Les glaciers à Vendôme (Loir-et-Cher) !

J’aurai le plaisir de proposer une conférence intitulée « Glaciers en péril – Les effets du changement climatique »  aujourd’hui  vendredi 20 octobre 2017 à 14h30 à la salle polyvalente du Centre de soins André Gibotteau – Boulevard Kennedy à Vendôme (Loir-et-Cher).

Mes propos seront suivis de la projection de « Glaciers d’Alaska, un monde en péril » illustrant la situation glaciaire dans cet Etat.

Livres et CD seront proposés au public à l’issue de la séance.

Glacier Sawyer (Alaska)  [Photo: C. Grandpey}

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Fonte des glaciers dans l’Himalaya // Glacier melting in the Himalayas

On en parle peu, mais les glaciers de l’Himalaya fondent plus vite que leurs homologues ailleurs dans le monde. Lors de l’inauguration, dans l’Etat du Mizoram (Inde), le 11 octobre 2017, d’un atelier de trois jours sur le changement climatique destiné aux médias, le gouverneur de cet État a déclaré: « L’Himalaya possède la plus grande couverture de neige et de glace après l’Arctique et l’Antarctique. On l’appelle parfois le Troisième Pôle. Lorsque la neige et la glace de l’Arctique et de l’Antarctique fondent, l’événement est largement commenté par les médias. En revanche, la fonte des glaciers de l’Himalaya n’est presque jamais mentionnée, même si davantage de personnes sont concernées. Citant le rapport du Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat (GIEC), il a ajouté: « Les glaciers de l’Himalaya sont en train de reculer plus vite que n’importe où ailleurs dans le monde. Si la vitesse de recul actuelle continue, il y a de fortes chances pour qu’ils aient disparu d’ici 2035 et peut-être même avant. »
Le gouverneur du Mizoram a également parlé de la relation entre les questions environnementales et la politique internationale. Par exemple, la Chine a récemment refusé de partager des données hydrologiques avec l’Inde en raison de la guerre froide entre les deux pays sur le plateau du Doklam. Cet incident a coïncidé avec les pluies torrentielles qui se sont abattues dans la partie orientale de l’Inde, y compris le nord-est, le Bihar et l’Uttar Pradesh. Selon les climatologues, le changement climatique est la principale cause des inondations provoquées par ces pluies, ainsi que des modifications intervenues dans le régime pluvial du nord-est de l’Inde.
Source: Dhaka Tribune.

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Little is said about them, but the glaciers in the Himalayas are melting faster than anywhere in the world. Inaugurating a three-day media workshop on climate change in Mizoram in India on October 11th 2017, the governor of this state said: “The Himalayas have the largest body of snow and ice after the Arctic and Antarctic. It is sometimes referred to as the Third Pole. When snow from the Arctic and Atlantic melts, it is widely covered by the media. However, the melting glaciers of the Himalayas are hardly ever reported, even though more people are affected. The water from the Himalayan glaciers feeds nearly 30% of the world’s population.” Quoting the International Panel on Climate Change (IPCC) report, he added: “Glaciers in the Himalayas are receding faster than in any other part of the world. If the present rate continues, the probability of them disappearing by the year 2035 and maybe even earlier is very high.”

The Mizoram governor also spoke about incidents of environmental issues being diverted into international politics. For instance, China recently declined to share hydrological data with India due to the Doklam standoff. This coincided with the torrential downpour in the eastern part of India, including the Northeast, Bihar and Uttar Pradesh. Experts say climate change is the main reason behind the floods and changing rainfall pattern in Northeast India.

Source : Dhaka Tribune.

