Confirmation que l’Afrique se déchire // Confirmation that Africa is tearing itself apart

Une étude intitulée « Le rift sud-ouest de l’Afrique : preuves isotopiques d’un rift continental précoce », publiée le 12 mai 2026 dans Frontiers in Earth Science, présente des preuves isotopiques que certaines régions d’Afrique australe et centrale sont probablement en phase de rifting continental à l’aplomb un corridor tectonique s’étendant de la Tanzanie à la Namibie.
Le phénomène de rift continental se produit lorsque les forces tectoniques étirent et amincissent lentement la lithosphère. Sur de longues échelles de temps géologiques, ces processus peuvent séparer les continents et former de nouveaux bassins océaniques.

Des chercheurs étudiant des sources géothermales en Zambie ont découvert des preuves chimiques indiquant que certaines régions d’Afrique australe et centrale sont peut-être déjà en phase de rift continental. L’étude a identifié des signatures isotopiques d’hélium et de carbone d’origine mantellique dans les systèmes hydrothermaux du rift de Kafue en Zambie. Ces résultats confortent l’hypothèse selon laquelle un vaste corridor tectonique s’étendant de la Tanzanie à la Namibie, en passant par la Zambie, pourrait représenter un système de rift continental en phase de développement. La structure s’étend sur environ 2 500 km et relie les rifts de Luangwa, Luano et Kafue aux systèmes de rift d’Okavango et d’Eiseb, plus au sud-ouest.

Source: Pure and Applied Geophysics

Les scientifiques considèrent le système de rift est-africain comme l’un des exemples modernes les plus clairs de rupture continentale active, mais les premières phases de rifting sont souvent difficiles à identifier car la déformation peut rester infime pendant des millions d’années.
Pour déterminer si un rifting actif est déjà en cours sous le Plateau d’Afrique centrale, l’équipe de chercheurs a prélevé des échantillons de gaz dans des sources et des puits hydrothermaux situés dans et autour du rift de Kafue. Les échantillons présentaient des rapports isotopiques de l’hélium compris entre 0,14 et 0,17 R/Ra et des valeurs isotopiques du carbone proches de −3,9 ‰. Selon l’étude, ces mesures sont compatibles avec la remontée de fluides d’origine mantellique à travers des systèmes de failles crustales profondes.

Vue aérienne de la zone de faille bordant la limite sud du rift de Kafue. Les sources thermales où les chercheurs ont prélevé des échantillons de gaz se trouvent dans les bosquets (taches vertes sur l’image).

Les sources situées en dehors des limites du rift ne présentaient pas de signatures isotopiques similaires. Les profils géochimiques observés ressemblent aux conditions précédemment documentées lors des premières phases de développement de segments du système de rift est-africain, notamment le bassin de rift de Rukwa et la zone de divergence nord-tanzanienne.
L’étude examine également une hypothèse tectonique plus large, selon laquelle la déformation en cours en Afrique australe pourrait à terme séparer une partie de la plaque nubienne en un bloc tectonique distinct, appelé Plaque San. Si de futures études sismiques, géodésiques et géochimiques confirment cette interprétation, le rift sud-ouest de l’Afrique modifierait les interprétations tectoniques actuelles de la dynamique des plaques africaines.
Source : Frontiers in Earth Science.

L’étude complète est disponible à l’adresse suivante :
https://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2026.1799564/full

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A study entitled « The Southwestern Rift of Africa: isotopic evidence of early-stage continental rifting » and published on 12 May 2026 in Frontiers in Earth Science presents isotopic evidence that parts of southern and central Africa may already be undergoing the early stages of continental breakup beneath a tectonic corridor extending from Tanzania toward Namibia.

Continental rifting happens when tectonic forces slowly stretch and thin Earth’s lithosphere. Over long geological timescales, these processes can split continents apart and eventually form new ocean basins.

Researchers studying geothermal springs in Zambia found chemical evidence that parts of southern and central Africa may already be entering the early stages of continental rifting. The study identified mantle-derived helium and carbon isotope signatures in hydrothermal systems within Zambia’s Kafue Rift. The findings support the idea that a broad tectonic corridor stretching from Tanzania through Zambia toward Botswana and Namibia may represent a developing continental rift system. The structure extends about 2 500 km and connects the Luangwa, Luano, and Kafue rifts with the Okavango and Eiseb rift systems further southwest.

