Tragédie de White Island (Nouvelle Zélande): Qui est responsable ?// White Island tragedy (New Zealand) : Who should be held responsible ?

Pour commencer, il faut savoir qu’en Nouvelle-Zélande, WorkSafe est le principal organisme de réglementation de la santé et de la sécurité au travail. L’agence contrôle les incidents ou accidents liés au lieu de travail et veille à ce que «chaque Néo-Zélandais qui se rend au travail puisse rentrer à la maison sain et sauf». Pour atteindre cet objectif, WorkSafe demande aux personnes de se conformer aux articles définis par la loi de 2015 sur la santé et la sécurité au travail et aux directives concernant la santé et la sécurité. Concrètement, WorkSafe demande aux personnes qui ont le devoir de protéger leur propre santé et sécurité ainsi que celles des autres de prendre les mesures appropriées pour éliminer ou minimiser les risques sur le lieu de travail.

En tant que tel, WorkSafe a engagé des poursuites contre 13 organismes et personnes suite à l’enquête déclenchée par l’éruption de White Island en 2019 avec 22 morts et des dizaines de blessés. La plupart des victimes étaient des touristes en provenance de pays comme l’Australie, les États-Unis et la Malaisie, et qui voyageaient à bord d’un bateau de croisière. Il y avait 47 personnes sur l’île lorsque le volcan est entré en éruption. Au moment de l’événement, on a cherché à savoir pourquoi ces personnes avaient été autorisées à pénétrer sur l’île, étant donné qu’il y aurait un risque significatif d’éruption.

Au cours d’une conférence de presse, Worksafe a déclaré que les enquêtes avaient révélé que 13 parties n’avaient pas respecté leurs obligations en matière de santé et de sécurité en conduisant les touristes sur White Island. Selon le directeur de WorkSafe, « c’était un événement inattendu, mais cela ne veut pas dire qu’il était imprévisible et les organisateurs ont le devoir de protéger les personnes dont ils ont la charge. »

Worksafe a mis en accusation 10 organismes en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail. Chaque accusation peut déboucher sur une amende maximale de 1,5 million de dollars néo-zélandais (1,06 million de dollars US).

Trois personnes ont été inculpées en tant qu’administrateurs ou personnes individuelles censées s’assurer que leur société respecte ses obligations en matière de santé et de sécurité. Elles sont passibles d’une amende maximale de 300 000 $.

WorkSafe a déclaré ne pas avoir enquêté sur les opérations de secours après l’éruption, car cela fait l’objet d’une enquête de justice qui est en cours.

Le New Zealand Herald donne des détails supplémentaires et indique que deux agences gouvernementales font partie des organismes mis en accusation suite à l’éruption de White Island :

White Island Tours, une entreprise privée, a confirmé qu’elle faisait face à des accusations en vertu de la loi sur la santé et la sécurité au travail.

La Première Ministre Jacinda Ardern a déclaré que GNS Science et l’Agence nationale de gestion des catastrophes (NEMA) faisaient partie des organismes et personnes mises en accusation.

GNS Science surveille l’activité volcanique en Nouvelle Zélande, y compris à White Island, et les scientifiques attribuent un niveau d’alerte à chaque volcan.

NEMA joue un rôle de premier plan dans la réduction des risques et la gestion des catastrophes.

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Il va être intéressant d’observer la suite des événements. Dire que l’éruption de White Island était «un événement inattendu, mais cela ne veut pas dire qu’elle était imprévisible» est tout à fait discutable.

GNS Science avait fait son travail et le niveau d’alerte au moment de la tragédie était conforme à l’activité volcanique sur l’île. Affirmer que l’éruption aurait pu être prévue est une absurdité. Cela me rappelle les accusations dirigées contre des scientifiques italiens à qui on a reproché de ne pas avoir prédit le séisme de L’Aquila. Les séismes et les éruptions volcaniques sont des événements naturels que nous ne savons pas prévoir à l’heure actuelle.

Au final, je crains fort que l’éruption de White Island se solde par une sombre histoire de fric. En 2019, au moment de la catastrophe, alors que toutes les victimes n’avaient pas encore été dénombrées, leurs familles – les Américains en tête – parlaient déjà de poursuivre en justice pour négligence la compagnie maritime propriétaire du navire de croisière, l’agence de voyage qui avait organisé la visite de l’île, ainsi que des prestataires locaux. Selon elles, les participants à l’excursion sur l’île n’avaient pas été suffisamment prévenus des risques encourus.

