Stromboli : excursions guidées autorisées jusqu’à 400 mètres d’altitude // Stromboli: guided excursions allowed up to 400 metres a.s.l.

Dans une note rédigée le 19 juillet 2020, j’indiquais que « l’accès au Stromboli est actuellement restreint et les touristes ne peuvent grimper qu’à 400 m d’altitude avec les guides locaux. » Je tenais cette information d’un ami italien, mais il semblerait que j’aie fait preuve d’un trop grand optimisme. En effet, un article paru dans la Gazzetta del Sud précise que jusqu’à ces derniers jours, l’accès au volcan n’était possible que jusqu’à 290 mètres d’altitude. Cette limite d’accès était motivée par l’activité imprévisible du Stromboli qui est capable de produire de fortes explosions, comme au cours de l’été 2019.

Le journal italien nous apprend que le maire de Lipari a signé le 14 septembre 2020, en concertation avec la Protection Civile et les volcanologues italiens, un décret permettant l’accès jusqu’à une altitude de 400 mètres, avec accompagnement de guides volcanologiques autorisés.
Cette décision est, évidemment, bien accueillie sur l’île de Stromboli et plus généralement dans tout l’archipel éolien car les excursions sur le volcan attirent chaque année des milliers de touristes, dont beaucoup d’étrangers. La crise sanitaire n’a rien arrangé en 2020. Les autorités compétentes font toutefois remarquer que la nouvelle altitude d’accès peut être modulée en fonction de l’activité volcanique. .

Source: Gazzeta del Sud. Tous mes remerciements à mon ami sicilien Santo Scalia de m’avoir transmis l’information.

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In a post written on July 19th, 2020, I indicated that “access to Stromboli is currently restricted and tourists can only climb to an altitude of 400m with the local guides.” I got this information from an Italian friend, but it seems I was overly optimistic. Indeed, an article in the Gazzetta del Sud explains that until recent days, access to the volcano was only possible up to an altitude of 290 metres. This access limit was motivated by the unpredictable activity of Stromboli which is capable of producing strong explosions, as in the summer of 2019.
The Italian newspaper tells us that the mayor of Lipari signed on September 14th, 2020, in consultation with Civil Protection and Italian volcanologists, an ordnance allowing access up to an altitude of 400 metres, with the accompaniement of authorized volcanological guides.
This decision was, of course, wolcomed on the island of Stromboli and more generally in the whole Aeolian archipelago because the excursions on the volcano attract each year thousands of tourists, many of them foreigners. The health crisis did not help in 2020. The competent authorities note, however, that the new access altitude can be modulated according to volcanic activity.

Source: Gazzeta del Sud. Many thanks to my Sicilian friend Santo Scalia for passing the information on to me.

Photo : C. Grandpey

Quelques conseils pour traverser à gué les rivières islandaises // A few tips to safely cross rivers in Iceland

Si vous voyagez en voiture pour la première fois en Islande, la solution la plus sure est d’emprunter la route n ° 1 qui fait le tour de l’île, avec de nombreux sites intéressants tout au long de votre chemin.

Si vous voulez visiter l’intérieur de l’Islande, vous devrez rouler sur des pistes non goudronnées et parfois traverser des rivières… sans le moindre pont ! Vous serez donc confronté à des gués dont le franchissement nécessite une technique bien adaptée.
En particulier, la traversée des rivières dans les hautes terres du centre de l’Islande est réservée aux conducteurs expérimentés. Vous devez absolument avoir un véhicule à 4 roues motrices correctement équipé pour parcourir les pistes F dans cette région. Elles ne sont pas goudronnées, souvent en mauvais état, avec de nombreuses rivières en cours de route.
En général, l’assurance des voitures de location ne couvre pas les dégâts causés par l’eau au cours de la traversée d’une rivière. Cela signifie que vous devrez payer la facture de votre poche. La réparation d’un moteur et d’une transmission noyés peut facilement vous coûter 20 à 25 000 dollars!

