Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans un message publié le 12 octobre 2026, l’INGV indiquait qu’un fort dégazage était observé au niveau du cratère Nord-Est de l’Etna (Sicile). Dans le même temps, on observait une augmentation du trémor volcanique, qui se situait à la limite supérieure de la fourchette des valeurs moyennes. La source était localisée juste à l’est de la Voragine, à une altitude de 2 800 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le réseau GNSS ne montre pas de déformations significatives de l’édifice volcanique.

Rxemple de dégazage sur l’Etna (image webcal)

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Toujours en Sicile, un message de l’INGV diffusé le 12 octobre 2026 faisait état d’un débordement de lave depuis la zone du cratère Nord du Stromboli. L’activité strombolienne habituelle se poursuit. Sur le plan sismique, l’amplitude moyenne du trémor volcanique ne présente pas de variations significatives et se maintient dans la fourchette des valeurs moyennes. Le réseau GNSS-HF ne montre pas de déformations significatives de l’édifice volcanique.

Le 13 octobre, l’activité effusive semblait marquer le pas. L’INGV indiquait qu’elle n’était plus alimentée

 

Source : INGV.

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Le HVO est toujours dans l’incapacité d’établir une prévision fiable concernant l’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï). Personne ne sait si un 55ème épisode de fontaine de lave se produira. Une chose est sûre : la pression du magma sous le volcan est très forte. L’activité en surface se caractérise par une activité effusive épisodique au niveau de la bouche nord, comme ce fut le cas le 13 octobre 2026, lorsqu’une vigoureuse fontaine en dôme a alimenté, pendant près d’une heure, une coulée qui a parcouru près d’un kilomètre depuis sa source. Il s’agissait de la fontaine en dôme la remarquable depuis le 30 septembre. Deux autres épisodes de fontaines et de débordements de lave ont eu lieu dans les heures qui ont suivi.
Les inclinomètres sommitaux confirment que le sommet reste sous la pression du magma.

Image webcam

Les interférogrammes InSAR réalisés après l’intrusion magmatique des 30 septembre et 1er octobre montrent que la zone sommitale se contracte légèrement depuis la soirée du 2 octobre. Des mouvements mineurs liés à l’intrusion ont été observés le long de nombreuses failles et fissures formées lors de l’effondrement de la caldeira en 2018. Aucun signe de déformation significative n’est observé en dehors de la caldeira.
Les niveaux de sismicité et de déformation du sol restent faibles dans les zones de rift est et sud-ouest. Aucune déformation significative du sol n’a été enregistrée dans ces zones.
Source : HVO.

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L’activité éruptive du Krakatau (Indonésie) s’est intensifiée début octobre. Dans un premier temps, la sismicité, indiquant des processus magmatiques aussi bien à faible qu’à grande profondeur, n’a pas connu d’augmentation significative. Des panaches de cendres de faible ampleur étaient parfois visibles sur les images des webcams, s’élevant jusqu’à 50 mètres au-dessus du cratère. Les données satellitaires révélaient des émissions de SO2 relativement faibles (238 tonnes par jour) ainsi que des anomalies thermiques de faible intensité. Par la suite, cinq événements éruptifs ont été enregistrés entre le 6 et le 8 octobre 2026, suivis de neuf autres rien que pour la journée du 9 octobre, révélant une intensification de l’activité. Le niveau d’alerte a alors été relevé à 3 (sur une échelle de 1 à 4) le 9 octobre à 21h00, et il a été conseillé au public de se tenir à une distance d’au moins 5 km du sommet.

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Toujours en Indonésie, l’activité du Marapi (à Sumatra) s’est poursuivie durant les deux premières semaines d’octobre 2026. Un événement éruptif a été enregistré le 13 octobre par le réseau sismique, mais n’a pas pu être observé visuellement en raison des conditions météorologiques. Le niveau d’alerte demeure à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à une distance d’au moins 3 km du cratère actif.
Source : PVMBG.


Crédit photo: Wikipedia

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L’activité éruptive du Nevados de Chillán (Chili) se poursuit. Une nouvelle coulée de lave a été observée pour la première fois au sommet du Nuevo le 29 septembre 2026 ; elle s’est dirigée vers le sud-ouest. Lors d’une mission de terrain le 1er octobre, des scientifiques ont constaté la projection de blocs pouvant atteindre un mètre de diamètre jusqu’à 500 mètres au-dessus du sommet et à une distance latérale allant jusqu’à 250 mètres. Ces blocs retombaient sur les flancs du volcan et roulaient jusqu’à 400 mètres du bord du cratère. Le niveau d’alerte demeure au Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs) ; le public est averti qu’une éruption peut affecter les zones situées dans un rayon de 2 km autour du cratère actif.
Source : SERNAGEOMIN.

