Assurances et catastrophes naturelles aux Etats Unis // Insurance and natural disasters in the U.S.

Lorsque 700 maisons ont brûlé pendant l’éruption du Kilauea à Hawaï, j’ai indiqué que leurs propriétaires étaient confrontés à de sérieux problèmes avec les compagnies d’assurance qui refusaient de prendre en compte les dégâts causés par la lave. Les victimes de l’ouragan Florence dans les Carolines du Nord et du Sud doivent faire face à une situation similaire.
Un article publié sur le site internet MarketWatch explique que «la plupart des propriétaires dont les biens ont subi les pluies torrentielles de l’ouragan Florence auraient été mieux lotis si leur maison avait été détruite par un incendie ou une éruption volcanique, du moins du point de vue des assurances.» En effet, les dégâts causés par les inondations ne sont pas couverts par les polices d’assurance habitation classiques. Seuls les propriétaires ayant souscrit une assurance spéciale contre les inondations seront indemnisés si l’eau de l’ouragan Florence a endommagé leur maison. Force est de constater qu’il n’y a pas beaucoup de monde dans ce cas.
C’est un cas de figure qui se répète quand les ouragans et les pluies qui les accompagnent provoquent des inondations. Lorsque l’ouragan Irma a frappé la Floride l’année dernière, seulement 14% des 3,3 millions de ménages dans les zones touchées par la catastrophe avaient une assurance contre les inondations. Dans certains cas, la couverture dépend de la manière dont les dégâts ont été causés. Dans le cas d’un ouragan, si des vents violents causent des dégâts à la toiture et entraînent une accumulation d’eau importante dans la maison, l’assurance couvrira probablement ces dégâts. En revanche, si une rivière à proximité déborde à cause des fortes pluies, les dégâts causés aux habitations ne seront couverts que si les propriétaires ont souscrit une assurance contre les inondations.
Lors d’éruptions volcaniques, les dégâts causés par les coulées de lave ou les incendies qui en résultent sont couverts par la politique habituelle des propriétaires. [Note personnelle: Ceci n’est que partiellement vrai. Comme je l’ai déjà signalé, l’assurance interviendra seulement si la lave a causé un incendie et si les fondations de la maison sont encore visibles après l’incendie. Si la lave a recouvert les fondations, l’assurance ne fonctionnera pas.]
Il convient de noter que si l’éruption provoque une activité sismique, les propriétaires ne seront pas indemnisés, à moins d’avoir souscrit une politique sismique distincte.
La prime annuelle moyenne pour une police d’assurance dans le cadre du programme national contre les inondations s’élevait à  878 dollars en avril 2017. Toutefois, les primes d’assurance contre les inondations peuvent facilement coûter des milliers de dollars dans les régions où le risque d’inondation est le plus élevé.
Certaines catastrophes naturelles sont toujours couvertes par l’assurance des propriétaires, comme les incendies de forêt, les tornades et les dégâts causés par la grêle. D’autres catastrophes naturelles ne sont jamais ou rarement couvertes par une police d’assurance classique. Elles se répartissent généralement en deux catégories: les inondations et les «événements terrestres». La première catégorie comprend les catastrophes causées par la montée des eaux, les inondations causées par les pluies abondantes et la montée des eaux provoquée par les ouragans, les ruptures de barrages et les tsunamis. Les «événements terrestres» incluent les catastrophes telles que les tremblements de terre, les glissements et effondrements de terrain.
Malheureusement, de nombreux Américains ne savent pas que ces catastrophes ne sont pas couvertes par la politique d’assurance classique. Les propriétaires doivent souscrire une police distincte ou un avenant à leur police d’assurance habitation auprès d’un assureur privé pour être assurés contre un séisme. En Californie, les habitants ont également la possibilité d’acheter une telle assurance auprès de la California Earthquake Authority. Une amie qui habite sur la côte ouest de la Grande Ile d’Hawaii refuse d’acheter une telle assurance contre les séismes car elle est trop coûteuse. Elle croise les doigts…
Comme je l’ai indiqué à propos des victimes de la lave à Hawaï, si les propriétaires n’ont pas souscrit un contrat d’assurance particulier et sont ensuite victimes d’une catastrophe naturelle, ils peuvent demander une compensation auprès de la Federal Emergency Management Agency ou solliciter un prêt auprès de la Small Business Administration. Bien entendu, cet argent ne compensera pas le montant total des pertes. Il s’agit juste d’une aide.
Source: MarketWatch.

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When 700 houses or so burnt during the Kilauea eruption in Hawaii, I indicated that their owners had to face great difficulties with insurers who refuse to take into account the damage caused bt lava. The victims of Hurricane Florence in the Carolinas are confronted with a similar situation.

