Éruption du Fuego (Guatemala)

Une hausse d’activité du Fuego (Guatemala) a été observée le 3 août 2026, avec des coulées pyroclastiques qui ont parcouru entre 5 et 7 km dans la ravine Seca, sur le flanc ouest du volcan. L’éruption est entrée dans une phase paroxystique tard dans la soirée du 3 août, avec des fontaines de lave atteignant 200 à 300 m au-dessus du cratère. Des coulées de lave se sont propagées dans cinq ravines au début de la journée du 4 août. Les panaches de cendres et de gaz ont atteint une altitude de 5 000 à 6 000 m. La CONRED estime à 29 000 le nombre de personnes affectées par les retombées de cendres. Plusieurs écoles ont été fermées.
La CONRED a relevé le niveau d’alerte volcanique à l’Orange, et les autorités ont ordonné des évacuations préventives à El Porvenir, Las Lajitas et dans les localités voisines. Au moins 1 700 personnes sont concernées par ces évacuations.

 Image webcam du Fuego le 4 août 2026

°°°°°°°°°°

Dans son dernier bulletin du 4 août 2026, l’INSIVUMEH indique que cela fait 23 heures que l’activité éruptive du Fuego a commencé (le 3 août à 8h30). La phase la plus intense se poursuit. Aux premières heures du 4 août, des coulées pyroclastiques denses ont été observées à plusieurs reprises dans les ravines Seca, Taniluyá, Ceniza, Las Lajas et Honda, et il est possible qu’elles aient également dévalé les ravines Trinidad et El Jute.
Les émissions continues et intenses de gaz, de lave et de cendres se poursuivent, accompagnées d’une activité sismique toujours élevée et en augmentation, ainsi qu’un trémor acoustique continu de forte amplitude. L’augmentation du nombre et de l’ampleur des coulées pyroclastiques a considérablement accru les retombées de cendres et la présence de gaz à odeur de soufre à proximité des ravines mentionnées ci-dessus.

Source : INSIVUMEH, CONRED.

Nouvelle image webcam de l’éruption

La courbe du tremor éruptif semble montrer que la phase la plus intense de l’éruption est maintenant terminée.

———————————————

Activity intensified at Fuego (Guatemala) on August 3, 2026, producing pyroclastic flows that traveled 5 to 7 km through the Seca ravine on the volcano’s western flank. The eruption entered a paroxysmal phase late that evening, with lava fountains reaching 200 to 300 m above the crater. Lava flows expanded into five ravines early on August 4. Ash and gas columns reached 5 000 to 6 000 m above sea level. More than 29,000 people have been affected by the ashfall. Several schools were closed.

CONRED raised the volcano alert level to Orange, and authorities ordered preventive evacuations of at least 1,700 persons in El Porvenir, Las Lajitas and nearby communities.

°°°°°°°°°°

In its latest bulletin of August 4, 2026, INSIVUMEH reports that Fuego’s eruptive activity has been ongoing for 23 hours (having started on August 3 at 8:30 a.m.). The most intense phase is continuing. During the early hours of August 4, dense pyroclastic flows were repeatedly observed in the Seca, Taniluyá, Ceniza, Las Lajas, and Honda drainages. They may also have descended the Trinidad and El Jute ravines.
Continuous, intense emissions of gas, lava, and ash persist, accompanied by seismic activity that remains high and is intensifying, as well as continuous, high-amplitude acoustic tremor. The increase in the frequency and magnitude of pyroclastic flows has significantly increased ashfall and the presence of sulfur-smelling gases near the above-mentioned drainages.

Source : INSIVUMEH, CONRED. 

The current curve of the tremor tends to show that the most intense phase of the eruption is now over.

Nouvelle structure volcanique au large de la Sicile // New volcanic structure off the coast of Sicily

Si de nombreux volcans sont visibles sur Terre ou émergent des océans, un grand nombre se cachent dans les profondeurs. Ainsi, dans la mer Méditerranée de nombreux édifices pointent leurs sommets à quelques dizaines ou quelques centaines de mètres sous la surface. C’est le cas du volcan Actea qui se trouve à six kilomètres seulement de la côte sud-ouest de la Sicile, avec une coulée de lave solidifiée qui s’étire sur quatre kilomètres vers l’ouest.

Ce volcan a attiré l’attention d’un chercheur à l’Institut national italien d’océanographie et de géophysique expérimentale (OGS). Il s’agit de l’une des six structures récemment mises au jour lors de la cartographie du Canal de Sicile (Mar di Sicilia).

