante tornade a frappé Enid, dans l’Oklahoma, le 23 avril 2026 en soirée, causant d’importants dégâts matériels, des coupures de courant. Des opérations de recherche et de secours ont été organisées dans les quartiers touchés. Au moins dix personnes ont été blessées.

 

Tornade à Enid (Crédit photo: médias locaux)

Ces mauvaises conditions météorologiques devraient persister durant le week-end.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : Médias d’information américains, The Watchers.

———————————————–

More than 80 homes have been destroyed by a wildfire in Brantley County, Georgia, as of April 24, 2026, prompting evacuation orders in multiple communities. Approximately 1 000 structures remain under threat as the fire continues to spread under dry and windy conditions. The fire has burned more than 2 023 ha and remains only partially contained, with firefighting operations ongoing. Officials reported that global warming in the region causes dry vegetation and persistent wind conditions that have contributed to continued fire spread, increasing exposure to residential zones.

https://watchers.news/2026/04/24/wildfire-destroys-more-than-80-homes-in-brantley-county-georgia/

The Brantley County fire is part of a broader wildfire situation across southern Georgia near the Florida border, where several large fires are burning under similar environmental conditions. Smoke from these fires has spread across the region, affecting air quality and prompting precautionary measures in multiple areas. No fatalities have been reported by available sources at the time of writing.

Source : The Watchers.

°°°°°°°°°°

Still because of global warming conditions, the central part of the United States has been swept by textreme events among which tornadoes over the past days. The NWS Storm Prediction Center issued a Tornado Watch on April 23, 2026, for eastern Nebraska, western and central Iowa, and northwest Missouri as severe thunderstorms began developing and increasing in coverage along a cold front. The watch included tornado potential, damaging wind gusts up to 110 km/h, and large hail up to 6.4 cm, while a separate Enhanced Risk area across eastern Kansas and northern Oklahoma was expected to produce more intense severe storms later in the afternoon and evening.

The prevision was right. A large tornado struck Enid, Oklahoma, during the evening hours of April 23, 2026, causing significant structural damage, downing power infrastructure, and prompting search-and-rescue operations across affected neighborhoods. At least 10 people were injured. These poor weather conditions are likely to continue during the weekend.

https://watchers.news/2026/04/24/tornado-enid-oklahoma-damage-homes-vance-afb-april-2026/

Source : U.S. News media, The Watchers.

Algues vertes et sargasses : à qui la faute ?

Concentrations de CO2 : 431,15 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le lundi 20 avril 2026, France 5 a programmé « Les Algues Vertes« , un film de Pierre Jolivet, porté par Céline Sallette. Le film s’appuie sur des faits réels observés en Bretagne. En 2009, la mort par empoisonnement d’un cheval a été attribuée aux gaz toxiques émis lors de la décomposition des algues. Il en va de même avec l’hécatombe de 36 sangliers au cours de l’été 2011 dans l’estuaire du Gouessant.

« Les Algues vertes » s’appuie largement sur ces faits divers pour essayer de montrer la responsabilité de l’agriculture intensive qui a remplacé les petites exploitations en Bretagne. Dans le film, une journaliste rencontre de nombreux témoins et prend la mesure de l’omerta qui entoure cette question environnementale. Elle découvre également l’influence importante de l’industrie agroalimentaire dans la région. S’appuyant sur les acteurs locaux engagés, elle contribue à faire émerger ce sujet au niveau national à travers ses reportages radio.

S’agissant de la réalité, l’Agence Régionale de Santé (ARS) confirme le danger de ces algues qui sont inoffensives lorsqu’elles flottent à la surface de la mer, mais qui deviennent une menace lorsqu’elles s’échouent sur le littoral et entament une phase de décomposition. Ce phénomène de putréfaction engendre des émanations de sulfure d’hydrogène (H2S), un gaz très toxique qui présente une odeur forte d’œuf pourri et qui peut être mortel pour les animaux et pour l’homme.

