Stromboli (suite)

Voici (en italien) le texte de l’ordonnance régissant l’accès au Stromboli, telle qu’elle vient d’être publiée par la mairie de Lipari. Comme je l’indiquais précédemment, vous ne pourrez montrer que jusqu’à 400 mètre d’altitude, avec accompagnement obligatoire des guides. Les groupes ne devront pas dépasser 20 personnes. Les excursions ne pourront se faire qu’entre 11 heures et minuit.

Ordonnance Stromboli septembre 2020

Voici deux extraits de l’ordonnance. Buona lettura!

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde.

 Des panaches de vapeur s’élèvent actuellement jusqu’à 500 m de hauteur au-dessus du sommet du Sinabung (Indonésie). Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km sur le secteur SE et 4 km dans le secteur NE.
Source: CVGHM.

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Au Kamtchatka, un nouveau dôme de lave a commencé à croître dans le cratère du Bezymianny dont la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Des explosions ont été observées sur l’Ebeko au début du mois de septembre, avec des panaches de cendres atteignant 3,5 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source : KVERT.

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Au Guatemala, entre 6 et 12 explosions sont enregistrées chaque heure sur le Fuego, avec des panaches de cendres atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Les ondes de choc font vibrer les bâtiments dans un rayon de 20 km. Des matériaux incandescents éjectés de 100 à 300 m de hauteur provoquent des avalanches de blocs dans plusieurs ravines; les avalanches atteignent parfois la végétation. Des retombées de cendres sont signalées dans plusieurs zones sous le vent.
L’activité du cratère Mackenney du Pacaya se caractérise par l’émission de coulées de lave et des explosions stromboliennes qui éjectent des matériaux jusqu’à 200 m au-dessus du sommet. Une coulée de lave active a parcouru le flanc nord-est sur 1 250 m; une autre environ 300 m sur le versant N. L’activité explosive fait vibrer des maisons dans un rayon de 4 km
Source: INSIVUMEH.

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En Equateur, un niveau d’activité élevé continue d’être enregistré sur le Reventador. Début septembre, les émissions de gaz, de vapeur et de cendres atteignaient 1 km au-dessus du sommet. Des blocs incandescents roulaient sur le flanc N et parcouraient jusqu’à 600 m le long des flancs S et SW. La coulée de lave sur le flanc NE n’a pas progressé.
Source: Instituto Geofisico.

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Au Costa Rica, le gouvernement a entamé le processus de déplacement des tours de télécommunication dans le parc national de l’Irazu en raison d’un important glissement de terrain qui a commencé le 26 août 2020. Les autorités demandent aux visiteurs d’éviter la partie inférieure de la montagne car des éboulements sont imminents. Quelque 25 millions de mètres cubes se sont détachés jusqu’à présent.
Source: The Watchers.

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On observe actuellement un faible niveau d’activité à White Island (Nouvelle-Zélande). Les données recueillies au cours des dernières semaines montrent que le magma à faible profondeur dégaze rapidement à travers un système bien ouvert. La température reste élevée au niveau des bouches actives (environ 440 ° C), soit 100 degrés de moins qu’en juillet. Certaines bouches se sont agrandies et l’eau s’est accumulée sur le fond du cratère. On observe également un affaissement continu au niveau des bouches actives et des parties S et O des parois du cratère. Le tremor volcanique est généralement faible, hormis une courte période début août. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

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Alors que le ciel de l’ouest des États-Unis était envahi par la fumée des incendies de forêt, l’Alaska était également aux prises avec un problème de qualité de l’air né il y a un siècle. De forts vents du sud ont remobilisé la cendre de l’éruption de 1912  du Novarupta , et envoyé un nuage de cette même cendre à environ 1200 mètres de hauteur le 14 septembre 2020. Il n’a pas été fait état de retombées de cendre dans les localités à proximité du Parc National du Katmai, mais un message d’alerte a été adressé aux pilotes d’aéronefs car  la cendre peut endommager les moteurs. Ce genre d’événement se produit régulièrement chaque année au printemps et à l’automne.
Il est bon de rappeler que l’éruption du Novarupta, l’une des plus importantes au monde, a commencé le 6 juin 1912. Elle a duré 3 jours et a propulsé la cendre jusqu’à 30 kilomètres au-dessus de la région du Katmai. L’USGS estime qu’un volume de 15 kilomètres cubes de lave a été émis par le volcan. L’éruption du Novarupta a été la plus puissante du 20ème siècle et figure parmi les plus importantes de l’histoire. Les cendres se sont déposées dans la Vallée des Dix Mille Fumées.
Suite à l’apparition du nuage de cendre, l’AVO a rassuré la population et précisé qu’il ne s’agissait pas d’une nouvelle éruption. Les pluies qui se sont abattues le 15 septembre sur la région de Bristol Bay ont mis fin à l’alerte.
Source: Médias d’information de l’Alaska.

