Réchauffement climatique : Macareux en danger ! // Climate change : Puffins at risk !

Les macareux sont en danger. Leur nombre a considérablement diminué, en particulier depuis les années 2000, que ce soit en Islande ou dans d’autres habitats, par exemple sur la côte nord de l’Ecosse. Les causes potentielles du problème sont nombreuses avec, entre autres, la surpêche et la pollution. Les scientifiques affirment aussi que le changement climatique est un autre facteur qui entraîne une diminution de la nourriture des oiseaux et deviendra probablement de plus en plus important avec le temps.
Bien que certaines colonies de macareux prospèrent en Islande où se trouve la plus grande population de l’Atlantique, leur nombre est passé d’environ sept millions d’individus à environ 5,4 millions. Depuis 2015, les oiseaux ont été répertoriés comme «vulnérables» par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature, ce qui signifie qu’il existe un fort risque d’extinction à l’état sauvage.
Les Islandais ont toujours été très attachés aux macareux, que ce soit au niveau culturel ou touristique, et parfois aussi pour leur intérêt culinaire. On peut voir des chasseurs avec de longs filets parcourir l’île de Grimsey et laisser derrière eux des tas de carcasses d’oiseaux dont la poitrine a été retirée. L’Islande a limité la chasse, mais elle accélère certainement le déclin de l’espèce.
En Islande, les macareux souffrent du déclin de leur nourriture préférée, les lançons ou anguilles des sables, que l’on voit pendre du bec des parents quand ils les apportent à leurs poussins. Ce déclin est lié à une augmentation de la température de surface de la mer observée depuis plusieurs années. La température de l’eau de mer en Islande est régie par les cycles de l’oscillation atlantique multidécennale, avec des périodes d’eau plus froide alternant avec des périodes plus chaudes. Entre le cycle froid de 1965-1995 et le cycle chaud actuel, les relevés de température au cours de l’hiver indiquent un réchauffement supplémentaire d’environ un degré Celsius. Cela peut paraître faible, voire négligeable, mais est désastreux pour les lançons. Les scientifiques expliquent que si la température augmente d’un degré, la vitesse de croissance des anguilles se trouve modifiée et donc leur capacité à passer l’hiver. Selon un ornithologue islandais, l’augmentation de la température de la mer provoquée par le changement climatique est «le facteur environnemental clé» du déclin des lançons.
Avec moins d’anguilles dans l’eau, les macareux doivent voler plus loin pour trouver de la nourriture pour eux-mêmes et leurs poussins. Ceci est confirmé par les données des enregistreurs GPS. Voler, pour les macareux, demande une grande débauche d’énergie. Des études montrent que 40% de la population de poussins islandais a perdu du poids au fil du temps. Lorsque les adultes ne peuvent pas attraper assez de lançons pour se nourrir et nourrir les poussins, ils se nourrissent d’abord et les poussins meurent de faim au fond des terriers.

Sources: Iceland Review, The New York Times.

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Puffins are in trouble. The number of birds has been dramatically declining, especially since the 2000s, both in Iceland and across many of their habitats, the northern coast of Scotland, for instance. The potential culprits are many, with overfishing and pollution among others. Scientists say that climate change is another underlying factor that is diminishing food supplies and is likely to become more important over time.

Though some puffin colonies are prospering, in Iceland, where the largest population of Atlantic puffins is found, their numbers have dropped from roughly seven million individuals to about 5.4 million. Since 2015, the birds have been listed as “vulnerable” by the International Union for Conservation of Nature, meaning they face a high risk of extinction in the wild.

The birds are cherished by Icelanders as part of their history, culture and tourist trade — and, for some, their cuisine. Hunters with long nets can be seen tooling around Grimsey Island in the summer, leaving behind piles of bird carcasses, the breast meat stripped away. Iceland has restricted the annual harvest, but hunting is certainly accelerating the decline.

Around Iceland, the puffins have suffered because of the decline of their favorite food, silvery sand eels, which dangle from the parents’ beaks as they bring them to their young. That collapse correlates to a rise in sea surface temperatures that has been observed for years. The temperature of waters around the country is governed by long-term cycles of what is known as the Atlantic Multidecadal Oscillation, with periods of colder water alternating with warmer. Between the 1965-1995 cold cycle and the current warm cycle, winter temperature records show about one degree Celsius of additional warming, a seemingly small amount, but disastrous for the sand eels. Scientists say that if temperatures increase by one degree, the eels’ growth rate is modified and thus their ability to survive the winter. According to an Icelandic ornithologist, an increase in sea temperature brought about by climate change is “the key environmental factor” behind the sand eels’ decline.

Without as many sand eels in the water, the birds have to fly farther to find food for themselves and their chicks. This is confirmed by the data from the GPS loggers. Flying, for puffins, is very demanding; it is a big energy cost for them. Studies show that 40 percent of the population of Icelandic puffin chicks is losing body mass over time. When the adults can’t catch enough to feed themselves and the chicks, they make an instinctive Malthusian choice; the chicks starve and die inside the burrows.

