Plus de surveillance terrestre du Mt Dutton (Alaska) // No more land monitoring of Mt Dutton (Alaska)

Dans un bulletin spécial, l’Alaska Volcano Observatory (AVO) vient d’indiquer qu’il n’est plus en mesure de surveiller sismiquement le Mont Dutton en raison de l’absence de réseau sismique en état de fonctionnement. En conséquence, l’Observatoire ne peut plus (1) observer si le Dutton est sur le point d’entrer en éruption, (2) ni confirmer ou infirmer les informations concernant l’activité de ce volcan.
Etant donné que le Mt Dutton n’est plus surveillé sismiquement, son niveau d’alerte volcanique – actuellement Normal – et sa couleur d’alerte aérienne – actuellement Verte – ne  seront plus répertoriés. Comme c’est le cas pour d’autres volcans dépourvus de réseau sismique en temps réel, l’AVO continuera à utiliser les données satellitaires et infrasoniques, les éclairs, les rapports de pilotes et d’observateurs au sol pour détecter les signes d’activité éruptive.
Le Mont Dutton se trouve dans la chaîne des Aléoutiennes, près de l’extrémité de la péninsule d’Alaska. C’est un stratovolcan recouvert de neige et de glace qui culmine à 1450 mètres d’altitude. Bien qu’il n’ait aucune activité éruptive historique, des essaims sismiques significatifs ont été enregistrés sur le volcan en 1984 et 1988.
La plupart des volcans de la péninsule d’Alaska sont situés loin des zones habitées. Le problème est qu’ils se trouvent sur les couloirs aériens des avions entre l’Amérique et l’Asie. Les nuages ​​de cendre qu’ils émettent pendant les éruptions peuvent devenir un danger pour les moteurs d’avion. Plusieurs catastrophes ont été évitées de justesse dans le passé à cause de ces nuages ​​de cendre.
Source: AVO.

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In a special bulletin, the Alaska Volcano Observatory (AVO) has just indicated it can no longer seismically monitor Mount Dutton volcano due to the lack of a functioning seismic network there. As a result, the Observatory is unable to (1) assess whether Dutton may be building towards an eruption and (2) quickly confirm or dismiss reports of activity at the volcano.
As a consequence, because Dutton is no longer seismically monitored, it will move from volcano alert level Normal and aviation colour code Green to « unassigned. » As at other volcanoes without real-time seismic networks, AVO will continue to use satellite data, regional infrasound, lightning, and reports from pilots and ground observers to detect signs of eruptive activity.
Mount Dutton is located near the tip of the Alaska Peninsula. It is a snow- and ice-covered stratovlocano which rises to an elevation of 1450 metres. Although it has no historic eruptive activity, intense earthquake swarms occurred at the volcano in 1984 and 1988.

Most volcanoes on the Alaska Peninsula are located far from inhabited areas. The problem is that they are on the route of planes between America and Asia. The ash clouds they emit during eruptions may become a danger to plane engines. Several accidents have been barely avoided in the past because of these ash clouds.

Source: AVO.

Vue du Mt Dutton (Crédit photo: USGS)

Chaud-froid sur la planète // Cold-heat on the planet

Des conditions météorologiques extrêmes ont affecté l’ensemble de la planète au mois de janvier: au moment où le vortex polaire faisait frissonner le Midwest des Etats Unis, des conditions météorologiques extrêmes étaient également signalées dans d’autres régions du monde.
En Australie, une chaleur accablante a assommé le pays, avec des incendies de forêt catastrophiques et des records de température. L’ensemble de l’Australie a connu l’un de ses étés les plus chauds jamais enregistrés. Des dizaines de feux de forêt ont sévi en Tasmanie et il faisait si chaud que les serpents cherchaient refuge dans les toilettes publiques.
En revanche, en Alaska, il fait trop chaud pour que des courses de chiens de traîneau puissent avoir lieu. La pluie et les mauvaises conditions de piste ont conduit à l’annulation de la Willow 300 de cette année. Les températures positives ont fait fondre la neige si bien que l’eau a envahi certaines parties du parcours.
AZu cours de la semaine écoulée, les températures ont été nettement plus chaudes dans certaines parties de l’Alaska que dans les Etats-Unis contigus. À McGrath, dans le centre de l’Alaska, on a enregistré une température record de +5,5 ° C, soit une trentaine de degrés plus chaude que dans le Minnesota.
Il faut s’attendre à de tels extrêmes de plus en plus fréquents pour les années à venir. Selon les scientifiques, un monde plus chaud sera probablement un monde plus extrême. La NOAA explique que, bien que le réchauffement climatique causé par l’homme ne soit pas la cause unique des événements extrêmes, leur changement d’intensité ou de fréquence peut être influencé par le changement climatique. En juin dernier, un rapport de l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) avait averti que les inondations, les vagues de chaleur et d’autres conditions météorologiques extrêmes dans de nombreuses régions du monde « continueraient probablement à la suite de l’accélération du changement climatique ».
D’autres études ont établi un lien entre les conditions météorologiques extrêmes et le réchauffement de la planète. Ainsi, une étude réalisée en 2014 et parue dans la revue Nature indiquait que les épisodes de conditions météorologiques extrêmes étaient liés à de grandes fluctuations des régimes de vents au-dessus de la surface de la Terre, phénomène qui pourrait avoir pour cause le changement climatique. »
Source: Presse nord-américaine.

