Les microplastiques, un fléau pour la planète // Microplastics, a scourge for the planet

Concentrations de CO2 :  425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 :  1939.44 ppb (mai 2026)

D’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials, les microplastiques réduisent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont constaté que la prolifération des microplastiques dans les écosystèmes marins perturbe les processus permettant aux océans de stocker le carbone et de réguler leur température.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète et les microplastiques compromettent ce bouclier naturel contre le réchauffement climatique. Les auteurs de l’étude expliquent que la lutte contre la pollution plastique fait désormais partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique.
Les microplastiques, particules de moins de cinq millimètres de diamètre, se sont infiltrés partout sur Terre, des profondeurs océaniques à la banquise arctique, en passant par les sols, l’air et même le corps humain. Bien que tout le monde soit d’accord pour dire qu’ils sont un problème majeur de pollution, leur rôle dans la crise climatique est largement négligé.
Les océans absorbent environ un quart du dioxyde de carbone émis chaque année par l’activité humaine, ralentissant ainsi le rythme du réchauffement climatique. Un élément essentiel de ce processus est la « pompe biologique à carbone », au cours de laquelle le phytoplancton marin absorbe le carbone par photosynthèse et le transfère vers les couches océaniques plus profondes lorsqu’il meurt ou est consommé. L’étude met en garde contre le fait que les microplastiques perturbent ce système en réduisant la photosynthèse du phytoplancton et en altérant le métabolisme du zooplancton, deux processus qui jouent un rôle crucial dans le réchauffement climatique.

Les chercheurs soulignent également le rôle de la « plastisphère », ces communautés de microbes qui colonisent les particules de plastique dans l’océan. Ces microbes peuvent influencer les cycles du carbone et de l’azote et contribuer à la production de gaz à effet de serre. À terme, ils pourraient entraîner un réchauffement et une acidification des océans, ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.
Plutôt que de présenter de nouvelles expériences sur le terrain, les auteurs de cette étude ont préféré analyser la littérature scientifique existante afin de cartographier les interactions entre les microplastiques, la santé des océans et les systèmes climatiques, et d’identifier les lacunes dans nos connaissances actuelles. L’impact des microplastiques sur le réchauffement climatique, la santé des océans et les systèmes associés reste à ce jour inconnu.
Alors que l’étude met en garde contre les risques que la persistance des plastiques fait peser sur les écosystèmes et la stabilité climatique à long terme, force est de constater que les plastiques sont profondément ancrés dans notre vie moderne, utilisés dans d’innombrables objets du quotidien. Les efforts déployés pour réduire leur production restent lents et âprement contestés. Les principaux producteurs pétrochimiques s’opposent à des plafonds contraignants. La production de plastique continue ainsi d’augmenter rapidement.
Comme les plastiques se dégradent extrêmement lentement, la majeure partie des matériaux produits il y a longtemps existe encore aujourd’hui. Les chercheurs estiment que plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont environ 80 % finissent dans les décharges ou dans l’environnement.
L’étude exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à ne pas traiter la pollution plastique et la crise climatique comme des problèmes distincts. Elle préconise des mesures telles que la réduction des plastiques à usage unique, l’amélioration de la gestion des déchets, la promotion d’alternatives biodégradables et l’investissement dans la recherche afin de mieux comprendre l’impact des microplastiques sur la température des océans et les cycles du carbone.
Source : Independent.

Une étude parue dans la revue Nature Medicine explique que des chercheurs ont étudié la distribution des nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) dans des foies, des reins et des cerveaux humains. Ils ont remarqué que le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre la présence de nanoplastiques ou de microplastiques et un impacts sur la santé. L’étude souligne cependant à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d’exposition, les voies d’absorption et d’élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains, en particulier dans le cerveau.

 

Une autre étude vient de montrer que 93 % des fulmars boréaux, oiseaux migrateurs échoués ou morts sur le littoral de l’Oregon, puis autopsiés, avaient les intestins remplis de plastique. L’un d’entre eux avaient 454 morceaux de plastique dans l’estomac. (Photo: C. Grandpey)

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According to a new studay published in the Journal of Hazardous Materials, microplastics are reducing the capacity of oceans to absorb carbon dioxide, weakening one of the planet’s most critical natural defences against the climate crisis. Researchers found the spread of microplastics through marine ecosystems was interfering with the processes that allow oceans to store carbon and regulate temperature.

