La fonte de l’Antarctique (suite) // Antarctica is melting (continued)

Une étude publiée le 13 juin 2018 dans la revue Nature révèle que l’Antarctique fond plus de deux fois plus vite aujourd’hui qu’en 2012. La vitesse à laquelle le continent perd sa glace s’accélère, ce qui contribue encore davantage à la hausse du niveau de la mer.
Entre 60 et 90% de l’eau douce du monde est stockée sous forme de glace dans les calottes glaciaires de l’Antarctique, un continent dont la taille est celle des États-Unis et du Mexique réunis. Si toute cette glace fondait, elle ferait s’élever le niveau de la mer d’environ 60 mètres.
Le continent est en train de fondre si vite qu’il entraînera une hausse de 15 centimètres du niveau de la mer d’ici 2100. C’est l’estimation haute des prévisions du Groupe Intergouvernemental  d’Experts sur l’Evolution du Climat (GIEC) concernant la hausse des océans avec la contribution de l’Antarctique.
Le responsable de la nouvelle étude explique qu’à Brooklyn, un quartier de New York, il y a des inondations une fois par an, mais avec une élévation de la mer de 15 centimètres, de telles inondations se produiraient 20 fois par an.
Ce qui préoccupe les scientifiques, c’est l’équilibre entre la quantité de neige et de glace qui s’accumule en Antarctique au cours d’une année donnée et la quantité qui disparaît. Entre 1992 et 2017, le continent a perdu trois mille milliards de tonnes de glace. Cela a conduit à une augmentation du niveau de la mer d’un peu plus de 7 millimètres, ce qui ne semble pas beaucoup. Le problème, c’est que 40% de cette augmentation est survenue au cours des cinq dernières années de la période d’étude, de 2012 à 2017, avec un taux de perte de glace qui a augmenté de 165%.
L’Antarctique n’est pas le seul contributeur à l’élévation du niveau de la mer. Chaque année, entre 2011 et 2014, le Groenland a perdu 375 milliards de tonnes de glace. De plus, à mesure que les océans se réchauffent, leurs eaux se dilatent et occupent plus d’espace, ce qui augmente également le niveau de la mer. La fonte des glaces et le réchauffement des eaux sont principalement causés par les émissions anthropiques de gaz à effet de serre.
La dernière étude a permis de dissiper certaines incertitudes liées aux différences régionales en Antarctique. On sait que l’Antarctique occidental et la Péninsule Antarctique perdent plus de glace que l’Antarctique oriental. En Antarctique de l’Est, l’image est restée longtemps confuse car la couche de glace gagnait de la masse certaines années et en perdait pendant d’autres. De ce fait, l’Antarctique de l’Est a parfois servi de référence aux personnes qui nient le réchauffement climatique. La région, qui représente les deux tiers du continent, est très difficile d’accès et les données sont plus rares parce qu’il y a moins de stations de mesure. Les chercheurs doivent donc extrapoler une petite quantité de données sur une superficie équivalente à celle des Etats-Unis, ce qui rend l’analyse moins précise. Pour contourner ce problème, plus de 80 chercheurs du monde entier qui ont participé à la dernière étude ont collecté des données fournies par une douzaine de mesures satellitaires différentes datant du début des années 1990. Au vu de ces données, ils ont conclu que les changements observés en Antarctique de l’Est étaient insuffisants pour compenser la perte rapide observée dans l’Antarctique de l’ouest et la Péninsule Antarctique.
Les chercheurs qui ont participé à l’étude ont effectué des calculs similaires il y a cinq ans, en utilisant 20 ans de données, mais ils ont été incapables de tirer des conclusions probantes, sauf que l’Antarctique semblait perdre de la masse à un rythme constant. Ils ont découvert l’accélération de la perte de glace lorsqu’ils ont refait les calculs, mais cette fois en prenant en compte cinq années supplémentaires de données. Ils ont eu la preuve d’une accélération considérable de la perte de glace au cours des cinq dernières années
Les progrès des satellites d’observation de la Terre ont permis aux chercheurs de mieux comprendre les régions polaires. De nombreux chercheurs pensaient que les régions polaires ajoutaient de la glace grâce au réchauffement du climat parce que les températures plus chaudes entraînent plus d’humidité dans l’atmosphère, donc plus de pluie et, selon eux, plus de neige aux pôles. L’observation directe des satellites a permis de montrer que cette approche était inexacte. Les chercheurs craignent que les informations fournies par les satellites soient en péril dans les années à venir puisque les budgets proposés par l’administration Trump prévoient une réduction de certains programmes d’observation de la Terre.
Les observations par satellite montrent la véritable cause de la perte de glace en Antarctique. La dernière étude révèle qu’il y a une plus grande perte de masse en bordure de la calotte glaciaire, là où elle est en contact avec l’océan dont l’eau se réchauffe et fait fondre la glace. Cela confirme d’autres études qui ont montré que les glaciers de l’Antarctique fondent par en dessous en raison de la température croissante des eaux océaniques.
Source: Presse internationale.

