Le méthane et les nouveaux régimes climatiques en Sibérie // Methane and new climate regimes in Siberia

Concentrations de CO2 : 425,44 ppm (11 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

J’ai rédigé plusieurs notes sur ce blog à propos des conséquences du dégel du permafrost en Sibérie, notamment en ce qui concerne le méthane. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Science révèle l’émergence de deux régimes climatiques distincts en Sibérie, séparés par le fleuve Ienisseï, sous l’effet du réchauffement de l’Arctique. L’étude prévient que ces régimes pourraient déclencher des émissions incontrôlées de méthane.
Alors que la Sibérie occidentale devient plus humide, la partie orientale de la région s’assèche et devient plus sujette aux feux de forêt. Entre 2010 et 2023, les émissions de méthane en Sibérie ont augmenté de 5 % par an. La Sibérie occidentale libère du méthane principalement par l’activité microbienne dans les sols en dégel, tandis que la Sibérie orientale rejette ce gaz via la combustion de la biomasse. Compte tenu de l’accélération observée du dégel du pergélisol, de l’activité des zones humides et de la fréquence des feux de forêt, une hausse des émissions de méthane était prévisible, mais pas dans des proportions aussi importantes.
Les émissions annuelles de méthane ont augmenté d’environ 12 millions de tonnes au cours de la période étudiée, ce qui est équivalent à la hausse des émissions de méthane dans les zones humides à l’échelle mondiale. Bien que la Sibérie ne représente actuellement qu’environ 5 % des émissions globales de méthane, la région est l’une des sources naturelles de méthane dont le volume augmente le plus rapidement sur la planète.
Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont combiné des observations satellitaires et des mesures effectuées près de la surface pour cartographier l’évolution des émissions de méthane en Sibérie. Plutôt que d’additionner les sources individuelles de méthane au sol, ils ont eu recours à une méthode de modélisation appelée « système d’inversion des flux de méthane » – methane flux inversion system – qui leur a permis de limiter l’incertitude de leurs estimations à environ 10 %.
Les résultats de l’étude montrent que le réchauffement de l’Arctique amplifie les émissions de méthane par des voies distinctes en Sibérie occidentale et orientale car ces régions sont soumises à des régimes climatiques différents.

Les chercheurs ont également utilisé des modèles climatiques pour prévoir les futures émissions de méthane en Sibérie ; ils ont constaté qu’un réchauffement supplémentaire pourrait libérer des millions de tonnes de gaz à effet de serre stockés dans les forêts et le pergélisol, accélérant ainsi davantage la tendance au réchauffement.
En Sibérie occidentale, le méthane est principalement libéré par le pergélisol. La Sibérie renferme 46 % du pergélisol de l’hémisphère nord, et ce sol gelé emprisonne d’immenses quantités de carbone accumulées au fil des millénaires. La Sibérie occidentale est influencée par le mode de circulation atmosphérique scandinave qui se caractérise par un centre de circulation principal au-dessus de la Scandinavie et des centres secondaires opposés situés au-dessus de l’Europe occidentale et de l’est de la Russie.

Le mode de circulation atmosphérique scandinave (illustré ici dans sa phase positive) se caractérise par différents systèmes de pression au-dessus de la Scandinavie, de l’Europe occidentale et de la région située entre l’est de la Russie et l’ouest de la Mongolie. (Source: NOAA)

Le réchauffement climatique conduit la configuration météorologique dite « scandinave » à transporter davantage de chaleur et d’humidité depuis l’Atlantique Nord vers la Sibérie occidentale. Conjugué à la hausse rapide des températures en Sibérie occidentale, ce phénomène entraîne un dégel généralisé du pergélisol et libère du carbone que les microbes peuvent transformer en méthane.
À l’inverse, la Sibérie orientale subit l’influence de l’Oscillation arctique qui provoque un effet de bascule de la pression atmosphérique entre l’Arctique et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique affecte l’Oscillation arctique, et favorise l’installation de systèmes de haute pression persistants qui intensifient les vagues de chaleur, réduisent la couverture nuageuse et attisent les feux de forêt en Sibérie orientale.
Les modèles climatiques présentés dans la nouvelle étude indiquent que les émissions de méthane augmenteront parallèlement à la hausse des températures et que cette progression pourrait s’accélérer à mesure que la planète se réchauffe, déclenchant ainsi une boucle de rétroaction.
Source : Live Science via Yahoo News.

