Les volcans à Châtellerault (Vienne) le 7 mai 2026 !

Je présenterai le jeudi 7 mai 2026 ma conférence « Volcans et Risques volcaniques »  dans le cadre de l’Université du Temps Libre de CHÂTELLERAULT (Vienne). Elle aura lieu à 15 heures dans la Salle Velbert (ex Salle de la Gornière).

Séismes et volcans sont souvent associés dans la pensée populaire. Il est malheureusement impossible de prévoir les tremblements de terre. Le but de la conférence « Volcans et Risques volcaniques  » est de faire le point sur la situation en volcanologie. Les statistiques montrent que les volcans ont souvent été meurtriers dans le passé. Les techniques modernes permettent-elles d’en savoir plus sur les humeurs des monstres de feu? Sommes nous capables aujourd’hui d’éviter que les volcans tuent? Ce sont quelques unes des questions auxquelles j’essaye de répondre.

La conférence s’accompagne d’un diaporama en fondu-enchaîné sonorisé intitulé « L’Etna, de glace et de feu«

Le dernier ouvrage « Histoires de Volcans – Chroniques d’éruptions » sera proposé à l’issue de la séance.

Tarifs : Adhérent: 6€ ; Non Adhérent: 9€ ; Étudiant et Demandeur d’Emploi: gratuit

Photo: C. Grandpey

L’origine de l’Etna (Sicile) : un volcan de « petit-spot » // The origin of Mount Etna (Sicily) : a « petit-spot » volcano

Situé en Sicile, l’Etna est le volcan le plus actif d’Europe. Pourtant, son origine demeure en grande partie énigmatique, car aucun modèle géologique connu n’explique de manière détaillée comment il s’est formé. Dans une nouvelle étude*, des scientifiques de l’université suisse de Lausanne et de l’INGV de Catane en Italie décryptent ces mécanismes, et expliquent pourquoi l’Etna est vraiment unique au monde.

Photo: C. Grandpey

Vieux de plus de 500’000 ans et situé sur la côte est de la Sicile, l’Etna culmine à plus de 3000 mètres d’altitude. Il connaît plusieurs éruptions par an, ce qui en fait le volcan le plus actif et l’un des plus surveillés d’Europe. Pourtant, son origine reste en partie mystérieuse : aucun mécanisme géologique connu ne semble expliquer comment ce géant s’est formé.
La nouvelle étude, publiée dans le Journal of Geophysical Research – Solid Earth, les scientifiques suisses et italiens formulent une hypothèse novatrice expliquant les mécanismes de formation dub volcan sicilien. Cette découverte permet une meilleure compréhension de la fréquence inhabituelle de ses éruptions, et pourrait contribuer à améliorer l’évaluation des risques volcaniques par les chercheurs de l’INGV de Catane.

La formation des volcans sur notre planète est due à la fonte d’une partie du manteau terrestre qui devient magma, remonte en surface et se refroidit. Jusqu’à aujourd’hui, on considérait que les volcans se formaient selon trois grands mécanismes connus : 1) à la limite entre deux plaques tectoniques, dont la séparation – ou accrétion – provoque la remontée et la fusion du manteau, générant le fond des océans ; 2) dans les zones de subduction, lorsqu’une plaque plonge sous une autre. Au cours de ce mouvement, de l’eau est entraînée en profondeur, ce qui abaisse la température de fusion du manteau et engendre la création de volcans souvent explosifs, comme le mont Fuji au Japon ; 3) au milieu des plaques tectoniques, lorsque du manteau anormalement chaud remonte et forme des îles océaniques telles que Hawaï ou la Réunion. Ce phénomène est connu sous le nom de « point chaud ».

L’Etna, lui, ne rentre dans aucune de ces catégories. Situé à proximité d’une zone de subduction, sa composition chimique ressemble à celle des volcans de points chauds, alors même qu’aucun point chaud n’est présent à proximité.

La nouvelle étude révèle qu’au contraire des volcans classiques, l’Etna serait formé et alimenté par de petites quantités de magma déjà présentes au sommet du manteau terrestre, à 80 km sous nos pieds. Ces liquides seraient transportés sporadiquement vers la surface par les mouvements tectoniques complexes des plaques Africaine et Eurasienne. Le magma cheminerait ainsi à travers des fissures qui se créent au sein de la plaque tectonique lorsque celle-ci se plie, à l’approche de la zone de subduction. Les chercheurs utilisent l’image d’un liquide qui s’échappe lorsque l’on presse une éponge.

