Fuego (Guatemala) : L’activité reste soutenue // Activity is still elevated

L’INSIVUMEH indique que la neuvième phase éruptive et effusive du Fuego en 2017 a débuté le 13 septembre. Des explosions ont généré des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 1,2 km au-dessus du cratère avant de s’étirer sur 15 km vers l’ouest et le sud-ouest, avec des retombées dans les localités sous le vent. Des coulées pyroclastiques sont descendues dans la ravine Santa Teresa sur le flanc ouest. La phase éruptive s’est terminée environ 35 heures plus tard.
Le 14 septembre, des explosions ont généré des panaches de cendre de 750 mètres de hauteur qui se sont étirés sur 10 km vers l’ouest et le sud-ouest. Les ondes de choc produites par certaines explosions ont fait vibrer les vitres des structures proches. Une coulée de lave était active dans la ravine Santa Teresa.
Les explosions du 15 septembre ont produit des panaches de cendre qui ont atteint 750 mètres de hauteur et se sont étirés sur 5 km vers le NO et le SO. La coulée de lave avait alors 300 mètres de longueur.
Les 17 et 18 septembre, les panaches de cendre des explosions s’élevaient jusqu’à près de 1 km. Des matériaux incandescents étaient éjectés jusqu’à 250 mètres au-dessus du cratère et provoquaient des avalanches dans la zone du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs zones sous le vent.
Sources: INSIVUMEH & CONRED.

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INSIVUMEH indicates that Fuego’s ninth effusive eruption phase in 2017 began on September 13th. Explosions generated ash plumes that rose 1.2 km above the crater and drifted 15 km W and SW, causing ashfall in communities downwind. Pyroclastic flows descended the Santa Teresa ravine on the W flank. The eruptive phase ended about 35 hours later.

On September 14th, explosions generated ash plumes that rose 750 metres and drifted 10 km W and SW. Shock waves from some explosions vibrated nearby structures. A lava flow was active in the Santa Teresa ravine.

Explosions on September 15th produced ash plumes that rose as high as 750 metres and drifted 5 km NW and SW. The lava flow was 300 metres long.

On September 17th and 18th, ash plumes from explosions rose almost 1 km and drifted W and SW. Incandescent material was ejected 250 metres above the crater rim and caused avalanches around the crater area. Ashfall was reported in several dowwind areas.

Sources : INSIVUMEH & CONRED.

Le Fuego le 20 septembre 2017: Vers un retour au calme? (Crédit photo: INSIVUMEH)

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Nouvelles de Fernandina (Iles Galapagos) // News of Fernandina Island (Galapagos)

D’après les derniers rapports émis par l’Institut de géophysique équatorien, l’activité a débuté sur l’île Fernandina le 4 septembre avec l’apparition se séismes hybrides qui ont évolué vers des événements longue période, eux-mêmes suivis de l’apparition du tremor éruptif qui annonçait la sortie de la lave. Cette dernière a été émise par une fracture en circonférence près de la lèvre SSO de la caldeira. Les coulées se sont dirigées vers le sud et le sud-ouest, sans toutefois atteindre l’océan. Un panache faiblement chargé en cendre montait jusqu’à 4 km au-dessus du cratère. Les coulées de lave ont continué à être actives le 5 septembre, avec une baisse d’activité en soirée. L’activité éruptive a chuté de manière significative le 6 septembre.

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According to Ecuador’s Instituto Geofisico (IG) latest reports, activity at Fernandina began on September 4th with the detection of hybrid earthquakes followed by long-period events, and finally the onset of tremor which heralded the beginning of the eruption. Lava emerged from a circumferential fissure near the SSW rim of the caldera and flowed down the S and SW flanks, with no evidence of the flows reaching the sea. A gas plume with low ash content rose 4 km above the crater rim. Lava flows continued to be active on September 5th but their intensity declined in the evening. Activity had decreased significantly by September 6th.