Scientists consider the East African Rift System one of the clearest modern examples of active continental breakup, but the earliest stages of rifting are often difficult to identify because deformation can remain subtle for millions of years.

To investigate whether active rifting is already underway beneath the Central African Plateau, the research team collected gas samples from geothermal wells and hydrothermal springs in and around the Kafue Rift. The samples contained helium isotope ratios between 0.14 and 0.17 R/Ra and carbon isotope values near −3.9‰. According to the study, these measurements are consistent with mantle-derived fluids rising through deep crustal fault systems. Springs located outside the rift boundaries did not contain similar isotopic signatures. The geochemical patterns resemble conditions previously documented in the early development stages of segments within the East African Rift System, including the Rukwa Rift Basin and the Northern Tanzanian Divergence Zone.

The study also discusses a broader tectonic hypothesis proposing that ongoing deformation across Southern Africa may eventually separate part of the Nubian Plate into a distinct tectonic block referred to as the San Plate. If future seismic, geodetic, and geochemical studies support that interpretation, the Southwestern Rift of Africa would alter current tectonic interpretations of African plate dynamics.

Soirce : Frontiers in Earth Science.

The complete study can be found at this address :

https://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2026.1799564/full

Accélération de la fracturation de l’Afrique // The splitting of Africa is accelerating

La région du lac Turkana, située au nord du Kenya, est l’un des sites les plus importants au monde pour l’archéologie et la paléoanthropologie.

Vue du lac Turkana (Source : NASA)

Sa richesse en fossiles d’hominines est exceptionnelle : y ont été retrouvés de nombreux restes d’Homo habilis et d’Homo erectus, qui marquent l’aube du genre Homo. Des fossiles d’espèces plus archaïques (australopithèques par exemple) ont également été retrouvés, en association avec les plus anciens outils en pierre taillée découverts à ce jour.

Crânes d’Homo erectus découverts dans le rift du Turkana. Crédit photo : John Rowan / Science et Avenir)

La région n’attire toutefois pas que les archéologues. Elle revêt également un intérêt majeur pour les géologues. Le lac Turkana est en effet niché dans le Rift est-africain, une longue dépression qui s’étend du nord au sud sur plus de 6 000 kilomètres depuis la mer Rouge jusqu’au Mozambique.

Source : Wikipedia

Ce vaste fossé d’effondrement se forme par le lent écartement de la plaque africaine et la plaque somalienne. Le Rift est-africain marque ainsi l’endroit d’une future limite de plaque, qui donnera naissance à un nouvel océan.

Actuellement, les deux blocs continentaux s’éloignent l’un de l’autre à une vitesse d’environ 4,7 millimètres par an. Ce « rifting » s’accompagne d’un amincissement progressif de la croûte continentale qui rappelons le, mesure en moyenne 35 kilomètres d’épaisseur. Lors d’un épisode de rifting, elle va s’amincir, éventuellement jusqu’à sa rupture via le développement de nombreuses failles. On parle alors de « breakup ». Cette rupture, qui va se propager jusqu’à la base de la lithosphère, va permettre la mise en place d’un nouveau centre d’accrétion océanique. C’est ainsi que naissent les océans et que les continents se fragmentent.

Le rift est-africain est l’un des rares endroits au monde où l’on peut observer en direct ce mécanisme, qui a modelé la géographie terrestre depuis la mise en route de la tectonique des plaques, il y a environ 3 milliards d’années. Il avait été fort bien documenté dans les années 1950 par Haroun Tazieff qui avait observé à bord de la Calypso du commandant Cousteau, une dorsale active dans le fond de la mer Rouge. En survolant la dépression du Danakil situé au nord de l’Afar quelques années plus tard, il comprit être en présence d’un rift émergé avec des failles ouvertes sur plusieurs mètres et des émissions de fumerolles.

En 2026, une équipe de chercheurs vient de faire de nouvelles découvertes qui aident à caractériser ce rift et à prédire son évolution future. Leur étude a été publiée dans la revue Nature communications.

