C’est sûr: L’Öræfajökull (Islande) montre des signes de réveil // Öræfajökull (Iceland) is showing sure signs of unrest

Le 20 juin 2018, j’ai écrit une note intitulée «Si Öræfajökull (Islande) entrait en éruption». J’expliquais que si une éruption majeure devait se produire, elle pourrait paralyser tout le trafic aérien en Europe pendant des jours.
La Protection Civile islandaise vient de publier une nouvelle mise à jour concernant le statut du volcan. Le rapport précise qu’il montre des signes évidents d’activité, avec une phase d’inflation qui dure depuis au moins un an et demi.
La Protection Civile ajoute que l’inflation se poursuit encore aujourd’hui et s’accompagne d’une hausse significative de la sismicité. Ces deux paramètres ne montrent aucun répit, malgré un déclin de l’activité géothermale depuis le mois de décembre 2017.
Les scientifiques pensent que la cause probable de l’inflation est une injection de magma juvénile. Le volume de l’édifice volcanique depuis la reprise de l’activité s’est accru d’environ 10 millions de mètres cubes, ce qui est semblable à l’intrusion  magmatique observée sur l’Eyjafjallajökull quelques années avant l’éruption de 2010.
De plus, de nouvelles mesures de résistivité indiquent la présence de roches altérées par l’activité géothermale à de faibles profondeurs à l’intérieur de la caldeira. Cela correspond à l’activité géothermale à haute température observée par intermittence sur de nombreux autres volcans.
En se référant à des scénarios éruptifs possibles, les scientifiques pensent que l’Öræfajökull se trouve dans une phase pré-éruptive typique dont l’évolution temporelle et le résultat sont inconnus, nouvelle preuve que notre aptitude à prévoir les éruptions est très limitée. Selon eux, une augmentation de l’activité géothermale provoquant des inondations et des émissions de gaz fait partie des scénarios possibles.
En cas d’éruption soudaine de l’Öræfajökull, la Protection Civile a élaboré un plan d’évacuation d’urgence. Le nombre d’instruments de surveillance a été augmenté sur et autour du volcan. Les efforts de recherche ont également été intensifiés pour essayer de mieux comprendre l’augmentation de l’activité sismique et de l’inflation du volcan ainsi que les changements dans l’activité géothermale sous-glaciaire. Les opérateurs de télécommunications ont amélioré la couverture des téléphones cellulaires dans la région.
Le dernier épisode éruptif de l’Öræfajökull a commencé en août 1727 et a pris fin en mai 1728. Il avait un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 4 et a causé la mort de trois personnes. Avant cela, le volcan s’est manifesté en 1362. Cet événement avait un VEI de 5 ; c’est la plus grande éruption explosive jamais observée Islande. Le volcan a rejeté d’énormes quantités de téphra et a détruit la région de Litla-Hérað par les inondations et les retombées de téphra. Plus de 40 années se sont écoulées avant que les gens reviennent s’installer dans la région connue sous le nom d’Öræfi.
Les documents historiques de l’éruption de 1727 indiquent qu’une intense activité sismique s’est produite quelques jours avant cet événement. Les fouilles archéologiques des fermes détruites par l’éruption de1362 confirment ces observations.
Le Met Office islandais et la Protection Civile ont fait passer la couleur de l’alerte aérienne du vert au jaune le 17 novembre 2017, mais cette alerte a été ramenée au VERT le 4 mai 2018.
Sources: Revue islandaise, Icelandic Met Office, The Watchers

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On June 20th, 2018, I wrote a post entitled « If Öræfajökull erupted in Iceland”. I explained that if a major eruption were to occur, it could paralyse all air traffic across Europe for days on end.

The Department of Civil and Emergency Management in Iceland has just issued a new status for the volcano saying that it is showing clear signs of unrest, with an inflation phase for at least a year and a half.

The Icelandic Department of Civil Protection has indicated that inflation is ongoing and is reflected by increased seismicity. Both parameters show no signs of decrease despite a decline of geothermal activity since last December.

Scientists think the likely cause of the inflation an injection of new magma. The volume change since the start of the unrest is of the order of magnitude of 10 million cubic metres, comparable to the intrusion activity in Eyjafjallajökull some years before the eruption in 2010.

New resistivity measurements indicate the presence of geothermally altered rocks at shallow levels inside the caldera consistent with intermittent high-temperature geothermal activity as seen in many other volcanoes.

Referring to possible scenarios and hazards, scientists said that Öræfajökull is in a typical preparation stage before an eruption but the temporal evolution and the outcome is unknown. Increase in the geothermal activity with associated floods and gas release is a possible scenario.

Should a sudden eruption of Öræfajökull occur, Civil Protection has devised an emergency evacuation plan. The number of instruments for volcano monitoring has been increased on and around the volcano. Rresearch efforts have aso been developed to deepen the understanding of increased seismic activity, increased inflation of the volcano as well as changes in subglacial geothermal activity. Telecommunications operators have improved cell phone coverage in the area.