Crédit photo : ARS

Le film « Les Algues vertes »  a été réalisé en 2023, mais la problème semble loin d’être résolu. Aujourd’hui, en 2026, l’association Eau et Rivières de Bretagne renvoie l’État devant ses responsabilités. Elle saisit à nouveau la justice pour que les pouvoirs publics renforcent leurs actions contre les algues vertes. Le 13 mars 2025, le tribunal administratif de Rennes avait laissé au préfet un délai de dix mois pour prendre « toutes les mesures nécessaires pour permettre de réduire effectivement la pollution des eaux par les nitrates d’origine agricole sur le territoire breton ». L’association environnementale dénonce dans un communiqué « l’inertie » des autorités au moment où le gouvernement présente une loi d’urgence agricole qui va « de nouveau affaiblir la réponse de l’État sur les pollutions d’origine agricole ».

 Crédit photo : Eau et Rivières de Bretagne

En réponse aux propos de l’association Eau et Rivières de Bretagne, le préfet a annoncé que le plan d’action régional contre les algues vertes serait révisé, avec une application au 1er septembre 2026. Pour le porte-parole de l’association, cette réponse réglementaire reste insuffisante et peut conduire à « un empilement de mesures », là où d’autres leviers, notamment économiques, peuvent être mobilisés.

Ces différents épisodes montrent la position inconfortable de l’État qui doit ménager la chèvre et le chou, autrement dit trouver un juste milieu entre les contraintes environnementales et les intérêts d’une population dont les revenus dépendent d’une agriculture intensive et des problèmes qui y sont liés.

++++++++++

Aux Antilles, les sargasses remplacent les algues vertes bretonnes. Après avoir observé les problèmes sur le terrain en Martinique, j’ai rédigé plusieurs notes sur le sujet qui montre des similitudes avec la Bretagne. Toutefois, la principale différence réside dans le fait que les algues vertes sont dues à une pollution provenant de la terre, alors que les bancs de sargasses proviennent du large. Mais au final, ce sont les activités humaines sui sont le véritable déclencheur du problème.

Photo: C. Grandpey

En 2019, un article paru dans le Magazine GEO nous explique que la prolifération des sargasses n’est pas un phénomène nouveau. Au 15ème siècle déjà, Christophe Colomb avait pu observer ces masses flottant dans l’océan. Depuis 2011, les algues connaissent toutefois une expansion sans précédent dans le golfe du Mexique et la mer des Caraïbes.

En étudiant les données satellite et les échantillons, des chercheurs de l’Université de Floride ont constaté que le phénomène semblait être connecté à deux facteurs : d’une part, la hausse de la déforestation et de l’utilisation d’engrais en Amazonie à partir de 2009 et d’autre part, des courants ascendants venus d’Afrique de l’Ouest. Le premier aurait permis aux eaux de s’enrichir en nutriments via le fleuve Amazone tandis que le second aurait fait remonter ces derniers à la surface, jusqu’aux algues. Des données ont ainsi montré que les niveaux de nutriments dans l’Amazone étaient particulièrement élevés en 2018. Mais d’autres facteurs tels que la salinité et la température des eaux semblent également jouer un rôle dans la prolifération des sargasses.

Dans une autre étude (voir note du 9 novembre 2021 sur ce blog), un groupe de chercheurs américains attribue l’une des principales causes de ce phénomène aux eaux usées d’origine humaine et aux eaux de ruissellement agricoles transportées par les rivières vers l’océan. En réalité, les scientifiques pensent que l’on a affaire à un phénomène complexe associant changement climatique, destruction de la forêt amazonienne et poussière en provenance de l’ouest du désert du Sahara. Cet ensemble de facteurs favorise très probablement les méga-proliférations de sargasses.

