La Sicile et le risque de tsunami

L’essaim sismique qui a affecté le sud de la mer Tyrrhénienne le 23 octobre 2026, suivi de plusieurs secousses d’une magnitude comprise entre M4,1 et M5,5, ressenties entre les îles Éoliennes et la région de Palerme, continue de susciter des inquiétudes. Dans la soirée du 23 octobre, la Protection civile a émis un deuxième avis sismique, précisant la zone où les secousses ont été les plus fortes et où les mesures recommandées doivent être mises en œuvre en priorité.

Les maires des communes situées sur la côte tyrrhénienne de l’île ont été invités à mettre en place des dispositifs de surveillance appropriés, y compris durant la nuit, le long des littoraux exposés au risque de tsunami.
Il a donc été demandé aux maires ainsi qu’aux responsables d’établissements accueillant du public de vérifier la sécurité des bâtiments et des infrastructures. Une priorité doit être accordée aux écoles, hôpitaux, mairies, casernes, ponts, viaducs et réseaux routiers. Il a été demandé d’identifier les bâtiments parasismiques pouvant servir de centres opérationnels ou remplir des fonctions stratégiques.
En cas de nouvelles secousses d’une magnitude égale ou supérieure, la Protection civile recommande la plus grande vigilance dans les zones côtières exposées au risque de tsunami, avec, le cas échéant, la mise en œuvre de mesures d’évacuation pour garantir la sécurité des personnes. La Région sicilienne a émis une alerte Orange pour risque de tsunami, alerte qui a été levée quelques heures plus tard.

On peut lire dans la presse sicilienne un article expliquant le déroulement d’un tsunami et les mesures à prendre dans une telle situation. Il est expliqué qu’ il n’est pas nécessaire qu’une vague gigantesque survienne pour que le rivage devienne dangereux.
Le Centre d’alerte aux tsunamis de l’INGV précise que même lorsque les effets attendus d’un tsunami sont de faible ampleur, un danger réel subsiste pour les personnes se trouvant près de la côte, en particulier dans les zones les plus basses. Le niveau « Orange » ne signifie pas qu’aucune évacuation n’est nécessaire ; il indique simplement que la zone concernée par l’évacuation est plus restreinte que celle prévue pour une alerte « Rouge ».
Pour toute personne se trouvant sur une plage ou dans une zone côtière et recevant une alerte concernant un éventuel tsunami, il est recommandé de s’éloigner rapidement vers un point plus élevé, tout en prévenant les personnes à proximité. Il faut emprunter l’itinéraire d’évacuation le plus rapide à pied, sans utiliser de véhicule, qui pourrait se transformer en piège.

La Protection civile ajoute qu’il n’est pas toujours nécessaire d’attendre un message officiel : un séisme violent ressenti sur la côte, un retrait ou une montée soudaine de la mer, ou encore un grondement sourd et croissant provenant de l’eau sont des signes naturels qu’il faut savoir reconnaître.
Les personnes se trouvant au port doivent abandonner leur bateau et gagner un endroit en hauteur. La consigne est différente pour ceux qui sont déjà en mer : il faut s’éloigner vers le large et écouter les messages diffusés par radio.
Une accalmie entre deux vagues ne signifie pas que le danger est écarté. La première vague n’est pas forcément la plus importante, et plusieurs minutes peuvent s’écouler entre deux vagues successives.

Source : INGV, Protection civile, presse sicilienne.

Projet de géothermie sous-marine // Subsea geothermal project

J’ai consacré un article (le 18 juillet 2024) à l’Axial Seamount, un volcan sous-marin situé à environ 480 km au large des côtes de l’Oregon. Il s’agit d’un volcan bouclier, dont la structure est comparable à celle des volcans que l’on trouve à Hawaï.

