Nouvel épisode éruptif à Ambae (Vanuatu) // New eruptive episode at Ambae (Vanuatu)

Le Manaro Voui, le volcan sur l’île d’Ambae, montre des signes d’activités plus intenses depuis le 20 juin 2018. Une forte éruption a eu lieu le 16 juillet 2018 avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 9,1 kilomètres d’altitude.
La zone de danger est maintenue à 2 km autour du cratère actif.
Ambae a fait la une des journaux en 2017, lorsque plus de 13 000 personnes ont dû être évacuées. (voir mes notes à ce sujet)
Un nouvel épisode d’activité a débuté sur le volcan à la mi-mars 2018 avec des explosions contenant de plus grandes quantités de cendre qui ont contaminé les cultures et l’eau sur l’île.
Source: GeoHazards.

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Manaro Voui, the volcano on Ambae Island, has shown signs of unrest since June 20th, 2018. A strong eruption occurred on July 16th, 2018 with an ash plume that rose up to 9.1 kilometres a.s.l.. Ashfall is expected in several sectors around the volcano.

The Danger Zone is kept at 2 km around the active vent.

Ambae made the headlines in 2017 when more than 13 000 people had to be evacuated. (see my previous posts about this event)

A new outbreak of activity started at the volcano by mid-March 2018 with explosions containing larger amounts of ash which contaminated the cultures and the water on the island.

Source: GeoHazards.

Volcan Manaro Voui (Crédit photo: GeoHazards)

Zones à risques sur l’île d’Ambae (Source: Geohazards)

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Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

Le HVO indique que la Fracture n° 8 continue d’envoyer la lave dans un chenal en direction du nord-est vers Kapoho. Le niveau de la lave dans la partie amont du chenal augmente brièvement en réaction aux explosions d’effondrement qui se produisent au sommet. La coulée a’a qui circule en chenal à l’ouest du Kapoho Crater continue d’alimenter l’entrée principale dans l’océan. L’entrée sud reste la plus fournie avec de nombreux points d’entrée dans le Pacifique. La lave se trouve à environ 800 mètres de Isaac Hale Park et de la rampe d’accès pour les bateaux à Pohoiki. Malgré l’absence de connexion visible au chenal issu de la Fracture n° 8, la lave continue de sortir en plusieurs endroits du front de 6 km de large dans l’océan.
Des explosions accompagnées d’effondrements se produisent toujours régulièrement au sommet du Kilauea avec une énergie équivalente à des séismes de M 5.2 -5.4. L’affaissement de Halema’uma’u continue.
Source: HVO.

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Hawaiian Volcano Observatory reports that Fissure 8 continues to erupt lava into the channel heading northeast toward Kapoho.Lava levels in the upper channel increase briefly following the summit collapse-explosion events at the summit. The channelized a’a flow west of Kapoho Crater continues to be the main ocean entry at the southern edge of the flow front. The south margin of the flow near the ocean entry remains unchanged with the lava flow entering the ocean at numerous points in Kapoho. Lava is approximately 800 metres from Isaac Hale Park/Pohoiki Boat Ramp. Despite no visible surface connection to the fissure 8 channel, lava continues to ooze out at several points on the 6 km (3.7 mi) wide flow front into the ocean.

Collapse/explosion events regularly occur beneath the summit of Kilauea with energy equivalent to M 5.2 -5.4 earthquakes. Inward slumping of Halema’uma’u continues.

Source: HVO.

La lave continue de sortir en abondance de la Fracture n° 8 (Crédit photo: USGS / HVO)

Vue de la partie ouest du champ de lave, avec la coulée principale qui contourne Kapoho Crater (Crédit photo: USGS /HVO)