Glaciers dans l’Himalaya (Crédit photo: NASA)

La fonte du permafrost ferme un aéroport en Alaska // Melting permafrost closes an airport in Alaska

Tununak (320 habitants) est un petit village isolé sur la côte ouest de l’Alaska. Le seul lien avec le monde extérieur est l’avion. Il y a environ un an, Tununak a ouvert un aéroport ultramoderne qui a coûté 19 millions de dollars. Le problème, c’est qu’aujourd’hui, les compagnies aériennes refusent de l’utiliser. La fonte du permafrost a endommagé la piste et les pilotes ne peuvent pas atterrir en toute sécurité. Le tiers inférieur de la piste est criblé de nids de poule, et maintenant elle commence à s’affaisser. En fait, en raison du changement climatique, c’est tout le site qui s’affaisse sous le poids de l’aéroport.
L’aéroport est fermé depuis le 5 octobre mais on n’a jamais vraiment donné d’explications aux habitants.
Comme la plupart des communautés de l’Alaska qui ne sont pas reliées au réseau routier, Tununak dépend du transport aérien pour son approvisionnement en biens et pour ses services. La fermeture de l’aéroport signifie que l’épicerie ne reçoit plus de marchandise et les gens n’ont pas reçu de courrier depuis plus d’une semaine. Plusieurs personnes âgées s’inquiètent de ne pas recevoir leurs médicaments.
Pour l’instant, les habitants de Tununak traversent la toundra en 4×4 pour aller faire leurs courses et chercher leur courrier à Toksook Bay, à quelques dizaines de kilomètres au sud.
Le Ministère des Transports a décidé d’envoyer un technicien de génie civil à Tununak pour évaluer la situation, mais son vol a été retardé par le mauvais temps. Comme cette visite d’évaluation des dégâts a été retardée, le Ministère des Transports est dans l’incapacité de dire quand la piste de Tununak sera réparée.
Source: Alaska Dispatch News.

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Tununak (pop. 320) is a small and remote village on the western coast of Alaska. The only link with the outside world is the plane. About a year ago, Tununak opened a $19 million, state-of-the-art airport. But now, local airlines are refusing to fly there. The village’s shifting permafrost is buckling the runway, and it is too dangerous for pilots to land on it safely. The lower third of the runway is riddled with potholes, and now it is starting to sink. Beecause of climate change, the melting permafrost is moving under the airport’s weight.

The airport has been effectively shut down since October 5th but residents were not really told what was happening.

Like most Alaska communities off the road system, Tununak relies on air travel for goods and services. The closure of the airport means that groceries are no longer arriving in the local shop and êople have not received mail in over a week or so. Several elderly residents are concerned about receiving their medications.

For now, Tununak residents are driving across the tundra on four-wheelers to pick up groceries and mail in Toksook Bay, a few tens of kilometres to the south.

The Department of Transportation is sending a grader operator to Tununak to assess the situation, but their flights have been delayed by storms. Because their assessment has been delayed, the Department of Transportation does not have a timetable yet for when Tununak’s runway will be fixed.

Source: Alaska Dispatch News.

 

Les événements extrêmes s’enchaînent mais le monde s’en fiche! // Extreme events are accumulating but the world does not care !

