Réchauffement climatique : l’érosion du littoral atlantique

Concentrations de CO2 : 432,38 ppm (12 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Avec le réchauffement climatique, le trait de côte ne cesse de reculer le long du littoral atlantique. Il y a quelques semaines, j’indiquais qu’il avait reculé brutalement à Biscarrosse (Landes) au mois de février 2026,. Alors qu’il perd habituellement jusqu’à deux mètres par an, une dune s’est effondrée sur une vingtaine de mètres, emportant la promenade du front de mer.

Crédit photo: presse régionale

Il y a quelques jours, après avoir pédalé entre la Pointe de Grave et le Cap Ferret, j’ai fait un saut à Biscarosse pour me rendre compte de la situation. Tout à été fait pour que la saison estivale se passe bien et, si je n’avais pas lu des articles de presse, je ne me serais pas vraiment rendu compte de l’incident du mois de février.

Malgré tout, la ville porte les traces du recul du trait de côte et de ses conséquences. Au sommet de la dune littorale se dresse une maison – La Rafale – construite en 1912 et interdite d’accès suite à deux arrêtés de péril imminent pris par le maire de Biscarosse le 24 juin 2019.

L’autre arrêté concernait la terrasse du Grand Hôtel de la Plage, menacée, elle aussi, d’effondrement par l’érosion. On se trouve dans le même situation qu’à Soulac-sur-Mer (Gironde) où l’immeuble Le Signal a dû être démoli pour les mêmes raisons.

À Biscarrosse, le trait côtier a reculé de 15 mètres depuis les tempêtes successives en 2014. La commune procède à de l’ensablement pour ralentir l’érosion. Des panneaux pédagogiques expliquent aux visiteurs que « cette technique de lutte active souple est la moins coûteuse et surtout la moins nocive par rapport à la dynamique côtière puisqu’elle n’entrave pas la dérive littorale. »

L’objectif est de faire tampon pour protéger la dune, pallier les déficits en sable de la plage, consolider le pied de dune, stopper ou ralentir le retrait du trait de côte et empêcher l’abaissement de la plage. Le coût annuel moyen des rechargements avoisine les 350 000 euros (soit environ 4 euros le mètre cube). Par comparaison, une digue ou des enrochements coûteraient 4 millions d’euros pour protéger 350 mètres. Et le rechargement en sable resterait nécessaire.

Le public est invité à suivre l’évolution du trait de côte et à devenir « acteur du suivi du littoral. »

En observant le littoral depuis le sommet de la dune à Biscarosse, on comprend tout l’intérêt qu’il y a à le protéger. Par grand beau temps, il est splendide et on comprend pourquoi il est le rendez-vous des amateurs de surf.

 Le problème se corse au moment des tempêtes pendant les marées à très fort coefficient, comme lors de la tempête Pedro. C’est le moment où les vagues viennent saper le littoral et souvent réduire à néant le travail de l’homme.

La côte atlantique a connu la houle cyclonique fin août 2025, avec des vagues puissantes héritées de l’ouragan Erin. Puis la tempête Benjamin est arrivée en octobre. De mi-janvier à mi-février 2026, en l’espace de quelques semaines, il y a eu un enchaînement de 8 événements significatifs, sans répit pour le littoral..

Sur le littoral aquitain, La Teste-de-Buch en Gironde, Biscarrosse et Mimizan dans les Landes et la côte nord de la Tremblade en Charente-Maritime ont particulièrement souffert. Il a fallu interdire l’accès à la plage du Petit Nice, non loin de la dune du Pilat le 3 février 2026. En l’espace de 10 jours, la dune a reculé de 5 à 6 mètres. La falaise de sable fragilisée menaçait les promeneurs qui s’aventuraient au pied…

Photos: C. Grandpey

Réchauffement climatique et érosion littorale à la Guadeloupe

Concentrations de CO2 : 432,38 ppm (12 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

Dans des notes publiées le 22 janvier 2021 et le 28 avril 2024, j’attirais l’attention sur l’érosion littorale à la Martinique et à la Guadeloupe. Selon les modélisations du BRGM, le niveau de la mer en Guadeloupe pourrait monter jusqu’à 1,4 m d’ici à 2100, avec des risques de submersions marines et des conséquences sur l’habitat privé et l’activité économique. À Petit-Bourg, par exemple, face à l’avancée de la mer, une trentaine de familles ont déjà dû être relogées.