Oceans are the planet’s largest carbon sink and “microplastics are undermining this natural shield against global warming. The study’s authors explain that tackling plastic pollution is now part of the fight against global warming.

Microplastics, particles smaller than five millimetres across, have made their way into every nook of the planet, from deep ocean waters and Arctic ice to soil, air and even human bodies. While they are widely recognised as a major pollution problem, their role in the climate crisis has received much less attention. But microplastics influence biogeochemical processes, disrupt oceanic carbon pumps and contribute directly to greenhouse gas emissions.

Oceans absorb about a quarter of the carbon dioxide released by human activity every year, slowing the pace of global warming. A major part of that process is the “biological carbon pump”, in which sea phytoplankton absorb carbon through photosynthesis and transfer it to deeper ocean layers when they die or are eaten. The study warns that microplastics interfere with this system by reducing phytoplankton photosynthesis and impairing the metabolism of zooplankton, both of which play a central role in carbon cycling.

Researchers also highlight the role of the “plastisphere”, the communities of microbes which colonise plastic particles in the ocean. These microbes can influence carbon and nitrogen cycles and contribute to greenhouse gas production. The effects could intensify over time. Over time, these changes could lead to ocean warming, acidification, and biodiversity loss, threatening food security and coastal communities worldwide.

Rather than presenting new field experiments, the authors of the new study analysed existing scientific literature to map how microplastics interacted with ocean health and climate systems, and to identify gaps in current understanding. The extent to which microplastics affect global warming, ocean health, and associated systems is currently unknown. The significant ecological effects of plastic pollution in the oceans are well recognised but its exact connections to these extensive environmental processes are not well understood.

While the study warns that the persistence of plastics is creating risks for ecosystems and climate stability in the long term, plastics are deeply embedded in our modern life, used in countless everyday items. Efforts to cut production, such as a global plastics treaty, remain slow and fiercely contested, as major petrochemical producers resist binding caps. Plastic production continues to rise rapidly as a consequence.

Since plastics degrade extremely slowly, most of the material ever produced still exists. Researchers estimate that over 8 billion tonnes of plastic have been produced globally, with around 80 per cent ending up in landfills or the environment.

The study urges governments and international bodies not to treat plastic pollution and the climate crisis as separate challenges. It calls for measures such as cutting single-use plastics, improving waste management, promoting biodegradable alternatives, and investing in research to better understand how microplastics affect ocean temperature and carbon cycles.

Source : Independent.

A study published in the journal Nature Medicine details research into the distribution of plastic nanoparticles and microparticles (MNPs) in human livers, kidneys, and brains. Researchers found that the brain accumulates up to 30 times more microplastics than certain other organs.
However, this research does not yet allow for a conclusion regarding a relationship between the presence of nanoplastics or microplastics and health impacts. Nevertheless, the study highlights the critical need to better understand exposure, absorption, and elimination pathways, as well as the potential health consequences of plastics in human tissues, particularly in the brain.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Plus de 50 séismes de faible magnitude ont secoué la zone autour de l’Irazú (Costa Rica) dans la matinée du 20 septembre 2026. L’OVSICORI indique que cette activité sismique n’est pas liée au volcan proprement dit, mais à une faille tectonique qui traverse la surface du massif volcanique. Des essaims sismiques similaires se sont déjà produits dans cette même zone par le passé. Les séismes étaient alignés selon un axe nord-ouest/sud-est. Le plus puissant a atteint une magnitude de M3,1. L’alignement de séismes selon une direction précise, à très faible profondeur, est caractéristique d’un mouvement le long d’un plan de faille. Ces essaims sismiques cessent généralement d’eux-mêmes, bien que d’autres secousses mineures restent possibles dans les heures suivantes, le temps que la faille se stabilise. Le Costa Rica est situé à la jonction de plusieurs plaques tectoniques et enregistre des milliers de séismes chaque année, la plupart étant trop faibles pour être ressentis par la population.
L’OVSICORI a indiqué le 20 septembre que rien ne laisse présager une activité du volcan Irazú, dont la dernière phase éruptive majeure remonte à la période 1963-1965.
Les visiteurs au Costa Rica doivent toutefois savoir que les séismes ne constituent pas la principale préoccupation en ce moment. Le 19 septembre, à la suite de fortes pluies survenues dans l’après-midi, un glissement de terrain a touché la route 219 – l’axe principal reliant Cartago au volcan – et a isolé temporairement une trentaine de personnes.