Nevados de Chillàn et cratère Nuevo (Crédit photo: Sernageomin)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec des phénomènes semblables à ceux décrits dans les rapports précédents. Des explosions se produisent quotidiennement, à une fréquence de 2 à 8 par heure, générant des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Des ondes de choc et des grondements liés à ces explosions sont signalés presque chaque jour. Les explosions projettent également des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet ; ces matériaux retombent sur les flancs du volcan, provoquant des avalanches de blocs incandescents qui atteignent parfois des zones de végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs localités situées sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

Explosion sur le Fuego (Source: réseaux sociaux)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon (Philippines). Au cours des deux premières semaines d’octobre, le réseau sismique a enregistré jusqu’à 19 séismes volcaniques par jour, ainsi que des épisodes de trémor volcanique d’une durée allant de 2 à 64 minutes. Les émissions de SO2 varient généralement entre 932 et 3 219 tonnes par jour (t/j) ; un pic de 4 656 t/j a toutefois été enregistré le 10 octobre 2026, à la suite d’un événement éruptif plus important. Les émissions de cendres, d’une ampleur modérée à importante, s’élèvent généralement jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte est maintenu à 2 (sur une échelle de 0 à 5) ; il est conseillé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent (PDZ) d’un périmètre de 4 km de rayon, et il est demandé aux pilotes d’éviter de survoler les abords du sommet.
Source : PHIVOLCS.


Crédit photo: Phivolcs

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Toujours aux Philippines, une activité éruptive est également observée sur le Taal. L’événement le plus notable de ces derniers jours a été une éruption phréatomagmatique mineure, survenue le 8 octobre 2026. Elle a généré un panache de cendres s’élevant à 4 km au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents ainsi que des éclairs étaient visibles au sein du panache. D’après les données sismiques et les images des webcams, l’événement a duré cinq minutes. Selon une source d’information, au moins 120 personnes, soit 32 familles, ont été évacuées vers des centres d’accueil le 9 octobre. Le niveau d’alerte demeure à 1 (sur une échelle de 0 à 5). Le PHIVOLCS rappelle au public que l’intégralité de l’île du Taal (Taal Volcano Island) constitue une zone de danger permanent (Permanent Danger Zone – PDZ) et recommande que le cratère principal (Main Crater) ainsi que les zones situées le long de la fissure de Daang Kastila demeurent des secteurs interdits d’accès.
Source : PHIVOLCS.

Activité phréatomagmatique sur le Taal

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In a message published on October 12, 2026, the INGV reported strong degassing at the Northeast Crater of Mount Etna (Sicily). At the same time, an increase in volcanic tremor was observed, at the upper limit of the medium range. The source was located just east of the Voragine crater, at an elevation of 2,800 meters above sea level. The GNSS network shows no significant deformation of the volcanic edifice.

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Also in Sicily, an INGV message released on October 12, 2026, reported lava overflowing from the North Crater area of Stromboli. Typical Strombolian activity is continuing. Seismically, the average amplitude of volcanic tremor shows no significant variation and remains within the medium range. The GNSS-HF network shows no significant deformation of the volcanic edifice.
On October 13, the effusive activity appeared to be stalling; the INGV indicated that it was no longer being fed.

Source : INGV.

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The HVO is still at a loss to make a reliable forecast about the Kilauea summit eruption (Hawaii). Nobody knows whether a 55th lava fountaining episode will occur. There is one sure thing : magma pressure beneath the colcano is very high. Surface activity is characterised by occasional effusuve activity at the north vent, as happened on 13 October 2026 when a vigorous dome fountain fed for nearly an hour a flow that extended almost a kilometer from the vent. This was the longest and most vigorous dome fountain since September 30. There were two other substantial fountain and overflow episodes in the following hours.

Summit tiltmeters do confirm the summit pressurization.

InSAR interferograms following the dike intrusion on September 30-October 1, show the intrusion has been slightly contracting since the evening of October 2. Minor intrusion-related motion was observed along many faults and cracks formed during the 2018 caldera collapse. There are no signs of significant deformation outside the caldera.