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I have written several posts about the consequences of the melting permafrost in Siberia, especially as far as methane is concerned. Today, a new study published in the journal Science informs us that two distinct climate regimes are emerging in Siberia because of Arctic warming and they could trigger runaway methane emissions. The Yenisei River delineates the stwo environmental states.

While western Siberia is becoming wetter these days, the eastern part of the region is getting drier and more prone to wildfires.

Between 2010 and 2023, methane emissions from Siberia rose by 5% per year, with western Siberia releasing methane mainly via microbial activity in thawing soils and eastern Siberia discharging the gas through biomass burning. Given the observed increases in permafrost thaw, wetland activity, and wildfire occurrence, an increase in methane emissions was expected, but not in solarge and sustained proportions.

Annual methane emissions grew by about 12 million tons over the study period, which corresponds to the rate of increase in methane emissions from wetlands worldwide. Although Siberia currently makes up only about 5% of global methane emissions, the region is becoming one of the fastest-growing natural methane sources on the planet.

In their study, the researchers integrated satellite observations with near-surface measurements to map methane emissions from Siberia over time. Instead of adding up individual methane sources on the ground, the researchers used a modeling method known as a methane flux inversion system, which helped them limit the uncertainty in their estimates to roughly 10%.

The results of the study show that Arctic warming amplifies methane emissions via distinct pathways in western and eastern Siberia because the regions are influenced by different climate patterns. The researchers also used climate models to predict future methane emissions from Siberia and found that additional warming could unleash millions of tons of greenhouse gases stored in forests and permafrost, which would further accelerate the warming trend.

In western Siberia, methane is released mainly from permafrost. Siberia holds 46% of the Northern Hemisphere’s permafrost, and this icy sediment traps vast amounts of carbon that have accumulated for thousands of years. Western Siberia is influenced by the Scandinavian pattern of atmospheric circulation that consists of a main circulation center over Scandinavia and opposing weaker centers over Western Europe and eastern Russia. Global warming makes the Scandinavian pattern transport more warmth and moisture to western Siberia from the North Atlantic. Together with soaring temperatures in western Siberia itself, this triggers extensive permafrost thaw and unlocks carbon that microbes can convert into methane.

Conversely, eastern Siberia is influenced by the Arctic Oscillation which causes atmospheric air pressure to « seesaw » between the Arctic and the Northern Hemisphere’s middle latitudes. Climate change affects the Arctic Oscillation, leading to persistent high-pressure systems that intensify heat waves, reduce cloud cover and promote wildfires in eastern Siberia.

The climate models suggested by the new study show that methane emissions will increase with temperature rise and that the increase could become steeper the hotter the world gets, triggering a feedback loop.

Source : Live Science via Yahoo News.

Fonte de la banquise arctique : point de non-retour pour la chaîne alimentaire // Melting Arctic sea ice : a tipping point for the food chain

Concentrations de CO2 : 431,92 ppm (9 juin 2026)             

Concentrations de CH4 : 1940,46 ppb (février 2026)

D’après une nouvelle étude publiée le 28 mai 2026 dans la revue Communications Earth & Environment, l’océan Arctique a franchi un point de non-retour qui perturbe profondément la chaîne alimentaire, avec des conséquences potentiellement désastreuses pour la pêche commerciale et la capacité de l’océan à absorber le carbone.

Photo: C. Grandpey

Les scientifiques ont constaté que l’accélération de la fonte de la banquise arctique entraîne une réduction significative des nitrates, un nutriment essentiel à la base du réseau trophique marin et donc indispensable à d’importantes pêcheries de la région. La disparition de la glace permet à davantage de lumière d’atteindre la surface de l’eau, ce qui favorise la prolifération du phytoplancton. Lorsque le phytoplancton meurt, ses cellules chutent sur le plancher océanique où elles sont décomposées par des bactéries consommatrices de nitrates et d’oxygène.

