Volcans du monde (suite) // Volcanoes of the world (continued)

Comme je l’ai écrit dans des articles précédents, le dôme de lave du Merapi (Indonésie) a recommencé à croître, avec des effondrements qui génèrent d’impressionnants nuages de cendre et des coulées pyroclastiques. C’est ce qui s’est passé le 14 octobre 2019 avec un panache de cendre d’une hauteur d’environ 6 km. Une coulée pyroclastique est descendue sur le flanc sud-ouest du volcan. Aucune coulée de lave n’a été observée. Il est demandé à la population de ne pas entrer dans la zone de danger de 3 km de rayon.

Source: CVGHM.

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Les dernières observations montrent qu’une activité effusive a repris sur le Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska) le 13 octobre 2019. Une hausse de la température de surface a été enregistrée au sommet du volcan. Un faible niveau de sismicité est par ailleurs observé, confirmant la poursuite probable de l’activité éruptive. L’éruption se limite à la zone sommitale et aucun nuage de cendre n’a été observé.

L’AVO  a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange et le niveau d’alerte volcanique a été relevé à Watch (Vigilance).

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Selon le site Internet The Watchers, un panache blanc ne contenant aucune trace de cendre a été observé jusqu’à 5 km au-dessus du niveau de la mer au-dessus du volcan sous-marin Metis Shoal (Tonga) le 14 octobre 2019. Aucun séisme n’a été détecté dans la région. La couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.

La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1995, avec un VEI 2.

Source: The Watchers.

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Il se pourrait bien qu’une nouvelle éruption soit en préparation sur le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion). Depuis le 11 octobre 2019, on observe une reprise de la sismicité sous la zone sommitale. Elle s’accompagne d’une nouvelle inflation de la base et du sommet de l’édifice volcanique qui correspond à une pressurisation du réservoir magmatique superficiel.
En parallèle les concentrations en CO2 dans le sol sont toujours en diminution en champ lointain (secteurs Plaine des Cafres et Plaine des Palmistes) et en faible augmentation en zone proximale (Gîte du Volcan). Ces évolutions de concentrations en CO2 sont en accord avec une remontée profonde de magma des zones profondes vers le réservoir superficiel.
L’OVPF ajoute que ce processus de recharge du réservoir superficiel peut durer plusieurs jours à plusieurs semaines avant que le toit du réservoir se fragilise et se rompe pour donner lieu à une éruption. Il se peut aussi qu’il s’arrête sans que la lave émerge à la surface.

Les « fous furieux du volcan » ont déjà préparé tout le matériel de randonnée, au cas où…

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Depuis la station spatiale internationale (ISS), le spationaute italien Luca Parmitano a envoyé à ses concitoyens une photo de l’Etna (Sicile) intitulée « L’Etna en éruption.». On distingue le panache de cendres qui s’élève au-dessus du sommet du volcan. Sur l’image, Etna est entouré d’un anneau de nuages blancs. Luca Parmitano a pris la photo alors que l’ISS survolait la Sicile, au moment où un épisode éruptif de l’Etna avait contraint à fermer une partie de l’espace aérien (voir ma note du 15 octobre).

Source : La Sicilia.

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A noter la prochaine parution, courant novembre, du nouveau livre « NATURE, instants d’éternité » de Jean-Luc Allègre, photographe-éditeur sur l’île de la Réunion. L’ouvrage – dans lequel le volcanisme tient une place de choix – est préfacé et postfacé par Nicolas Hulot et Jean-Louis Étienne. Jean-Luc Allègre célèbrera ainsi ses 25 ans de carrière.

L’ouvrage ne sera pas distribué dans les librairies de Métropole. La vente se fera uniquement par correspondance au prix public de 35 € + 8 euros de frais d’envoi postal.

Contact : contact@jeanlucallegre.com

Site web (où vous verrez de très belles images) : www.jeanlucallegre.com

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As I put it in previous posts, the lava dome of Mt Merapi (Indonesia) has started growing again, with collapses that generate impressive ash clouds and pyroclastic flows. This what happened on October 14, 2019, with an ash plume that rose to about 6 kilometres high. A pyroclastic flow descended to the southwest of the crater. No lava flows have been observed. The population is aked not to enter the 3-km-radius danger zone.

