Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde, telle qu’elle est décrite dans le dernier rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution:

On observe quotidiennement une incandescence nocturne dans le cratère du Mayon (Philippines). Les 27 et 30 novembre 2018, des explosions phréatiques ont généré des panaches de cendre s’élevant à 300-500 mètres au-dessus du volcan. Le niveau d’alerte reste à 2, avec des zones d’exclusion de 6 km et 7 km.
Source: PHIVOLCS.

L’éruption se poursuit sur le Veniaminof (Aléoutiennes / Alaska). Les données satellitaires et les images de la webcam indiquent des températures de surface élevées dans la caldera. Des panaches de vapeur et de cendre sont périodiquement identifiés sur les images. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Source: AVO.

Entre le 23 et le 29 novembre, le dôme de lave dans le cratère du Merapi (Indonésie) a augmenté à un rythme de 2 500 mètres cubes par jour. Le 29 novembre, le volume du dôme était estimé à 329 000 mètres cubes. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.

On observe les émissions de vapeur et de gaz habituelles sur le Popocatépetl (Mexique). Des épisodes de tremor sont enregistrés presque quotidiennement. Le 2 décembre 2018, des explosions ont éjecté des matériaux incandescents sur les flancs supérieurs du volcan et ont généré des panaches de cendre s’élevant à 2,5 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à Jaune, Phase Deux.

Une moyenne quotidienne de 21 explosions est observée actuellement sur le Sabancaya (Pérou). Des événements sismiques longue période sont toujours enregistrés. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent habituellement jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Le 28 novembre, les émissions de SO2 atteignaient 4600 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère à moins de 12 km.

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Here is the latest news of volcanic activity around the world, as reported in the Smithsonian Institution’s Weekly Report:

Crater incandescence can be seen at night on Mayon (Philippines). On November 27th and 30th, 2018, phreatic explosions generated ash plumes that rose 300-500 metres above the volcano. The alert level remains at 2, with 6-km and 7-km exclusion zones.

Source: PHIVOLCS.

The eruption continues at Veniaminof (Aleutians / Alaska). Satellite and webcam data show elevated surface temperatures in the caldera. Steam and ash plumes are periodically identified in webcam and satellite images. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source: AVO.

Between November 23rd and 29th, the lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) grew at a rate of 2,500 cubic metres per day. By November 29th, the volume of the dome was an estimated 329,000 cubic metres. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are asked to remain outside of the 3-km exclusion zone.

One observes the usual steam-and-gas emissions at Popocatépetl (Mexico). Periods of volcanic tremor are detected almost daily. Explosions on December 2nd ejected incandescent material onto the upper flanks, and generated ash plumes that rose 2.5 km above the crater. The alert level remains at Yellow, Phase Two.

An average of 21 explosions per day currently occurs at Sabancaya (Peru). Long-period seismic events are still recorded. Gas-and-ash plumes usually rise as high as 2.5 km above the crater. On November 28th, SO2 emissions reached 4,600 tons per day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Les voitures électriques sont-elles écologiques? (1) // Are electric cars environment-friendly? (1)

Depuis plusieurs années, nos gouvernements encouragent le développement des voitures électriques censées réduire les émissions de gaz à effet de serre, le gaz carbonique en particulier. Toutefois, à y regarder de plus près, il n’est pas certain que les véhicules électriques soient aussi écologiques qu’on veut bien nous le faire croire. Ils tirent leur électricité de batteries au lithium, au même titre que les smartphones (pardon, téléphones intelligents) et autres tablettes. Sans oublier les propriétés pharmaceutiques du lithium, récemment utilisé également dans l’aéronautique.

Le lithium ne se trouve pas partout dans le monde. En France, nous n’en avons pas ; il faut donc aller le chercher ailleurs. C’est en Amérique du Sud et en Australie que se trouvent les réserves les plus importantes de ce précieux minerai. Etant donnée l’importance de la demande, on va forcément assister à une intensification minière qui aura des conséquences environnementales et sociales, sur fond de corruption et de conflits d’intérêts.

Les salars de Bolivie et d’Argentine sont les plus menacés. Il y a quelques jours, j’attirais l’attention des visiteurs de mon blog sur le salar d’Uyuni en Bolivie dont la splendeur risque fort d’être ruinée à court terme par l’exploitation du lithium qui a déjà commencé discrètement sur le site.

En Argentine, l’extraction de cet « or blanc » a commencé il y a environ cinq ans et elle passe aujourd’hui à l’étape supérieure. Le passage à une production à l’échelle industrielle ne sera pas sans conséquences sociales et environnementales.