Efflorescence phytoplanctonique en Antarctique (Source : NASA)

La nouvelle étude révèle que ces bactéries consomment plus de nitrates que l’écosystème arctique ne peut en supporter. Cette « dénitrification », est irréversible dans les conditions climatiques actuelles, car nous avons franchi un seuil critique où la quantité de lumière solaire atteignant l’océan est telle qu’elle stimule une surproductivité du phytoplancton. La baisse des concentrations de nitrates pourrait à terme avoir des conséquences néfastes pour le phytoplancton, car ces minuscules organismes ont besoin de nitrates pour la photosynthèse. Par conséquent, la transition vers un régime pauvre en nitrates pourrait accélérer le réchauffement climatique, car les nitrates jouent un rôle essentiel dans la pompe biologique océanique. Cette pompe absorbe le dioxyde de carbone de l’atmosphère par la photosynthèse et le stocke en profondeur lorsque le phytoplancton et les animaux qui s’en nourrissent meurent. En l’absence de nutriments comme les nitrates, ce mécanisme ne peut plus fonctionner efficacement.
Pour comprendre les changements écosystémiques dans l’Arctique, les chercheurs ont analysé des données recueillies pendant vingt ans dans le détroit de Fram, un passage entre le Groenland et le Svalbard, principal point de passage des eaux arctiques vers l’océan Atlantique. Ils ont constaté une forte baisse des concentrations de nitrates dans cette région après 2009, période qui a coïncidé avec une réduction spectaculaire de la banquise arctique et une évolution progressive des communautés phytoplanctoniques vers des espèces plus petites, capables de tolérer de faibles concentrations de nutriments.

Source : Wikipedia

Une évolution vers un phytoplancton de plus petite taille a déjà été observée dans certaines parties de l’Arctique, bien que ces modifications n’aient pas été associées jusqu’à présent à une diminution des concentrations de nitrates. Ceci est important car les phytoplanctons de petite taille sont généralement moins efficaces pour transférer l’énergie vers les niveaux trophiques supérieurs.
Le phytoplancton se situe à la base de la chaîne alimentaire marine ; par conséquent, les effets de la diminution des nitrates se répercuteront sur l’ensemble de l’écosystème arctique, affectant les espèces situées aux niveaux trophiques supérieurs. Cela pourrait également affecter la pêche dans les régions comme l’Atlantique Nord.
Pendant des années, les chercheurs ont pensé que la fonte des glaces dans l’Arctique aurait pour conséquence une augmentation du phytoplancton, car davantage d’organismes peuvent profiter de la lumière du soleil et se multiplier lorsque la banquise est réduite. Cependant, l’augmentation du phytoplancton observée depuis 2009 a suffisamment diminué les niveaux de nitrates pour limiter sa croissance future.
Alors que la prolifération du phytoplancton était autrefois limitée par la quantité de lumière solaire atteignant les eaux de surface, elle est désormais contrôlée par les niveaux de nitrates. Par conséquent, les nitrates doivent être considérés comme un facteur clé des changements futurs dans l’Arctique. La compréhension de cette évolution est importante, non seulement pour les communautés et les écosystèmes arctiques, mais aussi pour mieux appréhender l’évolution future du réchauffement climatique.

Source : Médias scientifiques américains via Yahoo News.

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According to a new study published May 28 2026 in the journal Communications Earth & Environment, the Arctic Ocean has crossed a tipping point that is wreaking havoc on the region’s food chain, with potentially dire consequences for commercial fishing and the ocean’s capacity to soak up carbon.

Scientists found that vast areas of melting sea ice in the Arctic are leading to a significant reduction in nitrate, a key nutrient that forms the base of the marine food web and thus underpins important regional fisheries. As the ice disappears, more light hits the water’s surface, promoting the growth of phytoplankton. When phytoplankton die, their cells sink to the seafloor and are decomposed by nitrate- and oxygen-consuming bacteria. The new study found that the bacteria are consuming more nitrate than the Arctic ecosystem can withstand. This effect, known as « denitrification, » is irreversible under current climate conditions because we have passed a threshold where so much sunlight reaches the ocean that it’s supercharging phytoplankton’s productivity.

Dropping nitrate levels may eventually come back to bite phytoplankton, because these tiny organisms need nitrate to carry out photosynthesis. As a result, the transition to a low-nitrate regime could accelerate global warming, as nitrate plays an essential role in the ocean’s biological pump, which takes carbon dioxide from the atmosphere via photosynthesis and locks it away at depth when phytoplankton and the animals that eat it die. With nutrients such as nitrate in limited supply this mechanism cannot work effectively.