Sources: Iceland Review, the New York Times.

Macareux en Islande  sur la Presqu’île de Tjornes

Macareux sur la côte nord de l’Ecosse

(Photos: C. Grandpey)

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L’Öræfajökul continue à s’agiter en Islande // Öræfajökul is still showing signs of unrest in Iceland

Cela fait des mois que l’on entend le même discours à propos de l’Öræfajökull, dans le sud-est de l’Islande. Le volcan montre des signes d’activité mais personne ne peut dire avec certitude si ou quand une éruption se produira. Cette remarque est également valable pour le Katla dans le sud du pays, dont on dit qu’il pourrait entrer en éruption, mais sans pouvoir dire à quelle échéance.

Après une série de réunions avec des scientifiques de l’Icelandic Met Office et de l’Université d’Islande, le Département de Protection Civile vient de publier la déclaration suivante:
L’Öræfajökull montre des signes d’activité évidents, avec une phase d’inflation depuis au moins un an et demi. Cette inflation se poursuit à l’heure actuelle et se traduit par une activité sismique accrue et des déformations de l’édifice volcanique. Les signes d’activité persistent, malgré la diminution de l’activité géothermale depuis décembre dernier. La cause de l’inflation est probablement  une injection de nouveau magma. La variation de volume de l’édifice volcanique depuis le début de l’activité est de l’ordre de 10 millions de mètres cubes, ce qui est comparable à l’intrusion magmatique qui a précédé l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010. De nouvelles mesures de résistivité indiquent la présence de roches altérées par l’activité géothermale à l’intérieur la caldeira.
Le dernier rapport de la Protection Civile conclut en disant que Öræfajökull est dans « la phase de préparation typique qui précède une éruption, mais dont l’évolution temporelle et le résultat sont inconnus« . L’augmentation de l’activité géothermale avec des inondations et des émissions de gaz est un scénario possible.
En conséquence, le Département de Protection Civile formule plusieurs recommandations:
Des réunions d’information ont eu lieu concernant l’activité de l’Öræfajökull avec la population locale et les tour-opérateurs. D’autres réunions sont prévues fin septembre. Un plan d’évacuation d’urgence à utiliser en cas d’éruption soudaine de l’Öræfajökull a été mis au point. Le nombre d’instruments de surveillance a été augmenté sur et autour du volcan. Des efforts ont été déployés pour mieux comprendre l’augmentation de l’activité sismique et de l’inflation du volcan, ainsi que et les fluctuations de l’activité géothermale sous-glaciaire.
Source: Met Office islandais.

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We have heard the same discourse for months about Öræfajökull volcano in Iceland. There are signs odf unrest but nobody knows for sure if or when an eruption will occur. This remark goes for Katla volcano in the south of the country; scientists say an eruption might occur soon but nobody can say when.

After a series of meetings with scientists from The Icelandic Meteorological Office, The University of Iceland and Iceland Geosurvey, The Department of Civil Protection has just issued the following statement:

Öræfajökull volcano is showing clear signs of unrest with an inflation phase for at least a year and a half. The inflation is ongoing and it is reflected by increased seismic activity and characteristic deformation pattern. The state of unrest persists despite a decrease in geothermal activity since last December. The source causing the inflation is most likely injection of new magma. The volume change since the start of the unrest is of the order of magnitude of 10 million cubic metres, comparable to the intrusion activity in Eyjafjallajökull some years before the eruption in 2010. New resistivity measurements indicate the presence of geothermally altered rocks at shallow levels inside the caldera.

The latest report concludes by saying that Öræfajökull is in « a typical preparation stage before an eruption but the temporal evolution and the outcome is unknown ». Increase in the geothermal activity with associated floods and gas release is a possible scenario.

As a consequence, The Department of Civil Protection makes several recommendations:

Public information meetings have been held regarding the unrest in Öræfajökull with both local population and tour operators. Further meetings are planned in late September. An emergency evacuation plan to be used in case of a sudden eruption in Öræfajökull has been prepared. The number of instruments for volcano monitoring has been increased on and around the volcano. Efforts have been made to deepen understanding of increased seismic activity, increased inflation of the volcano as well as changes in subglacial geothermal activity.
Source: Icelandic Met Office.

Vue de l’Öræfajökull (Crédit photo: Wikipedia)

Des tornades en Islande ! // Tornadoes in Iceland !

