La Palma (Îles Canaries) ne menace plus la côte est des États Unis) // La Palma (Canary Islands) is no longer a threat to the U.S. East coast

Jusqu’à récemment, une théorie répandue parmi les volcanologues affirmait qu’un effondrement majeur de l’île de La Palma, aux Canaries, pourrait déclencher un méga-tsunami dévastateur pour la côte est des États-Unis. Un film catastrophe de 2024, intitulé « La Palma », était même disponible sur Netflix. On y voyait une vague de 30 à 90 mètres de haut s’abattre sur New York, la Floride et toute la côte est américaine.
https://youtu.be/2zFVoLQyWjc

Ce scénario s’appuyait sur une étude de 2001, largement médiatisée, selon laquelle l’effondrement catastrophique d’une partie de l’île de La Palma pourrait provoquer un méga-tsunami dans l’océan Atlantique, avec des vagues de 25 mètres de haut (voire beaucoup plus, selon certains) qui viendraient frapper les côtes orientales de l’Amérique du Nord et du Sud. En théorie, il dévasterait tout, y compris les millions d’habitants de la côte est des États-Unis.

Cependant, aujourd’hui, la plupart des scientifiques ne croient plus à cette théorie. Dans une analyse détaillée, l’USGS indique que le modèle initial reposait sur une hypothèse qui ne correspond plus aux connaissances acquises depuis par les géologues sur l’effondrement des îles volcaniques. La théorie supposait que tout un pan de l’île de La Palma glisserait brutalement dans l’océan, générant une vague gigantesque. Des études récentes montrent que ces effondrements se produisent par étapes successives, et ne sont pas des événements catastrophiques uniques.
L’USGS souligne également que l’amélioration de la modélisation des tsunamis a considérablement modifié la situation. De nouvelles simulations indiquent que même dans le pire des cas, l’effondrement d’un flanc de La Palma produirait probablement des vagues d’environ un à deux mètres de hauteur sur la côte Est, et sûrement pas des vagues de 25 mètres, ni de 30 à 90 mètres comme l’affirme un « scientifique » dans la vidéo mentionnée ci-dessus.
Aujourd’hui, les scientifiques affirment que cette catastrophe planétaire est extrêmement improbable. L’USGS ajoute que les effondrements de volcans des îles Canaries sont rares et se produisent sur des échelles de temps de centaines de milliers d’années, et seraient précédés de signes d’instabilité. On observerait une augmentation de l’activité sismique et des déformations de la surface du sol. De plus, les volcans des îles Canaries entrent régulièrement en éruption – La Palma a connu ses dernières éruptions en 2021, 1971 et 1949 – et les analyses de stabilité des pentes effectuées à La Palma indiquent que la structure de l’île est stable. Il faudrait que le volcan croisse de manière significative pour qu’un effondrement soit envisageable.
Cela ne signifie pas pour autant que les tsunamis d’origine volcanique sont impossibles. L’USGS cite l’exemple de l’éruption du Krakatau (Indonésie) en 1883, qui a engendré un tsunami meurtrier avec des dizaines de milliers de victimes. Plus récemment, un possible méga-tsunami de 450 mètres aurait frappé l’Alaska ; il s’agissait du deuxième plus important jamais enregistré.
Tous ces événements nous rappellent avec humilité l’incroyable puissance de l’océan et illustrent la facilité avec laquelle des théories alarmistes peuvent se propager, en particulier sur les réseaux sociaux. Les méga-tsunamis font les gros titres, mais selon l’USGS, le scénario catastrophe des îles Canaries est tout à fait irréaliste.
Source : Surfer Magazine via Yahoo News.

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Comme je l’ai mentionné plus haut, l’Alaska est l’une des régions du monde les plus exposées aux séismes et aux tsunamis. Dans une note publiée le 26 juillet 2025, j’expliquais que l’État subit la subduction de la plaque Pacifique sous la plaque nord-américaine. L’arc des Aléoutiennes en est la parfaite illustration. Il s’étend sur environ 3 000 km, depuis le golfe d’Alaska à l’est jusqu’à la péninsule du Kamtchatka à l’ouest. La subduction est responsable de la naissance des îles Aléoutiennes et, au large, de la fosse des Aléoutiennes dont la profondeur peut dépasser 7 800 mètres.

