Fonte des glaciers : disparition des traditions et des croyances // Glacier melting : disappearance of traditions and beliefs

Concentrations de CO2 : 430,07 ppm (03 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Dans les régions montagneuses, des Andes à l’Himalaya, les peuples autochtones perçoivent le recul des glaciers comme un signe de désapprobation de leurs dieux ou de leurs ancêtres. Dans de nombreuses régions, les montagnes, les glaciers et les eaux qui en proviennent occupent une place centrale dans les croyances et les pratiques religieuses locales. Pour ces communautés, la transformation des paysages montagneux et la disparition des glaciers ne sont pas seulement des conséquences physiques du réchauffement climatique, mais aussi une menace pour le lien profond qui les unit à leur environnement. Depuis 2000, les glaciers de la planète ont perdu 5 % de leur masse glaciaire. Si cette tendance est due à la hausse des températures, dans de nombreuses régions alpines, le recul des glaciers est perçu comme le reflet de nos propres actions.

J’ai publié une note à ce sujet le 6 septembre 2023. Elle était principalement consacrée à la situation dans les Andes péruviennes où le peuple quechua effectue chaque année un pèlerinage auprès du glacier de Colque Punku. Quand les habitants se rendent sur le glacier, ils entrent dans un autre monde et se sentent transformés. Ils reviennent purifiés ; c’est comme une renaissance. Autrefois, les fidèles partaient la nuit et se dirigeaient vers le glacier sacré de Colque Punku, guidés par le reflet de la lune sur les sommets enneigés. Ils prélevaient des blocs de glace aux vertus curatives qu’ils rapportaient ensuite dans la vallée. Aujourd’hui, la hausse des températures liée au réchauffement climatique rend cette pratique plus difficile. La hausse des températures entraîne une raréfaction de la glace sacrée. En 2004, la pratique consistant à découper des blocs de glace a été interdite. Les autorités péruviennes ont expliqué à la population que d’ici 40 ans, tous les glaciers du Pérou pourraient avoir disparu. Aujourd’hui, face au recul des glaciers, les pèlerins préfèrent recueillir l’eau de fonte plutôt que des blocs de glace. Nombreux sont ceux qui pensent que le déclin des glaciers est le signe que l’esprit de la montagne est las d’entendre leurs prières.

Image du festival Qoyllur Rit’i au pied du glacier Colque Punku (Crédit photo : Wikipedia)

Dans les Andes boliviennes, le peuple Aymara considère les glaciers de la vallée de Milluni comme ses ancêtres. En 2009, lorsque le glacier Chacaltaya a fondu, les Aymaras ont cru perdre leurs protecteurs. Le recul des glaces est perçu par beaucoup comme un signe de déséquilibre spirituel.

Dans l’Himalaya, les peuples traditionnels croient également que les sommets et les glaciers abritent des divinités protectrices. Le 12 mai 2025, jour de Bouddha, des moines bouddhistes et des scientifiques se sont réunis pour rendre hommage au glacier Yala, dans la vallée de Langtang au Népal. L’événement a été organisé pour sensibiliser le public au recul rapide de ce glacier et mettre en lumière les risques encourus par ceux de l’Hindou Kouch et de l’Himalaya. L’hommage a pris la forme d’une cérémonie présidée par des chefs spirituels. Le glacier Yala a diminué de 66 % depuis 1974. Depuis 2011, il a de nouveau reculé de manière significative, obligeant les chercheurs à déplacer leur camp de base. Des études prévoient la disparition du glacier Yala d’ici les années 2040.

Fonte du glacier Yala au fil des ans (Source: ICIMMOD)

Des dynamiques similaires sont à l’œuvre dans les monts Rwenzori, en Afrique de l’Est. Les communautés locales expriment un sentiment de perte et de culpabilité face à la transformation irréversible de leurs paysages. La hausse des températures entraîne la fonte des pics glaciaires, et la glace ne se renouvelle pas. Si, comme le prévoient les géologues, cette glace disparaît totalement au cours de la prochaine décennie, cela entraînera la disparition d’une vision du monde intimement liée à la glace et à la neige. Le dieu Kithasamba trône au sommet des montagnes enneigées du Rwenzori. Selon la cosmologie de l’ethnie bakonzo, la neige, que l’on croit être le sperme de Kithasamba, fond et transporte la vie à travers les vallées, jusque dans la savane en contrebas. Les chefs spirituels pensent que les rivières débordent et que les neiges fondent parce que les esprits sont en colère. Le réchauffement climatique menace non seulement la vie et les moyens de subsistance de ces communautés, mais aussi leur identité culturelle.