The last eruptive episode of this volcano started in August 1727 and ended in May 1728. It had a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 4 and was responsible for deaths of three people. Before that, the volcano erupted in 1362. This event had a VEI of 5 and was Iceland’s largest historical explosive eruption. The volcano ejected huge amounts of tephra and destroyed the district of Litla-Hérað by floods and tephra fall. More than 40 years passed before people again settled the area, which became known as Öræfi.

Historical records from the eruption in 1727 indicate that an intense earthquake activity occurred some days before the eruption. Archaeological excavation of farms ruined by the eruption in 1362 further supports these records.

The Icelandic Met Office and Civil Protection raised the aviation colour code from Green to Yellow on November 17th, 2017. But the alert was lowered back to Green on May 4th, 2018.

Sources: Iceland Review, Icelandic Met Office, The Watchers.

Vue du sommet de l’Öræfajökull (Crédit photo: Wikipedia)

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Si l’Öræfajökull (Islande) entrait en éruption… // If Öræfajökull erupted in Iceland…

L’Öræfajökull est un volcan sous-glaciaire dans le sud-est de l’Islande. Il est entré deux fois en éruption dans les temps historiques, en 1362 et en 1728. L’éruption en 1362 a provoqué la destruction d’une région connue sous le nom de Litla-Hérað et la cendre volcanique a atteint l’Europe occidentale. Plus de 40 ans se sont écoulés avant que les gens s’installent à nouveau dans la région connue aujourd’hui sous le nom d’Öræfi, ou terre désertique.
Il n’y a actuellement aucun signe qu’une éruption est imminente, mais il y a une dizaine de mois, un regain d’activité a été observé au niveau de l’Öræfajökull. Une hausse de la sismicité a été détectée, ainsi que le creusement d’une dépression à la surface de la glace dans la caldeira, et la présence dans une rivière glaciaire de gaz provenant d’une activité géothermale. À cette époque, on a considéré que l’activité sous l’Öræfajökull était en hausse par rapport aux décennies précédentes.
Selon le Met Office islandais, l’activité sismique  sous l’Öræfajökull a diminué et s’est stabilisée au cours des derniers mois. Les mesures hydrologiques et géochimiques montrent des valeurs stables. Des mesures effectuées à la fin du mois de mars ont indiqué que la production de chaleur due à l’acticité géothermale sous la caldeira avait considérablement diminué. Au final, il n’y a aucun signe d’une éruption imminente.
Toutefois, si une éruption majeure devait se produire sur l’Öræfajökull, elle pourrait paralyser le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours. Tout le monde a encore en tête l’éruption de l’Eyjafjallajökull en avril 2010. Elle a bloqué le trafic aérien en Europe pendant plusieurs jours et a empêché des millions de passagers d’atteindre leur destination. L’éruption a causé la plus grande perturbation du trafic aérien depuis la Seconde Guerre mondiale et entraîné des pertes estimées à 5 milliards de dollars avec plus de 100 000 vols annulés.

Un groupe de chercheurs de l’Université d’Islande a établi deux scénarios d’éruption pour l’Öræfajökull en se basant sur des événements historiques, afin de prévoir les impacts possibles d’éruptions plus importantes que celles survenues sur l’Eyjafjallajökull. Les deux scénarios ont été modélisés en s’appuyant sur les conditions météorologiques de l’éruption de 2010. Le modèle NAME, modèle de dispersion de la cendre mis au point par le VAAC (Volcanic Ash Advisory Centre) de Londres, a été utilisé pour simuler les nuages ​​de cendre dans les deux scénarios.
1) Le premier scénario décrit des éruptions à répétition de l’Eyjafjallajökull avec un volume de cendre similaire à celui de 2010, mais suppose que la durée totale de l’éruption est de six mois, soit quatre fois plus longue qu’en 2010. Des éruptions de cette durée sont possibles, comme l’a montré la dernière éruption dans l’Holuhraun qui a débuté à la fin de l’été 2014 et s’est poursuivie pendant six mois. Un tel scénario aurait principalement un impact sur le trafic aérien à basse altitude et affecterait essentiellement les décollages et les atterrissages.

2) Le deuxième scénario décrit une éruption de l’Öræfajökull en se basant sur l’éruption de 1362, l’une des plus grandes éruptions en Islande depuis l’arrivée des premiers colons. Le scénario propose une importante émission de cendre sur une période assez courte. Il montre qu’une émission de cendre d’une telle ampleur paralyserait le trafic aérien en Europe, affecterait les vols à toutes les altitudes et interromprait tout le trafic pendant plusieurs jours. Les effets de l’éruption dans ce scénario pourraient même atteindre l’Atlantique Nord où elle affecterait également le trafic maritime, comme pendant l’éruption de 1362: A cette époque l’éruption a provoqué l’accumulation d’une épaisse couche de pierre ponce à la surface de l’océan. Un événement de ce genre de nos jours pourrait nuire au trafic maritime et à la pêche.

