« Les Algues Vertes » ont déjà disparu des programmes télé !

Dans une note publiée le 25 avril 2026, j’indiquais que France 5 avait programmé le 20 avril « Les Algues Vertes« , un film de Pierre Jolivet, porté par Céline Sallette. Le film s’appuie sur des faits réels observés en Bretagne. En 2009, la mort par empoisonnement d’un cheval a été attribuée aux gaz toxiques émis lors de la décomposition des algues. Il en va de même avec l’hécatombe de 36 sangliers au cours de l’été 2011 dans l’estuaire du Gouessant.

Un fidèle lecteur de mon blog m’indique que le film n’est resté accessible que très peu de temps et a disparu des écrans aujourd’hui. Il est des sujets qui dérangent et il ne faut surtout pas laisser naître une nouvelle polémique !

Voici toutefois la bande-annonce du film :

https://www.youtube.com/watch?v=KyRpq2eHvdg

Crédit photo : ARS

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Dans la même note, j’abordais à nouveau le problème des sargasses dont j’avais observé les effets néfastes à la Martinique. Comme les algues vertes, une fois échouées sur les plages, ces algues brunes deviennent souvent un véritable fléau pour l’environnement, l’humain et les animaux. Météo-France annonce l’arrivée de quantités record de sargasses en 2026, en particulier sur la côte atlantique de la Martinique.

Dans une étude publiée dans la revue PNAS Nexus en mars 2026, des scientifiques de l’Université de Miami ont découvert que certaines sargasses pourraient avoir une origine différente de celle que l’on pensait jusqu’à présent. Ils expliquent que la première prolifération significative de sargasses observée dans l’Atlantique Nord en 2011 provenait en réalité d’Afrique de l’Ouest et non de la mer des Sargasses. Selon cette étude, une meilleure compréhension de l’origine des proliférations de sargasses pourrait permettre aux chercheurs de mieux prédire les événements futurs.

Photo: C. Grandpey

L’érosion littorale menace les plages espagnoles // Coastal erosion threatens Spanish beaches

Concentrations de CO2 : 433,50 ppm

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Avec le réchauffement climatique, les tempêtes sont de plus en plus violentes et il est de plus en plus difficile de faire face à l’érosion côtière. La France et l’Espagne sont confrontées aux même difficultés.

Chaque hiver, des tempêtes ravagent des pans entiers de la côte espagnole, réduisant à néant les travaux de reconstruction de l’été et menaçant les fondements de l’industrie touristique, pourtant vitale pour le pays. Certaines destinations de vacances balnéaires se tournent désormais vers des solutions naturelles pour tenter de sauver leurs paysages et leurs moyens de subsistance. Dans la région nord-est de la Catalogne, la plage de Montgat a pratiquement disparu : les rochers qui étaient restés longtemps enfouis sous de vastes étendues de sable ont été mis à nu par les éléments.

Le littoral à Montgat (Crédit photo : Josep Lago / AFP)

Avec les tempêtes de plus en plus violentes, les vagues dévorent la côte, et les maisons des pêcheurs sont en passe d’être menacées elles aussi. Le problème est grave en Catalogne car ces villages côtiers et les stations balnéaires attirent des foules de touristes. Une voie ferrée historique reliant Barcelone à la ville de Mataro, parallèle à la côte, se rapproche chaque hiver un peu plus de la mer. Combien de temps pourra-t-elle résister ?

Au sud de Barcelone, l’érosion hivernale a atteint une intensité telle que des plages disparaîtront dans les dix prochaines années, selon un rapport de Greenpeace Espagne publié en 2024. Les autorités espagnoles ont tenté d’exploiter les processus naturels pour stopper le recul des plages. Toutefois, la technique habituelle consistant à déverser des tonnes de sable vouées à être emportées par la prochaine succession de tempêtes hivernales, ou à remplacer les pavés des promenades, n’est pas une solution à long terme. La régénération artificielle n’est plus possible ; son entretien est coûteux et inefficace.

Les plages se régénèrent naturellement lors des périodes plus clémentes, surtout en été, mais ce renouveau ne se produit que dans des espaces très naturels. C’est pourquoi Calafell, une ville de 30 000 habitants au sud de Barcelone, qui dépend principalement du tourisme, a supprimé 800 mètres carrés de sa promenade et deux digues.

