Les Hawaïens et la hausse de niveau de l’océan // Hawaiians and ocean level rise

Dans la mesure où ils vivent dans un archipel entouré par l’océan Pacifique, les Hawaïens sont de plus en plus préoccupés par la montée des eaux. Ils se sentent impuissants lors des tempêtes, lorsqu’ils voient les vagues s’écraser sur leurs côtes et envahir leur territoire. La hausse de niveau de l’océan à Hawaï est estimée à 10 pouces (environ 25 centimètres) depuis 1950.
Une nouvelle étude menée par l’Organisation de recherche économique de l’Université d’Hawaï (University of Hawaiʻi Economic Research Organization) révèle que les Hawaïens sont inquiets de la montée des eaux et de ses impacts actuels et futurs sur le 50ème État américain. Il s’agit de la première étude représentative mesurant les opinions, la perception des risques et les préférences politiques du public concernant la montée des eaux dans les quatre comtés de l’archipel.

Le rapport, intitulé « Opinions du public sur la montée des eaux à Hawaï », compile les réponses de 1 314 adultes interrogés durant l’été 2025 et offre l’aperçu le plus complet à ce jour de la façon dont les habitants perçoivent la montée des eaux et les choix politiques qu’elle soulève.
Les résultats de l’enquête montrent que la grande majorité des Hawaïens sont conscients de la réalité de la montée des eaux. Un large consensus se dégage quant à la nécessité d’agir. La question la plus complexe n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment structurer l’adaptation de manière crédible, équitable et durable. Voici les principaux résultats de l’étude :

– 89 % des habitants estiment que la montée du niveau de la mer est une réalité, notamment une large majorité de démocrates (97 %), d’indépendants (90 %) et de républicains (80 %).

– Près de la moitié affirment que la montée du niveau de la mer affecte déjà la population d’Hawaï, et plus de 80 % s’attendent à des impacts dans les 25 prochaines années.

– 83 % pensent que la montée du niveau de la mer aura des conséquences catastrophiques pour l’État d’ici 50 ans.

– Environ 90 % sont favorables à la limitation de l’aménagement dans les zones inondables, et plus de 80 % privilégient le développement à l’intérieur des terres plutôt que la poursuite de expansion côtière.

– 81 % seraient prêts à quitter les zones à haut risque si une juste compensation leur était offerte.

– Seuls 45 % se disent prêts à payer des impôts ou des taxes plus élevés pour financer des projets de protection au niveau de leur zone d’habitation.

La population est clairement consciente des risques et soutient une nouvelle politique côtière, avec notamment des limitations de l’aménagement, et une aide publique au relogement. Dans le même temps, de nombreux habitants se disent mal informés sur la montée du niveau de la mer et doutent que les agences gouvernementales soient pleinement préparées.

L’enquête révèle également un fort soutien à l’aide gouvernementale aux propriétaires fonciers dans les zones vulnérables, notamment un accès élargi à l’assurance inondation, des incitations à surélever ou à protéger les bâtiments contre les inondations, et un financement public pour soutenir le relogement volontaire.

Les avis sont plus partagés concernant la protection du littoral : une courte majorité se prononce en faveur des digues privées, tandis qu’un soutien beaucoup plus important est apporté aux digues protégeant les infrastructures publiques telles que les routes et les réseaux d’eau et d’électricité.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’UHERO : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

 

Les vagues de l’océan Pacifique viennent frapper le côtes hawaïennes (Photo : C. Grandpey)

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Because they are living in an archipelago surrounded by the Pacific Ocean, Hawaiians feel more and more concerned by ocean level rise. They feel powerless during the storms when the see the waves crash on the shores and invade their territory. The rise in ocean level in Hawaii is estimated at 10 inches (about 25 centimeters) since 1950.

A new study by the by the University of Hawaiʻi Economic Research Organization shows that Hawaii residents are concerned over sea level rise and its current and future impacts on the 50th State of the Union. It is the first representative study to measure public beliefs, risk perceptions and policy preferences related to sea level rise across all four counties.

The report – Public Views on Sea Level Rise in Hawaii – includes the responses from 1,314 adults surveyed in summer 2025, and provides the most comprehensive snapshot to date of how residents view sea level rise and the policy choices it raises.

