Des nouveautés sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) // Novelties on Piton de la Fournaise (Reunion Island)

Deux nouvelles caméras ont été mises en ligne en fin de semaine dernière par l’OVPF. Elles existaient depuis longtemps mais pour un usage interne.  http://www.ipgp.fr/fr/ovpf/actualites-ovpf

On note des nouveautés aussi au fil des semaines sur le site de l’OVPF : en plus des bulletins mensuels, un bulletin quotidien est mis en ligne vers 10-11h avec deux graphiques montrant sismicité et déformations. Pour ces dernières, c’est la mesure entre deux points du cratère Dolomieu, témoin de l’inflation/déflation).
http://volcano.ipgp.fr/reunion/Bulletin_quotidien/bulletin.html

On ne peut que se féliciter de ces initiatives car l’OVPF était à la traîne comparé aux mises à jour de l’Observatoire des Volcans d’Hawaii, par exemple. Il est vrai que le personnel est peu nombreux et qu’il n’est pas facile de gérer toutes les tâches en période éruptive.

—————————————

Two new webcams were put online last weekend by OVPF. They had existed for a long time but for internal use.

http://www.ipgp.fr/en/ovpf/actualites-ovpf

There are also novelties on the OVPF website: in addition to the monthly bulletins, a daily update is posted online at 10-11 a.m. with two graphs showing seismicity and deformation. The latter is measured between two points of the Dolomieu Crater; they show inflation / deflation.
http://volcano.ipgp.fr/reunion/Bulletin_quotidien/bulletin.html

We can only welcome these initiatives because OVPF was really lagging behind the Hawaiian Volcano Observatory updates, for example. We should remember that the Observatory staff is quite reduced and it is not easy to manage all the tasks during an eruptive period.

Source: OVPF

Publicités

Webcams siciliennes

L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.) vient de mettre en ligne une nouvelle webcam sur le Stromboli. Elle est accessible en cliquant sur ce lien :

http://www.lave-volcans.eu/webcams_stromboli.php?numero=1

Cette webcam s’ajoute à celle déjà présente sur l’Etna :

 http://www.lave-volcans.eu/webcams_etna.php?numero=2

Bonus intéressant : La webcam de l’Etna s’accompagne d’archives permettant de voir l’activité volcanique au cours des dernières 24 heures. Très utile quand les éruptions ont lieu pendant notre sommeil !

D’autres webcams sont orientées vers les cratères de l’Etna et le Stromboli, comme celles proposées par Radio Studio 7 dont certaines sont en streaming et permettent donc d’observer l’activité volcanique en direct :

http://www.radiostudio7.it/webcam.asp

Des vues en streaming sont également proposées par l’Osservatorio Meteorologico di Nunziata di Mascali. On peut choisir le versant sud de l’Etna :

http://www.osservatoriometeorologiconunziata.it/joomla30/index.php/web-cam/etna-sud-live

ou le versant nord :

http://www.osservatoriometeorologiconunziata.it/joomla30/index.php/web-cam/etna-nord-live

Les webcams de l’INGV ne manquent pas d’intérêt. Elles permettent de voir la Fossa di Vulcano, le Stromboli et l’Etna. Pour ce dernier, viennent s’ajouter les images des caméras thermiques. Le site propose également de suivre l’activité sismique :

http://www.ct.ingv.it/it/?option=com_wrapper&view=wrapper&Itemid=100&lang=it

D’autres webcams sont orientées vers l’Etna. En voici quelques exemples; la liste n’est pas exhaustive :

https://www.meteoindiretta.it/wcdet/8691/giarre__ct_/panoramica_sul_vulcano_etna/

http://www.telegrafovecchio.com/wcam/cam1.jpg

http://www.guide-etna.com/

http://www.etnanatura.it/foto/storicowebcam1.php

Le Masaya (Nicaragua) bientôt sur les réseaux sociaux // Masaya volcano (Nicaragua) soon on the social networks

