Île de la Réunion : réveil possible du Piton de la Fournaise ? // Reunion Island : will Piton de la Fournaise erupt again ?

15 heures (heure métropole) : Dans le bulletin qui a suivi la fin de la dernière éruption du Piton de la Fournaise le 25 mars 2026, l’OVPF prévenait qu’« aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif ou reprise de l’activité. Des épisodes similaires ont déjà été observés, avec des reprises brutales de l’activité éruptive après une phase d’arrêt, notamment lors de l’éruption d’août–octobre 2015. »

Dans un bulletin diffusé le 28 mars 2026, l’Observatoire indique que l’on pourrait bien assister à une reprise de l’activité éruptive. En effet, depuis environ 15h00 (heure locale), un trémor volcanique de faible amplitude est de nouveau enregistré. Sa source est localisée sur le flanc sud-sud-est, donc dans le secteur de la dernière éruption. On nous explique que ce signal, encore faible, pourrait traduire une reprise de l’activité éruptive, très probablement au niveau du dernier cône éruptif de l’éruption débutée le 13 février 2026.

Toutefois, aucune confirmation visuelle d’une émission de lave en surface n’a pu être obtenue pour l’instant à partir des webcams, en raison de conditions météorologiques défavorables.

Affaire à suivre…

Vers un réveil su cône éruptif? (Photo: C. Holveck)

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17h30 (heure métropole). : Les webcams confirment l’arrivée du magma en surface au niveau du cône éruptif de la dernière éruption débutée le 13 février 2026. Le trémor est en hausse depuis l’après-midi du 28 mars mais reste toutefois de faible amplitude, ce qui signifie que l’activité de dégazage et l’effusion de lave demeurent limitées.

Source : OVPF.

NDLR : Il se pourrait que cette activité corresponde à l’évacuation d’un reliquat de lave dans la chambre magmatique superficielle et soit limitée dans le temps. L’avenir dira si j’ai raison.

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3:00PM (Paris time) : In the bulletin issued after the end of the last Piton de la Fournaise eruption, the OVPF warned that « no hypothesis is being ruled out regarding the evolution of the situation: definitive cessation or resumption of activity. Similar episodes have already been observed, with abrupt resumptions of eruptive activity after a period of inactivity, notably during the August–October 2015 eruption. »

In a bulletin published on March 28, 2026, the Observatory indicates that a resumption of eruptive activity could well be on the cards. Indeed, since approximately 3:00 PM (local time), a low-amplitude volcanic tremor has been recorded again. Its source is located on the south-southeast flank, therefore in the area of the last eruption. We are told that this signal, still low, could indicate a resumption of eruptive activity, most likely at the last eruptive cone of the eruption that began on February 13, 2026.
However, no visual confirmation of lava flow at the surface has yet been obtained from webcams due to unfavorable weather conditions.
To be continued…

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5:30 PM (Paris time): Webcams confirm the arrival of magma at the surface of the eruptive cone from the last eruption, which began on February 13, 2026. The eruptive remor has been increasing since the afternoon of March 28 but remains of low amplitude, indicating that degassing activity and lava flow are still limited.
Source: OVPF.
Editor’s Note: This activity could correspond to the evacuation of residual lava from the shallow magma chamber and be limited in duration. Time will tell if I am correct.

 

Hawaï : des séismes sous le Mauna Kea // Hawaii : earthquakes beneath Mauna Kea

L’Observatoire Volcanologique d’Hawaï (HVO) indique que le 26 mars 2026, entre 14 h et 22 h (heure locale), un essaim sismique incluant environ 28 événements tectoniques a été détecté sous le versant nord-est du Mauna Kea, dans la région de Hāmākua. Ces séismes se sont principalement produits à des profondeurs comprises entre 5 et 10 km sous la surface. Les deux plus importants avaient une magnitude de M3,0. La fréquence sismique était plus faible durant les premières heures de la série. Après ces deux séismes de magnitude M3,0, survenus à environ une heure d’intervalle, l’activité sismique s’est interrompue pendant environ 90 minutes avant de reprendre.