L’étude sur une possible éruption de l’Öræfajökull montre que «l’infrastructure de gestion des risques qui s’appuie sur les événements de 2010 peut donner une fausse impression de sécurité à l’industrie aéronautique et à d’autres secteurs. […] Des années après cet événement très perturbateur, le manque de sensibilisation au risque d’éruptions accompagnées de cendre volcanique en Europe est flagrant et est en partie dû à des lacunes dans l’échange d’informations entre les différents secteurs. Un plan alternatif est nécessaire. Lorsque les aéronefs ne peuvent pas décoller, le transport des passagers et des marchandises doit être transféré vers les routes, les voies ferrées et les voies maritimes afin de réduire les problèmes et les pertes économiques. Un effort commun des différents secteurs est nécessaire pour anticiper les problèmes et pour établir des plans d’urgence alternatifs.  »
Source: Iceland Review.

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Öræfajökull is an ice-covered volcano in South East Iceland. It has erupted twice in historical times, in 1362 and in 1728.  The eruption in 1362 caused the distruction of a district known as Litla-Hérað and volcanic ash travelled as far as to western Europe. More than 40 years passed before people settled in the area now known as Öræfi which means wasteland.

There are no signs of an imminent eruption, but about ten months ago some unrest was detected in Öræfajökull. Elevated seismicity was detected, as well as the development of a depression in the ice surface within the caldera, and the presence of geothermal gases from a glacial river. At that time, geothermal activity beneath Öræfajökull was assessed to be high relative to previous decades.

According to the Iceland Met Office, seismic activity at Öræfajökull has declined and been stable over the past months. Hydrological and geochemical measurements show stable values. Measurements in late March indicated that the geothermal heat output beneath the cauldron had diminished significantly. On the whole, there are no signs of an imminent eruption.

If a major eruption were to occur in Öræfajökull, this could paralyse all air traffic across Europe for days on end. Everybody has in mind the Eyjafjallajökull eruption in April 2010 which wreaked international havoc. It halted air traffic in Europe for several days and prevented millions of passengers from reaching their destinations. The eruption led to the greatest disruption of air traffic since World War II and caused an estimated worldwide loss of 5 billion dollars with over 100,000 flights cancelled.

A research group at the University of Iceland has formulated two eruption scenarios for Öræfajökull based on historical events to predict possible impacts of eruptions larger than the one that occurred in Eyjafjallajökull. Both scenarios were modelled around the weather conditions from the 2010 eruption. The NAME model, an ash dispersion model used by the London Volcanic Ash Advisory Centre (VAAC), was used to simulate the ash clouds in the eruption scenarios.

1) The first scenario describes recurring eruptions of the Eyjafjallajökull volcano with an ash volume similar to the event in 2010, but assumes a total eruption time of six months, four times longer than in 2010. Eruptions of this duration are feasible, like during the recent eruption in Holuhraun which began in late summer 2014 and continued for six months. This scenario would mostly impact air traffic at low altitudes, affecting take-offs and landings.  2) 2) The second scenario, an eruption in Öræfajökull, is based on the volcano’s eruption in 1362, one of the largest eruptions in Iceland since the settlement. It describes a large ash emission over a rather short period of time. It reveals that such an enormous ash eruption would paralyse air traffic in Europe, affect flights at all altitudes and halt all air traffic for several days. The effects of the eruption in this scenario could even reach across the North Atlantic. Not only would such an eruption affect air traffic, it would also impact maritime traffic, as indicated by records from the 1362 eruption: the eruption caused a thick layer of pumice to collect on the surface of the ocean. An event of this kind today could hinder shipping traffic and fishing.

According to the study about a possible Öræfajökull eruption, “the risk management infrastructure that is based on the parameters of the events in 2010 can provide a false sense of security to the aviation industry and to other sectors. […] Years after the highly disruptive event, the lack of risk awareness of volcanic ash eruptions in Europe is remarkable and is partly due to gaps in information exchange between sectors. An alternative plan is needed. When aircraft cannot take off, the transportation of passengers and goods needs to be transferred to roads, rail and sea passages to reduce inconvenience and economic loss. A call for a communal effort of different sectors is needed in anticipation of what lies ahead and for establishing alternative contingency plans.”

Source: Iceland Review.

