Réchauffement climatique : l’ONU prêche dans le désert // Global warming : the UN is a voice crying in the wilderness

Concentrations de CO2 : 427,91 ppm (2 novembre 2026).   [424 ppm en novembre 2025]  

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).   [1929.17 ppb en juin 2025} 

À quelques jours de la COP31 en Turquie – elle débute le 9 novembre 2026, mais servira-t-elle à quelque chose ? – un nouveau rapport de l’ONU nous alerte sur les conséquences du réchauffement climatique et insiste sur la nécessité de prendre des mesures d’urgence pour ralentir le phénomène. Le message de l’ONU sera-t-il entendu par nos politiques ? J’en doute fort. Aux États Unis, Donald Trump n’est pas près d’infléchir sa politique environnementale, quels que soient les résultats des élections de mi-mandat. En France, nos politiques sont bien trop préoccupés par leurs intérêts personnels à quelques mois de l’élection présidentielle pour se préoccuper du climat de la planète. Le résultat de ces comportements inconscients, pour ne pas dire imbéciles, c’est que les concentrations de dioxyde de carbone, de méthane et de protoxyde d’azote continuent d’augmenter (voir ci-dessus), et avec elles les températures de surface de la Terre et des océans. Le rapport de l’ONU prévient que nous sommes en train de basculer dans un monde où la fonte des glaces à travers le globe aura des répercussions de plus en plus marquées, des impacts à « large échelle et souvent irréversibles. »

Comme je l’ai expliqué à maintes reprises, l’Antarctique, le Groenland, les banquises, mais aussi les glaciers de montagne sont menacés gravement par le réchauffement climatique. Nous approchons globalement du seuil de 1,5°C de réchauffement qui sera dépassé dans les toutes prochaines années, et qui l’a déjà été dans certaines régions du monde.

La Mer de Glace (image webcam) et le glacier des Bossons sont deux exemples du désastre glaciaire dans les Alpes. 

Parmi les conséquences de la disparition des glaciers et du recul des banquises, le rapport, à l’image de mon blog, s’attarde sur la montée du niveau des mers, la déstabilisation des courants océaniques, le risque accru de ruptures de glaciers comme au Népal fin août, sans oublier l’alimentation en eau douce qui sera inévitablement perturbée pour des milliards de personnes.

La solution est connue : il faut réduire les émissions, et donc les concentrations, de gaz à effet de serre en diminuant massivement, entre autres, nos rejets de CO2. Mais c’est plus vite dit que fait, et ce n’est pas du tout le chemin qu’a pris l’humanité. Selon les dernières estimations de l’ONU, le monde est actuellement sur une trajectoire de réchauffement de 2,6°C à la fin du siècle. De toute façon, à supposer que des mesures soient prises pour réduire drastiquement les émissions nocives – douce illusion pour le moment – il faudra des décennies avant que l’atmosphère terrestre retrouve un semblant d’équilibre.

Bon courage aux prochaines générations !

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Outre les gaz à effet de serre, il y a le problème des microplastiques, minuscules particules de plastique qui se déposent sur la neige et la glace de nos montagnes, et jusque sur les calottes glaciaires. De nombreuses particules de plastique viennent d’être détectées dans la Sierra Nevada, en Californie. Elles constituent une source de préoccupation, car la fonte des neiges représente une ressource majeure en eau douce pour cet État.
Dans des zones reculées de la Sierra Nevada, des chercheurs ont constaté que les chutes de neige déposaient jusqu’à 3 200 particules de plastique par mètre carré et par jour. Les types de plastique les plus fréquemment retrouvés dans la neige sont le polyéthylène et le polypropylène – utilisés dans les emballages – ainsi que le polyester, présent dans les vêtements. L’étude, publiée dans la revue Environmental Science & Technology, n’a pas calculé la quantité de plastique qui finit dans l’eau potable ; toutefois, il ne faudrait pas oublier qu’environ un tiers de l’eau douce de Californie provient du manteau neigeux de la Sierra Nevada.
Des études ont montré que les microplastiques en suspension dans l’air pourraient avoir une incidence sur le climat. Capables de parcourir des milliers de kilomètres dans l’atmosphère, ces particules peuvent servir de noyaux de condensation pour les nuages et sont susceptibles d’influencer potentiellement les températures et les précipitations. Par ailleurs, les fragments de plastique de couleur sombre présents dans l’air absorbent la chaleur et contribuent à un effet de réchauffement. Certains chercheurs estiment que les modèles climatiques devraient être mis à jour pour prendre en compte les effets du plastique.