Colombie : Glaciers en péril // Colombia : Glaciers at risk

Selon un document publié par l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (IDEAM) de Colombie, la superficie glaciaire actuelle dans ce pays est passée de 45 km2 en 2010 à 37 km2 en 2017. Les principaux glaciers colombiens se trouvent sur des chaînes de montagnes comme la Sierra Nevada del Cocuy, la Sierra Nevada del  Guican et la Sierra Nevada Santa Marta, ainsi que sur quatre volcans enneigés: le Ruiz, le Santa Isabel, le Nevado del Tolima et le Nevado del Huila. Au cours des deux dernières années, 5,8% de la superficie des glaciers colombiens, soit 2,3 km², s’est évaporée. Un contexte temporel plus large montre que, entre 2010 et le premier semestre de l’année 2017, la superficie glaciaire totale de la Colombie s’est réduite de 8,4 km².
Le rapport de l’IDEAM attire l’attention sur le volcan Nevado Santa Isabel, un écosystème qui, au cours de la période entre janvier 2016 et février 2018, a perdu 37% de sa superficie, un processus jamais enregistré auparavant en si peu de temps. A ce rythme, le Santa Isabel pourrait disparaître dans les dix prochaines années.
Chaque glacier est unique et a sa propre dynamique qui le rend plus ou moins vulnérable. Dans le cas du Santa Isabel, les causes de la perte de surface sont dues à sa petite taille (0,63 kilomètres carrés en février 2018), à la basse altitude (moins de 5000 mètres), de rares précipitations de neige et de cendre volcanique sur sa surface.
Ses voisins, les volcans Nevado del Ruiz et Tolima, ont augmenté leur perte de glace de 7% entre 2016 et 2017. La Sierra Nevada de Santa Marta (6,71 km ² en 2017) maintient une perte de 5,5%. De leur côté, la Sierra Nevada Cocuy etu la Sierra Nevada del  Guican, le plus grand glacier du pays (13,3 kilomètres carrés), restent relativement stables avec un taux de perte annuelle de 4,8% depuis 2017 grâce à de fortes chutes de neige (par exemple un mètre de neige au cours du premier semestre 2018, ce qui est inhabituel ces dernières années). Le glacier le plus au sud de la Colombie, le volcan Nevado del Huila, conserve une perte de superficie de 2,7% malgré son activité volcanique.
Cette fonte des glaciers colombiens est attribuée à des causes multiples comme la sensibilité particulière de ces neiges équatoriales à des conditions climatiques mondiales, régionales et locales. Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques géographiques physiques, telles que les différences dans les glaciers d’altitude, notamment la topographie ou leur situation dans des zones volcanique actives.

Selon le Ministre de l’Environnement colombien, les conséquences du réchauffement climatique sont énormes pour le pays et 30% de la biodiversité de la Colombie pourrait disparaître. La Colombie est le deuxième pays au monde, après le Brésil, où la biodiversité est la plus importante.

Source : EDEAM.

Voici une petite vidéo montrant le glacier du Nevado Santa Isabel :

 https://youtu.be/Tn6Q52vafG8

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According to a document published by the Institute of Hydrology, Meteorology and Environmental Studies (IDEAM) of Colombia, the current glacial area in this country has dropped from 45 km2 in 2010 to 37 km2 in 2017. The main Colombian glaciers are found on mountain ranges such as Sierra Nevada del Cocuy, Sierra Nevada del Guican and Sierra Nevada Santa Marta, as well as four snowy volcanoes: Ruiz, Santa Isabel, Nevado del Tolima and Nevado del Huila. Over the past two years, 5.8% of Colombia’s glacier area, or 2.3 km², has evaporated. A broader temporal context shows that between 2010 and the first half of 2017, the total glacial area of ​​Colombia decreased by 8.4 km².
The IDEAM report draws attention to the Nevado Santa Isabel volcano, an ecosystem that, between January 2016 and February 2018, has lost 37% of its area, a process never recorded before in so little time. At this rate, the Santa Isabel could disappear in the next ten years.
Each glacier is unique and has its own dynamics that makes it more or less vulnerable. In the case of Santa Isabel, the reasons for the loss of surface are due to its small size (0.63 square kilometres in February 2018), the low altitude (less than 5000 metres), rare snow and volcanic ash on its surface.
Its neighbours Ruiz and Tolima volcanoes, have increased their ice loss by 7% between 2016 and 2017. The Sierra Nevada de Santa Marta (6.71 km ² in 2017) maintains a 5.5% loss. Sierra Nevada Cocuy and Sierra Nevada del Guican, the largest glacier in the country (13.3 square kilometres), remain relatively stable with an annual loss rate of 4.8% since 2017 thanks to heavy snowfall (for example one metre of snow during the first half of 2018, which is unusual in recent years). The southernmost glacier in Colombia, the Nevado del Huila volcano, retains a 2.7% loss of surface despite its volcanic activity.
This melting of Colombian glaciers is attributed to multiple causes such as the special sensitivity of these equatorial snows to global, regional and local climatic conditions. Physical geographical features, such as differences in high altitude glaciers, including topography or their location in active volcanic areas, must also be taken into account.
According to the Colombian Minister of the Environment, the consequences of global warming are enormous for the country and 30% of Colombia’s biodiversity could disappear. Colombia is the second largest country in the world, after Brazil, where biodiversity is the most important.
Source: EDEAM.

