Le réchauffement climatique intensifie les événements extrêmes // Global warming intensifies extreme events

Concentrations de CO2 : 429,52 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85  ppb

L’archipel hawaïen vient d’être frappé par deux dépressions de Kona, des tempêtes printanières courantes à cette période de l’année, mais exceptionnelles par leur intensité. Elles confirment que le réchauffement climatique intensifie les phénomènes météorologiques extrêmes. Ces deux épisodes ont provoqué des pluies torrentielles, entraînant des inondations à grande échelle, des glissements de terrain, des fermetures de routes et des lignes électriques endommagées. Les autorités locales ont déclaré l’état d’urgence à Hawaï.
La NOAA explique qu’une dépression de Kona, ou tempête de Kona, se forme généralement pendant les mois d’hiver. Ce système est une zone de basse pression qui se forme au nord-ouest des îles et peut stagner à proximité. Contrairement aux alizés habituels qui sont les vents dominants à Hawaï, une dépression de Kona apporte des vents plus frais et humides du sud au sud-ouest. Cette direction de vent inhabituelle peut engendrer des précipitations importantes. Des records ont été battus à plusieurs endroits, avec jusqu’à 70 centimètres de pluie en trois jours à Maui. Le barrage de Wahiawa, sur l’île d’Oʻahu, a été placé sous alerte de risque de rupture imminente le 20 mars. Les autorités ont émis des ordres d’évacuation pour les communautés en aval exposées à des inondations potentiellement mortelles.

Carte des risques d’inondations soudaines à Oahu le 20 mars 2026. (Source : National Weather Service)

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Une crise météorologique majeure pour la saison a également frappé l’Islande, avec des vents violents et des tempêtes de sable qui ont paralysé le pays. La compagnie nationale Icelandair a pris la décision radicale d’annuler la totalité de ses vols, qu’ils soient domestiques ou internationaux. Des milliers de passagers ont été bloqués à l’aéroport de Keflavík, ou dans d’autres hubs internationaux (comme aux États-Unis et en Europe).

Sur les routes, la situation était critique par endroits. À Hvalnes, une violente tempête de sable a littéralement pulvérisé les vitres de dizaines de véhicules, mettant les passagers en détresse. La nationale 1, l’axe principal du pays, a été fermée sur plusieurs tronçons en raison d’une visibilité nulle et de vents dépassant les 150 km/h.

Source : médias d’information nationaux.

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The Hawaiian Islands have just vbeen battered by two kona lows, spring storms that are a normal phenomenon at this time of the year, but were exceptional by their intensity. They are another indication that global warming intensifies extreme events. The two events unleashes torrential rain that caused widespread flooding, landslides, road closures and downed power lines. Local authorities declared State of Emergency in Hawaii.

NOAA explains that a kona low, or kona storm, typically forms during the winter months. The system is a type of low-pressure weather pattern that develops northwest of the Islands and can stall near them. Unlike Hawaii usual trade winds, a kona low brings cooler, moisture-rich winds from the south to southwest. This unusual wind direction can produce significant rainfall. Records were broken in several places with up to 70 centimeters of water in 3 days in Maui. Wahiawa Dam on the island of Oʻahu was placed under an imminent failure risk alert on March 20, prompting authorities to issue evacuation orders for downstream communities exposed to potential life-threatening flooding.

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A major weather crisis for this time of year also struck Iceland, with violent winds and sandstorms paralyzing the country. The national airline, Icelandair, made the drastic decision to cancel all its flights, both domestic and international. Thousands of passengers were stranded at Keflavík Airport or in other international hubs (such as in the United States and Europe). On the roads, the situation was critical in some areas. In Hvalnes, a violent sandstorm shattered the windows of dozens of vehicles, leaving passengers stranded. National Route 1, the country’s main artery, was closed in several sections due to zero visibility and winds exceeding 150 km/h.

Source : National newsmedia

Des règles plus strictes pour protéger l’Everest // Stricter rules to protect Mount Everest

Au Népal, la Chambre des Députés a adopté en février 2026 un texte législatif qui instaure des règles plus strictes pour l’alpinisme, des dispositions renforcées en matière de sécurité et d’assurance, ainsi qu’un fonds permanent pour l’environnement destiné à la dépollution des hautes montagnes du pays, notamment l’Everest.

