Nouveaux records de température en Alaska // New record-high temperatures in Alaska

Les services météorologiques de l’Alaska indiquent qu’un système de hautes pressions établi dans le sud-est de l’Alaska a permis d’enregistrer de nouveaux records de température le samedi 5 août 2017.
Ainsi, à Skagway le mercure a atteint 33,8°C, la plus haute température jamais enregistrée dans cette ville qui se trouve juste à l’ouest de la frontière canadienne. Le minimum ce même jour a été de 12,7 ° C. La température moyenne en août à Skagway est de 23,3°C. Le record précédent était de 33,3°C. Le record précédent pour un 5 août était de 26,6°C.
Des records de 31,1°C, 30,5°C et 30°C ont également été établis le 5 août à Haines, Hyder et Annette Island.
L’aéroport de Juneau et la vallée de Mendenhall ont enregistré une température record de 27,2°C. De telles températures vont sans aucun doute accélérer la fonte du glacier Mendenhall.

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La ville de Skagway a joué un rôle stratégique majeur dans les années 1880 au moment de la Ruée vers l’Or, surtout après la découverte d’importants dépôts le long de la rivière Klondike. Les articles de journaux relatant la découverte de l’or engendrèrent une hystérie collective et beaucoup quittèrent leurs emplois pour partir vers le Klondike en tant que prospecteurs.

La plupart rejoignirent les champs aurifères par les ports de Dyea et de Skagway, avant de franchir la chaîne côtière par le White Pass et le Chilkoot Pass et de descendre les cours d’eau jusqu’au Klondike.

Le gouvernement canadien imposa à chaque prospecteur d’emporter de quoi manger pendant un an et la plupart transportaient seuls leur équipement dont le total atteignait fréquemment la tonne. Le terrain montagneux et le climat glacial firent que ceux qui n’abandonnèrent pas ou ne périrent pas durant le voyage n’arrivèrent qu’à l’été 1898. Une fois sur place, les meilleures concessions avaient été prises et beaucoup quittèrent la région.

Les dépôts d’or étaient riches mais inégalement répartis et leur extraction était rendue difficile par le pergélisol qui ne fondait pas à cette époque. Des villes champignons poussèrent le long des pistes menant à Dawson City fondée au confluent de la rivière Klondike avec le fleuve Yukon à proximité du lieu de la première découverte. La population de la ville passa de 500 habitants en 1896 à 30 000 à l’été 1898. Aujourd’hui, elle ne compte que 1300 âmes. On en recense environ 800 à Skagway, mais beaucoup plus lorsque les bateaux de croisière y font escale. Il est très intéressant de visiter la région où l’on trouve de nombreuses traces de la Ruée vers l’Or. Le trajet en train le long du White Pass est extraordinaire et la visite des cimetières met en évidence la rudesse de la vie au cours des années 1890.

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The National Weather Service indicates that a high-pressure system in Southeast Alaska broke or tied many high temperature records on Saturday, August 5th, 2017.

Skagway set an all-time record high temperature of 33.8°C. The town, which lies just west of the Canadian border, saw a low of 12.7°C on the same day; its average temperature in August is 23.3°C. Skagway’s previous record was 33.3°C. The previous daily high record for August 5th was 26.6°C.

Daily records of 31.1°C, 30.5°C and 30°C were set in Haines, Hyder and Annette Island, respectively.

The Juneau International Airport and the Mendenhall Valley recorded a daily record of 27.2°C. Such high temperatures will no doubt accelerate the melting of the Mendenhall Glacier.

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 Skagway played a major strategic role in the 1880s at the time of the Gold Rush, especially after the discovery of important deposits along the Klondike River. Newspaper articles about the discovery of gold led to a collective hysteria and many left their jobs to go to the Klondike as prospectors.
Most joined the gold fields through the ports of Dyea and Skagway before crossing the coastal mountain range through the White Pass and Chilkoot Pass and down the streams to the Klondike.
The Government of Canada compelled each prospector to carry food for one year, and most prospectors carried their own equipment which frequently weighed a tonne. Because of thehe mountainous terrain and the very cold climate, those who did not abandon or perish during the journey arrived in the summer of 1898. The best claims were oalradu occupied and many left the region.
The gold deposits were rich but unevenly distributed and their extraction was made difficult by the permafrost which was not melting at that time. Mushroom towns grew along the trails leading to Dawson City founded at the confluence of the Klondike River with the Yukon River near the site of the first discovery. The population of the city rose from 500 inhabitants in 1896 to 30 000 in the summer of 1898. Today it has a population of 1300. There are about 800 inhabitants in Skagway, but many more when cruise ships stop there. It is very interesting to visit the region where there are many traces of the Gold Rush. The train ride along the White Pass is extraordinary and the visit to the cemeteries highlights the harshness of life in the 1890s.

Le site de Dyea a été abandonné par les prospecteurs….

L’ascension du White Pass et du Chilkoot Pass était très difficile et périlleuse….

Tous ne sont pas arrivés à destination, victimes du froid, d’avalanches …ou d’autres prospecteurs…

Aujourd’hui, Skagway attire surtout les touristes…

Le train fait escalader le White Pass plus facilement qu’autrefois….