Source : Yahoo Actualités.

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With COP31 in Turkey just days away – it begins on November 9, 2026, but will it actually achieve anything? – a new UN report warns of the consequences of global warming and stresses the need for urgent action to slow the phenomenon. Will our politicians heed the UN’s message? I highly doubt it. In the United States, Donald Trump shows no sign of shifting his environmental policy, regardless of the midterm election results. In France, with the presidential election only months away, our politicians are far too preoccupied with their own personal interests to care about the planet’s climate. The result of such reckless, if not outright foolish, behavior is that concentrations of carbon dioxide, methane, and nitrous oxide continue to rise (see above), as do surface temperatures on land and in the oceans. The UN report warns that we are tipping into a world where the melting of ice across the globe will have increasingly pronounced repercussions, impacts that are « large-scale and often irreversible. »
As I have explained many times, Antarctica, Greenland, sea ice, and mountain glaciers are all under grave threat from global warming. Globally, we are approaching the 1.5°C warming threshold, a limit that will be surpassed in the very near future, and which has, in fact, already been exceeded in certain parts of the world. Among the consequences of the disappearance of glaciers and the retreat of sea ice, the report – much like my own blog – highlights rising sea levels, the destabilization of ocean currents, and the increased risk of glacial collapses (such as the one that occurred in Nepal at the end of August). It also points to the inevitable disruption of freshwater supplies for billions of people.
The solution is well known: we must reduce greenhouse gas emissions and, consequently, their atmospheric concentrations, by massively cutting back on CO2 emissions, among other things. But this is easier said than done, and it is certainly not the path humanity is currently following. According to the latest UN estimates, the world is on a trajectory toward 2.6°C of warming by the end of the century. In any case, even if measures were taken to drastically reduce harmful emissions – a pleasant fantasy for the time being – it would take decades for the Earth’s atmosphere to regain any semblance of balance.
Good luck to the generations to come!

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Beyond greenhouse gases, there is the issue of microplastics, tiny plastic particles that settle on the snow and ice of our mountains, and even on polar ice sheets. A large number of such plastic particles have recently been detected in California’s Sierra Nevada. This is a cause for concern, as snowmelt serves as a major source of freshwater for the state.
In remote areas of the Sierra Nevada, researchers found that snowfall deposited as many as 3,200 plastic particles per square meter, per day. The types of plastic most frequently discovered in the snow include polyethylene and polypropylene used in packaging, as well as polyester, which is found in clothing. The study, published in the journal Environmental Science & Technology, did not calculate the amount of plastic that ends up in drinking water; however, it is worth noting that approximately one-third of California’s fresh water comes from the Sierra Nevada snowpack.
Research has shown that airborne microplastics could have an impact on the climate. Capable of traveling thousands of kilometers through the atmosphere, these particles can act as cloud condensation nuclei and potentially influence temperatures and precipitation. Furthermore, dark-colored plastic fragments in the air absorb heat, contributing to a warming effect. Some researchers suggest that climate models should be updated to account for the effects of plastic.
Source: Yahoo News.

Lac de fonte sur le mont Hood (Oregon / États Unis)

  Les lacs de fonte, étendues d’eau issues de la fonte des glaciers, ne s’observent pas uniquement au Népal ou dans nos Alpes. Au cours d’un vol d’observation en hélicoptère au-dessus du mont Hood (Oregon), des scientifiques du Cascades Volcano Observatory (Observatoire Volcanologique des Cascades) ont remarqué qu’un lac de fonte glaciaire au pied du glacier Coalman, était nettement plus vaste que les années précédentes.

Vue du mont Hood (Photos: C. Grandpey)

Cette étendue d’eau se trouve dans un bassin délimité par Crater Rock, un ensemble de falaises descendant depuis le sommet, et par « Devil’s Kitchen », un remblai naturel composé de roches altérées par des processus hydrothermaux et de matériaux morainiques. Devil’s Kitchen est une formation ancienne qui, selon les observations actuelles, semble stable.