Comme les algues vertes, quand les sargasses flottent à la surface de l’océan, elles ne présentent pas le moindre risque pour la santé. Ces vastes radeaux flottants constituent de véritables oasis de vie ; ils offrent abri, nourriture et zones de reproduction à une grande diversité d’espèces, poissons, tortues marines, oiseaux, crustacés…

Photo: C. Grandpey

Une fois échouées sur les plages, ces algues deviennent bien souvent un véritable fléau pour l’environnement, l’humain et les animaux.

Photo: C. Grandpey

J’ai expliqué les risques sanitaires dans plusieurs notes, comme celle du 28 août 2018 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/08/28/martinique-les-sargasses-ca-agace/

S’agissant de l’année 2026, Météo-France annonce l’arrivée de quantités record de sargasses, en particulier sur le côte atlantique de la Martinique.

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

**********

S’il était une personne, le comportement du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) serait qualifié d’instable. Les derniers événements confirment ce caractère fantasque du volcan.

L’éruption qui avait débuté le 13 février 2026 et qui avait repris le 28 mars  s’est arrêtée le 3 avril 2026 à 00h10 (heure locale). Toutefois, le trémor était toujours présent et l’OVPF n’écartait aucune hypothèse, avec une reprise possible de l’activité.

Après une reprise le 8 avril, l’éruption s’est à nouveau arrêtée le 12 avril 2026, vers 23h10 (heure locale). Des rougeoiements restaient visibles sur le cône éruptif, et de la lave incandescente est restée encore présente pendant quelques heures à l’intérieur des tunnels. Aucune hypothèse n’était écartée quant à l’évolution de la situation à venir (arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site, reprise de l’activité sur un autre site), notamment du fait de la persistance d’une sismicité.

De fait, un trémor volcanique de faible amplitude est apparu vers 15h00( heure locale) le 14 avril 2026, avec sa source toujours sur le flanc est-sud-est du volcan. Aucune émission de lave en surface n’était observée, mais la présence de ce trémor indiquait qu’il y avait du magma à faible profondeur, avec la possibilité d’une émission de lave à court terme.

Nouveau caprice du volcan le 15 avril. Vers 11h 20 (heure locale), le trémor a disparu des enregistrements sismologiques..Un faible dégazage était toujours observé au niveau des sites éruptifs associés à l’activité du 13 février au 12 avril. L’OVPF expliquait que tout était possible : fin réelle de l’éruption ? Reprise du trémor et de l’éruption, au cours des prochains jours ?

Rebelote le 19 avril 2026 avec la reprise d’un léger trémor volcanique qui indiquait néanmoins la présence de magma à faible profondeur. La source de ce signal était toujours localisée sur le flanc est-sud-est. L’OVPF indiquait que cela pourrait traduire une reprise prochaine de l’activité éruptive, très probablement au niveau du dernier cône éruptif siège de l’éruption débutée le 13 février 2026. Aucune émission de lave en surface n’était observée, mais un dégazage était toujours observé au niveau du site éruptif.

Après une diminution le 20 avril, le tremor a cessé d’être perçu par l’Observatoire le 21 avril. Néanmoins, une reprise de l’éruption au cours des prochains jours ne peut pas être exclue, d’autant plus qu’une inflation de l’édifice volcanique semble se dessiner.

Source : OVPF.

Un dégazage subsiste au niveau du site de la dernière activité éruptive (capture image webcam)

++++++++++

 Dans mon bulletin hebdomadaire sur l’activité volcanique dans le monde diffusé le 17 avril 2026, j’écrivais que le HVO prévoyait le début des fontaines de lave de l’Épisode 45 du Kilauea (Hawaï) entre le 19 et le 26 avril 2026. La lave a commencé à s’écouler de la bouche éruptive nord le 20 avril au soir, marquant les premiers signes précurseurs de ce nouvel épisode. Cependant, il a fallu attendre le 23 avril 2026 vers 1 h 34 (heure locale) pour voir jaillir les fontaines de lave. Elles ont atteint une hauteur maximale d’environ 200 mètres vers 3 h du matin, avant de diminuer.