De plus en plus souvent, le changement et le réchauffement climatiques provoquent des événements majeurs dans des endroits où ils ne se sont jamais produits auparavant. Nous en avons eu la confirmation ces derniers jours en Islande. Les tornades, très inhabituelles dans ce pays, ont causé d’importants dégâts à la ferme de Norðurhjáleiga dans le sud du pays le 24 août dans l’après-midi, à mi-chemin entre Vík et Kirkjubæjarklaustur.
Par chance, personne n’était présent dans la ferme lorsque deux tornades ont frappé et il n’y a pas eu de blessés. Sept bâtiments ont été endommagés. Un gros 4×4 avec une remorque a été projeté dans un fossé. Le voisin qui a alerté les fermiers a vu arriver trois nuages ​​en forme d’entonnoir, et deux ont touché le sol.
Tout était détruit quand les fermiers sont arrivés chez eux. Les toits avaient été projetés à des centaines de mètres et les clôtures étaient à terre. Selon un météorologue islandais, « c’est ce que nous connaissons et entendons aux États-Unis et ailleurs dans le monde, mais jusqu’à présent, nous ne l’avons pas vu sous cette forme. Je ne me souviens pas de tornades ayant causé des dégâts ici en Islande. » Aucune autre ferme n’a été touchée et les fermes voisines n’ont même pas subi de coup de vent.
La formation des tornades nécessite un fort réchauffement de la surface du sol, ainsi que de l’air froid dans la haute atmosphère. Les nuages ​​en entonnoir, comme ceux qui se sont formés le 24 août, ne sont pas courants en Islande en raison du climat.
Comme de tels événements ne se produisent jamais en Islande, les agriculteurs ne sont pas assurés et leur compagnie d’assurance ne peut rien faire pour eux. Selon les conditions définies par la compagnie d’assurance, ce sont les fermiers qui sont responsables du coût des dommages. Ils vont contacter la Natural Catastrophe Insurance of Iceland, mais ils ne sont pas sûrs de recevoir une quelconque indemnisation.
Source: Iceland Review.

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More and more often, climate change and global warming cause major events in places where they had never occurred before. A recent confirmation of this statement occurred these last days in Iceland. Tornadoes, which are highly unusual in this country, caused extensive damage at the South Iceland farm of Norðurhjáleiga, on August 24th in the afternoon. The farm is located midway between Vík and Kirkjubæjarklaustur.

Fortunately, no one was home when the two tornadoes struck, so there were no injuries. Seven buildings were damaged and a large 4×4 with a trailer went airborne and was thrown into in a ditch. A neighbour saw this happen and alerted the farmers. She spotted three funnel clouds in the air, two of which touched the ground.

Everything was in ruins when the farmers arrived home. The roof sheets were blown hundreds of metres away and fences were down. According to an Icelandic meteorologist, “this is what we know and hear of in the United States and elsewhere in the world, but until now, we haven’t seen it in this form. I don’t remember there ever having been damage from tornadoes here in Iceland until now.” No other farm was affected, and nearby farms didn’t even experience windy conditions.

Conditions for tornadoes to form require a lot of warming of the surface, along with cold air in the upper atmosphere. Funnel clouds, like the ones that formed on August 24th, are not common in Iceland, due to the climate.

As such events never happen in Iceland, the farmers are not insured for them; they do not have a storm insurance, so that the insurance company can’t do anything for them. According to the insurance company’s definition, the farmers themselves are responsible for carrying the cost of the damage. The farmers will contact the Natural Catastrophe Insurance of Iceland, although they are not sure to receive any compensation.

Source: Iceland Review.

Image classique d’une tornade en forme d’entonnoir (Crédit photo: Wikipedia)

La lente agonie des glaciers islandais // The slow death of Icelandic glaciers

Le lagon glaciaire du Jökulsárlón dans le sud-est de l’Islande est l’une des principales attractions touristiques du pays. Le problème, c’est qu’il annonce aussi  la disparition du glacier Breiðamerkurjökull qui l’alimente, conséquence du changement climatique dans un pays où ces rivières de glace représentent une référence culturelle et sociale.
Le Jökulsárlón semble vieux de plusieurs siècles, mais le lagon n’est apparu qu’au milieu des années 1930, lorsque le glacier Breiðamerkurjökull a commencé à reculer.
Le Vatnajökull, la plus grande calotte glaciaire d’Europe, est la source du Breiðamerkurjökull. Il perd rapidement de son épaisseur en raison de la hausse de la température et les scientifiques pensent qu’il pourrait complètement disparaître en 200 ans. D’autres glaciers en Islande disparaîtront probablement beaucoup plus tôt car ils reculent à un rythme jamais observé auparavant. Une dizaine de glaciers connus, ainsi que de nombreuses autres langues glaciaires, ont déjà disparu en Islande. Cette disparition annonce de profonds changements dans les conditions météorologiques, les cours d’eau, la flore et la faune, l’activité volcanique et la masse terrestre de l’île.
La perte de la glace s’accélère en Islande. Au cours du 20ème siècle, environ 10% de la masse de glace ont disparu, suivis de 3% dans la première décennie du 21ème siècle. Les scientifiques affirment que la hausse des températures, en particulier pendant l’été, est largement responsable de ce phénomène. Les données de température sur une période de 200 ans montrent des périodes de réchauffement épisodiques, mais au 21ème siècle, de grandes parties de l’Islande ont connu les années les plus chaudes jamais observées depuis l’arrivée des premiers colons.

