Réchauffement climatique : vous n’avez encore rien vu ! // Global warming : you haven’t seen anything yet !

Vous trouvez que mai 2026 a été trop chaud ? Dans quelques années, vous vous direz qu’il faisait bon ! La vague de chaleur qui vient de frapper la France n’est qu’un avant-goût de ce qui risque de se produire dans un avenir proche. Selon les nouvelles projections climatiques des Nations Unies, au cours des cinq prochaines années, la Terre dépassera très probablement à plusieurs reprises le seuil climatique considéré comme sûr et battra tous les records de chaleur.
L’Organisation météorologique mondiale (OMM) prévoit un réchauffement de l’Arctique de près de 1,66°C d’ici 2030 et une sécheresse dangereuse, avec un risque d’incendies de forêt, en Amazonie. L’OMM avertit que la hausse des températures due à la combustion du charbon, du pétrole et du gaz, entraînera des phénomènes météorologiques extrêmes plus fréquents, notamment des inondations, des sécheresses et des vagues de chaleur.
Les projections de l’agence climatique des Nations Unies indiquent qu’il y a 75 % de chances que la température moyenne de notre planète entre 2026 et 2030 dépasse 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle. Ce seuil correspond à la limite de réchauffement fixée en 2015 par l’Accord de Paris sur le climat. Un rapport scientifique de l’ONU, publié quelques années plus tard, a expliqué comment le dépassement de ce seuil de 1,5°C accroît les risques de décès, de dangers et de disparition d’espèces. Même s’il ne s’agit que de quelques dixièmes de degré, certains écosystèmes de la planète, comme les coraux et les glaciers, ne peuvent supporter un tel stress.
Selon un rapport de l’OMM, il y a 91 % de chances qu’au moins une des cinq prochaines années dépasse le seuil de 1,5 degré Celsius et 86 % de chances que l’une de ces années batte le record de l’année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre, établi en 2024. L’OMM prévoit que chaque année d’ici à 2030, le réchauffement climatique se situera entre 1,3 et 1,9 degré Celsius par rapport à la fin du 19ème siècle.
Presque toutes les prévisions à court terme annoncent la formation prochaine d’un puissant épisode El Niño. Le rapport de l’OMM indique que ce réchauffement pourrait se prolonger jusqu’en 2028. De ce fait, 2027 devrait battre le record de chaleur de 2024.
Si les cinq prochaines années enregistrent une hausse moyenne de plus de 1,5°C par rapport à l’ère préindustrielle, la Terre se sera réchauffée d’un quart de degré Celsius en une décennie, soit plus rapidement que les précédents seuils d’alerte.
Les projections, basées sur la moyenne d’environ 200 simulations informatiques réalisées à l’aide de 13 modèles climatiques différents provenant de divers pays, montrent que le réchauffement dans l’Arctique est 3,5 fois plus rapide que dans le reste du globe, en raison de la diminution de la glace et de la neige qui, habituellement, réfléchissent le rayonnement solaire vers l’espace. Un cercle vicieux est en train de s’installer.
Les hivers arctiques de 2020 à 2025 ont été en moyenne 1,2°C plus chauds que la moyenne de la période 1991-2020. L’OMM prévoit que les cinq prochains hivers seront en moyenne 2,8°C plus chauds que cette moyenne récente. Le rapport de l’OMM prévoit également une poursuite du rétrécissement de la banquise arctique au cours de l’été 2026. Il annonce aussi des conditions climatiques encore plus chaudes et anormalement sèches dans le bassin amazonien, ce qui pourrait avoir des conséquences dévastatrices pour les populations locales et pour la planète entière. En effet, les populations dépendent de l’Amazonie pour leur approvisionnement en eau, et ces conditions plus chaudes et plus sèches devraient accroître le risque d’incendies de forêt, menaçant de transformer l’Amazonie, qui absorbe déjà le dioxyde de carbone (CO2) de l’atmosphère, en une région aggravant le problème.
La région du Sahel en Afrique, déjà particulièrement sèche, devrait recevoir des précipitations supérieures à la normale, ce qui pourrait entraîner des inondations.
Selon les Nations Unies, les efforts déployés pour freiner le réchauffement climatique sont insuffisants. Malgré les progrès de ces dernières années, il est clair que le réchauffement climatique continue de dépasser les efforts internationaux pour le contenir, et les températures caniculaires en Europe, en Inde et ailleurs illustrent une fois de plus les conséquences humaines et économiques dramatiques de la combustion massive de charbon, de pétrole et de gaz.
Source : Organisation météorologique mondiale (OMM).