An article published on the website MarketWatch explains that “most homeowners whose properties were in the path of Hurricane Florence’s torrential rains would have been better off if their home had been hit by a wildfire or volcanic eruption, at least from an insurance perspective.” It is because damage caused by flooding is not covered by standard home insurance policies. Only homeowners who bought separate flood insurance for their homes were covered if water from Florence damaged their house. And there weren’t many people in that case.

This is a refrain which is common where hurricanes and their flood-inducing rainfall are concerned. When Hurricane Irma struck Florida last year, just 14% of the 3.3 million households in the areas affected by the disaster had flood insurance coverage. In some cases, coverage will depend on how the damage was caused. In the case of a hurricane, if high winds cause roof damage that leads to significant water accumulation within the house, insurance will likely cover it. But if a nearby river overflows because of the heavy rainfall, the damage to homes will only be covered if the owners have flood insurance.

In volcanic eruptions, damage caused by lava flows or resulting fires is covered by a standard homeowner’s policy. [Personal note: This is only partly true. As I put it before, the insurance will pay for the damage if lava caused a fire and if the foundations of the house can still be seen after the fire. However, il lava covered the foundations, the insurance does not work.]

It should be noted that if the eruption causes seismic activity, homeowners will not be reimbursed unless they have purchased a separate earthquake policy.

The average annual premium for a policy through the National Flood Insurance Program was $878 as of April 2017. But flood insurance premiums can easily cost thousands of dollars in regions that are determined to be at the highest risk of flooding.

Some natural disasters are always covered by homeowner’s insurance, including wildfires, tornadoes and hail storms. But other natural disasters are never or rarely covered under a standard homeowner’s insurance policy. They generally fall into two categories: floods and “earth movements.” The first category comprises disasters caused by rising water, which includes everything from floods caused by extensive rainfall and hurricane-induced storm surges to dam failures and tsunamis. “Earth movements” include disasters such as earthquakes, landslides and sinkholes.

Unfortunately, many Americans are unaware that these disasters are not covered by a standard homeowner’s policy. Homeowners will need to purchase a separate policy or a rider to their standard home insurance policy from a private insurer to be covered for an earthquake. California residents also have the option to purchase coverage through the California Earthquake Authority.

As I indicated about the victims of lava in Hawaii, if homeowners don’t buy specialized insurance coverage and then get hit by some sort of disaster, they do have some options to offset their losses. They can get a grant from the Federal Emergency Management Agency or a loan from the Small Business Administration. Of course, this money will not compensate for the total amount of the losses. It is just a help.

Source: MarketWatch.

Coulée de lave dans les Leilani estates à Hawaii (Crédit photo: USGS / HVO)

 

 

Palu (Indonésie) : Liquéfaction du sol // Soil liquefaction

Le très violent séisme de M 7,5 qui a secoué la ville de Palu a provoqué un phénomène de liquéfaction du sol entraînant l’effondrement de nombreux bâtiments. Le bilan humain est très lourd ; il dépassera probablement largement 2000 morts, avec des milliers de blessés.

La liquéfaction du sol se produit souvent quand les sols sont saturés en eau et quand ils sont déstabilisés, en général par un séisme. Quand le sol est saturé, l’espace entre les particules se remplit d’eau. Les secousses sismiques provoquent une augmentation de la pression de cette eau, de sorte que les particules ne sont plus solidaires entre elles, ce qui entraîne une perte de résistance et de rigidité du sol.  Le sol se comporte alors comme un liquide, d’où l’expression liquéfaction. Dans ces conditions, le sol n’est plus en mesure de supporter les structures qui ont été construites à sa surface. Certaine zones comme les remblais ou les berges des rivières sont plus exposées que d’autres à la liquéfaction. Les scientifiques pensent que seul le séisme – et pas le tsunami – est responsable de la liquéfaction du sol à Palu. Il faut noter que les dégâts n’affectent pas seulement les bâtiments en surface car les canalisations d’eau et de gaz ainsi que les tuyaux d’égouts peuvent se rompre sous l’effet du phénomène.

L’Indonésie n’est pas le seul pays victime de la liquéfaction du sol à l’occasion d’un séisme. Le Japon avait également eu à la subir suite à un séisme en 2011. Cette même année, des dégâts avaient été  provoqués par la liquéfaction des sols à Christchurch (Nouvelle Zélande) à l’occasion d’un tremblement de terre.

La seule solution pour éviter que des désastres se produisent est d’identifier les zones précédemment affectées et de prendre des mesures de renforcement du sol. Dans certains pays, il est demandé aux ingénieurs de prendre en compte le risque de liquéfaction du sol lors de la conception de nouveaux bâtiments, de ponts ou de barrages.

