Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Boris Behncke (INGV Catane) indique sur a page Facebook que depuis le matin du 10 juin 2026, une nouvelle activité explosive faible est observée dans la Voragine, le cratère central de l’Etna (Sicile). Il y a des émissions sporadiques de cendres, essentiellement constituées de vieux matériaux , mélangés parfois avec de modestes quantités de fragments incandescents. C’est la première activité magmatique sur l’Etna en 5 mois, après la cessation de l’activité effusive dans la Valle del Bove. Il est trop tôt pour dire s’il s’agit du début d’une nouvelle période d’activité spectaculaire. Selon Boris, l’activité actuelle pourrait durer pendant des semaines avec peu de variations, ou s’arrêter à nouveau, et ensuite reprendre avec plus de vigueur. Pour le moment, les signaux n’indiquent aucune activité majeure imminente.

 

Vue de l’Etna le 13 juin 2026 (Crédit photo : B. Behncke)

De son côté, l’INGV a signalé une activité éruptive mineure au niveau des cratères sommitaux à partir du 14 juin. La couleur de l’alerte aérienne (CAA) est passée au Jaune. Des émissions diffuses de cendres ont été observées le 15 juin, ce qui a incité l’INGV à relever la CAA à l’Orange. Aucune retombée de cendres n’a été constatée au-delà de la zone sommitale. De faibles émissions de cendres se sont poursuivies au moins jusqu’au 17 juin.

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Le Met Office islandais (IMO) a fait passer la couleur de l’alerte aérienne pour le Bárðarbunga au Jaune le 14 juin 2026, suite à un intense essaim sismique (environ 400 événements) survenu dans la partie nord-ouest de la caldeira, après un séisme de magnitude M4,8 le 13 juin. Aucun trémor volcanique n’a été détecté dans la zone.
Cette activité rappelle une série de séismes enregistrée dans la caldeira du Bárðarbunga en janvier 2025, lorsqu’une hausse de l’activité sismique avait également entraîné un renforcement de la surveillance et le passage temporaire de l’alerte aérienne au Jaune.
Le système volcanique du Bárðarbunga a attiré l’attention lors de l’éruption dans l’Holuhraun en 2014-2015. Elle a suivi une crise sismique intense et une migration du magma depuis la caldeira du Bárðarbunga vers le champ de lave de l’Holuhraun, au nord-est du glacier.

Source: Met Office

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Après sept heures et demie de fontaines de lave depuis la bouche éruptive nord, l’Épisode 49 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) s’est terminé à 17 h 05 le 14 juin 2026. La bouche sud n’a pas produit de fontaines de lave durant cet épisode, mais elle a émis des projections sporadiques.

Les fontaines de lave ont atteint une hauteur maximale de 210 mètres. Le débit effusif de cet épisode a culminé à environ 320 mètres cubes par seconde, avec un débit moyen de 200 mètres cubes par seconde. On estime à 5 millions de mètres cubes le volume de lave émis. La lave a recouvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu. La fontaine de lave de la bouche nord a produit un panache qui a atteint une hauteur maximale d’environ 5 500 mètres.

Les modèles de prévision indiquent que l’Épisode 50 et ses fontaines de lave devrait commencer entre le 23 et le 27 juin, les 25 et 26 juin étant les plus probables.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 49

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Le 17 juin 2026, un séisme de magnitude M4,5 a été enregistré à 17 km au sud-est de Pāhala, sur l’île d’Hawaï, à une profondeur de 33 km sous le niveau de la mer. Ce séisme n’a eu aucun impact apparent sur le Mauna Loa et le Kīlauea. Il fait partie de l’essaim sismique observé sous la région de Pāhala depuis 2019. Les séismes dans cette région sont observés depuis au moins les années 1960.
Source : HVO.

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Une éruption phréatique a été enregistrée sur le Dempo (Indonésie) le 12 juin 2026. Les données sismiques indiquent qu’elle a duré un peu plus d’une minute. Un panache de gaz et de vapeur s’est élevé à 50 mètres au-dessus du cratère avant de dériver vers le nord-ouest. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est rappelé au public de se tenir à au moins 1 km du cratère et jusqu’à 2 km sur le flanc nord.
Source : PVMBG.