Rates of seismicity and ground deformation remain low in the East Rift Zone and Southwest Rift Zone. No significant ground deformation was recorded in either rift zone.

Source : HVO.

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Eruptive activity increased at Krakatau (Indonisia) in early October. Initially, seismicity indicating both shallow and deep magmatic processes did not significantly increase. Minor ash plumes were occasionally visible in webcam images rising as high as 50 m above the crater. Satellite data indicated low SO2 emissions as high as 238 tons per day and low-level thermal anomalies. Five eruptive events were recorded during 6-8 October 2026, followed by nine eruptive events just on 9 October, indicating increasing activity. The Alert Level was raised to 3 (on a scale of 1-4) at 2100 on 9 October and the public was advised to stay 5 km away from summit.

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Also in Indonesia, activity at Marapi (on Sumatra) continued during the first two weeks of October. An eruptive event was recorded on 13 October by the seismic network but not visually observed due to weather conditions. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay 3 km away from the active crater.

Source : PVMBG. .

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Eruptive activity at Nevados de Chillán (Chile) continues. A new lava flow was first visible at the summit of Nuevo volcano on 29 September 2026 and traveled SW. During a field visit on 1 October scientists observed the ejection of meter-sized blocks as high as 500 m above the summit and outward as far as 250 m. The blocks landed on the flanks and rolled up to 400 m from the crater rim. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the public is warned that an eruption may impact areas within 2 km of the active crater

Source : SERNAGEOMIN.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with the phenomena described in previous reports. Daily explosions occur at rates of 2-8 per hour, generating gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the summit. Shock waves and rumbling sounds from explosions are reported almost daily. Explosions also often eject incandescent material as high as 300 m above the summit, and onto the flanks causing incandescent block avalanches, sometimes reaching vegetated areas. Ashfall is reported in several downwind communiyies.
Source : INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Kanlaon ‘Philippines). The seismic network recorded 0-19 daily volcanic earthquakes and daily periods of volcanic tremor lasting 2-64 minutes during the first two weeks of October. In general, SO2 emissions range from 932 to 3,219 tonnes per day (t/d), though a peak of 4,656 t/d was recorded on 10 October 2026, due to a larger eruptive event. Moderate-to-voluminous volcanic emissions generally rise as high as 1.2 km above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is advised to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ) and pilots are advised to avoid flying close to the summit.

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Also in the Philippines, eruptive activity is still observed at Taal. The most sognificant event during the past days was a minor phreatomagmatic eruption on 8 October 2026. It generated a dark ash plume that rose 4 km above the crater rim. Incandescent material and lightning were visible in the plume. The event lasted for five minutes based on seismic data and webcam footage. According to a news source at least 120 people, or 32 families, had evacuated to centers on 9 October. The Alert Level remains at 1 (on a scale of 0-5). PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island (TVI) is a Permanent Danger Zone (PDZ) and recommends that the Main Crater and areas along the Daang Kastila fissure should remain prohibited.

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Le Groenland est en train de devenir américain ! // Greenland is becoming American !

Le 14 octobre 2026, le président Donald Trump a annoncé que l’exploration pétrolière, gazière et minière était sur le point de débuter au Groenland, tout en saluant l’importance stratégique de cette île arctique pour la sécurité des États-Unis et de l’Europe.

Au mois de septembre 2026, Washington a conclu un accord de sécurité avec les dirigeants du Groenland et du Danemark après que Trump a menacé de s’emparer par la force de ce territoire situé dans le cercle polaire. Le Groenland se trouve sur la trajectoire la plus courte pour les missiles entre la Russie et les États-Unis et constitue un emplacement hautement stratégique pour le bouclier de défense « Golden Dome » souhaité par Trump.
Dans une publication sur Truth Social, Trump a souligné que le Groenland recèle également des gisements inexploités de terres rares et pourrait jouer un rôle crucial à mesure que la fonte des glaces polaires ouvre de nouvelles voies maritimes. [NDLR: Trump refuse d’admettre le réchauffement climatique mais reconnaît, quand ça l’arrange, que la banquise est en train de fondre!] « Une vaste campagne d’exploration pétrolière, gazière et minière est sur le point de commencer dans notre magnifique nouveau Groenland ! », a déclaré Trump, ajoutant que « les quantités de pétrole facilement accessibles y sont bien plus importantes que presque partout ailleurs dans le monde ».