Les glaciers représentent les plus grande zone de stockage d’eau en Islande. Ils couvrent plus de 10 pour cent de la surface du pays et fournissent à ses 330 000 habitants une énergie propre et abondante, ainsi que des cascades spectaculaires qui attirent de plus en plus de touristes.
Certaines des plus grandes centrales électriques d’Islande dépendent de rivières alimentées par des glaciers. Au fur et à mesure que les glaciers fondent, les centrales hydroélectriques reçoivent de plus en plus d’eau mais, à la fin du siècle, ces volumes d’eau devraient commencer à diminuer avec la disparition des glaciers.
Un autre phénomène naturel affecte actuellement l’Islande. Alors que les pays situés plus au sud s’inquiètent de la perte de terres suite à l’élévation du niveau de la mer provoquée par la fonte des glaciers, certaines parties de l’Islande connaissent une baisse du niveau de la mer. En effet, la perte de glace – et donc de masse – des grands glaciers tels que le Vatnajökull réduit la charge sur la croûte terrestre, ce qui provoque un rebond isostatique. Une étude effectuée en 2015 et utilisant les données des récepteurs GPS a révélé que certaines parties du centre-sud de l’Islande se soulevaient d’environ 3,5 centimètres par an en raison de la perte de glace. À Höfn, un port du sud-est de l’Islande, le soulèvement est d’un centimètre par an, ce qui correspond à un mètre par siècle. À long terme, cela pourrait devenir un problème pour les navires entrant dans le port.
A côté du rebond isostatique, l’activité volcanique devrait également augmenter, car la fonte des glaciers diminue la pression exercée sur les systèmes volcaniques. Toutefois, cela n’a pas encore été clairement prouvé. Cependant, si les volcans qui se cachent sous les glaciers entrent en éruption plus fréquemment, cela entraînera inévitablement une fonte importante de la glace et des inondations majeures. Ces «jökulhlaups» modifient les paysages, dévastent la végétation et menacent habitations et infrastructures, y compris les centrales hydroélectriques le long des rivières alimentées par les glaciers.
À court terme, les effets du changement climatique devraient apporter un certain nombre d’avantages économiques à l’Islande. Des températures plus chaudes pourraient permettre la culture de céréales et stimuler la production d’énergie, tandis que de nouvelles espèces de poissons pourraient se développer. Cependant, les critiques disent que le gouvernement islandais accorde trop peu d’attention à l’adaptation aux nouvelles conditions climatiques. Par exemple, pour des ports comme Höfn qui dépendent de la pêche, la perspective de la fermeture du port est «un risque existentiel» que le gouvernement doit d’ores et déjà anticiper. Certains efforts d’adaptation ont été faits. Par exemple, la société nationale d’électricité Landsvirkjun a présenté des plans en 2015 pour augmenter la capacité de stockage de certains réservoirs afin de faire face à l’augmentation du débit d’eau et des impacts climatiques.
Il est difficile d’imaginer l’Islande sans ses glaciers, immortalisée dans les sagas et des livres comme le «Voyage au centre de la Terre» de Jules Verne. Pourtant, leur disparition semble inévitable. La plupart des scientifiques s’accordent à dire que même si les émissions de gaz à effet de serre s’arrêtaient immédiatement, les glaciers disparaîtraient car les températures de la planète continueraient d’augmenter et ils emporteraient dans l’eau de fonte toute l’histoire de l’Islande.

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Jökulsárlón glacier lagoon in southeast Iceland is one of the country’s top tourist attractions. It is also a vivid warning of the Breiðamerkurjökull Glacier’s predicted disappearance, a devastating consequence of climate change in a nation where these rivers of ice are a cultural and social touchstone.

Jökulsárlón looks centuries old, but the lagoon only appeared in the mid-1930s when the Breiðamerkurjökull glacier started to retreat.

Vatnajökull, Europe’s largest ice cap is the source of Breiðamerkurjökull. It is thinning rapidly due to rising global temperatures and scientists think it could be completely gone in 200 years. Other glaciers in Iceland may vanish much earlier as they are retreating at an unprecedented pace.

Close to 10 glaciers with names, as well as many unnamed ones, have already disappeared in Iceland. Their demise heralds profound shifts in Iceland’s weather patterns, water flows, flora and fauna, volcanic activity and land mass.

The loss of the country’s ice is accelerating. During the 20th century, about 10 percent vanished, followed by a further 3 percent in the first decade of this century alone. Scientists say rising temperatures, particularly during the summer, are largely responsible. Temperature data going back 200 years shows episodic warming periods, but in the 21st century, large parts of Iceland have experienced the hottest years since the country was settled.

Glaciers are Iceland’s greatest water storage receptacles. Covering at least 10 percent of its surface, they provide the tiny nation and its 330,000 inhabitants with abundant clean energy and spectacular waterfalls. These draw in an ever rising number of tourists.

Some of Iceland’s biggest power plants rely on glacier-fed rivers. As the glaciers melt, more water is flowing to the hydroelectric plants, but in the later part of this century, water volumes are projected to start decreasing.

