Mauvaises nouvelles de l’Arctique // Bad news of the Arctic

Une nouvelle étude effectuée par 96 scientifiques spécialistes des régions polaires et appartenant à 50 organisations internationales vient d’être publiée dans la revue Nature. On apprend que si la glace du Groenland continue de fondre au rythme actuel, les côtes pourraient être submergées régulièrement d’ici la fin de ce siècle, mettant en détresse 400 millions de personnes. C’est 40 millions de plus que les chiffres publiés en 2018 par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). La nouvelle étude a révélé qu’avec la fonte des glaces du Groenland, le niveau de la mer pourrait augmenter de 67 centimètres d’ici 2100.
Un auteur de l’étude a déclaré: «En règle générale, pour chaque centimètre d’élévation du niveau de la mer, six millions de personnes supplémentaires sont exposées aux inondations côtières autour de la planète. Selon les tendances actuelles, avec la fonte des glaces du Groenland, 100 millions de personnes seront victimes d’inondations chaque année d’ici la fin du siècle, soit 400 millions au total en raison de la montée du niveau de la mer. Ce ne sont pas des événements improbables ou de petits impacts; ils se produiront à coup sûr et seront dévastateurs pour les communautés côtières. »
En 2013, le GIEC a fait plusieurs prévisions sur le niveau de la mer à l’échelle de la planète sur la base de différents scénarios ; les prévisions à moyen terme pointaient vers une augmentation de 60 centimètres d’ici la fin du siècle. Les chercheurs expliquent que les pertes de glace du Groenland suivent plutôt le pire scénario de réchauffement climatique prévu par le GIEC, avec une augmentation supplémentaire de sept centimètres du niveau de la mer en plus des estimations du GIEC.

Le réchauffement climatique provoque aussi un chamboulement dans la mer de Béring qui abrite l’une des plus grandes zones de pêche d’Amérique. Cela montre parfaitement comment l’augmentation des températures peut rapidement changer des écosystèmes vitaux pour l’économie.
Dans son rapport sur l’Arctique en 2019, la NOAA a écrit que la hausse des températures dans l’Arctique a entraîné une diminution de la glace de mer, une hausse record de la température au fond de la mer de Béring et la migration vers le nord d’espèces de poissons comme la morue du Pacifique. Bien que les changements affectent l’ensemble de l’Arctique, l’effet sur la faune est particulièrement visible sur la plateforme orientale de la mer de Béring, qui produit plus de 40% des prises annuelles de poissons et de crustacés aux États-Unis.
Le rapport indique également que la fonte de la calotte glaciaire du Groenland en 2019 a approché le record de 2012. Il a également attiré l’attention sur la fonte du permafrost de l’Arctique qui est passé d’un puits de carbone à une source d’émissions de gaz à effet de serre.
Les vastes changements subis par l’écosystème affectent également les 70 communautés autochtones de la mer de Béring. Les chasseurs de phoques, morses, baleines et poissons doivent aller beaucoup plus au large au fur et à mesure que la glace fond.
Source: NOAA et médias américains.

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 A new study by 96 polar scientists from 50 international organisations, published in Nature, informs us that coasts could be swamped by regular floods by the end of this century, leaving up to 400 million people homeless, if Greenland ice continues to melt. The figure is 40 million more than the numbers predicted in 2018 by the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC). The new study has found that with Greenland’s melting ice,sea levels could rise 67 centimetres by 2100.

Said one author of the study: “As a rule of thumb, for every centimetre rise in global sea level another six million people are exposed to coastal flooding around the planet. On current trends, Greenland ice melting will cause 100 million people to be flooded each year by the end of the century, so 400 million in total due to all sea level rise. These are not unlikely events or small impacts; they are happening and will be devastating for coastal communities. »

In 2013, the IPCC made several predictions about global sea levels based on different scenarios, with mid-range forecast pointing to a 60-centimetre rise by the end of the century.

But the researchers say Greenland’s ice losses are instead tracking the IPCC’s worse-case climate warming scenario, predicting an additional seven-centimetre rise in the sea levels on top of the IPCC’s estimates.

Climate change is also causing chaos in the Bering Sea, home to one of America’s largest fisheries, an example of how rising temperatures can rapidly change ecosystems important to the economy.

In its 2019 Arctic Report Card, NOAA wrote that rising temperatures in the Arctic have led to decreases in sea ice, record warm temperatures at the bottom of the Bering Sea and the northward migration of fish species such as Pacific cod. While the changes are widespread in the Arctic, the effect on wildlife is acute in the eastern shelf of the Bering Sea, which yields more than 40% of the annual U.S. fish and shellfish catch.

The report also said the melt of the ice sheet over Greenland in 2019 rivaled that of 2012, the previous year of record ice loss. It also detailed a shift of Arctic permafrost regions from being a sink for carbon dioxide emissions to a source of them.

