Événements extrêmes, tornades et réchauffement climatique // Extreme events, tornadoes and global warming

Concentrations de CO2 : 431,31 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Phénomènes météorologiques extrêmes et réchauffement climatique.

L’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique est l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Ainsi, aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur, de fortes pluies et d’ouragans a augmenté, tout comme leur intensité.

L’impact économique des phénomènes météorologiques extrêmes se voit au niveau des coûts de plusieurs milliards de dollars engendrés par ces catastrophes. Certaines sont connues pour être influencées par le réchauffement climatique (inondations, tempêtes tropicales), tandis que pour d’autres, l’influence du climat reste incertaine (tornades).

Dans les années à venir, il est probable que le réchauffement climatique aggravera la fréquence, l’intensité et les conséquences de certains types de phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, l’élévation du niveau de la mer accentuera les effets des tempêtes côtières et le réchauffement du climat accentuera la pression sur les ressources en eau en période de sécheresse.

Tornades et réchauffement climatique.

Bien que l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles, les vagues de chaleur et les sécheresses, puisse être directement attribuée au réchauffement climatique, le lien entre les tornades et le réchauffement du climat reste encore mal compris. Plusieurs obstacles empêchent d’établir une relation sure à 100%, On dispose notamment de méthodes de collecte de données limitées, auxquelles s’ajoutent une forte variabilité interannuelle, et la difficulté de modéliser les principaux éléments physiques qui contribuent à la formation des tornades, ainsi que les tornades elles-mêmes en raison de leur petite taille.

Aux États-Unis, les données sur les tornades ne remontent qu’aux années 1950 et varient considérablement d’une année à l’autre, ce qui rend difficile l’identification des tendances à long terme. L’évaluation de la vitesse des vents qui génèrent des tornades à partir des dommages associés était probablement moins fiable avant la mise en œuvre, en 2007, de l’échelle de Fujita améliorée (EF) pour évaluer l’intensité des dommages causés par les tornades.

De plus, la détection des tornades repose sur des témoignages et des évaluations des dégâts après leur passage, plutôt que sur des données quantitatives. Avec la croissance démographique dans de nombreuses régions touchées par les tornades, le nombre de témoignages et de biens menacés a augmenté, ce qui a conduit au recensement d’un plus grand nombre de tornades, notamment les moins violentes. Par ailleurs, l’amélioration des technologies radar permet d’identifier les orages violents susceptibles de produire des tornades qui seraient passées inaperçues il y a plusieurs décennies.

Malgré ces difficultés, des études ont mis en évidence certaines tendances aux États-Unis, en s’appuyant sur des données plus fiables, comme celles relatives aux tornades les plus puissantes. Si le nombre de jours avec des tornades a diminué, d’autres tendances montrent une augmentation des épisodes de 30 tornades ou plus en une seule journée, une densité accrue des essaims de tornades (quand les tornades sont géographiquement plus proches) et une intensité plus forte des tornades. Leur répartition s’est également déplacée vers l’est. Ces tendances ne sont pas directement liées au réchauffement climatique. Une difficulté supplémentaire pour déterminer un lien entre la la fréquence et l’intensité des tornades et le réchauffement climatique réside dans le fait que leur étendue géographique est trop réduite pour être correctement simulée par les modèles climatiques. Cependant, ces modèles peuvent simuler certaines des conditions contribuant à la formation d’orages violents, souvent à l’origine de tornades.

Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre comment les éléments constitutifs des tornades – l’instabilité atmosphérique et le cisaillement du vent – réagissent au réchauffement climatique. Il est probable qu’un monde plus chaud et plus humide favorise une instabilité plus fréquente, mais il est également possible qu’il diminue le cisaillement du vent. De nombreuses études montrent que les conditions propices à la formation des orages les plus violents, susceptibles de donner naissance à des tornades, sont plus probables avec le réchauffement climatique. Ce dernier pourrait également modifier la saisonnalité des orages violents et les régions les plus exposées.

Source : NOAA, Centre pour le climat et les solutions énergétiques (C2ES).

Tornades actuelles aux États-Unis.

Quelles qu’en soient les causes, plusieurs tornades ont été observées dans le Midwest américain au mois d’avril 2026, causant des dégâts structurels aux habitations et aux infrastructures. Ainsi, les données préliminaires du Service météorologique national font état de plus de 20 tornades le 17 avril , concentrées dans le Wisconsin, l’Illinois et le Minnesota, et s’étendant jusqu’au Missouri. On dénombre au moins un blessé.

Voici un article avec plusieurs vidéos illustrant ces phénomènes extrêmes :

https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Prévision de tornades aux États Unis pour le mois de mai 2026 (Source : AccuWeather)

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Extreme weather events and global warming.