Vue de l’ensemble des volcans le long de la zone de subduction entre l’Alaska et le Kamchatka (Source : Alaska Volcano Observatory)

L’histoire sismique de l’Alaska est particulièrement riche. Le premier événement très puissant survenu le long de l’arc au 20ème siècle fut un séisme de magnitude M8,6 sur l’île Shumagin le 10 novembre 1938. Cet événement a été provoqué par la rupture d’une portion de l’arc d’environ 300 km et provoqué un petit tsunami enregistré jusqu’à Hawaï.
Le séisme de magnitude M8,6 sur l’île Unimak le 1er avril 1946, dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, s’est caractérisé par une rupture lente suivie d’un tsunami dévastateur à grande échelle dans le Pacifique, jusqu’aux côtes de l’Antarctique. Bien que les dégâts causés par les secousses sismiques aient été localement peu importants, la vague du tsunami est montée jusqu’à 42 mètres sur l’Ile Unimak et des vagues ont fait des victimes à Hilo (Hawaï). [Voir ma note du 1er avril 2015 à propos de cet événement]
Le puissant séisme suivant a eu lieu dans la partie centrale de l’arc des Aléoutiennes, près des Iles Andreanof le 9 mars 1957, avec une magnitude de M 8.6. La longueur de la rupture a été d’environ 1200 km, ce qui en fait la plus longue zone de répliques jamais observée le long de l’arc. D’importants dégâts ainsi que des tsunamis ont été observées sur les îles Adak et Unimak, avec des vagues d’environ 13 mètres de hauteur.
Le séisme le plus puissant a été enregistré le 27 mars 1964 dans le Prince William Sound avec une magnitude de M 9.2. C’est actuellement le deuxième plus puissant séisme enregistré dans le monde après celui de M 9,5 au Chili en mai 1960. Il a été généré par une rupture d’environ 700 km entre le Prince William Sound au nord-est et l’extrémité sud de l’île Kodiak au sud-ouest. La secousse principale a été ressentie dans une grande partie de l’Alaska, ainsi que dans certaines parties du Territoire du Yukon et de la Colombie Britannique au Canada. Des dégâts très importants ont été observés à Anchorage avec les glissements de terrain qui ont suivi. Le séisme a également déclenché un tsunami dévastateur qui a causé des dégâts le long du Golfe d’Alaska, de la côte Ouest des États-Unis, et à HawaÏ. Plus de 250 personnes ont été tuées.

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Until rfecently, there was a theory among volcanologists saying that a major collapse on the Canary island of La Palma might trigger a megatsunami that would cause destruction on the eatern coast of the United States. There was even a disaster movie on Netflix from 2024 called La Palma showing a 30- to 90-meter-high wall of water crashing into New York City, Florida, and the entire East Coast.

https://youtu.be/2zFVoLQyWjc

The scenario relies on a widely publicized 2001 study according to which a catastrophic collapse of part of the La Palma island could trigger a massive Atlantic Ocean tsunami capable of sending waves as high as 25 meters (some say much bigger) toward the eastern shores of North and South America. It would, in theory, devastate everything, including the millions of people on the U.S. eastern seaboard.

However, most scientists today no longer believe the theory is valid. In a detailed review of the hypothesis, the U.S. Geological Survey says the original model relied on a key assumption that does not match what geologists have since learned about volcanic island collapses. The theory assumed a single, massive chunk of the island would suddenly slide into the ocean at high speed, generating a gigantic wave. More recent research suggests these collapses occur in smaller, incremental stages rather than one catastrophic event.

The USGS notes that improved tsunami modeling has also changed the picture dramatically. New simulations indicate that even a worst-case collapse scenario would likely produce waves on the East Coast in the range of roughly one or two meters, not 25 meters, or 30 to 90 meters as a social media « scientist » says in the video above.

Today, science affirms for sure that this world-shattering disaster is highly unlikely. The USGS explains that collapses of Canary Island volcanoes are rare, occurring on timescales of hundreds of thousands of years, and should be preceded by signs of flank instability: increases in earthquakes and ground surface deformation. Moreover, Canary Island volcanoes also erupt regularly – La Palma last erupted in2021, 1971 and 1949 – and slope stability analyses conducted at La Palma indicate that the structure is stable. The volcano would have to grow significantly before a collapse was likely.

