Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : vers une 3ème phase éruptive? // Will there be a 3rd eruptive phase?

Un trémor est enregistré depuis 20h40 le 3 avril 2026, avec sa source sur le flanc est-sud-est du volcan, donc dans le secteur du cône éruptif et des phases d’activité éruptive du 23 février au 3

avril. L’amplitude de ce trémor reste faible et aucune émission de lave en surface n’est visible sur les caméras de l’observatoire. Ce trémor indique néanmoins la présence de magma à faible profondeur. L’émission de gaz ainsi qu’une reprise de l’activité effusive ne sauraient être exclues. L’OVPF rappelle que « par le passé, des phases de trémor sans émission de lave ont déjà été observées au Piton de la Fournaise, même si cela reste rare. »

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A tremor has been recorded since 8:40 PM on April 3, 2026, originating on the east-southeast flank of the volcano, therefore in the area of ​​the eruptive cone and the phases of eruptive activity from February 23 to April 3. The amplitude of this tremor remains low, and no lava emissions are visible on the observatory’s cameras. This tremor nevertheless indicates the presence of magma at shallow depths. The emission of gases and a resumption of effusive activity cannot be ruled out. The OVPF notes that « in the past, phases of tremor without lava emissions have already been observed at Piton de la Fournaise, even if this remains rare. »

Les gaufres du Mont St Helens // Gophers at Mount St Helens

Si je vous dis que j’ai vu des gaufres sur le Mont St Helens aux États Unis, vous allez tout de suite penser à la pâtisserie que l’on peut confectionner au petit déjeuner dans de nombreux motels américains à l’aide d’un fer constitué de deux plaques métalliques articulées entre elles, avec des motifs qui donnent à la gaufre sa forme caractéristique.

Que nenni ! Il ne s’agit pas de cela ! Les gaufres sont aussi des rongeurs d’Amérique du Nord, de la famille des Geomyidés pourvus d’abajoues de grande taille, s’ouvrant vers l’extérieur.

 Crédit photo : Wikipedia

Alors, quel est le lien entre ces rongeurs et le Mont St Helens ? Tous les volcanophiles savent que le 18 mai 1980, le Mont Saint Helens (État de Washington) a carrément explosé, avec des nuées ardentes qui ont décimé la faune locale et transformé en quelques minutes des dizaines de kilomètres carrés en désert minéral dont l’avenir semblait très incertain. Sans oublier les 57 personnes qui ont péri pendant l’événement.

Vue de l’éruption de 1980 (Source : USGS)

Dans ce décor lunaire, tout semblait indiquer que le retour de la végétation prendrait des décennies.

Les environs du volcan portent toujours les stigmates de l’éruption de 1980 (Photo : C. Grandpey)

Pourtant, une expérience bouleversa ce scénario pessimiste. Deux ans après le cataclysme, une équipe de chercheurs a tenté une approche très originale pour essayer de faire revivre les zones détruites. Il s ‘agissait d’introduire temporairement des gaufres sur certaines parcelles. Les scientifiques connaissaient la capacité de ces rongeurs à remodeler le sol. Dans une étude publiée en 2024 dans la revue Frontiers, ils rappellent que les gaufres sont des « espèces fouisseuses, c’est-à-dire qui creusent dans la terre », et précisent qu’ »un seul gaufre peut déplacer 227 kg de sol par mois, avec des populations de gaufres déplaçant 38 000 kg de sol par hectare et par an ».

Sous la couche de ponce stérile vomie par le volcan, les sols plus anciens n’avaient pas totalement perdu leur richesse biologique. Bactéries et champignons y survivaient encore. En remontant ces sols enfouis, les gaufres pouvaient donc jouer un rôle clé.

Les rongeurs n’ont passé qu’une seule journée sur place, confinés dans des zones expérimentales où ils ont creusé sans relâche. En 1982, l’objectif était modeste. Il s’agissait avant tout de tester la réaction à court terme, mais en une seule journée, les gaufres ont déclenché un processus de régénération dont les effets sont encore visibles quarante ans plus tard.

 Crédit photo : National Forest Foundation

En 1986, six ans après l’éruption, le contraste était déjà saisissant. Là où les gaufres avaient fouillé le sol, plus de 40 000 plantes avaient prospéré, tandis que les terrains voisins restaient largement nus. Quarante ans plus tard, les analyses confirment l’ampleur de cette situation inédite. Les scientifiques expliquent que les parcelles ayant une activité historique de gaufres abritent des communautés bactériennes et fongiques plus diversifiées que les forêts anciennes environnantes. Les chercheurs ont également trouvé des communautés fongiques plus diversifiées.

