Enfin une bonne nouvelle : pas d’exploration pétrolière au large du Groenland // Good news at last : no oil exploration off Greenland

Les médias français ont oublié de faire part d’une information particulièrement importante pour l’environnement de notre planète. Le gouvernement récemment élu du Groenland a décidé de suspendre toute exploration pétrolière au large de l’île/ Les autorités groenlandaises ont qualifié la décision d’ « étape en faveur de la Nature » parce que le gouvernement de l’Arctique « prend la crise climatique au sérieux. » La décision a été prise le 24 juin 2021 mais rendue publique le 15 juillet.

L’US Geological Survey estime qu’il pourrait y avoir 17,5 milliards de barils de pétrole et d’énormes réserves de gaz naturel au large du Groenland, même si l’éloignement de l’île et les conditions météorologiques difficiles en ont jusqu’à présent limité l’exploration. Aucun pétrole n’a encore été exploité autour du Groenland, mais ces réserves potentiellement vastes pourraient permettre aux Groenlandais de réaliser un vieux rêve  : obtenir leur indépendance vis-à-vis du Danemark.

Comme je l’ai écrit précédemment, le réchauffement climatique et la disparition de la glace pourraient mettre au jour des ressources naturelles comme le pétrole et les minéraux qui, si elles sont exploitées avec succès, pourraient changer radicalement l’économie de ce territoire semi-autonome de 57 000 personnes.

Pour justifier sa décision de suspendre l’exploration pétrolière, le gouvernement a déclaré : « L’avenir n’est pas dans le pétrole. Il appartient aux énergies renouvelables, et à cet égard, nous avons beaucoup plus à gagner. » Le gouvernement a également déclaré qu’il « veut assumer la coresponsabilité de la lutte contre la crise climatique mondiale ».

Lorsque le gouvernement actuel, dirigé par le parti Inuit Ataqatigiit, est arrivé au pouvoir lors des élections législatives d’avril, il a immédiatement tenu ses promesses électorales et arrêté les projets d’extraction d’uranium dans le sud du Groenland. L’île possède encore quatre permis actifs d’exploration d’hydrocarbures qu’elle ne peut annuler, mais ils sont détenus par deux petites sociétés et leur potentiel est très limité.

Le Danemark décide de la politique étrangère, de la défense et de la sécurité du Groenland et il accorde à l’île une subvention annuelle qui représente environ les deux tiers de l’économie groenlandaise.

Source : Associated Press.

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The French news media have forgotten a pieca of news that is very important for the environment of our planet. The newly elected government of Greenland has decided to suspend all oil exploration off the island, calling it is “a natural step” because the Arctic government “takes the climate crisis seriously.”The decision was made on June 24th, 2021 but made public on Jyly 15th.

The U.S. Geological Survey estimates there could be 17.5 billion undiscovered barrels of oil aand huge quantities of natural gas off Greenland, although the island’s remote location and harsh weather have limited exploration. However, no oil has been found yet around Greenland, but officials had seen the potentially vast reserves as a way to help Greenlanders realize their long-held dream of independence from Denmark.

As I put it before, global warming means that retreating ice could uncover potential oil and mineral resources which, if successfully tapped, could dramatically change the fortunes of the semiautonomous territory of 57,000 people.

To justijy its decision to suspend oil exploration, the local government said : “The future does not lie in oil. The future belongs to renewable energy, and in that respect we have much more to gain.” The government also said it “wants to take co-responsibility for combating the global climate crisis.”

When the current government, led by the Inuit Ataqatigiit party came into power in an April’s parliamentary election, it immediately kept its election promises and stopped plans for uranium mining in southern Greenland. The island still has four active hydrocarbon exploration licenses, which it is obliged to maintain as long as the licensees are actively exploring, but they are held by two small companies and they have very limited potential.

Denmark decides foreign, defense and security policy, and supports Greenland with the annual grant that accounts for about two-thirds of the Arctic island’s economy.

Source : Associated Press.

Joe Biden tourne le dos à Donald Trump dans l’Arctique // Joe Biden turns his back on Donald Trump in the Arctic

Alors que l’ouest des États-Unis est victime de la sécheresse, le Secrétaire d’État américain Antony Blinken s’est rendu au Danemark, en Islande et au Groenland dans le cadre de la politique de l’Arctique face au changement climatique qui affecte la région. Pendant son séjour à Reykjavik (Islande), M. Blinken a assisté à la réunion du Conseil de l’Arctique, une structure créée il y a 25 ans pour favoriser la coopération entre les huit pays de l’Arctique à un moment où la Russie est de plus en plus agressive pour affirmer sa présence militaire dans la région.