drapeau-francaisLa compagnie General Electric (GE) et le gouvernement nicaraguayen sont en train d’installer un réseau de quelque 80 capteurs Wi-Fi à l’intérieur du Masaya. L’idée est de créer un système d’alerte précoce, avant une éruption.
Situé à une vingtaine de kilomètres de Managua, la capitale du Nicaragua, le volcan servira également de test pour d’autres systèmes de détection. Les capteurs collecteront des données environnementales à 360 mètres de profondeur à l’intérieur du volcan. Ils sont insérés dans des coffrets noirs robustes, conçus pour résister à l’environnement hostile d’un volcan actif. Ils enregistreront les niveaux de gaz, la température, la gravité et les données de pression atmosphérique.
L’équipe d’installation comprend un volcanologue expérimenté, un pilote de drone, des gréeurs et un ancien astronaute. Il est prévu que ces hommes enfilent des combinaisons spéciales, résistantes à la chaleur, et descendent dans le cratère du Masaya pour y installer les capteurs au cours des prochaines semaines.
Toutes les données seront rassemblées dans Predix, la base de données open-source de General Electric, puis mis à la disposition du grand public par le biais d’un site Web.
Le projet est soigneusement documenté et diffusé sur les médias sociaux. Les images et vidéos, pour beaucoup tournées avec des drones, seront partagées sur Snapchat, Twitter et YouTube. Les gens pourront également regarder sur Facebook des vidéos montrant en direct l’équipe en train d’installer les capteurs à l’intérieur du volcan.
Le projet n’est pas seulement ludique : son véritable but est de créer un système susceptible de protéger les localités situées à proximité de volcans actifs à travers le monde. Il y a environ 1500 volcans actifs sur notre planète, et tous sont en attente de leur propre accès Internet !
Source: Organes de presse américains.

————————————-

drapeau-anglaisGeneral Electric (GE) and the local government are currently installing a network of some 80 Wi-Fi sensors inside the Masaya volcano. The idea is to create an early warning system before an eruption.

Located about 20 km from Nicaragua’s capital city Managua, the active volcano is a test case for other early detection systems. The sensors will gather environmental information from 360 metres inside the volcano. They are rugged black boxes built to withstand the harsh environment of an active volcano. They will record gas levels, temperature, gravity and atmospheric pressure data.

The installation crew includes an experienced volcano explorer, a drone pilot, riggers, and a former astronaut. The men are expected to put on special heat-resistant suits and descend into Masaya to install the sensors over the next few weeks.

All the data will be collected in Predix, General Electric’s open-source database, and then made publicly available through a website.

The project is being carefully documented and publicized on social media. Images and videos, many shot with drones, will be shared on Snapchat, Twitter and YouTube. People will also be able to watch live Facebook videos of the team installing the sensors inside the volcano.

More than entertainment, the project could help create a system to protect volcano-adjacent communities everywhere. There are around 1,500 possibly active volcanoes around the world, all waiting for their own internet access.

Source : American news media.

Masaya 02

Vue du cratère du Masaya et du lac de lave (Crédit photo : INETER)

Vive le Limousin!

Je suis Creusois, Limousin, et fier de l’être. Je ne dirai jamais que je suis Aquitain, n’en déplaise à ceux qui nous ont imposé la réforme territoriale sans avoir eu le courage de consulter la population. Il est bon de rappeler que le futur président de la nouvelle région (encore sans nom) a été élu par seulement 14,7% des personnes inscrites sur les listes électorales.

Limousin

Petite histoire de traduction

Lorsque je rédige mes notes en anglais, je ne me réfère jamais aux traducteurs automatiques qui montrent de sérieuses lacunes. Je m’en étais rendu compte le jour où, ayant recours à Google Traduction, pour essayer de comprendre un rapport du VSI sur le Kawah Ijen, j’ai été surpris d’apprendre que le volcan souffrait de pertes vaginales… !

Histoire de voir si la situation s’était améliorée, j’ai soumis à Google Traduction une partie du rapport du HVO sur le Kilauea en date du 14 juin 2015. Voici le résultat, avec en couleur les passages les plus incohérents :

Résumé de l’activité: le volcan Kilauea continue à éclater à son sommet et de son Rift Zone Est. les taux de sismicité sont actuellement normale sous le sommet du Kilauea. Sur le site de l’éruption du Rift Zone Est, les flux de surface sont actifs au sein d’environ 8 km (5 miles) de Pu’u’Ō’ō. Au sommet, le lac de lave est toujours actif.
Sommet Observations: taux de sismicité sous le sommet du Kilauea étaient à des niveaux de fond au cours de la dernière journée. Sursauts épisodiques de tremblements sismiques associées à des périodes de projection vigoureuse au sein de l’Overlook évent continuer. La tendance d’inclinaison déflationniste qui a commencé le 12 Juin, inversé hier soir à environ 18 heures TVH, et inclinomètres dans le sommet a commencé à montrer inclinaison compatible avec sommet inflation. Depuis l’époque de l’inclinaison tour autour de la surface du lac de lave à l’intérieur de l’évent Overlook a augmenté et est actuellement d’environ 54 m (177 pi) sous le plancher actuel de Halema’uma’u, définie ici comme la nouvelle jante de l’Overlook évent. les taux d’émission de dioxyde de soufre ont varié entre 2,200-4,700 tonnes / jour pour la semaine se terminant le 9 Juin.

