Envoyez la musique… !

A l’issue de mes conférences Volcans et risques volcaniques et Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique, je présente un ou deux (selon le temps qui m’est imparti) diaporamas en fondu enchaîné sonorisé. J’ai beaucoup de chance car j’ai un fils musicien – Gaël – qui compose et adapte la musique aux images projetées et m’épargne par la même occasion les déclarations obligatoires à la Sacem.

De nombreuses personnes m’ont demandé si on pouvait se procurer un CD des musiques dans le commerce. La réponse est malheureusement négative et je n’ai pas encore réussir à convaincre le compositeur de se lancer dans cette voie…

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous pourrez écouter des extraits musicaux qui accompagnent les images de Yellowstone, de l’Alaska, de l’Afrique ou encore de l’Amérique du Sud…

https://soundcloud.com/gaelgrandpey

NB : A noter que les prochaines conférences prévues à Argenton-sur-Creuse et Issoudun (Indre) début avril et à Montluçon (Allier) début mai sont annulées pour cause de coronavirus.

Photos: C. Grandpey

Stromboli (Sicile)

Dans ma note du 29 mars 2020 à propos des anneaux de fumée au-dessus du volcan, j’indiquais que l’activité du Stromboli (Sicile) était assez intense avec 15-20 événements VLP par heure, correspondant aux explosions qui étaient principalement localisées dans la partie NE de la terrasse cratèrique. Ce haut niveau d’activité s’accompagne maintenant d’un débordement de lave qui a été observé pour la première fois le 30 mars. La lave a dévalé la Sciara del Fuoco et a atteint le littoral le 31 mars. Ce phénomène s’est accompagné de signaux sismiques révélant probablement des glissements de terrain et des blocs incandescents en train de rouler sur le flanc du volcan.
Source : INGV.

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In my post of March 29th, 2020 abou the smoke rings above the volcano, I indicated that activity at Stromboli (Sicily) was quite intense with 15-20 VLP events per hour, corresponding with the explosions that were mostly located in the NE part of the crater terrace. This high level of activity is now characterised by a lava overflow that was first observed on March 30th. Lava travelled down the Sciara del Fuoco and reached the coastline on March 31st.This phenomenon was accompanied by seismic signals that can be associated with landslides and the rolling of incandescent material.

Source : INGV.

La coulée de lave vue par la webcam INGV

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Ce soir à 20 heures (heures locale), la lave continuait à s’écouler le long de la Sciara del Fuoco.

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Tonight at 20:00, lava was still flowing along the Sciara del Fuoco.

Source : webcam INGV

Si le Mont Fuji (Japon) entrait en éruption… // If Mt Fuji (Japan) erupted…

Des articles récents parus dans la presse japonaise ont attiré l’attention sur la situation du Mont Fuji dont la dernière éruption remonte à 1707. Elle est connue sous le nom d’éruption Hoei, du nom de l’ère japonaise à cette époque. Le volcan a émis une énorme quantité de cendres volcaniques que le vent a transportées jusqu’à la ville de Tokyo aujourd’hui.

Dans un article publié en janvier 2020, les scientifiques nippons ont déclaré que la date précise de la prochaine éruption du Mont Fuji était imprévisible, mais beaucoup pensent que le prochain événement majeur aura lieu dans un proche avenir. En effet, plus de 300 ans se sont écoulés depuis la dernière éruption. C’est un laps de temps beaucoup plus long que l’intervalle précédent d’environ 200 ans.
Les volcanologues japonais rappellent que le Mont Fuji a été ébranlé par le puissant séisme qui a frappé la région de Tohoku en 2011 et qu’il est devenu plus instable qu’auparavant.
Si le volcan entrait à nouveau en éruption, il pourrait y avoir des retombées de cendres sur des villes voisines telles que Gotemba, avec de possibles victimes. Il est prévu une perte économique pouvant atteindre 2,5 milliards de yens. Poussée par les vents d’ouest, la cendre pourrait paralyser Tokyo et ses environs. Il y aurait très probablement des pannes d’électricité, des pénuries d’eau et des dysfonctionnements parmi les appareils électroniques ainsi que des perturbations dans les télécommunications. Les trains pourraient également être mis à l’arrêt. Les aéroports seraient obligés de fermer si les pistes étaient recouvertes de cendre. Des problèmes de santé pourraient également survenir avec l’inhalation de cendre par la population.