Le HVO précise que ces événements tectoniques ne sont pas liés à des mouvements de magma. Au cours des 25 dernières années, des essaims similaires se sont produits dans cette région en 2002, 2004, 2006, 2008 et 2010. On également enregistré quelques séismes isolés de manière sporadique. Les magnitudes maximales ont toutes atteint M3,0, mais la plupart des événements avaient des intensités inférieures à M2,0. Ces séismes se sont produits sous l’édifice du Mauna Kea, au niveau du volcan Kohala sous-jacent, dont la zone de rift s’étend jusqu’à la dorsale sous-marine d’Hilo, à l’est du Mauna Kea.

Ces séismes semblent liés à une libération périodique de contraintes dans l’édifice du Kohala. Ces contraintes s’accumulent progressivement et sont très probablement dues au poids de l’île. Les séismes ne semblent pas être directement liés à la flexion de la lithosphère océanique sous-jacente, comme c’est souvent le cas avec la sismicité au sud de la Grande Île d’Hawaï.

Source: HVO ; photos: C. Grandpey

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The Hawaiian Volcano Observatory (HVO) indicates that on March 26 2026, between 2:00 p.m. and 10:00 p.m. (local time), a swarm of about 28 tectonic earthquakes was detected beneath the northeast side of Mauna Kea, in the Hāmākua region. These earthquakes mainly occurred at depths between 5–10 km below the ground surface. The largest of these events were two M3.0 earthquakes. During the first few hours of the swarm, the earthquake rates were lower. Following the two M3.0 earthquakes, which occurred about one hour apart, the seismic activity stopped for about 90 minutes before resuming.

The HVO specifies that these tectonic events are not related to magma movement. Over the past 25 years, similar clusters of earthquakes in this region have occurred in 2002, 2004, 2006, 2008, and 2010 along with a scattering of isolated earthquakes overtime.  Maximum magnitudes have all been in the M3.0 range with most earthquakes less than M2.0.   The depth of these earthquakes put them beneath the Mauna Kea edifice and into the underlying Kohala volcano, whose rift zone extends all the way to the submarine Hilo ridge east of Mauna Kea.

These earthquakes appear to be related to periodic release of stress in the Kohala edifice.  Stress gradually accumulates over time and is most likely due to the weight of the island.  They do not appear to be directly related to flexural bending of the underlying oceanic lithosphere, as often happens to the south of Hawaii Big Island.

Source: HVO ; photos: C. Grandpey

El Niño : le retour // El Niño is back

Concentrations de CO2 : 431,28 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Toutes les quelques années, des variations dans l’océan Pacifique tropical affectent la météo à travers le globe. Ces variations font partie du cycle El Niño–Oscillation Australe (ENSO), qui alterne entre deux phases principales : El Niño, lorsque les eaux océaniques sont plus chaudes que la normale dans la partie orientale de l’équateur, et La Niña, lorsqu’elles sont plus froides.

Dans une note publiée le 24 février 2026, j’expliquais que le phénomène La Niña, qui avait considérablement affecté les conditions climatiques mondiales ces derniers mois, s’affaiblissait rapidement au-dessus de l’océan Pacifique tropical. Les dernières données océaniques et atmosphériques montraient que les anomalies froides dans le Pacifique s’atténuaient, notamment dans sa partie occidentale, ce qui indiquait que des changements importants du système météorologique mondial pourraient survenir en 2026.

C’est effectivement le cas. La National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) et l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) viennent d’indiquer que le phénomène El Niño a de fortes chances de revenir « entre juin et août » prochains.

Alors qu’El Niño se produit tous les deux à sept ans, il est peu fréquent d’avoir deux El Niño si rapprochés, surtout s’ils sont de grande ampleur. L’épisode précédent avait été l’un des cinq plus intenses jamais enregistrés. L’ampleur de celui à venir reste incertaine, mais la NOAA établit déjà qu’il y a une chance sur trois qu’elle soit forte.

Le retour d’El Niño doit commencer par l’affaiblissement des alizés, des vents qui soufflent normalement d’est en ouest à travers le Pacifique tropical, de l’Amérique du Sud vers l’Océanie. Ces vents poussent et maintiennent les eaux chaudes vers l’ouest de l’océan, du côté asiatique, tandis que les eaux restent relativement froides près du continent sud-américain. Mais l’affaiblissement de ces vents entraîne un déplacement des eaux chaudes vers l’est du Pacifique, toujours au niveau de l’équateur, au large du Pérou.