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A study published on June 13th, 2018 in the journal Nature reveals that Antarctica is melting more than twice as fast as in 2012. The continent’s rate of ice loss is speeding up, which is contributing even more to rising sea levels.

Between 60 and 90 percent of the world’s fresh water is frozen in the ice sheets of Antarctica, a continent roughly the size of the United States and Mexico combined. If all that ice melted, it would be enough to raise the world’s sea levels by roughly 60 metres.

The continent is now melting so fast that it will contribute15 centimetres to sea-level rise by 2100. That is at the upper end of what the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) has estimated Antarctica alone could contribute to sea level rise this century.

The leader of the new study explains that around Brooklyn there is flooding once a year or so, but with a sea rise of 15 centimetres, this is going to happen 20 times a year.

What concerns scientists is the balance of how much snow and ice accumulates on Antarctica in a given year versus the amount that is lost. Between 1992 and 2017, the continent lost three trillion tons of ice. This has led to an increase in sea levels of roughly 7 millimetres, which does not seem much. But 40 percent of that increase came from the last five years of the study period, from 2012 to 2017, when the ice-loss rate accelerated by 165 percent.

Antarctica is not the only contributor to sea level rise. Greenland lost an estimated 1 trillion tons of ice between 2011 and 2014. Moreover, as oceans warm, their waters expand and occupy more space, also raising sea levels. The melting ice and warming waters have all been primarily driven by human emissions of greenhouse gases.

The study also helps clear up some uncertainty that was linked to regional differences in Antarctica. West Antarctica and the Antarctic Peninsula have been known to be losing more ice than East Antarctica. In East Antarctica the picture has been muddled as the ice sheet there gained mass in some years and lost mass in others.

East Antarctica has sometimes been a focus of attention for people who deny the science of global warming. The region, which makes up two-thirds of the continent, is a remote region where data is scarcer because there are fewer measurement stations.. Researchers must extrapolate a smaller amount of data over an area the size of the United States, which can make the analysis less precise. To get around those problems in this study, more than 80 researchers from around the world collected data from about a dozen different satellite measurements dating to the early 1990s. The researchers concluded that the changes in East Antarctica were not nearly enough to make up for the rapid loss seen in West Antarctica and the Antarctic Peninsula.

The researchers in the new study ran similar calculations five years ago, using 20 years of data, but were unable to say much except that Antarctica seemed to be losing mass at a steady rate. They discovered the acceleration in the rate of ice loss when they did the calculations again, this time with an additional five years of data. Thus, they had the proof of a considerable loss of ice during the last five years.

Advancements in Earth-observing satellites have enabled researchers to better understand the polar regions. Many researchers once thought the polar regions would add ice as the climate warmed, because warmer temperatures lead to more moisture in the atmosphere, which leads to more rain, and, they thought, more snow at the poles. Direct observation from satellites upended that view. However, researchers fear that future knowledge from satellites is at risk as budgets proposed by the Trump administration have called for a reduction in some Earth observation programs.

The satellite observations show what is driving the loss of ice in Antarctica. The latest study reveals that there is a greater loss of mass along the edges of the ice sheet, where the ice sheet is making contact with the ocean, and that the warming oceans are melting the ice. This confirms other studies which showed that Antarctica’s glaciers are melting from below due to the increasing temperature of ocean water.

Source: International press.

Source: NOAA

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L’éruption du Kilauea (Hawaii): Un désastre humain et économique // The Kilauea eruption: A human and economic disaster

Alors que l’éruption reste intense le long de la Lower East Rift Zone avec des fontaines de lave qui atteignent entre 40 et 50 mètres de hauteur à la Fracture n° 8, les autorités hawaïennes et la Protection Civile ont déclaré que le nombre d’habitations détruites par le Kilauea pourrait atteindre 700. Les quelque 410 personnes qui se trouvent actuellement dans des centres d’hébergement d’urgence ne retourneront jamais chez elles.