Tous les épisodes de rifting ne mènent pas forcément à la rupture continentale. Il existe dans le monde de nombreux exemple de rifts « avortés », dont l’évolution vers la rupture finale n’a pas abouti. C’est le cas du fossé Rhénan.

Toutefois, le rift du Turkana semble en passe de parvenir à ce breakup. L’imagerie sismique réalisée dans cette région révèle que la croûte est bien plus fine qu’on ne le pensait auparavant. Le processus de rifting est ici dans une phase relativement avancée qu’on appelle le « necking ». Le long de l’axe du rift, la croûte continentale ne mesure en effet plus que 13 kilomètres d’épaisseur. La phase de necking se caractérise par un amincissement brutal de la croûte, la perte des niveaux ductiles profonds qui accommodaient jusqu’alors principalement la déformation, et le couplage mécanique entre la croûte et le manteau supérieur.

La phase de necking mène à la formation de la « necking zone » qui se caractérise par un amincissement brutal de la croûte continentale (Schémas issus de l’étude)

Cette étape précède directement celle de la rupture qui peut toutefois prendre plus ou moins de temps. En géologie, on s’exprime en milliers ou millions d’années. Ce n’est donc pas demain, ni même dans 100 ou 1 000 ans que l’on pourra assister à la séparation définitive des deux plaques continentales. Il faut rappeler que le rift du Turkana a commencé à se former il y a 45 millions d’années. Les chercheurs estiment que le début de la phase de necking date de 4 millions d’années. Elle s’est accompagnée d’un intense volcanisme et d’une subsidence rapide du rift, des conditions qui entraînent d’importants dépôts de sédiments fins, des conditions favorables à une bonne fossilisation. La région du lac Turkana n’est donc pas seulement le berceau de l’humanité ; elle est aussi le produit d’une géologie exceptionnelle qui a permis de figer son histoire.

Source : Science et Avenir et presse scientifique internationale.

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The Lake Turkana region, located in northern Kenya, is one of the world’s most important sites for archaeology and paleoanthropology. Its wealth of hominin fossils is exceptional: numerous remains of Homo habilis and Homo erectus, marking the dawn of the genus Homo, have been found there. Fossils of more archaic species (such as australopithecines) have also been discovered, in association with the oldest stone tools found to date.

However, the region attracts more than just archaeologists. It is also of major interest to geologists. Lake Turkana is nestled in the East African Rift, a long depression that stretches over 6,000 kilometers from north to south, from the Red Sea to Mozambique.
This vast rift valley is formed by the slow separation of the African and Somali plates. The East African Rift marks the location of a future plate boundary, which will give rise to a new ocean.
Currently, the two continental blocks are moving apart at a rate of approximately 4.7 millimeters per year. This rifting is accompanied by a progressive thinning of the continental crust, which, as a reminder, is on average 35 kilometers thick. During a rifting event, it will thin until it eventually ruptures through the development of numerous faults. This is known as a « breakup. » This rupture, which will propagate to the base of the lithosphere, will allow the formation of a new oceanic accretion center. This is how oceans are born and continents break apart.

The East African Rift is one of the few places in the world where this mechanism, which has shaped Earth’s geography since the beginning of plate tectonics approximately 3 billion years ago, can be observed firsthand. It was very well documented in the 1950s by Haroun Tazieff, who, aboard Jacques Cousteau’s Calypso, observed an active mid-ocean ridge on the floor of the Red Sea. A few years later, while flying over the Danakil Depression north of the Afar region, he realized he was in the presence of an emerged rift with faults several meters wide and fumarole emissions.
In 2026, a team of researchers made new discoveries that help characterize this rift and predict its future evolution. Their study was published in the journal Nature Communications.

Not all rifting events necessarily lead to continental breakup. There are many examples worldwide of « aborted » rifts, whose progression toward final rupture did not occur. The Rhine Graben is one such example.
However, the Turkana Rift appears to be on the verge of reaching this point. Seismic imaging in this region reveals that the crust is much thinner than previously thought. The rifting process here is in a relatively advanced phase known as « necking. » Along the rift axis, the continental crust is now only 13 kilometers thick. The necking phase is characterized by a sudden thinning of the crust, the loss of the deep ductile layers that previously accommodated the deformation, and the mechanical coupling between the crust and the upper mantle.
This stage directly precedes rupture, which can take varying amounts of time. In geology, this is measured in thousands or millions of years. It is therefore not tomorrow, nor even in 100 or 1000 years, that we will witness the definitive separation of the two continental plates. It is important to remember that the Turkana rift began to form 45 million years ago. Researchers estimate that the necking phase began 4 million years ago. This was accompanied by intense volcanism and rapid subsidence of the rift, conditions that led to significant deposits of fine sediments, conditions favorable to excellent fossilization. The Lake Turkana region is therefore not only the cradle of humanity; it is also the product of exceptional geology that has allowed its history to be frozen in time.