Another natural phenomenon is currently affecting Iceland. While countries further south fret over land loss due to sea level rise as glaciers melt, parts of Iceland are experiencing sea level drop. Indeed, the thinning of large glaciers, such as Vatnajökull, reduces the load on the Earth’s crust near the ice masses, causing it to rebound and lift up. A 2015 study using data from GPS receivers found that parts of south-central Iceland were rising by about 3.5 centimetres a year due to accelerated ice loss. In Höfn, a port in southeast Iceland , the uplift is one centimetre per year, which translates into one metre per century. In the long term, this might become a problem for ships entering the port.

Volcanic activity is also expected to increase, as the melting of glaciers relieves pressure on volcanic systems, but this has not yet clearly been proved. However, if glacier-tipped volcanoes were to erupt more frequently, this would inevitably cause major melting of ice, leading to floods of major proportions. These “jökulhlaups” alter landscapes, devastate vegetation and threaten lives as well as infrastructure, including hydroelectric plants along glacier-fed rivers.

In the short term, the effects of climate change are expected to bring some economic benefits for Iceland. Warmer temperatures could enable cereal cultivation and boost energy production, while new fish species may flourish.  However, critics say too little attention has been paid to adaptation to the new climate conditions. For instance, for ports like Höfn that base their livelihoods on fishing, the prospect of the harbour closing down is “an existential risk” the government has yet to address. Some adaptation efforts are underway, however. For example, national power company Landsvirkjun outlined plans in 2015 to expand storage capacity in some reservoirs to deal with increased water flow and climate impacts.

It may be difficult to imagine Iceland without its glaciers, immortalized in mediaeval sagas and literature such as Jules Verne’s “Journey to the Centre of the Earth”. But their disappearance seems inevitable. Most scientists agree that even if greenhouse gas emissions were halted immediately, the glaciers would still disappear as global temperatures would continue to rise, and with them the history of the country.

Photos: C. Grandpey

 

Un peu de France en Islande ! // A bit of France in Iceland !

La France a toujours eu des liens étroits avec l’Islande. Les pêcheurs bretons allaient pêcher la morue près des côtes islandaises. Le roman Pêcheur d’Islande de Pierre Loti est un témoignage de cette période.
Peu de gens savent que la petite ville de Fáskrúðsfjörður, dans les fjords de l’Est de l’Islande, a des rues avec des noms français et la ville est jumelée avec Gravelines dans le nord de la France.
Ce week-end, le festival  « French Days » se tiendra pour la 23ème fois à Fáskrúðsfjörður. La ville de 750 habitants attend au moins 2 000 visiteurs. Une course cycliste – le  Tour de Fáskrúðsfjörður – sera organisée. Pour ceux qui sont moins sportifs, une promenade sur Tipsy Walk est prévue, animée par les musiciens du groupe KK. Parmi les événements du week-end, il y aura une course à pied, une course costumée, une danse au son de l’accordéon, des chants sur la colline, un marché et un concours de pétanque.
Fáskrúðsfjörður a un lien historique très fort avec la France. Au 19ème siècle, principalement après 1830, et jusque vers 1914, des milliers de pêcheurs français sont venus sur les côtes islandaises à bord de voiliers pour pêcher la morue. Ils ont choisi Fáskrúðsfjörður comme port d’attache car le fjord est large et profond et avec un bon accès à la zone de pêche.
La vie de ces pêcheurs fut très difficile et environ 400 de leurs voiliers ont coulé dans les eaux islandaises, avec 4 000 à 5 000 pêcheurs français à bord. Des dizaines d’entre eux ont été enterrés à Fáskrúðsfjörður.
En 1903, un hôpital français a été construit dans la ville et a ouvert l’année suivante, à l’attention des patients français et islandais. Une rénovation majeure de l’hôpital a été achevée en 2014, ainsi que des maisons françaises autour du bâtiment. On trouve aujourd’hui un hôtel, un restaurant et un musée en l’honneur des pêcheurs français.
Vive l’Islande! Vive la France !
Source: Revue islandaise.

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France has always had strong links with Iceland. Fishemen from Brittany used to go and fish for cod close to Icelandic coasts. Pierre Loti’s novel Pêcheur d’Islande is a testimony of this period.

Few people know that the little town of Fáskrúðsfjörður, in the East Fjords, has streets with French names and the town’s twin sister is Gravelines in northern France.

This week-end, the town festival French Days will be held for the 23rd time in Fáskrúðsfjörður. The town of 750 is expecting at least 2,000 guests to attend. A bike race, appropriately called Tour de Fáskrúðsfjörður, will be held. For those in a less competitive mood, a Tipsy Walk will be taken, and the musician KK will entertain. Among the weekend’s events will be a race for runners, a costume race, an accordion dance, public singing on the hill, a street market and a national contest in pétanque, a French boule game.