L’expédition scientifique à laquelle appartient ce chercheur a pour nom M191 Suave. Elle a réuni des scientifiques du centre Geomar de Kiel, de l’Institut de recherche de la baie de Monterey (MBARI), de l’OGS italien et de l’Université Victoria de Wellington. Pendant trois semaines, à bord du navire de recherche allemand Meteor, ils ont scruté les fonds de cette voie maritime très fréquentée, au large de la côte sud-ouest de l’île.

Parmi les instruments utilisés au cours de l’expédition, on notera un échosondeur multifaisceaux et un magnétomètre qui ont permis de cartographier les structures volcaniques, aussi bien celles affleurant sur le plancher océanique que celles enfouies dans les sédiments. Le relevé a révélé trois centres volcaniques d’au moins six kilomètres de large et 150 mètres de haut, tous enfouis sous l’eau.

La bathymétrie a permis de constater que de nombreuses formations que les géologues interprétaient depuis longtemps comme des édifices volcaniques n’étaient en réalité pas d’origine magmatique. Le phénomène s’explique en partie par la complexité des lieux. En effet, le Canal de Sicile occidental se situe en Méditerranée centrale, une zone d’extension marquée de la croûte terrestre où les formes volcaniques se regroupent le long des failles, ce qui rend la région difficile à interpréter sans cartographie haute résolution. Si certains reliefs ne présentent pas d’intérêt volcanique, d’autres comme Actea et ses cinq compagnons méritent une étude plus poussée

Carte bathymétrique du secteur nord-ouest du Canal de Sicile (données issues du portail EMODnet)

Actea est l’édifice le plus proche du littoral, posé sur le secteur nord de la zone de faille de Capo Granitola, entre 62 et 70 mètres de profondeur. Son sommet culmine à seulement 34 mètres sous la surface. C’est la seule structure volcanique à porter des signes de réactivation magmatique. Cette dernière a probablement eu lieu entre le dernier maximum glaciaire et la remontée des eaux qui a suivi, comme en témoigne une importante coulée de lave récente.

À noter que Actea et son voisin Climène laissent échapper des bulles de leurs cratères. Il sera nécessaire de prélever des échantillons chimiques pour en déterminer l’origine. Elles pourraient signaler une activité biogénique libérant du méthane, ou une circulation hydrothermale.

A) Image montrant le site, près du sommet du volcan Actea. (B) Photographie sous-marine du sommet du volcan Actea, densément colonisé par des communautés benthiques.

Cette région de la Méditerranée a déjà démontré sa capacité à surprendre. En juillet 1831, le cône sous-marin de Ferdinandea est entré en éruption, édifiant une île volcanique d’environ 65 mètres au-dessus du niveau de la mer, et large de moins de 300 mètres. L’Angleterre, la France, l’Espagne et le Royaume des Deux-Siciles se disputèrent sa possession, mais la mer en décida autrement et l’île disparut sous les assauts des vagues dès janvier 1832. Elle a percé la surface à quatre reprises dans l’histoire.

Illustration de Ferdinandea en éruption en 1831.

Le sommet de Ferdinandea se trouve aujourd’hui à six mètres seulement sous la surface et est donc susceptible de représenter un danger pour les navires à fort tirant d’eau. En 2000, des plongeurs militaires italiens y ont planté un drapeau sicilien, pour prévenir toute nouvelle revendication de souveraineté si l’île venait à réapparaître.

Ces derniers travaux scientifiques et leurs découvertes montrent à quel point le terrain sous-marin proche du rivage sicilien reste méconnu. Il est donc urgent d’évaluer le risque volcanique pour ces zones qui hébergent des infrastructures comme les câbles de communication ou les gazoducs.

Source : Futura Sciences.