Je suis désolé, mais à partir du moment où on met le pied sur un volcan actif il y a un risque ! En cas de doute, on s’adresse aux autorités compétentes. Avant de me faire déposer sur White Island en février 2009, j’avais vérifié le niveau d’alerte volcanique auprès de GNS Science ; il était alors de 1, ce qui ne signifie pas pour autant que tout danger est écarté. Les bouillonnements des mares de boues et à la surface du lac acide étaient là pour le confirmer.

Malgré tout, il ne me serait pas venu à l’idée d’attaquer en justice le propriétaire de l’hélicoptère qui m’avait déposé dans le cratère. De la même façon, je n’aurais jamais poursuivi les autorités américaines et italiennes qui m’ont obligeamment accordé un permis de travail sur les volcans actifs de ces pays. Mais peut-être suis-je trop honnête…

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To begin with, one needs to know that in New Zealand WorkSafe is the country’s primary work health and safety regulator. The agency controls workplace related incidents and ensures that “every Kiwi who goes to work comes home healthy and safe.” To achieve this aim, WorkSafe asks people to comply with the requirements outlined in the Health and Safety at Work Act 2015 and in health and safety regulations. In practical terms, it asks people who have a duty to protect the health and safety of themselves and others, to take appropriate steps to eliminate or minimise workplace risks.

As such, WorkSafe has filed charges against 13 parties following an investigation into a volcanic eruption on White Island in 2019 which killed 22 people and injured dozens. Majority of them were tourists from countries like Australia, the United States and Malaysia who were part of a cruise ship. There were 47 people on the island when the volcano erupted. At the time of the eruption questions were raised why people were allowed on the island,   given there was reportedly a heightened risk of an eruption.

Worksafe said in a news conference its investigations found 13 parties had not met their health and safety obligations in taking the tourists to the White island. According to WorkSafe’s Chief Executive, « this was an unexpected event, but that does not mean it was unforeseeable and there is a duty on operators to protect those in their care.”

Worksafe has charged 10 organisations under the Health and Safety at Work Act with each charge carrying a maximum fine of NZ$1.5 million ($1.06 million).

Three individuals were charged as directors or individuals who were required to exercise due diligence to ensure the company meets its health and safety obligations. These charges each carry a maximum fine of $300,000.

WorkSafe said it had not investigated the rescue and recovery following the eruption, as that is the subject of a coronial inquest which is underway.

The New Zealand Herald gives more details and indicates that two government agencies are among the organisations facing charges over the White Island eruption tragedy.

White Island Tours, a private company, has confirmed it is facing charges under the Health and Safety at Work Act.

Prime Minister Jacinda Ardern said both GNS Science and the National Emergency Management Agency (NEMA) had acknowledged they were among those charged over the tragedy.

GNS Science monitors volcanic activity in this country, including White Island, and scientists assign an alert level for each volcano.

NEMA provides leadership in reducing risk, being ready for and responding to and recovering from emergencies.

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Let’s see what happens next, but saying that White Island’s eruption was “an unexpected event, but that does not mean it was unforeseeable” is quite questionable. GNS Science had done its job and the alert level at the time of the tragedy was in accordance with volcanic activity on the island. Affirming that the eruption could have been foreseen is sheer stupidity. It reminds me of the accusations directed at Italian scientists who were reproached for not having predicted the L’Aquila earthquake. Both earthquakes and volcanic eruptions are natural events that we are not able to predict today.

In the end, I’m afraid the White Island eruption will turn out to be a grim business of money. In 2019, at the time of the disaster, when all the victims had not yet been counted, their families – the Americans in the lead – were already talking about suing for negligence the shipping company that owns the cruise ship, the agency that organized the visit to the island, as well as local providers. According to them, participants in the excursion to the island had not been sufficiently warned of the risks involved.

I’m sorry, but from the moment you set foot on an active volcano there is a risk! If in doubt, yiu need contact the competent authorities. Prior to being dropped off on White Island in February 2009, I had checked the volcanic alert level with GNS Science; it was then 1, which does not mean that there was no danger. The bubbling of the mud pools and the surface of the acidic lake were there to confirm it. Still, I wouldn’t have thought of suing the owner of the helicopter who dropped me off in the crater. Likewise, I would never have sued the American and Italian authorities who obligingly granted me a work permit on the active volcanoes of these countries. But maybe I’m too honest …

Photo : C. Grandpey

Nouveau projet géothermique en Nouvelle Zélande // New geothermal project in New Zealand

En novembre 2019, le parlement néo-zélandais a adopté le projet de loi Zéro Carbone dont l’objectif est de faire en sorte que la Nouvelle-Zélande réduise ses émissions de gaz à effet de serre pour atteindre la neutralité carbone d’ici 2050. Le projet de loi exigeait que tous les gaz à effet de serre, à l’exception du méthane d’origine animale, soient réduits à zéro d’ici 2050. Les émissions de méthane diminueraient de 10% d’ici 2030 et d’environ un quart, voire de moitié, d’ici 2050. Le projet de loi vise également à répondre aux obligations de la Nouvelle-Zélande en vertu de l’Accord de Paris sur le climat de 2015.