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Extreme weather has been affecting the whole planet this month: As the upper Midwest shivered with record-breaking cold temperatures because of the polar vortex, wild extremes in weather were reported in other parts of the world.

In Australia, blistering heat this month has scorched the country, causing disastrous wildfires and setting temperature records. All of Australia is in the midst of one of its hottest summers on record. Dozens of wildfires raged on Tasmania and it is so hot there that snakes are seeking refuge in people’s toilets.

Meantime in Alaska, it is too warm for sled dog races to take place. Rain and poor trail conditions have led to the cancellation of this year’s Willow 300. A stretch of above-freezing temperatures has led to open water on sections of the trail.

In fact, temperatures this week were significantly warmer in parts of Alaska than in the north-central part of the continental U.S. In McGrath, central Alaska, a record-breaking temperature of 5.5°C was reported this week, which was about 30 degrees Celsius warmer than portions of Minnesota.

Weird extremes like this may become more commonplace in the future. According to scientists, a warming world will likely be a more extreme world. NOAA explains that although human-caused global warming is not the sole cause of any single extreme event, changes in the intensity or frequency of extremes may be influenced by climate change. Last June, a report from the World Meteorological Organization (WMO) warned that the floods, heatwaves and other extreme weather conditions gripping many parts of the world « are likely to continue as a consequence of accelerating climate change. »

Other research has backed up a connection between extreme weather and global warming: A 2014 study in Nature found that bouts of extreme weather are linked to large fluctuations of wind patterns high above the Earth’s surface, which could be related to climate change. »

Source : U.S. news media .

Les caprices du vortex polaire (Source: NOAA / AFP)

Donald Trump et la vague de froid aux Etats Unis // Donald Trump and the cold wave in the U.S.