Vue du Mont Speke (4 890 m) et du lac Bujuku (3 891 m). Le glacier Speke était le plus grand glacier des monts Rwenzori il y a quelques décennies à peine. (Crédit photo: Wikipedia)

Source : Yale School of Environment.

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In mountain regions from the Andes to the Himalayas, Indigenous people see the retreat of glaciers as a sign that they have lost the favor of their gods or ancestors. In many regions, mountains, glaciers and the water originating from them maintain central roles in local religious beliefs and practices. « As such, changing mountain landscapes and disappearing glaciers are not just physical consequences of global warming but also endanger the deep connection of people with their environment. Since 2000, glaciers around the world have lost 5 percent of their ice. While this trend is driven by rising temperatures, in many alpine regions people consider the retreat of glaciers a reflection of their own actions.

I released a post about this topic on 6 September 2023. It was mainly dedicated to the situation in the Andes. In the Peruvian Andes, the Quechua people make a yearly pilgrimage to the Colque Punku glacier. It is said that when you go to the glacier, you are in a different space ; you rare transformed. Then you return purified ; up there, you are reborn. In the past, the believers would start at night and use the reflection from the moon that cascaded atop snow-capped peaks as a guide to make their way up the sacred Colque Punku glacier. Ice blocks believed to hold healing properties were carved out and carried back down the slope. Today, increasing temperatures linked to global warming mean the sacred ice is now scarce. In 2004, the practice of cutting blocks of ice to share with the community was banned, Peruvian authorities warn that within 40 years, all the glaciers in Peru may have disappeared. Now, as the glacier retreats, the pilgrims are opting to collect meltwater instead of the ice blocks. The decline of the glacier, many believe, is a sign that the mountain spirit is tired of listening to their prayers.

The Aymara people of the Bolivian Andes see the glaciers around the Milluni Valley as their ancestors. When, in 2009, the Chacaltaya glacier melted away, the Aymara believed they were losing their protectors. As the ice recedes, many see their retreat as a sign of spiritual imbalance.

In the Himalayas, traditional people also believe the peaks and glaciers are the homes of protective deities. On May 12, 2025, Buddha Day, Buddhist monks and scientific researchers gathered to pay tribute to Yala Glacier in Nepal’s Langtang Valley. The event was organized to raise awareness of Yala’s rapid retreat and highlight the risk across Hindu Kush Himalayan (HKH) glaciers. The tribute included a central ceremony held by spiritual leaders. Yala has shrunk 66 percent since 1974. Since 2011, the glacier has again retreated significantly, requiring researchers to move their original base camp. Studies predict that Yala will die by the 2040s.

Similar dynamics are at play in the Rwenzori Mountains of East Africa. Local communities express feelings of loss and culpability as their home landscapes are irrevocably altered. Rising temperatures are causing glacial peaks to melt, and the ice is not replenishing itself. If, as geologists predict, this ice disappears entirely within the next decade, it will lead to the disappearance of a worldview intimately linked to ice and snow. The god Kithasamba reigns atop the snow-capped Rwenzori Mountains. According to the cosmology of the Bakonzo people, the snow, believed to be Kithasamba’s semen, melts and carries life through the valleys to the savannah below. Spiritual leaders believe that the rivers overflow and the snows melt because the spirits are angry. Climate change threatens not only the lives and livelihoods of these communities but also their cultural identity.