Fáskrúðsfjörður has strong historical connection with France. In the 19th century, mainly after 1830, and until about 1914, thousands of French fishermen came to Iceland’s coasts on sailboats to fish for cod. The fishermen chose Fáskrúðsfjörður as their headquarters, since the fjord is wide and deep and with good access to the fishing grounds.

The fishermen’s lives were filled with hardship, and an estimated 400 of their sailboats perished in Icelandic waters, with 4,000-5,000 French fishermen on board. Dozens of them were buried in Fáskrúðsfjörður.

In 1903, a French hospital was built in the town and opened the following year, to French and Icelandic patients alike. A major renovation of the hospital was completed in 2014, along with the surrounding French houses. These buildings now house a hotel, a restaurant and a museum in honour of the French fishermen.

Vive l’Islande ! Vive la France !

Source : Iceland Review.

Cimetière français de Fáskrúðsfjörður (Photo: C. Grandpey)

C’est sûr: L’Öræfajökull (Islande) montre des signes de réveil // Öræfajökull (Iceland) is showing sure signs of unrest

Le 20 juin 2018, j’ai écrit une note intitulée «Si Öræfajökull (Islande) entrait en éruption». J’expliquais que si une éruption majeure devait se produire, elle pourrait paralyser tout le trafic aérien en Europe pendant des jours.
La Protection Civile islandaise vient de publier une nouvelle mise à jour concernant le statut du volcan. Le rapport précise qu’il montre des signes évidents d’activité, avec une phase d’inflation qui dure depuis au moins un an et demi.
La Protection Civile ajoute que l’inflation se poursuit encore aujourd’hui et s’accompagne d’une hausse significative de la sismicité. Ces deux paramètres ne montrent aucun répit, malgré un déclin de l’activité géothermale depuis le mois de décembre 2017.
Les scientifiques pensent que la cause probable de l’inflation est une injection de magma juvénile. Le volume de l’édifice volcanique depuis la reprise de l’activité s’est accru d’environ 10 millions de mètres cubes, ce qui est semblable à l’intrusion  magmatique observée sur l’Eyjafjallajökull quelques années avant l’éruption de 2010.
De plus, de nouvelles mesures de résistivité indiquent la présence de roches altérées par l’activité géothermale à de faibles profondeurs à l’intérieur de la caldeira. Cela correspond à l’activité géothermale à haute température observée par intermittence sur de nombreux autres volcans.
En se référant à des scénarios éruptifs possibles, les scientifiques pensent que l’Öræfajökull se trouve dans une phase pré-éruptive typique dont l’évolution temporelle et le résultat sont inconnus, nouvelle preuve que notre aptitude à prévoir les éruptions est très limitée. Selon eux, une augmentation de l’activité géothermale provoquant des inondations et des émissions de gaz fait partie des scénarios possibles.
En cas d’éruption soudaine de l’Öræfajökull, la Protection Civile a élaboré un plan d’évacuation d’urgence. Le nombre d’instruments de surveillance a été augmenté sur et autour du volcan. Les efforts de recherche ont également été intensifiés pour essayer de mieux comprendre l’augmentation de l’activité sismique et de l’inflation du volcan ainsi que les changements dans l’activité géothermale sous-glaciaire. Les opérateurs de télécommunications ont amélioré la couverture des téléphones cellulaires dans la région.
Le dernier épisode éruptif de l’Öræfajökull a commencé en août 1727 et a pris fin en mai 1728. Il avait un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 4 et a causé la mort de trois personnes. Avant cela, le volcan s’est manifesté en 1362. Cet événement avait un VEI de 5 ; c’est la plus grande éruption explosive jamais observée Islande. Le volcan a rejeté d’énormes quantités de téphra et a détruit la région de Litla-Hérað par les inondations et les retombées de téphra. Plus de 40 années se sont écoulées avant que les gens reviennent s’installer dans la région connue sous le nom d’Öræfi.
Les documents historiques de l’éruption de 1727 indiquent qu’une intense activité sismique s’est produite quelques jours avant cet événement. Les fouilles archéologiques des fermes détruites par l’éruption de1362 confirment ces observations.
Le Met Office islandais et la Protection Civile ont fait passer la couleur de l’alerte aérienne du vert au jaune le 17 novembre 2017, mais cette alerte a été ramenée au VERT le 4 mai 2018.
Sources: Revue islandaise, Icelandic Met Office, The Watchers

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On June 20th, 2018, I wrote a post entitled « If Öræfajökull erupted in Iceland”. I explained that if a major eruption were to occur, it could paralyse all air traffic across Europe for days on end.

The Department of Civil and Emergency Management in Iceland has just issued a new status for the volcano saying that it is showing clear signs of unrest, with an inflation phase for at least a year and a half.

The Icelandic Department of Civil Protection has indicated that inflation is ongoing and is reflected by increased seismicity. Both parameters show no signs of decrease despite a decline of geothermal activity since last December.

Scientists think the likely cause of the inflation an injection of new magma. The volume change since the start of the unrest is of the order of magnitude of 10 million cubic metres, comparable to the intrusion activity in Eyjafjallajökull some years before the eruption in 2010.