The results of the survey show that Hawaii residents overwhelmingly accept that sea level rise is happening. There is broad agreement that action is needed. The harder question is not whether to act, but how to structure adaptation in a way that is credible, fair and sustainable over time.

Here are the study’s key findings :

– 89% of residents believe sea level rise is happening, including large majorities of Democrats (97%), Independents (90%) and Republicans (80%).

– Nearly half say sea level rise is already affecting people in Hawaiʻi, and more than 80% expect impacts within the next 25 years.

– 83% believe sea level rise will have catastrophic consequences for the state within 50 years.

– About 90% support restricting development in flood-prone areas, and more than 80% favor prioritizing inland development over continued coastal expansion.

– 81% would be willing to relocate from high-risk areas if offered fair compensation.

– Only 45% say they would be willing to pay higher taxes or fees to fund neighborhood-level protection projects.

People clearly recognize the risks and support major shifts in coastal policy, including limits on development and public assistance for relocation. At the same time, many residents report feeling poorly informed about sea level rise and doubt that government agencies are fully prepared.

The survey also finds strong support for government assistance to property owners in vulnerable areas, including expanded access to flood insurance, incentives to elevate or flood-proof buildings, and public funding to support voluntary relocation. Residents are more divided on shoreline armoring, with narrow majority support for private seawalls but much stronger backing for seawalls protecting public infrastructure such as roads and utilities.

The full report is available on the UHERO website : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

Coup de chaud sur le Groenland et coup de balai de l’Administration Trump // Heatwave in Greenland and a clean sweep by the Trump Administration

Le Groenland a entamé l’année 2026 avec son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. L’île a non seulement établi un record le mois dernier, mais elle a également pulvérisé son précédent record pour le premier mois de l’année. Le Groenland se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète.

Photo: C. Grandpey

Selon un rapport préliminaire de l’Institut météorologique danois, la température moyenne en janvier a connu une hausse de 0,2 degré Celsius à Nuuk, la capitale du Groenland. La température moyenne historique en janvier, de 1991 à 2020, est de -7,7 degrés Celsius.
Comme je l’ai écrit précédemment, 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. La température annuelle moyenne à la surface a été de 1,17 degré Celsius supérieure à la moyenne du 20ème siècle. L’année dernière a marqué la fin d’une période de trois années de chaleur sans précédent. Seules l’année record 2024 et la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, 2023, ont été plus chaudes que 2026. Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre se sont toutes produites depuis 2015.
L’amplification arctique (AA) désigne le phénomène par lequel les hautes latitudes, notamment les régions polaires et arctiques, se réchauffent plus rapidement que les basses latitudes. Tous les climatologues s’accordent à dire que l’AA est devenue l’une des signatures les plus claires du réchauffement climatique ces dernières années, en raison de l’ampleur et de l’accélération du réchauffement observé depuis 1990. Globalement, l’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste de la planète.
L’étendue minimale de la banquise arctique en 2025 se classe au 10ème rang des plus faibles jamais enregistrées, et son étendue maximale a établi un nouveau record de faiblesse. De nouvelles études montrent que la calotte glaciaire du Groenland pourrait disparaître en grande partie d’ici l’an 3000 sous l’effet de la pollution et de la hausse des températures.

Photo: C. Grandpey

Alors que le nord-est des États Unis a dû affronter plusieurs vagues de froid, la douceur de l’hiver a aussi fait la une des journaux américains ces derniers temps. Des records de chaleur ont été battus en février dans plusieurs villes de l’Ouest. De nouveaux records ont été établis en Californie, où plusieurs villes ont enregistré des températures record. Des records de température ont également été enregistrés à Anchorage, en Alaska. Cette douceur inhabituelle dans l’Ouest a contribué à une pénurie de neige qui touche plusieurs États. De nombreuses localités de l’Ouest connaissent actuellement l’un des trois hivers les plus chauds jamais enregistrés, notamment Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix et Dallas. Selon les Centres nationaux d’information environnementale (NCE), au cours de l’année écoulée, les records de chaleur ont largement dépassé les records de froid à travers le pays. Depuis février 2025, on a enregistré plus de trois fois plus de records de chaleur que de records de froid.
Source : The Cool Down via Yahoo News.