Dawson City accueille toujours des prospecteurs espérant faire fortune…

L’or est omniprésent dans la région….

Les récits de Jack London occupent tous les esprits…

Photos: C. Grandpey

La fonte des glaciers d’Alaska (suite) // The melting of Alaskan glaciers (continued)

A l’intérieur du Kenai Fjords National Park dans le sud de l’Alaska, le glacier Exit est l’un des plus populaires de cet Etat. C’est l’un des plus accessibles, mais aussi l’un de ceux qui reculent le plus vite.
Sur le chemin qui conduit au pied du glacier, on peut voir des panneaux montrant 195 années de recul de la masse de glace. Lorsque j’ai visité le glacier en 2013, ces panneaux ont fait ressurgir dans ma mémoire ceux qui jalonnent l’accès au Glacier Athabasca au Canada ou à la Mer de Glace en France. Là aussi, le recul est impressionnant. A l’extrémité du sentier de l’Exit Glacier, le dernier panneau indique l’année 2010. On se trouve alors devant un vaste espace montrant à quel point le glacier a continué à reculer vers le haut de la vallée.
Le recul au cours de l’été 2016 a été de 76 mètres. C’est le plus important jamais enregistré au cours d’un seul été. Le 1er octobre de cette même année, les mesures effectuées par le National Park Service ont indiqué un recul de 88 mètres.
L’Exit Glacier est une langue de glace en provenance de l’Harding Icefield qui est beaucoup plus grand. Bien qu’il soit petit (36 kilomètres carrés), l’Exit Glacier est très populaire et symbolise le changement climatique. Il a été visité par le président Barack Obama lors de son voyage en Alaska en 2015.
D’autres glaciers d’Alaska reculent eux aussi de façon spectaculaire. C’est le cas du Mendenhall, près de Juneau. Les images d’archives exposées au Visitor Center montrent l’étendue du désastre.  Le Columbia, que j’ai visité à deux reprises dans le Prince William Sound, est l’un des glaciers les mieux étudiés au monde. Son recul l’a fait se diviser en deux branches, avec une glace moins épaisse qu’auparavant. Le glacier d’Eklutna, source de l’eau potable pour la ville d’Anchorage, est l’un des glaciers du Chugach State Park. Lui aussi est étroitement contrôlé, mais il perd une quantité importante de glace chaque année. Le glacier de Portage, à 80 kilomètres d’Anchorage, reste une destination touristique, même si les visiteurs doivent maintenant prendre un bateau et traverser le lac Portage pour atteindre le front du glacier.
L’Exit Glacier, qui a reçu 181 500 visiteurs en 2016, n’est pas le seul glacier de montagne de l’Alaska que l’on peut atteindre à pied, même si la marche d’approche se fait de plus en plus longue au fur et à mesure que le glacier recule. Il reste toutefois facilement accessible au sein d’un parc national. C’est un exemple parfait d’un recul glaciaire et il joue le rôle de laboratoire en temps réel du changement climatique. Les glaciers terrestres comme l’Exit, bien qu’ils ne représentent qu’un petit pourcentage de la glace mondiale, contribuent de manière significative à l’élévation mondiale du niveau de la mer et les visiteurs des fjords du Kenai peuvent observer ce phénomène de leurs propres yeux.
Chaque printemps et chaque automne, les employés du Kenai Fjords National Park se rendent au chevet du glacier Exit pour effectuer des mesures précises de la position de son front. Le glacier recule maintenant aussi bien en hiver qu’en été, phénomène observé depuis 2006. Depuis 2011, les températures quotidiennes moyennes d’octobre à mai au niveau du point le plus bas du glacier restent supérieures à zéro la moitié du temps.
Les photos aériennes et les archives historiques sont également utilisées pour suivre l’évolution du glacier. L’USGS, l’Université de l’Alaska et l’Université de Washington ont collecté les données altimétriques pour calculer les changements intervenus au cours des cinquante dernières années sur le glacier Exit et ailleurs en Alaska. La reconstruction d’un passé lointain nécessite également une analyse des données géologiques et des cernes de croissance des arbres de la région.
Le sentier d’accès de 2 kilomètres au glacier Exit se terminait par une boucle, mais les employés du Parc ont dû ajouter deux extensions, respectivement en 2006 et 2010, pour permettre d’atteindre le glacier. Il n’y aura pas d’autre extension parce que la langue glaciaire est maintenant entourée d’un terrain jugé abrupt et dangereux. Beaucoup de visiteurs du parc craignent que le glacier se retire trop loin et ne soit bientôt plus visible depuis le sentier d’accès.
Certains glaciers du Kenai Fjords National Park perdent davantage de glace que l’Exit. Ainsi, le Pedersen reculait en moyenne de 20 mètres par an entre 1951 et 1986, mais ce recul est passé à 123 mètres par an de 1994 à 2015. La petite mare que l’on observait il y a une vingtaine d’années devant le front du glacier est devenue un vaste lac. Un lac semblable s’est formé suite au recul du Bear Glacier, au sud de l’Exit. Le Bear Glacier est plus de cinq fois plus grand que l’Exit et il perd plus de 10 fois plus de glace chaque année.
Source: Alaska Dispatch News.