New resistivity measurements indicate the presence of geothermally altered rocks at shallow levels inside the caldera consistent with intermittent high-temperature geothermal activity as seen in many other volcanoes.

Referring to possible scenarios and hazards, scientists said that Öræfajökull is in a typical preparation stage before an eruption but the temporal evolution and the outcome is unknown. Increase in the geothermal activity with associated floods and gas release is a possible scenario.

Should a sudden eruption of Öræfajökull occur, Civil Protection has devised an emergency evacuation plan. The number of instruments for volcano monitoring has been increased on and around the volcano. Rresearch efforts have aso been developed to deepen the understanding of increased seismic activity, increased inflation of the volcano as well as changes in subglacial geothermal activity. Telecommunications operators have improved cell phone coverage in the area.

The last eruptive episode of this volcano started in August 1727 and ended in May 1728. It had a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 4 and was responsible for deaths of three people. Before that, the volcano erupted in 1362. This event had a VEI of 5 and was Iceland’s largest historical explosive eruption. The volcano ejected huge amounts of tephra and destroyed the district of Litla-Hérað by floods and tephra fall. More than 40 years passed before people again settled the area, which became known as Öræfi.

Historical records from the eruption in 1727 indicate that an intense earthquake activity occurred some days before the eruption. Archaeological excavation of farms ruined by the eruption in 1362 further supports these records.

The Icelandic Met Office and Civil Protection raised the aviation colour code from Green to Yellow on November 17th, 2017. But the alert was lowered back to Green on May 4th, 2018.

Sources: Iceland Review, Icelandic Met Office, The Watchers.

Vue du sommet de l’Öræfajökull (Crédit photo: Wikipedia)

Si l’Öræfajökull (Islande) entrait en éruption… // If Öræfajökull erupted in Iceland…

L’Öræfajökull est un volcan sous-glaciaire dans le sud-est de l’Islande. Il est entré deux fois en éruption dans les temps historiques, en 1362 et en 1728. L’éruption en 1362 a provoqué la destruction d’une région connue sous le nom de Litla-Hérað et la cendre volcanique a atteint l’Europe occidentale. Plus de 40 ans se sont écoulés avant que les gens s’installent à nouveau dans la région connue aujourd’hui sous le nom d’Öræfi, ou terre désertique.
Il n’y a actuellement aucun signe qu’une éruption est imminente, mais il y a une dizaine de mois, un regain d’activité a été observé au niveau de l’Öræfajökull. Une hausse de la sismicité a été détectée, ainsi que le creusement d’une dépression à la surface de la glace dans la caldeira, et la présence dans une rivière glaciaire de gaz provenant d’une activité géothermale. À cette époque, on a considéré que l’activité sous l’Öræfajökull était en hausse par rapport aux décennies précédentes.
Selon le Met Office islandais, l’activité sismique  sous l’Öræfajökull a diminué et s’est stabilisée au cours des derniers mois. Les mesures hydrologiques et géochimiques montrent des valeurs stables. Des mesures effectuées à la fin du mois de mars ont indiqué que la production de chaleur due à l’acticité géothermale sous la caldeira avait considérablement diminué. Au final, il n’y a aucun signe d’une éruption imminente.
Toutefois, si une éruption majeure devait se produire sur l’Öræfajökull, elle pourrait paralyser le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours. Tout le monde a encore en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en avril 2010. Elle a bloqué le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours et a empêché des millions de passagers d’atteindre leur destination. L’éruption a causé la plus grande perturbation du trafic aérien depuis la Seconde Guerre mondiale et entraîné des pertes estimées à 5 milliards de dollars avec plus de 100 000 vols annulés.

Un groupe de chercheurs de l’Université d’Islande a établi deux scénarios d’éruption pour l’Öræfajökull en se basant sur des événements historiques, afin de prévoir les impacts possibles d’éruptions plus importantes que celles survenues sur l’Eyjafjallajökull. Les deux scénarios ont été modélisés en s’appuyant sur les conditions météorologiques de l’éruption de 2010. Le modèle NAME, modèle de dispersion de la cendre mis au point par le VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) de Londres, a été utilisé pour simuler les nuages ​​de cendre dans les deux scénarios.
1) Le premier scénario décrit des éruptions à répétition de l’Eyjafjallajökull avec un volume de cendre similaire à celui de 2010, mais suppose que la durée totale de l’éruption est de six mois, soit quatre fois plus longue qu’en 2010. Des éruptions de cette durée sont possibles, comme l’a montré la dernière éruption dans l’Holuhraun qui a débuté à la fin de l’été 2014 et s’est poursuivie pendant six mois. Un tel scénario aurait principalement un impact sur le trafic aérien à basse altitude et affecterait essentiellement les décollages et les atterrissages.

