Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Épisode 42 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé le 15 février 2026 à 23h38 (heure locale), après 9 heures et 48 minutes de fontaines de lave. Le débit effusif maximal a atteint 780 mètres cubes par seconde. L’événement s’est achevé avec un débit effusif moyen de 330 mètres cubes par seconde. Le volume de lave émis est estimé à 11,4 millions de mètres cubes. La lave a recouvert environ 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La hauteur des fontaines de lave a culminé à environ 400 mètres au niveau de la bouche éruptive sud. La fontaine de la bouche nord a atteint environ 300 mètres de hauteur.
Le HVO indique que les données sont actuellement insuffisantes pour prévoir le début des fontaines de lave de l’Épisode 43, mais celui-ci devrait avoir lieu dans 2 ou 3 semaines, entre le 5 et le 20 mars 2026.
Source : HVO.

Images webcam de l’Épisode 42

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) se poursuit tranquillement, comme le montre la faible amplitude du trémor éruptif. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec un cône en formation d’environ 15 m de hauteur. L’OVPF précise que ce cône reste ouvert, permettant à la lave de s’écouler librement. Le front de coulée est toujours figé à environ 2,6 km de la RN2 qui n’est donc pas menacée. .

Une sismicité persistante est enregistrée sous le sommet, signe que le système reste sous pression et que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.Dans la mesure où l’éruption n’est pas terminée, l’Enclos reste fermé au public

Source : OVPF.

 

Le panache de SO2 observé le 14 février 2026 par le satellite Sentinel-5 Precursor du programme européen Copernicus.

Mon ami Christian Holveck vient de me faire parvenir quelques photos du site éruptif. Très belles, comme d’habitude:

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À compter du 16 février 2026, un nouvel essaim sismique incluant des événements hybrides a été enregistrée sous le Teide (Tenerife, îles Canaries).

 

Photo : C. Grandpey

Les données du Réseau sismologique des Canaries font état de plus de 300 événements de très faible magnitude enregistrés depuis le début de cet épisode. Les secousses se produisent à une profondeur d’environ 8 à 12 km sous le sommet du volcan et présentent des formes d’onde hybrides caractéristiques de l’interaction entre la fracturation de roches et les mouvements de fluides dans un environnement hydrothermal.

Sommet du Teide (Photo : C. Grandpey)

Selon INVOLCAN, le mécanisme le plus probable est l’injection de fluides magmatiques dans le système hydrothermal de Tenerife. Ce processus se répète depuis 2016 et est corroboré par des observations géophysiques et géochimiques indépendantes, avec notamment une augmentation des émissions diffuses de CO₂ provenant du cratère du Teide, ainsi qu’une légère déformation du sol sur le flanc nord-est du volcan.
Les autorités précisent que cette série d’événements sismiques ne modifie pas la probabilité d’éruption à court ou moyen terme et qu’aucun changement de niveau d’alerte n’a été décidé. Cette nouvelle activité fait suite à un essaim hybride semblable détecté le 7 février 2026 et s’inscrit dans une série d’épisodes d’activité volcanique observés depuis une dizaine d’années. Des essaims comparables se sont produits le 7 août 2025, le 14 novembre 2024, le 12 juillet 2022, le 16 juin 2022 et le 14 juin 2019.
La dernière éruption du Teide remonte à 1909, au niveau de la bouche éruptive de Chinyero, sur son flanc nord-ouest.

Photo : C. Grandpey

Source : Institut volcanologique des Canaries (INVOLCAN).

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Le Met Office islandais (IMO) nous informe ces jours-ci que la quantité de magma sous Svartsengi continue d’augmenter, avec environ 22 millions de mètres cubes qui se sont accumulés depuis la dernière éruption en juillet 2025. L’IMO note également que ce volume approche désormais les niveaux les plus élevés mesurés depuis le début des événements le 18 décembre 2023. Une intrusion magmatique et une éruption le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar restent le scénario le plus probable. Selon l’IMO, si une éruption se produit, elle ressemblera très probablement aux précédentes le long de cette chaîne de cratères. L’activité sismique au-dessus de l’intrusion magmatique est restée faible, comme ces dernières semaines.

