La vie secrète des volcans sous-marins // The secret life of submarine volcanoes

La majeure partie de l’activité volcanique terrestre (on l’estime à 75%) se déroule sous la surface des océans où elle est difficile à observer directement. Il est vrai que les abysses océaniques, plongés dans l’obscurité, n’offrent pas le spectacle coloré que l’on peut observer à la surface de la planète Mars. Par conséquent, ce monde sombre n’a jamais suscité un grand intérêt de la part des humains. C’est pourtant dans les profondeurs des zones de subduction que se déclenchent les séismes les plus dévastateurs.
Souvent oubliés, les volcans sous-marins influencent la chimie des océans et abritent des communautés biologiques particulièrement adaptées ; lorsqu’ils se développent à faible profondeur, ils peuvent en outre représenter un danger considérable. Bien souvent, nous ne prenons conscience d’une éruption sous-marine qu’en détectant, à distance, des perturbations majeures. Toutefois, des travaux récents montrent que ces éruptions peuvent aussi se produire discrètement, sans être détectées.
Ce fut le cas lors d’une éruption du volcan sous-marin Ruby (Ruby Seamount), situé dans les îles Mariannes du Nord, à environ 50 kilomètres au nord-nord-ouest de l’île de Saipan, dans l’ouest de l’océan Pacifique.
Les 14 et 15 septembre 2023, l’Observatoire Volcanologique d’Alaska (AVO) a enregistré, grâce à des sismomètres répartis dans tout le Pacifique et à des hydrophones situés à plus de 2 200 km de là, sur l’île de Wake, des signaux correspondant à d’importantes explosions sous-marines au niveau du volcan sous-marin Ruby. Durant deux jours, les scientifiques de l’AVO ont également pu observer, via des images satellites, une vaste zone d’eau décolorée à la surface de l’océan, à proximité du volcan. Puis, tout est redevenu calme.
Près de trois ans plus tard, en mars 2026, le navire de recherche Thomas G. Thompson a pu cartographier à nouveau le Ruby à l’aide de son système de sonar multifaisceaux. Ce relevé bathymétrique a révélé des changements de profondeur spectaculaires, notamment la présence de nouveaux dépôts éruptifs, de cicatrices laissées par des glissements de terrain sur les flancs du volcan, ainsi qu’un nouveau cratère sommital de 700 mètres sur 350 mètres.
Alors que le sommet du volcan se situait à 175 mètres de profondeur avant cette éruption explosive de deux jours, le fond du nouveau cratère se trouve désormais 275 mètres plus bas. Aucun signe de nouvelle activité n’a été constaté depuis l’éruption de septembre 2023.
Une expédition menée en juillet 2026 a offert l’occasion d’effectuer des observations directes afin d’étudier les événements survenus au niveau du Ruby. À l’aide d’un robot sous-marin télécommandé nommé « Little Hercules », les scientifiques ont exploré le nouveau cratère sommital ; par précaution, ils ont également procédé à une nouvelle cartographie du volcan, sans pour autant s’attendre à constater des changements. Mais la réalité s’est révélée bien différente !
Les nouvelles données bathymétriques recueillies en juillet 2026 ont montré que le fond du cratère sommital se situait environ 110 mètres plus haut qu’en mars ! Les scientifiques ont envisagé deux explications : il pouvait s’agir d’un effondrement de matériaux depuis les bords du cratère, qui se seraient accumulés au fond, ou bien de l’éruption de nouvelle lave sur le plancher du cratère. Au fond du cratère, le robot a découvert des laves émises récemment, ce qui a immédiatement confirmé la seconde hypothèse.
La comparaison entre les relevés bathymétriques de mars et de juillet 2026 a révélé que les seuls changements observés se situaient bien au fond du cratère, où un nouveau dôme de lave s’était formé. Les images vidéo fournies par le robot ont montré que les laves constituant ce nouveau dôme présentaient des stries correspondant probablement à une fissuration progressive survenue lors de l’extrusion lente de la lave. Un phénomène comparable est observé sur les dômes de lave de volcans terrestres, tels que le mont Saint Helens.
Grâce à la nouvelle cartographie du volcan sous-marin Ruby réalisée en mars 2026, les chercheurs avaient déjà recueilli beaucoup d’éléments sur les événements survenus lors de l’éruption de septembre 2023. La seconde cartographie, réalisée en juillet 2026, complétée par une plongée à l’aide d’un robot, a permis d’approfondir encore davantage ces connaissances.