Même si les gaufres ont apporté une aide significative, les scientifiques font remarquer que les véritables architectes de cette renaissance restent les champignons. Après l’éruption, la chute des aiguilles de pins et d’épicéas faisait craindre un effondrement durable des forêts voisines. Mais la cohabitation entre des champignons et les racines des plantes a accéléré leur retour. On se retrouve dans une situation qui a été observée à Yellowstone après l’incendie de végétation gigantesque en 1988.

Reprise de la végétation à Yellowstone après l’incendie de 1988 (Crédit photo : National Forest Foundation)

Les arbres possèdent leurs propres champignons mycorhiziens qui ont récupéré les nutriments des aiguilles tombées et ont aidé à alimenter une repousse rapide des arbres.. Ces derniers sont revenus presque immédiatement à certains endroits. Tout n’était pas mort comme tout le monde le pensait.

Source : Université de Califormie, Smithsonian Magazine.

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Every volcanologist knows that on May 18, 1980, Mount St. Helens (Washington State) literally exploded, with pyroclastic flows that decimated the local wildlife and transformed dozens of square kilometers into a barren wasteland whose future looked very uncertain. Not to mention the 57 people who perished during the event. In this lunar landscape, everything seemed to indicate that the return of vegetation would take decades.
Yet, a highly original experiment overturned this pessimistic scenario. Two years after the cataclysm, a team of researchers attempted a very original approach to try to revive the devastated areas. This involved temporarily introducing gophers into certain plots. The scientists were aware of these rodents’ ability to reshape the soil. In a 2024 study published in the journal Frontiers, they remind us that gophers are « burrowing species, meaning they dig in the earth, » and specify that « a single gopher can move 227 kg of soil per month, with gopher populations moving 38,000 kg of soil per hectare per year. »
Beneath the layer of sterile pumice ejected by the volcano, older soils had not completely lost their biological richness. Bacteria and fungi still survived. By bringing these buried soils to the surface, the gophers could therefore play a key role. The rodents spent only one day on site, confined to experimental areas where they dug relentlessly. In 1982, the objective was modest. The initial aim was to test the short-term response, but in just one day, the gophers triggered a regeneration process whose effects are still visible forty years later.
In 1986, six years after the eruption, the contrast was already striking. Where the gophers had penetrated the soil, more than 40,000 plants had flourished, while the surrounding land remained largely bare. Forty years later, analyses confirm the scale of this unprecedented situation. Scientists explain that the plots with a history of gopher activity harbor more diverse bacterial and fungal communities than the surrounding old-growth forests. Researchers also found more diverse fungal communities.
Even though the gophers provided significant assistance, scientists point out that the true architects of this rebirth remain the fungi. After the eruption, the falling needles of pine and spruce trees raised fears of a lasting collapse of the neighboring forests. But the coexistence of fungi and plant roots accelerated their recovery. This situation is similar to what was observed in Yellowstone after the massive wildfire of 1988. The trees have their own mycorrhizal fungi that absorbed nutrients from the fallen needles and helped fuel rapid regrowth. In some areas, the trees returned almost immediately. Not everything was dead, as everyone had thought.
Source: University of California, Smithsonian Magazine.

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Et maintenant ? // Piton de la Fournaise (Réunion Island): What’s next?

L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) débutée le 13 février 2026 et qui a repris le 28 mars  vient de s’arrêter ce 3 avril 2026 à 00h10 (heure locale).

L’OVPF indique qu’une « chute brutale de l’amplitude du trémor éruptif a été observée le 2 avril à 22h20, suivie d’un trémor intermittent de très faible amplitude. »

Comme toujours dans une telle situation, des points d’incandescence liés à des écoulements de lave restent visibles le long des coulées sur les Grande Pentes. Même si aucune activité n’est présente, la plate-forme littorale reste fragile et instable. Son accès est strictement interdit.

S’agissant de l’évolution possible, l’OVPF n’écarte aucune hypothèse : arrêt définitif, reprise de l’activité sur le même site ou reprise sur un autre site.

NDLR : Toutefois, comme les derniers épanchements de lave semblent corresponde à la vidange d’une ancienne poche de magma et non à l’arrivée d’un magma juvénile, il est peu probable que l’on assiste à un nouveau réveil du volcan.