One of the most visible consequences of global warming is an increase in the intensity and frequency of extreme weather events. The number of heat waves, heavy downpours, and major hurricanes has increased in the United States, and the strength of these events has increased, too.

A measure of the economic impact of extreme weather is the increasing number of billion-dollar disasters. Some of these weather disasters are known to be influenced by climate change (floods, tropical storms) and for some others a climate influence is uncertain (tornadoes).

In the coming years, global warming is expected to worsen the frequency, intensity, and impacts of some types of extreme weather events. For example, sea level rise increases the impacts of coastal storms and warming can place more stress on water supplies during droughts.

Tornadoes and global warming.

While the growing intensity and frequency of severe weather events like extreme rainfall, extreme heat, and drought can be directly attributed to global warming, the link between tornadoes and climate change is currently not fully understood. Challenges remain that prevent clearer attribution, including: limited data collection methods, high year-to-year variability, and difficulty modeling key physical elements that help tornadoes form as well as directly modeling tornadoes due to their small size.

Tornado records date back only to the 1950s in the United States, and vary significantly from year to year, making it difficult to identify long-term trends. The assessment of tornado wind speeds from associated damage may also have been less consistent before the 2007 implementation of the Enhanced Fujita (EF) Scale for tornado damage intensity. In addition, measuring the presence of tornadoes relies on eyewitness accounts and aftermath damage assessments rather than quantitative data. As the population in many areas affected by tornadoes has grown, we have seen an increase in eyewitness reports and property in harm’s way, leading to a larger number of recorded tornadoes, especially weaker ones. Additionally, improved radar technology helps identify severe storms that may produce tornadoes that may not have been detected decades ago.

Despite these challenges, studies have found a few trends in the United States by using portions of the record that are more reliable, like data for very strong tornadoes. Although the number of days with tornadoes has fallen, other trends are increasing, including outbreaks with 30 or more tornados in one day, the density of tornado clusters (i.e., tornadoes are closer geographically), and the strength of tornadoes. The distribution of tornadoes has also shifted eastward. These trends have not been directly linked to global warming.

An added difficulty in determining future tornado frequency and intensity caused by changes in the climate is that tornadoes are too geographically small to be well simulated by climate models. However, models can simulate some of the conditions that contribute to forming severe thunderstorms that often spawn tornadoes. Researchers are working to better understand how the building blocks for tornadoes—atmospheric instability and wind shear—respond to global warming. It is likely that a warmer, more humid world allows for more frequent instability, while it is also possible that a warmer world decreases wind shear. Multiple studies find that the conditions that produce the most severe thunderstorms from which tornadoes may form are more likely as the world warms. Global warming may also cause a shift in the seasonality of severe thunderstorms and the regions that are most likely to be hit.

Source : NOAA, Center for Climate and Energy Solutuions (C2ES).

Current tornadoes in the U.S.

Whatever the causes, multiple tornadoes were observedacross the Midwestern United States in April 2026, resulting in structural damage to residential buildings and infrastructure. For instance, preliminary National Weather Service data indicates more than 20 tornado reports on April 17, with impacts concentrated in Wisconsin, Illinois, and Minnesota and extending into Missouri, and at least one reported injury.

Here is an article with several videos showing these extreme events :
https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Le volcanisme entre Mono Lake et Mammoth Mountain (Californie) // Volcanism from Mono Lake to Mammoth Mountain (California)

L’image du jour de la NASA le 8 avril 2026, montrait « une immense caldeira ancienne et des cratères plus récents qui façonnent le paysage de la Sierra Nevada orientale » en Californie.

Image satellite de la région acquise le 29 mars 2026 par l’instrument OLI (Operational Land Imager) du satellite Landsat 9.

Entre les hauts pics granitiques à l’ouest et la province géologique de Basin and Range à l’est, des complexes volcaniques imbriqués les uns dans les autres offrent un paysage avec une multitude de cratères, de cônes et de caldeiras. Cette région, potentiellement active, suscite l’intérêt des géologues qui étudient les processus terrestres et des planétologues qui explorent ses similitudes avec les zones volcaniques d’autres régions de notre système solaire.
On peut voir une série de formations volcaniques entre Mono Lake et Mammoth Mountain sur la gauche de cette image prise par le satellite Landsat :

Source: NASA

Connue sous le nom de Cratères de Mono-Inyo, cette chaîne qui inclut une trentaine de dômes de lave, de coulées de lave et d’anneaux de téphra s’est formée au cours des 10 000 dernières années. Des éruptions explosives dans la région remontent à une époque encore plus ancienne, mais les traces de ces événements plus anciens ne sont plus visibles en surface et sont cachés par des dépôts plus récents.