The wide ecosystem changes also affect the 70 communities of indigenous people in the Bering Sea, with hunters seeking seals, walrus, whales and fish having to travel much farther offshore as the ice melts.

Source : NOAA and US news media.

   Plateforme continentale de la Mer de Béring (Source: NOAA)

Le Groenland en danger? // Is Greenland in danger?

Je n’aime pas du tout ce qui se passe autour du Groenland en ce moment. Avec la fonte des glaces, de nouvelles voies de navigation sont en train de s’ouvrir et des ressources minérales, autrefois dissimulées par les glaces, sont en train de voir la lumière du jour. Le sol groenlandais contient du nickel, du cuivre, du calcaire, de l’or et de l’uranium … Mais avant tout, on pense que le Groenland dispose des deuxièmes réserves mondiales de minerais rares, notamment du néodyme, du praséodyme, du dysprosium et du terbium, indispensables aux voitures électriques, aux téléphones portables, etc. . Aujourd’hui, 90% de la production de minerais rares est entre les mains de la Chine qui peut à tout moment décider d’ajuster ou de cesser carrément ses exportations. Cette situation inquiète les États-Unis et de nombreuses économies dans le monde. C’est la raison pour laquelle plusieurs pays rêvent d’aller au Groenland exploiter ces nouvelles ressources.
Le Groenland est un territoire autonome au sein du Royaume du Danemark. Bien que le pays fasse géographiquement partie du continent nord-américain, il est politiquement et culturellement associé à l’Europe depuis plus d’un millénaire. Il a acquis son autonomie en 2009, mais le Danemark conserve son autorité en matière de défense et de politique étrangère.
La majorité des habitants sont des Inuits, dont les ancêtres sont venus d’Alaska et ont traversé le Nord du Canada pour venir progressivement s’installer sur l’île au 13ème siècle. De nos jours, la population se concentre essentiellement sur la côte sud-ouest, tandis que le reste de l’île est très peu peuplé.
En 2019, le Danemark a fait du Groenland une priorité absolue en matière de sécurité nationale après que Donald Trump eut exprimé son intérêt pour l’achat du territoire en raison de ses ressources naturelles abondantes et de sa valeur logistique potentielle. Washington s’intéresse depuis longtemps au Groenland. En 1867, les États-Unis voulaient déjà acheter cet immense territoire dont la superficie est quatre fois celle de la France. En 1947, une nouvelle offre a été faite sans succès, mais les États-Unis sont parvenus à établir une base majeure, pouvant accueillir 600 personnes, dans le nord-ouest de l’île. C’est l’installation la plus septentrionale de l’armée américaine.
Beaucoup de gens pensaient que le président américain plaisantait en disant qu’il aimerait acheter le Groenland, mais ce n’était pas le cas et la Première ministre danoise l’a bien compris. Elle a répondu à l’époque que le Groenland n’était pas à vendre, ce qui a provoqué un couac diplomatique et entraîné l’annulation d’un voyage de Trump au Danemark. L’agence de renseignement étrangère et militaire du Danemark a mis en garde contre les tensions croissantes au Groenland, tensions qui impliquent les principales puissances, notamment les États-Unis, la Chine et la Russie.
En dépit de la volonté des pays arctiques de préserver la région des désaccords sur la sécurité, on observe une augmentation de la concentration militaire sur l’Arctique. En août 2019, juste après que l’intérêt de M. Trump soit devenu public, le Danemark a envoyé pour la première fois le plus gros bâtiment de sa marine nationale dans les eaux du Groenland.

Si le Danemark n’a pas envie de voir le Groenland devenir le 51ème État américain, les opinions sont plus partagées sur le territoire nordique qui dépend pour 60% des subventions danoises et serait favorable aux investissements américains.
Ce que les États-Unis imaginent réaliser par la voie diplomatique, la Chine entend le faire de manière économique. Le pays est désireux d’investir dans les infrastructures de transport groenlandaises, notamment les aéroports. La Chine fait déjà partie du capital de la plus grande société minière de la région: « Greenland Minerals ». Ce positionnement fait partie de New Silk Roads, un plan d’investissement majeur à l’échelle mondiale pour établir la domination chinoise.
Source: Presse internationale.

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 I do not like what is happening around Greenland these days.With the melting of the ice, new shipping lanes are being opened and mineral resources, once concealed by the ice, are being uncovered. It contains nickel, copper, limestone, gold, uranium … But above all, Greenland would have the second world reserves of rare earths, especially neodymium, praseodymium, dysprosium and terbium which areindispensable materials for electric cars, mobile phones, and so on. Today 90% of the production of rare earths is in the hands of China, which, at any time, can adjust or dry up its exports. This situation worries the United States and many economies around the world. This is the reason why several nations are interested in exploiting the new resources.