Ce réchauffement des eaux de surface modifie toute la météo et les vents au-dessus de l’océan Pacifique, ce qui, par un effet domino, affecte les précipitations et les températures du globe. C’est pourquoi les années marquées par El Niño figurent souvent parmi les plus chaudes jamais enregistrées. Un épisode El Niño typique tend à provoquer une augmentation temporaire de la température moyenne mondiale de l’ordre de 0,1 à 0,2°C.

Au niveau global, les prévisions pour 2026 donnent des températures équivalentes ou un peu supérieures à 2025, qui était déjà chaude. La crainte porte surtout sur 2027, puisqu’on sait que les effets d’El Niño sont plus importants la deuxième année. On pourrait battre largement le précédent record de 2024. Il y a deux ans, le monde a dépassé pour la première fois le seuil de 1,5°C établi dans l’Accord de Paris pour le maintien de conditions vivables. Le plus inquiétant, c’est que la hausse de la température globale s’accompagne de nombreux événements météorologiques extrêmes.

El Niño se traduit généralement par des conditions plus sèches en Asie du Sud-Est, en Australie, en Afrique australe et dans le nord du Brésil, avec leurs lots de vagues de chaleur, de feux de forêt, des précipitations plus fortes et des inondations dans la Corne de l’Afrique, le sud des États-Unis, au Pérou et en Équateur. Selon les climatologues, il faut s’attendre en 2027 à des phénomènes extrêmes partout dans le monde, et particulièrement autour du Pacifique.

L’ensemble de ces phénomènes s’inscrit dans un contexte mondial de réchauffement climatique d’origine anthropique qui, lui aussi, fait grimper les températures et accentue les événements météorologiques extrêmes.

Source : NOAA, OMM.

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Every few years, variations in the tropical Pacific Ocean affect weather across the globe. These variations are part of the El Niño–Southern Oscillation (ENSO) cycle, which alternates between two main phases: El Niño, when ocean waters are warmer than normal in the eastern part of the equator, and La Niña, when they are colder.
In a post published on February 24, 2026, I explained that the La Niña phenomenon, which had significantly affected global weather patterns in recent months, was rapidly weakening over the tropical Pacific Ocean. The latest ocean and atmospheric data showed that cold anomalies in the Pacific were diminishing, particularly in its western part, indicating that significant changes to the global weather system could occur in 2026.
This is indeed the case. The National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) and the World Meteorological Organization (WMO) have just indicated that the El Niño phenomenon has a strong chance of returning between June and August.
While El Niño occurs every two to seven years, it is unusual to have two El Niño events so close together, especially if they are of significant magnitude. The previous episode was one of the five most intense ever recorded. The magnitude of the upcoming event remains uncertain, but NOAA has already established that there is a one in three chance that it will be strong.
The return of El Niño is supposed to begin with the weakening of the trade winds that normally blow from east to west across the tropical Pacific, from South America toward Oceania. These winds push and maintain warm waters toward the western side of the ocean, on the Asian side, while the waters remain relatively cool near the South American continent. But the weakening of these winds causes warm waters to shift eastward across the Pacific, still near the equator, off the coast of Peru.
This warming of surface waters alters the entire weather and wind patterns over the Pacific Ocean, which, through a domino effect, impacts global rainfall and temperatures. This is why El Niño years are often among the warmest ever recorded. A typical El Niño event tends to cause a temporary increase in the global average temperature of around 0.1 to 0.2°C.
Globally, forecasts for 2026 predict temperatures equivalent to or slightly higher than those of 2025, which was already a warm year. The main concern is 2027, since the effects of El Niño are known to be more pronounced in the second year. We could easily surpass the previous record set in 2024. Two years ago, the world exceeded for the first time the 1.5°C threshold established in the Paris Agreement for maintaining habitable conditions. Most worryingly, the rise in global temperature is accompanied by numerous extreme weather events. El Niño generally results in drier conditions in Southeast Asia, Australia, southern Africa, and northern Brazil, with their associated heat waves, forest fires, heavier rainfall, and flooding in the Horn of Africa, the southern United States, Peru, and Ecuador. According to climatologists, we should expect extreme weather events worldwide in 2027, particularly around the Pacific Ocean.
All of these phenomena are occurring within a global context of anthropogenic climate change, which is also driving up temperatures and intensifying extreme weather events.