Au cours des dernières semaines, il y a eu une accumulation d’événements extrêmes probablement causés par le réchauffement climatique.
On peut citer, entre autres, des ouragans comme Irma qui ont dévasté le Texas, la Floride, Porto Rico, St Barth et St Martin. La mauvaise nouvelle, c’est que les climatologues affirment que les conditions météorologiques sévères observées cette année ne sont probablement que le début d’une longue série.
Les pires inondations jamais vues depuis des années frappent actuellement le Vietnam, avec un nombre de morts qui s’élève actuellement à 54 ; 39 personnes sont portées disparues, et une autre tempête menace le pays. Le pays souffre d’un nombre incroyable d’événements météorologiques défavorables. Au début de l’année 2016, en quelques mois, le Vietnam est passé de l’hiver le plus froid de son histoire dans le nord à la plus grave sécheresse dans les régions du centre et du sud. Ensuite, les intempéries ont provoqué de graves inondations dans de nombreuses régions, les provinces centrales et la côte étant les plus touchées. Le changement climatique a été tenu pour responsable de ces événements extrêmes et les climatologues pensent qu’ils vont devenir de plus en plus fréquents
Le réchauffement de la planète est également tenu pour responsable des incendies dévastateurs dans le nord de la Californie. Une longue sécheresse et un été record ont créé les conditions favorables aux feux de forêts.
Ces incendies ont ravagé la région viticole de la Californie du Nord, détruisant au moins 3.500 habitations et autres structures. Des dizaines de personnes sont mortes et des centaines sont portées disparues. Au moins 400 personnes sont portées disparues dans le seul comté de Sonoma où un incendie a détruit des milliers de maisons à Santa Rosa, une ville d’environ 175 000 habitants à environ 80 km au nord-ouest de San Francisco.
La cause des incendies fait l’objet d’enquêtes. Certains médias locaux ont évoqué la possibilité de la chute de lignes électriques. Indépendamment des causes, il y a de fortes chances que le changement climatique ait facilité la propagation de ces incendies. Le facteur le plus évident est la hausse des températures. L’air plus chaud fait remonter l’humidité des plantes, des arbres et du sol, en créant des conditions parfaites pour alimenter les feux de forêt. D’autres facteurs climatiques peuvent également entrer en jeu, y compris la diminution des précipitations et l’amincissement du manteau neigeux en montagne.
Malgré tous ces événements extrêmes qui ont frappé les États-Unis, peu de progrès ont été réalisés jusqu’à présent pour réduire l’impact du changement climatique. Scott Pruitt vient d’annuler le Clean Power Plan du président Obama et Donald Trump refuse de prendre en compte les décisions de la COP 21 de Paris. Les régions de l’Arctique et de l’Antarctique fondent, tout comme les glaciers. Le niveau des océans va continuer à augmenter. On s’en moque !

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In the past weeks, there has been an accumulation of extreme events most likely caused by climate change and global warming.

Among others, hurricanes like Irma have devastated Texas, Florida, Puerto Rico, St Barts and St Martin. The bad news is that climatologists affirm that the severe weather conditions seen this year may just be the beginning of a gloomy future.

The worst floods in years are currently striking Vietnam, with a death toll that rises to 54, with 39 people missing, as another storm approaches. The country is suffering from even more adverse weather events than ever before. Early in 2016, within months, the country went from the coldest winter in history in the north, to the most severe drought in a century in the central and southern regions. Then came consecutive downpours that caused severe floods in many parts of the country, with central provinces along the coast hit the hardest. Climate change has been blamed for these extraordinary events and many warn that they can become more common, or even become the norm.

Global warming is also held responsible for the devastating wildfires in northern California. A long drought and a record hot summer set the conditions for a brutal wildfire season.

The Fires have ravaged Northern California’s wine country, destroying at least 3,500 structures. Tens of people have died and hundreds are missing. At least 400 people are reported missing in Sonoma County alone, where a fire wiped out thousands of homes in Santa Rosa, a city of about 175,000 people roughly 80 km northwest of San Francisco.

The cause of the fires remains under investigation, but some local media reports raised the possibility that downed power lines may have played a role. Regardless of what produced the initial sparks, however, there is a good chance that climate change made it easier for those fires to spread. The most obvious factor of global warming that increases wildfire risk is higher temperatures. Warmer air draws moisture from plants, trees, and soil, increasing fuel aridity. This provides the dry fuel and conditions that feed wildfires. Other climatic factors can also contribute, including decreased rainfall and reduced or earlier-melting mountain snowpack.

Despite all these extreme events that have hit the U.S., little has been done so far to reduce the impact of climate change. Scott Pruitt has just cancelled President Obama’s Clean Power Plan and Donald trump refuses to take into account the decisions of the Paris Climate agreement. The Artic and Antarctic regions are melting, so are the glaciers. Oceans will keep rising. Who cares?

