White Island et Moutohora Island (Nouvelle Zélande)

  L’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance à la baisse. La température au niveau des bouches qui émettent des gaz reste élevée (plus de 450°C). Bien que le magma demeure à faible profondeur, probablement à environ 1 km sous la surface, les émissions de gaz et la déformation du sol n’ont pas augmenté. De plus, la sismicité et le tremor volcanique restent à un niveau bas depuis février-mars. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

L’accès du public à White Island est interdit depuis l’éruption de décembre et les 22 décès qu’elle a causés. Cependant, après une pause par respect pour les victimes de White Island, les visites ont repris à Moutohora – ou Whale Island – une autre île de la Bay Plenty (Baie de l’Abondance), à environ 9 kilomètres au nord de la ville de Whakatane, tandis que White Island se trouve à 48 kilomètres de la côte.
Moutohora est moins spectaculaire que White Island d’un point de vue volcanique car elle est beaucoup moins active. L’île couvre une superficie de 143 hectares ; elle est le reste d’un cône volcanique qui s’est érodé et laisse apparaître deux sommets. On observe toujours de l’activité volcanique avec des sources chaudes dans Sulphur Valley et dans les baies Sulphur et McEwans.
Après que les chèvres aient été éradiquées, un programme de plantation a commencé et 12000 plantes comprenant 45 espèces se développent maintenant sur l’île. S’agissant de la faune, Moutohora est connue pour sa colonie de pétrels à face grise. Les puffins fuligineux, les petits pingouins bleus, le pluvier roux de Nouvelle-Zélande et l’huîtrier pie se reproduisent également sur l’île.
L’accès du public à Moutohora est limité aux titulaires de permis et aux agences de voyages gérées par des concessionnaires. Les permis doivent être obtenus auprès du bureau du Département of Conservation à Opotiki. Pendant les périodes de risque d’incendie, l’accès à l’île peut être refusé.

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Activity at White Island (New Zealand) recently showed a downward trend. Temperatures at the gas vents remained high (over 450°C). Although magma remains at a shallow depth, probably about 1 km below the surface, gas discharge and ground deformation have not increased. Additionally, seismicity and the volcanic tremor have been low since February-March. The Volcanic Alert Level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

Source : GeoNet.

Public access to White Island has been prohibited since the December eruption and the 22 deaths it caused. However, visits have resumed to Moutohora – or Whale Island – another island in the Bay of Plenty, about 9 kilometres north of the town of Whakatane, whereas White Island lies 48 kilometres from the coast.

However, Moutohora is less spectacular than White Island from a volcanic point of view as it is far less active. The 143-hectare island is a remnant volcanic cone which has eroded, leaving two peaks. This is still an area of volcanic activity and there are hot springs in Sulphur Valley and Sulphur and McEwans bays.

Once the goats were eradicated, a planting programme began and 12,000 plants covering 45 species are now established. The most significant feature of Moutohora’s current fauna is the breeding colony of grey-faced petrels. Sooty shearwaters, little blue penguins, the threatened New Zealand dotterel and variable oystercatcher also breed on the island.

Public access to Moutohora is restricted to permit holders and approved tour parties led by concessionaires. Permits must be obtained from the Department of Conservation office in Opotiki. During periods of high fire danger all access may be declined.

White Island (Photo : C. Grandpey)

Moutohora (Crédit photo : Department of Conservation)

Huitrier variable, l’une des deux espèces d’huitriers endémiques de Nouvelle Zélande (Photo : C. Grandpey)

Voyages et frontières

L’épidémie de Covid-19 n’étant toujours pas jugulée, le gouverneur d’Hawaii a décidé de prolonger jusqu’à la fin du mois de juillet 2020  la période de quarantaine obligatoire de 14 jours pour toutes les personnes arrivant en dehors de l’État.

Aucun nouveau cas de Covid-19 n’a été recensé en Islande où les 3 personnes encore contaminées n’ont pas été hospitalisées. Le pays prévoit se rouvrir sa frontière le 15 juin 2020. Les voyageurs auront la possibilité de se faire tester à l’aéroport au lieu de passer 14 jours en quarantaine. On leur demandera de télécharger l’application Rakning C-19 qui permet aux autorités de retrouver la source d’une éventuelle transmission du virus.