Cela fait plusieurs semaines, pour ne pas dire plusieurs mois, que les scientifiques de l’IMO annoncent qu’une éruption se produira prochainement le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkagígar. Certes, une éruption se déclenchera un jour ou l’autre, mais peut-on vraiment parler de prévision éruptive ?

Image de l’éruption de juillet 2025

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 L’activité éruptive se poursuit sur le Fuego (Guatemala), avec des explosions stromboliennes quotidiennes générant des panaches de gaz et de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du sommet. Des grondements et des ondes de choc sont toujours signalés. Des explosions projettent des matériaux incandescents jusqu’à 300 m au-dessus du sommet. Des avalanches de blocs incandescents dévalent quotidiennement plusieurs ravines sur les flancs du volcan.
Source : INSIVUMEH.

À noter sur la chaîne ARTE un documentaire intéressant (52 minutes) intitulé « Passion volcan » qui montre l’activité éruptive du Fuego en 2022 à l’aide de drones. L’équipe de tournage s’est installée sur l’Acatenango voisin qui offre un superbe belvédère sur le Fuego. Les images sont globalement bonnes, mais il est étonnant que le rendu de la lave de nuit ne soit pas meilleur avec des caméras très haute définition.

Le documentaire présente également une bonne séquence sur l’île islandaise de Surtsey et sur le fonctionnement du geyser Strokkur. Vous le verrez en cliquant sue ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/127484-003-A/le-grand-show-de-la-nature/

Image extraite du documentaire

Étant moi-même pilote de drone, cette approche de leur utilisation en volcanologie m’a beaucoup plu. Il y a quelques années, j’avais prévu de faire des prélèvements de gaz au-dessus de la Bocca Nuova de l’Etna mais la difficulté d’une telle entreprise et le risque de perdre un drone dans les turbulences des gaz m’ont fait abandonner ce projet.

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Une éruption explosive du Kanlaon (Philippines) le 19 février 2026 a généré un panache de cendres de 2 000 mètres de haut, des coulées pyroclastiques dans un rayon de 2 km autour du cratère et des retombées de cendres sur 41 quartiers répartis dans six villes, nécessitant l’évacuation de plus de 30 familles. L’événement a duré deux minutes, d’après les enregistrements sismiques. L’éruption a également produit une onde de choc et des grondements perçus à plus de 30 km du cratère.
Les mesures de déformation montrent que l’édifice volcanique enfle lentement et de façon fluctuante depuis 2022 en raison d’intrusions magmatiques en profondeur. Selon l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS), un blocage des conduits de gaz volcaniques et la pressurisation qui en a résulté ont déclenché l’éruption explosive du 19 février. Ce mécanisme éruptif correspond à celui observé depuis juin 2024. Le volcan est maintenu au niveau d’alerte 2.
Voici une vidéo de la dernière éruption explosive :
https://twitter.com/i/status/2024418997643386960

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Une hausse de l’activité éruptive a été observée à Ambae (Vanuatu) les 12 et 13 février 2026. Une forte incandescence au-dessus du cratère était visible sur les images des webcams, et les données satellitaires ont confirmé une forte anomalie thermique et des niveaux élevés de SO₂. Une hausse de l’activité sismique a également été détectée. Des retombées de cendres et une odeur de soufre ont été signalées par les populations sous le vent. L’activité a diminué les 14 et 15 février. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5). Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger A, définie comme un rayon de 2 km autour des bouches éruptives actives du lac Voui.

Source : Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD).

