Éruption du Piton de la Fournaise : informations pratiques

L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) continue. Voir les dernières informations dans ma note précédente.

D’un point de vue pratique, il est utile d’indiquer aux visiteurs potentiels de l’éruption qu’elle n’est pas visible depuis le pas de Bellecombe où l’accès à l’Enclos est formellement interdit. Elle est actuellement visible depuis le Piton de Bert, et nécessite environ une heure de marche aller et autant pour le retour.

Afin de permettre un accès du public à la zone dans les meilleures conditions de sécurité, et éviter la situation chaotique du mois de janvier, le préfet a décidé de la mise en place d’un dispositif de gestion de la circulation et du stationnement encadré, par la gendarmerie nationale en lien avec la commune du Tampon.

À ce titre, le stationnement sur la route forestière n°5 du Volcan sera toléré sur un seul côté sous le contrôle des forces de l’ordre, afin de permettre le maintien d’un axe d’évacuation des véhicules et le passage des véhicules de secours.

Le préfet appelle les visiteurs à respecter la signalisation, les consignes des forces de l’ordre et à ne pas stationner en dehors des zones tolérées.

Source : Préfecture de la Réunion.

Image webcam de l’éruption

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Ce soir (20 heures, heure locale), les images de la webcam du Piton de Bert montre que l’éruption continue et que la fissure 4 est encore bien active.

On peut voir plusieurs photos et vidéos de l’éruption sur le site web de Réunion la 1ère.

https://la1ere.franceinfo.fr/reunion/photos-et-videos-piton-de-la-fournaise-l-eruption-du-volcan-se-poursuit-principalement-sur-une-fissure-active-1671486.html

 

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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13 février 2026 – 7 heures (heure métropole) – 10 heures (heure locale) : Ce n’est pas vraiment une surprise car la sismicité persistait depuis la fin de la dernière éruptiondu 20 janvier 2026. Il semblait évident que le Piton de la Fournaise n’avait pas dit son dernier mot. Le volcan est de nouveau entré en éruption ce vendredi 13 février 2026, dans la matinée (heure locale), comme peuvent en attester les images des webcams de l’OVPF. Des coulées de lave et des panaches de fumée étaient bien visibles depuis la caméra du Piton de Bert. L’Observatoire précise que « suite à la crise sismique débutée à 09h25 heure locale le 13 février 2026, le trémor volcanique synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface est enregistré depuis 10h00 environ.

Premières minutes de l’éruption (webcam OVPF)

Selon l’Observatoire, « au moins deux fissures éruptives » se sont ouvertes sur la partie plutôt haute du sommet du volcan. Au début de l’éruption, le débit était d’environ 60m3/seconde, selon les données satellitaires,

Selon la préfecture de La Réunion, l’éruption se déroule au sud du cratère Dolomieu. L’accès à l’Enclos est bien sûr interdit. Le préfet de La Réunion a déclenché l’alerte 2.1 ORSEC volcan.

Image webcam Piton de Bert

Suite à l’éruption du 18-20 janvier 2026, l’activité sismique sous le Piton de la Fournaise et l’inflation de l’édifice se poursuivaient, comme le montre le graphique de déformation ci-dessous. Ces paramètres indiquaient une mise en pression du système d’alimentation magmatique superficiel. Une injection de magma vers la surface a donc eu lieu et a abouti au déclenchement de l’éruption actuelle.

Source: OVPF

De toute évidence, l’éruption a surpris tout le monde, Observatoire et randonneurs. Selon Réunion la 1ère, à 10h ce vendredi 13 février 2026, lorsque le Piton de la Fournaise est entré en éruption, plusieurs randonneurs se trouvaient au sommet du volcan et inr dû être évacués par hélicoptère. Un couple a ressenti les signes avant-coureurs de l’éruption, mais n’a pas su les interpréter. Une détonation a accompagné les premières fontaines de lave.