Alors que le Midwest des Etats-Unis doit faire face en ce moment à une vague de frod exceptionnelle, le président Trump en a profité, comme d’habitude, pour réfuter tout lien entre cet événement et le changement climatique.
Dans l’un de ses célèbres tweets, il a écrit: «Dans le magnifique Midwest, les températures de ressenti atteignent moins 60 degrés, les plus froides jamais enregistrées. Dans les prochains jours, on s’attend à ce qu’il fasse encore plus froid. Les gens ne peuvent pas rester dehors même pendant quelques minutes. Qu’est-ce qui se passe avec le réchauffement climatique?
Le réchauffement climatique est, bien sûr, toujours présent. Comme je l’ai écrit dans ma note précédente, le vortex polaire est responsable de cette descente d’air froid. Les scientifiques expliquent que le vortex polaire affecte actuellement les États-Unis car une arrivée soudaine d’air chaud dans l’Arctique le mois dernier a repoussé une partie de la masse d’air très froid vers le sud. Certains climatologues sont convaincus que le réchauffement de la planète contribue à l’instabilité du jet-stream, ce qui a entraîné des conditions climatiques hivernales extrêmes sur le continent américain au cours de la dernière décennie.
Il semble que Donald Trump ne puisse pas – ou ne veuille pas – comprendre cela. La seule chose qu’il arrive à assimiler, c’est que le 29 janvier 2019, la température dans les Dakotas et dans le Minnesota a chuté jusqu’à -32°C, avec un ressenti pouvant aller jusqu’à -50°C. Aujourd’hui 30 janvier, il est prévu une température maximale de -24°C à Chicago.
Cependant, Donald Trump devrait remarquer que, dans le même temps, l’Arctique connaît des températures anormalement chaudes et bien plus élevées que dans les Etats-Unis contigus. Par exemple, les prévisions pour Fairbanks (Alaska) sont de -11°C et la température oscille autour de 0°C à Anchorage !
Alors que Donald Trump n’arrive pas à comprendre comment le réchauffement climatique peut provoquer un froid extrême, les membres de son propre gouvernement ont tenu à rappeler aux Américains qu’un lien existe réellement. Lors de son intervention devant le Senate Intelligence Committee, le directeur du Renseignement (National Intellignce) a mis en garde sur le fait que le changement climatique constituait une menace pour la sécurité nationale. Au cours de son intervention, il a déclaré : «La dégradation de l’environnement mondial ainsi que le changement climatique sont susceptibles d’exacerber la course aux ressources naturelles, la détresse économique et le mécontentement social. Les aléas climatiques tels que les conditions météorologiques extrêmes, les températures plus élevées, les sécheresses, les inondations, les incendies de forêt, les tempêtes, l’élévation du niveau de la mer, la dégradation des sols et l’acidification des océans s’intensifient, menaçant les infrastructures, la santé, les réserves d’eau et la sécurité alimentaire. Les phénomènes météorologiques extrêmes, souvent aggravés par l’élévation du niveau de la mer, affecteront particulièrement les zones côtières urbaines d’Asie du Sud, d’Asie du Sud-Est et de l’hémisphère occidental. Les dégâts causés aux infrastructures de communication, d’énergie et de transport pourraient affecter les bases militaires au niveau de la mer, infliger des coûts économiques, entraîner des déplacements de personnes et causer des pertes de vies humaines. »
Source: Presse américaine.

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As exceptionally cold air is currently affecting the U.S. Midwest, President Trump took the opportunity, as he did before, to refute any possible link between this event and climate change.

In one of his famous tweets, he wrote: “In the beautiful Midwest, windchill temperatures are reaching minus 60 degrees, the coldest ever recorded. In coming days, expected to get even colder. People can’t last outside even for minutes. What the hell is going on with Global Warming?”

Global warming, of course, is still present. As I put it in a previous post, the polar vortex is the culprit. Scientists explain that the current polar vortex is affecting the United States because a sudden jolt of warm air in the Arctic last month moved part of the icy air mass south. Some climatologists suspect that global warming is actually contributing to instability in the jet stream, which has brought extreme winter weather to the continental United States in the last decade.

It seems Donald Trump cannot – or does not want – to understand this. The ovly thing he can understand is that on January 29th, 2019, temperatures from the Dakotas to Minnesota dropped as low as -32°C, with wind chills as cold as -50°C. On January 30th, the high temperature in Chicago is predicted to be -24°C.

However, Trump should notice that, in the meantime, the Arctic is much warmer than the Lower 48. For instance, the forecast for Fairbanks, Alaska, is for a high of -11°C and temperatures are oscillating around 0°C in Anchorage. .

While Trump may not understand how global warming can lead to extreme cold, members of his own government made a point of reminding Americans the link does exist. In testimony before the Senate Intelligence Committee, the Director of National Intelligence warned that climate change remains a national security threat. “Global environmental and ecological degradation, as well as climate change, are likely to fuel competition for resources, economic distress, and social discontent. Climate hazards such as extreme weather, higher temperatures, droughts, floods, wildfires, storms, sea level rise, soil degradation, and acidifying oceans are intensifying, threatening infrastructure, health, and water and food security. Extreme weather events, many worsened by accelerating sea level rise, will particularly affect urban coastal areas in South Asia, Southeast Asia, and the Western Hemisphere. Damage to communication, energy, and transportation infrastructure could affect low-lying military bases, inflict economic costs, and cause human displacement and loss of life.”

Source : American newspapers.