Aucune retombée significative de téphra n’a été signalée sur la Highway 11, ni dans les zones accessibles au public dans le Parc national des volcans d’Hawaï.

L’Épisode 45 a pris fin le 23 avril 2026 à 10 h 01 (heure locale), après 8 heures et demie de fontaines de lave continues au niveau de la bouche éruptive nord.. Suite à cette baisse d’activité et au risque moindre pour l’aviation, le niveau d’alerte volcanique a été ramené de Watch (Vigilance) à Advisory (Surveillance conseillée) et la couleur de l ‘alerte aérienne est passée de l’Orange au Jaune.

Dans le bilan de l’Épisode 45, le HVO indique que la bouche sud est restée particulièrement discrète. Le débit effusif a atteint un pic d’un peu plus de 300 mètres cubes par seconde. Le débit effusif moyen est estimé à 170 mètres cubes par seconde, avec environ 5,2 millions de mètres cubes de lave émis. La lave a recouvert près de 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.

L’inflation de la région sommitale du Kilauea depuis la fin de l’Épisode 45 indique qu’un autre épisode de fontaines de lave est probable ; cependant, il faut encore un peu de temps pour collecter des données afin de pouvoir sire quand aura lieu l’Épisode 46.
Source : HVO.

Captures images webcam de l’Épisode 45

++++++++++

Une éruption phréatique a été enregistrée sur le Dempo (Indonésie) le 15 avril 2025. L’événement a duré près de 14 minutes. Un épais panache de vapeur et de gaz s’est élevé à environ 3,5 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et il est rappelé au public de se tenir à au moins 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

++++++++++

Dans ma mise à jour hebdomadaire du 17 avril 2026, j’indiquais que le 1er avril, une activité sismique de faible intensité avait été enregistrée au large de la côte nord-ouest du Pico (Açores, Portugal), dans une zone située le long du chenal Faial-Pico et englobant le système volcanique sous-marin de Cachorro. La sismicité était légèrement supérieure à la normale. Le 9 avril, le niveau d’alerte volcanique avait été relevé à V1 (le deuxième niveau sur une échelle de 8) pour le chenal Faial-Pico.
Le CIVISA indique aujourd’hui que l’activité sismique observée précédemment a diminué et est revenue à son niveau de base. En conséquence, le 21 avril, le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à V0 (le niveau le plus bas sur une échelle de 8) pour le chenal Faial-Pico.
Source : CIVISA.

Le Pico vu du ciel (Crédit photo: Wikipedia)

++++++++++

Un signal éruptif a été enregistré le 10 avril 2026 sur le Poás (Costa Rica) en provenance d’un champ fumerollien connu, situé à l’ouest du lac, le long du plancher et de la paroi du cratère. Une anomalie thermique était présente dans cette zone en 2022, mais avait été progressivement recouverte par plusieurs mètres de téphra lors des éruptions de 2024 et 2025.
Une section de cette paroi, d’une hauteur de 23 mètres, s’est effondrée le 10 avril, projetant des matériaux dans le lac. Ce glissement de terrain a généré un panache de gaz et de cendres, avecde légères retombées de cendres et une odeur de soufre à Grecia (à 17 km au sud-ouest) et dans la ville voisine de San Pedro. L’effondrement et l’éruption ont duré environ deux minutes et ont été suivis d’une période de stremor intense. Le 14 avril, des scientifiques ont effectué un survol par drone et ont constaté une montée du niveau du lac de 3 mètres. Le volume du glissement de terrain a été estimé à 70 000 mètres cubes. Le lac est resté très chaud à 71 °C et des cellules de convection actives étaient particulièrement actives au niveau de la Boca A. Le niveau d’alerte volcanique pour le Poàs demeure à 2 sur une échelle de quatre.