Source: Science et Avenir, Futura Sciences and international scientific press.

L’acharnement de l’Administration Trump contre le réchauffement climatique // The Trump Administration’s relentless fight against climate change

Concentrations de CO2 : 431,57 ppm (14 mai 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb (janvier 2026)

L’Administration Trump poursuit le Minnesota en justice et veut bloquer une action intentée en 2020 par cet État contre plusieurs compagnies pétrolières et une association professionnelle du secteur.

Raffinerie Pine Bend à Rosemount, dans le Minnesota (Crédit photo :Wikimedia)

Dans une plainte déposée le 1er mai 2026, le ministère de la Justice américain allègue que le Minnesota tente de réglementer les émissions mondiales de gaz à effet de serre en poursuivant des entreprises énergétiques. Il affirme que cette action en justice empiète sur les pouvoirs du gouvernement fédéral et « entrave indûment le développement énergétique national ».
An niveau national, le ministère de la Justice américain a intenté des actions similaires contre les États d’Hawaï, du Michigan, de New York et du Vermont, suite à un décret du président Trump lui enjoignant de protéger le secteur énergétique contre les « abus de pouvoir des États ». Selon l’Administration, « le président Trump a promis de libérer le potentiel énergétique américain, et les responsables du Minnesota ne peuvent pas contrecarrer ses directives en imposant leurs positions écologistes progressistes comme politique nationale uniforme ».

Au niveau local, le procureur général du Minnesota a intenté une action en justice contre Exxon Mobil, l’American Petroleum Institute, Koch Industries et sa filiale, Flint Hills Resources, les accusant d’avoir enfreint les lois de l’État sur la protection des consommateurs en cherchant à tromper le public sur les dangers du changement climatique afin de protéger leurs propres intérêts commerciaux.

Le procureur général du Minnesota a qualifié les poursuites du ministère de la Justice de « frivoles et sans fondement. » Il a ajouté : « J’ai poursuivi les grandes compagnies pétrolières pour avoir menti aux habitants du Minnesota sur les véritables causes du réchauffement climatique, puis pour nous avoir fait payer la facture des dommages qu’elles causent.»
La plainte du Minnesota contre les compagnies pétrolières est toujours en cours, bien que l’argument du procureur général selon lequel l’affaire devait rester devant les tribunaux d’État plutôt que devant les tribunaux fédéraux ait finalement abouti.
Source : presse américaine.

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Bien que la saison des feux de forêt n’en soit qu’à ses débuts, 2026 s’annonce déjà comme l’une des pires années jamais enregistrées. Depuis le 1er janvier, on dénombre déjà 24 222 feux de forêt aux États-Unis, soit environ 8 000 de plus que la moyenne annuelle à la même période. Ces mêmes incendies ont ravagé plus de 7 200 kilomètres carrés, soit près du double de la moyenne des quatre premiers mois de l’année, et les experts prévoient une intensification de ces feux dans les semaines à venir.
La sécheresse, alimentée par la chaleur et le manque de précipitations, accroît considérablement le risque d’incendies de végétation. Actuellement, environ 25 % du territoire des États Unis est touché par une sécheresse sévère et 16,7 % par une sécheresse extrême. Cette sécheresse est en partie due à un hiver doux dans l’ouest des États-Unis, qui a entraîné la couverture neigeuse la plus faible dans les Montagnes Rocheuses depuis des décennies. Alors que le pays se prépare à une saison des feux de forêt potentiellement dévastatrice, l’Administration Trump réduit drastiquement le budget du Service des forêts des États-Unis (USFS), l’agence fédérale chargée de protéger les populations et les ressources naturelles contre les incendies. Dans les prochains mois, la Maison-Blanche prévoit de fermer 57 stations de recherche de l’USFS réparties dans 31 États et de réduire les effectifs de l’agence de plus de 50 %.