Cela démontre que le fait de retourner sur les lieux et de cartographier à nouveau des volcans sous-marins, même en l’absence de signes d’activité, peut révéler des informations précieuses sur leur vie cachée.
Source : USGS.

 À gauche (A) : Bathymétrie réalisée en juillet 2026 et montrant le cratère formé lors de l’éruption de septembre 2023, avec un nouveau dôme de lave en croissance au fond. À droite (B) : Différences de profondeur entre le relevé effectué en mars 2026 et celui réalisé en juillet 2026. La zone en rouge indique une variation de hauteur due à la croissance du dôme à l’intérieur du cratère, dont le contour est tracé en noir.(Source : USGS)

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Most of Earth’s volcanic activity happens beneath the ocean surface – 75% of volcanic activity occurs at the bottom of the oceans – where it is difficult to observe directly. One could add that the abysses of our oceans are dark and do not offer spectacular and colourful images like the surface of Mars. As a consequence, humans have never been drawn to this dark world. Hoever, one should not forget that the most devastating earthquakes are triggered at the bottom of subduction zones.

However, submarine volcanoes influence ocean chemistry, sustain specially-adapted biological communities, and when they grow to shallow depths they can be extremely hazardous. Often, we only know if submarine volcanoes are erupting when we detect big commotions at a distance but recent work shows that they can also erupt quietly and undetected.

This was the case for a recent eruption of Ruby seamount in the Commonwealth of the Northern Mariana Islands, located about 50 kilometers north-northwest of the island of Saipan in the west Pacific Ocean.

On September 14–15, 2023, the Alaska Volcano Observatory (AVO) detected large underwater explosion signals from Ruby on seismometers throughout the Pacific and on hydrophones over 2,200 km away at Wake Island. AVO scientists also observed a large plume of discolored water at the ocean surface near Ruby in satellite imagery for 2 days. Then everything went quiet.

Nearly 3 years after the event, in March 2026 ; the research vessel Thomas G. Thompson was able to remap Ruby with its multibeam sonar system. That bathymetric survey showed dramatic depth changes, including new eruptive deposits, scars from landslides on the volcano’s flanks, and a large new summit crater 700 by 350 meters wide.

Where the summit of the volcano had previously been at a depth of 175 meters before the two-day long explosive eruption, the floor of the new crater was now 275 meters deeper. There was no evidence of new activity since the September 2023 eruption.

A recent expedition in July 2026 provided the first post-eruption opportunity to make direct observations to investigate what happened at Ruby. Using the remotely operated vehicle (ROV) Little Hercules, scientists explored the new summit crater, and the ship remapped the volcano once again for good measure, not expecting to see any changes. But reality was different

The new bathymetry collected in July showed that the floor of the summit crater was now about 110 meters taller than it had been in March! Scientists first thought that this change could either have been caused by collapse of material from the crater rim accumulating into the bottom of the crater, or by the eruption of new lava onto the crater floor.  At the bottom of the crater the ROV encountered fresh lavas, which immediately confirmed the second hypothesis.

Comparing the March and July bathymetric surveys showed that the only changes were indeed at the bottom of the crater where a new lava dome had formed. The ROV video showed that the new dome lavas had distinct striations on some of the fracture surfaces, which is likely evidence of incremental crack growth during slow lava extrusion, similar to what has been observed on lava domes growing at volcanoes on land, like Mount St. Helens.