Modélisation de la dispersion de cendre pour l’EyjafjallaJôkull et pour l’Öræfajökull (Source: Université d’Islande)

Bárðarbunga (Islande / Iceland)

Un essaim sismique a été enregistré dans la partie septentrionale du Bárðarbunga. Il a commencé avec un événement de M 4,1 à 13h14 le 14 juin 2018. D’autres secousses ont suivi et un événement de M 4,9 a par la suite été enregistré à 15h05. C’est le séisme le plus puissant enregistré sur le Bárðarbunga depuis la fin de l’éruption au début de l’année 2015. C’est aussi la même magnitude qu’un autre séisme enregistré le 30 janvier de cette année.  A noter que ces différents séismes ont des hypocentres relativement superficiels et ne semble pas indiquer une ascension du magma.

L’Iceland Met Office précise qu’il n’y a pas de signes qu’une éruption va se produire, mais la situation est contrôlée attentivement.

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An earthquake swarm has been registered in the northern part of Bárðarbunga. It began with an M 4.1 event at 13.14 on June 14th, 2018. Several quakes followed and then a larger one occurred at 15.05 with a magnitude of M 4.9. This is the largest earthquake measured in Bárðarbunga since the eruption stopped at Bárðarbunga in early 2015 and is the same magnitude as an earthquake that occurred on January 30th this year.

The Iceland Met Office however says that there are no signs of an eruption but is monitoring the area closely.

Source: Iceland Met Office

L’éruption d’Eldgjá et la conversion de l’Islande au christianisme // The Eldgjá eruption and the conversion of Iceland to Christianity

Comme ils ne sont pas capables de faire des prévisions volcaniques fiables, les chercheurs se tournent souvent vers le passé pour essayer de comprendre l’histoire d’un volcan et de la population qui vivait autour. C’est ainsi qu’une équipe de scientifiques et d’historiens médiévaux de l’Université de Cambridge a pu dater avec exactitude l’éruption d’Eldgjá survenue peu de temps après la colonisation de l’Islande. Il est possible que cette éruption ait participé à la conversion du pays au christianisme. Un poème médiéval semble avoir raconté l’événement avec pour but d’encourager le changement culturel et religieux.

L’éruption d’Eldgjá, a produit d’énormes nappes de lave qui ont englouti cette région de l’Islande sur une longue période. Une vingtaine de kilomètres cubes de lave ont été émis lors de l’éruption, en même temps qu’une brume de poussière et de soufre qui s’est répandue à travers l’Europe. En utilisant des carottes de glace prélevées au Groenland, les chercheurs ont pu établir que l’éruption avait commencé vers le printemps de 939 et avait duré au moins jusqu’à l’automne de 940. Cela signifie qu’une partie de la première vague de migrants arrivés en Islande a été témoin de l’éruption.

Avec la date connue de l’éruption, on découvre dans les chroniques médiévales des descriptions de ses conséquences probables: présence d’une brume atmosphérique de grande ampleur sur l’Europe; des hivers rigoureux et des étés froids ; de mauvaises récoltes et des pénuries alimentaires. Les chercheurs ont été surpris de voir les souffrances subies par les populations à la suite de l’éruption d’Eldgjá. Du nord de l’Europe au nord de la Chine, les gens ont vécu des hivers longs et rigoureux et une sécheresse qui a duré tout le printemps et tout l’été.

Aucun texte de l’époque ne fournit une description de l’éruption. Le célèbre poème médiéval islandais Voluspá (Prophétie de la Voyante) annonce toutefois la fin des dieux païens d’Islande et l’arrivée d’un nouveau dieu singulier, tout en parlant d’une éruption incroyable:

« Le soleil commence à noircir, la terre s’enfonce dans la mer; les étoiles brillantes se dispersent dans le ciel.

La vapeur jaillit de ce qui nourrit la vie, les flammes volent haut contre le ciel. « 

Les chercheurs pensent que ces lignes ont été utilisées pour raviver les souvenirs pénibles de l’éruption et encourager la conversion au christianisme. Selon un chercheur, « L’interprétation du poème comme une prophétie de la fin des dieux païens et leur remplacement par le dieu singulier suggère que les souvenirs de cette terrible éruption volcanique ont été délibérément évoqués pour stimuler la christianisation de l’Islande. »

Source: Iceland Review.

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When they are not able to make reliable volcanic predictions, researchers often turn to the past to try and understand the history of a volcano and the people who lived around. In this way, a team of scientists and medieval historians led by the University of Cambridge accurately dated the Eldgjá eruption which occurred shortly after Iceland’s settlement, and suggest it was used to spur the country’s conversion to Christianity. A medieval poem may have recounted the event to purposefully stimulate the cultural and religious shift.

The Eldgjá eruption, which devastated Iceland’s early settlers, is known as a lava flood, a type of eruption in which flowing lava engulfs the landscape over a prolonged period. Around 20 cubic kilometres of lava were released in the eruption, accompanied by a haze of sulphurous dust which spread across Europe. Using ice cores from Greenland, the researchers determined the eruption began around the spring of 939 and lasted at least until the fall of 940. This means that some of the first wave of migrants to Iceland, brought over as children, may well have witnessed the eruption.

