ESA : la fonte des glaciers polaires en images // ESA : polar glacier melt in images

Concentrations de CO2 : 426 ppm (21 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Dans ma dernière note sur la fonte impressionnante du Groenland et de l’Antarctique, j’explique que le Groenland est responsable de 1,81 cm de l’élévation du niveau de la mer, contre 1,33 centimètre pour l’Antarctique. Au Groenland, le glacier Jakobshavn perd désormais jusqu’à 50 mètres de longueur par jour.

Front de vêlage du glacier Jakobshaven (Crédit photo : NASA)

L’Agence spatiale européenne (ESA) a publié une vidéo qui illustre parfaitement la vitesse à laquelle le glacier Jakobshavn perd de la masse sous l’effet du réchauffement climatique. Le document, réalisé à partir d’images satellites prises entre janvier 2024 et décembre 2025 par la mission Copernicus Sentinel-1, montre la glace du Jakobshavn en train de finir sa course dans la mer :

https://youtu.be/oJmxgiU_8DI

Au cours des cinquante dernières années, les glaciers de l’Arctique et de l’Antarctique ont perdu environ 11 000 milliards de tonnes de glace. Comme je l’ai indiqué précédemment, cette quantité d’eau gelée serait suffisante pour recouvrir l’ensemble du territoire continental des États-Unis d’une couche de glace épaisse de 1,50 mètre.
Les données utilisées par l’ESA pour réaliser les vidéos ont été obtenues grâce à l’analyse d’une séquence d’images satellites couvrant la période de 1972 à 2023 pour le Groenland et de 1979 à 2023 pour l’Antarctique. Les scientifiques se sont concentrés sur le Groenland et l’Antarctique, car ces deux régions contiennent à elles seules plus de 99 % de la glace terrestre.
L’IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) a également démontré que cette glace a fait monter le niveau de la mer de plus de 3 centimètres, ce qui expose entre 6 et 9 millions de personnes à un risque d’inondations et d’érosion côtière.

https://youtu.be/gY8_geMOT1U

Le graphique montre que la perte de glace a commencé à s’accélérer fortement à partir des années 1990. Le Groenland, dont le bilan de masse était proche de l’équilibre dans les années 1970, a vu ses pertes annuelles passer d’environ 60 milliards de tonnes dans les années 1980 à 264 milliards de tonnes dans les années 2010. L’Antarctique a suivi une trajectoire similaire, avec des pertes annuelles passant d’environ 48 milliards de tonnes dans les années 1980 à 202 milliards de tonnes dans les années 2010. Toutefois, contrairement au Groenland, la perte nette de glace en Antarctique résultait entièrement de la fonte induite par l’océan et de l’accélération de ses glaciers émissaires. En Antarctique occidental, le débit de glace a augmenté au cours de chaque décennie couverte par les relevés satellitaires, sous l’effet notamment de l’accélération des glaciers Pine Island et Thwaites.

Grâce à l’imagerie satellitaire, les scientifiques ont pu reconstituer les mouvements des glaciers. Ces derniers ont généralement tendance à se diriger vers la côte. Plus ils s’en approchent, plus la fonte s’accélère. L »eau plus chaude de l’océan fait fondre le glacier par en dessous et l’amincit. Or, plus la couche de glace est mince, plus il devient difficile pour le glacier de la retenir.

Source : BAS

Source : ESA.

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In my previous post regarding the dramatic melting of ice in Greenland and Antarctica, I explained that Greenland is responsible for 1.81 cm of sea-level rise, compared to 1.33 cm for Antarctica. In Greenland, the Jakobshavn Glacier is now losing up to 50 meters in length per day.
The European Space Agency (ESA) has released the above video that perfectly illustrates the speed at which the Jakobshavn Glacier is losing mass due to global warming. Created using satellite imagery captured between January 2024 and December 2025 by the Copernicus Sentinel-1 mission, the video shows the Jakobshavn ice as it flows into the sea:

Over the past fifty years, glaciers in the Arctic and Antarctic have lost approximately 11 trillion tonnes of ice. As I previously noted, this volume of frozen water would be enough to cover the entire continental United States with a layer of ice 1.50 meters thick.
The data used by the ESA to create these videos came from analyzing satellite image sequences covering the period from 1972 to 2023 for Greenland and 1979 to 2023 for Antarctica. Scientists focused on Greenland and Antarctica because these two regions alone hold more than 99% of Earth’s ice.
The IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) has also shown that this ice loss has raised sea levels by more than 3 centimeters, putting between 6 and 9 million people at risk of flooding and coastal erosion.
The graph above shows that ice loss began to accelerate sharply in the 1990s. Greenland, where the mass balance was close to equilibrium in the 1970s, saw its annual losses rise from approximately 60 billion tonnes in the 1980s to 264 billion tonnes in the 2010s. Antarctica followed a similar trajectory, with annual losses increasing from around 48 billion tonnes in the 1980s to 202 billion tonnes in the 2010s. However, unlike Greenland, net ice loss in Antarctica resulted entirely from ocean-driven melting and the acceleration of its outlet glaciers. In West Antarctica, ice discharge increased during every decade covered by satellite records, driven notably by the acceleration of the Pine Island and Thwaites glaciers.