Source : Yale School of Environment.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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La plage de sable noir de Reynisfjara (Islande) est réputée pour ses lames de fond et ses vagues meurtrières qui ont emporté plusieurs touristes imprudents. Aujourd’hui, un nouveau danger a été observé sur la plage : des éboulements rocheux.
Une quantité considérable de roches s’est effondrée dans la partie est de la plage, juste après les colonnes de basalte. Ce phénomène n’est guère surprenant, car la mer déferle sur les colonnes de basalte avec une telle violence que les vibrations peuvent déstabiliser la roche et provoquer des effondrements. Le dernier en date est le troisième éboulement majeur survenu sur le site au cours des vingt dernières années. Il aurait aisément pu virer au drame si des personnes s’étaient trouvées sur place au moment des faits.
Un guide local rappelle au public que les vagues à Reynisfjara sont imprévisibles et que les conditions peuvent changer brutalement. On peut rester longtemps sur la plage en voyant les vagues atteindre toujours le même point, puis, soudain, après une longue accalmie, une vague plus puissante que les autres surprend tout le monde. Les visiteurs étrangers ne peuvent pas anticiper un tel phénomène. De nouveaux panneaux d’avertissement ont été installés et il est vivement conseillé aux touristes de les respecter.
Source : Iceland Monitor.

Photos: C. Grandpey

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Toujours en Islande, le 24 octobre 2023, un essaim sismique intense, provoqué par une intrusion magmatique, a secoué la bourgade portuaire de Grindavík. La fréquence et l’intensité des secousse ont augmenté de manière spectaculaire le 10 novembre 2023, avec environ 20 000 événements, dont le plus fort a atteint la magnitude M5,3. Grindavík a été évacuée en raison de phénomènes d’affaissement à grande échelle, notamment la formation d’un vaste fossé d’effondrement (graben) et de profondes fissures qui ont causé des dégâts considérables. 3 700 habitants ont été contraints de fuir la ville.
La fissure qui traversait Grindavík a coupé la ville en deux ; elle est aujourd’hui en cours de comblement.
Les travaux consistent à poser un géotextile avant d’empiler des couches de différents types de gravier et de terre. L’objectif est de créer un remblai capable de mieux résister aux mouvements du sol lors d’une future activité sismique.
Bon nombre des maisons qui bordaient autrefois la fissure ont déjà été démolies, tandis que plusieurs autres sont encore debout, dans l’attente du même sort.
Sur le site Iceland Monitor, on peut visionner une vidéo montrant l’état actuel de la fissure sur toute sa longueur ainsi que le paysage urbain qui l’entoure désormais.
https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2026/06/28/video_crews_fill_fissure_running_through_grindavik/

Source: presse islandaise

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Les fontaines de lave de l’Épisode 50 du Kilauea (Hawaï) sont apparues à 10 h 10 (heure locale) le 27 juin 2026 avec tout d’abord des fontaines en dôme. L’Épisode a pris fin ce même jour à 17 h 10, après 7 heures d’activité continue à partir de la bouche nord. La bouche sud ne s’est jamais vraiment manifestée durant cet épisode.

Le débit effusif a culminé à environ 330 mètres cubes par seconde entre 10 h 30 et 11 h, avec un débit moyen de 210 mètres cubes par seconde pour l’ensemble de l’épisode. On estime à 4,9 millions de mètres cubes le volume de lave émise, qui a recouvert environ 50 % du plancher du cratère Halemaʻumaʻu. Les fontaines de lave de la bouche nord  ont atteint une hauteur maximale d’environ 300 mètres et ont généré un panache qui a culminé à environ 5 500 mètres d’altitude. Les retombées de cendre sont restées en grande partie à l’intérieur du Parc national des volcans d’Hawaï.

Les modèles de prévision indiquent que le déclenchement des fontaines de lave de l’Épisode 51 se situera probablement entre le 7 et le 14 juillet 2026.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 50

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Le PHIVOLCS indique qu’une éruption phréatomagmatique mineure a eu lieu au niveau du Main Crater du Taal (Philippines) le 30 juin 2026 à 14 h 34. L’événement a duré environ quatre minutes et demie. Il a généré des panaches de cendres et de vapeur s’élevant à environ 1 200 mètres d’altitude avant de dériver vers le sud-ouest.
Malgré cette éruption, le Taal demeure au niveau d’alerte 1, ce qui indique une activité volcanique de faible intensité. Les autorités continuent de recommander à la population de rester vigilante et de suivre les consignes officielles.