Front de mer ‘pieds dans l’eau’ de Calafell (Crédit photo : Office du tourisme)

Des barrières de roseaux ont été mises en place le long de la plage pour retenir le sable et créer des dunes. On a aussi reconstitué les zones érodées avec du sable de même nature prélevé à proximité, et utilisé des drones pour observer la zone. Avec cette solution, dans une zone de 4 500 mètres carrés, 1 000 mètres cubes de sable ont été gagnés. En moyenne, le sable atteint 25 centimètres, mais dans certaines zones, il atteint un 1,50 m de haut.

D’autres municipalités catalanes ont essayé de prendre des mesures similaires en supprimant les parkings, les brise-lames et les étals de plage, mais les solutions naturelles n’ont qu’une portée limitée. Calafell envisage de démolir la partie la plus large et la plus moderne de sa promenade, mais la partie historique est intouchable en raison de la proximité des habitations. À Sitges, au sud de Barcelone, la restauration des dunes a été privilégiée, mais il est hors de question de démanteler la promenade centenaire du front de mer.

Les belles plages espagnoles, baignées par un chaud soleil, jouent un rôle fondamental dans le secteur du tourisme. Près de 100 millions de visiteurs étrangers ont afflué dans le pays en 2025 et le tourisme est le moteur d’une économie espagnole en pleine croissance, soutenant 2,7 millions d’emplois et représentant plus de 12 % du PIB. La protection des plages est un enjeu majeur de l’autre côté des Pyrénées.

Source : France Info, AFP.

Les plages françaises sont confrontées au même problème que les plages espagnoles. Les enrochements sont souvent une solution de misère. À Lacanau (Gironde), les pouvoirs publics ont engagé une réflexion sur la relocalisation de 1200  logements et commerces vers l’intérieur des terres.

Photo : C. Grandpey

Déjà le 22 juin 2018, j’avais publié une note sur la menace que fait planer la hausse du niveau de l’océan Atlantique sur le côte landaise :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/

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With global warming, storms are becoming increasingly violent, making it harder and harder to combat coastal erosion. France and Spain face the same challenges.
Every winter, storms ravage entire sections of the Spanish coast, wiping out summer reconstruction efforts and threatening the foundations of the tourism industry, which is vital to the country. Some seaside holiday destinations are now turning to natural solutions to try to save their landscapes and livelihoods. In the northeastern region of Catalonia, Montgat beach has practically disappeared: the rocks that had long been buried under vast stretches of sand have been exposed by the elements.
With increasingly violent storms, waves are devouring the coastline, and the fishermen’s homes are also threatened. The problem is serious in Catalonia because these coastal villages and resorts attract crowds of tourists. A historic railway line linking Barcelona to the city of Mataró, running parallel to the coast, gets a little closer to the sea each winter. How long can it hold out?
South of Barcelona, ​​winter erosion has reached such an intensity that beaches will disappear within the next ten years, according to a Greenpeace Spain report published in 2024. Spanish authorities have tried to harness natural processes to halt beach erosion. However, the usual technique of dumping tons of sand destined to be washed away by the next succession of winter storms, or replacing the paving stones on promenades, is not a long-term solution. Artificial regeneration is no longer possible; its maintenance is costly and ineffective.

Beaches regenerate naturally during milder periods, especially in summer, but this renewal only occurs in very natural areas. This is why Calafell, a town of 30,000 inhabitants south of Barcelona, ​​which relies heavily on tourism, removed 800 square meters of its promenade and two breakwaters.

Reed barriers were installed along the beach to retain the sand and create dunes. Eroded areas were also replenished with sand of the same type from nearby sources, and drones were used to monitor the area. With this solution, 1,000 cubic meters of sand were reclaimed from a 4,500-square-meter area. On average, the sand reaches a depth of 25 centimeters, but in some areas, it reaches 1.50 meters.

Other Catalan municipalities have tried similar measures by removing parking lots, breakwaters, and beach stalls, but these natural solutions have only a limited impact. Calafell plans to demolish the widest and most modern section of its promenade, but the historic part is untouchable due to its proximity to residential areas. In Sitges, south of Barcelona, ​​dune restoration has been prioritized, but dismantling the century-old seafront promenade is out of the question.