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Aucune activité éruptive n’est actuellement observée sur l’Ubinas (Pérou), mais l’Institut géophysique du Pérou (IGP) signale que ces dernières semaines, des lahars chargés de cendres, de fragments de roche et de blocs ont dévalé la ravine Volcánmayo, sur le flanc sud-est du volcan. Il est demandé au public de se tenir à l’écart de cette ravine et d’éviter de circuler sur la route Querapi-Ubinas-Huarina. Le niveau d’alerte volcanique reste à la couleur Verte (le niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).

Vue de l’Ubinas et son cratère ‘Source: IGP)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Episode 42 of the Kilauea eruption (Hawaii)ended at 11:38 p.m. (local time) on February 15 2026 after 9 hours and 48 minutes hours of lava fountaining. The peak effusive flow rate reached 780 cubic meters per second. The event ended with an average effusive flow rate of 330 cubic meters per second. The volume of lava emitted is estimated at 11.4 million cubic meters. The lava covered approximately 50% of the floor of Halemaʻumaʻu crater. The height of the lava fountains peaked at approximately 400 meters at the southern vent. The fountain at the northern vent reached approximately 300 meters.

The HVO says there is not enough data to issue forecast for the onset of Episode 43 lava fountains, but it is likely 2-3 weeks away, between 5 and 20 March 2026.

Source : HVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise (Reunion Island) continues quietly, as evidenced by the low amplitude of the eruptive tremor. Only one eruptive vent remains active on the south-southeast flank, with a cone approximately 15 meters high. The OVPF specifies that this cone remains open, allowing lava to flow freely. The lava flow front is still stationary about 2.6 km from the RN2 highway, which is therefore not threatened.
Persistent seismic activity is recorded beneath the summit, indicating that the system remains under pressure and that the volcano may not have yet exhausted its potential.

As the eruption is ongoing, the Enclos remains closed to the public.

Source : OVPF.

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Beginning on February 16 2026, a new swarm of hybrid seismic events has been recorded beneath Teide volcano (Tenerife / Canary Islands). Data from the Canary Seismic Network show more than 300 very low-magnitude events recorded since the start of the episode. The earthquakes have depths of about 8–12 km below the volcano’s summit and display hybrid waveforms typical of the interaction between rock fracturing and fluid movement in a hydrothermal environment. According to INVOLCAN, the most likely mechanism is magmatic-fluid injection into Tenerife’s hydrothermal system. This process has been recurring since 2016 and is supported by independent geophysical and geochemical observations, including increased diffuse CO2 emissions from Teide’s crater and slight ground deformation on the volcano’s northeastern flank.

Authorities state that the swarm does not alter the likelihood of eruption in the short or medium term and that no alert-level changes have been made.

The new activity follows a similar hybrid swarm detected on February 7, 2026, and continues a decade-long pattern of episodic unrest. Comparable swarms occurred on August 7, 2025, November 14, 2024, July 12, 2022, June 16, 2022, and June 14, 2019.

Teide’s most recent eruption occurred in 1909 at the Chinyero vent on its north-western flank.

Source : Instituto Volcanológico de Canarias (INVOLCAN).

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The Icelandic Met Office informs us that the amount of magma beneath Svartsengi continues to increase, with about 22 million cubic meters having accumulated since the last eruption in July 2025. The Met Office also notes that the volume is now approaching the highest levels measured since the events began on December 18, 2023. A magma intrusion and eruption along the Sundhnúkagígar crater row remains the most likely scenario. According to the IMO, if an eruption occurs, it is most likely to be similar to previous events along the Sundhnúkagígar crater row. Seismic activity above the magma intrusion has remained low, similar to recent weeks.

Scientists at the Met Office have said for several weeks or even months that an eruption would occur in the short term along the Sundhnúkagígar crater row. Sure, it will happen some day or other, but can we call it eruptive prediction ?

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Eruptive activity continues at Fuego (Guatemala) with daily Strombolian explosions generating gas-and-ash plumes that rise as high as 1.1 km above the summit. Rumbling sounds and shock waves are still reported. Explosions occasionally eject incandescent material as high as 300 m above the summit. Daily incandescent block avalanches descend several drainages on the flanks of the volcano.