With a firm date for the eruption, many entries in medieval chronicles snap into place as likely consequences: presence of an extraordinary atmospheric haze over Europe; severe winters; and cold summers, poor harvests and food shortages. The researchers were surprised to see how widespraed human suffering was in the wake of Eldgjá. From northern Europe to northern China, people experienced long, hard winters and severe spring-summer drought.

There are no surviving texts from the period which provide a direct account of the eruption. The celebrated Medieval Icelandic poem Voluspá (Prophecy of the Seeress), however, foretells the end of Iceland’s pagan gods and the coming of a new, singular god, describing an incredible eruption:

“The sun starts to turn black, land sinks into sea; the bright stars scatter from the sky.

Steam spurts up with what nourishes life, flame flies high against heaven itself.”

The researchers suggest these lines were used to revive distressing memories of the eruption and therefore stimulate the conversion to Christianity. According to one researcher, « The poem’s interpretation as a prophecy of the end of the pagan gods and their replacement by the one, singular god, suggests that memories of this terrible volcanic eruption were purposefully provoked to stimulate the Christianisation of Iceland.”

Source: Iceland Review.

Faille d’Eldgjá

Gorge d’Eldgjá et chute d’eau d’Ófærufoss

La belle arche de la chute d’eau d’Ófærufoss n’existe plus aujourd’hui

(Photos: C. Grandpey)

Nuages de cendre volcanique // Volcanic ash clouds

De toute évidence, aucune mesure concrète et efficace dans le domaine du trafic aérien n’a fait suite à l’éruption de l’Eyjafjallajökull en Islande en 2010. Aucun système fiable de détection de la cendre volcanique n’a été installé dans les aéronefs. Cela m’a été confirmé par des pilotes de la British Airways et d’Air France. Les efforts ont essentiellement porté sur la recherche de solutions permettant de détecter la cendre depuis le sol jusqu’à une altitude minimale de 12 km et d’en évaluer la densité. Ainsi, les avionneurs sont en mesure de mieux comprendre les densités de cendre que leurs avions peuvent endurer. De plus, les Volcanic Ash Advisory Centres (VAACs), centres conseil en cendres volcaniques, disposent maintenant d’outils et de procédures beaucoup plus performants qu’en 2010 pour cartographier et localiser les nuages ​​de cendre.
Malgré tous ces efforts, la dernière éruption du Mont Agung a provoqué la fermeture de plusieurs aéroports indonésiens, ainsi que de nombreuses annulations de vols. La couleur de l’alerte aérienne est également passée au Rouge lors de la dernière éruption du Mayon aux Philippines. Le Mont Sinabung sur l’île de Sumatra est entré en éruption en février et a envoyé un nuage de cendre jusqu’à 7 kilomètres de hauteur. La couleur de l’alerte aérienne est, là aussi, passée au Rouge et les pilotes devaient donc éviter de s’approcher du volcan.
L’expérience a montré à plusieurs reprises aux compagnies aériennes que la cendre volcanique peut constituer un réel danger pour les avions. Le mélange de roches pulvérisées, de gaz et de minuscules éclats de verre peut causer des dégâts à la carlingue des avions, pénétrer à l’intérieur des réacteurs et même les bloquer. La cendre peut aussi réduire à néant les principaux systèmes de navigation et de communication. C’est pourquoi les neuf VAAC à travers le monde surveillent les éruptions volcaniques comme celle du Sinabung. Leur rôle est de suivre l’évolution et le déplacement des nuages ​​de cendre en temps réel et d’éloigner les avions.
À l’aide des images satellites, des rapports de pilotes et des données provenant d’observatoires volcanologiques, ces VAAC émettent des bulletins d’alerte avec des codes de couleurs différentes : Vert signifie qu’un volcan est calme; Jaune signifie que le volcan a commencé à entrer en activité; Orange signifie qu’une éruption est probable alors que Rouge signifie qu’une importante éruption est en cours ou a commencé. Les responsables des VAAC ne disent pas aux pilotes ce qu’ils doivent faire ; leur rôle se limite à fournir des informations essentielles sur la taille et l’emplacement des nuages de cendre, ainsi que leur direction.
Les VAAC ont été créés par l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) après que plusieurs avions aient failli s’écraser après avoir traversé des nuages ​​de cendre. En 1982, les moteurs de deux avions qui avaient volé à travers la cendre émise par le Galunggung (Indonésie) ont cessé de fonctionner et les pilotes ont dû effectuer des atterrissages d’urgence. L’un d’entre eux, un Boeing 747 de la British Airways, a décroché de plus de 6 000 mètres avant que le pilote réussisse à redémarrer trois des quatre moteurs. En 1989, un autre Boeing 747 a failli s’écraser après avoir traversé le nuage de cendre émis par le Mont Redoubt en Alaska; les quatre moteurs avaient cessé de fonctionner!
La cendre volcanique peut endommager un avion de plusieurs façons. L’une des conséquences les plus graves est, bien sûr, l’arrêt des moteurs. La cendre contient de minuscules particules de verre qui peuvent fondre sous l’effet de la chaleur d’un réacteur. Ce verre fondu peut pénétrer dans des pièces maîtresses, réduire la puissance du moteur, ou le bloquer carrément. Avec la vitesse de vol des avions, la cendre qui entre en contact avec l’extérieur de l’avion peut également briser les antennes, créer un écran sur les pare-brise ​​et générer de l’électricité statique susceptible de perturber les signaux de navigation et de communication. La cendre peut aussi détruire les systèmes indiquant la vitesse de l’avion. On a vu récemment les problèmes dramatiques provoqués par le mauvais fonctionnement des sondes Pitot.
Les compagnies aériennes ne savent pas évaluer la densité de cendre tolérable pour faire voler les appareils. Pendant longtemps, elles ont évité de les faire voler lorsque de la cendre était dans l’air. Toutefois, après que des millions de personnes aient été bloquées et que des milliards de dollars aient été perdus lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010, les scientifiques ont commencé à faire des recherches. Des tests ont été effectués mais, de toute évidence, les résultats ne sont pas fiables.
Au vu des statistiques de l’USGS, des avions ont traversé des nuages ​​de cendre volcanique à 253 reprises entre 1953 et 2016. Neuf d’entre eux ont connu une panne de moteur, mais aucun ne s’est écrasé. On ne sait pas pourquoi certains nuages ​​de cendre peuvent avoir un effet  dévastateur sur certains moteurs, alors que d’autres avions peuvent se sortir des nuages de cendre relativement indemnes. C’est probablement parce que la composition de la cendre peut varier d’un volcan à l’autre.
Un autre problème doit être pris en compte: Tous les volcans ne sont pas surveillés, en particulier dans certaines régions volcaniques du Pacifique, de sorte que des pilote peuvent devoir traverser des nuages de cendre sans avoir été prévenus de leur présence.