Spain’s beautiful, sun-drenched beaches play a vital role in the tourism sector. Nearly 100 million foreign visitors flocked to the country in 2025, and tourism is the driving force behind Spain’s booming economy, supporting 2.7 million jobs and accounting for more than 12% of GDP. Beach protection is a major issue on the other side of the Pyrenees.
Source: France Info, AFP.

French beaches face the same problem as Spanish beaches. The riprap is often a poor substitute. In Lacanau (Gironde), the authorities have begun considering the relocation of 1,200 homes and businesses inland.
Back on June 22, 2018, I published a report on the threat posed by rising Atlantic sea levels to the Landes coast:
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/06/22/lacanau-gironde-sous-la-menace-de-locean-atlantique/

Rapport sur l’état du climat en Europe en 2025 // European State of the Climate report for 2025

Concentrations de CO2 : 433,49 ppm (niveau record!)

Concentrations de CH4 : 1945,85 ppb

Le rapport sur l’état du climat en Europe souligne l’urgence pour le continent europén de s’adapter au réchauffement climatique et d’accélérer sa transition vers les énergies propres. Voici quelques unes des principales conclusions de ce rapport, publié le 29 avril 2026 par le service Copernicus de l’UE sur le changement climatique et l’Organisation météorologique mondiale (OMM) :

Vagues de chaleur record :
Au moins 95 % de l’Europe a connu des températures annuelles supérieures à la moyenne en 2025. Le Royaume-Uni, la Norvège et l’Islande ont enregistré l’année la plus chaude de leur histoire. Depuis 1980, l’Europe se réchauffe deux fois plus vite que la moyenne mondiale, ce qui en fait le continent qui se réchauffe le plus rapidement au monde.
La Finlande, la Norvège et la Suède subarctiques ont connu une vague de chaleur record de trois semaines en juillet, avec des températures atteignant 30 °C à l’intérieur du Cercle polaire arctique. En moyenne, la région connaît jusqu’à deux jours de fortes chaleurs par an.
En Turquie, les températures ont atteint 50 °C pour la première fois en juillet.

Dans le même temps, 85 % de la population grecque a été touchée par des températures extrêmes proches ou supérieures à 40 °C.

De vastes régions d’Europe occidentale et méridionale ont été frappées par deux vagues de chaleur importantes en juin, notamment la majeure partie de l’Espagne, du Portugal, de la France et le sud de la Grande-Bretagne.
Une troisième vague de chaleur majeure a touché le Portugal, l’Espagne et la France en août.
L’Europe et le reste du monde pourraient connaître un nouvel été extrêmement chaud en 2026 car il est prévu que le phénomène climatique El Niño fera son retour au milieu de l’année.

Fonte des glaces :
Les glaciers européens ont enregistré une nouvelle importante perte de masse en 2025. L’Islande a connu sa deuxième plus forte fonte jamais enregistrée. On prévoit que les glaciers d’Europe et du monde entier continueront de perdre de la masse tout au long du 21ème siècle, quel que soit le scénario d’émissions de gaz à effet de serre.
La calotte glaciaire du Groenland a perdu environ 139 milliards de tonnes de glace, soit l’équivalent de 100 piscines olympiques par heure au cours de l’année 2025. Ce phénomène a entraîné une hausse du niveau moyen des mers de 0,4 mm.
Parallèlement, la couverture neigeuse en Europe a atteint son troisième niveau le plus bas jamais enregistré.

Énergies renouvelables en plein essor :
Pour la troisième année consécutive, les énergies renouvelables ont produit plus d’électricité que les énergies fossiles en Europe, ce qui représente 46,4 % de la production énergétique du continent. La contribution de l’énergie solaire a atteint un niveau record de 12,5 %.
Le rapport insiste sur la nécessité d’une transition énergétique pour abandonner les énergies fossiles.

Autres phénomènes extrêmes :
La température annuelle de la surface de la mer en Europe a atteint un niveau record pour la quatrième année consécutive.
86 % de la zone océanique européenne – un record – a connu au moins une journée de forte vague de chaleur marine. Ces vagues de chaleur ont un impact sur la biodiversité, notamment sur les herbiers en Méditerranée, qui constituent des barrières naturelles et sont sensibles aux températures élevées.
Parallèlement, la superficie brûlée par les feux de forêt a atteint un niveau record de 1 034 550 hectares.