Crédit photo: Wikipedia

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À partir de fin février, le réseau sismique du Nevados de Chillán (Chili) a enregistré une hausse significative des signaux indiquant des mouvements de fluides. Un signal de secousse à 8 h20 le 15 juin 2026 a correspondu à un panache de cendres de 120 mètres de hauteur au niveau du cratère Nicanor. De plus, un signal longue période (LP) à 8 h 55 a été associé à un panache de cendres qui s’est élevé à 80 mètres au-dessus du cratère. Au moins trois autres émissions de cendres ont été enregistrées le même jour, avec une hauteur de 160 mètres au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte a été relevé au Jaune (niveau 2 sur une échelle de quatre couleurs).
Source : SERNAGEOMIN.

Zone sommitale du Nevados de Chillan (Crédit photo: SERNAGEOMIN)

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L’éruption du volcan sous-marin Titan Ridge (Papouasie-Nouvelle-Guinée) se poursuit, mais avec une faible intensité. Le nombre de signaux hydroacoustiques quotidiens a atteint son niveau le plus bas depuis le début de l’éruption. Un fin panache de vapeur est parfois visible. Une longue bande d’eau décolorée est toujours visible. Une image satellite du 15 juin 2026 montrait une étroite bande d’eau décolorée sur plus de 100 km à l’ouest du site éruptif. L’activité a produit une petite quantité de ponce flottant à la surface de l’océan et de légères anomalies thermiques. D’importantes quantités de ponce, formant d’épais et vastes radeaux, continuent de s’échouer sur les côtes des îles de l’Amirauté (voir ma note du 15 juin 2026)
Source : Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO).

Radeau de ponce pendant l’éruption du Havre Seamount (Source : presse internationale)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Boris Behncke (INGV Catania) reports on his Facebook page that since the morning of June 10, 2026, new, low explosive activity has been observed in the Voragine, the central crater of Mount Etna (Sicily). There are sporadic emissions of ash, mainly composed of older material, sometimes mixed with small amounts of incandescent fragments. This is the first magmatic activity on Mt Etna in five months, following the cessation of effusive activity in the Valle del Bove. It is too early to say whether this is the beginning of a new period of spectacular activity. According to Boris, the current activity could last for weeks with little variation, or stop again, and then resume with greater intensity. For the moment, the signals indicate no major activity is imminent.

The INGV reported minor eruptive activity the summit craters beginning on 14 June. The Aviation Color Code (ACC) was raised to Yellow. Diffuse ash emissions occurred on 15 June, prompting the INGV to raise the ACC to Orange. Ashfall did not occur beyond the summit area. Minor ash emissions continued at least through 17 June.

Source : INGV.

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The Icelandic Meteorological Office (IMO) raised the Aviation Color Code for Bárðarbunga to Yellow on June 14, 2026, after an intense earthquake swarm including about 400 events began in the northwestern part of the caldera following a M4.8 earthquake on June 13. No volcanic tremor was detected in the area.

The current activity can be xompared to an earthquake swarm recorded in the Bárðarbunga caldera in January 2025, when elevated seismic activity also prompted heightened monitoring and a temporary Yellow Aviation Color Code.

The Bárðarbunga volcanic system drew international attention during the 2014–2015 Holuhraun eruption which followed an intense seismic crisis and magma migration away from the Bárðarbunga caldera toward the Holuhraun lava field northeast of the glacier.

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After 7 and a half hours of continuous lava fountaining from the north vent, Episode 49 of the Kilauea eruption (Hawaii) ended at 5:05 p.m. On 14 June 2026. The south vent never fountained during this episode, although it periodically spattered.

The lava fountains reached a maximum height of 210 meters.The effusion rate of this episode peaked at about 320 cubic meters per second, with an average effusion rate of 200 cubic meters per second. An estimated 5 million cubic meters of lava erupted and covered about 40-50% of the Halemaʻumaʻu crater floor. The north vent lava fountain produced a plume that reached a maximum height of about 5,500 meters.

Forecast models indicate that the onset of fountaining Episode 50 is likely to begin between June 23 and June 27 with June 25-26 most likely.

Source : HVO.