Les glaciers (ici en Alaska): De précieux témoins du réchauffement climatique

(Photo: C. Grandpey)

 

Un discours inquiétant // A disturbing speech

Donald Trump et Scott Pruitt ne sont pas les seuls hommes politiques au monde à refuser de reconnaître la réalité du changement climatique. L’ancien Premier Ministre australien Tony Abbott a déclaré à un auditoire britannique que la politique pour lutter contre le changement climatique est semblable au comportement des populations primitives qui tuent des chèvres pour apaiser les dieux des volcans
Selon M. Abbott, « au moins jusqu’à présent, c’est la politique pour lutter contre le changement climatique qui fait du mal ; le changement climatique en soi fait du bien, ou du moins plus de bien que de mal. Dans la plupart des pays, beaucoup plus de gens sont victimes de vagues de froid plus que de vagues de chaleur, de sorte qu’une hausse graduelle des températures de la planète, surtout si elle s’accompagne d’une plus grande prospérité et d’une plus grande capacité d’adaptation au changement, pourrait même être bénéfique. »
M. Abbott a déclaré que le gouvernement australien ne devait surtout pas adopter la Clean Energy Target (CET) avec son objectif d’énergie propre. Il a rejeté l’argument selon lequel une grande majorité de scientifiques affirment que le changement climatique ne fait aucun doute et a déclaré que «l’affirmation selon laquelle 99% des scientifiques croient» est «comme si la vérité scientifique était déterminée par des votes plutôt que par des faits». Il a de nouveau souligné son opposition aux énergies renouvelables.

L’intervention de M. Abbott met dans l’embarras le gouvernement australien qui est sur le point de  finaliser une politique énergétique cette année. L’ancien chef de la Clean Energy Finance Corporation, a rappelé le gouvernement fédéral  avait besoin de la Clean Energy Target (CET) et son objectif d’énergie propre. Sans cette politique, la production d’électricité serait moins fiable parce que les anciennes centrales alimentées au charbon seraient utilisées plus longtemps et deviendraient inutilisables en raison de leur âge. Les vieilles centrales continueraient probablement à fonctionner et il pourrait y avoir un hiatus avec l’arrivée de l’énergie renouvelable. Dans ce cas, les vieilles centrales âgées de 50 ans tomberaient soudainement en panne et provoqueraient des pénuries massives d’électricité.
Source: ABC News.

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Donald Trump and Scott Pruitt are not the only politicians in the world to refuse to understand climate change. Former Australian Prime Minister Tony Abbott has told an audience in Britain that policy to deal with climate change is like primitive people killing goats to appease volcano gods

According to Mr Abbott, « at least so far it is climate change policy that is doing harm; climate change itself is probably doing good, or at least more good than harm. In most countries far more people die in cold snaps than in heatwaves, so a gradual lift in global temperatures, especially if it is accompanied by more prosperity and more capacity to adapt to change might even be beneficial. »

Mr Abbott said that the Australian government should not adopt a Clean Energy Target (CET).  He dismissed the argument that a large majority of scientists argue that the science of climate change is settled, saying « the claim that 99 per cent of scientists believe » is « as if scientific truth is determined by votes rather than facts ». He again outlined his opposition to renewable power.

Mr Abbott’s intervention further complicates the Australian government’s bid to finalise an energy policy this year. The former head of the Clean Energy Finance Corporation, warned the Federal Government it needed a CET. Without the policy, power would be less reliable because older coal-fired power stations would be kept in use longer and then fail because of their age. The old power plants will probably continue operating and there could be a hiatus in the construction of renewable energy. Then what will happen is those old 50-year power stations will suddenly fall over, they will fall over in unpredictable ways and cause massive power shortages.

Source: ABC News.

 

Arctique : La glace de mer continue à fondre trop vite // Arctic sea ice is still melting too fast!

