La fonte des Alpes (suite)

Avant d’aller passer quelques jours en Italie, j’ai fait une halte du côté de Chamonix, histoire de jeter un coup d’œil aux glaciers et voir à quel point le réchauffement climatique les fait souffrir. Dès mon arrivée à Sallanches, j’ai été surpris par la réduction de la surface de neige et de glace depuis ma dernière visite en 2022.

J’en ai eu la confirmation en me rendant sur le Plateau d’Assy où la vue sur le massif du Mont Blanc est magnifique. Je comprends pourquoi les parapentistes apprécient le site.

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 J’avais jugé inutile de prendre le train du Montenvers pour aller saluer la Mer de Glace. Les images de la webcam m’avaient montré que le glacier, ou ce qu’il en reste, n’en valait pas la peine.

Image webcam

La Mer de Glace est une véritable mer morte. Les Chamoniards que j’ai rencontrés se posent de sérieuses questions sur le devenir de la grotte qui pourrait bien ne plus exister à très court terme. J’ai fait remarquer que l’excursion allait perdre une grande partie de son intérêt, mais on m’a répondu, à juste titre, que le panorama ne disparaîtrait pas avec le réchauffement climatique. J’ai eu la chance de pouvoir admirer la Mer de Glace dès l’âge de 8ans.

Mes yeux de gosse n’étaient pas assez grands pour profiter du spectacle offert pat le glacier et les Grandes Jorasses que je ne connaissais que par les images de mon livre de géographie de l’école primaire. Aujourd’hui, j’ai envie de pleurer quand je vois le spectacle de désolation offert aux visiteurs…

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Je suis également triste quand je prends le télésiège qui permet de monter observer le glacier des Bossons, ou ce qu’il en reste. Comme pour la Mer de Glace, la morphologie n’a plus rien à voir avec celle des années 1950. Un arc de fonte entame en ce moment le front du glacier.

On a l’impression que les séracs sont sur le point de se précipiter dans le vide. Le recul du glacier depuis ma dernière visite en 2022 est impressionnant. La célèbre Jonction avec le Taconnaz n’existe d’ailleurs plus depuis longtemps.

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Le recul du glacier de Bionnassay est lui aussi inquiétant. Depuis le début de l’été 2027, le Tramway du Mont Blanc (TMB) monte jusqu’au Nid d’Aigle d’où partent des sentiers qui permettent de s’approcher du glacier. Dès que je l’ai aperçu depuis le train, je me suis rendu compte qu’il avait considérablement perdu de la masse au cours des quatre dernières années, à l’image des autres glaciers du massif.

 À l’extrémité du couloir de fonte, on distingue un lac à la belle couleur verte où nagent quelques glaçons. Des chutes de pierres et de séracs se produisent régulièrement dans le lac, mais son volume n’est pas répertorié parmi les situations de surverse critique, comme pour le lac de Rosolin à Tignes, par exemple.

Le lac s’est formé progressivement depuis les années 2000 à l’avant du front glaciaire en raison du réchauffement climatique et du recul de la langue de glace. Selon mes informations – à confirmer – le lac ne constitue pas une menace directe et imminente pour les vallées en contrebas, contrairement à la poche d’eau du glacier de Tête-Rousse à laquelle je consacrerai une prochaine note.

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Une fois passé le tunnel du Mont Blanc, j’ai fait une halte dans le Val Ferret au-dessus de Courmayeur, le temps d’aller jeter un coup d’œil aux glaciers suspendus sur le versant italien du massif du Mont Blanc.

Je voulais en particulier observer le glacier de Planpincieux et, si possible, avoir les impressions de quelques habitants du village qui était récemment sous la menace d’effondrements de ce glacier dit ‘tempéré’, ce qui signifie que de l’eau liquide y circule souvent en été, favorisant un glissement rapide sur la roche.

Une forte activité a été enregistrée en juillet 2026, menant à des restrictions de protection civile temporaires dans le Val Ferret. La situation s’est ensuite stabilisée vers la mi-août et le glacier est repassé sous ses seuils critiques d’alerte, ce qui m’a été confirmé par deux villageois. Vue depuis le village de Planpincieux, la masse de glace ne semble pas impressionnante et je me suis dit que le réchauffement climatique était probablement passé par là.

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Reste l’Aiguille du Midi.