Source: CVGHM.

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The latest observations show that a new lava effusion began at Shishaldin (Aleutians / Alaska) on 13 October 2019. Elevated surface temperatures have been observed at the summit of the volcano and low-level seismicity continues on the local network indicating that eruptive activity is likely continuing. The eruption is confined to the summit area and no ash clouds have been observed. The Alaska Volcano Observatory has raised the aviation colour code to Orange and the volcanic alert level to Watch.

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According to the website The Watchers, a white plume with no evidence of ash in it was observed rising up to 5 km above sea level over underwater Metis Shoal volcano (Tonga) on October 14th, 2019. No earthquakes have been detected in the area. The Aviation Color Code was raised to Orange.

The last eruption of this volcano took place in 1995 (VEI 2).

Source: The Watchers.

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A new eruption might occur shortly on Piton de la Fournaise (Reunion Island). Since October 11th, 2019, there has been a resumption of seismicity beneath the summit area. It is accompanied by a new inflation of the base and the top of the volcanic edifice, which corresponds to a pressurization of the shallow magma reservoir.
In parallel, CO2 concentrations in the soil are still decreasing in the far field (Plaine des Cafres and Plaine des Palmistes) and slightly increasing in the proximal zone (Gîte du Volcan). These evolutions of CO2 concentrations are in agreement with a deep rise of magma from the deep zones towards the shallow reservoir.
OVPF adds that this shallow reservoir recharge process can take several days to several weeks before the roof  breaks open to cause an eruption. It may also stop without lava emerging on the surface.
The “volcano’s madmen” have already prepared all the hiking equipment, just in case …

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From the International Space Station (ISS), Italian astronaut Luca Parmitano has sent his fellow citizens a photo of Mt Etna (Sicily) entitled « Erupting Etna. » One can see the ash plume rising above the summit of the volcano. On the image, Mt Etna is surrounded by a ring of white clouds. Luca Parmitano took the picture as the ISS was flying over Sicily, when an eruptive episode of Mt Etna had forced to close some of the airspace (see my note of October 15th).
Source: La Sicilia.

Crédit photo: Luca Parminato (ESA)

La couverture donne déjà envie de parcourir le nouvel ouvrage de Jean-Luc Allègre. J’ai eu le privilège d’avoir la maquette entre les mains. Les photos sont magnifiques.

Quand grizzlis et ours polaires se rencontrent… // When grizzlies and polar bears go together…

Comme je l’ai écrit dans des notes précédentes, à cause du réchauffement climatique et de la fonte de la glace de mer, les ours polaires passent maintenant plus de temps sur terre dans l’Arctique. Dans la partie méridionale de la Mer de Beaufort ils sont maintenant beaucoup plus susceptibles de venir vivre sur la terre ferme en été et à l’automne qu’au milieu des années 1980. L’évolution a surtout eu lieu au cours des quinze dernières années, période au cours de laquelle on a observé un important déclin de la glace de mer pendant cette période de l’année.

Depuis la fin des années 1990, la période pendant laquelle la mer n’est pas recouverte de glace dans le sud de la Mer de Beaufort a augmenté en moyenne de 36 jours. Depuis cette époque, les ours polaires qui nagent vers le rivage y passent 31 jours de plus.

Pour le moment, les ours qui viennent à terre ne représentent qu’une minorité de la population. Ils semblent être attirés par les accumulations d’os chargés des viande et de graisse laissés sur le rivage par les chasseurs de baleines Inupiat à la fin de la saison de chasse. Les os de baleines boréales près du village de Kaktovik sont devenus en automne des lieux de rencontre pour les ours polaires ainsi que pour quelques grizzlis en provenance de North Slope. Les os de baleines et la viande qui y subsiste constituent pour les ours une source de nourriture riche en graisse qui fait défaut sur la banquise.

Un résultat inattendu de cette cohabitation entre ours polaires et grizzlis est l’apparition d’une nouvelle espèce d’ours née de l’accouplement entre deux espèces pourtant séparées par 500000 ans d’évolution. Son nom est encore incertain car cet animal reste extrêmement rare : pizzly, grolar, nanulak [ours polaire (nanuk) et grizzly (aklak)]. Cela fait longtemps que l’on sait que le grizzly et l’ours polaire sont biologiquement et génétiquement compatibles, cette hybridation s’étant déjà produite dans des zoos. En 2009, on comptait 17 individus connus, dont un frère et une sœur au zoo allemand de Osnabrück.

