Excursions suspendues à Stromboli (Sicile)

Suite à l’incendie qui a ravagé un versant du Stromboli, les excursions vers la plate-forme d’observation à 400m d’altitude, sous la tutelle des guides locaux, sont suspendues. Les guides ont envoyé une note au président de la région Sicile et au directeur de la Protection Civile leur demandant d’intervenir rapidement pour rétablir la sécurité des sentiers. En effet, la décision de mettre fin aux excursions a été prise pour assurer la sécurité des randonneurs. Selon les guides, compte tenu de l’état des pentes sans végétation, il est nécessaire de prévoir la construction de chemins pouvant servir de voies d’évacuation et de lignes coupe-feu. De telles demandes ont été formulées dans le passé, mais n’ont jamais été prises en considération.

Source : La Sicilia.

Crédit photo : Anne Meyer-Vale

Stromboli : après l’incendie…

L’important incendie qui s’est déclaré à Stromboli le 25 mai 2002 a montré que ce n’est pas seulement l’île éolienne qui est exposée à ce risque, mais l’ensemble de la Sicile. Maquis et garrigue en période de sécheresse peuvent être rapidement dévastés par le feu, surtout si le sirocco attise les flammes.

L’incendie de végétation à Stromboli a pu être maîtrisé avant que les flammes atteignent les zones habitées, mais la partie n’a pas été facile et il a fallu tout le dévouement des habitants pour empêcher une catastrophe. Comme toujours dans une telle situation, on fait maintenant la chasse aux responsables et chacun rejette la responsabilité sur son voisin.

C’est surtout l’équipe de tournage de la fiction qui est visée. Elle affirme que « l’incident semble être dû au hasard et à l’imprévisible. » Pourtant, des témoins,expliquent que la production aurait allumé un petit feu pour tourner une scène et que les flammes auraient pris de l’ampleur à cause du sirocco. Les carabiniers recueillent documents et témoignages. Du côté des autorités, il existe des désaccords à propos d’autorisations qui auraient été données – ou pas – d’allumer un feu pour les besoins du film. La RAI, de son côté, fait savoir « qu’elle n’a aucune responsabilité dans la production exécutive de la série.

L’association des hôteliers de Stromboli a demandé que les responsabilités soient immédiatement constatées et que les dommages soient évalués.

Source : médias italiens.

De fidèles visiteurs de mon blog m’ont confirmé, photos à l’appui, l’ampleur de l’incendie de végétation qui a ravagé un versant du Stromboli. Le sinistre était visible depuis les autres îles éoliennes, comme Panaréa. Le lendemain, alors que feu couvait toujours, on ne pouvait que constater l’ampleur des dégâts.

Photos: Anne Meyer-Vale

De la glace sur la Lune? Et si Hergé avait raison? // Ice on the Moon? What if Hergé was right?

Si des humains avaient vécu il y a 2 à 4 milliards d’années, ils auraient peut-être pu apercevoir du givre à la surface de la Lune. Les scientifiques pensent qu’une partie de cette glace se cache peut-être encore aujourd’hui à l’intérieur des cratères sur la surface lunaire. C’est ce qu’avait imaginé le dessinateur belge Hergé dans son album On a marché sur la Lune quand Milou tombe dans une cavité remplie de glace pendant que Tintin et ses amis visitent la planète.

Il y a des milliards d’années, le Lune a été secouée par une série d’éruptions volcaniques et la lave a recouvert des centaines de milliers de kilomètres carrés. Au fil des millénaires, cette lave a créé les mers, ces taches sombres qui donnent à la Lune l’aspect que nous lui connaissons aujourd’hui.
De nouvelles recherches effectuées par des scientifiques de l’Université du Colorado à Boulder indiquent que les volcans ont pu avoir laissé derrière eux des plaques de glace au niveau des pôles de la Lune et, à certains endroits, ces plaques pourraient mesurer des dizaines de mètres d’épaisseur. Un article publié dans The Planetary Science Journal nous apprend que les chercheurs se sont appuyés sur des simulations informatiques pour tenter de recréer les conditions sur la Lune bien avant que la vie n’apparaisse sur Terre. Ils ont découvert que les anciens volcans lunaires émettaient d’énormes quantités de vapeur d’eau qui se sont ensuite déposées à la surface, formant des couches de glace qui pourraient encore se cacher dans les cratères lunaires. Selon les chercheurs, il est possible qu’à 5 ou 10 mètres sous la surface se cachent de grandes plaques de glace. C’est une bonne nouvelle pour les futurs explorateurs de la Lune qui auront besoin d’eau utilisée comme boisson et, une fois transformée, comme carburant pour la fusée.
La nouvelle étude apporte de nouvelles preuves que la Lune pourrait contenir beaucoup plus d’eau que les scientifiques ne le pensaient autrefois. Dans une étude publiée en 2020, on estimait que près de 16 000 kilomètres carrés de la surface lunaire était susceptible de détenir de la glace, principalement près des pôles nord et sud.