°°°°°°°°°°

Toujours au Costa Rica, des éruptions mineures ont été observées sur le Rincón de la Vieja la semaine dernière. De petites éruptions phréatiques ont été enregistrées les 14, 15 et 16 avril 2026. Une brève éruption le 17 avril a projeté un panache de cendres à 500 mètres au-dessus du cratère. Une autre éruption a été enregistrée le 19 avril par les instruments, mais n’a pas pu être observée visuellement en raison de l’obscurité. Le niveau d’alerte volcanique demeure à 2 (Jaune) sur une échelle de quatre niveaux.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: GVN

++++++++++

À noter ces jours-ci une activité effusive au niveau de la zone cratèrique Nord du Stromboli (Sicile) .La coulée de lave n’a pas dépassé la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. Un tel événement se produit assez régulièrement sur le volcan.

Source : INGV.

++++++++++

Le niveau d’alerte pour tous les volcans mentionnés dans les bulletins hebdomadaires précédents reste inchangé.

+++++++++

L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

Flux RSS

Petit rappel : on me demande parfois comment il est possible de recevoir et lire mes articles au moment de leur parution. Pour cela, rendez-vous en haut de la colonne de droite de mon blog où figure le flux RSS qui permet de recevoir automatiquement des mises à jour du blog.

Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

——————————————-

Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

**********

If it were a person, the behavior of Piton de la Fournaise (Réunion Island) would be described as unpredictable. Recent events confirm this capricious nature of the volcano.
The eruption, which began on February 13, 2026, and resumed on March 28, stopped on April 3, 2026, at 12:10 a.m. (local time). However, a tremor was still present, and the OVPF was not ruling out any possibility of renewed activity.
After resuming on April 8, the eruption stopped again on April 12, 2026, around 11:10 p.m. (local time). Glowing embers remained visible on the eruptive cone, and incandescent lava remained inside the tunnels for several hours. No hypothesis was ruled out regarding the future course of events (definitive cessation of activity, resumption of activity at the same site, or resumption of activity at another site), particularly given the continued seismicity.
Indeed, a low-amplitude volcanic tremor appeared around 3:00 PM (local time) on April 14, 2026, with its source still located on the east-southeast flank of the volcano. No surface lava flow was observed, but the presence of this tremor indicated the presence of magma at shallow depths, with the possibility of lava flow in the short term.

The volcano exhibited another unusual behavior on April 15. Around 11:20 AM (local time), the tremor disappeared from the seismological records. Slight degassing was still observed at the eruptive sites associated with the activity from February 13 to April 12. The OVPF explained that anything was possible: a real end to the eruption? A resumption of tremor and eruption in the coming days?

The same scenario played out again on April 19, 2026, with the resumption of slight volcanic tremor, which nevertheless indicates the presence of magma at shallow depths. The source of this signal is still located on the east-southeast flank. The OVPF indicates that this could signal an imminent resumption of eruptive activity, most likely at the last eruptive cone, the site of the eruption that began on February 13, 2026. Currently, no lava emissions are observed at the surface, but degassing is still being observed at the eruptive site.

After a decrease on April 20, the tremor ceased to be detected by the Observatory on April 21. Nevertheless, a resumption of the eruption in the coming days cannot be ruled out, especially as inflation of the volcanic edifice is being observed.
Source: OVPF.

++++++++++

 In my weekly update of volcanic activity around the world of April 17, 2026, I indicated that the HVO predicted the start of lava fountaining for Episode 45 of Kilauea (Hawaii)  between April 19 and 26, 2026. Lava flowed from the north vent in Halemaʻumaʻu on April 20 in the evening, marking the start of precursory activity for this new episode. However, the lava fountains started only at approximately 1:34 am (local time) on April 23, 2026. Peak fountain heights of at least 200 meters were reached at around 3:00 a.m. and later decreased. No significant tephra has been reported on Highway 11 or in the public areas of Hawaiʻi Volcanoes National Park.

