Eruption de White Island (Nouvelle Zélande) : GNS Science devant la justice ! // White Island eruption : GNS Science in court !

En 2019, une soudaine éruption explosive à White Island (Nouvelle-Zélande) a causé la mort de 22 touristes qui visitaient le volcan et en a blessé 25 autres. Aujourd’hui, GNS Science est poursuivie en justice et est accusée de ne pas avoir prédit l’événement. L’agence de recherche scientifique néo-zélandaise plaide non coupable.
Les agences scientifiques ont rarement fait l’objet d’accusations criminelles à la suite de catastrophes naturelles. Certains scientifiques craignent qu’une plainte contre une telle agence à propos des informations qu’elle diffuse ait un effet paralysant sur la capacité des organisations scientifiques à fournir des conseils pour gérer les risques naturels. D’autres scientifiques pensent que l’issue du procès pourrait clarifier le rôle et la responsabilité de GNS Science et de ses coaccusés pour assurer la sécurité des habitants et les informer des dangers potentiels. Un avocat néo-zélandais a déclaré : « L’une des questions que soulève cette affaire est de savoir jusqu’où une organisation scientifique doit aller pour présenter des informations d’une manière accessible au public, et comment évaluer si elle l’a fait correctement. »
Selon un vulcanologue australien, la tragédie de 2019 était « une catastrophe inévitable ». Il signale qu’une éruption semblable s’était produite en avril 2016, mais de nuit, alors que personne n’était présent dans le cratère.
En novembre 2020, WorkSafe New Zealand, organisme qui régit et réglemente la santé et la sécurité au travail en NZ, a porté deux accusations contre GNS Science. Elles couvrent une période allant d’avril 2016 à décembre 2019 et les deux dernières éruptions. Chacune de ces accusations est passible d’une amende pouvant aller jusqu’à 1,5 million de dollars néo-zélandais (1 million de dollars américains).
C’est la première fois qu’une agence scientifique est inculpée en vertu de la loi néo-zélandaise de 2015 sur la santé et la sécurité au travail. Cette loi s’applique en général aux lieux de travail tels que les usines. Les responsables de WorkSafe New Zealand expliquent que même si l’éruption a été soudaine, elle n’était pas imprévisible. Toute organisation ou personne impliquée dans l’envoi de personnes sur l’île avait le devoir de protéger les personnes dont elle avait la charge.
Les co-accusés dans cette affaire comprennent sept voyagistes et la NEMA (National Emergency Management Agency) qui gère les situations d’urgence en NZ. La première accusation allègue que GNS Science n’a pas assuré la sécurité des pilotes d’hélicoptère embauchés pour conduire son personnel sur l’île. La seconde accusation allègue que GNS Science aurait dû consulter et collaborer avec d’autres agences et voyagistes, et examiner et « analyser le contenu et la diffusion de ses bulletins d’alerte volcanique » pour s’assurer qu’ils « informent réellement sur les conséquences de l’activité volcanique ».
GNS Science publie via le service GeoNet des bulletins d’alerte volcanique pour les 11 volcans actifs de Nouvelle-Zélande et le champ volcanique qui sommeille sous la ville d’ Auckland. GeoNet diffuse ces bulletins auprès des médias et de la NEMA, mais aussi du public. Les bulletins contiennent des observations sur l’activité volcanique et incluent le niveau d’alerte volcanique qui comprend une échelle de 0 à 5.
Le public pense souvent, à tort, que le niveau d’alerte volcanique fournit une prévision éruptive, mais ce n’est pas le cas en Nouvelle-Zélande. Il fournit uniquement une indication sur la situation volcanique à un moment donné. Il n’indique pas de risque futur. On ne sait pas actuellement à qui incombe la responsabilité d’évaluer les risques associés aux visites et aux travaux effectués sur White Island. Ce point va être éclairci devant les tribunaux.
Si GNS Science devait être déclaré coupable, cela pourrait conduire d’autres agences scientifiques qui fournissent des informations sur les risques naturels, tels que les séismes, les inondations et les incendies de forêt, à se demander quelles informations elles peuvent fournir sans être traînées devant la justice, et comment les communiquer.
Ce qui se passe en ce moment en NZ rappelle la situation en Italie à la suite du séisme de L’Aquila qui a fait 309 morts en 2009. Six scientifiques ont été reconnus coupables d’homicide involontaire avant d’être acquittés en appel. L’affaire a conduit la communauté géoscientifique internationale à réfléchir sur la meilleure façon de communiquer les risques au public.
Au Japon, contrairement aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande ou en Italie, la Japan Meteorological Agency (JMA) émet des alertes volcaniques qui lient explicitement l’alerte à des niveaux de danger bien précis. Les alertes comprennent également des mesures, telles que l’évacuation, que la population doit respecter.
En Italie, suite à l’affaire de L’Aquila, les rôles et les responsabilités des scientifiques et de la Protection Civile en matière de gestion et communication des risques sont désormais clairement définis.
Les visites de White Island sont suspendues depuis l’éruption de 2019, et il y a un débat sur leur reprise.
Source : Nature.