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Here is some news of volcanic activity around the world.

Steam plumes are currently rising up to 500 m above Sinabung’s summit (Indonesia). The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km on the SE sector and 4 km in the NE sector.

Source : CVGHM.

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In Kamchatka, a new lava dome has started growing in the summit crater of Bezymianny whose aviation colour code remains at Yellow.  (the second lowest level on a four-color scale).

Explosions have been observed at Ebeko in early September, with ash plumes up to 3.5 km a.s.l. The aviation colour code remains at Orange.

Source: KVERT.

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In Guatemala, between 6 and 12 explosions are recorded each hour on Fuego, with ash plumes as high as 1.1 km above the crater. Shock waves rattle buildings within a 20-km radius. Incandescent material ejected 100-300 m high cause avalanches of blocks in several drainages; avalanches sometimes reach the vegetation. Ashfall is reported in several areas downwind.

Activity at Pacaya’s Mackenney Crater is characterized by the emission of lava flows and Strombolian explosions that eject material as high as 200 m above the summit. An active lava flow has travelled on the NE flank over 1,250 m; another on the N flank is about 300 m long. Explosive activity rattled houses within a 4-km radius

Source : INSIVUMEH.

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In Ecuador, a high level of activity continues to be recorded at Reventador. In early September, gas, steam, and ash emissions rose as high as 1 km above the summit crater. Incandescent blocks rolled down the N flank and travelled as far as 600 m down the S and SW flanks. The lava flow on the NE flank has not lengthened.

Source: Instituto Geofisico.

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In Costa Rica, the government has started the process of relocating telecommunication towers in the Irazu National Park due to an ongoing massive landslide which started on August 26th, 2020. Officials warn people to avoid the lower part of the mountain as rockslides are imminent, with around 25 million cubic metres of land detached so far.

Source : The Watchers.

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Low levels of activity are observed at White Island (New Zealand). The data collected during the past weeks show that shallow magma is degassing at a high rate through an open, unobstructed system. Temperatures at the gas vents remain high (about 440°C), which is 100 degrees less than in July. Some of the gas vents have become larger and water has ponded on the crater floor. Continuing subsidence of the active vent areas and the S and W parts of Main Crater wall is also observed. The volcanic tremor is generally low, except for a short period in early August. The volcanic alert level has been lowered to 1 and the aviation colour code remains at Yellow.

Source: GeoNet.

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While western U.S. was suffering from hazy skies from wildfires, Alaska was dealing with an air quality problem born a century ago. Strong southerly winds picked up loose ash from the 1912 Novarupta eruption, sending an ash cloud about 1,200 metres into the sky on September 14th, 2020. There were no reports of ashfall in nearby communities near Katmai National Park, but pilots were warned about the cloud because the ash can cause damage to plane engines. This sort of event happens every spring and autumn.

It is wotrh remembering that Novarupta’s three-day eruption, one of the world’s largest, began on June 6th, 1912, and sent ash as high as 30kilometres above the Katmai region. The USGS estimates a volume of 15 cubic kilometres of magma was erupted. The Novarupta eruption was the most powerful of the 20th century and ranks among the largest in recorded history.

The ash was deposited in the Valley of Ten Thousand Smokes.

After the last ash cloud, AVO issued a statement alerting people that this was not a new eruption. Widespread rains on September 15th in the Bristol Bay region prompted the cancellation of ash advisories.

Source: Alaskan news media.

