Sargasses à la Martinique : Que fait l’Etat français ?

En ce moment, tous les projecteurs sont braqués – à juste titre- sur Saint-Vincent-et-les-Grenadines où le volcan de La Soufrière connaît l’une des plus puissantes éruptions de son histoire. Comme je l’ai indiqué à plusieurs reprises, la cendre qui s’accumule partout sur l’île cause de graves problèmes alors que St Vincent est également affectée par la pandémie de Covid-19, ce qui rend la vie encore plus difficile dans les hébergement temporaires .

La Martinique est elle aussi confrontée à des problèmes, même si leur ampleur n’a rien à voir avec ce qui se passe à St Vincent.

Lors de mes visites sur l’île, j’ai eu l’occasion de me rendre compte des désagréments causés par les sargasses, en particulier au moment de leur échouage sur les côtes.

La Martinique a été épargnée par les algues pendant plusieurs mois, mais elles ont de nouveau envahi les côtes, surtout le rivage atlantique au cours des dernières semaines. Le phénomène a pris une ampleur impressionnante dans le sud Atlantique où de nombreuses plages sont impraticables.

Les habitants du littoral, ceux du Marigot par exemple, n’en peuvent plus. Ainsi, une personne a déclaré sur le site Martinique la 1ère : « Il n’y a pas longtemps, on s’est enfermé dans la maison, parce que l’odeur montait vraiment. Le matin au réveil, c’est désagréable. On n’a plus la possibilité de sortir comme on veut. C’est invivable. Quand il y a beaucoup de, pluie, c’est insupportable. On ne peut pas dormir le soir. Ça abîme tout notre matériel, télé, réfrigérateur, voiture.» Des habitants de la Pointe Faula m’avaient tenu des propos identiques et avaient fait état de malaises chez des personnes ayant inhalé l’hydrogène sulfuré (H2S) émis par les algues quand elles se décomposent sur le rivage.

La situation est identique au Robert. Depuis des années, les habitants sont incommodés par les émanations de gaz causées par les sargasses en putréfaction. Ceux qui le pouvaient ont quitté leur domicile, pour s’installer loin du littoral. D’autres ont réaménagé entièrement leur maison.

Pour tenter d’endiguer les échouages, des solutions de fortune ont été imaginées. Un marin pêcheur, a fabriqué des filets à sargasses. Il les a installés à Frégate et au Cap Est.

La ville du Robert utilise le Sargator, un navire collecteur de sargasses, censé collecter près de 40 tonnes d’algues par heure. Une autre machine amphibie permet la collecte des algues plus près du littoral. Mais elle est en panne. Pour éviter l’échouage des sargasses, sur les côtes, la ville a aussi installé plusieurs barrages filtrants. Ces différentes solutions sont parfois efficaces, mais elles restent insuffisantes devant l’ampleur du phénomène. Des solutions existent pour améliorer l’efficacité des machines destinées à l’enlèvement des algues, mais le coût financier reste considérable pour les collectivités.

En plus des sargasses, la Martinique est victime de la brume de sable. Ces deux phénomènes naturels sont liés car la brume de sable accentue le phénomène des sargasses.

Les nuages de sable se forment au-dessus du désert du Sahara. Ils se nourrissent aussi de poussières en suspension venant d’Europe après avoir traversé la Méditerranée.  .
Les particules fines contenues dans la brume de sable contiennent des nutriments issus de l’agriculture intensive. En tombant dans la mer, elles deviennent une denrée précieuse pour les sargasses qui se reproduisent alors à grande vitesse.

S’agissant de la brume de sable, il n’y a pas grand-chose à faire, juste attendre qu’elle se dissipe. Les solutions ne dépendent pas uniquement de la France, mais de la planète toute entière et de sa fâcheuse tendance à polluer à tout va.

Par contre, des solutions pourraient être mises en œuvre pour arrêter, ou au moins ralentir, la prolifération des sargasses. Comme indiqué précédemment, ces mesures ont un coût, mais ce ne devrait pas être aux seules collectivités martiniquaises de payer. Il faudrait que l’Etat français mette lui aussi la main au portefeuille. En 2018, Nicolas Hulot, alors ministre de la Transition Ecologique, avait promis une somme de 13 millions d’euros pour résoudre le problème des sargasses. Qu’en est-il de cette somme ? A quoi a-t-elle servi ?

Il ne faudrait pas que ceux qui nous dirigent oublient que la Martinique est un département français, comme les Alpes Maritimes par exemple. Imaginons un instant une prolifération de sargasses devant les plages de Nice ou de Cannes avant la saison estivale; je puis vous assurer que de gros moyens seront mis en œuvre pour les éliminer rapidement. Alors pourquoi par à la Martinique, ou à la Guadeloupe qui est également concernée par ce poison ?

