Belle photo de l’Overlook Crater (Kilauea / Hawaii) // Great photo of the Overlook Crater (Hawaii)

Le HVO a mis en ligne le 13 septembre une photo très intéressante de l’Overlook Crater, la bouche active avec un lac de lave dans le vaste cratère de l’Halema’uma’u. L’image montre la paroi ouest de l’Overlook Crater. Au bas du cliché, on peut voir la croûte mince du lac de lave avec les projections habituelles de spattering à sa surface. Juste au-dessus de la surface du lac, un anneau noir de quelques mètres de hauteur révèle un récent niveau du lac dont la surface varie selon les épisodes d’inflation et de déflation du Kilauea. Au-dessus de la zone noire, une épaisse couche de roche rouge, blanche et jaune apparaît dans la paroi du cratère. Ces couleurs sont dues à l’oxydation et à l’altération de la lave ancienne qui a envahi l’Halema’uma’u dans les années 1960 et 1970. Au-dessus des roches colorées, on peut voir une zone de 8 mètres d’épaisseur faite de couches de roches plus sombres laissées par le débordement de lave d’avril et mai 2015. La partie sommitale de la paroi est constituée par le plancher plat de Halema’uma’u qui est recouvert d’une couche de cheveux de Pele.
La photo a été prise par les géologues du HVO, les seules personnes autorisées à s’approcher de l’Overlook Crater. La zone est interdite au public quel qu’il soit, qu’il s’agisse de personnes individuelles ou d’agences de voyage, car les parois du cratère s’effondrent parfois dans le lac de lave, générant des explosions violentes qui envoient des matériaux incandescents au-delà de la lèvre de la bouche active.
Source: HVO.

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HVO posted on September 13th a very interesting photo of the Over look Crater, the active vent with a lava lake within Halema’uma’u. The image shows the western wall of the Overlook Crater. One can see the thin crust of the lava lake with the usual spattering at its surface. Just above the lake surface, a black ring extends up the wall several meters, revealing a recent high stand of the lake whose surface varies according to the inflation and deflation events on Kilauea. Above the black zone, a thick span of red, white and yellow rock is exposed in the crater wall. The colours are due to oxidation and alteration of older lava that filled Halema‘uma‘u in the 1960s and 1970s. Above the colourful rocks is an 8-metre-thick section of darker rock layers, which were formed by lava overflowing the Overlook Crater rim in April and May 2015. The top of the photo shows the flat floor of Halema‘uma‘u, blanketed in a continuous layer of Pele’s hair.

The photo was taken by HVO geologists, the only persons allowed to stand close to the Overlook Crater. The area is closed to the public whatever it is – individual people or travel agencies – as parts of the walls sometimes collapse in the lava lake, generating violent explosions that send hot material beyond the vent’s rim.

Source: HVO.

Paroi ouest de l’Overlook Crater le 13 septembre 2017 (Crédit photo: HVO)

Violente explosion dans l’Overlook Crater le 3 mai 2015 (Crédit photo : HVO)

 

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Visitez White Island (Nouvelle Zélande) avec Google Street View // Visit White Island (New Zealand) with Google Street View

Il est maintenant possible d’explorer l’île volcanique de White Island en ligne en utilisant Google Street View.
https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (le nom maori de White Island) est l’un des volcans actifs les plus accessibles au monde. Le projet, mis sur pied par le Whakatane District Council et Google, a été réalisé avec le Google Street View Trekker, un système photographique de 18 kg porté comme un sac à dos et qui prend des photos de haute qualité sur 360 ​​degrés toutes les 2,5 secondes.

Une équipe de randonneurs locaux a également sillonné la région pendant l’été et a pris des clichés le long de 35 km de sentiers, ainsi que dans les sites touristiques les plus emblématiques du district de Whakatane.

