Pluie sur l’Antarctique // Rain on Antarctica

Concentrations de CO2 : 431,51 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Avec une moyenne de seulement 16 cm de précipitations par an, le continent antarctique est le plus grand désert du monde. Toutefois, une étude montre qu’avec le réchauffement climatique, l’Antarctique connaîtra davantage de pluie, avec pour conséquence des modifications fondamentales du paysage et de la faune qui peuplent cet environnement unique. L’étude, publiée dans la revue Frontiers in Environmental Science, nous apprend que dans des scénarios de réchauffement plus rapide (2 °C ou plus d’ici la fin du siècle), les chutes de neige et les précipitations pourraient augmenter de plus de 20 %, avec une part croissante de pluie. Cette combinaison de la chaleur et des pluies entraînera un rétrécissement et une accélération du mouvement des glaciers, un affaiblissement des plateformes glaciaires et une augmentation du nombre d’icebergs. Ceci, à son tour, provoquera une diminution des algues et du krill, une réduction des sites de reproduction pour les manchots et les phoques, et favorisera la prolifération d’espèces invasives comme les crabes et les moules.

Les relevés météorologiques montrent qu’il pleut plus souvent qu’avant sur la Péninsule antarctique qui constitue la pointe la plus septentrionale du continent. Cette péninsule constitue la partie la plus chaude de l’Antarctique et se réchauffe plus rapidement que le reste du continent. Elle donne un aperçu de ce que pourrait connaître la fragile calotte glaciaire de l’Antarctique occidental au cours des prochaines décennies.

Les conditions météorologiques extrêmes causent déjà des problèmes. En février 2020, une vague de chaleur avait fait grimper les températures à 18,6 °C dans le nord de la péninsule, avec une fonte record des plateformes glaciaires. En février 2022, une rivière atmosphérique a entraîné une fonte record de glace en surface. Une autre, en juillet 2023, a apporté des précipitations et une hausse des températures de + 2,7 °C à la péninsule en plein cœur de l’hiver, et de tels événements se produisent de plus en plus souvent.

 

(a) Précipitations moyennes attribuées aux rivières atmosphériques (RA) de 1980 à 2020 ; (b) Contribution moyenne des précipitations des RA aux précipitations annuelles totales de 1980 à 2020 ; (c) Série chronologique (1980-2020) des précipitations des RA sur la calotte glaciaire antarctique(Source: AGU)

Dans la péninsule antarctique, la pluie s’accompagne d’une hausse des températures qui fait fondre et lessive la neige, et prive ainsi les glaciers d’apports de neige précieux. L’eau de fonte peut également atteindre le lit du glacier, lubrifiant sa base et accélérant son glissement. Cela augmente la production d’icebergs et la masse de glace qui se perd dans l’océan. Ce phénomène peut déstabiliser ces plateformes. La formation de mares d’eau de fonte a été en partie responsable de l’effondrement des plateformes glaciaires Larsen A et B au début des années 2000.

La glace de mer qui forme la banquise est, elle aussi, vulnérable. La pluie réduit la couverture neigeuse et la réflectivité de la surface, ce qui accélère la fonte de la glace. Il ne faudrait pas oublier que cette glace de mer constitue un tampon naturel qui amortit les vagues et contribue à empêcher les extrémités des glaciers de se détacher et de se transformer en icebergs.

Un climat plus pluvieux aura de nombreux impacts écologiques en Antarctique. L’eau peut ainsi inonder les sites de nidification des manchots qui ne sont pas adaptés à la pluie. Les plumes duveteuses de leurs poussins ne sont pas imperméables, de sorte que les fortes pluies les trempent, entraînant parfois une hypothermie puis la mort.

Les précipitations modifient également la vie à plus petite échelle. Lorsqu’elles font fondre la couche de neige, elles perturbent les algues des neiges, des plantes microscopiques qui contribuent aux écosystèmes terrestres de l’Antarctique. Ces algues nourrissent des microbes et de minuscules invertébrés et peuvent assombrir la surface de la neige, réduisant l’albédo et accélérant la fonte. Parallèlement, le réchauffement des mers peut faciliter la colonisation de la région par des espèces marines envahissantes, telles que certaines moules ou certains crabes.