Selon l’étude du cabinet américain McKinsey, la production de voitures électriques devrait dépasser celle des véhicules à moteur thermique dès 2030. Nul doute que la production de lithium va monter en flèche. Tous les regards sont tournés vers le triangle ABC – Argentine, Bolivie et Chili – où se trouvent près de 85 % des réserves mondiales du minéral. Chaque multinationale entend bien s’offrir une part du gâteau et l’Argentine est en train de rapidement rattraper son retard sur ses deux voisins.

Contrairement à la Bolivie, l’Argentine a largement ouvert ses portes aux compagnies étrangères. Dotées de technologies de pointe, celles-ci délaissent progressivement le sous-sol chilien pour la pureté du lithium argentin. Les Japonais, Australiens, Français, Sud-coréens, Canadiens, Américains, Polonais, Allemands et bientôt Turcs ou Indiens ont déjà planté des jalons dans le pays. Cette arrivée massive modifie de façon profonde l’environnement local. Par exemple, à Olaroz, l’exploitation du lithium occupera dix-huit mille hectares pendant quarante ans, le tout pour un investissement de plus de 230 millions de dollars. L’objectif est de produire 17 500 tonnes de lithium par an.

L’extraction du lithium demande des installations lourdes. Pour atteindre le tonnage que je viens de mentionner, il a fallu creuser vingt-trois puits de deux cents mètres de profondeur à dix kilomètres du site. Une fois pompées, les saumures – riches en lithium – sont acheminées vers de grands bassins d’évaporation de la taille de 700 terrains de football. Ils permettront de révéler le lithium qui sera transporté vers l’usine pour le transformer en carbonate de lithium, afin d’être exporté.

Les exploitants des mines de lithium font remarquer que le processus d’extraction est écologique car il utilise l’énergie solaire et éolienne, ce qui est très différent de l’activité minière traditionnelle, connue pour sa pollution. Ce progrès environnemental est confirmé par la société française ERAMET qui exploite un salar à Salta. Selon ses responsables, l’entreprise « évalue le potentiel économique » du gisement et étudie « un procédé innovant pour l’extraction du lithium dont l’empreinte environnementale est sensiblement réduite en comparaison des procédés conventionnels, du fait de la diminution très significative des surfaces d’évaporation nécessaires.»

Malgré tout, si l’industrie du lithium se révèle un peu moins destructrice que d’autres activités minières comme le plomb, le zinc ou l’étain, son problème réside dans la faiblesse d’un code minier national. Sans mesures d’encadrement de l’extraction du lithium, on va droit vers un désastre écologique. Vigognes, flamants roses, lamas, souris mais aussi bactéries extrêmophiles sont directement menacés. Le processus d’exploitation du lithium demande beaucoup d’eau et il y a un fort risque de sécheresse dans une région où la situation s’avère déjà tendue. En moyenne, on a besoin de dix litres d’eau par seconde pour tenir les cadences de production fixées par les investisseurs. Il est facile d’imaginer la situation si tous les pays mentionnés ci-dessus viennent exploiter le lithium d’Amérique du Sud.

Les communautés autochtones de la région sont déjà les premières victimes collatérales. Suite aux différents pompages, l’eau de la région se trouve partiellement salinisée. C’est un drame pour ces populations qui dépendent de l’agriculture et de la culture du sel. C’est tout un mode de vie qui est menacé. Les salars représentent également un lieu sacré, la Pachamama, que les habitants honorent chaque année au mois d’août.

Plusieurs actions en justice ont été portées par la population locale afin de stopper ces projets, mais c’est le pot de terre contre le pot de fer. Malgré une poignée de batailles gagnées, aucune jurisprudence n’existe à ce sujet. Les mouvements contestataires se sont rapidement disloqués à l’annonce des promesses de créations d’emplois, mais au final, seulement une centaine de personnes seront employées sur chaque site, avec une minorité provenant de la région.

La corruption orchestrée par les autorités locales achève de noircir le tableau. Une voiture, un réfrigérateur ou une simple caisse de bière offerte à la population suffisent à convaincre les habitants du bien-fondé des projets…

Source : Presse nationale (ReporTerre, par exemple) et internationale.