 

Vue depuis la vallée, la pyramide de roche semble solide et elle est sous étroite surveillance, avec des capteurs qui permettent de savoir comment se comporte le permafrost à plus de 3800 mètres d’altitude. Les derniers effondrements dans le secteur de l’Aiguille (15 000 mètres cubes le 12 août 2026 au niveau du Triangle du Tacul ; effondrements de l’Arête des Cosmiques le 22 août 2018 et le 29 août 2022) montrent qu’il faut se montrer particulièrement vigilant. Une mise à l’arrêt du téléphérique de l’Aiguille du Midi et la disparition de la grotte de Mer de Glace constitueraient une catastrophe économique pour la ville de Chamonix.

Au final, la situation glaciaire sur le massif du Mont Blanc en 2026 suit l’évolution du réchauffement climatique. La hausse des températures et les canicules à répétition portent des coups sévères aux glaciers dont l’avenir semble très compromis.

Photos: C. Grandpey

À noter que le couloir du Goûter a encore tué. Le 10 septembre, un alpiniste tchèque a été emporté par une chute de pierres. Le secteur, parfois surnommé « couloir de la mort », est considéré comme l’une des zones les plus dangereuses de la voie classique d’accès au Mont-Blanc en raison des chutes de pierres. Deux autres alpinistes tchèques ont été tués dans par une chute de pierres dans la nuit du 14 au 15 juillet.

Pour éviter davantage de drames et dissuader les alpinistes d’emprunter cette voie, le maire de St Gervais a décidé de fermer les refuges du Goûter et de Tête Rousse du 11 au 26 août du fait de la chaleur propice aux éboulements. Leur réouverture n’écarte malheureusement pas le danger !

Le méthane et les nouveaux régimes climatiques en Sibérie // Methane and new climate regimes in Siberia

Concentrations de CO2 : 425,44 ppm (11 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

J’ai rédigé plusieurs notes sur ce blog à propos des conséquences du dégel du permafrost en Sibérie, notamment en ce qui concerne le méthane. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Science révèle l’émergence de deux régimes climatiques distincts en Sibérie, séparés par le fleuve Ienisseï, sous l’effet du réchauffement de l’Arctique. L’étude prévient que ces régimes pourraient déclencher des émissions incontrôlées de méthane.
Alors que la Sibérie occidentale devient plus humide, la partie orientale de la région s’assèche et devient plus sujette aux feux de forêt. Entre 2010 et 2023, les émissions de méthane en Sibérie ont augmenté de 5 % par an. La Sibérie occidentale libère du méthane principalement par l’activité microbienne dans les sols en dégel, tandis que la Sibérie orientale rejette ce gaz via la combustion de la biomasse. Compte tenu de l’accélération observée du dégel du pergélisol, de l’activité des zones humides et de la fréquence des feux de forêt, une hausse des émissions de méthane était prévisible, mais pas dans des proportions aussi importantes.
Les émissions annuelles de méthane ont augmenté d’environ 12 millions de tonnes au cours de la période étudiée, ce qui est équivalent à la hausse des émissions de méthane dans les zones humides à l’échelle mondiale. Bien que la Sibérie ne représente actuellement qu’environ 5 % des émissions globales de méthane, la région est l’une des sources naturelles de méthane dont le volume augmente le plus rapidement sur la planète.
Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont combiné des observations satellitaires et des mesures effectuées près de la surface pour cartographier l’évolution des émissions de méthane en Sibérie. Plutôt que d’additionner les sources individuelles de méthane au sol, ils ont eu recours à une méthode de modélisation appelée « système d’inversion des flux de méthane » – methane flux inversion system – qui leur a permis de limiter l’incertitude de leurs estimations à environ 10 %.
Les résultats de l’étude montrent que le réchauffement de l’Arctique amplifie les émissions de méthane par des voies distinctes en Sibérie occidentale et orientale car ces régions sont soumises à des régimes climatiques différents.