Carte montrant la position de l’Axial sur la dorsale Juan de Fuca (Source : USGS)

En mars 2024, ce volcan sous-marin présentait une inflation importante, faisant craindre une éruption aux scientifiques locaux. Cette phase de gonflement s’accompagnait d’une hausse de l’activité sismique. Les volcanologues ont évoqué la possibilité d’une éruption entre 2025 et 2026, tout en soulignant le caractère imprévisible de l’activité volcanique. À ce jour, aucune éruption n’a eu lieu.

Source: USGS

Malgré les risques éruptifs, des chercheurs viennent de réaliser, sur l’Axial Seamount, la toute première démonstration d’une centrale géothermique sous-marine. Bien que la production d’électricité n’ait duré que moins de 10 secondes, cette expérience a montré la faisabilité technique d’exploiter une nouvelle forme d’énergie renouvelable en milieu sous-marin.
Endurance Energy, une start-up basée à Seattle à l’origine de ce projet, ambitionne à terme de commercialiser l’énergie géothermique sous-marine, notamment auprès des nations insulaires du Pacifique et d’autres clients en quête d’alternatives à l’importation de combustibles fossiles coûteux.
L’exploitation de l’énergie géothermique sur les fonds marins soulève des défis bien différents de ceux rencontrés dans les projets géothermiques terrestres. Elle peut également entraîner des coûts d’installation et d’exploitation plus élevés.
Pour mener à bien cette opération, Endurance Energy a déployé, depuis le navire Ocean Guardian, un équipement de forage sous-marin afin de creuser deux puits dans le plancher océanique, à une profondeur d’environ 1 524 mètres.
Les deux forages ont rapidement laissé échapper des fluides hydrothermaux atteignant une température d’environ 260 °C. L’équipe d’Endurance Energy a procédé au tubage et à la cimentation du second puits, avant d’y installer une vanne. L’entreprise a ensuite mis en place sa centrale électrique de 100 kilowatts, baptisée Adélie ; celle-ci est conçue pour vaporiser les fluides hydrothermaux captés, afin d’actionner une turbine reliée à un générateur électrique. Un robot sous-marin télécommandé a été utilisé pour faciliter le raccordement de la centrale au puits nouvellement foré. La centrale Adélie a également été reliée au centre de contrôle d’Endurance Energy à Seattle, grâce au raccordement à un réseau sous-marin de 900 kilomètres composé de câbles à fibre optique et de câbles électriques. Ce réseau a fourni à la fois de l’énergie et une connectivité aux capteurs installés sur le plancher océanique.
Tout était alors prêt pour le test d’Adélie, mais un problème majeur est rapidement apparu : le forage de 16 mètres dans les fonds marins ne fournissait pas une quantité suffisante de fluide hydrothermal pour faire fonctionner la centrale. Par ailleurs, le puits de test ne mesurait que 5 centimètres de diamètre, alors que les puits utilisés pour l’extraction de pétrole, de gaz ou pour la géothermie terrestre présentent généralement des tubages d’un diamètre compris entre 50 et 90 centimètres. Pour éviter ce genre de difficulté à l’avenir, Endurance Energy prévoit de réaliser des forages plus profonds afin d’accéder à un volume plus important de fluides. L’équipement de forage actuel de l’entreprise peut atteindre environ 80 mètres de profondeur, soit cinq fois plus que le puits utilisé lors du premier test.
Afin de tenter tout de même de faire fonctionner la centrale Adélie, l’équipe scientifique l’a déplacée vers une source hydrothermale naturelle située à proximité, où du fluide s’écoule à une température d’environ 281 °C. En l’espace d’une trentaine de secondes, la turbine de la centrale a atteint une vitesse d’environ 26 000 tours minute, permettant au générateur de produire 60 wattheures d’électricité. La centrale a même atteint un bilan énergétique positif, puisqu’elle produisait plus d’électricité qu’elle n’en consommait, pendant 8,7 secondes. Elle a généré une puissance nette moyenne d’environ 2 kilowatts, avec un pic atteignant 16,5 kilowatts.
Cependant, un problème logiciel a interrompu le fonctionnement de l’installation, qui a été arrêtée par mesure de sécurité. Lors de la procédure de redémarrage, un câble électrique alimentant la pompe du fluide frigorigène a subi une défaillance, ce qui a définitivement mis fin à l’essai.