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For several years, our governments have been promoting the development of electric cars that are supposed to reduce greenhouse gas emissions, particularly carbon dioxide. However, on closer inspection, it is not certain that electric vehicles are as ecological as we would like to believe. They draw their electricity from lithium batteries, just like smartphones and tablets. Not to mention the pharmaceutical properties of lithium, recently also used in aeronautics.
Lithium is not found everywhere in the world. In France, we do not have it; so we have to look for it elsewhere. It is in South America and Australia that the most important reserves of this valuable mineral are found. Given the importance of demand, we will inevitably witness an intensification of mining that will have environmental and social consequences, with a background of corruption and conflicts of interest.
Salars of Bolivia and Argentina are the most threatened. A few days ago, I drew the attention of visitors to my blog about the salar of Uyuni in Bolivia whose splendor is likely to be ruined in the short term by the exploitation of lithium which has already begun discreetly on the site.
In Argentina, the extraction of this « white gold » began about five years ago and is now moving to the next level. The transition to industrial scale production will not be without social and environmental consequences.
According to a study by the US firm McKinsey, the production of electric cars is expected to exceed that of thermal vehicles by 2030. There is little doubt that lithium production will skyrocket. All eyes are on the ABC triangle – Argentina, Bolivia and Chile – where nearly 85% of the world’s mineral reserves are located. Each multinational intends to offer itself a piece of the cake and Argentina is quickly catching up with its two neighbours.
Unlike Bolivia, Argentina has largely opened its doors to foreign companies. Endowed with advanced technologies, these gradually abandon the Chilean subsoil for the purity of Argentine lithium. The Japanese, Australians, French, South Koreans, Canadians, Americans, Poles, Germans and soon Turks or Indians have already set foot in the country. This massive arrival profoundly modifies the local environment. For example, in Olaroz, lithium mining will occupy eighteen thousand hectares for forty years, all for an investment of more than $ 230 million. The goal is to produce 17,500 tons of lithium per year.
Lithium extraction requires heavy installations. To reach the tonnage I just mentioned, it was necessary to dig twenty-three wells two hundred meters deep at ten kilometers from the site. Once pumped, brines – rich in lithium – are transported to large evaporation ponds the size of 700 football fields. They will reveal the lithium that will be transported to the plant to turn it into lithium carbonate for export.
Lithium mine operators note that the extraction process is environmentally friendly because it uses solar and wind energy, which is very different from traditional mining, known for its pollution. This environmental progress is confirmed by the French company ERAMET which operates a salar in Salta. According to its managers, the company « assesses the economic potential » of the deposit and studies « an innovative process for the extraction of lithium whose environmental footprint is significantly reduced in comparison with conventional processes, because of the very significant reduction in necessary evaporation surface area. »
Nevertheless, if the lithium industry is a little less destructive than other mining activities such as lead, zinc or tin, its problem lies in the weakness of a national mining code. Without management measures of lithium extraction, we are heading towards an ecological disaster. Vigognes, flamingos, llamas, mice but also extremophile bacteria are directly threatened. The process of mining lithium requires a lot of water and there is a high risk of drought in an area where the situation is already tense. On average, one needs ten litres of water per second to keep up with the production rates set by investors. It is easy to imagine the situation if all the above-mentioned countries come to exploit the lithium of South America.
The indigenous communities in the region are already the first collateral victims. Following the various pumping operations, the water of the region is partially saline.This is a tragedy for these people who depend on agriculture and salt farming. It is a whole way of life that is threatened. The salar also represents a sacred place, the Pachamama, which locals honor each year in August.
Several lawsuits have been brought by the local population to stop these projects. Despite a handful of battles won, no case law exists on this subject. Protest movements quickly disintegrated at the announcement of promises of job creation, but in the end, only a hundred people will be employed on each site, with a minority from the region.
The corruption orchestrated by the local authorities completes the picture. A car, a refrigerator or a simple box of beer offered to the population is enough to convince the inhabitants of the merits of the projects …
Source: National (ReporTerre, for instance) and international.press.

Lithium contre beauté des salars = Nature contre intérêts économiques et financiers. On connaît d’avance le vainqueur!

Lithium vs. the beauty of salars = Nature vs. economic and financial interests. The winner is known in advance!

(Photos: C. Grandpey)

Sous la menace du Nevado del Ruiz… // Under the threat of Nevado del Ruiz…

On peut lire ces jours-ci dans The Guardian un article très intéressant sur Manizales, une ville du centre de la Colombie, qui, selon le journal anglais, est «la plus dangereuse au monde». L’expression est tout à fait justifiée, car Manizales a été confrontée à des situations graves, voire désespérées. Ainsi, dans la soirée du 13 novembre 1985, les habitants ont entendu un grondement qu’ils ont d’abord attribué à un camion qui venait de se renverser. Puis, des cris se sont fait entendre. Les habitants du fond de la vallée venaient de se faire emporter par une coulée de boue en provenance du Nevado del Ruiz, un volcan à 15 kilomètres à l’est. Il a fallu des mois pour nettoyer et évacuer les matériaux laissés par le lahar et récupérer les corps.
A l’est du volcan, les dégâts ont été catastrophiques. Lorsqu’un pilote a téléphoné au président d’alors, Belisario Betancur, pour lui dire que la ville d’Armero avait été «rayée de la carte», le président lui a dit qu’il exagérait. Le pilote disait la vérité: les deux tiers des 29 000 habitants avaient péri dans la coulée de boue, la pire catastrophe naturelle de l’histoire de la Colombie.
Répartie sur une série de crêtes montagneuses dominée par le Nevado del Ruiz, cette zone urbaine est confrontée à une série de catastrophes naturelles, comme nulle part ailleurs dans le monde.