A côté de cette information, la Ministre de la Justice islandaise indique que la Commission Européenne a décidé de maintenir la fermeture des frontières extérieures de l’Espace Schengen jusqu’à la fin du mois de juin. En conséquence, cela signifie que l’Islande ne pourra pas recevoir de touristes européens avant le 1er juillet. A cette date, les passagers seront testés au moment de leur arrivée à Keflavik.

A l’intérieur de l’Espace Schengen proprement dit, plusieurs pays comme la France, l’Allemagne ou les Pays Bas ont déjà décidé de rouvrir leurs frontières à partir du 15 juin.

A l’heure actuelle, les Etats-Unis ont prévu de fermer leurs frontières au moins jusqu’au 22 juin, mais cette date demande confirmation. Elle sera repoussée si les cas de Covid-19 restent trop nombreux. Au vu de la prolongation de fermeture jusque fin juillet à Hawaii, il est fort probable que le reste du pays adopte semblable mesure.

Soirées Volcans

Ce soir 3 mai 2020 sur France Ô :

Montserrat, la Pompéi des Caraïbes

Disponible en replay jusqu’au 10.05.20

Montserrat est une île anglaise de la Caraïbe. En 1995, son volcan, la Soufrière Hills, est entré en éruption pendant plusieurs mois et a dévasté la capitale, Plymouth. Depuis, l’île a été coupée en deux avec, au sud, une zone dont l’accès est réglementé et un Nord qui se développe pour accueillir les nouvelles habitations et les administrations. Les habitants de la région où s’est produite la catastrophe ont presque tous quitté l’île. Le volcan est toujours en activité. Une équipe d’une vingtaine de scientifiques le surveille en permanence. Près de vingt-cinq ans plus tard, la capitale est toujours recouverte de cendres. Le tourisme a repris depuis peu.

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Martinique, sur les traces de la baie de Saint-Pierre

Disponible en replay jusqu’au 10.05.20

Le matin du 8 mai 1902, l’éruption du volcan de la montagne Pelée, en Martinique fait 30 000 victimes. Pourtant, des signes avant-coureurs avaient pu être observés : des lueurs rouges sur le cratère, une odeur de souffre de plus en plus prenante, la destruction d’une distillerie. Les ruines observables aujourd’hui sont les stigmates de la catastrophe. Mais, en 1974, c’est dans les eaux de la baie que Michel Météry, plongeur émérite et ancien de l’équipage du commandant Cousteau sur la Calypso, découvre un cimetière maritime à l’étendue encore indéterminée et qui n’a pour l’instant livré qu’une infime partie de ses secrets.

Photo : C. Grandpey

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Demain 4 mai 2020 sur Ushuaia TV :

Haroun Tazieff, le poète du feu.

 Il y a vingt ans disparaissait Haroun Tazieff, l’un des pères de la volcanologie contemporaine. Personnage hors du commun, sa vie extraordinaire est pourtant aujourd’hui largement tombée dans l’oubli. En s’appuyant sur les archives spectaculaires de ses missions à travers le monde, grâce aux témoignages sur des lieux symboliques de ceux qui ont partagé ses aventures ou qui partagent la même passion, ce film retrace la vie de ce « poète du feu ».

