Activité strombolienne sur l’Etna…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez une idée de l’activité strombolienne qui animait le Cratère Nord-Est et la Bocca Nuonva de l’Etna le 14 novembre 2018. Il s’agit d’une activité normale du volcan, mais toujours agréable à observer.

Toutefois, je tiens à répéter que la nuit noire n’est pas le moment pour obtenir les plus belles images, surtout avec du matériel numérique doté de petits capteurs. L’aube et le crépuscule permettent d’obtenir des images de bien meilleure qualité et évitent de voir les projections de lave jaune se transformer en chutes de neige…

http://ilvulcanico.it/etna-bocca-nuova-e-nord-est-grandi-emozioni-estasiati-e-rapiti-dalla-maestosa-e-terrificante-bellezza-di-madre-natura/

Photo: C. Grandpey

Kilauea (Hawaii) Un drone survole l’Halema’uma’u // A drone flies over Halema’uma’u Crater

Voici une excellente vidéo du cratère de l’Halema’uma’u tournée à l’aide d’un drone le 24 juin. On voit parfaitement les profondes transformations intervenues dans le cratère qui est absolument méconnaissable. Les transformations ne sont probablement pas terminées car la sismicité reste forte et la déflation continue (voir ma note précédente).

N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran.

La vidéo a été réalisée par l’USGS qui est autorisée à utiliser un drone sur le Kilauea. Par contre les parcs nationaux américains interdisent l’utilisation de ces engins par les touristes.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

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Here is an excellent video of the Halema’uma’u Crater shot with a drone on June 24th. We can see perfectly the deep changes in the crater that is absolutely unrecognizable. The transformations are probably not complete because seismicity remains strong and the deflation continues (see my previous post).
I advise you to use the full screen mode.
The video was made by USGS which is allowed to use a drone on Kilauea Volcano. However, all the American national parks prohibit the use of these machines by the tourists.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

Crédit photo: USGS

Photo: C. Grandpey

Les glaciers ce soir sur ARTE

A voir ce soir sur ARTE à 20h50 : Chasing Ice, la preuve par l’image. Superbe documentaire de James Balog qui montre la fonte des glaciers avec des images exceptionnelles du vêlage d’un glacier au Groenland.

https://www.arte.tv/fr/videos/071391-000-A/chasing-ice/

Ce documentaire sera suivi à 22 heures d’un autre – La fonte des glaces sous haute surveillance – avec une grande partie consacrée à la fracturation de la plateforme Larsen C en Antarctique et la libération du plus gros iceberg jamais observé, de la taille du département de la Lozère.

https://www.arte.tv/fr/videos/078142-000-A/la-fonte-de-glaces-sous-haute-suveillance/

Vue du Columbia Glacier (Alaska) longuement étudié par James Balog (Photo: C. Grandpey)

Agung (Bali / Indonésie) : L’attente continue // The waiting continues

L’Agung a commencé à montrer des signes de réveil dès la mi-août 2017, mais aucune éruption majeure n’a encore eu lieu à ce jour. Seuls quelques volumineux nuages de cendre ont été émis par le volcan, avec des perturbations au trafic aérien.

Aujourd’hui, les pronostics continuent à aller bon train à Bali. Il y a les plus optimistes – dont je fais partie – qui ne pensent pas que l’on se dirige vers une éruption majeure. De l’autre côté, il y a ceux qui parlent d’une galette ou d’un dôme de lave, voire d’un lac de lave ( !) dans le cratère. Nous sommes à la mi-décembre et le pronostic de ceux qui prévoyaient un remplissage, puis un débordement du cratère avec les inévitables coulées pyroclastiques, ne s’est toujours pas réalisé. Il ne semble d’ailleurs pas près de se produire dans les prochains jours car, selon les volcanologues indonésiens, la lave n’occupe qu’un tiers du volume du cratère. Cela correspond plus ou moins à l’évaluation que j’avais indiquée dans ma dernière note à propos du volcan. Un survol à l’aide d’un drone a permis de constater que l’on n’observe plus de lave incandescente au fond du cratère, ce qui confirme les déclarations du directeur du PVMBG qui indiquait il y a quelques jours que le magma juvénile n’arrivait plus dans le cratère. On observe de temps à autres quelques émissions de gaz et de cendre, mais elles ne sont plus suffisantes pour perturber le trafic aérien et entraîner la fermeture des aéroports. Autre signe encourageant : les événements sismiques basse fréquence sont de moins en moins nombreux. On en relevait 50 le 8 décembre et seulement14 le 14 décembre 2017.