Satellite imagery has enabled scientists to reconstruct glacier movements. Glaciers generally tend to flow towards the coast; the closer they get, the faster they melt. Warmer ocean water melts the glacier from below, causing it to thin. The thinner the ice layer becomes, the harder it is for the glacier to retain it.
Source: ESA.

La fonte impressionnante du Groenland et de l’Antarctique // The massive ice loss in Greenland and Antarctica

Concentrations de CO2 : 426,06 ppm (18 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Selon une étude publiée dans la revue Scientific Data, le Groenland et l’Antarctique ont perdu 11 300 milliards de tonnes de glace en près de 50 ans, contribuant à une hausse de 3,14 cm du niveau des mers. C’est une quantité d’eau gelée suffisante pour recouvrir l’ensemble du territoire continental des États-Unis d’une couche de glace épaisse de 1,50 mètre. Les cinq sixièmes de cette fonte ne sont pas dus à l’air plus chaud, mais à des eaux plus chaudes qui rongent les calottes par le dessous.

Source: British Antarctic Survey

Trois centimètres peuvent sembler insignifiants, mais pour chaque tiers de centimètre d’élévation du niveau de la mer, de 2 à 3 millions de personnes supplémentaires sont victimes d’inondations au moins une fois par an. L’étude précise que cette fonte est « désormais responsable d’environ un quart de l’élévation mondiale du niveau de la mer. »

Menée dans le cadre du programme international IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise), cette étude réunit des spécialistes des régions polaires issus d’instituts du monde entier. Elle rassemble la plus longue série de données satellitaires jamais constituée sur l’évolution des deux calottes glaciaires. Avec plus de quarante années de données compilées, cette étude montre que les pertes de glace se sont accélérées nettement à partir de 1990, donc en même temps que s’est accéléré le réchauffement climatique.

Le Groenland est responsable de 1,81 cm de cette élévation du niveau de la mer, contre 1,33 centimètre pour l’Antarctique. Le glacier de Jakobshavn au Groenland perd désormais jusqu’à 50 mètres par jour.

Front de vêlage du glacier Jakobshaven (Crédit photo : NASA)

L’étude montre aussi que « 84% de la perte totale de glace résultent de l’accélération du déséquilibre dynamique des glaciers et du déversement accru de glace dans l’océan, tandis que 16% seulement sont dus à la fonte en surface des calottes glaciaires.

Dans les années 1970 – 1980 et jusqu’au début des années 1990, les calottes glaciaires étaient relativement stables, mais la fonte a ensuite commencé et s’est véritablement accélérée au cours des années 2010. C’est préoccupant, car cela montre que ces changements accusent un retard de plusieurs décennies par rapport au réchauffement climatique, ce qui signifie qu’ils devraient se poursuivre pendant encore plusieurs décennies.

Les pertes de glace ont ralenti entre 2020 et 2023. En Antarctique, des chutes de neige exceptionnellement abondantes sur la partie orientale du continent ont apporté suffisamment de glace pour compenser une partie des pertes subies par les glaciers situés ailleurs sur le continent, en particulier sur la Péninsule Antarctique qui inquiète le plus les scientifiques. Au Groenland, une série d’étés relativement frais a considérablement réduit la fonte de surface, diminuant de moitié environ la quantité de glace perdue de cette manière.

La glacier Thwaites Glacier est l’un de ceux dont la fonte est la plus rapide

Cependant, l’étude met en garde contre une interprétation trop rapide de ce ralentissement qui correspond à des variations à court terme et non à un renversement de la tendance. D’ailleurs, les mesures prises depuis 2023 montrent que la tendance à l’accélération a repris. Sur le long terme, les glaciers reculent et libèrent d’énormes quantités de glace dans nos océans.

Source : presse internationale.