Nuage de cendre du Novarupta emporté par le vent vers l’île Kodiak en octobre 2014 (Source : NASA)

Vallée des 10 000 Fumées (Photos : C. Grandpey

Août 2020 encore trop chaud // August 2020 still too hot

A part le monde agricole, la vague de chaleur qui a envahi la France ne semble pas préoccuper grand monde. Les présentatrices et présentateurs de la météo nous expliquent que nous sommes plusieurs degrés au-dessus de la normale, mais l’affolement s’arrête là. La plupart des gens voit avant tout dans ce temps anormalement chaud la possibilité de pouvoir aller se baigner et bronzer sur les plages pendant le week-end. Pourtant, la situation est extrêmement préoccupante car le réchauffement climatique est en mode ‘accélération’.

Selon la NASA et la NOAA, la température de surface terrestre et océanique à l’échelle de la planète en août 2020 a été de 0,94°C au-dessus de la moyenne du 20ème siècle (15,6°C). Il s’agit de la deuxième température la plus élevée pour un mois d’août au cours des 141 années d’archives des deux agences. Seul août 2016 a connu une température plus élevée. Il est très surprenant de constater que les médias ont passé cette information sous silence!
Août 2020 a  été le 44ème mois d’août consécutif et le 428ème mois consécutif avec des températures supérieures à la moyenne du 20ème siècle. Les 10 mois d’août les plus chauds ont tous eu lieu depuis 1998. Les cinq mois d’août les plus chauds ont eu lieu depuis 2015.
L’hémisphère nord a connu le mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de 1,19°C par rapport à la moyenne. Cette valeur a dépassé de 0,03°C le record précédent établi en 2016.

L’Amérique du Nord a connu son mois d’août le plus chaud jamais enregistré, avec un écart de température de 1,52°C par rapport à la moyenne.  Le record précédent établi en 2011 est battu de 0,13°C. L’Europe et la région des Caraïbes ont connu leur troisième mois d’août le plus chaud, tandis que pour l’Amérique du Sud et l’Océanie c’est le quatrième plus chaud.

S’agissant de la glace de mer, l’étendue moyenne de la glace de mer dans l’Arctique en août 2020 a été la troisième plus faible jamais enregistrée, soit 29,4 pour cent de moins que la moyenne de 1981-2010. 2020 se situe derrière les deux plus faibles étendues observées en 2012 et 2019.
L’étendue de la glace de mer dans l’Antarctique en août 2020 a été proche de la normale. C’est l’étendue de glace de mer la plus élevée en août depuis 2016.

La température mondiale de surface terrestre et océanique pour la période juin-août 2020 arrive en troisième position dans les 141 années d’archives de la NASA et de la NOAA
L’hémisphère nord a connu sa période la plus chaude entre juin et août. Les cinq périodes juin-août les plus chaudes dans l’hémisphère nord ont été enregistrées depuis 2015.

Sur le plus long terme, la température de surface terrestre et océanique de l’hémisphère nord de janvier à août 2020 arrive à égalité avec 2016 comme étant la période la plus chaude depuis le début des relevés en 1880. L’hémisphère sud a connu sa troisième période la plus chaude (à égalité avec 2017), derrière 2016 et 2019.
L’Europe, l’Asie et la région des Caraïbes ont connu leur période la plus chaude de janvier à août. Pour cette même période, l’Amérique du Sud se classe au deuxième rang des températures record.

On ne prend guère de risque pour affirmer que l’année 2020 figurera très probablement parmi les cinq années les plus chaudes jamais enregistrées.

Source: NASA, NOAA.

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Apart from the agricultural world, the heatwave that has invaded France does not seem to concern many people. The weather presenters tell us that we are several degrees above normal, but the panic stops there. Most people see in this unusually hot weather the opportunity to go swimming and sunbathing on the beaches during the weekends. However, the situation is extremely worrying because global warming is accelerating.

According to NASA and NOAA, the August 2020 global land and ocean surface temperature was 0.94°C above the 20th-century average of15.6°C. This is the second highest temperature for August in the 141-year record. Only August 2016 had a higher temperature. Surprisingly, the media did not mention this piece of news!

August 2020 marked the 44th consecutive August and the 428th consecutive month with temperatures above the 20th-century average. The 10 warmest  Augusts have all occurred since 1998. The five warmest Augusts have occurred since 2015.