Source: Martinique la 1ère.

Sargasses à la Pointe Faula (Photos: C. Grandpey)

Islande : une éruption pour touristes, une source potentielle de revenus, mais pas dépourvue de dangers // Iceland : an eruption for tourists, a potential source of income, but not devoid of dangers

Malgré l’apparition de nouvelles bouches éruptives, le volcan Geldingadalir / Meradalir reste la plus petite éruption observée en Islande depuis de nombreuses décennies. C’est aussi la plus populaire de tous les temps. C’est la première fois qu’une éruption volcanique est aussi facile d’accès. Toutes les éruptions présentent des risques, mais celle-ci peut être qualifiée d’ «éruption pour touristes.»

On observe actuellement cinq bouches éruptives (six, selon les scientifiques, mais certaines bouches se rejoignent) le long d’une ligne de fractures d’environ un kilomètre de long, et rien n’indique que l’éruption touche à sa fin. Les scientifiques islandais – qui se sont plusieurs fois trompés dans leurs prévisions! – pensent qu’elle pourrait durer des mois, voire des années. En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez une bonne vidéo montrant les quatre bouches éruptives et le spectacle qui a déjà attiré des dizaines de milliers de visiteurs.

https://www.ruv.is/frett/2021/04/12/new-crater-at-smallest-but-most-popular-eruption

Il n’est pas surprenant que les autorités islandaises considèrent l’éruption comme un bonus économique et une source de revenus. Business Iceland est un partenariat public-privé dont le rôle est de favoriser la promotion et la commercialisation de l’Islande sur les marchés étrangers, et de stimuler la croissance économique. La structure a commencé à lancer une campagne publicitaire pour inciter les touristes étrangers à venir admirer l’éruption dans la Geldingadalir. Plus de 40 000 personnes ont visité le site de l’éruption depuis le 24 mars 2021, date où l’Office du tourisme islandais a commencé à compter les visiteurs. Le site devrait connaître une affluence encore plus forte quand les restrictions aux frontières seront assouplies. [Voir ma note du 10 avril 2021 détaillant les conditions d’entrée en Islande).

Quelques jours après le début de l’éruption le 19 mars, Business Iceland a commencé à faire le forcing pour attirer les visiteurs étrangers sur le site. Ainsi, l’éruption est apparue dans quelque 11 000 articles dans des médias étrangers. De nombreuses images de l’éruption ont également été diffusées sur les réseaux sociaux.

La campagne publicitaire de Business Iceland inclut un partenariat avec le photographe américain Chris Burkard, qui a déjà partagé des photos et des vidéos de l’éruption avec ses 3,6 millions d’abonnés sur Instagram.

Les autorités touristiques islandaises pensent que l’éruption est susceptible de devenir l’une des destinations les plus populaires d’Islande. Il est également très intéressant de voir qu’elle se déroule au sein du Géoparc mondial UNESCO de Reykjanes, dont l’objectif est « d’utiliser la géologie de la région pour créer de la valeur. »

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Un afflux de touristes en Islande pour assister à l’éruption signifie également plus de personnes à risque. Même si l’éruption semble inoffensive, il existe des risques qui ne doivent pas être négligés. Il est déconseillé aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées et à velles souffrant de problèmes respiratoires de se rendre sur le site de l’éruption.

Les autorités islandaises affirment que certaines personnes sur le site de l’éruption ignorent les mises en garde et entrent dans la « Danger Zone. » Certains touristes se sont même aventurés entre deux coulées de lave, avec le risque de se trouver encerclés. On peut voir cette zone de danger sur la carte ci-dessous, publiée par le Met Office islandais et valable jusqu’au 16 avril. Les sentiers de randonnée A et B sont signalés par des lignes pointillées. La Danger Zone est celle où de nouvelles fractures peuvent s’ouvrir soudainement, avec l’arrivée d’une coulée de lave difficile à éviter. Certaines fractures peuvent se rejoindre et n’en former qu’une seule.

Les gaz volcaniques sont un autre danger sur le site de l’éruption. Les secouristes ont remarqué que des personnes en excellente forme physique étaient épuisées au retour de l’éruption, bien que ce ne soit pas une randonnée difficile. Beaucoup éprouvent de la fatigue et se sentent mal au retour sans savoir pourquoi. La police a mis en garde à plusieurs reprises sur les risques occasionnés par les gaz, mais leurs avertissements ne semblent pas avoir été pris au sérieux.