Conformément à la loi Zéro Carbone, un groupe de géologues de Dunedin dans l’Ile du Sud espère réduire les émissions nocives pour le climat en forant dans un volcan éteint vieux de 11 millions d’années qui se trouve sous la ville afin de tirer profit de sa chaleur résiduelle. Les scientifiques cherchent à savoir si cette chaleur pourrait être une ressource énergétique viable, «réduisant ainsi la consommation de combustibles fossiles et les émissions de gaz à effet de serre qu’ils provoquent». Ils espèrent effectuer deux forages à travers la roche sédimentaire, à 500 mètres de profondeur à l’intérieur du volcan. Le montant du projet s’élève à 700 0000 dollars et les chercheurs espèrent obtenir une aide du programme gouvernemental Smart Ideas (Idées Innovantes).

Les puits de forage, un dans le centre de Dunedin et un autre près du port, permettraient de mesurer le flux de chaleur en provenance du magma, et permettrait de savoir s’il vaut la peine d’être exploité. L’énergie serait captée en injectant de l’eau sous terre, avec une boucle de retour. Ainsi chauffée, l’eau pourrait être utilisée pour chauffer des bâtiments.

Même si le projet ne rencontre pas le succès escompté et si le volcan éteint ne dégage pas autant de chaleur que prévu, l’idée pourrait certainement être utilisée ailleurs dans le pays. Les scientifiques devront avant tout évaluer la chaleur qui réside sous la surface du volcan. Les géologues pensent qu’à 1 km de profondeur, la roche aura probablement une température de 50 à 100°C. Selon ses auteurs, le projet ressemble à un «travail de détective géologique.» Leurs estimations s’appuient sur des indications fournies par la lave de surface et par deux puits précédemment forés dans la région qui ont révélé la présente d’une source de chaleur sous la surface.

Il y a beaucoup d’endroits en Nouvelle-Zélande avec des sources de chaleur à profondeur relativement faible, à moins d’un kilomètre sous la surface, de sorte qu’elles pourraient être rentables. Il faut garder à l’esprit que l’énergie géothermique en Nouvelle-Zélande fournit environ 17% de l’électricité du pays, avec une capacité installée de plus de 900 mégawatts. Le pays possède de nombreux sites géothermiques susceptibles d’être exploités.

Source: The Guardian.

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In November 2019, the New Zealand parliament passed the Zero Carbon bill whose aim is to make New Zealand reduce its greenhouse gas emissions to the point the country becomes mostly carbon neutral by 2050. The bill required all greenhouse gases except methane from animals to be reduced to net zero by 2050. Methane emissions would be reduced by 10% by 2030 and by between about one-quarter and one-half by 2050. The bill also aims to fulfil New Zealand’s obligations under the landmark 2015 Paris climate agreement.

In accordance with the Zero Carbon Act, a group of geologists in Dunedin are hoping to reduce climate-damaging emissions by drilling deep into an extinct 11-million-year-old volcano below the South Island city to harness its heat.

The scientists are exploring whether the heat could be a viable energy resource, “thereby reducing carbon-based fuel consumption and consequent greenhouse gas emissions”. They hope to drill two bores through sedimentary rock, 500 metres deep into the volcano, and are seeking backing for the 700,000-dollar project from the government’s Smart Ideas programme.

The wells, one in central Dunedin and another by the harbour, would enable the heat flow from the magma to be monitored, providing data on whether there is sufficient heat to be tapped into. The energy would be captured by pumping water underground in a loop, and then being used to heat buildings.

Even if the project does not meet with the expected success and if the extinct volcano is not as hot as they think it is, certainly the idea could be utilised elsewhere.

For the proposed heat extraction plan to work, scientists will need to assess how hot it is under the volcano’s surface. Geologists think it is likely that, at 1km depth, rock will have a temperature of 50-100°C. According to its authors, the project looks like a “geologic detective work. ” Their estimates were drawn from clues in surface lava and findings from two wells previously drilled in the region that indicate that there is a hot body of rock beneath the surface.

There are lots of places in New Zealand where heat is at a relatively shallow depth, within a kilometre of the surface, so that it can be utilised. One should keep in mind that geothermal power in New Zealand provides approximately 17% of the country’s electricity with an installed capacity of over 900 MW. The country has numerous geothermal sites that could be developed for exploitation.

Source : The Guardian.