Crédit photo: Wikipedia

Le Parlement népalais a approuvé la proposition à l’unanimité. Le projet de loi vise à diversifier et à réglementer de manière systématique le secteur touristique népalais, tout en renforçant les normes de sécurité et environnementales en alpinisme.
Pour la première fois, la réglementation de l’alpinisme est intégrée à la loi sur le tourisme afin d’en renforcer l’application. La Chambre des Députés a également ordonné au gouvernement de rechercher des solutions durables pour préserver la propreté des montagnes népalaises et prévenir les accidents mortels.
Le projet de loi a été soumis au Sénat pour ensuite être approuvé par référendum lors des élections du 5 mars 2026. Après son adoption par le Sénat, le texte retournera à l’Assemblée nationale avant d’être transmis au Président pour authentification. Les responsables du ministère du Tourisme estiment que, si le processus se déroule sans encombre, il faudra environ trois mois pour que la loi soit applicable.

L’accumulation de déchets au camp de base est devenue un réel problème environnemental (Crédit photo: Wikipedia)

Une disposition clé du projet de loi est l’instauration d’un certificat médical récent et obligatoire pour tous les membres d’une expédition en haute montagne. Lors de la demande d’autorisation d’ascension, chaque membre de l’expédition, y compris le chef d’expédition, le guide et les autres membres du personnel d’assistance, devra fournir un certificat médical datant de moins d’un mois. Les autorités affirment que cette mesure vise à réduire les décès évitables et les urgences médicales en haute altitude.
Pour les sommets nécessitant une autorisation préalable, les alpinistes devront soumettre une demande au Département du Tourisme, accompagnée d’un plan d’ascension détaillé, des frais engagés et des pièces justificatives. Sur la base de la demande et des pièces jointes, le Département peut délivrer une autorisation d’ascension précisant l’itinéraire et les conditions autorisées. L’autorisation sera refusée à toute personne dont l’état de santé sera jugé insatisfaisant, que ce soit pour l’ascension elle-même ou pour accompagner une expédition.
Le projet de loi introduit également une exigence d’expérience significative pour les aspirants alpinistes à l’ascension de l’Everest. Ainsi, un permis d’ascension de l’Everest ne sera délivré que si le demandeur a prouvé avoir déjà gravi au moins un sommet de plus de 7 000 mètres au Népal. Les autorités affirment que cette disposition vise à freiner le nombre croissant d’alpinistes inexpérimentés tentant l’ascension du plus haut sommet du monde, une tendance souvent pointée du doigt pour expliquer les embouteillages au sommet, les accidents et la surcharge des services de secours.

Embouteillage au sommet de l’Everest (Source: presse népalaise)

Le projet de loi comprend également des dispositions relatives aux saisons d’ascension, aux frais de dossier, aux conditions d’obtention des permis, aux services d’expédition obligatoires, aux normes à respecter lors des expéditions, ainsi qu’aux seuils d’âge et d’expérience requis pour les alpinistes.
L’un des points forts de cette législation est la création d’un Fonds de protection de l’environnement et de bien-être des alpinistes. Le gouvernement établira ce fonds afin d’assurer la protection sociale des alpinistes et du personnel d’assistance en montagne, ainsi que pour financer les actions de protection de l’environnement en haute altitude. Point important, la taxe de gestion des déchets en montagne, perçue lors de la délivrance des permis d’ascension, sera directement versée à ce fonds par le ministère.
Source : The Kathmandu Post.

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Nepal’s National Assembly has passed the Integrated Tourism Bill, a legislation that introduces stricter rules for mountaineering, tighter safety and insurance provisions, and a permanent environment fund aimed at cleaning up the country’s high mountains, including Mount Everest.

The Nepalese parliament unanimously endorsed the proposal. The bill seeks to diversify and systematically regulate Nepal’s tourism sector while strengthening safety and environmental standards in mountaineering.

Mountaineering rules have been incorporated into the tourism bill for the first time to strengthen enforcement. Nepal’s top court has also ordered the government to seek sustainable solutions to keep Nepal’s mountains clean and prevent deaths.