La surface occupée par la glace de la mer dans l’Océan Arctique est encore très faible cette année, mais elle n’établit pas de nouveaux records. On aurait pu penser que l’on se dirigeait vers un nouvel accès de faiblesse en septembre, mais une vague de temps orageux et plus froid s’est installée dans la région et a changé la situation. Cela a permis de préserver la glace de mer et de ralentir sa fonte. Au final, en 2017, la glace de mer n’occupe que le huitième rang le plus bas dans les données satellitaires.
L’étendue de la glace de la mer dans l’Arctique, c’est à dire la zone où la glace de mer couvre au moins 15% de la surface de l’eau, a atteint son point le plus bas de l’année le 13 septembre 2017, avec une couverture de 4,40 millions de kilomètres carrés, selon les données du National Snow and Ice Data Centre (NSIDC). C’est 1,60 millions de kilomètres carrés en dessous du minimum annuel moyen de 1981 à 2010, mais bien au-dessus du seuil record de 3,41 millions de kilomètres carrés enregistré en 2012.
Le changement de temps mentionné plus haut temps a réduit à néant ce qui, il y a six mois, ressemblait à la configuration pour un nouveau record de manque de glace cette année. En mars, lorsque la saison de gel s’est terminée, l’étendue maximale annuelle de la glace était la plus faible depuis 1979. Selon le NSIDC, dans les mois qui ont suivi, l’étendue de glace de mer flirtait avec les niveaux les plus bas jamais enregistrés.
Les 11 niveaux annuels les plus faibles de glace de mer ont tous été observés au cours des 11 dernières années. Malgré la lenteur de la fonte cette année, il convient de noter que l’étendue actuelle de la glace reste relativement faible et qu’il n’y a pas d’évolution positive prévue sur le long terme. Au niveau régional, la fonte a été la plus marquée dans les mers des Tchouktches et de Beaufort, au large de l’Alaska. Cela devrait entraîner des températures de l’air beaucoup plus chaudes que la normale dans le secteur de North Slope.

Même si la situation n’est pas pire qu’au cours des dernières années, cela ne signifie nullement que le changement climatique et le réchauffement climatique sont terminés!

Source : Alaska Dispatch News.

Dernière minute : Selon Alaska Sea Grant (University of Alaska / NOAA), à la fin du mois de septembre la surface dépourvue de glace dans les mers de Beaufort et des Tchouktches frisait les records. Il fallait parcourir quelque 1280 km depuis Nome pour atteindre la glace de mer dans l’Arctique. Selon le National Snow and Ice Data Center, cette situation risque de perdurer en octobre et même en novembre. En conséquence, la région pourrait subir des impacts encore plus sévères des tempêtes, avec une accentuation de l’érosion côtière.

Le manque de glace de mer a été particulièrement aigu dans les mers Beaufort et des Tchouktches cet été, avec des étendues d’eau libre jamais observées dans le Beaufort depuis le début des mesures satellitaires en 1979.

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Arctic sea ice extent is still low this year but it is not breaking new records. There was good reason to think it could be headed for a record low in September, but a stormy and cool pattern set in and changed the situation. It helped preserve sea ice, slowing its melting enough to rank this year’s annual ice minimum as only the eighth lowest in the satellite record, far from the worst it has been.

Arctic sea ice extent, defined as the area where sea ice covers at least 15 percent of the water’s surface, hit the year’s low mark on September 13th 2017, covering 1.79 million square miles, the National Snow and Ice Data Center (NSIDC) reported. That is 610,000 square miles below the 1981-to-2010 average annual minimum, but well above the record low of 1.32 million square miles set in 2012.

The turn in the weather cancelled what, six months ago, looked like the setup for a new record low this year. In March, when the freeze season ended, the annual maximum extent of ice was the lowest on a satellite record going back to 1979. And in the months following, sea ice extents were tracking at or near record-low levels, according to the NSIDC.

The 11 lowest annual minimum sea ice extents have all been in the past 11 years. Despite the slow melt this year, it should be noted that the current year’s ice extent is still relatively low and there is no long-term recovery. Regionally, the melt was accentuated in the Chukchi and Beaufort seas off Alaska. That is expected to lead to much warmer air temperatures than normal off the North Slope.

Even though the situation is not worse than in past years, this by no means signifies that climate change and global warming are over!

Source : Alaska Dispatch News.