https://www.ushuaiatv.fr/programmes/haroun-tazieff-le-po%C3%A8te-du-feu-78964

Crédit photo : Centre Haroun Tazieff

Il y a 10 ans, l’Eyjafjallajökull… // Ten years ago, Eyjafjallajökull…

Aujourd’hui, les avions sont cloués au sol à cause de la pandémie de COVID-19. Il y a dix ans à la même époque, ils ne pouvaient pas voler à cause d’une éruption volcanique. Elle s’est produite sous Eyjafjallajökull, un glacier qui recouvre un volcan – l’Eyjafjöl – dans le sud de l’Islande. Avant cela, le 20 mars; 2010, une activité éruptive avait commencé à proximité, dans le Fimmvörðuháls, entre les glaciers Eyjafjallajökull et Mýrdalsjökull. L’éruption sous l’Eyjafjallajökull s’est poursuivie jusqu’au 22 mai et a connu un succès planétaire.
Pendant des jours, tout le trafic aérien en Europe a été réduit à néant, avec des milliers de passagers en perdition. Après l’événement, des promesses ont été faites concernant le contrôle de la cendre dans le ciel afin d’éviter que se reproduise un tel chaos. Plusieurs expériences ont même été réalisées ; certains systèmes ‘renifleurs de cendre’ ont été testés sur certains avions, mais aujourd’hui la situation ne s’est guère améliorée et elle reste plus ou moins au point mort. Si une nouvelle éruption du même type que celle de 2010 se produit en Islande, le problème sera le même pour les compagnies aériennes. Lorsque le mont Agung est entré récemment en éruption sur l’île de Bali (Indonésie), le trafic aérien a été sévèrement perturbé par les nuages ​​de cendre vomis par le volcan. En particulier, de nombreux vols ont été annulés en provenance et à destination de l’Australie.
En 2014, au moment de l’éruption islandaise dans Holuhraun, je voyageais vers l’ouest des États-Unis à bord d’un Boeing de la British Airways et l’avion est passé à proximité des côtes islandaises. Je pouvais voir au loin la couche noirâtre de fumée causée par l’éruption. J’ai demandé au steward si le pilote savait qu’il y avait une éruption en cours en Islande. Quelques minutes plus tard, le pilote (ou copilote?) est venu me voir et m’a demandé ce qui se passait. Il avait vu le nuage sombre au loin mais ne savait pas qu’une éruption avait lieu en Islande. Il m’a également dit qu’il n’y avait pas de système de détection de cendre à bord de son aéronef.
L’activité éruptive de 2010 en Islande a certainement permis aux compagnies aériennes de comprendre comment la cendre volcanique se propage à haute altitude et comment elle affecte le trafic aérien, mais ça s’arrête là!
L’éruption de 2010 a profondément affecté le tourisme en Islande. L’année précédant l’éruption, le pays avait accueilli 500 000 touristes étrangers et, afin d’empêcher un déclin dans ce secteur, un projet baptisé Inspired by Iceland a été mis sur pied. Son objectif était de profiter de l’engouement que l’éruption avait suscité. Fin 2010, 488 000 touristes étrangers avaient voyagé en Islande. Les années qui ont suivi ont vu une explosion importante du tourisme. Malheureusement, la pandémie de COVID-19 a brutalement mis un frein à cette tendance.
Source: Islande Review.

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Today, planes are grounded because of the COVID-19 pandemic. Ten years ago they could not fly because of a volcanic eruption. It began in a crater under the ice cap of Eyjafjallajökull glacier, South Iceland. Prior to that, on March 20th; 2010, an eruption had begun in the nearby Fimmvörðuháls, between Eyjafjallajökull glacier and Mýrdalsjökull glacier. The eruption in Eyjafjallajökull continued until May 22nd, attracting world attention.

For days, all air traffic in Europe was cancelled, affecting passengers worldwide. After the event, promises were made about ash control in the sky in order to avoid a similar air traffic mess in the future. Some experiments were made, some systems were tested on some planes, but today the situation has not much improved. Should a new dirty eruption occur in Iceland, the problem will be the same for air companies. When Mount Agung recently erupted on the island of Bali (Indonesia), air traffic was severely disrupted by the ash clouds spewed by the volcano. In particular, many flights were cancelled to and from Australia.

In 2014, during another Icelandic eruption in Holuhraun, I was travelling to western USA with British Airways and the plane was flying close to Iceland. I could see in the distance a black layer of smoke caused by the eruption. I asked the steward if the pilot knew there was an eruption under way in this country. A few minutes later, the pilot (or co-pilot?) came to see me and asked me what was happening in Iceland. He had seen the dark layer in the distance but had not been warned about the eruption. He also told me that there was no ash detection system on board his plane.

The 2010 eruptive activity in Iceland certainly taught air companies about how volcanic ash spreads at high altitudes and how it impacts air traffic and modern society, but this is all!