Endurance Energy compte toutefois tirer parti de cette expérience pour améliorer la conception et les tests de ses câbles sous-marins. L’installation de la centrale géothermique au-dessus d’une source hydrothermale naturelle constituait un test ponctuel, mené exclusivement à des fins de recherche et de démonstration. Endurance Energy prévoit de prendre des mesures pour limiter les éventuels impacts environnementaux sur les fonds marins et la faune marine. Le prochain test, prévu pour l’hiver 2026-2027, mettra en œuvre une unité Adélie remise à neuf et améliorée – rebaptisée Gentoo par référence au manchot papou – conçue pour permettre une importante production d’énergie.
L’entreprise développe par ailleurs un générateur commercial plus puissant, de 2 mégawatts, en vue de sa première mise en oeuvre commerciale, prévue en 2027 dans le royaume des Tonga. Cet État insulaire polynésien, situé dans le sud de l’océan Pacifique, alimente son réseau électrique principalement grâce à du diesel importé, dont le prix a considérablement augmenté depuis le début du conflit au Moyen-Orient.
Source : ARS Technica.

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I have dedicated a post 18 July 2024) to Axial Seamount, a submarine volcano located about 482 km off the coast of Oregon. It is a shield volcano structure, similar to those found in Hawaii.

By March 2024, the seamount was showing significant inflation and local scientists feared an eruption. The rise in inflation was accompanied by an increase in seismic activity. Volcanologists said that an eruption might occur between 2025 and 2026, but they admitted the unpredictability of volcanic activity. Actually, no eruption has occurred yet.

Despite the eruptive risk, researchers have just made on Axial Sealount the world’s first demonstration of a subsea geothermal power plant. It generated less than 10 seconds of net-positive electricity but showed the technical feasibility of tapping another form of renewable energy underwater.

Endurance Energy, the Seattle-based startup behind the effort, aims to eventually commercialize subsea geothermal power for Pacific island nations and other customers looking for alternatives to importing expensive fossil fuels.

Tapping geothermal power on the seafloor face many different challenges from land-based geothermal projects, which can also add up to higher installation and operational costs.

Endurance Energy’s deployment required a subsea lander drill to deploy from the ship Ocean Guardian and drill two holes in the seafloor at a depth of about 1,524 meters.

Both drilled holes started venting hot hydrothermal fluid at a temperature of about 260° C. The Endurance Energy team proceeded to case and cement the second hole before installing a valve to create a well. Next, the company deployed its 100-kilowatt power plant – named Adélie – designed to vaporize incoming hydrothermal fluid to spin a turbine and drive an electric generator. A remotely operated submersible was used to help connect the power plant to the newly drilled well.

Adélie also connected to Endurance Energy’s Seattle command center by plugging into a 900-kilometer network of undersea fiber-optic and electric cables that provides both power and connectivity to scientific sensors on the seafloor.

Everything was then ready for the Adélie power test. But a major hitch soon arose : the drilled well extending16 meters down into the seafloor was not delivering enough of the hydrothermal fluid to run the power plant.

The test well was also just 5 centimeters wide, compared to oil, gas, and onshore geothermal wells that typically have casings 50 to 90 centimeters across. Endurance Energy plans to avoid this issue in the future by drilling deeper wells to access more fluid. The company’s current lander drill can reach about 80 meters, which would be five times deeper than the initial test well.

To try running the Adélie power plant anyway, the team redeployed it to a nearby natural vent where hydrothermal fluid was already flowing out at about 281° C. Over nearly half a minute, the power plant turbine reached about 26,000 rpm and enabled the generator to produce 60 watt-hours of electricity. The power plant also became net-positive by producing more electricity than it consumed for about 8.7 seconds. It produced a median of about 2 kilowatts of net power and peaked at 16.5 kilowatts of net power.