Les chercheurs n’ont pas réussi à vraiment déterminer l’origine de cette eau. Ils pensent que les volcans pourraient être une source majeure. En effet, il y a 2 à 4 milliards d’années, la Lune était un lieu chaotique. Des dizaines de milliers de volcans sont entrés en éruption à sa surface pendant cette période, générant d’immenses rivières et lacs de lave, un peu comme à Hawaï aujourd’hui, mais à une échelle beaucoup plus grande.

Reliefs montrant que les coulées et lacs de lave ont probablement recouvert la surface de la Lune à une certaine époque (Source: NASA)

Coulées de lave à Hawaii (Source: HVO)

Des recherches récentes menées par des scientifiques du Lunar and Planetary Institute de Houston (Texas) montrent que ces volcans ont probablement également émis d’énormes nuages ​​composés principalement de monoxyde de carbone et de vapeur d’eau. Ces nuages ​​ont ensuite tourbillonné autour de la Lune et peut-être créé des atmosphères ténues et éphémères qui ont permis l’apparition de givre sur la surface lunaire.

Pour savoir si une telle situation avait pu se produire, les scientifiques ont tenté de recréer la surface de la Lune il y a des milliards d’années. Ils ont utilisé des estimations selon lesquelles, à son apogée, la Lune a connu une éruption tous les 22 000 ans, en moyenne. Les chercheurs ont ensuite tenté de comprendre comment les gaz volcaniques pouvaient avoir tourbillonné autour de la Lune, en s’échappant dans l’espace au fil du temps. Ils ont découvert que les conditions pouvaient être glaciales. Il semble qu’environ 41% de l’eau des volcans se soit condensée sous forme de glace. Il y avait tellement de glace sur la Lune qu’elle aurait pu, en théorie, être aperçue depuis la Terre. Les scientifiques ont calculé qu’il y avait probablement plus d’eau sur la Lune à cette époque qu’actuellement dans le lac Michigan. Les recherches laissent supposer qu’une grande partie de cette eau lunaire pourrait encore être présente aujourd’hui.
Toutefois, ces reliquats de glace ne seront pas nécessairement faciles à trouver. La majeure partie de cette glace s’est probablement accumulée près des pôles de la Lune, enfouie sous plusieurs mètres de poussière lunaire. Au dire des scientifiques, c’est une bonne raison d’envoyer des astronautes ou des robots et de commencent à creuser!
Source : Université du Colorado à Boulder.

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If any humans had been alive 2 to 4 billion years ago, they may have looked up and seen a sliver of frost on the Moon’s surface. Scientists believe that some of that ice may still be hiding in craters on the lunar surface today. This is what Belgian cartoonist Hergé had imagined in his book Explorers on the Moon when Snowy fell into an ice during a visit of the planet

Billions of years ago, a series of volcanic eruptions occurred on the Moon, blanketing hundreds of thousands of square kilometers in hot lava. Over the eons, that lava created the dark blotches, or maria, that give the face of the moon its familiar appearance today.

Now, new research from Colorado University at Boulder suggests that volcanoes may have left sheets of ice that dot the Moon’s poles and, in some places, could measure dozens of meters thick. An article published in The Planetary Science Journal explains that the researchers drew on computer simulations to try to recreate conditions on the Moon long before complex life arose on Earth. They discovered that ancient Moon volcanoes emitted huge amounts of water vapour, which then settled onto the surface, forming layers of ice that may still be hiding in lunar craters. According to the researchers, it is possible that 5 or 10 meters below the surface, you have big sheets of ice. This is good news for future Moon explorers who will need water to drink and process into rocket fuel.