Episode 45 ended at 10:01 a.m. (local time) on April 23, 2026, after 8.5 hours of continuous lava fountaining from the north vent. Due to reduced volcano and aviation hazards, the Volcano Alert Level has been lowered from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

In the summary of Episode 45, the HVO indicates that the south vent never fountained. The highest peak of instantaneous effusion rate reached just over 300 cubic meters per second. Episode 45 saw an average effusion rate of 170 cubic meters per second, with an estimated 5.2 million cubic meters of lava erupted and covering about 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor.

Summit region inflation since the end of episode 45 indicates that another fountaining episode is possible; however, more time is needed to collect data to generate the model to forecast Episode 46.

Source : HVO.

++++++++++

A phreatic eruption was recorded at Dempo (Indonesia) was recorded on 15 April 2025. The event lasted nearly 14 minutes. A dense white plume rose around 3.5 km above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank

Source : PVMBG.

++++++++++

In my weekly update of 17 April, I indicated that on 1 April 2026, low-magnitude seismic activity had been recorded off the NW coast of Pico (Azores / Portugal) in a zone along the Faial-Pico channel, and encompassing the Cachorro Submarine Volcanic System. The seismicity was slightly above normal levels. On 9 April the Volcanic Alert Level had been raised to V1 (the second lowest level on an 8-level scale) for the Faial-Pico channel.

The CIVISA indicates today that the seismic activity observed previously had decreased and was again near baseline levels. As a consequence, on 21 April the Volcanic Alert Level was lowered to V0 (the lowest level on an 8-level scale) for the Faial-Pico channel.

Source: CIVISA. .

++++++++++

An eruption signal at Poás (Costa Rica) recorded on 10 April 2026 originated from a known fumarolic field at the western edge of the lake along the crater floor and wall area. A low-temperature thermal anomaly had been present there in 2022, but had been progressively covered by meters of tephra deposits during 2024 and 2025 eruptions.

A section of that wall, as high as 23 m above the floor, collapsed and sent material into the lake. The landslide produced a gas-and-ash plume that caused minor ashfall and a sulfur odor in Grecia (17 km SW) and neighboring San Pedro. The collapse and eruption sequence lasted about two minutes and was followed by a period of sustained seismic tremor. Scientists conducted a drone overflight on 14 April and observed that the crater lake had risen by 3 meters. The volume of the landslide was estimated at 70,000 cubic meters. The lake remained very hot at 71°C and active convection cells were particularly notable over Boca A.The Volcanic Alert Level for Poàs remains at 2 on a four-level scale.

°°°°°°°°°°

Still in Costa Rica, minor eruptive events were observed at Rincón de la Vieja during the past week. Small phreatic eruptions were recorded on 14, 15 and 16 April 2026. A short eruption on 17 April ejected an ash plume that rose 500 meters above the crater. Another event was recorded on 19 April by the instruments but was not visually observed due to darkness. The Alert Level remains at Level 2, Yellow, on a four-level scale.

Source : OVSICORI.

++++++++++

Effusive activity has been observed recently in the northern crater area of ​​Stromboli (Sicily). The lava flow did not extend beyond the upper part of the Sciara del Fuoco. Such events occur fairly regularly at the volcano.
Source: INGV

++++++++++

The alert levels for all the volcanoes mentioned in the previous weekly updates remain unchanged.

++++++++++

Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

°°°°°°°°°°

RSS feed

Quick reminder: I am sometimes asked how it is possible to receive and read my posts when they are published. Just go to the top of the right column of my blog where you can see the RSS feed. It will allow you to automatically receive updates from the blog.
You can also click on “Suivre Claude Grandpey: Volcans et Glaciers”.

Événements extrêmes, tornades et réchauffement climatique // Extreme events, tornadoes and global warming

Concentrations de CO2 : 431,31 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Phénomènes météorologiques extrêmes et réchauffement climatique.