L’activité semble avoir beaucoup décliné. Pas sûr que cette deuxième éruption de l’année 2026 dure très longtemps.

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13 heures (heure métropole), 16 heures (heure locale) : L’OVPF vient de diffuser de nouvelles informations sur l’éruption. En fait, ce sont 4 fissures qui se sont ouvertes sous le sommet du volcan. Depuis 15h00 (heure locale), l’activité éruptive est principalement concentrée sur la fissure 4, avec encore des émissions de lave au niveau de la fissure 1. Les fissures 2 et 3 sont désormais inactives. A 13h (heure locale), le front de coulée se situait à environ 1500 m d’altitude.

Source: OVPF

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À Hawaï, le 42ème épisode éruptif du Kilauea ne saurait tarder puisque le HVO indique qu’il devrait se produire entre le 14 et le 17 février 2026. Sera-t-il aussi puissant et spectaculaire que le précédent? Seule Madame Pélé a la réponse…

En souvenir de l’Épisode 41 (Image webcam)

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Une série de coulées pyroclastiques a dévalé la ravine Mi-isi sur les flancs du Mayon (Philippines) le 9 février 2026. La longueur de la coulée la plus longue était de 4 km depuis le cratère sommital. L’activité a culminé pendant un événement de sept minutes qui a généré des nuages ​​de cendres dépassant 2 km de hauteur, avec des retombées dans plusieurs secteurs, par temps de pluie. Ces coulées pyroclastiques ont été provoquées par l’effondrement d’accumulations de lave près du cratère sommital et sur les fronts de lave actifs. Elles se sont déroulées en deux phases. Au moins 12 coulées ininterrompues ont été enregistrées lors de la seconde phase qui a duré 7 minutes, d’après les données sismiques.
Malgré la forte hausse d’activité du 9 février, cet épisode de coulées pyroclastiques n’est en réalité qu’une brève intensification de l’activité éruptive qui reste quasiment stable depuis le début de l’éruption. Voici une courte vidéo montrant l’événement du 9 février :
https://twitter.com/i/status/2021237013484315117

Source : PHIVOLCS.

Crédit photo: Phivolcs

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Selon le SENAPRED et le SEGEMAR, une activité éruptive a été observée sur le Láscar (Chili) le 8 février 2026. Le réseau sismique a enregistré une hausse de l’activité volcano-tectonique, associée à la fracturation de roches. Un signal de tremor, lié à des mouvements de fluides, a été enregistré, ainsi qu’un panache de gaz et de cendres s’élevant à 1,1 km au-dessus du cratère. Malgré cette hausse d’activité, le niveau d’alerte demeure au Vert (niveau le plus bas sur une échelle de quatre couleurs).

Crédit photo: Wikipedia

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El Chichón (Mexique) est rarement mentionné dans les médias, bien qu’il soit toujours actif depuis sa dernière éruption en 1982. Aujourd’hui, l’UNAM indique qu’une activité hydrothermale persiste depuis mi-2025 sur ce volcan situé au nord du Chiapas. Cette activité se caractérise par une forte sismicité, des modifications physico-chimiques du lac de cratère et une augmentation des émissions de gaz. Cependant, aucune remontée de magma n’a été observée et les conditions actuelles ne laissent pas présager une éruption imminente. Aujourd’hui, l’activité diffère fondamentalement de la séquence éruptive de 1982 : aucune déformation, sismicité profonde, signature de gaz magmatique, caractéristiques d’une remontée de magma, n’ont été constatées. Les risques actuels se limitent à des phénomènes localisés, tels que l’exposition à des gaz toxiques et le risque d’explosions phréatiques à proximité du cratère.
Le niveau d’alerte d’El Chichón demeure Jaune (phase 1-2), indiquant une activité élevée mais non éruptive.
Source : Université nationale autonome du Mexique (UNAM).

Source : Smithsonian Institution

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En Sicile, les cratères sommitaux de l’Etna se contentent de dégazer.