But then a software issue brought the power run to a halt and the power plant was stopped as a safety precaution. When the team was restarting the power plant, a power cable feeding the refrigerant pump also failed, which ended the trial run, although Endurance Energy already plans to use the experience to improve how it builds and tests subsea cables.

Placing the geothermal plant on top of a natural hydrothermal vent was a one-time test for purely research and demonstration purposes. Endurance Energy plans taking steps to reduce potential environmental impacts on the seafloor and marine life.

The company’s next trial run planned for the winter of 2026 – 2027 will involve a refurbished and upgraded Adélie, renamed Gentoo, that will aim to sustain higher power generation.

The company is also developing a larger 2-megawatt commercial generator for its first planned commercial deployment with the Kingdom of Tonga in 2027. The Polynesian island nation in the South Pacific Ocean runs its power grid primarily on imported diesel fuel, which has significantly increased in price since the Middle East conflict.

Source : ARS Technica.

Crise sismique en Mer Tyrrhénienne // Seismic crisis in the Tyrrhenian Sea

Un essaim sismique a été enregistré le 23 octobre 2026 dans le sud de la mer Tyrrhénienne, au large des îles Éoliennes. La secousse la plus forte, ressentie très nettement dans une grande partie de la Sicile, notamment à Palerme et à Messine, mais aussi dans les régions de Caltanissetta et de Catane, a atteint une magnitude de M5,5. Elle a été enregistrée à 12h19, avec l’épicentre entre Alicudi et Ustica, à une profondeur de neuf kilomètres, ce qui est relativement superficiel et qui explique le fort ressenti dans toute la région. Plusieurs répliques ont été enregistrées quelques minutes plus tard dans la même zone, avec une magnitude de M4,0 et une profondeur de 8 kilomètres.
La secousse principale avait été précédée par plusieurs autres, dont une de magnitude M4,3 à 11h51. Au total, des dizaines de secousses de plus faible intensité ont été recensées entre hier et ce matin.
Cet essaim sismique a déclenché un mouvement de panique dans les îles Éoliennes où la population est descendue dans la rue. À Palerme, des personnes sont également sorties dans la rue, tandis qu’à Trapani, le palais de justice a été évacué.

 L’INGV explique que les séismes ont eu lieu dans une zone caractérisée par des failles sismogènes qui fragmentent les fonds marins de la mer Tyrrhénienne, au sein d’un régime tectonique complexe. La mer Tyrrhénienne et l’ensemble du bassin méditerranéen sont marqués par la collision et la convergence entre la plaque africaine qui pousse vers le nord contre la plaque eurasiatique. Cette zone enregistre régulièrement une sismicité modérée à des profondeurs variables, comme le séisme de M4,9 le 8 octobre 2026 ou la secousse de magnitude M3,7 le 22 octobre 2026. Ces mouvements compressifs et la subduction locale génèrent des failles actives et des réajustements crustaux fréquents dans la région calabraise et sicilienne.

Source : presse italienne, INGV.

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A seismic swarm was recorded on October 23, 2026, in the southern Tyrrhenian Sea, off the Aeolian Islands. The strongest tremor, felt quite clearly across a large part of Sicily, notably in Palermo and Messina, as well as in the Caltanissetta and Catania regions, reached a magnitude of M5.5. It was recorded at 12:19 PM, with its epicenter located between Alicudi and Ustica at a depth of nine kilometers; this relatively shallow depth explains why it was felt so strongly throughout the region. Several aftershocks, with a magnitude of M4.0 and a depth of 8 kilometers, were recorded in the same area a few minutes later.
The main tremor had been preceded by several others, including one with a magnitude of M4.3 at 11:51 AM. In total, dozens of lower-intensity tremors have been documented between yesterday and this morning.
This seismic swarm triggered panic in the Aeolian Islands, where residents took to the streets. In Palermo, people also headed out into the streets, while in Trapani, the courthouse was evacuated.
The INGV explains that the earthquakes occurred in an area characterized by seismogenic faults that fragment the seabed of the Tyrrhenian Sea, within a complex tectonic regime. The Tyrrhenian Sea and the entire Mediterranean basin are shaped by the collision and convergence of the African Plate, which is pushing northward against the Eurasian Plate. This area regularly experiences moderate seismic activity at varying depths, such as the M4.9 earthquake on October 8, 2026, or the M3.7 tremor on October 22, 2026. These compressional movements and local subduction processes give rise to active faults and frequent crustal adjustments throughout the Calabrian and Sicilian region.