Le volcan sicilien appartiendrait donc à une quatrième catégorie de volcans encore très peu connue : celle des volcans dits « de petit-spot », décrits pour la première fois en 2006 par des géologues japonais. La découverte de ces minuscules volcans sous-marins avait confirmé l’existence de poches de magma au sommet du manteau terrestre, une hypothèse avancée dès les années 1960, et qui révélait que ces magmas pouvaient, dans certaines conditions, engendrer des volcan

La nouvelle étude italo-suisse explique que l’Etna serait né d’un mécanisme similaire à celui qui explique la genèse des volcans « de petit-spot ». Cette découverte est surprenante puisque jusqu’ici, ce processus n’avait été constaté que pour des volcans de très petite taille, ne dépassant pas quelques centaines de mètres de hauteur. L’Etna, en revanche, est un stratovolcan majeur dont l’altitude dépasse aujourd’hui 3 000 mètres.

La nouvelle découverte ouvre de nouvelles perspectives pour la compréhension de la genèse d’autres édifices volcaniques dans le monde.

Pour effectuer leur étude, les scientifiques ont collecté des échantillons sur l’Etna, afin de reconstituer l’évolution chimique des laves émises depuis la formation du volcan jusqu’à aujourd’hui. S’appuyant sur des données expérimentales, ils ont pu montrer que la composition des magmas sous l’Etna est restée globalement constante au cours du temps, tandis que le régime tectonique a évolué. L’ensemble de ces observations montre que les magmas qui alimentent l’Etna doivent préexister au sommet du manteau, et que les variations des volumes émis lors des éruptions sont principalement contrôlées par le mouvement des plaques. Cette interprétation permet de relier le volcanisme de l’Etna au mécanisme « de petit-spot ».

*Mount Etna as a leaking pipe of magmas from the low velocity zone , Journal of Geophysical Research – Solid Earth, 2026. Auteurs : S. Pilet, J. Reymond, L. Rochat, R. A. Corsaro, M. Chiaradia, L. Caricchi, O. Müntener,

Source : Université de Lausanne.

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Located in Sicily, Mount Etna is Europe’s most active volcano. Yet its origin remains largely enigmatic, as no existing geological model fully explains how it formed. In a new study*, scientists from the University of Lausanne (UNIL) and from the INGV of Catania (Italy) shed light on these mechanisms and reveal why Mount Etna may in fact be unique in the world.

More than 500,000 years old and rising over 3,000 metres above sea level on Sicily’s eastern coast, Mount Etna erupts several times a year, making it both the most active and one of the most closely monitored volcanoes in the world. Despite this, its origin remains partly mysterious: no known geological process fully accounts for the formation of this giant.
In the new study published in the Journal of Geophysical Research – Solid Earth, the scientists unveil a new hypothesis that could transform our understanding of how Mount Etna formed. Their findings shed new light on the volcano’s unusually frequent eruptions and pave the way for improved volcanic hazard assessment by researchers at INGV in Catania, Italy.

Volcanoes on our planet form when part of the Earth’s mantle melts into magma, rises to the surface, and solidifies. Until now, it was thought that volcanoes form according to three main mechanisms: 1) at the boundary between two tectonic plates, where their separation, or accretion, allows mantle material to rise and melt, creating the ocean floor ; 2) in subduction zones, where one plate dives beneath another. Water carried down with the subducting plate lowers the mantle’s melting point, generating often explosive volcanoes, such as Mount Fuji in Japan ; 3) in the middle of tectonic plates, when unusually hot mantle material rises, forming oceanic islands like Hawaii or La Réunion. This phenomenon is known as a “hotspot”.

Mount Etna, however, fits into none of these categories. Located near a subduction zone, its chemical composition resembles that of hotspot volcanoes, even though no hotspot is present nearby. The new study shows that, unlike conventional volcanoes—where magma forms shortly before an eruption—Etna is fed by small amounts of magma already present in the upper mantle, some 80 kilometers beneath the surface. These magmas are transported sporadically toward the surface by the complex tectonic movements resulting from the collision between the African and Eurasian plates. The magma rises through fractures in the tectonic plate created as it bends near the subduction zone, much like liquid being squeezed from a sponge.