https://www.facebook.com/reel/1607722151363496/?s=single_unit&__cft__[0]=AZYFo66mbWURgpxvSkMUiX_TKq6ij7ulFJZMS4ATpYSKWyGzE2x5EDHBFRbimEwwcdqcWPZBVZc6_XWj8Am39U_kp13fJRLVhNbFIiDG8FUVIkmPzjJwBPq8aSiStzuNdlv8QMGlhcg-kNBbhVfOVJhKZmq6OhLpnlr0DO8q9jzzAAbgxb9qAHEtHAtSSE5RXTw&__tn__=H-R

 

Vue de l’événement du 30 juin (Source: réseaux sociaux)

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L’activité effusive se poursuit sur l’Etna (Sicile), alimentée par une bouche situé à 3 300 mètres d’altitude. Le front de lave le plus avancé se situe actuellement à une altitude estimée 2620 mètres.

L’activité strombolienne se poursuit, avec une intensité variable, à partir de la bouche située sur le versant supérieur de la Voragine.
Au cours des dernières 48 heures, l’amplitude moyenne du trémor volcanique a montré une hausse lente et régulière avec sa source dans la zone de la Voragine, à une altitude d’environ 3 000 mètres. Aucune variation significative n’a été détectée dans les données de déformations du sol.
L’alerte aérienne VONA émise par l’INGV reste Orange, mais cette phase éruptive de l’Etna n’a actuellement pas d’impact sur le fonctionnement de l’aéroport international Vincenzo Bellini de Catane.

Source : INGV.

L’Etna le 27 juin 2026 (Source: INGV)

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Un épisode explosif a été observé sur le Mutnovsky (Kamtchatka) le 1er juillet 2026 à 20 h 19, UTC (2 juillet à 08 h 19, heure locale). C’est la première éruption de ce volcan depuis le 3 juillet 2013. Le KVERT a signalé que cet événement,a duré environ trois minutes, et généré un panache de cendres qui est monté jusqu’à 3,5 km au-dessus du niveau de la mer avant de s’étirer sur une dizaine de kilomètres à l’ouest du volcan.
Le KVERT a fait passer la couleur de l’alerte aérienne du Vert à l’Orange. Aucune autre explosion n’a été observée, et l’activité s’est poursuivie sous forme d’émissions de gaz et de vapeur. La couleur de l’alerte aérienne a été ramenée au Jaune le 2 juillet à 04 h 20 UTC.
Source : KVERT

Activité explosive sur le Mutnovsky le 1er juillet 2026 (Source : KVERT)

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Le niveau d’alerte de l’Anak Krakatau (Indonésie) a été relevé de II (Waspada) à III (Siaga) le 2 juillet 2026, suite à une éruption qui a généré un panache de cendres à environ 200 m au-dessus du sommet. Une zone d’exclusion de 3 km a été mise en place autour du cratère actif. Il convient de noter qu’une intensification de l’activité a été observée depuis le début du mois de juin 2026.

Source : Magma Indonesia.

Épisode éruptif sur l’Anak Krakatau (Photo : C. Grandpey)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Reynisfjara Black Sand Beach (Iceland) is known for its rip currents and killer waves that have swept away several careless tourists. Today, a new danger has been observed at the beach : rock collapses.

A tremendous amount of material has collapsed on the eastern part of the beach, beyond the basalt columns. This does not really come as a surprise because the sea is pounding the basalt columns so violently that the vibrations may destabilize the rock and trigger collapses. The latest collapse is the third major rockfall at the site in the past 20 years. It could easily have ended in tragedy if people had been present when it happened.

A local guide reminds the public that waves at Reynisfjara are unpredictable and conditions can change suddenly. You can stand on the beach for a long time, and the waves keep reaching the same point, then suddenly, after a long lull, one huge wave arrives. Foreign visitors cannot anticipate something like that. New warning signs have been installed and tourists are strongly advised to respect them.

Source : Iceland Monitor.