A côté de la Russie, des pays qui ne se situent pas physiquement en bordure du Cercle Polaire arctique, comme la Chine et la Corée du Sud, ont cherché à pouvoir s’exprimer au sein du Conseil.

La présence d’Antony Blinken à cette réunion du Conseil de l’Arctique est un revirement complet par rapport à la politique de l’administration Trump dans la région. Le président Trump avait cherché à acheter le Groenland au Danemark, une offre qui a été rejetée par le Premier ministre danois. Le secrétaire d’État de l’administration Trump, Mike Pompeo, avait affirmé que le changement climatique était une opportunité économique plutôt qu’un danger.

En plus des intérêts maritimes, la Chine s’intéresse au Groenland où elle n’aurait aucun scrupule à extraire des minéraux rares. Afin de contrer les projets chinois, les États-Unis ont ouvert en 2020 un consulat à Nuuk, la capitale du Groenland.

Alors que l’Arctique se réchauffe de plus en plus et que la glace de mer risque fort d’avoir disparu d’ici le milieu du siècle, les rivalités géopolitiques font rage dans la région.

Source: Médias d’information américains.

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While western U.S. is sweltering, the U.S. Secretary of State Antony Blinken travelled to Denmark, Iceland and Greenland to address Arctic policies amid the sweeping climate change that is affecting the region. While in Reykjavik (Iceland), Mr. Blinken attended the ministerial meeting of the Arctic Council, an organization created 25 years ago to foster cooperation among the eight Arctic nations at a time when Russia has been increasingly aggressive in building up its military presence in the region. Besides, countries that do not physically border the Arctic Circle, such as China and South Korea, have sought to have a greater voice within the Council.

Antony Blinken’s presence at the ministerial meeting is a complete turnaround from the Trump administration’s approach to the Arctic. President Donald Trump had sought to buy Greenland from Denmark, an offer that was dismissed by the country’s prime minister. Trump’s Secretary of State Mike Pompeo had portrayed climate change as an economic opportunity rather than a danger.

In addition to shipping interests, China has targeted Greenland as a possible location for mining rare Earth minerals. Partly in response to China’s investments, the U.S. in 2020 opened a consulate in Greenland’s capital city of Nuuk.

As the Arctic warms further and the region heads for a seasonally ice-free Arctic Ocean by the middle of the century, geopolitical competition is clearly on the increase in the region.

Source: U.S. news media.

Groenland, l’objet de nombreuses convoitises

La fonte des glaciers et de la banquise fait se déplacer l’axe de la Terre ! The melting of glaciers and ice sheets shifts Earth’s axis

Une étude publiée en mars 2021 nous apprend que la fonte de la banquise au niveau des pôles a fait se déplacer l’axe de rotation de la Terre, ce qui a donc modifié la position des pôles nord et sud. L’axe de rotation de la Terre est la ligne invisible autour de laquelle tourne notre planète, avec les pôles nord et sud à ses extrémités. L’axe et ses pôles se déplacent en fonction de la répartition des masses à la surface de la Terre. La fonte des glaciers a suffisamment modifié cette répartition au cours des 25 dernières années pour faire de déplacer la Terre sur son axe. Ainsi, depuis 1980, les pôles nord et sud ont chacun dérivé d’environ 4 mètres.

La conclusion de l’étude intitulée ”Polar Drift in the 1990s Explained by Terrestrial Water Storage Changes” [«La dérive polaire dans les années 1990 expliquée par les changements de stockage de l’eau sur Terre»] nous apprend que l’axe de rotation de la Terre a commencé à se déplacer rapidement en 1995, à tel point que la direction de cette dérive polaire a changé et s’est considérablement accélérée. C’est la fonte de la glace qui est responsable de ce changement. En effet, la fonte des glaces modifie la répartition du poids de la Terre.

On peut imaginer que la Terre tourne comme une toupie. Si le poids de la toupie est uniformément réparti, elle tourne parfaitement sur elle-même. En revanche, si une partie du poids se déplace d’un côté ou de l’autre, le centre de masse se trouve modifié, de même que l’axe de rotation de la toupie, ce qui la pousse à pencher vers le côté le plus lourd lorsqu’elle tourne. C’est la même chose pour la Terre lorsque la masse se déplace d’une zone vers une autre.