Au bout du compte, il semble bien que la situation n’ait guère évolué depuis l’éruption de l’Eyfjallajökull….

Adapté à partir d’un article paru dans The Verge., VAAC Toulouse, Météo France, Rolls Royce.

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Apparently, the 2010 eruption of Eyjafjallajökull in Iceland did not bring any profitable lesson as far as air traffic is concerned. No reliable ash detection system has been installed in aircraft. This was confirmed to me by British Airways and Air France pilots. Efforts have essentially been made to investigate solutions to detect ash from the ground up to a minimum altitude of 12 km and to assess its density. In this way, plane manufacturers can better understand what densities of ash their aircraft are able to endure. Moreover, Volcanic Ash Advisory Centres (VAACs) now have significantly more sophisticated tools and procedures for mapping and forecasting the location of ash clouds than were available in 2010.

Despite all these efforts, the last eruption of Mt Agung caused the closure of several Indonesian airports, as well as many flight cancellations. The aviation colour code was also raised to Red during the last eruption of Mt Mayon in the Philippines. More recently, Mount Sinabung on Sumatra Island erupted in February and spewed an ash cloud up to 7 kilometres in the air. The aviation colour code was raised to Red, which meant that pilots should fly away from the volcano.

Experience has told aviation companies that volcanic ash can be a real danger to aircraft. The mixture of crushed rocks, gases, and tiny shards of glass can sandblast the plane’s exterior, get into the engine and block them, and ruin key navigational and communications systems. That’s why the nine Volcanic Ash Advisory Centers around the world keep watch for volcanic eruptions like Mt Sinabung’s. Their role is to track the ash clouds in real time and to divert the planes around.

Using a combination of satellite imagery, pilot reports, and data from volcano observatories, these VAACs issue colour-coded warnings: Green means a volcano is quiet; Yellow means the volcano is starting to get restless; Orange that an eruption is likely while Red means a big eruption is on its way, or has already started. The advisories don’t tell pilots what to do, but they provide key information about the size and location of the ash cloud and its direction.

The Volcanic Ash Advisory Centers were formed by the International Civil Aviation Organization after several planes almost crashed after flying through ash clouds. In 1982, two airplanes flying through ash emitted by Indonesia’s Mount Galunggung lost power to their engines and had to make emergency landings. One of them, a British Airways Boeing 747, plummeted more than 6,000 metres before the pilot could restart three of the four engines. Then, in 1989, another Boeing 747 nearly crashed after it flew through volcanic ash from Mount Redoubt in Alaska; all four of its engines had stopped functioning!.

Volcanic ash can damage an airplane in multiple ways. One of the most dangerous is by blocking the engine. Indeed, volcanic ash contains tiny glass particles that can melt in a jet engine’s heat. This molten glass can stick to key components, cutting the engine’s power, or killing it completely. At high speeds, ash coming into contact with the exterior of the plane can also break antennas, cloud windscreens, and generate static electricity that distorts navigation and communication signals. If ash flies into tubes that measure airspeed, it can also break the plane’s speedometer.