Les tempêtes et les inondations ont fait au moins 21 morts et affecté 14 500 personnes à travers l’Europe, même si les inondations et les pluies extrêmes ont été moins répandues que ces dernières années.
Source : Copernicus, OMM.

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The European State of the Climate report underscores the urgent need for Europe to adapt to global warming and accelerate its transition to clean energy. Here are some key findings of the report published by the EU’s Copernicus Climate Change Service and the World Meteorological Organization (WMO) on 29 April 2026:

Record heatwaves :

At least 95 percent of Europe experienced above-average annual temperatures in 2025, with Britain, Norway and Iceland recording their warmest year on record. Since 1980, Europe has been warming twice as fast as the global average, making it the fastest warming continent on Earth.

Sub-Arctic Finland, Norway and Sweden experienced a record three-week heatwave in July, with temperatures reaching 30°C within the Arctic Circle. In an average year, the region will normally have up to two days of strong heat stress.

In Turkey, temperatures reached 50°C for the first time in July while 85 percent of the Greek population was affected by extreme temperatures close to or above 40°C.

Large parts of western and southern Europe were hit with two significant heatwaves in June, including most of Spain, Portugal, France and southern parts of Britain.

A third major heatwave struck Portugal, Spain and France in August.

Europe and the rest of the world could face another extremely hot summer as the El Niño weather phenomenon is expected to return in the middle of the year.

Melting ice :

Glaciers across Europe recorded a net mass loss in 2025, with Iceland experiencing its second-largest ever melt. Glaciers across Europe and globally are projected to continue to lose mass throughout the 21st century, regardless of the emission scenario.

The Greenland Ice Sheet lost around 139 billion tonnes of ice – equivalent to losing 100 Olympic-sized swimming pools every single hour. It raised the global mean sea level by 0.4mm.

Europe’s snow cover, meanwhile, was the third lowest on record.

Renewables rise :

For the third year running, renewable energy produced more of Europe’s electricity than fossil fuels, accounting for 46.4 percent of the continent’s power generation. Solar power’s contribution reached a record 12.5 percent.

The report insists that we need to work on transitioning away from fossil fuels.

Other extremes :

Europe’s annual sea surface temperature was the highest on record for the fourth consecutive year.

A record 86 percent of the European ocean region had at least one day with « strong » marine heatwave conditions. Such heatwaves have an impact on biodiversity, notably on seagrass meadows in the Mediterranean which act as natural sea barriers and are sensitive to high temperatures.

The area burnt by wildfires, meanwhile, reached a record 1,034,550 hectares.

Storms and floods killed at least 21 people and affected 14,500 across Europe, though flooding and extreme rainfall were less widespread than in recent years.

Source : Copernicus, WMO.

La glace n’est plus une menace pour les pêcheurs islandais // Ice is no longer a threat to Icelandic fishermen

Un article paru dans l’Iceland Monitor nous explique les dangers que peuvent rencontrer les pêcheurs au large de l’Islande à cause de la glace qui s’est détachée de la banquise arctique. Aujourd’hui, les progrès de la technologie apportent une aide précieuse aux professionnels de la mer. C’est ce qu’explique une géographe du département des Sciences de la Terre à l’Université d’Islande.

Bien que les icebergs soient moins fréquents autour de l’Islande qu’auparavant, principalement en raison du réchauffement climatique dans l’hémisphère nord, ils peuvent encore s’avérer dangereux. Aujourd’hui, ils sont surtout un danger pour les pêcheurs et autres professionnels de la mer. Il est donc primordial de surveiller activement les mouvements de la glace à proximité des zones de pêche, surtout lorsque les conditions météorologiques la poussent dans des directions inattendues où elle peut prendre les navires par surprise.

Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières décennies en matière de surveillance de la glace autour de l’Islande. Dans les années 1980, les scientifiques s’appuyaient sur les rapports des navires ; lorsque un navire rencontrait de la glace, le capitaine en informait les services météorologiques. Des alertes étaient alors émises si la glace était jugée trop proche ou présente dans des zones où elle pouvait surprendre les marins.
Au fil des années, de nouvelles données satellitaires sont devenues disponibles, permettant de voir à travers les nuages et même dans l’obscurité. La résolution des cartes s’est également considérablement améliorée.