Source: Italian press, INGV.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici les dernières informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dans un bulletin diffusé le 18 octobre 2026, l’INGV indique qu’à 13h24 UTC, l’effondrement partiel d’un cône volcanique a été observé dans la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile) . L’effondrement a déclenché un glissement de terrain modéré de matériaux à haute température le long de la Sciara del Fuoco, avec des chutes de blocs qui ont dévalé jusqu’à la mer.
Sur le plan sismique, le signal correspondant à cet événement a duré environ deux minutes. Dans le même temps, le trémor volcanique n’a pas présenté de variations significatives.

Le 19 octobre, l’INGV a signalé un débordement de lave depuis la zone cratèrique nord. L’émission de lave a fait logiquement suite à l’effondrement du cône le 19 octobre. L’activité strombolienne habituelle s’est poursuivie normalement.

Image thermique du Stromboli le 19 octobre 2026

L’alerte au tsunami déclenchée le 18 octobre au soir a été générée par erreur par le système d’alerte automatique. Donc pas de panique !

Source : INGV.

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Tout est redevenu calme sur le Kilauea (Hawaï) après le 55ème épisode de fontaines de lave qui a duré moins de 6 heures, après avoir été précédé de spectaculaires débordements issus des trois bouches éruptives. L’épisode a commencé avec un rideau de lave de 80 mètres de hauteur et autant de largeur. Ensuite, les fontaines émises par la bouche nord ont atteint 220 mètres de hauteur.

Image webcam

Après l’arrêt de l’Épisode 55, l’inflation a repris sur la zone sommitale. Selon le HVO, les fontaines de lave de l’Épisode 56 pourraient jaillir entre le 28 octobre et le 5 novembre 2026. À noter que la morphologie de la bouche éruptive nord a considérablement changé.

 

Image webcam

Source : HVO.

Voilà à quoi ressemble, vue depuis la lèvre, une bouche éruptive active sur le Kilauea :

 

Photo : C. Grandpey

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Dans sa dernière mise à jour (21 octobre 2026), GeoNet a informé le public que l’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) a évolué et est passée d’un régime intermittent à une éruption passive caractérisée par un panache continu de vapeur et de gaz contenant des cendres volcaniques. Une couche de cendres est visible autour de la bouche éruptive active dans le cratère principal. La température des émissions est passée d’environ 100 °C à près de 395 °C depuis la semaine précédente. Par conséquent, le niveau d’alerte volcanique a été relevé à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Il n’existe aucune menace pour la terre ferme, hormis une possible odeur de soufre et de légères retombées de cendres. GeoNet précise que des éruptions plus explosives peuvent survenir soudainement, et représenteraient un danger mortel pour toute personne présente sur le plancher du cratère ou dans la zone située immédiatement au large, au sud-est de l’île. L’activité actuelle fait partie des cycles éruptifs observés par le passé à White Island. Si l’on se réfère aux épisodes éruptifs des 30 dernières années, cette activité est susceptible de se prolonger pendant plusieurs semaines. Toutefois, l’activité volcanique peut s’intensifier et devenir explosive, avec peu ou pas de signes avant-coureurs.
L’accès du public à White Island est interdit. Toutes les excursions à pied ainsi que les débarquements par bateau sont définitivement suspendus.
Source : GeoNet.