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The very powerful M 7,5 earthquake that struck the city of Palu caused a phenomenon of soil liquefaction, with the collapse of many buildings. The human toll is very heavy; it will probably exceed 2000 deaths, with thousands injured.
Soil liquefaction often occurs when soils are saturated with water and when they are destabilized, usually by an earthquake. When the soil is saturated, the space between the particles fills with water. The seismic shaking causes an increase in the pressure of this water, so that the particles are no longer integral with each other, which leads to a loss of strength and rigidity of the soil. The soil then behaves like a liquid, hence the expression liquefaction. Under these conditions, the soil is no longer able to support the structures that have been built on its surface. Some areas such as reclaimed land or river banks are more exposed than others to liquefaction. Scientists believe that it was only the earthquake – not the tsunami – that was responsible for soil liquefaction in Palu. It should be noted that the damage does not only affect the buildings on the surface; water, gas and sewer pipes can break due to the effect of the phenomenon.
Indonesia is not the only country affected by soil liquefaction during an earthquake. Japan also had to endure it following an earthquake in 2011. That same year, damage was caused by the liquefaction of rhe soil in Christchurch (New Zealand) during an earthquake.
The only way to prevent disasters is to identify previously affected areas and take soil-strengthening measures. In some countries, engineers are required to consider the risk of soil liquefaction when designing new buildings, bridges or dams.

Cette vidéo publiée par The Guardian n’est pas de bonne qualité, mais elle montre bien les conséquences de la liquéfaction du sol:

Image satellitaire montrant la liquéfaction des sols à Palu (Source: NASA)

Kick’em Jenny (Mer des Caraïbes // Caribbean Sea)

À l’issue de la conférence que j’ai faite au CDST de Saint-Pierre (Martinique) à la mi-août 2018, des personnes m’ont demandé si j’avais des nouvelles du volcan sous-marin Kick’em Jenny au large de la Grenade. À l’époque, J’ai indiqué à ces personnes qu’à ma connaissance, aucun événement significatif ne s’était produit à Kick’em Jenny depuis le mois de mars 2018 où on avait enregistré une augmentation de l’activité sismique, en particulier pendant la nuit du 11 au 12 mars, et le niveau d’alerte était passé du Jaune à l’Orange. La navigation avait été interdite dans un rayon de 5 kilomètres autour du volcan. Les scientifiques indiquaient qu’il n’y avait aucun risque de tsunami. Depuis le 22 mars 2018, toutefois, une baisse de l’activité volcanique avait été constatée et le niveau d’alerte avait donc été ramené à la couleur Jaune.

Au vu d’un article sur le site Web The Watchers, il semble que les choses soient à nouveau en train de changer. Le centre de recherche sismique de l’Université des Indes Occidentales (UWI) a détecté « des niveaux élevés de sismicité » sur le volcan sous-marin. L’activité sismique a débuté le 30 septembre 2018 avec trois événements de magnitude M 3,5, M 3,5 et M 3,3.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune, ce qui signifie que l’on doit continuer à respecter une zone d’exclusion de 1,5 km autour du volcan sous-marin.
Comme je l’ai indiqué en août, la dernière éruption connue de Kick’em Jenny a eu lieu le 29 mars 2017. Le volcan est situé à 8 km de la côte nord de la Grenade. Il s’élève à 1 300 mètres au-dessus du plancher océanique. De nombreuses éruptions historiques, principalement révélées par des signaux acoustiques, se sont produites à Kick’em Jenny depuis 1939, année où un nuage éruptif a jailli jusqu’à 275 mètres au-dessus de la surface de la mer.
Sources: The Watchers, UWI, Smithsonian Institution.

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In the wake of the conference I delivered at the CDST of Saint Pierre (Martinique) by mid-August 2018, some persons asked me if I had some news of Grenada’s Kick’em Jenny submarine volcano. I told these people that to my knowledge, no significant event had occurred at Kick’em Jenny since March 2018. At that time, there had been an increase in seismic activity, particularly during the night of March 11th to 12th, and the alert level had been raised from Yellow to Orange. Ships were not allowed within 5 kilometres of the volcano. Scientists said there was no risk of a tsunami. Since March 22nd, 2018, however, a decline in volcanic activity had been observed and the alert level had been lowered to Yellow.

Reading a report in the website The Watchers, it seems things are again changing. The University of the West Indies (UWI) Seismic Research Center has detected “high levels of seismicity” at the submarine volcano. Seismic activity began on September 30th, 2018, with three events with magnitudes M 3.5, M 3.5 and M 3.3 respectively.

The alert level is kept at Yellow, which means that the exclusion zone of 1.5 km around the submarine volcano must continue to be observed

As I indicated in August, the last known eruption of Kick’em Jenny took place on March 29th, 2017. The volcano is located 8 km off the north coast of Grenada. It rises 1 300 metres above the sea floor. Numerous historical eruptions, mostly documented by acoustic signals, have occurred at Kick ’em Jenny since 1939, when an eruption cloud rose 275 metres above the sea surface.