Kamokuna (Hawaii): Toujours pas d’effondrement du delta de lave // No collapse yet of the lava delta

Pour répondre à la question d’un visiteur de ce blog, le delta de lave à Kamokuna ne s’est toujours pas effondré. La lave continue d’arriver et fait s’agrandir le delta jour après jour. Les fractures observées précédemment continuent de s’élargir, ce qui semble indiquer un effondrement dans un proche avenir. Il y a deux semaines, le HVO a estimé que le delta couvrait une superficie de près de 3 hectares. Malgré le nouvel apport de lave, le delta ne montre aucun signe réel de faiblesse. Les géologues pensent toutefois que l’effondrement est inévitable car le delta continue à s’affaisser, mais personne ne sait quand l’événement aura lieu. Encore et encore, les autorités du parc conseillent aux visiteurs de faire attention et de respecter les limites autour de l’entrée de lave de Kamokuna. Au moment de l’effondrement, des explosions se produiront, avec projection de matériaux incandescents
Source: HVO

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To answer the question of a visitor of my blog, the lava delta at Kamokuna continues to resist collapse. Lava continues to add new land to the growing delta. Stress fractures in the bench continue to increase in width, indicating the growing likelihood of a collapse in the near future. Two weeks ago, HVO estimated the bench at nearly 3 hectares. Despite the recent increase, the delta shows no real sign of weakness. Geologists say the collapse is inevitable as the bench continues to slump, but nobody knows when the event will take place. Again and again, Park authorities advise visitors to be careful and respect the limits around the Kamokuna lava entry. Explosions will take place at the moment of the collapses and incandescent materials will be ejected around Kamokuna.

Source: HVO.

Crédit photo: HVO

Nouvelles du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) et du Kilauea (Hawaii) // News of Piton de la Fournaise and Kilauea

L’éruption du Piton de la Fournaise qui a débuté le 14 juillet se poursuit. Le tremor volcanique se maintient à un niveau stable et faible, mais l’éruption n’est pas terminée. Aucune déformation de l’édifice volcanique n’est enregistrée. Les conditions météorologiques souvent défavorables ne permettent pas de faire de mesures du débit de la lave.

Source : OVPF.

On n’a observé aucun changement majeur sur le Kilauea au cours des dernières semaines. Le lac de lave dans l’Halema’uma’u montre les fluctuations habituelles provoquées par les épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique. La lave se trouve actuellement à 40 mètres sous la lèvre de l’Overlook Crater.
Les images de la webcam montrent les points d’incandescence habituels sur le Pu’uO’o, ce qui confirma la stabilité de l’activité. Un petit lac de lave peut toujours être observé dans la partie ouest du cratère.
La coulée issue de l’épisode 61g est active et entre dans l’océan à Kamokuna. Le HVO décrit des explosions littorales et l’élargissement lent et continu de plusieurs grandes fractures à travers le delta de lave. L’élargissement des fractures reflète l’affaissement de la partie frontale du delta et souligne le risque de son effondrement soudain dans la mer. La coulée de lave reste active au-dessus du pali et sur la plaine côtière. Le 19 août en début de la matinée, la lave est sortie d’une bouche qui s’est ouverte à environ 120 mètres en amont du delta et a formé une cascade spectaculaire sur la falaise et dans la partie ouest du delta. L’événement a été de courte durée et, au début de l’après-midi, l’activité avait cessé. Il est rappelé aux visiteurs de ne pas entrer dans la zone dangereuse délimitée par des cordes car des explosions soudaines provoquées par l’effondrement du delta de lave peuvent se produire à tout moment.

Source : HVO.

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The eruption of Piton de la Fournaise that started on July 14th is still going on. The  eruptive tremor maintains a low level but the eruption is nor over. No deformation of the volcanic edifice is being recorded. Weather conditions are oten unfavourable and do not allow to perform measurements of the lava output.

Source: OVPF.

There have been no major changes on Kilauea during the past weeks. The lava lake within Halema’uma’u shows the usual fluctuations caused by the inflation and deflation episodes of the volcanic edifice. Lava is currently 40 metres below the rim of the Overlook crater.

Webcam images show persistent glow from long-term sources at Pu’uO’o indicating steady activity. A small lava lake can still be observed in the western part of the crater.

The episode 61g flow is active and entering the ocean at Kamokuna. HVO observations describe littoral explosions and continued slow widening of several large cracks across the active lava delta. Crack widening reflects seaward slumping of the delta’s leading edge and highlights the potential of sudden collapse into the sea. Surface lava flow activity persists on the upper portion of the flow field above the pali and on the coastal plain. On August 19th in the early morning, lava emerged from a breakout about 120 metres inland of the delta forming a spectacular cascade over the seacliff and onto the western delta surface. The breakout was short lived and by early afternoon, activity had ceased. Visitors are reminded not to enter the danger zone as sudden explosions due to the delta collapse can occur at any time.