Avis de démolition à la Guadeloupe (Source : Agence des 50 Pas Géométriques)

En mai 2026, la terre qui bordait la RD6, le long du quartier de Grand’Anse, à Trois-Rivières, s’est effondrée le long de la falaise. Le site est très fragilisé. Au fil du temps, des voûtes se sont formées jusque sous des habitations. Les riverains sont très inquiets. L’image de drone ci-dessous permet de comprendre l’ampleur des dégâts et de mesurer le risque d’une aggravation de la situation.

Source : RTVBT

Le littoral de la Guadeloupe est particulièrement exposé à l’aléa recul du trait de côte et en lien avec le transport des sédiments dans la zone côtière et le passage des cyclones qui peuvent provoquer des reculs brutaux. Les études réalisées par l’Observatoire du Littoral des Îles de Guadeloupe (OLIG) indiquent qu’environ 1/3 des côtes basses sableuses du littoral de l’île présentent une tendance à l’érosion depuis les années 1950.

Parmi les facteurs intervenants dans l’érosion des côtes basses sableuses on peut citer la fréquence et intensité des évènements extrêmes, l’évolution des conditions climatiques à l’échelle saisonnière ou interannuelle, ou encore l’élévation du niveau de la mer en lien avec le réchauffement climatique. Il faudrait aussi ajouter les prélèvements de sédiments dans la zone côtière pour la construction ou la collecte des algues sargasses échouées sur les plages.

Photo: C. Grandpey

Les écosystèmes côtiers de récif corallien, les herbiers marins, les mangroves, les cordons littoraux et la végétation littorale associée, jouent un rôle de protection important en Guadeloupe. Les pressions humaines (urbanisation, par exemple) ou naturelles (cyclone et effets du réchauffement climatique) contribuent à fragiliser et dégrader ces écosystèmes, avec une aggravation de l’érosion dans certains secteurs et une augmentation du risque de submersion en conditions extrêmes.

Photo: C. Grandpey

Une étude réalisée par la DEAL en 2021 estime qu’environ 42 500 personnes sont exposées au risque de submersion marine en Guadeloupe, soit 10% de la population. Les zones les plus exposées au risque de submersion se situent dans l’agglomération du Pointe-à-Pitre, le sud de la Grande-Terre et la côte sous le vent de la Basse-Terre.

Le littoral de la Guadeloupe est également exposé au phénomène de tsunami d’origine sismique, volcanique ou de mouvements de terrain. Toutefois, les connaissances historiques des évènements ayant pu affecter les Antilles restent encore très rares et le recours à la modélisation est indispensable pour caractériser l’aléa.

Aujourd’hui, les effets potentiels du réchauffement climatique sur les risques côtiers sont multiples. L’OLIG explique que l’augmentation du niveau moyen de la mer est un des éléments qui aura le plus d’impacts sur les zones côtières. Il y a un risque de submersion chronique et permanente des zones basses situées sous le niveau de la mer. Ce type de phénomène de submersion par la marée, hors perturbations atmosphériques, est déjà observé dans certains quartiers de Pointe-à-Pitre.

Les effets de l’élévation du niveau de la mer sur le trait de côte sont encore difficilement quantifiables, mais le phénomène aura un effet sur l’adaptation des cordons littoraux et des écosystèmes côtiers sur le long terme. La hausse du niveau de l’océan provoquera inévitablement des intrusions salines dans les eaux souterraines côtières.

Cartographie de l’aléa recul du trait de côte à échéance 100 ans sur la commune de Sainte-Anne (Source: BRGM)

Il est également reconnu que le réchauffement climatique induira probablement des cyclones plus intenses dans le bassin de l’Atlantique nord. Ces évènements seront associés à des phénomènes de submersion marine et d’érosion côtière plus intenses et plus fréquents en lien avec l’élévation du niveau de la mer.