Dans un autre article de presse publié en mars 2020, les volcanologues japonais expliquent que les coulées pyroclastiques provoquées par l’éruption du Mont Fuji pourraient couper les routes utilisées pour l’évacuation de la population. Il est donc nécessaire de revoir les plans d’évacuation existants. Les nuées ardentes vomies par le volcan pourraient atteindre des distances supérieures de 4 kilomètres à ce qui est prévu dans la région de Fujiyoshida, et de 2 km de plus dans le secteur de Fujinomiya Cette réévaluation du risque signifie que des portions de la route à péage entre Fujiyoshida et Oyama et la Mount Fuji Skyline Road reliant Fujinomiya et Gotemba pourraient être détruites.
La carte à risques actuelle du Mont Fuji a été établie par le gouvernement central en 2004, et le Conseil de gestion des catastrophes doit la mettre à jour au cours de l’exercice 2020 qui commence en avril. La nouvelle carte devrait modifier la taille des coulées pyroclastiques dont le volume devrait passer de 1,4 million à 10 millions de mètres cubes. Cette nouvelle évaluation est faite en prenant en compte la plus grande coulée pyroclastique émise par le volcan au cours des 5 600 dernières années.
De la même façon, les simulations montrent que des coulées de lave provenant de 92 cratères potentiels pourraient atteindre Fujiyoshida et Fujinomiya dans les 24 heures suivant l’éruption, et même la ligne de train à grande vitesse Tokaido Shinkansen et l’autoroute Shin-Tomei qui relie les préfectures de Kanagawa et d’Aichi. .
Le Conseil de gestion des catastrophes a confirmé que quelque 180 éruptions ont été observées sur le Mont Fuji au cours des 5 600 dernières années. 96% étaient petites à moyennes. Environ 60% ont provoqué des coulées de lave, mais les coulées pyroclastiques ne se sont produites que dans 10% des cas.
Source : The Japan Times. .

Vous trouverez les cartes à risques du Mont Fuji à cette adresse. Ci-dessous la carte de la région nord.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

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Recent articles in the Japanese press have drawn attention to the situation of Mount Fuji whose last eruption was in 1707. It is known as the Hoei Eruption, named after the Japanese era at the time. It spewed a massive amount of volcanic ash that were blown all the way to today’s Tokyo.

In an article released in January 2020, experts said the precise timing of Mt Fuji’s next big eruption was unpredictable, but many thought the volcano was on standby for the next major event. More than 300 years have elapsed since the last eruption. It is a very long silence that surpasses the previous interval of around 200 years.

Japanese volcanologists remind the public that Mt Fuji was but shaken by the Great East Japan Earthquake that struck the Tohoku region in 2011, and it has been made more unstable than before.

Should the volcano erupt again, cinders could rain down on parts of nearby cities such as Gotemba in Shizuoka, with potentially life-threatening results. An economic loss of up to 2.5 trillion yen is expected. Pushed by westerly winds, volcanic ash could paralyze Tokyo and its surrounding metropolitan areas.That would wreak havoc on high-tech Tokyo, possibly causing blackouts, water shortages and malfunctions of electronic appliances as well as disrupting telecommunications. Trains might be suspended, too. Airport terminals would be forced to shut down if runways are covered with ash. Health problems might also arise, with the inhalation of ash.

In another press article released in March 2020, Japanese volcanologists explain that pyroclastic flows from Mount Fuji eruption could sever roads used for evacuation. So, there is rhe need to review existing evacuation plans that use the roads. The hot clouds spewed by the volcano could travel some 4 kilometres further than previously thought in Fujiyoshida, Yamanashi Prefecture, and 2 km more in Fujinomiya, Shizuoka Prefecture. The reassessment means that parts of the toll road connecting Fujiyoshida and Oyama, as well as the Mount Fuji Skyline Road connecting Fujinomiya and Gotemba could be destroyed.