Source: NOAA, WMO.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Un essaim sismique incluant plus de 300 événements en 48 heures, a été observé sur la dorsale de Reykjanes, au sud-ouest d’Eldey (Islande) le 23 mars 2026. Le séisme le plus important a atteint une magnitude de M 4,4. Le Met Office islandais indique qu’aucun élément ne permet de relier cette activité sismique à l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes, où l’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi.
Source : Met Office islandais.

Source : Met Office

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L’OVPF a annoncé le 25 mars 2026 la fin de l’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui avait commencé le 13 février 2026. Elle aura duré près de 6 semaines. Le trémor volcanique a signifié la fin de l’événement vers 16h30. L’Observatoire indique dans son bulletin qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif ou reprise de l’activité. Des épisodes similaires ont déjà été observés, avec des reprises brutales de l’activité éruptive après une phase d’arrêt, notamment lors de l’éruption d’août–octobre 2015. Le dégazage se poursuit et des écoulements de lave peuvent rester visibles, en raison de la vidange progressive des tunnels.

Pour rappel, la lave de cette éruption de 41 jours, a traversé la RN 2 le 13 mars 2026 au matin entre Sainte-Rose et Saint-Philippe, un événement qui ne s’était pas produit depuis 2007. Comme en 2007, la lave est ensuite entrée dans la mer pendant la nuit du 16 au 17 mars 2026. Elle a construit une plateforme qui s’avance jusqu’à 200 mètres dans l’océan, et sur un kilomètre en largeur, soit une superficie de plus de 8 hectares. C’est beaucoup moins que les 12 hectares de 2007.

Le préfet a, une nouvelle fois, rappelé la dangerosité du site qui est strictement interdit d’accès.

Crédit photo: OVPF

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L’inflation et le trémor ont repris après la fin de l’Épisode 43 du Kilauea (Hawaï) et se poursuivent en ce moment. Les modèles préliminaires indiquent que les fontaines de lave de l’Épisode 44 pourraient apparaître entre le 5 et le 15 avril 2026. À noter que le fonctionnement des instruments du HVO a été perturbé par la panne de courant qui a accompagnée les récentes intempéries à Hawaï. Les dégâts causés par les inondations sont estimés à plus d’un milliard de dollars dans l’archipel.
Source : HVO.

Crédit photo: presse hawaïenne

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L’activité explosive se poursuit sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie), accompagnée d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Un nouveau bloc de lave continue de se former dans la partie nord du dôme. Les données vidéo et satellitaires montrent que les explosions des 13, 16 et 19 mars 2026 ont projeté des cendres jusqu’à 11,5 km d’altitude ; les nuages de cendres se sont étirés sur 2 000 km au nord-est et à l’est du volcan. Une anomalie thermique a également été détectée. La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch reste Orange. Elle est Jaune pour Bezymianny et le Krasheninnikov.
Source : KVERT.

Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

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Une nouvelle éruption s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 24 mars 2026, avec un panache de cendres qui est monté à 1 300 mètres au-dessus du plancher du cratère. L’événement a duré deux minutes environ. Les autorités ont relevé le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. L’activité a depuis cessé, mais de nouvelles éruptions explosives restent possibles, parfois sans préavis. Les retombées de cendres devraient rester confinées à la zone du cratère et les impacts sur le continent sont considérés comme improbables dans les conditions actuelles.
Comme je l’ai mentionné précédemment, le 12 mars 2026, une faible émission de cendres a été observée, incitant les autorités à relever le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. Cette activité a produit des retombées de cendres qui se sont limitées au plancher du cratère.
Les scientifiques de GeoNet prennent des précautions extrêmes dans leurs mises à jour concernant l’activité volcanique de White Island depuis l’éruption du 9 décembre 2019, au cours de laquelle une explosion soudaine a causé la mort de 22 personnes et en a blessé 25 autres, la plupart grièvement. Les corps de deux victimes n’ont pas été retrouvés. L’accès à l’île est désormais formellement interdit.
Les volcanologues néo-zélandais insistent sur le fait que la surveillance du volcan demeure limitée en raison de l’absence d’instruments sur l’île. De ce fait, la surveillance repose sur des caméras à distance, l’imagerie satellitaire et des vols périodiques d’observation et de prélèvement de gaz. Cette limitation réduit la capacité à détecter des changements subtils d’activité et accroît l’incertitude dans l’évaluation des risques à court terme. GeoNet indique par ailleurs que l’activité volcanique peut reprendre de plus belle avec peu ou pas de signes avant-coureurs. Des événements soudains et potentiellement plus explosifs peuvent affecter le fond du cratère et les environs immédiats de l’île. Cela s’appelle se couvrir !
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité éruptive se poursuit sur le Bulusan (Philippines). La sismicité se compose principalement de petits séismes volcano-tectoniques associés à la fracturation de roches à faible profondeur. Un gonflement des flancs ouest et sud-est est détecté dans les données de déformation du sol. Le 22 mars 2026, le PHIVOLCS a relevé le niveau d’alerte à 1 (deuxième niveau sur une échelle de 0 à 5). Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit également sur le Kanlaon. La sismicité se caractérise par des séismes volcaniques quotidiens et de brèves périodes de trémor volcanique. Les émissions de SO₂ varient de 553 à 2 169 tonnes par jour. Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés du 20 au 23 mars 2026. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 0 à 5. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Source : PHIVOLCS.

Kanlaon (Crédit photo: Phivolcs)

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Des panaches de cendres sont oériodiquement observés sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie). Une éruption survenue le 19 mars 2026 a produit un épais panache de cendres qui s’est élevé à environ 1 km au-dessus du sommet. Le 23 mars, une autre éruption a généré un panache de cendres qui est monté à 400 m au-dessus du sommet. Ces deux événements ont duré moins de trois minutes. Le niveau d’alerte reste à 2 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et la zone d’exclusion s’étend sur un rayon de 4 km autour du Laki-laki.
Source : PVMBG.

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Une lente effusion de lave continue d’alimenter une coulée épaisse dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes/Alaska), notamment dans sa partie sud-ouest. L’activité sismique, très faible, est caractérisée par de petits séismes volcaniques occasionnels et de petits éboulements quotidiens à l’intérieur du cratère. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilande) et la couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Source : Alaska VolcanoObservatory.

Source: AVO

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L’activité éruptive du Reventador (Équateur) reste intense. Le réseau sismique enregistre des explosions, des séismes longue période, des épisodes de trémor harmonique et des trémors associés aux émissions. Les panaches de cendres et de gaz s’élèvent entre 400 et 1 600 mètres au-dessus du cratère. Des anomalies thermiques sont également visibles sur les images satellites. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange (deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive sur le Reventador (Crédit photo: IG)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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An earthquake swarm with over 300 events over 48 hours was observed on the Reykjanes Ridge southwest of Eldey (Iceland,) on March 23, 2026, with the largest earthquake registered as M4.4. The Icelandic Met Office said there are no indications linking the activity to volcanic processes on the Reykjanes Peninsula where magma accumulation continues beneath Svartsengi.

Source : Met Office.

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The OVPF announced on March 25, 2026, the end of the eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which had begun on February 13, 2026. It lasted nearly six weeks. The volcanic tremor signaled the end of the event around 4:30 p.m. The Observatory indicated in its bulletin that no hypothesis is being ruled out regarding the evolution of the situation: definitive cessation or resumption of activity. Similar episodes have already been observed, with sudden resumptions of eruptive activity after a period of cessation, notably during the eruption of August–October 2015. Degassing continues, and lava flows may remain visible due to the gradual emptying of the tunnels.
As a reminder, the lava from this 41-day eruption crossed the RN 2 highway on the morning of March 13, 2026, between Sainte-Rose and Saint-Philippe, an event that hadn’t occurred since 2007. As in 2007, the lava then entered the sea during the night of March 16-17, 2026. It built a platform extending as far as 200 meters into the ocean and one kilometer wide, covering an area of ​​more than 8 hectares. This is much less than the 12 hectares of the 2007 eruption. The Préfet has reiterated the dangerous nature of the site, which is strictly off-limits.