That does not mean volcano-generated tsunamis are not real. The USGS points to the 1883 eruption of Krakatau (Indonesia) which generated a deadly local tsunami that killed tens of thousands of people. More recently, a supposed 450-meter mega-tsunami hit Alaska ; it was the second largest ever.

All these events are a humble reminder of the ocean’s incredible power and shows the ease with which dramatic theories can spread online. Mega-tsunamis make for attention-grabbing headlines, but according to the USGS, the fearful Canary Islands scenario is definitely not realistic.

Source : Surfer Magazine via Yahoo News.

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As I put it above, Alaska is one of the regions of the world most exposed to earthquakes and tsunamis. In a post published on 26 July 2025, I explained that it undergoes the subduction of the Pacific plate beneath the North American plate. The Aleutian arc is the perfect evidence of this phenomenon. It extends approximately 3,000 km from the Gulf of Alaska in the east to the Kamchatka Peninsula in the west. The subduction is responsible for the generation of the Aleutian Islands and the offshore Aleutian Trench which can be more than 7800 metres deep.
The seismic story of Alaska is particularly rich.

The first very powerful event along the arc during the 20th century was the November 10th1938 M8.6 Shumagin Island earthquake. This event ruptured an approximately 300 km long stretch of the arc and generated a small tsunami that was recorded as far south as Hawaii.
The April 1st, 1946 M8.6 Unimak Island earthquake, located in the central Aleutian arc, was characterized by slow rupture followed by a devastating Pacific-wide tsunami that was observed as far south as the shores of Antarctica. Although damage from earthquake shaking was not severe locally, tsunami run-up heights were recorded as high as 42 metres on Unimak Island and tsunami waves in Hilo (Hawaii) also resulted in casualties. [See my note of April 1st 2015 about this event]
The next powerful earthquake occurred along the central portion of the Aleutian arc near the Andreanof Islands on March 9th 1957, with a magnitude of M8.6. The rupture length of this event was approximately 1200 km, making it the longest observed aftershock zone of all the historic Aleutian arc events. Significant damage and tsunamis were observed on the islands of Adak and Unimak with tsunami heights of approximately 13 metres.
The most powerful earthquake was the March 27th 1964 M9.2 Prince William Sound earthquake, currently the second largest recorded earthquake in the world. The event had a rupture length of roughly 700 km extending from Prince William Sound in the northeast to the southern end of Kodiak Island in the southwest. Significant shaking was felt over a large region of Alaska, as well as in parts of western Yukon Territory, and British Columbia in Canada. Property damage was the largest in Anchorage with the ensuing landslides. The earthquake also triggered a devastating tsunami that caused damage along the Gulf of Alaska, the West Coast of the United States, and in Hawaii. More than 250 people got killed.

Mise au point et souvenirs

Notre société adore se prélasser dans les records et les extrêmes. La Coupe du Monde 2026 n’échappe pas au phénomène. Depuis les deux buts marqués par Kilian Mbappé contre le Sénégal, on entend tout et n’importe quoi. Certes, Mbappé a battu le record de buts inscrits en équipe de France et que détenait Olivier Giroud, mais le record s’arrête là.

S’agissant du nombre de buts marqués au cours d’une même Coupe du monde, c’est toujours Just Fontaine qui détient le record.

Justo a réalisé cet exploit au cours de la Coupe du monde qui se déroulait en Suède en 1958. Il a marqué 13 buts au cours des 6 matches disputés par l’équipe de France qui avait dans ses rangs des joueurs illustres comme Raymond Kopa, Roger Piantoni et Jean Vincent, tous les trois issus du Stade de Reims, tout comme Just Fontaine.

La Coupe du monde de 1958 a donc eu lieu il y a 68 ans, du 8 au 29 juin, et les journalistes d’aujourd’hui – ainsi que la plupart des supporters de notre équipe nationale – étaient encore dans les choux. On peut donc leur pardonner de faire des confusions à longueur de journée. En 1958, j’avais 10 ans et je pense que le France-Brésil de la demi-finale est le premier que j’ai vu (en noir et blanc, bien sûr) dans le café voisin de mon domicile à La Souterraine où est né le regretté Paul Sauvage, lui aussi joueur du Stade de Reims quelques années plus tard.

