Le Mayon vu depuis l’espace // Mayon Volcano seen from space

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous verrez des photos du Mayon prises depuis l’espace à la fin du mois de janvier 2018 par le satellite Sentinel-2 de l’Agence Spatiale Européenne (ESA). Elles montrent le volcan en éruption. On voit parfaitement les coulées de lave et les nuages de cendre.

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/02/Mayon_lava

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By clicking on the link below, you will see photos of Mayon Volcano taken from space in late January 2018 by ASA’s Sentinel-2 satellite. They show the erupting volcano with lava flows and ash clouds. .

http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2018/02/Mayon_lava

Source: ESA

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Volcans et Passions à Wittersdorf (Haut Rhin)

Après les images du Festival Nature de Montier-en-Der (Haute-Marne), je me suis dirigé vers la région de Mulhouse où l’Association Culture et Solidarité Emlingen-Wittersdorf-Obermorschviller organise en ce moment la deuxième édition du festival « Volcans et Passions ». Pendant 10 jours, le public peut venir admirer une très belle exposition d’images de volcans prises à travers le monde, ainsi que de nombreux minéraux. L’événement est mis sur pied en collaboration avec L’Association Volcanologique Européenne (L.A.V.E.). De nombreuses conférences, projections sont au programme. La manifestation possédant un intérêt pédagogique évident, les écoliers de la région sont invités à participer à différents ateliers destinés à éveiller leur curiosité. Comme nous sommes en Alsace, la gastronomie n’est pas oubliée et les visiteurs pourront déguster pour un prix très modique soupe maison, viennoises ou saucisses fumées… Je recommande chaudement de faire une halte à Wittersdorf si vous vous trouvez dans cette belle région.

Photos: C. Grandpey

Montier-en-Der 2017: Le retour en force du noir et blanc

Cette année encore, je suis allé à Montier-en-Der (Haute Marne) ou se tenait du 16 au 19 novembre 2017 la 21ème édition du Festival International de la Photo Animalière et de Nature. A l’origine, n’avais pas prévu de m’y rendre, mais un autre événement avec présentation d’images volcaniques près de Mulhouse le samedi m’a décidé à aller jeter un coup d’oeil aux réalisations photographiques 2017 pendant la journée du vendredi, sans oublier les grues qui, dans les environs de Montier et du Lac du Der, s’affairaient à leurs derniers préparatifs avant d’entamer leur longue migration.

S’agissant de l’édition 2017 du Festival, j’ai surtout été frappé par l’abondance d’images en noir et blanc. Il s’agit probablement d’une mode, à moins que le noir traduise inconsciemment le pessimisme actuel dans lequel vit notre société. On aime ou on n’aime pas. De mon côté, j’ai été enthousiasmé par les éléphants de Kyriakos Kasiras dont j’avais déjà apprécié le talent quelques jours auparavant à l’occasion du Salon de la Photo à Paris. Un cliché grand format – intitulé « Le temps suspendu » – montrant un pachyderme qui semble sortir d’une masse nuageuse menaçante pour se diriger d’un pas lourd vers le photographe, est vraiment impressionnante. L’éléphant devient le maître du monde!

En revanche, j’ai très moyennement apprécié les « 50 Nuances de Lion » de Laurent Baheux, pas plus que son « Afrique Sauvage » présentée en plein air devant les haras. Les teintes noires sont trop prononcées à mon goût et ont tendance à « tuer » le rendu général des photos et l’ambiance de la savane. L’amoureux des somptueux paysages de l’Ouest Américains qui sommeille en moi n’a pas du tout (c’est un euphémisme) apprécié les photos exposées Salle Saint-Berchaire. J’ai en mémoire les couleurs incroyables du Grand Prismatic à Yellowstone ou encore les mille nuances que suscite un lever du jour sur les hoodoos de Bryce Canyon. A mes yeux, c’est un véritable sacrilège de rendre ces paysages sublimes en noir et blanc. C’est bien sûr une histoire de goût et beaucoup de personnes ne seront pas de mon avis.

Pour le reste, les expositions étaient, pour la plupart, comme les années précédentes, de très bonne facture, même si certains animaux ou paysages prennent des allures de « déjà vu ». J’ai beaucoup aimé l »exo-expo Another World » présentée à l’intérieur de la Halle au Blé et censée « défier les frontières du vivant ».

Rendez-vous à Montier 2018? Pourquoi pas!

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« Le temps suspendu » de Kyriakos Kasiras… Du grand art !

Avec les logiciels actuels, il est facile de convertir une photo couleur en noir et blanc. Je me suis amusé à effectuer cette opération sur l’une de mes photos du Grand Prismatic à Yellowstone. Voici l’original…

…et son équivalent en noir et blanc!