Source : OVSICORI, Protection civile.

Crédit photo: Wikipedia

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Toujours au Costa Rica, le Rincón de la Vieja continue de produire de petites éruptions et des émissions de gaz. Le 24 septembre 2026, une éruption modérée a généré un panache s’élevant jusqu’à 2 000 mètres au-dessus du cratère. Le volcan connaît une phase d’activité particulièrement intense depuis le début du mois de juillet, avec 249 éruptions phréatiques recensées entre le 2 juillet et le 19 septembre ; neuf d’entre elles ont provoqué des lahars le long des ravines sur le flanc nord du volcan.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3. Les autorités recommandent à la population locale et aux visiteurs de faire preuve d’une vigilance particulière à proximité des cours d’eau sur le volcan, car des lahars peuvent survenir rapidement à la suite d’une éruption ou de fortes pluies.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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L’Épisode éruptif n°55 du Kilauea (Hawaï) verra-t-il le jour ? Le HVO a repoussé à plusieurs reprises la fenêtre de prévision. L’Observatoire pensait initialement qu’il pourrait avoir lieu le 10 ou le 11 septembre., mais Madame Pélé en a décidé autrement. Après une stabilisation de l’inflation, les courbes des tiltmètres montrent que le sommet s’est remis à gonfler :

Schémas de déformation de la zone sommitale du Kilauea sur deux jours, une semaine et trois mois (Source: HVO)

Dans un bulletin diffusé le 20 septembre 2026, le HVO écrit qu’ « au rythme actuel d’inflation, le système devrait atteindre d’ici un à deux jours le niveau d’inflation maximal de 16 microradians observé lors de l’Épisode 54. Lorsque cette pression maximale sera atteinte, l’activité pourrait reprendre au niveau du complexe de bouches éruptives nord-sud-ouest, réactiver le système de bouches 1-6 ou encore affecter une autre zone de faiblesse de la région sommitale. »

L’absence d’inflation ces derniers jours était peut-être due à un élargissement du réservoir magmatique superficiel sous le cratère de l’Halema’uma’u, comme l’a montrée l’ouverture de nouvelles bouches éruptives. Le complexe de bouches éruptives montre que le magma s’agite sous pression à faible profondeur, avec une forte lueur la nuit et des flammes qui jaillissent parfois des bouches. En tout cas la pression des gaz est très forte. La bouche nord prend parfois l’aspect d’un véritable chalumeau.

Le 22 septembre 2026, le HVO a indiqué qu’une activité possiblement annonciatrice du début de l’Épisode 55 a repris avec plusieurs débordements de lave au niveau de la bouche éruptive nord.

Captures d’écrans des webcams

Une fontaine de lave finira-t-elle par jaillir soudainement de l’une des bouches ? L’éruption va-t-elle migrer vers une autre zone du Kilauea ? Personne ne le sait. La situation actuelle montre bien la limite de la prévision éruptive sur un volcan a priori effusif pourtant truffé d’instruments.

À noter un séisme de magnitude M 4,1 le 17 septembre 2026 à 5 km au sud de Pahala, à 12 km de profondeur, mais sans impact sur le Kilauea ou le Mauna Loa.

Source : HVO.

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L’Etna (Sicile) plus haut que jamais ! Grâce à l’activité intense de la Voragine ces dernières semaines, le volcan sicilien atteint en ce moment une altitude record de 3403 mètres. Cette hauteur est bien sûr provisoire et susceptible de fluctuer en fonction des humeurs du Mongibello.