Here is a short video showing the Nevado Santa Isabel glacier:

Vue du Nevado Santa Isabel (Crédit photo: Wikipedia)

 

Explosion en France!

Explosion de joie après la victoire de l’Equipe de France en Coupe du Monde! Le footeux qui sommeille en moi (je jouais ailier gauche dans l’équipe de la Faculté des Lettres de Poitiers) s’est régalé devant les matches qui ont ponctué la compétition.

C’est une blessure au genou qui m’a fait venir au vélo, mais je reste très attaché au ballon rond.

Allez les Bleus!

Mt Agung (Bali / Indonésie): Nouvelle explosion // New explosion

Un nouvel épisode éruptif d’intensité modérée a eu lieu sur le Mont Agung dans la matinée du 15 juillet 2018. Il a duré une minute et 45 secondes. Selon le VAAC de Darwin, le panache de cendre généré par cet l’événement est monté jusqu’à 5,2 km d’altitude. Des retombées de cendre ont été signalées dans les villages à proximité du volcan.
Une éruption semblable, bien qu’un peu plus longue, avait déjà été observée dans la soirée du 14 juillet.
Le niveau d’alerte de l’Agung est maintenu à 3 (SIAGA).
Bien que peu de détails soient donnés par le VSI, ces éruptions sont probablement de type strombolien. Elles sont une bonne chose car elles permettent d’évacuer les matériaux qui se sont accumulés dans le cratère dans lequel il semble toujours y avoir un système ouvert. Aucune mention n’est faite de la formation d’un dôme de lave potentiellement dangereux
Il convient de noter que l’industrie touristique à Bali n’est pas affectée par les éruptions stromboliennes du Mont Agung. Les arrivées de touristes restent normales. Les destinations touristiques dans neuf sites tels que Kuta Beach et Pandawa Beach, sont très fréquentés par les touristes indonésiens et étrangers.
Source: VSI, Antara News.

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A new eruptive episode of moderate intensity took place at Mount Agung in the morning of July 15th, 2018. It lasted 1 minute and 45 seconds. According to the Darwin VAAC, the ash plume produced by the event rose up to 5.2 km a.s.l. Ashfall was reported in nearby villages.

A similar, although a bit longer, eruption had already been observed in the evening of July 14th.

Mt Agung’s alert level remains at level 3(SIAGA).

Although few details are given by VSI, these eruptions are probably strombolian. They are a good thing as they help to eject the materials that have accumulated within the crater in which there still seems to be an open system. There is no mention of the formation of a potentially dangerous lava dome

It should be noted that the tourism industry in Bali is not affected by Mt Agung’s strombolian eruptions. Tourist arrivals remain normal. Tourist destinations in nine districts, such as the Kuta Beach and Pandawa Beach, are crowded by domestic and foreign tourists.

Source: VSI, Antara News.

Groenland: Un iceberg menace un village // Greenland: An iceberg threatens a village

Nouvel exemple du réchauffement climatique dans l’Arctique, un énorme iceberg s’est détaché de la banquise et est venu s’échouer près d’un petit village sur la côte ouest du Groenland. Les habitants craignent qu’un tsunami vienne submerger leurs maisons au moment des épisodes de vêlage. La masse imposante de l’iceberg qui ne bouge plus domine les maisons du village d’Innaarsuit et ses 170 habitants. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une vidéo montrant l’iceberg et de gros morceaux de glace qui s’en détachent et plongent dans la mer. On craint que de plus gros morceaux de glace puissent déclencher des tsunamis et menacer le village.
Les habitants disent qu’ils n’ont jamais vu un tel iceberg. La zone à risque près de la côte a été évacuée et les gens sont allés se réfugier au sommet de la colline où se trouve le village.
L’été dernier, quatre personnes sont mortes lorsque des vagues ont submergé un village dans le nord-ouest du Groenland.
https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : Presse internationale.

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Another example of global warming in the Arctic, a huge iceberg has drifted close to a tiny village on the western coast of Greenland, causing fear that it could swamp the settlement with a tsunami if it calves. The iceberg towers over houses on a promontory in the village of Innaarsuit (pop. 170) but it is grounded and has not moved overnight. By clicking on the link below, you will see a video showing the iceberg and big chunks of ice falling into the sea. It is feared that bigger pieces of ice might trigger tsunamis and threaten the village.