Séisme d’Anchorage (Alaska): Encore de nombreuses répliques // Anchorage earthquake: Numerous aftershocks

Comme cela se produit souvent après des séismes majeurs, des dizaines de répliques ont été enregistrées après la secousse de M 6,7 qui a frappé l’Alaska le 1er décembre 2018. Aucun décès ni blessé grave n’a été signalé, mais la région d’Anchorage a été sérieusement ébranlée, avec des routes fracturées, des coupures de courant et bâtiments endommagés.
Les compagnies d’électricité d’Anchorage s’efforcent de rétablir l’alimentation d’environ 30000 clients. Des équipes supplémentaires sont arrivées sur place pour aider à la remise en état du réseau et inspecter 5 580 kilomètres de conduites pour détecter des fuites éventuelles.
Les autorités affirment qu’il faudra des semaines pour réparer les routes endommagées par le séisme. Le président Trump a publié une déclaration d’urgence pour l’Alaska ; elle va permettre aux agences fédérales d’envoyer les fonds nécessaires à la reconstruction dans la région. [NDLR : Etat fournisseur de pétrole par l’oléoduc trans-alaskien, à la majorité Républicaine, l’Alaska est toujours bien vu par le gouvernement fédéral].
En Alaska, on enregistre en moyenne un séisme toutes les 12 minutes, avec plus de séismes importants que les 49 autres États réunis. Comme je l’ai déjà dit, la ville d’Anchorage a été durement touchée. Le séisme du Vendredi Saint1964 avait une magnitude de M 9.2. C’estt le plus important enregistré aux États-Unis et le deuxième dans le monde. Il a provoqué d’importants dégâts dans la ville et fait 129 morts, y compris dans le port de Vladez plus au sud. Le séisme du 1er décembre 2018 a été le plus important à Anchorage depuis l’événement de 1964.
L’USGS a déclaré que les répliques allaient durer un certain temps, mais a ajouté qu’il existait une faible probabilité – environ 4% – d’un autre séisme égal ou supérieur à M 7,0. L’agence fédérale a également déclaré qu’il y avait une probabilité de 27% d’un séisme de M 6.0 ou plus.
Source: USA Today

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As often happens after major earthquakes, dozens of aftershocks have been registered after the M 6.7 quake that hit Alaska on December 1st, 2018.  No deaths or serious injuries were reported but the Anchorage area suffered serious damage with cracked roads, power outages and damaged buildings.

Anchorage utility companies are scrambling to restore power to about 30,000 customers. Additional workers have been dispatches to help with recovery and assist the companies as they go about surveying 5,580 kilometres of pipeline for leaks.

Authorities say it will take take weeks to repair roadways damaged by the earthquake. President Trump has issued an emergency declaration for Alaska, which paves the way for federal agencies to help with relief efforts in the area.

Alaska averages an earthquake about every 12 minutes, with more large quakes than the other 49 states combined. As I put it before, Anchorage has been hit hard before. The Good Friday Earthquake in 1964 registered M 9.2. It was the largest ever in the U.S. and the second-largest ever recorded. It caused extensive damage to the city and resulted in 129 deaths. The December 1st earthquake was the “most significant” to strike Anchorage since the 1964 event.

The U.S. Geological Survey (USGS) said that aftershocks are expected to continue for some time but added there was a low probability, about 4 percent, of another earthquake equal or greater than M 7.0. The federal agency also said there was a 27 percent chance of an M 6.0 or greater.

Source : USA Today

Le port de Valdez a totalement été détruit par le séisme de 1964. La ville a été reconstruite quelques kilomètres plus loin, sur un site théoriquement plus stable. On peut visiter aujourd’hui le site initial où figurent les noms des victimes du séisme et du tsunami de 1964. (Photos : C. Grandpey)

Puissant séisme en Alaska le 30 novembre 2018 // Powerful earthquake in Alaska on November 30th, 2018

Mon amour pour l’Alaska n’est un secret pour personne et j’observe attentivement ce qui se passe dans le 49ème État de l’Union. J’ai été très inquiet quand j’ai lu qu’un séisme puissant et peu profond, enregistré par l’USGS avec une magnitude M7.0 – ensuite abaissée à M 6.7 – avait frappé Anchorage à 08h29 (heure locale) le 30 novembre 2018. L’USGS a signalé une profondeur de 42,8 km. Le séisme a été suivi d’un autre événement de M5.8  6 minutes plus tard.
Les deux séismes ont secoué des bâtiments et endommagé des routes, tandis que la population sortait en courant dans les rues. Une brève alerte tsunami a été lancée pour l’île de Kodiak où il a été conseillé aux habitants de se réfugier sur les hauteurs. L’alerte a été levée peu de temps après, sans qu’aucun incident se soit produit.

