Un robot humanoïde sur un volcan // A humanoid robot on a volcano

Un robot humanoïde nommé Pemba a atteint le sommet du volcan Chimborazo en Équateur (6 263 m). Pemba, qui est une version modifiée d’Unitree G1, a réalisé l’ascension en 16 heures avec toutefois l’aide de l’équipe scientifique qui l’a conçu. Le robot a progressé de manière autonome sur les sections les plus faciles, mais a dû être porté par des humains sur les terrains plus escarpés et techniques. En réalité, il s’agit moins d’une conquête robotique des Andes qu’un test grandeur nature plutôt spectaculaire. Certes, Pemba a eu besoin de la force humaine, mais il a également été confronté à des conditions jamais observées en laboratoire.

Vue du Chimborazo (Crédit photo: Wikipedia)

Comme écrit précédemment, le robot a progressé de manière autonome dans les secteurs où la pente restait inférieure à 30 degrés, ce qui constitue déjà un test significatif pour une machine humanoïde en altitude. Sur les passages plus raides et techniques, les membres de l’expédition ont porté le robot. L’ascension s’est alors transformée en une expédition mixte homme-machine plutôt qu’en une ascension entièrement autonome.
Quoi qu’il en soit, malgré les difficultés, cet exploit est remarquable. En plus des problèmes habituels rencontrés par les robots, le Chimborazo a ajouté la neige, le froid, un terrain accidenté, l’air raréfié et la sollicitation de la batterie. Au final, ce fut un véritable test sur le terrain.

Le robot sur le volcan avec l’un des scientifiques de l’expédition (Crédit photo: Digital Trends)

Pemba est utilisé pour évaluer la capacité des robots humanoïdes à intervenir dans des environnements à haut risque où les humains sont exposés à des dangers réels et où les machines conventionnelles rencontrent des difficultés. Un robot humanoïde équipé de caméras, de capteurs, d’une connectivité satellite et d’une intelligence artificielle embarquée est capable de patrouiller dans des zones à risque, collecter des données ou inspecter le terrain sans nécessiter des milliers de caméras fixes déployées dans des régions reculées. Le jour où un robot pourra gérer l’altitude, les températures glaciales, les terrains accidentés, les communications faibles et les limitations d’énergie, il sera de plus en plus susceptible d’être utilisé dans les zones sinistrées et autres lieux où l’envoi d’une personne est coûteux, lent et dangereux.

Le robot nu avec l’un de ses concepteurs (Source: Digital Trends)

Le prochain grand objectif de Pemba est l’Everest, mais le projet se heurte déjà à des obstacles administratifs. Geologic Dome et l’organisation népalaise Fourteen Peaks Expedition ont proposé de tester un robot humanoïde entre le camp de base de l’Everest et le camp IV, où il pourrait collecter des données sur l’autonomie de la batterie, les contraintes articulaires, la locomotion et la résistance aux environnements difficiles. Le problème, c’est que le Népal ne dispose pas encore de cadre juridique pour les expéditions robotisées sur l’Everest. Les autorités souhaitent donc établir des règles pour les alpinistes non humains avant de poursuivre le projet.
Cela peut paraître absurde, mais à y regarder de plus près, c’est tout à fait normal. Les environnements fragiles, dangereux nécessitent des règles avant que les robots fassent partie des prétendants à l’ascension de la montagne. Une machine défaillante en montagne peut devenir un obstacle, poser un problème de sauvetage, ou tout simplement devenir un déchet coûteux et défectueux. Les pentes de l’Everest n’ont pas besoin de ça!
En cliquant sur ce lien, nous verrez une vidéo présentant l’expédition sur le Chimborazo :

https://x.com/pabloberlangab/status/2063644251804541303/video/1

Source : Digital Trends.

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A humanoid robot named Pemba has reached the summit of Ecuador’s Chimborazo volcano 6,263m). Pemba, a modified Unitree G1, completed the 16-hour summit climb with help from the scientific team behind it. The robot walked on its own during easier sections, but humans had to carry it through steeper, more technical terrain. Actually, the achievement looks less like a robot conquest of the Andes and more like a serious field test with a dramatic finish. Sure, Pemba still needed human muscle, but it also faced conditions that most lab demos never touch.