Il faut tout de même être prudent, car rien ne dit que des gaz ne s’accumulent pas sous l’amoncellement de lave au fond du cratère. Un jour ou l’autre – comme cela se produit au Mexique sur le Popocatepetl – il n’est pas impossible que l’on assiste à une forte explosion avec des projections sur les flancs du volcan. C’est, à mon avis, la seule situation susceptible de menacer les fermiers téméraires qui sont revenus travailler leurs champs ou s’occuper de leur bétail dans la zone officiellement interdite. Le VSI déclarait la semaine dernière qu’il voulait être certain que la situation était réellement en déclin avant d’abaisser le niveau d’alerte du volcan qui demeure pour le moment à 4 (AWAS), le maximum.

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Mount Agung began to show signs of unrest as early as mid August 2017 but no major eruption has occurred yet. The volcano only emitted a few voluminous ash plumes that disrupted air traffic.

Today, predictions are still very active in Bali about the situation on Mount Agung. There are the most optimistic – I am one of them – who do not think that we are heading for a major eruption. On the other side, there are those who talk about a wafer or a lava dome, or even a lava lake (!) in the crater. We are in mid-December and the prediction of those who planned the filling, then an overflow of the crater with the inevitable pyroclastic flows, has still not come true. It does not seem likely to happen in the coming days because, according to Indonesian volcanologists, lava has barely filled a third of the volume of the crater. This corresponds more or less to the situation I mentioned in my last post about the volcano. An overflight using a drone found that one no longer observes incandescent lava at the bottom of the crater, which confirms the statements of the head of PVMBG who indicated a few days ago that new magma no longer arrived in the crater. From time to time there are still some emissions of gas and ash, but they are no longer sufficient to disrupt air traffic and cause the closure of airports. Another encouraging sign: the low frequency seismic events are fewer and fewer. They were 50 on December 8th and only 14 on December 14th, 2017.
However, one needs to be careful because nothing says that gases are not accumulating under the pile of lava at the bottom of the crater. One day or another – as happens in Mexico on Popocatepetl – one might witness a strong explosion with projections on the flanks of the volcano. This is, in my opinion, the only situation likely to threaten the reckless farmers who have returned to work their fields or take care of their livestock in the officially forbidden zone. VSI said last week that it wanted to be certain that the situation was really in decline before lowering the alert level which is still kept at 4 (AWAS), the maximum.

Vue de l’Agung le 16 décembre 2017 au matin

Photo extraite d’une vidéo du cratère de l’Agung réalisée à l’aide d’un drone (Source : Magma Indonesia, PVMBG)

« Une suite qui dérange » : Le Limousin boude le film d’Al Gore

Comme je l’indiquais précédemment, le dernier film d’Al Gore « Une suite qui dérange : le temps de l’action » – An Inconvenient Sequel : Truth to Power – est sorti en France sur les écrans le 27 septembre.

J’ai assisté à la séance de 17h35 ce même jour à Limoges et j’avais pratiquement tous les sièges à ma disposition puisque nous étions seulement 7 spectateurs dans la salle de cinéma. Ce n’est guère une surprise car je me rends compte depuis longtemps que mes concitoyens n’ont pas pris conscience de l’ampleur du danger environnemental qui nous guette. De plus, le titre et l’affiche du film d’Al Gore ne sont guère accrocheurs et ne saurait rivaliser avec d’autres réalisations à l’affiche au même moment.

S’agissant du documentaire proprement dit, il n’y a pas de révélations fracassantes. Il est présenté en version américaine doublée en français, avec des traductions globalement de bon aloi. Al Gore met en évidence les conséquences du changement climatiques, que ce soit la fonte des glaciers du Groenland ou les inondations qui ont frappé de nombreux pays, y compris les Etats-Unis. L’ancien vice-président est omniprésent dans le film, peut-être un peu trop. On le voit parcourir le monde pour motiver des ambassadeurs de la cause qu’il défend. Une part importante du film est consacrée à la COP 21 de Paris et les tractations qui ont eu lieu dans les coulisses, en particulier pour convaincre l’Inde de signer la déclaration finale. C’est sur cette note optimiste que s’achève le documentaire.