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One of the most popular glaciers of Alaska, one of the most accessible, is Exit Glacier in the Kenai Fjords National Park. It is also one of those which are retreating very fast.

On the road to the glacier’s toe, one can see signs marking 195 years of accelerating pullback. When I visited the glacier, I could rememberthe Athabasca Glacier in Canada or the Mer de Glace in France, whose access includes these signs of the past history of the glaciers. Beyond the last sign at Exit Glacier, which marks the 2010 edge, is a chasm of open space showing how Exit Glacier has continued its retreat up the valley.

The loss measured during the summer 2016 summer, 76 metres, was the biggest in any single summer on record. Over the year ending October 1st, after fall measurements were taken by the National park Service, the retreat was 88 metres.

Exit Glacier is a finger of ice that drops out of the much larger Harding Icefield. Even though it is small (36 square kilometres), it is highly popular and symbolic of climate change. It was visited by President Barack Obama during his 2015 trip to Alaska.

Other well-known and much-visited Alaska glaciers are shrinking noticeably. Mendenhall near Juneau is shedding ice. The archives at the Visitor Center show the extent of the disaster Columbia, which I visited twice in Prince William Sound, is one of the world’s best-studied glaciers. Its retreat has caused the terminus to split into two thinner branches. Eklutna Glacier, source of Anchorage’s drinking water and one of several glaciers in Chugach State Park, is well-studied and losing mass. Portage Glacier, 80 kilometres from Anchorage, remains a big tourist draw even though visitors now have to take a boat ride across Portage Lake to see its face.  .

Exit Glacier, which the Park Service says got over 181,500 visitors last year, is not Alaska’s only walk-up glacier, albeit with a walk that has been getting longer as the glacier shrivels. But it stands out for its location in an easily accessible national park, the in-your-face documentation of its retreat and its role as a real-time climate change laboratory. Land-terminating Alaska glaciers like Exit, though they make up only a tiny percentage of the world’s ice, are significant contributors to global sea-level rise, and visitors to Kenai Fjords are able to see that process up close.

Each spring and fall, park workers go to the glacier to get detailed measurements of its terminus position. The glacier is now retreating in winter as well as in summer, a pattern that has been consistent since 2006. Since 2011, average October-to-May daily temperatures at the glacier’s low elevations have been above freezing about half the time.

Aerial photography and historic photographic records are also used to track the glacier’s changes. The USGS and researchers from the University of Alaska and University of Washington have crunched altitude data to calculate changes in the past half century at Exit and elsewhere. Reconstructing the more distant past requires analysis of data from the region’s geology and tree rings.

On the 2-kilometre-long Exit Glacier trail, which once ended in a loop, the Park Service has had to make two significant extensions in 2006 and in 2010. There will be no more extensions because the toe of the glacier is now surrounded by steep and treacherous terrain. Many park visitors are worried that the glacier will retreat too far for them to see it easily,

Some Kenai Fjords glaciers are losing even more ice. Pedersen Glacier lost an average of 20 metres a year from 1951 to 1986, but that rate jumped to 123 metres a year from 1994 to 2015. A lake at the toe of the glacier that was tiny two decades ago is now substantial. A similar lake formation has occurred at retreating Bear Glacier, south of Exit. Bear Glacier is more than five times as big as Exit and is losing more than 10 times as much ice annually.

Source: Alaska Dispatch News.

Etapes du recul de l’Exit Glacier depuis 1950 (Source: National Park Service)

Langue de l’Exit Glacier en 2013 (Photo: C. Grandpey)

Columbia Glacier en septembre 2013 (Phoro: C. Grandpey)

Mendenhall Glacier en septembre 2016 (Photo: C. Grandpey)

Portage Glacier en septembre 2016 (Photo: C. grandpey)