Dans de telles conditions, il est bien évident que les glaciers vont devenir une espèce en voie de disparition (Photo: C. Grandpey)

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You think May 2026 was too hot ? In a few years, you will probably think it was cold ! The heat wave that recently affected France is just an overview of what is likely to happen in the near future. According to new United Nations climate projections, in the next five years, the Earth will very probably surge again and again past the international climate threshold set as safe and shatter its hottest-year records.

The World Meteorological Organization (WMO) forecasts an overheating Arctic that warms nearly 1.66 degrees Celsius between now and 2030 and a dangerous drought with potential wildfires for the Amazon. The WMO warns that a hotter globe from the burning of coal, oil and gas means more extreme weather including floods, droughts and heat waves.

The projections by the U.N. climate agency said there’s a 75% chance that the average global temperature between 2026 and 2030 will exceed 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times. That threshold is the limit of warming set in 2015 by the Paris climate agreement. A U.N. science report a few years later detailed how exceeding that 1.5 mark means more likely death, danger and species loss. Even though it’s only a few tenths of a degree, some of the planet’s ecosystems, such as coral and glaciers, can’t handle the strain.

According to the WMO report, there’s a 91% chance that at least one of the next five years will shoot past the 1.5 degree threshold and an 86% chance that one of those years will smash the record for Earth’s hottest year set in 2024. The WMO projects each year between now and 2030 to be between 1.3 degrees Celsius and 1.9 degrees Celsius since the late 1800s.

Nearly all the shorter-term forecasts call for a strong El Niño to form soon. The WMO report said it could stretch all the way to 2028. Because of that, 2027 will likely break the 2024 heat record.

And if the next five years do average more than 1.5 degrees Celsius since pre-industrial times, that means Earth will have warmed a quarter of a degree Celsius in a decade, which is faster than the previous rates of warning.

The projections, based on the averaging of about 200 runs of computer simulations using 13 different climate models from various countries, show warming in the Arctic rising 3.5 times faster than the rest of the globe, because there’s less ice and snow that had been reflecting solar radiation to space. It becomes a vicious cycle.

Winters in the Arctic from 2020 to 2025 on average were 1.2 degrees Celsius warmer than the 1991-2020 average. The WMO projects the next five winters will average 2.8 degrees Celsius warmer than that recent normal.

The WMO report also forecasts Arctic sea ice to continue to shrink in the summer. It also calls for even warmer and unusually dry conditions in the Amazon basin, and that could be devastating for both local residents and the planet as a whole. People rely on the Amazon for water and the hotter, drier conditions should increase wildfire risk, threatening to turn the Amazon, which now sucks heat-trapping carbon dioxide out of the atmosphere, into a region that worsens the problem.

Africa’s Sahel area, which has been extra dry, is likely to get more than normal rain and that could lead to flooding.

United Nations officials said efforts to curb global warming haven’t been enough. Despite the progress of recent years, it’s clear that global heating is still outpacing global efforts to contain it, and the baking temperatures in Europe, India and elsewhere show once again the brutal human and economic impacts of humanity still burning colossal amounts of coal, oil and gas.

Source : World Meteorological Organization (WMO).

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Pas d’activité explosive ces jours-ci sur le Sabancaya (Pérou), mais des émissions de cendres, de vapeur et de gaz jusqu’à 1700 mètres au-dessus du volcan. On enregistre également une activité sismique liée à des mouvements de fluides volcaniques et des fracturations à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte du Sabancaya reste Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Un puissant séisme de magnitude M6,0, enregistré par l’USGS, a frappé l’île d’Hawaï (Big Island), à 13 km au sud de Honaunau-Napoopoo, le 23 mai 2026 à 21h46 (heure locale). L’USGS indique une profondeur de 22,4 km pour l’hypocentre de cet événement. Ce séisme n’a pas engendré de risque de tsunami. On estime que 1 000 personnes ont ressenti de très fortes secousses, 12 000 des secousses fortes, 56 000 des secousses modérées, 210 000 des secousses légères et 102 000 des secousses faibles. La secousse a provoqué des éboulements sur des portions de la Highway 11 et de la Nāpōʻopoʻo Road dans le sud de Kona, de nombreuses fermetures de routes, des pannes de courant, des déplacements de structures sur leurs fondations et d’autres dommages matériels.