Les pluies plus nombreuses pourraient aussi modifier l’aspect humain de l’Antarctique. Avec l’intérêt géopolitique croissant porté à ce continent, il est probable que les infrastructures humaines se développent, avec de nouvelles colonies et bases potentielles pour servir des industries telles que le tourisme ou la pêche au krill. Or, les infrastructures de recherche actuelles ont été conçues pour la neige, et non pour de fortes pluies. La neige fondue et l’eau de fonte peuvent endommager les bâtiments, les instruments et les véhicules. Certains sites de recherche entiers pourraient devoir être déplacés.

Source : The Conversation.

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With an average of only 16 cm of precipitation per year, the Antarctic continent is the world’s largest desert. However, a study shows that with global warming, Antarctica will experience more rain, resulting in fundamental changes to the landscape and wildlife that inhabit this unique environment. The study, published in the journal Frontiers in Environmental Science, reveals that in scenarios of faster warming (2°C or more by the end of the century), snowfall and precipitation could increase by more than 20%, with a growing proportion of rain. This combination of heat and rain will lead to the shrinking and acceleration of glaciers, a weakening of ice shelves, and an increase in the number of icebergs. This, in turn, will cause a decrease in algae and krill, a reduction in breeding sites for penguins and seals, and promote the proliferation of invasive species such as crabs and mussels.
Weather records show that it is raining more often than before on the Antarctic Peninsula, the northernmost tip of the continent. This peninsula is the warmest part of Antarctica and is warming faster than the rest of the continent. It offers a glimpse of what the fragile West Antarctic Ice Sheet could face in the coming decades.

Extreme weather conditions are already causing problems. In February 2020, a heat wave pushed temperatures up to 18.6°C in the northern part of the peninsula, with record melting of the ice shelves. In February 2022, an atmospheric river caused record surface ice melt. Another, in July 2023, brought precipitation and a 2.7°C temperature increase to the peninsula in the middle of winter, and such events are occurring with increasing frequency.
In the Antarctic Peninsula, rain is accompanied by rising temperatures that melt and wash away snow, depriving glaciers of valuable snowfall. Meltwater can also reach the bedrock beneath the glacier lubricating its base and accelerating its progress. This increases iceberg production and the mass of ice lost to the ocean. This phenomenon can destabilize these ice shelves. The formation of meltwater pools was partly responsible for the collapse of the Larsen A and B ice shelves in the early 2000s. Sea ice, which forms the sea ice pack, is also vulnerable. Rain reduces snow cover and surface reflectivity, accelerating ice melt. It should not be forgotten that this sea ice acts as a natural buffer, dampening waves and helping to prevent glacier fronts from breaking off and calving into icebergs.

A wetter climate will have numerous ecological impacts in Antarctica. Water can flood penguin nesting sites, which are not adapted to rain. The downy feathers of their chicks are not waterproof, so heavy rain soaks them, sometimes leading to hypothermia and then death.
Precipitation also alters life on a smaller scale. When it melts the snowpack, it disrupts snow algae, microscopic plants that contribute to Antarctic terrestrial ecosystems. These algae nourish microbes and tiny invertebrates and can darken the snow surface, reducing albedo and accelerating melting. At the same time, warming seas can facilitate the colonization of the region by invasive marine species, such as certain mussels or crabs.
More frequent rainfall could also change the human face of Antarctica. With the growing geopolitical interest in this continent, human infrastructure is likely to expand, with new settlements and potential bases to serve industries such as tourism and krill fishing. However, current research infrastructure was designed for snow, not heavy rain. Meltwater can damage buildings, instruments, and vehicles. Some entire research sites may need to be relocated.
Source:  The Conversation.

Le réchauffement climatique et les incendies de végétation // Global warming and wildfires

Concentrations de CO2 : 431,10 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Une nouvelle étude publiée le 17 avril 2026 dans Sciences Advances nous apprend que la durée des feux de forêt en Amérique du Nord (Canada et États Unis) est en train de s’allonger. Les flammes persistent plus tard dans la nuit et apparaissent plus tôt le matin, car le réchauffement climatique d’origine anthropique prolonge les conditions chaudes et sèches qui favorisent les incendies. En Amérique du Nord, le nombre d’heures où les conditions météorologiques sont propices aux feux de forêt a augmenté de 36 % en 50 ans. Des régions comme la Californie connaissent une hausse de 550 heures de risque d’incendie par rapport au milieu des années 1970. Certaines parties du sud-ouest du Nouveau-Mexique et du centre de l’Arizona doivent faire face à 2 000 heures supplémentaires par an où les conditions météorologiques sont propices aux incendies, soit la plus forte augmentation observée au Canada et aux États-Unis.
Avec l’intensification nocturne, les incendies sont plus difficiles à combattre, comme l’ont montré celui de Lahaina (Hawaï) en 2023, celui de Jasper (Alberta) en 2024 et les incendies de Los Angeles en 2025.