Séismes et glaciers en Alaska // Earthquakes and glaciers in Alaska

Le 28 février 1979, un séisme de M 7.7 a secoué les Chugach Mountains et la région du Mont Saint-Elias dans la partie méridionale de l’Alaska. Les géologues pensent que  l’événement a été provoqué par des mouvements tectoniques complexes dans cette région où se rencontrent les plaques Pacifique et nord-américaine. Aujourd’hui, les scientifiques étudient un autre élément susceptible d’avoir un effet sur l’activité sismique de la région: la fonte des glaciers.
Les chercheurs du Goddard Space Flight Center de la NASA et de l’USGS ont cherché à savoir si les fluctuations glaciaires avaient une relation avec les séismes enregistrés dans les environs des glaciers Malaspina et Bering, au sud du Parc national Wrangell-St. Elias et au nord de Yakutat. Une étude datant de 2004 a conclu que si les plaques tectoniques jouent le rôle le plus important dans le déclenchement des séismes majeurs, les mouvements des glaciers proches de ces sites peuvent également avoir un impact.
De 1993 à 1995, le glacier de Béring a avancé rapidement au cours d’une surge glaciaire. Au cours des cinq années qui ont suivi cette surge, la masse de glace nouvellement accumulée a reculé et s’est amincie sous l’effet de la hausse des températures. Lorsque la glace s’est épaissie pendant la surge glaciaire, le nombre de séismes a diminué dans la région. Par contre, quand elle s’est amincie, le nombre de petits séismes a augmenté, avec des événements de M 1 à M 2 sur l’échelle de Richter.
Les chercheurs ont également calculé la pression accumulée sous les glaciers dans la région de Icy Bay, entre les glaciers de Béring et Malaspina, de 1899 à 1979. La masse imposante d’un glacier peut contribuer à la stabilité de la région, mais une fois la fonte démarrée, les plaques tectoniques sont plus libres de leurs mouvements et peuvent créer des frottements sous la surface. Entre 1899 et 1979, les glaciers ont perdu assez de glace pour que la perte de poids en surface ait contribué au séisme de la région du Mont St. Elias.
Le sud de l’Alaska est un lieu unique pour étudier ce type d’interactions entre séismes et glaciers. En effet, il y a très peu d’endroits dans le monde où la fonte rapide d’une masse de glace interagit avec des plaques tectoniques qui se trouvent à des dizaines de kilomètres sous la surface de la Terre.
Dans une étude publiée en 2008, deux chercheurs de  l’Alaska Earthquake Center (Université de l’Alaska à Fairbanks) ont constaté qu’entre 2002 et 2006, le nombre de petits mouvements tectoniques dans la région de Icy Bay avait augmenté par rapport à l’activité sismique entre 1988 et 1992. Ils ont émis l’hypothèse que cela était dû à une augmentation significative de la perte de glace en 2002-2006.
Un certain nombre d’événements glaciaires tels que la formation de crevasses, le vêlage et le déplacement sur la roche sous-jacente peuvent provoquer des séismes, mais ils ne sont pas liés aux mouvements tectoniques.
Source: Alaska Dispatch News.

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On February 28th, 1979, an M 7.7 earthquake shook the Chugach and St. Elias mountains in Southcentral Alaska. The event is believed by geologists to be the result of complex tectonic movements in the area, where the vast Pacific and North American plates meet and accumulate pressure. Now, scientists are studying another element that may also influence the region’s seismic activity: glacial melting.

Researchers with NASA’s Goddard Space Flight Center and the U.S. Geological Survey sought to find out if glacial fluctuations had any relation to earthquakes in the area around the Malaspina and Bering glaciers, south of the Wrangell-St. Elias National Park and north of Yakutat. While their 2004 study concluded that moving tectonic plates had the largest role in major earthquakes, they also acknowledged that ice movements close to these sites may have also had an impact.

From 1993 to 1995, the Bering glacier advanced rapidly in a movement known as a glacial surge. In the five years that followed the surge, the newly-formed mass of ice retreated and thinned, a response to warming temperatures. When the ice thickened during the surge, the number of earthquakes decreased in the region. During the thinning, the number of small quakes increased, hovering around M 1 to M 2 on the Richter scale.

The researchers also calculated the amount of pressure that would have built up under the glaciers in the Icy Bay region, between the Bering and Malaspina glaciers, from 1899 to 1979. The large mass of a glacier can help keep things stable, but once that melts away, the tectonic plates are freer to move and create friction beneath the surface. Between 1899 and 1979, the glaciers lost enough ice for the weight loss to have contributed to the St. Elias earthquake.

Southern Alaska is a unique location to study these type of interactions: few places have a rapidly melting mass interacting with plates tens of kilometres beneath the Earth’s surface.

In a later study released in 2008, two researchers from the Alaska Earthquake Center at the University of Alaska Fairbanks, found that between 2002 and 2006, the number of small tectonic movements in the Icy Bay region increased when compared to the seismic rate between 1988 and 1992. They hypothesized that this was due to a significant increase in the rate of ice wastage in 2002-2006.

A variety of glacial activities such as crevassing, calving and moving along the underlying rock trigger earthquakes but these are not related to tectonic movements.

Source: Alaska Dispatch News.

 Partie méridionale de l’Alaska, avec glaciers Bering et Malaspina, et Icy Bay entre les deux glaciers (Google Maps)

Glacier de Béring (Crédit photo : Wikipedia)

Vue du massif du Mont St Elias (Photo : C. Grandpey)

 

Nouveaux records de chaleur en Alaska // New record high temperatures in Alaska

Juillet 2017 a été de nouveau chaud en Alaska. Ainsi, plusieurs localités de l’Intérieur comme Bettles, Tanana et McGrath, ont enregistré le mois le plus chaud depuis des décennies. Il n’y a pas eu de vague de chaleur ou de températures exceptionnellement élevées en juillet, mais les journées et les nuits sont restées chaudes en permanence. A Bettles, la température moyenne a été de 17,7°C en juillet, contre 15°C d’habitude. A Tanana, la température moyenne a été de 18,3°C, contre les 15,5°C habituels. A McGrath, on a relevé une moyenne de 17,2°C, soit près de 4 degrés au-dessus de la température habituelle. Les derniers records remontaient à 1944 à Bettles, 1902 à Tanana et à 1940 à McGrath.
Dans le district de North Slope, dans le nord de l’Alaska, le mois de juillet a été particulièrement chaud. Barrow a enregistré le juillet le plus chaud depuis près d’un siècle d’observations climatiques, tandis que l’aéroport de Deadhorse à Prudhoe Bay a connu cinq journées avec des températures atteignant une vingtaine drés.
Source: National Weather Center.