La Nouvelle Zélande possède un fort potentiel géothermique (Photos : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Après le puissant épisode éruptif du 10 novembre 2020, le Stromboli (Sicile) a connu un nouvel accès de colère le 16 novembre 2020 au matin. Comme lors de l’éruption précédente, le siège se trouvait dans la zone centre sud de la terrasse cratèrique. Comme le 28 août 2019, l’abondance de matériaux qui a dévalé la Sciara del Fuoco a provoqué une coulée pyroclastique qui a avancé sur environ 200 mètres à la surface de la mer. Depuis cet événement, le volcan a retrouvé son activité habituelle avec une dizaine d’explosions stromboliennes d’intensité moyenne chaque heure.

Source : INGV.

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Les dernières observations en date du 16 novembre 2020 confirment que White Island (Nouvelle-Zélande) continue d’émettre des panache de vapeur et de gaz avec une certaine quantité de cendre à l’intérieur. Bien que les quantités de CO2 et de SO2 aient diminué, le niveau d’alerte volcanique reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune. Les analyses de la cendre en laboratoire montrent qu’il s’agit de minéraux hydrothermaux et d’anciens matériaux volcaniques, et qu’aucun magma juvénile n’est présent. Les quantités de CO2 et de SO2 dans le panache continuent d’être supérieures à la normale, mais elles sont maintenant légèrement inférieures aux mesures de la semaine dernière. Au cours de la semaine écoulée, un petit essaim sismique et un événement volcanique supérieur à la normale ont été localisés à proximité du volcan. Le tremor reste à un bas niveau. GeoNet explique que cette variation de l’activité sismique n’est pas inhabituelle pour le volcan.

Source: GeoNet.

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On a pu voir ces jours-ci sur les réseaux sociaux des photos du dôme de lave au sommet du Sinabung (Indonésie). Il ne faisait guère de doute qu’il allait s’effondrer à un moment ou un autre. L’effondrement s’est produit le 18 novembre 2020, déclenchant une coulée pyroclastique qui a parcouru plus de 1500 m sur le flanc sud-est. L’événement s’est accompagné d’un panache de cendres qui est monté jusqu’à 3,6 km au-dessus du niveau de la mer. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4), avec une zone d’exclusion générale de 3 km et des extensions à 5 km dans le secteur SE et à 4 km dans le secteur NE. La couleur de l’alerte aérienne reste à l’Orange.

Source: CVGHM.

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Le volume du dôme de lave au sommet du Merapi (Indonésie) a été estimé à 200 000 mètres cubes et reste instable. En conséquence, des avalanches de matériaux dévalent parfois les flancs du volcan sur 1 à 3 km. Les autorités recommandent qu’aucune activité n’ait lieu à moins de 5 km du sommet. En date du 15 novembre 2020, environ 1800 habitants des districts  de Boyolali, Magelang, Klaten et Sleman avaient été transférés dans des hébergements plus sûrs. Le bétail a également été mis à l’abri, en particulier dans trois villages à moins de 7 km du sommet. Le niveau d’alerte du Merapi reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4).

Source: CVGHM.

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L’activité strombolienne avec émission de coulées de lave se poursuit sur le Pacaya (Guatemala). Les explosions au niveau du cône dans le cratère Mackenney projettent des matériaux jusqu’à 300 m au-dessus de la bouche éruptive. Les coulées de lave parcourent de 800 à 1200 mètres sur le flanc sud-ouest.

Source: INSIVUMEH.

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Des explosions sont toujours observées sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne quotidienne de 54 événements. Les panaches de gaz et de cendres s’élèvent jusqu’à 3,3 km au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 2 sur une échelle de 4 niveaux) et le public est invité à rester à l’extérieur d’un rayon de 12 km du sommet.

Source : IGP.

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L’activité éruptive se poursuit sur le Klyuchevskoy (Kamtchatka) dont la couleur de l’alerte aérienne reste à Orange. Un événement explosif a été observé le 16 novembre 2020 avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 6 km au-dessus du niveau de la mer. Une coulée de lave continue à avancer le long de la ravine Apakhonchich, comme le montre l’image satellite ci-dessous.

La couleur de l’alerte aérienne est également Orange pour l’Ebeko, le Karymsky et le Sheveluch. Elle est Jaune pour le Bezymianny.

Source: KVERT.

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Here is some news of volcanic activity around the world :

After the powerful eruptive episode of November 10th, 2020, Stromboli (Sicily) displayed a new fit of anger on November 16th, 2020 in the morning. As in the previous eruption, the most intense activity was located in the south-central area of the crater terrace. As on August 28th, 2019, the abundance of material that rushed down the Sciara del Fuoco caused a pyroclastic flow that advanced about 200 metres on the surface of the sea. Since this event, the volcano has recovered its usual Strombolian activity with about ten medium-intensity explosions per hour..  

