Volcan Taal (Philippines) : Situation stable et accès interdit

Les mises à jour du PHIVOLCS montrent que la situation sur le volcan Taal n’évolue plus depuis plusieurs jours. Des panaches de vapeur continuent à s’échapper du Main Crater. Les émissions de SO2 culminent à environ 400 tonnes par jour et la sismicité a bien décliné. Toutefois, personne ne peut prédire la date du paroxysme annoncé, ni même s’il aura lieu un jour.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le vent remobilise parfois les dépôts de cendre, avec des particules de cendre en suspension qui peuvent provoquer des problèmes, en particulier chez les personnes souffrant d’insuffisance respiratoire.

A l’attention des voyagistes : Contrairement à ce que l’on a pu observer sur certains volcans, indonésiens en particulier, toute la zone de danger autour du Taal est fermement contrôlée par l’armée et les autorisations ne sont délivrées que moyennant des conditions extrêmement strictes. L’armée évacue de force les récalcitrants à l’évacuation. Leur refus est guidé par l’écroulement de leur économie souvent basée sur les fermes d’élevage de poissons.

Un grand merci à Daniel Moyano, l’un des rares étrangers sur place, de nous fournir régulièrement des informations.

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PHIVOLCS updates show that the situation on Taal Volcano  has not changed for several days. Steam plumes are still emitted by the Main Crater. SO2 emissions peak at around 400 tonnes per day and seismicity has declined significantly. However, no one can predict the date of the announced paroxysm, or even whether it will happen one day.
As I mentioned earlier, the wind sometimes re-mobilizes ash deposits, with suspended ash particles that can cause problems, especially in people with respiratory failure.
For the attention of tour operators: Contrary to what has been observed on certain volcanoes, especially in Indonesia, the entire danger zone around Taal Volcano is firmly controlled by the army and authorizations are subject to extremely strict conditions. The army forcibly evacuates those who are reluctant to do so. Their refusal is guided by the collapse of their economy, which is often based on fish farms.
Many thanks to Daniel Moyano, one of the few foreigners on site, for regularly providing us with information.

La cendre sur Volcano Island (Source: The Weather Channel)

L’océan attaque Miami Beach // The ocean erodes Miami Beach

Le président Trump a déclaré un jour que le changement climatique était un canular, mais il semble que ce ne soit pas une blague en Floride. En lisant la presse locale et nationale, on apprend que des dizaines de camions ont commencé à déverser des centaines de milliers de tonnes de sable sur Miami Beach dans le cadre des mesures prises par le gouvernement américain pour protéger les destinations touristiques de Floride contre les effets du changement climatique.

L’élévation du niveau de la mer entraîne une accélération de l’érosion de la célèbre plage. Cela vient s’ajouter aux tempêtes côtières et surtout aux ouragans.
En janvier, l’Army Corps of Engineers a commencé une opération d’un coût de 16 millions de dollars consistant à déverser 233 000 mètres cubes de sable sur des zones de Miami Beach qui ont subi une forte érosion en juin dernier. Le projet était initialement conçu pour réparer les dégâts causés par l’ouragan Irma en 2017. Chaque jour, entre 150 et 200 camions, chacun contenant 22 tonnes de sable, vont venir vider leurs bennes sur la plage.

Le sud de la Floride est considéré comme un point névralgique du changement climatique. La côte n’est pas seulement victime de l’érosion des plages. Les autorités locales sont également confrontées aux inondations qui se produisent pendant les très grandes marées de printemps – les King tides – qui inondent aussi certaines routes.
Le projet fait partie d’un plan global de 158 millions de dollars financé par le gouvernement fédéral pour protéger Miami contre les ouragans et l’érosion des plages. Certaines personnes disent que cette initiative sera inutile et que c’est comme si le gouvernement jetait des millions de dollars dans l’océan chaque année.

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President Trump said climate change was a hoax, but it looks as if it is not a joke in Florida. Reading the local and national press, we learn that dozens of trucks have started dumping hundreds of thousands of tons of sand on Miami Beach as part of US government measures to protect Florida’s tourist destinations against the effects of climate change.

Rising sea levels are causing the accelerated erosion of the famous beach, as well as coastal storms and in particular hurricanes.