The current Mount Fuji hazard map was compiled by the central government in 2004, and the Mount Fuji disaster management council is due to update it within fiscal 2020, which starts in April. The new map is expected to alter the size of pyroclastic flows to 10 million cubic metres from 2.4 million cubic metres after taking into consideration the largest pyroclastic flow that has occurred in the last 5,600 years.

In the same way, simulations show that lava flows from 92 potential crater locations could hit downtown areas of Fujiyoshida and Fujinomiya within 24 hours of the eruption and even reach the Tokaido Shinkansen bullet train line and Shin-Tomei Expressway, which connects Kanagawa and Aichi prefectures.

The council has confirmed some 180 eruptions have occurred at Mount Fuji over the past 5,600 years, with 96 percent considered small- to medium-size in scale. Some 60 percent of the eruptions caused lava flows, but pyroclastic flows only occurred in up to 10 percent of the total cases.

Source; The Japan Times.

Hazard maps of Mt Fuji can be seen at this address. Here below the map fot the northern region.

https://www.city.fujiyoshida.yamanashi.jp/div/bosai/html/hazard_map/index.html

Crédit photo: Wikipedia

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité volcanique est globalement faible ces jours-ci. Aucun événement majeur n’a été enregistré au cours de la semaine écoulée.

Le Fuego (Guatemala) reste bien actif, avec des coulées pyroclastiques qui descendent le long de plusieurs ravines. Une coulée de lave de 600 m de long a été observée dans la ravine Trinidad. Une faible activité explosive accompagne l’émission de lave. Une moyenne de 4 à 12 explosions par heure est actuellement enregistrée sur le Fuego, avec des panaches de cendres qui s’élèvent jusqu’à 1,1 km au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également éjectés à100- 400 m de hauteur. Des retombées de cendres presque quotidiennes sont signalées dans les zones sous le vent. Les explosions produisent parfois des ondes de choc qui secouent les maisons voisines et sont ressenties dans un rayon de 25 km.
Source: INSIVUMEH.

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Une activité strombolienne était observée sur le Klyuchevskoy (Kamchatka) au cours de la semaine dernière, avec de nombreuses avalanches incandescentes sur tous les flancs du volcan. Une activité vulcanienne était visible le 19 mars 2020. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange sur le Klyuchevsloy, l’Ebeko et le Sheveluch.
Source: KVERT.

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Le 18 mars 2020, un épais panache de couleur gris clair s’est élevé à 300 m au-dessus de l’Anak Krakatau. Au vu des données sismiques, l’événement a duré un peu plus de 10 minutes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4), et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 2 km du cratère.
Source: CVGHM.

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On observe les émissions (« exhalations ») habituelles de vapeur et de gaz sur le Popocatépetl (Mexique), avec parfois de faibles quantités de cendres. Une explosion le 17 mars 2020 a éjecté des matériaux incandescents et a généré un panache de cendres qui s’est élevé à 1,2 km au-dessus du cratère. De légères retombées ont été signalées dans plusieurs localités. Certaines émissions s’accompagnent de l’expulsion de matériaux incandescents. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.

Source: CENAPRED.

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Un niveau élevé d’activité sismique a été enregistré ces derniers jours par le réseau de Reventador (Equateur). Des émissions de gaz et de cendres sont observées presque quotidiennement. Les panaches montent jusqu’à 500-2000 m au-dessus du cratère. Des retombées de cendres sont signalées dans les zones sous le vent. Des blocs incandescents roulent parfois le long des flancs du volcan.
Source: Instituto Geofisico.

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Le Merapi (Indonésie) a connu un épisode éruptif relativement important le 27 mars 2020 à 10 h 56 (heure locale) avec un panache de cendres qui est monté jusqu’à environ 8 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est passée du Vert au Rouge. L’événement – qui s’est produit sans aucun signe précurseur – a duré environ 7 minutes. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs localités jusqu’à 20 km du volcan. Il n’est fait état d’aucun dégât. Les habitants sont priés de rester à plus de 3 km du volcan.
Cet épisode éruptif montre que le magma continue son ascension sous l’édifice volcanique. Le dôme de lave présentait un volume de 291000 m3 le 19 février 2020.
Voici une petite vidéo montrant la dernière éruption:
https://youtu.be/Q7jiEYmhFxc

Source: VSI.