Photo: C. Grandpey

À noter que les nuages de cendres émis par le volcan posent encore des problèmes au trafic aérien à l’aéroport de Catane.

Image webcam de l’Etna le 25 septembre 2026 au matin

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L’activité éruptive du Sabancaya (Pérou)se poursuit. Au cours des derniers jours, aucune explosion n’a été observée, seulement des émissions de vapeur, de cendres et de gaz atteignant jusqu’à 1 700 mètres au-dessus du sommet, ainsi qu’une activité sismique liée aux mouvements de fluides magmatiques et à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice volcanique. Le niveau d’alerte volcanique demeure Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Selon le dernier bulletin de l’OVPF, le Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) connaît une légère hausse de son activité sismique depuis le 17 septembre 2026. Le nombre de séismes enregistrés sous la zone sommitale est passé de 8 le 17 septembre à plus de 19 par jour au cours des trois derniers jours. Ces séismes restent toutefois de très faible magnitude, inférieure à M1,0, et ne peuvent donc pas être localisés avec précision. Leur origine se situe sous le sommet du volcan, au niveau du réservoir magmatique superficiel.

Cette hausse de la sismicité intervient dans un contexte de reprise de l’inflation du volcan et donc de la pression exercée par le magma, observée depuis début août.

L’OVPF précise que ce processus de pressurisation peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant une éventuelle rupture du toit du réservoir et une possible éruption. Mais le processus peut également s’arrêter sans provoquer d’éruption à brève échéance.

Source : OVPF.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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More than 50 small earthquakes struck the area around Irazú Volcano (Costa Rica) on September 20, 2026 in the morning, OVSICORI says the seismicity is not related to the behavior of Irazú itself but to a shallow tectonic fault that runs through the volcanic massif. Similar swarms have occurred in the same area before. The earthquakes were lined up along a northwest-to-southeast direction. The strongest event had a magnitude M3.1. Earthquakes that line up along a clear direction, at very shallow depths, are consistent with movement on a fault plane. Swarms like the event of September 20 often end on their own, though additional small quakes are possible in the coming hours as the fault settles. Costa Rica sits where several tectonic plates meet, and records thousands of earthquakes each year, most of them too small to feel.

Nothing OVSICORI reported on September 20 pointed to some kind of activity at Irazú whose last major eruptive period ran from 1963 to 1965.

Visitors to Costa Rica are warned that the earthquakes are not the main issue. A landslide hit Route 219, the main road from Cartago to the volcano on September 19 after heavy afternoon rain, temporarily cutting off about 30 people.

Source : OVSICORI, Civil Protection.

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Still in Costa Rica, Rincón de la Vieja (Costa Rica) continues producing small eruptions and releases of gas. On September 24, 2026, a moderate eruption sent a plume as high as 2,000 meters above the crater. The volcano has been going through a particularly active stretch since early July, with 249 phreatic eruptions between July 2 and September 19, with nine producing lahars along rivers on the volcano’s northern side.

The volcano alert level remains at 3. Authorities urge residents and visitors to be particularly careful around rivers and streams draining the volcano because lahars can arrive quickly following an eruption or heavy rain.

Source : OVSICORI.

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Will Kilauea’s Eruptive Episode 55 (Hawaii) actually begin? The HVO has repeatedly posponed its forecast window. The Observatory had anticipated it might occur on September 10 or 11, but Madame Pele decided otherwise. After a period of stable inflation, tiltmeter readings show that the summit has begun to inflate again (see plots above):

In a bulletin released on September 20, 2026, the HVO stated that « at the current rate of inflation, the system should reach the maximum inflation level of 16 microradians observed during Episode 54 within one to two days. Once this peak pressure is reached, activity could resume at the north-southwest vent complex, reactivate the vent system 1–6, or affect another zone of weakness in the summit region. »
The lack of inflation in recent days may have been due to the expansion of the shallow magma reservoir beneath Halema’uma’u Crater, as evidenced by the opening of new vents.
The vent complex indicates that magma is bubbling under pressure at shallow depths, accompanied by a strong nighttime glow and flames occasionally shooting from the vents (see image above).