NB: Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes (voir en particulier celles du 14 juin et du 3 décembre 2020) , l’affaire de White Island est aussi une affaire de gros sous. Les familles des personnes disparues pendant la catastrophes ainsi que les personnes blessées ont attaqué en justice les différents protagonistes.

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In 2019, a sudden explosive eruption of White Island (New Zealand) caused the deaths of 22 tourists who were visiting the volcano and injured 25 others.Today, GNS Science is going to court and is accused of not having predicting the event. The science research agency has pleaded not guilty to the criminal charges laid in the wake of the eruption.

Science agencies have rarely faced criminal charges following natural disasters. Some experts fear that pressing charges against a science agency in relation to the information it releases could have a chilling effect on the ability of scientific organizations to provide advice used to manage natural hazards. Others say that the trial’s outcome might clarify the roles and responsibilities of GNS Science and its co-defendants in keeping people on the island safe and informed of potential dangers. A NZ lawyer said : “One of the questions this case raises is how far a scientific organization has to go in terms of presenting information in a manner that is accessible to the public, and how you would assess if they have done so.”

According to an Australian volcanologist, the 2019 tragedy was “a disaster waiting to happen”. He points to an eruption in April 2016 that was comparable in size, but happened to occur at night, when no one was present.

In November 2020, the country’s workplace health and safety regulator, WorkSafe New Zealand, laid two charges against GNS Science. They cover a period from April 2016 until December 2019, spanning both recent eruptions. Each carries a penalty of a fine of up to NZ$1.5 million (US$1 million).

This is the first time a scientific agency has been charged under New Zealand’s Health and Safety at Work Act of 2015, which is usually applied in workplaces such as factories. WorkSafe New Zealand officials explain that although the eruption was unexpected, it was not unforeseeable, and any organization or individual involved in getting people to the island had a duty to protect those under their care.

Co-defendants in the case include seven tour operators and the National Emergency Management Agency (NEMA). The first charge alleges that GNS Science failed to ensure the health and safety of helicopter pilots it hired to take its employees to the island. The second alleges that GNS Science should have consulted and coordinated with other agencies and tour operators, and reviewed “the structure, content and delivery of its volcanic alert bulletins” to ensure that they “effectively communicated the implications of volcanic activity”.

GNS Science issues volcanic alert bulletins for New Zealand’s 11 active volcanoes and the volcanic field that sits beneath Auckland, through a service called GeoNet, which disseminates them to registered media and emergency-response agencies and to the public. The bulletins contain observations about volcanic activity and include the volcanic alert level which includes a scale from 0 to 5.

One common public misconception is that volcanic alert level systems provide a forecast, but that’s not the case in New Zealand. They are simply a measure of what’s going on with a volcano at the time. New Zealand’s volcanic alert level system does not indicate future risk, and it is currently unclear where the responsibility lies for assessing risks associated with visiting or working on White Island. This point is going to get tested in court.