Researchers learned a lot more about what had happened during the September 2023 eruption at Ruby seamount by simply remapping it in March 2026, and they learned even more by remapping it again in July 2026 and making a single ROV dive. This shows that revisiting and remapping submarine volcanoes, even with no evidence they are active, can reveal a lot about their secret lives.

Source : USGS.

Le réchauffement climatique a entravé une glaciation ! // Global warming has hindered an ice age !

Concentrations de CO2 : 427,41 ppm (30 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Aujourd’hui, beaucoup se demandent si le réchauffement de la planète que nous connaissons est uniquement dû à l’homme et à ses émissions de gaz à effet de serre, ou si le phénomène fait partie d’un cycle naturel qui fait alterner les périodes chaudes et les périodes froides sur Terre. Personne n’est pas capable de répondre à cette question car nous ne disposons pas de suffisamment de recul, nous autres pauvres mortels, pour pouvoir apprécier les humeurs de notre planète.

Ce dont sont surs les scientifiques, c’est que depuis plusieurs millions d’années, le climat terrestre est marqué par une alternance de périodes glaciaires et interglaciaires, dont le rythme dépend notamment des variations de l’orbite et de l’inclinaison de la Terre. La dernière période glaciaire s’est terminée il y a environ 11 700 ans, et nous sommes donc actuellement dans une période interglaciaire, appelée Holocène.

Vue de la calotte glaciaire arctique (Photo : C. Grandpey)

Ces fluctuations s’inscrivent elles-mêmes dans une histoire climatique beaucoup plus longue : nous sommes actuellement dans une période caractérisée par la présence de grandes calottes de glace aux pôles, et qui a débuté il y a environ 34 millions d’années avec le développement de la calotte antarctique.

Les cycles glaciaires-interglaciaires sont marqués par des fluctuations du volume de ces calottes glaciaires. Leur étude peut ainsi aider à dater les différentes étapes de ces cycles climatiques. Le problème, c’est qu’aujourd’hui cette dynamique naturelle est probablement contrariée par les activités humaines. C’est ce qu’explique une étude qui vient de paraître dans la revue Science.

Une équipe de chercheurs s’est intéressée aux dernières fluctuations de la plus vaste calotte glaciaire du Pléistocène, la calotte laurentide qui correspond en partie à la région canadienne du même nom. Durant la dernière période glaciaire, cette calotte recouvrait une bonne partie du continent nord-américain, avant de progressivement se retirer avec le réchauffement naturel associé à l’actuelle période interglaciaire. Son dernier vestige subsiste aujourd’hui sous la forme de la calotte de Barnes, au centre de l’île de Baffin, au Canada. Les chercheurs montrent que cette calotte a atteint sa taille minimale il y a environ 3 600 ans, avant de recommencer à s’étendre il y a environ 2 000 ans.

Vue de la calotte de Barnes. La démarcation entre le sol clair et le sol sombre marque l’extension maximale atteinte par la calotte avant sa récession à partir des années 1960. (Crédit photo : Nicolás Young)

Pour les auteurs de l’étude, cette inversion de dynamique pourrait ainsi indiquer l’initiation d’une nouvelle période glaciaire, sous l’effet des paramètres orbitaux de la Terre. Sauf que c’était sans compter sur les activités humaines. Les scientifiques ont en effet remarqué que si la calotte a bien continué de croître pendant 2 000 ans, cette dynamique a été stoppée il y a quelques décennies.

À partir des années 1960 – ce qui correspond, plus ou moins, à l’accélération du réchauffement climatique actuel – la calotte a en effet entamé une nouvelle période de récession. Malgré la diminution continue de l’ensoleillement estival associé aux paramètres orbitaux, qui devrait lentement pousser la Terre dans une nouvelle période glaciaire, le réchauffement climatique d’origine anthropique induit par les émissions de gaz à effet de serre a donc réussi à inverser cette dynamique.

L’un des auteurs de l’étude en conclut que « les humains sont désormais des agents géologiques capables d’enrayer des cycles glaciaires naturels qui se déroulent depuis des millions d’années et de modifier le climat de la Terre pour les centaines de milliers d’années à venir. » L’absence de futurs cycles glaciaires serait un événement majeur au regard de l’histoire géologique des deux derniers millions d’années et aurait des conséquences dramatiques pour l’espèce humaine dont l’approvisionnement en eau se trouverait sérieusement amputé.

