Le soulèvement de l’Antarctique // Antarctica’s uplifting

Une étude publiée le 21 juin 2018 dans la revue Science révèle que le substrat rocheux sous l’Antarctique se soulève beaucoup plus vite qu’on le pensait, à raison d’environ 41 millimètres par an, probablement en raison de l’amincissement de la glace qui se trouve au-dessus. En effet, à mesure que la glace fond, son poids et sa pression sur la masse rocheuse diminuent. Avec le temps, lorsque d’énormes quantités de glace disparaissent, le substratum rocheux se soulève, poussé par le manteau visqueux sous la surface de la Terre. C’est un phénomène qui a été baptisé rebond isostatique par les scientifiques.
Ce soulèvement du substrat rocheux de l’Antarctique est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La bonne nouvelle, c’est que ce soulèvement du substrat rocheux pourrait stabiliser la calotte glaciaire. La mauvaise nouvelle, c’est qu’il a faussé les mesures satellitaires montrant la perte de glace qui a probablement été sous-estimée d’au moins 10%.
Le substrat rocheux de l’Antarctique est difficile à étudier parce qu’il est en grande partie recouvert d’une épaisse couche de glace; D’après la NASA, l’Antarctique contient environ 90% de toute la glace de la Terre, de sorte que sa fonte intégrale pourrait entraîner une hausse d’environ 60 mètres du niveau des océans. Pour mesurer les changements intervenus sur le continent, les chercheurs ont installé six stations GPS en différents points de l’Amundsen Sea Embayment (ASE), une vaste échancrure littorale de la Baie d’Admundsen, de la taille du Texas. Ils ont placé les capteurs GPS dans des endroits où le substrat rocheux était accessible, ce qui a permis de recueillir des données à une résolution spatiale de 1 km, plus élevée que celle obtenue dans des études antérieures.
Les scientifiques s’attendaient à voir un lent rebond isostatique. Au lieu de cela, ils ont constaté qu’il était environ quatre fois plus rapide que prévu. C’est le plus rapide jamais enregistré dans des zones glaciaires. Les résultats laissent supposer que le manteau sous-jacent est très réactif lorsque le poids important de la glace s’amoindrit, ce qui entraîne un soulèvement rapide du substrat.
Le soulèvement du substrat rocheux est certes le résultat de la perte de glace au cours du siècle dernier, mais cette perte de glace continue de nos jours à une vitesse inquiétante sous l’effet du changement climatique induit par l’homme. La quantité de glace qui a disparu du continent antarctique depuis 1992 a provoqué une élévation du niveau de la mer d’environ 8 mm. Les scientifiques de la NASA ont récemment prédit que le West Antarctic Ice Sheet (WAIS) – inlandsis antarctique occidental – pourrait disparaître entièrement dans les 100 prochaines années, entraînant une élévation du niveau de la mer de près de 3 mètres.
Les chercheurs font remarquer  que la fonte de l’Antarctique occidental pourrait avoir un aspect positif. Le soulèvement du substrat rocheux sous cette région pourrait permettre de stabiliser la calotte glaciaire et empêcher sa disparition totale, en dépit du réchauffement climatique qui affecte la planète.
Le point négatif, c’est que les estimations de la perte de glace en Antarctique dépendent des mesures satellitaires qui peuvent être affectées par des changements de masse significatifs. Les mesures risquent donc d’être faussées, avec des marges d’erreur pouvant atteindre jusqu’à 10 pour cent.
Source: Live Science.

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A study published on June 21st, 2018 in the journal Science reveals that the bedrock under Antarctica is rising more swiftly than ever recorded — about 41 millimetres upward per year, probably due to the thinning of the ice above. Indeed, as ice melts, its weight on the rock below lightens. And over time, when enormous quantities of ice have disappeared, the bedrock rises in response, pushed up by the flow of the viscous mantle below Earth’s surface, a phenomenon called post-glacial rebound or isostatic rebound.

This uplifting is both bad news and good news for the frozen continent. The good news is that the uplift of supporting bedrock could make the remaining ice sheets more stable. The bad news is that in recent years, the rising earth has probably skewed satellite measurements of ice loss, leading researchers to underestimate the rate of vanishing ice by as much as 10 percent.

Antarctica’s bedrock is difficult to study because most of it is covered by thick layers of ice; the continent’s ice sheet cover holds about 90 percent of all the ice on Earth, containing enough water to elevate sea levels worldwide by about 60 metres, according to NASA. To measure how it was changing, the researchers installed six GPS stations at locations around the Amundsen Sea Embayment (ASE), a region of the ice sheet roughly the size of Texas, that drains into the Amundsen Sea. They placed the GPS monitors in places where bedrock was exposed, gathering data at a spatial resolution of 1 km, higher than any recorded in prior studies.