A guilty verdict for GNS Science could leave other scientific agencies that provide information about natural hazards, such as earthquakes, floods and wildfires, questioning what information they can provide without incurring liability, and how to communicate it.

The current case brings to mind what happened in Italy following the 2009 L’Aquila earthquake which killed 309 people. Six scientists and one government official were initially convicted of manslaughter. The scientists’ convictions were overturned on appeal, but the case led to a reckoning in the international geoscience community over how best to communicate risk to the public.

In Japan — unlike the United States, New Zealand or Italy — the national meteorological agency issues volcanic warnings that explicitly link the alert to specified danger levels. The warnings also include measures, such as evacuation, that residents and others must take.

In Italy, the upshot of the L’Aquila case was that the roles and responsibilities of scientists and the Department of Civil Protection in regards to managing and communicating risk are now clearly defined, says.

Tours of White Island have been suspended since the 2019 eruption, and there is debate about whether they should resume.

Source : Nature.

NB: As I explained in previous posts (see in particular those of June 14th and December 3rd, 2020), the White Island case is also a matter of big money. The families of people who died during the disaster as well as those injured took legal action against the various protagonists.

Photo: C. Grandpey

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Selon un volcanologue du Met Office islandais (IMO), tout indique que le volcan sous-glaciaire Grímsvötn est sur le point d’entrer en éruption. La dernière éruption a eu lieu en 2011, avec un VEI 4.
Les données obtenues par une station GPS sur le glacier Vatnajökull montrent que la calotte glaciaire au-dessus du volcan est en phase d’inflation en raison de l’accumulation de magma.
En 2020, l’inflation du Grímsfjall a atteint le même niveau qu’avant la dernière éruption du volcan en 2011. Ce qui est différent en 2021, c’est que la surface des lacs sous-glaciaires est plus élevée qu’elle ne l’a été depuis longtemps. Lorsqu’une crue glaciaire se produit, il se produit une chute de pression très soudaine qui peut déclencher une éruption. Un tel jokulhlaup a eu lieu début septembre 2021 dans les parties est et ouest de la caldeira du Grímsvötn.
Une autre indication d’une possible éruption à court terme est l’augmentation de l’activité sismique.
Source : IMO.

Chaudron glaciaire dans le Grimsvötn (Source: IMO)

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Un essaim sismique significatif a débuté sous la Cumbre Vieja à La Palma (Canaries) dans la matinée du 11 septembre 2021. Le niveau d’alerte a été élevé à la couleur Jaune.
L’activité sismique continue de migrer légèrement vers le nord-ouest, à une profondeur d’environ 8 km, avec des événements à des profondeurs comprises entre 1 et 3 km.
Le maximum de déformation cumulée atteignait environ 6 cm le 15 septembre 2021.

Les volcanologues expliquent qu’il s’agit très probablement d’une intrusion magmatique mais ils ne savent pas si elle débouchera sur une éruption.
La Smithsonian Institution nous rappelle que les éruptions historiques à La Palma depuis le 15ème siècle se sont caractérisées par une légère activité explosive et des coulées de lave qui ont causé des dégâts dans des zones habitées.
La pointe sud de La Palma présente un vaste champ de lave mis en place lors de l’éruption de 1677-1678. Des coulées de lave ont également atteint la mer en 1585, 1646, 1712, 1949 et 1971.
Source : IGN, The Watchers.

 

Sismicité et déformation à La Palma (Source: IGN)

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Après plusieurs jours de pause, l’éruption a repris sur la Péninsule de Reykjanes (Islande). Vers 19h15 (heure locale) le 11 septembre 2021, plusieurs sorties de lave sont apparues au sud du cratère actif. La lave a commencé à s’étaler autour de ces ouvertures. L’incandescence est ensuite réapparue à l’intérieur du cratère, signe du retour de la lave.

Au bout de quelques heures d’observation, il est apparu que, plus que l’ouverture de nouvelles bouches, la lave empruntait d’anciens tunnels et s’échappait par des lucarnes dans leur voûte. La pression ne semble pas très forte dans les conduits et l’activité éruptive n’est pas très intense.