Vers l’an 2000, ces données étaient extrêmement coûteuses, mais elles sont désormais quasiment gratuites. Les scientifiques peuvent ainsi accéder aux images satellitaires plusieurs fois par semaine et les marins eux-mêmes peuvent y accéder rapidement, quelques minutes après le passage du satellite.

Une autre aide précieuse a été apportée par l’avion TF-SIF des garde-côtes islandais, équipé d’un radar, permettant ainsi aux scientifiques de ne plus se contenter des données satellitaires.

Toutefois, ces dernières années, le changement le plus important a concerné la glace elle-même, en particulier au cours des deux dernières décennies. Le principal changement concerne la diminution drastique de la banquise pluriannuelle dans l’océan Arctique. On appelle banquise pluriannuelle une glace qui a survécu à un ou plusieurs étés. Avec la hausse des températures, la couverture de glace le long du Groenland oriental et dans l’océan Arctique s’est réduite et amincie. Par conséquent, la glace qui atteint l’Islande aujourd’hui n’est généralement constituée que de petits fragments qui ne persistent que quelques jours, principalement près de Hornstrandir.

La glace dans les zones de pêche est problématique, surtout en cas de présence d’icebergs ou de growlers, ou lorsque la visibilité est mauvaise et que la mer est agitée. Mais les pêcheurs islandais connaissent très bien la glace, en particulier ceux qui pêchent au large des fjords de l’Ouest. Aujourd’hui, les pêcheurs sont presque les seuls à rencontrer régulièrement des morceaux de banquise, et cela fait longtemps que d’importantes quantités de glace n’ont pas atteint la côte islandaise. La dernière fois remonte à 1979, même si quelques problèmes ont été constatés depuis cette date.

Source : Iceland Monitor. Photos: C. Grandpey.

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An article in the Iceland Monitor explains the dangers that fishermen off the coast of Iceland face due to ice that has broken off from the Arctic sea ice. Today, technological advancements are providing invaluable assistance to maritime professionals, as explained by a geographer from the Department of Earth Sciences at the University of Iceland.

Although icebergs are now less common around Iceland than in the past, mostly due to warming in the Northern Hemisphere, it can still be dangerous. Today, it is mainly fishermen and other seafarers who encounter sea ice. It therefore remains very important to maintain active monitoring of ice movement when it approaches fishing grounds, especially when weather conditions push it in unexpected directions and catch vessels off guard.

A lot of progress has been made in the past decades for the monitoring of sea ice around Iceland. In the 1980s, scientists relied on ship reports ;when vessels encountered sea ice, they would call it in to the Met Office. Warnings had to be issued if the ice was considered dangerously close or in areas where seafarers wouldn’t expect it.

Gradually, all kinds of new satellite data became available, allowing to see through clouds and even in darkness. Map resolution also improved dramatically.

Around the year 2000, this data was extremely expensive, but now it’s more or less free, so scientists can access such images several times a week and seafarers can now rapidly access the data themselves.

Another innovation was the Icelandic Coast Guard aircraft TF-SIF, which is equipped with radar, so that scientists are no longer dependent on when the next radar satellite happens to pass over.

In the past years, the biggest change has been in the ice itself, especially over the past two decades.

The main change is that so-called multi-year sea ice in the Arctic Ocean has decreased dramatically. Multi-year ice is ice that has survived one or more summers. The ice cover along both East Greenland and in the Arctic Ocean has been shrinking and thinning. As a consequence, the ice reaching Iceland today is usually just small fragments that remain for only a few days, mostly near the Hornstrandir area. It is inconvenient when sea ice covers fishing grounds, and danger mainly arises if there are icebergs or thick floes mixed in, or if visibility is poor and sea conditions are bad.

But Icelandic fishermen understand the ice very well, especially those fishing off the Westfjords. Today, fishermen are almost the only group regularly encountering sea ice, and it has been a long time since large amounts reached the coast. The last truly severe sea ice year was 1979, though there have been some issues since then.

Source : Iceland Monitor.