Voici une suggestion de traduction un peu plus compréhensible :

Résumé de l’activité : L’éruption du Kilauea se poursuit au sommet et sur l’East Rift Zone (ERZ)  [NDLR : Zone de Fracture Est]. Le niveau de sismicité est actuellement normal sous le sommet du Kilauea. Sur le site éruptif de l’ERZ, des coulées sont actives jusqu’à moins de 8 km (5 miles) du Pu’uO’o. Au sommet, le lac de lave est toujours actif.

Observations au sommet : La sismicité sous le sommet du Kilauea est restée à son niveau de base au cours de la journée écoulée. Des hausses épisodiques du tremor continuent ; elles correspondent à des périodes de fortes projections de lave (=spattering) à l’intérieur de l’Overlook Crater. La tendance au dégonflement (= à la déflation) qui a débuté le 12 juin s’est inversée hier soir vers 18 heures (heure locale) et les tiltmètres au sommet ont commencé à montrer une tendance inflationniste. A partir de cette inversion de tendance, la surface du lac de lave dans l’Overlook Crater a commencé à monter et se situe actuellement à environ 54 mètres sous le plancher de l’Halema’uma’u, en se référant à la nouvelle lèvre de l’Overlook Crater (NDLR : formée lors du débordement du lac). Les émissions de dioxyde de soufre se situent entre 2200 et 4700 tonnes par jour pour la semaine qui s’est terminée le 9 juin.

Il faut noter que les rapports du HVO (et de certains autres observatoires) sont rédigées dans un anglais dont la correction grammaticale laisse parfois à désirer. Il est vrai aussi que certains observatoires français montrent de sérieuses lacunes orthographiques…

Pas d’éruption à Sunset Crater (Arizona)! // No eruption at Sunset Crater (Arizona)!

drapeau francaisLes réseaux sociaux répandent souvent de fausses rumeurs. C’est ce qui est arrivé mercredi quand certains messages ont fait référence à un lien qui affirmait que Sunset Crater (Arizona) était entré en éruption et qu’un panache de fumée s’élevait d’une zone située au nord de Flagstaff. Le rapport de la soi-disant éruption s’appuyait sur une image satellite en noir et blanc. Les autorités locales ont indiqué qu’il s’agissait en fait d’un écobuage contrôlé dans la zone. C’est ce feu qui a causé le panache de fumée vu sur la photo satellite.

Le volcan de Sunset Crater est un exemple classique de cône de scories. La dernière éruption a eu lieu entre 1040 et 1100. Les cônes de scories sont assez répandus dans la région et tous se sont formés de la même façon. Au plus fort de l’activité de Sunset Crater, au moins 9 autres cônes de scories étaient actifs, ainsi que de nombreux cônes de projections plus petits, tandis que 3 coulées de lave étaient émises le long d’une fracture de 10 km. Le cône de Sunset Crater présente une hauteur d’environ 300 mètres et a près de 2 km de large à la base; le cratère a une profondeur de 120 mètres et  un diamètre de 675 mètres.
Sunset Crater est considéré comme éteint, même si une telle affirmation peu sembler un peu présomptueuse pour un volcan dont l’activité est très récente d’un point de vue géologique.
Source: Médias locaux.

 ——————————————

drapeau anglaisSocial media often spread false rumours. This is what happened on Wednesday when some posts referred to a link pretending that Sunset Crater (Arizona) was erupting and that a plume of smoke had been seen rising from an area north of Flagstaff. The report of the supposed eruption was based on a black and white satellite image. Local authorities said that what happened on the ground was a prescribed burn in the area which caused the smoke plume seen in the satellite photo.

Sunset Crater Volcano is a classic example of a cinder cone volcano. It erupted sometime between 1040 and 1100. Cinder cones are quite common in the area and all were formed in roughly the same way. At the peak of Sunset Crater’s activity, at least 9 other cinder cones, numerous smaller spatter cones and 3 lava flows were simultaneously active along a 6-mile-long fissure. The cone of Sunset Crater Volcano is about 300 metres high and nearly 2 km wide at the base; the crater is 120 metres deep and 675 metres from rim to rim.