Source : USGS.

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On attend toujours les fontaines de lave de l’Episode 48 de l’éruption du Kilauea. De toute évidence, il y a du retard à l’allumage et le HVO repousse régulièrement sa prévision de 24 ou 48 heures. La dernière prévision annonçait les fontaines de lave entre le 28 et le 30 mai 2026, mais au moment où j’écris ces lignes, les signes annonciateurs de l’événement ne sont toujours pas apparus.

En souvenir de l’Episode 47… (Capture d’écran de la webcam)

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Dans un bulletin publié le 26 mai 2026, le Met Office islandais explique que le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme constant. Environ 26,6 millions de mètres cubes de magma se sont accumulés depuis le 16 juillet 2025. L’activité sismique demeure faible. Une éruption reste probable, mais personne ne sait si et quand elle aura lieu ! La prévision éruptive est au plus bas !

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D’après les caméras de surveillance de l’INGV, une activité effusive liée à des débordements de lave a débuté le 26 mai 2026 dans la zone cratèrique nord du Stromboli (Sicile). Cette activité a produit
une coulée de lave qui a parcouru la Sciara del Fuoco. Le 28 mai, la coulée avait beaucoupperdu de sa vigueur.
Du point de vue sismique, l’amplitude moyenne du trémor volcanique est passée de valeurs moyennes à élevées. Aucun changement significatif n’a été observé dans la fréquence et l’amplitude des séismes d’explosion.

Source : INGV.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Dukono (Indonésie). Les panaches de cendres s’élèvent généralement entre 300 et 1 600 m au-dessus du sommet avant de se disperser dans plusieurs directions. Le niveau d’alerte reste à 2, sur une échelle de 1 à 4.

Panache de cendres du Dukono le 8 mai 2026 (Source: réseaus sociaux)

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Toujours en Indonésie, une hausse de la sismicité a débuté sur le Sinabung le 21 mai 2026, lorsque le réseau sismique a enregistré des secousses continues d’une amplitude maximale de 4 mm. Ces secousses ont persisté au moins jusqu’au 22 mai et étaient accompagnées de séismes basse fréquence et hybrides. Des panaches blancs s’élèvent chaque jour jusqu’à 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé au public de se tenir à au moins 2 km du sommet et à au moins 3,5 km sur le flanc sud-est.
Source : PVMBG.

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Les stations de l’Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) qui surveillent le Nevado de Longaví (Chili) ont enregistré un séisme volcano-tectonique (VT) le 20 mai 2026, associé à une fracturation de roches à l’intérieur du volcan. Ce séisme a été suivi d’une série de 110 événements au cours des trois heures suivantes. Entre le 20 et le 22 mai, plus de 400 séismes VT ont été enregistrés, dont quatre d’une magnitude supérieure à M3,0 ; le plus important, d’une magnitude de M4,3, a été enregistré le 20 mai. Les données indiquent une source sismique située à 4-5 km au sud-ouest du cratère, à une profondeur d’environ 3 km. Par ailleurs, le réseau sismique a détecté plusieurs événements attribués à des mouvements de fluides. Bien qu’aucune activité éruptive n’ait été observée sur le volcan, le SERNAGEOMIN a relevé le niveau d’alerte au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs). Un périmètre d’accès restreint de 3 km a été établi autour du cratère.

Crédit photo: GVN

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit avec des coulées de lave, des nuées ardentes, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et de gaz, et parfois une activité strombolienne.
Le PHIVOLCS a capturé la trajectoire d’une météorite en train de passer près du volcan le 25 mai 2026. L »objet s’est désintégré dans l’atmosphère et n’a pas percuté les flancs du volcan, comme pourraient le laisser croire les vidéos de l’événement..
https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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Voir aussi ma note du 28 mai 2026 à propos de l’activité éruptive dans la Mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée).