Residents say they have never seen such a big iceberg before. A danger zone close to the coast has been evacuated and people have been moved further up a steep slope where the settlement lies.

Last summer, four people died after waves swamped a settlement in northwestern Greenland.

https://youtu.be/r8zf8EZePjg

Source : International news media.

Feux d’artifice : Un danger pour l’environnement // Fireworks : A danger to the environment

Traditionnellement, les feux d’artifices animent les festivités du 14 juillet. Les foules les admirent et poussent des cris en voyant monter les fusées multicolores. Cependant, les feux d’artifices sont loin d’être inoffensifs, que ce soit pour les gens ou pour la Nature. Au début de l’année 2018, j’attirais l’attention – sur Facebook – sur les effets des feux d’artifice du Nouvel An sur la population de Reykjavik (Islande) où une quinzaine de personnes s’est retrouvée à l’hôpital suite à des problèmes respiratoires. C’est plus qu’après une éruption volcanique. La pollution à Reykjavik et sa banlieue a atteint 4500 microgrammes par mètre cube pour la Saint Sylvestre, suite aux nombreux feux d’artifice tirés de jour-là. C’est du jamais vu.

Il est vrai que l’on ne pense pas tellement aux conséquences sanitaires et environnementales de nos feux d’artifice lorsque l’on est ébloui par la beauté du travail des artificiers. Pourtant, il faut garder à l’esprit que ces prestations ne sont pas anodines. Elles représentent un vrai danger, en particulier dans les zones où elles sont répétées plusieurs fois par an.

Pour comprendre comment les feux d’artifice affectent l’environnement, il faut d’abord s’attarder sur leur fonctionnement. Les feux d’artifice sont essentiellement composés de poudre noire qui varie en composition en fonction des techniques utilisées et des couleurs que l’on veut obtenir, mais elle est toujours composée en grande partie de carbone, de soufre et de nitrate de potassium.

On ajoute à cette poudre différents éléments chimiques en fonction du résultat que l’on veut obtenir : du strontium et du lithium si l’on veut que les gerbes soient rouges, du baryum et du cuivre si on veut qu’elles soient vertes, ou encore du titane et de l’aluminium pour les explosions argentées. Au total, plus d’une douzaine de composants peuvent être utilisés (zinc, potassium, calcium, sodium, magnésium, fer, souffre, antimoine…).

Avec une telle composition, il n’est pas étonnant que les feux d’artifices soient polluants. Des études ont montré qu’1 kg de poudre noire utilisée pour un feu d’artifice projette dans l’atmosphère 480 grammes de CO2. Pour un feu d’artifice comme celui de Paris pour le 14 juillet, qui utilise environ 30 tonnes de poudre, cela représente donc 14.7 tonnes de CO2 dans l’atmosphère. Les Américains sont de grands amoureux de feux d’artifice. On estime que les feux tirés chaque année émettent 60 000 tonnes de CO2 supplémentaires, soit l’équivalent de la consommation de carburant de 12 000 voitures durant une année.

De plus, les feux d’artifice sont aussi responsables d’une forte pollution aux particules fines. Une étude menée à Montréal a montré que le niveau record de pollution aux particules fines jamais enregistré dans la ville a eu lieu juste après un feu d’artifice ! La très sérieuse NOAA, nous apprend qu’aux Etats-Unis, dans les 24 heures suivant les feux d’artifice du 4 juillet, la concentration moyenne en particules fines augmente de 42 à 370 %. Les taux dépassent largement ceux enregistrés lors des pics de pollution liés à la circulation automobile. Même à Beijing, où les taux de pollution aux particules fines sont généralement plus élevés, on observe une augmentation par 5 de la concentration en particules fines lors des feux d’artifice.

Un autre problème avec les feux d’artifice réside dans les substances qu’ils dégagent à l’explosion, avec la présence de dérivés des perchlorates, un minéral oxydant dont les effets sur la santé et l’environnement posent encore de nombreuses questions. Les recherches scientifiques sur cette substance montrent qu’elle pourrait être liée à des problèmes de thyroïde, des perturbations du système endocriniens et même certains cancers.

Tous les métaux utilisés pour donner de la couleur aux feux d’artifice ont également un impact sur l’environnement puisqu’ils se retrouvent dans l’air ou dans l’eau. Par exemple, les contaminations au cuivre sont susceptibles d’entraîner des taux élevés de dioxine et des problèmes de peau, les contaminations à l’aluminium sont suspectées d’augmenter la prévalence de la Maladie d’Azlheimer. L’exposition à des taux anormalement élevés de tous ces métaux peut poser des problèmes à long terme, suite à la répétition de ces spectacles

La pollution sonore engendrée par les feux d’artifice n’est pas négligeable et put sérieusement affecter la faune. Ainsi, en 2012 dans l’Arkansas, 5 000 carouges à épaulettes (une espèce d’oiseaux de la famille des passereaux) ont été tués à la suite d’un mouvement de panique causé par le bruit d’un feu d’artifice.

