Températures et CO2 : Tout a augmenté en 2019 ! // Temperatures and CO2 : Global increase in 2019 !

Température : Avec +0,576°C au-dessus de la moyenne 1981-2010,  le mois de novembre 2019 est le 3ème plus chaud de l’archive NCEP-NCAR (remontant à 1948), derrière 2015 (+0,68°C) et 2016 (+0,65°C). Il faudra attendra la mi-décembre pour avoir le classement officiel de la NASA.

Il est désormais quasiment acquis que l’année 2019 sera la deuxième plus chaude des annales derrière 2016.

Source : NCEP-NCAR, relayée par global-climat.

CO2 : Dans le même temps, on a la confirmation que les émissions de CO2 d’origine fossile devraient augmenter de 0,6% en 2019 pour atteindre un record de près de 37 milliards de tonnes. Après une interruption temporaire de la croissance de 2014 à 2016, c’est la troisième année consécutive marquée par une augmentation des émissions mondiales de CO2. Les tendances quant à l’utilisation mondiale du gaz naturel et du pétrole suggèrent qu’une nouvelle augmentation des émissions n’est pas exclue en 2020.

En 2019, les émissions de CO2 devraient continuer à augmenter au niveau global, tirées par le gaz naturel et dans une moindre mesure, le pétrole. La baisse en Europe et aux Etats-Unis a été plus que contrebalancée par la hausse dans le reste du monde, Chine et Inde en tête.

Source : Global Carbon Project.

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Temperature: With + 0.576°C above the 981-2010 average, November 2019 was the 3rd warmest of the NCEP-NCAR archive (dating back to 1948), behind 2015 (+ 0.68°C) and 2016 (+ 0.65°C). We’ll have to wait until mid-December to have NASA’s official ranking..
It is now almost certain that 2019 will be the second warmest of records after 2016.
Source: NCEP-NCAR, relayed by global-climat.

CO2: At the same time, there is confirmation that fossil CO2 emissions are expected to increase by 0.6% in 2019 to reach a record of nearly 37 billion tonnes. After a temporary halt in growth from 2014 to 2016, this is the third year in a row marked by an increase in global CO2 emissions. Trends in global use of natural gas and oil suggest that a further increase in emissions is not excluded in 2020.
By 2019, CO2 emissions are expected to continue to increase globally, driven by natural gas and, to a lesser extent, oil. The decline in Europe and the United States was more than offset by the rise in the rest of the world, led by China and India.

Source: Global Carbon Project.

Le Popocatepetl (Mexique) renvoie un avion dans ses foyers! // Popocatepetl (Mexico) sends a plane back home!

Suite à un violent épisode éruptif du Popocatepetl le 2 novembre 2019, un vol de la KLM entre Amsterdam et Mexico a dû faire demi-tour. L’appareil se trouvait à plusieurs milliers de mètres au-dessus du Canada lorsque l’activité volcanique l’a contraint à faire demi-tour er rentrer à la maison La carte de vol affichées en ligne montre qu’il se trouvait au-dessus du Nouveau-Brunswick lorsqu’il a fait demi-tour. Les passagers ont donc passé 11 heures dans les airs avant de débarquer dans leur ville de départ. Une porte-parole de la KLM a indiqué que l’avion transportait également un grand nombre de chevaux. Elle n’a pas été en mesure d’expliquer exactement la raison pour laquelle le commandant de bord avait décidé de revenir aux Pays Bas. Elle a seulement précisé que la décision était « motivée par de nombreux facteurs. » Elle a reconnu que a présence d’unecargaison de chevaux avait peu être l’un de ces facteurs. La KLM s’est excusée pour le désagrément et les billets d’avion ont tous été renouvelés.
Source: La BBC.

Cet incident confirme que les détecteurs de cendre dpont on a beaucoup parlé après l’éruption de l’Eyjafjöll (Islande) en 2010 n’ont pas reçu l’aval des compagnies aériennes.