The Sicilian volcano may therefore belong to a little-known fourth category of volcanoes: so-called “petit-spot” volcanoes, first described in 2006 by Japanese geologists. These tiny submarine volcanoes provide compelling evidence for the existence of pockets of magma at the top of the Earth’s mantle—an idea first proposed in the 1960s—and show that, under certain conditions, such magmas can give rise to volcanoes.

The latest study suggests that Etna may have formed through a mechanism similar to the one that generates petit-spot submarine volcanoes. This is unexpected, as such processes had previously only been observed in very small volcanic structures, typically rising no more than a few hundred metres. Mount Etna, by contrast, is a large stratovolcano which now towers more than 3,000 metres above sea level.”

This discovery opens up new perspectives for understanding how other volcanic systems may form around the world.

In order to perform their study, the scientists collected samples from Mount Etna to reconstruct the chemical evolution of the lavas erupted since the volcano formed, approximately 500,000 years ago, up to the present day. Based on experimental data, they were able to show that the composition of Etna’s magmas has remained largely consistent over time, even as the tectonic regime evolved. These combined observations support the idea that the magmas feeding Etna pre-exist in the upper mantle, and that variations in erupted volumes are primarily controlled by plate movements. This interpretation links Mount Etna’s volcanism to the “petit-spot” mechanism.

*S. Pilet, J. Reymond, L. Rochat, R. A. Corsaro, M. Chiaradia, L. Caricchi, O. Müntener, Mount Etna as a leaking pipe of magmas from the low velocity zone , Journal of Geophysical Research – Solid Earth, 2026

Source : Université de Lausanne.

La sismicité autour du détroit de Messine (Italie)

Un séisme de magnitude M4,5 a secoué l’Etna à 7h05 le mercredi 4 mars 2026. Il a déclenché une vague d’angoisse parmi les habitants des provinces de Catane, Messine et Syracuse, où la secousse a été clairement ressentie.
L’énergie libérée à une profondeur d’un peu moins de 4 kilomètres et la durée du séisme ont fortement perturbé la vie à Ragalna où les bâtiments et infrastructures publics dont la mairie ont été endommagés et les habitants ont dû se réfugier dans les rues. Des débris sont tombés dans les rues, des voitures ont été endommagées et le toit d’une maison inhabitée s’est effondré. Les dégâts les plus importants ont été constatés dans le quartier de Santa Barbara. Cependant, le séisme n’a fait aucun blessé. L’église principale de la ville, la Madonna del Carmelo a été endommagée. Son clocher, déjà protégé par des échafaudages, menace de carrément s’effondrer.

 Crédit photo : presse régionale

Selon l’INGV, le séisme, suivi de plus d’une vingtaine de répliques moins intenses, a très probablement été causé par la faille de Calcerana. Il est lié à l’Etna, mais les volcanologues estiment qu’il n’y a pas de lien avec l’explosion observée dans la Bocca Nuova le 4 mars 2026, avec un petit nuage de cendres d’environ 1,5 kilomètre d’altitude.

Par mesure de précaution, les cours ont été suspendus à Ragalna afin de permettre l’inspection des établissements scolaires. Les écoles d’autres communes ont également fermé leurs portes.

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Chaque fois qu’un séisme se produit en Sicile, tout le monde garde en mémoire celui du 28 décembre 1908, de magnitude M7,1 et le tsunami qui a suivi. Plus de 75 000 personnes ont péri et les villes de Messine et Reggio de Calabre ont été détruites.

Le détroit de Messine est une mince bande de mer séparant la Sicile de la Calabre, mais c’est aussi l’une des zones géologiquement les plus complexes et instables de la Méditerranée. Depuis le séisme de 1908, géologues et sismologues s’efforcent de comprendre quelle faille a pu provoquer ce désastre et quels processus profonds continuent d’engendrer d’autres secousses.

L’étude de la région est d’autant plus importante qu’il existe un projet très avancé d’un pont qui enjamberait le détroit de Messine. Beaucoup se demandent s’il est raisonnable de prévoir la construction d’un pont dans une région aussi fragile d’un point de vue sismique. Des études sont donc indispensables pour s’assurer que l’édifice ne sera pas un jour le siège d’une nouvelle catastrophe.