Crédit photo: OVPF

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Dernière minute : L’OVPF indique que l’on observe depuis environ 20h40 (heure locale) la reprise d’un trémor de faible amplitude. La source de ce signal est localisée sur le flanc sud-sud-est. Pour le moment, il n’y a pas d’émission de lave en surface, mais la présence de ce trémor indique néanmoins l’émission de gaz chauds et incandescents en surface, et laisse envisager la possibilité d’une émission de lave à court terme. Affaire à suivre !

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, and resumed on March 28, ended on April 3, 2026, at 12:10 a.m. (local time).
The OVPF reports that a « sudden drop in the amplitude of the eruptive tremor was observed on April 2 at 10:20 p.m., followed by intermittent tremor episodes of very low amplitude. » As is always the case in such situations, incandescent points linked to lava flows remain visible along the Grandes Pentes. Even though no activity is present, the coastal platform remains fragile and unstable. Access to it is strictly prohibited. Regarding possible developments, the OVPF is not ruling out any hypothesis: definitive cessation of activity, resumption of activity at the same site, or resumption at another site.
Editor’s note: However, since the latest lava flows appear to correspond to the emptying of an old magma chamber and not to the arrival of juvenile magma, a new eruption of the volcano is unlikely.

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Breaking news : The OVPF reports that a low-amplitude tremor has resumed today (April 3, 2026) since approximately 8:40 PM (local time). The source of this signal is located on the south-southeast flank. Currently, there is no lava emission at the surface, but the presence of this tremor nevertheless indicates the emission of hot, incandescent gases at the surface, suggesting the possibility of a lava flow in the near future. More to come!

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Une nouvelle étude sismique de la caldeira du Kikai (sud Japon), publiée le 27 mars 2026 dans la revue Communications Earth & Environment, révèle qu’un vaste réservoir magmatique superficiel situé sous le volcan a été alimenté par de nouvelles injections de magma depuis la gigantesque éruption survenue il y a 7 300 ans. Cette éruption, d’Indice d’explosivité volcanique (VEI) de 7, a expulsé plus de 100 km³ de matériaux et créé une vaste caldeira sous-marine. Si l’éruption elle-même est bien documentée, l’évolution à long terme du système magmatique sous-jacent était mal connue jusqu’à présent.

La nouvelle étude apporte des éléments de réponse et explique que le système a pu être alimenté par de nouvelles injections de magma. Elle met en évidence la présence d’un corps magmatique à des profondeurs d’environ 2,5 à 6 km sous la caldeira, directement sous le dôme de lave central. Les auteurs de l’étude pensent qu’il s’agit de la même zone de stockage que celle impliquée dans l’éruption du Kikai-Akahoya, il y a 7300 ans.

Image satellite des îles Mishima, Takeshima et Osumi dans la caldeira du Kikai (Source : Copernicus EU/Sentinel-2)

L’étude précise que le dôme de lave central post-caldeira possède un volume supérieur à 32 km³. À partir de ce volume et de travaux pétrologiques antérieurs, les auteurs déduisent qu’au moins une quantité de magma identique a été apportée au système après la méga éruption.
Les auteurs de l’étude examinent également le cas du Kikai dans le contexte de volcans comme le Yellowstone et le Toba, où des réservoirs magmatiques peu profonds ont été identifiés à quelques kilomètres de profondeur. Selon eux, « le Kikai pourrait constituer un autre exemple d’un processus post-caldeira plus vaste. »
Source : Université de Kobe.

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Une éruption explosive s’est produite sur le Semeru (Indonésie) le matin du 29 mars 2026, avec un panache de cendres qui s’est élevé à 800 m au-dessus du sommet et une coulée pyroclastique qui a parcouru 3,5 km en direction de la ravine de la Besuk Kobokan, un couloir souvent emprunté par les coulées pyroclastiques lors des phases éruptives du Semeru. L’éruption a duré environ 4 minutes. Cet événement s’inscrit dans une série d’éruptions, et plusieurs autres ont été enregistrées plus tôt dans la journée. Le VAAC de Darwin a signalé des nuages ​​de cendres atteignant environ 4,6 km d’altitude.
Le niveau d’alerte volcanique du Semeru reste à 3 sur une échelle de quatre. Une zone d’exclusion de 5 km autour du sommet demeure en vigueur, ainsi que des restrictions d’accès jusqu’à 13 km le long de la ravine de la Besuk Kobokan.
Source : PVMBG.