Pour certains scientifiques, cet hybride plus adapté au mode de vie terrestre pourrait remplacer l’ours polaire alors que l’Arctique se réchauffe deux fois plus rapidement que le reste de la planète. Cependant, cette évolution ne se fera pas en quelques années. Selon les chercheurs, il faudra des centaines de générations pour que nous observions un authentique nouveau type d’ours.

Source : Alaska Dispatch News, France Info.

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As I put it in previous posts, because of global warming and the melting of sea ice, polar bears are spending more time on land in the Arctic. Polar bears in the southern Beaufort Sea are now three times as likely to come ashore in summer and fall as they were in the mid-1980s. The big changes have happened over the past decade and a half, which corresponds to big reductions in summer and fall sea ice.

Since the late 1990s, the open-water season in the southern Beaufort Sea has expanded by 36 days on average. Since that time, the polar bears that swim to shore are spending 31 more days a year there.

The bears that come ashore still make up only a minority of the population, but they may be making the better choice. They seem to be attrracted by piles of meat- and blubber-laden bones left after local Inupiat hunters butcher bowhead whales on the beaches. As I put it in a previous note, the bowhead bone piles near the village of Kaktovik have become autumn gathering spots for polar bears and even some North Slope grizzlies. The piles give the bears a source of high-fat food that the bears on the ice are lacking.

An unexpected result of this cohabitation between polar bears and grizzlies is the appearance of a new species of bear born from the mating between two species separated by 500,000 years of evolution. Its name is still uncertain because this animal remains extremely rare: pizzly, grolar, nanulak [polar bear (nanuk) and grizzly bear (aklak)] … It has been known for a long time that grizzly and polar bears are biologically and genetically compatible as this hybridization already occurred in zoos. In 2009, there were 17 known individuals, including a brother and a sister in the German zoo of Osnabrück.
For some scientists, this more earth-friendly hybrid could replace the polar bear, while the Arctic is warming twice as fast as the rest of the planet. However, this evolution will not happen in a few years. Researchers say it will take hundreds of generations to see an authentic new type of bear.
Source: Alaska Dispatch News, France Info.

Ours polaire (Photo: C. Grandpey)

Grizzly (Photo: C. Grandpey)

Nanulak (Crédit photo: France Info)

Pour mieux connaître l’ours.  Commande du livre à grandpeyc@club-internet.fr

 

Les glaciers dans Le Populaire du Centre!

Alors que la COP 24 vient de se terminer avec le bilan nul que l’on sait, le journal local a eu la bonne idée de faire part aujourd’hui de la sortie de mon livre « Glaciers en péril, Effets du réchauffement climatique ». Le but de l’ouvrage est d’alerter sur la catastrophe environnementale qui nous guette. Publié en auto-édition et accompagné d’un CD de 160 photos, le livre peut s’acheter directement via mon blog ou mon adresse électronique (l0 euros + 5 euros de frais d’envoi éventuels):
grandpeyc@club-internet.fr

Des cadeaux ! Des cadeaux !

Noël et les fêtes de fin d’année approchent. Le livre reste un superbe cadeau. Effleurer et tourner les pages, contempler de belles images, quoi de plus agréable et enrichissant?!

Je vous propose trois ouvrages encore disponibles. Vous pouvez les acheter en laissant un message à cette adresse:

grandpeyc@club-internet.fr

  • Terres de Feu au prix de 30 euros (frais d’envoi inclus). Comme le sous-titre l’indique, c’est un voyage dans le monde des volcans, depuis le Stromboli jusqu’à Hawaii. Il ne m’en reste plus que 4 exemplaires.

 

  • Mémoires Volcaniques au prix de 20 euros (frais d’envoi inclus). Contes et légendes autour du monde des volcans. Ecrit conjointement avec l’ami Jacques Drouin.

 

  • Dans les Pas de l’Ours au prix de 20 euros (frais d’envoi inclus). Ecrit également avec Jacques Drouin, l’ouvrage fait voyager sur le territoire des ours, des Pyrénées à l’Alaska.