Le Stromboli montre son activité strombolienne habituelle avec entre une dizaine et une vingtaine d’explosion d’intensité moyenne à faible au niveau des bouches éruptives des zones Nord et Centre-Sud.

Source : INGV.

Photo: C. Grandpey

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Au Kamtchatka, la couleur de l’alerte aérienne est Orange pour le Sheveluch et Jaune pour le Krasheninnikov et le Bezymianny.

La croissance du dôme de lave se poursuit sur le Sheveluch. Ce processus s’accompagne d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Les données satellitaires montrent une anomalie thermique sur le volcan.

Le 5 février 2026, des explosions ont généré des panaches de cendres qui sont montés jusqu’à 9,8 km d’altitude. La couleur de l’alerte aérienne est passée au Rouge. Quelques heures plus tard, de nouvelles explosions ont généré un panache de cendres atteignant 9 km d’altitude. Quelques heures plus tard, le KVERT a abaissé la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange en constatant l’absence de nouvelles émissions de cendres. Pourtant, de nouvelles explosions, avec des panaches de cendres s’élevant jusqu’à 10 km, ont entraîné un nouveau passage de l’alerte aérienne au Rouge, puis à l’Orange. D’autres explosions se sont produites les jours suivants, avec des alternances entre le Rouge et l’Orange qui est la couleur du niveau d’alerte aérienne au moment de la diffusion de cette note.

Crédit photo: KVERT

L’éruption effusive du Krasheninnikov se poursuit. Des coulées de lave avancent le long du versant est du cône nord du volcan, et une émission de gaz et de vapeur est également observée à ce niveau. Les données satellitaires révèlent une importante anomalie thermique sur le volcan.

Une activité effusive se poursuit sur le Bezymianny. Elle s’accompagne d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Les données satellitaires révèlent une anomalie thermique sur le volcan.

Source : KVERT.

Activité éruptive sur le Bezymianny (Crédit photo: KVERT)

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Les observations satellitaires montrent que le volcan Big Ben sur l’île Heard (Océan Indien) reste actif, avec des coulées de lave encore observées fin janvier et février 2026. Le VAAC de Darwin a signalé que le panache de cendres a atteint 7,3 km d’altitude lors d’une brève éruption le 11 février 2026,. L’imagerie satellitaire révèle des anomalies thermiques persistantes et des coulées de lave sur plusieurs flancs. Cela confirme que le volcan demeure en phase effusive active.
L’éruption du 11 février s’est produite durant une période d’activité persistante. Des anomalies de température sont détectées au sommet et le long des flancs ouest et sud-ouest ; elles correspondent très probablement à des coulées de lave actives. D’autres anomalies, observées sur le flanc nord-est en février, ont été suivies de zones plus sombres de lave en cours de refroidissement.
L’activité éruptive du Big Ben est récurrente, avec des coulées de lave et des émissions de cendres intermittentes. Sa phase éruptive actuelle a débuté en septembre 2012 après quatre années de calme.
Source : VAAC de Darwin.

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L’éruption du Merapi (île de Java, Indonésie) se poursuit. Le dôme de lave sud-ouest produit des coulées pyroclastiques ou des avalanches de lave qui dévalent les pentes du volcan jusqu’à 1,8 km de distance. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à une distance minimale de 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.

Source : CVGHM.

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Toujours en Indonésie, l’activité éruptive se poursuit sur le Semeru, avec des éruptions quotidiennes enregistrées par le réseau sismique. Des panaches de gaz et de cendres s’élèvent entre 300 et 1 000 mètres au-dessus du sommet. Des incandescences au sommet et sur le flanc sud-est sont parfois visibles sur les images des webcams. Le niveau d’alerte reste à 3 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à au moins 5 km du sommet et d’éviter toutes les ravines.
Source : CVGHM.