Greenland is an autonomous territory within the Kingdom of Denmark. Though the country is geographically a part of the continent of North America, Greenland has been politically and culturally associated with Europe for more than a millennium. It gained self-rule in 2009 but Denmark retains authority over its defence and foreign affairs.

The majority of its residents are Inuit, whose ancestors migrated from Alaska through Northern Canada, gradually settling across the island by the 13th century. Nowadays the population is largely concentrated on the southwest coast of the island while the rest of the island is sparsely populated.

In 2019, Denmark has made Greenland a top national security priority after Donald Trump expressed an interest in buying the territory due to its abundant natural resources and potential future logistical value. Washington has long been eyeing Greenland. By 1867, the United States wanted to buy the huge territory, as big as four times France. In 1947, a new offer will be made without success, but the United States will manage to establish a major base, housing 600 personnel, in the north-west of the island. It is the US military’s northernmost installation.

Many people thought the US president was joking when he said he would like to buy Greenland, but he was not and the Danish prime minister responded at the time that it was not for sale, leading to a diplomatic spat in which Mr Trump called her « nasty » and cancelled a trip to Denmark. Denmark’s foreign and military intelligence agency has warned of increasing tensions over Greenland involving major powers, including the US, China and Russia.

Despite the Arctic nations’ shared ambition to keep the region free of security policy disagreements, the military focus on the Arctic is growing. In August 2019, just after Mr Trump’s interest became public, Denmark sent its biggest Navy ship into Greenland waters, the first time it has done so.

If Denmark is reluctant to see Greenland become the 51st US State, opinions are more divided in the northern territory which is 60% dependent on Danish subsidies and would welcome US investments.
What the United States imagines to achieve through the diplomatic channel, China intends to do it economically. The country is eager to invest in Greenlandic transport infrastructure, especially airports. China is already part of the capital of the largest mining company in the region: « Greenland Minerals ». This positioning is part of the New Silk Roads, a major investment plan on a global scale to establish Chinese domination.

Source: Presse internationale.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland

L’accélération de la fonte des glaciers au Groenland // Acceleration of glacier melting in Greenland

Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, lorsque la glace fond au Groenland durant l’été, des milliers de lacs apparaissent à la surface. Beaucoup de ces lacs se vidangent en quelques heures, créant de vastes ouvertures à la base de la glace qui se trouve parfois à un kilomètre de profondeur. L’eau de fonte continue à s’engouffrer dans ces fractures pendant le reste de la saison de fonte, en donnant naissance à certaines des plus grandes cascades du monde.
Une équipe de glaciologues du Scott Polar Institute de l’Université de Cambridge a utilisé un drone pour observer la rapide fracturation et la vidange d’un lac de fonte sur la calotte glaciaire du Groenland. Le phénomène deviendra probablement de plus en plus fréquent en raison du réchauffement climatique. L’étude a été publiée dans les Proceedings de la National Academy of Sciences.
Les chercheurs ont fait leurs observations en juillet 2018 auprès d’un lac de fonte sur le Store Glacier, dans le nord-ouest du Groenland. Quelques jours après leur arrivée sur site, en l’espace de cinq heures, les deux tiers du lac, soit environ 5 millions de litres d’eau, ont disparu de la surface et se sont engouffrés dans une fracture. Les photographies aériennes obtenues à l’aide d’un drone avant et après la vidange du lac montrent une zone ovale bleu foncé qui rétrécit pour devenir une zone circulaire bleu clair, de petite taille, et moins profonde. (voir image ci-dessous).
Le Store Glacier avance à raison de 600 mètres par an. Les glaciologues ont constaté que la vidange soudaine du lac augmentait temporairement la vitesse de progression du glacier de deux à cinq mètres par jour. Comme je l’ai déjà expliqué, l’eau qui s’infiltre et glisse sous la glace joue un rôle de lubrifiant qui contribue à accélérer la vitesse du glacier sur son substrat rocheux.
Un phénomène encore plus surprenant et jamais observé jusqu’à présent est que cette eau qui ruisselle sous le Store Glacier le fait se soulever de 55 centimètres ! Cela signifie qu’une rivière de glace d’un kilomètre se soulève de plus de 50 centimètres sous l’effet de pressions énormes !

La fonte de la glace et la vidange de lacs de surface de plus en plus grands se sont accélérées ces dernières années en raison du réchauffement de la planète. Cela signifie que les glaciers avancent de plus en plus vite dans la mer et leur vêlage contribue encore davantage à la hausse du niveau des océans.
Source: Université de Cambridge.

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As I explained in previous posts, when the ice melts during the summer in Greenland, thousands of lakes appear at the surface. Many of the lakes drain in just a few hours, creating vast openings at the base of the ice, up to a kilometre deep. Meltwater from surface streams continues to flow down them for the rest of the melt season, creating some of the world’s largest waterfalls.