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On June 17, 2026,, an M4.5 earthquake occurred 17 km southeast of Pāhala on the Island of Hawaiʻi at a depth of 33 km below sea level. The earthquake had no apparent impact on either Mauna Loa or Kīlauea volcanoes. This earthquake is part of the seismic swarm under the Pāhala area, which has been going on since 2019. Earthquakes in this region have been observed at least as far back as the 1960s.

Source : HVO.

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A phreatic eruption was recorded at Dempo (Indonesia) on 12 June 2026. Seismic data showed it lasted just over a minute. A white plume rose 50 meters above the crater and drifted NW. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and the public is reminded to stay at least 1 km away from the crater and as far as 2 km on the N flank.

Source : PVMBG.

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Beginning at the end of February, the seismic network at Nevados de Chillán (Chile) recorded a sustained increase in signals indicating fluid movement. A tremor signal at 08:20 on 15 June 2026 was associated with an ash plume at Nicanor Crater that rose 120 meters above the crater and a long-period (LP) signal at 08:55 was associated with an ash plume that rose 80 m above the crater. At least three more ash emissions were recorded the same day, rising as high as 160 m above the crater. The Alert Level was raised to Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : SERNAGEOMIN.

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The eruption at Titan Ridge (Papua-New-Guinea) continues, though at a low level. The number of hydroacoustic signals per day decreased to the lowest levels detected since the eruption began. A small wispy steam plume was occasionally visible. A long plume of discolored water is still visible. A 15 June 2026 satellite image showed a narrow plume of discolored water extending more than 100 km W of the eruption site. The activity produced a small amount of floating pumice and minor thermal anomalies. Significant amounts of floating pumice, forming thick and extensive rafts, continued to wash up on the shores of the Admiralty Islands (see my post of June 15 2026).

Source: Rabaul Volcano Observatory (RVO)?

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Mayotte : des hydrates de CO2 à proximité du volcan Fani Maoré // Mayotte : CO2 hydrates near Fani Maoré volcano

Les chercheurs ont découvert à Mayotte une conséquence inattendue de l’éruption du volcan Fani Maoré en 2019 au large de la côte orientale de l’île. Il s’agit d’un vaste champ d’hydrates de CO2, une substance cristalline semblable à de la neige, composée de glace d’eau et de dioxyde de carbone, emprisonnée au fond de l’océan Indien, dans la zone du « Fer à cheval », à 10 km à l’est de Mayotte.

Les scientifiques ont découvert des formes étranges au fond de l’océan, à 1.200 mètres de profondeur, dans une eau froide à 4°C. Ces structures ont l’aspect de monticules semblables à de « gros bonhommes de neige agglutinés. »

Selon les chercheurs de l’IFREMER, l’activité éruptive du volcan Fani Maoré a probablement déstabilisé la structure volcanique du Fer à cheval dont la formation est largement antérieure à l’éruption. Jamais un tel site n’avait été observé auparavant.

La découverte de ces amas d’hydrates de CO2 n’est pas vraiment récente. Elle remonte à 2021 par une équipe internationale de chercheurs. Puis, une nouvelle campagne menée en août 2025 a permis de revisiter le site qui ne semble pas avoir évolué depuis sa découverte. Aujourd’hui, il est devenu une sorte de laboratoire naturel qui, selon les chercheurs, offre « la possibilité d’étudier les processus naturels, la réponse des écosystèmes et les effets à long terme de l’exposition à un excès de CO2 dans l’environnement sous-marin. » La découverte peut également permettre « d’étudier les voies de séquestration du CO2 par la formation d’hydrates de gaz », dans le cadre notamment des pistes de géoingénierie visant à limiter le réchauffement climatique.

Des études plus approfondies seront nécessaires pour comprendre la stabilité à long terme de ces hydrates en milieu naturel,en particulier sur les paramètres physico-chimiques qui influencent la cinétique de leur formation et de leur dissolution.

Les scientifiques de l’IFREMER expliquent que la présence de des hydrates de CO2 n’est pas sans conséquences sur les coraux. Ils ont remarqué une mortalité accrue de coraux autour des sources d’émissions de CO2, sans doute sous l’effet de l’acidification de l’eau due à l’excès de gaz carbonique.