Une autre conséquence de l’éruption concerne la production de papayes. La destruction de nombreux vergers qui se trouvaient sur la trajectoire de la lave se fait déjà sentir dans tout l’État, depuis les distributeurs jusqu’aux clients. La situation est encore plus critique pour les producteurs qui ont perdu à la fois leur maison et leurs moyens de subsistance. La pénurie de papayes devrait se faire sentir maintenant, mais aussi dans le futur. Au moins 90 pour cent des fruits à Hawaii sont produits à Puna car la plante apprécie les terres volcaniques bien drainées.
Le triangle délimité par les routes (highways) 130, 132 et 137 à Puna, soit une surface de plus de 8 kilomètres carrés, représente jusqu’à la moitié des vergers de papayers dans la région, et tous ont été recouverts par la lave ou sont inaccessibles. Même s’ils n’ont pas été envahis par la lave, les gaz – le SO2 en particulier – ont détruit les papayers. Au moins 150 agriculteurs ont été touchés.
Outre la perte pour les agriculteurs et leurs familles, il faut prendre en compte la perte d’emplois et d’exportations. La moitié des papayes produites à Hawaï sont consommées dans l’État et l’autre moitié est exportée vers le continent, le Canada et le Japon. La papaye se cultive sur une rotation de trois ans, de sorte que la sortie de la pénurie actuelle ne sera pas immédiate. Un grossiste et distributeur de denrées agricoles a déclaré que les livraisons ont chuté de plus de moitié.
Le défi pour les producteurs de papayes consiste maintenant à retrouver de nouvelles terres de production et d’obtenir des prêts auprès des banques pour planter de nouveaux vergers. Les très bonnes terres pour la culture de la papaye sont difficiles à trouver. Les demandes de prêt seront acceptées jusqu’en juin 2019. La perte de production de papayes à Puna est un coup terrible pour l’économie car de nombreuses fermes font vivre plusieurs familles. On espère que le gouvernement s’entendra avec le secteur privé pour leur venir en aide.
Source: Journaux locaux.

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While the eruption is still at full strength along the Lower East Rift Zone with fountains between 40-50 metres high from fissure No. 8, Hawaiian authorities and Civil Defense have declared that the number of houses destroyed by lava from Kilauea volcano is at least 600 and could be as high as 700. The approximately 410 people in emergency shelters are never going back to their homes.

Another consequence of the eruption concerns the papaya production. The destruction of many papaya-producing farms in the lava’s pathway is already being felt throughout the State, from distributors to customers. The situation is even more devastating for papaya farmers who have lost both their homes and livelihoods. The local papaya shortage is expected to be felt now as well as in the future. At least 90 percent of papaya in Hawaii is grown in Puna. The reason is that papaya loves lava lands because they are well drained.

The triangle delineated by Highways 130, 132 and 137 in Puna, more than 8 square kilometres acres, represent up to half of the papaya lands in the area, and all of it is either buried by lava or inaccessible. Even if not covered by lava, the SO2 gases have destroyed papaya trees. At least 150 farmers have been affected.

Besides the loss to farmers and their families, the impact includes the loss of jobs and exports. Approximately half of the papaya grown in Hawaii is consumed in the State, and half is exported to the mainland, Canada and Japan. Papaya grows on a three-year rotation, so recovery from the shortage won’t be immediate. A Hawaiian produce wholesaler and distributor said shipments have dropped by more than half.

The challenges for papaya farmers now include relocating and securing a lease to plant a new crop. Ideal lands for growing papaya are difficult to find. Loan applications will be accepted through June 2019. The loss of papaya production in Puna is a devastating blow for the economy, with many farms supporting several families. It is hoped the government will work with the private industry to help these farmers.

Source: Local newspapers.

Papayes hawaiiennes, avec caméléons en prime (Photo: C. Grandpey)

Eruption du Fuego (Guatemala): Un problème de communication? // A communication problem ?

Le bilan s’alourdit de jour en jour sur les pentes du Fuego. Dix jours après le début de l’éruption, près de 200 personnes sont toujours portées disparues et considérées comme mortes par leur famille. Au moins 110 cadavres sont en cours d’identification par l’Institut médico-légal. L’INSIVUMEH a mis en garde les équipes de secours sur la possibilité de nouveaux écoulements pyroclastiques et de lahars meurtriers car la cendre de l’éruption peut être remobilisée par les fortes pluies qui s’abattent sur la région. Une augmentation du débit de la rivière Panaleon a provoqué l’évacuation de 72 personnes à Santa Lucia Cotzumalguapa. Cela montre que les risques persistent, même si l’activité volcanique a diminué. L’INSIVUMEH fait remarquer qu’il a fallu deux semaines et demie pour que l’on assiste à un retour à la normale après la dernière éruption du Fuego.
Plus de 4 000 personnes demeurent dans des centres d’hébergement où l’aide a commencé à arriver, en même temps que des plaintes sur la façon dont elle est répartie. Les autorités guatémaltèques ont déjà lancé une enquête sur la gestion officielle à la crise. À Guatemala City, environ 1 000 personnes ont sifflé et brandi des torches et des banderoles pour protester contre la gestion officielle de la catastrophe.
Les autorités ont admis qu’un défaut de communication entre la CONRED (agence qui gère les catastrophes) et l’INSIVUMEH (institut volcanologique) a retardé les évacuations quand la coulée pyroclastique a dévalé les flancs du Fuego le 3 juin 2018, au cours de la plus violente éruption jamais observée en 40 ans. Aggravant encore la situation, la pluie et les nuages ​​n’ont pas permis d’observer les signes annonciateurs de la coulée pyroclastique. La mauvaise visibilité a également retardé les réactions des villageois face au danger imminent, tandis que la CONRED n’a pas réalisé l’ampleur de l’éruption. Les chefs des organismes gouvernementaux responsables ont par la suite admis que le niveau d’alerte entraînant des évacuations obligatoires n’avait pas été relevé assez rapidement. Cela signifie que les gens sont restés chez eux pendant des heures après le déclenchement de la coulée pyroclastique. Cette situation a entraîné un mouvement de protestations ; les agences gouvernementales ont été accusées de crime et d’irresponsabilité. Une enquête sera ouverte pour savoir si les protocoles adéquats ont été suivis dans la gestion de la catastrophe.
Lors d’une réunion très tendue au Congrès, le directeur de l’INSIVUMEH a accusé son homologue de la CONRED de ne pas avoir tenu compte des bulletins de l’Institut avertissant que le Fuego était en phase éruptive dangereuse. Le responsable de la CONRED a reconnu que l’ordre d’évacuation avait été donné tardivement, mais il a reproché aux volcanologues de ne pas avoir expliqué suffisamment clairement que la situation était dangereuse. Il a ajouté que les rapports de l’Institut ne donnaient pas assez de détails sur l’activité volcanique. Le premier bulletin de l’INSIVUMEH a mis en garde sur le risque de coulées pyroclastiques sur les pentes du Fuego le 3 juin au matin, environ huit heures avant que la CONRED mette en place de réelles mesures d’évacuation.
Source: médias d’information internationaux et locaux.