Source : Médias américains.

Incendie de végétation Hazen dans l’Arizona début mai 2026 (Crédit photo : USFS)

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The Trump administration is suing Minnesota to block a 2020 lawsuit filed by the state against oil several companies and a petroleum trade group.

In a lawsuit filed on A May 2026, the U.S. Department of Justice alleges that Minnesota is attempting to regulate global greenhouse gas emissions by suing energy companies, claiming that the state’s lawsuit usurps the power of the federal government and « unreasonably burdens domestic energy development. »

The Justice Department has filed similar lawsuits against Hawaii, Michigan, New York, and Vermont, following an executive order by President Trump that directs the Justice Department to protect the energy industry from “state overreach.” According to the Administration, “President Trump promised to unleash American energy dominance, and Minnesota officials cannot undermine his directive by mandating that their woke climate preferences become the uniform policy of our Nation.”

Minnesota Attorney General brought forth the initial lawsuit against Exxon Mobil, the American Petroleum Institute, Koch Industries and its subsidiary, Flint Hills Resources, accusing the companies of violating the state’s consumer protection laws by strategizing to deceive the public about the dangers of climate change to protect their own business interests. The Attorney General called the Justice Department’s case “frivolous and meritless, » saying he “sued Big Oil for lying to Minnesotans about the true causes of climate change, then sticking us with the bill for the harms it is causing.”

Minnesota’s lawsuit against the oil companies is still pending, though the Attorney General’s argument that it should remain in state court rather than federal court was ultimately successful.

Source : U.S. News media.

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Though still in the early days of this year’s wildfire season, 2026 is already on track to be among the worst in recent memory. Since January 1, there have already been 24,222 wildfires in the United States, about 8,000 more than the annual year-to-date average. These same fires have destroyed over 7,200 square kilometers, nearly double the average for the first four months of the year – and experts anticipate the intensity will only accelerate in the coming weeks.

Dry conditions, fueled by heat and limited precipitation, substantially raise wildfire risk. Currently, about 25% of land area nationwide is in a severe drought, and another 16.7% is in an extreme drought. Drought conditions have been fueled in part by a mild winter in the Western United States, that left snowpack levels in the Rocky Mountains at their lowest level in decades.

As the country braces for a potentially devastating wildfire season, the Trump Administration is slashing funding for the U.S. Forest Service, a federal agency tasked with protecting communities and natural resources from the threat of wildfire. In the coming months, the White House plans to shutter 57 USFS research stations across 31 states and reduce agency staffing by over 50%.

Source : U.S. News media.

Kilauea (Hawaï) : une histoire de volumes de lave

Depuis que j’observe le Kilauea, je suis impressionné par les volumes de lave que ce volcan de point chaud est capable d’émettre pendant les éruptions. À noter que le Mauna Loa ne vaut guère mieux ; il suffit d’observer le volume de lave émis pendant la grande éruption de 1984 : 220 millions de mètres cubes sous forme de coulées parties de la caldeira sommitale Mokuʻāweoweo et des deux rifts qui l’encadrent. L’éruption a duré du 25 mars au 15 avril 1984 soit 22 jours. Il y a donc eu un débit effusif moyen de 10 millions de mètres cubes par jour.

Éruption du Mauna Loa en 1984 (Crédit photo: USGS)

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Un volume significatif de lave est également émis au cours des épisodes éruptifs (on vient de passer le 47ème!) qui secouent actuellement le Kilauea. Je me suis amusé à relever les volumes émis au cours des 10 derniers épisodes (du 38ème le 6 décembre 2025 au 47ème le 14 mai 2026). Au cours de ces 10 événements, le Kilauea a vomi 82,7 millions de mètres cubes de lave, soit un volume moyen de 8,2 million de mètres cubes par épisode. Là encore il faut relativiser et prendre en compte la réalité puisque les volumes émis vont de 4,6 millions de mètres cubes pour l’Épisode 46 à 12 millions pour les Épisodes 38 et 43.

Fontaines de lave de l’Épisode 43 (image webcam)