On ne déplore ni mort, ni blessé grave à l’issue des deux séismes qui ont été suivis de quelques répliques.
Un tronçon de route s’est effondré près de l’aéroport d’Anchorage, avec une voiture qui est restée perchée sur un étroit  îlot de chaussée entouré de profondes cavités. Les secousses ont également brisé des vitrines, ouvert des fissures dans un immeuble de deux étages dans le centre-ville d’Anchorage, perturbé le réseau d’électricité et arrêté les feux de circulation. Tous les vols ont été stoppés à l’aéroport car le séisme avait neutralisé les lignes téléphoniques et forcé l’évacuation de la tour de contrôle. L’oléoduc trans-alaskien, d’une longueur de 1 280 km, a été fermé et des équipes ont été envoyées pour l’inspecter. [A noter que son tracé en zigzag a été conçu pour faire face aux séismes]. Les cours ont cessé dans les écoles et il a été demandé aux parents de venir chercher leurs enfants pendant que les autorités examinaient les bâtiments pour détecter d’éventuelles fuites de gaz ou d’autres dégâts.
L’Alaska subit en moyenne environ 40 000 séismes par an, avec plus d’événements importants que les 49 autres États réunis. Le sud de l’Alaska présente un risque sismique élevé car la région se trouve au-dessus de la zone de subduction de deux plaques tectoniques.
Au cours des dernières décennies, l’Alaska a été frappé par un certain nombre de puissants séismes d’une magnitude supérieure à M 7,0, avec notamment un événement de M 7,9 en janvier dernier au sud-est de l’île de Kodiak. Le 27 mars 1964, l’Etat a été frappé par un séisme de magnitude M 9,2, le plus puissant de l’histoire des États-Unis. Son épicentre était situé à environ 120 kilomètres à l’est d’Anchorage. Le séisme, qui a duré environ 4 minutes et demie, et le tsunami qu’il a déclenché, ont fait 130 morts.
Source: Journaux de l’Alaska.

L’Alaska est un Etat très exposé aux séismes, mais aussi aux éruptions volcaniques. C’est aussi l’une des régions du monde où le réchauffement climatique est le plus visible. Les glaciers fondent à vue d’oeil. L’Arctique occupe une large part de mon dernier livre « Glaciers en péril« , avec de nombreuses photos sur le CD qui accompagne l’ouvrage.

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My love for Alaska is no secret and I closely observe what ids happening in the 49th State of the Union. I was deeply worried when I read that a powerful and shallow earthquake, registered by the USGS as M7.0 and later downgraded to M 6.7, hit Anchorage (Alaska) at 08:29 (local time) on November 30th, 2018. The agency has reported a depth of 42.8 km. The quake was followed by another M5.8 event 6 minutes later.

Both earthquakes rocked buildings and shattered roads, sending people running into the streets. There was a brief tsunami warning to residents in Kodiak ands the advice to flee to higher ground for fear of a tsunami. The tsunami warning was lifted without incident a short time later. There are no reports of deaths or serious injuries.

A large section of road near the Anchorage airport collapsed, isolating a car on a narrow island of pavement surrounded by deep chasms in the concrete. The quakes also broke store windows, opened cracks in a two-story building downtown, disrupted electrical service and disabled traffic lights. All flights were halted at the airport after the quake knocked out telephones and forced the evacuation of the control tower. The 1,280-kilometre Alaska oil pipeline was shut down while crews were sent to inspect it for damage. Anchorage’s school system cancelled classes and asked parents to pick up their children while experts examined buildings for gas leaks or other damage.

Alaska averages about 40,000 earthquakes per year, with more large quakes than the 49 other states combined. Southern Alaska has a high risk of earthquakes because of tectonic plates sliding past each other under the region.

Alaska has been hit by a number of powerful quakes above M 7.0 in recent decades, including an M 7.9 event that hit last January southeast of Kodiak Island. On March 27th, 1964, Alaska was hit by an M 9.2 earthquake, the strongest recorded in U.S. history. Its epicentre was located about 120 kilometres east of Anchorage. The quake, which lasted about 4 and a half minutes, and the tsunami it triggered claimed about 130 lives.

Source: Alaskan newspapers.