A group of glaciologists from the Scott Polar Institute at the University of Cambridge used a drone to observe the rapid fracturing and draining of a lake on the Greenland ice sheet, a phenomenon that may become more frequent as a result of climate change. Their study has been published in the Proceedings of the National Academy of Sciences.

The researchers made their observations at the Store Glacier in northwest Greenland in July 2018. A few days after their arrival, over the course of five hours, two-thirds of the lakes or roughly 5 million litres of water disappeared from the surface through a fracture. Aerial photography captured by the drone from before and after showed a dark blue oval shrink into a smaller, shallower and lighter blue circle. (see image below).

The Store Glacier advances at a rate of 600 metres per year. The glaciologists found that the sudden drainage of the lake temporarily increased the glacier’s speed from two to five metres per day. As I put it before, the water that falls under the ice served as a lubricant and contributes to accelerating the speed of the glacier on its bedrock..

Even more surprising was that this bed of water lifted the glacier’s height by 55 centimetres, a phenomenon which had not been detected up to now. This means that a kilometre of ice is lifted up half a metre, which involves huge pressures.

The melting of the ice and the draining of the larger and larger surface lakes has accelerated in the last years because of global warming. This means that the melting of the glaciers that end up in the ocean is accelerating too, contributing the rise of level of the oceans.

Source: University of Cambridge.

Vue d’un lac de surface au Groenland avant et après sa vidange (Source: University of Cambridge)

Groenland : Les Etats-Unis font le forcing ! // Greenland : The United States is pushing hard !

En août 2019, le président Trump s’était montré intéressé par l’achat du Groenland. Ce n’était certainement pas à cause de la beauté des étendues glacées de ce territoire, mais bien pour avoir accès aux richesses susceptibles d’être mises à jour par la fonte des glaces. Il est facile de comprendre pourquoi Trump veut que les États-Unis se retirent de l’Accord de Paris sur le climat! Plus la glace fondra rapidement sous les coups de boutoir du réchauffement climatique, plus il sera facile d’avoir accès aux ressources minérales qui se cachaient jusqu’à présent sous la glace. Cependant, la tentative du président américain d’acheter le Groenland s’est soldée par un échec. Les responsables politiques du Groenland et du Danemark ont insisté sur le fait que le pays n’était pas à vendre.
Cependant, les États-Unis gardent toujours un oeil sur le Groenland. Une délégation américaine, avec à sa tête le conseiller du Département d’État, s’est rendue dans la capitale Nuuk fin octobre pour s’entretenir avec des ministres du gouvernement groenlandais. Selon les analystes politiques danois, cette visite avait pour objectif d’accroître l’influence des États-Unis au Groenland.
Certains pensent que l’administration Trump est déterminée à gagner les cœurs et les esprits des 56 000 Groenlandais, le but étant de les convaincre de couper le cordon ombilical avec le Danemark et de devenir le 51ème État des États-Unis.
Les Américains ont décidé d’accroître leur présence au Groenland et de communiquer directement avec les habitants. Cela permettra court-circuiter le Danemark et d’accroître progressivement l’influence étasunienne sur la grande île. Cela porterait inévitablement atteinte à la souveraineté du Danemark.
Les membres de la délégation américaine ont exprimé leur intérêt pour une coopération de plus en plus importante avec le Groenland dans les domaines du commerce, de la construction d’infrastructures, de l’investissement, de l’éducation et de la recherche. Il est également évident que les États-Unis voudraient développer l’industrie minière et le tourisme, sujet qui a été à l’origine des récents désaccords entre le Groenland et le Danemark.
De nombreux observateurs estiment que les États-Unis pourraient aider le Groenland à obtenir son indépendance et persuader les autorités groenlandaises de tenir un référendum sur la séparation du Danemark Un journaliste local n’exclut pas la possibilité de voir une majorité politique se dessiner au Groenland d’ici cinq à dix ans pour que le Groenland rejoigne les Etats-Unis et se séparer de la tutelle danoise.

Source: Iceland Monitor.

Personnellement, je suis prêt à parier que si les Républicains restent au pouvoir, le Groenland deviendra le 51ème Etat des Etats Unies au cours de la décennie à venir. Business is business ! Un bel exemple de colonialisme que la France et la Grande Bretagne n’auront pas trop intérêt à critiquer !

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In August 2019, President Trump said he was interested in buying Greenland. This was certainly not because of the beauty of the territory’s icy expanses, but rather to have access to the wealth likely to be uncovered by the melting of the ice. It is easy to understand why Trump wants the U.S. to pull out of the Paris Climate Agreement! The faster the ice melts under the assaults of global warming, the easier it will be to have access to the minerals that used to hide beneath the ice. However, The U.S. President attempt to buy Greenland proved a failure. The government of Greenland and Danish politicians stressed that the country was not for sale.

However, the United States has not lost interest in Greenland. A US delegation, headed by the counselor of the US Department of State, was in the capital Nuuk in late October, talking to Greenlandic government ministers, a move which Danish political analysts see as likely meant to increase US influence in Greenland.