La ville de Manizales, la capitale du département de Caldas, a été secouée par six séismes majeurs au 20ème siècle, dont un avec une magnitude de M 6,2 qui a causé la mort de 2 000 personnes dans la ville voisine d’Armenia. Les violentes éruptions du Nevado del Ruiz, comme celle de 1985, sont rares mais le volcan crache souvent des nuages de cendre qui recouvre la ville et ferme l’aéroport. En outre, le relief montagneux de la région crée un microclimat propice aux pluies diluviennes et donc à des conditions idéales pour les glissements de terrain.
Les 400 000 habitants de Manizales ont appris à cohabiter avec cette situation précaire. Ils ont tiré les leçons de la tragédie d’Armero et sont connus pour leur bonne politique de gestion des risques. Manizales est devenu une référence mondiale dans ce domaine.

Sur les murs du Colombian Geological Survey, une douzaine d’écrans montrent en direct l’activité sismique, les images satellite et celles diffusées par la webcam orientée vers le volcan tout proche. Avec près de 150 capteurs et autres points de données, le Nevado del Ruiz est l’un des volcans les plus surveillés au monde.
Dans les banlieues les plus pauvres de la ville, des travaux sont en cours pour stabiliser les pentes herbeuses des collines avec du béton et pour creuser des canaux d’évacuation des eaux pluviales afin de limiter le risque d’inondations. La ville dispose d’une carte qui évalue les risques aux infrastructures, y compris les bâtiments individuels. Des capteurs fournissent également une analyse automatisée en temps réel des inondations et des séismes.

La ville de Manizales est connue dans le monde entier pour son approche innovante en matière de prévention et de réaction aux catastrophes. Cette approche repose sur la politique plutôt que sur la technologie. Le gouvernement colombien exige que toutes les municipalités entreprennent des activités d’évaluation et de prévention des risques naturels, mais ces initiatives souffrent souvent d’un manque de volonté politique. Les maires préfèrent donner la priorité à des projets visibles de tous, tels que les écoles ou les stades, qui sont de meilleurs investissements pour leur propre avenir politique, plutôt que de dépenser de l’argent pour des mesures de protection de la population qui sont moins spectaculaires.
Manizales finance ses projets de différentes façons. Il y a une taxe environnementale. Une prime d’assurance solidaire est perçue sur les biens immobiliers, ce qui signifie que les quartiers où les habitants ont les revenus les plus élevés viennent en aide à ceux habités par les personnes les plus démunies. Des allégements fiscaux sont également accordés aux propriétaires qui réduisent la vulnérabilité de leurs biens.
Chaque mois d’octobre, la ville organise une «semaine de prévention» au cours de laquelle des exercices d’urgence sont prévus, non seulement pour les catastrophes naturelles, mais également pour les accidents de la route et les incendies. En avril 2017, des précipitations intenses ont provoqué plus de 300 glissements de terrain et tué 17 personnes. Pourtant, en l’espace d’une semaine, grâce à une organisation bien huilée, les routes ont été nettoyées et la ville a retrouvé une vie normale.
Néanmoins, les dangers liés au manque de préparation de la population sont omniprésents. Ainsi, dans la ville de Mocoa, dans le sud du pays, une tempête a provoqué l’un des désastres les plus meurtriers de la dernière décennie en Colombie, avec des glissements de terrain qui ont tué plus de 250 personnes. 30 000 autres ont été évacuées et la remise en ordre de la ville a pris près de six mois.
Source: The Guardian.

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One can read these days in The Guardian a very interesting article about Manizales in central Colombia which, the English newspaper says, is “the world’s riskiest.” The expression is quite justified as Manizales has been confronted with serious and even desperate situations. On the evening of November 13th1985, the inhabitants heard a roar which they believed first was a truck overturning. Then screams could be heard. The people living in the lower part of the valley were swept to their deaths by the water and rocks propelled by the eruption of Nevado del Ruiz, 15 kilometres to the east. It took months to clear the debris and recover the bodies.

On the volcano’s eastern side, the damage was catastrophic. When a pilot telephoned then-president Belisario Betancur to tell him the town of Armero had been “wiped from the map”, the president told him not to exaggerate. But he wasn’t: two-thirds of the 29,000 inhabitants had died in the mudslide, the worst natural disaster in Colombia’s history.

Sprawled over a series of mountain ridges in the shadow of Nevado del Ruiz, this urban area faces a panoply of natural disaster risks that are unmatched anywhere else in the world.

The city of Manizales, the capital of Caldas, experienced six major earthquakes in the 20th century, including one with an M 6.2 event which killed 2,000 people in the neighbouring town of Armenia. Powerful eruptions of Ruiz like the one in 1985 are rare, but the volcano frequently belches ash that coats the city and closes the airport. Besides, the region’s mountainous terrain creates a microclimate prone to torrential rains and ideal conditions for mudslides.