Dans le même temps, la National Science Foundation (NSF) informe le public que le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans le Colorado, l’un des plus importants centres de recherche sur la météorologie et le climat au monde, est sur le point de perdre son unité de supercalculateur, un élément essentiel du NCAR.

Crédit photo: NCAR

Il s’agit là d’une nouvelle décision absurde de l’administration Trump visant à démanteler les infrastructures climatiques. Ce centre de calcul exécute des modèles de recherche sur la météorologie et le climat et est utilisé par environ 1 500 chercheurs issus de plus de 500 universités américaines. Les travaux effectués sur ce supercalculateur profitent à la population américaine en permettant des prévisions plus précises des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, des turbulences aériennes, etc.
Source : CNN.

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Greenland started 2026 with its warmest January on record. The island not only set a record last month, but it also shattered its previous record for the first month of the year. Greenland is warming four times faster than the rest of the world.

The Danish Meteorological Institute released preliminary temperature reports indicating that the average temperature in January was up 0.2 degrees Celsius in Nuuk, Greenland’s capital. The historical average January temperature from 1991 through 2020 is -7.7 degrees Celsius.

As I put it before, 2025 was the third-warmest year on record for Earth. The annual global surface temperature was 1.17 degrees Celsius above the 20th-century average. Last year capped an unprecedented three-year heat streak. Only the record-setting year of 2024 and the second-warmest year on record, 2023, were warmer than 2026. Our world’s warmest 10 years on record have all happened since 2015.

Arctic Amplification (AA) is the name given to the phenomenon of higher latitudes, the polar and Arctic regions, warming faster than lower latitudes. All climatologists agree to say that AA has become one of the clearest signatures of global warming over the last few years due to the magnitude and acceleration of warming that has occurred since 1990. The Arctic is warming nearly four times faster than the rest of the planet.

The Arctic’s 2025 minimum sea ice extent tied as the 10th smallest on record, and its maximum set a new record low. New research shows Greenland’s ice sheet could largely collapse by 3000 under ongoing pollution and rising temperatures.

While the north-east of the country had to face several cold snaps, warm winter weather has been making headlines in the U.S. lately. Record highs were set on in February across several western cities. New records were set in California where several cities set a record high. Temperature records were also registered in Anchorage in Alaska. Unusual warmth in the West has contributed to a snow drought impacting several states. Many locations in the West are experiencing one of the top three warmest winters on record, including Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix, and Dallas. According to the National Centers for Environmental Information, over the past year, record warmth has far outpaced record cold across the country. Since February 2025, there have been more than three times the number of record highs set compared to record lows.

Source : The Cool Down through Yahoo News.

In the meantime, the National Science Foundation informs the public that the National Center for Atmospheric Research (NCAR) in Boulder, Colorado, one of the world’s top weather and climate research centers is slated to lose its critical supercomputing facility.

This is another stupid decision of the Trump Administration to dismantle climate facilities. The computing center runs weather and climate research models and is used by about 1,500 researchers from over 500 universities around the U.S. The work done on this supercomputer benefits the American people by leading to more accurate forecasts of extreme weather and climate events, aircraft turbulence and more.

Source : CNN.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : poursuite de l’éruption // The eruption continues

L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit tranquillement, comme le montre la faible amplitude du trémor éruptif qui poursuit régulièrement son déclin. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec un cône en formation d’environ 15 m de hauteur. L’OVPF précise que ce cône reste ouvert, permettant à la lave de s’écouler librement. Le front de coulée est toujours figé à environ 2,6 km de la RN2 qui n’est donc pas menacée. .

Une sismicité persistante est enregistrée sous le sommet, signe que le système reste sous pression et que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Dans la mesure où l’éruption n’est pas terminée, l’Enclos reste fermé au public.

 Schéma montrant les débits de lave en surface (m3/s) entre le 13 février et le 17 février 2026 (Source : données satellites de la plateforme HOTVOLC (OPGC-Université Clermont Auvergne).

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The eruption of Piton de la Fournaise continues quietly, as evidenced by the low amplitude of the eruptive tremor, which is steadily declining. Only one eruptive vent remains active on the south-southeast flank, with a cone approximately 15 meters high. The OVPF specifies that this cone remains open, allowing lava to flow freely. The lava flow front is still stationary about 2.6 km from the RN2 highway, which is therefore not threatened.
Persistent seismic activity is recorded beneath the summit, indicating that the system remains under pressure and that the volcano may not have yet exhausted its potential. As the eruption is ongoing, the Enclos remains closed to the public.