Source: HVO.

Tremor sur le Piton de la Fournaise le 25 août 2017

(Source: OVPF)

Cascade de lave du 19 août 2017 et delta de lave (Source: HVO)

Fuego (Guatemala)

Le 8ème épisode effusif sur le Fuego en 2017 a débuté le 20 août 2017. Des explosions à répétition ont généré des panaches de cendre qui sont montés à 2 ou 3 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs régions sous le vent. Deux fontaines de lave d’une hauteur de 300 mètres, ont alimenté des coulées qui ont parcouru 1,4 km vers le SSO dans la ravine Ceniza et 1,2 km vers l’ouest dans la ravine Santa Teresa. Des avalanches de blocs incandescents se sont produites tout autour du cratère. Certaines explosions ont généré des ondes de choc qui ont fait vibrer les fenêtres aux alentours.

La sismicité a diminué le 21 août. Des explosions faibles ont alors généré des panaches de cendre qui ont atteint 1 km de hauteur. Les coulées de lave avaient avancé de 200 mètres dans la ravine Ceniza et de 100 mètres dans la ravine Santa Teresa. Des coulées pyroclastiques ont affecté la ravine Santa Teresa, avec accumulation de dépôts et augmentation du risque de lahars.
Le 22 août, l’INSIVUMEH a indiqué qu’après 48 heures d’activité, l’épisode effusif était terminé. Les explosions ont continué à produire des panaches de cendre de 1,2 km de hauteur et ont continué à faire vibrer les vitres des structures proches. Des matériaux incandescents étaient éjectés jusqu’à 200 m au-dessus de la lèvre du cratère.
Source: INSIVUMEH.

The 8th effusive episode at Fuego in 2017 began on August 20th. Constant explosions generated ash plumes that rose 2 – 3 km above the crater. Ashfall was reported in several areas downwind. Two lava fountains, each 300 metres high, fed lava flows that travelled 1.4 km SSW down the Ceniza ravine and 1.2 km W down the Santa Teresa ravine. Incandescent block avalanches occurred throughout the crater. Some explosions generated shock waves that rattled nearby structures.

Seismicity decreased on August 21st. Weak explosions generated ash plumes that rose 1 km. The lava flows had lengthened 200 metres in the Ceniza ravine and 100 metres in the Santa Teresa ravine. Pyroclastic flows were concentrated in the Santa Teresa ravine, possibly filling the drainage with deposits and increasing the chances for lahars.

On August 22nd, INSIVUMEH noted that after 48 hours the effusive episode was over. Explosions produced ash plumes that rose 1.2 km and continued to vibrate nearby structures. Incandescent material was ejected as high as 200 m above the crater rim.

Source: INSIVUMEH.

Vue du Fuego le 22 août 2017 (Source: INSIVUMEH)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Latest news

L’OVPF indique que « l’éruption qui a débuté le 14 juillet se poursuit. Le tremor volcanique a augmenté rapidement en début de nuit dernière. Ensuite, depuis le début de journée,  il oscille avec  une périodicité d’environ 4 minutes.

Malgré des conditions météorologiques plutôt défavorables, la caméra en place au Piton de Bert a permis d’associer ces changements dans le niveau du tremor à des modifications de l’activité de surface. Des fontaines de lave éphémères ont pu être observées tant au niveau du cône éruptif que de l’extrémité est de la coulée essentiellement en début de nuit. »

Il est fort à parier que cette augmentation rapide du tremor – qui fait suite à une hausse beaucoup plus modeste – est due à la libération d’un bouchon de lave qui s’était accumulée dans le conduit d’alimentation. Cette évacuation de la lave sous pression a été enregistrée par les instruments et généré les fontaines observées en aval. Les prochaines heures diront si mon diagnostic est le bon.