Toutefois, la migration de la lave vers le sud dans les vallées Gelgingadalir et Nattthagi a obligé les autorités à évacuer la zone de l’éruption car la lave avait traversé le sentier d’accès A. Ce dernier reste fermé, mais les autres sentiers sont de nouveau ouverts aux visiteurs.

Sur la base de photographies aériennes acquises pendant la pause éruptive, la superficie du champ de lave atteint 4,6 kilomètres carrés. Le volume total de lave émise est de 143 millions de mètres cubes. Le fond du cratère présente une profondeur d’au moins 70 mètres.
Source : IMO.

Captures d’écran montrant le ruban rouge de la lave dans le secteur du sentier A.

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En dehors des habituels panaches de vapeur d’eau avec un peu de cendre, le CENAPRED a également enregistré plusieurs explosions générant des nuages de cendres sur le Popocatepetl (Mexique) les 11 et 12 septembre 2021. Ces événements se sont accompagnés d’épisodes de tremor et de séismes volcano-tectoniques. Les explosions ont propulsé la cendre jusqu’à environ 2 000 m au-dessus du cratère. Des matériaux incandescents sont également retombés à proximité du cratère.
Le niveau d’alerte reste au Jaune, Phase 2.
Source : CENAPRED.

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Un survol de Fukutoku-Oka-no-Ba par les garde-côtes japonais a révélé que la partie ouest de l’île était inchangée tandis que le côté est était complètement érodé et submergé. La décoloration de l’eau de mer dans plusieurs secteurs montre que l’activité éruptive n’est pas terminée. Les garde-côtes japonais ont émis un avertissement de navigation à destination des navires à proximité de l’île.

Source: Japan Coast Guard.

Source: Japan Coast Guard

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Une éruption a été observée dans le cratère Otake du Suwanosejima (Japon) le 16 septembre 2021. Le volcan a projeté de gros blocs à des centaines de mètres. L’Agence météorologique japonaise a relevé le niveau d’alerte volcanique de 2 à 3. Les autorités ont demandé aux habitants du village de Toshima dans la préfecture de Kagoshima de ne pas pénétrerr dans la zone de sécurité..

Source : JMA.

Séquence éruptive sur le Suwanosejima (Source: JMA)

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Des émissions de cendres intermittentes sont encore observées à White Island (Nouvelle-Zélande). Des panaches fumerolliens très denses contenant de la cendre continuent d’être émis par la bouche active. La sismicité se caractérise par un faible niveau du tremor volcanique et quelques séismes d’origine volcanique. Le niveau d’alerte reste à 2 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to a volcanologist at the Icelandic Met Office (IMO), there is every indication that subglacial Grímsvötn volcano is ready to erupt. The last eruption of this volcano took place in 2011, with a VEI 4.

Data obtained through a GPS station on Vatnajökull glacier show that the ice cap over the volcano continues to inflate due to magma accumulation.

In 2020, the inflation in Grímsfjall reached the same level as prior to the volcano’s last eruption in 2011. What is different in 2021 is that the surface of the lakes is higher than it has been for a long time. When a glacial outburst floodo ccurs, a very sudden drop in pressure takes place, which can trigger an eruption. Such a jokulhlaup occurred at the beginning of September 2021 from the eastern and western parts of Grímsvötn’s caldera.

Another indication of a possible eruption is increasing seismic activity.

Source: IMO.

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A significant seismic swarm started to be recorded under Cumbre Vieja in La Palma (Canary Islands) on the morning of September 11th, 2021.The alert level was raised to Yellow.

Seismic activity continues to migrate slightly to the northwest, at depths of around 8 km, with shallow earthquakes at depths between 1 and 3 km.

The maximum accumulated deformation reached about 6 cm on September 15th, 2021.

Volcanologists explain that these events are very likely caused by magmatic intrusion but they don’t know if it will lead to an eruption.

The Smiythsonian Institution reminds us that historical eruptions at La Palma, recorded since the 15th century, have produced mild explosive activity and lava flows that damaged populated areas.