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S’agissant de l’activité volcanique proprement dite, les derniers bulletins de l’INSIVUMEH et la CONRED indiquent qu’entre le 6 et le 12 juin, les lahars forts étaient souvent encore chauds, fumants et avaient une odeur de soufre. Comme d’habitude pour ce genre de phénomène, ils étaient générés par de fortes pluies et l’accumulation récente de dépôts de coulées pyroclastiques du 3 juin. Le 6 juin, des lahars ont dévélé les ravines Santa Teresa, Mineral, Taniluyá et peut-être Honda, mettant un terme aux efforts de recherche et de aux opéras de secours. Les lahars avaient une largeur de 30 à 40 mètres, une épaisseur de 2 à 5 mètres, avec des blocs de 2 à 3 mètres de diamètre et des troncs d’arbres. Le 9 juin, les dépôts de lahars en cours de nettoyage sur les routes atteignaient 150°C. Le 10 juin, un puissant lahar a parcouru les ravines Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá et Ceniza. Il mesurait 35 mètres de large, 3 mètres d’épaisseur et véhiculait des blocs jusqu’à 1 mètre de diamètre, des troncs d’arbres et des branches. D’autres lahars du même type ont été observés les 11 et 12 juin.
Entre le 6 et le 11 juin, jusqu’à 9 explosions de faible intensité ont été enregistrées chaque heure, avec des panaches de cendre atteignant 1,1 km au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux descendaient également les ravines Las Lajas et Santa Teresa. Certaines explosions faisaient vibrer les structures locales. Le 8 juin à 8 h 20, un écoulement pyroclastique est descendu dans les ravines Las Lajas et El Jute en générant un panache de cendre jusqu’à 6 km de hauteur. L’activité explosive a augmenté les 11 et 12 juin, avec de volumineux panaches de cendre s’élevant à 1,3 km.
Selon la CONRED, le 12 juin 2018, le nombre de personnes tuées par les coulées pyroclastiques était de 110 et 197 autres étaient portées disparues. En outre, 12 578 personnes avaient été évacuées.
Source: INSIVUMEH & CONRED

Voici une galerie de photos montrant les cendres dans un village après l’éruption.
https://www.yahoo.com/news/volcanos-wake-guatemalan-town-became-slideshow-wp-183213304.html

On trouve également des vidéos sur le web, dont celle-ci, réalisée de toute évidence avec un drone le 10 juin. On voit parfaitement les traces des dernières coulées pyroclastiques:

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The death toll is getting heavier day after day on the slopes of Fuego Volcano. Ten days after the start of the eruption nearly 200 people are reported missing and assumed to be dead by their families. At least 110 corpses are being identified by the Forensic Institute. INSIVUMEH has warned rescue teams against the possibility of new pyroclastic flows and deadly lahars as the ash of the eruption can be remobilised by the heavy rains in the region A rise in the Panaleon river caused by a new outflow led authorities to evacuate 72 people from the community of Santa Lucia Cotzumalguapa. This means that the risks are not over, even though volcanic activity has been decreasing. INSIVUMEH indicates that the last time Fuego erupted, it took two and a half weeks to return to normal.

More than 4,000 people remain in shelters where aid has begun arriving along with complaints about how it is being distributed. Guatemalan authorities have already launched an investigation into the official response to the crisis. In Guatemala City, about 1,000 people blew whistles and carried torches and banners in a protest against the official handling of the tragedy.