Les incendies ont causé de très gros dégâts à Los Angeles (Crédit photo: presse américaine)

Ce n’est pas seulement la durée des incendies qui s’allonge, mais aussi le nombre de jours présentant des conditions météorologiques propices aux incendies. Il a augmenté de 44 %, soit 26 jours de plus au cours des cinquante dernières années. Les auteurs de l’étude préviennent qu’avec le réchauffement climatique, la situation risque de s’aggraver encore davantage.
Les chercheurs canadiens ont analysé près de 9 000 incendies majeurs survenus entre 2017 et 2023 à l’aide d’un satellite météorologique et d’autres outils afin d’obtenir des données horaires sur les conditions atmosphériques pendant les incendies, telles que l’humidité, la température, le vent, les précipitations et le taux d’humidité du combustible. Ils ont créé un modèle informatique établissant une corrélation entre les conditions météorologiques et l’état des feux de forêt, et l’ont appliqué aux données historiques du Canada et des États-Unis de 1975 à 2016.

Les scientifiques affirment depuis longtemps que les gaz à effet de serre issus de la combustion du charbon, du pétrole et du gaz naturel contribuent à un réchauffement plus rapide la nuit que le jour. Ce réchauffement est dû à une couverture nuageuse plus importante qui absorbe et renvoie la chaleur vers la Terre pendant la nuit. Selon la NOAA, depuis 1975, les températures minimales nocturnes ont augmenté de 1,4°C et les températures maximales diurnes de 1,2°C durant l’été aux États-Unis.
Les feux de forêt coïncident souvent avec des périodes de sécheresse, notamment des sécheresses extrêmes. Ces dernières se caractérisent par un air non seulement plus sec, mais aussi plus chaud, qui absorbe davantage d’humidité du sol et de la végétation, rendant ainsi les combustibles plus inflammables. En période de sécheresse, un cercle vicieux s’installe : lorsque l’air est très sec, une atmosphère plus chaude a un meilleur pouvoir d’absorption d’humidité des combustibles. Tout comme les nuits plus chaudes empêchent le corps de récupérer, elles empêchent également les forêts de se régénérer. Il faut parfois des semaines pour que la végétation morte retrouve son humidité et devienne moins inflammable.
De 2016 à 2025, les feux de forêt aux États-Unis ont ravagé chaque année, en moyenne, une superficie équivalente à celle du Massachusetts, soit un peu plus de 28 500 kilomètres carrés. Cela représente 2,6 fois la superficie brûlée en moyenne dans les années 1980, selon le National Interagency Fire Center. Au Canada, la superficie brûlée en moyenne au cours des dix dernières années est 2,8 fois supérieure à celle des années 1980, selon le Canadian Interagency Forest Fire Centre Center.
Source : Associated Press via Yahoo Actualités.

Les incendies de végétation en Géorgie, décrits dans ma note du 25 avril 2026, confirment cette situation inquiétante. 143 structures ont été détruites. L’événement a entraîné des ordres d’évacuation dans plusieurs localités menacées par la propagation rapide des flammes, attisées par les conditions de sécheresse et les rafales de vent. L’incendie a ravagé une zone de plus de 16 000 hectares.

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According to a new study published on April 17, 2026 in Sciences Advances, burning time for North American wildfires is going into overtime. Flames are lasting later into the night and starting earlier in the morning because human-caused global warming is extending the hotter and drier conditions that feed fires.The number of hours in North America when the weather is favorable for wildfires is 36% higher than 50 years ago. Places such as California have 550 more potential burning hours than the mid-1970s. Parts of southwestern New Mexico and central Arizona are seeing as much as 2,000 more hours a year when the weather is prone to burning fires, the highest increase seen in the study, which looked at Canada and the United States.

Fires that surge at night are tougher to fight and included the Lahaina, Hawaii fire in 2023, the Jasper fire in Alberta in 2024 and the Los Angeles fires in 2025. It is not just the duration of the fires that is getting extended. The calendar is too. The number of days with fire-prone weather increased by 44%, which effectively added 26 days over the past half century. The authors of the study warn that with Earth’s warming atmosphere, the situation is likely to get worse.