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OVPF indicates that « the eruption which began on 14 July continues. The volcanic tremor rose rapidly early last night. Then, since the beginning of the day, it oscillates with a periodicity of about 4 minutes.
In spite of the adverse weather conditions, the camera at Piton de Bert made it possible to associate these changes in the level of the tremor with changes in surface activity. Short-lived lava fountains were observed both at the eruptive cone and at the eastern end of the flow, essentially at the beginning of the night. »
the odds are that this rapid increase in the tremor – which followed a much more modest increase – is due to the release of a lava plug that had accumulated in the feeding conduit. This evacuation of the pressurized lava was recorded by the instruments and generated the fountains observed downstream. The next few hours will tell if my diagnosis is right.

Source: OVPF

De jeunes volcans ont-ils hébergé la vie sur Mars ? // Did young volcanoes harbour life on Mars ?

Une équipe scientifique a identifié sur la planète Mars ce qui ressemble à des volcans de formation récente. Selon les chercheurs, à une certaine époque, un tel environnement a pu être propice au développement de formes de vie microbiennes.
Sur Mars, Olympus Mons est le plus grand volcan du système solaire; Il mesure 22 km de haut et plus de 500 km à sa base. Il a commencé à croître il y a plus de 3 milliards d’années, mais la lave sur la partie supérieure de ses flancs semble dater de seulement 2 millions d’années, si l’on en juge par le manque relatif de cratères d’impact. Les cratères d’impact permettent de déterminer l’âge d’une surface dans le système solaire. Plus il y a de cratères, plus elle est vieille. La lave récemment émise par un volcan peut recouvrir les anciens cratères, donnant une nouvelle jeunesse à cette surface. C’est ce qui s’est passé sur Olympus Mons et sur plusieurs de ses voisins, ce qui signifie que ces volcans ne sont probablement pas éteints. Il se pourrait même qu’ils émettent de la lave à l’avenir, mais il faudra probablement attendre quelques millions d’années pour assister à un tel événement.
Les chercheurs ont déjà localisé des ensembles de petits cônes, de toute évidence assez jeunes, bien que leur origine ait toujours été controversée. Il se peut que ce soit de véritables sites d’éruption volcanique, mais il pourrait s’agir aussi de volcans de boue, ou des cônes sans racine formés par des explosions lors du passage de la lave sur un sol humide ou glacé.
Une étude récente réalisée par une équipe de chercheurs tchèques, allemands et américains présente la preuve convaincante qu’au moins certains de ces cônes sont de véritables volcans. Les chercheurs ont étudié des cônes dans Coprates Chasma, la partie la plus profonde du vaste système de canyons Valles Marineris de Mars. Cette région est éloignée des principales provinces volcaniques de la planète et on pense que le magma est sorti par des fractures anciennes mais réactivées dans le système de canyons.
Les chercheurs sont convaincus qu’il s’agit de véritables cônes volcaniques, semblables aux cônes de scories et de tuf sur Terre. Ils se réfèrent pour cela aux couches fines visibles à l’intérieur des parois des cratères sur les images envoyées par la caméra HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment ) à bord du Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), ainsi que sur d’autres preuves. Les détails visibles sur les images sont suffisants pour prouver que le cône s’est construit en différentes couches, de la même façon que les cônes de tuf sur Terre.
Les cônes eux-mêmes sont trop petits pour qu’on puisse les dater en comptant les cratères d’impact, mais la datation des cratères sur le terrain environnant révèle 200 à 400 millions d’années, époque où les amphibiens géants et les premiers dinosaures sont apparus sur Terre. Sur notre planète, des cônes comme ceux-ci se sont édifiés au cours d’un seul épisode éruptif, de sorte que cette date marque presque certainement sur Mars la naissance de ces petits volcans ainsi que leur disparition.
Les cônes doivent avoir été édifiés par l’éruption explosive de projections de lave, de la taille d’un grain à celle d’une brique, à partir d’une bouche centrale, ce qui a façonné le cône couche par couche, jusqu’à ce qu’il atteigne sa hauteur finale. Selon les chercheurs, la surface de chaque cône révèle parfois une apparence  « blindée » car les projections de lave sont retombées sur une surface encore assez chaude pour qu’elles se soudent partiellement et protègent le cône. Cela pourrait expliquer leur aspect jeune, contrairement aux volcans de boue qui semblent plus vulnérables à l’érosion. Un volcanisme aussi récent sur Mars laisse supposer qu’il y a encore une certaine activité volcanique sur la planète, et que l’on pourrait assister aujourd’hui à la formation de nouveaux volcans.
Jusqu’à présent, l’équipe scientifique a obtenu des informations sur la composition de l’un des cônes en utilisant le Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM), spectromètre d’imagerie embarqué à bord du MRO. Les analyses révèlent la présence de silice opalisée ainsi que de minéraux sulfatés, ce qui laisse supposer que les roches chaudes, avant ou après l’éruption, ont réagi avec les eaux souterraines martiennes. Si tel est le cas, il a pu y avoir, ne serait-ce que brièvement pour chaque volcan, un mélange adéquat d’eau, de chaleur et d’énergie chimique pour permettre une vie microbienne du genre de celle que l’on trouve dans les sources thermales sur Terre. Étant donné que les cônes de cette étude ont au moins 200 millions d’années, il est peu probable qu’ils hébergent de la vie aujourd’hui, mais ils représentent un terrain favorable pour rechercher des microbes fossilisés avec un risque minimal de contamination d’un écosystème actif.
Source: Scientific American.