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The latest observations (November 16th, 2020) confirm that White Island (New Zealand) continues to emit volcanic ash with the steam and gas plume. Although the amounts of CO2 and SO2 gas have decreased, the Volcanic Alert Level remains at 2 and the Aviation Colour Code at Yellow.

Laboratory analyses of the ash show it comprises hydrothermal minerals and old volcanic material, and that no new magma is present.

The amounts of CO2 and SO2 carried in the plume continue to be above background levels but are now slightly lower than last week’s measurements.

During the past week, a sequence of small earthquakes and a larger than normal volcanic earthquake were located close to the volcano. Low-level volcanic tremor continues. GeoNet explains that this varied seismic activity is not unusual for the volcano.

Source : GeoNet.

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One could see these days on the social networks photos of the lava dome at the summit of Sinabung Volcano (Indonesia). There was little doubt that it would collapse in the short term. The collapse occurred on November 18th, 2020, triggering a pyroclastic flow that travelled over 1 500 m on the southeast flank. The event was accompanied by an ash plume rising up to 3.6 km above sea level.

The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1 – 4), with a general exclusion zone of 3 km and extensions to 5 km  in the SE sector and 4 km in the NE sector. The Aviation Colour Code remains at Orange.

Source: CVGHM.

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The volume of the lava-dome at the summit of Mt Merapi (Indonesia) has been estimated at 200,000 cubic metres and remains unstable. As a consequence, avalanches of material sometimes travel along the flanks of the volcano over 1-3 km. Authorities recommend no activities within 5 km of the summit. As of November 15th, 2020, about 1,800 residents from the surrounding districts of Boyolali, Magelang, Klaten, and Sleman had been relocated to shelters. Livestock was also relocated, particularly from three villages within 7 km of the summit. Mt Merapi’s Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4).

Source: CVGHM.

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Strombolian activity and lava effusion continue at Pacaya (Guatemala). Explosions from the cone in Mackenney Crater eject material as high as 300 m above the eruptive vent. Lava flows travel over 800 – 1200 metres over the SW flank.

Source: INSIVUMEH. .

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Explosions are still observed on Sabancaya (Peru) with a daily average of 54 events. Gas-and-ash plumes rise as high as 3.3 km above the summit.The Alert Level remains at Orange ( level 2 on a 4-level scale) and the public is asked to stay outside a 12-km radius from the summit.

Source: IGP.

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Eruptive activity continues at Klyuchevskoy (Kamchatka) whose Aviation Colour Code remains at Orange. An explosive event occurred on November 16th, 2020 with an ash plume that rose upto 6 km above sea level. A lava flow continues to travel along the Apakhonchich drainage, as seen in the satellite image below.

The Aviation Colour Code is also Orange for Ebeko, Karymsky and Sheveluch. It is Yellow for Bezymianny.

Source: KVERT.

Coulée de lave sur le flanc du Klyuchevskoy le 13 novembre 2020 (Image Copernicus EU/Sentinel-2)

Hausse du niveau d’alerte à White Island (Nouvelle Zélande) // The alert level for White Island (New Zealand) has been raised

Les scientifiques de GeoNet surveillent généralement à distance l’activité volcanique de White Island (Nouvelle-Zélande). Le 13 novembre 2020, ils ont observé de petites quantités de cendre volcanique à l’intérieur du panache de vapeur et de gaz ? Cette cendre s’est ensuite déposée sur l’île. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été élevé à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est passée au Jaune.

Au cours d’un survol le 12 novembre, les scientifiques ont observé des dépôts de cendre sur certaines des webcams de l’île, et un panache plus sombre que d’habitude était parfois visible depuis le continent.

Les particules de cendre provenaient de la bouche de vapeur située à l’arrière du lac de cratère. Les premières analyses des particules montrent qu’il s’agit d’un matériau déposé autour de cette bouche et qui a été transporté par les émissions de vapeur et de gaz. Il ne semble pas s’agir de particules de magma juvénile. Globalement, les paramètres de surveillance du volcan ne montrent pas de changements significatifs.

Les observations effectuées pendant le vol montrent qu’il n’y a pas de modification majeure dans l’emplacement et la taille des bouches actives. Les récentes pluies ont formé une mare d’eau peu profonde sur le fond du cratère.

La probabilité que les cendres atteignent le continent lors d’éventuels événements explosifs reste faible. Il n’y a actuellement aucune indication d’un changement substantiel dans le comportement général du volcan.

Cependant, il faut garder à l’esprit qu’une explosion à White Island le 9 décembre 2019 a tué 21 touristes parmi lesquels deux sont portés disparus et déclarés morts. 26 personnes ont été blessées, souvent avec de graves brûlures. Il y avait 47 personnes sur l’île au moment de l’éruption.

