Eruption du Nyiragongo (RDC) : la situation humanitaire reste fragile // Nyiragongo eruption (DRC) : the humanitarian situation remains fragile

Vers 16 heures le 22 mai 2021, les habitants de Goma ont vu des villageois accompagnés de leurs enfants arriver en courant des environs du Nyiragongo, avec des matelas sur la tête et de gros sacs contenant leurs affaires. Ces villageois ont expliqué qu’il y avait le feu dans la forêt et qu’il se rapprochait très vite. Vers 17 heures, une forte lueur est apparue dans le ciel et la population a entendu des explosions. Vers 18 heures, tout le monde s’est rendu compte qu’il s’agissait d’une éruption du Nyiragongo. Vers 3 heures du matin, la lave s’est arrêtée à une centaine de mètres de la porte d’entrée de la clinique de Buhene et à moins de 800 mètres de l’aéroport de Goma. Selon l’ONU, plus de 13 villages et 3 629 maisons ont été détruits, laissant plus de 20 000 personnes sans abri.
Alors que la lave détruisait les lignes électriques et téléphoniques, des quartiers entiers comme celui de Buhene se sont retrouvés sans téléphone et un quart des habitants de Goma n’avaient plus d’électricité. Au moins 37 personnes sont mortes, soit par exposition à la lave ou aux gaz, soit dans des accidents pendant les évacuations. Selon l’UNICEF, 939 enfants se trouvaient dans les centres de réunification après avoir été séparés de leurs familles. Les membres de la famille de 243 enfants étaient portés disparus. Le 23 mai, plus de 170 enfants étaient portés disparus par leurs proches.

Deux mois après l’éruption du Nyiragongo, de nombreuses personnes vivent toujours dans des camps provisoires et ne peuvent rentrer chez elles. Certains enfants n’ont toujours pas retrouvé leur famille. Des organisations humanitaires internationales ont travaillé avec des organisations locales pour tenter de les réunir. Une jeune Congolaise, Sarah, qui s’occupe des enfants des rues, s’est donné pour mission de réunir les enfants et les parents. En cliquant sur ce lien, vous en saurez plus sur sa mission :
https://www.bbc.com/news/av/world-africa-57947193

Source : BBC News.

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It was around 4 pm on May 22nd, 2021 when the residents of Goma could see villagers from the foothills of Mount Nyiragongo hurrying with mattresses on their heads and large sacks with their belongings, children in tow. These villagers said there was a forest fire, and it was getting closer. By 5 pm, a fiery glow appeared in the sky and explosions could be heard in the distance. At about 6pm, everybody realized it was a volcanic eruption. At around 3 o’clock in the morning, the flow of lava stopped, about 100 metres from the front gate of the clinic in Buhene, and less that 800 metres from Goma’s airport. According to the U.N., over 13 villages and 3,629 houses were destroyed, leaving over 20,000 people homeless.

As the lava wiped out power lines, entire neighbourhoods, including Buhene, lost phone signals, and a quarter of Goma’s inhabitants were left without electricity. At least 37 people died, either from exposure to the lava or gases, or in accidents while trying to evacuate. According to UNICEF, 939 children arrived at reunification centres after being separated from their families. While many parents could be located, family members of 243 children remained missing. In addition, on May 23rd, over 170 children were reported missing by their relatives.

Two months after the eruption of Nyiragongo, many people are still living in temporary camps, unable to return to their homes, and some children still haven’t found their families. International aid groups have been working with local organisations to try and reunite them. One young local woman, Sarah, who works with street children, has made it her mission to reunite children and parents. Just click on this link to know more about it.

https://www.bbc.com/news/av/world-africa-57947193

Hébergements provisoires après l’éruption du Nyiragongo

La lave du Nyiragongo a anéanti certains quartiers de Goma

(Captures d’écran de la vidéo de la BBC)

Le recul du glacier Blomstrandbreen (Svalbard / Norvège) // The retreat of Blomstrandbreen (Svalbard / Norway)

Depuis quelques jours, on peut voir sur les réseaux sociaux des images du glacier norvégien Blomstrandbreen, dans la partie occidentale du Spitzberg. Elles illustrent, si besoin était, le recul tragique des glaciers sur Terre. Comme souvent sur les réseaux sociaux, il faut se méfier des erreurs qui accompagnent la diffusion de certains documents. Les photos présentées ont été prises en 1918 (cliché noir et blanc) et 2002 (cliché couleur), et non 1960 et 2020 comme indiqué sur Facebook.