Source: Wikipedia

Crédit photo: C. Grandpey

Un rapport alarmant pour l’Alaska // An alarming report for Alaska

Le quatrième rapport sur le climat publié le 23 novembre 2018 consacre un chapitre entier à l’Alaska. On peut lire que « l’Alaska se réchauffe plus rapidement que tous les autres États de l’Union et doit faire face à une multitude de problèmes liés au changement climatique ».
Les données fournies par le rapport montrent que la hausse des températures en Alaska a été deux fois plus rapide que dans le reste du monde au cours des 50 dernières années. On observe des températures plus chaudes et davantage de précipitations. Le rapport indique que dans les prochaines années les régions de l’intérieur et du nord de l’Alaska devraient se réchauffer davantage que les régions du sud. Il ajoute que « des augmentations de précipitations sont prévisibles pour toutes les régions de l’État ; elle seront plus importantes dans l’Arctique et l’intérieur, avec un maximum enregistré dans la partie nord-est de l’intérieur. »
La hausse des températures provoque le dégel du pergélisol et sa discontinuité. Selon le rapport, « le pergélisol de surface disparaîtra probablement sur 16 à 24% du paysage d’ici la fin du 21ème siècle. »
Selon le rapport, l’étendue annuelle moyenne de la banquise arctique a diminué de 3,5 à 4,1% par décennie depuis le début des années 1980. On peut également lire: « Alors que le climat continue de se réchauffer, il est probable que l’on verra un Arctique dépourvu de glace de mer pendant l’été au cours de ce siècle. »
Dans sa conclusion, le rapport explique que les poissons, la faune sauvage et les réseaux trophiques de l’Alaska sont « de plus en plus affectés par le recul et l’absence fréquente de glace de mer pendant l’été en Arctique, la hausse des températures et l’acidification des océans. La poursuite du réchauffement accélérera les modifications des écosystèmes dans des proportions difficiles à prévoir et des facultés d’adaptation de plus en plus difficiles. »
Le chapitre consacré à l’Alaska indique également que les glaciers continuent de fondre. La vitesse de fonte de 1994 à 2013 est presque le double de celle des années 1962-2006. De nouvelles études « montrent que la vitesse de perte de glace en Alaska va probablement augmenter dans les décennies à venir, avec des conséquences le long du Golfe d’Alaska où les chaînes alimentaires littorales se trouveront perturbées. ».
Source: Médias de l’Alaska.

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According to the Fourth National Climate Assessment report released on Novermber 23rd, 2018, Alaska “is warming faster than any other state, and it faces a myriad of issues associated with a changing climate.”

In the report, data shows temperatures warmed across Alaska at twice the rate of the rest of the world over the last 50 years. Specific impacts to the State include warmer temperatures and more precipitation. The report says interior and northern areas of Alaska are projected to warm more than the southern regions. The report also states, “average annual precipitation increases are projected for all areas of the State, with greater increases in the Arctic and interior and the largest increases in the northeastern interior.”

Rising temperatures are causing the permafrost to thaw and become more discontinuous. According to the report, “near-surface permafrost will likely disappear on 16 to 24 percent of the landscape by the end of the 21st century.”

According to the report, the extent of annual average Arctic sea ice has decreased between 3.5 and 4.1 percent per decade since the early 1980s. One can also read: “As the climate continues to warm, it is likely that there will be a sea ice-free Arctic during the summer within this century.”

The report concludes that Alaska’s marine fish and wildlife and food webs are being “increasingly affected by retreating and thinning arctic summer sea ice, increasing temperatures, and ocean acidification. Continued warming will accelerate related ecosystem alterations in ways that are difficult to predict, making adaptation more challenging.”

The chapter dedicated to Alaska also says that glaciers continue to melt. The rate of melting from 1994 to 2013 is nearly double the rate of the years between 1962 – 2006. New studies “suggest that the measured rates of Alaska ice loss are likely to increase in coming decades with the potential to alter streamflow along the Gulf of Alaska and to change Gulf of Alaska nearshore food webs.”

Source : Alaskan news media.

Photos: C. Grandpey

Volcans des Aléoutiennes (Alaska) // Volcanoes of the Aleutians (Alaska)

Les dernières mises à jour publiées par l’Alaska Volcano Observatory (AVO) concernent quatre volcans actifs de la région, mais aussi le Katmai.

On observe toujours une certaine activité sur le  Semisopochnoi. La sismicité reste marquée avec des épisodes intermittents de tremor. Aucune activité volcanique n’est observée sur les images satellitaires et aucune activité n’a été détectée dans les données infrasonores de la région. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.

Une coulée de lave est toujours présente le long du cône sommital du Veniaminof où on continue à observer une activité sismique élevée,   une incandescence sur les images nocturnes de la webcam, ainsi que des températures de surface élevées dans les données satellitaires. Aucune émission de cendre significative n’a été observée. La couleur de l’alerte aérienne reste Orange.