Air companies don’t know exactly how much ash is safe to fly through. For a long time, the aviation industry avoided flying when any ash was in the air. But after millions of people were stranded and billions of dollars were lost during the eruption of Iceland’s Eyjafjallajökull volcano in 2010, scientists began trying to figure out if there’s a middle ground. Tests were performed but the results obviously did not prove reliable.

All told, planes have flown through volcanic ash clouds about 253 times between 1953 and 2016, according to a report from the US Geological Survey. Only nine of those experienced engine failure, and none crashed. It’s not completely clear why certain ash clouds can have such a devastating effect on certain engines, and why other planes can fly through relatively unharmed. One possibility is that the composition of ash can vary from volcano to volcano.

There is another problem: not every volcano is monitored, especially in some volcanic regions of the Pacific, so it is still possible for planes to fly through ash clouds without warning.

To put it shortly, it seems the situation has not much changed since the 2010 eruption of Eyjafjallajökull…

Adapted from an article published in The Verge., VAAC Toulouse, Météo France, Rolls Royce.

Eruption du Galunggung en 1982 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption du Redoubt en 1990 (Crédit photo: Wikipedia)

Eruption de l’Eyjafjallajökull en 2010 (Crédit photo: Wikipedia)

 

Islande : Le danger des grottes de glace // Iceland : The hazards of ice caves

Le Met Office Islandais (IMO) a récemment diffusé une mise en garde concernant les grottes de glace en Islande et les précautions à prendre pour les visiter. Voici une traduction du texte de l’IMO:

Il est fréquent de rencontrer des grottes de glace sur les bords des glaciers en Islande. Elles sont creusées par l’écoulement de l’eau de fonte ou par l’activité hydrothermale. Les exemples les plus connus sont les grottes de glace de Kverkfjöll.
Il a récemment été question d’une grotte de glace découverte sur le Blágnípujökull, un appendice glaciaire dans la partie sud-ouest du Hofsjökull, petite calotte de glace au centre de Islande. On a pu lire qu’un enfant s’était trouvé mal après avoir inhalé des gaz toxiques. Il y a quinze ans déjà, des visiteurs avait fait état d’une forte odeur de soufre dans la cavité creusée par l’activité hydrothermale.
La grotte a été visitée par des scientifiques de l’IMO le 3 février 2018. Les concentrations d’oxygène (O2), de monoxyde de carbone (CO), de sulfure d’hydrogène (H2S) et de dioxyde de soufre (SO2) ont été mesurées à l’intérieur de la grotte. Il y avait une odeur de soufre à l’extérieur, au niveau de l’entrée, et à l’intérieur de la grotte. Des concentrations de H2S allant jusqu’à 60 ppm ont été mesurées à l’intérieur de la grotte. L’exposition à des concentrations de H2S aussi élevées est potentiellement dangereuse et une telle exposition pendant une heure peut causer de graves problèmes respiratoires et oculaires. Les mesures ne concernent que la visite effectuée le 3 février. Il est possible que des concentrations plus élevées de gaz s’accumulent dans la cavité. On ne sait pas à quelle concentration de gaz l’enfant mentionné ci-dessus a été exposé.

Il est fortement déconseillé de pénétrer dans la grotte sans appareils pouvant donner des indications sur les concentrations de H2S. Il est demandé aux visiteurs d’éviter de fortes concentrations. Seules des lunettes et un masque à gaz peuvent fournir une protection efficace. À une concentration de 20 ppm de H2S, certaines personnes ne sentiront pas le gaz,  mais à 100 ppm  il représente une menace pour la santé.
En plus des gaz toxiques, les morceaux de glace qui peuvent se détacher du plafond de la grotte, ainsi que le sol très glissant peuvent présenter de sérieux dangers. Il semble qu’une petite crue glaciaire (jökulhlaup) se soit produite à cet endroit, en emportant de gros morceaux de glace de glace à plusieurs centaines de mètres en aval. D’autres inondations peuvent se produire sans prévenir et représenter un réel danger.
Il faut noter que le Hofsjökull se trouve dans une zone inaccessible des Hautes Terres et aucune route ou piste ne conduit à la langue glaciaire du Blágnípujökull.
Source: OMI.

Depuis la publication de cette mise en garde, un homme d’une soixantaine d’année a été retrouvé mort le 28 février 2018 dans une grotte glaciaire du Höfsjökull. Il  était entré dans la grotte à l’intérieur du Blágnípujökull, accompagné d’un groupe de randonneurs. Ils ont tous été transportés dans refuge à Kerlingafjöll, puis à Reykjavik. Il est probable que les hommes ont été victimes des gaz toxiques comme l’hydrogène sulfuré (H2S) qui se forment à l’intérieur de la grotte.