Source: GeoNet.

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GeoNet scientists are mainly monitoring White Island (New Zealand) from a distance. On November 13th, 2020, they observed small amounts of volcanic ash the steam and gas plume, which later deposited on the island. As a consequence, the Volcanic Alert Level has been raised to Level 2 and the Aviation Colour Code to Yellow.

During an observation flight on November12th, the scientists observed occasional ash deposits on some of the islands’ webcams, and a darker than usual plume was also reported at times from the mainland.

The ash particles originated from the main steam vent at the back of the crater lake. Initial analyses of the particles suggest that it is loose material from around the vent being carried by the steam and gas emission. They do not seem to include juvenile magma particles.

Globally, the monitoring parametres do not show significant changes.

Observations during the flight revealed that there was no substantial change in the location and size of active vents. The rainfall has formed a shallow pool of water on the floor of the crater.

The likelihood of ash affecting the mainland during possible explosive events remains low. There are no indications currently of a substantial change in the overall behaviour of the volcano.

However, one should bear in mind that an explosive eruption at White Island on December 9th, 2019 killed 21 tourists, including two who are missing and declared dead. 26 people suffered injuries, many of whom suffered severe burns. There were 47 people on the island at the time of the eruption.

Source : GeoNet.

Photo : C. Grandpey

Amélioration de la prévision volcanique en Nouvelle Zélande // Improving volcanic prediction in New Zealand

En passant au peigne fin 350 000 années de volcanisme, des scientifiques de l’université Massey ont trouvé des preuves de centaines d’éruptions dans l’Ile du Nord en Nouvelle Zélande. De tels événements causeraient d’importants dégâts s’ils se produisaient à l’heure actuelle. Dans le champ volcanique d’Auckland – sur lequel repose une partie de la ville aujourd’hui – ils ont détecté quelque 54 volcans ayant montré des signes d’activité sur un laps de temps de  250 000 ans. Si de telles éruptions devaient se produire aujourd’hui, elles perturberaient fortement la vie des Kiwis.

Dans le même temps, des chercheurs de l’Université d’Auckland affirment avoir inventé un système d’alerte capable d’annoncer les éruptions volcaniques. Il permettrait d’empêcher que se produisent des tragédies comme celle qui a tué 21 personnes sur White Island en 2019. Leur étude a été publiée dans Nature Communications.
Les scientifiques expliquent que leurs recherches «montrent des schémas d’activité sismique permettant de donner une alerte avant une éruption». Ils pensent que leur nouveau système aurait déclenché un signal d’alerte 16 heures avant l’éruption meurtrière de White Island.
Le réseau sismique géré par GeoNet répertorie chaque année les données générées par des milliers de séismes et des événements volcaniques en Nouvelle Zélande, mais ces données ne sont pas prédictives. Dans le cadre de leur étude, les scientifiques ont appliqué les données d’éruptions antérieures à des «algorithmes d’interprétation automatique» permettant de mettre au point des modèles de phase pré-éruptive. Ils ont ainsi remarqué que l’éruption de 2019 à White Island avait été précédée de 17 heures d’alerte sismique. Il y a d’abord eu une phase intense d’activité sismique de quatre heures qui, selon eux, correspondait à l’ascension de nouveaux fluides magmatiques qui ont accru la pression des gaz et de l’eau déjà emprisonnés dans la roche au-dessus. Ce processus a conduit à l’éruption, comme si le couvercle d’une cocotte-minute avait sauté. Un signal semblable avait été enregistré 30 heures avant une éruption en août 2013, et il était présent dans deux autres éruptions en 2012.
Les géologues espèrent adapter ces données à d’autres volcans, tels que le Tongariro et le Ruapehu, mais ils reconnaissent que leur système n’est pas infaillible. Ainsi, il n’aurait déclenché un signal d’alerte que dans quatre des cinq dernières éruptions majeures à White Island. Ils pensent, malgré tout, qu’il y a de bonnes chances pour que leur système permette de détecter des éruptions comme celle de 2019, ou d’autres.

Source: Médias d’information néo-zélandais.

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Scientists from the Massey University have revealed evidence of hundreds of ancient eruptions in New Zealand after reconstructing 350 000 years of volcanism across the North Island. These explosions would cause widespread havoc if they occurred in the present time. In the Auckland Volcanic Field, they have detected about 54 volcanoes over 250 000 years of course. Should such eruptions occur today, they would be big enough to cause significant disruption.

Meantime, New Zealand scientists at the University of Auckland say they have invented a warning system to predict volcanic eruptions that may prevent future tragedies such as the one that killed 21 people on White Island in 2019. Their study has been published in Nature Communications.