Photo: C. Grandpey

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some information about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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13 February 2026 – 7 a.m. (Metropolitan France time) – 10 a.m. (local time): It does not come as a real surprise, as seismic activity had persisted since the end of the last eruption on January 20, 2026. It seemed clear that Piton de la Fournaise hadn’t had its last word. The volcano erupted again on Friday morning, February 13, 2026, as evidenced by images from the OVPF webcams. Lava flows and plumes of smoke were clearly visible from the Piton de Bert camera. The Observatory specifies that « following the seismic crisis that began at 9:25 a.m. local time on February 13, 2026, the volcanic tremor, indicative of magma reaching near the surface, has been recorded since approximately 10:00 a.m. »

According to the Observatory, « at least two eruptive fissures » opened on the upper part of the volcano’s summit. At the start of the eruption, the flow rate was approximately 60 cubic meters per second, according to satellite data.

According to the prefecture of Réunion, the eruption is taking place south of the Dolomieu crater. Access to the Enclos is, of course, prohibited. The préfet of Réunion has triggered the 2.1 ORSEC volcano alert.

Following the eruption of January 18-20, 2026, seismic activity beneath Piton de la Fournaise and the inflation of the volcano continued, as shown in the deformation graph above. These parameters indicated pressurization of the shallow magma supply system. In the end, magma was injected towards the surface, triggering the current eruption.

Clearly, the eruption took everyone by surprise, from the observatory to the hikers. According to Réunion la 1ère, at 10:00 AM on Friday, February 13, 2026, when Piton de la Fournaise erupted, several hikers were at the summit of the volcano and had to be evacuated by helicopter. A couple felt the warning signs of the eruption but were unable to interpret them. A loud bang accompanied the first lava fountains.

Activity appears to have declined significantly. It’s uncertain whether this second eruption of 2026 will last very long.

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1 p.m. (Metropolitan France time), 4 p.m. (local time): The OVPF has just released new information on the eruption. Four fissures have opened beneath the summit of the volcano. Since 3 p.m. (local time), eruptive activity has been primarily concentrated on fissure 4, with lava emissions still occurring at fissure 1. Fissures 2 and 3 are now inactive. At 1 p.m. (local time), the lava flow front was located at an altitude of approximately 1,500 meters.

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In Hawaii, Kilauea‘s 42nd eruptive episode is imminent as it is expected between February 14 and 17, 2026, according to the HVO forecast. Will it be as spectaculaar as the previous one ? Only Madame Pele has the answer.

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A series of pyroclastic hlows descended the Mi-isi Gully at Mayon (Philippines) on February 9, 2026, with the farthest runout reaching 4 km from the summit crater. The activity culminated in a seven-minute event that generated ash clouds exceeding 2 km in height and causing ashfall in several areas, during rainy conditions. The pyroclastic flows were generated by the collapse of lava accumulations near the summit crater and along active flow fronts. They occurred in two phases. At least 12 successive flows were recorded during yhe second one that lasted 7 minutes, according to seismic records.

Despite the intensity of the February 9 increased activity, the episode represents a brief intensification of unrest within otherwise near-steady eruptive conditions since the onset of eruption.

Here is a short video showing the eruptive event :

https://twitter.com/i/status/2021237013484315117

Source : PHIVOLCS.

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According to the SENAPRED and the SEGEMAR, eruptive activity was observed at Láscar (Chile) on 8 February 2026. The seismic network recorded increased volcano-tectonic activity associated with rock fracturing. A tremor signal, associated with fluid movement, was recorded along with a gas-and-ash plume that rose 1.1 km above the crater rim. Despite this increased activity, the Alert Level remains at Green (the lowest level on a four-color scale).

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El Chichon (Mexico) is not often mentioned in the news although the volcano has still been active sine its last eruption in 1982. Today, UNAM indicates that hydrothermal unrest at the volcano, located in northern Chiapas, has persisted since mid-2025, characterized by elevated seismicity, chemical-physical changes in the crater lake, and increased gas emissions. However, there is no evidence of magma ascent, and current conditions do not indicate an imminent eruption. The current unrest is fundamentally different from the 1982 eruptive sequence as no deformation, deep seismicity, and magmatic gas signatures typically associated with magma ascent are not observed. The current hazards are confined to localized phenomena, including toxic gas exposure and potential phreatic explosions near the crater.