As I put it above, the robot walked independently on sections where the incline stayed below 30 degrees, which is still a meaningful test for a humanoid machine at altitude. During steeper and more technical stretches, expedition members carried the robot, turning the summit into a mixed human-machine climb rather than a fully autonomous ascent.

Anyway, despite the difficulties, the achievement is remarkable. Chimborazo added snow, cold, uneven ground, thin air, and battery strain to the usual robotics problems. In the end, it was a real on-the-field test.

Pemba is being used to test whether humanoid robots can work in places where people face real risk and conventional machines can struggle. A humanoid equipped with cameras, environmental sensors, satellite connectivity, and onboard AI could patrol protected areas, collect data, or inspect terrain without needing thousands of fixed cameras spread across remote regions. If a robot can handle altitude, freezing temperatures, rough ground, weak communications, and power limits, it moves closer to work in disaster zones, conservation areas, and other places where sending a person is expensive, slow, and dangerous.

Pemba’s next big target is Mount Everest, but the stunt is already running into paperwork. Geologic Dome and Nepal-based Fourteen Peaks Expedition have proposed testing a humanoid robot between Everest Base Camp and Camp IV, where it could collect data on battery performance, joint stress, locomotion, and environmental resilience. Hpwever, there is an obstacle for the moment because Nepal doesn’t yet have a legal framework for robotic expeditions on Everest, so officials want rules for non-human climbers before the project moves forward.

That may sound absurd, but at second thought, it is quite normal. Fragile, dangerous, heavily managed environments need rules before robots start joining the queue. A machine that fails on a mountain can become an obstacle, a rescue problem, or just more expensive trash with knees. The slopes of Mount Everest don’t need that!

By clicking on this link, you will see a video showcasing the expedition to Chimborazo:
https://x.com/pabloberlangab/status/2063644251804541303/video/1

Source : Digital Trends.

Tourbillon volcanique pendant l’Épisode 49 du Kilauea // Volcanic whirlwind during Kilauea’s Episode 49

Lors de l’Épisode 49 du Kilauea, une des webcams du HVO a proposé une vue impressionnante d’un tourbillon de poussière qui s’est formé à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u, à proximité de la bouche éruptive nord. Ce n’est pas la première fois que de tels phénomènes, également appelés lavanadoes, sont observées lors d’éruptions, mais celui-ci était particulièrement spectaculaire. Tournoyant dans le sens horaire, le tourbillon a heurté la caméra, projetant des débris volcaniques, sans toutefois endommager l’instrument.

Capture d’image webcam du phénomène

Dans une note publiée le 20 décembre 2022, j’expliquais que ces phénomènes ressemblent davantage à des tourbillons de poussière qu’à des tornades. Les tornades sont des colonnes d’air tourbillonnantes et violentes qui touchent le sol. Les tourbillons de poussière, communément appelés « dust devils » par les Anglo-saxons, sont des ensembles de particules de poussière ou de sable soulevées du sol en colonnes verticales tourbillonnantes. Ces types de vortex peuvent également se former lorsque de la vapeur tourbillonne près d’un panache volcanique. Ce fut le cas au cours de l’Épisode 49.
Un tourbillon de poussière est un phénomène éolien fréquent qui se produit partout dans le monde. Il se forme sous l’effet d’un fort réchauffement de la surface du sol et est généralement de plus petite taille et moins intense que les tornades. Ces types de tourbillons ont généralement un diamètre de 3 à 90 mètres et une hauteur de 150 à 300 mètres. Ils ne durent que quelques minutes avant de se dissiper.
Les tourbillons de poussière et autres phénomènes similaires se forment généralement dans un air très chaud et sec et ne sont pas associés aux nuages ni aux précipitations. Ils sont déclenchés par des phénomènes de convection causés par un réchauffement intense du sol, ce qu’une coulée de lave peut tout à fait provoquer. D’ailleurs, les scientifiques du HVO confirment que plusieurs de ces tourbillons ont souvent été observés lors des éruptions du Kilauea en 2018 et 2020.
À l’instar des feux de forêt, les volcans peuvent créer leurs propres conditions météorologiques. En 2018, une tornade de lave, ou « lavanado », a été observée sur le système fissural dans les Leilani Estates. D’autres phénomènes météorologiques, tels que la foudre volcanique, le vog et des pyrocumulus (également appelés « flammagenitus »), ont également été observés lors de l’éruption et des coulées de lave de 2018.