The researchers explain that their research “shows patterns of seismic activity before an eruption that make advance warning possible”. They think their new system would have raised the alert 16 hours before the volcano’s deadly eruption.

The GeoNet system reports back data from the country’s thousands of earthquakes, and less frequent volcanic events, each year as they happen, but they are not predictive. To perform their study, the scientists have applied past eruption data to “machine learning algorithms”, allowing them to look for patterns in the build-up to eruptions. In this way, they have noticed that last year’s eruption at White Island was preceded by 17 hours of seismic warning. It began with a strong four-hour burst of seismic activity, which they think was fresh magmatic fluid rising up to add pressure to the gas and water trapped in the rock above. This led to its eventual bursting, like a pressure cooker lid being blasted off. A similar signal was recorded 30 hours before an eruption in August 2013, and it was present in two other eruptions in 2012.

The geologists hope to adapt the data to apply to other volcanoes, such as Mt Tongariro and Mt Ruapehu, but admit it is not fool-proof. They say the system would only have raised an alert in four of the last five major eruptions at White Island, but they think there is a good chance eruptions like the 2019 event or larger will be detected.

Source : New Zealand news media.

Photo : C. Grandpey

Les volcans de vos vacances…

Voici quelques informations – la liste n’est pas exhaustive – sur les destinations volcaniques les plus visitées par les touristes pendant l’été. Il est bien évident qu’en 2020 les déplacements dépendront de la situation sanitaire dans le monde et des autorisations d’entrée dans les pays concernés.

En Europe, on pourra se rendre en Islande avec ses phénomènes hydrothermaux et ses superbes paysages. La crise sismique en cours dans la Zone de fracture de Tjörnes semble s’atténuer.

Plus au sud, le volcan sous-glaciaire Grimsvötn a montré des signes de réveil ces dernières semaines, mais aucune activité éruptive n’a été observée. Si une éruption devait se produire, elle déclencherait très probablement des inondations glaciaires (jokulhlaups en islandais) avec des restrictions de circulation, en particulier sur la Route n°1 au sud de l’île.

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Beaucoup de volcanophiles auront envie de se rendre en Sicile où l’activité est en ce moment relativement faible, que ce soit sur l’Etna ou le Stromboli.

Aucune anomalie thermique n’a été détectée sur l’Etna où l’activité éruptive observée au printemps dans les différents cratères s’est donc considérablement réduite.

Sur le Stromboli, on recense chaque heure une dizaine d’explosions stromboliennes de faible à moyenne intensité.

La visite de la zone sommitale de ces deux volcans ne peut se faire qu’avec les guides. S’agissant du Stromboli, l’accès ne pouvait se faire que jusqu’à l’altitude 400 mètres ces dernières semaines. Se renseigner auprès du bureau des guides pour la situation du moment.

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Sur l’île de la Réunion, on observe une reprise de la sismicité et de l’inflation sur le Piton de la Fournaise, mais il n’y a pas d’éruption en ce moment. Vous pourrez admirer la superbe vue sur le volcan depuis le Pas de Bellecombe. Les plus courageux pourront emprunter le sentier qui conduit jusque sur la lèvre du Cratère Dolomieu. Le trajet est un peu long mais ne présente pas de difficultés techniques. Bien suivre les marques blanches au sol et surtout ne pas s’en éloigner en cas de brouillard.

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Impossible de dire aujourd’hui si toutes les liaisons aériennes seront assurées avec l’Amérique

Il n’y a pas de vols pour les Etats-Unis en ce moment. L’épidémie de covid-19 reste très présente dans de nombreux Etats, y compris Hawaii où aucune activité éruptive n’est observée.

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Au Mexique, le Popocatepetl montre son activité habituelle d’émissions de vapeur, ponctuées d’explosions de cendre quand la pression des gaz pulvérise le dôme à l’intérieur du cratère. Il est fortement déconseillé de s’approcher de la zone sommitale à cause du risque de projections. Des touristes se sont déjà fait tuer. De plus le CENAPED demande d’éviter les ravines où des coulées de boue peuvent survenir en cas de fortes pluies.

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Au Guatemala, on observe une petite activité strombolienne au sommet du Pacaya et une coulée de lave d’environ 200 m sur le flanc sud.

Le Fuego reste très actif avec des explosions parfois très fortes dans le cratère. Des avalanches de matériaux peuvent emprunter plusieurs ravines.

L’approche de ces deux volcans est fortement déconseillée par la CONRED, la Coordination nationale pour la prévention des catastrophes au Guatemala.

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En Ethiopie, les images satellitaires montrent que le lac de lave est probablement réapparu dans le cratère sud de l’Erta Ale, mais cette information demande confirmation.