Voici quelques conseils pour traverser une rivière à gué en Islande:
1) La première précaution est d’attendre qu’un voyageur expérimenté traverse lui aussi la rivière. Dans la mesure du possible, il est conseillé de toujours traverser avec un deuxième véhicule à proximité, susceptible de vous treuiller hors de la rivière, si nécessaire.
2) Vous devez toujours examiner attentivement la rivière avant de tenter de la traverser. Arrêtez le véhicule et sortez pour évaluer la profondeur de la rivière, le courant et a qualité du lit de la rivière. S’il y a la trace d’une piste à travers la rivière, c’est probablement l’endroit le plus sûr pour la traverser.
N’oubliez pas que le niveau des rivières de fonte des glaciers est très variable et peut changer brutalement avec les précipitations et la fonte des glaciers. Une rivière qui est praticable aujourd’hui peut devenir infranchissable demain. Il est bon de noter que les rivières glaciaires sont souvent plus praticables le matin, avant que la glace et la neige commencent à fondre dans les montagnes.
3) Le point le plus étroit d’une rivière n’est jamais l’endroit le plus sûr pour la traverser, car la rivière est plus profonde et coule plus rapidement à cet endroit. Choisissez un endroit où la rivière est plus large et plus calme. N’hésitez pas à marcher dans le lit de la rivière pour vous assurer qu’il n’y a pas d’obstacles cachés ni de nids-de-poule dans l’eau. Assurez-vous que la rivière n’est pas trop profonde pour votre véhicule. N’oubliez pas que l’eau ne doit pas atteindre le haut des pneus. Cela signifie généralement que l’eau ne doit pas arriver plus haut que vos genoux. Si la rivière semble trop dangereuse pour y pénétrer, ne pas s’y aventurer !

4) Vous devez essayer de traverser la rivière en crabe, autrement dit avec un petit angle, avec l’avant du véhicule légèrement orienté vers l’aval. Cela réduit la poussée du courant, mais aussi la probabilité que de l’eau pénètre dans le moteur.
5) Si vous avez un véhicule à quatre roues motrices, vous devez enclencher la fonction 4X4. Vous devez rouler avec le rapport le plus bas si vous conduisez une voiture avec une transmission automatique. Ne changez pas de vitesse une fois dans la rivière.
6) Une fois dans la rivière, vous devez être particulièrement attentif et conduire lentement pour réduire le risque d’éclaboussures dans le moteur et pour pouvoir bien observer la rivière. La vitesse appropriée est celle d’une personne en train de marcher. .

Il semble que ces derniers jours un conducteur ait oublié ces recommandations élémentaires pour traverser la rivière Kaldaklofskvísl dans les hautes terres du centre de l’Islande. Son véhicule est resté coincé au milieu de la rivière. L’eau est entrée à l’intérieur et le conducteur a été obligé de se mettre en sécurité sur le toit. Lorsque les équipes de secours sont arrivées sur les lieux, l’homme était sur le toit depuis environ deux heures. Il a été sorti avec succès de cette situation délicate.

En raison des fortes pluies de ces derniers jours, le niveau des rivières des hautes terres s’est élevé considérablement, ce qui les rend infranchissables pour beaucoup, à moins d’avoir un grand 4×4 ou un 4×4 surélevé. Les secouristes ont plongé sous le véhicule coincé et fixé une corde, ce qui a permis de l’extirper hors de la rivière.
Les services de police du sud de l’Islande ont mis en garde les conducteurs sur le risque de hausse subite du niveau des rivières sur la route Syðri-Fjallabak (F210) qui est praticable uniquement par de gros 4×4. Ces mêmes services de police ont indiqué aux randonneurs qui prévoyaient d’emprunter la Laugavegur entre le Landmannalaugar et Þórsmörk, que le franchissement des rivières pouvait être dangereux.
Source: Icelandic Road and Coastal Authority.