Les chercheurs ont également utilisé des modèles climatiques pour prévoir les futures émissions de méthane en Sibérie ; ils ont constaté qu’un réchauffement supplémentaire pourrait libérer des millions de tonnes de gaz à effet de serre stockés dans les forêts et le pergélisol, accélérant ainsi davantage la tendance au réchauffement.
En Sibérie occidentale, le méthane est principalement libéré par le pergélisol. La Sibérie renferme 46 % du pergélisol de l’hémisphère nord, et ce sol gelé emprisonne d’immenses quantités de carbone accumulées au fil des millénaires. La Sibérie occidentale est influencée par le mode de circulation atmosphérique scandinave qui se caractérise par un centre de circulation principal au-dessus de la Scandinavie et des centres secondaires opposés situés au-dessus de l’Europe occidentale et de l’est de la Russie.

Le mode de circulation atmosphérique scandinave (illustré ici dans sa phase positive) se caractérise par différents systèmes de pression au-dessus de la Scandinavie, de l’Europe occidentale et de la région située entre l’est de la Russie et l’ouest de la Mongolie. (Source: NOAA)

Le réchauffement climatique conduit la configuration météorologique dite « scandinave » à transporter davantage de chaleur et d’humidité depuis l’Atlantique Nord vers la Sibérie occidentale. Conjugué à la hausse rapide des températures en Sibérie occidentale, ce phénomène entraîne un dégel généralisé du pergélisol et libère du carbone que les microbes peuvent transformer en méthane.
À l’inverse, la Sibérie orientale subit l’influence de l’Oscillation arctique qui provoque un effet de bascule de la pression atmosphérique entre l’Arctique et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique affecte l’Oscillation arctique, et favorise l’installation de systèmes de haute pression persistants qui intensifient les vagues de chaleur, réduisent la couverture nuageuse et attisent les feux de forêt en Sibérie orientale.
Les modèles climatiques présentés dans la nouvelle étude indiquent que les émissions de méthane augmenteront parallèlement à la hausse des températures et que cette progression pourrait s’accélérer à mesure que la planète se réchauffe, déclenchant ainsi une boucle de rétroaction.
Source : Live Science via Yahoo News.

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I have written several posts about the consequences of the melting permafrost in Siberia, especially as far as methane is concerned. Today, a new study published in the journal Science informs us that two distinct climate regimes are emerging in Siberia because of Arctic warming and they could trigger runaway methane emissions. The Yenisei River delineates the stwo environmental states.

While western Siberia is becoming wetter these days, the eastern part of the region is getting drier and more prone to wildfires.

Between 2010 and 2023, methane emissions from Siberia rose by 5% per year, with western Siberia releasing methane mainly via microbial activity in thawing soils and eastern Siberia discharging the gas through biomass burning. Given the observed increases in permafrost thaw, wetland activity, and wildfire occurrence, an increase in methane emissions was expected, but not in solarge and sustained proportions.

Annual methane emissions grew by about 12 million tons over the study period, which corresponds to the rate of increase in methane emissions from wetlands worldwide. Although Siberia currently makes up only about 5% of global methane emissions, the region is becoming one of the fastest-growing natural methane sources on the planet.

In their study, the researchers integrated satellite observations with near-surface measurements to map methane emissions from Siberia over time. Instead of adding up individual methane sources on the ground, the researchers used a modeling method known as a methane flux inversion system, which helped them limit the uncertainty in their estimates to roughly 10%.

The results of the study show that Arctic warming amplifies methane emissions via distinct pathways in western and eastern Siberia because the regions are influenced by different climate patterns. The researchers also used climate models to predict future methane emissions from Siberia and found that additional warming could unleash millions of tons of greenhouse gases stored in forests and permafrost, which would further accelerate the warming trend.

In western Siberia, methane is released mainly from permafrost. Siberia holds 46% of the Northern Hemisphere’s permafrost, and this icy sediment traps vast amounts of carbon that have accumulated for thousands of years. Western Siberia is influenced by the Scandinavian pattern of atmospheric circulation that consists of a main circulation center over Scandinavia and opposing weaker centers over Western Europe and eastern Russia. Global warming makes the Scandinavian pattern transport more warmth and moisture to western Siberia from the North Atlantic. Together with soaring temperatures in western Siberia itself, this triggers extensive permafrost thaw and unlocks carbon that microbes can convert into methane.

Conversely, eastern Siberia is influenced by the Arctic Oscillation which causes atmospheric air pressure to « seesaw » between the Arctic and the Northern Hemisphere’s middle latitudes. Climate change affects the Arctic Oscillation, leading to persistent high-pressure systems that intensify heat waves, reduce cloud cover and promote wildfires in eastern Siberia.