En août, des médias avaient fait état d’opérations préparatoires menées par une compagnie pétrolière américaine dans une région isolée de l’est du Groenland. Il n’est pas certain que ces opérations pétrolières préparatoires s’inscrivent dans le cadre de l’accord de sécurité signé par la Maison Blanche avec le Groenland et le Danemark ! (À vérifier absolument !)
Le Groenland occupe une position hautement stratégique. Trump a raison d’affirmer que « toute future attaque contre les États-Unis devra passer par le Groenland, où notre système de défense interceptera systématiquement drones, missiles ou toute autre forme d’arme n’ayant même pas encore été conçue ». En vertu de l’accord de dix pages signé avec le Groenland et le Danemark, les États-Unis construiront deux bases militaires dans le sud et l’est du Groenland, en plus de la base de Pituffik qu’ils exploitent déjà dans le nord.
Source : Médias américains.

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President Donald Trump said on October 14, 2026 that oil, gas and mineral exploration was preparing to begin in Greenland, and hailed the Arctic island’s position for US and European security.

Washington signed a security deal with the leaders of Greenland and Denmark after Trump threatened to take the Arctic Circle territory by force. Greenland lies on the shortest route for missiles between Russia and the United States, and represents a highly strategic location for Trump’s desired « Golden Dome » defense shield.

Trump said in a post on Truth Social that Greenland also has untapped rare earth deposits and could be a critical player as melting polar ice opens up new shipping routes. [Editor’s note: Trump refuses to admit to global warming but acknowledges, when it suits him, that the sea ice is melting!]  « Massive Oil, Gas, and Mineral Exploration is getting ready to begin in our new and beautiful Greenland! » Trump said « the amount of easily available Oil is far greater than that of almost… anywhere in the World. »

In August, there were media reports of a US oil company’s preparatory operations in a remote region of eastern Greenland. I’m not sure that these preparatory oil operations were part of the security deal the White House signed with Greenlans and Denmark !

Greenland has a highly strategic position. Trump is right when he says that « any future attack on the United States will have to come across Greenland, where our Defense will routinely knock down drones, missiles, or any other form of weapon not yet even conceived. » Under the 10-page pact signed with Greenland and Denmark, the US will build two military bases in southern and eastern Greenland, in addition to the Pituffik base it already operates in the north.

Source : U.S. news media.

Mont Blanc : 4807,47 m !

On le sait depuis longtemps : l’altitude du Mont Blanc varie en fonction de l’épaisseur de la calotte de neige et de glace qui recouvre son sommet. La hauteur de la plus haute montagne d’Europe est mesurée tous les deux ans, avec des instruments de plus en plus précis.

Le Mont Blanc vu depuis l’Aiguille du Midi

Les dernières mesures effectuées cet automne 2026 par une équipe de géomètres experts de Haute-Savoie révèlent une altitude de 4 807 mètres et 47 centimètres. Le sommet rocheux, situé à environ 4 792 mètres d’altitude, reste pratiquement stable à cette échelle de temps.

4807,47 est une valeur qui se rapproche de celle mesurée par les cousins Vallot en 1892, avec 4 807,20 mètres. Arrondie à 4 807 mètres et arrêtée en 1964 par l’IGN (successeur du Service géographique des armées), elle a été apprise par cœur par des générations d’écoliers. L’est-elle encore aujourd’hui ? Rien n’est moins sûr !

Photo: C. Grandpey

En 2026, 32 passionnés, géomètres-experts, guides et partenaires, répartis en 11 cordées, ont gravi les 2 500 mètres de dénivelé en transportant, à dos d’homme, près de 30 kg de matériel pour dix heures d’ascension, et a atteint le sommet à la mi-septembre. L’équipe a alors déployé plusieurs instruments, dont des radars et des drones. Les scientifiques ont passé près de trois heures sur place, pour arriver à un nombre très précis, au centimètre près. La technologie GNSS (système de positionnement par satellites) a été couplée à de la photogrammétrie par drone : plus de 1 300 images ont permis de générer un modèle 3D de plus de 15 millions de points. Un géoradar a sondé l’épaisseur de la calotte glaciaire afin de déterminer l’altitude du sommet rocheux, tandis qu’un gravimètre a enregistré le champ de pesanteur local.

L’altitude actuelle dépasse de 1,88 m. la dernière mesure dévoilée en 2023, mais elle est inférieure à celles de 2024 et 2025, ce qui montre la variabilité de l’épaisseur de la calotte glaciaire qui recouvre la partie rocheuse du mont Blanc.