The bill moved to the House of Representatives (lower house) to be elected through the March 5, 2026 elections. After endorsement by the lower house, the legislation will return to the National Assembly before being sent to the President for authentication. Tourism ministry officials estimate that, if the process proceeds smoothly, it could take at least three months for the bill to become law.

One key provision of the bill is the introduction of mandatory, recent health certification for all members of a climbing team. While applying for a climbing permit, each member if the exoedition, including the team leader, mountain guide and other support staff, must submit a health certificate issued within the previous month. Authorities say this measure aims to reduce preventable deaths and medical emergencies at high altitude.

For mountains requiring prior approval, climbers must submit an application to the Department of Tourism along with a detailed mountaineering plan, prescribed fees and supporting documents.

Based on the application and its attachments, the department may grant a climbing permit specifying the approved route and conditions. Permission will not be granted to any individual whose health condition is deemed unsatisfactory, either for climbing or accompanying a team.

The bill also introduces a significant experience requirement for aspiring Everest climbers.

A permit to climb Mount Everest will be issued only after an applicant provides proof of having previously summited at least one mountain higher than 7,000 metres in Nepal.

Officials say this provision is intended to curb the growing number of inexperienced climbers attempting the world’s highest peak, a trend often blamed for congestion, accidents and strain on rescue services.

Additional provisions in the bill cover climbing seasons, application fees, permit conditions, required expedition services, standards to be maintained during expeditions, and age and experience thresholds for climbers.

A major highlight of the legislation is the formation of an Environment Protection and Mountaineers’ Welfare Fund. The government will establish the fund to ensure social security for climbers and mountaineering support staff, as well as to finance environment protection efforts in high-altitude regions. Importantly, the mountain garbage management fee collected at the time of issuing climbing permits will be deposited directly into the fund by the department.

Source : The Kathmandu Post.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : le point sur l’éruption

Le dernier bulletin très détaillé de l’OVPF (20 mars 2026)  à propos du Piton de la Fournaise indique que l’’éruption débutée le 13 février 2026 se poursuit. Elle ne semble pas près de se terminer et pourrait réserver des surprises avec l’ouverture de nouvelles fissures éruptives.

Comme expliqué précédemment, un seul site éruptif reste actuellement actif sur le flanc sud-sud-est du volcan avec l’édification d’un cône maintenant fermé à partir duquel la lave s’écoule essentiellement en tunnel avant de former un champ de lave qui présente deux bras principaux. L’OVPF indique dans son bulletin du 20 mars 2026 que depuis le 18 mars, le bras nord est de nouveau alimenté, avec une coulée qui se trouvait en bas des Grandes Pentes à une altitude de 690m, ce même jour à 9h10 (heure locale). Le bras sud a traversé la RN2 le 13 mars et a atteint l’océan le 16 mars. En amont de la route, on observe plusieurs bras secondaires, avec notamment un bras de coulée au sud du bras principal qui continue sa progression vers la RN2.

Plusieurs bras secondaires se sont également formés en aval de la RN2 avant l’entrée de la lave dans l’océan. Un de ces bras secondaires a atteint la mer entre le 18 soir et le 20 mars 2026 au niveau du bord sud de la plateforme de la coulée principale.

Crédit photo : OVPF

Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue de se constituer et de s’élargir. Le 19 mars, elle avançait d’environ 129 m sur l’océan, sur une largeur d’environ 665 mètres. Cette plateforme s’élève à une hauteur maximum de 6 mètres au-dessus de l’océan et représentait un volume émergé d’un peu moins de 200 000 m3 de lave le 19 mars.

Attention danger ! Au niveau de cette entrée dans l’océan, un panache de vapeur et de gaz est toujours présent. Il est principalement constitué de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique (HCl) et de particules fines. Lorsque la lave, à une température d’environ 1130 °C, entre en contact avec l’eau de l’océan riche en chlorure de sodium (NaCl), elle engendre la formation d’un aérosol acide sous forme de fines gouttelettes en suspension qui peut présenter un caractère irritant et corrosif pour les voies respiratoires, la peau et les yeux. Par ailleurs, le contact brutal entre la lave et l’eau peut générer des explosions projetant des matériaux en fusion et des jets de vapeur à haute température. Des explosions peuvent également se produire en cas de déstabilisation de la plateforme. Par ailleurs, des circulations de lave en tunnel se sont développées au niveau de la plateforme. En mer, la formation d’une telle plateforme s’accompagne en général de l’apparition sous-marine de lave en coussins, pillow lava en anglais.