On connaît la suite : sitôt la COP 21 terminée, l’Inde a augmenté sa production de charbon. Donald Trump a qualifié le changement climatique de « canular » et décidé de retirer son pays de l’Accord de Paris. Les concentrations de CO2 continuent d’augmenter dans l’atmosphère ; les températures continuent de croître ; les glaciers reculent et s’amenuisent : l’objectif de hausse maximale de 2°C d’ici 2100 prévu à Paris semble dès à présent mission impossible. A part cela, tout va bien…

En voyant dans le film les qualités diplomatiques d’hommes comme Al Gore ou John Kerry dont l’envergure est tout à fait présidentielle, je me suis posé la question : Pourquoi diable les Américains ont-ils choisi Donald Trump ?

Voici un lien vers la bande-annonce du film :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569566&cfilm=252419.html

Réchauffement climatique : Des vérités qui dérangent // Global warming : Inconvenient truths

En 2006, Al Gore, l’ancien vice-président des Etats-Unis, a sorti sur les écrans « Une vérité qui dérange », un film alertant sur les dangers du réchauffement climatique. Malgré les vives critiques des climatosceptiques, le documentaire a connu un grand succès auprès du public. Il a permis également à Al Gore de recevoir le prix Nobel de la Paix en 2007.

Le 27 septembre prochain, un nouveau film, « Une suite qui dérange : Le temps de l’action »,  sortira sur les écrans en France. Il est la suite logique du précédent mais a rencontré un succès mitigé aux Etats-Unis (voir ma note du 9 août 2017). Le film est une déclaration de guerre ouverte à l’administration Trump, mais aussi un rappel de ses mises en garde de 2006. La justesse de certaines prédictions est saisissante. En cliquant sur ce lien, vous aurez accès à la bande-annonce :

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569566&cfilm=252419.html

En 2006, les climatosceptiques étaient encore nombreux, et le sujet faisait débat. Mais pour Al Gore, la vérité relevait de l’évidence. Non seulement le réchauffement climatique était bien réel, mais l’homme en était responsable. Pour donner du poids à ses propos, il citait une étude à grande échelle qui analysait les conclusions de 928 publications scientifiques sur le réchauffement climatique. La conclusion de l’étude était que l’Homme est responsable du réchauffement climatique. Depuis, les rapports du Groupe International d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) ont levé les derniers doutes. Le réchauffement climatique est non seulement bien réel, mais de plus en plus alarmant. Et les activités humaines en sont les premières responsables.

Dans son premier documentaire, Al Gore expliquait déjà que l’année 2005 avait été la plus chaude depuis la fin du 19ème siècle, et prédisait une série de nouveaux records pour les années à venir qui lui ont donné raison puisque 2016 a été la plus chaude jamais enregistrée. En se basant sur la moyenne des températures entre 1880 et 1899 – symboles de l’ère préindustrielle – 2016 a été en moyenne 1,1°C plus chaude, notamment à cause de l’accroissement des émissions de CO2 et de méthane dans l’atmosphère au cours des dernières décennies.

La scène la plus critiquée du film Une vérité qui dérange montrait que l’association de la montée des eaux et de la force des tempêtes tropicales inonderait le Mémorial du 11 Septembre sur l’île de Manhattan, à New York. Dans son premier documentaire, Al Gore prédisait que l’inondation de Manhattan serait provoquée par la fonte des glaces, notamment du Groenland, et la hausse du niveau des océans. New York a effectivement été inondée, comme il l’avait prévu, mais à cause de facteurs différents, en l’occurrence l’ouragan Sandy en 2012.

Dans son documentaire de 2006, Al Gore alerte également la population sur l’inéluctable multiplication des catastrophes naturelles liées au réchauffement climatique. Il prend pour exemple la multiplication des tornades aux États-Unis, des typhons dans le Pacifique et l’ouragan Katrina, en 2005. Sur ce point précis, il se confirme que le réchauffement climatique provoque, si ce n’est plus d’ouragans, au moins des ouragans plus violents, à l’image d’Irma et Jose en septembre 2017. Des études démontrent que, plus le réchauffement climatique sera important, plus les cyclones seront puissants.