El Chichon alert level remains Yellow, Phase 1–2 indicating elevated but non-eruptive activity.

Source : National Autonomous University of Mexico (UNAM).

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In Sicily, Mt Etna‘s summit craters are only releasing gas.
Stromboli is exhibiting its usual Strombolian activity, with between ten and twenty explosions of moderate to low intensity at the eruptive vents in the North and South-Central areas.
Source: INGV.

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In Kamchatka, the aviation color code is kept at Orange for Sheveluch and Yellow for Krasheninnikov and Bezymianny.

A growth of the lava dome continues on Sheveluch. This process is accompanied by powerful gas-steam emissions. Satellite data show a thermal anomaly on the volcano.

On 5 February 2026,explosions produced ash plumes that rose to 9.8 km above sea level. The aviation color code was raised to Red. A few hours later explosions generated an ash plume that rose to 9 km a.s.l. Some hours later, KVERT lowered the Aviation Color Code to Orange, noting that no new ash emissions were identified. New explosions with ash plumes rising up to 10 km caused the aviation color code to be raised again to Red before being lowered to Orange. More explosions occurred during the following days with the aviation color code geing raised to Red, then lowered to Orange where it is at the moment of this post.

The effusive eruption of Krasheninnikov continuesLava flows are travelling along the eastern slope of the Northern Cone of the volcano, and a gas-steam emission is observed at this cone. Satellite data show a large thermal anomaly on the volcano.

An effusive activity continues at Bezymianny. It is accompanied by powerful gas and steam emissions. Satellite data show a thermal anomaly on the volcano.

Source : KVERT.

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Satellite observations show that Heard Island’s Big Ben volcano (Indian Ocean) remains active, with lava flows detected through late January and February 2026. The Darwin VAAC reported that the ash plume from a brief eruption on February 11 2026 reached 7.3 km above sea level. Satellite imagery shows continued thermal anomalies and lava flows on several flanks, confirming the volcano remains in an active effusive phase.

The eruption occurred during a period of persistent activity at the volcano. Temperature anomalies are detected at the summit and along the western and south-western flanks ; they are interpreted as active lava flows. Additional anomalies on the north-eastern flank later in February were followed by darker cooling zones, consistent with recently emplaced lava.

Eruptive activity at Big Ben is recurrent, typically involving effusive lava flows and intermittent ash emissions every few years. Its current eruptive phase started in September 2012 after 4 years of quiescence.

Source : Darwin VAAC.

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The eruption at Merapi (on Java, Indonesia) continues. The SW lava dome produces pyroclastic flows or lava avalanches that descend drainages on the flanks of the volcano as far as1.8 km. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay at least 3-7 km away from the summit, based on locations.

Source : CVGHM.

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Still in Indonesia, eruptive activity continues at Semeru, with daily eruptive events recorded by the seismic network. Gas and ash plumes rise 300-1,000 m above the summit. Incandescence at the summit and incandescent material on the SE flank is occasionally visible in webcam images. The Alert Level remains at 3 (level 2 on a scale of 1-4) and the public is asked to stay at least 5 km away from the summit, and to avoid all drainages

Source : CVGHM.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Des tunnels de lave sur Vénus ? // Lava tubes on Venus ?

Dans deux notes publiées en avril 2023 et avril 2025, j’expliquais qu’une analyse des données recueillies en seulement huit mois au début des années 1990 par la sonde Magellan de la NASA révélait des changements à la surface de Vénus, probablement dus au volcanisme survenu pendant la mission Magellan.