Personnellement, je ne peux imaginer Yellowstone autrement qu’en couleur…mais l’appréciation de la beauté est subjective. Des goûts et des couleurs on ne discute pas…

Images de l’iceberg géant en Antarctique // Images of the giant iceberg in Antarctica

Tout le monde se rappelle qu’en juillet 2017 l’un des plus grands icebergs jamais observés, d’une taille équivalente au département de la Lozère en France, s’est détaché de la plate-forme glaciaire Larsen C dans le nord-ouest de l’Antarctique.
L’événement, qui a eu lieu pendant la nuit de l’hiver antarctique, a été détecté à l’aide d’instruments satellitaires capables de percer l’obscurité. À l’aube du printemps austral, les scientifiques peuvent maintenant voir le nouvel iceberg à la lumière du jour.
La première photo satellite prise de jour a été diffusée par la NASA le 11 septembre, grâce au Spectroradiomètre d’imagerie – ou MODIS – embarqué sur le satellite Terra. Peu de temps après, d’autres satellites de la NASA, y compris le Landsat 8, ont obtenu de nouvelles images publiées par la NASA le 30 septembre.
Les nouvelles images montrent que l’iceberg s’est divisé en morceaux plus petits et révèlent qu’il a commencé à s’éloigner de la plate-forme glaciaire qui l’a vu naître, poussé par les vents du large. Bien que le vêlage des icebergs proprement dit soit un événement essentiellement naturel, il menace néanmoins d’accélérer la fonte de la glace dans la région, provoquée par le réchauffement climatique.

https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=91052

A l’origine, l’iceberg, connu sous le nom de A-68A, avait une superficie d’environ 5 700 kilomètres carrés. À la fin du mois de juillet, il a perdu plusieurs morceaux en se déplaçant lentement dans la mer. L’un de ces morceaux est maintenant connu sous le nom de A-68B, selon le National Ice Center qui suit les déplacements des gros icebergs car ils représentent un danger pour les navires. (voir la photo ci-dessous)
Les scientifiques expliquent que de nouvelles fractures sont apparues sur la plate-forme Larsen C, ce qui pourrait annoncer de nouveaux vêlages dans les mois à venir. Celui de l’iceberg A-68A menace d’accélérer la fonte de la glace dans la région en affaiblissant la plate-forme et les glaciers derrière elle.

Comme je l’ai déjà mentionné, la fonte et la rupture de la plate-forme glaciaire n’affectent pas directement le niveau global des océans car la glace flottait déjà avant le vêlage. Cependant, lorsque des plates-formes comme Larsen C fondent, elles ne retiennent plus les glaciers terrestres derrière elles. Ils peuvent avancer plus rapidement dans la mer, ce qui contribue à faire monter le niveau des océans.

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Everybody can remember that in July 2017 one of the largest icebergs ever recorded — measuring in at about the size of Lozère in France broke off the Larsen C Ice Shelf in northwest Antarctica.

The event, which took place during the darkness of the Antarctic winter, was detected using satellite instruments that could pierce the darkness to sense the ice below. As the austral spring dawns, scientists are now able to see the new iceberg during the daytime.

The first daytime satellite photo to be released by NASA came on September 11th , via the Moderate Resolution Imaging Spectroradiometer, or MODIS on NASA’s Terra satellite. Soon after, other NASA satellites, including Landsat 8, captured detailed images that NASA published on September 30th.

The new data shows how the massive iceberg has split into smaller pieces and reveals that it has begun to push away from the ice shelf that birthed it, thanks to offshore winds.  While the iceberg calving event itself is likely mostly natural, it nevertheless threatens to speed up the already quickening pace of ice melt in the region due in large part to global warming.

https://earthobservatory.nasa.gov/IOTD/view.php?id=91052

In its original shape, the iceberg was about 5,700 square kilometres in area. In late July, the main iceberg, known as A-68A, lost several chunks of ice as it began to slowly drift out to sea. One of those large chunks is now known as A-68B, according to the National Ice Center, which tracks large icebergs because they pose a danger to ships. (see photo below)

Scientists reveal that new cracks are developing on the Larsen C ice shelf, potentially signalling additional breakup events in the coming months to years.

The calving of the A-68A iceberg threatens to speed up the already quickening pace of ice melt in the region by leaving the ice shelf and the glaciers behind it in a weakened state, with new cracks that may develop additional icebergs in the future.

As I put it before, the melting of the ice shelf does not affect global sea levels directly, since the ice was already floating before the calving event. However, when ice shelves like Larsen C melt, they can free up the ice of land-based glaciers behind them to flow faster into the sea, which does raise sea levels.

Image acquise le 16 septembre 2017 par le satellite Landsat 8 (Crédit photo: NASA)

Belle photo de l’Overlook Crater (Kilauea / Hawaii) // Great photo of the Overlook Crater (Hawaii)