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According to a study published in the journal Scientific Data, Greenland and Antarctica have lost 11.3 trillion tonnes of ice over nearly 50 years, contributing to a 3.14 cm rise in sea levels. This amount of frozen water is enough to cover the entire continental United States with a layer of ice 1.5 meters thick. Five-sixths of this melting is caused not by warmer air, but by warmer waters eroding the ice sheets from below. Three centimeters may seem insignificant, but for every third of a centimeter of sea-level rise, an additional 2 to 3 million people are affected by flooding at least once a year. The study notes that this melting is « now responsible for about a quarter of global sea-level rise. »
Conducted as part of the international IMBIE (Ice Sheet Mass Balance Intercomparison Exercise) program, the study brings together polar region specialists from institutes around the world. It compiles the longest satellite data series ever assembled on the evolution of the two ice sheets. With over forty years of compiled data, the study shows that ice loss accelerated sharply starting in 1990, thus coinciding with the acceleration of global warming.
Greenland accounts for 1.81 cm of this sea-level rise, compared to 1.33 cm for Antarctica. Greenland’s Jakobshavn Glacier is now losing up to 50 meters per day. The study also shows that « 84% of total ice loss results from accelerating dynamic glacier imbalance and increased ice discharge into the ocean, while only 16% is due to surface melting of the ice sheets. »
Throughout the 1970s, 1980s, and into the early 1990s, the ice sheets were relatively stable; however, melting subsequently began and accelerated sharply during the 2010s. This is concerning, as it demonstrates that these changes lag several decades behind global warming, implying that they are likely to continue for decades to come.
Ice losses slowed between 2020 and 2023. In Antarctica, exceptionally heavy snowfall over the eastern part of the continent added enough ice to offset some of the losses sustained by glaciers elsewhere, particularly on the Antarctic Peninsula, which is a major source of concern for scientists. In Greenland, a series of relatively mild summers significantly reduced surface melting, cutting the amount of ice lost in this way by roughly half.

However, the study warns against misinterpreting this slowdown, noting that it reflects short-term fluctuations rather than a reversal of the overall trend. Indeed, measurements taken since 2023 indicate that the trend of acceleration has resumed. In the long term, glaciers are retreating and releasing vast quantities of ice into our oceans.
Source: International press.

De plus en plus d’icebergs au Groenland // More and more icebergs in Greenland

D’après une nouvelle étude menée par des chercheurs de l’Université technique du Danemark (DTU) et publiée dans la revue Nature, les glaciers du Groenland libèrent quatre fois plus d’icebergs qu’il y a 25 ans en raison du réchauffement climatique, avec des répercussions sur le trafic maritime et les écosystèmes marins.
En fait, la fonte des glaces du Groenland a des répercussions sur l’ensemble de l’Arctique. Par exemple, dans le détroit de Fram, entre le nord-est du Groenland et le Svalbard, la présence d’icebergs a quadruplé depuis l’an 2000. De plus, la proportion de groupes d’icebergs provenant du Groenland et de l’Arctique russe, et composés de plus de cinq icebergs, a augmenté de 4,5 % par décennie depuis le début du siècle.

La nouvelle étude montre que les conséquences ne se limitent pas à la montée des eaux, mais affectent directement les écosystèmes des grands fonds marins, loin des glaciers. Les icebergs transportent d’importantes quantités de roches et de sédiments à plusieurs centaines de kilomètres des côtes avant de fondre complètement après avoir bouleversé la vie sur les fonds marins.
De plus, avec l’ouverture de nouvelles routes maritimes dans l’Arctique, le risque de collision des navires avec des icebergs augmente forcément, même si les systèmes de détection sont de plus en plus performants. .

Source : AFP

Crédit photo: Wikipedia

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According to a new study by researchers from the Technical University of Denmark (DTU), published in the journal Nature, Greenland’s glaciers are releasing four times more icebergs than 25 years ago as a result of global warming, with implications extending to maritime traffic and marine ecosystems.

When the Greenland ice melts, one can see see that the changes affect the entire Arctic. For instance, in the Fram Strait, between northeast Greenland and Svalbard, the occurrence of icebergs has quadrupled since the year 2000. In addition, the proportion of groups of icebergs originating from Greenland and from the Russian Arctic, and comprising more than five individual icebergs, has increased by 4.5 percent per decade since the turn of the century.

The new study shows that the consequences do not stop at rising sea levels, but directly affect deep-sea ecosystems far from the glaciers. Icebergs transport large quantities of rocks and sediments several hundred kilometres offshore before sinking and transforming life on the seabed.

Furthermore, as new shipping routes open up in the Arctic, the risk that vessels will encounter icebergs along their journey increases, even though detection systems are becoming increasingly effective.

Source : AFP.

La glace n’est plus une menace pour les pêcheurs islandais // Ice is no longer a threat to Icelandic fishermen

Un article paru dans l’Iceland Monitor nous explique les dangers que peuvent rencontrer les pêcheurs au large de l’Islande à cause de la glace qui s’est détachée de la banquise arctique. Aujourd’hui, les progrès de la technologie apportent une aide précieuse aux professionnels de la mer. C’est ce qu’explique une géographe du département des Sciences de la Terre à l’Université d’Islande.