Il est prévu aujourd’hui que le panache de gaz volcaniques atteigne Reykjavik, la capitale, avec un impact très léger. Il est toutefois demandé aux enfants, aux personnes âgées et à celles souffrent de problèmes pulmonaires de se montrer vigilantes.

Source: Iceland Review.

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Despite the birth of new craters belonging to the same fissure system, the Geldingadalir/Meradalir volcano remains the smallest eruption in Iceland for many decades, but it is also the country’s most popular of all time. Never before have people had such easy access to a volcanic eruption. All eruptions are dangerous, but this one can be referred to as a tourist eruption.

There are now five erupting craters (six according to the experts) along a line roughly one kilometre long, and no signs the eruption is coming to an end. Icelandic scientists – who have several times been mistaken in their predictions! – think it could potentially continue for months or years.

By clicking on the following link, you will see a good video showing all four craters and the natural spectacle that has drawn tens of thousands of visitors.

https://www.ruv.is/frett/2021/04/12/new-crater-at-smallest-but-most-popular-eruption

It comes as no surprise that Icelandic authorities see the eruption as an economic bonus and a source of revenues. Business Iceland is a public-private partnership established to lead the promotion and marketing of Iceland in foreign markets and stimulate economic growth. The structure has begun creating a marketing campaign to attract foreign tourists to the eruption in Geldingadalir.. Over 40,000 persons have visited the eruption site since the Icelandic Tourist Board began tallying visitors on March 24th, five days after the eruption began. The site is expected to become even more popular once border restrictions are relaxed. [See my post of April 10th detailing the entry conditions in Iceland).

Shortly after the eruption began on March 19, Business Iceland began working on a marketing campaign to attract foreign visitors to the site. According to their data, the Geldingadalir eruption has been featured in some 11,000 articles in foreign media outlets. There has also been a lot of visual footage of the eruption on social media and the web.

Business Iceland’s campaign includes a partnership with American photographer Chris Burkard, who has already shared photos and videos of the eruption with his 3.6 million followers on Instagram.

Icelandic tourist authorities believe the eruption could naturally become one of the coolest destinations in Iceland. It is also very interesting to see it being created within the Reykjanes UNESCO Global Geopark, whose aim is “to use the area’s geology to create value.”

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More tourists coming to Iceland to watch the eruption will also mean more people at risk. Even though the eruption looks harmless, there are risks which should not be neglected. Children, the elderly, pregnant women and people with underlying heart and lung conditions are advised not to visit the eruption site

Icelandic authorities say that some people visiting the eruption site have disregarded warnings and entered an area defined as a danger zone. Some have even ventured in between two lava streams, running the risk of becoming trapped between them. Some fissures may join and form a single one.

The defined danger zone can be seen in the map below, published by the Icelandic Met Office and valid until April 16th. Hiking paths A and B are marked with dotted lines. Inside the marked area, people could be in imminent danger. This is the area where new fissures are the likeliest to suddenly open, bringing about a sudden lava flow, difficult to escape.

Another hazard on the eruption site lies with volcanic gases. Rescue workers have noticed that people who are in excellent physical shape are experiencing exhaustion on their way back from the eruption, although it is not a difficult hike. Many experience fatigue and feel ill on the way back without knowing why. Police officers repeatedly warn people about gas pollution, but their warnings do not seem to be taken seriously.

Today, the eruptive plume is likely to reach Reykjavik with a low impact. However, children,, the elderly and people suffering from respiratory problems had better stay indoors.

Source: Iceland Review.

Source : IMO

Eruption islandaise : 5ème fracture ! // Icelandic eruption // 5th fissure !

J’attendais la confirmation officielle de ce que j’avais discerné sur les webcams: une 5ème fracture avec de nouvelles bouches éruptives s’est ouverte sur le site de l’éruption. Cette fracture se trouve dans la même zone que les quatre précédentes. L’ouverture de nouvelles fractures n’est pas impossible. C’est la raison pour laquelle les touristes ne doivent pas entrer dans la zone de danger. L’ouverture de la nouvelle fracture n’a pas changé le comportement des précédentes. Il ne fait aucun doute que les cinq fissures appartiennent au même système et qu’elles sont alimentées par le dyke d’origine. Les scientifiques islandais pensent que chaque bouche possède son propre conduit d’alimentation avec des racines dans la partie continue du dyke. En fait, plus que de 5 fractures, on devrait plutôt parler d’une fracture éruptive de 100 mètres de longueur.

Source: Iceland Monitor.