Une éruption sous-marine a débuté le 8 mai 2026 et se poursuit actuellement dans la partie centrale de la mer de Bismarck, à environ 130 km au sud-est de l’île de Manus, en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Cette éruption a révélé un volcan sous-marin jusqu’alors inconnu, provisoirement baptisé Titan Ridge Volcano, dans une zone reculée et tectoniquement active de l’océan Pacifique. L’éruption sous-marine a baissé d’intensité entre le 25 et le 28 mai.
Les données bathymétriques existantes indiquent que le sommet du Titan Ridge Volcano se situait à plus de 400 m sous le niveau de la mer avant l’éruption. La profondeur du plancher océanique dans la zone éruptive varie entre 500 et 800 m.

Source: NASA

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ». .
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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No explosive activity has been reported at Sabancaya (Peru) in recent days, but ash, steam, and gas emissions have reached up to 1,700 meters above the volcano. Seismic activity related to volcanic fluid movements and fracturing within the volcano is also being recorded. The alert level for Sabancaya remains Orange.

Source : IGP.

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A strong earthquake registered by the USGS as M6.0 hit Hawaii Big Island 13 km south of Honaunau-Napoopoo at 21:46 (local time) on May 23, 2026. The agency is reporting a depth of 22.4 km. There was no tsunami threat from this earthquake. 1 000 people are estimated to have felt very strong shaking, 12 000 strong, 56 000 moderate, 210 000 light and 102 000 weak. The quake caused rock slides on portions of Highway 11 and Nāpōʻopoʻo Road in South Kona, multiple road closures, power outages, structures to shift on their foundation and other property damage.

Source : USGS.

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We’re still waiting for the lava fountains of Episode 48 of the Kilauea eruption. Clearly, there’s a delay, and the HVO is regularly pushing forward its forecast by 24 or 48 hours. The latest forecast predicted the lava fountains between May 28th and 30th, 2026, but as Iam writing this post, the signs of the event have yet to appear.

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In an update released on 26 May 2026, the Icelandic Met Office explains that ground uplift at Svartsengi continues at a steady rate. Approximately 26.6 million cubic metres of magma have accumulated since 16 July 2025. Seismic activity remains low. An eruption remains lokelybut nobody knows when ! Eruptive prediction is at its lowest !

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According to INGV surveillance cameras, effusive activity linked to lava flows began on May 26, 2026, in the northern crater area of Stromboli (Sicily). This activity produced a lava flow that travelled down the Sciara del Fuoco. On 28 May, the lava flow had lost much of its vigour.
From a seismic perspective, the average amplitude of volcanic tremor increased from moderate to high. No significant changes were observed in the frequency and amplitude of explosion earthquakes.
Source: INGV.

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Eruptive activity at Dukono (Indonesia) continues. Ash plumes usually rise 300-1,600 m above the summit before drifting in multiple directions The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4).

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Still in Indonesia, increased seismicity began at Sinabung on 21 May 2026 when the seismic network recorded continuous tremors with a maximum amplitude of 4 mm. The tremors persisted at least through 22 May and were accompanied by low-frequency and hybrid earthquakes. Daily white plumes rose as high as 500 m above the summit. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 2 km away from the summit and 3.5 km on the SE flank.

Source : PVMBG.

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The Observatorio Volcánico de los Andes del Sur (OVDAS) monitoring stations Nevado de Longaví (Chile) recorded a volcano-tectonic (VT) earthquake on 20 May 2026 associated with rock fracturing inside the volcano. The earthquake was followed by a swarm of 110 events over the next three hours. During 20-22 May more than 400 VT earthquakes had been recorded, with four having a local magnitude greater than M3.0 ; the largest VT earthquake was a local M 4.3 recorded on 20 May. The data indicated a seismic source located 4-5 km SW of the crater at a depth of around 3 km. In addition, the seismic network detected several events attributed to fluid dynamics. Though there is no record of observed eruptive activity at the volcano, the SERNAGEOMIN raised the Alert Level to Yellow (the second lowest level on a four-color scale). A 3-km restricted access perimeter was set up around the crater.

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The eruption at Mayon (Philippines) continues with lava effusion, pyroclastic flows, incandescent rockfalls, ash-and-gas plumes, and occasional minor Strombolian activity.