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Due to a powerful eruptive episode of Popocatepetl on November 28th, 2019, a KLM flight from Amsterdam to Mexico City had to turn back because of an ash cloud emitted by Popocatepetl. The aircraft was thousands of metres over Canada when activity from the volcano forced it back across the Atlantic. Maps of the plane’s flight path posted online show it was over New Brunswick in Canada when it turned around. Passengers spent 11 hours in the air, only to disembark in the same city. A KLM spokeswoman indicated the plane was also carrying a large number of horses at the time. She could not explain exactly what caused the captain to turn back to the Netherlands, saying there were « many reasons » behind the decision, but admitted the equine cargo may have been a factor. KLM has apologised for the inconvenience and rebooked flights for all passengers.
Source: The BBC.

This incident confirms that that ash detectors that became popular after the eruption of Eyjafjöll (Iceland) in 2010 have not been approved by air companies.

Image récente du cratère du Popocatepetl (Source: CENAPRED). La dernière éruption n’avait rien d’extraordinaire. Un tel événement se produit lorsque la pression des gaz fait exploser le dôme de lave au fond du cratère. Le niveau d’alerte reste inchangé.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’Agence météorologique japonaise (JMA) a fait passer à 2 le niveau d’alerte du Shinmoedake (île de Kyushu, Japon) le 18 novembre 2019 en raison d’une hausse de l’activité sismique. L’agence indique qu’une éruption pourrait projeter des matériaux à 2 km du cratère et générer des coulées pyroclastiques.
Les habitantset les touristes sont priés de ne pas s’approcher du cratère.
La dernière éruption du Shibmoedake a eu lieu le 22 juin 2018; elle a émis des panaches de cendre jusqu’à 4,6 km d’altitude.
Source: JMA.

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Alors que la sismicité persiste mais diminue, dans la région de l’Askja (Islande), un essaim sismique incluant 30 événements d’une magnitude supérieure à M 3,0, et près de 300 autres plus discrets, a débuté sur la dorsale de Reykjanes, à 45 km de Reykjanes, vers 12h00 (GMT) le 16 novembre 2019. La secousse la plus importante avait une magnitude de M 4,5, mais l’essaim a ensuite diminué. Cette sismicité semble être uniquement tectonique et est assez fréquente dans la région. La dernière éruption dans la région a eu lieu en 1926 et a duré environ 4 jours.
Source: Met Office islandais.

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Les données sismiques satellitaires et à l’échelon local obtenues la semaine dernière ne révèlent aucune preuve d’activité éruptive sur le Cleveland (Iles Aléoutiennes / Alaska). C’est pourquoi l’AVO a abaissé la couleur de l’alerte aérienne au Jaune JAUNE. Cependant, de nouvelles explosions peuvent se produire sans prévenir sur le volcan.

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L’Observatoire volcanologique de Yellowstone indique que le Steamboat Geysera connu 5 éruptions au cours du mois d’octobre, ce qui porte à 42 le nombre total d’éruptions en 2019.

Le 19 octobre, 193 séismes ont été détectés dans la région du Parc National de Yellowstone. L’événement le plus important avait une magnitude de M 2,9 à 25 km au sud-est de Mammoth, Wyoming, le 16 octobre.
La sismicité d’octobre à Yellowstone a inclus un essaim de 39 secousses à l’est de West Yellowstone entre le 4 et le 12 octobre. L’événement le plus significatif de cet essaim avait une magnitude de M 2,1, à l’est-sud-est de West Yellowstone. Un deuxième essaim de 87 secousses s’est produit entre le 26 et le 31 octobre. L’évenement le plus significatif avait une magnitude de M 2,6, au sud-sud-ouest de Mammoth, Wyoming.
Globalement, l’activité sismique ) Yellowstone reste à un niveau normal.

La déformation du sol dans la région de Yellowstone a montré quelques fluctuations mais est restée faible au cours des derniers mois. Un affaissement de la caldeira de Yellowstone a été enregistré par les stations de Sour Creek et Mallard Lake, bien que cette subsidence ait marqué le pas en octobre. Dans la région du Norris Geyser Basin, les données GPS indiquent un affaissement d’environ 2 cm depuis le mois de septembre. Il s’agit là de la première déformation significative au niveau de Norris depuis octobre 2018, date à laquelle l’inflation amorcée en 2015 a cessé.
Source: YVO.