Source: NASA

Parmi les manifestations les plus récentes de cette chaîne, des éruptions explosives ont formé le cratère Panum près du lac Mono il y a environ 700 ans. Une éruption strombolienne a déposé un anneau de ponce, de cendres, de fragments d’obsidienne et d’autres matériaux autour de la bouche éruptive. Par la suite, un dôme de lave composé de ponce et d’obsidienne s’est formé au centre, créant le motif de cercles concentriques visible aujourd’hui.

Cratère Panum (Crédit photo : USGS)

Au sud des cratères de Mono-Inyo, la Mammoth Mountain est constituée d’au moins 25 dômes de lave imbriqués. Les dernières éruptions remontent à environ 57 000 ans, mais des éruptions phréatiques et d’autres manifestations d’activité volcanique sont beaucoup plus récentes.

Vue de Mammoth Mountain (Crédit photo : Wikipedia)

Les scientifiques pensent qu’une intrusion magmatique sous la montagne en 1989 a déclenché une séquence de sismicité et d’émissions de gaz volcaniques. Les émissions de dioxyde de carbone (CO2) ont entraîné la mort d’arbres dans la région, et l’USGS continue de surveiller les émissions de CO₂ de la montagne. Des chercheurs ont déjà collaboré avec la NASA, grâce à des technologies de télédétection aéroportée, pour mesurer les réactions de l’écosystème à l’augmentation des émissions de CO₂ autour de Mammoth Mountain. Des projets plus récents ont étendu ces travaux à d’autres volcans et intégré l’imagerie satellitaire pour détecter les signes d’émissions de gaz. Ces méthodes reposent en partie sur les changements observés dans la végétation et pourraient contribuer à une alerte plus précoce aux risques volcaniques.

Le volcanisme le plus spectaculaire de la région est cependant bien plus ancien. Une puissante éruption, il y a 760 000 ans, a formé la caldeira de Long Valley.

Source: Wikipedia

Cette zone ovale, qui mesure 16 kilomètres sur 32, est bordée de crêtes enneigées, avec la Mammoth Mountain juste à côté de sa bordure sud-ouest. Le lac Crowley, un réservoir sur la rivière Owens, alimente la zone au sud-est.
La caldeira s’est formée lors d’une éruption de six jours, au cours de laquelle 625 kilomètres cubes de matériaux ont été émis. C’est environ 20 fois la quantité rejetée lors de l’éruption du Novarupta (Alaska) en 1912.

Dépôts de Bishop Tuff, laissés par l’éruption qui a secoué la région il y a 760 000 ans (Crédit photo: Wikipedia) 

En conséquence, la surface au-dessus de la chambre magmatique s’est affaissée de plusieurs milliers de mètres, créant une vaste dépression. Des scientifiques de la NASA ont mené des recherches dans la région en 2023 afin de mieux comprendre comment des éruptions aussi puissantes sur Mars et d’autres planètes et lunes de notre système solaire ont pu modifier leur environnement.
Source : NASA.

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NASA’s image of the Day for April 8, 2026 showed « a massive, old caldera and more recently formed craters that shape the landscape in the eastern Sierra Nevada.

Between the tall granite peaks to the west and the Basin and Range province to the east, overlapping volcanic complexes imprint the landscape with a collection of craters, cones, and calderas. The area, still restless today, draws interest from geologists studying Earth’s processes and from planetary scientists exploring its commonalities with volcanic terrain elsewhere in our solar system.

A string of volcanic features between Mono Lake and Mammoth Mountain is visible along the left side of the Landsat image above.

Known as the Mono-Inyo Craters, this chain of about three dozen lava domes, lava flows, and tephra rings formed within the past 10,000 years. Explosive eruptions in the area date back even further, but evidence of those older events is no longer apparent at the surface.

Among the most recent activity in this chain, explosive eruptions formed Panum Crater near Mono Lake about 700 years ago. A strombolian eruption deposited a ring of pumice, ash, obsidian fragments, and other material around the vent. After that, a lava dome made of pumice and obsidian built up in the center, creating the concentric-circle pattern visible today.

South of the Mono-Inyo Craters, Mammoth Mountain is made up of at least 25 overlapping lava domes. Its last magmatic eruptions took place about 57,000 years ago, but steam-driven phreatic eruptions and other unrest have occurred much more recently.

Scientists believe a magma intrusion beneath the mountain in 1989 set off a spate of seismicity and volcanic gas emissions. Venting of carbon dioxide has killed trees in the area, and the U.S.G.S. continues to monitor the mountain’s CO2 emissions. Researchers have previously worked with NASA airborne remote sensing technology to measure ecosystem responses to elevated volcanic CO2 around Mammoth Mountain. More recent projects have expanded these efforts to other volcanoes and incorporated satellite imagery to detect signs of gas emissions. These methods partly rely on changes observed in vegetation and could aid in earlier warnings of volcanic hazards.