Une certaine activité est toujours observée sur le Great Sitkin. La sismicité reste élevée. Rien de significatif n’a été observé dans les données infrasonores de la région ou sur les images satellitaires au cours des dernières 24 heures. La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.

De la même manière, une certaine activité continue à être observée sur le Cleveland, avec des températures de surface élevées sur les images satellites. Les images de la webcam ne sont pas exploitables à cause des nuages. Aucune activité significative n’a été détectée dans les données sismiques ou infrasonores. La couleur de l’alerte aérienne est Jaune.

Ces derniers jours, de forts vents du sud-est à proximité du Katmai et de la Vallée des Dix Mille Fumées ont soulevé la cendre volcanique émise lors de l’éruption du Novarupta en 1912 et l’ont transportée vers le nord-ouest. Ces nuages de cendre n’ont pas été observés sur les données satellitaires, mais des pilotes d’avions ont confirmé la présence d’un nuage de cendre en suspension à une altitude inférieure à 1 200 mètres ; ce nuage s’étirait jusqu’à l’est de King Salmon. La cendre volcanique en suspension est considérée comme dangereuse car elle peut poser des problèmes aux aéronefs et à la santé.
Ce phénomène n’est pas le résultat d’une activité volcanique récente et se produit pendant les périodes de vents violents et d’absence de neige au sol dans la région du Katmai et d’autres jeunes zones volcaniques de l’Alaska. Il n’y a aucune éruption en cours. La couleur de l’alerte volcanique pour tous les volcans de la région du Katmai est Verte.

La couleur de l’alerte aérienne est importante pour les volcans dans cette partie du monde. Ils sont situés dans des zones peu peuplées des Aléoutiennes, mais ils se trouvent le long des couloirs aériens entre l’Asie et les États-Unis. Les volcans sont explosifs et émettent de volumineux nuages ​​de cendre pendant les éruptions. Cette cendre pourrait affecter les avions survolant la région et causer de sérieux problèmes aux moteurs.

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The latest updates released by the Alaska Volcano Observatory (AVO) concern four active volcanoes of the region, as well as Katmai..

Unrest continues at Semisopochnoi. Seismicity remains elevated with intermittent episodes of tremor. No volcanic activity is observed in the satellite data, and no activity has been detected in regional infrasound data. The aviation colour code is kept at Orange.

The emission of a lava flow from Veniaminof‘s summit cone continues, as indicated by continued observations of elevated seismic activity, incandescence in nighttime webcam images, and elevated surface temperatures in satellite data. No significant ash emissions have been observed. The aviation colour code is kept at Orange.

Low-level unrest continues at Great Sitkin. Seismicity remains elevated. Nothing significant has been observed in regional infrasound data or satellite images during the last 24 hours. The aviation colour code is Yellow.

In the same way, low-level unrest continues at Cleveland. Elevated surface temperatures are observed in satellite images. Webcam views have been obscured by clouds. No significant activity has been detected in seismic or infrasound data. The aviation colour code is Yellow.

Strong southeast winds in the vicinity of Katmai and the Valley of Ten Thousand Smokes have picked up loose volcanic ash erupted during the 1912 Novarupta eruption and carried it to the northwest in the past days. No ash has been observed in satellite data, but pilot reports have confirmed a suspended ash cloud below an altitude of 1,200 metres and extending to the east of King Salmon. Suspended volcanic ash is considered hazardous and could be damaging to aircraft and health.

This phenomenon is not the result of recent volcanic activity and occurs during times of high winds and dry snow-free conditions in the Katmai area and other young volcanic areas of Alaska. No eruption is in progress. All of the volcanoes of the Katmai area remain at colour code Green.

The aviation colour code is important for volcanoes in that part of the world. They are located in poorly populated areas of the Aleutians but they lie along the routes of planes that connect Asia with the U.S. The volcanoes are explosive and emit huge clouds of ash during the eruptions. They might affect the planes flying above the region and cause serious problems to the engines.

Volcans des Aléoutiennes avec en Orange le Semipochnoi (le plus à l’est) et le Venieminof (Source : AVO)

Vue de la Vallée des 10 000 Fumées (Photo: C. Grandpey)

Les ours pullulent dans la région. La prudence est de mise lors des randonnées dans le Parc National du Katmai (Photo: C. Grandpey)