Vue du lac de fonte du mont Hood au niveau du glacier Coalman, lors d’un vol d’observation le 6 octobre 2026. (Crédit photo : USGS)

Le volume d’eau du lac de fonte n’est pas connu avec précision, mais il est estimé à environ 50 000 mètres cubes. Un échantillon d’eau a révélé un pH de 4, ce qui est comparable à celui d’un café noir et indique un milieu légèrement acide.
Si toute cette eau venait à être libérée soudainement, elle pourrait déclencher une coulée de boue et de débris dans le lit de la White River, susceptible d’atteindre ensuite le pont de la Highway 35. La topographie des lieux empêcherait toutefois la coulée de boue de se diriger vers la Sandy River ou d’aller en direction de Timberline et Government Camp. D’après les estimations actuelles du volume d’eau, aucun impact sur les zones habitées n’est à prévoir.
Des mesures complémentaires sont en cours pour évaluer la stabilité du lac de fonte.
Par ailleurs, le Cascades Volcano Observatory indique que tous les volcans de la chaîne des Cascades, dans les États de l’Oregon et de Washington, présentent une activité normale. Au cours de la semaine écoulée (du 18 au 24 octobre 2026), de légers séismes ont été détectés sur le mont St. Helens.

Mont St Helens (Photo: C. Grandpey)

L’analyse des mesures de gaz effectuées régulièrement par voie aérienne sur le mont Adams, le mont St. Helens et le mont Hood montre des niveaux de dégazage conformes à la normale.

Mont Adams (Photo: C. Grandpey)

Source : USGS.

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Meltwater ponds are not only observed in Nepal or in our Alps. Cascades Volcano Observatory scientists performing a routine helicopter observation flight at Mount Hood noticed that a seasonal meltwater pond at the base of the Coalman Glacier was significantly larger than in previous years. The pond lies in a basin bounded by Crater Rock, cliffs extending down from the summit, and Devil’s Kitchen, an earthen berm composed of hydrothermally altered rock and glacial moraine material. Devil’s Kitchen is a long-lived feature and appears stable based on current observations.

The pond’s water volume is unknown but is estimated to be on the order of about 50,000 cubic meters. A water sample had a provisional measured pH of 4, which is similar to the pH of black coffee, indicating mildly acidic conditions.

If all the water were released suddenly, it could generate a debris flow down the White River with the potential to reach the Highway 35 bridge. Topography would prevent the flow from traveling down the Sandy River or toward Timberline and Government Camp. Based on current estimates of the pond’s water volume, impacts to populated areas are not expected.

Additional measurements are being made to assess the stability of the meltwater pond.

In the meantime, the Cascades Volcano Observatory indicates that all volcanoes in the Cascade Range of Oregon and Washington are at normal background levels. Over the past week (October 18 – 24), small earthquakes were detected at Mount St. Helens. Analysis of routine gas flight measurements at Mount Adams, Mount St. Helens, and Mount Hood indicate normal background levels of degassing.

Source : USGS.

Un nouveau Parc National dans l’Arizona

Aux États Unis, l’Arizona va héberger un quatrième parc national, après ceux du Grand Canyon, Petrified Forest et Saguaro. Ce dernier est situé près de Tucson, au sud de l’État, et connu pour ses nombreux cactus, dont le plus célèbre est le Saguaro.

Photos: C. Grandpey

Dans le sud-est de l’Arizona, à environ 200 kilomètres à l’est de Tucson, Chiricahua vient de devenir le 64ème parc national des États-Unis. Donald Trump a signé le 20 octobre 2026 la loi transformant cet ancien «National Monument» en «National Park».

Surnommé le «Wonderland of Rocks» – le pays des merveilles rocheuses – ce site de près de 49 km² abrite des milliers de colonnes et de blocs semblant tenir en équilibre. Ces formations sont issues d’une éruption survenue il y a quelque 27 millions d’années. L’USGS explique que la période la plus active a débuté vers la fin du Mésozoïque (252 millions d’années à 66 millions d’années avant notre ère). Elle a commencé il y a environ 70 millions d’années avec la subduction des plaques Farallon et Kula sous la plaque nord-américaine, et s’est achevée il y a environ 20 Ma, lorsque la dorsale océanique de la plaque Pacifique a atteint la zone de subduction.

 

Schéma illustrant la subduction de la plaque Farallon sous la plaque nord-américaine, phénomène qui a entraîné une intensification du volcanisme (Source : Melanie Moreno)

La subduction de ces plaques a engendré une période d’intense activité volcanique dans l’ouest des États-Unis, et plus précisément dans les monts Chiricahua, il y a environ 35 à 25 Ma. Des volcans de petite taille, dispersés dans la région, ont produit des coulées de lave andésitique et basaltique, ainsi que des coulées de rhyolite plus visqueuses dont on peut observer les vestiges aujourd’hui, avec des aiguilles et d’étonnants empilements.