Datation des éruptions de Yellowstone // Dating the Yellowstone eruptions

Les scientifiques de l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone (YVO) ont recensé au moins 28 éruptions au sein de la caldeira de Yellowstone depuis sa formation il y a 631 000 ans. Il s’agit d’une estimation minimale basée sur les vestiges géologiques préservés. Les travaux en cours visent à affiner ce décompte en identifiant les éruptions plus anciennes dont les dépôts ont été enfouis ou masqués par des coulées de lave plus récentes. Ces résultats ont été présentés dans les Yellowstone Caldera Chronicles, une publication hebdomadaire rédigée par des scientifiques et des collaborateurs de l’Observatoire. À noter qu’en janvier 2025, un numéro des Yellowstone Caldera Chronicles avait déjà été consacré au passé du super volcan :

Yellowstone (1) : le passé du super volcan // Yellowstone (1) : the past of the super volcano

L’histoire volcanique de Yellowstone comprend trois éruptions qui ont formé la caldeira au cours des 2,1 derniers millions d’années. La plus récente, il y a 631 000 ans, a créé la caldeira que nous connaissons actuellement et a marqué un tournant vers des coulées de lave rhyolitique de plus petite taille et des dômes confinés principalement à l’intérieur de la caldeira, et non plus vers des éruptions d’envergure continentale.
La cartographie géologique et la datation ont permis d’identifier au moins 28 éruptions au sein de la caldeira depuis sa formation. Il s’agit d’un décompte minimal basé sur les éruptions identifiables avec certitude dans les archives géologiques. Les dépôts éruptifs plus anciens sont souvent masqués par des coulées de lave plus récentes, et dans de nombreuses zones, seuls de petits affleurements isolés subsistent, ce qui limite notre compréhension de leur étendue et de leur âge. La glaciation et l’érosion ont par ailleurs modifié le paysage, en déplaçant ou en redistribuant les matériaux volcaniques.
Pour reconstituer l’histoire éruptive de Yellowstone, les géologues ont établi une relation entre une cartographie de terrain détaillée avec la géochimie, la géochronologie et le paléomagnétisme. La composition chimique permet de distinguer les différents types de de magmas ; la datation radiométrique précise le calendrier des éruptions, tandis que les signatures paléomagnétiques conservées lors du refroidissement de la lave permettent de différencier les éruptions survenues à des périodes différentes.
Les rhyolites du Plateau Central (Central Member Plateau) constituent l’une des séquences éruptives post-caldeira les mieux étudiées et recouvrent une grande partie du fond de la caldeira. De nouvelles datations avec la méthode 40Ar/39Ar divisent ces coulées en cinq groupes éruptifs informels, avec des âges moyens rapportés à un niveau de confiance de 95 %, ce qui améliore la résolution entre les éruptions rapprochées.
La région de West Thumb, au bord du lac Yellowstone, enrichit ce tableau. On pense qu’il s’agit de la zone d’émission d’une éruption explosive à l’origine du Tuf de Bluff Point. Cela prouve que le volcanisme post-caldeira ne s’est pas limité aux seules coulées de lave.

Le canyon de la Yellowstone River présente de beaux exemples de tufs rhyolitiques (Photo: C. Grandpey)

Une coulée de lave affleurant dans la vallée de Hayden (célèbre pour ses meutes de loups) était auparavant associée à une éruption datée d’environ 102 000 ans, mais les nouvelles données montrent que la lave pourrait être plus proche de 160 000 ans, ce qui laisse supposer une éruption jusqu’alors inconnue. Des scientifiques de l’USGS ont prélevé des échantillons de cette coulée en 2025 pour une datation à l’argon ; on attend les résultats.
Des travaux effectués sur le terrain en 2025 ont également permis d’identifier un petit affleurement de lave le long de la Gibbon River, près du ruisseau Nez Perce Creek, qui semble se situer sous une coulée connue. L’analyse géochimique et la datation à l’argon permettront de déterminer si cet affleurement correspond à une éruption distincte ou s’il fait partie d’une unité déjà identifiée.
Par ailleurs, des chercheurs de l’Université du Montana ont identifié des dépôts volcaniques au nord-ouest de la caldeira, près de la Madison Junction. Ces dépôts pourraient provenir d’éruptions survenues peu avant la formation de la caldeira, il y a 631 000 ans. Si c’est le cas, cela permettrait de combler le fossé entre l’activité de pré-caldeira et de post-caldeira.
Source : USGS, The Watchers.