Voici une vidéo du tourbillon du 14 juin 2026 :

https://youtu.be/klsSlyPS7Fw

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During Kilauea’s Episode 49, on of the HVO’s webcams showed an amazing view of a whirlwind which formed inside the crater, close to y=the north eruptive vent. This is not the first time such phenomena – also called lavanadoes – have been seen during eruptions, but this one was very sprectacular. Spinning clockwise, the whirlwind hit the camera, sending volcanic debris around, without damaging the camera.

In a post released on 20 December 2022, I explained that these phenomena are more similar to dust devils than tornadoes.

Tornadoes are violent, rotating columns of air that touch the ground. Dust/sand whirls, commonly called ‘dust devils’, are ensembles of dust or sand particles raised from the ground into vertical whirling columns. These types of vortices also can be formed when vapour swirls near a volcanic steam plume.

Dust devils are a common wind phenomenon that occur around the world. They are created by by strong surface heating and generally smaller and less intense than tornadoes. These types of vortices typically have diameters from 3 to 90 meters and normally range from 150 to 300 meters in height. They also normally last just a few minutes before dissipating.

Dust devils and similar whirlwinds usually form in very warm and dry air and are not associated with clouds or precipitation. They are triggered by convective phenomena caused by intense heating of the ground, which a lava flow could definitely cause.

HVO scientists confirm there were often several of those whirlwinds observed during the 2018 and 2020 eruptions of Kilauea.

Like wildfires, volcanoes can create their own weather. In 2018, there was a somewhat rare “lavanado” captured over the fissure system in Leilani Estates. Other weather phenomena such as volcanic lightning and thunder, vog and pyrocumulus clouds, also referred to as “flammagenitus”, were also observed during the 2018 eruption and lava flows.

Here is a video of the lavanado of 14 June 2026 :

https://youtu.be/klsSlyPS7Fw

Kilauea (Hawaï) : Épisode 49 !

14 juin 2026 (18h30, heure française) : Comme lors des précédents, les signes précurseurs de l’Épisode 49 de l’éruption du Kīlauea ont débuté vers 4h10 (heure locale) le dimanche 14 juin 2026, avec des fontaines de lave en dôme pas très hautes (3 à 5 m) au niveau de la bouche éruptive nord. L’activité s’est intensifiée vers 6h00, en alimentant des coulées. Quatre petits débordements seulement ont été observés sur la bouche éruptive sud. Le HVO a relevé le niveau d’alerte du Kīlauea de Advisory (surveillance conseillée) à Watch (Vigilance) et la couleur de l’alerte aérienne est passée de Jaune à Orange.
Des fontaines de lave plus spectaculaires ne devraient pas tarder à apparaître, aujourd’hui ou demain, selon le HVO.

Il est 22 heures (heure française) et 10 heures (heure locale) ce 14 juin et l’éruption au niveau de la bouche nord semble avoir trouvé sa vitesse de croisière. Les hautes fontaines ont commencé à jaillir vers 9h30 (heure locale)  mais ne semblent pas vouloir battre des records de hauteur.

Images webcam de l’éruption

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15 juin 2026 – 7 h 00 (heure française) ; 14 juin, 19 h 00 (heure d’Hawaï) : Après sept heures et demie de fontaines de lave depuis la bouche éruptive nord, l’Épisode 49 de l’éruption du Kilauea s’est terminé à 17 h 05 le 14 juin 2026. La bouche sud n’a pas produit de fontaines de lave durant cet épisode, mais elle a émis des projections sporadiques.