L’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique est l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Ainsi, aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur, de fortes pluies et d’ouragans a augmenté, tout comme leur intensité.

L’impact économique des phénomènes météorologiques extrêmes se voit au niveau des coûts de plusieurs milliards de dollars engendrés par ces catastrophes. Certaines sont connues pour être influencées par le réchauffement climatique (inondations, tempêtes tropicales), tandis que pour d’autres, l’influence du climat reste incertaine (tornades).

Dans les années à venir, il est probable que le réchauffement climatique aggravera la fréquence, l’intensité et les conséquences de certains types de phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, l’élévation du niveau de la mer accentuera les effets des tempêtes côtières et le réchauffement du climat accentuera la pression sur les ressources en eau en période de sécheresse.

Tornades et réchauffement climatique.

Bien que l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles, les vagues de chaleur et les sécheresses, puisse être directement attribuée au réchauffement climatique, le lien entre les tornades et le réchauffement du climat reste encore mal compris. Plusieurs obstacles empêchent d’établir une relation sure à 100%, On dispose notamment de méthodes de collecte de données limitées, auxquelles s’ajoutent une forte variabilité interannuelle, et la difficulté de modéliser les principaux éléments physiques qui contribuent à la formation des tornades, ainsi que les tornades elles-mêmes en raison de leur petite taille.

Aux États-Unis, les données sur les tornades ne remontent qu’aux années 1950 et varient considérablement d’une année à l’autre, ce qui rend difficile l’identification des tendances à long terme. L’évaluation de la vitesse des vents qui génèrent des tornades à partir des dommages associés était probablement moins fiable avant la mise en œuvre, en 2007, de l’échelle de Fujita améliorée (EF) pour évaluer l’intensité des dommages causés par les tornades.

De plus, la détection des tornades repose sur des témoignages et des évaluations des dégâts après leur passage, plutôt que sur des données quantitatives. Avec la croissance démographique dans de nombreuses régions touchées par les tornades, le nombre de témoignages et de biens menacés a augmenté, ce qui a conduit au recensement d’un plus grand nombre de tornades, notamment les moins violentes. Par ailleurs, l’amélioration des technologies radar permet d’identifier les orages violents susceptibles de produire des tornades qui seraient passées inaperçues il y a plusieurs décennies.

Malgré ces difficultés, des études ont mis en évidence certaines tendances aux États-Unis, en s’appuyant sur des données plus fiables, comme celles relatives aux tornades les plus puissantes. Si le nombre de jours avec des tornades a diminué, d’autres tendances montrent une augmentation des épisodes de 30 tornades ou plus en une seule journée, une densité accrue des essaims de tornades (quand les tornades sont géographiquement plus proches) et une intensité plus forte des tornades. Leur répartition s’est également déplacée vers l’est. Ces tendances ne sont pas directement liées au réchauffement climatique. Une difficulté supplémentaire pour déterminer un lien entre la la fréquence et l’intensité des tornades et le réchauffement climatique réside dans le fait que leur étendue géographique est trop réduite pour être correctement simulée par les modèles climatiques. Cependant, ces modèles peuvent simuler certaines des conditions contribuant à la formation d’orages violents, souvent à l’origine de tornades.

Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre comment les éléments constitutifs des tornades – l’instabilité atmosphérique et le cisaillement du vent – réagissent au réchauffement climatique. Il est probable qu’un monde plus chaud et plus humide favorise une instabilité plus fréquente, mais il est également possible qu’il diminue le cisaillement du vent. De nombreuses études montrent que les conditions propices à la formation des orages les plus violents, susceptibles de donner naissance à des tornades, sont plus probables avec le réchauffement climatique. Ce dernier pourrait également modifier la saisonnalité des orages violents et les régions les plus exposées.

Source : NOAA, Centre pour le climat et les solutions énergétiques (C2ES).

Tornades actuelles aux États-Unis.