The southern tip of the island shows a broad lava field produced during the 1677-1678 eruption. Lava flows also reached the sea in 1585, 1646, 1712, 1949, and 1971.

Source: IGN, The Watchers.

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After a few days’ pause, the eruption resumed on the Reykjanes Peninsula (Iceland). At about 7:15 p.m. (local time) on September 11th, 2021, several vents opened south of the active crater. Lava began to spread around these vents. Incandescence then reappeared inside the crater, a sign that lava was back
After a few hours’ observation, it appeared that, more than the opening of new vents, lava was travelling along ancient tunnels and squirting through skylights in their vaults. The pressure does not appear to be very strong in the ducts and the eruptive activity is not very intense.
However, the southward migration of the lava into the Gelgingadalir and Nattthagi valleys forced the authorities to evacuate the area of the eruption as the lava had crossed trail A.

Based on aerial photography acquired during the eruptive pause, the area of the flow field had grown to 4.6 square kilometres, and the total volume erupted was 143 million cubic metres. The crater floor was visible and was at least 70 m deep.

Source: IMO.

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Apart from the usual « exhalations » essentialy including water vapour and some ash, CENAPRED also recorded several ash explosions at Popocatepetl (Mexico) on September 11th and 12th, 2021. The events were accompanied by episodes of tremor and volcano-tectonic earthquakes. The explosions ejected ash up to about 2 000 m above the crater. Incandescent material was also observed at a short distance from the crater.

The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

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A Japan Coast Guard overflight of Fukutoku-Oka-no-Ba has revealed that the W part of island was unchanged while the E side had been completely eroded and submerged. Discoloured water extended from the vent area to several directions suggested continuing eruptive activity. It prompted the Japan Coast Guard to issue a navigation warning to nearby vessels.

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An eruption was observed at Suwanosejima‘s Otake crater on September 16th, 2021. The volcano ejected large rocks hundreds of metres away. The Japan Meteorological Agency raised the Volcanic Alert Level from 2 to 3. Authorities have urged residents of Toshima Village in Kagoshima Prefecture to refrain from entering the danger zone.

Source: JMA.

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Intermittent ash emissions are still observed at White Island (New Zealand). Vigorous fumarolic plumes are emitted by the active vent with some ash contents. Seismicity is characterized by low levels of volcanic tremor and occasional volcanic earthquakes. The Volcanic Alert level remains at 2 and the Aviation Colour Code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Record de chaleur hivernale en Nouvelle Zélande // Record winter heat in New Zealand

Les saisons sont inversées dans l’hémisphère sud. L’hiver austral qui vient de se terminer en Nouvelle-Zélande a été le plus chaud jamais enregistré, et les scientifiques affirment que le changement climatique est responsable de cette hausse des températures.

L’Institut national de recherche sur l’eau et l’atmosphère de Nouvelle-Zélande vient d’annoncer que pendant les trois mois d’été, jusqu’en août, la température moyenne en NZ a été de 9,8°C Celsius. C’est 1,3°C de plus que la moyenne sur le long terme et 0,2°C de plus que le précédent record enregistré en 2020. Les archives météorologiques remontent à 1909, mais la plupart des hivers les plus chauds sont récents.

Les météorologues néo-zélandais ont noté que des vents plus chauds que d’habitude ont soufflé du nord et la température de la mer a été plus chaude. Ils ajoutent que la tendance au réchauffement va de pair avec la concentration de dioxyde de carbone, qui est passée en Nouvelle-Zélande de 320 parties par million il y a 50 ans à environ 412 ppm aujourd’hui.

Les chutes de neige à basse altitude ont été bien inférieures à la moyenne au cours de l’hiver écoulé, car elles ont souvent été remplacées par de la pluie, ce qui pourrait entraîner une baisse du niveau des rivières plus tard dans l’année. En effet, il y aura moins d’eau de fonte, ce qui pourrait avoir un impact sur l’irrigation des cultures.