This January, the Army Corps of Engineers began the $16 million operation to dump 233,000 cubic metres of sand on areas of Miami Beach that were eroded in last June, a project that was originally designed to address damage caused by Hurricane Irma in 2017. Every day, trucks will tip between 100 and 250 loads, each containing 22 tons of sand, onto Miami Beach.

South Florida is considered ground zero for climate change. There is not only beach erosion. Local authorities are also confronted with flooding going on during King tides – especially high spring tides – which happen all too often now, where some roads get flooded.

The project is part of an overall $158 million federally funded plan to protect Miami from hurricanes and control beach erosion. Some people say the project will be useless and that it is like throwing millions of dollars out in the ocean every year

Vu à Miami: Projet de rehaussement de la chaussée pour éviter qu’elle se fasse inonder !(Photo : C. Grandpey)

Les rivières glaciaires absorbent le CO2 // Glacial rivers absorb carbon dioxide

Je ne suis pas certain que ce soit une information aussi importante que le sous-entend le titre « Bonne nouvelle » de l’article diffusé par La Chaîne Info (LCI), mais il est tout de même intéressant d’apprendre que « les rivières glaciaires sont capables d’absorber plus de CO2 que la forêt amazonienne. » C’est la conclusion d’une récente étude canadienne parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences.

Une autre étude parue dans le Nature Climate Change Journal nous apprend que la fonte du permafrost, sol gelé des régions arctiques, pourrait entraîner une augmentation des émissions de dioxyde de carbone de 41% d’ici 2100 si rien n’est fait pour enrayer le réchauffement climatique. Cette surface, qui constitue 24% des terres émergées de l’hémisphère nord, est susceptible d’émettre quelque 1.700 milliards de tonnes de CO2, soit deux fois plus que la quantité présente dans l’atmosphère. L’émission à grande échelle de ce gaz – qui cohabite avec le méthane, encore plus dangereux, dans la toundra – annonce une catastrophe écologique de grande ampleur car elle contribue à augmenter encore d’avantage l’effet de serre et donc le réchauffement climatique.

La nouvelle étude parue dans les Proceedings of the National Academy of Sciences se veut davantage optimiste. D’après des chercheurs canadiens qui l’ont réalisée, les rivières glaciaires seraient capables d’absorber du dioxyde de carbone (CO2) plus rapidement que les forêts tropicales. Les chercheurs auteurs ont réalisé des prélèvements d’eau de fonte de glaciers sur l’île d’Ellesmere, dans le territoire canadien du Nunavut. Si les rivières se trouvant dans les zones tempérées sont de fortes émettrices de CO2 en raison de la décomposition de nombreuses matières organiques en leur sein, les rivières glaciaires, qui, en raison de leur température, n’hébergent que peu de vie, donnent bien moins lieu à la décomposition organique et donc à l’émission de CO2. Dans le même temps, des sédiments en provenance des glaciers, comme le silicate et le carbonate, amorcent un processus chimique d' »altération » lorsqu’ils se retrouvent dans l’eau, au contact du CO2. Les scientifiques expliquent que « les paysages glaciaires possèdent d’immenses quantités de sédiments finement broyés créés par les glaciers eux-mêmes, lorsqu’ils avancent et se retirent. Lorsque ces sédiments se mélangent à des eaux de fonte, qui se mélangent à leur tour à l’atmosphère, ils peuvent subir un certain nombre de réactions d’altération chimiques, dont certaines consomment du dioxyde de carbone. »

C’est ainsi que les chercheurs estiment que jusqu’à 40 fois plus de CO2 serait absorbé par les rivières glaciaires que par la forêt amazonienne. Cet effet serait perceptible jusqu’à 42 kilomètres de la source de la rivière. En conséquence, les rivières glaciaires seraient des inhibitrices de CO2 bien plus puissantes que la forêt amazonienne lors des périodes de forte fonte des glaces. Un chercheur écrit que « lors de la période de fonte des glaces en 2015, alors que les glaciers ont fondu trois fois plus qu’en 2016, la consommation de CO2 par les rivières glaciaires était, en moyenne, deux fois plus élevée que celle de la forêt amazonienne. »

Cette étude est certes intéressante, mais au vu des émissions globales de la planète, en particulier à partir des activités humaines, le rôle joué par les rivières glaciaires pour absorber le CO2 semble bien dérisoire. La courbe de Keeling qui illustrait l’une de mes dernières notes est là pour le démontrer.