La photo en noir et blanc provient des collections de l’Institut polaire norvégien. La photo en couleur, a été prise en 2002 par le photographe suédois Christian Åslund, dans le cadre d’une campagne de Greenpeace visant à sensibiliser au recul des glaciers.

Même si leurs dates doivent être corrigées, les deux photos sont la parfaite illustration du recul des glaciers lié au réchauffement climatique.

Avec le Kronebreen, un autre glacier situé au fond du fjord, Blomstrandbreen est l’un des glaciers qui reculent le plus rapidement au Svalbard. Comme ailleurs dans l’Arctique, cette région se réchauffe deux à trois fois plus vite que la moyenne mondiale. Comme je l’ai déjà indiqué, la température y a augmenté de trois degrés en un siècle.

Source : Yahoo News.

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In recent days, we have seenon social networks images of the Norwegian glacier Blomstrandbreen, in the western part of Spitsbergen. They illustrate, if need be, the tragic retreat of glaciers on Earth. As is often the case on social networks, one should beware of the errors that accompany the release of certain documents. The photos shown were taken in 1918 (black and white shot) and 2002 (colour shot), not 1960 and 2020 as posted on social media.

The black and white photo is from the collections of the Norwegian Polar Institute. The colour photo was taken in 2002 by Swedish photographer Christian Åslund, as part of a Greenpeace campaign to raise awareness of retreating glaciers. Even though their dates must be corrected, the two photos are the perfect illustration of the retreat of glaciers linked to global warming.

Along with Kronebreen, another glacier at the bottom of the fjord, Blomstrandbreen is one of the fastest receding glaciers in Svalbard. Like elsewhere in the Arctic, this region is warming two to three times faster than the global average. As I have already indicated, the temperature has risen there by three degrees in a century.

Source: Yahoo News.

Le document avec dates erronées diffusé sur Facebook

La fonte inquiétante des glaciers islandais // The disturbing melting of Icelandic glaciers

En Islande, plus de la moitié des calottes glaciaires et des glaciers se trouvent à proximité ou directement au-dessus des volcans. Le Mýrdalsjökull, la quatrième calotte glaciaire d’Islande par sa superficie, en est un bon exemple car elle recouvre le Katla qui entre généralement en éruption environ deux fois par siècle. La dernière colère du volcan a eu lieu en 1918.

Le Katla est calme depuis un certain temps. On a enregistré des épisodes d’activité sismique, mais pas d’éruptions dignes de ce nom. Cependant, de petites crues glaciaires – jokulhlaup en islandais – sont observées de temps à autre, ce qui indique que des montées en chaleur peuvent se produire sous la calotte glaciaire.

Malgré la période de calme actuelle de Katla, la calotte glaciaire du Mýrdalsjökull a subi des changements au cours des dernières années. L’Operational Land Imager du satellite Landsat 8 a acquis une image le 20 septembre 2014.

 

Source : NASA

Une autre image avait été acquise par le satellite Landsat 5 le 16 septembre 1986. On peut parfaitement voir les changements subis par le glacier.

 

Les changements sont encore plus frappants lorsqu’on visite le glacier. J’étais en Islande en juillet 2001. Une route en terre battue menait directement au Solheimajökull, une branche sud-ouest de Mýrdalsjökull. La route s’arrêtait juste devant le glacier. La rivière de fonte coulait juste devant la glace et une forte odeur de soufre imprégnait le site.

J’ai de nouveau visité le Solheimajökull en juillet 2021 et je n’en croyais pas mes yeux. Une nouvelle route asphaltée a été construite et j’ai dû marcher une quinzaine de minutes avant d’atteindre le point de vue sur le glacier qui recule de 50 mètres par an. En conséquence, le parking doit être déplacé presque chaque année.