The climate models suggested by the new study show that methane emissions will increase with temperature rise and that the increase could become steeper the hotter the world gets, triggering a feedback loop.

Source : Live Science via Yahoo News.

Lac de Vassivière en Limousin : la baisse continue

Avec les canicules à répétition et l’absence de précipitations, beaucoup se demandent jusqu’à quand le lac de Vassivière sera en mesure de contribuer au maintien du débit de la Vienne.

Comme je l’ai indiqué précédemment, le niveau maximal de référence du lac de Vassivière se situe généralement autour de 649,50 m à 650 m (voire 651 m NGF aux plus hautes eaux).

*Au 22 Juillet 2026, la cote du lac était de 648,35 m NGF. À cette époque, EDF prévoyait :

  • 647 m NGF aux alentours du 2 août.

  • 646 m NGF avant la mi-août si les conditions météorologiques restaient inchangées.

Cette évolution correspondait à une baisse estimée de 5 à 10 cm par jour.

Le seuil minimal absolu (ou cote d’alerte critique) de gestion du réservoir du lac de Vassivière est établi autour de 633 mètres NGF.

En période de sécheresse sévère, des restrictions de navigation surviennent dès que la cote franchit le seuil de 642 mètres NGF. La navigation devient alors interdite.

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*Le 12 septembre 2026, la cote moyenne du lac de Vassivière est de 644,13 mètres, donc 11 mètres au-dessus du seuil minimal absolu. Les responsables d’EDF précisent aujourd’hui qu’il reste de la marge avant de l’atteindre.

Crédit photo: Samuel Chassaigne – France Télévisions

Vous pourrez suivre l’évolution du niveau du lac en cliquant sur ce lien :

https://www.niv-eau.fr/#/entite/34/liste/activite/1

Le stockage du CO2, une solution d’avenir ? // Is CO2 storage a solution for the future ?

Concentrations de CO2 : 425,44 ppm (11 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026) / 1933,18 mai 2025)

Avec le méthane (CH4) le gaz carbonique (CO2) est l’un des principaux gaz à effet de serre et donc l’une des principales causes du réchauffement climatique. Les concentrations de gaz carbonique dans l’atmosphère sont en hausse constante. Elles ont atteint des niveaux encore jamais observés depuis que les mesures sont effectuées.

Certains pays essayent de réduire leurs émissions de CO2 en enfouissant ce gaz. Ainsi, l’Islande est connue pour ses efforts de capture du dioxyde de carbone. Dans plusieurs notes sur ce blog (17 juin 2016 ; 26 avril, 22 mai 2021, 5 octobre 2021, par exemple), j’ai décrit le projet CarbFix dont l’objectif est d’injecter du CO2 sous terre et de le stocker dans le basalte. Le 9 septembre 2021, la société suisse Climeworks a mis en service 96 turbines à la centrale Orca. Depuis 2022, la nouvelle centrale géothermique de Hellisheiði capte 36 000 tonnes de dioxyde de carbone directement dans l’atmosphère. Cela s’ajoute aux 4 000 tonnes déjà capturées par l’usine Orca. Une fois capturé, le dioxyde de carbone est dissous dans l’eau, injecté dans le sol et transformé en pierre, ce qui l’élimine définitivement de l’atmosphère.

De tels efforts de stockage du CO2 continuent aujourd’hui. La Norvège stocke le gaz sous les fonds marins de la mer du Nord grâce à des initiatives majeures telles que le projet Northern Lights. Le fabricant d’engrais norvégien Yara a inauguré le 7 septembre 2026 une grande installation industrielle de captage de dioxyde de carbone. Il est prévu de capter jusqu’à 800.000 tonnes de CO2 par an dans l’usine d’ammoniac et d’engrais de Sluiskil (sud-ouest des Pays-Bas), soit environ 0,5 % des émissions totales annuelles des Pays-Bas. C’est peu, mais c’est mieux que rien. Cela devrait permettre de réduire une petite fraction des émissions de ce gaz qui contribue largement au réchauffement climatique. La technologie consiste à capter le dioxyde de carbone à la sortie de cheminées d’usine, à le transporter après liquéfaction puis à le séquestrer dans des réservoirs géologiques. Le CO2 capté à Sluiskil sera acheminé par bateau en Norvège sur le terminal d’Øygarden, près de Bergen, dans l’ouest du pays, puis injecté par tuyau, à une centaine de kilomètres au large, dans un aquifère salin à 2.600 mètres sous les fonds de la mer du Nord. Le gaz pénètre dans des couches de roche poreuse sous le fond marin, où d’épaisses formations rocheuses le retiennent de manière permanente.