Some have suggested that US President Donald Trump’s administration is determined to win the hearts and minds of the Greenlandic people, who count 56,000, with the aim of convincing them to cut ties with Denmark and potentially become instead the 51st State of the United States.

Americans now want to increase their presence in Greenland and communicate directly with its people, thereby eschewing Denmark, with the aim of gradually increasing their influence on this large island. This would inevitably undermine the sovereignty of Denmark.

The members of the U.S. delegation expressed interest in increased cooperation with Greenland in trade, the building of infrastructure, investment, education and research. It is also obvious that the U.S. would like to develop mining and tourism, an ambition which caused the recent disagreements between Greenland and Denmark.

Many observers believe the US could help Greenland earn independence from Denmark and might work to persuade Greenland to hold a referendum on separation from Denmark A local journalist does not rule out the possibility of there being political majority in Greenland five to ten years from now for becoming part of the US instead of Denmark.

Source : Iceland Monitor.

Source: Geological Survey of Denmark and Greenland

 

Photos: C. Grandpey

Le Groenland, une caverne d’Ali Baba! // Greenland, an Ali Baba’s Cave !

Tout le monde s’est moqué du Président Trump lorsqu’il a laissé entendre que les États-Unis pourraient être intéressés par l’achat du Groenland. Comme je l’ai déjà écrit, ce n’était pas la première fois qu’un président américain émettait une telle idée. En y réfléchissant, la suggestion de Trump n’était pas aussi stupide qu’elle en a l’air. Alors que la hausse des températures fait reculer la banquise, l’Arctique est en train d’acquérir une nouvelle importance géopolitique et économique et les États-Unis ne sont pas les seuls à vouloir se partager le gâteau. La Russie, la Chine et d’autres pays s’intéressent aux ressources potentielles de la région
Le Groenland est parfois décrit comme une Caverne d’Ali Baba, avec une profusion de pétrole, de gaz naturel et de minéraux rares qui ne demande qu’à être exploitée au fur et à mesure que la glace disparaît. Au moment où la fonte de la glace ouvre des voies de navigation et révèle des richesses incroyables, la région est considérée comme un nouvel atout géopolitique et économique. Un Groenland indépendant pourrait, par exemple, offrir des bases à la Russie et / ou à la Chine. Si l’île devenait un territoire semi-autonome du Danemark, cela aurait des conséquences géostratégiques majeures, en particulier si le passage du Nord-Ouest devenait une voie de transit pour la navigation, comme c’est le cas dans l’Arctique russe.
En avril, le président russe Vladimir Poutine a présenté un ambitieux programme visant à réaffirmer la présence de son pays dans l’Arctique ; il prévoit notamment la construction de ports et d’autres infrastructures et le développement de la flotte de brise-glace. La Russie veut s’implanter dans la région qui détient jusqu’à un quart du pétrole et du gaz naturel non encore exploités sur la planète.
La Chine est intéressée par le Groenland pour ses ressources en minéraux rares et parce que l’île pourrait être une base portuaire permettant des expéditions à travers l’Arctique vers l’est des Etats Unis. L’an dernier, la Chine a déjà encouragé le développement d’une « Route de la soie polaire » dans le cadre de l’Initiative de Beijing pour la construction de voies ferrées, de ports et autres infrastructures dans des dizaines de pays.
Alors que le réchauffement climatique fait reculer la glace et le froid vers le nord un peu plus chaque année, les scientifiques soulignent que la course vers l’Arctique sera un marathon long et difficile, et surtout pas une course de vitesse. La fonte de la calotte glaciaire du Groenland va générer de nombreux obstacles à l’exploitation des ressources pétrolières et gazières en mer, car les plates-formes de forage et les navires seront en permanence sous la menace des icebergs.
En revanche, si l’exploitation minière au Groenland coûtait cher jusqu’à présent à cause de l’environnement, les coûts de développement ont diminué avec la fonte de la glace, ce qui rend l’île beaucoup plus attrayante pour les acheteurs potentiels,
Source: Médias américains.

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Everybody laughed at President Trump when he suggested the United States might be interested in buying Greenland. As I put it before, this was not the first time a US president had emitted such an idea. Thinking about it, Trump’s suggestion was not as stupid as it seems. As warmer temperatures cause the ice to retreat, the Arctic region is taking on new geopolitical and economic importance, and not just the United States hopes to stake a claim; Russia, China and other nations are eyeing the Arctic’s potential resources.

Greenland is sometimes described as an Aladdin’s Cave of oil, natural gas and rare earth minerals just waiting to be tapped as the ice recedes. As melting ice opens shipping lanes and reveals incredible riches, the region is seen as a new geopolitical and economic asset. An independent Greenland could, for example, offer basing rights to either Russia or China or both. Should the island become a semi-autonomous territory of Denmark, it would have major geostrategic implications, especially if the Northwest Passage becomes a transit route for shipping, which is what is happening in the Russian Arctic.