Source : INSIVUMEH.

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An explosive eruption at Kanlaon (Philippines) on February 19, 2026 generated a 2 000-meter ash plume, pyroclastic flows within 2 km of the crater, and ashfall across 41 neighborhoods in six cities where more than 30 families had to be evacuated. The event lasted two minutes on seismic recordings. The eruption also generated a shockwave heard as a booming sound and felt more than 30 km from the crater.

Ground deformation measurements show that the Kanlaon edifice has been inflating at low and fluctuating rates since 2022 due to magma intrusion at depth. According to PHIVOLCS, blockage of established volcanic gas pathways and the resulting pressurization of the edifice triggered the February 19 explosive event, which is consistent with the eruption mechanism observed since June 2024. The volcano is kept at alert level 2.

Here is a video of the explosive eruption :

https://twitter.com/i/status/2024418997643386960

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Increased eruptive activity was observed at Ambae (Vanuatu) during 12-13 February 2026. Strong incandescence above the crater rim was visible in webcam images, and satellite data confirmed a strong thermal anomaly and high levels of SO2 emissions. Increased tremor was also detected by the seismic network. Ashfall and a sulfur odor was reported by residents downwind. Activity decreased during 14-15 February, The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5). The public is asked to stay outside Danger Zone A, defined as a 2-km radius around the active vents in Lake Voui.

Source : Vanuatu Meteorology and Geohazards Department (VMGD).

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No eruptive activity is currently observed at Ubinas (Peru), but the Instituto Geofísico del Perú (IGP) reports that in the past weeks t lahars carrying ash, rock fragments, and blocks have descended the Volcánmayo drainage on the SE flank of the volcano. The public is asked to stay away from the drainage and to avoid driving on the Querapi-Ubinas-Huarina highway. The volcano alert level remains at Green (the lowest level on a four-color scale).

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Les Hawaïens et la hausse de niveau de l’océan // Hawaiians and ocean level rise

Dans la mesure où ils vivent dans un archipel entouré par l’océan Pacifique, les Hawaïens sont de plus en plus préoccupés par la montée des eaux. Ils se sentent impuissants lors des tempêtes, lorsqu’ils voient les vagues s’écraser sur leurs côtes et envahir leur territoire. La hausse de niveau de l’océan à Hawaï est estimée à 10 pouces (environ 25 centimètres) depuis 1950.
Une nouvelle étude menée par l’Organisation de recherche économique de l’Université d’Hawaï (University of Hawaiʻi Economic Research Organization) révèle que les Hawaïens sont inquiets de la montée des eaux et de ses impacts actuels et futurs sur le 50ème État américain. Il s’agit de la première étude représentative mesurant les opinions, la perception des risques et les préférences politiques du public concernant la montée des eaux dans les quatre comtés de l’archipel.

Le rapport, intitulé « Opinions du public sur la montée des eaux à Hawaï », compile les réponses de 1 314 adultes interrogés durant l’été 2025 et offre l’aperçu le plus complet à ce jour de la façon dont les habitants perçoivent la montée des eaux et les choix politiques qu’elle soulève.
Les résultats de l’enquête montrent que la grande majorité des Hawaïens sont conscients de la réalité de la montée des eaux. Un large consensus se dégage quant à la nécessité d’agir. La question la plus complexe n’est pas de savoir s’il faut agir, mais comment structurer l’adaptation de manière crédible, équitable et durable. Voici les principaux résultats de l’étude :

– 89 % des habitants estiment que la montée du niveau de la mer est une réalité, notamment une large majorité de démocrates (97 %), d’indépendants (90 %) et de républicains (80 %).

– Près de la moitié affirment que la montée du niveau de la mer affecte déjà la population d’Hawaï, et plus de 80 % s’attendent à des impacts dans les 25 prochaines années.