Authorities have admitted that a communication breakdown between CONRED and INSIVUMEH delayed evacuations as pyroclastic flows cascaded down the Fuego volcano on June 3rd, 2018, in its most violent eruption in four decades. Making the situation still worse, rain and clouds hid signs of the pyroclastic flow, hindering visual observation. The poor visibility delayed villagers’ own reactions to the impending danger, while disaster authorities failed to understand the magnitude of the eruption. The heads of the responsible government agencies have later admitted the alert level leading to mandatory evacuations was not raised quickly enough. This means people were left in their homes for hours after the dangerous flows began and has led to opposition calls for criminal charges and resignations. An investigation will be opened to know whether the right protocols were followed in the handling of the disaster.

In a tense meeting at Guatemala’s Congress, the head of INSIVUMEH accused his counterpart at disaster agency CONRED of failing to heed bulletins warning that Fuego was dangerously erupting. The chief of CONRED accepted the evacuation order was late, but blamed the volcanologists for not being explicit enough that the situation was dangerous.He d said the reports from the Institute did not include enough details of the volcanic activity, and which communities it would affect. The first bulletin from the volcanologists warned of pyroclastic flows descending from Fuego on June 3rd in the morning, some eight hours before the disaster agency seriously stepped up evacuation efforts.

Source : International and local news media.

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As far as volcanic activity is concerned, INSIVUMEH and CONRED indicate that between June 6th and 12th strong lahars were often hot, steaming, and had a sulphur odour. As usual for this kind of phenomenon, they were generated from heavy rains and the recent accumulation of pyroclastic-flow deposits from the 3 June events. On June 6th, lahars descended the Santa Teresa, Mineral, Taniluyá and possibly the Honda drainage, halting search-and-rescue efforts. The lahars were 30-40 metres wide, 2-5 metres deep, carried blocks 2-3 metres in diameter and tree trunks. On June 9th, deposits on roads were being cleaned and were as hot as 150°C. On June 10th, a strong lahar travelled down the Seca, Mineral, Niagara, Taniluyá, and Ceniza drainages. It was 35 metres wide, 3 metres deep, and carried blocks up to 1 metre in diameter, tree trunks, and branches. More lahars of the same type were observed on June 11th and 12th.

Between June 6th ans 11th, as many as nine weak explosions per hour produced ash plumes that rose as high as 1.1 km above the crater. Avalanches of material descended the Las Lajas and Santa Teresa ravines. Some explosions vibrated local structures. At 0820 on June 8th, a pyroclastic flow descended the Las Lajas and El Jute drainages, producing an ash plume that rose as high as 6 km. Explosive activity increased on June 11th and 12th, with dense ash plumes rising 1.3 km.

According to CONRED, as of June 12th, 2018, the number of people that had died due to the   June 3rd pyroclastic flows was 110, and 197 more were missing. In addition, 12,578 people had been evacuated.

Source: INSIVUMEH & CONRED

Here is a photo gallery showing the ash in a village after the eruption.

https://www.yahoo.com/news/volcanos-wake-guatemalan-town-became-slideshow-wp-183213304.html

Les coulées pyroclastiques sont le phénomène le plus redouté sur les volcans de la Ceinture de Feu, comme ici le Mayon aux Philippines (Crédit photo : Wikipedia)

La lave à Kapoho Bay: La fin d’une époque // Lava in Kapoho Bay: The end of a period

En l’espace de trois jours, des centaines de maisons, de fermes et de locations de vacances à Kapoho ont été ensevelies sous une coulée de lave impitoyable qui a bouleversé des vies et effacé de la carte toute une zone habitée de la Grande Ile. Les tide pools, célèbres pour le snorkelling, et la douceur de la baie ne sont plus que des souvenirs pour ceux qui les appréciaient et dont je fais partie.
Ce n’est pas la première fois que la Lower East Rift Zone est envahie par la lave. Le District de Puna a déjà connu cette mésaventure, en particulier à Kalapana il y a plus de vingt ans et, à Kapoho en 1960.
Le 6 juin au soir, la quasi-totalité des 500 habitations de Vacationland et de Kapoho Beach Lots avaient été détruites, ce qui est beaucoup plus que lors de l’éruption du Pu’uO’o / Kupaianaha, qui avait détruit 215 structures entre 1983 et la fin de l’éruption il y a un mois. En ce moment, il ne reste que quelques maisons dans la partie nord de Kapoho Bay.
La coulée de lave émise par la Fracture n° 8 présente une longueur de 13 kilomètres et continue d’entrer dans l’océan après avoir rempli Kapoho Bay. Le front de lave se situe maintenant à 1,3 kilomètre de l’ancien littoral.
Le nombre officiel de maisons détruites par l’éruption dans les Leilani Estates depuis le 3 mai reste à 130. Ce nombre inclut les maisons détruites à Leilani et dans les Lanipuna Gardens mais ne prend pas en compte celles détruites à Kapoho.
En termes de superficie totale couverte par la lave, les 35 années d’éruption du Pu’uO’o / Kupaianaha restent nettement en tête avec 145 kilomètres carrés. Jusqu’à présent, l’éruption actuelle a couvert 21 kilomètres carrés.
Source: Hawaii Tribune Herald.