In April, Russian President Vladimir Putin put forward an ambitious program to reaffirm his country’s presence in the Arctic, including efforts to build ports and other infrastructure and expand its icebreaker fleet. Russia wants to stake its claim in the region that is believed to hold up to one-fourth of the Earth’s undiscovered oil and gas.

China sees Greenland as a possible source of rare earths and other minerals and a port for shipping through the Arctic to the eastern U.S. It called last year for joint development of a « Polar Silk Road » as part of Beijing’s Belt and Road Initiative to build railways, ports and other facilities in dozens of countries.

But while global warming pushes the cold and ice farther north each year, experts caution that the race to the Arctic is an incredibly challenging marathon, not a sprint. The melting of the Greenland ice sheet creates uncertainty and danger for offshore oil and gas developers, threatening rigs and ships with all the icebergs they have to navigate around.

On the other hand, while mining in Greenland has been expensive due to the environment, development costs have fallen as the ice has melted, making it more attractive to potential buyers,

Source: US news media.

Les ressources énergétiques et minières du Groenland en 2014 (Source : La documentation française)

La fonte de l’Antarctique et son impact sur la planète // The melting of Antarctica and its impact on the planet

Quelques jours avant la publication à Monaco du rapport de l’ONU sur les océans et les zones recouvertes de glace sur Terre, un professeur de l’Institut de recherche sur les impacts du climat de Potsdam en Allemagne, également spécialiste de l’Antarctique, avait expliqué lors d’une conférence de presse l’impact du changement climatique sur cette région la plus froide du monde.
Nous savons depuis longtemps que le destin des régions côtières et des centaines de millions de personnes qui les habitent dépend du comportement de la glace en Antarctique, et plus particulièrement de l’Antarctique occidental, dont la fonte pourrait faire s’élever le niveau des océans d’au moins trois mètres. . Selon les climatologues et les glaciologues, il ne s’agit pas de savoir « si » cela va se produire, mais « quand ».
Tout d’abord, il convient de rappeler que le réchauffement climatique n’affecte pas le Groenland et l’Antarctique de la même manière. En Antarctique, 99% de la perte de glace se produit lorsque la glace glisse dans l’océan. La glace ne fond pratiquement pas à la surface de ce continent. A côté de cela, au Groenland, la moitié de la perte de glace est due à la fonte de surface, avec l’eau qui se jette dans l’océan. Lorsque la glace en Antarctique ou au Groenland glisse dans l’océan et devient une plate-forme littorale, elle entre en contact avec les eaux de surface. Comme je l’explique dans ma conférence «Glaciers en Péril», une augmentation ne serait-ce que d’un dixième de degré de la température de l’eau peut entraîner un déséquilibre important de la calotte glaciaire. Celle du Groenland est beaucoup moins étendue qu’en Antarctique, mais elle perd aussi beaucoup plus de masse. C’est parce que l’Antarctique est beaucoup plus froid.
Notre connaissance de l’Antarctique a beaucoup évolué au cours des dernières années. Il y a dix ans, la modélisation de ce continent ne révélait aucune perte de glace significative au cours de ce siècle. Certains se demandaient même si la masse de glace de l’Antarctique n’était pas en train d’augmenter. Aujourd’hui, tous les modèles font état d’une perte importante de la banquise. La calotte glaciaire du continent a perdu environ 150 milliards de tonnes chaque année depuis 2005. La quasi-totalité de la perte a eu lieu en Antarctique occidental. La perte de glace s’accélère, que ce soit au Groenland ou en Antarctique. Il n’y a plus aucune d’ambiguïté à ce sujet. Les études en cours nous disent que l’Antarctique occidental a franchi un point de non retour. Il est devenu instable et déversera toutes ses glaces les plus vulnérables dans l’océan.
Une étude menée en 2014 estimait que l’Antarctique pourrait faire s’élever de 50 centimètres le niveau des océans d’ici 2100. La dernière évaluation du GIEC indique 16 centimètres comme la fourchette la plus haute. En 2016, une étude très fiable introduisant de nouveaux processus physiques a été publiée dans la revue Nature. Elle proposait une hausse plus importante allant jusqu’à plus d’un mètre. Cette étude a été très critiquée et les résultats devront peut-être être révisés.
En ce qui concerne l’avenir, si nous respectons l’Accord de Paris, au mieux, l’élévation du niveau de la mer ralentira. Si nous ne le respectons pas, le phénomène va encore s’accélérer d’ici la fin du siècle. Comme je l’ai expliqué dans des notes précédentes, la partie la plus vulnérable de la calotte glaciaire de l’Antarctique occidental – qui entraînerait une élévation de 3,5 mètres du niveau de la mer – se situe dans des dépressions au-dessous du niveau de la mer où l’eau de l’océan s’infiltre et vient saper la glace.
En ce qui concerne les effets de l’élévation du niveau de la mer sur les zones habitées, personne ne devrait craindre pour sa vie. Cependant, si New York se situe cinq mètres sous le niveau de la mer derrière des digues, il n’est pas certain que beaucoup de gens voudront y vivre. Selon le professeur de l’Institut de recherche de Potsdam, le véritable impact concerne les villes que nous allons perdre. Hong Kong est actuellement un symbole de la démocratie en Chine. La Nouvelle-Orléans est un bastion de la culture et New York un centre de culture et d’affaires. Nous allons également perdre Hambourg, Calcutta et Shanghai si nous n’arrêtons pas d’émettre des gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
Source: Médias américains.

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A few days before the release in Monaco of the UN report on oceans and Earth’s frozen zones, a professor at the Potsdam Institute of Climate Impact Research in Germany and a top expert on Antarctica, had explained in a press conference how climate change is impacting the world’s coldest region.

We have known for a long time that the fate of the world’s coastal regions and the hundreds of millions of people who inhabit them depend on the behaviour of ice in Antarctica, and more particularly West Antarctica whose melting could lift global oceans by at least three metres. According to climatologists and glaciologists, this not a matter of « if » but « when. »

First of all, it should be remembered that global warming does not affect Greenland and Antarctica the same way. In Antarctica, 99 percent of all ice loss occurs when the ice slides into the ocean. There is practically no ice melt on the surface. On the other hand, in Greenland, half of the ice loss is due to melt water that runs into the ocean. When ice in Antarctica or Greenland slides into the ocean and becomes an ice shelf, it comes into contact with surface water. As I explain in my conference “Glaciers at Risk”, even a tenth of a degree increase in the temperature of the water can lead to a significant ice sheet imbalance. Greenland’s ice sheet is much smaller than Antarctica’s, but sheds even more mass. That is because Antarctica is so much colder.

Our knowledge of Antarctica has much changed in the past years. Ten years ago the modelling of Antarctica showed no significant ice loss within this century. Indeed, there was some debate as to whether the continent might add ice mass. Today, all the models show an ice sheet loss at a significant rate. The continent’s ice sheet has shed about 150 billion tonnes of mass every year since 2005, virtually all of it in West Antarctica. Ice loss in both Greenland and Antarctica is accelerating. There is no longer any ambiguity. The current studies tell us that West Antarctica has passed a tipping point. It has become unstable and will discharge all its most vulnerable ice into the ocean.

A 2014 study estimated that we could get 50 centimetres of sea level from Antarctica by 2100 The last assessment of the Intergovernmental Panel on Climate Change (IPCC) said 16 centimetres was the upward limit. In 2016 an important study introducing new physical processes was published in Nature. It proposed an even higher contribution, of up to more than a metre. That study has been much criticised, and the findings may be revised.

Concerning the future, if we keep to the Paris Agreement, sea level rise will at best slow down. If we don’t, it will still be accelerating at the end of the century. As I explained in previous posts, the most vulnerable part of the West Antarctic ice sheet – equivalent to 3.5 metres of sea level rise – sits in depressions below sea level, where ocean water infiltrates and erodes the ice sheet from underneath.

Concerning the effects of sea level rise on inhabited areas, nobody should fear for their life. However, if New York winds up five metres below sea level behind dikes and levees, it is not sure that people will want to live there. The real impact lies with the cities we will lose. Hong Kong is currently a beacon of democracy in China. New Orleans is a bastion of culture, and New York of culture and business. We are also going to lose Hamburg, Calcutta and Shanghai if we do not stop emitting greenhouse gases into the atmosphere.

Source : US news media.

Antactique de l’Ouest (Source: NOAA)

Le glacier Thwaites est sous haute surveillance car sa fonte ferait directement et indirectement monter le niveau des océans (Source: NOAA)

Des sondes dans les eaux du Groenland et des armes nucléaires contre les ouragans // Probes in Greenland’s waters and nuclear weapons against hurricanes

Une récente mission récente de la NASA – Oceans Melting Greenland, ou OMG – comprenant trois scientifiques a survolé à basse altitude les glaciers de la côte du Groenland à bord d’un DC3 des années 1940 revu et corrigé. L’appareil a survolé l’île pendant quatre étés, en larguant des sondes afin de recueillir des données sur la contribution des océans à la fonte rapide de la glace du Groenland. L’Océan Arctique borde les trois quarts de l’île qui est recouverte de glace sur 85% de sa surface. Si cette couche de glace venait à disparaître complètement, le niveau de la mer augmenterait de sept mètres ; cela constituerait une réelle menace pour des centaines de millions de personnes dans le monde.
Les scientifiques ont largué des sondes cylindriques de 1,5 mètre qui transmettent en temps réel des données sur la température et la salinité de l’océan. Une fois que chaque sonde a touché l’eau, les données commencent à être téléchargées presque immédiatement sur les ordinateurs de bord. La mission permettra d’étudier comment les couches d’eau plus chaudes au large des côtes entrent en contact avec les glaciers et leur incidence sur la rapidité de la fonte de la glace