 

Vue de White Island le 20 octobre 2026 (Crédit photo : GeoNet)

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L’activité éruptive se poursuit sur le Krakatau (Indonésie). Des panaches de vapeur et de cendres s’élèvent généralement jusqu’à 100 m au-dessus du sommet. Le réseau sismique a enregistré des événements éruptifs le 17 octobre 2026, et une incandescence au niveau du cratère a été observée sur une image de webcam. Les panaches de cendres se sont alors élevés entre 100 et 600 m au-dessus de la bouche éruptive. Le 21 octobre, un panache noir et dense s’est élevé à environ 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte demeure à 3 (sur une échelle de 1 à 4) ; il est conseillé au public de se tenir à une distance d’au moins 5 km du sommet et à au moins 1 km des petites îles situées au nord-ouest et au sud-est.
Source : PVMBG.

Panache de cendre noire sur le Krakatau (Photo : C. Grandpey)

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Également en Indonésie, le niveau d’alerte du Sinabung a été abaissé à 2 (sur une échelle de 1 à 4) le 17 octobre 2026, et la zone d’exclusion a été réduite à 3 km du sommet et à 4 km sur le flanc sud-est.
Source : PVMBG.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Nevados de Chillán (Chili). Des scientifiques du SERNAGEOMIN ont effectué une visite sur le terrain les 15 et 16 octobre 2026 afin d’observer la coulée de lave et de prélever des échantillons de cendres. Le 15 octobre, la coulée de lave située sur le flanc sud-ouest atteignait 514 mètres de longueur et continuait de progresser à une vitesse estimée à environ 1 mètre par heure. Des blocs se détachaient du front de coulée et dévalaient le flanc du volcan. Des panaches de cendres s’élevaient jusqu’à 860 mètres au-dessus du sommet. Un séisme longue période (LP), témoignant d’un mouvement de fluides en profondeur, a été détecté le 16 octobre. Ce même jour, une incandescence au niveau de la bouche éruptivea été observée sur une image de webcam. Le niveau d’alerte demeure à la couleur Jaune (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs) ; le public est averti qu’une éruption est susceptible d’affecter les zones situées dans un rayon de 2 km autour du cratère actif.
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: SERNAGEOMIN

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Des panaches d’eau à la coloration verdâtre sont encore visibles sur les images satellites ; ils dérivent à plus de 7 km du volcan sous-marin Ahyi (arc volcanique des Mariannes). Ces panaches sont probablement liés à des phénomènes de dégazage et à une activité hydrothermale. Aucun signal n’est détecté par les capteurs de pression situés près de l’île Wake. La couleur de l’alerte aérienne reste Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs), et le niveau d’alerte volcanique reste à Advisory – surveillance conseillée – (niveau 2 sur une échelle de quatre niveaux).
Source : USGS.

Source: USGS

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Une activité éruptive intense est toujours observée sur le Reventador (Équateur). L’activité sismique révèle de nombreuses explosions quotidiennes, avec des séismes longue période, des épisodes de trémor harmonique ainsi que des événements associés à des émissions. Ainsi, des panaches de cendres et de gaz sont observés quotidiennement, visibles sur les images des webcams et signalés par le VAAC de Washington. Ils s’élèvent jusqu’à 1,6 km au-dessus du cratère. Chaque jour, à la faveur de l’obscurité, on peut observer des blocs incandescents dévalant les flancs du volcan sur une distance pouvant atteindre 1,2 km. Une coulée pyroclastique a dévalé le flanc sud le 18 octobre 2026. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange (niveau 2 sur une échelle à quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Crédit photo: Wikipedia

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is the latest news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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In a bulletin released on October 18, 2026, the INGV reported that at 13:24 UTC, a partial collapse of a volcanic cone was observed in the northern crater area of Stromboli (Sicily). The collapse triggered a moderate landslide of high-temperature material along the Sciara del Fuoco, with blocks tumbling all the way down to the sea.
Seismically, the signal associated with this event lasted approximately two minutes. Meanwhile, the volcanic tremor showed no significant variations.

On October 19, the INGV reported a lava overflow from the northern crater area. This lava emission followed the cone collapse that occurred on October 19. Typical Strombolian activity continued as usual.