Bien que les icebergs soient moins fréquents autour de l’Islande qu’auparavant, principalement en raison du réchauffement climatique dans l’hémisphère nord, ils peuvent encore s’avérer dangereux. Aujourd’hui, ils sont surtout un danger pour les pêcheurs et autres professionnels de la mer. Il est donc primordial de surveiller activement les mouvements de la glace à proximité des zones de pêche, surtout lorsque les conditions météorologiques la poussent dans des directions inattendues où elle peut prendre les navires par surprise.

Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières décennies en matière de surveillance de la glace autour de l’Islande. Dans les années 1980, les scientifiques s’appuyaient sur les rapports des navires ; lorsque un navire rencontrait de la glace, le capitaine en informait les services météorologiques. Des alertes étaient alors émises si la glace était jugée trop proche ou présente dans des zones où elle pouvait surprendre les marins.
Au fil des années, de nouvelles données satellitaires sont devenues disponibles, permettant de voir à travers les nuages et même dans l’obscurité. La résolution des cartes s’est également considérablement améliorée.

Vers l’an 2000, ces données étaient extrêmement coûteuses, mais elles sont désormais quasiment gratuites. Les scientifiques peuvent ainsi accéder aux images satellitaires plusieurs fois par semaine et les marins eux-mêmes peuvent y accéder rapidement, quelques minutes après le passage du satellite.

Une autre aide précieuse a été apportée par l’avion TF-SIF des garde-côtes islandais, équipé d’un radar, permettant ainsi aux scientifiques de ne plus se contenter des données satellitaires.

Toutefois, ces dernières années, le changement le plus important a concerné la glace elle-même, en particulier au cours des deux dernières décennies. Le principal changement concerne la diminution drastique de la banquise pluriannuelle dans l’océan Arctique. On appelle banquise pluriannuelle une glace qui a survécu à un ou plusieurs étés. Avec la hausse des températures, la couverture de glace le long du Groenland oriental et dans l’océan Arctique s’est réduite et amincie. Par conséquent, la glace qui atteint l’Islande aujourd’hui n’est généralement constituée que de petits fragments qui ne persistent que quelques jours, principalement près de Hornstrandir.

La glace dans les zones de pêche est problématique, surtout en cas de présence d’icebergs ou de growlers, ou lorsque la visibilité est mauvaise et que la mer est agitée. Mais les pêcheurs islandais connaissent très bien la glace, en particulier ceux qui pêchent au large des fjords de l’Ouest. Aujourd’hui, les pêcheurs sont presque les seuls à rencontrer régulièrement des morceaux de banquise, et cela fait longtemps que d’importantes quantités de glace n’ont pas atteint la côte islandaise. La dernière fois remonte à 1979, même si quelques problèmes ont été constatés depuis cette date.

Source : Iceland Monitor. Photos: C. Grandpey.

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An article in the Iceland Monitor explains the dangers that fishermen off the coast of Iceland face due to ice that has broken off from the Arctic sea ice. Today, technological advancements are providing invaluable assistance to maritime professionals, as explained by a geographer from the Department of Earth Sciences at the University of Iceland.

Although icebergs are now less common around Iceland than in the past, mostly due to warming in the Northern Hemisphere, it can still be dangerous. Today, it is mainly fishermen and other seafarers who encounter sea ice. It therefore remains very important to maintain active monitoring of ice movement when it approaches fishing grounds, especially when weather conditions push it in unexpected directions and catch vessels off guard.

A lot of progress has been made in the past decades for the monitoring of sea ice around Iceland. In the 1980s, scientists relied on ship reports ;when vessels encountered sea ice, they would call it in to the Met Office. Warnings had to be issued if the ice was considered dangerously close or in areas where seafarers wouldn’t expect it.

Gradually, all kinds of new satellite data became available, allowing to see through clouds and even in darkness. Map resolution also improved dramatically.

Around the year 2000, this data was extremely expensive, but now it’s more or less free, so scientists can access such images several times a week and seafarers can now rapidly access the data themselves.

Another innovation was the Icelandic Coast Guard aircraft TF-SIF, which is equipped with radar, so that scientists are no longer dependent on when the next radar satellite happens to pass over.

In the past years, the biggest change has been in the ice itself, especially over the past two decades.

The main change is that so-called multi-year sea ice in the Arctic Ocean has decreased dramatically. Multi-year ice is ice that has survived one or more summers. The ice cover along both East Greenland and in the Arctic Ocean has been shrinking and thinning. As a consequence, the ice reaching Iceland today is usually just small fragments that remain for only a few days, mostly near the Hornstrandir area. It is inconvenient when sea ice covers fishing grounds, and danger mainly arises if there are icebergs or thick floes mixed in, or if visibility is poor and sea conditions are bad.

But Icelandic fishermen understand the ice very well, especially those fishing off the Westfjords. Today, fishermen are almost the only group regularly encountering sea ice, and it has been a long time since large amounts reached the coast. The last truly severe sea ice year was 1979, though there have been some issues since then.

Source : Iceland Monitor.