Pour en revenir à la Coupe du monde de 1958, il y avait 4 groupes de 4 équipes. Celui de la France (Groupe 2) comprenait le Paraguay, l’Écosse et la Yougoslavie. La France a gagné son premier match contre le Paraguay 7 à 3, avec 3 buts de Just Fontaine ; perdu contre la Yougoslavie 3 à 2 (2 buts de Just Fontaine) et battu l’Écosse 2 à 1 (avec un but de Just Fontaine). La France a terminé en tête de son groupe, devançant la Yougoslavie au goal-average.

L’Allemagne de l’Ouest (RFA) a terminé en tête du Groupe 1, la Suède en tête du Groupe 3, et le Brésil en tête du Groupe 4.

Les quarts de finale ont opposé la RFA à la Yougoslavie (victoire de l’Allemagne 1-0), le Brésil au Pays de Galles (1-0 pour le Brésil), la Suède à l’URSS (2-0 pour la Suède) et la France à l’Irlande du Nord (4-0 pour la France, avec 2 buts de Just Fontaine)

Les demi-finales ont vu une confrontation Suède-RFA et France-Brésil, ce qui n’était pas l’idéal pour nos Bleus car le Brésil avec ses Pelé, Garrincha et autres Vava et Zagallo était le grand favori de la compétition.

La France a perdu 5 à 2, avec un nouveau but de Just Fontaine qui avait égalisé, Piantoni marquant le deuxième but. La Suède a battu la RFA est s’est retrouvée en finale contre le Brésil.

Il n’y a pas eu de surprise et le Brésil s’est à nouveau imposé 5 à 2.

La France a obtenu la 3ème place de la Coupe du monde 1958 en s’imposant 6-3 lors de la petite finale contre la RFA, avec 4 nouveaux buts de Just Fontaine.

Just Fontaine a été le meilleur buteur de cette Coupe du monde de 1958 avec 13 buts marqués. L’équipe de France est également celle qui a marqué le plus de buts avec 23 réalisations.

1958, c’est également l’année où le Limoges Football Club (LFC) a accédé à la Première Division et allait recevoir au stade municipal de Beaublanc des équipes prestigieuses comme le Stade de Reims et le Racing. Le petit garçon que j’étais à l’époque n’a jamais oublié ces confrontations, pas plus que la chasse aux autographes au moment où les joueurs sortaient des vestiaires pour aller s’échauffer avant les rencontres. Paul Sauvage m’a aidé à rencontrer Kopa et Fontaine au moment de leur apparition. Je n’oublierai pas, non plus, la courtoisie de Roger Piantoni dont le maillot sentait la rose…

En 1958, la télévision n’avait pas encore fait son entrée en force dans les foyers. Nous écoutions attentivement les reportages à la radio et nous lisions les comptes-rendus des rencontres dans Miroir Sprint et le Miroir des Sports chez le coiffeur….

C’était une autre époque, mais beaucoup plus tendre et beaucoup plus intime qu’aujourd’hui. Les joueurs professionnels comme Fontaine et Kopa (qui a joué au Réal Madrid) étaient certes bien payés, mais leurs salaires n’étaient pas délirants comme ceux des joueurs aujourd’hui. Là encore il faut relativiser : le football ne consiste qu’à taper dans un ballon pour marquer des buts…

Just Fontaine, Raymong Kopa et Roger Piantoni : l’attaque de rêve du Stade de Reims et de l’équipe de France de 1958

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur a page Facebook que depuis le matin du 10 juin 2026, une nouvelle activité explosive faible est observée dans la Voragine, le cratère central de l’Etna (Sicile). Il y a des émissions sporadiques de cendres, essentiellement constituées de vieux matériaux , mélangés parfois avec de modestes quantités de fragments incandescents. C’est la première activité magmatique sur l’Etna en 5 mois, après la cessation de l’activité effusive dans la Valle del Bove. Il est trop tôt pour dire s’il s’agit du début d’une nouvelle période d’activité spectaculaire. Selon Boris, l’activité actuelle pourrait durer pendant des semaines avec peu de variations, ou s’arrêter à nouveau, et ensuite reprendre avec plus de vigueur. Pour le moment, les signaux n’indiquent aucune activité majeure imminente.