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In the course of three days, hundreds of homes, farms and vacation rentals in Kapoho became buried under a relentless lava flow that turned lives upside down and erased an entire community from the map, leaving its tide pools and gentle as simple memories to those who cherished them and I am one of them.

This is not the first time the Lower East Rift Zone has been invaded by lava. The scene had played out in Puna before, especially in Kalapana more than two decades ago and, before that, in the village of Kapoho in 1960.

By June 6th in the evening, nearly all of the estimated 500 residences in Vacationland and Kapoho Beach Lots had been destroyed, easily outpacing destruction from the Pu’uO’o/Kupaianaha eruption, which claimed 215 structures from 1983 until its end a month ago. Only a few homes on the north side of Kapoho Bay remained.

The lava flow spewed by Fissure 8 is now 13 kilometres long and continues to flow into the ocean after filling in Kapoho Bay. Lava now extends 1.3 kilometres from the former shoreline.

The official count of homes lost to the current eruption that started on May 3rd in the Leilani Estates remains at 130. That number includes homes lost in Leilani and Lanipuna Gardens but does not include those destroyed in Kapoho.

In terms of total land covered, the 35-year Pu’uO’o/Kupaianaha eruption remains on top with 145 square kilometres; the current eruption has covered 21 square kilometres so far.

Source : Hawaii Tribune Herald.

Nouvelle carte de l’éruption mise en ligne par l’USGS le 6 juin 2018

 

Fuego (Guatemala): Le bilan s’alourdit // The death toll is mounting

Au moins 192 personnes sont portées disparues et 75 sont mortes à la suite de l’éruption du Fuego le 3 juin 2018. Plusieurs villages sur les pentes du volcan ont été ensevelis sous la cendre et la boue. Les opérations de secours du 5 juin ont été perturbées par l’arrivée d’une nouvelle coulée pyroclastique sur le versant sud du volcan. Plus de 1,7 million de personnes ont été touchées par l’éruption et plus de 3 000 ont été évacuées.
La dernière éruption du 5 juin a surpris beaucoup de gens car les volcanologues avaient déclaré que l’éruption était terminée et ne se reproduirait pas dans un proche avenir. Selon l’INSIVUMEH, il n’y aurait « pas d’éruption imminente au cours des prochains jours ».
Remarque personnelle: Une telle déclaration de la part des volcanologues guatémaltèques est très surprenante car nous savons que les coulées pyroclastiques peuvent se déclencher sans prévenir. Lors de la visite d’un observatoire sur les flancs du Merapi en Indonésie, j’ai été très surpris par le laps de temps très bref entre l’apparition du signal sur les sismographes et le déclenchement de la coulée pyroclastque au sommet du volcan. Le délai aurait été beaucoup trop bref pour avertir du danger. Aujourd’hui, nous ne sommes pas en mesure de prévoir ce genre d’événements. Nous connaissons les volcans où ils sont le plus susceptibles de se produire, mais la prévision s’arrête là.
Source: BBC News.

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At least 192 people are missing and 75 are dead as a result of the explosion of Fuego volcano on June 3rd, 2018. Villages on the slopes were buried in volcanic ash and mud. Rescue work on June 5th was disrupted when a new eruption sent another pyroclastic flow down the volcano’s south side. More than 1.7 million people have been affected by the eruption, with more than 3,000 evacuated.

The last eruption of June 5th took many by surprise after volcanologists said the eruption was over for the near future. Indeed, INSIVUMEH had predicted « no imminent eruption over the next few days ».

Personal remark: Such a statement from volcanologists is very surprising as we know that pyroclastic flows can be triggered without warning. While visiting an observatory on Mt Merapi, I was very surprised when I saw on the seismographs the very short time between the signal end the event. Today, we are not able to predict this kind of events. We know the volcanoes where they are the most likely to occur, but prediction stops here.

Source: BBC News.

Vue de l’Acatenango et du Fuego depuis Antigua (Photo: C. Grandpey)

La centrale géothermique de Puna survivra-t-elle à l’éruption? // Will the Puna geothermal plant survive the eruption ?