Photo: C. Grandpey

Selon le président de la Chambre départementale des géomètres-experts de Haute-Savoie, « sur 25 ans, si on prend toutes les mesures, on a une moyenne autour de 4 808 mètres et 80 centimètres. Les 13 premières années ont toutes été au-dessus de ce seuil, et on se trouve tout le temps en-dessous depuis. » Cette tendance peut être liée au réchauffement climatique mais ne pourra être confirmée que dans de nombreuses années car nous ne disposons pas de suffisamment de recul et de données statistiques pour arriver à une telle conclusion.

Source : presse nationale.

Impact du réchauffement climatique sur les manchots de l’île Zavodovski (Îles Sandwich du Sud) // Impact of global warming on penguins on Zavodovski Island (South Sandwich Islands)

Concentrations de CO2 : 426,59 ppm (13 octobre 2026)   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

Zavodovski fait partie des îles Sandwich du Sud, un archipel isolé situé au nord du continent antarctique, et constitue un territoire britannique d’outre-mer. L’accès à ce lieu est très difficile. Une équipe du British Antarctic Survey (BAS) a navigué pendant 15 jours avant d’atteindre l’île et étudier ses populations d’oiseaux, en utilisant des drones et la photographie aérienne, et en équipant 20 oiseaux de balises de suivi.

En 2011, le British Antarctic Survey avait annoncé que Zavodovski abritait la plus grande colonie de manchots au monde, avec une population estimée à 600 000 manchots à jugulaire et 90 000 gorfous macaroni (aussi appelés gorfous dorés) nichant sur son terrain rocheux et austère.

Manchot à jugulaire et gorfou doré (Crédit photo : Wikipedia)

La situation est bien différente aujourd’hui. Une nouvelle étude publiée dans la revue Current Biology révèle que près des deux tiers de la population de manchots à jugulaire ont disparu de l’île Zavodovski. Selon l’étude, on comptait 63 % de nids occupés de manchots à jugulaire en moins en 2025 par rapport à la même période en 2011.
L’équipe de chercheurs affirme que le réchauffement climatique affecte l’approvisionnement en nourriture et la survie des oiseaux, et que les manchots à jugulaire pourraient désormais être officiellement considérés comme une espèce en danger.
Une autre espèce de manchot, le gorfou macaroni, niche également sur l’île et y prospère ; les scientifiques attribuent ce succès à un régime alimentaire plus varié.
Les chercheurs du BAS estiment que la chute alarmante de la population de manchots à jugulaire est directement liée à l’approvisionnement en nourriture et à la hausse des températures océaniques. Le régime alimentaire « spécialisé » de ces manchots et leur préférence pour des eaux plus froides semblent les avoir rendus vulnérables.
Avec le réchauffement des eaux, le krill, principale source de nourriture des manchots à jugulaire, s’est déplacé vers le sud. La présence de banquise au sud et l’absence d’îles propices à la nidification empêchent ces manchots de suivre le déplacement de cette ressource alimentaire.

Les bancs de krill constituent une ressource alimentaire essentielle pour les cétacés et les manchots de l’hémisphère sud (Crédit photo: Wikipedia)

L’équipe du BAS a examiné d’autres menaces potentielles pesant sur l’existence précaire des manchots sur cette île isolée. Les oiseaux y nichent à l’ombre d’un volcan actif, le mont Curry, également connu sous le nom de mont Asphyxia. Les sites situés sous le vent du volcan ont reçu des noms tels que « Stench Point » (Pointe de la Puanteur), « Noxious Bluff » (Falaise Nocive) et « Asphyxia Plain » (Plaine de l’Asphyxie), en raison de l’odeur des émanations du cratère à laquelle s’ajoute celle du guano des manchots. Selon les observateurs, c »est l’un des endroits les plus malodorants au monde. Toutefois, ce facteur n’est pas responsable du déclin des manchots ; ils sont habitués à cette puanteur depuis fort longtemps. La dernière éruption majeure du mont Curry remonte à 2016, alors que le déclin des manchots analysé dans cette étude est constant et se poursuit depuis 2011, ce qui prouve qu’un autre phénomène doit être pris en compte.