Enfin, l’OLIG prévient que certains changements dans les conditions environnementales pourront affecter les écosystèmes côtiers, tels que les récifs coralliens, en lien avec l’augmentation de la température de surface de la mer et l’acidification des océans.

Source : OLIG.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Dernière minute : L’INGV indique qu’une importante explosion s’est produite sur le Stromboli (Sicile)à 7 h 12 (heure locale) le 12 juin 2026. Les caméras de surveillance ont enregistré l’explosion dans la zone du cratère nord. Les matériaux projetés sont retombés principalement sur la partie supérieure de la Sciara del Fuoco. L’observatoire n’a constaté aucun changement significatif dans la fréquence des événements explosifs suite à l’explosion.

Image thermique de l’événement (Source: INGV)

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Ce type d’événement se produit périodiquement. Le Sheveluch (Kamtchatka, Russie) a connu une éruption explosive le 6 juin 2026, avec des panaches de cendres qui sont montés jusqu’à environ 12 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Selon le KVERT, des explosions de cendres jusqu’à 12 km d’altitude peuvent se produire à tout moment sur le Sheveluch, et l’activité actuelle est susceptible d’affecteraffecter le trafic aérien international et les vols à basse altitude.
Source : KVERT.

 Crédit photo : KVERT

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Une éruption du cratère Minamidake, au sommet du Sakurajima (Japon), a projeté un important panache de cendres au-dessus de la ville de Kagoshima le 7 juin 2026. Ce panache s’est élevé à environ 1 300 mètres au-dessus du cratère.
L’Agence météorologique japonaise (JMA) a maintenu le niveau d’alerte volcanique à 3, ce qui restreint l’accès aux abords du cratère. Cette restriction est en vigueur depuis le 27 juillet 2022.
La JMA met en garde contre la présence de gros blocs volcaniques et de coulées pyroclastiques dans un rayon d’environ 2 km autour des cratères Minamidake et Showa. L’agence prévient également que des cendres volcaniques et des lapilli peuvent retomber sous le vent ; de plus, le souffle des explosions peut briser des vitres et des lahars restent possibles si les pluies remobilisent les dépôts de cendres.

Activité explosive sur le Sakurajima (Crédit photo : JMA)

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Suite à l’Épisode 48, l’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) est en mode pause. Les modèles de prévision, basés sur le vitesse de gonflement du sommet, indiquent que l’Épisode 49 devrait débuter entre le 12 et le 15 juin 2026. Une lueur est visible au niveau des deux bouches éruptives et d’importants panaches de dégazage s’en échappent dans le cratère de l’Halema’uma’u..
Aucune activité significative n’est observée le long des zones de rift est et sud-ouest du Kīlauea.
Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 48

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La sismicité du Nevado de Longaví (Chili), mentionnée la semaine dernière, a progressivement diminué après l’essaim sismique du 20 mai 2026. Quelques événements sismiques isolés ont été enregistrés entre le 21 et le 31 mai, l’activité restant proche des niveaux de base. Le niveau d’alerte demeure Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Crédit photo: GVN

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L’éruption de Titan Ridge (mer de Bismarck) se poursuit. Le nombre de signaux hydroacoustiques quotidiens a diminué du 4 au 8 juin, avant de connaître une légère augmentation le 9 juin. Un panache de vapeur relativement dense a dérivé sur environ 50 km vers le nord-ouest. Malgré une réduction du nombre d’événements hydroacoustiques quotidiens, les anomalies thermiques autour du panache se sont intensifiées. D’importantes quantités de ponce, formant d’épais et vastes radeaux, continuent de s’échouer sur les côtes des îles de l’Amirauté, rendant parfois l’accès par bateau difficile, voire impossible. Les habitants ont signalé des perturbations au niveau de la pêche, des marchés, de l’accès aux soins de santé et des pénuries potentielles de nourriture et d’eau douce après que de la pierre ponce a atteint les villages côtiers de Manus au cours du week-end dernier. Ces radeaux recouvrent les récifs et les herbiers, provoquant la mort des poissons.

Source : Rabaul Volcano Observatory.