Parfois, les changements peuvent être provoqués par la répartition de la roche fondue dans le noyau externe de la Terre. Cela peut modifier la répartition de la masse de la planète. La façon dont l’eau est répartie à la surface de la Terre joue également un rôle important. Donc, si la glace stockée dans les glaciers et la banquise des régions polaires fond et devient de l’eau qui se jette dans l’océan, le poids de cette eau se déplace dans une zone différente.

Les auteurs de l’étude expliquent que la nouvelle répartition des masses est le principal moteur de la dérive polaire observée au cours des dernières décennies. La tendance a commencé vers 1995. Avant le milieu des années 1990, les données satellitaires montraient que les pôles se déplaçaient lentement vers le sud. Ensuite, ils ont tourné à gauche et ont commencé à se déplacer vers l’est à un rythme accéléré, à raison d’environ 2,5 millimètres par an. La vitesse moyenne de dérive des pôles entre 1995 et 2020 a été 17 fois plus rapide qu’entre 1981 et 1995. Cette accélération est parfaitement parallèle à l’accélération de la fonte de la glace au niveau des pôles nord et sud, provoquée par la hausse des températures à la surface des océans de la planète. La masse de glace perdue par le Groenland depuis 1992 a fait monter le niveau global de la mer d’un centimètre. La vitesse de la fonte de la glace a été multipliée par sept ; elle est passée de 36 milliards de tonnes par an dans les années 90 à 280 milliards de tonnes par an au cours de la dernière décennie. La fonte des glaciers de l’Antarctique s’accélère elle aussi. Dans les années 1980, l’Antarctique a perdu 40 milliards de tonnes de glace par an alors que dans la dernière décennie on est passé à une moyenne de 252 milliards de tonnes par an.

La nouvelle étude montre que les changements dans la quantité d’eau douce stockée sous terre affectent également la dérive polaire. Une fois que ces eaux souterraines sont pompées vers la surface pour être utilisées comme eau potable ou pour l’agriculture, elles finissent par s’écouler dans les rivières et les océans, ce qui redistribue ce poids d’eau à la surface de la Terre.

L’axe de rotation de la Terre est différent de ceux de Mercure ou de Jupiter car l’axe de notre planète est incliné à un angle de 23,5 degrés. C’est la raison pour laquelle les hémisphères nord et sud reçoivent des quantités variables de lumière solaire à différentes périodes de l’année, avec pour conséquences des saisons différentes. Le récent changement d’orientation de l’axe de la Terre n’affectera pas notre vie quotidienne, mais il se pourrait qu’il modifie légèrement la durée de nos jours. La Terre met 24 heures pour effectuer une rotation, mais le mouvement de son axe, et donc de ses pôles, pourrait ajouter quelques millisecondes à ce temps de rotation, allongeant ainsi un peu la durée de nos journées !

Source: Business Insider.

Vous pourrez lire l’étude complète en cliquant sur ce lien :

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL092114

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A recent study published in March 2021 suggests that melting ice from polar glaciers has shifted Earth’s axis, which means it has changed where the north and south poles are located.

Earth’s axis is the invisible line around which it spins, with the the north and south poles at its ends. The axis, and thus the poles too, shift depending on how weight is distributed across Earth’s surface. Melting glaciers have changed that distribution over the last 25 years, enough to knock Earth off its axis. Since 1980, Earth’s north and south poles have each drifted about 4 metres.

The conclusion of the study entitled ”Polar Drift in the 1990s Explained by Terrestrial Water Storage Changes” tells us that Earth’s axis started shifting so drastically in 1995 that the direction of that polar drift changed and sped up considerably. The culprit behind that shift is the melting glaciers. Indeed, melting ice changes how Earth’s weight is distributed

One can imagine the Earth as a spinning top: If the top’s weight is evenly distributed, it whirls perfectly. But if some of weight happens to shift to one side or the other, this changes the top’s centre of mass and axis of rotation, leading it to lean toward the heavier side as it spins. The same thing happens to the Earth when weight moves from one area to another.

Sometimes, the changes can be caused by the distribution of molten rock in Earth’s outer core. This can alter how the planet’s mass is distributed. The way water is distributed on Earth’s surface also plays a big role. So if water that was frozen in glaciers in the planet’s polar regions melts and joins the ocean, the weight of that water gets spread across a different area.

The authors of the study explain that redistribution is the main driver of the polar drift scientists have observed in the last few decades.