PHIVOLCS captured a meteor streaking near the volcano on 25 May 2026 before later confirming that the object disintegrated in the atmosphere and did not strike the volcano’s slopes.

https://cdn.mos.cms.futurecdn.net/QZXATjppRVN6gBYkgcHEeF.gif

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See also my post of May 28, 2026 regarding eruptive activity in the Bismarck Sea (Papua New Guinea).

A submarine eruption that began on May 8, 2026, continues in the central Bismarck Sea, about 130 km southeast of Manus Island, Papua New Guinea. The eruption revealed a previously unmapped underwater volcano, now provisionally named Titan Ridge Volcano, in a remote and tectonically active area of the Pacific Ocean. The pumice emissions significantly decreased between 25 and 28 May.

Existing bathymetric data indicate the summit of the provisionally named Titan Ridge Volcano lay more than 400 m (1 312 feet) below sea level before the eruption. The surrounding seafloor in the eruption zone ranges from approximately 500 to 800 m (1 640–2 625 feet) in depth.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ». .

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mer de Bismarck : Beaucoup de questions sur la dernière éruption // Bismarck Sea : Many questions about the last eruption

Dans ma note du 15 mai 2026 sur l’activité volcanique dans le monde, j’expliquais qu’une émission de cendres volcaniques provenant d’un volcan sous-marin était détectée par le VAAC de Darwin dans la province volcanique de la mer de Bismarck (Papouasie-Nouvelle-Guinée) depuis le 11 mai 2026. Les cendres s’élevaient à environ 4 km au-dessus du niveau de la mer. Des images satellites montraient une décoloration de l’eau à proximité de la zone concernée.

Vue du panache éruptif le 11 mai 2026 – Source : OLI (Operational Land Imager) sur Landsat 9 / NASA

La source de l’émission de cendres se situait probablement à 1 300 m sous le niveau moyen de la mer, aux coordonnées 3°02′S, 147°47′E. Cependant, cette éruption restait entourée de nombreuses incertitudes.
Un article publié sur le site web space.com confirme cette incertitude. On peut y lire que « lorsque les volcanologues ont cherché à étudier l’événement, ils se sont heurtés à un obstacle de taille. » En effet, il n’existe aucune carte haute résolution des fonds marins de cette zone.
Ce manque de données a compliqué la tâche des scientifiques pour déterminer précisément comment l’éruption a remodelé les fonds marins et quelle est la taille de la structure volcanique concernée. De fait, ils ignorent même quelle formation géologique a été affectée par l’éruption.
Ils pensent que l’éruption s’est probablement produite le long de la dorsale de Titan, à environ 16 kilomètres au sud-est d’un site d’éruptions sous-marines datant de 1972.
L’imagerie satellitaire fournie par le satellite Landsat 9 de la NASA permet aux scientifiques d’analyser le panache de cendres de plusieurs kilomètres de hauteur, la coloration de l’eau de mer, les bancs de ponce volcanique émanant de l’événement, et même les phénomènes thermiques capturés par le radiomètre imageur visible et infrarouge (VIIRS) du satellite Suomi NPP de la NASA.
Les observations actuelles laissent supposer (avec une grande incertitude) qu’il existe une bouche éruptive relativement peu profonde. Les chercheurs attendent désormais de voir si une nouvelle île se formera suite à l’éruption. Il faudrait probablement un certain temps avant qu’une telle île se forme, et on ignore combien de temps l’éruption pourrait durer. L’éruption de 1972, survenue à proximité, a par exemple duré quatre jours, tandis qu’une autre éruption, également proche, en 1957, a duré près de quatre ans. De nombreuses questions restent en suspens. Comme je le dis souvent, nous connaissons mieux la surface de la planète Mars que les profondeurs de nos propres océans.
Source : space.com

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In my post of 15 May 2026 about volcanic activity around the world, I explained that a volcanic ash emission from a submarine volcano had been observed by the Darwin VAAC in the Bismarck Sea Volcanic Province (Papua New Guinea) since May 11, 2026. The ash was rising to about 4 km above sea level. Satellite imagery showed water discoloration near the concerned area. (see image above)

The ash emission source was probably 1 300 m below mean sea level at coordinates 3°02′S, 147°47′E. However, there was a lot of uncertainty around this eruption.