The tsunami alert issued on the evening of October 18 was triggered in error by the automated warning system. So, there is no need to panic!
Source: INGV.

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The situation is quiet again on Kilauea (Hawaii) following the 55th episode of lava fountaining, which lasted less than 6 hours and was preceded by spectacular overflows from the three eruptive vents. The episode began with a curtain of lava 80 meters high and just as wide. Subsequently, the fountains erupting from the north vent reached heights of 220 meters. Following the end of Episode 55, inflation resumed in the summit area. The HVO’s preliminary forecast for Episode 56 fountaining is between October 28 and November 5, 2026. It should be noted that the morphology of thre north vent has much changed.

Source: HVO.

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In its latest update (October 21, 2026), GeoNet informed the public that activity at White Island (New Zealand) has moved from intermittent to passive eruption of a continuous steam and gas plume that includes some volcanic ash. A blanket of volcanic ash could be seen around the active vent in the Main Crater. The temperature of the emissions has increased from about 100°C to about 395°C since last week. Consequently, the Volcanic Alert Level has been raised to 3 and the Aviation Colour Code to Orange. There are no threats to the mainland beyond a potentially noticeable sulphur smell and light ashfall. GeoNet adds that more explosive eruptions could occur suddenly and be a threat to life on the crater floor and the area immediately offshore, southeast from the island. The current activity is typical of eruptive cycles seen at White Island. Based on past eruptive episodes over the past 30 years, this activity could continue for some time, maybe weeks. However, volcanic activity can escalate and become explosive with little or no warning.

Access of the public to White Island is prohibited. All on-foot tours and boat landings are permanently stopped.

Source : GeoNet.

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Eruptive activity continues at Krakatau (Indonesia). Steam and ash plumes usually rise up to 100 m above the summit. The seismic network recorded eruptive events on 17 October 2026 and crater incandescence was visible in a webcam image. Ash plumes then rose 100-600 m above the eruptive vent. On 21 October a dense black plume rose around 500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4) and the public is advised to stay at least 5 km away from the summit and 1 km away from the small islands to the NW and SE.

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Also in Indonesia, the Alert Level for Sinabung was lowwered to 2 (on a scale of 1-4) on 17 October 2026 and the exclusion zone was lreduced to 3 km from the summit and 4 km on the SE flank.

Source : PVMBG.

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Eruptive activity continues at Nevados de Chillán (Chile) where. SERNAGEOMIN scientists conducted a field visit during 15-16 October 2026 to observe the lava flow and collect ash samples. The lava flow on the SW flank was 514 m long by 15 October and continued to advance down the SW flank at an estimated rate of about 1 m per hour. Detached blocks from the end of the lava flow descended the flank of the volcano. Ash plumes rose as high as 860 m above the summit. A long-period (LP) earthquake indicating fluid movement at depth was detected on 16 October. Incandescence at the eruptive vent was visible in a webcam image a few hours on that same day. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the public is warned that an eruption may impact areas within 2 km of the active crater. .

Source : SERNAGEOMIN.

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Submarine plumes of discolored greenish water can still be seen on satellite images, drifting more than 7 km from Ahyi Seamount (Mariana volcanic arc). The plumes are likely associated with degassing and hydrothermal activity. No signals are detected in data from underwater pressure sensors near Wake Island. The Aviation Color Code remains at Yellow (level 2 on a four-color scale) and the Volcano Alert Level remains at Advisory (level 2 on a four-level scale).

Source : USGS.

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Intense eruptive activity is going on at Reventador (Ecuador). Seismicity includes numerous daily explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor episodes associated with emissions. Daily ash-and-gas plumes are visible in webcam images and reported by the Washington VAAC rising as high as 1.6 km above the crater. Incandescent blocks are visible during dark hours each day rolling as far as 1.2 km down the flanks. A pyroclastic flow descended the S flank on 18 October 2026. The alert level is kept at Orange (level 2 on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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