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L’activité a augmenté à White Island (Nouvelle-Zélande) au cours des derniers jours. En conséquence, les autorités ont élevé le niveau d’alerte volcanique à 2 et la couleur de l’alerte aérienne au Jaune. La situation est semblable à celle qui a prévalu entre 2011 et 2016. Cela laisse supposer que le volcan est susceptible d’entrer dans une période d’activité plus explosive. Des émissions de vapeur et de gaz, avec projections de boue et de matériaux peuvent survenir sans prévenir.
Au cours des dernières semaines, on a également observé une augmentation des émissions de SO2 et du tremor volcanique.
Le niveau du lac à l’intérieur du cratère augmente lentement depuis début août et une faible activité de type geyser a été observée au bord du lac, autour des bouches actives dans la partie occidentale du cratère. Les autres mesures effectuées récemment sur l’île ne montrent aucun changement significatif.
Source: GNS Science.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Shinmoedake (Kyushu Island, Japan) to 2 on November 18th, 2019, because of increasing seismic activity in the area. The agency indicates that an eruption could eject volcanic material 2 km from the crater and produce pyroclastic flows.

Residents and tourists are asked not to approach the crater.

The last eruption of Shibmoedake took place on June 22nd, 2018; it ejected ash up to 4.6 km above sea level.

Source: JMA.

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While seismicity is persisting, but decreasing, in the Askja area (Iceland), an earthquake swarm with 30 events above M 3.0 and nearly 300 smaller ones started on Reykjanes ridge, 45 km SW of Reykjanes, at about 12:00 (UTC) on November 16th, 2019. The largest quake was M 4.5, but the swarm later decreased. This seismicity seems to be tectonic only and is quite frequent in the area. The last confirmed eruption in the region occurred in 1926 and lasted about 4 days.

Source : Icelandic Met Office.

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Satellite and regional seismic data over the past week show no evidence of eruptive activity at Cleveland (Aleutians / Alaska). Thus, AVO has lowered the aviation colour code to YELLOW. However, more explosions at Cleveland may occur without warning.

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The Yellowstone Volcano Observatory indicates that the Steamboat geyser experienced 5 water eruptions during the month of October, which brings the total number of eruptions in 2019 to 42.

193 earthquakes were detected in the Yellowstone National Park region i October 2019. The largest event was a minor earthquake of magnitude M 2.9 located 25 km southeast of Mammoth, WY, on October 16th.
October seismicity in Yellowstone included a swarm of 39 earthquakes in the area east of West Yellowstone between October 4th and 12th. The largest swarm event had a magnitude of M 2.1, east-southeast of West Yellowstone. A second swarm of 87 earthquakes occurred between October 26th and 31st. The largest event had a magnitude of M 2.6, south-southwest of Mammoth, WY.
Globally, Yellowstone seismic activity remains at background levels.

Ground deformation in the Yellowstone area has been variable but minor over the last few months. Subsidence of Yellowstone caldera is indicated at stations on both the Sour Creek and Mallard Lake stations, although that subsidence may have paused in October. In the area of Norris Geyser Basin, GPS data show subsidence of about 2 cm since September. This subsidence is the first significant deformation at Norris since October 2018, when uplift that began in 2015 ceased.

Source : YVO.

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Activity has increased at White Island (New Zealand) during the past days. As a consequence, authorities have raised the volcanic alert level to 2 and the aviation colour code to Yellow. The situation is similar to the one that prevailed between 2011 and 2016. This suggests that the volcano may be entering a period during which more eruptive activity will be likely. Eruptions of steam, gas, mud and rocks can occur with little or no warning.

During the past weeks, there has been an increase in SO2 emissions and the volcanic tremor.

The crater lake level has been rising slowly since early August and weak geysering-type activity has been observed at the edge of the lake around the active vents on the west side of the crater floor. Other recent measurements made on the island show no significant changes.

Source : GNS Science.

Vue de la sismicité sur la dorsale de Reykjanes le 17 novembre à 14h15 (GMT)

Cratère de White Island (Photo: C. Grandpey)

Volcans du monde // Volcanoes of the world

L’activité éruptive des derniers jours a principalement concerné le Sakurajima (Japon), le Cleveland et Shishaldin (Aléoutiennes / Alaska). Voir mes notes sur ces volcans. Dans son dernier rapport hebdomadaire, la Smithsonian Institution fournit des informations sur d’autres volcans.