An article released on the space.com website confirms this uncertainty. One can read that « when volcanologists looked to study the event, they reached a frustrating wall. » Indeed, there are no high-resolution maps of the seafloor of the area.

That lack of baseline data made it more difficult for scientists to determine exactly how the eruption reshaped the seafloor or how large the volcanic structure may be. In fact, they are not even sure which geological feature even erupted.

Current theories suggest the eruption likely occurred along the Titan Ridge, about 16 kilometers southeast of a 1972 submarine eruption site.

Existing satellite imagery allows scientists to analyze the kilometers-high ash plume, discoloration in the ocean water, rafts of the volcanic rock pumice emanating from the event, and even thermal events captured by the Visible Infrared Imaging Radiometer Suite (VIIRS) on NASA’s Suomi NPP satellite.

The current observations suggest (but there is a lot of uncertainty) a fairly shallow eruption vent. Now, researchers are waiting to see if a new island will be born out of the eruption. It would likely take some time for one to form, and it is unclear how long this eruption might last. The nearby 1972 eruption, for instance, lasted four days, whereas another nearby eruption in 1957 lasted just short of four years. Many questions about our own planet. As I often put it. We know the surface of Mars better than the depths of our own oceans.

Source : space.com

La perte d’oxygène de nos rivières // The loss of oxygen in our rivers

Concentrations de CO2 : 432,09 ppm (26 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

Des chercheurs chinois de l’Académie des Sciences ont utilisé des satellites et l’intelligence artificielle pour suivre et analyser les niveaux d’oxygène dans plus de 21 000 rivières à travers le monde depuis 1985. Ils ont constaté que le réchauffement climatique entraîne une diminution progressive de l’oxygène dans les cours d’eau, avec une menace pour les poissons et autres organismes aquatiques. Leur étude, publiée en mai 2026 dans la revue Science Advances, indique que le niveau d’oxygène a diminué en moyenne de 2,1 % depuis 1985. Cela peut paraître peu, mais cette diminution s’accumule et, si elle se poursuit ou s’accélère, les rivières de l’est des États-Unis, d’Inde et des régions tropicales pourraient perdre suffisamment d’oxygène d’ici la fin du siècle pour asphyxier certains poissons et créer des zones mortes.

Vue de la Loire dans l ‘Allier au cours de l’été 2025 (Photo: C. Grandpey)

Les principes fondamentaux de la chimie et de la physique expliquent que l’eau plus chaude contient moins d’oxygène. Le réchauffement de l’eau, conséquence du changement climatique d’origine anthropique, libère davantage d’oxygène dans l’atmosphère. Si la perte d’oxygène se poursuit au rythme actuel, les rivières du monde entier perdront en moyenne 4 % d’oxygène en plus d’ici la fin du siècle, et dans certains cas près de 5 %. C’est à ce moment que la perte d’oxygène, appelée désoxygénation, devient problématique pour les poissons et les populations qui dépendent des rivières.
Les scientifiques chinois craignent que le niveau d’oxygène dans les rivières chute à un tel point que des zones mortes apparaissent, comme c’est le cas dans le golfe du Mexique, la baie de Chesapeake et le lac Érié en Amérique du Nord. Dans ces zones, les poissons peinent à respirer et meurent. Un chercheur explique que le faible niveau d’oxygène peut provoquer une série de crises écologiques telles que le déclin de la biodiversité, la dégradation de la qualité de l’eau et la mort de certains poissons. Il ajoute que certaines rivières sont dans un état si critique qu’un léger changement peut les faire basculer dans la zone de danger.

Il est bien évident que si une rivière se réchauffe trop, le niveau d’oxygène diminuera et il n’y aura plus de poissons. Je ne peux que confirmer cette situation préoccupante que j’ai pu observer en France. Je suis pêcheur de truites (à la mouche et no kill de préférence) et je n’ai pu que constater qu’avec les récentes vagues de chaleur et le manque de pluie, nos cours d’eau ont perdu la majeure partie de leur oxygène, rendant la survie de la truite fario impossible. Ce n’est pas l’épisode de canicule que nous vivons ces jours-ci qui va arranger les choses.