Hydrates de CO2 laissant s’échapper des gouttes de CO2 liquide. Image extraite d’une vidéo réalisée en 2021 à 1367m de fond par le ROV Victor 6000 dans la zone du Fer à Cheval lors de la campagne Geoflamme à bord du Pourquoi Pas ? (Source : IFREMER)

Source : Mayotte la 1ère.

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Researchers have discovered an unexpected consequence of the 2019 eruption of the Fani Maoré volcano off the eastern coast of Mayotte: a vast field of CO2 hydrates, a snow-like crystalline substance composed of water ice and carbon dioxide, trapped on the seabed of the Indian Ocean in the « Horseshoe » area, 10 km east of Mayotte.
Scientists discovered strange shapes on the ocean floor, 1,200 meters deep, in water as cold as 4°C. These structures resemble mounds of « large, clustered snowmen. »
According to researchers from IFREMER, the eruptive activity of the Fani Maoré volcano likely destabilized the Horseshoe volcanic structure whose formation occurred a long time before the eruption. Such a site had never been observed before.

The discovery of these CO2 hydrate clusters is not exactly recent. It dates back to 2021 by an international team of researchers. Then, a new campaign conducted in August 2025 allowed researchers to revisit the site, which appears unchanged since its discovery. Today, it has become a kind of natural laboratory which, according to the researchers, offers « the opportunity to study natural processes, ecosystem responses, and the long-term effects of exposure to excess CO2 in the underwater environment. » The discovery can also allow researchers to « study CO2 sequestration pathways through the formation of gas hydrates, » particularly within the framework of geoengineering approaches aimed at mitigating global warming.
Further studies will be needed to understand the long-term stability of these hydrates in their natural environment, especially regarding the physicochemical parameters that influence the kinetics of their formation and dissolution. Scientists from IFREMER explain that the presence of CO2 hydrates has significant consequences for corals. They have observed increased coral mortality around CO2 emission sources, likely due to water acidification caused by excess carbon dioxide.

Source : Mayotte la 1ère.

Un robot humanoïde sur un volcan // A humanoid robot on a volcano

Un robot humanoïde nommé Pemba a atteint le sommet du volcan Chimborazo en Équateur (6 263 m). Pemba, qui est une version modifiée d’Unitree G1, a réalisé l’ascension en 16 heures avec toutefois l’aide de l’équipe scientifique qui l’a conçu. Le robot a progressé de manière autonome sur les sections les plus faciles, mais a dû être porté par des humains sur les terrains plus escarpés et techniques. En réalité, il s’agit moins d’une conquête robotique des Andes qu’un test grandeur nature plutôt spectaculaire. Certes, Pemba a eu besoin de la force humaine, mais il a également été confronté à des conditions jamais observées en laboratoire.

Vue du Chimborazo (Crédit photo: Wikipedia)

Comme écrit précédemment, le robot a progressé de manière autonome dans les secteurs où la pente restait inférieure à 30 degrés, ce qui constitue déjà un test significatif pour une machine humanoïde en altitude. Sur les passages plus raides et techniques, les membres de l’expédition ont porté le robot. L’ascension s’est alors transformée en une expédition mixte homme-machine plutôt qu’en une ascension entièrement autonome.
Quoi qu’il en soit, malgré les difficultés, cet exploit est remarquable. En plus des problèmes habituels rencontrés par les robots, le Chimborazo a ajouté la neige, le froid, un terrain accidenté, l’air raréfié et la sollicitation de la batterie. Au final, ce fut un véritable test sur le terrain.

Le robot sur le volcan avec l’un des scientifiques de l’expédition (Crédit photo: Digital Trends)

Pemba est utilisé pour évaluer la capacité des robots humanoïdes à intervenir dans des environnements à haut risque où les humains sont exposés à des dangers réels et où les machines conventionnelles rencontrent des difficultés. Un robot humanoïde équipé de caméras, de capteurs, d’une connectivité satellite et d’une intelligence artificielle embarquée est capable de patrouiller dans des zones à risque, collecter des données ou inspecter le terrain sans nécessiter des milliers de caméras fixes déployées dans des régions reculées. Le jour où un robot pourra gérer l’altitude, les températures glaciales, les terrains accidentés, les communications faibles et les limitations d’énergie, il sera de plus en plus susceptible d’être utilisé dans les zones sinistrées et autres lieux où l’envoi d’une personne est coûteux, lent et dangereux.