– 83 % pensent que la montée du niveau de la mer aura des conséquences catastrophiques pour l’État d’ici 50 ans.

– Environ 90 % sont favorables à la limitation de l’aménagement dans les zones inondables, et plus de 80 % privilégient le développement à l’intérieur des terres plutôt que la poursuite de expansion côtière.

– 81 % seraient prêts à quitter les zones à haut risque si une juste compensation leur était offerte.

– Seuls 45 % se disent prêts à payer des impôts ou des taxes plus élevés pour financer des projets de protection au niveau de leur zone d’habitation.

La population est clairement consciente des risques et soutient une nouvelle politique côtière, avec notamment des limitations de l’aménagement, et une aide publique au relogement. Dans le même temps, de nombreux habitants se disent mal informés sur la montée du niveau de la mer et doutent que les agences gouvernementales soient pleinement préparées.

L’enquête révèle également un fort soutien à l’aide gouvernementale aux propriétaires fonciers dans les zones vulnérables, notamment un accès élargi à l’assurance inondation, des incitations à surélever ou à protéger les bâtiments contre les inondations, et un financement public pour soutenir le relogement volontaire.

Les avis sont plus partagés concernant la protection du littoral : une courte majorité se prononce en faveur des digues privées, tandis qu’un soutien beaucoup plus important est apporté aux digues protégeant les infrastructures publiques telles que les routes et les réseaux d’eau et d’électricité.
Le rapport complet est disponible sur le site web de l’UHERO : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

 

Les vagues de l’océan Pacifique viennent frapper le côtes hawaïennes (Photo : C. Grandpey)

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Because they are living in an archipelago surrounded by the Pacific Ocean, Hawaiians feel more and more concerned by ocean level rise. They feel powerless during the storms when the see the waves crash on the shores and invade their territory. The rise in ocean level in Hawaii is estimated at 10 inches (about 25 centimeters) since 1950.

A new study by the by the University of Hawaiʻi Economic Research Organization shows that Hawaii residents are concerned over sea level rise and its current and future impacts on the 50th State of the Union. It is the first representative study to measure public beliefs, risk perceptions and policy preferences related to sea level rise across all four counties.

The report – Public Views on Sea Level Rise in Hawaii – includes the responses from 1,314 adults surveyed in summer 2025, and provides the most comprehensive snapshot to date of how residents view sea level rise and the policy choices it raises.

The results of the survey show that Hawaii residents overwhelmingly accept that sea level rise is happening. There is broad agreement that action is needed. The harder question is not whether to act, but how to structure adaptation in a way that is credible, fair and sustainable over time.

Here are the study’s key findings :

– 89% of residents believe sea level rise is happening, including large majorities of Democrats (97%), Independents (90%) and Republicans (80%).

– Nearly half say sea level rise is already affecting people in Hawaiʻi, and more than 80% expect impacts within the next 25 years.

– 83% believe sea level rise will have catastrophic consequences for the state within 50 years.

– About 90% support restricting development in flood-prone areas, and more than 80% favor prioritizing inland development over continued coastal expansion.

– 81% would be willing to relocate from high-risk areas if offered fair compensation.

– Only 45% say they would be willing to pay higher taxes or fees to fund neighborhood-level protection projects.

People clearly recognize the risks and support major shifts in coastal policy, including limits on development and public assistance for relocation. At the same time, many residents report feeling poorly informed about sea level rise and doubt that government agencies are fully prepared.

The survey also finds strong support for government assistance to property owners in vulnerable areas, including expanded access to flood insurance, incentives to elevate or flood-proof buildings, and public funding to support voluntary relocation. Residents are more divided on shoreline armoring, with narrow majority support for private seawalls but much stronger backing for seawalls protecting public infrastructure such as roads and utilities.

The full report is available on the UHERO website : https://uhero.hawaii.edu/

Source : Big Island Now.