———————————————-

While many volcanoes are visible on land or rise above the ocean surface, a vast number remain hidden in the depths. This is the case in the Mediterranean Sea, where numerous volcanic structures have summits reaching to within a few tens or hundreds of meters of the surface. One such example is the Actea volcano, located just six kilometers off the southwestern coast of Sicily, featuring a solidified lava flow that stretches four kilometers to the west.
This volcano caught the attention of a researcher from the Italian National Institute of Oceanography and Applied Geophysics (OGS). It is one of six structures recently discovered during the mapping of the Strait of Sicily.
The scientific expedition involving this researcher is named M191 Suave. It brought together scientists from the GEOMAR centre in Kiel, the Monterey Bay Aquarium Research Institute (MBARI), Italy’s OGS, and Victoria University of Wellington. Over the course of three weeks aboard the German research vessel Meteor, the team surveyed the seabed of this busy waterway off the island’s southwestern coast.
Instruments used during the expedition included a multibeam echosounder and a magnetometer, enabling the mapping of volcanic structures, both those exposed on the seafloor and those buried beneath sediment. The survey revealed three volcanic centers, each at least six kilometers wide and 150 meters high, all submerged underwater.
Bathymetric data revealed that many formations long interpreted by geologists as volcanic structures were not, in fact, of magmatic origin. This can be attributed in part to the complexity of the area. The western Strait of Sicily is located in the central Mediterranean, a zone of significant crustal extension where volcanic features cluster along fault lines, making the region difficult to interpret without high-resolution mapping. While some landforms are of no volcanic interest, others, such as Actea and its five neighbors, demand further study.
Actea is the feature closest to the coast, situated on the northern section of the Capo Granitola fault zone at depths of 62 to 70 meters. Its summit rises to just 34 meters below the surface. It is the only volcanic structure showing signs of magmatic reactivation. This reactivation likely occurred between the Last Glacial Maximum and the subsequent rise in sea level, as evidenced by a large, recent lava flow.
Notably, both Actea and its neighbour, Climène, release bubbles from their craters. Chemical sampling will be required to determine their origin; they could indicate methane-releasing biogenic activity or hydrothermal circulation.
This region of the Mediterranean has already proven capable of surprises. In July 1831, the submarine cone of Ferdinandea erupted, building a volcanic island that rose approximately 65 meters above sea level and spanned less than 300 meters in width. England, France, Spain, and the Kingdom of the Two Sicilies vied for its possession, but the sea decided otherwise; the island vanished beneath the waves as early as January 1832. It has broken the surface four times in recorded history. Today, the summit of Ferdinandea lies just six meters below the surface, potentially posing a danger to deep-draft vessels. In 2000, Italian military divers planted a Sicilian flag there to preempt any future sovereignty claims should the island re-emerge.
These recent scientific studies and their findings highlight just how little is known about the underwater terrain near the Sicilian coast. There is, therefore, an urgent need to assess the volcanic risk to these areas, which host infrastructure such as communication cables and gas pipelines.
Source: Futura Sciences.

Vers un renforcement d’El Niño // El Niño is about to strengthen

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

L’Organisation météorologique mondiale (OMM) sous l’égide des Nations unies vient de déclarer qu’El Niño devrait s’intensifier dans les semaines à venir et générer des chaleurs extrêmes à travers le monde. Ces prévisions interviennent alors qu’une chaleur accablante fait voler en éclats les records de température, de l’Europe à l’Asie.
Lors d’un épisode El Niño, des eaux chaudes s’accumulent dans l’est du Pacifique, ce qui provoque une hausse des températures à l’échelle de la planète et amplifie les effets du réchauffement climatique. El Niño a contribué aux chaleurs record de 2023 et 2024, les années les plus chaudes jamais enregistrées. Les prévisionnistes annoncent qu’un épisode El Niño intense devrait se mettre en place entre août et octobre 2026.
Le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a déclaré : « La situation actuelle n’est qu’un avant-goût. El Niño se renforce et attise une planète déjà en proie aux flammes, marquée par des dômes de chaleur torrides, des incendies apocalyptiques et des températures océaniques record. »
Le 2 août 2026, la Corée du Sud a vu le mercure atteindre 42,5 °C, un record absolu pour le pays. L’agence météorologique sud-coréenne a exhorté la population à « cesser immédiatement toute activité en extérieur », et a ajouté que « les espaces intérieurs dépourvus de climatisation présentent un danger ».
Cette chaleur sans précédent a succédé à une vague de chaleur record en Europe occidentale, qui a connu son mois de juin le plus chaud jamais enregistré. La France a vécu sa journée la plus chaude de l’histoire, tandis que des stations météorologiques au Danemark, en Allemagne et en Pologne enregistraient de nouveaux records absolus. La chaleur a persisté en juillet, Ainsi,Barcelone a connu une température de 40,7 °C, un record pour la ville.
Ces vagues de chaleur, conjuguées à la sécheresse, ont alimenté d’immenses incendies en France, en Espagne et maintenant en Grèce. En France, plus de 200 000 personnes ont dû fuir leur domicile lors de ce que le président Emmanuel Macron a qualifié de pire crise liée aux incendies depuis la Seconde Guerre mondiale.
Aux États-Unis, en juillet 2026, une chaleur torride a enveloppé une grande partie du pays ; Salt Lake City a enregistré une température de 42,8 °C, un record historique pour la ville. Juillet 2026 sera probablement le mois le plus chaud jamais enregistré dans la partie continentale des États-Unis.
Source : OMM.