On September 22, 2026, the HVO reported that activity potentially signaling the start of Episode 55 had resumed, with several lava overflows from the north vent. (see image above)

Will a lava fountain suddenly erupt from one of the vents? Will the eruption migrate to another area of Kilauea? No one knows. The current situation clearly illustrates the limitations of eruption forecasting for a volcano that is ostensibly effusive, yet heavily instrumented.

In any case, gas pressure is very hight and the north vent sometimes looks like a real blowpipe. (see image above)

It should also be noted that:a magnitude 4.1 earthquake occurred on September 17, 2026, 5 km south of Pahala at a depth of 12 km, but had no impact on Kilauea or Mauna Loa.
Source: HVO.

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Mount Etna (Sicily) is taller than ever! Thanks to intense activity at the Voragine crater in recent weeks, the Sicilian volcano has reached a record altitude of 3,403 meters. This height is, of course, temporary and subject to change depending on the moods of Mongibello.

It should be noted that the ash clouds emitted by the volcano still occasionally cause problems for air traffic at Catania Airport.

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Eruptive activity at Sabancaya (Peru) continues. No explosions have been observed in recent days; activity has been limited to emissions of steam, ash, and gas reaching up to 1,700 meters above the summit, as well as seismic activity linked to magmatic fluid movement and rock fracturing within the volcanic edifice. The volcanic alert level remains Orange.
Source: IGP.

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According to the latest OVPF bulletin, Piton de la Fournaise (Réunion Island) has been experiencing a slight increase in seismic activity since September 17, 2026. The number of earthquakes recorded beneath the summit area rose from 8 on September 17 to over 19 per day during the last three days. However, these earthquakes remain of very low magnitude—below M1.0—and therefore cannot be precisely located. They originate beneath the volcano’s summit, at the level of the shallow magma reservoir.
This increase in seismicity occurs against a backdrop of renewed volcanic inflation – and thus increased pressure exerted by the magma – observed since early August.
The OVPF notes that this pressurization process could last anywhere from several days to several weeks before a potential rupture of the reservoir roof and a possible eruption. However, the process could also cease without leading to an eruption in the short term.
Source: OVPF.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Effondrement des Alpes : en Allemagne aussi !

Un important éboulement s’est produit sur la Zugspitze (2962 m), le plus haut sommet d’Allemagne.

Crédit photo: Wikipedia

Le 22 septembre 2026 au matin, d’importants blocs de roche se sont détachés du versant situé à la frontière germano-autrichienne. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un immense nuage de poussière s’étendant de la montagne jusqu’à la ville de Grainau, accompagné de fortes détonations.

Selon le service de secours en montagne de Grainau, les rochers sont tombés directement le long de la crête frontalière. Aucun dégât n’est signalé sur les infrastructures ou les sentiers. La zone touchée est particulièrement accidentée et aucun sentier de randonnée ne la parcourt. Des chutes de pierres se sont poursuivies le 23 septembre. Ce type de phénomène n’est plus surprenant sur la Zugspitze, mais l’ampleur de l’événement est inhabituelle. Le phénomène est très probablement lié au dégel du permafrost de roche qui assure normalement la stabilité des parois. Le glissement de terrain n’a eu aucun impact sur le fonctionnement des remontées mécaniques et des téléphériques.

Source: presse allemande.

Une carte interactive pour alerter sur la fonte des glaciers // An interactive map to raise awareness about melting glaciers

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Des scientifiques ont créé un nouveau site web interactif le Global Glacier Extinction Explorer, qui permet de rechercher n’importe quel glacier sur Terre et de visualiser la date approximative prévue pour sa disparition selon différents niveaux de réchauffement climatique.

https://glacierextinction.com/

 

Cet outil montre des modèles d’évolution des glaciers à l’aide d’une carte interactive qui illustre à quel point l’avenir de chaque glacier dépend radicalement de la hausse des températures. Les utilisateurs peuvent consulter des glaciers spécifiques et comparer les projections pour des scénarios de réchauffement de 1,5 °C, 2,7 °C et 4 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, environ 2 000 glaciers pourraient disparaître chaque année au pic de la vague d’extinction glaciaire. D’ici 2100, près de la moitié des glaciers actuels pourraient subsister si le réchauffement est limité à 1,5 °C, contre seulement 20 % environ à 2,7 °C et moins de 10 % à 4 °C. Dans les Alpes européennes, seuls 110 glaciers environ pourraient survivre à une hausse de 2,7 °C, ce chiffre chutant à une vingtaine seulement à 4 °C.

