Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Latest news

L’éruption débutée le 27 avril 2018 se poursuit. Le tremor est resté relativement stable au cours des dernières 48 heures. Trois bouches sont toujours actives au sud du Cratère Rivals. La plus au nord a une activité réduite avec des fontaines d lave modestes. La bouche la plus au sud est constitué d’un cône qui ne dépasse pas cinq mètres de hauteur et qui émet des fumeroles. Entre ces deux bouches, une troisième est beaucoup plus active. S’étirant sur une quarantaine de mètres de longueur, elle est occupée par un lac de lave où de grosses bulles donnent naissance à des fontaines lorsqu’elles explosent.

Les deux bras de coulée les plus à l’est n’ont pas parcouru plus de 150 mètres alors que la coulée à l’ouest contourne par l’est le Cratère Cassien et a parcouru environ 1,2 km. Elle longe le rempart de l’Enclos sur environ 400 mètres. Elle s’est refroidie (en surface au moins) et aucune lave ne s’échappe de son front.

Source : OVPF. Le bulletin complet se trouve à cette adresse :

http://www.ipgp.fr/fr/ovpf/bulletin-dactivite-lundi-30-avril-2018-a-16h00-heure-locale

—————————————–

The eruption that started on April 27th, 2018 continues. The tremor has remained relatively stable over the past 48 hours. Three vents are still active south of Crater Rivals. The more northerly has a reduced activity with modest lava fountains. The southernmost vent consists of a cone that does not exceed five metres in height and emits fumaroles. Between these two vents, a third one is much more active. Stretching about forty metres in length, it harbours a lava pond where big bubbles give birth to fountains when they explode.
The two easterly lava branches have not travelled more than 150 metres, while the flow to the west bypasses the Cassian Crater to the east and has travelled about 1.2 km. It advances along the rampart of the Enclos for about 400 metres. It has cooled (at least on the surface) and no lava is seen coming out of the front.
Source: OVPF. The complete bulletin can be found at this address:
http://www.ipgp.fr/fr/ovpf/bulletin-dactivite-lundi-30-avril-2018-a-16h00-heure-locale

Vue du tremor (Source : OVPF)

Publicités

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaii) // Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii)

L’éruption du Kilauea continue, mais le lac de lave sommital n’a pas débordé de l’Overlook Crater au cours des dernières 48 heures. Les inclinomètres au sommet du Kilauea montrent une tendance au dégonflement de l’édifice volcanique (voir ci-dessous). Le niveau du lac de lave s’est abaissé de 16 mètres au cours des 48 dernières heures et se trouve à environ 16 mètres en dessous de la nouvelle lèvre surélevée de l’Overlook Crater.
Le Pu’uO’o reste dans une phase d’inflation significative et le plancher du cratère continue de se soulever. Cependant, aucun nouvel épanchement de lave  n’est observé dans le cratère
Actuellement, il n’y a pas de coulée de lave active issue de l’épisode 61g sur la plaine côtière ou sur le pali, et aucune lave n’entre dans l’océan. Les coulées actives se situent au-dessus du pali et près du Pu’uO’o. Cette zone avec les coulées de lave actives se trouve dans la réserve naturelle de Kahauale’a qui est fermée au public depuis 2007 en raison des risques encourus. Des photos des coulées de lave ont été postées sur Facebook. Il semble que certaines avancées de lave soient situées en dehors de la zone interdite et qu’au moins une agence locale conduise des touristes à cet endroit, alors que d’autres agences ne proposent plus cette prestation.
Source: HVO.

————————————–

The eruption of Kilauea Volcano continues but the summit lava lake has not overflowed the Overlook Crater rim in the past 48 hours. Summit tiltmeters are currently showing a deflationary signal (see below). The lava lake has dropped 16 metres over the past 48 hours and is estimated from webcam views to be 16 metres below the new elevated rim of the Overlook Crater.

The Pu’uO’o cone remains in an elevated inflationary state and the crater floor continues to uplift. However, no new flows are observed in the crater
There is no lava flow activity from the Episode 61g on the coastal plain or pali, and no lava is flowing into the ocean. Lava flow activity continues on the upper flow field, above the pali and closer to Pu’uO’o. Areas of the upper flow field with active lava flows are located within the Kahauale’a Natural Area Reserve, which has been closed to the public by DLNR since 2007 due to volcanic hazards. Photos of the lava flows have been posted on Facebook. It seems that some of the lava lobes are located outside the forbidden area and at least one local agency is taking tourists to this place, while other agencies are no longer offering this service.