 

Températures en Europe eu cours de la deuxième moitié du mois de juin 2026 (Source: Copernicus)

—————————————————

The U.N. World Meteorological Organization has just warned that El Niño is expected to intensify in the weeks ahead, fueling more severe heat across the globe. The forecast comes as blistering heat shatters temperature records from Europe to Asia.

During El Niño, warm waters pool in the eastern Pacific, driving hotter weather around the world, amplifying the impact of warming. El Niño drove record heat in 2023 and 2024, the hottest years ever recorded. Forecasters say a strong El Niño will take shape between August and October 2026. 

U.N. Secretary-General António Guterreshas just declared : « The current situation is only a warm-up act. El Niño is strengthening, adding fuel to a planet already on fire with scorching heat domes, apocalyptic wildfires, and record hot seas. »

On August 2, 2026, South Korea saw the mercury reach 42.5° C, its highest temperature on record. The South Korean weather agency urged people to « immediately stop all outdoor activities, » warning that even « indoor spaces without air conditioning are dangerous. »

The unprecedented heat came on the heels of a record hot spell in Western Europe, which endured its hottest June on record. France experienced its hottest day ever, while weather stations in Denmark, Germany, and Poland recorded new all-time highs. The heat persisted in July, with Barcelona seeing heat of 40.7°C, the hottest on record.

Hot spells combined with dry conditions to fuel massive wildfires across France, Spain, and now Greece. More than 200,000 people in France were forced to flee their homes in what French President Emmanuel Macron called the worst fire-related crisis since World War II.

In the U.S. In July 2026, scorching heat blanketed much of the country, and Salt Lake City recorded a temperature of 42.8°C, its highest on record. July 2026 will probably be the warmest month on record in the Contiguous U.S.

Source : WMO.

Le réchauffement climatique perturbe notre sommeil // Global warming disturbs people’s sleep

Concentrations de CO2 : 428,24 ppm (30 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Selon une nouvelle étude réalisée par l’organisation américaine Climate Central spécialisée dans les sciences du climat, la hausse des températures nocturnes provoquée par le réchauffement climatique prive les habitants de près d’une semaine complète de sommeil chaque année.
L’analyse a porté sur 1 338 villes à travers le monde et a révélé qu’entre 2020 et 2025, un citoyen lambda a perdu près de 56 heures de sommeil par an en raison des températures nocturnes élevées.
Plus de six de ces heures – soit environ une nuit blanche supplémentaire – peuvent être directement attribuées au réchauffement climatique. Cette étude est la première à quantifier directement les heures de sommeil perdues en relation avec le réchauffement climatique en s’appuyant sur des recherches concernant l’impact des températures sur le sommeil.
La part de la perte de sommeil liée au réchauffement climatique a au moins doublé depuis le début des années 1970 dans 1 335 des 1 338 villes étudiées, et a au moins triplé dans 840 d’entre elles.

Ce sont les villes du Moyen-Orient qui ont enregistré les pertes les plus importantes. Les habitants d’Arabie saoudite, d’Oman et des Émirats arabes unis ont perdu entre 55 et 87 heures de sommeil par an en raison de la hausse des températures nocturnes, dont 12 à 16 heures sont directement liées au réchauffement climatique. Cela équivaut à près de deux nuits complètes par an.

Dans le sud de l’Inde et dans plusieurs pays d’Asie du Sud-Est, les habitants ont perdu entre 78 et 91 heures de sommeil par an en raison de températures nocturnes plus élevées, dont huit à neuf heures imputables au réchauffement climatique.
Dans les villes d’Afrique de l’Ouest, notamment au Niger, au Nigeria et au Burkina Faso, les habitants ont perdu 65 heures de sommeil ou plus par an, dont 10 à 11 heures liées au réchauffement climatique.
Dans les 253 villes américaines analysées, les habitants ont perdu en moyenne 36 heures de sommeil par an à cause de la hausse des températures nocturnes, dont environ quatre heures étaient dues au réchauffement climatique. Les villes les plus touchées se trouvent en Arizona, en Californie, en Floride et au Nevada. Au début des années 1970, la perte de sommeil liée au réchauffement climatique dans les villes américaines était d’un peu plus d’une heure par an. Dans les années 2020, ce chiffre a environ triplé pour atteindre près de quatre heures.