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Une étude, publiée le 26 novembre 2025 dans la revue internationale Tectonophysics et menée par une équipe de chercheurs de l’INGV, du CNR et de plusieurs universités italiennes et européennes, offre une vision claire et plus complète de la structure géologique du détroit.

L’étude, intitulée « Développement structural et sismogenèse dans le détroit de Messine révélé par la distribution des contraintes/déformations au-dessus de la bordure de la plaque calabraise », intègre des données sismologiques et géophysiques marines et analyse plus de 2 400 séismes enregistrés entre 1990 et 2019. Elle prend également en compte les données enregistrées par des systèmes de surveillance placés sur le plancher marin.
Le détroit de Messine se situe à l’intersection de deux grandes plaques tectoniques : la plaque africaine, qui se déplace vers le nord, et la plaque eurasienne, qui glisse par-dessus. Ici, la croûte terrestre se courbe, se fracture et se déplace le long d’une série de failles actives, dans un jeu complexe de compression, d’extension et de glissement latéral. Au sud-est, dans la mer Ionienne, la plaque africaine plonge sous la Calabre, formant la « subduction calabraise », où une bande de croûte océanique provenant de l’ancien océan Téthys s’enfonce lentement dans le manteau terrestre. Ce lent mouvement de subduction entraîne la croûte supérieure, générant des déformations qui remontent à la surface et façonnent la morphologie du détroit. Ce processus, qui s’est déroulé sur des millions d’années, provoque encore aujourd’hui des séismes potentiellement destructeurs.

 L’analyse des données a permis aux chercheurs d’identifier deux couches principales de la croûte terrestre où l’activité sismique se concentre :
– une couche superficielle, entre 6 et 20 km de profondeur, où se produisent les séismes les plus fréquents et sont étroitement liés à la déformation de la croûte continentale ;
– une couche plus profonde, entre 40 et 80 km, également associée aux mouvements de la plaque ionienne en subduction sous la Calabre.
Cette double structure sismogénique indique que la déformation se produit à plusieurs niveaux et selon différents mécanismes : les forces d’extension dominent dans la partie supérieure, tendant à étirer et à enfoncer la croûte, tandis que des forces de compression agissent également en profondeur, liées à la convergence entre l’Afrique et l’Europe.
L’une des découvertes les plus intéressantes de cette étude est que la déformation dans le détroit de Messine est contrôlée par un système complexe de failles interconnectées. Ces structures s’étendent à la fois sur terre et sous la mer et se déplacent de façon coordonnée, à la manière de mosaïques qui s’emboîtent et glissent les unes sur les autres.
De nouvelles images sismiques acquises sur le fond marin ont révélé des escarpements morphologiques et des dislocations dans les sédiments récents, signes indéniables d’une déformation active. Bien que nombre de ces traces soient effacées par de forts courants océaniques ou de fréquents glissements de terrain, leur présence confirme que la croûte terrestre sous le détroit est loin d’être stable.

Au cours des trente dernières années, le réseau sismologique géré par l’INGV et les systèmes de surveillance sous-marine n’ont enregistré que des séismes de faible et moyenne magnitude dans la région du détroit. Ces séquences récentes, souvent situées près de l’épicentre du séisme de 1908, présentent des mécanismes de failles cohérents avec ceux identifiés dans l’étude : de petits segments de failles orientées NE-SO qui s’activent à des profondeurs comprises entre 4 et 12 km.

Dans la conclusion de l’étude, on peut lire que le détroit de Messine n’est pas seulement une frontière entre deux régions italiennes, mais aussi la limite dynamique entre deux plaques terrestres en collision constante. Sous ces eaux se cache un système de failles actives qui témoigne de mouvements millénaires, mais aussi d’un avenir sismique que nous devons continuer à étudier attentivement.

Comprendre la géométrie et le comportement des failles sous le détroit de Messine est essentiel pour améliorer l’évaluation du risque sismique dans l’une des régions les plus densément peuplées et vulnérables d’Italie, et dans le contexte du projet de pont sur le détroit.
L’intégralité de l’étude est disponible à cette adresse :

https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0040195125003063?via%3Dihub

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’éruption continue sur l’île d’Ambae (Vanuatu). Selon le VAAC de Wellington, les panaches de cendres peuvent s’élever à plus de 4 000 mètres au-dessus du niveau de la mer.
https://twitter.com/i/status/2026263680942289295

L’activité à Ambae a commencé à s’intensifier fin novembre 2025, avec une forte hausse de la sismicité, des émissions de gaz et des retombées de cendres intermittentes jusqu’en décembre 2025, tandis que le volcan restait au niveau d’alerte 2. L’activité s’est intensifiée les 12 et 13 février 2026, avec une forte incandescence du cratère, une hausse des émissions de SO₂ et des retombées de cendres dans les secteurs sous le vent.