The trend started around 1995. Before the mid-1990s, satellite data showed the poles were moving slowly south. But then they turned left and started shifting to the east at an accelerated rate, moving by about 2.5 millimetres per year. The poles’ average drift speed between 1995 and 2020 was 17 times faster than that from 1981 to 1995.

That acceleration aligns with accelerated melting around the north and south poles, which has been driven by the planet’s rising surface and ocean temperatures. The mass of ice lost by Greenland since 1992 has raised global sea levels by 1 centimetre. The rate of that melt increased seven-fold, from 36 billion tons per year in the 1990s to 280 billion tons per year in the last decade. Antarctica’s glacial melting is also speeding up. In the 1980s, Antarctica lost 40 billion tons of ice annually whereas in the last decade, that number jumped to an average of 252 billion tons per year.

The new study suggests that changes in how much fresh water is stored underground affects polar drift. Once this groundwater is pumped up to the surface for use as drinking water or for agriculture, it eventually flows into rivers and oceans, redistributing that water weight on Earth’s surface

Earth’s axis of rotation is different from the axes of Mercury or Jupiter as our planet’s axis is tilted at an angle of 23.5 degrees. It is the reason why the northern and southern hemispheres get varying amounts of sunlight at different times of the year, which is why we have seasons.

The recent change to Earth’s axis won’t affect our everyday lives, but it could slightly tweak the length of our days. Earth takes 24 hours to complete one rotation. But the movement of its axis, and therefore its poles, could add milliseconds to that spin time, making our days a tiny bit longer.

Source: Business Insider.

You can read the complete study by clicking on this link :

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2020GL092114

 

L’angle d’inclinaison de l’axe de la Terre est d’environ 23°4 par rapport à la verticale (Source: Wikipedia). Pour être précis, il est actuellement  de 23,43651°.

Les glaciers continuent de fondre et de reculer // Glaciers keep melting and retreating

Ce n’est pas vraiment une surprise. Une nouvelle étude publiée dans la revue Nature confirme que la quasi-totalité des glaciers perdent de la masse depuis 2000. La fonte a quasiment doublé sur les 20 dernières années, selon des mesures satellitaires particulièrement précises.

En utilisant 20 années de données satellitaires récemment déclassifiées, une équipe de recherche internationale a calculé que les glaciers avaient perdu 267 milliards de tonnes de glace par an sur la période 2000-2019. Les scientifiques ont analysé 220 000 glaciers à travers le monde, sans prendre en compte les immenses calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland. Seuls les glaciers situés à la périphérie des calottes ont été recensés. Le phénomène s’est accéléré entre 2015 et 2019 avec 298 milliards de tonnes perdues chaque année en moyenne.

La moitié de la perte glaciaire mondiale provient de l’Alaska et du Canada. Lors de mes conférences, j’insiste sur la fonte et le recul rapides du glacier Athabasca au Canada. Les taux de fonte de l’Alaska sont parmi les plus élevés de la planète avec une perte annuelle moyenne de 67 milliards de tonnes par an depuis 2000. Le glacier Columbia recule d’environ 35 mètres par an. On s’en rend compte en comparant les images satellites des dernières décennies (voir ci-dessous).

Presque tous les glaciers du monde fondent, même ceux du Tibet qui étaient stables jusqu’à présent. À l’exception de quelques-uns en Islande et en Scandinavie, alimentés par des précipitations accrues, les taux de fonte se sont accélérés quasiment partout sur le globe.

Cette fonte presque uniforme reflète l’augmentation globale de la température. Selon les auteurs de l’étude, le lien avec la combustion du charbon, du pétrole et du gaz ne fait aucun doute. Le stade de la simple alerte est largement dépassé. On a dépassé le point de non-retour dans de nombreuses régions où certains glaciers plus petits disparaissent entièrement.

L’étude est la première à utiliser l’imagerie satellite 3D pour examiner tous les glaciers de la Terre non connectés aux calottes glaciaires.

La difficulté de l’étude des glaciers provient d’une part du très faible nombre de mesures in situ. D’autre part, les relevés gravimétriques – très utiles pour mesurer l’évolution des calottes de glace de l’Antarctique et du Groenland – n’ont pas une résolution suffisamment fine pour étudier dans le détail les 220 000 glaciers analysés par l’étude parue dans Nature.

Les scientifiques ont analysé près de 500 000 images satellites prises depuis 2000 par le satellite Terra de la NASA. Les clichés permettent de construire des cartes 3D de la surface de la Terre. Le travail a été rendu possible par le recours à un super calculateur qui a construit des modèles numériques d’élévation basés sur plus de 440 000 images satellites. La précision des résultats atteint un niveau inégalé à ce jour.