The city’s 400,000 citizens have learned to live with their precarious situation. Spurred on by the bitter lessons of the Armero tragedy, they have now earned a new reputation for good public policy. Manizales has become a global reference for disaster-risk reduction.

On the walls of the Colombian Geological Survey office, a dozen plasma screens relay seismic activity, satellite imagery and webcam footage of the nearby volcano. With nearly 150 sensors and data points, Ruiz is one of the most closely monitored volcanoes in the world.

In the city’s outlying poorer neighbourhoods, work is in progress to stabilise the grassy hillside slopes with concrete, and to dig runoff channels to mitigate floods. The city has a map that evaluates risk down to individual buildings. Sensors also provide automated, real-time analysis of floods and earthquakes.

Manizales is recognised around the world for its innovative approach to preventing and responding to disasters. The city’s particular success is based on policy, rather than technology. Colombia requires all municipalities to undertake risk assessments and mitigation activities, but these initiatives often suffer from a lack of political will. Governors and mayors tend to view visible projects, such as schools or sports stadiums, as better investments for their own political prospects rather than spending on less visible disaster resilience.

Manizales funds its projects through a variety of methods. There is an environmental tax. A cross-subsidised collective insurance premium is charged on properties, meaning higher-income sectors cover poorer groups. Tax breaks are also offered to homeowners who reduce the vulnerability of their properties.

Each October the city holds “prevention week”, in which emergency drills are practised, not just for natural disasters, but for traffic accidents and fires, too. In April 2017, intense rainfall caused more than 300 landslides and killed 17 people. Yet within a week, thanks to accurate warning and response systems, blocked roads were cleared and the city was functioning again.

Nevertheless, reminders of the perils of unpreparedness are everywhere. In the city of Mocoa in the country’s south, a storm resulted in one of the most deadly disasters in Colombia of the last decade, when landslides killed more than 250 people. Another 30,000 were evacuated and recovery efforts took close to six months.

Source: The Guardian.

Carte à risques du Nevado del Ruiz avec, en rouge, les coulées de boues de l’éruption de 1985. La ville de Manizales se trouve au NO du volcan (Source: Colombian Geological Survey)

 

Le lithium, une grave menace pour l’environnement en Amérique du Sud // Lithium, a serious threat to the environment in South America

On peut lire sur le site de la radio française France Info un article qui fait écho à une note que j’avais diffusée sur ce blog le 12 mai 2017. On y apprend que l’exploitation intensive du lithium sur les salars d’Amérique du Sud et en particulier de Bolivie fait peser de lourdes menaces sur l’environnement.

France Info s’appuie sur le salar d’Uyuni, un des joyaux naturels de l’Amérique du Sud. Niché à 3 650 mètres d’altitude en Bolivie, le salar d’Uyuni est le plus grand désert de sel du monde. L’eau du lac s’est retirée il y a 14 000 ans, laissant une vaste croûte de sel derrière elle.

Longtemps, le tourisme fut la seule richesse du salar d’Uyuni, mais les paysages immaculés sont aujourd’hui transformés pour faire place à l’exploitation du lithium, métal indispensable pour les téléphones portables, les ordinateurs et les batteries de voitures électriques. Sous son désert de sel, la Bolivie possède les plus grandes réserves mondiales de lithium, 40% du stock de la planète.

Des tonnes de saumure pompées dans les nappes phréatiques du désert sont acheminées dans d’immenses bassins. C’est cette saumure qui contient le lithium. L’évaporation de l’eau des bassins est un processus naturel qui dure douze mois. On obtient des sels riches en minéraux de toutes sortes. La Bolivie a investi un milliard d’euros dans cette exploitation, considérant que le lithium sera à la voiture électrique ce que le pétrole est à la voiture à essence. Les autorités veulent faire de la Bolivie l’Arabie saoudite du Lithium. Mais pour l’heure, la Bolivie est moins productive que ses voisins. La tonne se vend 20 000 € et les prix continuent d’augmenter.

Les conséquences environnementales de l’exploitation du lithium pourraient être considérables. Dans cette région déjà désertique, la consommation en eau nécessaire à la production du lithium est gigantesque. Les rivières environnantes sont déjà à sec. Les cultivateurs de quinoa, principale ressource agricole de la région, sont les plus touchés par cette sécheresse. Au nom d’une énergie jugée propre, la course au lithium est en train d’assécher des régions entières de la cordillère des Andes.

Source : France Info.