Cette technologie est considérée par le GIEC comme l’une de meilleures solutions pour réduire l’empreinte d’industries difficiles à décarboner telles que les cimenteries ou la sidérurgie. Elle reste cependant coûteuse et complexe à financer, malgré le rebond du prix du carbone et les soutiens publics. Financé en grande partie par l’Etat norvégien, le projet a une capacité annuelle de stockage de 1,5 million de tonnes de CO2, qui doit être portée à 5 millions de tonnes d’ici à la fin de la décennie.

L’enfouissement du CO2 dans des couches géologiques profondes ne fait pas l’unanimité. Selon Greenpeace, il n’est pas encore prouvé que le CO2 qu’on envoie dans ces couches géologiques y reste; on n’est pas sûr qu’il n’y ait pas de fuites, ne serait-ce que par le biais de failles ou de fractures géologiques, sans parler d’anciens puits dont le colmatage n’est pas forcément parfaitement hermétique. Il est bien évident que du CO2 qui s’échapperait dans la mer mettrait en danger l’écosystème marin et entraînerait à fortiori des risques pour la santé humaine.

Source : presse européenne.

 

Schéma illustrant le projet Northern Lights d’enfouissage du CO2 en Norvège (Source : Northern Lights).

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Along with methane (CH4), carbon dioxide (CO2) is one of the primary greenhouse gases and, consequently, a major cause of global warming. Atmospheric concentrations of carbon dioxide are steadily rising, reaching levels unprecedented since measurements began.
Some countries are attempting to reduce their CO2 emissions by burying the gas. Iceland, for instance, is known for its carbon dioxide capture efforts. In several posts on this blog (June 17, 2016; April 26 and May 22, 2021; October 5, 2021, for example), I described the CarbFix project, which aims to inject CO2 underground and store it within basalt rock. On September 9, 2021, the Swiss company Climeworks brought 96 turbines online at the Orca plant. Since 2022, the new Hellisheiði geothermal plant has been capturing 36,000 tonnes of carbon dioxide directly from the atmosphere. This is in addition to the 4,000 tonnes already captured by the Orca plant. Once captured, the carbon dioxide is dissolved in water, injected into the ground, and transformed into stone, thereby permanently removing it from the atmosphere.
Similar CO2 storage efforts continue today. Norway stores the gas beneath the North Sea seabed through major initiatives like the Northern Lights project. On September 7, 2026, the Norwegian fertilizer manufacturer Yara inaugurated a large-scale industrial carbon dioxide capture facility. Plans are in place to capture up to 800,000 tonnes of CO2 annually at the Sluiskil ammonia and fertilizer plant (southwestern Netherlands), representing roughly 0.5% of the Netherlands’ total annual emissions. While this figure is modest, it is better than nothing. It should help reduce a small fraction of the emissions of this gas, a major contributor to global warming. The technology involves capturing carbon dioxide from factory stacks, transporting it after liquefaction, and sequestering it in geological reservoirs. The CO2 captured at Sluiskil will be shipped to the Øygarden terminal near Bergen in western Norway, then piped about 100 kilometers offshore for injection into a saline aquifer 2,600 meters beneath the North Sea seabed. The gas enters porous rock layers beneath the seafloor, where thick rock formations permanently trap it.
The IPCC considers this technology one of the best solutions for reducing the carbon footprint of hard-to-abate industries, such as cement and steel manufacturing. However, it remains costly and complex to finance, despite the rebound in carbon prices and government support. Largely funded by the Norwegian state, the project has an annual storage capacity of 1.5 million tonnes of CO2, a figure set to rise to 5 million tonnes by the end of the decade.

However, there is no unanimous support for burying CO2 in deep geological layers. According to Greenpeace, it is not yet proven that the CO2 that is sent into these geological layers stays there; we are not sure that there are no leaks, if only through faults or geological fractures, not to mention old wells whose plugging is not necessarily perfectly hermetic. It is obvious that CO2 escaping into the sea would endanger the marine ecosystem and lead to risks for human health.

Source : European news media.