La mission OMG étudie les glaciers groenlandais en hiver et compare les données obtenues à celles recueillies sur l’océan en été sur une période de cinq ans. Ce faisant, les chercheurs espèrent mieux prévoir l’élévation du niveau de la mer.
L’Arctique s’est réchauffé deux fois plus vite que le reste de la planète et le Groenland est devenu un pôle de recherche sur le climat. La NASA a commencé à étudier le climat de la Terre de manière plus approfondie à partir des années 1970, époque où les budgets dédiés à l’exploration interplanétaire ont été considérablement réduits.
Aujourd’hui, on compte plus d’une douzaine de satellites en orbite pour la surveillance des mers, des glaces, des terres et de l’atmosphère terrestre, ainsi que des missions telles que OMG qui fourniront des données permettant de mieux prédire l’élévation du niveau de la mer dans le monde.
Source: NASA.

Pendant ce temps, le président Donald Trump – qui a toujours des idées brillantes – a suggéré d’utiliser des armes nucléaires pour empêcher les ouragans de frapper les États-Unis. Le président aurait soulevé cette idée à de nombreuses reprises depuis 2017.
Loin d’être révolutionnaire, l’idée d’utiliser des armes nucléaires contre les ouragans ne date pas d’hier. Dès la fin des années 1950, des scientifiques et des organismes gouvernementaux américains avaient suggéré de faire exploser des charges nucléaires afin de réduire l’intensité des fortes tempêtes. En 1959, un météorologue américain a expliqué que des sous-marins pourraient être utilisés pour lancer des ogives nucléaires dans l’œil d’un cyclone, l’une des nombreuses applications «pacifiques» qu’il imaginait pour l’arme nucléaire.
Heureusement, les météorologues de la NOAA sont aujourd’hui beaucoup mois enthousiastes à l’idée d’utiliser des armes nucléaires pour contrer les ouragans. Ils disent que cette approche serait loin d’être couronnée de succès et qu’elle néglige un problème grave. En effet, les retombées radioactives ainsi produites se déplaceraient assez rapidement avec les alizés et elles causeraient des problèmes environnementaux dévastateurs.
Source: Médias américains.

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 A recent NASA mission – Oceans Melting Greenland, or OMG – including three scientists flew low over the glaciers on Greenland’s coast in a modified DC 3 plane. The aircraft has flown around the island for four summers, dropping probes to collect data on how oceans contribute to the rapid melt of Greenland’s ice. The island has three quarters bordering the Arctic Ocean and is 85 percent covered in ice. If this ice sheet were to disappear completely, it would raise the ocean level by seven metres, a huge threat to hundreds of millions of people around the world.

The crew dropped 1.5-metre cylindrical probes that will transmit data about the ocean’s temperature and salinity. After each probe hit the water, data started to upload almost immediately onto the onboard computers. The mission will allow to investigate how warmer layers of water off the coast come into contact with glaciers and how this effects how quickly they melt.

OMG surveys Greenlandic glaciers in the winter, comparing it with the data they collect about the oceans in the summer over a five-year period; doing so, the researchers hope to better predict sea-level rise.

The Arctic region has warmed twice as fast as the global average, and Greenland has become a focal point for climate research  NASA started to study the earth’s climate in greater depth from the 1970s when its inter-planetary exploration budget was reduced, using its satellites to look at the earth.

Today it has more than a dozen satellites in orbit monitoring earth’s seas, ice, land and atmosphere, along with missions like OMG, which will provide data to give better predictions of sea-level rise around the globe.

Source: NASA.

Meantime, President Donald Trump – who always has brilliant ideas – suggested firing nuclear weapons into hurricanes to prevent them hitting the US. The president is said to have raised this idea on numerous occasions, dating back as far as 2017.

Far from being a revolutionary, the idea of using nuclear weapons against hurricanes has a remarkably long history. As far back at the late 1950s, scientists and government agencies in the US had floated proposals for exploding nuclear devices to break up large storms. In 1959, a US meteorologist suggested submarines could be used to launch warheads into the eye of a hurricane, one of several “peaceful” applications he imagined for nuclear weapons.

Fortunately, today’s NOAA meteorologists have less enthusiasm for nuking weather systems. They say that this approach is far from being successful and it neglects a serious problem. Indeed, the released radioactive fallout would fairly quickly move with the tradewinds and cause devastating environmental problems.

Source: US news media.

L’eau plus chaude de l’Océan Arctique accélère la fonte des glaciers groenlandais; (Photo: C. Grandpey)