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On the French Radio France Info website, one can read an article that echoes a note I posted on this blog on May 12th, 2017. We learn that the intensive exploitation of lithium on the American salars of South America and in particular Bolivia poses a serious threat to the environment.
France Info gives the example of the salar of Uyuni, one of the natural jewels of South America. Nestled at 3,650 meters above sea level in Bolivia, the Uyuni Salar is the largest salt desert in the world. The lake’s water retreated 14,000 years ago, leaving a vast crust of salt behind it.
For a long time, tourism was the only wealth of the Uyuni salar, but these immaculate landscapes are today transformed to make room for the exploitation of lithium, an indispensable metal for mobile phones, computers and batteries of electric cars. Under its salt desert, Bolivia has the world’s largest reserves of lithium, 40% of the planet’s stock.
Tons of brine pumped into the desert water tables are transported in huge ponds. It is this brine that contains lithium. The evaporation of the brine is a natural process that lasts twelve months. One obtains salts rich in minerals of all kinds. Bolivia has invested a billion euros in this operation, considering that lithium will be to the electric car what crude oil is to the car depending on petrol. The authorities want to turn Bolivia  into the Saudi Arabia of lithium. But for the moment, Bolivia is less productive than its neighbours. The ton is selling for  20,000 euros and prices continue to rise.
The environmental consequences of lithium mining could be significant. In this already desert region, the consumption of water necessary for the production of lithium is gigantic. The surrounding rivers are already dry. Quinoa growers, the main agricultural resource in the region, are the most affected by this drought. In the name of clean energy, the lithium race is drying up entire regions of the Andes.
Source: France Info.

Photos: C. Grandpey

Volcans autour du monde // Volcanoes around the world

Dans son rapport hebdomadaire, le Global Volcanism Program de la Smithsonian Institution donne des informations sur l’activité volcanique dans le monde. Voici quelques extraits:

Une activité intense et des émissions de cendre sont observées sur la Sarychev (îles Kouriles). Une anomalie thermique est périodiquement visible depuis le 7 mai 2018, et d’autres anomalies ont été récemment détectées en septembre. Des explosions se produisent parfois sur le volcan et les émissions de cendre montent jusqu’à 3 ou 4 km d’altitude. Le 14 septembre, le KVERT a indiqué que la couleur de l’alerte aérienne avait été portée à l’Orange, avant d’être abaissée à  la couleur Jaune le 17 septembre.
Source: KVERT.

L’éruption du Veniaminof (Alaska) se poursuit. Une coulée de lave a parcouru 800 mètres le long du flanc S du cône sommital, mais reste confinée à la caldeira qui est remplie de glace. On observe également une incandescence nocturne et des émissions sporadiques de gaz. Des températures de surface élevées sont visibles sur les images satellites et la sismicité reste élevée. La couleur de l’alerte aérienne reste à Orange et le niveau d’alerte volcanique est maintenu à Vigilance.
Source: AVO.

Le nouveau dôme de lave continue de croître lentement dans le cratère du Merapi (Indonésie). Le 16 septembre, son volume était estimé à 112 000 mètres cubes et sa croissance était estimée à 1 600 mètres cubes par jour. Quelques émissions de gaz sont observées au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et les habitants doivent rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: VSI.

La croissance du dôme de lave se poursuit dans le cratère Nicanor du Nevados de Chillán (Chili). On observe des émissions de gaz mêlées parfois de cendre. Des explosions périodiques éjectent de temps à autre des matériaux qui tombent autour du cratère. Le 12 septembre, une explosion associée à un effondrement partiel du dôme a éjecté des matériaux incandescents à 700 mètres au-dessus de la lèvre du cratère et sur les flancs du volcan. Une autre explosion le 13 septembre a généré des panaches de cendre ; elle a également éjecté des matériaux incandescents et généré une coulée pyroclastique qui a parcouru environ 400 mètres. Le niveau d’alerte reste à Orange. Il est demandé à la population de ne pas s’approcher du cratère à moins de 3 km. .
Source: SERNAGEOMIN.

Les explosions se poursuivent sur le Sabancaya (Pérou), avec une moyenne de 13 événements par jour entre le 10 et le 16 septembre. Les séismes hybrides sont peu fréquents et de faible ampleur. Les panaches de gaz et de cendre montent jusqu’à 2,5 km au-dessus du cratère. Sept anomalies thermiques ont été détectées sur le volcan et, le 12 septembre, les émissions de SO2 atteignaient  2 060 tonnes par jour. Le public ne doit pas s’approcher du cratère dans un rayon de 12 km.
Source: IGP.

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In its weekly report the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Program gives information about volcanic activity around the world. Here are some excerpts:

Increased activity and ash emissions are observed at Sarychev (Kuril Islands). A thermal anomaly has been periodically visible since May 7th 2018, with more anomalies recently detected in September. Explosions sometimes occur on the volcano and ash emissions rise 3-4 km above sea level. On September 14th,  KVERT stated that the Aviation Colour Code was raised to Orange, and later lowered to Yellow on 17 September.