La vue sur le glacier est très intéressante. On peut voir les strates sombres de cendres qui ont été déposées par des éruptions du passé. Quelques-uns de ces strates proviennent probablement de l’Hekla, un autre volcan explosif au nord de la ville de Hella. Au milieu de la calotte glaciaire, la couche noire peut probablement être attribuée à des épisodes volcaniques plus récents.

 

Aujourd’hui, seuls quelques morceaux de glace occupent le couloir laissé par le Solheimajökull. La montagne au centre de la photo est celle que l’on peut voir sur la deuxième photo de 2001. En 20 ans, le glacier a reculé de plusieurs centaines de mètres.  

Photos : C. Grandpey

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More than half of Iceland’s numerous ice caps and glaciers sit near or directly over volcanoes. Mýrdalsjökull—Iceland’s fourth largest ice cap— is a good example as it covers the Katla volcano which usually erupts about twice per century, with the last confirmed eruption in 1918.

Katla has been quiet for some time. There have been episodes of seismic activity, but still no big eruptions. However, occasional small glacial outburst floods – jokulhlaups in Icelandic – have been observed, an indication that small events may be occurring below the ice cap.

Despite Katla’s current quiet period, the Mýrdalsjökull ice cap has undergone changes over the past years. The Operational Land Imager on the Landsat 8 satellite acquired an image on September 20th, 2014. (see image above)

Another image had been acquired by the Landsat 5 satellite on September 16th, 1986. One can perfectly see the changes undergone by the glacier. (see image above)

The changes are still more striking when one visits the glacier. I was in Iceland in 2001. A gravel road led directly to Solheimajökull, a southwest branch of Mýrdalsjökull. The road stopped right in front of the glacier, with the melt river flowing right in front of the ice and a strong smell of sulphur on the site. (see photo above)

I visited Solheimajökull again in July 2021 and I could not believe my eyes. A new road had been built and I had to walk about 15 minutes to reach the viewing point on the glacier which has been retreating as much as 50 metres per year. As a consequence, the parking lot has to be moved almost annually. (see photo above)

The view of the glacier is very interesting. One can see brown bands of ash that were deposited by past eruptions. A few of the bands are likely from Hekla, another explosive volcano to the north of the city of Hella. Across the middle of the ice cap, the dark surface can likely be attributed to more recent volcanic episodes. (see photos above).

Today, a few pieces of ice can be seen in the passage left by the melting glacier. The mountain at the centre of the last photo is the one that can be seen in the second photo of 2001. The glacier has retreated by several hundred metres.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Le brouillard qui envahit souvent la colline de Langihryggur ne permet pas de faire de bonnes observations de l’éruption de Fagradalsfjall (Islande). Cependant, les quelques éclaircies montrent que le volcan reste actif. Le tremor a un comportement irrégulier, avec des périodes intenses entre coupées de pauses.

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une bonne vidéo de l’éruption réalisée à l’aide d’un drone DJI Mavic Air 2 les 18 et 20 juillet 2021 : 

A l’attention des volcanophiles qui ont l’intention de se rendre prochainement en Islande, le gouvernement islandais impose à nouveau la présentation de tests PCR négatifs de moins de 72 heures par les personnes vaccinées avant l’entrée dans le pays. La mesure entrera en vigueur le 26 juillet 2021. Plusieurs Islandais rentrant de l’étranger ont été testées positif à la Covid-19. Leur état n’inspirait toutefois pas d’inquiétude.

 

Source : Icelandic Met Office

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Un essaim sismique incluant plus de 140 événements a secoué le parc national de Yellowstone ces derniers jours. Il était centré sous le lac Yellowstone. 40 secousses avaient une magnitude supérieure à M 2.0, et deux se situaient au-dessus de M 3.0. Cependant, les géologues de l’USGS expliquent que la situation n’a rien d’inquiétant. De telles séquences sismiques sont courantes dans le parc et représentent environ 50 % de la sismicité totale de la région de Yellowstone. Cet essaim est semblable à celui qui s’est produit à peu près au même endroit en décembre 2020. Certaines personnes craignent toujours que la sismicité à Yellowstone annonce le réveil du «supervolcan», avec des conséquences régionales et mondiales. L’USGS ne pense pas qu’une éruption à Yellowstone puisse se produire avant des milliers d’années.