Carte de la caldeira de Yellowstone avec la localisation et l’âge des éruptions rhyolitiques les plus récentes à Yellowstone, et appartenant au Central Plateau Member. La région de West Thumb est indiquée car elle est considérée comme le lieu d’une éruption explosive et la source du Tuf de Bluff Point. Les rhyolites du Central Plateau Member sont divisées en cinq groupes informels d’après les nouvelles datations effectuées avec la méthode 40Ar/39Ar. Chaque groupe informel est représenté par la même couleur. Les numéros figurant sur la carte et dans la légende indiquent l’emplacement des différentes coulées de lave. L’âge moyen par groupe et son intervalle de confiance à 95 % sont indiqués à côté de la liste des unités. (Source : USGS)

Carte de meilleure résolution à cette adresse :

https://www.facebook.com/USGSVolcanoes/posts/how-many-eruptions-has-yellowstone-had-simple-questioncomplex-answer-todays-yell/1300881892086276/

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Scientists at the Yellowstone Volcano Observatory (YVO) have identified at least 28 eruptions within the Yellowstone Caldera since it formed 631 000 years ago, a minimum estimate based on preserved geologic evidence. Ongoing work is focused on refining this count by identifying older eruptions whose deposits were buried or obscured by younger lava flows. The findings were presented in Yellowstone Caldera Chronicles, a weekly column written by scientists and collaborators of the Yellowstone Volcano Observatory. In January 2025, an issue of the Yellowstone Caldera Chronicles was already dedicated to the supervolcano’s past (see above).

Yellowstone’s volcanic history includes three caldera-forming eruptions over the past 2.1 million years. The most recent, 631 000 years ago, created the present-day caldera and marked a shift toward smaller rhyolite lava flows and domes confined largely within the caldera rather than continent-wide eruptions.

Geologic mapping and age dating identify at least 28 eruptions within the caldera since its formation. This is a minimum count based on eruptions that can be confidently recognized in the geologic record. Earlier eruptive deposits are often obscured by younger lava flows, and in many areas, only small, isolated outcrops remain, limiting insight into their extent or age. Glaciation and erosion have further modified the landscape, removing or redistributing volcanic material.

To reconstruct Yellowstone’s eruptive history, geologists combined detailed field mapping with geochemistry, geochronology, and paleomagnetics. Chemical compositions distinguish magma batches, radiometric ages constrain eruption timing, while paleomagnetic signatures preserved during lava cooling separate eruptions that formed at different times.

The Central Plateau Member rhyolites form one of the best-studied post-caldera eruptive sequences and cover much of the caldera floor. New 40Ar 39Ar dating divides these flows into five informal eruption groups, with mean ages reported at the 95 percent confidence level, improving resolution between closely spaced eruptions.

The West Thumb region of Yellowstone Lake adds another layer to this picture. It is thought to be the vent area for an explosive eruption that produced the Tuff of Bluff Point, showing that post-caldera volcanism was not limited to lava flows alone.

A lava flow exposed in Hayden Valley was previously linked to an eruption dated at about 102 000 years but the new data suggest the lava may be closer to 160 000 years old, suggesting a previously unrecognized eruption. USGS scientists collected samples from this flow in 2025 for argon dating, with results pending.

Field work in 2025 also identified a small lava exposure along the Gibbon River near Nez Perce Creek that appears to lie beneath a known flow. Geochemical analysis and argon dating will determine whether this exposure represents a distinct eruption or part of an already identified unit.

In addition, researchers from Montana State University have identified volcanic deposits northwest of the caldera near Madison Junction. The deposits may represent eruptions that occurred shortly before the caldera-forming event 631 000 years ago, helping overcome the gap between pre-caldera and post-caldera activity.

Source : USGS, The Watchers.