Coup de chaud sur le Groenland et coup de balai de l’Administration Trump // Heatwave in Greenland and a clean sweep by the Trump Administration

Le Groenland a entamé l’année 2026 avec son mois de janvier le plus chaud jamais enregistré. L’île a non seulement établi un record le mois dernier, mais elle a également pulvérisé son précédent record pour le premier mois de l’année. Le Groenland se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète.

Photo: C. Grandpey

Selon un rapport préliminaire de l’Institut météorologique danois, la température moyenne en janvier a connu une hausse de 0,2 degré Celsius à Nuuk, la capitale du Groenland. La température moyenne historique en janvier, de 1991 à 2020, est de -7,7 degrés Celsius.
Comme je l’ai écrit précédemment, 2025 a été la troisième année la plus chaude jamais enregistrée sur Terre. La température annuelle moyenne à la surface a été de 1,17 degré Celsius supérieure à la moyenne du 20ème siècle. L’année dernière a marqué la fin d’une période de trois années de chaleur sans précédent. Seules l’année record 2024 et la deuxième année la plus chaude jamais enregistrée, 2023, ont été plus chaudes que 2026. Les dix années les plus chaudes jamais enregistrées sur Terre se sont toutes produites depuis 2015.
L’amplification arctique (AA) désigne le phénomène par lequel les hautes latitudes, notamment les régions polaires et arctiques, se réchauffent plus rapidement que les basses latitudes. Tous les climatologues s’accordent à dire que l’AA est devenue l’une des signatures les plus claires du réchauffement climatique ces dernières années, en raison de l’ampleur et de l’accélération du réchauffement observé depuis 1990. Globalement, l’Arctique se réchauffe près de quatre fois plus vite que le reste de la planète.
L’étendue minimale de la banquise arctique en 2025 se classe au 10ème rang des plus faibles jamais enregistrées, et son étendue maximale a établi un nouveau record de faiblesse. De nouvelles études montrent que la calotte glaciaire du Groenland pourrait disparaître en grande partie d’ici l’an 3000 sous l’effet de la pollution et de la hausse des températures.

Photo: C. Grandpey

Alors que le nord-est des États Unis a dû affronter plusieurs vagues de froid, la douceur de l’hiver a aussi fait la une des journaux américains ces derniers temps. Des records de chaleur ont été battus en février dans plusieurs villes de l’Ouest. De nouveaux records ont été établis en Californie, où plusieurs villes ont enregistré des températures record. Des records de température ont également été enregistrés à Anchorage, en Alaska. Cette douceur inhabituelle dans l’Ouest a contribué à une pénurie de neige qui touche plusieurs États. De nombreuses localités de l’Ouest connaissent actuellement l’un des trois hivers les plus chauds jamais enregistrés, notamment Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix et Dallas. Selon les Centres nationaux d’information environnementale (NCE), au cours de l’année écoulée, les records de chaleur ont largement dépassé les records de froid à travers le pays. Depuis février 2025, on a enregistré plus de trois fois plus de records de chaleur que de records de froid.
Source : The Cool Down via Yahoo News.

Dans le même temps, la National Science Foundation (NSF) informe le public que le Centre national de recherche atmosphérique (NCAR) de Boulder, dans le Colorado, l’un des plus importants centres de recherche sur la météorologie et le climat au monde, est sur le point de perdre son unité de supercalculateur, un élément essentiel du NCAR.

Crédit photo: NCAR

Il s’agit là d’une nouvelle décision absurde de l’administration Trump visant à démanteler les infrastructures climatiques. Ce centre de calcul exécute des modèles de recherche sur la météorologie et le climat et est utilisé par environ 1 500 chercheurs issus de plus de 500 universités américaines. Les travaux effectués sur ce supercalculateur profitent à la population américaine en permettant des prévisions plus précises des phénomènes météorologiques et climatiques extrêmes, des turbulences aériennes, etc.
Source : CNN.

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Greenland started 2026 with its warmest January on record. The island not only set a record last month, but it also shattered its previous record for the first month of the year. Greenland is warming four times faster than the rest of the world.