Vue de la  plateforme (Crédit photo : OVPF)

L’OVPF ajoute que la hausse de l’activité sismique est désormais bien marquée, avec plus de 130 séismes volcano-tectoniques détectés sur la journée du 19 mars. Ces séismes sont localisés au-dessus du réservoir superficiel et sont de très faible magnitude. Cette sismicité est interprétée actuellement comme un réajustement du champ de contraintes en réponse à la dépressurisation du réservoir. Dans ce contexte, l’ouverture de nouvelles fissures éruptives n’est pas exclue.

 Évolution de la sismicité (Source : OVPF)

Depuis le 14 mars, une augmentation significative du trémor éruptif est observée, accompagnée de phases intermittentes de type « gaz piston » qui traduisent un dégazage pulsé dans le conduit, lié à la remontée de poches de gaz à travers le magma. J’avais expliqué le ‘gas pistoning’ à Hawaï dans une note publiée le 29 novembre 2008.

Explication du « gas pistoning »

L’intensification du trémor sur le Piton de la Fournaise est corrélée à une hausse des flux de SO₂.

La déflation de la zone sommitale est également maintenant bien marquée.

Depuis le 18 mars, une augmentation du débit effusif est également observée avec une valeur maximales 22 m3/s le 20 mars.

Source : OVPF.

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Mépris des consignes de sécurité!

Ce 20 mars au matin, malgré l’interdiction de quitter la RN2 et une signalétique renforcée, de nombreux promeneurs se trouvaient encore sur le sentier qui descend vers l’endroit où la coulée de lave rejoint la mer. Un homme de 80 ans, pris de malaise, a dû être hélitreuillé par le PGHM.

Trop de personnes ignorent les panneaux prévenant du danger, installés sur le bord de la RN 2. On peut y lire : « Éruption en cours – Danger mortel – Pour votre sécurité, tous les sentiers sont fermés »,

Les gens avancent sous un soleil de plomb et sont souvent mal équipés pour ce genre de randonnée. Le malaise de cet homme n’est rien à côté du drame qui va forcément se produire un de ces jours sur le site d’entrée de la lave dans la mer. L’Observatoire, le Préfet (et moi-même) ont défini parfaitement les risques encourus. Le non respect des mesures de sécurité est quasiment suicidaire. De graves blessures, parfois mortelles, ont été enregistrées à Hawaï dans des conditions similaires.

Comme je l’ai écrit précédemment, si un drame se produit, ce ne sera pas la faute des autorités qui ont renforcé les mesures déjà prises concernant l’interdiction de quitter la RN2.

Source : Réunion la 1ère.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Une hausse significative de la sismicité a été détectée au niveau du complexe volcanique de l’Atka (îles Aléoutiennes) entre le 14 et le 15 mars 2026. De petits séismes et des épisodes de trémor mineurs ont été observés, ainsi que des niveaux élevés de SO₂ sur les images satellitaires. Cette activité accroît la probabilité d’éruptions explosives sur le Korovin, l’un des volcans du complexe volcanique de l’Atka. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée au JAUNE et le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée). .
Source : AVO.

Crédit photo: AVO

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion), débutée le 13 février 2026, se poursuit. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan. Le champ de lave présente toujours deux bras principaux. Le front du bras nord reste figé à environ 2,6 km de la RN2, à une altitude d’environ 660 m. Le bras sud s’est divisé en plusieurs bras secondaires qui poursuivent leur progression avec des vitesses très variables liées à la topographie et à la végétation.

Après avoir traversé la route nationale 2 lors de la journée du 13 mars, la lave a atteint l’océan le 16 mars vers 00h20. En amont de la route, plusieurs résurgences et bras secondaires de coulées sont visibles côté sud mais leur progression est très lente et ne présente pas à l’heure actuelle de menace pour la RN2.