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Inflation and tremor resumed after the end of Kilauea‘s Episode 43 (Hawaii) and are continuing. Preliminary models suggest the forecast window for the onset of Episode 44 lava fountaining is between April 5 and April 15, 2026. It should be noted that the HVO instruments were distubed by th power outage that accompanied the storms in Hawaii. The damage caused by the floods is estimated at more than one billion dollars.

Source : HVO.

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Explosive activity continues at at Sheveluch (Kamchatka / Russia), accompanied by powerful gas-steam activity; a new block of lava continues to grow in the northern part of the lava dome. Video and satellite data showed: that 13, 16, and 19 March 2026 explosions sent ash up to 11.5 km a.s.l., and ash plumes and clouds moved for 2000 km to the northeast and east of the volcano. A thermal anomaly is detected on the volcano. The Aviation Color Code for Sheveluch remains at Orange. It is Yellow for Bezymianny and Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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A new eruption occurred at White Island (New Zealand) on March 24, 2026, producing a dark grey ash plume rising to about 1 300 m above the crater floor over about two minutes.. Authorities raised the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. Activity has since ceased, but further explosive events remain possible with little or no warning. Ashfall is expected to remain confined to the crater area, and impacts on the mainland are considered unlikely under current conditions.

As I put it previously, on March 12, 2026, a weak ash emission was observed, prompting authorities to raise the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. That activity produced ashfall confined to the crater floor

GeoNet scientists have taken extreme precautions in their updates about volcanic activity at White Island.since the eruption of 9 December 2019 when a sudden explosion caused the deaths of 22 people and injured 25 others, most of them critical. The bodies of two victims were not recovered. Access to the island is strictly prohibited.

Local volcanologists insist that monitoring of the volcano remains limited due to the absence of operational instruments on the island. As a result, monitoring relies on remote cameras, satellite imagery, and periodic observation and gas flights. This limitation reduces the ability to detect subtle changes in activity and increases uncertainty in short-term hazard assessment. GeoNet states that volcanic activity could re-escalate with little or no warning. Sudden and potentially more explosive events could affect the crater floor and the immediate vicinity of the island.

Source : GeoNet.

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Eruptive activity is still observed at Bulusan (Philipines). Seismicity mostly consists of weak volcano-tectonic earthquakes associated with rock fracturing at shallow depths. Inflation of the west and soutn-east flanks is detected in ground deformation data. On 22 March 2026, PHIVOLCS raised the Alert Level to 1 (the second lowest level on a scale of 0-5). The public os reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Eruptive activity also continuesat Kanlaon. Seismicity consists of daily volcanic earthquakes and short periods of volcanic tremor. SO2 emissions range from 553 to 2,169 tonnes per day. Several periods of ash emissions were visible during 20-23 March 2026. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Periodic ash plumes are observed at Lewotobi Laki-laki (Indonesia). An eruptive event on 19 March 2026 produced a dense ash plume that rose around 1 km above the summit. On 23 March another eruptive event produced an ash plume that rose 400 m above the summit. Both events lasted under three minutes. The Alert Level remains at 2 (level 2 on a scale of 1-4) and the exclusion zone is a radius of 4 km from the center of Laki-laki.

Source : PVMBG.

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Slow lava effusion continues to feed a thick flow in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska), particularly to the south-west. Very low seismic activity is characterized by occasional small volcanic earthquakes and daily small rockfalls within the crater. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code remains at Orange.

Source : Alaska VolcanoObservatory.

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Eruptive activity at Reventador (Ecuador) continues at a high level. The seismic network records explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with emissions. Ash-and-gas plumes are rising 400-1,600 m above the crater. Thermal anomalies are also identified in satellite images. Ashfall has been reported in areas downwind. The alert level is kept at Orange (the second level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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