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July 2017 was again warm in Alaska. As a result, several Interior locations, including Bettles, Tanana and McGrath recorded the warmest calendar month of record. The towns didn’t record any sort of heat wave or unusually scorching temperatures in July but had persistently warm days and warm nights. For Bettles, the average temperature was 17.7°C this July, compared to the typical 15 degrees. In Tanana, the average temperature was 18.3°C, compared to the usual 15.5°C. In McGrath, it was 17.2°C on average, nearly 4 degrees above what’s generally expected. Records date back to 1944 in Bettles, 1902 in Tanana and 1940 in McGrath.

On the North Slope, July was excessively warm. Barrow recorded the warmest July in nearly a century of climate observations, while the Deadhorse Airport at Prudhoe Bay saw five days with highs around 20°C.

Source: National Weather Center.

Source: NOAA / National Weather Center

La fonte du permafrost (suite) // The thawing of permafrost (continued)

Sur plusieurs routes de l’Alaska, il faut rouler prudemment et être prêt à freiner car le goudron est déformé. Les maisons ont tendance à s’enfoncer dans le sol ; des fissures apparaissent sur les murs et les portes ferment mal. Le long des routes, les poteaux électriques s’inclinent, parfois dangereusement. Il y a de plus en plus de «forêts ivres» car les racines des arbres ne sont plus maintenues en place par le sol gelé. Le pergélisol dans la région de Bethel, le long de la côte sud-ouest de l’Alaska, fond et disparaît encore plus rapidement que dans la plupart des autres région de cet Etat. Les ingénieurs qui conçoivent de nouveaux bâtiments et des routes doivent se battre avec le dégel du pergélisol.
Le permafrost dans la région de Bethel est considéré comme «chaud», avec une température à peine inférieure à zéro ; il est donc sensible au moindre réchauffement de l’air ambiant. Au-dessus du pergélisol dans le sud-ouest de l’Alaska, on trouve une couche active de sol, souvent de la tourbe, qui gèle et dégèle chaque année. Avec le réchauffement de l’air, cette couche active devient plus importante, empiétant sur ce qui était considéré comme un sol gelé en permanence. Il y a trente ans, les ouvriers rencontraient le pergélisol à un ou deux mètres de profondeur. Aujourd’hui, ils le trouvent généralement à 2,50 mètres ou 3,50 mètres. Pour enfoncer des pieux capables de supporter une maison, ils devaient creuser jusqu’à environ 6 mètres de profondeur. Aujourd’hui, ils atteignent des profondeurs de 10 mètres.
La fonte du pergélisol devient un véritable problème pour les maisons. Une maison s’enfonce parfois tellement dans le sol que la pente n’est plus suffisante pour l’écoulement des eaux usées. Les baignoires se vident mal. Dans les toilettes, il faut tirer la chasse à plusieurs reprises dans une ville comme Bethel où beaucoup de gens s’auto rationnent en eau. Les points bas dans les canalisations deviennent des pièges à eau ; cette dernière gèle en hiver et la canalisation éclate. Beaucoup de maisons sont construites sur des poteaux placés sur des assises en bois qui agissent comme des raquettes ; cela empêche la structure de s’enfoncer dans le sable ou les graviers. Afin de réduire l’affaissement des maisons, on a recours à des matériaux de meilleure qualité, ainsi que des éléments qui, théoriquement, sont plus faciles à gérer lorsqu’une partie d’un bâtiment s’enfonce. Mais tout cela à un coût dans une région où les matériaux de construction sont déjà coûteux.
Les ingénieurs et les constructeurs adaptent les techniques à cette nouvelle situation. Le plus grand projet de construction à Bethel est l’extension de l’hôpital, pour un coût de 300 millions de dollars. Sous l’hôpital actuel, le pergélisol reste gelé dans certaines zones, mais il a tendance à fondre à la périphérie. Pour l’extension du bâtiment, les ingénieurs envisagent d’installer des sondes thermiques afin d’extraire la chaleur et maintenir le sol gelé pour assurer sa stabilité. Une autre solution serait de forer à 30 mètres de profondeur pour installer des supports en acier, capables de supporter les trois étages supplémentaires prévus dans la construction. En outre, le projet comprend une isolation de la base des bâtiments et, comme avec la toundra, une isolation à la surface du sol. Comme précaution supplémentaire, un système de refroidissement du sol est prévu sous le bâtiment afin de maintenir le sol gelé si les hivers deviennent trop chauds. Les ouvriers ont installé des capteurs de température dans le sol sur le site du projet et ils savent déjà que le sol se réchauffe.
Le signe le plus évident des effets de la fonte du permafrost à Bethel se trouve sur la route la plus fréquentée de la ville. Des panneaux ont été installés pour alerter les conducteurs. L’un des panneaux près de l’aéroport annonce des dénivelés sur les 6 prochains kilomètres. Les autorités locales prévoient des travaux dont le coût est estimé à près de 9 millions de dollars, mais il faudra d’abord mieux identifier les causes de ces déformations de la chaussée. On pense que la fonte du pergélisol est responsable. Il se pourrait aussi que le problème soit dû à des ponceaux qui piègent l’air sous la chaussée et accélèrent le dégel. En 1989, un projet avait ajouté des siphons à extraction de chaleur, mais il semble avoir été abandonné.