Il y a eu des discussions pour savoir si le projet ne ferait pas de tort aux entreprises locales de bateaux et d’hélicoptères car les gens pourraient être moins tentés de se rendre sur l’île. Toutefois, Google Street View ne peut pas reproduire les sensations éprouvées sur le terrain comme les odeurs, le bruit et l’ambiance réelle du site.

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People can now explore the landscape of White Island online using Google Street View.

https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (The maori name of White island) is one of the world’s most accessible active volcanoes. A project between the Whakatane District Council and Google aims to take that accessibility to a whole new level, by bringing the island online.

The project was achieved with the Google Street View Trekker, an 18-kg camera backpack that takes high-quality 360 degree photos every 2.5 seconds. A team of local trekkers also set out over summer and captured 35 km of the Whakatane District’s most iconic walks and landmarks.

There was some discussion around whether putting footage online would mean people would choose not to do the real thing, which might mean a loss of money for local boat and helicopter companies.. However, Google Street View can’t fully replicate the real life experiences: the smells, noise and scale of it is truly something best experienced in person.

Photo: C. Grandpey

Belles images du Sinabung (Indonésie) // Great images of Mt Sinabung (Indonesia)

Sur les volcans, les bonnes observations sont souvent une affaire de chance. Il faut se trouver au bon endroit au bon moment. Franck Gueffier, fidèle visiteur de mon blog, a eu cette chance et il a pu réaliser de superbes clichés de la dernière colère du Sinabung. J’avais publié certaines images dans ma note du 25 juin 2017. Voici deux autre photos spectaculaires de l’éruption. Avec tous mes remerciements.

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On volcanoes, good observations are often a matter of chance. You have to be in the right place at the right time. Franck Gueffier, a faithful visitor of my blog, was quite lucky to be there at the moment of an eruption and he was able to make superb shots of Mt Sinabung’s last anger. I had published some images in my note of June 25th, 2017. Here are two other spectacular photos of the eruption. With many thanks.

Photos: Franck Gueffier

Belle image de Crater Lake (Etats Unis) // Nice photo of Crater Lake (United States)

La NASA vient de mettre en ligne une excellente image de Crater Lake prise par un astronaute à bord de la Station Spatiale Internationale le 26 juin 2017. Du point de vue technique, la photo a été réalisée avec un appareil photo numérique Nikon D4 équipé d’un objectif de 1150 millimètres
Crater lake se trouve dans la Chaîne des Cascades, dans le sud-ouest de l’Oregon. Il y a encore pas mal de neige dans le secteur de Crater Lake fin juin, et les nuages ​​jettent des ombres sombres sur la surface du lac. On distingue Wizard Island, un cône de cendre en partie caché par les nuages, dans la partie ouest du lac. (Le nord se trouve au bas de la photo.)
Crater Lake se trouve à l’intérieur d’une caldeira qui s’est formée lorsque le Mont Mazama, un volcan composite dont le sommet se dressait à 3 600 mètres, a explosé et s’est effondré lors d’une éruption cataclysmale il y a environ 6 000 ou 8 000 ans.

Le lac se trouve à une altitude de 1 883 mètres. Alimenté par la pluie et la neige, sans rivières qui y entrent ou qui en sortent, Crater (592 mètres de profondeur) est le plus profond aux États-Unis et le neuvième plus profond dans le monde.

En 1902, Crater Lake et les 740 kilomètres carrés qui l’entourent ont été érigés au rang deParc National. En 2016, plus de 750 000 personnes ont visité le parc.
Source : NASA.

Vous obtiendrez une image plus grande en cliquant sur ce lien:
https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

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NASA has just released a great image of Crater Lake taken by an astronaut aboard the International Space Station on June 26th 2017. From a technical point of view, the photo was taken with a Nikon D4 digital camera using an 1150-millimetre lens

Crater Lake is located in the Cascade Mountains of southwest Oregon. Snow still blankets most of the slopes surrounding the crater in late June, and clouds cast dark shadows on the lake surface. Wizard Island is a cinder cone volcano almost hidden by the clouds over the western part of the lake. (Note that north is to the bottom of the photo.)