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Still in Iceland, on 24 October 2023, an intense earthquake swarm shook Grindavik, caused by a magmatic intrusion underneath the area. The frequency and intensity of the earthquakes dramatically increased on 10 November 2023, with around 20,000 tremors, the largest of which exceeded M5.3. Grindavík was evacuated due to the creation of large-scale subsidence, including the formation of an extensive graben valley, with huge fissures that caused significant damage. 3,700 residents were forced to flee Grindavík.

The fissure that runs through Grindavík at one point split the town in two. Today itt is being filled.

The work involves laying geotextile fabric before building up layers of different types of gravel and soil. The aim is to create a fill that can better withstand ground movement during future seismic activity.

Many of the houses that once stood along the fissure have already been demolished, while several others remain standing, awaiting the same fate.

On the Iceland Moniotor website, one can wath a good video that shows the current state of the fissure along its length and the transformed townscape that now surrounds it.

https://icelandmonitor.mbl.is/news/news/2026/06/28/video_crews_fill_fissure_running_through_grindavik/

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Lava fountains from Kīlauea’s (Hawaii) Episode 50 began at 10:10 a.m. (local time) on June 27, 2026, initially appearing as dome fountains. The episode ended that same day at 5:10 p.m., following seven hours of continuous activity from the north vent. The south vent never truly became active during this episode.
The effusion rate peaked at approximately 330 cubic meters per second between 10:30 a.m. and 11:00 a.m., with an average rate of 210 cubic meters per second for the duration of the episode. The volume of erupted lava is estimated at 4.9 million cubic meters, covering about 50% of the floor of Halemaʻumaʻu Crater. Lava fountains from the north vent reached a maximum height of approximately 300 meters and generated a plume that peaked at an altitude of about 5,500 meters. Ashfall remained largely within Hawaiʻi Volcanoes National Park.

Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 51 will likely be between July 7 and July 14 2026.
Source: HVO.

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PHIVOLCS reported that a minor phreatomagmatic eruption occurred at Taal Volcano’s Main Crater (Philippines) at 2:34 p.m. on June 30, 2026, lasting approximately four and a half minutes. The event generated dark gray ash and steam-rich plumes that rose about 1,200 meters before drifting southwest.

Despite the eruption, Taal Volcano remains under Alert Level 1, indicating low-level volcanic unrest. Authorities continue to advise the public to remain vigilant and follow official advisories.

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Effusive activity continues at Mt Etna (Sicily), fed by a vent located at an elevation of 3,300 meters. The flow front is currently situated at an estimated elevation of between 2,620 meters. Irregular Strombolian activity is going on at a vent located on the upper dlope of theVoragine.
Over the past 48 hours, the average amplitude of volcanic tremor has shown a slow and regular increase, with its source in the Voragine area at an elevation of approximately 3,000 meters. No significant changes have been detected in ground deformation data.
The VONA aviation alert issued by INGV remains at Orange, but this eruptive phase of Etna is currently not affecting operations at Catania-Vincenzo Bellini International Airport.
Source: INGV.

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Mutnovsky (Kamchatka), produced an ash explosion at 20:19 UTC on July 1, 2026 (08:19 LT on July 2), marking its first eruption since July 3, 2013. KVERT reported that the approximately 3-minute event generated an ash plume up to 3.5 km above sea level, extending about 10 km west of the volcano.

The KVERT raised the Aviation Color Code from Green to Orange and said the eruption lasted about 3 minutes. There were no further ash explosions observed, and activity at the volcano continued in the form of gas-and-steam emissions. The agency lowered the Aviation Color Code from Orange to Yellow at 04:20 UTC on July 2.

Source : KVERT.

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The alert level for Anak Krakatau (Indonesia) was raised from II (Waspada) to III (Siaga) on July 2, 2026, after an eruption sent a dense ash plume about 200 m above the summit. The agency has set a 3 km exclusion zone around the active crater. It should be noted that an increase in activity has been observed since early June 2026.

Source : Magma Indonesia.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Nouvelle plateforme climatique aux États Unis // New climate platform in the U.S.