Le robot nu avec l’un de ses concepteurs (Source: Digital Trends)

Le prochain grand objectif de Pemba est l’Everest, mais le projet se heurte déjà à des obstacles administratifs. Geologic Dome et l’organisation népalaise Fourteen Peaks Expedition ont proposé de tester un robot humanoïde entre le camp de base de l’Everest et le camp IV, où il pourrait collecter des données sur l’autonomie de la batterie, les contraintes articulaires, la locomotion et la résistance aux environnements difficiles. Le problème, c’est que le Népal ne dispose pas encore de cadre juridique pour les expéditions robotisées sur l’Everest. Les autorités souhaitent donc établir des règles pour les alpinistes non humains avant de poursuivre le projet.
Cela peut paraître absurde, mais à y regarder de plus près, c’est tout à fait normal. Les environnements fragiles, dangereux nécessitent des règles avant que les robots fassent partie des prétendants à l’ascension de la montagne. Une machine défaillante en montagne peut devenir un obstacle, poser un problème de sauvetage, ou tout simplement devenir un déchet coûteux et défectueux. Les pentes de l’Everest n’ont pas besoin de ça!
En cliquant sur ce lien, nous verrez une vidéo présentant l’expédition sur le Chimborazo :

https://x.com/pabloberlangab/status/2063644251804541303/video/1

Source : Digital Trends.

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A humanoid robot named Pemba has reached the summit of Ecuador’s Chimborazo volcano 6,263m). Pemba, a modified Unitree G1, completed the 16-hour summit climb with help from the scientific team behind it. The robot walked on its own during easier sections, but humans had to carry it through steeper, more technical terrain. Actually, the achievement looks less like a robot conquest of the Andes and more like a serious field test with a dramatic finish. Sure, Pemba still needed human muscle, but it also faced conditions that most lab demos never touch.

As I put it above, the robot walked independently on sections where the incline stayed below 30 degrees, which is still a meaningful test for a humanoid machine at altitude. During steeper and more technical stretches, expedition members carried the robot, turning the summit into a mixed human-machine climb rather than a fully autonomous ascent.

Anyway, despite the difficulties, the achievement is remarkable. Chimborazo added snow, cold, uneven ground, thin air, and battery strain to the usual robotics problems. In the end, it was a real on-the-field test.

Pemba is being used to test whether humanoid robots can work in places where people face real risk and conventional machines can struggle. A humanoid equipped with cameras, environmental sensors, satellite connectivity, and onboard AI could patrol protected areas, collect data, or inspect terrain without needing thousands of fixed cameras spread across remote regions. If a robot can handle altitude, freezing temperatures, rough ground, weak communications, and power limits, it moves closer to work in disaster zones, conservation areas, and other places where sending a person is expensive, slow, and dangerous.

Pemba’s next big target is Mount Everest, but the stunt is already running into paperwork. Geologic Dome and Nepal-based Fourteen Peaks Expedition have proposed testing a humanoid robot between Everest Base Camp and Camp IV, where it could collect data on battery performance, joint stress, locomotion, and environmental resilience. Hpwever, there is an obstacle for the moment because Nepal doesn’t yet have a legal framework for robotic expeditions on Everest, so officials want rules for non-human climbers before the project moves forward.

That may sound absurd, but at second thought, it is quite normal. Fragile, dangerous, heavily managed environments need rules before robots start joining the queue. A machine that fails on a mountain can become an obstacle, a rescue problem, or just more expensive trash with knees. The slopes of Mount Everest don’t need that!

By clicking on this link, you will see a video showcasing the expedition to Chimborazo:
https://x.com/pabloberlangab/status/2063644251804541303/video/1

Source : Digital Trends.