 

Vue de l’Etna le 13 juin 2026 (Crédit photo : B. Behncke)

De son côté, l’INGV a signalé une activité éruptive mineure au niveau des cratères sommitaux à partir du 14 juin. La couleur de l’alerte aérienne (CAA) est passée au Jaune. Des émissions diffuses de cendres ont été observées le 15 juin, ce qui a incité l’INGV à relever la CAA à l’Orange. Aucune retombée de cendres n’a été constatée au-delà de la zone sommitale. De faibles émissions de cendres se sont poursuivies au moins jusqu’au 17 juin.

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Le Met Office islandais (IMO) a fait passer la couleur de l’alerte aérienne pour le Bárðarbunga au Jaune le 14 juin 2026, suite à un intense essaim sismique (environ 400 événements) survenu dans la partie nord-ouest de la caldeira, après un séisme de magnitude M4,8 le 13 juin. Aucun trémor volcanique n’a été détecté dans la zone.
Cette activité rappelle une série de séismes enregistrée dans la caldeira du Bárðarbunga en janvier 2025, lorsqu’une hausse de l’activité sismique avait également entraîné un renforcement de la surveillance et le passage temporaire de l’alerte aérienne au Jaune.
Le système volcanique du Bárðarbunga a attiré l’attention lors de l’éruption dans l’Holuhraun en 2014-2015. Elle a suivi une crise sismique intense et une migration du magma depuis la caldeira du Bárðarbunga vers le champ de lave de l’Holuhraun, au nord-est du glacier.

Source: Met Office

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Après sept heures et demie de fontaines de lave depuis la bouche éruptive nord, l’Épisode 49 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 17 h 05 le 14 juin 2026. La bouche sud n’a pas produit de fontaines de lave durant cet épisode, mais elle a émis des projections sporadiques.

Les fontaines de lave ont atteint une hauteur maximale de 210 mètres. Le débit effusif de cet épisode a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde, avec un débit moyen de 200 mètres cubes par seconde. On estime à 5 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La fontaine de lave de la bouche nord a produit un panache qui a atteint une hauteur maximale d’environ 5 500 mètres.

Les modèles de prévision indiquent que l’Épisode 50 et ses fontaines de lave devrait commencer entre le 23 et le 27 juin, les 25 et 26 juin étant les plus probables.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 49

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Le 17 juin 2026, un séisme de magnitude M4,5 a été enregistré à 17 km au sud-est de Pāhala, sur l’île d’Hawaï, à une profondeur de 33 km sous le niveau de la mer. Ce séisme n’a eu aucun impact apparent sur le Mauna Loa et le Kīlauea. Il fait partie de l’essaim sismique observé sous la région de Pāhala depuis 2019. Les séismes dans cette région sont observés depuis au moins les années 1960.
Source : HVO.

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Une éruption phréatique a été enregistrée sur le Dempo (Indonésie) le 12 juin 2026. Les données sismiques indiquent qu’elle a duré un peu plus d’une minute. Un panache de gaz et de vapeur s’est élevé à 50 mètres au-dessus du cratère avant de dériver vers le nord-ouest. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de se tenir à au moins 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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À partir de fin février, le réseau sismique du Nevados de Chillán (Chili) a enregistré une hausse significative des signaux indiquant des mouvements de fluides. Un signal de secousse à 8 h20 le 15 juin 2026 a correspondu à un panache de cendres de 120 mètres de hauteur au niveau du cratère Nicanor. De plus, un signal longue période (LP) à 8 h 55 a été associé à un panache de cendres qui s’est élevé à 80 mètres au-dessus du cratère. Au moins trois autres émissions de cendres ont été enregistrées le même jour, avec une hauteur de 160 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Zone sommitale du Nevados de Chillan (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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L’éruption du volcan sous-marin Titan Ridge (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se poursuit, mais avec une faible intensité. Le nombre de signaux hydroacoustiques quotidiens a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’éruption. Un fin panache de vapeur est parfois visible. Une longue bande d’eau décolorée est toujours visible. Une image satellite du 15 juin 2026 montrait une étroite bande d’eau décolorée sur plus de 100 km à l’ouest du site éruptif. L’activité a produit une petite quantité de ponce flottant à la surface de l’océan et de légères anomalies thermiques. D’importantes quantités de ponce, formant d’épais et vastes radeaux, continuent de s’échouer sur les côtes des îles de l’Amirauté (voir ma note du 15 juin 2026)
Source : Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO).