The Northern Hemisphere had its warmest August on record with a combined land and ocean surface temperature departure from average of 1.19°C. This value surpassed the previous record set in 2016 by 0.03°C.

North America had its warmest August on record, with a temperature departure from average of 1.52°C. This exceeds the previous record set in 2011 by 0.13°C. Europe and the Caribbean region had their third-warmest August, while South America and Oceania had their fourth warmest on record.

As far as sea ice is concerned, the August average Arctic sea ice extent was the third smallest on record at 29.4 percent below the 1981–2010 average. This was behind the two smallest extents which occurred in 2012 and 2019.

Antarctic sea ice extent during August 2020 was close to normal. It was the highest August Antarctic sea ice extent since 2016.

The global land and ocean surface temperature for the period June-August 2020 was the third highest in the 141-year record,

The Northern Hemisphere had its warmest June-August period on record. The five warmest June-August periods for the Northern Hemisphere have occurred since 2015.

On the longer tem, the Northern Hemisphere January-August 2020 land and ocean surface temperature tied with 2016 as the warmest such period since global records began in 1880. The Southern Hemisphere had its third-warmest such period (tied with 2017) on record, behind 2016 and 2019.

Europe, Asia, and the Caribbean region had their warmest January-August period on record. South America had a January-August temperature that ranked as the second highest on record.

On the whole, the year 2020 is very likely to rank among the five warmest years on record.

Source: NASA, NOAA.

Répartition des températures terrestres et océaniques pour août 2020 ‘Source : NOAA)

Etendue de glace de mer en Arctique et en Antarctique (Source : NSIDC)

Accélération de la fonte du Groenland // Greenland’s melting is accelerating

Selon une nouvelle étude parue dans la revue Nature Climate Change, la contribution des calottes glaciaires à l’élévation du niveau de la mer suit le pire scénario Le niveau de la mer a augmenté de 3,6 millimètres par an entre 2006 et 2015. C’est 2,5 fois le taux moyen de 1,4 millimètre par an observé pendant la majeure partie du 20ème siècle. Il s’agit d’une élévation due à un ensemble de facteurs, principalement l’expansion thermique des océans, la fonte des glaciers et la perte de masse de l’Antarctique et du Groenland.

Depuis que les calottes glaciaires sont surveillées par satellite (dans les années 1990), la fonte de l’Antarctique a fait monter le niveau de la mer de 7,2 mm, tandis que le Groenland a contribué à hauteur de 10,6 mm.

La nouvelle étude compare les observations de fonte des deux inlandsis aux modèles climatiques. Il ressort que la tendance récente à la fonte du Groenland et de l’Antarctique suit les pires scénarios modélisés dans le dernier rapport du GIEC.

Au Groenland, plus de la moitié des pertes de glace est due à la fonte de surface provoquée par la hausse de la température de l’air. Le reste est dû à l’augmentation du débit des glaciers, déclenchée par la hausse des températures océaniques.

Entre 2002 et 2019, le Groenland a perdu 4550 milliards de tonnes de glace, avec une moyenne de 268 milliards de tonnes par an. En 2019, les pertes ont atteint 600 milliards de tonnes sur une seule saison.