La route a été refaite pour la dernière fois en 2006 et les travaux comprenaient une assise de 15 centimètres de matériau d’asphalte en mousse isolante qui a permis de maintenir la route en état convenable jusqu’à maintenant. Certains habitants se souviennent de l’époque où la route était faite en gravier et ils affirment que c’était mieux ainsi. Il est vrai qu’une route de gravier peut être plus facilement nivelée, mais elle nécessite également une maintenance plus fréquente.

Source: Alaska Dispatch News.

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Along many roads of Alaska, drivers need to brake for warped asphalt. Houses sink unevenly into the ground. Walls crack and doors stick. Utility poles tilt, sometimes at alarming angles. There are more and more « drunken forests » as the roots of the trees are no longer held in place by the frozen ground. Permafrost in and around Bethel, along the south-western coast, is deteriorating and shrinking even more quickly than most places in Alaska. Engineers designing new buildings and roads have to battle with permafrost thaw.

Permafrost in the Bethel area is considered « warm, » maybe a fraction of a degree below freezing, so it is sensitive to just a slight warming of the air. Above the permafrost in Southwest Alaska, an active layer of soil, often peat, freezes and thaws each year. With air temperatures warming too, the active layer is growing bigger, consuming what had been thought of as permanently frozen. Thirty years ago, crews would hit permafrost within one or two metres of the surface.. Now they typically find it 2.50 to 3.50 metres down. To install piling deep enough into permafrost to support a house, they used to drill down about 6 metres. Now they are going to depths of 10 metres.

The melting of permafrost becomes a real problem for houses. The whole house might sink so much that a wastewater line no longer has enough slope. Tubs won’t drain well. Toilets need repeat flushes in a town where many people ration their home-delivered water. Low spots in pipes become bellies that trap wastewater, then freeze and burst in wintertime. Many homes are built on posts set on wooden pads that act like snowshoes, preventing the structure from sinking into sand or gravel fill. Some of the problems are being addressed with better materials, along with designs that theoretically are easier to adjust when part of a building sinks. But that adds costs in a place where building materials already are expensive.

Engineers and builders are adjusting techniques and designs. The biggest construction project is the $300 million expansion and remake of the hospital in Bethel. Under the existing hospital, the permafrost stays frozen in some areas but has thawed near the perimeter. For the building expansion, engineers evaluated whether to add thermal probes, which extract heat and keep the ground frozen for stability. Or they could drill down 30 metres for steel supports, deep enough that the ground didn’t have to remain frozen for the three-story addition to be stable. In addition, the project includes insulation on the bottom of the buildings and, like the tundra, insulation on top of the ground. As further insurance, a ground loop cooling system is being installed under the building that can be powered up to keep the ground frozen if winters become too warm. Crews put temperature sensors into the ground at the project site and already know the soils are warming.

The most visible sign of disrupted infrastructure in Bethel is the roller coaster of a ride along the busiest road in town. Warning signs have been installed. One near the airport alerts drivers to dips for the next 6 kilometres. Local authorities are planning extensive repairs estimated to cost almost $9 million but first must better identify what is causing the heaves. Officials suspect thawing permafrost. Some of the problem might also stem from culverts that trap air under the roadway and hasten thaw. A project in 1989 added heat-extracting siphons but they no longer appear to be in place. Whether that would be a good solution now is something to investigate further.

The highway was last repaved in a project that began in 2006 and included a 15-centimetre base of insulating foam asphalt material that helped the pavement hold up this long. Some locals remember when the road was gravel and said it was better then. It’s true that a gravel road can be more easily evened out but it also requires more day-to-day maintenance.

Source: Alaska Dispatch News.

Carte montrant les régions de l’Alaska et du Canada où le thermokarst (ou cryokarst) est le plus susceptible d’apparaître avec le réchauffement climatique. (Source: University of Alaska Fairbanks)

Exemple des effets de la fonte du permafrost sur le réseau routier en Alaska (Photo: C. Grandpey)

 

Des loups, des ours…et des conflits! // Wolves, bears… and conflicts!