The 2010 eruption affected tourism in Iceland in a major way. The year prior to the eruption, the country had received half a million foreign tourists, and in an effort to prevent a decline in that sector, a project called Inspired by Iceland was launched. Its aim was to take advantage of the attention the eruption had created. By the end of 2010, 488,000 foreign tourists had travelled to Iceland. The years that followed saw a major explosion in terms of tourist numbers. Unfortunately, the COVID-19 pandemic has suddenly stopped this tendency.

Source : Iceland Review.

Vue du nuage de cendre islandais en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

Le coronavirus stoppe les expéditions sur l’Everest // COVID-19 stops expeditions on Mt Everest

Le confinement qui a été décrété en Chine et au Népal en raison de la crise sanitaire du coronavirus entraîne l’arrêt des expéditions sur l’Everest. Cette situation aura des conséquences financières pour les sherpas, les cuisiniers, les porteurs et les autres personnes qui vivent des expéditions.

Cela affectera également les clients qui ont souvent dépensé des sommes folles – entre 35 000 et 85 000 dollars – sans oublier les guides qui doivent encore payer leurs équipements..

De la même façon, les tour opérateurs qui organisent les expéditions ont eux aussi des frais, malgré l’interdiction d’accès à l’Everest. Il est probable que de nombreuses structures ne survivront pas à cette crise.
La Chine a fermé la voie nord à travers le Tibet en raison de la pandémie de COVID-19 le 12 mars 2020. Le lendemain, les expéditions vers le Népal ont également été mises à l’arrêt. L’Everest est à cheval sur la frontière entre le Népal et la Chine et peut être escaladé des deux côtés.
En fermant la voie d’accès sud, le gouvernement népalais va perdre les quelque 4 millions de dollars qu’il perçoit d’habitude avec la vente des permis. Des milliers de personnes au Népal dépendent de l’argent en provenance des expéditions. Le tourisme de haute montagne dans la région rapporte environ 300 millions de dollars par an , essentiellement pendant la saison printanière qui commence en mars et se termine en mai. La fermeture d’accès à l’Everest met des milliers de personnes au chômage.

Une conséquence du verrouillage actuel pourrait être un afflux massifs de visiteurs une fois que les voies d’accès seront à nouveau ouvertes. Il y aura une forte demande de treks. Il serait souhaitable que le Népal mette en place des réglementations d’accès à la montagne ; sinon, de nombreuses difficultés apparaîtront l’année prochaine.
Pour les sherpas, le problème est maintenant de trouver d’autres occupations pour gagner leur vie après l’arrêt de leur principale source de revenus. Ils ont cruellement besoin d’argent pour entretenir leurs familles. Cet argent aide à financer les études des enfants, payer le loyer de la maison et les bien de consommation courante.

Les sherpas sont l’épine dorsale d’une expédition, les premiers à atteindre l’Everest et les derniers à descendre dans la vallée. Ce sont eux qui installent les camps, transportent le matériel et font la cuisine pour les expéditions. Ils installent les cordes et les échelles au-dessus des crevasses afin de permettre aux alpinistes d’atteindre le sommet.
Un sherpa peut gagner 10 000 dollars, ou plus s’il atteint le sommet. Les porteurs ou cuisiniers des camps gagnent en moyenne entre 3 000  et 5 000 dollars au cours de leurs trois mois de travail. Il s’agit d’un montant important par rapport au revenu annuel par habitant qui est de 1035 dollars au Népal.
Il y a déjà eu des interruptions d’expéditions sur l’Everest: une avalanche déclenchée par un séisme a tué 19 personnes dans le camp de base en 2015 et une autre avalanche en 2014 a tué 16 sherpas népalais.
Pour la plupart des gens, le COVID-19 ne provoque que des troubles légers ou modérés, comme de la fièvre et de la toux ; la grande majorité guérissent en une quinzaine de jours. Mais les conséquences s’amplifient en très haute montagne et peuvent devenir dramatiques au camp de base où des grimpeurs sont répartis dans des tentes pendant la phase d’acclimatation. À très haute altitude, le système respiratoire est très sollicité et très éprouvé. Dans la mesure où coronavirus affecte en priorité le système respiratoire, on peut se trouver confronté à des pneumonies  pouvant entraîner la mort.
Source: AP News.

