Un séisme bloque des randonneurs sur le Mont Rinjani (Indonésie) // An earthquake traps hikers on Mt Rinjani (Indonesia)

Un violent séisme de magnitude M 6,4 a secoué l’île indonésienne de Lombok à 6:47 (heure locale) le 29 juillet 2018. L’hypocentre était situé à une profondeur comprise entre 6,4 et 10 kilomètres, selon les sources. Le séisme a été suivi de plus de 60 répliques, dont un événement de M 5,7. Plusieurs glissements de terrain se sont produits pendant le séisme, bloquant les routes et coupant l’approvisionnement en électricité et en eau de certaines maisons. Le bilan provisoire est de 14 morts. Au moins 160 personnes ont été blessées et au moins 1 000 maisons ont été endommagées.
Le parc national du Mont Rinjani a été fermé en raison de glissements de terrain. Lundi matin, 560 randonneurs étaient encore pris au piège sur la montagne, incapables de descendre car les glissements de terrain provoqués par le séisme ont bloqué les sentiers. Une équipe de sauveteurs composée de militaires, de la police et d’équipes de secours, a été déposée par hélicoptère pour évacuer les randonneurs en détresse. Au total, 165 personnes participent à l’opération, tandis que deux hélicoptères ont été mis en service. Les randonneurs sont originaires de différents pays comme la Thaïlande, la France, les Pays-Bas et la Malaisie.
Dans le même temps, des centres d’hébergement ont été mis à la disposition des personnes affectées par le tremblement de terre.

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A powerful M 6.4 earthquake shook Indonesia’s Lombok 6:47 (local time) on July 29th, 2018. The hypocentre was located at a depth between 6.4 and 10 kilometres, according to the sources. The quake was followed by more than 60 aftershocks, with an event of  M 5.7. Several landslides occurred during the quake, blocking roads and cutting off electricity and water supply to some homes. At least 14 people have been killed and the death toll could still rise. More than 160 people have been injured and at least 1,000 homes have been damaged.

Mount Rinjani National Park has been closed due to landslides. On Monday morning, 560 hikers were reportedly still trapped on the mountain, unable to descend as landslides triggered by the earthquake have blocked trails. A joint team of rescuers consisting of the military, police, and search and rescue, was lowered to evacuate the trapped climbers. A total of 165 personnel are on the rescue, while two helicopters have been deployed. The hikers are of multiple nationalities, including Thailand, France, the Netherlands, and Malaysia.

Meanwhile, evacuation camps have been set up for people affected by the earthquake.

Image satellite dans l’infrarouge de l’île de Lombok avec le Mont Rinjani identifiable par son lac de cratère (Crédit photo : Wikipedia).

Explosion en France!

Explosion de joie après la victoire de l’Equipe de France en Coupe du Monde! Le footeux qui sommeille en moi (je jouais ailier gauche dans l’équipe de la Faculté des Lettres de Poitiers) s’est régalé devant les matches qui ont ponctué la compétition.

C’est une blessure au genou qui m’a fait venir au vélo, mais je reste très attaché au ballon rond.

Allez les Bleus!

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles de l’éruption // Latest news of the eruption

L’éruption se poursuit dans la Lower East Rift Zone du Kilauea. Les fontaines lave qui jaillissent de la Fracture n° 8 continuent d’alimenter la coulée qui s’évacue en chenal vers Kapoho Bay. La vitesse de la lave au centre du chenal est de 30-35 km/h. On n’observe que quelques petits débordements sans conséquence. Le cône de projection qui entoure les fontaines de lave atteint maintenant 55 mètres de hauteur à son point le plus haut et les fontaines ne dépassent que rarement ce point. Le front de coulée sur la côte s’est élargi en direction du sud et présente une largeur d’environ 3 kilomètres.
Il se pourrait que la lave atteigne bientôt Ahalanui Beach Park, également connu localement sous le nom « Warm Ponds. » Jim Kauahikaua (l’ancien scientifique en charge du HVO – Salut Jim!) a déclaré que le front de coulée a progressé de 800 à 900 mètres au cours des cinq derniers jours et se trouve maintenant à 1 200 mètres d’Ahalanui. A ce rythme, la lave pourrait atteindre le Parc dans moins d’une semaine. A noter que la progression de la lave a ralenti ces derniers jours.
Le nombre officiel de maisons détruites par la lave est maintenant de 657, mais le nombre final sera plus important et le recensement continue.
Dans l’après-midi du 24 juin, après quelque 17 heures de forte sismicité, une nouvelle explosion due à des effondrements s’est produite au sommet du Kilauea en générant un panache de cendre et de vapeur. L’énergie libérée par l’événement était équivalente à un séisme de magnitude M 5.3. La sismicité a brusquement chuté et est passée d’un maximum de 25-35 événements par heure (beaucoup d’une magnitude M 2-3) avant l’explosion à moins de 10 événements par heure après. En l’espace de trois heures, la sismicité a recommencé à grimper, atteignant en moyenne environ 30 secousses par heure en début de journée le 25 juin. Cette sismicité élevée est susceptible de causer encore plus de dégâts aux structures situées dans la zone sommitale (Musée Jaggar, HVO, Volcano House). L’affaissement du cratère de l’Halema’uma’u se poursuit en réaction à la déflation continue du sommet.
Source: HVO, Protection Civile.

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The eruption continues in Kilauea’s Lower East Rift Zone. Fountains from Fissure 8 spatter cone continue to supply lava to the open channel with only small, short-lived overflows. The speed of lava in the centre of the channel is 30-35 kilometres per hour. The spatter cone is now 55 metres tall at its highest point, and fountains only occasionally rise above that point. The lava flow front at the coast broadened southward and is now about 3 kilometres in width.

It appears lava could soon find its way to Ahalanui Beach Park, also locally known as “Warm Ponds.” Jim Kauahikaua (the former scientist in charge of HVO – Hi Jim!) reported the flow front has advanced between 800 and 900 metres in the past five days and is now 1,200 metres from Ahalanui. If the flow continues on its present path and at its present pace, the lava could reach the popular park within a week. However, the progress of lava seems to have slowed down during the past days.

The official tally of houses destroyed by lava is now at 657, but the actual number of homes destroyed is larger and the count continues.

In the afternoon of June 24th, after approximately 17 hours of elevated seismicity, another collapse explosion occurred at the summit producing an ash and steam plume. The energy released by the event was equivalent to an M 5.3 earthquake. Seismicity dropped abruptly from a high of 25-35 earthquakes per hour (many in the M 2-3 range) prior to the collapse explosion down to less than 10 per hour afterwards. Within 3 hours seismicity began to creep up again averaging about 30 earthquakes per hour early on June 25th. This elevated seismicity is likely to cause more damage to structures in the summit area (Jaggar Museum, HVO, Volcano House). Inward slumping of the rim and walls of Halema’uma’u continues in response to ongoing subsidence at the summit.

Source: HVO, Civil Defense.

Vue de Ahalanui Beach Park et ses eaux tièdes, entre Pacifique et cocotiers. (Photo: C. Grandpey)

Eruption sur l’île Fernandina (Iles Galapagos) // Eruption on Fernandina Island (Galapagos)

On attendait une éruption du Sierra Negra sur l’île Isabela aux Galapagos, mais c’est finalement La Cumbre sur l’île Fernandina qui déjoue les pronostics avec une nouvelle éruption ! La dernière avait eu lieu en septembre 2017. Après un épisode sismique avec des événements atteignant M 4.1, une nouvelle éruption a commencé vers 15 heures (TU) le 16 juin 2018.  Selon l’Instituto Geofisico, elle se situe sur le flanc nord-nord-est du volcan et se caractérise jusqu’à présent par l’émission de coulées de lave et une colonne de gaz s’élevant jusqu’à 3 km  de hauteur. La lave a déjà atteint l’océan.
Les habitants et les touristes sont invités à rester à l’écart, en particulier de la zone où les coulées de lave entrent dans l’océan, en raison de possibles explosions et d’une grande quantité de gaz toxiques.
Source: Instituto Geofisico
On peut voir des images de l’éruption sur le site web The Watchers:
https://watchers.news/2018/06/16/fernandina-volcano-erupts-lava-flow-reaching-the-ocean-galapagos/

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One expected an eruption of Sierra Negra volcano but La Cumbre Volcano on Fernandina Isla,d was faster in the Galapagos ! After a seismic episode with events reaching M 4.1, a new eruption started at Fernandina volcano at about 15:00 UTC on June 16th, 2018. The volcano last erupted in September 2017.

According to the Instituto Geofisico, the eruption is taking place on the north-northeast flank of the volcano and is so far characterized by the emission of lava flows and a gas column rising up to 3 km. Lava has already reached the ocean.

Residents and tourists are advised to stay away, in particular from the area where lava flows are entering the ocean due to possible explosions and a large amount of toxic gas.

Source: Instituto Geofisico

Images of the eruption can be found on the website The Watchers:

https://watchers.news/2018/06/16/fernandina-volcano-erupts-lava-flow-reaching-the-ocean-galapagos/

 La caldeira sommitale de l’île Fernandina vue depuis l’espace (Crédit photo: NASA)

Kilauea (Hawaii): Dernières nouvelles // Latest news

07h00 (heure française): Le HVO confirme que dans les Leilani Estates une coulée de lave a traversé Pohoiki Road. Les coulées qui se dirigent vers le sud continuent d’entrer dans l’océan près du MacKenzie State park Au cours des dernières 24 heures, les chenaux alimentant ces entrées océaniques ont quelque peu diminué de vigueur; cependant le panache de brume volcanique (laze en anglais) généré par le contact de la lave et de l’eau reste très dense. La lave couvre maintenant une surface de près de 10 kilomètres carrés.
Au sommet du Kilauea, l’Overlook dans le cratère de l’Halema’uma’u continue à émettre des panaches de cendre qui se dirigent vers le sud-ouest dans le district de Ka’ū.
Le HVO rappelle que les gaz et le brouillard volcaniques ainsi que les émissions de cendre peuvent augmenter brutalement dans les secteurs sous le vent. Les zones situées le long de Kamaili Road connaissent des niveaux élevés de SO2.
Une nouvelle carte des coulées de lave a été publiée par l’USGS.
Source: HVO.

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20 heures (heure française): Le dernier rapport du HVO publié le 27 mai au matin indique que l’éruption continue le long du système de fractures dans les subdivisions des Leilani Estates et Lanipuna Gardens.
Les fractures 22 et 13 continuent d’alimenter des coulées de lave qui se dirigent vers le sud avant d’entrer dans l’océan.
La fracture 21 alimente une coulée a’a qui a continué à avancer vers le nord-est et a pénétré dans l’enceinte de la centrale PGV. Cependant, sa vitesse de progression a ralenti ces dernières heures, ce qui correspond à une diminution de la vigueur des fontaines de lave sur la fracture 21. Aucune émission de H2S n’a pour le moment été détectée dans les puits de la centrale géothermique.
L’activité de la fracture 7 a augmenté et les projections ont formé un impressionnant rempart de plus de 30 mètres de hauteur, avec des fontaines atteignant 45-60 mètres de hauteur. Les fontaines alimentaient une coulée pahoehoe surélevée de 6 à 12 mètres d’épaisseur donnant ensuite naissance à une coulée qui s’est dirigée vers le sud en direction de la côte la nuit dernière.
De grandes fractures ont été observées au cours des dernières heures sur Kupono Street, à environ 350 mètres au nord de Malama Street, près de la  fracture 9.
La fracture 8 montre trois bouches actives avec une activité de spattering. Elles ont doublé de taille au cours des dernières 24 heures.
La fracture  6 est actuellement inactive.
Source: HVO.

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7:00 a.m. (French time): HVO confirms that the lava flow in Leilani Estates has crossed Pohoiki Road. The flows to the South continue to enter the ocean near MacKenzie State Park. Over the past 24 hours, channels feeding these ocean entries have diminished somewhat in vigour; however the laze plume generated remains significant. Lava is now covering nearly 10 square kilometres.

At the summit, the Overlook Crater within Halema‘uma‘u crater is producing small bursts of ash which is pushed downwind, southwest into the Ka‘ū District.

Volcanic gases, vog and ash emissions may increase in areas downwind of the vents. Areas along Kamaili Road are experiencing elevated levels of SO2.

A new map of the lava flows has been released by USGS.

Source: HVO.

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8:00 p.m. (French time): HVO’s latest report released on May 27th in the morning indicates that the eruption continues from the fissure system in the subdivisions of Leilani Estates and Lanipuna Gardens.
Fissures 22 and 13 continue to feed lava flows travelling south to the lava ocean entry.
Fissure 21 is feeding an a’a flow that has continued to advance to the northeast and crossed onto the PGV property. However, the rate of advance has slowed in recent hours, coincident with an observed decline in the vigour of fountaining at Fissure 21. No hyrodgen sulfide has been detected yet at the geothermal plant wells. .

Fissure 7 activity has increased, producing a large spatter rampart over 30 metres tall from fountains reaching 45-60 metres high. The fountains fed a perched pahoehoe flow 6-12 metres thick, and ultimately a flow that turned south toward the coast last night.
Large cracks were observed in the last hours on Kupono Street about 350 metres north of Malama Street, near Fissure 9.

Fissure 8 has three active vents that are spattering and have doubled in size over the past 24 hours.

Fissure 6 is currently inactive.
Source: HVO.

L’éruption dans Lower Puna le 26 mai 2018 (Source: USGS)

Poli’ahu, Reine du Mauna Kea (Hawaii) // Poli’ahu, Queen of Mauna Kea (Hawaii)

Le Mauna Kea domine la Grande Ile d’Hawaii de ses 4207 mètres. En raison de son isolement et de son altitude, ce volcan considéré comme éteint un lieu idéal pour l’astronomie. Toutefois, les traditions ont la peau dure. Beaucoup d’Hawaiiens considèrent que la montagne est sacrée et ils luttent pour la conserver dans son état naturel. Quand la NASA a voulu construire un télescope au sommet du Mauna Kea, son étude d’impact environnemental a été contestée par les défenseurs du site qui ont finalement gagné la partie. La NASA a retiré sa proposition et tous les autres projets de construction de télescopes ont été abandonnés. Les Hawaiiens restent vigilants et tiennent à protéger cette terre sacrée et ses divinités, comme Poli’ahu qui a élu domicile sur le Mauna Kea.
Quatre jeunes filles revêtues de capes blanches appartiennent à la mythologie hawaiienne. Elles sont toutes d’une grande beauté, pleines d’esprit et de sagesse ; elles adorent l’aventure et détestent Pele, la déesse des volcans. Elles incarnent les idées mythiques de la guerre éternelle entre la chaleur et le froid, le feu et la glace. Ce sont elles qui règnent sur les montagnes au nord et hantent les sommets enneigés. Pour lutter contre le froid glacial, elles revêtent des manteaux de kapa, blancs comme la neige. Les quatre jeunes filles ont toutes le pouvoir d’abandonner cette cape blanche et de la remplacer par des vêtements sur lesquels étincelle la lumière dorée du soleil. Parfois, elles blanchissent les sommets et les pentes des montagnes qui reprennent leurs couleurs naturelles à mesure que les jeunes filles descendent vers la mer en traversant des terres rendues fertiles parcourues par les ruisseaux et inondées de soleil …
Poli’ahu, la plus connue de ces jeunes filles des montagnes, aimait les falaises sur la côte orientale de la Grande Ile Hawaï où elle allait se promener parmi les mortels et rivaliser avec leurs chefs dans leurs nombreux jeux de hasard et d’adresse. Parfois, elle revêtait son manteau blanc fait du kapa le plus pur et venait se reposer sur le rebord de la falaise surplombant les torrents qui tombaient en cascades dans la mer.
C’est au cours de cette période que Poli’ahu a rencontré Pele, la jeune femme détentrice du feu des volcans. Pele aimait pratiquer le « holua« , une course sur des planches longues et étroites filant sur les pentes des montagnes. Le plus souvent, elle apparaissait sous la forme d’une femme merveilleusement belle, bien différente des autres femmes qui pratiquaient ce sport.

Les chefs des différentes îles hawaiiennes avaient leurs propres lieux de rencontre pour chacun des sports auquel ils se livraient. C’étaient des lieux abrités où se pratiquaient les jeux d’argent, des clairières ouvertes où ils s’adonnaient à la boxe et au jet de lances, ou encore des côtes où la splendeur des fortes vagues provoquait des sensations enivrantes.

Soudain apparut une étrangère d’une beauté incomparable. Poli’ahu l’accueillit et les courses continuèrent. Certaines légendes racontent que Pele n’a pas accepté la supériorité de Poli’ahu dans la pratique du holua. Elle se débarrassa alors de tout déguisement et fit jaillir le feu des profondeurs du Mauna Kea. Elle pourchassa Poli’ahu de ses fontaines de lave et la fit s’enfuir vers le sommet de la montagne. La cape de neige faite de kapa fut vite atteinte par la lave et commença à brûler. Mais Poli’ahu reprit des forces. Elle se saisit de sa cape, la traîna et l’emporta avec elle. Elle la jeta d’un geste ample au-dessus de la montagne, tandis que toute la Grande Ile étaient secouée de tremblements de terre. Obéissant à l’appel de la déesse des neiges, les nuages ​​recouvrirent le sommet de la montagne et se déployèrent sur les pentes, jusqu’à atteindre les fontaines de feu. La lave commença à refroidir et durcir, si bien que les coulées furent repoussées dans les profondeurs du Mauna Loa et du Kilauea.
Poli’ahu a affronté Pele d’autres fois dans des batailles légendaires. Elle a réussi à maintenir la partie supérieure du Mauna Kea sous son manteau de neige et de glace. En descendant vers la mer, les vallées fertiles témoignent des dons de la déesse à la beauté de la terre et au bien-être des hommes.
Sortie du Mauna Loa, Pele a continué à provoquer de puissantes éruptions pour essayer de vaincre la jeune fille au blanc manteau de neige, mais les Hawaiiens disent que Pele a toujours été vaincue et sera toujours défaite dans ce genre d’affrontement. Le royaume de Pele se limite à la moitié sud de l’île Hawaï, tandis que les jeunes filles des neiges règnent sur les terres du nord.

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Because of its isolation and height (4,207 m), Mauna Kea is ideal territory for astronomy, but those who consider the mountain sacred have struggled to keep it in its natural state. When NASA wanted to build a telescope at the very top of the mountain, its environmental impact study was challenged by Mauna Kea’s defenders who eventually won when NASA ultimately withdrew its proposal and all other plans to build telescopes atop the mountains were abandoned. Those who follow the old ways will continue their vigilance in order to protect this sacred land and divine beings, like Poli’ahu, who call Mauna Kea home.

There are four maidens with white mantles in the mythology of the Hawaiians. They are all queens of beauty, full of wit and wisdom, lovers of adventure, and enemies of Pele, the goddess of volcanoes. They embody the mythical ideas of eternal warfare between heat and cold, fire and frost. They rule the mountains north of Kilauea and dwell in the cloud-capped summits. They clothe themselves against the bitter cold with snow-mantles. They all have the power of laying aside the white garment and taking in its place clothes made from the golden sunshine. Sometimes the 4 maidens clothe the mountain tops and upper slopes with white, which melts as the maidens come down closer to the sea through lands made fertile by streams and sunshine…

Poli’ahu, the best-known among the maidens of the mountains, loved the eastern cliffs of the great island Hawaii. Here she sported among mortals, meeting the chiefs in their many and curious games of chance and skill. Sometimes she wore a mantle of pure white kapa and rested on the ledge of rock overhanging the torrents of water which in various places fell into the sea.

It was in those days that Poli’ahu met Pele, the maiden of volcanic fires. Pele loved the “holua”, the race of sleds, long and narrow, coasting down sloping, grassy hillsides. She usually appeared as a woman of wonderfully beautiful countenance and form, a stranger unknown to any of the different companies engaging in the sport.

The chiefs of the different districts of the various islands had their favorite meeting-places for any sport in which they desired to engage. These were sheltered places where gambling reigned, open glades where boxing and spear throwing could best be practiced, coasts where the splendid surf made riding the waves on surfboards a scene of intoxicating delight. Suddenly in their midst appeared a stranger of surpassing beauty. Poli’ahu welcomed her and the races were continued. Some of the legend-tellers think that Pele was angered by the superiority of Poliahu. The ground began to grow warm and Poli’ahu knew her enemy. Pele threw off all disguise and called for the forces of fire to burst open the doors of the subterranean caverns of Mauna Kea. Up toward the mountain she marshaled her fire fountains. Poli’ahu fled toward the summit. The snow-mantle was seized by the outbursting lava and began to burn up. Poliahu grasped the robe, dragging it away and carrying it with her. Soon she regained strength and threw the mantle over the mountain. There were earthquakes upon earthquakes, shaking the great island from sea to sea.. Clouds gathered over the mountain summit at the call of the snow goddess. Farther and farther down the sides the snow mantle unfolded until it dropped on the very fountains of fire. The lava chilled and hardened and choked the flowing burning rivers. Pele’s servants became her enemies. The lava, becoming stone, filled up the holes out of which the red melted mass was trying to force itself. Checked and chilled the lava streams were beaten back into the depths of Mauna Loa and Kilauea.

Poli’ahu in legendary battles has met Pele many times. She has kept the upper part of the mountain desolate under her mantle of snow and ice; but down toward the sea most fertile and luxuriant valleys and hillside slopes attest the gifts of the goddess to the beauty of the land and the welfare of men.

Out of Mauna Loa, Pele has stepped forth again and again, and has hurled eruptions of mighty force and great extent against the maiden of the snow mantle, but the natives say that in this battle Pele has been and always will be defeated. Pele’s kingdom has been limited to the southern half of the island Hawaii, while the snow maidens rule the territory to the north.

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Poli’ahu règne sur le Mauna Kea…

…pendant que Pele surfe sur les vagues de feu du Mauna Loa…

Photos: C. Grandpey

L’éruption d’Eldgjá et la conversion de l’Islande au christianisme // The Eldgjá eruption and the conversion of Iceland to Christianity

Comme ils ne sont pas capables de faire des prévisions volcaniques fiables, les chercheurs se tournent souvent vers le passé pour essayer de comprendre l’histoire d’un volcan et de la population qui vivait autour. C’est ainsi qu’une équipe de scientifiques et d’historiens médiévaux de l’Université de Cambridge a pu dater avec exactitude l’éruption d’Eldgjá survenue peu de temps après la colonisation de l’Islande. Il est possible que cette éruption ait participé à la conversion du pays au christianisme. Un poème médiéval semble avoir raconté l’événement avec pour but d’encourager le changement culturel et religieux.

L’éruption d’Eldgjá, a produit d’énormes nappes de lave qui ont englouti cette région de l’Islande sur une longue période. Une vingtaine de kilomètres cubes de lave ont été émis lors de l’éruption, en même temps qu’une brume de poussière et de soufre qui s’est répandue à travers l’Europe. En utilisant des carottes de glace prélevées au Groenland, les chercheurs ont pu établir que l’éruption avait commencé vers le printemps de 939 et avait duré au moins jusqu’à l’automne de 940. Cela signifie qu’une partie de la première vague de migrants arrivés en Islande a été témoin de l’éruption.

Avec la date connue de l’éruption, on découvre dans les chroniques médiévales des descriptions de ses conséquences probables: présence d’une brume atmosphérique de grande ampleur sur l’Europe; des hivers rigoureux et des étés froids ; de mauvaises récoltes et des pénuries alimentaires. Les chercheurs ont été surpris de voir les souffrances subies par les populations à la suite de l’éruption d’Eldgjá. Du nord de l’Europe au nord de la Chine, les gens ont vécu des hivers longs et rigoureux et une sécheresse qui a duré tout le printemps et tout l’été.

Aucun texte de l’époque ne fournit une description de l’éruption. Le célèbre poème médiéval islandais Voluspá (Prophétie de la Voyante) annonce toutefois la fin des dieux païens d’Islande et l’arrivée d’un nouveau dieu singulier, tout en parlant d’une éruption incroyable:

« Le soleil commence à noircir, la terre s’enfonce dans la mer; les étoiles brillantes se dispersent dans le ciel.

La vapeur jaillit de ce qui nourrit la vie, les flammes volent haut contre le ciel. « 

Les chercheurs pensent que ces lignes ont été utilisées pour raviver les souvenirs pénibles de l’éruption et encourager la conversion au christianisme. Selon un chercheur, « L’interprétation du poème comme une prophétie de la fin des dieux païens et leur remplacement par le dieu singulier suggère que les souvenirs de cette terrible éruption volcanique ont été délibérément évoqués pour stimuler la christianisation de l’Islande. »

Source: Iceland Review.

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When they are not able to make reliable volcanic predictions, researchers often turn to the past to try and understand the history of a volcano and the people who lived around. In this way, a team of scientists and medieval historians led by the University of Cambridge accurately dated the Eldgjá eruption which occurred shortly after Iceland’s settlement, and suggest it was used to spur the country’s conversion to Christianity. A medieval poem may have recounted the event to purposefully stimulate the cultural and religious shift.

The Eldgjá eruption, which devastated Iceland’s early settlers, is known as a lava flood, a type of eruption in which flowing lava engulfs the landscape over a prolonged period. Around 20 cubic kilometres of lava were released in the eruption, accompanied by a haze of sulphurous dust which spread across Europe. Using ice cores from Greenland, the researchers determined the eruption began around the spring of 939 and lasted at least until the fall of 940. This means that some of the first wave of migrants to Iceland, brought over as children, may well have witnessed the eruption.

With a firm date for the eruption, many entries in medieval chronicles snap into place as likely consequences: presence of an extraordinary atmospheric haze over Europe; severe winters; and cold summers, poor harvests and food shortages. The researchers were surprised to see how widespraed human suffering was in the wake of Eldgjá. From northern Europe to northern China, people experienced long, hard winters and severe spring-summer drought.

There are no surviving texts from the period which provide a direct account of the eruption. The celebrated Medieval Icelandic poem Voluspá (Prophecy of the Seeress), however, foretells the end of Iceland’s pagan gods and the coming of a new, singular god, describing an incredible eruption:

“The sun starts to turn black, land sinks into sea; the bright stars scatter from the sky.

Steam spurts up with what nourishes life, flame flies high against heaven itself.”

The researchers suggest these lines were used to revive distressing memories of the eruption and therefore stimulate the conversion to Christianity. According to one researcher, « The poem’s interpretation as a prophecy of the end of the pagan gods and their replacement by the one, singular god, suggests that memories of this terrible volcanic eruption were purposefully provoked to stimulate the Christianisation of Iceland.”

Source: Iceland Review.

Faille d’Eldgjá

Gorge d’Eldgjá et chute d’eau d’Ófærufoss

La belle arche de la chute d’eau d’Ófærufoss n’existe plus aujourd’hui

(Photos: C. Grandpey)