The Canadian researchers analyzed nearly 9,000 larger fires from 2017 to 2023 using a weather satellite and other tools to get hour-by-hour data on atmospheric conditions during the fires, such as humidity, temperature, wind, rain and fuel moisture levels. They created a computer model that correlated weather conditions and fire status and applied to historical data in Canada and the United States from 1975 to 2106.

Scientists have long said heat-trapping gases from the burning of coal, oil and natural gas make nights warm faster than days because of increased cloud cover that absorbs and re-emits heat down to Earth at night like a blanket. Since 1975, summers in the contiguous U.S. have seen nighttime lowest temperature warm by 1.4 degrees Celsius, while daytime highest temperatures have gone up 1.2 degrees Celsius, according to the NOAA.

Wildfires often coincide with drought, especially extreme drought, which means not only drier air, but hotter drier air that sucks up more moisture from the ground and plants, making fuels for fire more flammable. In a drought, there is often a vicious circle of drying and when it is quite dry, a warmer atmosphere has more power to suck moisture out of fuels. Just as warmer nights especially in heat waves don’t let the body recover, the warmer nights are not allowing forests to recover. It can take weeks for dead fuel to recover their lost moisture and be less fire-prone.

From 2016 to 2025, wildfires in the United States on average burned an area the size of Massachusetts each year, slightly more than 28,500 square kilometers. That’s 2.6 times the average burn area of the 1980s, according to the National Interagency Fire Center. Canada’s land burned on average for the last 10 years is 2.8 times more than during the 1980s, according to the Canadian Interagency Forest Fire Centre.

Source : Associated Press via Yahoo News.

The wildfires in Georgia, described in my post of April 25, 2026, confirm this alarming situation. More than 143 structures have been destroyed. The event prompted evacuation orders in several communities threatened by the rapidly spreading flames, fueled by dry conditions and strong winds. The fire has ravaged an area of ​​over 16,000 hectares.

Événements extrêmes, tornades et réchauffement climatique // Extreme events, tornadoes and global warming

Concentrations de CO2 : 431,31 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Phénomènes météorologiques extrêmes et réchauffement climatique.

L’une des conséquences les plus visibles du réchauffement climatique est l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Ainsi, aux États-Unis, le nombre de vagues de chaleur, de fortes pluies et d’ouragans a augmenté, tout comme leur intensité.

L’impact économique des phénomènes météorologiques extrêmes se voit au niveau des coûts de plusieurs milliards de dollars engendrés par ces catastrophes. Certaines sont connues pour être influencées par le réchauffement climatique (inondations, tempêtes tropicales), tandis que pour d’autres, l’influence du climat reste incertaine (tornades).

Dans les années à venir, il est probable que le réchauffement climatique aggravera la fréquence, l’intensité et les conséquences de certains types de phénomènes météorologiques extrêmes. Par exemple, l’élévation du niveau de la mer accentuera les effets des tempêtes côtières et le réchauffement du climat accentuera la pression sur les ressources en eau en période de sécheresse.

Tornades et réchauffement climatique.

Bien que l’augmentation de l’intensité et de la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes, tels que les pluies torrentielles, les vagues de chaleur et les sécheresses, puisse être directement attribuée au réchauffement climatique, le lien entre les tornades et le réchauffement du climat reste encore mal compris. Plusieurs obstacles empêchent d’établir une relation sure à 100%, On dispose notamment de méthodes de collecte de données limitées, auxquelles s’ajoutent une forte variabilité interannuelle, et la difficulté de modéliser les principaux éléments physiques qui contribuent à la formation des tornades, ainsi que les tornades elles-mêmes en raison de leur petite taille.

Aux États-Unis, les données sur les tornades ne remontent qu’aux années 1950 et varient considérablement d’une année à l’autre, ce qui rend difficile l’identification des tendances à long terme. L’évaluation de la vitesse des vents qui génèrent des tornades à partir des dommages associés était probablement moins fiable avant la mise en œuvre, en 2007, de l’échelle de Fujita améliorée (EF) pour évaluer l’intensité des dommages causés par les tornades.