Mont Curry et colonie de manchots à jugulaire (Crédit photo: CNN)

Une autre préoccupation concerne la concurrence pour le krill — ressource essentielle aux manchots à jugulaire — potentiellement exercée par les baleines à bosse. Or, bien que ces baleines consomment d’énormes quantités de krill, elles contribuent également à stimuler la production de ce dernier en fertilisant, grâce à leurs excréments, les plantes marines dont le krill se nourrit.
Alors que la population de manchots à jugulaire diminue, le nombre de gorfous macaroni sur l’île Zavodovski a considérablement augmenté. Ces derniers sont plus adaptables, car ils disposent d’un régime alimentaire plus varié et plus souple. Les données de suivi de l’étude montrent que les gorfous macaroni cherchent leur nourriture dans des eaux plus chaudes au nord-est de l’île ; selon les scientifiques, ils y complètent probablement leur alimentation avec des poissons et d’autres crustacés.
D’après l’étude, ce bouleversement entre les espèces de manchots constitue « le changement de composition de la communauté le plus important jamais observé en un même lieu en Antarctique ». Les données montrent que les manchots à jugulaire, adaptés au froid antarctique, ne cohabitent plus avec leurs voisins subantarctiques. C’est une preuve supplémentaire de l’impact du réchauffement rapide de l’Antarctique sur des écosystèmes uniques et fragiles.
Quant au titre de plus grande colonie de manchots au monde, les scientifiques indiquent qu’il est désormais détenu par un site situé à plus de 5 000 km de là, à l’autre bout du continent antarctique : il s’agit du cap Adare, dans la mer de Ross.

Manchots au Cap Adare (Crédit photo: Antarctic Treaty)

Source : Current Biology.

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Zavodovski is part of the South Sandwich Islands, a remote archipelago north of the Antarctic continent which is a UK overseas territory. Access to the place is very difficult. A British Antarctic Survey (BAS) team sailed for 15 days to reach the island and study its avian inhabitants, using drones, aerial photography and fitting tracking devices to 20 birds.

In 2011, Zavodovski was hailed by the British Antarctic Survey as home to the largest penguin colony in the world – with an estimated 600,000 chinstrap penguins and 90,000 macaroni penguins nesting on its bleak, rocky terrain.

The situation is very different today. A new survey published in the journal Current Biology reveals that almost two-thirds of the population of chinstrap penguins have disappeared from thec island. According to the study, there were 63% fewer occupied nests of chinstrap penguins in 2025 than at the same time in 2011.

The research team say global warming is affecting the birds’ food supply and survival, and the penguins may now be officially endangered.

Another species of penguin, the macaroni, also nests on the island and is thriving, which scientists believe is linked to their more varied diet.

The BAS researchers say the alarming fall in the chinstrap population is all about the food supply and rising ocean temperatures. The chinstraps’ « specialist diet » and preference for cooler waters appears to have left them vulnerable.

With waters warming, the krill, which is the chinstrap penguins’ main food, have moved southwards. Sea-ice cover to the south and a lack of suitable islands for nesting prevents chinstraps from following the food.

The BAS team examined other possible threats to the penguins’ precarious existence on their remote island. Birds here nest in the shadow of an active volcano, Mount Curry, also known as Mount Asphyxsia. Sites downwind of the volcano have been given names including Stench Point, Noxious Bluff and Asphyxia Plain, because of the smell of fumes emitted from the crater. Together with all the penguin guano, it is one of the smelliest places in the world. But this factoer has nothing to do with the penguins’ decline. Thay have been used to it for ages. Mount Curry’s last major eruption was back in 2016, but the penguin declines that this study analysed have been steady and ongoing since 2011, suggesting that something else was happening.

Another concern was competition for the krill that chinstrap penguins rely on, possibly from migrating humpback whales. But, while the humpbacks eat huge quantities of krill, they also help boost krill production by fertilising marine plants that the krill feed on with their huge quantities of whale poo.

While the chinstrap population has been declining, the number of macaroni penguins on the island has increased dramatically. Macaroni penguins are more adaptable, because they have a broader, more flexible diet. Tracking data from the study showed that the macaronis foraged in warmer waters to the northeast of the island, where scientists say they were were likely to be supplementing their diets with fish and other crustaceans.

According to the study, this shift among penguin species is the « biggest change in community composition ever observed at a single location in Antarctica. The data shows that the cold-adapted Antarctic chinstrap species are no longer thriving beside their sub-Antarctic neighbours. It is further evidence of how rapid warming in the Antarctic is impacting unique and sensitive ecosystems. »

As for the title of world’s largest penguin colony, scientists say that is now held by a site more than 5,000km away – on the other side of the Antarctic continent : Cape Adare in the Ross Sea.

Source : Current Biology.