Des alternatives commencent à se mettre en place pour pallier les désagréments causés par les feux d’artifice. Certains fabricants, notamment en Chine, ont commencé à commercialiser des feux d’artifice sans sulfite, sans explosifs ; ils fonctionnent grâce à des technologies à air comprimé. Ils ne sont pas encore 100% inoffensifs pour la nature et coûtent 10 fois plus cher que les feux d’artifice classiques, ce qui rend leur commercialisation difficilE.

Sources : Plusieurs articles de presse, ainsi que le site E-RSE.

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Traditionally, the fireworks animate the festivities of July 14th. Crowds admire them and scream as they see the colourful rockets rising in the sky.  However, fireworks are far from harmless, whether for people or for Nature.A few weeks ago, I drew attention – on Facebook – to the effects of the New Year’s fireworks on the population of Reykjavik (Iceland) where about fifteen people ended up in hospital fbrcause of respiratory problems. These are more patients than after a volcanic eruption. Pollution in Reykjavik and municipalities reached 4500 micrograms per cubic metre on New Year’s Eve due to the fireworks. This is a record for pollution on that day.
It is true that we do not think much about the health and environmental consequences of fireworks while being dazzled by their beauty. However, we should bear in mind that these events are not harmless. They represent a real danger, especially in areas where they are repeated several times a year.
To understand how fireworks affect the environment, we must first focus on how they work. Fireworks are mainly composed of black powder which varies in composition according to the techniques used and the colours that one wants to obtain, but it is always composed largely of carbon, sulfur and potassium nitrate.
Various chemical elements are added to this powder depending on the result that we want to obtain: strontium and lithium if we want the explosions to be red, barium and copper if we want them to be green, or more titanium and aluminum for the silver explosions. In total, more than a dozen components can be used (zinc, potassium, calcium, sodium, magnesium, iron, sulfur, antimony …).
With such a composition, it is not surprising that fireworks should be polluting. Studies have shown that 1 kg of black powder used for fireworks projects 480 grams of CO2 into the atmosphere. For fireworks like the one in Paris for July 14th, which uses about 30 tons of powder, this represents 14.7 tons of CO2 in the atmosphere. Americans are great lovers of fireworks. It is estimated that annual fireworks in the U.S. emit an additional 60,000 tonnes of CO2, equivalent to the fuel consumption of 12,000 cars in a year.
In addition, fireworks are also responsible for heavy pollution of fine particles. A study conducted in Montreal showed that the record level of fine particle pollution ever recorded in the city occurred right after a fireworks display! The very serious NOAA informs us that in the United States, in the 24 hours following the fireworks of July 4th, the average concentration of fine particles increases from 42 to 370%. The rates far exceed those recorded during pollution peaks related to car traffic. Even in Beijing, where fine particle pollution rates are generally higher, there is a 5-fold increase in the concentration of fine particles during fireworks.
Another problem with fireworks is the substances they emit on explosion, with the presence of perchlorate derivatives, an oxidizing mineral whose effects on health and the environment still pose many questions. Scientific research on this substance shows that it could be related to thyroid problems, endocrine disruption and even some cancers.
All the metals used to give fireworks their colours also have an impact on the environment since they are found in the air or in the water. For example, copper contamination is likely to cause elevated levels of dioxin and skin problems, and aluminum contamination is suspected to increase the prevalence of Azlheimer’s disease. Exposure to abnormally high levels of all these metals can cause long-term problems, following the repetition of these shows
The noise pollution caused by fireworks is not negligible and could seriously affect the wildlife. For example, in Arkansas in 2012, 5,000 red-winged passerines were killed as a result of panic caused by the nise made by fireworks.
Alternatives are beginning to be used to alleviate the inconvenience caused by fireworks. Some manufacturers, particularly in China, have begun to market fireworks without sulphites, without explosives; they operate thanks to compressed air technologies. They are not yet 100% harmless to nature and cost 10 times more than conventional fireworks, which makes their marketing difficult.
Sources: Several press articles, as well as the E-RSE website.

Photo: C. Grandpey