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Volcanic activity is globally low these days. No major event has been recorded during the past week.

Fuego (Guatemala) remains quite active with pyroclastic flows travelling down several drainages. A 600-m-long lava flow was observed down the Trinidad drainage. Weak explosive activity accompanies the lava effusion. An average of 4-12 explosions per hour is currently recorded at Fuego, generating ash plumes that rise up to 1.1 km above the crater. Incandescent material is also ejected 100-400 m high. Almost daily ashfall is reported in downwind areas. Explosions sometimes produce shock waves that rattled nearby houses and are felt in communities within a 25-km radius.

Source : INSIVUMEH.

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Strombolian activity at Klyuchevskoy (Kamchatka) was visible during the past week, with numerous hot avalanches descending all of the flanks of the volcano. Vulcanian activity was visible on March 19th, 2020. The Aviation Color Code remains at Orange on Klyuchevsloy, Ebeko and Sheveluch.

Source : KVERT.

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On March 18th, 2020, a dense white-gray plume rose 300 m above the summit of Anak Krakatau. The event lasted a little more than 10 minutes based on seismic data. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is asked to remain outside the 2-km-radius hazard zone from the crater.

Source : CVGHM.

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The usual steam-and-gas emissions are observed at Popocatépetl (Mexico), some of which contain minor amounts of ash. An explosion on March 17th, 2020 ejected incandescent material onto the flanks and produced an ash plume that rose 1.2 km above the crater. Minor ashfall was reported in several municipalities. Some emissions are accompanied by incandescent material ejected out of the crater. The alert level remains at Yellow, Phase Two. Source: CENAPRED.

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A high level of seismic activity has been recorded during the past days by Reventador’s network (Ecuador). Gas-and-ash emissions are observed almost daily, rising 500-2000 m above the crater. Ashfall is reported in downwind areas. Incandescent blocks sometimes roll down the flanks of the volcano.

Source : Instituto Geofisico.

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Mount Merapi (Indonesia) went through a significant eruptive episode on March 27th, 2020 at 10:56 (local time) with an ash plume that rose up to about 8 km above sea level. The aviation colour code was raised from Green to Red.  The event – which occurred without any precursor sign – lasted about 7 minutes. Ashfall was reported in several places as far as 20 km from the volcano. There has been no report of damage. Residents are asked to stay outside a 3-km radius from the volcano.

This eruptive episode clearly shows that the supply of magma into the volcanic edifice is still ongoing.’ The last estimated volume of the lava dome was 291 000 m3 on February 19th, 2020.

Here is a short video showing the last eruption:

 https://youtu.be/Q7jiEYmhFxc

Source : VSI.

Hawaii: Coronavirus et pas d’éruption! // COVID-19 and no eruption !

Comme l’Europe, Hawaï est infectée par le coronavirus. Le Parc National des Volcans reste ouvert, mais modifie son fonctionnement pour favoriser la distanciation sociale. Le Visitor Center du Kilauea est fermé, mais les toilettes sont ouvertes. L’hôtel de la Volcano House ainsi que les restaurants sont fermés.
Tous les sentiers et points d’observation restent ouverts. La plupart des sentiers et campings à l’intérieur du Parc sont ouverts. Les permis doivent être récupérés en personne par une fente dans la porte du bureau qui les délivre.
Les visites de groupes sont limitées à 10 personnes ou moins et les guides doivent appliquer des procédures de distanciation entre les personnes.
L’entrée dans le Parc des Volcans est actuellement gratuite. .