Le HVO a mis en ligne le 13 septembre une photo très intéressante de l’Overlook Crater, la bouche active avec un lac de lave dans le vaste cratère de l’Halema’uma’u. L’image montre la paroi ouest de l’Overlook Crater. Au bas du cliché, on peut voir la croûte mince du lac de lave avec les projections habituelles de spattering à sa surface. Juste au-dessus de la surface du lac, un anneau noir de quelques mètres de hauteur révèle un récent niveau du lac dont la surface varie selon les épisodes d’inflation et de déflation du Kilauea. Au-dessus de la zone noire, une épaisse couche de roche rouge, blanche et jaune apparaît dans la paroi du cratère. Ces couleurs sont dues à l’oxydation et à l’altération de la lave ancienne qui a envahi l’Halema’uma’u dans les années 1960 et 1970. Au-dessus des roches colorées, on peut voir une zone de 8 mètres d’épaisseur faite de couches de roches plus sombres laissées par le débordement de lave d’avril et mai 2015. La partie sommitale de la paroi est constituée par le plancher plat de Halema’uma’u qui est recouvert d’une couche de cheveux de Pele.
La photo a été prise par les géologues du HVO, les seules personnes autorisées à s’approcher de l’Overlook Crater. La zone est interdite au public quel qu’il soit, qu’il s’agisse de personnes individuelles ou d’agences de voyage, car les parois du cratère s’effondrent parfois dans le lac de lave, générant des explosions violentes qui envoient des matériaux incandescents au-delà de la lèvre de la bouche active.
Source: HVO.

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HVO posted on September 13th a very interesting photo of the Over look Crater, the active vent with a lava lake within Halema’uma’u. The image shows the western wall of the Overlook Crater. One can see the thin crust of the lava lake with the usual spattering at its surface. Just above the lake surface, a black ring extends up the wall several meters, revealing a recent high stand of the lake whose surface varies according to the inflation and deflation events on Kilauea. Above the black zone, a thick span of red, white and yellow rock is exposed in the crater wall. The colours are due to oxidation and alteration of older lava that filled Halema‘uma‘u in the 1960s and 1970s. Above the colourful rocks is an 8-metre-thick section of darker rock layers, which were formed by lava overflowing the Overlook Crater rim in April and May 2015. The top of the photo shows the flat floor of Halema‘uma‘u, blanketed in a continuous layer of Pele’s hair.

The photo was taken by HVO geologists, the only persons allowed to stand close to the Overlook Crater. The area is closed to the public whatever it is – individual people or travel agencies – as parts of the walls sometimes collapse in the lava lake, generating violent explosions that send hot material beyond the vent’s rim.

Source: HVO.

Paroi ouest de l’Overlook Crater le 13 septembre 2017 (Crédit photo: HVO)

Violente explosion dans l’Overlook Crater le 3 mai 2015 (Crédit photo : HVO)

 

Visitez White Island (Nouvelle Zélande) avec Google Street View // Visit White Island (New Zealand) with Google Street View

Il est maintenant possible d’explorer l’île volcanique de White Island en ligne en utilisant Google Street View.
https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (le nom maori de White Island) est l’un des volcans actifs les plus accessibles au monde. Le projet, mis sur pied par le Whakatane District Council et Google, a été réalisé avec le Google Street View Trekker, un système photographique de 18 kg porté comme un sac à dos et qui prend des photos de haute qualité sur 360 ​​degrés toutes les 2,5 secondes.

Une équipe de randonneurs locaux a également sillonné la région pendant l’été et a pris des clichés le long de 35 km de sentiers, ainsi que dans les sites touristiques les plus emblématiques du district de Whakatane.

Il y a eu des discussions pour savoir si le projet ne ferait pas de tort aux entreprises locales de bateaux et d’hélicoptères car les gens pourraient être moins tentés de se rendre sur l’île. Toutefois, Google Street View ne peut pas reproduire les sensations éprouvées sur le terrain comme les odeurs, le bruit et l’ambiance réelle du site.

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People can now explore the landscape of White Island online using Google Street View.

https://www.whakatane.com/google-streetview

Whakaari (The maori name of White island) is one of the world’s most accessible active volcanoes. A project between the Whakatane District Council and Google aims to take that accessibility to a whole new level, by bringing the island online.

The project was achieved with the Google Street View Trekker, an 18-kg camera backpack that takes high-quality 360 degree photos every 2.5 seconds. A team of local trekkers also set out over summer and captured 35 km of the Whakatane District’s most iconic walks and landmarks.

There was some discussion around whether putting footage online would mean people would choose not to do the real thing, which might mean a loss of money for local boat and helicopter companies.. However, Google Street View can’t fully replicate the real life experiences: the smells, noise and scale of it is truly something best experienced in person.

Photo: C. Grandpey

Belles images du Sinabung (Indonésie) // Great images of Mt Sinabung (Indonesia)

Sur les volcans, les bonnes observations sont souvent une affaire de chance. Il faut se trouver au bon endroit au bon moment. Franck Gueffier, fidèle visiteur de mon blog, a eu cette chance et il a pu réaliser de superbes clichés de la dernière colère du Sinabung. J’avais publié certaines images dans ma note du 25 juin 2017. Voici deux autre photos spectaculaires de l’éruption. Avec tous mes remerciements.

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On volcanoes, good observations are often a matter of chance. You have to be in the right place at the right time. Franck Gueffier, a faithful visitor of my blog, was quite lucky to be there at the moment of an eruption and he was able to make superb shots of Mt Sinabung’s last anger. I had published some images in my note of June 25th, 2017. Here are two other spectacular photos of the eruption. With many thanks.

Photos: Franck Gueffier