Sunset Crater is said to be extinct even though such an assertion may be exaggerated for a volcano whose activity is very recent from a geological standpoint.

Source : Local news media.

Sunset crater

Vue de Sunset Crater  (Crédit photo:  Wikipedia)

Les morses et le réchauffement climatique // Walruses and global warming

drapeau francaisJ’ai souvent attiré l’attention du public sur le changement et le réchauffement climatiques, en particulier après plusieurs voyages en Alaska où le phénomène apparaît à grande échelle. Il affecte les glaciers, mais aussi la vie des animaux. J’ai indiqué précédemment que l’hibernation des ours a subi des changements. Un autre exemple concerne les morses qui se rassemblent en grand nombre le long des côtes de l’Alaska. Les scientifiques font remarquer que la taille de ces rassemblements augmente car le changement climatique fait fondre la banquise arctique, privant les morses de leurs plates-formes de glace pour profiter de l’ensoleillement.
En été, la banquise se retire vers le nord, loin des eaux peu profondes du plateau continental de la Mer de Chukchi, une situation qui n’existait pas il y a seulement une décennie. Pour se reposer entre les épisodes d’alimentation au fond de la mer, les morses n’ont d’autre solution que de rejoindre le rivage.
En Septembre 2009, des centaines de morses ont été trouvés morts sur la côte nord-ouest de l’Alaska. La découverte coïncidait avec les rapports scientifiques précisant que la glace de l’Océan Arctique avait atteint le troisième niveau le plus bas jamais enregistré.
Le Centre pour la Diversité Biologique a déclaré que le recul de la banquise prive les femelles et leurs petits de leur habitat naturel, de sorte qu’ils sont obligés d’atteindre le rivage et se rassemblent en groupes importants en compagnie des gros mâles. Lorsque quelque chose les effraie – l’activité humaine par exemple – des bousculades peuvent se produire et on pense que les jeunes morses ont péri sous le poids des adultes.
Selon la NASA, tandis que la température de l’océan a augmenté en raison du réchauffement climatique, la banquise arctique a reculé de 12 pour cent par décennie depuis la fin des années 1970, avec une accélération après 2007.
L’un des endroits préférés des morses en Alaska est Round Island (voir carte ci-dessous : l’île se trouve en bas à droite) où une webcam a récemment été installée. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez voir (et entendre!) à la fois la mer et les morses! Attention toutefois au décalage horaire (10 heures avec l’Alaska en ce moment).
http://www.adn.com/video/video-round-island-alaska-walrus-cam

—————————————————–

drapeau anglaisI have often drawn the public attention to climate change and global warming, especially after several trips to Alaska where the phenomenon appears at a large scale. It affects the glaciers but also animal life. I indicated previously that the hibernation of bears has undergone changes. Another example is the walruses who gather in large numbers along the coasts of Alaska. Scientists say the size of the gatherings is growing as climate change melts Arctic sea ice, depriving walruses of their sunning platforms of choice.

Summer sea ice is retreating far north of the shallow continental shelf waters of the Chukchi Sea in U.S. and Russian waters, a condition that did not occur a decade ago. To keep up with their normal resting periods between feeding bouts to the seafloor, walruses have simply hauled out onto shore.

In September 2009, hundreds of dead walruses were found on Alaska’s north-west coast, coinciding with reports that Arctic Sea ice had reached the third lowest level ever recorded.

The Centre for Biological Diversity said the retreating sea ice deprives female walruses and calves of their natural habitat so they are forced to come ashore and congregate in densely packed groups with larger males. When something alarms them, such as nearby human activity, stampedes can occur. Campaigners believe the young walruses were crushed to death.

According to NASA, as the ocean heats up due to global warming, Arctic sea ice has retreated by 12 percent per decade since the late 1970s, worsening after 2007.

One of the walruses’ favourite place in Alaska is Round Island (see map below, bottom right) where a webcam has recently been set up. By clicking on the link below, you will see (and hear!) both the sea and the walruses! Mind the time difference (10 hours with Alaska at the moment).

http://www.adn.com/video/video-round-island-alaska-walrus-cam

Morses 2

Morses

Rassemblement de morses vu par la webcam de Round Island