Source : Iceland Review.

S’agissant de la sécurité dans ces cavités glaciaires en milieu volcanique, il ne faudrait pas négliger non plus la possibilité de présence de CO2. A ce sujet, il existe des ampoules sous vide qui permettent de contrôler instantanément la concentration de CO2 au sol (le CO2 est un gaz lourd). Le regretté François Le Guern m’avait conseillé de m’en procurer dans une boutique spécialisée à proximité du Panthéon à Paris, à l’époque où je passais des nuits d’hiver dans la cave de la Torre del Filosofo sur l’Etna.

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The Icelandic Met Office (IMO) has recently issued a warning about ice caves in Iceland and the precautions that should be taken to visit them. Here is the text of IMO’s warning:

Ice caves are often found at glacier edges in Iceland, formed either by meltwater flow beneath the ice or by geothermal activity (such as the well-known ice caves in Kverkfjöll).

News has recently been shared about a newly discovered ice cave in Blágnípujökull, a SW outlet from the Hofsjökull ice cap in central Iceland, where a child has collapsed due to breathing in toxic gases. Fifteen years ago, geothermal activity which melted a hole in the ice cover, accompanied by a strong sulfur smell, was observed at this same location.

The cave was visited on February 3rd, 2018. The atmospheric concentrations of oxygen (O2), carbon monoxide (CO), hydrogen sulfide (H2S) and sulfur dioxide (SO2) were measured with a handheld sensor inside the 150 m long cave. The visitors smelled sulfur outside the entrance and inside the cave. H2S concentrations of up to 60 ppm were measured inside the cave. Exposure to concentrations of H2S this high are potentially harmful, and exposure to 60 ppm for 1 hour can cause severe breathing problems and damage to the eyes. The measurements were for only one visit. It is possible that higher concentrations of gases may accumulate in the cave. It is unknown what concentration of gas the above mentioned child was exposed to.

The cave should not be entered without gas monitoring instruments that can give warnings of dangerously high concentrations of H2S. We urge people to avoid such high concentrations of H2S as only goggles and a gas-mask can provide adequate, short-term protection. At 20 ppm of H2S some people will stop smelling the gas and at 100 ppm of H2S there are significant threats to life and health.

In addition to poisonous gases, loose chunks of ice hanging from the roof of the ice cave and a very slippery floor can present serious dangers. A small jökulhlaup (glacier outburst flood) seems to have emerged from beneath the glacier at this location, breaking up the ice and transporting large chunks of glacier ice several hundred meters downstream. Future outburst floods could present an additional, unmonitored hazard.

Note that Hofsjökull is located in an inaccessible part of the highlands and no roads or tracks lead to the Blágnípujökull outlet glacier.

Source: IMO.

Since the release of this warning, a man in his sixties was found dead on February 28th, 2018 inside a glacier cave in Höfsjökull. The man had entered the cave in Blágnípujökull accompanied by a team of travellers. They were all transported to a lodge in Kerlingafjöll and then to Reykjavik. It is believed that the men were intoxicated by dangerous gases like hydrogen sulphide (H2S) forming inside the cave.

Source : Iceland Review.

When it comes to safety in these cavities in a volcanic environment, the possibility of CO2 should not be excluded either. In this regard, there are vacuum bulbs that can instantly control the CO2 concentration on the ground (CO2 is a heavy gas). The late François Le Guern had advised me to buy them in a specialist shop near the Pantheon in Paris, at the time when I spent winter nights in the basement of the Torre del Filosofo on Mount Etna.

Photos: C. Grandpey

Grimsey (Islande) : Ça se calme // Seismicity is decreasing

Comme cela était prévisible (voir ma dernière note), on observe depuis hier 20 février 2018  un déclin de la sismicité sur la zone de fracture de Tjörnes et sur l’île de Grimsey (voir ci-dessous). L’essaim sismique avait une origine purement tectonique avec des événements majoritairement superficiels. L’Icelandic Met Office a indiqué à plusieurs reprises qu’aucun paramètre ne suggérait une ascension du magma. Il faut noter qu’au cours des dernières semaines c’est toute la zone de rift islandaise qui a été soumise à une hausse de la sismicité, depuis la Péninsule de Reykjanes où des séismes de magnitude supérieure à M 3,0 ont été enregistrés.

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Predictably (see my last post), since yesterday, February 20th, 2018, there has been a decline in seismicity along the Tjörnes Fracture Zone and on Grimsey Island (see below). The seismic swarm had a purely tectonic origin with mostly shallow events. The Icelandic Met Office has repeatedly stated that there were no parameters to suggest any magma ascent. It should be noted that over the last few weeks the entire Icelandic rift zone has been subjected to increased seismicity, starting from the Reykjanes Peninsula where earthquakes above M 3.0 have been recorded.

Source: IMO