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The lockdown in China and Nepal because of the coronavirus sanitary crisis means the closure of Mount Everest. This situation will have significant financial ramifications for the local sherpas, cooks, porters and other personnel who make their living from the expeditions. It will also affect the clients who paid big money and expedition guides who are still on the hook for expenses. However, everybody agrees it was the right decision in light of the coronavirus

The sherpas badly need the money for their families.  It helps finance the children’s studies, the house rent and the groceries.

Also losing money are clients, who dole out anywhere between $35,000 to $85,000 to be led up the mountain, and expedition operators who have expenses to pay despite the closure.

It is likely many businesses will not survive this crisis.

China shut down the northern route through Tibet due to the COVID-19 pandemic on March 12th, 2020. A day later, expeditions to the Nepal side were closed, too. Everest straddles the border between Nepal and China and can be climbed from both sides.

By shutting down the passage through the south route of Everest, the Nepal government stands to lose some $4 million in permits alone. There are thousands of people who depend on the money spent by climbers in Nepal. The mountaineering industry in the region brings in about $300 million annually and most of it during the spring climbing season that begins in March and ends in May. As a consequence, the closure of the mountains has made thousands of people jobless in the mountaineering community.

A consequence of the current lockdown might be an overcrowding on the mountain when the routes are open again. There will be a backlog of clients eager to make the trek, along with a new batch of climbers. It would be very important that Nepal puts reasonable regulations in place for operators and climbers; otherwise, many problems will appear next year.

For the sherpas, the problem is now to find something else to do to make a living  after their source of income was halted. They are the backbone of an expedition, the first to reach Everest each climbing season and the last to leave. They set up the camps, carry the equipment and cook the food for climbing parties. They fix the ropes and ladders over the crevasses in order to enable mountaineers to scale the peak.

Generally, a sherpa can earn $10,000 or more should they summit. Porters or cooks at the mountaineers’ camps average between $3,000 and $5,000 during their three months of work. This is a significant amount compared with Nepal’s $1,035 annual per capita income.

The climbing community has seen an interruption on Everest before: An earthquake-triggered avalanche killed 19 at the base camp in 2015 and another avalanche in 2014 killed 16 Nepali workers.

For most people, COVID-19 causes only mild or moderate symptoms, such as fever and cough, with the vast majority recovering in about two weeks. But anything respiratory can have dire consequence at base camp, where there are climbers scattered around in tents as they acclimate. At high altitude respiratory systems are much distressed and challenged. The coronavirus, which affects the respiratory system and can lead to pneumonia, would absolutely be much more serious and lead to potentially serious consequences and fatalities much more quickly at altitude.

Source: AP News.

Face nord de l’Everest (Crédit photo: Wikipedia)

Il fut une époque où j’avais envisagé de randonner jusqu’au camp de base de l’Everest, et puis les enfants sont nés ; c’est tombé à l’eau. Finalement, quand je vois les amoncellements de détritus sur cette montagne, je ne regrette rien.

Into the Wild

En ces temps de confinement, si vous avez envie de lire des récits d’aventures à la Jack London, je vous conseille la lecture de Into the WildVoyage au bout de la solitude dans sa version française – publié en 1996. L’auteur – Jon Krakauer – y retrace l’histoire véridique de Christopher McCandless, un jeune homme qui a troqué la civilisation pour un retour à la vie sauvage en Alaska où il trouve la mort.

Christopher McCandless survit environ 112 jours dans l’Alaska sauvage où il se nourrit de racines et de gibier. Bien qu’il ait prévu de camper sur la côte, il décide de s’installer dans un ancien bus aménagé où il meurt de faim, voire d’empoisonnement par ingestion de racines ou de graines toxiques en août 1992