Source: NASA

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L’activité éruptive reste intense sur le complexe de dômes du Santiaguito (Guatemala), avec une extrusion de lave continue au dôme de Caliente. Une incandescence est observée au sommet pendant la nuit. Des explosions quotidiennes, à un rythme de 0 à 4 événements par heure, génèrent des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent de 700 à 900 m au-dessus du dôme. L’effusion de lave en blocs et les effondrements de matériaux produisent des avalanches de blocs incandescents. De fortes pluies ont provoqué des lahars dans la ravine de Nimá I sur le flanc sud et celle d’El Tambor sur le flanc sud-sud-ouest les 3 et 5 juin. Un effondrement sur le flanc sud-ouest s’est accompagné d’une coulée pyroclastique qui a atteint la base du cône les 9 et 10 juin. Des retombées de cendres ont été signalées dans les localités environnantes.
Source : INSIVUMEH.

Photo: C. Grandpey

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L’éruption du Mayon (Philippines) se poursuit, caractérisée par des coulées de lave, des coulées pyroclastiques périodiques, des chutes de blocs incandescents, des panaches de cendres et de gaz, et parfois une activité strombolienne.
Le 8 juin 2026, 3 973 personnes (1 088 familles) étaient hébergées dans 12 centres d’accueil, et 137 autres personnes (40 familles) étaient hébergées chez des amis ou des proches.

Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 0 à 5) et il est rappelé à la populations de rester à l’écart de la zone de danger permanent (ZDP) de 6 km de rayon.
Source : PHIVOLCS.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Last minute : INGV indicates that a major explosion occurred at Stromboli volcano (Sicily) at 07:12 (local time) on June 12, 2026. Surveillance cameras recorded the explosion in the volcano’s northern crater area. Ejected material fell mainly onto the upper section of the Sciara del Fuoco. The observatory reported no significant changes in the occurrence rate of explosive events following the explosion.

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The event happens from time to time. Sheveluch (Kamchatka /Russia) produced an explosive eruption on June 6, 2026, sending ash to about 12 km above sea level and triggering a Red aviation color code. According to KVERT, ash explosions to 12 km above sea level can occur at any time at Sheveluch, and ongoing activity could affect international and low-flying aircraft.

Source : KVERT.

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An eruption at Sakurajima’s Minamidake summit crater (Japan) sent a voluminous ash plume over Kagoshima on June 7, 2026. The plume reached about 1 300 m above the crater.

The Japan Meteorological Agency (JMA) maintained Volcanic Alert Level 3 for the volcano, which restricts access near the crater. The restriction has been in effect since July 27, 2022.

JMA warns of large volcanic blocks and pyroclastic flows within about 2 km of the Minamidake and Showa craters. The agency also warns that volcanic ash and small stones may fall downwind ; airblast from explosions can break windows, and lahars remain possible if rainfall remobilizes deposited ash.

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Following Episode 48, the summit eruption of Kilauea (Hawaii) is paused. Forecast models based on summit inflation rates indicate that Episode 49 is likely to begin between June 12-15 2026. Glow is visible at the vents and robust degassing plumes are emanating from both vents in Halemaʻumaʻu Crater.

No significant activity has been noted along Kīlauea’s East Rift Zone or Southwest Rift Zone.

Source : HVO.

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Seismicity at Nevado de Longaví (Chile) that I mentioned last week gradually declined after a seismic swarm on 20 May. A few isolated seismic events were recorded during 21-31 May, with activity close to baseline levels. The Alert Level remains at Yellow (level 2 on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption at Titan Ridge (Bismarck Sea) continues. The number of hydroacoustic signals per day decreased during 4-8 June, followed by a minor increase on 9 June. A narrow but dense steam plume drifted about 50 km NW at low altitudes. Despite a reduction in the number of daily acoustic events, thermal anomalies around the plume area have intensified. Significant amounts of floating pumice, forming thick and extensive rafts, continue to wash up on the shores of the Admiralty Islands, sometimes making boat access difficult or impossible. Residents reported disruption to fishing, markets, healthcare access, and potential food and fresh-water shortages after pumice reached Manus coastal villages over the past weekend. The rafts cover reefs and grasses, causing the deaths of fish.

Source : Rabaul volcano Observatory.