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I was waiting for the official confirmation of what I had discerned on the webcams : A new fissure with new eruptive vents has opened at the eruption site. The fissure is in the same area as the previous four. The opening of more fissures could occur. This is the reason why visitors should not get into the danger zone.

The opening of the new fissure did not change the behaviour of the previous ones.

There is little doubt that the five fissures belong to the same system and their lava is supplied by the original dyke. Icelandic scientists think each vent is an independent channel with roots in a continuous part of the dyke. One should rather speak of a 100-meteer-long fissure erupting.

Source: Iceland Monitor.

Nouvelles conditions d’entrée en l’Islande // New entry requirements for Iceland

Si vous avez décidé d’aller en Islande pour assister à l’éruption, vous avez intérêt à lire ce qui suit! De nouvelles règles d’entrée dans le pays sont en place depuis le 9 avril 2021.

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Principales règles de quarantaine et de dépistage de la Covid-19 à le frontière (arrivée à l’aéroport) à partir du 9 avril 2021

Les mêmes règles s’appliquent à tous les passagers, quelle que soit leur provenance: les mesures visant à contenir la propagation des infections aux frontières s’appliquent de la même manière à tous les passagers en provenance des pays identifiés comme zones à risque par les autorités islandaises.

Test et mise en quarantaine: Toute personne arrivant en Islande doit 1) subir un premier test PCR à la frontière, 2) être mise en quarantaine pendant cinq jours et 3) subir un deuxième test PCR à la fin de la quarantaine. Les voyageurs sont autorisés à rester en quarantaine chez eux si certaines conditions sont remplies. Ceux qui ne peuvent pas rester en quarantaine à la maison et / ou préfèrent rester dans une structure prévue pour la quarantaine peuvent y rester sans frais.

Conditions de la quarantaine à domicile: Les personnes en quarantaine à domicile doivent séjourner dans un établissement qui remplit les conditions et règles de conduite prévues par les nouvelles instructions prévues par les autorités islandaises. Celles-ci expliquent que la personne doit être isolée sur le lieu de séjour. Si plusieurs personnes résident au même endroit, elles sont soumises aux mêmes exigences que celles qui s’appliquent à la quarantaine.

Non-respect de la quarantaine à domicile: Lorsqu’une personne ne respecte pas la quarantaine à domicile, les autorités islandaises peuvent décider que la quarantaine doit être effectuée dans une structure de quarantaine prévue à cet effet. .

Structure de quarantaine: Les personnes qui ne peuvent pas rester en quarantaine à la maison et / ou préfèrent rester dans une structure de quarantaine peuvent y résider. Le séjour est gratuit. Les personnes séjournant dans une structure de quarantaine seront autorisées à entreprendre des activités de plein air et une attention particulière sera accordée aux enfants en ce qui concerne les activités de plein air.

Dépistage et mise en quarantaine des enfants: Les enfants nés en 2005 ou après doivent être testés à la frontière. Un enfant qui voyage avec une personne qui doit rester en quarantaine doit rester avec cette personne et peut quitter la quarantaine si le deuxième test de son co-voyageur est négatif. Lorsque le co-voyageur n’est pas tenu de rester en quarantaine, il en va de même pour l’enfant. Un enfant voyageant seul n’est pas obligé de rester en quarantaine.

Test des individus porteurs d’un certificat: NOUVEAU ! Les personnes en possession d’un certificat de vaccination ou d’un certificat d’infection antérieure doivent être testées car elles sont susceptibles de transmettre des infections. Elles ne sont pas tenues de rester en quarantaine mais doivent attendre le résultat du test PCR sur leur lieu de séjour. Cette obligation est temporaire et sera revue avant le 1er mai.

Surveillance accrue et verbalisation :Les autorités islandaises surveillent étroitement les personnes en quarantaine à domicile en coopération avec la Protection civile et de la police. DE fortes amendes sont prévues pour le non respect de la quarantaine à domicile.

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If you have decided to go to Iceland to watch the eruption, you’better read what follows!  New entry rules have been in place since April 9th, 2021

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The main rules on quarantine and Covid-19 testing at the borders as from the 9th of April 2021

The same rules apply to all passengers irrespective of from where they are travelling: Measures to contain the spread of infections at the borders apply equally to all passengers coming from countries identified as risk zones by the Chief Epidemiologist.

Testing and quarantine: Everyone arriving to the country shall be tested at the borders as before, quarantine for five days and undergo a second test upon finishing (see below special requirements that apply to children and individuals carrying certificates of vaccination or prior infection). People are allowed to quarantine at home if certain requirements are fulfilled. Those who cannot quarantine at home and/or prefer to stay at a quarantine facility may stay there without charge.