2) Le deuxième scénario décrit une éruption de l’Öræfajökull en se basant sur l’éruption de 1362, l’une des plus grandes éruptions en Islande depuis l’arrivée des premiers colons. Le scénario propose une importante émission de cendre sur une période assez courte. Il montre qu’une émission de cendre d’une telle ampleur paralyserait le trafic aérien en Europe, affecterait les vols à toutes les altitudes et interromprait tout le trafic pendant plusieurs jours. Les effets de l’éruption dans ce scénario pourraient même atteindre l’Atlantique Nord où elle affecterait également le trafic maritime, comme pendant l’éruption de 1362: A cette époque l’éruption a provoqué l’accumulation d’une épaisse couche de pierre ponce à la surface de l’océan. Un événement de ce genre de nos jours pourrait nuire au trafic maritime et à la pêche.

L’étude sur une possible éruption de l’Öræfajökull montre que «l’infrastructure de gestion des risques qui s’appuie sur les événements de 2010 peut donner une fausse impression de sécurité à l’industrie aéronautique et à d’autres secteurs. […] Des années après cet événement très perturbateur, le manque de sensibilisation au risque d’éruptions accompagnées de cendre volcanique en Europe est flagrant et est en partie dû à des lacunes dans l’échange d’informations entre les différents secteurs. Un plan alternatif est nécessaire. Lorsque les aéronefs ne peuvent pas décoller, le transport des passagers et des marchandises doit être transféré vers les routes, les voies ferrées et les voies maritimes afin de réduire les problèmes et les pertes économiques. Un effort commun des différents secteurs est nécessaire pour anticiper les problèmes et pour établir des plans d’urgence alternatifs.  »
Source: Iceland Review.

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Öræfajökull is an ice-covered volcano in South East Iceland. It has erupted twice in historical times, in 1362 and in 1728.  The eruption in 1362 caused the distruction of a district known as Litla-Hérað and volcanic ash travelled as far as to western Europe. More than 40 years passed before people settled in the area now known as Öræfi which means wasteland.

There are no signs of an imminent eruption, but about ten months ago some unrest was detected in Öræfajökull. Elevated seismicity was detected, as well as the development of a depression in the ice surface within the caldera, and the presence of geothermal gases from a glacial river. At that time, geothermal activity beneath Öræfajökull was assessed to be high relative to previous decades.

According to the Iceland Met Office, seismic activity at Öræfajökull has declined and been stable over the past months. Hydrological and geochemical measurements show stable values. Measurements in late March indicated that the geothermal heat output beneath the cauldron had diminished significantly. On the whole, there are no signs of an imminent eruption.

If a major eruption were to occur in Öræfajökull, this could paralyse all air traffic across Europe for days on end. Everybody has in mind the Eyjafjallajökull eruption in April 2010 which wreaked international havoc. It halted air traffic in Europe for several days and prevented millions of passengers from reaching their destinations. The eruption led to the greatest disruption of air traffic since World War II and caused an estimated worldwide loss of 5 billion dollars with over 100,000 flights cancelled.

A research group at the University of Iceland has formulated two eruption scenarios for Öræfajökull based on historical events to predict possible impacts of eruptions larger than the one that occurred in Eyjafjallajökull. Both scenarios were modelled around the weather conditions from the 2010 eruption. The NAME model, an ash dispersion model used by the London Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC), was used to simulate the ash clouds in the eruption scenarios.

1) The first scenario describes recurring eruptions of the Eyjafjallajökull volcano with an ash volume similar to the event in 2010, but assumes a total eruption time of six months, four times longer than in 2010. Eruptions of this duration are feasible, like during the recent eruption in Holuhraun which began in late summer 2014 and continued for six months. This scenario would mostly impact air traffic at low altitudes, affecting take-offs and landings.  2) 2) The second scenario, an eruption in Öræfajökull, is based on the volcano’s eruption in 1362, one of the largest eruptions in Iceland since the settlement. It describes a large ash emission over a rather short period of time. It reveals that such an enormous ash eruption would paralyse air traffic in Europe, affect flights at all altitudes and halt all air traffic for several days. The effects of the eruption in this scenario could even reach across the North Atlantic. Not only would such an eruption affect air traffic, it would also impact maritime traffic, as indicated by records from the 1362 eruption: the eruption caused a thick layer of pumice to collect on the surface of the ocean. An event of this kind today could hinder shipping traffic and fishing.

According to the study about a possible Öræfajökull eruption, “the risk management infrastructure that is based on the parameters of the events in 2010 can provide a false sense of security to the aviation industry and to other sectors. […] Years after the highly disruptive event, the lack of risk awareness of volcanic ash eruptions in Europe is remarkable and is partly due to gaps in information exchange between sectors. An alternative plan is needed. When aircraft cannot take off, the transportation of passengers and goods needs to be transferred to roads, rail and sea passages to reduce inconvenience and economic loss. A call for a communal effort of different sectors is needed in anticipation of what lies ahead and for establishing alternative contingency plans.”

Source: Iceland Review.

Modélisation de la dispersion de cendre pour l’EyjafjallaJôkull et pour l’Öræfajökull (Source: Université d’Islande)