Photo: C. Grandpey

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Une activité explosive sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie) a projeté un nuage de cendres jusqu’à 11 km d’altitude le 29 mars 2026. Les autorités ont fait passer au Rouge la couleur de l’alerte aérienne. L’éruption a duré une trentaine de minutes. Le panache de cendres s’est étiré sur environ 10 km depuis le sommet. Cet événement s’est produit dans le cadre d’une phase explosive-extrusive en cours, caractérisée par la croissance continue du dôme de lave du Jeune Sheveluch et des émissions continues de gaz et de vapeur.
Source : KVERT.

Source: KVERT

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L’éruption du Kilauea (Hawaï) est actuellement en mode pause. Le sommet est en phase de gonflement et une lueur est visible au niveau des deux bouches éruptives dans le cratère de l’Halema’uma’u. La fourchette de temps prévue pour le démarrage de l’Épisode 44 va du 6 au 14 avril 2026.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 43

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L’activité éruptive du Sabancaya (Pérou) se poursuit. Selon le dernier bulletin de l’IGP, l’activité explosive est toujours présente, avec des émissions de cendres et de gaz s’élevant jusqu’à 1 000 mètres au-dessus du sommet. La sismicité est liée aux mouvements de fluides et à la fracturation de roches au sein de l’édifice volcanique. Des déformations du sol ont été détectées dans la partie nord du volcan, ainsi qu’une anomalie thermique due à la proximité d’une poche de magma près de la surface. Le niveau d’alerte reste Orange.

Crédit photo: IGP

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) débutée le 13 février 2026 et qui a repris le 28 mars  vient de s’arrêter ce 3 avril 2026 à 00h10 (heure locale).

Pour rappel, un seul site éruptif est resté actif sur le flanc sud-sud-est du volcan, au niveau du cône formé entre le 13 février et le 25 mars. Seule la coulée principale sud-est était alimentée, avec de nombreuses résurgences. L’une d’elles a de nouveau coupé la RN2 le 1er avril 2026 à 21h25. Un peu plus tard, d’autres petites coulées ont emprunté le même chemin.  

Crédit photo: Gendarmerie

Le 30 mars 2026, la lave avait atteint l’océan une nouvelle fois mais la réalimentation de la plateforme littorale était faible, avec une lave qui y circulait en tunnels. Les débits de lave en surface, estimés à partir des données satellitaires, indiquaient des valeurs inférieures à 7 m3/s depuis la reprise de l’éruption.

Source: OVPF.

Pillow-lavas dans l’océan, suite à la première phase de l’éruption (Crédit photo: BIOLAVE)

Selon les dernières analyses, la lave émise lors de la deuxième phase de l’éruption provenait de l’ancienne réserve de magma. Comme je le supposais, il s’agirait donc bien de l’évacuation d’un magma résiduel dans la chambre magmatique superficielle.

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A noter que le séisme ressenti le vendredi 3 avril 2026 à 03h39 (heure locale) dans la partie nord de l’île de la Réunion n’a pas de lien avec l’éruption qui vient de se terminer au Piton de la Fournaise. L’OVPF explique que cet événement est isolé et d’origine tectonique. Son épicentre est localisé sur une faille située dans la lithosphère océanique sous l’édifice volcanique du Piton des Neiges.

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Dans ma note du 27 mars 2026, j’indiquais que White Island (Nouvelle-Zélande) avait connu une éruption mineure, avec un panache de vapeur et de cendres observé par satellite. Aucune autre activité n’a été constatée ces derniers jours. Cependant, la probabilité de nouvelles émissions de cendres demeure élevée. Un vol d’observation sera effectué dès que les conditions météorologiques le permettront. Suite à la baisse d’activité, le niveau d’alerte volcanique a été réduit à 2 (activité volcanique modérée à élevée) et la couleur de l’alerte aérienne reste Orange. Toutefois, l’activité éruptive pourrait reprendre sans préavis, mais les retombées de cendres sur le continent restent peu probables.

Source : GeoNet

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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A new seismic study of the Kikai Caldera (southern Japan), published on March 27, 2026, finds that a large shallow magma reservoir beneath the volcano has been replenished by newly injected melt since the giant eruption 7 300 years ago. This eruption had a VEI 7 ; it expelled more than 100 km³ of magma and created a large submarine caldera. While the eruption itself is well documented, the long-term evolution of the underlying magma system has remained uncertain.