Last minute: According to Alaska Sea Grant (University of Alaska / NOAA), by the end of September near-record expanses of ice-free open water existed in the Beaufort and Chukchi seas. The extent of open water from Nome to the sea ice edge in the Arctic was as much as 1,280 kilometres. According to National Snow and Ice Data Center, the open water is likely to last into October or November. The region could feel more severe impacts from fall storms and coastal erosion in the area because of the open water.

Low ice conditions have been extreme in the Beaufort and Chukchi seas this summer, with open water farther north in the Beaufort than any time in a satellite record that goes back to 1979.

Photo: C. Grandpey

Un nouvel iceberg s’est détaché de l’Antarctique // A new iceberg broke off Antarctica

Les médias ne se sont guère attardés sur l’événement, mais un impressionnant iceberg s’est détaché du Glacier de l’Ile du Pin (Pine Island Glacier) en Antarctique le samedi 23 septembre 2017.
Le National Ice Center aux États-Unis a estimé la superficie de l’iceberg à 184 kilomètres carrés, soit environ trois fois la taille de Manhattan. Il se trouve maintenant dans la Mer d’Amundsen et continuera sa course dans Pine Island Bay. L’iceberg montre des signes de fracturation, ce qui signifie que des morceaux de glace plus petits vont probablement se détacher de la masse principale. Le National Ice Center pense que l’iceberg ne devrait pas poser de problèmes aux navires dans la région.
Selon le Goddard Space Flight Center de la NASA, le vêlage de cet iceberg fait partie d’un processus naturel, mais la fréquence du phénomène est inquiétante. Des forces telles que le vent, les marées, les courants et les collisions avec d’autres icebergs peuvent faire apparaître des fractures dans la glace. Par ailleurs, l’eau plus chaude qui se déplace sous les glaciers fait que la glace s’amincit, ce qui accélère probablement la fracturation. Le fait que les vêlages soient de plus en plus fréquents n’est pas de bon augure car rien n’indique que la tendance soit en passe de s’inverser. Cela signifie que l’on va assister à d’autres pertes de glace en Antarctique et donc une probable augmentation du niveau de la mer.
Le Pine Island Glacier fait partie de l’Antarctique de l’Ouest qui perd déjà 45 milliards de tonnes de glace chaque année, phénomène qui contribue à l’élévation du niveau des océans. Le glacier est connu pour être celui qui avance le plus vite en Antarctique.

La naissance du nouvel iceberg intervient deux mois après qu’un autre morceau de glace de 5,700 kilomètres carrés se soit détaché de l’Antarctique au mois de juillet. De la taille du département français de la Lozère, l’iceberg était l’un des plus grands jamais enregistrés. En 2014, un iceberg de 660 kilomètres carrés avait également rompu ses liens avec l’Antarctique.
Source: USA Today

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The media did not talk a lot about the event, but a massive iceberg broke off Antarctica’s Pine Glacier on Saturday September 23rd 2017.

The U.S. National Ice Center measured the iceberg at 184 square kilometress, about three times the size of Manhattan. It is now in the Amundsen Sea but will eventually drift into Pine Island Bay. The iceberg shows signs of fracturing, meaning smaller pieces of ice may break off. The Ice Center said it is not expected to cause any shipping hazards.

According to NASA’s Goddard Space Flight Center, the break is part of a natural process, but the frequency of the breaks is concerning. Forces such as wind, tides, currents and even collisions with other icebergs can create rifts in the ice. Warm water moving underneath the glaciers causes the ice to thin and perhaps accelerates the rifts. The fact that the calving events have got more frequent is not a good sign, and there is no indication that the trend is reversing. The continuation means further ice losses to Antarctica and possible rising sea levels as a result.

The glacier is a part of West Antarctica that already loses 45 billion tons of ice annually, contributing to sea level rises.  Pine Island Glacier is known to be the fastest-melting glacier in Antarctica. The break comes two months after a 5,700 square-kilometre piece of ice detached from Antarctica in July. At nearly the size of Delaware, the iceberg was one of the largest ever recorded. In 2014, a 660-square-kilometre iceberg also calved from Antarctica.

Source : USA Today

 Localisation du glacier de Pine Island (Source : NOAA)