Puna Geothermal Ventures (PGV) est une centrale géothermique qui fournit environ le quart de l’électricité à la Grand Ile d’Hawaii. Elle a dû fermer ses portes car la lave du Kilauea menaçait le site et ses installations. La situation a déclenché un débat entre ceux qui veulent  maintenir la centrale en activité et ceux qui voudraient la voir fermer après la fin de l’éruption.
Personne ne sait si la centrale de 38 mégawatts survivra aux coulées de lave du Kilauea, mais l’éruption en cours a provoqué sa fermeture, obligé la sécurisation des puits et l’évacuation d’un important volume de gaz inflammable.
La lave a fini par entrer dans l’enceinte de PGV ; elle a recouvert deux puits, bloqué la route principale d’accès et détruit une sous-station et un entrepôt où était stocké du matériel de forage.
Les opposants à la centrale disent que l’arrivée de la lave sur le site ne fait que confirmer ce qu’ils ne cessent de répéter depuis des années, à savoir qu’une installation géothermique qui génère de la vapeur contenant des gaz dangereux ne devrait pas être construite à moins d’un kilomètre d’une zone habitée et – qui plus est – dans une zone de rift sur l’un des volcans les plus actifs au monde. Les personnes qui habitent à environ un kilomètre disent qu’elles ont été incommodées au fil du temps par les rejets de gaz ou de vapeur de la centrale et prétendent que PGV ne les prévient jamais quand un événement anormal se produit.

De leur côté, les partisans de la centrale disent que les opposants font de la désinformation au sujet de l’installation et que la technologie de captage de la vapeur et de l’eau chaude du sous-sol par des puits profonds est parfaitement sûre. Ils considèrent la géothermie comme une bonne solution pour réduire la dépendance d’Hawaii aux combustibles fossiles. Ils affirment que la centrale est fiable, bon marché et sûre.

En raison de l’éruption actuelle, les responsables de PGV ont déclaré qu’ils ne peuvent pas dire quand la centrale de Puna sera en mesure de reprendre du service. Un expert en géothermie a déclaré que les décisions sur l’avenir du site pourraient prendre des années.
Depuis 2008, la centrale géothermique de Puna a fourni en moyenne 22 pour cent des besoins énergétiques de la Grande Ile. En 2017 et jusqu’en avril de cette année, elle a généré 29 pour cent de l’électricité de l’île. HELCO, l’un des principaux distributeurs d’électricité à Hawaï, affirme avoir « la capacité de compenser indéfiniment » la fermeture de la centrale géothermique.
PGV a été critiquée au cours des années parce qu’elle émettait des gaz dangereux, y compris du sulfure d’hydrogène (H2S). L’incident le plus grave est survenu en 1991 lorsque l’un des puits a connu une explosion majeure. La libération incontrôlée de gaz et de vapeur a duré 31 heures et a provoqué l’évacuation de quartiers à proximité. Plus récemment, l’Agence de Protection de l’Environnement a infligé une amende de 76 500 dollars aux responsables de PGV pour avoir enfreint la loi sur la pureté de l’air. Une inspection effectuée en août 2013 a révélé que l’entreprise n’avait pas pris les mesures nécessaires pour empêcher les rejets accidentels. Un an après l’inspection de l’EPA, les habitants ont dû faire face à une autre fuite de sulfure d’hydrogène lorsque l’ouragan Iselle s’est abattu sur la Grande Ile. La Protection Civile a alors conseillé aux habitants de quitter la zone s’ils ne se sentaient pas bien, mais les arbres qui étaient tombés sur les routes ont empêché une telle évacuation.. Dans les heures et les jours suivant cette libération de gaz, des habitants ont signalé des symptômes tels que des maux de tête, des problèmes respiratoires, des gorges irritées, des nausées et de la fièvre.
Des centrales géothermiques existent ailleurs dans le monde, comme en Islande, aux Philippines, au Mexique et au Japon, mais les maisons les plus proches se trouvent à plusieurs kilomètres, voire beaucoup plus loin…
Source: Honolulu Star Advertiser.

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Puna Geothermal Ventures (PGV) is a geothermal plant that supplies about a quarter of the Big Island’s electricity. It was forced to shut down as lava from Kilauea Volcano threatened the property. The situation triggered a debate between those who want to keep it operating and those who would like to see it closed after the end of the eruption.

No one knows whether the 38-megawatt facility will survive Kilauea’s lava flows, but the ongoing eruption triggered its shutdown and led company officials to secure the plant’s wells and remove a large volume of flammable gas.

Lava eventually crossed onto the company’s property and already has overtaken two wells, blocked the main access road and burned a substation and adjacent warehouse where a drilling rig was stored.

Opponents say the lava encroachment underscores what they warned of years ago, namely that a geothermal facility that generates steam containing dangerous gases should not be built less than one kilometre from residential communities and in a rift zone on one of the most active volcanoes on the planet. Residents who live about one kilometre away say they have been sickened over the years by gas or steam releases from the plant and claim PGV never alerts them when something happens.

Supporters, however, say opponents are spreading misinformation about the facility and that the technology for tapping underground steam and hot water via deep wells is considered safe. They view geothermal as part of the answer to weaning Hawaii from heavy dependence on fossil fuels, describing it as reliable, cheap and safe.