Source: HVO.

Episode actuel de déflation du Kilauea (Source: USGS / HVO)

Les éruptions explosives du Mauna Loa (Hawaii) // Mauna Loa’s explosive eruptions (Hawaii)

Les volcans hawaiiens donnent en général naissance à des coulées de lave peu dangereuses, mais une petite partie des matériaux émis pendant les éruptions présente aussi un caractère explosif. Dans la mesure où les risques associés aux éruptions explosives sont beaucoup plus importants que ceux associés aux coulées de lave, l’étude des dépôts laissés par les éruptions explosives sur le Mauna Loa aide à mieux comprendre le fonctionnement des volcans hawaïens et les dangers qu’ils représentent pour la population.
En 1840, une expédition conduite par le lieutenant Charles Wilkes a étudié pour la première fois la caldeira sommitale du Mauna Loa. Les rapports d’observations laissent supposer qu’aucun dépôt explosif n’a été découvert..
En 1885, Thomas Jaggar, fondateur de l’Observatoire des Volcans d’Hawaï (le HVO), associa les dépôts présents sur la lèvre de la caldeira sommitale à la colonne éruptive produite par la première phase de l’éruption de 1877 qui avait été précédemment décrite par un missionnaire.
Alors qu’il faisait l’ascension du Mauna Loa en 1924, un ancien géologue de l’USGS a remarqué des dépôts d’explosions dans un kipuka (une zone de terre entourée d’une ou plusieurs coulées de lave plus jeunes) le long de l’Āinapō Trail. Il en a conclu que les éruptions qui avaient produit ces dépôts étaient d’origine phréatique.
En 1949, un géologue du HVO a observé que des blocs angulaires éjectés par des explosions étaient éparpillés sur le pourtour de la caldeira de Moku’weweoweo, avec des diamètres pouvant atteindre 1,50 mètre dans le secteur nord-ouest de la caldeira. À la cabine édifiée au sommet du volcan, il a observé une quantité importante de cendre ainsi que des blocs jusqu’à 1 mètre de diamètre. Lui aussi a conclu que les éruptions étaient phréatiques et que les dépôts provenaient d’une série d’explosions dans la zone sommitale.
La question était de savoir quand ces éruptions explosives se sont produites. Le charbon de bois est normalement utilisé pour dater les coulées de lave au Carbone 14, mais on n’en trouve pas au-dessus de la limite de la végétation. C’est pourquoi les géologues ont utilisé la datation par isotopes cosmogéniques pour dater les roches qui ont été régulièrement exposées aux rayons cosmiques autour de la caldeira de Moku’weweoweo.

Des échantillons représentatifs de chaque zone de dépôts et des coulées de lave sous-jacentes (i.e. du substrat) ont été prélevés. Les roches prélevées dans les trois zones près de Moku’weweeo ont été analysées en utilisant la technique de datation par isotopes cosmogéniques. Les résultats concernant les échantillons d’éjectas du secteur ouest ont révélé un âge moyen de 870 avant notre ère. L’âge moyen des coulées de lave sous-jacentes est de 980 ans avant J.C.
Dans le secteur nord-ouest, un seul bloc a présenté un âge de 830 avant J.C.
L’âge de deux blocs du secteur E est de 220 et 150 ans avant notre ère ; ils sont donc relativement récents. L’âge moyen de cinq échantillons de substrat prélevés près de la cabine au sommet est de 980 ans avant J.C.
Le Mauna Loa a connu au moins quatre éruptions phréatiques au niveau de la caldeira sommitale au cours des 880 dernières années. Bien que personne ne vive au sommet du volcan, de nouvelles éruptions explosives pourraient constituer une menace pour les personnes présentes lorsqu’elles se produisent et pour les avions qui survolent le sommet.
Source: USGS / HVO.

——————————————-

Hawaiian volcanoes usually produce harmless lava flows, but a small percentage of the material produced by the eruptions is explosive in character. Since risks associated with explosive eruptions are much greater than those associated with lava flows, investigating the deposits on Mauna Loa is an important part of understanding how Hawaiian volcanoes work and the full range of hazards they pose.