Crater Lake is the surface expression of a caldera that formed when Mount Mazama, a composite volcano whose peak once towered 3,600 metres, exploded and collapsed in a catastrophic eruption approximately 6,000 to 8,000 years ago. The lake now stands 1,883 metres above sea level.

Fed by rain and snow, and with no rivers flowing in or out, Crater Lake  (592 metres deep) is the deepest in the United States and ninth deepest in the world.

In 1902, Crater Lake and the surrounding 740 square kilometres were established as Crater Lake National Park. In 2016, more than 750,000 people visited the park.

Crédit photo: NASA

You will get a larger image by clicking on this link :

https://eoimages.gsfc.nasa.gov/images/imagerecords/90000/90647/ISS052-E-8744_lrg.jpg

 

Pas aussi “incroyable” que cela ! // Not that « incredible » !

Le New Zealand Herald a publié ce qu’il appelle une « image incroyable d’un caméraman qui a été presque été soufflé par l’explosion d’un volcan ».
Dans la courte vidéo, on peut voir le cinéaste néo-zélandais Geoff Mackley en train d’installer une caméra sur le bord du cratère du volcan Yasur, au Vanuatu, au moment où le volcan entre soudain en éruption. La séquence a été filmée par l’ami de Mackley il y a trois jours.
J’aimerais faire plusieurs remarques sur la vidéo et la situation qu’elle montre.
Tout d’abord, je suis surpris par les vêtements que porte Geoff Mackley.  Avec son bob et son short, il ressemble à un touriste sur une plage! Personnellement, j’ai toujours porté des pantalons longs et un casque lorsque j’effectuais des observations depuis la lèvre des cratères de l’Etna ou du Stromboli. Cela me semble une précaution élémentaire.
Une autre remarque concerne la situation qui, si elle est spectaculaire, n’est pas vraiment dangereuse pour Geoff Mackley. Au cours de l’explosion strombolienne, tous les matériaux éjectés retombent dans le cratère et on ne voit aucune projection atterrir sur la lèvre. La vidéo donne une fausse impression en comprimant les distances.
Les explosions stromboliennes peuvent être beaucoup plus fortes. Je me souviens d’un jour où j’observais le cratère central de l’Etna en compagnie du regretté Jean-Pierre Kloster. Une explosion soudaine et violente a envoyé des matériaux incandescents jusqu’à l’endroit où nous nous trouvions. Dans un réflexe commun, nous nous sommes jetés sur le sol, comme le font les soldats pour éviter les éclats d’obus. Je sentais les lapilli chauds tomber sur mon dos et je les entendais crépiter sur mon casque. Quand tout s’est terminé, j’ai constaté que mon pull était plein de trous ! Je l’ai abandonné un peu plus tard dans une poubelle à la Casa Cantoniera! Cela s’appelle se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. J’ai décrit cet événement dans mon livre Volcanecdotes, aujourd’hui épuisé, dans un chapitre intitulé « Accoutumance au risque ».
Voici le lien vers la vidéo sur le Yasur:
http://www.nzherald.co.nz/volcanoes/news/article.cfm?c_id=357&objectid=11892521&ref=rss

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The New Zealand Herald has released what it calls an “incredible footage of a cameraman being nearly blown off the edge of an exploding volcano”.

In the short video, one can see New Zealand film maker Geoff Mackley setting up a camera on the crater rim of Yasur in Vanuatu when the volcano suddenly erupts. The moment was captured by Mackley’s friend, three days ago.

I would like to make several remarks about the video and the situation it shows.

First of all, I am surprised at the clothes Geoff Mackley is wearing; he looks like a tourist on a beach with his shorts and his sun hat! Personally, I was always wearing long trousers and a helmet while making observations on the crater rims of Mt Etna or Stromboli.