Lors d’un survol effectué le 5 novembre 2019, les scientifiques ont pu observer le dôme de lave numéro 85 au fond du cratère intérieur du Popocatepetl (Mexique). Le dôme a un diamètre de 210 m, une hauteur de 80 m et une forme irrégulière. Le cratère intérieur présente un diamètre de 350 m et une profondeur de 90 m. Comme d’habitude, l’activité du Popocatepetl consiste en émissions de vapeur et de gaz, avec parfois un peu de cendre. Des explosions projettent des matériaux incandescents sur les flancs supérieurs du volcan. Des événements éruptifs observés le 9 novembre ont généré des panaches de cendre qui se sont élevés à 2 km au-dessus du cratère. D’autres explosions similaires ont été enregistrées les 10 et 11 novembre. Le niveau d’alerte reste à la couleur Jaune, Phase 2.
Source: CENAPRED.

Un épisode éruptif a été détecté sur le Merapi (Indonésie) le 9 novembre 2019. Il a duré deux minutes et 40 secondes. Une coulée pyroclastique a parcouru 2 km le long de la ravine de la rivière Gendol et un panache de cendre s’est élevé à environ 1,5 km au-dessus du sommet. De petites retombées de cendre ont été signalées dans des zones situées à l’ouest, jusqu’à 15 km du sommet. L’événement n’a pas eu d’impact majeur sur la morphologie du dôme de lave. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé à la population de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Source: CVGHM.

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Eruptive activity in the past days mainly concerned Sakurajima (Japan) and Cleveland and Shishaldin (Aleutians / Alaska). See my notes about these volcanoes. In its latest weekly report, the Smithsonian Institution gives information about other volcanoes.

During an overflight on November 5th, scientists were able to observe lava dome number 85 in the bottom of Popocatepetl’s inner crater (Mexico). The dome was 210 m in diameter, 80 m thick, and had an irregular surface. The inner crater remained 350 m in diameter and was 90 m deep. As usual, activity at Popocatepetl currently consists of steam-and-gas emissions, some of which contain ash. Explosions eject incandescent material onto the upper flanks of the volcano. Eruptive events on November 9thgenerated ash plumes that rose 2 km above the crater. Other similar explosions were recorded on November 10yth and 11th. The alert level remains at Yellow, Phase Two.

Source: CENAPRED.

An eruptive episode was detected on Merapi (Indonesia) on November 9th, 2019. It lasted two minutes and 40 seconds. A pyroclastic flow travelled 2 km down the Gendol drainage and an ash plume rose around 1.5 km above the summit. Minor ashfall was reported in areas to the west as far as 15 km away. The event did not notably impact the morphology of the lava dome. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to stay outside the 3-km exclusion zone.

Source: CVGHM.

Le cratère du Popocatepetl le 5 novembre 2019 (Source: CENAPRED)

Islande: Message de sécurité // Iceland: Safety message

Voici un message de sécurité très important à l’attention des personnes qui ont l’intention de se rendre en Islande. De nombreux touristes visitent la plage de Reynisfjara sur la côte sud. L’endroit est célèbre pour son sable noir et les orgues basaltiques sur les falaises, mais la plage est extrêmement dangereuse à cause des vagues puissantes qui y déferlent. Plusieurs touristes ont perdu la vie par manque de prudence et pour ne pas avoir tenu compte des mises en garde affichées sur les panneaux installés sur la plage.
Dernier exemple du danger causé par les vagues, un Chinois d’une trentaine d’années a été surpris par l’une de ces vagues impressionnantes sur la plage de Reynisfjara. Les journaux islandais expliquent que l’homme était fort et qu’il a réussi à sauver sa peau en s’accrochant à quelque chose de stable. Il s’est toutefois blessé à l’épaule et a dû être conduit à l’hôpital.
Voici une courte vidéo montrant les vagues en train de déferler sur la plage :
https://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2019/11/12/close_call_on_reynisfjara_beach_video/

On voit à quelle vitesse l’eau monte sur la plage. Si vous vous trouvez trop près de l’eau lorsque les vagues se retirent, vous êtes sûr de vous faire surprendre au moment où elle remonte. Vous n’aurez pas le temps de fuir et d’échapper au danger. Ne pas oublier non plus que l’eau est très froide et qu’il y a un risque d’hypothermie rapide si vous tombez dedans.