Il y a quelques jours, un groupe de cinq touristes italiens qui avait visité le bus de Mc Candless s’est perdu dans la nature sauvage de l’Alaska et a dû être secouru. Les Alaska State Troopers ont découvert le campement qu’ils avaient établi après avoir visité l’autobus délabré sur la Stampede Trail,  près de la bourgade de Healy. Les randonneurs se trouvaient en réalité à une vingtaine de kilomètres du début du sentier. L’un d’eux avait des gelures aux pieds et il a été transporté à l’hôpital de Fairbanks pour y être soigné. Les sauveteurs ont été alertés par les randonneurs grâce à un téléphone satellitaire et ils ont atteint le site en motoneige.
Le bus se trouve à environ 16 km au nord de l’entrée du Parc National du Denali. Cela fait plusieurs années que des randonneurs doivent être secourus et certains sont morts en tentant de revivre les derniers moments de la vie de Christopher McCandless. En juillet 2019, une jeune biélorusse est décédée après avoir été emportée par le courant de la rivière Teklanika alors qu’elle tentait de rejoindre le bus avec son mari. En 2013, trois randonneurs allemands qui essayaient d’atteindre le bus ont été secourus après avoir été surpris par la soudaine montée des eaux de la rivière.
Les familles de certaines victimes ont suggéré de construire une passerelle au-dessus de la Teklanika. Aucune décision n’a encore été prise. Les autorités locales attirent l’attention sur le fait qu’une passerelle pourrait donner aux gens une fausse impression de sécurité. Elle pourrait inciter encore davantage de personnes à vouloir atteindre le bus, et cela pourrait conduire à plus d’opérations de secours. Une meilleure solution serait peut-être de faire disparaître le bus.
Source: Presse alaskienne.

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During the current lockdown, if you feel like reading adventure stories like those written by Jack London, I advise you to read Into the WildVoyage au Bout de la Solitude in its French version – published in 1996. The author – Jon Krakauer – retraces the true story of Christopher McCandless , a young man who traded civilization for a return to the wild life in Alaska where he died.
Christopher McCandless survived about 112 days in the wild Alaska where he fed on roots and game. Although he had planned to camp on the coast, he decided to settle in an old furnished bus where he died of hunger, or perhaps of poisoning by ingestion of toxic roots or seeds in August 1992

A few days ago, a group of five Italian tourists who had visited Mc Candless’bus got lost in Alaska’s wilderness and had to be rescued. Alaska State Troopers found them on a camp they set up after visiting the dilapidated bus on the Stampede Trail near the interior town of Healy. The hikers were 20 kilometres from the trailhead. One of the hikers had frostbite to his feet and was transported to Fairbanks hospital for treatment. The rescuers were alerted by the hikers with a satellite-based emergency device and they reached the site by snowmobile.

The bus, is located about 16 km north of the entrance to Denali National Park. Over the years, some hikers have been rescued and others have died while trying to retrace McCandless’ last steps. In July 2019, a young woman from Belarus died after she was swept away by the Teklanika River while trying to reach the bus with her husband. In 2013, three German hikers trying to reach the bus were rescued after a river they crossed became impassable because of high, fast-moving water.

Families of some of those who died have suggested building a footbridge over the Teklanika. No decision has been made yet. Local authorities draw attention to the fact that a footbridge might give people a false sense of security. It could lead to more people trying to reach the bus, and that could lead to more rescues. They say that a better solution would be to remove the bus.

Source: Alaskan news papers.

Le célèbre bus 142 sur la Stampede Trail (Source : Wikipedia)

La fonte du permafrost menace l’accès au Parc National du Denali (Alaska) // Permafrost thawing threatens access to Denali National Park

 À l’approche de la saison touristique estivale en Alaska, la route qui traverse le Parc National du Denali inquiète les autorités. La Denali Park Road (147 kilomètres) est le seul moyen de pénétrer dans le parc. Les voitures particulières ne sont pas autorisées au-delà de la borne indiquant le Mile 15, et chaque année des centaines de milliers de visiteurs montent à bord d’autobus privés pour visiter le parc. Par exemple, en 2017, le Parc National du Denali a enregistré plus de 600 000 visites et les touristes ont dépensé 632 millions de dollars.
Le National Park Service a l’intention d’ouvrir la route début juin. Le problème, c’est que des évolutions spectaculaires du relief l’exposent de plus en plus souvent aux glissements de terrain. Les services du parc ont fermé plusieurs fois la route l’été dernier pendant de fortes pluies, avec des chutes de pierres et des coulées de boue. Au mois d’août, quelque 300 personnes et 17 bus sont restés bloqués pendant plusieurs heures au beau milieu du parcours. En décembre, les autorités ont averti qu’une fermeture partielle de la route pourrait être décidée en 2020. Une fermeture de la route du Denali sur une longue période pendant la saison touristique doit absolument être évitée car cela aurait un effet désastreux sur les activités commerciales en l’Alaska.