Another remark is about the situation which was dramatic but not really dangerous to Geoff Mackley. During the strombolian explosion, all the ejections fell within the crater and no material can be seen falling on the rim. The video gives compresses the distances and, as such,  gives a false impression.

Strombolian explosions can be much stronger. I can remember one day when I was observing Mt Etna’s central crater with the late Jean-Pierre Kloster. A sudden and violent explosion sent red-hot material as far as the place where we were standing. In a common reflex, we threw ourselves onto the ground, just like soldiers would do to avoid the shrapnel. Il could feel the hot lapilli falling on my back and hear them making noise on my helmet. When it was all over, I realised my pullover was full of holes and I later left if in a rubbish bin at the Casa Cantoniera!

Here is a link to the viedo on Yasur Volcano:

http://www.nzherald.co.nz/volcanoes/news/article.cfm?c_id=357&objectid=11892521&ref=rss

Cratère central de l’Etna (Photo: C. Grandpey)

 

Bienvenue dans la Vallée des Dieux ! // Welcome to Valley of the Gods!

La Vallée des Dieux est un site assez extraordinaire dans le sud-est de l’Utah. C’est un petit bijou peu fréquenté avec un paysage qui ressemble à celui de Monument Valley qui se trouve à quelques kilomètres. Au cours de mon dernier voyage dans l’Ouest américain, j’ai parcouru une nouvelle fois en voiture la Vallée des Dieux et j’ai laissé de côté Monument Valley qui, à mes yeux, est moins intéressant et visité par trop de touristes.
Monument Valley se trouve sur les terres Navajo et les visiteurs qui explorent la région le font en général avec un guide Navajo. Un permis délivré par les Indiens est nécessaire pour effectuer une randonnée dans l’arrière-pays. La Vallée des Dieux offre des paysages similaires, mais sans permis préalable.
Une route en terre battue de 27 kilomètres traverse la Vallée. Elle n’est pas en très bon état, avec des passages assez escarpés. En raison de l’isolement du site, il vaut mieux avoir pris ses précautions. En particulier, il n’y a pas de station-service ! Il y a de fortes chances pour que vous ne rencontriez personne le long de la piste où il est préférable d’avoir un véhicule haut sur roues. Quand le temps est sec, les véhicules classiques peuvent faire le trajet, mais quand il a plu, un 4X4 est nécessaire.

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Valley of the Gods is a scenic backcountry area is southeastern Utah. It is a hidden gem with scenery similar to that of nearby Monument Valley. During my last journey in the American West, I drove again in the Valley of the Gods and ignored Monument Valley which, to my mind, is less beautiful and visited by too many tourists.

Monument Valley is located on Navajo Nation land and visitors exploring the area usually travel with a Navajo guide. A permit from the tribe is needed before you can hike into the backcountry. Valley of the Gods offers similar scenery without the tribal restrictions.

A 27-kilometre dirt and gravel road winds through the valley. It is bumpy, with steep sections. Because of its isolated nature, people exploring Valley of the Gods need to be self-sufficient. In particular, there are no gas stations. You may or may not see other travellers along the road which is recommended for high clearance vehicles. During dry weather, conventional vehicles can do the trip but when the weather is wet a 4X4 may be needed to get through.

(Photos: C. Grandpey)

Le sud de l’Arizona: Bientôt un mur solaire? // South Arizona : Soon a solar wall ?

En continuant vers le sud, la route vient buter sur la frontière entre les Etats-Unis et le Mexique, « the Fence », impressionnante clôture métallique qui s’étire sur des centaines de kilomètres et qui devrait être prolongée dans les années à venir. Le président Donald Trump était en faveur d’un mur de béton, mais son coût semble trop élevé et le prolongement métallique de « the Fence » semble la mesure la plus probable.