In 1840, an expedition led by Lieutenant Charles Wilkes provided the first documented investigation of Mauna Loa’s summit caldera. The reports of his observations suggest that he saw no explosive deposits.

In 1885,   Thomas Jaggar, founder of the Hawaiian Volcano Observatory, later associated the deposits on the rim of the summit caldera with the eruption column in the opening phase of the 1877 eruption previously described by a missionary.

While ascending Mauna Loa in 1924, a former USGS geologist, noted explosion deposits in a kipuka (an area of land surrounded by one or more younger lava flows) along Āinapō Trail. He concluded that the eruptions producing the debris were phreatic in origin.

In 1949, a HVO geologist observed that angular blocks of rocks ejected by explosions were scattered about the rim of Moku‘āweoweo, with maximum diameters of 1.5 metres on the northwest fan. At the National Park’s summit cabin, he noted an abundance of ash, as well as blocks up to 1 metre in size. He, too, concluded that the eruptions were phreatic and that the deposits were caused by a series of explosions from the summit caldera area.

The question was to know when these explosive eruptions occurred. Charcoal is normally used to date lava flows, but it is not found above tree line. Therefore, geologists use cosmogenic radionuclide dating to establish reliable ages of the rocks around the Moku‘āweoweo caldera, which have been steadily exposed to cosmic rays.

In a study of the deposits, representative samples from each fan and the underlying lava flows were collected. Rocks from all three fans near Moku‘āweoweo were processed using the exposure dating technique.

Results from exposure age-dating of the three west fan ejecta samples yield an average age of 870 before present (BP). The average age of the underlying lava flows is 980 years BP.

From the northwest fan, a single block yielded an age of 830 years BP.

The east fan’s exposure ages for two blocks are 220 and 150 years BP, making this deposit very young! The average age from five substrate samples near the summit cabin is 980 years BP.

Mauna Loa has had at least four explosive phreatic eruptions from the caldera region in the past 880 years. Although no one lives at the summit of Mauna Loa, additional explosive summit eruptions have the potential to pose a threat to people on the ground and to aircraft.

Source : USGS / HVO.

Sommet du Mauna Loa (Crédit photo: USGS / HVO)

Photos: C. Grandpey

Images du Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion)

12:00 (heure métropole): Les images de la webcam du Piton de Bert laissent supposer que l’éruption du Piton de la Fournaise continue de manière stable. En se référant aux éruptions passées, on peut raisonnablement penser que l’éruption actuelle, après la chute du tremor, va adopter une petite vitesse de croisière avant de prendre (provisoirement?) fin.

En attendant, voici quelques superbes photos de l’éruption réalisées le 28 avril par Christian Holveck que je remercie sincèrement.

°°°°°°°°°°

14 heures (heure métropole) : Le dernier bulletin de l’OVPF émis le 29 avril 2018 à 15h30 (heure locale) confirme mes propos. L’éruption débutée le 27 avril se poursuit. Après une chute de son intensité pendant les premières 14 heures de l’éruption, le tremor est restée relativement stable ces dernières 24 heures.

Le 29 avril au matin, trois bouches éruptives restaient actives. Le débit de lave estimé à partir des données satellites est compris entre 2 et 6 m3/s.

Source : OVPF.

————————————–

12:00 (Paris time): The images of the Piton de Bert webcam suggest that the eruption of Piton de la Fournaise continues in a steady way. Referring to past eruptions, one can reasonably think that the current eruption, after the drop of the tremor, will take a little cruising speed before coming (temporarily?) to an end.
In the meantime, here are some superb photos of the eruption taken on April 28th by Christian Holveck whom I sincerely thank.

°°°°°°°°°°

14:00 (Paris time): The Observatory’s latest bulletin issued on April 29th, 2018 at 15:30 (local time) confirms my remarks. The eruption that started on April 27th continues. After a drop in intensity during the first 14 hours of eruption, the tremor remained relatively stable in the last 24 hours.
On April 29th in the morning, three eruptive vents were still active. The estimated lava output from the satellite data is between 2 and 6 m3 / s.
Source: OVPF.