De plus, la détection des tornades repose sur des témoignages et des évaluations des dégâts après leur passage, plutôt que sur des données quantitatives. Avec la croissance démographique dans de nombreuses régions touchées par les tornades, le nombre de témoignages et de biens menacés a augmenté, ce qui a conduit au recensement d’un plus grand nombre de tornades, notamment les moins violentes. Par ailleurs, l’amélioration des technologies radar permet d’identifier les orages violents susceptibles de produire des tornades qui seraient passées inaperçues il y a plusieurs décennies.

Malgré ces difficultés, des études ont mis en évidence certaines tendances aux États-Unis, en s’appuyant sur des données plus fiables, comme celles relatives aux tornades les plus puissantes. Si le nombre de jours avec des tornades a diminué, d’autres tendances montrent une augmentation des épisodes de 30 tornades ou plus en une seule journée, une densité accrue des essaims de tornades (quand les tornades sont géographiquement plus proches) et une intensité plus forte des tornades. Leur répartition s’est également déplacée vers l’est. Ces tendances ne sont pas directement liées au réchauffement climatique. Une difficulté supplémentaire pour déterminer un lien entre la la fréquence et l’intensité des tornades et le réchauffement climatique réside dans le fait que leur étendue géographique est trop réduite pour être correctement simulée par les modèles climatiques. Cependant, ces modèles peuvent simuler certaines des conditions contribuant à la formation d’orages violents, souvent à l’origine de tornades.

Les chercheurs s’efforcent de mieux comprendre comment les éléments constitutifs des tornades – l’instabilité atmosphérique et le cisaillement du vent – réagissent au réchauffement climatique. Il est probable qu’un monde plus chaud et plus humide favorise une instabilité plus fréquente, mais il est également possible qu’il diminue le cisaillement du vent. De nombreuses études montrent que les conditions propices à la formation des orages les plus violents, susceptibles de donner naissance à des tornades, sont plus probables avec le réchauffement climatique. Ce dernier pourrait également modifier la saisonnalité des orages violents et les régions les plus exposées.

Source : NOAA, Centre pour le climat et les solutions énergétiques (C2ES).

Tornades actuelles aux États-Unis.

Quelles qu’en soient les causes, plusieurs tornades ont été observées dans le Midwest américain au mois d’avril 2026, causant des dégâts structurels aux habitations et aux infrastructures. Ainsi, les données préliminaires du Service météorologique national font état de plus de 20 tornades le 17 avril , concentrées dans le Wisconsin, l’Illinois et le Minnesota, et s’étendant jusqu’au Missouri. On dénombre au moins un blessé.

Voici un article avec plusieurs vidéos illustrant ces phénomènes extrêmes :

https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Prévision de tornades aux États Unis pour le mois de mai 2026 (Source : AccuWeather)

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Extreme weather events and global warming.

One of the most visible consequences of global warming is an increase in the intensity and frequency of extreme weather events. The number of heat waves, heavy downpours, and major hurricanes has increased in the United States, and the strength of these events has increased, too.

A measure of the economic impact of extreme weather is the increasing number of billion-dollar disasters. Some of these weather disasters are known to be influenced by climate change (floods, tropical storms) and for some others a climate influence is uncertain (tornadoes).

In the coming years, global warming is expected to worsen the frequency, intensity, and impacts of some types of extreme weather events. For example, sea level rise increases the impacts of coastal storms and warming can place more stress on water supplies during droughts.

Tornadoes and global warming.

While the growing intensity and frequency of severe weather events like extreme rainfall, extreme heat, and drought can be directly attributed to global warming, the link between tornadoes and climate change is currently not fully understood. Challenges remain that prevent clearer attribution, including: limited data collection methods, high year-to-year variability, and difficulty modeling key physical elements that help tornadoes form as well as directly modeling tornadoes due to their small size.

Tornado records date back only to the 1950s in the United States, and vary significantly from year to year, making it difficult to identify long-term trends. The assessment of tornado wind speeds from associated damage may also have been less consistent before the 2007 implementation of the Enhanced Fujita (EF) Scale for tornado damage intensity. In addition, measuring the presence of tornadoes relies on eyewitness accounts and aftermath damage assessments rather than quantitative data. As the population in many areas affected by tornadoes has grown, we have seen an increase in eyewitness reports and property in harm’s way, leading to a larger number of recorded tornadoes, especially weaker ones. Additionally, improved radar technology helps identify severe storms that may produce tornadoes that may not have been detected decades ago.