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Here is a very important safety message to the attention of the persons who intend to go to Iceland. Many tourists visit Reynisfjara Beach on the south coast. The place is famous for its black sand and the basaltic organs on the cliffs, but the beach is extremely dangerous because of the powerful waves. Several tourists have lost their lives because they were not cautious enough despite the warnings on the signposts that have been set up on the beach.

Last example of the danger caused by the waves, a Chinese man in his thirties was caught in one of these impressive waves on Reynisfjara beach. The Icelandic newspapers say he was strong and managed to save himself and hold on to something steady, but in doing so, he injured his shoulder and had to be taken to hospital.

Here is a short video showing the waves breaking onto the beach.

https://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2019/11/12/close_call_on_reynisfjara_beach_video/

One can see how fast the water comes up on to the beach. If you go to close to the water when the waves are retreating, you are sure to be caught when they come up again. You won’t have time to flee and escape the danger. Just remember as well that the water is very cold and there is a danger of rapid hypothermia if you fall in it.

Image extraite de la vidéo

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Réouverture de l’Enclos // The Enclos is open again

Suite à l’alerte sismique et le risque d’une « éruption imminente » envisagé par l’OVPF, l’Enclos Fouqué avait été fermé au public. Depuis, la situation a évolué. Même si l’inflation de l’édifice volcanique persiste, le nombre de séisme a beaucoup diminué. En conséquence, l’Enclos est à nouveau ouvert à compter du 23 octobre au soir. Dans la pratique, c’est sans doute jeudi matin que les randonneurs reprendront le chemin du sommet du volcan. Cette réouverture n’est sûrement que provisoire car le volcan continue de gonfler. Une éruption va probablement se produire dans les prochains jours.

Attention toutefois: Le Journal de l’Ile précise que seuls sont accessibles : 1) le sentier du sommet qui conduit au belvédère du Dolomieu, et 2) le sentier en direction du cratère Rivals. Le sentier vers le Piton Kapor est à nouveau interdit au public.

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Following the seismic alert and the risk of an « imminent eruption » envisaged by OVPF, the Enclos Fouqué was closed to the public. Since then, the situation has changed. Although the inflation of the volcanic edifice persists, the number of earthquakes has decreased considerably. As a result, the Enclos has been open again as of October 23rd in the evening. In practice, it is probably Thursday morning that hikers will be allowed to walk to the summit of the volcano. This reopening is surely only temporary because the volcano keeps inflating. An eruption is likely to occur in the next few days.