Grâce à un financement participatif, des climatologues américains ont lancé le 23 juin 2026 une plateforme en ligne – Climate.us – pour combler le vide laissé par la fermeture par Donald Trump d’un site internet fédéral dédié au réchauffement climatique. Vous y accéderez en cliquant sur ce lien :

https://www.climate.us/

Ce nouveau site ambitionne de remplacer la plateforme gouvernementale supprimée par le président américain en 2025, quelques mois après son retour au pouvoir. Son but est également de proposer des informations fiables et non partisanes sur la crise climatique.

L’ancien portail ‘climate.gov’ regorgeait de données officielles sur le réchauffement climatique tirées des travaux de la NOAA. Il proposait une multitude de données vulgarisées à destination des étudiants, des médias, des enseignants, ou de tout citoyen avide d’informations fiables. Mais il n’a pas survécu aux coupes drastiques infligées par la Maison Blanche aux différentes agences scientifiques fédérales.

Le nouveau site Climate.us est quasiment identique à l’ancien portail, mais il a été créé de façon indépendante, et il est riche de plusieurs années de statistiques, d’articles et de rapports que les climatologues ont pu reconstituer.

Comme pour l’ancien site, le but de Climate.us n’est pas de dire aux Américains ce qu’ils doivent faire face au réchauffement climatique. Selon la directrice du projet, « il restera non partisan, il se concentrera sur la science, expliquera la science et montrera aux gens ce que les données révèlent. »

Une campagne de financement participatif a permis de récolter environ 280 000 dollars (soit 245 000 euros) grâce à plus 3 000 donateurs. Cette somme devrait permettre de maintenir le site jusqu’à début 2027, grâce notamment à un grand donateur anonyme. Plus de 80 scientifiques bénévoles se relaient pour vérifier des informations, faire de la relecture et mettre en ligne des articles. L’ex-plateforme gouvernementale attirait plus d’un million de visiteurs par mois.

Source : France Info.

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On June 23, 2026, American climate scientists launched an online platform—Climate.us—funded through crowdfunding to fill the void left by Donald Trump’s closure of a federal website dedicated to global warming. You can access it via this link:

https://www.climate.us/

This new site aims to replace the government platform shut down by the U.S. president in 2025, shortly after his return to power. Its goal is also to provide reliable, non-partisan information about the climate crisis. The former ‘climate.gov’ portal was packed with official data on global warming derived from NOAA’s work. It offered a wealth of accessible information tailored for students, the media, teachers, and any citizen seeking reliable facts. However, it did not survive the drastic budget cuts imposed by the White House on various federal scientific agencies.

The new Climate.us site is virtually identical to the old portal but was created independently; it features years of statistics, articles, and reports that climate scientists have managed to reconstruct.

As with the original site, the goal of Climate.us is not to tell Americans how to respond to global warming. According to the project director, « it will remain non-partisan, focus on the science, explain the science, and show people what the data reveals. »

A crowdfunding campaign raised approximately $280,000 (about €245,000) from over 3,000 donors. This funding should keep the site running until early 2027, thanks in part to a major anonymous donor. More than 80 volunteer scientists take turns verifying information, proofreading, and publishing articles online. The former government platform attracted more than a million visitors per month.

Source: France Info.

Les récupérateurs d’eau pluviale à Hawaï // Rainwater catchment systems in Hawaii

Les systèmes de récupération d’eau de pluie sont indispensables dans les maisons d’habitation et les commerces de l’île d’Hawaï. Ces récupérateurs sont régis par un ensemble de lois de l’État, de réglementations locales, et de normes établies par les services sanitaires. Ces systèmes de récupération des eaux pluviales diffèrent sensiblement des raccordements au réseau d’eau potable en vigueur ailleurs aux États-Unis. Hawaï est l’un des rares États américains à disposer d’un cadre législatif spécifique pour la conception, l’installation et la gestion de la qualité de l’eau des systèmes de récupération d’eau de pluie. Ceci s’explique par l’isolement géographique de l’État et l’absence d’infrastructures d’eau potable gérées par les collectivités locales sur une grande partie de la Grande Île, et des îles de Maui et de Kauai.