Source : Futura via Yahoo Actualités.

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Today, many wonder whether the global warming we are experiencing is solely due to humans and their greenhouse gas emissions, or if the phenomenon is part of a natural cycle that causes Earth to alternate between warm and cold periods. No one can definitively answer this question; we mere mortals simply lack the long-term perspective required to fully grasp the moods of our planet.
What scientists are certain of is that for several million years, Earth’s climate has been characterized by an alternation between glacial and interglacial periods, a rhythm partly driven by variations in Earth’s orbit and axial tilt. The last glacial period ended approximately 11,700 years ago, meaning we are currently in an interglacial period known as the Holocene.
These fluctuations are part of a much longer climatic history: we are currently in an « ice age » which is an era defined by the presence of massive ice sheets at the poles ; it began about 34 million years ago with the formation of the Antarctic ice sheet.
Glacial-interglacial cycles are marked by fluctuations in the volume of these ice sheets. Studying them helps us date the various stages of these climatic cycles. The issue, however, is that this natural dynamic is now likely being disrupted by human activity. This is a conclusion drawn by a study recently published in the journal Science. A team of researchers has examined the recent fluctuations of the largest ice sheet of the Pleistocene epoch, namely the Laurentide Ice Sheet, which corresponds in part to the Canadian region of the same name. During the last glacial period, this ice sheet covered a significant portion of the North American continent before gradually retreating as a result of the natural warming associated with our current interglacial period. Its final remnant exists today as the Barnes Ice Cap, located in the center of Baffin Island, Canada. The researchers show that this ice cap reached its minimum size approximately 3,600 years ago, only to begin expanding again about 2,000 years ago.
According to the study’s authors, this reversal in dynamics could have signaled the onset of a new glacial period, driven by Earth’s orbital parameters. However, this did not account for human activity. The scientists observed that while the ice cap did indeed continue to grow for 2,000 years, this trend came to a halt a few decades ago.
Beginning in the 1960s – which approximately corresponds to the acceleration of global warming – the ice cap entered a new phase of recession. Despite a continued decline in summer solar radiation linked to orbital parameters and which should theoretically nudge Earth toward a new glacial period, human-induced global warming resulting from greenhouse gas emissions has effectively reversed this trend.
One of the study’s authors concludes that « humans have become geological agents capable of halting natural glacial cycles that have persisted for millions of years, and of altering Earth’s climate for hundreds of thousands of years to come. »

The absence of future glacial cycles would be a major event in the context of the geological history of the last two million years and would have dramatic consequences for the human species, whose water supply would be severely diminished.
Source: Futura via Yahoo News.

Les grues du Lac du Der…

Ces derniers jours, de très nombreux vols de grues ont survolé le Limousin. Certains disent que c’est l’annonce d’un hiver froid. Peut-être ! Reste à savoir si les grues ont entendu parler du phénomène El Niño…

Au cours de leur périple vers le sud, ces migrateurs font une halte sur le Lac du Der-Chantecoq à la limite des départements de la Marne et de la Haute-Marne. Leur retour au bercail sur les îlots du lac au crépuscule est un spectacles étonnant et bruyant.

Pendant la journée, il n’est pas rare de voir les oiseaux dans les champs autour du lac où ils font provision de nourriture avant d’entamer leur long voyage.

https://www.youtube.com/watch?v=DpUH2PCqsw0

 

Le village de Montier-en-Der, situé à quelques encablures du lac propose tous les ans au mois de novembre (du 19 au 22 novembre 2026), son Festival international de la photo animalière et de nature. C’est l’occasion d’admirer de belles images et de faire des rencontres intéressantes. J’ai été personnellement sélectionne pour exposer des photos de l’Etna en hiver en 2009 et pour alerter (déjà!) sur la fonte des glaciers avec des photos d’Alaska en 2015.