Image de Vénus diffusée par la NASA dans les années 1990

Dans une nouvelle étude publiée en février 2026 dans la revue Nature Communications, des scientifiques qui analysaient des données vieilles de plusieurs décennies de la mission Magellan affirment avoir identifié ce qui semble être un vaste tunnel creusé par l’activité volcanique sur Vénus. Si cette structure est confirmée, il s’agirait du deuxième tunnel de lave découvert sur cette planète, après ceux observés sur la Lune et Mars.

Image radar de Magellan montrant plusieurs chaînes de cratères et l’ouverture identifiée, marquée A, qui pourrait donner accès au sous-sol de Vénus (Source : NASA).

Cette découverte va à l’encontre de l’idée longtemps admise que Vénus était un monde géologiquement inerte. L’identification d’une cavité volcanique est donc particulièrement importante, car elle permet aux chercheurs de valider des théories qui, pendant de nombreuses années, n’ont fait qu’émettre des hypothèses quant à l’existence de volcans sur Vénus.
Vénus est constamment enveloppée d’épais nuages ​​qui empêchent l’observation directe de sa surface. Cela oblige les scientifiques à se fier à l’imagerie radar pour étudier la géologie de la planète. Entre 1990 et 1992, la sonde Magellan de la NASA a cartographié une grande partie de la surface de Vénus grâce à un système radar spécialement conçu à cet effet. Les images ainsi obtenues constituent une vaste archive que les chercheurs continuent d’analyser. Le radar de Magellan a cartographié Vénus en émettant des ondes radio vers la surface de la planète et en mesurant le temps de retour des signaux, ce qui a permis aux scientifiques de mettre au point des cartes détaillées de la surface de la planète. Ces cartes révélaient de longues chaînes de cratères, ou zones d’effondrement. Certaines s’étendaient sur des dizaines, voire des milliers de kilomètres, laissant supposer la présence de tunnels de lave à la surface de Vénus.
Dans cette nouvelle étude, les scientifiques se sont concentrés sur des effondrements de surface bien localisés qui se produisent lorsque des pans de croûte cèdent, créant des ouvertures semblables à des lucarnes qui peuvent laisser apparaître des cavités souterraines. L’une de ces formations, située sur le flanc ouest de Nyx Mons, l’un des 1 600 volcans majeurs et près d’un million de volcans plus petits répartis à la surface de Vénus, a produit un signal radar distinctif correspondant étroitement aux signatures connues des toits effondrés de tunnels de lave. L’analyse du terrain environnant montre que le tunnel pourrait s’étendre sur plusieurs dizaines de kilomètres, bien que seule une partie de la structure puisse être confirmée à l’heure actuelle.
Les scientifiques pourraient bientôt avoir confirmation de la présence de ces tunnels. En effet, une série de prochaines missions vers Vénus devrait embarquer des instruments radar plus performants, capables de capturer des images à plus haute résolution. Par exemple, l’étude des cavités est l’un des principaux objectifs de l’instrument SRS (Subsurface Radar Sounder), prévu pour la mission EnVision et mis au point par l’Agence spatiale européenne (ESA). Cet instrument peut pénétrer la surface de la planète jusqu’à plusieurs centaines de mètres de profondeur et potentiellement détecter des tunnels, même en l’absence d’ouvertures en surface.
Source : Nature Communications.

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In two posts published in April 2023 and 2025, I explained that a new analysis of data collected over the space of just eight months in the early 1990s by NASA’s Magellan orbiter showed changes in the Venusian surface that could best be attributed to volcanism that took place during the Magellan mission.

In a new study published in February 2026 in the journal Nature Communications, scientists analyzing decades-old data from the Magellan mission say they have identified what appears to be a vast underground tunnel carved by volcanic activity on Venus. If confirmed, the structure would mark only the second time a lava tube has been reported on Venus, adding to similar discoveries on the moon and Mars.