Voici quelques nouvelles sur l’activité volcanique. Pas grand-chose à se mettre sous la dent d’un point de vue volcanique car le Kilauea n’est pas en éruption. Pas de lac ou de coulée de lave! Le HVO indique qu’il n’y a guère eu de changements géologiques depuis la fin de l’activité éruptive en septembre 2018. Les émissions de SO2 sont faibles au sommet et inférieurs aux limites de détection sur le Pu’uO’o et dans la Lower East Rift Zone. La pièce d’eau au fond de l’Halema’uma’u continue de prendre lentement du volume. Ses dimensions sont d’environ 100 mètres sur 200 mètres. Actuellement, la profondeur est d’environ 28 mètres.
Le HVO ajoute que même s’il n’y a pas d’éruption en ce moment, il reste des zones où la température au sol reste élevée, avec des émissions de gaz résiduelles à proximité des fissures qui se sont ouvertes en 2018 dans la Lower East Rift Zone. Les coulées de lave de l’éruption de 2018 sont pour la plupart sur des propriétés privées. Les visiteurs sont priés de ne pas y pénétrer et de ne pas y garer leurs véhicules. .
Depuis le 25 juin 2019, le niveau d’alerte du Kilauea est : Normal / Vert.
Source: HVO et journaux locaux.

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Like Europe, Hawaii has been infected by COVID-19 coronavirus. Volcanoes National Park remains open, but is modifying operations to promote social distancing. Kilauea Visitor Center is closed, but restrooms are open. Volcano House hotel, restaurants are closed.

All previously open trails and overlooks are open. Most of the backcountry is open for hiking and camping. Backcountry permits are retrieved in person through a slot in the backcountry office door.

Commercial tours are limited to 10 people or less and guides must enforce social distancing procedures.

All entrance fees are temporarily suspended until further notice.

 

Here is some news about volcanic activity. There is not much to be seen from a volcanic point of view as Kilauea is not erupting. No lava lake and no lava flow! HVO indicates that there have been minor geologic changes since the end of eruptive activity in September 2018. SO2 emission rates are low at the summit and are below detection limits at Pu’uO’o and the lower East Rift Zone. The water pond at the bottom of Halema’uma’u continues to slowly expand and deepen. Its dimensions are approximately 100 metres by 200 metres. The current depth is about 28 metres.

HVO adds that although not currently erupting, areas of persistently elevated ground temperatures and minor release of gases are still found in the vicinity of the 2018 lower East Rift Zone fissures. Lava flows and features created by the 2018 eruption are primarily on private property and persons are asked to be respectful and not enter or park on private property.
Since June 25th, 2019, Kilauea’s alert level has been at Normal / Green.

Source: HVO and local newspapers.

Attention! Photo souvenir qui ne reflète en rien la réalité actuelle sur le Kilauea! (Photo: C. Grandpey)

Mayotte : Séisme tectonique ou volcano-tectonique ? // Tectonic or volcano-tectonic earthquake?

La sismicité quasi permanente qui avait déclenché des vagues d’angoisse parmi les habitants de Mayotte en 2018 a beaucoup diminué depuis que le volcan sous-marin à l’est de l’île déverse sa lave sur le plancher océanique On enregistre encore en moyenne un millier de secousses chaque mois, mais leur magnitude n’a rien à voir avec celle des événements ressentis en 2018 et peu de personnes les remarquent.

Cette relative quiétude vient d’être perturbée par un séisme d’une magnitude de l’ordre de M 5.8 le 21 mars 2020 à 09h42 (heure locale). A titre de comparaison, c’est une intensité semblable au plus fort événement ressenti en mai 2018.

S’agissant de la localisation de ce dernier séisme, elle est différente des précédents dont les épicentres se situaient en général à l’est de l’île, dans le secteur de l’éruption sous-marine. Cette fois, le séisme a été localisé entre les îles de Mayotte et Anjouan, donc au nord-nord-ouest de Mayotte, à 47 km de Mamoudzou. L’hypocentre a été estimé à une profondeur de 30 km.

Il faudra maintenant essayer de déterminer s’il s’agit d’un événement d’origine purement tectonique ou si l’on a affaire à un événement volcano-tectonique qui signalerait l’éveil d’une nouvelle zone volcanique sous-marine. Il faut attendre les résultats des analyses des signaux sismiques pour se faire une idée.

Source : Le Journal de Mayotte.