The most dramatic volcanism in the region, however, is far older. A massive eruption 760,000 years ago formed the Long Valley Caldera.

This oval-shaped area, measuring 16 by 32 kilometers, is bounded by snowy ridges, with Mammoth Mountain just off its southwest rim. Crowley Lake, a reservoir on the Owens River, drains the area to the southeast.

The caldera was formed during a six-day-long eruption, during which 625 cubic kilometers of material were ejected. (That’s about 20 times the amount that was spewed in the 1912 eruption of Novarupta.

As a result, the surface over the magma storage area subsided thousands of meters to create a vast depression. NASA scientists conducted research in the area in 2023 to better understand how similar massive eruptions on Mars and other planets and moons in our solar system may have altered their environments.

Source : NASA.

Ralentissement de l’AMOC : France Info découvre…

Concentrations de CO2 : 430,08 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Dans un article paru le 16 avril 2026 et intitulé « Les grands courants de l’Atlantique faiblissent plus vite que prévu, et cela aura un impact sur le climat européen », on peut lire sur le site du média d’information France Info que « des chercheurs se sont intéressés à la circulation des courants océaniques dans l’océan Atlantique, dont le fameux Gulf stream, qui est déterminant pour le climat sous nos latitudes. Ils concluent que cette circulation ralentit encore plus fort que prévu. »

De toute évidence, l’auteur de l’article n’a pas lu les différentes notes parues sur mon blog (17 avril 2018, 3 août 2020, 8 août 2021, 20 octobre 2024, 7 décembre 2025, entre autres ) dans lesquelles j’alerte sur l’affaiblissement de l’AMOC – Atlantic Meridional Overturning Circulation – la circulation méridienne de retournement de l’Atlantique, un ensemble de courants marins crucial pour le climat car ils transportent les eaux chaudes des tropiques vers le nord-est de l’Atlantique. Grâce à eux, nous avons en Europe des hivers relativement doux. Ils jouent un rôle de thermostat qui est en train de montrer des signes de faiblesse.

Comme on peut le lire dans l’article de France Info, les scientifiques pensaient jusqu’à présent que l’AMOC aurait perdu un tiers de sa force d’ici 2100. Toutefois, la dernière étude révèle qu’il pourrait devenir moitié moins puissant qu’aujourd’hui à la fin de ce siècle. Cela engendrerait un climat beaucoup moins tempéré en Europe, avec également des conséquences sur les pluies sous les tropiques et sur le stockage du CO2 dans les profondeurs de l’océan. Certains scientifiques s’inquiètent même d’un arrêt complet de cette circulation aussi appelée thermohaline. Sans le Gulf Stream pour la réchauffer, l’Europe grelotterait inévitablement.

Il ne faudrait pas oublier la conséquence de l’affaiblissement de l’AMOC sur la hausse du niveau de l’océan. C’est ce que j’explique dans une note publiée le 24 mai 2025 :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2025/05/24/affaiblissement-de-lamoc-et-hausse-du-niveau-de-locean-amoc-weakening-and-ocean-level-rise/

Source: Wikipedia

Tunnel en Islande : le projet suit son cours // Tunnel in Iceland: the project is progressing

Dans une note publiée le 24 mars 2026, j’évoquais un projet de tunnel reliant l’Islande continentale aux îles Vestmann. Aujourd’hui, le projet progresse et des forages sont sur le point de commencer dans les îles Vestmann pour une durée d’environ un mois, afin de prélever des carottes de sédiments et de les analyser. Ensuite, la foreuse sera déplacée à Landeyjasandur, sur l’Islande continentale, pour y effectuer des prélèvements semblables.
On estime que les travaux de forage dureront environ deux mois. Par la suite, un navire équipé d’un sonar sera utilisé pour mesurer l’épaisseur des couches géologiques sous le plancher océanique entre le continent et les îles. À partir des résultats de ces trois séries de mesures, une étude de faisabilité du projet de tunnel sera réalisée. Elle devrait être finalisée d’ici la fin de l’année.
Source : Iceland Monitor.

Landeyjasandur, près de la ferme de Kross, sera le point de départ du tunnel en Islande continentale

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In a post relaesed on 24 March 2026, I told about a tunnel project to connect mainland Iceland and the Westmann Islands. Today, the project is moving forward and drilling is about to srart in the Westman Islands for about a month in order to collect core samples and analyze them. After that, the drill will be moved to Landeyjasandur on mainland Iceland so as to take samples there.

It is estimated that the drilling work will take about two months. After that, a vessel equipped with a sonar device will be used to measure the depth of geological layers beneath the seabed between the mainland and the islands. Using the results from these three sets of measurements, a feasibility report on the tunnel project will be prepared. It is expected to be ready by the end of the year.

Source : Iceland Monitor.