The Danish Meteorological Institute released preliminary temperature reports indicating that the average temperature in January was up 0.2 degrees Celsius in Nuuk, Greenland’s capital. The historical average January temperature from 1991 through 2020 is -7.7 degrees Celsius.

As I put it before, 2025 was the third-warmest year on record for Earth. The annual global surface temperature was 1.17 degrees Celsius above the 20th-century average. Last year capped an unprecedented three-year heat streak. Only the record-setting year of 2024 and the second-warmest year on record, 2023, were warmer than 2026. Our world’s warmest 10 years on record have all happened since 2015.

Arctic Amplification (AA) is the name given to the phenomenon of higher latitudes, the polar and Arctic regions, warming faster than lower latitudes. All climatologists agree to say that AA has become one of the clearest signatures of global warming over the last few years due to the magnitude and acceleration of warming that has occurred since 1990. The Arctic is warming nearly four times faster than the rest of the planet.

The Arctic’s 2025 minimum sea ice extent tied as the 10th smallest on record, and its maximum set a new record low. New research shows Greenland’s ice sheet could largely collapse by 3000 under ongoing pollution and rising temperatures.

While the north-east of the country had to face several cold snaps, warm winter weather has been making headlines in the U.S. lately. Record highs were set on in February across several western cities. New records were set in California where several cities set a record high. Temperature records were also registered in Anchorage in Alaska. Unusual warmth in the West has contributed to a snow drought impacting several states. Many locations in the West are experiencing one of the top three warmest winters on record, including Portland, Reno, Salt Lake City, Los Angeles, Phoenix, and Dallas. According to the National Centers for Environmental Information, over the past year, record warmth has far outpaced record cold across the country. Since February 2025, there have been more than three times the number of record highs set compared to record lows.

Source : The Cool Down through Yahoo News.

In the meantime, the National Science Foundation informs the public that the National Center for Atmospheric Research (NCAR) in Boulder, Colorado, one of the world’s top weather and climate research centers is slated to lose its critical supercomputing facility.

This is another stupid decision of the Trump Administration to dismantle climate facilities. The computing center runs weather and climate research models and is used by about 1,500 researchers from over 500 universities around the U.S. The work done on this supercomputer benefits the American people by leading to more accurate forecasts of extreme weather and climate events, aircraft turbulence and more.

Source : CNN.

Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : poursuite de l’éruption // The eruption continues

L’éruption du Piton de la Fournaise se poursuit tranquillement, comme le montre la faible amplitude du trémor éruptif qui poursuit régulièrement son déclin. Une seule bouche éruptive reste active sur le flanc sud-sud-est, avec un cône en formation d’environ 15 m de hauteur. L’OVPF précise que ce cône reste ouvert, permettant à la lave de s’écouler librement. Le front de coulée est toujours figé à environ 2,6 km de la RN2 qui n’est donc pas menacée. .

Une sismicité persistante est enregistrée sous le sommet, signe que le système reste sous pression et que le volcan n’a peut-être pas dit son dernier mot.

Dans la mesure où l’éruption n’est pas terminée, l’Enclos reste fermé au public.

 Schéma montrant les débits de lave en surface (m3/s) entre le 13 février et le 17 février 2026 (Source : données satellites de la plateforme HOTVOLC (OPGC-Université Clermont Auvergne).

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The eruption of Piton de la Fournaise continues quietly, as evidenced by the low amplitude of the eruptive tremor, which is steadily declining. Only one eruptive vent remains active on the south-southeast flank, with a cone approximately 15 meters high. The OVPF specifies that this cone remains open, allowing lava to flow freely. The lava flow front is still stationary about 2.6 km from the RN2 highway, which is therefore not threatened.
Persistent seismic activity is recorded beneath the summit, indicating that the system remains under pressure and that the volcano may not have yet exhausted its potential. As the eruption is ongoing, the Enclos remains closed to the public.