 

  • Glaciers en Péril au prix de 15 euros (frais d’envoi inclus). C’est le petit dernier. Il est sorti de l’imprimerie le 28 novembre et alerte sur les effets du réchauffement climatique.

Volcanecdotes et Killer Volcanoes sont épuisés.

L’Islande à Chaptelat (Haute Vienne) !

L’association Soleil Vert présentera ce soir, vendredi 7 décembre 2018 à 21 heures, à la Maison des Associations de Chaptelat, un diaporama intitulé « Voyage en Islande ». Il sera animé par Stéphane Lerouge, Marc Laroye et Claude Grandpey qui vous feront voyager à travers cette terre nordique.

Il se déroulera également dans le cadre de la journée consacrée au Téléthon.

J’aurai l’occasion de parler des éruptions qui ont secoué l’Islande, de la fonte des glaciers ainsi que des légendes islandaises.

J’apporterai quelques exemplaires de mon dernier livre « Glaciers en péril » que vous pourrez vous procurer au prix de 10 euros.

Photo: C. Grandpey

Livre…et conférence !

Comme je l’ai indiqué dans la présentation de mon nouveau livre Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique, mes pérégrinations à travers notre planète m’ont permis de me rendre compte de la vitesse à laquelle fondent les glaciers. J’ai décidé de m’éloigner un peu du monde chaud des volcans pour tirer la sonnette d’alarme au travers du livre que je propose désormais à l’issue d’une conférence qui porte le même titre.
La banquise et les glaciers fondent… Aucun continent ne semble épargné. Une prise de conscience est urgente, faute de quoi notre société sera confrontée à de graves problèmes.
Ma conférence est illustrée par un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé : « Glaciers d’Alaska, un monde en péril. »

Si votre commune, votre association ou votre comité d’entreprise sont intéressés, ils peuvent me contacter par mail pour connaître les conditions de mon intervention :

grandpeyc@club-internet.fr

Photo: C. Grandpey

« Il y a quelque chose qui ne va pas! »

« Il y a quelque chose qui ne va pas ! » C’est par ces paroles que Christine Pena, présentatrice de la météo sur France Info, a débuté son bulletin du 3 décembre 2018 au matin. Comme le faisait remarquer Marc Fauvelle, le temps est quasi printanier dans le sud, avec des températures susceptibles de dépasser 20°C. Dans l’est, on prévoit 15°C à Strasbourg ! Beaucoup de régions vont être arrosées, ce qui est une bonne nouvelle après la sécheresse des mois écoulés, mais ce ne sera pas suffisant pour combler le déficit en eau. En montagne, la limite pluie-neige se situe très haut, vers 2200 mètres d’altitude dans le nord des Alpes, ce qui n’est pas une bonne nouvelle pour les stations de ski à l’approche des vacances de Noël. La température est bien trop élevée pour permettre le déclenchement des enneigeurs.

Ailleurs dans le monde, les événements climatiques extrêmes se multiplient. Les radios et télés n’ont guère l’occasion de les mentionner à cause des événements qui agitent la France en ce moment.

Le 1er décembre, une tornade – du jamais vu à cette époque de l’année – a détruit une centaine de maisons et tué une personne dans le Midwest des Etats-Unis (Illinois et Missouri). C’est la conséquence d’un déplacement vers l’est de la célèbre Tornado Alley, pour une raison que les climatologues ignorent, mais qui est très probablement liée au changement climatique.

Depuis le 10 novembre, l’Arabie Saoudite connaît de très fortes pluies qui ont provoqué des inondations catastrophiques. 4000 personnes ont été évacuées et on déplore une trentaine de morts.

En Australie, des incendies d’une ampleur jamais vue avec plus de 140 foyers déclarés détruisent le Queensland. Ils sont provoqués par une très forte vague de chaleur.

Malgré les récentes alertes du GIEC sur la hausse des températures, de nombreux médias pensent que la COP 24 de Katowice ne devrait pas être marquée par des avancées significatives.

Inutile de dire que dans un tel contexte les glaciers continuent à fondre…

Toutes les informations pour se procurer le livre sont ici:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/30/nouveau-livre/