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If you are travelling by car for the first time in Iceland, the safest way is to drive along Road n°1 that goes all around the island, with many interesting sites all along yje way. If you want to visit Iceland’s interior, you will have to drive on unpaved tracks and sometimes have to cross rivers…without a bridge to do so. Then, you will be confronted with fords whose crossing requires a special technique,

In particular, crossing rivers in the Central Highlands is not for inexperienced drivers. You should have a properly equipped 4-wheel drive vehicle for travelling on F-roads in this region. They are unpaved, with many rivers on the way.

As a rule rental car insurance does not cover water damage from river crossing. This means that you will have to pay the full bill, out of pocket. Repairing or replacing a flooded engine and transmission can easily set you back 20-25,000 dollars !

Here are some tips for crossing a river with your vehicle in Iceland:

1) The safest way to cross a river is to wait for an experienced traveller to cross. If you can, you should always cross with a second vehicle nearby to pull you out of the river, if necessary.

2) You should always examine carefully the river and the location before attempting to cross. Stop the vehicle and get out to assess the depth of the river, the current and the riverbed. If there is a track across the river, this is most likely the safest spot to cross.

Remember that glacial melt rivers shift and can change dramatically with rainfall and glacial melt: A river which is passable today can become impassable tomorrow. Just note that glacial rivers are often more passable in the morning, before the ice and the snow melt in the mountains.

3) The narrowest point of a river is never the safest spot to cross, as the river runs deeper and faster at these points. Choose a spot where the river is wider and calmer. Don’t hesitate to wade in to ensure that there are no hidden obstacles or potholes in the water. Ensure that the river is not too deep for your vehicle: Remember that the water should not reach the top of the tires. This usually means the water should not be deeper than your knees. If the river looks too dangerous to wade in, it is absolutely too dangerous to drive across!

 4) You should try to cross the river crab-like, at a small angle, with the front of the vehicle facing slightly downstream. This reduces the push of the current on the vehicle and reduces the likelihood of water getting into the engine.

5) If you have a four wheel drive vehicle you should put the vehicle in four wheel drive, and you should also shift to low gear if you are driving a car with an automatic transmission. Do not shift gears while in the river.

6) Once you have entered the river you must maintain absolutely 100% concentration and drive slowly to reduce the danger of splashing water getting into the engine and permitting you to judge the river. The appropriate speed for river crossing is normal walking speed.

It seems a driver forgot these elementary recommendations while crossing the Kaldaklofskvísl River in the Central Highlands. His vehicle had become stuck in the middle of the river. Water flooded into the vehicle, forcing the driver to seek safety on the roof. When rescue teams arrived on the scene, the man had been on the roof for about two hours. He was successfully brought out of the river.

Due to heavy rain in recent days, rivers in the highlands are swollen, making many of them impassable, unless you’re driving a large or lifted 4×4. The rescue workers dove under the stuck vehicle, fastening it to a rope, thereby making it possible to pull it out of the swollen river.

The South Iceland Police Department has issued a warning to drivers, alerting them to swollen rivers on the Syðri-Fjallabak route (F210), passable only by large 4x4s. Hikers, planning to hike along Laugavegur, that is, between Landmannalaugar and Þórsmörk, were warned that wading across rivers could be dangerous.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority.

Source :  Icelandic Road and Coastal Authority

Dawson City : Le Temps suspendu

Ce n’est pas un secret : je suis un amoureux de l’Arctique et des terres nordiques. Je serais donc volontiers allé au cinéma cette semaine voir le film-documentaire Dawson City : Le Temps suspendu, réalisé par Bill Morrison, qui raconte l’histoire de cette ville entre la Ruée vers l’Or et les débuts du cinéma. Le problème, c’est que Limoges ne figure pas dans la liste des villes où il sera projeté. Je me contenterai donc d’une synthèse des différents sites web où le film est présenté.

On nous explique qu’à travers l’histoire d’une petite ville du Yukon canadien envahie par les chercheurs d’or à la fin du 19ème siècle, c’est une émouvante plongée dans l’histoire des débuts du cinéma muet que propose le film Dawson City: Le Temps suspendu. Réalisé en 2016 et diffusé sur Arte en 2017 (je l’ai malheureusement raté !), ce documentaire américain avait été présenté à la Cinémathèque et au Centre Pompidou. Il sort pour la première fois en salles ce 5 août 2020.

Le film raconte les conséquences d’une étonnante découverte faite en 1978 à Dawson City, à 560 kilomètres au sud du cercle polaire arctique, non loin de l’Alaska. Lors de travaux destinés à la construction d’un centre de loisirs, le conducteur d’une pelleteuse a fait surgir de terre des centaines de bobines de films miraculeusement conservées dans le pergélisol.

Fondée en 1897, Dawson a vu sa population passer de quelques centaines à 40 000 habitants au moment de la Ruée vers l’Or à la fin du 19ème siècle. Hôtels, banques, commerces, théâtres, cinémas, cabarets, casinos, maisons closes ont surgi de terre, avant que la folie ne retombe et que Dawson ne retrouve son calme et se vide de ses nouveaux habitants, partis poursuivre leur chasse à l’or vers l’Alaska.

C’est après cette vague humaine que les films ont commencé à arriver à Dawson, par centaines, parfois deux ou trois ans après leur sortie. Comme la ville était au bout de la chaîne de distribution, une fois les projections terminées, les distributeurs n’ont pas eu envie de payer pour renvoyer les bobines, qui se sont donc accumulées. Elles ont ensuite été soit jetées dans le Yukon, soit enterrées dans le sol qui était encore gelé à cette époque. Au final, seul un petit pourcentage des films qui sont passés par Dawson City a été enterré. Les rescapés se sont retrouvés sous la piscine municipale jusqu’à ce jour de 1978 où la pelleteuse les a fait sortir de leur cachette. On a dénombré 533 bobines, confiées aux Archives nationales du Canada et à la bibliothèque du Congrès américain qui sont parvenus à restaurer les vestiges de 372 films muets.

Ceux qui ont déjà vu le film expliquent qu’il s’accompagne d’une musique légèrement envoûtante et n’a pas recours à la voix off. Il est composé de quelques interviews, de nombreux extraits des 372 films et d’une multitude de photos avec des phrases explicatives. Les films, muets et en noir et blanc, dont certains avaient disparu, sont parfois des extraits d’actualités de l’époque ou des documentaires tels que Birth of Flowers (1911), A Trip to Palestine (1907), ou Elephant Racing at Perak (1911). On y voit – entre autres – l’accueil de clients par les prostituées d’une maison close, un combat de boxe ou un match de baseball, des joueurs de cartes, des incendies de bâtiments et, bien sûr, des images de la Ruée vers l’Or. Toutefois, la plupart des extraits sont ceux de films de fiction, réalisés entre 1903 et 1929,

Les critiques saluent cette plongée intéressante et nostalgique dans l’histoire du cinéma muet, parfois un peu longue au début mais très documentée et passionnante pour les amoureux du 7ème art.

Source : Première.

Je pense que Dawson City : le Temps suspendu est réservé à ceux qui connaissent l’histoire de la Ruée vers l’Or au 19ème siècle. Sans cela, le spectateur risque de passer à côté du sujet. Je me suis rendu à Dawson City il y a quelques années et j’y serais retourné en 2020 si le virus n’avait pas entraîné la fermeture de la frontière canadienne. La ville et ses environs regorgent de souvenirs de la Ruée vers l’Or. J’avais en tête les pages écrites, entre autres, par Jack London et Jules Verne quand j’ai visité la ville et les sites d’extraction, abandonnés pour la plupart. Pour bien comprendre ce qu’ont enduré les hommes et femmes qui ont participé à cette ruée de fous, il faut se rendre à ses points de départ, débarquer à Juneau ou Skagway, prendre le train qui grimpe au célèbre White Pass immortalisé par Charlie Chaplin dans La Ruée vers l’Or, et visiter les cimetières en bordure des villes où ont vécu les chercheurs d’or. Le rêve n’est jamais très loin…

Voici la bande-annonce du film et quelques images de Dawson City…

https://youtu.be/cFmK0fl-X44

Photos : C. Grandpey

Les Suisses et le dégel du permafrost de roche // The Swiss and the thawing of rock permafrost

La presse suisse vient de diffuser plusieurs articles sur le dégel de ce que j’appelle le « permafrost de roche » dans les Alpes. Etant donné la surface occupée par les montagnes dans leurs pays, les Helvètes sont en première ligne devant ce phénomène et en particulier la fonte de la glace qui assure la cohésion des massifs rocheux.

J’ai alerté à plusieurs reprises sur le dégel du pergélisol en Sibérie, mais ce qui est vrai pour la Russie l’est aussi dans les Alpes: au-dessus de 2500 à 2600 mètres. La hausse constante des températures et le dégel du permafrost de roche ne sont n’est pas sans conséquences dans un pays montagneux comme la Suisse.

Les remontées mécaniques et les chemins de randonnée sont particulièrement menacés. Ces derniers ne sont parfois plus praticables à cause des chutes de pierres. Les glaciologues suisses expliquent que le permafrost peut atteindre 100 mètres de profondeur, mais le problème actuel concerne la couche dite ‘active’, autrement dit  jusqu’à 4 ou 5 mètres de profondeur. En effet, c’est sur elle que reposent de nombreuses structures alpines comme les refuges ou les remontées mécaniques dont certaines ont dû être fermées.

En octobre dernier, un affaissement de terrain provoqué par le dégel du pergélisol a entraîné la fermeture en urgence du spectaculaire téléphérique Fiescheralp-Eggishorn qui permet d’atteindre un extraordinaire point de vue sur le glacier d’Aletsch.
Par crainte des accidents, certaines communes ont décidé de poser des panneaux de fermeture sur les sentiers de montagne à risque pour dissuader randonneurs et alpinistes de les emprunter. Dans la vallée de Zermatt, plusieurs sections du célèbre sentier de randonnée de l’Europaweg ont été fermées ces dernières années en raison des risques d’éboulements

Source : Radio Télévision Suisse.

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The Swiss press has just published several articles about the thawing of what I call « rock permafrost » in the Alps. Given the area occupied by the mountains in their country, the Helvetians are in the front line of this phenomenon and in particular the melting of the ice which ensures the cohesion of the rocks.
I have repeatedly warned of the thawing of permafrost in Siberia, but what is true for Russia is also true for the Alps: above 2,500 to 2,600 metres. The constant rise in temperatures and the thawing of rock permafrost are not without consequences in a mountainous country like Switzerland.
The ski lifts, cable cars and hiking trails are particularly threatened. The latter are sometimes no longer passable because of falling rocks. Swiss glaciologists explain that permafrost can reach 100 meters deep, but the current problem concerns the so-called « active » layer, in other words down to 4 or 5 metres deep. Indeed, many alpine structures such as mountain huts or ski lifts are built on it and some of them had to be closed.
Last October, a land subsidence caused by thawing permafrost led to the emergency closure of the spectacular Fiescheralp-Eggishorn cable car, which provides an extraordinary viewpoint over the Aletsch Glacier.
For fear of accidents, some municipalities have decided to put up closure signs on high-risk mountain trails to dissuade hikers and climbers from using them. In the Zermatt Valley, several sections of the famous Europaweg hiking trail have been closed in recent years due to the risk of landslides
Source: Radio Télévision Suisse.

Le superbe glacier d’Aletsch et la région de Zermatt, dominée par le Cervin, sont le paradis des randonneurs et des alpinistes, mais le dégel du permafrost de roche complique sérieusement la pratique ce ces activités (Photos : C. Grandpey)

Nouvelles restrictions de voyage en Islande // New travel restrictions in Iceland

L’Islande est l’une des destinations préférées des volcanophiles. Cependant, en raison du pandémie de Covid-19, il existe des restrictions de voyage à l’arrivée à l’aéroport de Keflavik, et ensuite pendant le séjour dans ce pays.
La plupart des voyageurs qui arrivent en Islande par avion ou par bateau, doivent choisir entre subir un test COVID à l’arrivée ou rester en quatorzaine.
Il convient de noter que des règles particulières s’appliquent aux voyageurs arrivant du Danemark, d’Allemagne, de Norvège et de Finlande qui ne sont pas tenus de se mettre en quatorzaine ou d’être testés s’ils sont restés dans ces pays pendant 14 jours ou plus avant leur arrivée en Islande. Cela signifie que les voyageurs français doivent être testés.
Lors d’une conférence de presse tenue le 30 juillet 2020, le gouvernement islandais a annoncé de nouvelles restrictions sur les rassemblements publics ; elles entreront en vigueur à midi le 31 juillet, pour deux semaines. Si elles s’avèrent insuffisantes pour contenir la propagation du virus, des mesures plus contraignantes pourraient être introduites.
Le nombre de nouveaux cas confirmés de COVID-19 ne cesse d’augmenter en Islande. Le Premier ministre a annoncé que le nombre maximum de personnes autorisées à se rassembler passera de 500 à 100, à l’exclusion des enfants nés en 2005 ou après. La règle de distance sociale de 2 mètres est obligatoire. Les gens doivent porter un masque lorsqu’ils utilisent les transports en commun. Les magasins et les bâtiments publics doivent fréquemment désinfecter toutes les surfaces de contact. Les piscines et les restaurants doivent s’assurer que la règle des 2 mètres peut être respectée. Les bars et restaurants continueront à fermer à 23h, comme c’est la règle depuis un certain temps.
Toutes les personnes arrivant de zones à risque qui prévoient de rester en Islande pendant dix jours ou plus et dont le test de dépistage du coronavirus est négatif à l’arrivée devront subir un deuxième test de dépistage quatre à six jours après leur arrivée et prendre les précautions précédemment requises pour les Islandais de retour de l’étranger et tous les habitants de l’île. Tous les visiteurs doivent faire preuve de prudence et rester seuls et sans contact pendant 24 heures après leur arrivée en attendant les résultats des tests.
Source: Iceland Monitor.

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Iceland is one of the most popular destinations among volcano lovers. However, because of the Covid-19 pandemic, there are travel restrictions when arriving at keflavik Airport, and next for visiting the country.

Most travellers arriving in Iceland, either by plane or by boat, must choose between undergoing a COVID test upon arrival, or entering two-week quarantine.

Il should be noted new rules apply for traveers arriving from Denmark, Germany, Norway and Finland who are not required to go into quarantine or be tested if they have stayed in these countries for 14 days or more before arrival in Iceland. This means French travellers have to be tested.

At a press conference held on July 30th, 2020, the Icelandic government announced new restrictions on public gatherings, to take effect at noon on July 31st. They will be in effect for two weeks. If they prove inadequate to contain the spread of the disease, stricter measures could be introduced.

The number of new confirmed cases of COVID-19 keeps climbing in Iceland. The Prime Minister announced that the maximum number of people allowed to gather will be reduced from 500 to 100, excluding children born 2005 or later. The 2-meter social distancing rule will be mandatory. People will be required to carry face masks when using public transportation. Stores and public buildings must frequently disinfect all contact surfaces. Swimming pools and restaurants must make sure the 2-meter rule can be respected. Bars and restaurants will have to close at 11 pm, as has been the rule for a while.

All visitors arriving from risk areas who plan to stay in Iceland for ten days or more and who test negative for the coronavirus upon arrival will be required to undergo a second testing for the coronavirus four to six days after arrival and take special precautions, previously required solely for Icelanders returning from abroad and all residents of Iceland.

All visitors to the country must exercise caution and keep to themselves for 24 hours after arrival while waiting for test results.

Source: Iceland Monitor.