The new study addresses this question and proposes that the system has been replenished by newly injected melt. It presents evidence for a magma body at depths of about 2.5–6 km beneath the caldera, directly below the central lava dome. The authors of the study suggest that this is the same storage zone involved in the Kikai-Akahoya eruption 7300 years ago.

The study notes that the post-caldera central lava dome has a volume of more than 32 km³. From this and earlier petrological work, the authors infer that at least this amount of melt was supplied to the system after the giant eruption.

The authors also look at Kikai in the context of Yellowstone and Toba, where shallow magma reservoirs have been identified at depths of a few kilometers. They suggest « Kikai may offer another example of a broader post-caldera process. »

Source : Kobe University.

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An explosive eruption occurred at Mount Semeru (Indonesia) in the morning of March 29, 2026, producing an ash plume that rose 800 m above the summit and a pyroclastic flow that travelled 3.5 km toward the Besuk Kobokan drainage, a known pathway for pyroclastic flows during Semeru’s eruptive phases. The eruption lasted about 4 minutes. This event was part of a sequence of eruptive activity, with multiple eruptions recorded earlier the same day. The Darwin VAAC reported ash clouds reaching approximately 4.6 km above sea level.

The Volcano Alert Level remains at 3 on a four-level scale. An exclusion zone of 5 km from the summit remains in effect, as well as extended restrictions up to 13 km following the Besuk Kobokan drainage.

Source : PVMBG.

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Explosive activity at Sheveluch (Kamchatka, Russia), sent an ash cloud up to 11 km above sea level on March 29, 2026, prompting authorities to raise the Aviation Color Code to Red. The eruption lasted approximately 30 minutes. The ash plume extended about 10 km from the summit. The event occurred within an ongoing explosive-extrusive phase characterized by continued lava dome growth in the northern sector of the Young Sheveluch dome and persistent gas-steam emissions.

Source : KVERT.

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The eruption of Kilauea (Hawaii) is currently paused. The summit is inflating, and glow is visible from both vents in Halema’uma’u Crater. The current forecast window for Episode 44 is April 6-14, 2026.

Source : HVO.

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The eruption of Sabancaya (Peru) continues. The IGP’s latest update indicates that explosive activity is still observed at the volcano with emissions of ash and gas that rise up to 1,000 meters above the summit. Seismicity is associated with movements of fluids and rock fracturing within the volcanic edifice. Ground deformation has been detected in the north part of the volcano, as wella s a thermal anomaly due to the proximity of a body of magma close to the surface. The colour of the alert level is kept at Orange.

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In my post of March 27, 2026, I indicated that White Island (New Zealand) produced a minor volcanic eruption with a steam and ash plume observed on satellite data. No further activity has been observed in the past days. However, the likelihood of further ash emission remains elevated. An observation flight will be undertaken as soon as weather conditions permit. The Volcano Alert Level has been lowered to 2 (Moderate to heightened volcanic unrest) and the Aviation Colour Code remains at Orange. However, volcanic activity could re-escalate with little or no warning. However, ashfall affecting the mainland remains unlikely.

Source: GeoNet.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, and resumed on March 28, ceased on April 3, 2026, at 12:10 a.m. (local time).

As a reminder, only one eruptive site remained active on the south-southeast flank of the volcano, at the cone formed between February 13 and March 25. Only the main southeast lava flow was being supplied, with numerous resurgences. One of these resurgences again cut off the RN2 highway on April 1, 2026, at 9:25 p.m. Shortly afterward, other small flows followed the same path.
On March 30, 2026, lava again reached the ocean, but the supply of the coastal platform was minimal, with lava flowing through tunnels. Surface lava flow rates, estimated from satellite data, have been below 7 m³/s since the eruption resumed.

Source: OVPF.

According to the latest analyses, the lava emitted during the second phase of the eruption originated from the old magma reservoir. As I suspected, this was probably the release of residual magma from the shallow magma chamber.

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It should be noted that the earthquake felt on Friday, April 3, 2026, at 3:39 a.m. (local time) in the northern part of Réunion Island is unrelated to the eruption that has just ended at Piton de la Fournaise. The OVPF explains that this event is isolated and of tectonic origin. Its epicenter is located on a fault in the oceanic lithosphere beneath the Piton des Neiges volcanic edifice.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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