 Source : OVPF

Au point de contact entre la lave et l’océan, une plateforme continue de se constituer et de s’élargir. Elle avance actuellement d’environ 130 mètres en mer. Plusieurs bras secondaires se forment en aval de la RN2 avant l’arrivée en mer de la coulée.

L’arrivée de la lave dans l’océan génère un panache principalement constitué de vapeur d’eau, d’acide chlorhydrique (HCl) et de particules fines.

Source : OVPF

 Crédit photo : OVPF

L’OVPF lance régulièrement des appels à la prudence. En m’appuyant sur mon expérience personnelle à Hawaï, j’ai publié sur ce blog une note mettant en évidence les risques liés à l’arrivée de la lave dans la mer :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

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Le Parc national des volcans d’Hawaï est resté fermé plusieurs jours en raison des dégâts causés par les intempéries qui ont frappé la Grand Île. Le parc est resté sans électricité ni internet et les accès ont été fermés. Les routes et les sentiers ont été endommagés, avec des arbres tombés, des branches entravant le passage. Le personnel du parc continue à évaluer les dégâts, et s’efforce de dégager les routes et les sentiers. Une partie du Parc a été rouverte le 18 mars, mais de nombreux secteurs restent inaccessibles.Un nouvel épisode de très mauvais temps était prévu le 19 mars 2026.

Source : National Park Service.

L’inflation et le trémor ont repris après la fin de l’Épisode 43 du Kilauea (Hawaï) et se poursuivent en ce moment. Les modèles préliminaires indiquent que les fontaines de lave de l’Épisode 44 pourraient apparaître entre le 30 mars et le 8 avril 2026.
Source : HVO.

Capture d’écran de l’Épisode 43

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L’activité explosive se poursuit sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie). Une explosion a produit un panache de cendres qui s’est élevé à environ 10,4 km d’altitude le 16 mars 2026. La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch reste Orange. Elle est Jaune pour Bezymianny et le Krasheninnikov.
Source : KVERT.

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Plus de 23 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés sous le système volcanique de Svartsengi (Islande) depuis l’éruption de juillet 2025. Les données publiées le 17 mars 2026 par le Met Office islandais montrent qu’il s’agit de la plus importante accumulation de magma entre deux éruptions depuis le début de l’activité sur la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar en décembre 2023.

 

Évolution de l’accumulation de magma sous Svartsengi (Source : Met Office)

Les mesures de déformation indiquent que l’afflux de magma sous Svartsengi s’est poursuivi à un rythme lent mais régulier ces derniers mois, à une profondeur estimée à environ 4 km sous la surface. Le soulèvement du sol à Svartsengi depuis le début de l’activité volcanique fin 2023 dépasse désormais environ 1 mètre. La phase actuelle de recharge en magma dure depuis environ 224 jours depuis la fin de la dernière éruption, ce qui en fait la période d’accumulation continue la plus longue enregistrée au cours de cette séquence éruptive. Selon le Met Office, si le magma continue de s’accumuler, le scénario le plus probable reste une intrusion magmatique entre Svartsengi et la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar, avec au final une possible éruption fissurale. L’emplacement le plus probable d’une future fissure se situe entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell, où plusieurs éruptions ont eu lieu depuis décembre 2023. Cependant, la zone d’ouverture potentielle des fissures pourrait s’étendre sur une plus grande superficie, de Grindavík au sud jusqu’ au nord-ouest de Keilir.
Les scientifiques soulignent que la longue pause observée depuis la dernière éruption ne signifie pas que la séquence éruptive sur la chaîne de cratères de Sundhnúksgígar est terminée.
Source : Met Office.

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L’éruption se poursuit à Ambae (Vanuatu). Selon le VAAC de Wellington, des panaches quotidiens de gaz, de vapeur et de cendres s’élèvent jusqu’à 2,5 km au-dessus du sommet. Un fort signal de SO₂ a été identifié sur les images satellites. La sismicité demeure élevée.