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The almost permanent seismicity which had triggered waves of anxiety among the inhabitants of Mayotte in 2018 has greatly decreased since the underwater volcano to the east of the island has been pouring its lava onto the ocean floor There is still an average of a thousand tremors each month, but their magnitude has nothing to do with that of the events felt in 2018 and few people notice them.
This relative quiescence has just been disturbed by an earthquake with a magnitude of the order of M 5.8 on March 21st, 2020 at 9:42 am (local time). For comparison, this intensity is similar to the strongest event felt in May 2018.
As for the location of this latest earthquake, it is different from the previous ones whose epicentres were generally located to the east of the island, in the area of ​​the underwater eruption. This time, the earthquake was located between the islands of Mayotte and Anjouan, north-northwest of Mayotte, 47 km from Mamoudzou. The hypocentre has been estimated at a depth of 30 km.
Scientists must now try to determine whether it was an event with a purely tectonic origin or whether we are dealing with a volcano-tectonic event which would signal the awakening of a new underwater volcanic area. One has to wait for the results of the analyses of the seismic signals to get an idea.
Source: Le Journal de Mayotte.

Localisation du dernier séisme (Source : REVOSIMA)

Péninsule de Reykjanes : Pétera ou pétera pas ? // Reykjanes Peninsula : Eruption or no eruption ?

Selon un rapport publié par l’Icelandic Met Office (IMO) le 19 mars 2020, les dernières analyses montrent que l’inflation a recommencé dans le secteur du Mont Thorbjorn sur la péninsule de Reykjanes. Le soulèvement du sol est plus lent qu’en janvier, mais semble se situer au même endroit. Les dernières données montrent que depuis début mars le soulèvement est d’environ 20 mm. La cause la plus probable est une nouvelle accumulation de magma sous la surface.

Dans le même temps, l’essaim sismique continue près de Grindavik, juste au sud du Mont. Thorbjorn. Le 19 mars, l’OMI a enregistré plus de 400 événements dans la région, avec des magnitudes maximales de M 3,3 et M 3,2, à environ 3 km au NO de Grindavik.
Les scientifiques précisent que, bien qu’il y ait des signes montrant que l’inflation a recommencé, cela ne signifie pas que l’on assistera à une accélération des événements dans le secteur du Mt Thorbjorn, ni qu’une éruption va se produire à court terme. Un scientifique de l’IMO a déclaré: « On sait que l’accumulation de magma peut avoir lieu pendant une longue période, des mois, voire des années, sans entraîner une éruption. »
La situation dans la péninsule de Reykjanes confirme que notre capacité à interpréter les signaux géophysiques et à prévoir les éruptions est encore bien faible.
Source: IMO.

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According to a report released by the Icelandic Met Office (IMO) on March 19th, 2020, the latest results of deformation around Mt. Thorbjorn volcano on the Reykjanes peninsula indicate that inflation in the area has started again. The uplift is slower than in January but seems to be in the same location.  The most recent data show that since the beginning of March the uplift is about 20 mm. The most likely explanation for the signal is that inflow of magma started again.

Meanwhile, the earthquake swarm near Grindavik, just south of Mt. Thorbjorn, is continuing. On March 19th, IMO detected over 400 earthquakes in the area, with the strongest reaching M 3.3 and M 3.2, some 3 km NW of Grindavik.

Local scientists indicate that although there are signs that the uplift has started again, it does not mean that the events at Thorbjorn are accelerating, nor that an eruption will begin any time soon. Said an IMO scientist: « It is known that magma accumulation can take place for a long time, months, even years, without resulting in a volcanic eruption. »

The situation on the Reykjanes Peninsula confirms that our ability to interpret geophysical signals and predict an eruption is still quite low.

Source: IMO.

L’image montre la vitesse de déformation moyenne au niveau des stations GPS autour du Mt Thorbjörn et Reykjanesstá depuis le 3 mars 2020. «THOB» au centre de l’image montre l’emplacement de la station au sommet du Mont. Thorbjörn. Les flèches rouges indiquent la vitesse de déplacement vertical et les bleues la vitesse horizontale. La flèche bleue en bas de l’image indique, à titre de référence, une vitesse correspondant à 100 mm / an (soit environ 1 mm par jour). La figure montre que toutes les stations autour du Mt Thorbjörn s’éloignent à partir d’un point commun. On peut voir que le magma se dirige vers le haut et s’accumule dans la croûte supérieure, à environ 4 km de profondeur. (Source : IMO)