Il y a également eu davantage d’événements météorologiques extrêmes, notamment de graves inondations en certains endroits et des périodes de sécheresse dans d’autres régions. De tels changements exercent une pression sur les écosystèmes naturels et avec le temps, des espèces seront menacées d’extinction.

Les écologistes néo-zélandais ont déclaré que les gouvernements précédents avaient beaucoup parlé du changement climatique mais n’avaient pas fait grand-chose pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cependant, de bonnes politiques gouvernementales sont désormais en place, notamment un engagement de neutralité carbone d’ici 2050.

Source : presse néo-zélandaise.

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Seasons are inverted in the South Hemisphere. The southern winter that just ended in New Zealand was the warmest ever recorded, and scientists say that climate change is driving temperatures ever higher.

For the three months through August, the average temperature was 9.8°C Celsius, according to New Zealand’s National Institute of Water and Atmospheric Research. That’s 1.3°C above the long-term average and 0.2°C higher than the previous record posted last year. Scientists have been keeping records since 1909, but most of the warmest winters have been recent.

NZ meteorologists have noted that there were more warm winds than usual from the north and warmer sea temperatures. They say the warming trend can be tracked through carbon dioxide concentration, which has increased in New Zealand from 320 parts per million 50 years ago to about 412 parts per million today.

Snowfall at lower elevations was well below average this winter as it was often replaced with rain, which could make for lower river levels later in the year because there will be less snowmelt. That could impact irrigation for farms.

There were also more extreme weather events, including severe flooding in some places and dry spells in others. Such changes are putting pressure on natural ecosystems and over time more species will face extinction.

New Zealand environmentalists say previous governments had talked a lot about climate change but so far done little to curb its emissions. However, there are now good government policies in place, including a pledge to become carbon-neutral by 2050.

Source : New Zealand news media.

Mauvaise nouvelle pour les glaciers néo-zélandais (Photo : C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

De faibles émissions de cendres sont toujours observées dans le secteur le la bouche active à White Island (Nouvelle-Zélande) où le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 2 et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. Les images satellites montrent un léger panache de cendres qui se dirige au-dessus de la zone côtière de la Baie de l’Abondance (Bay of Plenty). La sismicité est actuellement faible sur le volcan. Les images de la webcam continuent de montrer de l’incandescence pendant la nuit, preuve que la température dans la zone de la bouche active atteint toujours 500 à 600 °C.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces derniers jours, d’importantes émissions de cendres ont été observées sur le Telica (Nicaragua). Les panaches montaient jusqu’à 2,1 km au-dessus du niveau de la mer.
Une hausse d’activité a été observée sur le volcan le 30 novembre 2020, avec des émissions de cendres relativement faibles et des dizaines d’explosions à un rythme régulier. Des retombées de cendres ont été signalées dans les localités proches du volcan.
Source : INETER.

Panaches de cendres sur le Telica (Source: Wikipedia)

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Le réseau REVOSIMA a détecté 361 séismes volcano-tectoniques au niveau du volcan sous-marin au large de Mayotte. Parmi ces séismes, seulement 2 (M 4,1 et M 3,8) ont été ressentis par les habitants de l’île. L’essentiel de l’activité sismique reste concentré à 5 – 15 km à l’est de Petite-Terre, à une profondeur de 20 – 50 km. Les mouvements de surface mesurés par les stations GPS à Mayotte depuis le 1er juillet 2018 indiquent un déplacement global d’environ 21 à 25 cm vers l’Est et un affaissement d’environ 10 à 19 cm. Depuis la fin de l’année 2020, ces déformations sont devenues négligeables. Le volume de magma émis par l’éruption était estimé à environ 6,55 km3 en avril 2021.

Source : REVOSIMA.

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Toujours pas d’éruption sur le Kilauea! Suite à la récente intrusion magmatique détectée sous la surface de la zone sud de la caldeira – et qui a considérablement ralenti le 30 août – les niveaux de sismicité et de déformation du sol dans cette zone ont retrouvé ceux observés avant l’intrusion. Les autres paramètres, y compris les émissions de SO2, ne montrent aucun changement significatif. Comme on dit chez nous, la montagne a accouché d’une souris!