Source : LCI.

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I’m not sure this is as important an information as suggested by the title « Good news » of the article released by La Chaîne Info (LCI), but it is interesting to learn that « glacial rivers are able to absorb more CO2 than the Amazon rainforest. This is the conclusion of a recent Canadian study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.
Another study in the Nature Climate Change Journal informs us that melting permafrost, the frozen ground in Arctic regions, could increase carbon dioxide emissions by 41% by 2100 if nothing is done to halt global warming. This surface, which constitutes 24% of the land surface of the northern hemisphere, is likely to emit some 1,700 billion tonnes of CO2, which is twice as much as the amount in the atmosphere. The large-scale emission of this gas – together with methane, even more dangerous, in the tundra – announces a major environmental disaster because it contributes to further increase the greenhouse effect and therefore global warming .
The new study published in the Proceedings of the National Academy of Sciences is more optimistic. According to the Canadian researchers who carried it out, glacial rivers would be able to absorb carbon dioxide (CO2) faster than tropical forests. The author researchers conducted glacial meltwater sampling on Ellesmere Island in the Canadian territory of Nunavut. If the rivers in the temperate zones are strong emitters of CO2 because of the decomposition of many organic matters within them, the glacial rivers, which, because of their temperature, do not harbour any life, produce far less organic decomposition and therefore fewer emissions of CO2. At the same time, sediments from glaciers, such as silicate and carbonate, start a chemical process of « weathering » when they are found in water, in contact with CO2. Scientists explain that « glacial landscapes have huge quantities of finely crushed sediments created by the glaciers themselves, as they move forward and retreat, when these sediments mix with meltwater, which in turn mixes in the atmosphere, they can undergo a number of chemical weathering reactions, some of which consume carbon dioxide. »
Thus, the researchers estimate that up to 40 times more CO2 could be absorbed by glacial rivers than by the Amazon rainforest. This effect is said to be perceptible up to 42 kilometres from the source of the river. As a result, glacial rivers are much more powerful CO2 inhibitors than the Amazonian forest during periods of heavy ice melting. A researcher writes that « during the ice melting season in 2015, when glaciers melted three times more than in 2016, the CO2 consumption by glacial rivers was, on average, twice as high as that of the Amazon forest. »
This study is certainly interesting, but given the global emissions of the planet, especially from human activities, the role played by glacial rivers to absorb CO2 seems very derisory. The Keeling curve that illustrated one of my last postss is there to demonstrate it.
Source: LCI.

Exemple de bédière, rivière de fonte au Groenland (Photo: Wikipedia)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Pètera ou pètera pas ?

Comme à son habitude, le Piton de la Fournaise est en train de rappeler son humeur fantasque qui rend très difficile toute prévision éruptive.

Après un sursaut d’orgueil avec deux crises significatives, l’activité sismique superficielle a fortement ralenti ces derniers jours et, par la même occasion, calmé l’ardeur des « fous furieux du volcan » !

L’optimisme des volcanophiles – locaux et autres – était pourtant au plus haut à la fin de l’année 2019 quand l’Observatoire a annoncé une reprise de l’inflation du volcan. L’espoir d’une éruption était d’autant plus fort que ce gonflement de la zone sommitale s’est accompagné début janvier d’une reprise de la sismicité, avec une mini crise sismique le 8 janvier 2020.

Et puis patatras ! Le Piton a décidé de retomber dans une léthargie qui n’a pas surpris l’OVPF: « Cette diminution est couramment observée suite aux crises sismiques, qui relâchent pour un temps l’état de contrainte du milieu.»

Le 12 janvier, une nouvelle crise, avec une quarantaine de séismes en sept minutes, a fait renaître l’espoir d’une prochaine éruption. Les scientifiques de l’OVPF étaient persuadés que l’éruption pressentie allait démarrer. Eh bien non ! Mauvaise prévision ! Il a bien fallu reconnaître qu’« aucune déformation rapide de la surface du sol n’avait été enregistrée, ce qui montrait que le magma n’avait pas quitté le réservoir magmatique superficiel.»