Tourbillon volcanique pendant l’Épisode 49 du Kilauea // Volcanic whirlwind during Kilauea’s Episode 49

Lors de l’Épisode 49 du Kilauea, une des webcams du HVO a proposé une vue impressionnante d’un tourbillon de poussière qui s’est formé à l’intérieur du cratère de l’Halema’uma’u, à proximité de la bouche éruptive nord. Ce n’est pas la première fois que de tels phénomènes, également appelés lavanadoes, sont observées lors d’éruptions, mais celui-ci était particulièrement spectaculaire. Tournoyant dans le sens horaire, le tourbillon a heurté la caméra, projetant des débris volcaniques, sans toutefois endommager l’instrument.

Capture d’image webcam du phénomène

Dans une note publiée le 20 décembre 2022, j’expliquais que ces phénomènes ressemblent davantage à des tourbillons de poussière qu’à des tornades. Les tornades sont des colonnes d’air tourbillonnantes et violentes qui touchent le sol. Les tourbillons de poussière, communément appelés « dust devils » par les Anglo-saxons, sont des ensembles de particules de poussière ou de sable soulevées du sol en colonnes verticales tourbillonnantes. Ces types de vortex peuvent également se former lorsque de la vapeur tourbillonne près d’un panache volcanique. Ce fut le cas au cours de l’Épisode 49.
Un tourbillon de poussière est un phénomène éolien fréquent qui se produit partout dans le monde. Il se forme sous l’effet d’un fort réchauffement de la surface du sol et est généralement de plus petite taille et moins intense que les tornades. Ces types de tourbillons ont généralement un diamètre de 3 à 90 mètres et une hauteur de 150 à 300 mètres. Ils ne durent que quelques minutes avant de se dissiper.
Les tourbillons de poussière et autres phénomènes similaires se forment généralement dans un air très chaud et sec et ne sont pas associés aux nuages ni aux précipitations. Ils sont déclenchés par des phénomènes de convection causés par un réchauffement intense du sol, ce qu’une coulée de lave peut tout à fait provoquer. D’ailleurs, les scientifiques du HVO confirment que plusieurs de ces tourbillons ont souvent été observés lors des éruptions du Kilauea en 2018 et 2020.
À l’instar des feux de forêt, les volcans peuvent créer leurs propres conditions météorologiques. En 2018, une tornade de lave, ou « lavanado », a été observée sur le système fissural dans les Leilani Estates. D’autres phénomènes météorologiques, tels que la foudre volcanique, le vog et des pyrocumulus (également appelés « flammagenitus »), ont également été observés lors de l’éruption et des coulées de lave de 2018.

Voici une vidéo du tourbillon du 14 juin 2026 :

https://youtu.be/klsSlyPS7Fw

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During Kilauea’s Episode 49, on of the HVO’s webcams showed an amazing view of a whirlwind which formed inside the crater, close to y=the north eruptive vent. This is not the first time such phenomena – also called lavanadoes – have been seen during eruptions, but this one was very sprectacular. Spinning clockwise, the whirlwind hit the camera, sending volcanic debris around, without damaging the camera.

In a post released on 20 December 2022, I explained that these phenomena are more similar to dust devils than tornadoes.

Tornadoes are violent, rotating columns of air that touch the ground. Dust/sand whirls, commonly called ‘dust devils’, are ensembles of dust or sand particles raised from the ground into vertical whirling columns. These types of vortices also can be formed when vapour swirls near a volcanic steam plume.

Dust devils are a common wind phenomenon that occur around the world. They are created by by strong surface heating and generally smaller and less intense than tornadoes. These types of vortices typically have diameters from 3 to 90 meters and normally range from 150 to 300 meters in height. They also normally last just a few minutes before dissipating.

Dust devils and similar whirlwinds usually form in very warm and dry air and are not associated with clouds or precipitation. They are triggered by convective phenomena caused by intense heating of the ground, which a lava flow could definitely cause.

HVO scientists confirm there were often several of those whirlwinds observed during the 2018 and 2020 eruptions of Kilauea.

Like wildfires, volcanoes can create their own weather. In 2018, there was a somewhat rare “lavanado” captured over the fissure system in Leilani Estates. Other weather phenomena such as volcanic lightning and thunder, vog and pyrocumulus clouds, also referred to as “flammagenitus”, were also observed during the 2018 eruption and lava flows.

Here is a video of the lavanado of 14 June 2026 :

https://youtu.be/klsSlyPS7Fw