Source: HVO.

Crédit photo: HVO

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Entre le 27 août 2021 et le 03 septembre 2021, l’Observatoire Volcanologique et Sismologique de la Martinique (OVSM) a enregistré au moins 178 séismes de type volcano-tectonique de magnitude inférieure ou égale à M 0.5 à l’intérieur de la Montagne Pelée. Aucun de ces séismes n’a été ressenti par la population

Ces événements ont été localisés à l’intérieur de l’édifice volcanique entre 0.2 km et 1.2 km sous la surface. Ils sont associés à la formation de micro-fractures dans l’édifice volcanique.

Photo: C. Grandpey

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Le niveau d’alerte n’a pas changé au cours des derniers jours sur les volcans du Kamtchatka. Cependant, le KVERT indique que le dôme de lave du Sheveluch continue de croître malgré une baisse d’activité début septembre. La croissance du dôme s’accompagne d’une forte activité fumerolienne, d’incandescences et d’avalanches pyroclastiques le long des flancs S et SE du dôme. Les données satellitaires montrent toujours une anomalie thermique significative sur le volcan. La couleur de l’alerte aérienne du Sheveluch reste à Orange.
Source: KVERT

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Minor-weak ash emissions are still observe d from the active vent area at White Island (New Zealand) where the Volcanic Alert Level is kept at 2 and the Aviation Color Code at Yellow. Satellite images show a light ash plume which has reached the area above the Bay of Plenty Coast. Seismicity is currently low at the volcano. Webcam images continue to show night glow, suggesting that temperatures in the active vent area probably remain around 500 – 600 °C.

Source: GeoNet.

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In the past days, significant ash emissions have been observed at Telica (Nicaragua). The plumes rose up to 2.1 km above sea level.

An increase in activity was observed at the volcano on November 30th, 2020, with low-level ash emissions and dozens of explosions at regular rates. Ashfall was reported in nearby communities.

Source: INETER.

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Eruption at the underwater volcano east of Mayotte (Indian Ocean) continues with increased seismicity and associated deformations. During the month of August, REVOSIMA detected 361 volcano-tectonic earthquakes among which only 2 (M 4.1 and M 3.8) were felt by residents of Mayotte. The main seismic activity is still concentrated 5 to 15 km east of Petite-Terre, at depths of 20 to 50 km.

Surface movements measured by GPS stations in Mayotte since July 1st, 2018 indicate an overall movement of the GPS stations from Mayotte to the east of approximately 21 to 25 cm and a subsidence of about 10 to 19 cm. Since the end of 2020, deformations have become negligible.

The volume of erupted magma is estimated at about 6.55 km3 as of April 2021.

Source: REVOSIMA.

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No eruption has been observed at Kilauea yet. Following the recent intrusion of magma beneath the surface in the area south of Kīlauea caldera, which slowed substantially on August 30th, earthquake rates and ground deformation in this area have remained near pre-intrusion levels. Other monitoring data streams, including SO2 emission rates, show no significant changes. Much ado about nothing!

Source: HVO.

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Between August 27th, 2021 and September 3rd, 2021, the Martinique Volcanological and Seismological Observatory (OVSM) recorded at least 178 volcano-tectonic earthquakes with magnitudes less than or equal to M 0.5 inside Mount Pelée. None of these earthquakes were felt by the population
These events were located inside the volcanic edifice between 0.2 km and 1.2 km below the surface. They are associated with the formation of micro-fractures in the volcanic edifice.

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The alert vele has not changed during the past days on Kamchatka volcanoes. However, KVERT indicates that the lava dome at Sheveluch continues to grow,d spite a drop in activity in early September. The growth of the dome is accompanied by strong fumarolic activity, incandescence and hot avalanches down the S and SE flanks of the dome. Satellite data still shows a bright thermal anomaly over the volcano whose and Aviation Color Code remains at Orange.

Source: KVERT.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm