Une nouvelle infirmière à Verneuil-sur-Vienne !

Cela n’a rien à voir avec les volcans ou les glaciers, mais j’ai envie de donner un coup de pouce à une personne sympa et compétente qui vient de s’installer à proximité de mon domicile. .

Il s’agit d’Emeline SAUVIAT, infirmière diplômée d’état.

Emeline assure des soins à domicile 7j/7, ou à son cabinet sur RDV. Ce dernier se trouve 1 La Bouteille (le long de la D 141).

Pour contacter Emeline, il suffit de composer le 06 71 08 25 00.

Vous serez entre de bonnes mains.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

  Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Situé à la frontière entre l’Équateur et la Colombie, le complexe volcanique Chiles-Cerro Negro montre des signes d’activité. L’Instituto Geofísico de la Escuela Politécnica Nacional (IGEPN) signale une augmentation de la sismicité dans la région. Elle a commencé le 27 mai 2022 pour atteindre près de 500 événements le 31 mai, avec une magnitude maximale de M 2,5.
On n’a pas connaissance d’activité éruptive récente pour les volcans Chiles et Cerro Negro. Cependant, il y a eu plusieurs épisodes de sismicité sous ce complexe volcanique ces dernières années. Le sommet le plus élevé, couvert de glaciers, du Chiles, à environ 4 km à l’ESE du Cerro Negro, est entré en éruption pour la dernière fois il y a environ 160 000 ans.
Source : IGEPN.

 

Récente sismicité sous le complexe Chiles-Cerro Negro (Source: IGEPN)

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï), dans le cratère de l’Halema’uma’u, se poursuit. Selon le HVO, les données actuelles indiquent que ce scénario ne devrait pas évoluer dans les prochains jours. Aucun changement significatif n’a été observé au sommet ou sur l’East Rift Zone.
La lave s’écoule d’une bouche dans la partie ouest de l’Halema’uma’u et se déverse dans le lac de lave. DE petites émissions sont également visibles sur le plancher du cratère. Le lac de lave montre une activité de surface continue.
Des mesures effectuées lors d’un survol le 10 mai 2022 ont indiqué que le fond du cratère s’était élevé d’environ 106 mètres et que 77 millions de mètres cubes de lave avaient été émis depuis le début de l’éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

 

Crédit photo: HVO

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Dans un bulletin émis le 7 juin 2022,l’INGV indique que de nouvelles fractures sont apparues sur l’Etna (Sicile) à la base de la paroi nord de la Valle del Bove, dans le secteur de Serracozzo. Une émission de lave est observée dans la partie la plus en aval de ce système de fractures. Le point d’émission est situé à une altitude d’environ 1800 m.
Le tremor montre une tendance à la baisse. il est passé de valeurs élevées à moyennes. La source du tremor se situe au niveau du Cratère SE à une altitude d’environ 2900 mètres.
Source: INGV.

 

La coulée de lave le 7 juin 2022 (capture écran webcam)

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Le CENAPRED indique que le Popocatepetl (Mexique) a connu un épisode éruptif à 05h36 (UTC) le 7 juin 2022, après plus d’un mois de calme relatif. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, phase deux.

https://twitter.com/i/status/1534101399608475650

Le CENAPRED conseille fortement aux habitants et aux touristes de ne pas s’approcher du volcan et surtout du cratère, et de rester à l’écart des ravines en raison du risque de coulées de boue et de débris.

Capture d’écran d’une des caméras du CENAPRED

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L’incendie qui s’est déclaré sur l’île de Stromboli (Sicile) le 25 mai 2022 a détruit quelque 250 hectares de végétation sur le flanc NE du volcan. Voici deux images satellites montrant Stromboli avant et après le désastre.

 

Source: Copernicus Satellite-2.

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Une nouvelle éruption s’est produite sur l’Anak Krakatau (Indonésie) à 06h05 (UTC) le 8 juin 2022, avec une colonne de cendres qui s’est élevée à environ 500 m au-dessus du sommet. Le niveau d’alerte reste à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue à Orange.
Il est conseillé aux visiteurs de ne pas s’approcher du volcan à moins de 5 km du cratère actif.
On se souvient que l’activité volcanique de Anak Krakatau s’était intensifiée en avril 2022, avec de violents événements explosifs le 24 avril.
Source : CVGHM.

 

Capture d’écran de la webcam

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Ces derniers jours, les carabiniers de la compagnie Milazzo ont effectué des contrôles sévères dans les îles Éoliennes. En plus des contrôles classiques d’alcoolémie ou téléphone au volant, possession de stupéfiants et troubles à l’ordre public, les carabiniers ont verbalisé à Vulcano cinq touristes, qui ont dû payer chacun 500 euros pour avoir violé l’actuelle ordonnance émise par le maire de Lipari qui, pour des raisons de sécurité, interdit l’accès du cratère de la Fossa aux visiteurs et randonneurs. Ce n’est pas la première fois que les carabiniers verbalisent des contrevenants sur le volcan. A noter que l’accès aux bains de boue et à la plage de Levante est également interdit.

Source: Eolie News.

Photo: C. Grandpey

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Le 2 juin 2022, le Met Office islandais (IMO) a indiqué que l’inflation du sol sur la péninsule de Reykjanes (Islande) avait considérablement diminué et que la sismicité était en baisse, elle aussi, avec seulement environ 150 événements enregistrés la veille. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne a été abaissée au Vert car les données n’indiquaient aucun mouvement de magma.
Source : IMO.

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L’Observatoire volcanologique de Rabaul (RVO) indique que le 2 juin 2022, une petite éruption a été observée sur l’Ulawun (Papouasie-Nouvelle-Guinée) avec des panaches de cendres qui sont montés à environ 3 km au-dessus du sommet. La crise éruptive a duré 10-15 minutes. De petites retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent.
Source : RVO.

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

Located on the border of Ecuador and Colombia, the Chiles-Cerro Negro volcanic complex is shoning signs of activity. The Instituto Geofísico de la Escuela Politécnica Nacional (IGEPN) is reporting an increase in seismicity in the area. It started on May 27th, 2022, reaching almost 500 events on May 31st with a maximum magnitude of M 2.5.

There are no confirmed historical records of eruptive activity for the Chiles and Cerro Negro volcanoes. However, there were several episodes of increased seismicity under this volcanic complex in recent years. The higher, glacier-covered summit of Chiles, about 4 km ESE of Cerro Negro, last erupted about 160 000 years ago.

Source: IGEPN.

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii), within Halemaʻumaʻu crater, continues. According to HVO, current data indicate that this scenario is likely to continue. No significant changes have been noted at the summit or in the East Rift Zone.
Lava is flowing from Halemaʻumaʻu western vent into the active lava lake and ooze-outs are observed onto the crater floor. The active lava lake shows continuous surface activity.

Overflight measurements on May 10th, 2022 indicated that the crater floor had seen a total rise of about 106 meters and that 77 million cubic meters of lava had been emitted since the beginning of the eruption on September 29th, 2021.

Source: HVO.

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In an update issued on June 7th, 2022, INGV indicates that new fractures have appeared on Mt Etna (Sicily) at the base of the north wall of the Valle del Bove, in the Serracozzo area. A lava emission is observed in the most downslope part of this fracture system. The emission point is located at an altitude of about 1800 m.
The tremor shows a downward trend, from high to medium values. The source of the tremor is located at the SE Crater at an altitude of about 2900 meters.
Source: INGV.

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CENAPRED indicates that Popocatepetl (Mexico) went through an eruptive episode at 05:36 (UTC) on June 7th, 2022, after more than a month of relative quiescence. The Alert Level remains at Yellow, Phase Two.

https://twitter.com/i/status/1534101399608475650

CENAPRED urges residents and tourists not to approach the volcano and especially the crater, and to stay away from the bottoms of ravines due to the danger of mud and debris flows.

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The fire that started on the island of Stromboli ‘(Sicily) on May 25th, 2022 destroyed about 250 hectares of vegetation on the NE flank of the volcano. See above two satellite views of Stromboli before and after the disaster.

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A new eruption occurred at Anak Krakatau (Indonesia) at 06:05 (UTC) on June 8th, 2022, with an ash column that rose about 500 m above the summit. The Alert Level remains at 3 and the Aviation Color Code at Orange.

Visitors are advised not to approach the volcano within a 5-km radius of the active crater.

One can remember that volcanic activity at Anak Krakatau had intensified in April 2022, culminating with intense explosive eruptions on April 24th.
Source: CVGHM.

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In recent days, the carabinieri of the Milazzo company have carried out checks in the Aeolian Islands. In addition to the conventional controls of alcohol or telephone while driving, possession of narcotics and disturbing public order, the carabinieri fined at Vulcano five tourists who had to pay 500 euros each for having violated the current ordinance issued by the mayor of Lipari which, for security reasons, prohibits access to the Fossa crater to visitors and hikers. This is not the first time that the carabinieri have fined offenders on the volcano. Note that access to the mud baths and Levante beach is also prohibited.
Source: Eolie News.

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On June 2nd, 2022, the Icelandic Met Office (IMO) reported that the rate of uplift on the Reykjanes Peninsula (Iceland) had significantly decreased, and seismicity had been declining, with only about 150 earthquakes recorded the previous day. The Aviation Color Code was lowered to Green because the data indicated no magma movement.

Source: IMO.

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The Rabaul Volcano Observatory (RVO) indicates that on June 2nd, 2022 a small eruption at Ulawun (Papua New Guinea) produced dense ash plumes that rose about 3 km above the summit. The eruptive crisis lasted 10-15 minutes. Minor ashfall was reported in areas downwind,

Source: RVO.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde:

Au Kamtchatka, une nouvelle éruption a eu lieu sur le Bezymianny le 23 mai 2022. Selon le VAAC de Tokyo, le panache de cendres s’est élevé jusqu’à 5,2 km d’altitude. En conséquence, le KVERT a fait passer la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange.
Dans le même temps, l’activité explosive se poursuit sur le Karymsky, avec des colonnes de cendres atteignant une hauteur de 8 km et 6,7 km au-dessus du niveau de la mer. La couleur de l’alerte aérienne est maintenue à l’Orange.
Source : KVERT.

Eruption du Bezymianny (Source: KVERT)

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Au cours des dernières heures, une augmentation progressive de l’activité strombolienne a été observée au sommet du Cratère sud-est de l’Etna (Sicile). Les panaches de cendres peuvent atteindre une altitude d’environ 5 000 mètres. Au vu de cette nouvelle phase éruptive, l’INGV a mis en place une alerte Rouge pour l’aviation, même si les cendres n’ont eu aucun impact sur le fonctionnement de l’aéroport international Vincenzo Bellini de Catane. Dans le même temps, la lave continue à être émise par les deux bouches qui se sont ouvertes les 12 et 20 mai. Les fronts de coulée les plus avancés se situent à une altitude comprise entre 2 800 et 2 700 mètres dans la Valle del Leone.
Source : INGV.

L’Etna le 22 mai 2022 (capture image webcam)

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La sismicité a diminué sur la péninsule de Reykjanes (Islande) au cours des derniers jours, mais personne ne sait comment la situation est susceptible d’évoluer. Fin de l’essaim sismique ? Nouvelle inflation du sol à cause d’une intrusion magmatique ? Nouvelle éruption, en espérant qu’elle ne se produise pas dans la zone de la centrale géothermique?

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L’éruption sommitale du Kilauea (Hawaï) se poursuit. Elle reste confinée dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu. Selon le HVO, les données actuelles indiquent que ce scénario est susceptible de se poursuivre. Les mesures effectuées le 10 mai 2022 ont révélé que le fond du cratère s’était élevé d’environ 106 mètres et que 77 millions de mètres cubes de lave avaient été émis depuis le début de cette éruption le 29 septembre 2021.
Source : HVO.

Crédit photo; HVO

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L’activité est table sur le Sabancaya (Pérou) avec une moyenne de 21 explosions quotidiennes. Elles génèrent des panaches de cendres qui s’élèvent généralement à environ 2,3 km au-dessus du sommet. La situation ne devrait pas changer dans les prochains jours.
Source : IGP.

Source : IGP

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À Vulcano (îles Éoliennes), tout le monde attend les résultats des analyses des échantillons de gaz et d’eau prélevés après l’événement du 23 mai 2022, lorsque l’eau le long de la plage de Levante a soudainement pris une couleur d’abord blanc laiteux puis sombre, avec des odeurs nauséabondes.

Photo: C. Grandpey

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Le niveau d’activité reste élevé sur le Ruapehu (Nouvelle-Zélande), mais on observe une baisse. Le tremor volcanique a diminué, mais reste au-dessus de la normale. La température de l’eau du lac a diminué d’un pic de 41°C le 8 mai à 30°C aujourd’hui. Les émissions de gaz sont toujours élevées, mais à des valeurs inférieures à celles mesurées il y a deux semaines. Les émissions de SO2 et de CO2 s’élèvent respectivement à 179 et 1 658 tonnes par jour. Le niveau d’alerte volcanique reste à 2 (sur une échelle de 0 à 5) et la couleur de l’alerte aérienne est maintenue au Jaune.
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous en trouverez d’autres (en anglais) en lisant le bulletin hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news of volcanic activity around the world :

In Kamchatka, a new eruption took place at Bezymianny on May 23rd, 2022. According to the Tokyo VAAC, the ash plume rose up to 5.2 km above sea level. As a result, KVERT raised the Aviation Color Code from Yellow to Orange.

Meatime, explosive activity continues at Karymsky, with ash columns reaching a height of 8 km and 6.7 km above sea level. The Aviation Color Code remains Orange.

Source: KVERT.

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Over the past few hours, a gradual increase in Strombolian activity has been observed at the summit of Mt Etna’s Southeast Crater. Ash plumes may reach an altitude of about 5,000 meters. In view of this new eruptive phase, INGV issued a red alert for aviation, even if the ash had no impact on the operation of the Vincenzo Bellini international airport in Catania. At the same time, lava is still coming out of the two vents that opened on May 12th and 20.th The most advanced flow fronts are at an altitude between 2,800 and 2,700 meters in the Valle del Leone.

Source: INGV.

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Seismicity has been declining on the Reykjanes Peninsula (Iceland) during the past days, but nobody knows what might happen next. End of the seismic swarm? New ground inflation because of magma intrusion? A new eruption, hoping it does not happen in the area of the geothermal plant?

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The summit eruption of Kilauea (Hawaii) continues. It remains confined within Halemaʻumaʻu crater. According to HVO, current data indicate that this scenario is likely to continue. Overflight measurements on May 10th, 2022 indicated that the crater floor had risen by about 106 meters and that 77 million cubic meters of lava had been effused since the beginning of this eruption on September 29th, 2021.

Source: HVO.

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Activity is table at Sabancaya (Peru) with an everage of 21 daily explosions. They generate ash plumes that usually rise about 2.3 km above the summit. The situation is unlikely to change in the coming days.

Source: IGP.

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At Vulcano (Aeolian Islands), everybody is waiting for the results of the analyses of gas and water samples collected after the event of May 23rd, 2022, when the water along the coast at Levante beach suddenly took on a colour that was first milky white and then dark, with foul odours.

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Elevated unrest continues at Ruapehu (New Zealand), though at reduced levels. The levels of volcanic tremor have declined, but remain above normal. The lake water temperature has decreased from a peak of 41°C on May 8th to 30°C. Yhere are still high levels of gas emissions, though at values lower than measured two weeks before. SO2 and CO2 emission rates were at 179 and 1,658 tonnes per day, respectively. The volcanic alert level remains at 2 (on a scale from 0-5) and the aviation colour code is kept at Yellow.

Source: GeoNet.

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This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

Nome (Alaska) et le réchauffement climatique : une affaire d’adaptation (2ème partie // Nome (Alaska) and global warming : a matter of adaptation (part 2)

La fonte de la glace de mer et les nouvelles stratégies internationales.
La Russie ne se contente pas de construire des ports. Au cours de la dernière décennie, les autorités russes ont de plus en plus exprimé leur désir de faire de l’Arctique une sphère d’expansion militaire et économique, pour contrer ce qu’ils perçoivent comme une menace des États-Unis et de l’OTAN pour les intérêts russes dans la région. Les images satellite publiées en avril 2021 montrent que la Russie étend ses capacités militaires dans l’Arctique en construisant de nouvelles bases et en modernisant celles qui existent déjà.
L’influence des différents acteurs entrera en jeu lorsqu’il s’agira de contrôler les réserves de pétrole, les minéraux dans les fonds marins et les ressources poissonnières dans la région. Le réchauffement des océans pousse les bancs de poissons vers le nord, dans les zones arctiques où des nations rivales pourraient s’affronter à propos des droits de pêche. La mer de Béring, partagée par la Russie et les États-Unis, abrite déjà environ 40 % des stocks américains de poissons et de crabes et est en concurrence avec la Nouvelle-Angleterre au niveau de la rentabilité. La région pourrait devenir un point de conflit et intensifier les tensions avec les États-Unis.
La flotte de pêche de l’Alaska a eu un aperçu de cette possibilité de conflit en août 2020, lorsque la marine russe a conduit des opérations militaires à l’intérieur de la zone économique américaine de la mer de Béring. Il a été demandé à tous les bateaux américains présents dans la zone de bien vouloir l’évacuer. La marine américaine a réagi, quoique tardivement, en effectuant ses propres manoeuvres militaires au mois de mars.
Alors que le changement climatique redessine la carte de l’Arctique, les accords régionaux sur les stocks de poissons, les routes maritimes, les programmes de recherche et l’extraction des ressources devront être étroitement contrôlés pour protéger ce qui était autrefois surnommé avec optimisme le Pôle de la Paix par Mikhaïl Gorbatchev, le dernier président de l’ère soviétique.

La glace de mer : un élément essentiel de l’Arctique.
La glace de mer ne protège pas seulement les côtes arctiques des violentes tempêtes hivernales. C’est aussi un élément essentiel de la chaîne alimentaire. Les algues qui poussent sous la glace nourrissent les larves de poissons et les minuscules crustacés qui sont une source de nourriture pour la plupart des habitants de l’océan. Les mammifères marins comme les phoques et les ours polaires ont besoin de la glace de mer pour chasser et mettre bas. De plus, les populations autochtones côtières de l’Alaska dépendent de la glace de mer pour la chasse de subsistance. Un phoque peut nourrir une famille en viande pendant un an. Dans les communautés autour de Nome, les produits d’épicerie sont acheminés par avion à grands frais. Une pastèque peut coûter 50 dollars et une dinde de Thanksgiving congelée jusqu’à 60 dollars! A Nome, la chasse n’est pas un passe-temps, c’est une une nécessité.
Le dernier rapport du GIEC indique que « l’augmentation des événements météorologiques et climatiques extrêmes expose les gens à une insécurité alimentaire aiguë et réduit la sécurité de l’eau ; les impacts les plus importants sont observés dans de nombreux endroits et/ou communautés de l’Arctique, en particulier chez les peuples autochtones ». Les communautés en question commencent déjà à s’adapter. Certains ont commencé à chasser l’orignal qui se déplace maintenant vers le nord dans la toundra à mesure que la nouvelle végétation prend racine dans le pergélisol en train de dégeler. Sur la côte, la goberge commence à remplacer le saumon et l’omble chevalier qui occupaient autrefois le nord de la mer de Béring.
Même la vieille plaisanterie qui disait que les Esquimaux avaient cent mots pour parler de la neige n’est plus à l’ordre du jour dans un monde qui se réchauffe. Certains indigènes de l’Alaska ont commencé à utiliser le néologisme yup’ik usteq pour désigner l’érosion rapide causée par le climat et le dégel du pergélisol.

Un maître mot : ADAPTATION !
Adaptation est un mot-clé pour les communautés de l’Arctique qui doivent faire face aux réalités du changement climatique. Elles devront créer de nouvelles traditions et les régimes alimentaires changeront.
Nome peut encore être en mesure de s’adapter à la nouvelle situation sans trop de pertes si la ville sait anticiper le changement. Lorsque le Crystal Serenity a été le premier grand navire de croisière à traverser l’Arctique en 2016, Nome a été l’une de ses premières escales lors du voyage de 32 jours. Plus de 1 000 passagers ont dépensé leur argent dans les commerces de la ville. Aujourd’hui, après la pause due à la pandémie de COVID-19, 27 paquebots de croisière devraient s’arrêter à Nome cet été.
Une étude menée par le Nome Visitor Center estime que chaque touriste d’un croisiériste rapporte plusieurs centaines de dollars aux magasins locaux et aux voyagistes. Mais les gros bateaux acheminent aussi des marchandises, des matériaux de construction, du carburant et de la nourriture dont le prix diminuerait, rendant la vie plus abordable pour la population.
Cependant, un port en eau profonde à Nome pourrait également poser des problèmes. Plus de trafic signifie un risque accru d’introduction d’espèces invasives collées aux coques des navires étrangers, ce qui pourrait détruire un écosystème dans le détroit de Béring qui est déjà sous la pression du changement climatique. L’augmentation du bruit due à la récente augmentation de la navigation perturbe déjà l’écosystème océanique. Des poissons et des mammifères marins sont partis et le bruit perturbe le mode de vie des autochtones. Plus de navires signifie aussi plus de gaz d’échappement qui noircissent ce qui reste de glace de mer et accélèrent le processus de fonte.
L’ancien maire de Nome, l’un des premiers partisans de l’expansion du port, affirme que le projet vise davantage à protéger la communauté qu’à profiter du changement climatique. Plus l’Arctique se réchauffera, plus les bateaux passeront par le détroit de Béring. Nome doit se préparer à cela, mais aussi aux conséquences. Une expansion du port, bien faite, devrait inclure des mesures de contrôle permettant d’éloigner le trafic des frayères ou des alevinières à certaines périodes de l’année.
Les premiers habitants de l’Alaska ont survécu et prospéré dans l’un des environnements les plus hostiles de la planète grâce à un processus d’adaptation continue.

Selon l’ancien premier magistrat, la recherche d’opportunités dans une région en évolution rapide, qu’il s’agisse d’un meilleur accès aux ressources minérales, de voies de navigation plus efficaces ou de nouvelles zones de pêche, constitue une forme d’adaptation à la situation actuelle.
Source : Yahoo Actualités.

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The melting of the sea ice: new international strategies.

Russia isn’t just building up ports. For the past decade, the country’s leaders have increasingly voiced their desire to make the Arctic a sphere of military and economic expansion, to counter what they perceive as U.S. and NATO challenges to Russian interests in the region. Satellite imagery released in April 2021 showed Russia expanding its military capabilities in the Arctic by building new bases and modernizing existing ones.

Influence will matter when it comes to control of the region’s petroleum reserves, seabed minerals, and seafood. Warming oceans are pushing global fish stocks northward, into polar areas where rival nations could clash over fishing rights. The Bering Sea, shared by Russia and the U.S., is already home to approximately 40% of U.S. fish and crab stocks, and rivals New England for the most profitable U.S. fishery. This could become an unexpected flash point and intensify tensions with the U.S.