Depuis les 17 et 18 janvier 2020, la sismicité associée à la recharge de ce réservoir à environ deux kilomètres sous le sommet du Piton de la Fournaise, a marqué le pas, ainsi que l’inflation sommitale. .

Parallèlement, l’OVPF enregistre une reprise de la sismicité à environ 1500 mètres sous le niveau de la mer, ce qui semble trahir un nouvel épisode de réalimentation profonde. Ce phénomène entraîne mécaniquement l’inflation d’une zone beaucoup plus vaste de la partie haute du massif du volcan.

A ce jour, beaucoup de questions restent sans réponse. Par exemple, il est impossible de dire si la probabilité d’une éruption à court terme est à écarter. Aline Peltier, directrice de l’OVPF fait remarquer que « ça peut repartir très vite.» Les derniers bulletins de l’Observatoire précisent toutefois avec grande prudence que « le processus de recharge du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir ne se fragilise et ne se rompt, donnant ainsi lieu à une injection de magma vers la surface et à une éruption. Le processus peut également s’arrêter sans donner lieu à brève échéance à une éruption ». Une prévision de Normand à la Réunion !

Mes amis réunionnais dont la gourmandise éruptive est sans limite devront faire preuve d’un peu de patience…

Sources : OVPF, Journal de l’Ile.

Photo: C. Grandpey

 

Autres informations volcaniques // More volcanic news

Voici quelques autres informations sur l’activité volcanique dans le monde, au vu du rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

Les nouvelles du Kawah Ijen (Indonésie) ne sont pas fréquentes ; il est donc intéressant de noter que pendant les deux premières semaines de janvier 2020, des panaches blancs montaient à 250-400 m au-dessus du lac et aucun changement de couleur de l’eau n’a été observé. Une augmentation du nombre de séismes volcaniques superficiels a été détectée et des épisodes de tremor sont apparus le 11 janvier ; ils ont culminé le 15 janvier, avant de diminuer les 17 et 18 janvier. La température de l’eau du lac a fluctué, mais elle est passée de 38°C en juin 2019 à 20°C le 14 janvier 2020. On se souvient que l’eau du lac a atteint 46°C pendant une période d’activité intense de février à mars 2018. Le niveau d’alerte du Kawah Ijen reste à 1 (sur une échelle de 1 à 4). Il est conseillé aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher de la lèvre du volcan ou de descendre jusqu’au fond du cratère.
Source: CVGHM.

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Des panaches de gaz relativement denses continuent de monter à 25-300 m au-dessus du fond du cratère de l’Anak Krakatau (Indonésie). Deux événements éruptifs ont été enregistrés par le réseau sismique le 15 janvier 2020. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger de 2 km de rayon.
Source: CVGHM.

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Toujours en Indonésie, la lave continue de s’échapperdu cratère principal du Karangetang. Elle parcourt jusqu’à 1,8 km le long des ravines Nanitu, Pangi et Sense sur les flancs SO et O du volcan. Parfois, des panaches blancs montent à 50-300 m au-dessus du sommet. L’incandescence des deux cratères sommitaux est visible la nuit. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4).
Source: CVGHM.

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Le Fuego (Guatemala) reste très actif avec 8 à 17 explosions enregistrées chaque heure quotidiennement. Elles génèrent des panaches de cendre qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui font vibrer les vitres des maisons dans les localités situées dans un rayon de 7 km du volcan. Des matériaux incandescents sont éjectés à une hauteur de 100 à 500 m et provoquent des avalanches qui parcourent parfois de longues distances dans plusieurs ravines et atteignent parfois la végétation.
Source: INSIVUMEH.

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La Garde côtière japonaise indique que lors d’un survol de Nishinoshima effectué le 17 janvier 2020, des panaches gris émis par le cône central montaient jusqu’à 1,8 km d’altitude. Le cratère central était ouvert vers l’ENE;  et laissait échapper des coulées de lave qui se dirigeaient vers le nord-est avant d’entrer dans l’océan en produisant des panaches de vapeur le long de la côte.