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High levels of eruptive activity continues at Santiaguito dome complex (Guatemala), with continuing lava extrusion at Caliente dome. Incandescence at the summit is observed during dark hours. Daily explosions, at a rate of 0-4 events per hour, generate gas-and-ash plumes that rise 700-900 m above the dome. Effusion of blocky lava and collapses of material produce incandescent block avalanches. Heavy rain caused lahars to descend the Nimá I drainage on the S flank and the El Tambor drainage on the SSW flank on 3 June and on 5 June. A collapse on the SW flank was accompanied by a pyroclastic flow that reached the base of the cone during 9-10 June. Ashfall was reported in surrounding communities.

Source : INSIVUMEH.

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The eruption at Mayon (Philippines) continues, characterized by lava effusion, periodic pyroclastic flows, incandescent rockfalls, ash-and-gas plumes, and occasional minor Strombolian activity.
On June 8, 2026, the number of evacuees reached a total of 3,973 people (1,088 families) staying in 12 evacuation shelters, and an additional 137 people (40 families) were staying with friends or relatives. The Alert Level remains at 3 (on a 0-5 scale) and residents are reminded to stay away from the 6-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : PHIVOLCS.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Fonte de la banquise arctique : point de non-retour pour la chaîne alimentaire // Melting Arctic sea ice : a tipping point for the food chain

Concentrations de CO2 : 431,92 ppm (9 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

D’après une nouvelle étude publiée le 28 mai 2026 dans la revue Communications Earth & Environment, l’océan Arctique a franchi un point de non-retour qui perturbe profondément la chaîne alimentaire, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la pêche commerciale et la capacité de l’océan à absorber le carbone.

Photo: C. Grandpey

Les scientifiques ont constaté que l’accélération de la fonte de la banquise arctique entraîne une réduction significative des nitrates, un nutriment essentiel à la base du réseau trophique marin et donc indispensable à d’importantes pêcheries de la région. La disparition de la glace permet à davantage de lumière d’atteindre la surface de l’eau, ce qui favorise la prolifération du phytoplancton. Lorsque le phytoplancton meurt, ses cellules chutent sur le plancher océanique où elles sont décomposées par des bactéries consommatrices de nitrates et d’oxygène.

Efflorescence phytoplanctonique en Antarctique (Source : NASA)

La nouvelle étude révèle que ces bactéries consomment plus de nitrates que l’écosystème arctique ne peut en supporter. Cette « dénitrification », est irréversible dans les conditions climatiques actuelles, car nous avons franchi un seuil critique où la quantité de lumière solaire atteignant l’océan est telle qu’elle stimule une surproductivité du phytoplancton. La baisse des concentrations de nitrates pourrait à terme avoir des conséquences néfastes pour le phytoplancton, car ces minuscules organismes ont besoin de nitrates pour la photosynthèse. Par conséquent, la transition vers un régime pauvre en nitrates pourrait accélérer le réchauffement climatique, car les nitrates jouent un rôle essentiel dans la pompe biologique océanique. Cette pompe absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère par la photosynthèse et le stocke en profondeur lorsque le phytoplancton et les animaux qui s’en nourrissent meurent. En l’absence de nutriments comme les nitrates, ce mécanisme ne peut plus fonctionner efficacement.
Pour comprendre les changements écosystémiques dans l’Arctique, les chercheurs ont analysé des données recueillies pendant vingt ans dans le détroit de Fram, un passage entre le Groenland et le Svalbard, principal point de passage des eaux arctiques vers l’océan Atlantique. Ils ont constaté une forte baisse des concentrations de nitrates dans cette région après 2009, période qui a coïncidé avec une réduction spectaculaire de la banquise arctique et une évolution progressive des communautés phytoplanctoniques vers des espèces plus petites, capables de tolérer de faibles concentrations de nutriments.