S’agissant de la hausse du niveau des océans, Al Gore redoutait que la fonte des glaciers puisse entraîner une hausse des océans de près de 6 mètres, surtout à cause de la fonte du Groenland. Selon les derniers rapports publiés par la NOAA, le niveau des océans continue d’augmenter, avec une hausse d’environ 3,3 millimètres par an, un phénomène qui « risque de s’accélérer dans les prochaines décennies ». D’après le cinquième rapport du GIEC, publié en 2013, les océans se sont élevés de 19 cm depuis la fin du 19ème siècle. Selon le pire scénario, le niveau des océans pourrait s’élever d’un mètre d’ici 2100 et de 6,63 mètres d’ici 2500. Et selon une étude parue en juin 2017, le niveau des océans est monté en 2014 à une vitesse supérieure de 50% à celle de 1993. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland serait à l’origine de 25% de cette hausse, contre 5% il y a 20 ans.

Dans son film Une vérité qui dérange, Al Gore affirmait que d’ici 10 ans, les neiges du Kilimandjaro auraient disparu. S’il s’est montré trop pessimiste sur la date, il ne s’est pas trompé sur le diagnostic. Force est de constater que la plus haute montagne d’Afrique est toujours enneigée en 2017, mais plus pour longtemps. Selon les dernières prévisions, ses glaciers devraient totalement disparaître d’ici 2030. Le Kilimandjaro n’est pas le seul sommet touché par le réchauffement climatique. Partout dans le monde, les glaciers reculent, voire disparaissent. Comme je l’ai indiqué dans une note précédente, selon une étude publiée en septembre 2017 par le laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement (LGGE), les glaciers des Alpes françaises fondent trois fois plus vite depuis 2003, avec une perte totale de 25% de leur superficie en 12 ans.

Source : L’Express.

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In 2006, Al Gore, the former vice president of the United States, released An Inconvenient Truth, a film alerting the dangers of global warming. Despite the strong criticism of the climate change skeptics, the documentary was very popular with the public. It also allowed Al Gore to receive the Nobel Peace Prize in 2007.
On September 27th, a new film, the sequel to An Inconvenient Truth – « An Inconvenient Sequel » – will be released in France, after having met with mixed success in the United States (see my note of August 9th, 2017). The film is an open declaration of war to the Trump administration, but also a reminder of his 2006 warnings. The accuracy of certain predictions is striking.

By clicking on this link, you will see the trailer of the film:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19569566&cfilm=252419.html

In 2006, there were still many climate-skeptics, and the subject was debated. But for Al Gore, the truth was obvious. Not only was global warming real, but Man was responsible for it. To give weight to his remarks, he cited a large-scale study that analyzed the findings of 928 scientific publications on global warming. The conclusion of the study was that Man was responsible for global warming. Since then, the reports of the International Panel of Experts on Climate Change (IPCC) have lifted the last doubts. Global warming is not only real, but increasingly alarming. And human activities are the primary responsibility.
In his first documentary, Al Gore already explained that 2005 was the hottest year since the end of the 19th century, and predicted a series of new records for years to come. The following years proved him right since 2016 was the hottest ever recorded. Based on average temperatures between 1880 and 1899 – pre-industrial era symbols – 2016 averaged 1.1°C warmer, in particular because of the increase in CO2 and methane emissions in the atmosphere over the past decades.
The most criticized scene of the movie An Inconvenient Truth showed that the combination of rising water and the power of tropical storms would flood the September 11th memorial on Manhattan Island, New York. In his first documentary, Al Gore predicted mostly that the Manhattan flood would be caused by the melting of the ice, especially Greenland, and rising sea levels. New York was in fact flooded, as Al Gore had anticipated, but due to different factors, especially Hurricane Sandy in 2012.