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La situation est stable sur le Taal (Philippines). Le 21 janvier au soir, on recensait 148,987 personnes dans 493 centres d’évacuation. Le niveau d’alerte reste à 4, sur une échelle de 0 à 5.

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Here is some more news about volcanic activity around the world, as reported by the Smithsonian Institution’s Weekly Report:

News of Kawah Ijen (Indonesia) is not released very often, so it is interesting to leran that during the first two weeks of January 2020 white plumes rose 250-400 m above the lake and no change in the colour of the water was noted. An increase in the number of shallow volcanic earthquakes was detected and continuous tremor emerged on January11th, peaked on January 15th, and then decreased on January 17th and 18th. The temperature of the lake water fluctuated, though it decreased from 38°C in June 2019 to 20°C on January 14th. One can remember that the lake water was 46°C during a period of increased activity from February to March 2018. The alert level for Kawah Ijen remains at 1 (on a scale of 1-4), and residents and visitors are advised to not approach the crater rim or descend to the crater floor.

Source: CVGHM.

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Dense white gas plumes keep rising 25-300 m above the bottom of Anak Krakatau’s crater (Indonesia). Two eruptive events were recorded by the seismic network on January 15th, 2020. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km-radius hazard zone.

Source: CVGHM.

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Still in Indonesia, lava continues to effuse from Karangetang’s Main Crater, travelling as far as 1.8 km down the Nanitu, Pangi, and Sense drainages on the SW and W flanks. Sometimes dense white plumes rise 50-300 m above the summit. Incandescence from both summit craters is visible at night. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4).

Source : CVGHM.

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Fuego (Guatemala) remains very active with 8-17 explosions per hour recorded daily. They generate ash plumes that rise as high as 1.1 km above the crater. Ashfall has been reported in several areas downwind. The explosions sometimes produce shock waves that rattle houses in communities within a 7 km radius. Incandescent material is ejected 100-500 m high and causes avalanches of material that occasionally travel long distances in several drainages, reaching vegetated areas.

Source : INSIVUMEH.

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The Japan Coast Guard reports that during an overflight of Nishinoshima conducted on January 17th, 2020, continuous grey plumes were rising up to 1.8 km a.s.l. from the central cone. The central crater was open to the ENE; lava flows travelled NE and entered the ocean, producing steam plumes at the coastline.

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As far as Taal (Philippines) is concerned, the situation is stable. There was a total of 148,987 people in 493 evacuation centres in the evening of January 21st, 2020. The alert level remains at 4 (on a scale of 0-5).

Vue du lac d’acide du Kawah Ijen (Photo: C. Grandpey)

Yad Vashem (Jérusalem) : Ne pas oublier !

Ce n’est pas de la volcanologie, ni de la glaciologie, mais l’envie était trop forte en moi de signaler cet événement. Aujourd’hui 23 janvier 2020 se tient le 5ème Forum sur la Shoah à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, en présence d’Emmanuel Macron.

Avant d’être le théâtre de tensions (voir article de presse ci-dessous), Yad Washem est avant tout un lieu de recueillement dont on ne sort pas indemne. J’en ai eu la preuve il y a quelques années quand je l’ai visité en compagnie de mon épouse et d’un homme qui faisait partie des enfants juifs planqués dans la Creuse et auxquels mon père avait fait la classe. Un grand moment d’émotion!

https://www.humanite.fr/node/224828

Les « Justes parmi les nations qui ont mis leur vie en danger pour sauver des Juifs » sont honorés à Yad Vashem. Y figure en particulier le nom de Jean-Baptiste Robert, directeur de l’Ecole primaire Supérieure de la Souterraine (Creuse) – ma ville natale – qui, lui aussi, a mis des Juifs à l’abri de la folie meurtrière des Nazis.

C’est tout, mais c’est très important pour moi.

https://www.la-croix.com/Monde/Moyen-Orient/Yad-Vashem-theatre-tensions-memoire-Shoah-2020-01-23-1201073556

Photos: C. Grandpey

Volcan Taal (Philippines) : Baisse d’activité définitive ? // Definitive decrease in activity ?