The scientists expected to see some evidence of slow uplift in the bedrock over time. Instead, they saw that the rate of the uplift was about four times faster than anticipated from ice-loss data. The velocity of the rebound in the ASE was one of the fastest rates ever recorded in glaciated areas. The findings suggest that the mantle underneath is fast-moving and fluid, responding rapidly as the heavy weight of ice is removed to push the bedrock upward very quickly.

The bedrock uplift is a result of ice loss over the past century, but ice continues to vanish from parts of Antarctica at a dramatic rate, spurred by human-induced climate change. The amount of ice that has vanished from the continent since 1992 caused about 8 mm of sea level rise. And scientists recently predicted that the West Antarctic Ice Sheet (WAIS) could collapse entirely within the next 100 years, leading to sea level rise of up to nearly 3 metres.

But the researchers suggest that there may be a ray of hope for the weakening WAIS. The deforming bedrock under Antarctica, buoyed by a fluid mantle, could provide an unexpected source of support for the WAIS. In fact, the bedrock’s uplift could stabilize the WAIS enough to prevent a complete collapse, even under strong pressures from a warming world.

There’s a downside to the scientists’ findings, too. Estimates of ice loss in Antarctica depend on satellite measurements of gravity in localized areas, which can be affected by significant changes in mass. If the bedrock under Antarctica is rapidly adjusting in response to ice loss, its uplift would register in gravity measurements, compensating for some ice loss and obscuring just how much ice has truly disappeared by about 10 percent.

Source : Live Science.

Source: NOAA

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La sismicité au sommet du Kilauea (Hawaii) // Seismicity in the summit area of Kilauea (Hawaii)

Comme je l’ai écrit à maintes reprises, l’éruption du Kilauea et la sismicité qui l’accompagne causent des dégâts considérables sur la zone sommitale du volcan. En s’agrandissant, le cratère de l’Halema’uma’u a fait disparaître le parking de l’ancienne plateforme d’observation et la sismicité pourrait rendre le Jaggar Museum inutilisable.
S’agissant du musée, le personnel a observé des fractures sur la terrasse ainsi qu’à l’intérieur du bâtiment. Par prudence, les artefacts ont été retirés et transférés vers un endroit plus sûr il y a quelques jours. On craint que le bâtiment, qui abrite également l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (le HVO) disparaisse dans la caldeira si l’activité sismique continue avec la même intensité. Même si un tel événement ne se produit pas, il ne sera peut-être pas très prudent de réutiliser le musée quand le Parc National rouvrira, à cause de la proximité de la falaise devenue très instable.
Cependant, pour l’instant, les géologues affirment qu’il n’y a pas de signes que le site a commencé à bouger. Il y a certes quelques fissures sur le parking du HVO et à côté du bâtiment, mais elles ne présentent que quelques mètres de longueur. Quoi qu’il en soit, même s’il ne semble pas y avoir de danger imminent, les retombées de cendre intermittentes et les secousses sismiques, ainsi que les dégâts lents mais continus subis par les bâtiments du HVO, montrent qu’il faudra être vigilant tant que l’activité continuera. Il est encore trop tôt pour savoir ce qu’il adviendra des bâtiments à plus long terme.
Le Jaggar Museum a été construit en 1927 et il offrait jusqu’à présent une vue magnifique sur le lac de lave à l’intérieur de l’Halema’uma’u. Ce n’est plus le cas depuis que le lac a disparu après l’évacuation du magma vers la Lower East Rift Zone.
Selon l’USGS, le cratère a presque doublé en largeur et atteint 300 mètres de profondeur en certains endroits. Le Parc National est fermé depuis six semaines à cause du danger et le personnel de l’USGS a été transféré vers l’Université d’Hawaï sur le campus de Hilo.
Les séismes ont également ouvert des fissures sur la Highway 11 près de l’entrée du Parc. On ne connaît pas l’ampleur des dégâts à la Volcano House. Depuis la fermeture du Parc National, plus de 100 employés de la Volcano House se retrouvent momentanément au chômage.

 Dans sa dernière mise à jour, le HVO indique que la sismicité reste très élevée dans la zone sommitale. Le 22 juin, après environ 25 heures de sismicité significative, une explosion s’est produite au sommet avec un panache de vapeur et de cendre qui s’est élevé à 150 mètres au-dessus du plancher du cratère. L’énergie libérée par l’événement était équivalente à un séisme de magnitude M 5.3. Quelques heures plus tard, la sismicité a diminué avant d’augmenter à nouveau, avec une trentaine de secousses par heure. Ce type d’évolution sismique est observé depuis le début de l’éruption au mois de mai. Dans le même temps, l’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema’uma’u continue.
Source: USGS, Parc National.