To understand ecosystem changes in the Arctic, the researchers analyzed two decades of data from the Fram Strait, a passage between Greenland and Svalbard that is the main gateway through which Arctic waters flow into the Atlantic Ocean. They found a sharp decline in nitrate levels in this region after 2009, which coincided with a dramatic reduction in Arctic sea ice and a gradual shift in phytoplankton communities toward smaller species that can cope with low nutrient levels.

Shifts towards smaller phytoplankton have already been observed in parts of the Arctic, although these changes have not previously been linked to nitrate losses. This matters because smaller phytoplankton are generally less efficient at transferring energy up the food web.

Phytoplankton sit at the very bottom of the marine food chain, so the impacts of nitrate depletion will ripple through the Arctic ecosystem, impacting species at the highest levels. This could also affect fisheries in regions that depend on Arctic nutrient exports, such as the North Atlantic.

For years, researchers thought the long-term impact of sea ice loss in the Arctic would be an increase in phytoplankton, because more organisms can bathe in sunlight and multiply when the sea ice extent is small. However, the increase in phytoplankton since 2009 has depleted nitrate levels enough to limit future phytoplankton growth.

Whereas phytoplankton proliferation used to be limited by how much sunlight reached surface waters, it is now controlled by nitrate levels. Therefore, nitrate must be considered as a key driver of future changes in the Arctic. As nitrate is the nutrient that limits Arctic productivity, understanding these changes is therefore important not only for Arctic communities and ecosystems, but also for improving projections of future global warming.

Source : U.S. Scientific news media via Yahoo News.

La banquise arctique toujours au plus mal // Arctic sea ice still at its lowest

Concentrations de CO2 : 431,79 ppm

Concentrations de CH4 : 1940,43 ppb

La banquise arctique en hiver est restée à un niveau historiquement bas en mars 2026. Toutes les agences climatiques arrivent à des conclusions similaires.
L’étendue de la banquise est définie comme la superficie de l’océan recouverte d’au moins 15 % de glace. La banquise arctique s’étend généralement durant l’automne et l’hiver, atteint son maximum annuel en mars, puis diminue jusqu’à un minimum en septembre.
Selon la NASA et le NSIDC, la banquise arctique a probablement atteint son maximum hivernal le 15 mars 2026, avec 14,29 millions de km², un chiffre proche du maximum de 2025 (14,31 millions de km²).

Source : NSIDC

L’Institut national japonais de recherche polaire (NIPR) et l’Agence d’exploration aérospatiale japonaise (JAXA) ont enregistré un maximum inférieur, à 13,76 millions de km² le 13 mars 2026 en se référant à des données satellitaires. Leurs données placent 2026 légèrement en dessous de 2025, ce qui représente un nouveau record de faible étendue hivernale.

La NASA a indiqué que la superficie maximale de la banquise arctique en 2026 serait inférieure d’environ 1,3 million de km² à la moyenne de la période 1981-2010, ce qui confirme le déclin sur le long terme observé depuis 1979.

Le NIPR et la JAXA ont constaté une expansion limitée de la glace dans la mer d’Okhotsk ainsi que dans la région de la baie de Baffin et de la mer du Labrador, où des températures supérieures à la moyenne en janvier et en février ont freiné la progression de la glace vers le sud. De plus, dans la mer d’Okhotsk, des vents d’est à sud-est ont prévalu de la mi-février à la mi-mars. Pour couronner le tout, les températures y ont été plus élevées qu’à la même période en 2025. Par conséquent, l’étendue de la banquise dans la mer d’Okhotsk a commencé à diminuer après le 19 février, ce qui a fortement limité l’expansion globale de la banquise arctique.
Les observations du satellite ICESat-2 ont révélé un amincissement de la glace sur une grande partie de l’Arctique en 2026, notamment dans la mer de Barents, au nord-est du Groenland. La réduction de la formation de nouvelle glace ces dernières années a également limité l’accumulation de glace pluriannuelle.

Une analyse indépendante du service Copernicus sur le changement climatique a révélé que l’étendue moyenne de la banquise arctique en mars 2026 était de 14,2 millions de km², soit environ 0,9 million de km² (5,6 %) de moins que la moyenne de la période 1991-2020. Il s’agit de la plus faible étendue jamais enregistrée pour un mois de mars par satellite. Selon Copernicus, depuis novembre 2025, l’étendue de la banquise arctique figure parmi les trois plus faibles jamais enregistrées pour ce mois : c’était déjà la deuxième plus faible en novembre, la plus faible en décembre et la troisième plus faible en janvier et février.