Despite these challenges, studies have found a few trends in the United States by using portions of the record that are more reliable, like data for very strong tornadoes. Although the number of days with tornadoes has fallen, other trends are increasing, including outbreaks with 30 or more tornados in one day, the density of tornado clusters (i.e., tornadoes are closer geographically), and the strength of tornadoes. The distribution of tornadoes has also shifted eastward. These trends have not been directly linked to global warming.

An added difficulty in determining future tornado frequency and intensity caused by changes in the climate is that tornadoes are too geographically small to be well simulated by climate models. However, models can simulate some of the conditions that contribute to forming severe thunderstorms that often spawn tornadoes. Researchers are working to better understand how the building blocks for tornadoes—atmospheric instability and wind shear—respond to global warming. It is likely that a warmer, more humid world allows for more frequent instability, while it is also possible that a warmer world decreases wind shear. Multiple studies find that the conditions that produce the most severe thunderstorms from which tornadoes may form are more likely as the world warms. Global warming may also cause a shift in the seasonality of severe thunderstorms and the regions that are most likely to be hit.

Source : NOAA, Center for Climate and Energy Solutuions (C2ES).

Current tornadoes in the U.S.

Whatever the causes, multiple tornadoes were observedacross the Midwestern United States in April 2026, resulting in structural damage to residential buildings and infrastructure. For instance, preliminary National Weather Service data indicates more than 20 tornado reports on April 17, with impacts concentrated in Wisconsin, Illinois, and Minnesota and extending into Missouri, and at least one reported injury.

Here is an article with several videos showing these extreme events :
https://watchers.news/2026/04/18/tornadoes-damage-homes-infrastructure-midwest-april-17-2026/

Mars 2026 encore trop chaud ! // March 2026 was still too hot !

Concentrations de CO2 : 429,37 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Mars 2026 a été le quatrième mois de mars le plus chaud jamais enregistré sur Terre, avec une température supérieure de 1,48 °C au niveau préindustriel. Le mois de mars le plus chaud jamais enregistré remonte à 2024, lors du dernier épisode El Niño.

Ce mois a également connu sa deuxième température de surface de la mer la plus élevée jamais enregistrée à l’échelle mondiale, signe probable d’une transition vers un phénomène El Niño. Cette transition est prévue par de nombreuses agences climatiques pour le second semestre 2026. La température moyenne de la surface de la mer en mars 2026, entre 60°S et 60°N, était de 20,97 °C. Le mois de mars le plus chaud jamais enregistré remonte à 2024, lors du dernier épisode El Niño.

Mars 2026 a été le deuxième mois de mars le plus chaud en Europe, et une grande partie du continent a connu des conditions plus sèches que la moyenne.

Ce mois a également été marqué par une forte chaleur et une sécheresse extrême dans d’autres régions du monde, notamment une vague de chaleur précoce et sans précédent dans certaines parties des États-Unis et du Mexique.

Dans l’Arctique, l’étendue maximale annuelle de la banquise et la moyenne mensuelle pour le mois de mars ont atteint des niveaux historiquement bas. L’étendue moyenne de la banquise en mars était inférieure de 5,7 % à la moyenne, un niveau jamais atteint pour ce mois.

Dans l’Antarctique, l’étendue mensuelle de la banquise était inférieure de 10 % à la moyenne de mars, un niveau qui ne figure pas parmi les dix plus faibles pour ce mois, après quatre années d’anomalies négatives beaucoup plus importantes en mars (de 20 % à 33 % en dessous de la moyenne).

Source : Copernicus.

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March 2026 was the fourth-warmest on Earth, at 1.48°C above pre-industrial levels.

March also had its second-warmest global sea surface temperature on record, reflecting a likely transition toward El Niño conditions. This transition is forecast by many climate centres for the second half of the year. The average sea surface temperature for March 2026 over 60°S–60°N was 20.97°C. The warmest March on record was in 2024 during the last El Niño event.

March 2026 was the second-warmest in Europe and much of the continent saw drier-than-average conditions. The month was also marked by severe heat and dry conditions in other parts of the world, including an unprecedented early heatwave in parts of the United States and Mexico.

In the Arctic, both the annual maximum sea ice extent and monthly average for March were the lowest on record.

In the Arctic, the average sea ice extent in March was 5.7% below average, the lowest on record for the month.

In the Antarctic, the monthly sea ice extent was 10% below the March average, ranking outside the ten lowest for the month, coming after four years of much larger negative anomalies in March (20% to 33% below average).

Source : Copernicus.