Les fontaines de lave ont atteint une hauteur maximale de 210 mètres. Le débit effusif de cet épisode a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde, avec un débit moyen de 200 mètres cubes par seconde. On estime à 5 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La fontaine de lave de la bouche nord a produit un panache qui a atteint une hauteur maximale d’environ 5 500 mètres. Bien qu’aucune retombée de cendres importante n’ait été détectée, le HVO prévient que de fines cendres et des cheveux de Pélé peuvent rester en suspension pendant plusieurs heures après la fin de l’éruption. Le niveau d’alerte volcanique est passé de Watch (Vigilance)à Advisory (surveillance conseillée) et la couleur de l’alerte aérienne est passée de l’Orange au Jaune.

Derniers instants de l’Épisode 49 (image webcam)

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14 June 2026 (6:30 am, French time) : Like the previous ones, precursory activity for Episode 49 of the Kilauea eruption began around 4:10 a.m. (local time) on Sunday June 14, 2026 with low dome fountains 3-5m high at the north vent. They increased in size around 6 a.m. feeding lava flows. The south vent had 4 very short overflows. The HVO raised the Alert Level for Kīlauea from ADVISORY to WATCH and the Aviation Color Code from YELLOW to ORANGE.

Full-size lava fountains are likely to appear shortly, today or tomorrow, according to the HVO.

It is 10 p.m. (French time) and 10 a.m. (local time) on June 14th and the eruption at the north vent seems to have reached cruising speed. The lava fountains appeared around 9:30 (local time) without breaking any height records.

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15 June 2026 – 7:00 a.m. (French time) ; 14 June, 7:00p.m. (Hawaii time) : After 7 and a half hours of continuous lava fountaining from the north vent, Episode 49 of the Kilauea eruption ended at 5:05 p.m. On 14 June 2026. The south vent never fountained during this episode, although it periodically spattered.

The lava fountains reached a maximum height of 210 meters.The effusion rate of this episode peaked at about 320 cubic meters per second, with an average effusion rate of 200 cubic meters per second. An estimated 5 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The north vent lava fountain produced a plume that reached a maximum height of about 5,500 meters. While no significant ashfall has been detected, HVO warns that fine ash and Peleʻs hair can remain suspended for several hours after the eruption ends. The Volcano Alert Level has been dropped from WATCH to ADVISORY and the Aviation Color Code from ORANGE to YELLOW.

Les radeaux de pierre ponce peuvent être une nuisance // Pumice rafts can be a nuisance

Dans ma dernière note résumant l’activité volcanique dans le monde. Je faisais état d’importants radeaux de pierre ponce émis pendant l’éruption de Titan Ridge dans la Mer de Bismarck, au large de la Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Source : NASA

Ces radeaux s’échouent sur les côtes des îles de l’Amirauté au nord-ouest, rendant parfois l’accès par bateau difficile, voire impossible. Les habitants ont signalé des perturbations au niveau de la pêche, des marchés, de l’accès aux soins de santé et des pénuries potentielles de nourriture et d’eau douce car la pierre ponce a atteint les villages côtiers de l’île Manus. Par ailleurs, ces radeaux de ponce endommagent les récifs et les herbiers, provoquant la mort des poissons.

https://youtu.be/j0DuVaodXH0

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Ce n’est pas la première fois que des radeaux de pierre ponce posent des problèmes. En juillet 2012, le volcan sous-marin Havre Seamount dans les îles Kermadec, à environ 800 km au nord de la Nouvelle-Zélande, est entré en éruption à une profondeur de 700 mètres et il a vomi d’importantes quantités de pierre ponce qui ont formé un radeau de la taille de la Belgique.


Source : presse internationale

Après avoir été ballotté pendant un an par les vents et les marées, ce radeau de pierre ponce géant s’est divisé en milliers de petits morceaux qui, dans les derniers jours du mois d’août 2013, ont commencé à s’échouer sur des îles à 14 miles nautiques de Port Douglas dans le Queensland du nord (Australie) et à environ 4000 km du site de l’éruption.
Certains de ces morceaux de ponce étaient très gros, de la taille d’une tête d’homme, et en y regardant mieux on peut voir qu’ils hébergent une abondante vie marine avec des balanes, des mollusques, des anémones, différents types de vers, des hydroïdes et des crabes. Les scientifiques évoquaient le risque de parasites marins.