Un article paru en septembre 2020 sur le site web de la BBC nous apprend qu’une grosse masse de glace vient de se séparer de la plus grande plate-forme glaciaire encore présente dans l’Arctique – la 79N, ou Nioghalvfjerdsfjorden – dans le nord-est du Groenland. La section de la plateforme qui vient de partir dans l’océan couvre environ 110 kilomètres carrés; les images satellites montrent qu’elle s’est brisée en plusieurs morceaux. Selon les scientifiques, cet événement est une preuve supplémentaire des effets rapides du changement climatique au Groenland.
La plateforme Nioghalvfjerdsfjorden mesure environ 80 km de long sur 20 km de large ; elle constitue la partie frontale du Northeast Greenland Ice Stream. Dans sa partie terminale, la plateforme 79N se divise en deux branches, dont la plus petite est orientée vers le nord. C’est cette dernière, baptisée Spalte Glacier, qui s’est désintégrée. La plateforme était déjà fortement fracturée en 2019; la chaleur de l’été 2020 lui a porté le coup de grâce. Le Spalte Glacier est devenu une flottille d’icebergs.
Comme je l’ai déjà expliqué, la fonte des plateformes est accélérée par la présence de lacs de fonte. Cela signifie que l’eau sous forme liquide s’infiltre dans les crevasses et facilite leur ouverture. L’eau continue son chemin jusqu’à la base de la plateforme, processus connu sous le nom d’hydrofracturation. De plus, la glace de la plateforme a tendance à fondre par en dessous, suite à la hausse de la température de l’océan..
Dans une note précédente, j’ai indiqué qu’en juillet 2020, une vaste section de la plateforme glaciaire Milne sur l’île d’Ellesmere au Canada avait pris le large. Une surface de 80 kilomètres carrés s’est détachée de la plateforme principale qui couvrait 8600 km2 au début du 20ème siècle.
La fonte rapide du Groenland a été confirmée par une étude parue en août 2020 et qui analyse les données fournies par les satellites de la mission Grace-FO. Ces données ont montré que 2019 avait été une année record ; la calotte glaciaire a perdu quelque 530 milliards de tonnes. Il s’agit d’une masse d’eau suffisante pour faire s’élever de 1,5 mm le niveau de la mer dans le monde.
Source: BBC.

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According to a new study in the journal Nature Climate Change, the contribution of ice sheets to sea level rise follows the worst case scenario Sea level increased by 3.6 millimeters per year between 2006 and 2015. C This is 2.5 times the average rate of 1.4 millimeters per year observed during most of the 20th century. This is a rise due to a combination of factors, primarily thermal expansion of the oceans, melting glaciers and the loss of mass from Antarctica and Greenland.
Since the ice sheets were monitored by satellite (in the 1990s), the melting of Antarctica has raised the sea level by 7.2 mm, while Greenland has contributed 10.6 mm.
The new study compares the melting observations of the two ice sheets with climate models. It appears that the recent melting trend in Greenland and Antarctica follows the worst-case scenarios modeled in the latest IPCC report.
In Greenland, more than half of the ice loss is due to surface melting caused by rising air temperature. The remainder is due to increased flow from glaciers, triggered by rising ocean temperatures.
Between 2002 and 2019, Greenland lost 4,550 billion tonnes of ice, with an average of 268 billion tonnes per year. In 2019, losses reached 600 billion tonnes in a single season.
A September 2020 article on the BBC website informs us that a big chunk of ice has just broken away from the Arctic’s largest remaining ice shelf – 79N, or Nioghalvfjerdsfjorden – in north-east Greenland. The ejected section covers about 110 square kilemetres; satellite imagery shows it to have shattered into many small pieces. Scientisis say the loss is further evidence of the rapid climate changes taking place in Greenland.

Nioghalvfjerdsfjorden is roughly 80km long by 20km wide and is the floating front end of the Northeast Greenland Ice Stream. At its leading edge, the 79N glacier splits in two, with a minor offshoot turning directly north. It’s this offshoot, or tributary, called Spalte Glacier, that has now disintegrated. The ice feature was already heavily fractured in 2019; this summer’s warmth has been its final undoing. Spalte Glacier has become a flotilla of icebergs.

As I put it before, the melting of the platforms is accelerated by the presence of melt ponds. This means liquid water fills crevasses and can help to open them up. The water then pushes down on the fissures, driving them through to the base of the shelf. This process is known as hydrofracturing and it weakens an ice shelf. Oceanographers have also documented warmer sea temperatures which mean the shelf ice is almost certainly being melted from beneath as well.

In a previous post, I indicated that July 2020 witnessed another large ice shelf structure in the Arctic lose significant area. Eighty square kilometres broke free from Milne Ice Shelf on Canada’s Ellesmere Island. Milne was the largest intact remnant from a wider shelf feature that covered 8,600 sq km at the start of the 20th century.

The fast pace of melting in Greenland was underlined in a study last month that analysed data from the US-German Grace-FO satellites. The Grace mission found 2019 to have been a record-breaking year, with the ice sheet shedding some 530 billion tonnes. That’s enough meltwater running off the land into the ocean to raise global sea-levels by 1.5mm.

Source : The BBC.