Crédit photo ; NPS

Pour découvrir ce décor, il suffit d’emprunter la Bonita Canyon Scenic Drive, une route goudronnée de 13 kilomètres jusqu’à Massai Point, un belvédère offre une vue à 360 degrés sur les reliefs et les montagnes environnantes.

 Crédit photo : NPS

Les marcheurs disposent d’environ 27 kilomètres de sentiers. Il est également possible de camper à Bonita Canyon, sur réservation, et de profiter du ciel nocturne. Attention : il faut prévoir son ravitaillement car les possibilités de restauration se trouvent à l’extérieur du parc, notamment à Willcox, à une soixantaine de kilomètres. Prudence aussi à cause des serpents à sonnettes, les rattlesnakes, qui sont nombreux dans cette région désertique.

Source : National Park Service.

La vie secrète des volcans sous-marins // The secret life of submarine volcanoes

La majeure partie de l’activité volcanique terrestre (on l’estime à 75%) se déroule sous la surface des océans où elle est difficile à observer directement. Il est vrai que les abysses océaniques, plongés dans l’obscurité, n’offrent pas le spectacle coloré que l’on peut observer à la surface de la planète Mars. Par conséquent, ce monde sombre n’a jamais suscité un grand intérêt de la part des humains. C’est pourtant dans les profondeurs des zones de subduction que se déclenchent les séismes les plus dévastateurs.
Souvent oubliés, les volcans sous-marins influencent la chimie des océans et abritent des communautés biologiques particulièrement adaptées ; lorsqu’ils se développent à faible profondeur, ils peuvent en outre représenter un danger considérable. Bien souvent, nous ne prenons conscience d’une éruption sous-marine qu’en détectant, à distance, des perturbations majeures. Toutefois, des travaux récents montrent que ces éruptions peuvent aussi se produire discrètement, sans être détectées.
Ce fut le cas lors d’une éruption du volcan sous-marin Ruby (Ruby Seamount), situé dans les îles Mariannes du Nord, à environ 50 kilomètres au nord-nord-ouest de l’île de Saipan, dans l’ouest de l’océan Pacifique.
Les 14 et 15 septembre 2023, l’Observatoire Volcanologique d’Alaska (AVO) a enregistré, grâce à des sismomètres répartis dans tout le Pacifique et à des hydrophones situés à plus de 2 200 km de là, sur l’île de Wake, des signaux correspondant à d’importantes explosions sous-marines au niveau du volcan sous-marin Ruby. Durant deux jours, les scientifiques de l’AVO ont également pu observer, via des images satellites, une vaste zone d’eau décolorée à la surface de l’océan, à proximité du volcan. Puis, tout est redevenu calme.
Près de trois ans plus tard, en mars 2026, le navire de recherche Thomas G. Thompson a pu cartographier à nouveau le Ruby à l’aide de son système de sonar multifaisceaux. Ce relevé bathymétrique a révélé des changements de profondeur spectaculaires, notamment la présence de nouveaux dépôts éruptifs, de cicatrices laissées par des glissements de terrain sur les flancs du volcan, ainsi qu’un nouveau cratère sommital de 700 mètres sur 350 mètres.
Alors que le sommet du volcan se situait à 175 mètres de profondeur avant cette éruption explosive de deux jours, le fond du nouveau cratère se trouve désormais 275 mètres plus bas. Aucun signe de nouvelle activité n’a été constaté depuis l’éruption de septembre 2023.
Une expédition menée en juillet 2026 a offert l’occasion d’effectuer des observations directes afin d’étudier les événements survenus au niveau du Ruby. À l’aide d’un robot sous-marin télécommandé nommé « Little Hercules », les scientifiques ont exploré le nouveau cratère sommital ; par précaution, ils ont également procédé à une nouvelle cartographie du volcan, sans pour autant s’attendre à constater des changements. Mais la réalité s’est révélée bien différente !
Les nouvelles données bathymétriques recueillies en juillet 2026 ont montré que le fond du cratère sommital se situait environ 110 mètres plus haut qu’en mars ! Les scientifiques ont envisagé deux explications : il pouvait s’agir d’un effondrement de matériaux depuis les bords du cratère, qui se seraient accumulés au fond, ou bien de l’éruption de nouvelle lave sur le plancher du cratère. Au fond du cratère, le robot a découvert des laves émises récemment, ce qui a immédiatement confirmé la seconde hypothèse.
La comparaison entre les relevés bathymétriques de mars et de juillet 2026 a révélé que les seuls changements observés se situaient bien au fond du cratère, où un nouveau dôme de lave s’était formé. Les images vidéo fournies par le robot ont montré que les laves constituant ce nouveau dôme présentaient des stries correspondant probablement à une fissuration progressive survenue lors de l’extrusion lente de la lave. Un phénomène comparable est observé sur les dômes de lave de volcans terrestres, tels que le mont Saint Helens.
Grâce à la nouvelle cartographie du volcan sous-marin Ruby réalisée en mars 2026, les chercheurs avaient déjà recueilli beaucoup d’éléments sur les événements survenus lors de l’éruption de septembre 2023. La seconde cartographie, réalisée en juillet 2026, complétée par une plongée à l’aide d’un robot, a permis d’approfondir encore davantage ces connaissances.