Due to the current eruption, PGV officials said they cannot assess when the Puna complex will be able to resume operations. One geothermal expert said questions about the fate of the PGV site could take years to be fully answered.

Since 2008 the geothermal facility has supplied an average of 22 percent of the Big Island’s power needs In 2017 and through April of this year, the Puna plant generated 29 percent of the island’s power. HELCO, one of the main utilities in Hawaii, says it has “the capacity to make up for the geothermal power loss indefinitely”.

The PGV facility has been criticized over the years for releasing hazardous gases, including hydrogen sulphide (H2S). The most serious incident came in 1991 when one of its wells had a major blowout. The uncontrolled venting lasted 31 hours and triggered the evacuation of nearby neighborhoods. More recently, the Environmental Protection Agency fined PGV $76,500 for safety violations of the Clear Air Act. An August 2013 inspection found that the company failed to take necessary steps to prevent accidental releases. A year after the EPA inspection, residents dealt with another release of hydrogen sulfide when Hurricane Iselle was bearing down on the Big Island. Civil Defense advised residents to evacuate the area if they were not feeling well, but by then downed trees blocked the routes out. In the hours and days following that release, residents reported symptoms including headaches, shallow breathing, scratchy throats, nausea and fever.

 Other geothermal plants exist in the world, in Iceland, the Philippines, Mexico and Japan, but the nearest homes are several kilometres away and often much farther.

Source : The Honolulu Star Advertiser.

Vue de la centrale sous la menace de la lave (Crédit photo: USGS)

Crédit photo: Puna Geothermal Ventures

Hawaii: Projet de relogement pour les victimes de l’éruption // Rehousing project for the eruption victims

Les autorités hawaïennes prévoient de venir en aide aux personnes victimes de l’éruption du Kilauea avec un projet de relogement comparable à celui entrepris après les dégâts causés par un tsunami à Hilo en mai 1960 (voir ma note du 2 juillet 2015). À l’époque, les autorités ont élaboré une stratégie baptisée Kaikoo Plan qui s’est concrétisé dans les six mois. Ce plan a permis la construction de nouveaux logements à Waiakea, en dehors de la zone d’inondation du tsunami, pour les personnes déplacées. Cela a également permis de créer le Kaikoo Mall, petit centre commercial dans la ville de Hilo et le développement de la zone industrielle de Kanoelehua à Waiakea.
Le tsunami du 23 mai 1960 a été déclenché par un puissant séisme au Chili et a tué 61 personnes. Il a détruit une grande partie du centre-ville de Hilo et réduit à néant un quartier connu sous le nom de Shinmachi Town. Shinmachi se trouvait sur ce qui est maintenant un espace vert dans le Wailoa State Park et n’a jamais été reconstruit.

S’agissant de l’éruption actuelle du Kilauea, le secteur de Kapoho a été évacué quelques heures avant que la lave atteigne et recouvre le carrefour de Four Corners., privant ainsi la région de ses routes d’accès. Plus de 500 maisons dans le secteur de Kapoho se trouvent isolées.
La lave a déjà contraint l’évacuation d’une grande partie de la subdivision des Leilani Estates et de toute la subdivision de Lanipuna Gardens, qui rassemblent plus de 800 maisons. Le 2 juin 2018, la lave avait détruit 87 habitations, contre 77 le 31 mai 2018.
Source: Journaux locaux.

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Hawaiian authorities plan to help refugees from the Kilauea eruption by launching a rapid re-housing initiative comparable to the resettlement effort that was initiated after a tsunami devastated portions of Hilo in 1960 (see my post of July 2nd, 2015). By that time, authorities developed a strategy called the Kaikoo Plan which was completed within six months. That plan resulted in new housing in Waiakea outside the tsunami inundation area for people who had been displaced, the development of the Kaikoo Mall in urban Hilo, and the creation of what is now known as the Kanoelehua Industrial area in Waiakea.

The May 23rd, 1960 tsunami was triggered by a huge earthquake in Chile and killed 61 people. It demolished much of downtown Hilo and wiped out a neighbourhood known as Shinmachi Town. Shinmachi, which stood on what is now open space in Wailoa State Park, was never rebuilt.

As far as the durrent Kilauea eruption is concerned, the Kapoho area was evacuated a few hours before lava reached and covered the Four Corners intersection, thus depriving the region of its access roads. 500 homes in the Kapoho area are now isolated.

Lava has already forced the evacuation of much of the Leilani Estates subdivision and all of Lanipuna Gardens subdivision, which between them had more than 800 homes. On June 2nd, lava had destroyed 87 homes, compared to the count of 77 reported on May 31st, 2018.

Source: Local newspapers.

Hilo après le tsunami du 23 mai 1960 (Crédit photo: Wikipedia)