  Source : Copernicus Data / ESA / Sentinel 2B

Stromboli : excursions guidées autorisées jusqu’à 400 mètres d’altitude // Stromboli: guided excursions allowed up to 400 metres a.s.l.

Dans une note rédigée le 19 juillet 2020, j’indiquais que « l’accès au Stromboli est actuellement restreint et les touristes ne peuvent grimper qu’à 400 m d’altitude avec les guides locaux. » Je tenais cette information d’un ami italien, mais il semblerait que j’aie fait preuve d’un trop grand optimisme. En effet, un article paru dans la Gazzetta del Sud précise que jusqu’à ces derniers jours, l’accès au volcan n’était possible que jusqu’à 290 mètres d’altitude. Cette limite d’accès était motivée par l’activité imprévisible du Stromboli qui est capable de produire de fortes explosions, comme au cours de l’été 2019.

Le journal italien nous apprend que le maire de Lipari a signé le 14 septembre 2020, en concertation avec la Protection Civile et les volcanologues italiens, un décret permettant l’accès jusqu’à une altitude de 400 mètres, avec accompagnement de guides volcanologiques autorisés.
Cette décision est, évidemment, bien accueillie sur l’île de Stromboli et plus généralement dans tout l’archipel éolien car les excursions sur le volcan attirent chaque année des milliers de touristes, dont beaucoup d’étrangers. La crise sanitaire n’a rien arrangé en 2020. Les autorités compétentes font toutefois remarquer que la nouvelle altitude d’accès peut être modulée en fonction de l’activité volcanique. .

Source: Gazzeta del Sud. Tous mes remerciements à mon ami sicilien Santo Scalia de m’avoir transmis l’information.

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In a post written on July 19th, 2020, I indicated that “access to Stromboli is currently restricted and tourists can only climb to an altitude of 400m with the local guides.” I got this information from an Italian friend, but it seems I was overly optimistic. Indeed, an article in the Gazzetta del Sud explains that until recent days, access to the volcano was only possible up to an altitude of 290 metres. This access limit was motivated by the unpredictable activity of Stromboli which is capable of producing strong explosions, as in the summer of 2019.
The Italian newspaper tells us that the mayor of Lipari signed on September 14th, 2020, in consultation with Civil Protection and Italian volcanologists, an ordnance allowing access up to an altitude of 400 metres, with the accompaniement of authorized volcanological guides.
This decision was, of course, wolcomed on the island of Stromboli and more generally in the whole Aeolian archipelago because the excursions on the volcano attract each year thousands of tourists, many of them foreigners. The health crisis did not help in 2020. The competent authorities note, however, that the new access altitude can be modulated according to volcanic activity.

Source: Gazzeta del Sud. Many thanks to my Sicilian friend Santo Scalia for passing the information on to me.

Photo : C. Grandpey

Bezymianny (Kamchatka): Effondrement et renaissance d’un volcan // Bezymianny (Kamchatka): The collapse and rebirth of a volcano

L’activité volcanique faisant suite à l’effondrement d’un volcan peut contribuer à la naissance d’un nouvel édifice. Le processus accompagnant une telle renaissance n’avait pas été étudié jusqu’à présent. Pour la première fois, des chercheurs du Centre National de Recherche pour les Sciences de la Terre de Potsdam et des volcanologues russes ont pu analyser le cycle de vie d’un volcan, depuis son effondrement jusqu’à sa renaissance. Ils ont présenté l’analyse de données photogrammétriques sur un laps de temps de 70 ans à propos du volcan Bezymianny dans la péninsule du Kamtchatka. Les images montrent la renaissance du volcan après son effondrement.
Le versant oriental du Bezymianny s’est effondré en 1956. Grâce à des techniques modernes, les chercheurs du GFZ Potsdam ont examiné des photographies de survols d’hélicoptères datant de l’époque soviétique, et les ont comparées avec des données satellitaires plus récentes.
Les images montrent le volcan après son effondrement en 1956. Sa première phase de reconstruction a commencé à partir de plusieurs bouches distantes d’environ 400 m les unes des autres.
L’activité volcanique s’est intensifiées au bout d’une vingtaine d’années. Elle est devenue plus effusive avec une migration des bouches qui se sont rapprochées à moins de 200 m les unes des autres.
50 années plus tard, l’activité s’est concentrée sur une bouche unique, ce qui a permis l’édification d’un stratovolcan couronné par un cratère sommital
Les chercheurs ont estimé le rythme de croissance moyen à  26 400 mètres cubes par jour. Cela a leur a permis d’estimer le regain de taille précédent le prochain effondrement.
Les résultats ont également permis aux scientifiques de prévoir à quel moment l’édifice volcanique pourrait atteindre à nouveau la hauteur fatidique précédant un nouvel effondrement sous son propre poids.
Les résultats montrent que la désintégration et la reconstruction d’un volcan ont un impact majeur sur les conduits magmatiques en profondeur.
En conclusion, les volcans qui se sont effondrés puis se sont reconstitués montrent une sorte de mémoire de leur niveau de contraintes. En conséquence, il faudrait intégrer l’histoire de la naissance et de l’effondrement d’un volcan dans les prévisions à venir car ces informations fourniront des indications sur les éruptions probables ou les effondrements imminents.