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As I put it several times before, the eruption of Kilauea and the accompanying seismicity are causing considerable damage over the summit area of the volcano. The ever-growing Halema‘uma‘u crater has already destroyed the Overlook parking lot and it might make the Jaggar Museum unusable.

As far as the museum is concerned, the staff has witnessed cracks across the viewing deck as well as inside the museum. As a caution, artifacts were being removed and taken to a safer place a few days ago. There is concern the building, which also houses USGS’s Hawaiian Volcano Observatory (HVO), could slide into the caldera if this activity continues. But even if it doesn’t, it might not be safe to reuse once the park can reopen because of the proximity to a very unstable cliff.

However, for the moment, geologists say there is no evidence yet the whole site is starting to slip.There are some ground cracks through the HVO parking lot and adjacent to the building, but these are small, a few metres long. Even though there does not seem to be an imminent danger, the intermittent ashfalls and the earthquake shaking, plus the slow but continuing damage to the HVO buildings means that it is not a viable place for as long as this activity continues. It is still too early to know the longer term status of the buildings.

The Jaggar Museum was built in 1927 and previously offered views of the lava lake inside Halema‘uma‘u. This is no longer the case since the lake disappeared as magma withdrew from the summit in response to the lower East Rift Zone eruption.

The crater has nearly doubled in width, according to USGS, and is 300 metres deep in some places. The National Park has been closed for six weeks because of the danger and USGS staff was relocated to the University of Hawaii at Hilo campus.

Earthquakes also have caused cracks on Highway 11 near the park entrance. It is not known how much damage, if any, the Volcano House has sustained after more than a month of repeated earthquakes. Since the National Park’s closure, Volcano House’s more than 100 employees have been designated “temporarily unemployed.”

In its latest update, HVO indicates that seismicity remains elevated in the summit area. On June 22nd, after approximately 25 hours of elevated seismicity, a collapse explosion occurred at the summit producing a steam and ash plume that rose 150 metres above the crater floor. The energy released by the event was equivalent to an M 5.3 earthquake. A few hours later, seismicity decreased before increasing again, reaching about 30 earthquakes per hour. This kind of seismic evolution has been observed since the beginning of the eruption in early May. Meantime, inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues.

Source; USGS, National Park.

Crédit photo: USGS

Eruption du Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Kilauea eruption (Hawaii): Latest news

L’éruption dans la Lower East Rift Zone continue sans changement significatif. Les fontaines de lave de la Fracture n° 8 continuent d’alimenter la couler qui se dirige en chenal vers la côte à Kapoha. En amont, des débordements se produisent périodiquement le long du chenal, mais ils sont de courte durée et ne s’étendent pas au-delà du champ de lave déjà en place. La fracture 6 n’est plus active. La fracture 16 montre de l’incandescence. De petites fontaines de lave sont observées à la fracture 22, la plus proche de la centrale géothermique Puna Geothermal Venture
La sismicité reste élevée au sommet du Kilauea. L’affaissement de la lèvre et des parois de l’Halema’uma’u se poursuit en relation avec la déflation permanente du sommet.
Selon le dernier décompte de la Protection Civile, 614 maisons ont été détruites par la lave.
Il est toujours question de mettre en place une plateforme d’observation de l’éruption destinée au public, mais aucune décision concernant son emplacement n’a été prise. La demande est pourtant très forte. La Protection Civile explique qu’elle veut s’assurer de la sécurité parfaite de ce point d’observation. En attendant, arrestations et verbalisations pleuvent…

Source: USGS, Protection civile.

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The eruption in the Lower East Rift continues with little change. Lava fountains from Fissure 8 continue to feed the flow in the established channel to the Kapoho coastline. Upslope, minor overflows from the channel occur periodically, but are short-lived and do not extend beyond the current flow field. Fissure 6 is no longer active. Fissure 16 displays incandescence and weak lava fountaining was observed at Fissure 22, the one closest to the Puna Geothermal Venture

Seismicity remains elevated at the summit of Kilauea. Inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues in response to ongoing subsidence at the summit.
The latest count of homes destroyed is now at 614, according to the Civil Defense.

There are no updates on the proposed, public viewing area, but officials are looking into it due to public demand, and scoping out possible sites. Public safety is the top concern. Meantime, there are plenty of arrests and citations…

Source: USGS, Civil Defense.