Quelles qu’en soient les causes, plusieurs tornades ont été observées dans le Midwest américain au mois d’avril 2026, causant des dégâts structurels aux habitations et aux infrastructures. Ainsi, les données préliminaires du Service météorologique national font état de plus de 20 tornades le 17 avril , concentrées dans le Wisconsin, l’Illinois et le Minnesota, et s’étendant jusqu’au Missouri. On dénombre au moins un blessé.

Voici un article avec plusieurs vidéos illustrant ces phénomènes extrêmes :

https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Prévision de tornades aux États Unis pour le mois de mai 2026 (Source : AccuWeather)

———————————————-

Extreme weather events and global warming.

One of the most visible consequences of global warming is an increase in the intensity and frequency of extreme weather events. The number of heat waves, heavy downpours, and major hurricanes has increased in the United States, and the strength of these events has increased, too.

A measure of the economic impact of extreme weather is the increasing number of billion-dollar disasters. Some of these weather disasters are known to be influenced by climate change (floods, tropical storms) and for some others a climate influence is uncertain (tornadoes).

In the coming years, global warming is expected to worsen the frequency, intensity, and impacts of some types of extreme weather events. For example, sea level rise increases the impacts of coastal storms and warming can place more stress on water supplies during droughts.

Tornadoes and global warming.

While the growing intensity and frequency of severe weather events like extreme rainfall, extreme heat, and drought can be directly attributed to global warming, the link between tornadoes and climate change is currently not fully understood. Challenges remain that prevent clearer attribution, including: limited data collection methods, high year-to-year variability, and difficulty modeling key physical elements that help tornadoes form as well as directly modeling tornadoes due to their small size.

Tornado records date back only to the 1950s in the United States, and vary significantly from year to year, making it difficult to identify long-term trends. The assessment of tornado wind speeds from associated damage may also have been less consistent before the 2007 implementation of the Enhanced Fujita (EF) Scale for tornado damage intensity. In addition, measuring the presence of tornadoes relies on eyewitness accounts and aftermath damage assessments rather than quantitative data. As the population in many areas affected by tornadoes has grown, we have seen an increase in eyewitness reports and property in harm’s way, leading to a larger number of recorded tornadoes, especially weaker ones. Additionally, improved radar technology helps identify severe storms that may produce tornadoes that may not have been detected decades ago.

Despite these challenges, studies have found a few trends in the United States by using portions of the record that are more reliable, like data for very strong tornadoes. Although the number of days with tornadoes has fallen, other trends are increasing, including outbreaks with 30 or more tornados in one day, the density of tornado clusters (i.e., tornadoes are closer geographically), and the strength of tornadoes. The distribution of tornadoes has also shifted eastward. These trends have not been directly linked to global warming.

An added difficulty in determining future tornado frequency and intensity caused by changes in the climate is that tornadoes are too geographically small to be well simulated by climate models. However, models can simulate some of the conditions that contribute to forming severe thunderstorms that often spawn tornadoes. Researchers are working to better understand how the building blocks for tornadoes—atmospheric instability and wind shear—respond to global warming. It is likely that a warmer, more humid world allows for more frequent instability, while it is also possible that a warmer world decreases wind shear. Multiple studies find that the conditions that produce the most severe thunderstorms from which tornadoes may form are more likely as the world warms. Global warming may also cause a shift in the seasonality of severe thunderstorms and the regions that are most likely to be hit.

Source : NOAA, Center for Climate and Energy Solutuions (C2ES).

Current tornadoes in the U.S.

Whatever the causes, multiple tornadoes were observedacross the Midwestern United States in April 2026, resulting in structural damage to residential buildings and infrastructure. For instance, preliminary National Weather Service data indicates more than 20 tornado reports on April 17, with impacts concentrated in Wisconsin, Illinois, and Minnesota and extending into Missouri, and at least one reported injury.

Here is an article with several videos showing these extreme events :
https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/