Le ministère de la Santé a déclaré qu’au 12 mars 2026, aucun décès ni aucune blessure n’avait été signalé suite à cette activité, bien que d’importantes retombées de cendres continuent d’affecter les zones principalement au sud et à l’ouest du centre éruptif. Ces retombées ont localement endommagé des jardins et contaminé les sources d’eau. On observe une augmentation des maladies liées à l’exposition aux cendres et aux gaz, ainsi qu’à la contamination de l’eau. 52 personnes ont décidé d’aller vivre dans d’autres régions. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
Source : VMGD.

Vue du centre éruptif dans le lac Voui (Crédit photo: Wikipedia)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec les explosions stromboliennes habituelles à un rythme de 6 à 13 événements par heure. Elles génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,2 km au-dessus du sommet. Des grondements sont audibles et des ondes de choc sont ressenties par la population. Les explosions projettent parfois des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet et provoquent occasionnellement des avalanches incandescentes sur les flancs du volcan. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent.
Source : INSIVUMEH.

Explosion sur le Fuego (Crédit photo: INSIVUMEH)

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L’activité éruptive continue sur le Kanlaon (Philippines), avec des séismes volcaniques quotidiens et deux épisodes de trémor enregistrés le 15 mars 2026. Les émissions quotidiennes de SO₂ varient de 434 à 2 021 tonnes.
Une éruption modérément explosive le 15 mars a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 5 km au-dessus du sommet. De gros blocs incandescents ont été projetés jusqu’à 1 km du cratère. La station de surveillance la plus proche du cratère a été endommagée par les flammes. Des coulées pyroclastiques ont dévalé la partie supérieure du flanc sud jusqu’à 1 km de distance. Une onde de choc a produit un grondement sourd, audible jusqu’à 18 km de distance. Des retombées de cendres d’intensité variable ont été signalées dans 55 districts répartis dans 12 localités de la région centrale de l’île de Negros.
Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5).

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Toujours aux Philippines, l’éruption du Mayon se poursuit, avec des coulées de lave et des effondrements au niveau du dôme sommital, des coulées pyroclastiques, des éboulements incandescents, des panaches de cendres, des coulées de lave actives et parfois une activité strombolienne mineure. Les émissions de cendres et de gaz s’élèvent jusqu’à 800 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5).
Le 17 mars, 4 020 personnes étaient hébergées dans 12 centres d’évacuation, et 86 autres étaient accueillies chez des amis ou des proches.
Source : PHIVOLCS.

Incandescence au sommet du Mayon

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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A substantial increase in seismicity was detected at the Atka volcano complex (central Aleutian Islands) between March 14 and March 15 2026.  Small earthquakes and weak tremor have been observed, and elevated levels of SO2 have been detected in satellite data. This activity increases the likelihood of explosive events at Korovin, one of the volcanoes within the Atka complex. As a consequence, the Aviation Color Code has been raised to YELLOW and the Volcano Alert Level to ADVISORY.

Source : AVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, continues. Only one eruptive site remains active on the south-southeast flank of the volcano. The lava field still has two main branches. The front of the northern branch remains stationary approximately 2.6 km from the RN2 highway, at an altitude of about 660 m. The southern branch has split into several secondary branches that continue their advance at highly variable speeds due to the topography and vegetation.

After crossing the RN2 highway on March 13, the lava reached the ocean on March 16 at approximately 12:20 a.m. Upslope of the road, several resurgences and secondary lava flows are visible on the south side, but their progress is very slow and does not currently pose a threat to the RN2.

At the point of contact between the lava and the ocean, a platform continues to form and widen. It currently extends about 130 meters into the sea. Several secondary channels form downslope of the RN2 before the lava flow reaches the sea. Source: OVPF.

The arrival of lava in the ocean generates a plume primarily composed of water vapor, hydrochloric acid (HCl), and fine particles. A platform is also being built. Based on my personal experience in Hawaii, I published a post on this blog highlighting the risks associated with lava entering the sea. https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2026/03/17/risques-lies-a-lentree-de-la-lave-dans-locean-hazards-associated-with-lava-entry-into-the-ocean/

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Hawaii Volcanoes National Park remained closed for several days due to damage caused by severe weather that struck Hawaii’s Big Island. The Park was without power and internet, and access points were closed. Roads and trails were damaged, with fallen trees and branches blocking passage. Park staff continue to assess the damage and are working to clear roads and trails. A portion of the park reopened on March 18, but many areas remain inaccessible. Extremely poor weather conditions were again forecated on March 19, 2026.
Source: National Park Service.