En Arizona, Phoenix est l’une des villes les plus chaudes des États Unis

Les conséquences de cette perte accumulée sur la santé sont importantes. Un sommeil de mauvaise qualité a été associé à des répercussions sur l’humeur, les performances cognitives, la productivité ainsi que sur la santé cardiovasculaire et immunitaire. Certains groupes sont exposés à des risques nettement plus élevés. Selon l’étude, l’impact de la hausse des températures nocturnes est plus de deux fois plus important chez les adultes de plus de 65 ans que chez ceux d’âge moyen, et près de trois fois plus marqué pour les habitants de pays à revenu intermédiaire inférieur que pour ceux de pays à revenu élevé. Les auteurs de l’étude ont constaté que les femmes et les personnes vivant déjà dans des climats chauds subissaient davantage ces effets. La perte de sommeil liée à la chaleur est appelée à s’aggraver à mesure que les températures continuent d’augmenter.
En Europe et au Royaume-Uni, les vagues de chaleur survenues en 2026 ont déjà causé des milliers de décès supplémentaires. Des scientifiques ont compilé les statistiques nationales de mortalité de 27 pays européens pour le mois de juin 2026 et ont conclu que la vague de chaleur de ce mois a très probablement contribué au pic de 10 650 décès supplémentaires enregistré entre le 22 et le 28 juin.
L’étude avertit que la climatisation peut atténuer partiellement cet impact, sans toutefois l’éliminer. Par ailleurs, l’accès à la climatisation reste très inégalitaire. À l’échelle mondiale, seuls quelque 35 % des ménages disposaient de la climatisation en 2021. L’accès aux systèmes de refroidissement est souvent lié au niveau de revenus et demeure très inégal dans de nombreux pays chauds, notamment dans certaines régions d’Asie du Sud et d’Afrique. Pour autant, des nuits plus chaudes peuvent toujours nuire au sommeil, y compris dans les zones à revenu élevé où les dispositifs de refroidissement de l’air sont plus répandus.
Source : The Independent via Yahoo News.

——————————————-

According to a new study by US-based climate science organisation Climate Central, rising nighttime temperatures driven by global warming are robbing people of almost a full week of sleep each year.

The analysis examined 1,338 cities worldwide and found that between 2020 and 2025, the average person lost nearly 56 hours of sleep per year due to high ambient nighttime temperatures.

More than six of those hours, roughly one extra sleepless night, can be directly attributed to global warming. The study is the first to directly quantify hours of sleep lost to global warming by studying research on the effect of temperatures on sleep.

The global warming-linked portion of sleep loss has at least doubled since the early 1970s in 1,335 of the 1,338 cities studied, and has at least tripled in 840 of them.

Cities in the Middle East experienced the greatest losses. People in Saudi Arabia, Oman and the United Arab Emirates lost between 55 and 87 hours of sleep annually due to higher nighttime temperatures, with 12 to 16 of those hours directly linked to global warming. This is equivalent to nearly two full nights per year.

People in southern India and several countries in Southeast Asia lost between 78 and 91 hours of sleep per year due to higher nighttime temperatures, including eight to nine hours due to global warming.

In cities across West Africa, including in Niger, Nigeria and Burkina Faso, people lost 65 or more hours of sleep annually, with 10 to 11 hours linked to global warming.

In the 253 US cities analysed, people lost an average of 36 hours of sleep per year from higher nighttime temperatures, of which about four hours were due to global warming. The worst-affected cities were in Arizona, California, Florida and Nevada. In the early 1970s, global warming-related sleep loss across US cities was just over one hour per year. By the 2020s it had roughly tripled to about four hours.

The health consequences of this accumulating loss are significant. Poor sleep has been linked to impacts on mood, cognitive performance, productivity, and cardiovascular and immune health. Some groups face considerably greater risks. According to the study, the effect of warmer nighttime temperatures is more than twice as large for adults over 65 as for middle-aged adults, and nearly three times as large for people in lower-middle-income countries as for people in high-income countries. The authors of the study found that women and people already living in hotter climates faced greater effects, with heat-related sleep loss likely to worsen as temperatures continue to rise.

In Europe and the UK in 2026 heatwaves have already been responsible for thousands of excess deaths. Scientists pooled national mortality statistics from 27 European countries in June 2026 and concluded that the heatwave during this month is most likely to have ⁠contributed to the spike of 10,650 excess deaths between 22-28 June.

The study warns that air conditioning can partially offset the impact but does not eliminate it. Meanwhile, access remains deeply unequal. Globally, only around 35 per cent of households had air conditioning as of 2021. Access to cooling is often tied to income and remains highly unequal in many hot countries, including parts of South Asia and Africa. Even so, hotter nights can still cut into sleep, even in higher-income settings where cooling is more likely to be available.

Source : The Independent via Yahoo News.