Requirements for home quarantine: Those quarantining at home need to stay in a facility that fulfils the conditions and rules of conduct provided for in the new instructions issued by the Chief Epidemiologist. These include that the individual shall be isolated at the place of stay and if more individuals reside at the same location they are subject to the same requirements that apply to quarantine. Those who are unable to stay in a home quarantine that fulfils the requirements, shall stay at a quarantine facility.

Breach of home quarantine: Where an individual is found in breach of home quarantine the Chief Epidemiologist may decide that the quarantine shall be concluded at a quarantine facility.

Quarantine facility: Those who cannot quarantine at home and/or prefer to stay at a quarantine facility may dwell there. The stay is free of charge. Those staying at a quarantine facility will be enabled to undertake outdoor activities and special consideration will be given to children in relation to outdoor activities and other conditions.

Testing and quarantine of children: Children born in 2005 or later shall be tested at the borders. A child who travels with an individual who is subject to stay in quarantine shall stay with that person and can leave the quarantine if the second test of its co-traveller is negative. When the co-traveller is not required to stay in quarantine the same shall apply to the child. A child travelling alone is not required to stay in quarantine.

Testing of individuals carrying a certificate:NEW ! The requirement of testing individuals carrying a vaccination certificate, or a certificate of prior infection is adopted due to indications that those individuals can pass on infections. They are not required to stay in quarantine but shall wait for the result of the test at their place of stay. The requirement is temporary and will be reviewed before the 1st of May.

Increased surveillance and higher fines
The Chief Epidemiologist proposes increased surveillance of individuals in home quarantine in cooperation with the Police’s Department of Civil Protection and Emergency Management and a significant increase of fines for breaching home quarantine. The Minister of Health has forwarded the proposals to the Public Prosecutor and the National Commissioner of the Icelandic Police.

Eruptions colossales, changement climatique et extinctions massives // Large-scale eruptions, climate change and mass extinction

De tout temps, les scientifiques se sont demandé quelle pouvait être la cause – ou les causes – des extinctions de masse sur Terre. Une extinction de masse (ou grande extinction) est un événement relativement bref à l’échelle des temps géologiques au cours duquel au moins 75% des espèces animales et végétales présentes sur la Terre et dans les océans ont disparu. De tels événements se sont produits périodiquement au cours des 550 derniers millions d’années. Les causes exactes de ces extinctions ne sont pas très bien connues, mais il semble y avoir une coïncidence remarquable entre les extinctions de masse et les énormes éruptions volcaniques qui ont donné naissance à de grandes provinces ignées (GPI). Ces GPI sont nées à partir d’éruptions capables de produire des millions de kilomètres cubes de magma basaltique en très peu de temps. Ces éruptions sont beaucoup plus importantes que les « super éruptions » – comme celle de Yellowstone, par exemple – qui émettent moins de 5 000 kilomètres cubes de magma. Le magma des GPI peut aussi laisser échapper suffisamment de gaz (dioxyde de carbone par exemple) ou de composés soufrés pour modifier le climat. Ce changement climatique affecte à son tour les océans et conduit rapidement à la mort de la vie sur Terre.

Plusieurs travaux de recherche ont établi un lien entre les énormes éruptions volcaniques et des extinctions massives sur Terre, mais une nouvelle étude menée par des scientifiques des universités du Québec (Canada), de São Paulo (Brésil) et de Berne (Suisse) montre que l’une des plus grandes provinces ignées connues à ce jour, située au Brésil, n’a peut-être pas eu un effet sur le climat ou causé une extinction de masse.

Avant la nouvelle étude, l’âge précis de cette grande province ignée n’était pas vraiment connu; toutefois, grâce à un ensemble de données et à une analyse plus précises, les chercheurs ont pu montrer que l’éruption et l’extinction de masse dans cette province ne se sont pas produites en même temps.

La nouvelle étude montre également que le basalte des GPI qui pénètre dans la croûte peut métamorphoser des roches sédimentaires riches en volatiles qui se vaporisent facilement. Ce métamorphisme peut libérer à partir de sédiments d’énormes quantités de gaz tels que le méthane et le dioxyde de soufre qui modifient également le climat et peuvent conduire à des extinctions massives. On a attribué à ces deux mécanismes l’origine du changement climatique qui a entraîné des extinctions de masse. Cependant, il existe également des cas où les GPI ne semblent pas provoquer d’extinctions massives. La relation entre les énormes éruptions volcaniques de GPI et les extinctions massives n’est peut-être pas aussi claire qu’on le pensait jusqu’à présent. Un facteur extrêmement important à prendre en compte est l’âge exact de l’éruption de la GPI par rapport à l’extinction de masse. Si les périodes de changement climatique, l’extinction de masse associée et l’éruption de la GPI ne se chevauchent pas, alors le volcanisme n’est pas la cause.