Inflation and tremor resumed after the end of Kilauea‘s Episode 43 (Hawaii) and are continuing. Preliminary models suggest the forecast window for the onset of Episode 44 lava fountaining is between March 30 and April 8, 2026.

Source : HVO.

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Explosive activity continues at at Sheveluch (Kamchatka / Russia). An explosion produced an ash plume that rosec to about 10.4 km altitude on March 16, 2026. The Aviation Color Code for Sheveluch remains at Orange. It is Yellow for Bezymianny and Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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More than 23 million cubic meters of magma have accumulated beneath the Svartsengi volcanic system (Iceland) since the July 2025 eruption. Monitoring data released March 17, 2026, by the Icelandic Met Office show this is the largest magma accumulation between eruptions since activity began on the Sundhnúksgígar crater row in December 2023.

Deformation measurements show that magma inflow beneath Svartsengi has continued at a slow but steady rate in recent months at a depth estimated at about 4 km below the surface. Ground deformation measurements show that land uplift at Svartsengi since the onset of volcanic unrest in late 2023 now exceeds about 1 meter. The current magma recharge phase has now lasted approximately 224 days since the end of the last eruption, making it the longest continuous accumulation period recorded during the present eruption sequence.

According to the Met Office, if magma continues to accumulate, the most likely development remains a magma intrusion from Svartsengi toward the Sundhnúksgígar crater row, potentially producing a new fissure eruption. The most probable location of a future fissure is between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell, where multiple eruptions have occurred since December 2023. However, the zone where fissures could open may extend across a wider area, from Grindavík in the south toward areas northwest of Keilir.

Scientists note that the long pause since the last eruption does not indicate that the eruption sequence on the Sundhnúksgígar crater row has ended.

Source : Met Office.

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The eruption at Ambae (Vanuatu) continues. According to the Wellington VAAC, daily gas, steam, and ash plumes rise as high as 2.5 km above the summit.There is a strong SO2 signal identified in satellite images. Seismicity remains high.
The Ministry of Health stated that as of 12 March no deaths or injuries as a result of the activity had been reported, though heavy ashfall continued to impact areas mainly to the S and W. The ashfall damaged gardens and contaminated local water sources. There is an increase in illnesses associated with ash and gas exposure and water contamination. 52 people voluntarily evacuated to other areas. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 0-5),

Source : VMGD.

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with the usual Strombolian explosions at rates of 6-13 events per hour. They generate gas-and-ash plumes that rise as high as 1.2 km above the summit. Rumbling sounds can be heard and shock waves can be felt. Explosions occasionally eject incandescent material as high as 300 m above the summit and sometimes produce incandescent avalanches on the flanks. Ashfall is reported in areas downwind.

Source : INSIVUMEH.

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Eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines) with daily volcanic earthquakes, and on 15 March 2026 two periods of volcanic tremor. Daily SO2 emissions range from 434 to 2,021 tonnes per day.
A moderately explosive eruption on 15 March generated an ash plume that rose 5 km above the summit. Large incandescent blocks were ejected as far as 1 km from the crater. The monitoring station closest to the crater was damaged after being engulfed in fire. Pyroclastic flows descended the upper S flank as far as 1 km. A shockwave produced a booming or rumbling sound, heard up to 18 km away. Various amounts of ashfall were reported in 55 districts in 12 municipalities across the central Negros Island Region.

The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5).

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Still in the philippines, the eruption at Mayon continues, characterized by lava effusion and collapses at the summit dome, pyroclastic density currents (PDCs), incandescent rockfalls, ash plumes, active lava flows, and occasional minor Strombolian activity. Emissions rise as high as 800 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale).

On 17 March a total of 4,020 people were staying in 12 evacuation shelters, and an additional 86 people were staying with friends or relatives.

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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