Le col du Stelvio est le plus haut col routier des Alpes italiennes avec 2 758 mètres d’altitude. Reliant Bormio en Lombardie à Prato allo Stelvio dans le Trentin-Haut-Adige, c’est aussi le second plus haut col routier des Alpes après le col de l’Iseran (2 764 m).
Le Stelvio a été gravi à plusieurs reprises par le Giro d’Italia, dans des conditions météorologiques parfois difficiles. Un jour, afin de dramatiser la course, Jean-Paul Ollivier (« Paulo la science ») a même ajouté que le col était fréquenté par les loups… !

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En plus des cyclistes, le col du Stelvio est bien connu des skieurs qui viennent y pratiquer le ski d’été, mais cette discipline a du plomb dans l’aile avec l’accélération du réchauffement climatique. Jusqu’au mois d’août 2026, le Stelvio était le dernier domaine de ski d’été encore opérationnel en Europe. Il vient de suspendre ses activités le 15 août en raison de conditions météorologiques défavorables.

Source: presse italienne
La société exploitante SIDAS a justifié cette fermeture en invoquant l’impossibilité de garantir «la sécurité et la qualité des opérations de ski» dans le contexte actuel. La chaleur persistante et des orages à répétition ont fragilisé le glacier et l’ont rendu trop dangereux. Bien que le domaine skiable culmine à 3450 mètres d’altitude, le manteau neigeux ne parvient plus à se refroidir suffisamment la nuit.
Les téléphériques restent en service pour permettre aux visiteurs d’accéder au glacier. Les exploitants du Stelvio, tout comme ceux de Saas-Fee et Zermatt, espèrent rouvrir leurs pistes estivales dès qu’il y aura une amélioration des conditions. Par ailleurs, trois glaciers autrichiens prévoient de lancer leur saison 2026-2027 dès le mois prochain. Je ne comprendrai jamais cette obstination des stations alpines à vouloir fonctionner en dépit des conditions climatiques défavorables qu’elles refusent d’admettre. Le déni du réchauffement climatique a la vie dure dans les Alpes !
Pourtant, la fermeture du Stelvio s’inscrit dans une séquence rapide de fermetures à travers les Alpes. Ainsi, Zermatt-Cervinia (Suisse/Italie) a suspendu son ski d’été début août car une canicule prolongée a empêché tout regel nocturne sur le glacier du Théodule. Saas-Fee (Suisse) a stoppé ses activités estivales le 10 août, alors que l’isotherme 0°C atteignait près de 5000 mètres et les infrastructures glaciaires de dégradaient. Hintertux (Autriche) avait annoncé en début d’année qu’il ne tenterait pas d’ouvrir en août 2026. Dans oublier Tignes et les Deux-Alpes en France qui ont arrêté le ski d’été plus tôt que les années précédentes.
La situation est pire que pendant l’épidémie de Covid-19, époque où Zermatt était parvenu à rester ouvert. Lors de l’été caniculaire de 2022, Hintertux avait pu continuer à fonctionner grâce à son système d’enneigement artificiel sur glacier, alors que tous les autres domaines avaient dû fermer. En 2026, en revanche, les canicules à répétition ont fait monter l’isotherme 0°C à des altitudes inédites. Avec des chutes de neige faibles pendant l’hiver, les glaciers ont vite été dépouillés de leur couverture de poudreuse et la glace s’est retrouvée à nu, interdisant la pratique du ski.
Source : presse suisse et italienne.