Source : KVERT.

The eruption at Veniaminof (Alaska) continues. A lava flow has travelled 800 metres down the S flank of the summit cone and remains confined to the ice-filled summit caldera. Nighttime incandescence and sporadic gas emissions are also observed. Elevated surface temperatures are identified in satellite images, and seismicity remains elevated. The aviation colour code remains at Orange and the volcano alert level is kept at Watch.

Source : AVO.

The new lava dome in Merapi’s summit crater (Indonesia) continues to slowly grow. On September 16th, its volume was an estimated 112,000 cubic metres, and the growth rate is 1,600 cubic metres per day. A few gas emissions are observed above the summit. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and resident were warned to remain outside of the 3-km exclusion zone.

Source : VSI.

The growth of the lava dome is continuing in Nevados de Chillán’s Nicanor Crater (Chile). Gas emissions are observed, with occasional amounts of ash. Periodic explosions sometimes eject material that falls around the crater. On September 12th,, an explosion associated with a partial dome-collapse event ejected incandescent material 700 metres above the crater rim and onto the flanks of the volcano. Another explosion on September 13th generated ash plumes; it also ejected incandescent material and generated a pyroclastic flow that travelled about 400 metres.  The alert level remains at Orange. Residents are reminded not to approach the crater within 3 km.  .

Source : SERNAGEOMIN.

Explosions at Sabancaya (Peru) continue with an average of 13 events per day during 10-16 September. Hybrid earthquakes were infrequent and of low magnitude. Gas-and-ash plumes rise as high as 2.5 km above the crater rim. Seven thermal anomalies have been detected on the volcano, and on 12 September the SO2 emissions reached 2,060 tons/day. The public should not approach the crater within a 12-km radius.

Source : IGP.

Activité du Sabancaya entre le 10 et le 16 septembre 2018 (Source: IGP)

 

Colombie : Glaciers en péril // Colombia : Glaciers at risk

Selon un document publié par l’Institut d’hydrologie, de météorologie et d’études environnementales (IDEAM) de Colombie, la superficie glaciaire actuelle dans ce pays est passée de 45 km2 en 2010 à 37 km2 en 2017. Les principaux glaciers colombiens se trouvent sur des chaînes de montagnes comme la Sierra Nevada del Cocuy, la Sierra Nevada del  Guican et la Sierra Nevada Santa Marta, ainsi que sur quatre volcans enneigés: le Ruiz, le Santa Isabel, le Nevado del Tolima et le Nevado del Huila. Au cours des deux dernières années, 5,8% de la superficie des glaciers colombiens, soit 2,3 km², s’est évaporée. Un contexte temporel plus large montre que, entre 2010 et le premier semestre de l’année 2017, la superficie glaciaire totale de la Colombie s’est réduite de 8,4 km².
Le rapport de l’IDEAM attire l’attention sur le volcan Nevado Santa Isabel, un écosystème qui, au cours de la période entre janvier 2016 et février 2018, a perdu 37% de sa superficie, un processus jamais enregistré auparavant en si peu de temps. A ce rythme, le Santa Isabel pourrait disparaître dans les dix prochaines années.
Chaque glacier est unique et a sa propre dynamique qui le rend plus ou moins vulnérable. Dans le cas du Santa Isabel, les causes de la perte de surface sont dues à sa petite taille (0,63 kilomètres carrés en février 2018), à la basse altitude (moins de 5000 mètres), de rares précipitations de neige et de cendre volcanique sur sa surface.
Ses voisins, les volcans Nevado del Ruiz et Tolima, ont augmenté leur perte de glace de 7% entre 2016 et 2017. La Sierra Nevada de Santa Marta (6,71 km ² en 2017) maintient une perte de 5,5%. De leur côté, la Sierra Nevada Cocuy etu la Sierra Nevada del  Guican, le plus grand glacier du pays (13,3 kilomètres carrés), restent relativement stables avec un taux de perte annuelle de 4,8% depuis 2017 grâce à de fortes chutes de neige (par exemple un mètre de neige au cours du premier semestre 2018, ce qui est inhabituel ces dernières années). Le glacier le plus au sud de la Colombie, le volcan Nevado del Huila, conserve une perte de superficie de 2,7% malgré son activité volcanique.
Cette fonte des glaciers colombiens est attribuée à des causes multiples comme la sensibilité particulière de ces neiges équatoriales à des conditions climatiques mondiales, régionales et locales. Il faut aussi prendre en compte les caractéristiques géographiques physiques, telles que les différences dans les glaciers d’altitude, notamment la topographie ou leur situation dans des zones volcanique actives.

Selon le Ministre de l’Environnement colombien, les conséquences du réchauffement climatique sont énormes pour le pays et 30% de la biodiversité de la Colombie pourrait disparaître. La Colombie est le deuxième pays au monde, après le Brésil, où la biodiversité est la plus importante.