Référence : « The rebirth and evolution of Bezymianny volcano, Kamchatka after the 1956 sector collapse » – Shevchenko, A. V. et al. – Nature Communications Earth and Environment.
Source: The Watchers.

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Continued post-collapse volcanic activity can cause the rise of a new edifice. However, details of such edifice rebirth had not been documented up to now. For the first time, researchers from the GFZ German Research Center for Geosciences and volcanologists from Russia were able to analyse a volcano’s life cycle, from its 1956 collapse to its rebirth. They presented the results of 70-year-long photogrammetric data for Bezymianny volcano in the Kamchatka Peninsula. The images show the volcano’s rebirth after it collapsed.

The eastern sector of Bezymianny volcano collapsed in 1956. Using modern methods, researchers at the GFZ Potsdam studied photographs of helicopter overflights from Soviet times, combined with more recent satellite drone data.

The images show the volcano after its collapse. Its initial regrowth started at different vents around 400 m apart.

Volcanic activity increased after about 20 years. It became more effusive with vents migrating within ~200 m distance.

After 50 more years, activity focused on a single vent, allowing the growth of stratocone with a summit crater

The researchers identified an average growth rate of 26 400 cubic metres per day, allowing the researchers to estimate the regain of the pre-collapse size within the next 15 years.

The findings also allowed the scientists to predict when the volcanic building may reach a crucial height once again, so that it may collapse once more under its own weight.

The results show that the decay and re-growth of a volcano has a major impact on the pathways of the magma in the depth.

Thus, disintegrated and newly grown volcanoes show a kind of memory of their altered field of stress. The results indicate that the history of birth and collapse of a volcano must be included in future forecasts as the information will be able to provide estimates about probable eruptions or imminent collapses.

Reference: « The rebirth and evolution of Bezymianny volcano, Kamchatka after the 1956 sector collapse » – Shevchenko, A. V. et al. – Nature Communications Earth and Environment.

Source: The Watchers.

Vue du Bezymianny (Crédit photo : KVERT)

 

El Niña : le retour // El Niña is back

Au cours de ma conférence sur la fonte des glaciers dans le monde, je fais référence à El Niño et à La Niña, deux régimes météorologiques complexes liés à des variations de températures océaniques dans le Pacifique équatorial.
El Niño, qui signifie Le petit garçon en espagnol, fait référence à l’interaction climatique océan-atmosphère liée à un réchauffement périodique de la surface de la mer dans le centre et le centre-est du Pacifique équatorial.
La Niña signifie La Petite Fille en espagnol. Ses épisodes entraînent des périodes de températures de surface de la mer inférieures à la moyenne dans le centre et le centre-est du Pacifique équatorial.

L’ensemble du cycle climatique naturel géré par El Niño et La Niña est connu sous le nom d’El Niño – Southern Oscillation (ENSO), une alternance d’eau de mer plus chaude ou plus froide dans l’océan Pacifique central.
On oppose souvent La Niña à El Niño quant à leur influence sur le climat mondial mais cette influence est beaucoup plus complexe qu’il y paraît. Il serait trop rapide d’affirmer qu’El Niño entraîne une hausse des températures dans le monde et que La Niña atténue le réchauffement climatique.