Cela démontre que le fait de retourner sur les lieux et de cartographier à nouveau des volcans sous-marins, même en l’absence de signes d’activité, peut révéler des informations précieuses sur leur vie cachée.
Source : USGS.

 À gauche (A) : Bathymétrie réalisée en juillet 2026 et montrant le cratère formé lors de l’éruption de septembre 2023, avec un nouveau dôme de lave en croissance au fond. À droite (B) : Différences de profondeur entre le relevé effectué en mars 2026 et celui réalisé en juillet 2026. La zone en rouge indique une variation de hauteur due à la croissance du dôme à l’intérieur du cratère, dont le contour est tracé en noir.(Source : USGS)

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Most of Earth’s volcanic activity happens beneath the ocean surface – 75% of volcanic activity occurs at the bottom of the oceans – where it is difficult to observe directly. One could add that the abysses of our oceans are dark and do not offer spectacular and colourful images like the surface of Mars. As a consequence, humans have never been drawn to this dark world. Hoever, one should not forget that the most devastating earthquakes are triggered at the bottom of subduction zones.

However, submarine volcanoes influence ocean chemistry, sustain specially-adapted biological communities, and when they grow to shallow depths they can be extremely hazardous. Often, we only know if submarine volcanoes are erupting when we detect big commotions at a distance but recent work shows that they can also erupt quietly and undetected.

This was the case for a recent eruption of Ruby seamount in the Commonwealth of the Northern Mariana Islands, located about 50 kilometers north-northwest of the island of Saipan in the west Pacific Ocean.

On September 14–15, 2023, the Alaska Volcano Observatory (AVO) detected large underwater explosion signals from Ruby on seismometers throughout the Pacific and on hydrophones over 2,200 km away at Wake Island. AVO scientists also observed a large plume of discolored water at the ocean surface near Ruby in satellite imagery for 2 days. Then everything went quiet.

Nearly 3 years after the event, in March 2026 ; the research vessel Thomas G. Thompson was able to remap Ruby with its multibeam sonar system. That bathymetric survey showed dramatic depth changes, including new eruptive deposits, scars from landslides on the volcano’s flanks, and a large new summit crater 700 by 350 meters wide.

Where the summit of the volcano had previously been at a depth of 175 meters before the two-day long explosive eruption, the floor of the new crater was now 275 meters deeper. There was no evidence of new activity since the September 2023 eruption.

A recent expedition in July 2026 provided the first post-eruption opportunity to make direct observations to investigate what happened at Ruby. Using the remotely operated vehicle (ROV) Little Hercules, scientists explored the new summit crater, and the ship remapped the volcano once again for good measure, not expecting to see any changes. But reality was different

The new bathymetry collected in July showed that the floor of the summit crater was now about 110 meters taller than it had been in March! Scientists first thought that this change could either have been caused by collapse of material from the crater rim accumulating into the bottom of the crater, or by the eruption of new lava onto the crater floor.  At the bottom of the crater the ROV encountered fresh lavas, which immediately confirmed the second hypothesis.

Comparing the March and July bathymetric surveys showed that the only changes were indeed at the bottom of the crater where a new lava dome had formed. The ROV video showed that the new dome lavas had distinct striations on some of the fracture surfaces, which is likely evidence of incremental crack growth during slow lava extrusion, similar to what has been observed on lava domes growing at volcanoes on land, like Mount St. Helens.

Researchers learned a lot more about what had happened during the September 2023 eruption at Ruby seamount by simply remapping it in March 2026, and they learned even more by remapping it again in July 2026 and making a single ROV dive. This shows that revisiting and remapping submarine volcanoes, even with no evidence they are active, can reveal a lot about their secret lives.

Source : USGS.