Source : Wikipedia

Une évolution vers un phytoplancton de plus petite taille a déjà été observée dans certaines parties de l’Arctique, bien que ces modifications n’aient pas été associées jusqu’à présent à une diminution des concentrations de nitrates. Ceci est important car les phytoplanctons de petite taille sont généralement moins efficaces pour transférer l’énergie vers les niveaux trophiques supérieurs.
Le phytoplancton se situe à la base de la chaîne alimentaire marine ; par conséquent, les effets de la diminution des nitrates se répercuteront sur l’ensemble de l’écosystème arctique, affectant les espèces situées aux niveaux trophiques supérieurs. Cela pourrait également affecter la pêche dans les régions comme l’Atlantique Nord.
Pendant des années, les chercheurs ont pensé que la fonte des glaces dans l’Arctique aurait pour conséquence une augmentation du phytoplancton, car davantage d’organismes peuvent profiter de la lumière du soleil et se multiplier lorsque la banquise est réduite. Cependant, l’augmentation du phytoplancton observée depuis 2009 a suffisamment diminué les niveaux de nitrates pour limiter sa croissance future.
Alors que la prolifération du phytoplancton était autrefois limitée par la quantité de lumière solaire atteignant les eaux de surface, elle est désormais contrôlée par les niveaux de nitrates. Par conséquent, les nitrates doivent être considérés comme un facteur clé des changements futurs dans l’Arctique. La compréhension de cette évolution est importante, non seulement pour les communautés et les écosystèmes arctiques, mais aussi pour mieux appréhender l’évolution future du réchauffement climatique.

Source : Médias scientifiques américains via Yahoo News.

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According to a new study published May 28 2026 in the journal Communications Earth & Environment, the Arctic Ocean has crossed a tipping point that is wreaking havoc on the region’s food chain, with potentially dire consequences for commercial fishing and the ocean’s capacity to soak up carbon.

Scientists found that vast areas of melting sea ice in the Arctic are leading to a significant reduction in nitrate, a key nutrient that forms the base of the marine food web and thus underpins important regional fisheries. As the ice disappears, more light hits the water’s surface, promoting the growth of phytoplankton. When phytoplankton die, their cells sink to the seafloor and are decomposed by nitrate- and oxygen-consuming bacteria. The new study found that the bacteria are consuming more nitrate than the Arctic ecosystem can withstand. This effect, known as « denitrification, » is irreversible under current climate conditions because we have passed a threshold where so much sunlight reaches the ocean that it’s supercharging phytoplankton’s productivity.

Dropping nitrate levels may eventually come back to bite phytoplankton, because these tiny organisms need nitrate to carry out photosynthesis. As a result, the transition to a low-nitrate regime could accelerate global warming, as nitrate plays an essential role in the ocean’s biological pump, which takes carbon dioxide from the atmosphere via photosynthesis and locks it away at depth when phytoplankton and the animals that eat it die. With nutrients such as nitrate in limited supply this mechanism cannot work effectively.

To understand ecosystem changes in the Arctic, the researchers analyzed two decades of data from the Fram Strait, a passage between Greenland and Svalbard that is the main gateway through which Arctic waters flow into the Atlantic Ocean. They found a sharp decline in nitrate levels in this region after 2009, which coincided with a dramatic reduction in Arctic sea ice and a gradual shift in phytoplankton communities toward smaller species that can cope with low nutrient levels.

Shifts towards smaller phytoplankton have already been observed in parts of the Arctic, although these changes have not previously been linked to nitrate losses. This matters because smaller phytoplankton are generally less efficient at transferring energy up the food web.

Phytoplankton sit at the very bottom of the marine food chain, so the impacts of nitrate depletion will ripple through the Arctic ecosystem, impacting species at the highest levels. This could also affect fisheries in regions that depend on Arctic nutrient exports, such as the North Atlantic.

For years, researchers thought the long-term impact of sea ice loss in the Arctic would be an increase in phytoplankton, because more organisms can bathe in sunlight and multiply when the sea ice extent is small. However, the increase in phytoplankton since 2009 has depleted nitrate levels enough to limit future phytoplankton growth.

Whereas phytoplankton proliferation used to be limited by how much sunlight reached surface waters, it is now controlled by nitrate levels. Therefore, nitrate must be considered as a key driver of future changes in the Arctic. As nitrate is the nutrient that limits Arctic productivity, understanding these changes is therefore important not only for Arctic communities and ecosystems, but also for improving projections of future global warming.

Source : U.S. Scientific news media via Yahoo News.