Crédit photo : VMGD

À ce moment-là, la zone à risque s’étendait sur 2 km autour des bouches éruptives actives. Le 25 février, le Département de météorologie et des risques géologiques du Vanuatu (VMGD) a relevé le niveau d’alerte à 3, ce qui correspond à une éruption mineure. La zone à risque a été étendue à 3 km autour de la bouche active dans le lac Voui.

Source : VMGD

Les autorités ont averti que les fortes pluies peuvent remobiliser les cendres accumulées dans les cours d’eau et les ravines, augmentant ainsi le risque de lahars. L’accès à la zone à risque de 3 km reste interdit.
Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD).

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L’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui a commencé le 13 février 2026 se poursuit. L’OVPF indique qu’un nouveau bras de coulée a franchi le cassé des Grandes Pentes le 3 mars 2026, un peu plus au sud que la branche figée. Son activité est peu intense et ne présente pas de menace pour la RV2. Un seul site éruptif reste actif sur le flanc sud-sud-est du volcan. Le cône mentionné précédemment est désormais fermé latéralement On observe une importante activité en tunnel de lave en aval du cône. Le débit éruptif moyen est inférieur à 10 mètres cubes par seconde.

Le 4 mars 2026 , le volume de lave émis depuis le début de l’éruption était estimé à 10 millions de mètres cubes.

Source : OVPF.

Source: OVPF

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Après la fin de l’Épisode 42 le 15 février 2026, aucune activité significative n’est actuellement observée sur le Kilauea (Hawaï). Cependant, une incandescence est visible mais irrégulière au niveau des deux bouches éruptives à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u.

Les modèles préliminaires montrent que le déclenchement des fontaines de lave de l’Épisode 43 pourrait se produire entre le 10 et le 16 mars 2026.
Source : HVO.

Il est important de rappeler que l’accès à la caldeira du Kilauea est strictement interdit. Un Hawaïen de 33 ans qui a ignoré cette interdiction est décédé après s’être aventuré sur le versant est de la caldeira. Les équipes de secours ont travaillé toute une nuit sur un terrain escarpé et instable avant de retrouver la victime le 27 février 2026. Il a été héliporté au centre médical de Hilo, où son décès a été constaté.
Dans un communiqué, le National Park Service a rappelé que la caldeira du Kilauea est un environnement dangereux, notamment avec des falaises instables et des structures volcaniques piégeuses, même en période d’absence d’activité. Il est fortement conseillé aux visiteurs de rester dans les zones autorisées et de respecter la signalisation.

Source : presse hawaïenne.

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L’éruption du Merapi (sur l’île de Java) se poursuit. Le dôme de lave sud-ouest continue de produire quotidiennement des avalanches de lave qui dévalent les flancs du volcan. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) et le public est prié de se tenir à une distance de 3 à 7 km du sommet, selon les endroits.
Comme cela se produit souvent en Indonésie, de fortes pluies le 3 mars 2026 ont déclenché un lahar dévastateur qui a déferlé le long de la ravine de la Kali Senowo, emportant au moins trois camions d’extraction de sable et une voiture. Cette coulée de boue s’est produite après plusieurs heures de fortes pluies qui ont remobilisé des dépôts de cendres et autres matériaux qui s’étaient accumulés après des semaines d’effondrement du dôme et d’activité volcanique. Aucun blessé n’a été signalé, mais les dégâts matériels sont considérables.
Voici une courte vidéo de l’événement diffusée sur les réseaux sociaux :
https://x.com/i/status/2028807308340551853

Source : CVGHM, médias indonésiens.