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Scientists have identified on Mars what looks like more recently formed volcanoes which may have once provided the perfect environment for microbial lifeforms to thrive.

Mars’ Olympus Mons is the solar system’s largest volcano ; it is 22km high and more than 500 km across its base. It began to grow over 3 billion years ago, but some lava flows high on its flanks appear to be as young as 2 million years, judging from the relative lack of overlapping impact craters. Craters caused by asteroid impacts show how old a surface in the solar system is. The more craters the longer it has been around. However, fresh lava from a volcano can bury former craters, resetting this clock.

This is exactly what happened at Olympus Mons and several of its neighbours, which means these volcanoes are unlikely to be extinct. They may even be able to squeeze out some lava again in the future, although we might have to wait a few million years to see it happen.

Researchers have previously spotted various clusters of small and evidently quite young “cones” but their origin has always been controversial. They could be true sites of volcanic eruption, but they could equally well be “mud volcanoes” formed by expulsion of mud from below ground or “rootless cones” formed by explosions caused by lava flowing across wet or icy ground.

A recent study by a Czech-German-American team presents convincing new evidence that at least some of these are genuine volcanoes. The researchers studied cones in Coprates Chasma, the deepest part of Mars’s Valles Marineris canyon system. This region is far from Mars’s main volcanic provinces and suggest magma has erupted from the interior though ancient but reactivated fractures in the canyon system.

The researchers are convinced that these are true volcanic cones, similar to scoria and tuff cones on Earth. They base this on the fine layers visible on the inside of the crater walls on images from the HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment) camera of NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) and other evidence. The detail in the images is sufficient to reveal that the cone is built of layers in a similar way as in tuff cones on Earth.

The cones themselves are too small to date by counting impact craters, but crater-dating of the surrounding terrain comes out at about 200 to 400 million years, around the time giant amphibians and early dinosaurs roamed the Earth. On our planet, cones like these are built in a single episode of eruption, so this date almost certainly pinpoints the birth of these small volcanoes as well as their demise.

The cones must have been built by explosive eruption of clots of lava, from the size of a grain to that of a brick, from a central vent, growing the cone layer by layer until reaching its final height. According to the researchers, each cone’s surface may be “armour-plated” because these clots hit ground still hot enough to partially weld together and protect it. This could account for their fresh appearance, in contrast to mud volcanoes, which would be more vulnerable to erosion.

using MRO’s Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM). This Volcanism this young on Mars suggests there’s still some volcanic action on the planet, and there could still be volcanoes forming today.

So far, the scientific team has obtained compositional information from just one of the cones reveals the presence of opaline silica as well as sulfate minerals, which suggests that the hot rocks, whether before or after eruption, reacted with martian ground water. If so, there could have been, even if only briefly at each volcano, a suitable mixture of water, warmth and chemical energy to support microbial life of the kind that inhabits hot springs on Earth. Given that the cones in this study are at least 200 million years old, they are unlikely to host life today, but they would be good targets to search for fossilised microbes with minimal risk of contaminating an active ecosystem.

Source: Scientific American.

Vue du système de canyons Valles Marineris sur la planète Mars (Source: NASA)