L’un des principaux problèmes à résoudre concerne l’instabilité du flanc de la montagne le long de la route vers la moitié du trajet. Les derniers relevés effectués par le National Park Service ont révélé que depuis le mois de septembre 2019, le glissement de terrain s’est considérablement accéléré. La cause du phénomène est le dégel du permafrost en raison des températures de plus en plus élevées en Alaska. En conséquence, la route s’est affaissée de près de 5 centimètres chaque jour depuis le mois d’août de l’année dernière. Le sol riche en argile au-dessus du pergélisol peut glisser plus facilement en période de pluie.
Plusieurs solutions sont proposées pour réparer la route, notamment la déviation d’une portion ou la construction d’un pont au-dessus des zones instables. Il a été jugé inconcevable de creuser des tunnels sous la zone du glissement de terrain ou d’édifier des structures pour contrer le glissement de terrain.
J’ai voyagé à deux reprises sur la Denali Park Road et j’ai eu beaucoup de chance car le temps était beau. La route offre des vues spectaculaires sur le Denali, la plus haute montagne d’Amérique du Nord. Pendant le voyage, on peut généralement voir des moutons de Dall, des ours et d’autres animaux comme des élans ou des rennes.
Source: Anchorage Daily News, Service des parcs nationaux.

L’ouverture du Parc National du Denali reste bien sûr conditionnée à l’évolution du coronavirus aux Etats Unis.

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As the summer tourism season approaches in Alaska, there is anxiety around the fate of the road that runs through Denali National Park. The Denali Park Road is the only way to drive into the park. Private vehicles are restricted along the 147- kilometre road past Mile 15, but hundreds of thousands of visitors each year rely on buses run by commercial operators to take them into the park. In 2017, Denali saw more than 600,000 visits, and visitors spent $632 million.

The National Park Service says it intends to open the entire road by early June. The problem is that dramatic changes are making the road increasingly vulnerable to landslides. The park service closed parts of the road multiple times last summer amid heavy rains, rockfall and mudslides, including an incident in August that left around 300 people and 17 buses stranded for a few hours about halfway down the road. In December, the park service issued a warning about the possibility of a partial closure in 2020. A long-term road closure during the summer tourism season the Denali road must absolutely be avoided because it would have a disastrous cascade effect on businesses throughout Alaska.

A slowly advancing slide near the road’s halfway point is one of many areas along the road that is unstable. Recent National Park Service surveys found that since September 2019, the speed of the landslide has increased dramatically: The cause of the phenomenon is the thawing of permafrost because of higher and higher temperatures in Alaska. As a consequence, the road was slumping nearly 5 centimetres every day after August last year. The clay-rich soil that sits at an incline on top of thawing permafrost can slide when it gets wet.

There are multiple solutions proposed for fixing the road, including rerouting a segment or building a bridge across the unstable areas. Tunneling below the landslide or building up supports against landslides was deemed unfeasible.

I travelled twice along the Denali Park Road and was very lucky because the weather was fine. The park offered dramatic views of Denali, North America’s tallest mountain. During the trip, you can usually see Dall sheep, bears and other animals like moose or reindeer.

Source : Anchorage Daily News, National Park Service.

The opening of Denali National Park will necessarily depend on the evolution of COVID-19 in the United States.

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La route avance dans l’immensité du Parc, avec le Denali en toile de fond…

La toundra est omniprésente…

Au détour d’une courbe, le géant apparaît dans toute sa majesté…

La faune est abondante… Ici un renard…

Là des moutons de Daal…

…un élan…

…des rennes…

…ou un ours en train de se gaver de baies dans la toundra.

Photos: C. Grandpey