Source : The Watchers.

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Arctic winter sea ice remained at record-low levels in March 2026, All climzte agencies are coming to similar results.

Sea ice extent is defined as the total ocean area with at least 15% ice concentration. Arctic sea ice typically expands through autumn and winter, reaches its annual maximum in March, and declines toward a September minimum.

NASA and NSIDC said Arctic sea ice likely reached its winter maximum on March 15, 2026 at 14.29 million km², close to the 2025 maximum of 14.31 million km².

Japan’s National Institute of Polar Research (NIPR) and the Japan Aerospace Exploration Agency (JAXA) reported a lower maximum of 13.76 million km² on March 13, 2026, based on satellite data. Their dataset places 2026 slightly below 2025, marking a new record low winter extent. NASA reported the 2026 maximum was about 1.3 million km² below the 1981–2010 average, extending the long-term decline observed in Arctic sea ice since 1979.

NIPR and JAXA identified limited ice expansion in the Sea of Okhotsk and the Baffin Bay–Labrador Sea region, where above-average temperatures from January to February restricted southward ice development. Furthermore, in the Sea of Okhotsk, easterly to southeasterly winds prevailed from mid-February to mid-March, and temperatures were higher than those during the same period in 2025. As a result, the sea ice extent in the Sea of Okhotsk began to decrease after February 19, which served as a major factor limiting the overall expansion of Arctic sea ice

Observations from the ICESat-2 satellite showed thinner ice across much of the Arctic in 2026, particularly in the Barents Sea northeast of Greenland. The reduced formation of new ice in recent years has also limited the buildup of multi-year ice.

Independent analysis from the Copernicus Climate Change Service found that average Arctic sea-ice extent in March 2026 was 14.2 million km², about 0.9 million km² or 5.6% below the 1991–2020 average, the lowest March extent in the satellite record. According to Copernicus, since November 2025, Arctic sea ice extent has ranked among the three lowest on record for the corresponding month: second lowest in November, lowest in December, and third lowest in January and February.

Source : The Watchers.

Coup de chaud sur l’Arctique

À voir sur la chaîne ARTE un excellent documentaire d’une durée de 1h22′, intitulé « Coup de chaud sur l’Arctique. » Ses réalisateurs grecs attirent l’attention sur les effets du réchauffement climatique sur cette région du monde qui se réchauffe quatre fois plus vite que le reste de la planète. On a sous les yeux des preuves irréfutables du dégel du pergélisol et de ses conséquences. En plus de son impact sur les infrastructures, le phénomène provoque de colossales émissions de carbone et de méthane qui viennent s’ajouter à celles produites par les activités humaines.

Le dégel du permafrost a provoqué de violentes explosions de méthane (Crédit photo: The Siberian Times)

Le documentaire nous montre l’étendue des exploitations pétrolières et gazières en Sibérie et en Alaska. La population doit souvent choisir entre les revenus et les emplois générés par ces industries et la protection de l’environnement. Priorité est, malheureusement, le plus souvent donnée à la première option, en dépit des conséquences sanitaires.

Gazoducs sur la péninsule de Yamal (Source: Total Rnergies)

La conclusion du documentaire n’incite guère à l’optimisme. L’avenir de l’humanité est sacrifié sur l’autel du profit. Les derniers événements en Ukraine et au Moyen-Orient ont largement occulté la crise climatique, mais la hausse des cours du pétrole montre à quel point notre société dépend des énergies fossiles. L’exploitation de nouveaux champs pétrolifères dans l’Arctique, en particulier en Alaska, malgré la promesse du président Biden, montre que la chute de la Courbe de Keeling et des concentrations de CO2 dans l’atmosphère n’est pas pour demain.

Le film m’a particulièrement intéressé car j’y ai retrouvé tout l’argumentaire que je développe dans ma conférences « Glaciers en péril, les effets du réchauffement climatique.

Le documentaire a été réalisé en 2025. Vous pourrez le visionner en cliquant sur ce lien :

https://www.arte.tv/fr/videos/110219-000-A/coup-de-chaud-sur-l-arctique/