Source : EDEAM.

Voici une petite vidéo montrant le glacier du Nevado Santa Isabel :

 https://youtu.be/Tn6Q52vafG8

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According to a document published by the Institute of Hydrology, Meteorology and Environmental Studies (IDEAM) of Colombia, the current glacial area in this country has dropped from 45 km2 in 2010 to 37 km2 in 2017. The main Colombian glaciers are found on mountain ranges such as Sierra Nevada del Cocuy, Sierra Nevada del Guican and Sierra Nevada Santa Marta, as well as four snowy volcanoes: Ruiz, Santa Isabel, Nevado del Tolima and Nevado del Huila. Over the past two years, 5.8% of Colombia’s glacier area, or 2.3 km², has evaporated. A broader temporal context shows that between 2010 and the first half of 2017, the total glacial area of ​​Colombia decreased by 8.4 km².
The IDEAM report draws attention to the Nevado Santa Isabel volcano, an ecosystem that, between January 2016 and February 2018, has lost 37% of its area, a process never recorded before in so little time. At this rate, the Santa Isabel could disappear in the next ten years.
Each glacier is unique and has its own dynamics that makes it more or less vulnerable. In the case of Santa Isabel, the reasons for the loss of surface are due to its small size (0.63 square kilometres in February 2018), the low altitude (less than 5000 metres), rare snow and volcanic ash on its surface.
Its neighbours Ruiz and Tolima volcanoes, have increased their ice loss by 7% between 2016 and 2017. The Sierra Nevada de Santa Marta (6.71 km ² in 2017) maintains a 5.5% loss. Sierra Nevada Cocuy and Sierra Nevada del Guican, the largest glacier in the country (13.3 square kilometres), remain relatively stable with an annual loss rate of 4.8% since 2017 thanks to heavy snowfall (for example one metre of snow during the first half of 2018, which is unusual in recent years). The southernmost glacier in Colombia, the Nevado del Huila volcano, retains a 2.7% loss of surface despite its volcanic activity.
This melting of Colombian glaciers is attributed to multiple causes such as the special sensitivity of these equatorial snows to global, regional and local climatic conditions. Physical geographical features, such as differences in high altitude glaciers, including topography or their location in active volcanic areas, must also be taken into account.
According to the Colombian Minister of the Environment, the consequences of global warming are enormous for the country and 30% of Colombia’s biodiversity could disappear. Colombia is the second largest country in the world, after Brazil, where biodiversity is the most important.
Source: EDEAM.

Here is a short video showing the Nevado Santa Isabel glacier:

Vue du Nevado Santa Isabel (Crédit photo: Wikipedia)

 

Planchón-Peteroa (Chili / Chile): Hausse du niveau d’alerte // The alert level has been raised

Suite à une augmentation de la sismicité accrue et d’un dégazage plus intense, le SERNAGEOMIN a fait passer le niveau d’alerte du complexe volcanique Planchón-Peteroa de Vert à JAUNE le 6 juillet 2018..
La Protection Civile conseille aux visiteurs de respecter la zone de sécurité de 3 km autour des cratères actifs.
La dernière éruption de ce volcan a eu lieu entre février et juin 2011, avec un VEI de 3.
Le SERNAGEOMIN indique que la sismicité inclut des événements volcano-tectoniques d’une magnitude maximale de M 1,3, à des profondeurs d’environ 5 km dans la partie nord-ouest du complexe volcanique. En outre, des événements LP sont enregistrés, correspondant à la dynamique des fluides à l’intérieur du système volcanique. Enfin, on observe une augmentation du tremor volcanique depuis le début de l’année 2016.
Le Planchón-Peteroa est un volcan complexe de forme oblongue situé le long de la frontière Chili-Argentine. Il présente plusieurs caldeiras qui se chevauchent.
Source: SERNAGEOMIN.

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Due to increased seismicity and more intense degassing, SERNAGEOMIN raised the alert level from Green to YELLOW  for the Planchón-Peteroa volcanic complex on July 6th, 2018. .

Civil Defense advises visitors to respect the safety zone of 3 km around th active craters.

The last eruption took place between February and June 2011. It was given a VEI of 3.

SERNAGEOMIN indicates that seismicity includes volcano-tectonic events with a maximum magnitude of M 1.3 at depths of about 5 km in the NW part of the volcanic complex. Besides, LP events are recorded, corresponding to the dynamics of fluids inside the volcanic system. At last, there has been an increase in the volcanic tremor since the beginning of 2016.

Planchón-Peteroa is an elongated complex volcano along the Chile-Argentina border with several overlapping calderas.

Source: SERNAGEOMIN.

Crédit photo: SERNAGEOMIN