Pour déterminer si l’une des plus grandes GPI au monde a provoqué un changement climatique à grande échelle et une extinction massive, l’équipe scientifique a réussi à dater avec précision l’éruption de la grande province ignée de Paraná-Etendeka au Brésil. De nombreuses études ont lié cette GPI à un événement d’extinction de masse retrouvé dans les océans. Les chercheurs se sont concentrés sur la province du Paraná Magmatic, qui est la partie sud-américaine de la GPI au Brésil. C’est de loin la plus vaste et elle a produit environ un million de kilomètres cubes de magma. Lorsque cette GPI est entrée en éruption il y a 140 millions d’années, l’Amérique du Sud et l’Afrique étaient encore reliées entre elles et faisaient partie du Gondwana. La GPI est entrée en éruption au Brésil et en Namibie au moment où ces deux régions du globe étaient voisines, avant l’ouverture de l’Océan Atlantique Sud.

De nombreuses études ont avancé l’idée que cette grande province ignée a provoqué un changement climatique global qui a conduit à une petite extinction de masse et également à une réduction de la concentration d’oxygène dans les océans. Cette période, le Valanginien, se situe entre 139,8 et environ132,9 Ma.

La nouvelle étude montre que la GPI du Paraná est entrée en éruption extrêmement rapidement, environ un million d’années après l’extinction de masse. Il est donc peu probable qu’elle en ait été la cause. L’étude de la GPI du Paraná prouve que l’éruption d’énormes volumes de magma à partir d’une GPI ne suffit pas à elle seule à provoquer des extinctions massives.

La question est maintenant de savoir pourquoi cette énorme éruption magmatique n’a eu presque aucun effet sur le climat. Les chercheurs pensent qu’en raison du manque de sédiments riches en volatils dans le secteur de la GPI du Paraná, une quantité insuffisante de volatils a été libérée par métamorphisme lors de la mise en place de la province ignée.

Le plus grand événement d’extinction de masse sur Terre s’est produit à la fin du Permien et coïncide avec l’éruption des trapps de Sibérie. L’éruption de cette grande province ignée a permis au magma de pénétrer dans de grands bassins sédimentaires riches volatils, ce qui a probablement provoqué la libération d’énormes quantités de composés volatils.

Les nouvelles découvertes à propos de la GPI de Paraná au Brésil sont également à mettre en relation avec l’âge de l’événement au Valanginien. Actuellement, l’estimation de l’âge de cet événement se base sur une analyse cyclique des sédiments océaniques, mais il est possible qu’avec une plus grande précision, on puisse trouver qu’il chevauche la GPI du Paraná.

Alors que d’énormes éruptions volcaniques ont été liées à des extinctions de masse sur Terre, les nouvelles recherches montrent que l’éruption de l’une des plus grandes provinces ignées connues peut n’avoir eu aucun effet sur le climat ou provoqué une extinction de masse. Il semble que la GPI du Paraná n’ait pratiquement eu aucun effet environnemental sur notre planète.

Source: The Conversation.

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Throughout the ages, scientists have wondered what the cause or the causes of mass extinctions on Earth could be. Mass extinctions are times when large-scale proportions of life suddenly died on Earth. They have occurred periodically over the past 550 million years. The exact causes of these extinctions are not fully understood, but there appears to be a remarkable coincidence between mass extinctions and huge volcanic eruptions that form large igneous provinces (LIPs). These LIPs are massive volcanoes that produce millions of cubic kilometres of basaltic magma in a very short time. They are much bigger in scale than super eruptions – like the one at Yellowstone – that release less than 5,000 cubic kilometres of magma. The magma from LIPs can release enough gases (carbon dioxide or sulphur-based compounds) to alter the climate. This climate change in turn affects the oceans and quickly leads to the death of life on Earth.

While huge volcanic eruptions have been linked to mass extinctions on Earth, a new research by scientists from the Universities of Quebec (Canada), São Paulo (Brazil) and Bern (Switzerland) shows that one of the world’s largest known LIPs may have had no effect on climate or caused any extinctions.

Before the new study, the precise age of the LIP located in Brazil was not really known; but thanks to improved dataset and higher precision analysis, the authors of the study were able to show that these events did not occur at the same time.