Photos: Christian Holveck

Changement climatique: Un déluge s’abat sur Kauai (Hawaii) // Climate change : Kauai (Hawaii) hit by a historic deluge

Le changement climatique provoque de plus en plus d’événements météorologiques extrêmes à travers le monde. Ce qui vient de se passer sur l’île hawaïenne de Kauai les 14 et 15 avril 2018 est un bon exemple de ce qui nous attend dans les années à venir.
Kauai n’est pas l’île la plus visitée de l’archipel hawaïen. D’un point de vue géologique, c’est la plus ancienne. Elle est connue sous le nom d’ »Ile Jardin » .L’un des sites les plus célèbres de Kauai est le Canyon de Waimea.
Kauai a beaucoup souffert au fil des ans. L’île a survécu au tsunami de 1946. Un autre raz-de-marée en 1957 l’a frappée avec des vagues atteignant 15 mètres de haut. Lorsque l’ouragan Iwa a balayé l’Ile Jardin en 1982, il a causé environ 250 millions de dollars de dégâts. En 1992, l’ouragan Iniki a tué six personnes à Kauai et endommagé ou détruit plus de 14 000 maisons. Cependant, les habitants de Kauai disent qu’ils n’ont jamais rien connu comme les trombes d’eau qui se sont déversées sur l’île ce mois-ci. Pour eux, c’est la tempête du siècle, mais il est probable que la prochaine surviendra dans seulement quelques années, compte tenu de la réalité du changement climatique. Le National Weather Service a déclaré que près de 125 centimètres de pluie sont tombés à Kauai en 24 heures. C’est l’événement pluvieux le plus important observé sur l’archipel hawaiien depuis le début des relevés en 1905
Alors que Kauai panse ses blessures, les scientifiques préviennent que ce déluge est la première grande tempête à Hawaï liée au changement climatique. Il y a des ressemblances frappantes entre les inondations à Kauai et les récentes inondations en Californie. La cause est identique : L’atmosphère plus chaude retient plus d’humidité qui s’accumule jusqu’à ce qu’elle rencontre de l’air froid et sec, créant ainsi un système instable qui déclenche ce que certains météorologues appellent une «bombe de pluie». Une étude publiée dans la revue scientifique Nature Climate Change a indiqué que la Californie doit s’attendre à des conditions météorologiques plus instables, faisant osciller des années sèches et humides, à cause du changement climatique provoqué par l’homme.
Les conditions météorologiques extrêmes ont causé de lourds dégâts à Kauai. Les pluies intenses n’ont pas seulement déclenché des glissements de terrain. Des voitures et des animaux ont été emportés dans les eaux en furie. Par chance, aucun habitant ni aucun touriste n’est mort. Certaines personnes ont été évacuées par avion ou sauvées par bateau. Des bisons ont été emportés par les eaux de crue et certains ont été récupérés dans l’océan après avoir nagé pour échapper à la mort. Les localités pittoresques de Wainiha et de Haena, sur la côte nord ont été les plus durement touchées car la seule route qui y mène est bloquée par des glissements de terrain. Elle ne pourra probablement pas rouvrir avant des mois.
Pendant environ une semaine après la tempête, l’océan aux belles couleurs bleue et turquoise autour de l’île a pris la teinte orange du sol volcanique. Comme Kauai est la plus ancienne des îles hawaïennes, les montagnes ont des pentes très raides et la distance entre les sommets des montagnes, où il a plu, et la mer est relativement courte. Les sédiments n’ont donc pas eu le temps de se déposer pendant leur course folle vers l’océan.
Source: Los Angelas Times.

——————————————–

Climate change is causing more and more extreme weather events around the world. What happened on the Hawaiian island of Kauai on April14th and 15th, 2018 is a good example of what we can expect for the future.

Kauai is not the most visited island of the Hawaiian archipelago. It is geologically the oldest one and is also known as the « Garden Isle”. One of the most famous sites of Kauai is Waimea Canyon.