In his 2006 documentary, Al Gore also alerted the population on the inevitable multiplication of the natural catastrophes linked to global warming. Examples include the increase in tornadoes in the United States, typhoons in the Pacific and Hurricane Katrina in 2005. On this specific point, it is confirmed that global warming causes, if not more hurricanes, at least more severe hurricanes, such as Irma and Jose in September 2017. Studies show that the more intense global warming will be, the more powerful the cyclones will be.
With regard to rising sea levels, Al Gore feared that the melting of glaciers could cause the oceans to rise by nearly 6 metres, mainly because of the melting of Greenland. According to the latest NOAA reports, ocean levels continue to rise, with a surge of about 3.3 millimetres per year, a phenomenon which « is likely to accelerate in the coming decades ». According to the fifth IPCC report published in 2013, the oceans have risen 19 cm since the end of the 19th century. According to the worst-case scenario, the ocean level could rise by 1 metre by 2100 and 6.63 metres by 2500. And according to a study published in June 2017, the ocean level rose in 2014 to a speed higher by 50% than in 1993. The melting of the Greenland ice sheet would account for 25% of this increase, as against 5% 20 years ago.
In his film An Inconvenient Truth, Al Gore stated that within 10 years, the snows of Kilimanjaro would have disappeared. If he was too pessimistic about the date, he was not mistaken about the diagnosis. It is clear that there is still snow on the highest mountain of Africa in 2017. But not for long. According to the latest forecasts, its glaciers should totally disappear by 2030. Kilimanjaro is not the only summit affected by global warming. Throughout the world, glaciers are receding or even disappearing. As indicated in a previous note, according to a study published in September 2017 by the Glaciology and Geophysics Laboratory of the Environment (LGGE), the glaciers of the French Alps have been melting three times faster since 2003, losing 25% of their area in 12 years.
Source: L’Express.

Vue de la courbe de Keeling entre septembre 2015 et septembre 2017. Aucun progrès en vue : les seuils mini et maxi sont à la hausse et la concentration de CO2 dans l’atmosphère reste supérieure à 400 ppm!. (Source: NOAA)

Pendant ce temps, la banquise et les glaciers continuent de fondre. (Photos: C. Grandpey)

Belle vidéo du Poás (Costa Rica)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès à un article publié dans le Costa Rica Star. Il est illustré par une vidéo du Poás, tournée au moyen d’un drone dans le cadre d’une mission commune réalisée par le GasLab de l’Université du Costa Rica et l’Institut de Recherche en Volcanologie et Sismologie de l’Université Nationale (OVSICORI) dans le but de mesurer les gaz émis par le volcan. La vidéo a été réalisée le 29 août et montre le dégazage avec une colonne de vapeur d’eau et de gaz magmatiques. Le panache atteint une hauteur de 300 mètres au-dessus du fond du cratère et est poussé par le vent vers l’ouest et le sud-ouest du volcan.
http://news.co.cr/video-drone-gives-us-close-look-poas-volcano-crater-costa-rica/65393/
Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, le Poás a connu ces derniers temps des éruptions mineures accompagnées de panaches de cendre. Le 2 septembre, une éruption a généré un panache qui a atteint 500 mètres au-dessus du cratère. Ce panache contenait des gaz, de la vapeur, de la cendre, mais aussi des fragments de roche et une coloration rougeâtre due à des roches pulvérisées riches en fer et autres oxydes métalliques. Pendant la soirée de ce même jour, des matières incandescentes ont été observées dans le cratère actif.
Le Parc National du Poás reste fermé au public pour des raisons de sécurité; Cette situation entraîne de sérieuses pertes financières pour les entreprises touristiques locales.
Source: The Costa Rica Star.

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By clicking on the link below, you will access to an article released in the Costa Rica Star. It is illustrated by a video that was shot by means of a drone as part of a joint task carried out between GasLab of the University of Costa Rica and the National University’s Volcanology and Seismology Research Institute (OVSICORI) with the purpose of measuring the gas expelled by the Poás Volcano. The footage is from August 29th and it shows the non-stop degasification with a column of water vapour and magmatic gases. The plume reaches a height of 300 metres from the bottom of the crater and is drifting mainly to the west and southwest of the volcano.

http://news.co.cr/video-drone-gives-us-close-look-poas-volcano-crater-costa-rica/65393/

As I put it in previous posts, Poás has had sporadic and small ash eruptions. On September 2nd, the volcano went through an important eruption that reached 500 metres above the crater. The activity included gas, vapour, ash, rock fragments and a reddish coloration due to pulverized rocks rich in iron and other metallic oxides. During the evening hours of this same day, incandescent material could be seen in the active crater.

The Poás Volcano National Park remains closed to the public for security reasons; this situation has caused big financial loses to local tourism businesses.

Source: The Costa Rica Star.

Crédit photo: Wikipedia