 Le glacier des Bossons dans les Alpes françaises fait partie de ceux qui sont le plus menacés par la hausse des températures (Photo: C. Grandpey)

Ce scénario très inquiétant est déjà une réalité. Le glacier suisse Bella Tola a été officiellement déclaré disparu en août 2026 (voir ma note du 20 août 2026) , et le glacier Urirotstock a également été déclaré disparu cet été. Selon les chercheurs, ces disparitions démontrent que l’extinction des glaciers n’est plus un problème lointain, mais un phénomène qui se déroule en temps réel, sous nos yeux.

Le glacier Bella Tola a disparu (Crédit photo: Romain Daniel / La Cote)

Comme cela est répété sans cesse, la fonte des glaciers contribue à l’élévation du niveau de la mer, avec un risque d’intensification des inondations côtières, loin des montagnes où la glace disparaît.
Les rapports climatiques se concentrent souvent sur des moyennes mondiales. L’intérêt de la carte interactive est de montrer ce que ces moyennes impliquent concrètement pour un glacier spécifique, autrement dit un glacier que l’on connaît par son nom, que l’on a visité ou dont on dépend indirectement pour son approvisionnement en eau.
Le Global Glacier Extinction Explorer offre au grand public, aux éducateurs et aux décideurs politiques un moyen plus clair de comprendre l’impact des choix en matière d’émissions de gaz à effet de serre sur des lieux bien réels. Une telle visibilité peut aider les communautés à se préparer aux défis liés à la gestion de l’eau, aux mutations du tourisme et à l’adaptation locale au réchauffement climatique.
L’écart entre 2,7°C et 4°C degrés est considérable mais il représente la différence entre la préservation d’une grande partie des glaciers et la perte de la majeure partie d’entre eux.
Le site web permet également de visualiser directement la rapidité avec laquelle les conditions pourraient évoluer si la hausse des températures se poursuit.

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Scientists have launched the Global Glacier Extinction Explorer, a new interactive website that lets you search for any glacier on Earth and see approximately when it is projected to disappear under different levels of global heating.

https://glacierextinction.com/

The tool translates global glacier models into an interactive map, showing how dramatically the future of individual glaciers changes as temperatures rise. Users can look up individual glaciers and compare projections for them at 1.5°C, 2.7°C and 4 degrees Celsius of warming. At 1.5°C of warming, around 2,000 glaciers a year could disappear at the peak of glacier extinction. By 2100, nearly half of today’s glaciers could remain at 1.5°C, but only around 20% at 2.7°C and fewer than 10% at 4°C. In the European Alps, only around 110 glaciers may survive at 2.7°C, falling to as few as 20 at 4°C.
This scenario is already happening. Switzerland’s Bella Tola Glacier was officially declared extinct in August 2026, while Urirotstock Glacier was also declared extinct this summer. Researchers say these disappearances show glacier extinction is no longer a distant future problem but something now unfolding in real time.

Melting glaciers also contribute to sea-level rise, which can intensify coastal flooding far from the mountains where the ice is disappearing.

Climate reports often focus on global averages, but this map shows what those averages can mean for a specific glacier that people know by name, have visited, or depend on indirectly through their water supply.

The Global Glacier Extinction Explorer gives the public, educators, and policymakers a clearer way to understand how emissions choices affect real places. That kind of visibility can help communities prepare for water management challenges, tourism shifts, and local climate adaptation.

The difference between 2.7 and 4.9 degrees is not small — it represents the difference between preserving a large share of the world’s glaciers and losing most of them.

The website also offers a direct way to see how quickly conditions may change if warming continues.