Radeau de ponce pendant l’éruption du Havre Seamount (Source : presse internationale)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Boris Behncke (INGV Catania) reports on his Facebook page that since the morning of June 10, 2026, new, low explosive activity has been observed in the Voragine, the central crater of Mount Etna (Sicily). There are sporadic emissions of ash, mainly composed of older material, sometimes mixed with small amounts of incandescent fragments. This is the first magmatic activity on Mt Etna in five months, following the cessation of effusive activity in the Valle del Bove. It is too early to say whether this is the beginning of a new period of spectacular activity. According to Boris, the current activity could last for weeks with little variation, or stop again, and then resume with greater intensity. For the moment, the signals indicate no major activity is imminent.

The INGV reported minor eruptive activity the summit craters beginning on 14 June. The Aviation Color Code (ACC) was raised to Yellow. Diffuse ash emissions occurred on 15 June, prompting the INGV to raise the ACC to Orange. Ashfall did not occur beyond the summit area. Minor ash emissions continued at least through 17 June.

Source : INGV.

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The Icelandic Meteorological Office (IMO) raised the Aviation Color Code for Bárðarbunga to Yellow on June 14, 2026, after an intense earthquake swarm including about 400 events began in the northwestern part of the caldera following a M4.8 earthquake on June 13. No volcanic tremor was detected in the area.

The current activity can be xompared to an earthquake swarm recorded in the Bárðarbunga caldera in January 2025, when elevated seismic activity also prompted heightened monitoring and a temporary Yellow Aviation Color Code.

The Bárðarbunga volcanic system drew international attention during the 2014–2015 Holuhraun eruption which followed an intense seismic crisis and magma migration away from the Bárðarbunga caldera toward the Holuhraun lava field northeast of the glacier.

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After 7 and a half hours of continuous lava fountaining from the north vent, Episode 49 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 5:05 p.m. On 14 June 2026. The south vent never fountained during this episode, although it periodically spattered.

The lava fountains reached a maximum height of 210 meters.The effusion rate of this episode peaked at about 320 cubic meters per second, with an average effusion rate of 200 cubic meters per second. An estimated 5 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The north vent lava fountain produced a plume that reached a maximum height of about 5,500 meters.

Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 50 is likely to begin between June 23 and June 27 with June 25-26 most likely.

Source : HVO.

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On June 17, 2026,, an M4.5 earthquake occurred 17 km southeast of Pāhala on the Island of Hawaiʻi at a depth of 33 km below sea level. The earthquake had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. This earthquake is part of the seismic swarm under the Pāhala area, which has been going on since 2019. Earthquakes in this region have been observed at least as far back as the 1960s.

Source : HVO.

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A phreatic eruption was recorded at Dempo (Indonesia) on 12 June 2026. Seismic data showed it lasted just over a minute. A white plume rose 50 meters above the crater and drifted NW. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay at least 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Beginning at the end of February, the seismic network at Nevados de Chillán (Chile) recorded a sustained increase in signals indicating fluid movement. A tremor signal at 08:20 on 15 June 2026 was associated with an ash plume at Nicanor Crater that rose 120 meters above the crater and a long-period (LP) signal at 08:55 was associated with an ash plume that rose 80 m above the crater. At least three more ash emissions were recorded the same day, rising as high as 160 m above the crater. The Alert Level was raised to Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption at Titan Ridge (Papua-New-Guinea) continues, though at a low level. The number of hydroacoustic signals per day decreased to the lowest levels detected since the eruption began. A small wispy steam plume was occasionally visible. A long plume of discolored water is still visible. A 15 June 2026 satellite image showed a narrow plume of discolored water extending more than 100 km W of the eruption site. The activity produced a small amount of floating pumice and minor thermal anomalies. Significant amounts of floating pumice, forming thick and extensive rafts, continued to wash up on the shores of the Admiralty Islands (see my post of June 15 2026).