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En Indonésie, le Krakatau est en niveau d’alerte 2. On observe des émissions de vapeur. Il est demandé au public de respecter le rayon de 2 km de sécurité autour du cratère.

Des explosions secouent ponctuellement le dôme de lave dans le cratère du Merapi, en déclenchant des coulées pyroclastiques. Il est demandé de respecter la zone d’exclusion de 3 km ;

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Rien de significatif à signaler sur les volcans du Kamchatka où des explosions peuvent se produire à tout moment et sans prévenir, en particulier sur le Karymsky, le Bezymianny, le Sheveluch et le Klyuchevskoy.

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En Nouvelle Zélande, l’accès à White Island reste interdit, mais on peut visiter les zones hydrothermales de l’Ile du Nord et parcourir le célèbre et magnifique Tongariro Crossing.

(Photos : C. Grandpey)

White Island et Moutohora Island (Nouvelle Zélande)

  L’activité à White Island (Nouvelle-Zélande) montre actuellement une tendance à la baisse. La température au niveau des bouches qui émettent des gaz reste élevée (plus de 450°C). Bien que le magma demeure à faible profondeur, probablement à environ 1 km sous la surface, les émissions de gaz et la déformation du sol n’ont pas augmenté. De plus, la sismicité et le tremor volcanique restent à un niveau bas depuis février-mars. Le niveau d’alerte volcanique a été abaissé à 1 et la couleur de l’alerte aérienne reste au Jaune.
Source: GeoNet.

L’accès du public à White Island est interdit depuis l’éruption de décembre et les 22 décès qu’elle a causés. Cependant, après une pause par respect pour les victimes de White Island, les visites ont repris à Moutohora – ou Whale Island – une autre île de la Bay Plenty (Baie de l’Abondance), à environ 9 kilomètres au nord de la ville de Whakatane, tandis que White Island se trouve à 48 kilomètres de la côte.
Moutohora est moins spectaculaire que White Island d’un point de vue volcanique car elle est beaucoup moins active. L’île couvre une superficie de 143 hectares ; elle est le reste d’un cône volcanique qui s’est érodé et laisse apparaître deux sommets. On observe toujours de l’activité volcanique avec des sources chaudes dans Sulphur Valley et dans les baies Sulphur et McEwans.
Après que les chèvres aient été éradiquées, un programme de plantation a commencé et 12000 plantes comprenant 45 espèces se développent maintenant sur l’île. S’agissant de la faune, Moutohora est connue pour sa colonie de pétrels à face grise. Les puffins fuligineux, les petits pingouins bleus, le pluvier roux de Nouvelle-Zélande et l’huîtrier pie se reproduisent également sur l’île.
L’accès du public à Moutohora est limité aux titulaires de permis et aux agences de voyages gérées par des concessionnaires. Les permis doivent être obtenus auprès du bureau du Département of Conservation à Opotiki. Pendant les périodes de risque d’incendie, l’accès à l’île peut être refusé.

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Activity at White Island (New Zealand) recently showed a downward trend. Temperatures at the gas vents remained high (over 450°C). Although magma remains at a shallow depth, probably about 1 km below the surface, gas discharge and ground deformation have not increased. Additionally, seismicity and the volcanic tremor have been low since February-March. The Volcanic Alert Level has been lowered to 1 and the Aviation Colour Code remains at Yellow.

Source : GeoNet.

Public access to White Island has been prohibited since the December eruption and the 22 deaths it caused. However, visits have resumed to Moutohora – or Whale Island – another island in the Bay of Plenty, about 9 kilometres north of the town of Whakatane, whereas White Island lies 48 kilometres from the coast.

However, Moutohora is less spectacular than White Island from a volcanic point of view as it is far less active. The 143-hectare island is a remnant volcanic cone which has eroded, leaving two peaks. This is still an area of volcanic activity and there are hot springs in Sulphur Valley and Sulphur and McEwans bays.

Once the goats were eradicated, a planting programme began and 12,000 plants covering 45 species are now established. The most significant feature of Moutohora’s current fauna is the breeding colony of grey-faced petrels. Sooty shearwaters, little blue penguins, the threatened New Zealand dotterel and variable oystercatcher also breed on the island.

Public access to Moutohora is restricted to permit holders and approved tour parties led by concessionaires. Permits must be obtained from the Department of Conservation office in Opotiki. During periods of high fire danger all access may be declined.

White Island (Photo : C. Grandpey)

Moutohora (Crédit photo : Department of Conservation)

Huitrier variable, l’une des deux espèces d’huitriers endémiques de Nouvelle Zélande (Photo : C. Grandpey)