The finding also contributes to a growing body of evidence challenging the long-held view of Venus as a geologically dead world. The identification of a volcanic cavity is therefore of particular importance, as it allows researchers to validate theories that for many years have only hypothesized the existence of volcanoes on Venus.

Venus is perpetually shrouded in dense clouds that block direct views of its surface, forcing scientists to rely on radar imagery to study the planet’s geology. Between 1990 and 1992, NASA’s Magellan orbiter mapped much of Venus’ surface using a radar system specifically designed for that purpose, producing a vast archive of images that researchers continue to analyze. Magellan‘s radar mapped Venus by transmitting radio waves toward the planet’s surface and measuring how long the signals took to bounce back, allowing scientists to construct detailed surface maps. Those maps revealed long chains of pits, or collapsed areas on the surface. Some stretched tens to thousands of kilometers, which hinted at the presence of underground lava tubes across the Venusian surface.

In the new study, scientists focused on localized surface collapses that occur when sections of rock give way, creating skylight-like openings that can expose underground voids. One such feature, located on the western flank of Nyx Mons, one of the 1,600 major volcanoes and nearly a million smaller ones that dominate the surface of Venus, produced a distinctive radar pattern closely matching signatures known to arise from collapsed lava tube roofs. Analysis of the surrounding terrain suggests the conduit could extend for a few dozen kilometers underground, although only part of the structure can currently be confirmed.

More confirmation may come soon. A fleet of upcoming missions to Venus are expected to carry more advanced radar instruments capable of capturing higher-resolution images. For instance, studying subsurface cavities is a primary goal of an instrument called the Subsurface Radar Sounder, or SRS, planned for the EnVision mission being developed by the European Space Agency (ESA), which can penetrate the planet’s surface to depths of several hundred meters and potentially detect conduits even in the absence of surface openings.

Source : Nature Communications.

Janvier 2026 5ème mois de janvier le plus chaud // January 2026 was the 5th warmest January

Le service Copernicus sur le changement climatique (C3S) a publié son dernier bulletin mensuel consacré aux principales tendances climatiques pour le mois de janvier 2026. Ce bulletin indique que janvier 2026 a été le cinquième mois de janvier le plus chaud jamais enregistré à l’échelle mondiale, avec une température moyenne de l’air en surface de 12,95 °C, soit 1,47 °C de plus que le niveau préindustriel (1850-1900). Ce classement a été obtenu malgré une vague de froid dans l’hémisphère Nord, notamment en Amérique du Nord et en Sibérie. En Europe, janvier 2026 a été le mois de janvier le plus froid depuis 2010. Ce froid dans l’hémisphère Nord a été compensé par des vagues de chaleur dans l’hémisphère Sud, où des records de chaleur ont été observés, provoquant des incendies de forêt meurtriers.
Les températures les plus élevées par rapport à la moyenne ont été enregistrées dans l’Arctique, au Groenland, en Amérique du Sud, en Afrique du Nord et en Antarctique, avec des anomalies dépassant localement +7 °C. Janvier 2026 n’a été que de 0,28 °C inférieur à janvier 2025, qui a été le mois de janvier le plus chaud jamais enregistré.

Source : Copernicus.

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The Copernicus Climate Change Service (C3S) has published its latest monthly Climate Bulletin, focusing on key climate trends in January 2026. The bulletin reports that January 2026 was the fifth-warmest January globally, with an average surface air temperature of 12.95 °C, which is 1.47 °C warmer than the estimated pre-industrial level (1850–1900). This classification was obtained despite a cold snap in the Northern Hemisphere, in particular in North America and in Siberia. In Europe, January 2026 was the coldest January since 2010. The cold weather in the north was compensated with heat waves in the Southern Hemisphere where heat records were observed, causing deadly wildfires.

The highest temperatures relative to the average are found in the Arctic, Greenland, South America, North Africa, and Antarctica, with anomalies locally exceeding +7 °C.

January 2026 was only 0.28°C cooler than January 2025 which was the warmest January on record.

Source : Copernicus.