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Une hausse de l’activité sismique a été enregistrée ces derniers jours sur le Bulusan (Philippines). Seize événements étaient d’origine volcano-tectonique, à des profondeurs de 3 à 6 km sous les flancs nord et sud-est du volcan. Le niveau d’alerte 0 reste en vigueur. Cependant, le PHIVOLCS précise que la récente hausse de la sismicité pourrait être causée par l’activation de processus hydrothermaux sous le volcan, ce qui est susceptible de provoquer une éruption phréatique soudaine.

Crédit photo: Wikipedia

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit sur le Kanlaon. Une éruption explosive de deux minutes, le 26 février 2026, a généré un épais panache de cendres qui s’est élevé à 2,5 km au-dessus du sommet. Des éclairs ont été observés au moins trois fois dans ce panache. Des projections incandescentes ont été éjectées jusqu’à 1,5 km au-dessus du cratère sommital et ont atterri jusqu’à 1 km au sud et 1,5 km au sud-est. Ces éjectas incandescents ont déclenché deux incendies en bordure de forêt, sur les flancs sud et sud-est. Des coulées pyroclastiques ont dévalé les flancs est et sud-est jusqu’à 2 km de distance. Des retombées de cendres ont été signalées dans 16 villes.
Des séismes volcaniques et des épisodes de trémor ont été enregistrés les jours suivants. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et le public est prié de rester en dehors de la zone de danger permanent (ZDP) de 4 km de rayon.

Source : Phivolcs.

Crédit photo: Phivolcs

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Une explosion soudaine s’est produite dans la Bocca Nuova de l’Etna (Sicile), le 4 mars 2026, provoquant une brève émission de cendres visibles sur les caméras de surveillance de l’INGV. Cette éruption a suivi un essaim sismique sur le flanc sud-ouest du volcan quelques heures auparavant, avec un événement de magnitude M4,5.
Le panache de cendres s’est dissipé en quelques minutes. Aucune colonne ni émission de cendres prolongée n’a été observée.

Source : INGV

Image de l’explosion du 4 mars 2026 (Source : INGV)

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L’IGP m’a adressé un message indiquant qu’une explosion avec émission d’un panache de cendres a été observée le 4 mars 2026 sur le Sabancaya (Pérou). Le panache est monté jusqu’à plus de 2000 mètres de hauteur avant de s’étirer sur une dizaine de kilomètres.

Le niveau d’alerte reste à l’Orange (niveau 3 sur une échelle de 4 couleurs) et il est demandé au public de respecter une zone de 12 km de rayon par rapport au sommet du volcan.

Source : IGP

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C’est un peu toujours la même histoire en Islande : les scientifiques du Met Office s’attendent toujours à une éruption quelque part le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur, sur la péninsule de Reykjanes. Comme indiqué précédemment, avec environ 22,5 millions de mètres cubes de magma sous Svartsengi, le volume a atteint un niveau proche du record absolu enregistré entre deux éruptions depuis le début de la séquence éruptive actuelle, fin 2023. Le magma s’accumule depuis environ 210 jours.
Malgré cette pause prolongée entre les éruptions, les autorités précisent qu’une accalmie ne signifie pas nécessairement la fin de l’épisode volcanique.

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Vous pouvez également cliquer sur « Suivre Claude Grandpey : Volcans et Glaciers ».

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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The eruption at Ambae (Vanuatu) continues. Ash plumes may rise more than 4,000 meters above sea leval, according to the Wellington VAAC.

Volcanic activity at Ambae began increasing in late November 2025, with continued seismic unrest, gas emissions, and intermittent ash release through December 2025 while the volcano remained at Alert Level 2. Activity intensified during February 12–13, 2026, when strong crater incandescence, elevated SO2 emissions, and ashfall downwind were reported.

At that time, the designated hazard zone extended 2 km from the active vents.

On February 25, the Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD) raised the Alert Level to Level 3, indicating a minor eruption state. The hazard area was expanded to 3 km around the active vent within Lake Voui (see image above).

Authorities have warned that heavy rainfall can remobilize accumulated ash into streams and drainages, increasing the risk of lahars. Entry into the 3 km hazard zone remains prohibited.

Source : Vanuatu Meteorology and Geo-Hazards Department (VMGD).

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The eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which began on February 13, 2026, continues. The OVPF reports that a new lava flow coming from the existing lava field crossed the Grandes Pentes rupture on March 3, 2026, slightly further south than the motionless branch. Its activity is low and does not pose a threat to the RN2 highway. Only one eruptive site remains active on the south-southeast flank of the volcano. The previously mentioned cone is now laterally closed. Significant lava tube activity is observed downslope of the cone. The average eruptive flow rate is less than 10 cubic meters per second.