Cette note n’a pas pour sujet les volcans ou les glaciers, mais elle se rapporte à l’Alaska où on rencontre glaciers et volcans … mais aussi des animaux sauvages! L’approche de la Nature en Alaska est bien différente de celle de la France, mais il faut reconnaître que le contexte est très différent.
Plusieurs accidents impliquant des ours ont eu lieu en Alaska ces derniers jours. Le 24 juin, deux hommes faisaient du vélo le long d’une route en terre battue dans l’enceinte de la base militaire Elmendorf-Richardson près d’Anchorage, quand une ourse a déboulé des fourrés et attaqué l’un des cyclistes. Son ami est venu à son secours et a vidé une bombe de spray anti-ours sur le visage de l’animal qui est finalement parti. Le cycliste a été gravement blessé et serait mort sans l’aide de son ami. Les deux hommes ont vu plus tard qu’il y avait un ourson dans un arbre et que l’attaque était motivée par le désir de la mère de protéger son petit. C’est une attaque typique dans ce genre de situation.
Une attaque semblable s’est produite le même jour près du village de Hope. Un homme venait de ramasser du bois. Lui et son chien marchaient sur un sentier lorsqu’ils ont vu un grizzly et son ourson se diriger vers eux sur le chemin. L’homme a couru se réfugier sur un arbre, mais l’ours a réussi à le faire tomber de l’arbre et à l’agresser. Là encore, il s’agissait d’une attaque défensive pour protéger un petit.
Les attaques d’ours peuvent aussi être prédatrices. C’est ce qui est arrivé à deux mineurs qui ont été tués par des ours noirs la semaine dernière dans le centre de l’Alaska. Un jeune homme qui courait sur un sentier a, lui aussi, été tué de la même manière quelques jours auparavant. Heureusement, ces attaques agressives sont très rares et les biologistes essayent encore de comprendre les circonstances.
Habituellement, lorsque les attaques se produisent sans raison apparente, les autorités tuent les ours pour s’assurer qu’ils ne recommenceront pas. Ils tuent aussi les plantigrades lorsqu’ils pénètrent dans les maisons, ce qui peut se produire après l’hibernation lorsque les ours ont faim.
Les derniers accidents impliquant des ours ne devraient toutefois pas dissuader les touristes de visiter l’Alaska. La plupart du temps, vous n’aurez aucun problème si vous prenez des précautions élémentaires, comme avoir un grelot pour annoncer votre présence. Une autre précaution lorsque vous vous promenez dans la campagne est d’avoir une bombe de spray anti-ours. Personnellement, j’en avais une fixée à ma ceinture lorsque je pêchais le saumon le long de la rivière Kenai mais je n’ai pas eu à l’utiliser.
Le comportement des gens envers les ours ou les loups en Alaska est très différent de ce qui se passe en France, mais il y a une différence majeure. En Alaska, les hommes sont des intrus dans le monde des ours (ce qui était le cas en France il y a quelques siècles), alors qu’en France, les ours sont devenus des intrus dans le monde des humains. En ce qui me concerne, je n’aime pas le mot «réintroduction». Réintroduire une espèce d’animaux sauvages est louable en soi, mais est sûr d’entraîner des problèmes. Autrefois, les ours ou les loups vivaient dans certaines régions de France, mais ils ont été exterminés. Quel est l’intérêt de réintroduire et d’imposer ces animaux à des personnes qui ne les ont jamais demandés? Après tout, les ours et les loups ne sont pas vraiment des espèces menacées d’extinction en Europe, et encore moins aux États-Unis.
Je comprends les agriculteurs qui en ont marre d’avoir leurs moutons égorgés par des loups ou des ours, même s’ils reçoivent des compensations financières. Je comprends également la motivation de ceux qui veulent réintroduire des animaux sauvages, même si je ne partage pas toujours leurs points de vue. Comme Nicolas Hulot l’a dit récemment, la solution est peut-être de rassembler les deux parties autour d’une table pour essayer de trouver des solutions, mais ce n’est pas gagné! Lors d’un séjour dans les Pyrénées à l’occasion de la rédaction du livre « Dans les pas de l’Ours », je me suis rendu compte de l’état d’esprit des éleveurs. Très honnêtement, je ne suis pas près d’aller faire une conférence sur l’ours en Ariège. L’homme peut devenir plus dangereux que l’animal !

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This post is not about volcanoes or glaciers, but about Alaska where there are both glaciers and volcanoes….but also wild animals! The approach to Nature in Alaska is very different from the one in France, but the context is very different.

Several accidents involving bears happened in Alaska in recent days.

On June 24th, two men were biking along a gravel road on Joint Base Elmendorf-Richardson when a female bear ran out of the bushes and attacked one of the biker. His friend came to help him by emptying a can of bear spray at the bear’s face which finally ran away. The biker was severely injured and would be dead without his friend’s help. The men later saw there was a cub in a tree and that the attack was motivated by the sow’s desire to protect the cub. This is a typical attack in this kind of situation.

A similar attack occurred that same day near the village of Hope. A man was getting some firewood for his cabin. He and his dog were walking on a trail when they saw a brown bear with a cub in front of them. The man ran to climb up a tree but the bear managed to make him fall from the tree and maul him. Here again, it was a defensive attack to protect a cub.

Bear attacks can also be predatory. This is what happened to two miners who were killed by black bears last week in Central Alaska. A young man running along a trail was killed in the same way a few days before. Fortunately, such aggressive attacks are very rare and biologists are still trying to understand the circumstances.