Dans sa première mise à jour du 22 janvier 2020 à 8h00, le PHILVOCS a indiqué que l’activité dans le Main Crater du Taal au cours des dernières 24 heures avait consisté en une faible émission de panaches de vapeur de 50 à 500 mètres de hauteur. Les émissions de SO2 ont atteint en moyenne 153 tonnes / jour. Entre 5 heures du matin le 21 janvier et 6 heures du matin le 22 janvier, l’Institut a enregistré 6 séismes volcaniques avec des magnitudes allant de M 1,5 à M  2,4. Dans le même temps, le réseau sismique du Taal a enregistré 481 séismes volcaniques, dont huit 8 événements basse fréquence. Le PHILVOCS a indiqué une fois de plus qu’une telle activité était probablement due à une intrusion magmatique sous le Taal, ce qui pourrait se solder par une crise éruptive majeure. .
Dans la deuxième mise à jour du 22 janvier 2020 publiée à 16 h 00, l’Institut a indiqué que depuis 5 h 00 il n’y avait pas d’émissions de cendre révélées par les enregistrements sismiques et les observations visuelles. La cendre qui recouvre Volcano Island a été remobilisée et transportée par des vents forts vers le sud-ouest où elle a affecté les villes de Lemery et d’Agoncillo. Plusieurs compagnies aériennes font état de la présence de cendres volcaniques à une hauteur d’environ 5800 mètres.

La première mise à jour du 23 janvier ressemble à celles des jours précédents. Le PHIVOLCS indique que l’activité dans le Main Crater au cours des dernières 24 heures a été marquée par des émissions faibles à modérées de panaches de vapeur de 50 à 500 mètres de hauteur. Les émissions de SO2 atteignent en moyenne à 141 tonnes par jour.
Le Philippine Seismic Network (PSN) a recensé 6 séismes volcaniques au cours des dernières 24 heures, tandis que le Taal Volcano Network a enregistré 467 événements, dont 8 séismes basse fréquence.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 4.

Avec la baisse d’activité observée, les cours dans les collèges, les écoles techniques et professionnelles et les universités de la province de Batangas en dehors de la zone de danger de 14 kilomètres devraient reprendre le 23 janvier. La décision a été prise avec l’autorisation du PHIVOLCS. Cependant, les cours pour les élèves des écoles primaires et secondaires resteront suspendus tant que le niveau d’alerte 4 sera en vigueur.

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In its first update for January 22nd, 2020 at 8:00 a.m., PHILVOCS indicated that activity in Taal’s Main Crater in the past 24 hours was characterized by weak emission of steam plumes 50 to 500 metres. SO2 emissions reached an average of 153 tonnes/day. Between 5:00 a.m. on January 21st and 6:00 a.m. on January 22nd, the Institute recorded 6 volcanic earthquakes with magnitudes ranging M 1.5-M 2.4. Meantime, the Taal Volcano Network, recorded 481 volcanic earthquakes, including eight 8 low-frequency earthquakes. PHILVOCS indicated once again that such intense activity likely signified continuous magmatic intrusion beneath the Taal edifice, which might lead to further eruptive activity.

In the second update for 22 January 2020 released at 4:00 p.m., The Institute indicated that since 5:00 a.m. there were no ash emissions based on the seismic records and visual observations. The ash blanketing Volcano Island had been remobilized and transported by strong winds towards southwest, affecting the towns of Lemery and Agoncillo. Reports from several airlines state the presence of remobilized volcanic ash at a height of approximately 5800 metres.

The first update of January 23rd looks like those of the previous days. It indicates that activity in the Main Crater in the past 24 hours has been characterized by weak to moderate emissions of steam plumes 50 to 500 meters high. SO2 emissions have been measured at an average of 141 tonnes/day.

The Philippine Seismic Network (PSN) has plotted 6 volcanic earthquakes in the past 24 hours, while the Taal Volcano Network has recorded 467 events including 8 low-frequency earthquakes.

 The volcanic alert level is kept at 4.

With the observed decrease in activity, classes for students in colleges, technical and vocational schools, and universities in the province of Batangas outside the 14-kilometre danger zone are expected to resume on January 23rd. The decision was made with the clearance from PHIVOLCS. However, classes for students under the primary and secondary levels will remain suspended as long as alert level 4 is in effect.

Source: Disaster Risk Reduction Management Council