By 4 March 2026, about 10 million cubic meters of lava had erupted since the start of the eruption.

Source: OVPF.

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After the end of Episode 42 on February 15 2026, no significant activity is currently observed at Kilauea (Hawaii). However, incandescence is visible but irregular at both vents within Halema’uma’u Crater.

Preliminary models suggest the likely forecast window for the onset of Episode 43 lava fountaining is March 10-16.

Source : HVO.

Visitors should keep in mind that entering the Kilauea caldera is strictly prohibited. A 33-year-old Hawaii resident who ignored the interdiction died after entering the east side of the caldera. Search and rescue teams worked through the night in steep and unstable ground before locating the individual on Febryary 27, 2026. He was airlifted from the area and taken to Hilo Medical Center, where he was pronounced deceased.

In a news release, the National Park Service reiterated that the Kilauea caldera contains inherently dangerous terrain, including unstable cliff edges and volcanic features, even when volcanic activity is paused. Visitors are urged to stay within designated open areas and comply with all closures and warning signs.

Source : Hawaiian news media.

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The eruption at Merapi (on the island of Java) continues. The SW lava dome keeps producing daily lava avalanches that descended the flanks of the volcano. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4), and the public is asked to stay 3-7 km away from the summit, based on location.

As often happens in Indonedia, heavy rainfall on March 3, 2026, triggered a destructive lahar swept through the Kali Senowo drainage, carrying at least three sand-mining trucks and one car downstream. The flow followed several hours of heavy rain that re-mobilized fresh volcanic deposits that had accumulated after weeks of dome collapse and lava-flow activity. No casualties have been reported so far, but equipment damage was considerable.

Here is a short video of the event as seen on the social media :

https://x.com/i/status/2028807308340551853

Source : CVGHM, Indonedian news media.

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Increased seismic activity has been recorded at Bulusan volcano (Philippines) in recent days. Sixteen events were classified as volcano-tectonic earthquakes occurring at depths of 3–6 km beneath the northern and southeastern flanks of the volcano. Alert Level 0 remains in effect,. However, PHIVOLCS specifies that the recent increase in seismicity may indicate that hydrothermal processes beneath the volcano are underway and could lead to a sudden phreatic eruption.

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Still in the Philippines, eruptive activity continues at Kanlaon (Philippines). A two-minute explosive eruption on 26 February 2026 generated a dense ash plume that rose 2.5 km above the summit. Lightning in the ash plume was visible at least three times. Incandescent ballistics were ejected as high as 1.5 km above the summit crater rim and landed as far as 1 km S and 1.5 km SE. Incandescent, hot ejecta ignited two fires along the forest margins on the upper S and SE flank. Pyroclastic flows descended the E and SE flanks as far as 2 km. Ashfall were reported in 16 cities.
Volcanic earthquakes and periods of tremor were recorded the following days. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5) and the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone (PDZ).

Source : Phivolcs.

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An impulsive explosion occurred at Mount Etna‘s Bocca Nuova (Sicily) on March 4, 2026, producing a short-lived ash emission observed by surveillance cameras operated by the INGV (see image above). The eruption followed a seismic swarm on the volcano’s southwestern flank earlier in the day, which included a notable M4.5 event.

The ash plume dispersed within minutes. No persistent ash column or prolonged emission was reported.

Source : INGV.

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The IGP has sent me a message indicating that an explosion with an ash plume was observed on March 4, 2026, at Sabancaya (Peru). The plume rose to a height of over 2,000 meters before drifting over approximately ten kilometers. (see image above)

The Alert Level remains at Orange (the third level on a four-color scale) and the public is asked to stay outside a 12 km radius from the summit.

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It’s always the same story in Iceland where scientists at the Met Office are still expecting an eruption somewhere along the Sundhnúkur crater row on the Reykjanes Peninsula. As indicated previously, with around 22.5 million cubic metres, magma beneath the Svartsengi area is approaching the highest level recorded between eruptions since the current eruption sequence began in late 2023. Magma has been accumulating for around 210 days.

Despite the extended pause in eruptions, authorities note that a lull does not necessarily mean the volcanic episode has ended.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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