Source: Rabaul Volcano Observatory (RVO)?

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Nouveau coup de chaud sur l’Antarctique // New heat wave hits Antarctica

Concentrations de CO2 : 431,33 ppm (16 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

La France subit actuellement une deuxième vague de chaleur en 2026, alors que le pays n’est qu’au début de l’été météorologique. Au cœur de l’hiver austral, certaines régions de l’Antarctique ont enregistré des températures supérieures d’environ 20 degrés Celsius à la normale, et des chercheurs ont même observé de la pluie sur les glaciers.
Pendant près de trois semaines, la Péninsule antarctique a enregistré des températures maximales quotidiennes supérieures à 0 °C, durant la période la plus froide et la plus sombre de la saison. À la station de recherche Esperanza, on a enregistrée le 6 juin 2026 des températures atteignant près de 15,5 °C. C’est environ 2 °C de plus que le précédent record hivernal de la station et environ 20 degrés Celsius au-dessus de la température normale pour cette date.
Parallèlement, l’île du Roi-George, dans l’archipel des Shetland du Sud, située à environ 120 kilomètres des côtes de l’Antarctique, a connu une fonte des glaces généralisée, inhabituelle pour cette période de l’année.
Les chercheurs ont indiqué que de forts vents du nord étaient le principal facteur de cette vague de chaleur persistante, qui a poussé de l’air exceptionnellement chaud loin à l’intérieur de la péninsule antarctique. Les vagues de chaleur comme celle observée actuellement risquent d’être plus longues et intenses à mesure que notre planète se réchauffe.
La Péninsule antarctique est déjà considérée comme l’une des régions du globe où le réchauffement climatique est le plus rapide. La réduction de la banquise réduit l’albédo car elle expose davantage la surface sombre de l’océan, ce qui lui permet d’absorber plus de chaleur et d’accentuer le réchauffement. Ce phénomène peut perturber la faune antarctique et l’ensemble de la chaîne alimentaire, affectant potentiellement des espèces comme les manchots, les phoques et les baleines.
Si elle continue, cette hausse des températures risque également de déstabiliser les plateformes glaciaires qui servent de remparts aux glaciers antarctiques tels que le Thwaites et le Pine Island. Leur fonte serait catastrophique car elle ferait s’élever rapidement le niveau de la mer dans le monde.
Source : The Cool Down (TCD).

La fonte des grands glaciers de l’ouest antarctique ferait s’élever rapidement le niveau des océans

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France is currently going through a secong heat wave in 2026 while the country is only at the start of the meteorological summer. In the middle of the southern winter, parts of Antarctica saw temperatures roughly 20 degrees Celsius above normal, and researchers even reported spotting rain falling on glaciers.

For nearly three weeks, the Antarctic Peninsula recorded daily high temperatures above 0°C during the coldest, darkest stretch of the season. At the Esperanza research station, one especially notable measurement came on June 6, 2026, when temperatures rose to nearly 15.5°C. That was about 2°C higher than the station’s previous winter record and roughly 20 degrees Celsius above the normal temperature for that date.

Meanwhile, one of the South Shetland Islands, King George Island, located roughly 120 kilometers off the coast of Antarctica, saw widespread thawing of ice that was unusual for that time of year.

Researchers said strong northerly winds were the main driver of a long-lasting heatwave that pushed unusually warm air far into the Antarctic Peninsula. Yet heatwaves like this one are more likely to be longer-lasting and intense as our planet overheats.

The Antarctic Peninsula is already considered one of Earth’s fastest-warming regions, and reduced sea ice leaves more dark ocean exposed, allowing it to absorb additional heat and reinforce warming. Shrinking sea ice can disrupt wildlife populations and the wider food web, with animals such as penguins, seals, and whales potentially impacted.

Continued warming could also destabilize the floating ice shelves that help hold back vulnerable Antarctic glaciers such as Thwaites and Pine Island.Their melting would be catastrophic because it would cause a rapid rise in sea levels worldwide.

Source : The Cool Down (TCD).