 

À noter que L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) aura un stand au cœur du festival cette année.

Photos et vidéo : C. Grandpey

El Niño, encore et toujours !

Concentrations de CO2 : 426,97 ppm (30 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

On parle beaucoup d’El Niño en ce moment, et à juste titre. Le phénomène El Niño que nous connaissons en 2026-2027 est en train de bouleverser la météo mondiale. C’est le plus puissant jamais observé par les climatologues et les météorologues qui sont d’accord pour dire que nous avançons en terre inconnue. Personne ne sait quels seront exactement les impacts et les conséquences de l’El Niño actuel.

J’ai expliqué précédemment ce qu’est le phénomène de réchauffement El Niño et comment il réchauffe les eaux de l’océan Pacifique oriental au niveau de l’équateur. Avec La Niña qui produit l’effet inverse, nous avons affaire à deux phases naturelles qui durent chacune entre un et trois ans, et qui font partie du cycle ENSO (El Niño Southern Oscillation, l’oscillation australe).

Pour parler d’un phénomène El Niño, il faut que la température de l’eau de l’océan Pacifique équatorial dépasse d’au moins 0,5 °C la normale. À partir de +0,8 °C, il s’agit d’un El Niño modéré, et lorsque cette anomalie de chaleur dans l’eau atteint ou dépasse les +2 °C, il s’agit d’un super El Niño. Or, les dernières prévisions envisagent une anomalie comprise entre +3,5 et +5 °C, dépassant, de loin, le précédent record qui était de +2,6 °C en 2015-2016.

Cette anomalie thermique dans l’eau du Pacifique oriental se situe très loin de chez nous, mais a des conséquences sur la météo mondiale pendant environ un an, voire plus. On a davantage de précipitations dans certaines zones, moins dans d’autres, moins d’ouragans dans l’Atlantique Nord, mais davantage dans le Pacifique.

Au niveau planétaire, El Niño a pour principale conséquence d’augmenter la quantité de chaleur dans l’atmosphère, en plus de celle liée au réchauffement climatique d’origine anthropique. L’effet le plus significatif d’El Niño se produit en général en hiver, avec des températures anormalement élevées dans de nombreuses régions. L’effet El Niño dure environ un an, avec de grandes différences régionales à travers le monde.

C’est probablement sur les précipitations mondiales que l’effet El Niño sera le plus visible. C’est logique : plus la température moyenne mondiale augmente, plus l’eau de surface des océans s’évapore, et plus cette humidité vient remplir les systèmes météo dans l’atmosphère. Mais cette humidité ne se répartit pas de manière égale dans l’atmosphère. Copernicus a publié des cartes de prévisions saisonnières sur les trois prochains mois, ce qui  permet de visualiser les différentes anomalies de précipitations :

Anomalies de précipitations en novembre-décembre-janvier : en vert, les excès par rapport à la normale ; en marron, les déficits. (Source :Copernicus)

Ces écarts de températures et de précipitations vont forcément impacter l’agriculture mondiale, avec des effets très inégaux selon les régions. Cela entraînera obligatoirement des effets sur les économies. Une étude de 2023, publiée dans Nature Communications, estime à 2 100 milliards de dollars le montant de la perte provoquée par l’épisode très fort de 1997-1998 et 3 900 milliards pour celui de 2015-2016, sur l’année de l’événement et les trois années suivantes.

En France, El Niño provoque en général des hivers plus doux, plus humides et plus ventés, et des étés encore plus chauds. L’hiver 2026-2027 devrait donc être anormalement doux, et avec un excédent de précipitations, ce qui est plutôt une bonne nouvelle car cela permettra de faire des réserves pour affronter l’été 2027. Dans ce contexte très pluvieux, les risques d’inondations seront multipliés, le gel et la neige très peu présents.

 La période novembre-décembre-janvier est prévue comme anormalement chaude en France (Source : Copernicus)

Source : NOAA, Copernicus, Futura Sciences.