Dernière carte des coulées (Source: USGS)

Le sommet du Kilauea en proie à de profonds changements // The deep changes of Kilauea’s summit

Comme je l’ai écrit à plusieurs reprises, le cratère de l’Halema’uma’u a subi des changements profonds depuis le début de l’éruption du Kilauea le 3 juin 2018. Après l’évacuation de la lave de l’Overlook Crater, les parois et le plancher du cratère ont commencé à s’affaisser et ces événements d’effondrement se poursuivent. Ils sont accélérés par les explosions et les séismes que l’on enregistre régulièrement dans la zone sommitale qui connaît une longue phase de déflation. Sur l’une des photos ci-dessous, on peut voir d’impressionnantes fractures radiales provoquées par l’affaissement du fond du cratère. D’autres effondrements se produiront probablement dans les prochains jours, si bien que le cratère de l’Halema’uma’u est en train de devenir méconnaissable.
La sismicité a provoqué des dégâts dans la zone sommitale, y compris dans le Musée Jaggar où des fissures sont apparues sur les murs et sur la terrasse d’observation qui permettait d’avoir une vue superbe de l’éruption dans  l’Overlook Crater.
Le personnel du National Park Service a déplacé la collection d’artefacts et d’objets exposés dans le musée en raison des derniers événements qui ont eu lieu au sommet du Kilauea. Le bâtiment est endommagé, mais les artefacts sont maintenant dans un endroit sûr. L’un d’eux est un costume porté par George Ulrich, géologue de l’USGS, qui a survécu à une chute dans une coulée de lave pahoehoe en 1985.

Lors d’un survol en hélicoptère le 18 juin 2018, les géologues de l’USGS ont pris une photo (voir ci-dessous) de la partie sud-est du cratère de l’Halema’uma’u. On aperçoit le bâtiment du HVO et le Musée Jagger sur le bord de la caldeira. Il est facile de se rendre compte de l’ampleur de l’affaissement sommital. La perte de volume totale était estimée à environ 260 millions de mètres cubes le 15 juin 2018.

On peut voir également ci-dessous une photo de la partie ouest de l’Halema’uma’u prise pendant le survol en hélicoptère. On aperçoit le HVO et le Musée Jaggar sur la lèvre de la caldeira en haut à droite de la photo.
Source: USGS, HVO, National Park.

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As I put it several times before, the Halema’uma’u crater has undergone very deep changes since the start of the Kilauea eruption on June 3rd, 2018. After the drainage of the lava lake in the Overlook Crater, both the walls and the floor of the crater started to collapse and these events are going on. They are accelerated by the explosions and the earthquakes that are regularly registered in the summit area which is still deflating. One the photos below, one can see huge circular cracks caused by the sinking to the crater floor. More collapses will probably take place in the coming days so that the whole shape of the crater will be completely changed.

The seismicity has caused damage in the summit area, including the Jaggar Museum where cracks have appeared on the walls and the observation terrace that gave such a good view of the eruption in the Overlook Crater.

National Park Service has staff moved its collection of artifacts and exhibit features from Jaggar Museum at Hawai‘i Volcanoes National Park due to all of the dramatic changes taking place at the summit of Kilauea. Although the building is damaged, the artifacts are now in a safe place. One of the artifacts moved to safety is a suit worn by USGS geologist George Ulrich, who survived a fall into pahoehoe lava in 1985.

During a helicopter overflight on June 18th, 2018, USGS crews captured an image (see below) of the growing Halema‘uma‘u crater viewed to the southeast. One can see the HVO building and the Jagger Museum sitting on the caldera rim. It is easy to comprehend the scale of subsidence at the summit. The estimated total volume loss was about 260 million cubic metres on June 15th.

You can also see here below a photo of Halema‘uma‘u viewed toward the west during the helicopter overflight. HVO and Jaggar Museum can barely be seen on the caldera rim in the upper right of the photograph.

Source : USGS, HVO, National Park.

Crédit photo: USGS

Mauna Loa (Hawaii): Baisse du niveau d’alerte // The alert level has been lowered

Les réseaux de surveillance sismique et inclinométrique du Mauna Loa enregistrent des niveaux de sismicité et déformation du sol proches de la normale depuis au moins six mois. Ces observations indiquent que le volcan ne montre plus un niveau d’activité élevé. En conséquence, le HVO a abaissé le niveau d’alerte volcanique à Normal et l’alerte aérienne à le couleur Verte.
De 2014 à 2017, les stations sismiques du Mauna Loa avaient enregistré une série de séismes peu profonds et de faible magnitude sous le sommet, la zone supérieure du Rift Sud-Ouest et sous le flanc ouest du volcan. Pendant cette même période, le HVO avait également enregistré des déformations du sol correspondant à une arrivée de magma dans la chambre superficielle du volcan. En conséquence, le niveau d’alerte avait été élevé à Vigilance et la couleur de l’alerte aérienne était passée au Jaune en septembre 2015.
Source: HVO.