The new research also suggests that basalt from LIPs, which intrude into the crust, can metamorphose sedimentary rocks that are rich in volatiles, compounds that vaporize readily. This metamorphism can release huge amounts of gases such as methane and sulphur dioxide from the sediments, which also change the climate and can lead to mass extinctions.

Both of these mechanisms have been blamed for causing the climate change which resulted in mass extinctions. However, there are also cases of LIPs that don’t seem to cause mass extinctions. The relationship between huge LIP volcanic eruptions and mass extinctions may not be as clear as previously thought.

One extremely important factor to consider is the exact age of the LIP relative to the mass extinction. If the ages of the climate change, associated mass extinction and the LIP do not overlap, then the volcanism is not the cause.

To investigate whether one of the world’s largest LIPs caused massive climate change and a mass extinction, the research team generated highly precise ages for the Paraná-Etendeka LIP in Brazil. Numerous studies had linked this LIP to a mass extinction event found in the oceans. The researchers focused on the Paraná Magmatic Province which is the South American portion of the LIP in Brazil. It is by far the largest, and produced approximately one million cubic kilometres of magma.

When this LIP erupted, 140 million years ago, South America and Africa were connected and were part of the Gondwana supercontinent. This LIP erupted in Brazil and Namibia, when both of these areas were neighbours, before the opening of the Southern Atlantic Ocean.

Many studies have suggested that this LIP caused global climate change which led to a small mass extinction and also a reduction in the oxygen concentration in the oceans. This period is called the Valanginian event.

The new research shows that the Paraná LIP erupted extremely quickly, around one million years after the mass extinction and so it is unlikely to have been the cause

The study of the Paraná LIP proves that the eruption of huge volumes of LIP magma alone may not be enough to cause mass extinctions. The question that remains is why this huge eruption of magma had almost no effect on the climate. The researchers think that because of the lack of volatile-rich sediments around the Paraná LIP, no extra volatiles were released due to metamorphism during the emplacement, of the LIP.

Earth’s largest mass extinction event occurred at the end of the Permian period, coinciding with the eruption of the Siberian Traps LIP. This LIP intruded large volatile rich sedimentary basins which likely caused the release of massive amounts of volatile compounds.

The new findings for the Paraná LIP also depend on the age of the Valanginian event. Currently, the age estimation for this event is based on cyclic analysis of ocean sediments, but it is possible that with greater precision, one may find it overlaps with the Paraná LIP. While huge volcanic eruptions have been linked to mass extinctions on Earth, the new research research shows that one of the world’s largest known LIPs may have had no effect on climate or caused any extinctions. It seems that the Paraná LIP had almost no environmental effect on our planet.

Source: The Conversation.

Vues des Grandes Provinces Ignées, avec en particulier les trapps du Deccan et de Sibérie et la province du Paraná mentionnée dans le texte (Source : Wikipedia)

Eruption islandaise: Attention aux gaz volcaniques ! // Eruption in Iceland : Watch out for volcanic gases !

Les autorités islandaises préviennent que plusieurs personnes ont eu des problèmes de santé lors de leur séjour sur le site de l’éruption ou après l’avoir visité. Une fille de 14 ans a d’abord ressenti de fortes nausées, puis elle a eu froid et a eu des crampes dans les mains et les genoux, au point de ne pas pouvoir se tenir debout. Les médecins disent qu’elle a probablement été empoisonnée par les gaz volcaniques. Ils ont testé son niveau de dioxyde de carbone qui s’est révélé très anormal, tellement anormal qu’ils ont pensé que leur équipement était défectueux. À l’hôpital, la jeune fille a reçu de l’oxygène et des perfusions pendant quatre heures.

L’adolescente n’est pas un cas unique. D’autres personnes ont ressenti les mêmes symptômes. Le centre de traitement des intoxications à l’hôpital universitaire national de Landspítali a reçu une dizaine d’appels de personnes demandant des conseils après avoir visité le volcan. Il est à noter que les personnes qui ont été intoxiquées n’étaient pas allé marcher près de la lave.

Les autorités conseillent aux visiteurs de l’éruption de rester autant que possible dans des endroits bien ventilés..

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Icelandic authorities warn that several visitors faced health problems while staying on the eruption site or after visiting it. A 14-year-ol girl first felt strong nausea, then she was cold and got cramp in her hands and knees, and couldn’t even stand up. Doctors say she was probably poisoned by the volcanic gases. The doctors tested her carbon dioxide level and it was abnormal, so abnormal that the medics thought their equipment was broken. In the hospital, the girl received oxygen and intravenous fluids for four hours.