Kauai has weathered a lot over the years. It survived the 1946 tsunami, which damaged all the islands. Another tsunami in 1957 hit Kauai with waves up to 15 metres high. When Hurricane Iwa swept the Garden Island in 1982 it did about $250 million in damage. In 1992, Hurricane Iniki killed six people on Kauai, and damaged or destroyed more than 14,000 homes. However, the people in Kauai say they have never experienced anything like the thunderstorm that drenched the island this month. They have been describing this latest storm as a 100-year-flood, but it is likely that the next one is just a few years off, given the reality of climate change. The National Weather Service said nearly 125 centimetres of rain fell in 24 hours. This is the most severe rain event [in Hawaii] that has been observed since records started being kept in 1905

Now, as Kauai continues to recover, scientists warn that this deluge was the first major storm in Hawaii linked to climate change. There are striking similarities with the flooding on Kauai and the recent flooding in California. The warmer atmosphere is holding more moisture that builds up until it meets with cold dry air, creating a massive unstable system which causes what some meteorologists are now referring to as a ‘rain bomb.’ A study published in the scientific journal Nature Climate Change said that California can expect more volatile weather, swinging from dry to wet years, because of human-caused climate change.

The extreme weather caused heavy damage on Kauai. The intense rainfall not only triggered landslides.  Cars and animals were swept away in raging waters, but no residents or visitors died. Some were airlifted to safety or rescued by boat. Members of a bison herd were displaced or carried off by floodwaters, and some were rescued from the ocean after swimming for their lives. The picturesque North Shore communities of Wainiha and Haena are considered the hardest-hit because the only road that leads to them, Kuhio Highway, is now blocked by landslides. Officials say it may not fully reopen for months.

For about a week after the storm, the normally aquamarine ocean around the island was an eerie orange, a sign of the volcanic soil. Since Kauai is the oldest of the Hawaiian Islands, the mountains are exceptionally steep and the distance between the mountain tops, where it rained, and the sea is relatively short. There was no time for the red-orange clay to settle as water raced out out to sea.

Source: Los Angelas Times.

Photos: C. Grandpey

Eruptions du Steamboat Geyser (Parc de Yellowstone)

Dans le Parc National de Yellowstone, le Steamboat Geyser (= geyser du bateau à vapeur) est réputé pour être le plus grand geyser actif au monde. Durant ses éruptions majeures, il peut projeter de l’eau à 90 mètres de hauteur. Elles durent de 3 à 40 minutes et sont difficiles à prévoir. Le reste du temps, les jets d’eau chaude atteignent en moyenne 7 mètres de hauteur, environ toutes les 5 minutes. Après les grosses éruptions, le geyser crache de la vapeur pendant parfois 2 jours.

Les géologues du Parc ont signalé la troisième éruption du Steamboat Geyser au cours des six dernières semaines. Elle a eu lieu le 27 avril 2018 et a probablement commencé à 6h30 du matin. Le geyser s’est également manifesté avec vigueur le 15 mars et le 19 avril. Cependant, ces trois éruptions ont été moins spectaculaires que la dernière éruption majeure survenue le 3 septembre 2014.

Source : CBS News.

————————————————

In Yellowstone National Park, the Steamboat Geyser is known as the world’s largest active geyser. During its major eruptions, it can project water up to 90 metres in height. They last from 3 to 40 minutes and are difficult to predict. The rest of the time, the jets of hot water reach on average 7 metres high, approximately every 5 minutes. After the biggest eruptions, the geyser may emit steam for 2 days.

Park geologists have reported the third eruption from the geyser in the past six weeks. It took place on April 27th and probably started at 6:30 a.m. The geyser also erupted on March 15th and April 19th. However, all three eruptions were smaller than the last major eruption that occurred on September 3rd, 2014.

Source: CBS News.

Photos: C. Grandpey

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Nouvelle éruption! // New eruption !

8 heures (heure métropole): Selon le dernier bulletin de l’OVPF émis à 00h30 (heure locale), « suite à la crise sismique débutée le 27 avril à 20h15, le tremor volcanique synonyme d’arrivée du magma à proximité de la surface est enregistré depuis 23h50 environ (heure locale). L’analyse des données et les observations depuis nos caméras montrent que la ou les fissure(s) éruptives se sont ouvertes sur le flanc sud du volcan, dans le secteur du cratère Rivals. »

En conséquence, le préfet de La Réunion a décidé de déclencher l’alerte 2-2 du plan ORSEC Volcan « éruption en cours», à compter de ce samedi 28 avril 2018 à 00h30.  L’accès du public à l’Enclos Fouqué, depuis le sentier du Pas de Bellecombe ou depuis tout autre sentier, ainsi que le poser d’aéronefs dans la zone du volcan, sont interdits jusqu’à nouvel avis.