Une étude récente révèle qu’au début du siècle, le Gange, en Inde, fortement pollué, perdait de l’oxygène plus de 20 fois plus vite que la moyenne mondiale. Si, dans les prochaines années, on connaît une augmentation modérée à élevée des émissions mondiales de dioxyde de carbone, les rivières de l’est des États-Unis, de l’Arctique, de l’Inde et d’une grande partie de l’Amérique du Sud perdront probablement environ 10 % de leur oxygène d’ici la fin du siècle.
Les scientifiques s’inquiètent particulièrement des fleuves tropicaux, comme l’Amazone au Brésil. Depuis 1980, on observe une augmentation de près de 16 jours par décennie du nombre de jours présentant des zones mortes en Amazonie. À plus grande échelle, le stress oxydatif dans les rivières de la planète a augmenté de 13 jours par décennie et la fréquence des zones mortes de près de trois jours par décennie depuis 1980. Avec la poursuite du réchauffement climatique, ces chiffres devraient encore augmenter.

Sécheresse du fleuve Amazone en Colombie en septembre 2024 (Crédit photo : AFP)

Plusieurs facteurs expliquent la diminution de l’oxygène dans les rivières, notamment la pollution par les nutriments provenant des engrais et du ruissellement urbain, ainsi que la construction de barrages, les variations de débit et les problèmes liés au vent. Malgré tout, près de 63 % du problème est dû au réchauffement de l’eau.
L’étude chinoise conclut avec une mise en garde : la réduction de la pollution de l’eau est une priorité et sera d’autant plus difficile que les rivières se réchauffent.
Source : Associated Press via Yahoo News.

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Researchers at the Chinese Academy of Sciences used satellites and artificial intelligence to track and analyze oxygen levels in more than 21,000 rivers across the globe since 1985. They found that global warming is causing rivers to slowly lose oxygen, threatening fish and other lives in the waterways. Their study, published in May 2026 in Science Advances, indicates that oxygen levels have dropped an average of 2.1% since 1985. That doesn’t seem like much but it adds up and if it continues or accelerates, rivers in the Eastern United States, India and across the tropics could lose enough oxygen by the end of the century to suffocate some fish and create dead zones.

Basic chemistry and physics dictate that warmer water holds less oxygen. Warmer water, which happens with human-caused climate change, releases more oxygen into the atmosphere. If the oxygen loss rate continues at the current pace, the world’s rivers on average will lose an additional 4% of their oxygen by the end of the century, and in some cases close to 5%. That’s when oxygen loss, called deoxygenation, becomes problematic for fish and people who rely on rivers.

Scientists worry that oxygen levels in rivers could fall so low that dead zones appear, as they have in the Gulf of Mexico, Chesapeake Bay and Lake Erie. Those are areas where fish struggle to breathe and die. One researcher explaines that the low level of oxygen can cause a series of ecological crises such as biodiversity decline, water quality degradation and some fish may die.

He added that some rivers are in such bad shape that a small change can tip them into the danger zone. If your favorite fishing hole gets too warm, oxygen levels will go down and there won’t be any fish to catch. I can personally add that this situation can alreasdy be observed in France. With the recent heat waves and lack of rain, small rivers in France have lost most of their oxygen so that the fario trout could not survive.

One can rread in the latest study that earlier this century, India’s heavily polluted Ganges River was losing oxygen more than 20 times faster than the global average. Even with moderate-to-high increases in global carbon dioxide emission rates, rivers in the Eastern United States, the Arctic, India and much of South America are projected to lose about 10% of their oxygen by the end of the century.

Scientists worry about tropical rivers especially, such as the Amazon in Brazil. Since 1980, the number of days with dead zone spots in the Amazon rose by nearly 16 days per decade. More widely, oxygen stress in the world’s rivers increased by 13 days every decade and dead zone occurrences increased by nearly three days a decade since 1980. As the world continues to warm, those numbers should jump even higher.

There are several reasons for oxygen loss in the world’s rivers, including nutrient pollution from fertilizer and urban runoff, along with dam construction, flow and wind issues. But nearly 63% of the problem is from warmer water.

The Chinese study concludes that water pollution reduction is more important than ever and will be harder as rivers warm.

Source : Associated Press via Yahoo News.