À l’époque de l’éruption du Havre Seamount en 2012, un article intitulé « On the fate of pumice rafts formed during the 2012 Havre submarine eruption » publié dans la revue Nature Communications révélait qu’une technique a été mise au point par des chercheurs du Centre d’Océanographie et de l’Université de Southampton afin de mieux prévoir la trajectoire et le mode de dispersion de grands bancs de pierre ponce générés par des éruptions volcaniques en mer.
Ces grandes accumulations de pierre ponce peuvent affecter une superficie considérable de l’océan, endommager les navires et perturber les routes de navigation pendant des mois, voire des années. La capacité à prévoir où ces radeaux finiront leur course pourrait donner suffisamment de temps pour mettre en place des mesures de protection sur les routes de navigation ainsi que dans les ports où la présence de la pierre ponce n’est pas sans risque.

En utilisant un modèle haute résolution de la circulation océanique globale, les scientifiques de Southampton ont simulé la trajectoire dérivante du banc de ponce de 400 kilomètres carrés en provenance du Havre Seamount. Ils ont ensuite comparé ces résultats avec les images fournies par les satellites et avec les observations directes des équipages des navires. Ils ont finalement prouvé qu’ils pouvaient reproduire avec précision la trajectoire d’un banc de ponce à la surface de l’océan en utilisant cette méthode.
Dans la conclusion de l’étude, les chercheurs expliquaient que cette technique pourrait être utilisée pour prévoir la trajectoire et le mode de dispersion de bancs de ponce potentiellement dangereux émis lors de futures éruptions.

De toute évidence, les conclusions de cette étude n’ont pas été mises en pratique lors de l’éruption de Titan Ridge… !

Source: presse australienne.

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In my last post summarizing global volcanic activity, I mentioned the large rafts of pumice emitted during the eruption of Titan Ridge in the Bismarck Sea, off the coast of Papua New Guinea. These rafts are washing up on the shores of the Admiralty Islands in the northwest, sometimes making access by boat difficult or even impossible. Residents have reported disruptions to fishing, markets, access to healthcare, and potential shortages of food and fresh water as the pumice has reached coastal villages on Manus Island. Furthermore, these pumice rafts are damaging reefs and seagrass beds, causing fish deaths.

https://youtu.be/j0DuVaodXH0

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This is not the first time that pumice rafts have caused problems. In July 2012, the Havre Seamount underwater volcano in the Kermadec Islands, about 800 km north of New Zealand, erupted at a depth of 700 meters, spewing out large quantities of pumice that formed a raft the size of Belgium.
After being tossed about for a year by winds and tides, this giant pumice raft broke into thousands of smaller pieces which, in the last days of August 2013, began washing up on islands 14 nautical miles from Port Douglas in Northern Queensland, Australia, and about 4,000 km from the eruption site.
Some of these pumice fragments were very large, the size of a man’s head, and upon closer inspection, they could be seen to harbor abundant marine life, including barnacles, mollusks, anemones, various types of worms, hydroids, and crabs. Scientists raised concerns about the risk of marine pests.

At the time of the 2012 Havre Seamount eruption, an article entitled « On the fate of pumice rafts formed during the 2012 Havre submarine eruption, » published in the journal Nature Communications, revealed that a technique had been developed by researchers at the Centre for Oceanography and the University of Southampton to better predict the trajectory and dispersal of large pumice rafts generated by volcanic eruptions at sea. These large accumulations of pumice can affect a considerable area of the ocean, damage ships, and disrupt shipping lanes for months or even years. The ability to predict where these rafts will end up could provide sufficient time to implement protective measures on shipping lanes and in ports where the presence of pumice poses a risk.
Using a high-resolution model of global ocean circulation, scientists in Southampton simulated the drifting trajectory of a 400-square-kilometer pumice bank originating from the Havre Seamount. They then compared these results with satellite imagery and direct observations from ship crews. They ultimately proved that they could accurately reproduce the trajectory of a pumice bank on the ocean surface using this method.
In the study’s conclusion, the researchers explained that this technique could be used to predict the trajectory and dispersal pattern of potentially hazardous pumice banks released during future eruptions.
Clearly, the findings of this study were not put into practice during the Titan Ridge eruption…!
Source: Australian press.