Des articles récents parus dans la presse américaine nous apprennent que La Niña est de retour. Les climatologues expliquent que le phénomène pourrait accélérer la saison des ouragans dans l’Atlantique. La Niña pourrait aussi prolonger la saison des incendies qui ravagent l’ouest des États-Unis.
La Niña est l’un des principaux facteurs météorologiques aux États-Unis et dans le monde, en particulier à la fin de l’automne, en hiver et au début du printemps. Selon les prévisionnistes de la NOAA, La Niña sera présente probablement tout l’hiver. Ce régime météorologique peut contribuer à une augmentation de l’activité des ouragans dans l’Atlantique en affaiblissant le cisaillement du vent sur la Mer des Caraïbes et le bassin atlantique tropical, ce qui permet aux tempêtes de se développer et de s’intensifier.
Dans cette perspective, les prévisionnistes prévoient que jusqu’à 25 tempêtes pourraient se former dans l’Atlantique. 17 d’entre elles ont déjà sévi, parmi lesquelles l’ouragan Laura qui a ravagé des parties du sud-ouest de la Louisiane au mois d’août.
La Niña a tendance à apporter un temps sec dans certaines parties de la Californie et une grande partie du sud-ouest, ce qui n’arrange rien à la situation des incendies dans ces régions. Déjà, plus de la moitié de l’État de Californie connaît actuellement une période de sécheresse.
Aux Etats-Unis, la présence de La Niña en hiver apporte généralement de la pluie et de la neige au nord-ouest et des conditions anormalement sèches dans la majeure partie du sud du pays. Le sud-est et le centre de l’Atlantique ont également tendance à voir des températures plus chaudes que la moyenne pendant un hiver géré par La Niña.
À l’échelle mondiale, La Niña apporte souvent de fortes pluies en Indonésie, aux Philippines, au nord de l’Australie et en Afrique australe.
Source: USA Today.

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During my conference about the melting of glaciers in the world, I refer to El Niño and La Niña , two complex weather patterns resulting from variations in ocean temperatures in the Equatorial Pacific.

El Niño, which means The Little Boy in Spanish, refers to the large-scale ocean-atmosphere climate interaction linked to a periodic warming in sea surface temperatures across the central and east-central Equatorial Pacific.

La Niña means The Little Girl in Spanish. Its episodes represent periods of below-average sea surface temperatures across the east-central Equatorial Pacific.

The entire natural climate cycle is officially known as the El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

Global climate La Niña impacts tend to be opposite those of El Niño impacts, but the situation is far more complex than it seems. It would be exaggerated to say that El Niño leads to an increase in temperatures in the world and that La Niña reduces the impact of global warming.

Recent articles in the US press inform us that La Niña has arrived. Climatologists warn that this could provide an additional boost to the already active Atlantic hurricane season, as well as extend the disastrous fire season in western USA.

The La Niña climate pattern is one of the main drivers of weather in the U.S. and around the world, especially during late autumn, winter and early spring. According to NOAA forecasters, La Niña is likely to persist through the winter. This weather pattern can contribute to an increase in Atlantic hurricane activity by weakening the wind shear over the Caribbean Sea and tropical Atlantic Basin, which enables storms to develop and intensify.

In that outlook, forecasters predict that as many as 25 storms could form in the Atlantic. Already, 17 have formed, including Hurricane Laura, which ravaged portions of southwestern Louisiana in August.

As for its impact on the western fires, La Niña tends to bring dry weather across portions of California and much of the Southwest. Already, over half of the state of California is in a drought.

A typical La Niña winter in the U.S. brings rain and snow to the Northwest and unusually dry conditions to most of the southern tier of the U.S. The Southeast and Mid-Atlantic also tend to see warmer-than-average temperatures during a La Niña winter.

Globally, La Niña often brings heavy rainfall to Indonesia, the Philippines, northern Australia and southern Africa.

The entire natural climate cycle is officially known as the El Niño – Southern Oscillation (ENSO), a see-saw dance of warmer and cooler seawater in the central Pacific Ocean.

Source: USA Today.

Anomalies de température à la surface de l’océan avec El Niño (à gauche) et La Niña (à droite)

Cycle hivernal classique géré par La Niña en Amérique du Nord.