The new study adds to a growing body of evidence that suggests that the Moon may harbour a lot more water than scientists once believed. In a 2020 study, it was estimated that nearly 16,000 square kilometers of the lunar surface could be trapping ice, mostly near the Moon’s north and south poles. Where all that water came from in the first place is unclear. Volcanoes could be a major source. Indeed, from 2 to 4 billion years ago, the Moon was a chaotic place. Tens of thousands of volcanoes erupted across its surface during this period, generating huge rivers and lakes of lava, a little like in Hawaii today, but at a much larger scale.

Recent research from scientists at the Lunar and Planetary Institute in Houston (Texas) shows that these volcanoes likely also ejected huge clouds made up of mostly carbon monoxide and water vapor. These clouds then swirled around the Moon, potentially creating thin and short-lived atmospheres that caused frost to appear on the lunar surface. To find out if this couls have happened, the scientists set out to try to put themselves onto the surface of the Moon billions of years ago. They used estimates that, at its peak, the Moon experienced one eruption every 22,000 years, on average. The researchers then tracked how volcanic gases may have swirled around the moon, escaping into space over time. They discovered, conditions may have bedome icy. It looks as if roughly 41% of the water from volcanoes may have condensed onto the moon as ice. There may have been so much ice on the Moon that it could, conceivably, have been spotted from Earth. The scientists calculated that more water than currently sits in Lake Michiganprobably existed on the Moon by that time. And the research hints that much of that lunar water may still be present today.

Those space ice cubes, however, won’t necessarily be easy to find. Most of that ice has likely accumulated near the moon’s poles and may be buried under several meters of lunar dust. Scientists say that this is one good reason for people or robots to head back and start digging.

Source : University of Colorado at Boulder.

Il se passe toujours quelque chose à Stromboli (Sicile) !

Un incendie de grande ampleur est en cours à Stromboli. Le fin du fin, c’est qu’il s’est déclaré pendant le tournage d’un téléfilm sur la Protection Civile italienne. Plus d’un hectare de maquis serait déjà partie en fumée. D’après le journal La Sicilia, l’incendie s’est déclaré suite à des feux d’artifice tirés lors du tournage de certaines scènes de la fiction. Apparemment, aucun des insulaires présents n’a déconseillé d’allumer ces feux au vu du fort sirocco qui balaie l’île aujourd’hui.

Le feu a pris au-dessus de San Vincenzo et il se propage rapidement car le sirocco souffle fort. Il faut espérer que des Canadair arriveront rapidement. Dès l’alerte incendie donnée, un hélicoptère des pompiers est arrivé de Catane et a procédé aux premiers jets d’eau de mer.

Il n’est pas impossible qu’une plainte soit déposée pour incendie volontaire à l’encontre des techniciens de l’équipe de tournage.

https://www.lasicilia.it/cronaca/news/vasto-incendio-a-stromboli-provocato-da-fuochi-utilizzati-nella-fiction-sulla-protezione-civile–1632440/

Aujourd’hui, en plus de l’incendie, les réseaux de surveillance de l’INGV ont enregistré une explosion d’une plus grande intensité que d’habitude à 14h11, à partir de plusieurs bouches dans la zone centre-sud de la terrasse cratèrique. L’activité a généré une émission importante de matériaux pyroclastiques qui ont recouvert une partie de la terrasse en question et ont probablement également atteint le Pizzo. L’événement a duré environ 4 minutes.

Source: La Sicilia.

Dernière minute : À 20h30, malgré les interventions du Canadair et de l’hélicoptère qui ont déversé de l’eau de mer pendant la majeure partie de la journée, le feu n’est toujours pas maîtrisé et les flammes continuent de s’approcher des maisons de Piscità, San Vincenzo et Scari. En raison de l’approche de l’obscurité, avion et hélico sont retournés à leurs bases. Les photos diffusées à 20h30 sont quelque peu inquiétantes. L’angoisse doit monter dans les trois villages.

Photo: C. Grandpey

L’éruption du 25 mai vue par les sismographes (Source: INGV)