Avec les mesures sanitaires et de distanciation sociale, le Lagon Bleu perd une partie de son charme! (Photo : C. Grandpey)

La fraîcheur de la Vallée de la Mort…

Dans une note précédente, j’évoquais le coup de chaleur subi les 10 et 11 juillet 2020 par la Vallée de la Mort, ainsi que la fournaise que j’avais dû affronter lors de ma première visite dans le parc national en 2013.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, c’est dans la Vallée de la Mort que j’ai rencontré les températures les plus « fraîches » en 2017, lors de mon dernier voyage dans le sud-ouest des Etats-Unis où je voulais visiter les zones désertiques avec leurs cactus qui, tels des candélabres, dressent leurs branches vers le ciel.

Il faisait très chaud dans l’Arizona et le thermomètre oscillait entre une quarantaine de degrés la journée et 35°C pendant la nuit. Je me disais que la Vallée de la Mort allait de nouveau être une sacrée épreuve, comme en 2013. Que nenni ! A Badwater, le point le plus bas de la Vallée, le thermomètre de la voiture montrait 24°C, avec une légère brise fort agréable. J’ai profité de cette température très agréable pour aller parcourir tranquillement ce lieu hors du commun, avec une longue halte dans la zone volcanique de l’Ubehebe dans le nord du Parc…

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Des cactus de l’Arizona aux volcans de la Vallée de la Mort…

Photos : C. Grandpey

 

La fournaise de la Vallée de la Mort…

On a récemment parlé des pics de chaleur dans le nord de la Sibérie où la température a atteint 38°C, du jamais vu dans cette région di globe. Malgré tout, on est très loin du coup de chaud subi par la Vallée de la Mort pendant le week-end des 11 et 12 juillet 2020. On a enregistré des températures de plus de 53°C  et flirté avec les records de chaleur dans ce lieu hors du commun. La dernière fois que le parc national a atteint une température aussi élevée, c’était en 2013, alors que je visitais pour le première fois ce lieu très particulier mais ô combien fascinant. J’y allais pour mourir moins bête …et j’y suis retourné à deux reprises !

Lors de ma visite de 2013, le thermomètre avoisinait les 50 degrés, ce qui demande de prendre certaines précautions. La première est d’avoir fait le plein de carburant avant de descendre dans la Vallée. Pas question de tomber en panne d’essence par une telle chaleur. La conduite d’un véhicule suppose d’avoir le pied léger sur l’accélérateur (ne pas oublier que l’on est avec une boîte de vitesse automatique). Il est conseillé de couper la climatisation dans les montées afin que le moteur ne prenne pas un coup de chaud et cesse de fonctionner, ce qui pourrait rapidement virer à la catastrophe. Il est indispensable de prévoir des bouteilles d’eau dans la glacière et de refaire provision de glaçons avant d’accéder à la Vallée, au cas où… La déshydratation est extrêmement rapide, d’autant plus que l’air est très, très sec. Je me souviens qu’il fallait que je mette mon appareil photo dans l’ombre de mon corps pour protéger les circuits électroniques. Dans les sanitaires, l’eau chaude coule de tous les robinets. Impossible de se rafraîchir le visage.

Des rangers sont présents dans le Parc, mais ils ne peuvent pas être partout à la fois. La plus grande prudence est donc de mise. Quand il fait une telle chaleur, il faut limiter ses déplacements à l’extérieur du véhicule. On sort le temps de prendre des photos et on revient dans l’habitacle climatisé. Les randonnées ne sont possibles que lorsque le thermomètre descend en dessous de 35°C, autrement dit en tout début de matinée. C’est ce que j’ai fait lors de mon deuxième séjour dans la Vallée. J’avais passé la nuit dans l’hôtel de Stovepipe Wells  et je me suis rendu sur les dunes de sable de Mesquite Flat en fin de nuit pour profiter des superbes couleurs de l’aube. Silence parfait. Une pure magie…

Plus d’informations sur la sécurité liée à la chaleur dans la Vallée de la Mort à cette adresse : https://www.nps.gov/deva/planyourvisit/safety.htm

Photos : C. Grandpey