Un système de récupération d’eau de pluie désigne tout dispositif conçu pour collecter les précipitations d’un toit ou d’une autre surface, acheminer cette eau par des gouttières et des descentes pluviales, la stocker dans une ou plusieurs citernes ou réservoirs, et la distribuer par une tuyauterie sous pression ou par gravité pour des usages potables ou non potables. L’ensemble de ces systèmes, notamment les canalisations d’adduction, les systèmes de filtration, les réservoirs sous pression, les unités de désinfection UV et les conduites de distribution, relèvent de la compétence du Department of Commerce and Consumer Affairs (Département du Commerce et de la Protection des Consommateurs d’Hawaï – DCCA) et doivent être installés par un plombier agréé, conformément à la réglementation en vigueur.

Crédit photo: DCCA

Dix équipes de plombiers agréés bénévoles se sont portées volontaires pour se rendre à Volcano Village, sur la Grande Île d’Hawaï, afin d’installer des dispositifs de dérivation des eaux de pluie dans 30 maisons. Ces foyers sont désormais mieux préparés aux retombées de cendres et de téphras liées à l’activité éruptive épisodique du Kilauea. Ces dispositifs de dérivation protègent ainsi les ressources en eau dont dépendent nombre d’entre eux. Ils permettent aux propriétaires de détourner temporairement les eaux pluviales de leurs réservoirs de stockage lorsque des cendres volcaniques et des téphras sont présents sur les toits, ce qui évite la contamination des réseaux d’eau potable.
Selon les autorités locales, ce projet « rappelle que la résilience se construit grâce aux relations humaines et à l’engagement de tous ceux qui partagent leur temps, leurs connaissances et leur expertise au service de leur communauté ».
De nombreux habitants de Volcano Village dépendent des systèmes de récupération des eaux de pluie comme principale source d’eau. Les cendres et les téphras peuvent s’accumuler sur les toits lors d’épisodes d’activité volcanique, comme pendant les épisodes de fontaines de lave qui ont débuté le 23 décembre 2024 dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu, au coeur de la caldeira du Kīlauea. Cette éruption a déjà connu 50 épisodes et ne semble pas près de se terminer.
Source : Big Island Now.

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Rainwater catchment systems represent a structurally distinct category within Hawaii’s residential and commercial plumbing landscape, governed by a combination of state statutes, county regulations, and health department standards that differ meaningfully from standard municipal water service connections else where in the U.S. Hawaii is one of the few U.S. states with a dedicated statutory framework for catchment system design, installation, and water quality management. It is a reflection of the state’s geographic isolation and the absence of municipal water infrastructure across large portions of the Big Island, Maui, and Kauai.

A rainwater catchment system refers to any engineered assembly that collects precipitation from a roof or other surface, conveys that water through gutters and downspouts, stores it in one or more cisterns or tanks, and distributes it through a pressurized or gravity-fed plumbing network for potable or non-potable end uses. The plumbing components of these systems, including conveyance piping, filtration assemblies, pressure tanks, UV disinfection units, and distribution lines, fall under the licensing authority of the Hawaii Department of Commerce and Consumer Affairs (DCCA) and must be installed by a licensed plumbing contractor in accordance with applicable code.

Ten teams of volunteer licensed plumbers have accepted to travel to Volcano Village on Hawaii Big Island to install catchment diverters at 30 homes. Those households are now better prepared for ash and tephra fall from the ongoing Kīlauea episodic eruptive activity, protecting the water supplies on which many of them depend.

The diverters allow homeowners to temporarily redirect rainwater away from their storage tanks when volcanic ash and tephra are present on rooftops, helping prevent contaminated runoff from entering household water supplies.

According to the local authorities, the project “is a reminder that resilience is built through relationships and people willing to share their time, knowledge and expertise in service to their community.”

Many Volcano residents rely on rainwater catchment systems as their primary source of water.

Ash and tephra can accumulate on rooftops during periods of volcanic activity, such as lava fountaining episodes like those that began on December 23, 2024, within Halemaʻumaʻu Crater in the Kīlauea caldera. There have been 50 episodes of this ongoing eruption with no end in sight.

Source : Big Island Now.