The Alaskan fishing fleet got a glimpse of what that could look like in August 2020, when the Russian navy conducted military operations inside the U.S. economic zone of the Bering Sea and warned all boats in the area to get out of their way. The U.S. Navy responded, belatedly, by conducting its own operations inside the Arctic Circle in March.

As climate change redraws the Arctic map, regional cooperation over fish stocks, shipping routes, research programs, and resource extraction will be vital to protect what was once optimistically dubbed the Pole of Peace by the last Soviet President, Mikhail Gorbachev.

Sea ice: an essential element of the Arctic.

Sea ice doesn’t just protect Arctic coasts from savage winter storms. It’s also an essential element of the region’s and the world’s food web. Algae growing underneath feeds the fish larvae and tiny crustaceans that are the food source for most ocean inhabitants, and marine mammals like seals and polar bears need the ice floes to hunt and give birth. Furthermore, Alaska’s coastal Indigenous populations rely on sea ice for subsistence hunting. One seal can keep a family in meat for a year. In communities around Nome – where groceries are flown in at great expense – a watermelon can cost $50 and a frozen Thanksgiving turkey up to $60. In Nome, hunting is not a pastime, it’s a lifeline.

The latest IPCC report noted that “increasing weather and climate extreme events have exposed … people to acute food insecurity and reduced water security, with the largest impacts observed in many locations and/or communities in … the Arctic, especially for Indigenous Peoples.” Already communities are starting to adapt. Some have started hunting moose, a once foreign species that is now moving northward into the tundra as new vegetation takes root in the thawing permafrost. On the coast, pollock is starting to replace the cold-loving salmon and arctic char that used to dominate the northern Bering Sea.

Even the old joke about Eskimos having a hundred words for snow needs to be updated in a grim vocabulary for a warming world. Some Alaska natives have started using the Yup’ik neologism usteq to refer to rapid, climate-driven erosion and ground collapse caused by permafrost melt.

A key word : ADAPTATION !

Adaptation is the climate world’s anodyne word for the decisions that must be made as threatened communities face the realities of irrevocable change. Dictionaries will have to be updated, communities will have to craft new traditions, and diets will change.

Nome may yet be able to adapt to the new situation with minimal loss if it can get ahead of the change. When the Crystal Serenity became the first large cruise ship to traverse the Arctic in 2016, Nome was one of its first stops on the 32-day voyage, bringing in more than 1,000 day-trippers eager to spend money at its businesses. Now, following a COVID-19 pandemic pause, 27 cruise liners are scheduled to stop at Nome this summer.

A study undertaken by the Nome Visitor Center estimates that each cruise-line tourist brings in several hundreds of dollars to local shops and tour companies. But bigger boats also mean that the cost of bringing in goods, from construction materials to fuel, watermelons, and frozen turkeys, would go down, making life more affordable for residents.

However, a deepwater port in Nome could bring problems as well. More traffic means an increased risk of introducing invasive species stuck to the hulls of foreign vessels, which could devastate a Bering Strait ecosystem already under pressure from climate change. Increased noise from the recent uptick in shipping is already disturbing the ocean ecosystem, driving fish and marine mammals away and disrupting the Native subsistence lifestyle. More ships mean more exhaust fumes that blacken what sea ice remains, accelerating the melting process.

Nome’s former mayor, an early supporter of the port expansion, says the project about the port is more about protecting the community than profiting from climate change. The more the Arctic warms, the more boats will come through the Bering Strait. Nome has to be prepared for that and prepared for the consequences as well. A port expansion, done right, should include the authority to direct traffic away from fish-spawning grounds or nurseries at certain times of the year.

Alaska’s earliest residents not only survived but thrived in one of the harshest environments on Earth through a process of continuous adaptation. Seeking opportunities in a rapidly changing region, whether it’s better access to mineral resources, more efficient shipping routes, or new fishing grounds, is simply the newest form of adaptation.

Source: Yahoo News.

Glace de mer

Montagnes russes suite au dégel du permafrost

(Photos: C. Grandpey)