Le niveau d’alerte pour Yellowstone est à la couleur Verte. La sismicité à Yellowstone est en général due à l’activité hydrothermale, lorsque l’eau pénètre dans les failles de la croûte terrestre.

Source : USGS.

Source : USGS

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Après une pause de plusieurs jours (dernière crise éruptive le 14 juillet 2021), l’Etna (Sicile) a connu un nouveau paroxysme le 20 juillet sur le coup de 5h30 du matin (heure locale). Le processus reste le même : activité strombolienne dans le Cratère SE, évoluant ensuite en fontaines et débordements de lave d’environ 1 ou 2 km de longueur sur le versant SO du cratère.

Au moment où j’écris ces lignes, l’Etna a connu 47 crises éruptives – ou « paroxysmes » – depuis le mois de février 2021. Ces événements éruptifs spectaculaires génèrent des panaches de cendres qui, selon l’orientation du vent, entraînent des retombées sur différentes régions de la Sicile, en particulier l’est, le sud et le nord. C’est chaque fois le même scénario : les habitants doivent sortir les balais pour évacuer cette cendre.

Cette cendre malvenue a des conséquences économiques et sanitaires. Il n’y a pas qu’un aspect économique, mais aussi social et sanitaire. Nello Musumeci, le président de la Région sicilienne, a déclaré : « Nous voulons impliquer la législation nationale afin que la cendre de l’Etna soit considérée comme un phénomène ordinaire et non extraordinaire. »   En effet, les colères à répétition du Mongibello non seulement mettent à rude épreuve la patience des habitants, mais causent des dommages et des coûts supplémentaires aux maisons et aux entreprises, sans parler des désagréments pour les routes et des problèmes de santé, en particulier pour les enfants.

La région Sicile a donc décidé de planifier une intervention structurelle d’évacuation de la cendre volcanique avec un fonds régional dans lequel elle pourra puiser plus rapidement. Cette allocation de fonds permettra aux municipalités de faire face aux dépenses engagées jusqu’à présent.

Source : La Sicilia.

Source : INGV

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Le Sirung n’est pas le plus connu des volcans indonésiens. Il est situé à l’extrémité nord-est d’une ligne de centres volcaniques longue de 14 km qui forment une péninsule à l’extrémité sud de l’île de Pantar, dans la province orientale de Nusa Tenggara Timor.

Des émissions de cendres jusqu’à près de 3 km de hauteur ont été observées dans la soirée (heure locale) du 21 juillet 2021.

La sismicité n’a pas montré de changements significatifs.

La couleur de l’alerte aérienne est passée à Orange.

Un certain nombre d’éruptions phréatiques se sont produites sur le Sirung à partir de bouches dans la caldeira au cours du 20ème siècle. Une éruption d’une durée de 3 heures a eu lieu le 8 mai 2012. La dernière éruption s’est produite le 8 juillet 2015, lorsqu’un panache de cendres s’est élevé jusqu’à 1,5 km d’altitude.

Source : The Watchers et des médias indonésiens

 

Source : Wikipedia

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Le Taal (Philippines) reste actif avec des panaches de vapeur et de SO2 qui montent à 1-2 km de hauteur au-dessus du Main Crater Lake. La sismicité reste élevée.
Le niveau d’alerte est maintenu à 3. Le PHIVOLCS rappelle au public que l’ensemble de Volcano Island est une zone de danger permanent interdite d’accès. 3 839 personnes séjournent actuellement dans des centres d’évacuation.
Source : PHIVOLCS.

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De nouvelles explosions ont été enregistrées dans le cratère Ontake du Suwanosejima (Japon) entre le 12 et le 19 juillet 2021. Elles généraient des panaches de cendres de 3 km de hauteur. De grosses bombes volcaniques sont actuellement éjectées à 400 mètres du cratère où de l’incandescence est visible de nuit. Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 et il est demandé au public de ne pas s’approcher à moins de 2 km du cratère.

Source : JMA.