Photo: C. Grandpey

Voyeurisme glaciaire // Glacial voyeurism

Jusqu’à présent, l’Alaska avait été épargnée par le tourisme de masse. Malheureusement, le bruit fait par les médias sur la fonte des glaciers et des calottes glaciaires, ainsi que les craintes des conséquences pour la planète, ont provoqué un afflux de touristes en Alaska. On assiste à une forme de voyeurisme, comme cela se produit chaque fois qu’une catastrophe est en train de se produire ou vient de se produire.
Comme je l’ai déjà écrit à plusieurs reprises, la hausse des températures au cours des dernières années a contribué au recul rapide des glaciers d’Alaska, les rendant plus difficiles d’accès.
Les agences de voyage de la région signalent une forte augmentation de la demande d’activités liées aux glaciers, tandis que les navires de croisière ont connu une saison record en 2018, avec un nombre de clients en hausse de 33% par rapport à 2010. Le propriétaire d’une entreprise d’hélicoptères affirme que le nombre de ses clients a été multiplié par dix au cours des dernières années.
Le problème est que beaucoup de glaciers ont fondu si rapidement qu’ils ne sont plus accessibles. Plusieurs agences de tourisme ont dû abandonner les excursions sur plusieurs d’entre eux depuis 2003 car ils n’étaient plus assez épais. Par exemple, les excursions sur le glacier Spencer ont dû s’adapter au déclin du glacier et l’accès se fait maintenant uniquement par hélicoptère et uniquement pour des randonnées guidées. De nombreux clients ont annulé leurs voyages qui étaient devenus trop coûteux.
Avec la fonte des glaces, atteindre un glacier à pied va devenir de plus en plus difficile. Il faut maintenant marcher plus longtemps pour accéder à son front. Ce qui était autrefois une promenade de 2 ou 3 kilomètres est devenu une randonnée de 4 ou 5 kilomètres sur un terrain difficile et la plupart des touristes ne sont pas des montagnards. De plus, les marches d’approche sont encore plus difficiles par mauvais temps et il y a un risque de rencontre avec des ours en cours de route. J’ai personnellement abandonné cette stratégie. .
La nouvelle situation glaciaire crée des problèmes de sécurité. Plusieurs touristes ont été blessés par l’effondrement de la glace au cours des dernières années. En une seule journée en 2017, deux personnes ont été tuées sur deux glaciers distincts dans la partie méridionale de l’Alaska.
Selon l’Alaska Travel Industry Association, le nombre de visiteurs en Alaska était en hausse de 27% en 2018 par rapport à 2008. On attendait plus de deux millions de visiteurs extérieurs en Alaska durant la haute saison 2019.
La meilleure façon d’observer les glaciers de l’Alaska ces jours-ci est depuis le ciel ou la mer.  Je ne suis pas sûr que le boom glaciaire dure très longtemps en Alaska. Il y avait en grand nombre de touristes pendant l’été 2019, mais beaucoup d’entre eux ont eu leurs vacances gâchées par la fumée en provenance des feux de forêt, en particulier dans la Péninsule de Kenai. Le prix des voyages en avion ou en hélicoptère fera également réfléchir de nombreux touristes.

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Up to now, Alaska had been spared by mass tourism. Unfortunately, all the noise made by the media about glacier and ice sheet melting, as well as  fears of the consequences on the planet are now fuelling a tourism boom in Alaska. Visitors are flocking to the region in a form of voyeurism, like this happens each time a disaster is taking place or has just occurred.

As I put it several times before, rising temperatures in recent years have contributed to the rapid decline of Alaskan glaciers, making them harder for travellers to access.

Tour companies in the region are reporting a huge increase in demand for glacier-related activities, while cruise ships experienced a record season in 2018, with the number of customers up 33% compared to 2010. The owner of a helicopter company says he has seen the number of customers increase ten fold in the last few years.

The problem is that many glaciers have melted so fast that they can no longer be accessed. Several tourist agencies had to abandon several glaciers since 2003 because they had become too thin to walk on. For instance, the tours on the Spencer glacier have had to adapt to the glacier’s decline and are now limited to helicopter-only access for guided hikes. Many customers cancelled their trips which had become too expensive.

With the melting of the ice, reaching a glacier on foot is going to become harder and harder. There is now more land in the way to access the glacier, so what used to be a 2- or 3-kilometre hike has become a 4- or 5 kilometre walk on difficult terrain, and most tourists are not mountaineers. This is creating safety problems. Several injuries to tourists from collapsing ice have been reported in recent years. Indeed on a single day in 2017, two people were killed at separate glaciers in south-central Alaska.

According to the Alaska Travel Industry Association, the number of visitors to Alaska was 27% higher in 2018 than a decade ago. More than two million out-of-state visitors were expected to travel to Alaska during the 2019 peak season.

The best ways to observe Alaskan glaciers these days is from the air and from the sea. Getting to the ice on foot has become quite difficult with very long hikes that become all the more difficult in poor weather conditions. Besides, there is the risk of an encounter with bears on the way. I have personally abandoned this kind of approach.

I am not sure the glacier boom will last a long time in Alaska. There were crowds of visitors in the summer 2019 but many of them had their holidays spoiled by the smoke from wildfires, especially in the Kenai Peninsula. The price of the plane or helicopter trips will also dissuade many tourists.

Photos: C. Grandpey