La plus grande menace de la fonte des glaciers est l’élévation du niveau de la mer. Les océans du monde subissent déjà l’expansion thermique et la fonte des calottes glaciaires au Groenland et en Antarctique. Selon l’étude, les glaciers sont responsables de 21% de l’élévation du niveau de la mer sur la période 2000-2019. Les calottes glaciaires constituent des menaces plus importantes sur le long terme.

Ces résultats de l’étude concernant les glaciers sont conformes à ceux d’une autre étude parue en 2020, mais celle de 2021 offre une précision supérieure. La première mission GRACE lancée en 2002 a permis de mesurer les changements du champ de gravité terrestre causés par les mouvements de masse sur la planète. Les résultats de la mission GRACE donnent une perte de 200 milliards de tonnes pour les glaciers de montagne sur la période 2002-2016. GRACE montre une accélération spectaculaire pour le Groenland sur la période 2010-2018 avec une perte de 286 milliards de tonnes. La mission arrive à la même accélération spectaculaire en Antarctique avec une perte de 252 milliards de tonnes par an sur 2009-2017.

Source : global-climat.

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It’s not much of a surprise. A new study published in the journal Nature confirms that almost all glaciers have lost mass since 2000. Melting has almost doubled over the past 20 years, according to vert accurate satellite measurements. Using 20 years of recently declassified satellite data, an international research team has calculated that glaciers lost 267 billion tonnes of ice per year over the period 2000-2019. Scientists have analyzed 220,000 glaciers around the world, ignoring the huge ice sheets of Antarctica and Greenland. Only the glaciers located on the periphery of the ice sheets have been identified. The phenomenon accelerated between 2015 and 2019 with 298 billion tonnes lost each year on average.

Half of the world’s ice loss comes from Alaska and Canada. In my lectures, I emphasize the rapid melting and retreating of the Athabasca Glacier in Canada. Alaska’s melt rates are among the highest on the planet with an average annual loss of 67 billion tonnes per year since 2000. The Columbia Glacier is retreating by about 35 metres per year. This can be seen by comparing satellite images from the last decades (see below).

Almost all of the world’s glaciers are melting, even those in Tibet which have been stable until now. With the exception of a few in Iceland and Scandinavia, supplied by increased precipitation, melt rates have accelerated almost everywhere in the world. This almost uniform melting reflects the overall increase in temperature. According to the study’s authors, the link to the combustion of coal, oil and gas is clear. The stage of the simple alert is largely past. The point of no return has been passed in many areas where some smaller glaciers are disappearing entirely. The study is the first to use 3D satellite imagery to examine all of Earth’s glaciers not connected to ice caps.

The difficulty in studying glaciers stems on the one hand from the very low number of in situ measurements. On the other hand, gravity readings – very useful for measuring the evolution of the Antarctic and Greenland ice caps – do not have a sufficient resolution to study in detail the 220,000 glaciers analyzed in the study published in Nature. Scientists have analyzed nearly 500,000 satellite images taken since 2000 by NASA’s Terra satellite. The images allow the construction of 3D maps of the surface of the Earth. The work was made possible by the use of a supercomputer that built digital elevation models based on more than 440,000 satellite images. The accuracy of the results reaches a level unmatched to date.

The greatest threat from melting glaciers is rising sea levels. The world’s oceans are already experiencing thermal expansion and melting ice caps in Greenland and Antarctica. According to the study, glaciers are responsible for 21% of sea level rise over the period 2000-2019. Ice caps are a bigger threat in the long term.

These results from the glacier study are consistent with another study released in 2020, but the 2021 study offers greater accuracy. The first GRACE mission launched in 2002 made it possible to measure the changes in the Earth’s gravity field caused by mass movements on the planet. The results of the GRACE mission show a loss of 200 billion tonnes for mountain glaciers over the period 2002-2016. GRACE shows a spectacular acceleration for Greenland over the period 2010-2018 with a loss of 286 billion tonnes. It underlines the same spectacular acceleration in Antarctica with a loss of 252 billion tonnes per year over 2009-2017.

Source: global-climat.

Source : NASA

Photo : C. Grandpey

 

Source : NASA

Photo : C. Grandpey

Source : NASA

Source : Copernicus Sentinel-2, ESA

D’autres informations dans mon livre « Glaciers en péril » :