The teenager was not a single case. Ten other people felt symptoms. The poisoning treatment centre at Landspítali national university hospital has received ten calls from people asking for advice after visiting the volcano. It should be noted that the people who were intoxicated did not walk close to the lava.

Authorities advise visitors to the eruption to stay upwind whenever possible.

Exemple de fortes émissions de gaz sur le site de l’éruption

(Capture image webcam)

Eruption islandaise: très mauvais temps, gaz volcaniques et mort d’une webcam // Icelandic eruption : very bad weather, volcanic gases and death of a webcam

14 heures : Il n’est fait nulle part état d’un ralentissement de l’éruption bien qu’il semble que les deux dernières fractures éruptives soient moins actives qu’auparavant. Ce qui est sûr en revanche, c’est que les conditions météorologiques sont très mauvaises aujourd’hui avec du froid, de la neige et un vent très fort. Cela confirme ce que m’a indiqué ce matin un contact sur place. Le sol est souvent gelé sur les sentiers qui conduisent au site de l’éruption, ce qui signifie que le parcours est devenu dangereux pour la plupart des visiteurs.

De plus, la police conseille fortement aux gens de ne pas se rendre sur le site de l’éruption dans la Geldingadalur en raison de la quantité élevée de gaz dans le secteur. La zone de l’éruption a été évacuée le 7 avril dans la soirée en raison des gaz volcaniques. Une équipe de secouristes ainsi que la police surveillent la zone aujourd’hui.

Le Met Office explique aussi que la pollution par les gaz provenant de la Geldingadalur et de la Merardalur va probablement atteindre Grindavík. Il est recommandé aux personnes qui séjournent à Grindavík de garder les fenêtres fermées et si possible de garder les enfants à l’intérieur.

L’une des webcams sur le site de l’éruption a été détruite par la lave le 7 avril. Heureusement, une autre webcam avait été installée avant que l’incident se produise. La webcam n’est pas le seul équipement à avoir été détruit. Une station de mesure des gaz volcaniques du Met Office, située juste au sud de la webcam, a connu le même sort. Une autre station de ce type continue de fonctionner sur le site de l’éruption.

Source: Iceland Review.

Capture écran webcam

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15 heures : Les scientifiques islandais confirment que les trois sites éruptifs font partie du même dyke magmatique et que les écoulements de lave dans les vallées de Geldingadalir et Meradalir ont maintenant fusionné pour ne former qu’un unique champ de lave. L’éruption suit une fracture continue qui s’ouvre au nord-est et s’étire sur environ un kilomètre.

Un nouveau sentier d’accès au site éruptif a été ouvert.

Il commence au même endroit que le précédent mais évite la partie la plus raide. Il suit un tracé plus facile vers l’est et se termine à un endroit d’où toutes les fractures éruptives sont visibles.

Source: www.ruv.is

Vue du cône éruptif sur la 1ère fracture le 8 avril 2021

Vue générale du nouveau champ de lave

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2:00 pm : No mention is made of a slowing down of the eruption although it seems the last two fissures are less active than before. What is sure is that the weather conditions are very bad today with cold, snow and a very strong wind. This confirms what a local contact told me this morning. The cold weather has frozen much of the ground on the route to the eruption site, meaning that it is not safe for most people to walk.

Moreover, the police says that people should avoid going to the eruption site in Geldingadalur due to a high amount of gas in the area. The eruption area was evacuated on April 7th in the evening due to pollution in the area. A rescue squad as well as the police are closely monitoring the area today.

The Met Office warns that gas pollution from the eruption sites in both Geldingadalur and Merardalur will likely be found in some quantities in Grindavík. It is recommended that those who are staying in Grindavík keep windows closed whilst in their houses and if possible, children should stay indoors.

One of the webcams on the eruption site was destroyed by the lava on April 7th. Luckily, another webcam had been installed before this occurred.

The webcam was not the only equipment to be destroyed. The same fate awaited a volcanic gas monitoring station from the Icelandic Met Office, located just south of the webcam. Another such station at the eruption site still survives.

Source: Iceland Review.

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3:00 pm: Icelandic scientists say that the three eruptive sites are part of the same magma dyke and the flow of lava from them into Geldingadalir and Meradalir valleys has now merged into one lava field. The eruption is a continuing fissure opening to the northeast, over about one kilometre.

A new hiking trail has been opened. It starts at the same spot as the old trail but avoids the very steep part. Instead, it takes a shallower route to the east, ending at a spot from which all the erupting fissures can be seen.

Source : www.ruv.is