°°°°°°°°°°

8h30 (heure métropole) : Suite à un survol de reconnaissance réalisé ce matin, l’OVPF a pu localiser le site éruptif avec précision au niveau du cratère Rivals (flanc Sud du volcan) où 4 fissures éruptives se sont ouvertes : Deux fissures de part et d’autres du cratère Rivals et une qui le traverse ; ces trois fissures n’étaient plus actives ce matin. La 4ème fissure était active au moment du survol, juste en aval du cratère Rivals et elle s’étend sur moins de 300 m. Des fontaines lave de moins de 30 mètres de haut s’en échappait sur toute sa longueur.

Plusieurs bras de coulées sont actifs et se retrouvent très vite pour ne former qu’une seule coulée principale se dirigeant vers le sud et vers le rempart de l’Enclos Fouqué. A 8h30 (heure locale), la coulée se trouvait à moins de 200-300 mètres du rempart. Du fait de la topographie des lieux et de la présence de la coulée d’août-octobre 2015, un contact avec le rempart et une accumulation à ce niveau est probable.

Source : OVPF.

°°°°°°°°°°

15 heures (heure métropole) : Allons-nous assister à nouveau à une éruption-éclair sur le Piton de la Fournaise ? L’OVPF indique dans son dernier bulletin que l’éruption débutée le 27 avril 2018 à 23h50 (heure locale) se poursuit, mais que le tremor ne cesse de diminuer depuis l’ouverture des fissures éruptives. Les débits de lave estimés à partir des données satellites,  étaient compris en début d’éruption entre 8 et 15 m3/s. A 16h le 28 avril, ils étaient compris entre 3 et 7 m3/s. Ces informations confirment les images fournies par la webcam du Piton de Bert qui semblent confirmer que l’éruption n’est pas très intense.

————————————

8:00 (Paris time): According to OVPF’s latest bulletin issued at 00:30 (local time), « following the seismic crisis started on April 27th at 20:15, the volcanic tremor, synonymous with the arrival of magma near the surface, has been recorded since about 23h50 (local time). Data analysis and observations from our cameras show that the eruptive fissure(s) opened on the south flank of the volcano in the Rivals crater area. »
As a result, the prefect of Reunion decided to trigger alert 2-2 of the ORSEC Volcano plan « eruption in progress », starting this Saturday, April 28th, 2018 at 00:30. Public access to the Enclos Fouqué, from the Pas de Bellecombe trail or from any other trail, as well as the landing of aircraft in the volcano area, are prohibited until further notice.

°°°°°°°°°°

8:30 am (Paris time): Following a reconnaissance flight conducted this morning, OVPF was able to locate the eruptive site precisely at the Rivals Crater (south flank of the volcano) where 4 eruptive fissures opened: Two fissures on either side of the Rivals Crater and one that crosses it; these three fissures were no longer active this morning. The 4th fissure was active at the time of the flight, just downslope from the Rivals Crater and it extends over less than 300 metres. Lava fountains less than 30 metres high were rising along its entire length.
Several branches are active and unite very quickly to form a single main flow heading south toward the rampart of the Enclos Fouqué. At 8:30 (local time), the main flow was less than 200-300 metres from the rampart. Due to the topography and the presence of the August-October 2015 flow, contact with the rampart and an accumulation of lava in this area is likely.

Source: OVPF.

°°°°°°°°°°

15:00 (Paris time): Are we going to observe again a short-lived eruption on the Piton de la Fournaise? OVPF indicates in its last bulletin that the eruption started on April 27th, 2018 at 11:50 pm (local time) continues, but that the tremor has been decreasing since the opening of the eruptive fissures. The lava output estimated from the satellite data averaged between 8 and 15 m3 / s at the beginning of eruption. At 16:00 on April 28th, they were between 3 and 7 m3 / s. This information confirms the images provided by the Piton Bert webcam which seem to confirm that the eruption is not very intense.

Le site éruptif vu par la webcam du Piton de Bert

Vue aérienne du site éruptif (Crédit photo: OVPF)

Tremor  à 16 heures (heure locale) [Source: OVPF]

La nuit est maintenant tombée sur l’Ile de la Réunion et on voit beaucoup mieux la bouche éruptive et la coulée qui s’en échappe (Webcam Piton de Bert).