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The seismic and deformation monitoring networks on Mauna Loa have been recording near background levels of seismicity and ground motion for at least the last six months. These observations indicate that the volcano is no longer at an elevated level of activity. Accordingly, HVO has lowered the alert level to Normal and the aviation colour code to Green.
From 2014 through much of 2017, the seismic stations on Mauna Loa had recorded elevated rates of shallow, small-magnitude earthquakes beneath the summit, the upper Southwest Rift Zone, and the west flank of the volcano. During that same time period, HVO measured ground deformation consistent with input of magma into the volcano’s shallow magma storage system. As a consequence, the alert level had been raised to Advisory and the aviation colour code to Yellow in September 2015.

Source: HVO.

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Telica (Nicaragua)

Selon l’INETER, une explosion d’intensité moyenne s’est produite sur le Telica dans la matinée du 21 juin 2018. Le volcan a élis un panache de gaz et de cendre jusqu’à 500 mètres au-dessus du cratère. Les matériaux éjectés par l’éruption ont arrosé les abords du cratère et des retombées de cendre ont été observées dans les localités voisines. Le volcan laisse maintenant échapper des panaches de gaz qui ne représentent pas un danger pour la population. L’INETER indique toutefois que de nouvelles explosions sont probables.
La dernière activité éruptive du Telica a débuté le 23 septembre 2015 et s’est terminée le 11 mai 2016. On lui a attribué un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 2.
Source: INETER, The Watchers.

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According to INETER, a moderate explosion occurred at Telica in the morning of June 21st, 2018. The volcano ejected a plume of gas and ash up to 500 metres above the crater. The erupted material fell near the crater and ashfall was observed in nearby communities. The volcano is now emitting gases, but they do not represent a danger for the population. INETER indicates that more explosions are likely.

Telica’s last eruptive activity started on September 23rd, 2015, and ended on May 11th, 2016. It was given a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 2.

Source: INETER, The Watchers.

Séquence éruptive sur le Telica (Crédit photo: INETER)

Fuego (Guatemala): Explosions et lahars

L’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’au cours des derniers jours, de puissants lahars à haute température continuaient à dévaler les flancs du Fuego, accompagnés d’une forte odeur de soufre. Ils étaient générés par les fortes pluies qui ont remobilisé les dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Les lahars ont emprunté les ravines Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador et Taniluyá. Ils mesuraient entre 20 et 45 mètres de large, jusqu’à 3 mètres d’épaisseur et charriaient souvent des blocs jusqu’à 3 mètres de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. Le 14 juin, les lahars ont perturbé les communications dans plusieurs communautés, nécessitant l’assistance de l’armée.
En ce qui concerne l’activité volcanique entre le 16 et le 19 juin, jusqu’à sept explosions par heure produisaient des panaches de cendre s’élevant jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère. Des explosions ont été entendues jusqu’à 10 km de distance. Des avalanches de matériaux sont descendues dans les ravines Santa Teresa, Las Lajas et Cenizas, produisant des panaches de cendre et des retombées dans plusieurs localités. Selon la CONRED, en date du 19 juin, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques du 3 juin était de 110 ; 197 autres sont portées disparues. En outre, 12 823 personnes ont été évacuées.
Source: INSIVUMEH, CONRED.

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INSIVUMEH and CONRED report that in the past few days strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. They were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. Lahars descended the Cenizas, Las Lajas, Mineral, Santa Teresa, El Gobernador, and Taniluyá drainages. They were 20-45 metres wide, as deep as 3 metres, and often carried blocks up to 3 metres in diameter, tree trunks, and branches. On 14 June lahars disrupted communication in several communities, requiring assistance from the Army.

As far as volcanic activity is concerned, between june 16th and 19th, as many as seven explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.2 km above the crater. Some explosions were heard as far as 10 km away. Avalanches of material descended the Santa Teresa, Las Lajas, and Cenizas drainages, producing ash plumes, and ashfall in several municipalities. According to CONRED, as of 19 June, the number of people confirmed to have died due to the 3 June pyroclastic flows remained at 110, and 197 more were missing. In addition, 12,823 people had been evacuated.

Source: INSIVUMEH, CONRED.

Crédit photo: INSIVUMEH