Eruption du Suwanosejima (Source : JMA)

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

The fog which often invades Langihryggur does not allow to make good observations of the Fagradalsfjall eruption (Iceland). However, one can see from time to time that the volcano is still active. The tremor behaves in an irregular way, with intense periods between pauses. It looks as if lava is still flowing.

For the attention of volcanophiles who intend to visit Iceland soon, the Icelandic government will again require negative PCR tests done no more than 72 hours before arrival in Iceland to visitors who have been vaccinated. Several Icelanders returning from abroad have tested positive for Covid-19. Their condition, however, did not cause concern.

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A swarm of more than 141 earthquakes rattled Yellowstone National Park in the past days. It was centered beneath Yellowstone Lake. 40 earthquakes were bigger than M 2.0, and two above M 3.0. However, USGS geologists say the earthquake swarm is nothing to worry about. Such earthquake sequences are common in the Park and account for roughly 50% of the total seismicity in the Yellowstone region. This swarm is similar to one that occurred in about the same place during December 2020.

Some people still worry earthquakes in Yellowstone are a sign that the super volcano that lies beneath the park will soon erupt and have regional and global consequences. The USGS doesn’t think an eruption at Yellowstone is likely for thousands of years. Even with the current swarm, the alert level for Yellowstone is Green, which is normal.

Earthquakes in Yellowstone occur for a number of reasons. The most common is hydrothermal activity when water gets into faults in the Earth’s crust.

Source : USGS.

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After a pause of several days (last eruptive crisis on July 14th, 2021), Mt Etna (Sicily) experienced a new paroxysm on July 20th, 2021 at 5:30 in the morning (local time). The eruptive process has not changed : Strombolian activity in the SE Crater, then evolving into fountains and lava overflows of about 1 or 2 km in length on the SW side of the crater.

At the time of this writing, Etna has experienced 47 eruptive crises – or « paroxysms » – since February 2021. These spectacular eruptive events generate ash plumes which, depending on the direction of the wind, cause ashfall on different regions of Sicily, in particular the east, south and north. It is the same scenario each time: the inhabitants must take out the brooms to remove this ash.

This unwelcome ash has economic and health consequences. There is not only an economic aspect, but also social and sanitary consequences. Nello Musumeci, the President of the Sicilian Region, declared: “We want to involve the national legislation so that the ash of Mt Etna is considered as an ordinary and not extraordinary phenomenon. Indeed, the repeated anger of Mongibello not only disturbs the population, but causes damage and additional costs to homes and businesses, not to mention inconvenience to the roads and health problems, in particular for kids. The Sicily region has therefore decided to plan a structural intervention to evacuate the volcanic ash with a regional fund on which it can draw more quickly. This allocation of funds will allow municipalities to meet the expenses incurred to date.

Source: La Sicilia.

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Mt Sirung is not the best known Indonesian volcano. It is located at the northeast end of a 14 km long line of volcanic centers that form a peninsula at the southern end of Pantar Island, in the eastern province of Nusa Tenggara Timor. Ash emissions up to nearly 3 km in height were observed on the evening (local time) of July 21st, 2021. However, seismicity did not show significant changes. The aviation colour code was raised to Orange.

A number of phreatic eruptions occurred on Mt Sirung from vents in the caldera during the 20th century. A 3-hour eruption occurred on May 8th, 2012. The last eruption occurred on July 8th, 2015, when an ash plume rose to an altitude of 1.5 km.

Source: The Watchers and Indonesian media. Image Sirung

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Taal (Philippines) remains very active with steaam and SO2 plumes rising 1-2 km above the Main Crater Lake. SO2 emissions remain elevated. Significant seismicity accompanies the gaz emissions.
The alert level is kept at 3. PHIVOLCS reminds the public that the entire Taal Volcano Island is a permanent danger zone whose acess is prohibited. 3,839 persons are staying in evacuation centres..
Source: PHIVOLCS.

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New explosions were recorded at Suwanosejima’s Ontake Crater between July 12th and 19th,, 2021. They produced plumes that rose as high as 3 km above the crater. Large volcanic bombs are often ejected 400 m from the crater and incandescence is visible at night. . The Alert Level remains at 3 and the public is asked to stay 2 km away from the crater.

Source : JMA.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

ource : JMA.