Usually, when attacks happen with no apparent reason, authorities kill the bears to make sure they won’t do it again. They also kill the bears when they get into the houses, which may happen after hibernation when the bears are hungry.

The latest accidents involving bears should not dissuade people from visiting Alaska. Most of the time, you will not have any problem if you take elementary precautions, like having a bell that makes noise to say you are coming. Another precaution when you are walking in the countryside is having a can of bear spray. Personally, I had one attached to my belt when I was fishing salmon along the Kenai River but did not have to use it.

The behaviour of people toward bears or wolves in Alaska is very different from what is happening in France, but there is a major difference. In Alaska, men are intruders in the world of bears (which was the case in France a few centuries ago), whereas in France, bears have become intruders in the world of humans. As far as I am concerned, I do not like the word “reintroduction”. Reintroducing a species of wild animals is laudable in itself, but it is sure to bring problems. Bears or wolves used to live in some parts of France but they were exterminated. What’s the point of reintroducing and imposing them on people who never asked for it? After all, bears and wolves are not really endangered species threatened with disappearance in Europe, even less in the United States.

I understand the farmers who are fed up with having their sheep killed by wolves or bears, even though they receive financial compensations. I also understand the motivation of those who want to reintroduce wild animals, even if I do not share their views. As Nicolas Hulot said it recently, the solution may be to gather the two sides around a table to try and find solutions, but there is a long way to go!

Photos: C. Grandpey

 

 

Nouvelles du Cleveland et du Bogoslof (Alaska) et du Sabancaya (Pérou)

Les dernières observations du Cleveland montrent que l’activité éruptive marque le pas et il est peu probable qu’elle se poursuive. Les observations satellitaires n’ont pas révélé de nouvelle émission de lave et les instruments n’ont pas détecté de sismicité anormale ou d’infrasons en provenance du volcan depuis une brève explosion le 16 mai 2017. Des émissions de lave dans le cratère sommital ont été observées dans les données satellitaires le 7 juin. Depuis cette date, les températures de surface ont chuté, ce qui laisse supposer que l’émission de lave a fait une pause ou a cessé.
La couleur de l’alerte aérienne a été abaissée à JAUNE.

Le Bogoslof est de nouveau entré en éruption à 16h45 (heure locale) le 26 juin 2017. L’activité est restée soutenue jusqu’à 17h00, puis a diminué avant de retrouver un niveau normal. L’éruption a généré un nuage de cendre qui s’est déplacé vers le nord-est à une altitude estimée à 7 500 mètres au vu des données satellitaires. Compte tenu de l’altitude relativement basse du nuage de cendre et de la courte durée de l’explosion, la couleur de l’alerte aérienne a été maintenue à l’ORANGE et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.

L’activité explosive a repris en tout début de journée le 27 juin. Au vu des images satellitaires, le nuage éruptif a atteint une altitude de 9000 mètres. Le World Wide Lightning Location Network (WWLLN) a détecté des éclairs dan,s le panache. Depuis cet événement, la sismicité a retrouvé un niveau normal, mais la situation reste totalement imprévisible, avec de nouvelles explosions possibles à tout moment. C’est pourquoi la couleur de l’alerte aérienne esy maintenue au Rouge.

L’activité du Sabancaya a diminué au cours des dernières semaines. Le dernier rapport de l’Institut de Géophysique indique que les explosions se produisent à raison d’environ 15 événements par jour. Les nuages ​​de cendre qui accompagnent les explosions montent généralement à environ 3 500 mètres au-dessus du cratère. Aucune déformation significative de l’édifice volcanique n’a été observée.

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Recent observations of Cleveland volcano suggest that unrest has declined and it is unlikely that eruptive activity is continuing. Satellite observations have yielded no evidence for continuing lava effusion and there have been no detections of anomalous seismicity or infrasound from the volcano since a brief explosion on May 16th 2017. Evidence for lava effusion in the summit crater was observed in satellite data on June 7th, but since then observed surface temperatures have become weaker, suggesting that lava effusion has paused or ended.
The Aviation Colour Code has been lowered to YELLOW.

Bogoslof volcano erupted again at 16:45 (local time) on June 26th. Activity remained elevated until 17:00 (local time) and has since declined to background levels. The eruption produced a volcanic cloud moving northeast with an estimated altitude of 7,500 metres by satellite data. Given the lower altitude of the volcanic cloud and short duration of the explosion, the Aviation Colour Code remained at ORANGE and Volcano Alert Level WATCH.

Explosive eruptive activity resumed early in the morning of June 27th. The eruption produced a volcanic cloud that reached an altitude of 9,000 metres based on satellite data.The World Wide Lightning Location Network (WWLLN) detected lightning strokes associated with the resulting volcanic cloud. Seismicity has since declined to background levels, but Bogoslof volcano remains at a heightened state of unrest and in an unpredictable condition.  The Aviation Colour Code remains RED.

Activity at Sabancaya volcano has been declining during the past weeks. IG‘s latest report indicates that explosions occur at a rate of about 15 events per day. Ash clouds associated with the explosions usually rise about 3,500 metres above the crater. No significant deformation of the edifice has been observed.

Source: AVO.

Source: I.G.P.