Des voix s’élèvent, bien sûr, contre cette initiative qui vise à mettre fin à l’immigration clandestine en provenance du Mexique. A noter que depuis l’arrivée de Trump au pouvoir, on observe une chute de 40% du nombre d’immigrés clandestins qui ont traversé la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis. Les contrôles sont stricts aux postes-frontières, que ce soit sur les routes ou dans les aéroports des Etats Unis, mais et j’ai pu visiter Los Angeles et d’autres villes sans avoir autour de moi une ribambelle de soldats armés jusqu’au cou….

Si je critique la politique de Trump à bien des égards, je n’ai rien contre son slogan « America First! » – L’Amérique d’abord! – qui traduit bien le désir identitaire des Américains. J’ai eu l’occasion de remarquer que les drapeaux nationaux sont en vente dans de nombreux supermarchés du pays. La population n’a pas honte de les agiter chaque année le 4 juillet lors de la fête nationale. En France, nous sommes en ce moment très loin de ce patriotisme…

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Dernières nouvelles:
Lors d’un meeting à Cedar Rapids (Iowa), Donald Trump a déclaré qu’il avait proposé de construire un «mur solaire» sur la frontière mexicaine. Ce mur s’autofinancerait en générant de l’électricité. De cette façon, le Mexique devrait débourser beaucoup moins d’argent.
Trump a toujours répété au cours de la campagne présidentielle qu’il avait l’intention de construire un mur le long de la frontière mexicaine de 3 207 kilomètres pour arrêter l’immigration clandestine. Dans l’Iowa, c’est la première fois qu’il aborde publiquement le projet de construire un mur qui se comporterait comme une centrale solaire.
Le premier budget annuel, publié en mai, proposait 1,6 milliard de dollars pour installer de nouvelles sections du mur existant (« The Fence ») et pour remplacer les anciennes. Le président a estimé que la réalisation de cette « barrière » coûterait entre 8 et 12 milliards de dollars, bien que de nombreux experts aient déclaré que le coût réel serait beaucoup plus élevé. Sa proposition a été accueillie froidement au Congrès où les législateurs républicains et démocrates ont mis en doute l’utilité et le coût d’une barrière physique sur toute la longueur de la frontière.
Source: Médias américains.

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Going further south, the road runs into the border between the United States and Mexico, « the Fence », an impressive metal fence that stretches for hundreds of kilometers and should be extended in the years to come. President Donald Trump stood for a concrete wall, but its cost seems too high and the metal extension of « the Fence » seems the most likely decision.
There are, of course, voices against this initiative whose aim is to bring an end to illegal immigration from Mexico. It should be noted that since Trump’s arrival at the White House, there has been a 40% drop in the number of illegal immigrants who crossed the border between Mexico and the United States. Controls are severe at the customs on the roads and in the U.S. airports, but I could visit Los Angeles and other towns without a crowd of armed soldiers around me…
If I criticize Trump’s policy in many ways, I have nothing to say against its slogan, « America First », which shows Americans’ desire for identity. National flags are on sale in many supermarkets across the country. The population is not ashamed to wave them every year on July 4th on National Day. In France, we are very far from this patriotism …

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Latest :

At a campaign rally in Cedar Rapids, Iowa, Donald Trump said he’s proposed building a “solar wall” on the Mexican border that would pay for itself by generating electricity. The President thought that in this way Mexico would have to pay much less money.

Trump ran for the presidency on an oft-repeated promise to construct a wall across the 3,207 kilometre Mexican border to stop undocumented immigration. His speech in Iowa was the first time he has publicly described his proposal to build the wall as a solar power plant.

Trump’s first full-year budget, released in May, proposes a $1.6 billion down payment for new and replacement sections of a border wall. The president has estimated that completing the barrier would cost $8 billion to $12 billion, though many experts say the actual cost would be far higher. His proposal has been met with a cool reception in Congress, where lawmakers of both parties have questioned the utility and cost of a physical barrier across the entire length of the border.

Source: U.S. news media.

Photos: C. Grandpey