Sources :  The Watchers, UWI, Smithsonian Institution.

Tsunamis…

Suite au puissant séisme destructeur sur l’île des Célèbes, plusieurs blogonautes m’ont demandé pourquoi l’alerte tsunami avait été levée, alors que la vague a tout de même frappé la côte. Je suis incapable de donner une réponse. Une polémique est en train d’enfler à ce sujet en Indonésie. Je pense qu’il y a eu quelque part un dysfonctionnement, mais je ne sais pas à quel niveau. Des progrès ont été faits, avec l’installation de balises en mer pour suivre la progression des vagues générées par les tsunamis, mais nous sommes toujours au niveau zéro quant à la prévision des séismes. Nous connaissons certaines régions du monde où ils sont susceptibles de se produire (le long de la Ceinture de Feu du pacifique en particulier), mais la prévision s’arrête là.

(Source: Tsunami Warning Center)

En cliquant sur le lien ci-dessous, vous aurez accès au site « notre-planète.info » qui donnent des explications sur les tsunamis, leurs caractéristiques hydrodynamiques, les échelles d’intensité, les causes et les conséquences, ainsi que la prévention.

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Following the powerful destructive earthquake in Sulawesi, several visitors of my blog asked me why the tsunami warning had been raised, although the wave  hit the coast. I am unable to give an answer. A controversy is swelling on this subject in Indonesia. I think there was a malfunction somewhere, but I do not know at what level. Progress has been made with the installation of beacons at sea to track tsunami waves, but we are still at zero level for earthquake prediction. We know the regions of the world where they are likely to occur (along the Pacific Ring of Fire in particular), but prediction does not go any further.
By clicking on the link below, you will have access to the site « notre-planète.info » which gives explanations on tsunamis, their hydrodynamic characteristics, intensity scales, the causes and the consequences, as well as the prevention.

https://www.notre-planete.info/terre/risques_naturels/tsunamis.php

Dans les régions exposées aux tsunamis, comme ici à Valdez, en Alaska, des panneaux indiquent à la population les parcours à suivre pour se mettre à l’abri des vagues. Ce sont en général des zones en hauteur à proximité du littoral.

In tsunami-prone areas, such as here in Valdez, Alaska, signs tell the people what routes to follow to shelter from the waves. These are usually high areas near the coast.

Le séisme des Célèbes (Indonésie) // The Sulawesi earthquake (Indonesia)

Un violent séisme de M 7,5, d’origine purement tectonique, a frappé l’île des Célèbes, aussi appelée Sulawesi, le 28 septembre 2018. Il s’est produit après une première secousse de M 6,1 qui a fait un mort. Le dernier séisme avait son épicentre à 78 kilomètres au nord de la ville de Palu, capitale de la province du centre des Célèbes, et a été ressenti jusque dans le sud à Makassar, la capitale de l’île. L’alerte tsunami a été levée. Un peu trop tôt semble-t-il car une vague est venue un peu plus tard s’abattre sur le littoral. Il est fait état, selon les témoignages d’une vague de 3 à 6 mètres de hauteur. Une vidéo montre plusieurs vagues s’abattre sur plusieurs bâtiments et inonder une mosquée. S’agissant des vagues de tsunami, plus que leur hauteur, c’est l’énergie qu’elle développent qui est impressionnante.   Le dernier bilan (très provisoire) est d’au moins 384 morts (NB: 832 morts le 30 septembre 2018) et des centaines de blessés dans la ville de Palu. La panique a poussé les habitants à fuir vers les hauteurs.

Le séisme est survenu à la suite d’un décrochement de faille à faible profondeur à l’intérieur de la microplaque de la Mer des Moluques. Ces événements de décrochement ont généralement une taille d’environ 120 km x 20 km. D’une magnitude de M 6,5 ou plus, ils sont souvent destructeurs, tant sur le plan humain que matériel. Le séisme le plus important avait une magnitude de M 7.9 en janvier 1996, avec l’épicentre situé à une centaine de kilomètres au nord du séisme du 28 septembre 2018. Il a fait une dizaine de victimes, plus de 60 blessés et causé d’importants dégâts aux bâtiments.

Ces derniers événements montrent à quel point nous sommes démunis en matière de prévision sismique et de tsunami. Dans certaines régions du monde, des balises océaniques permettent de suivre la progression des vagues de tsunami. Il semble que la région des Célèbes – pourtant fortement exposée au risque sismique – ne soit pas dotée d’un tel équipement.

Source : Presse internationale, USGS.

Des images terribles:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

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A powerful tectonic M 7.5 earthquake struck Sulawesi on September 28th, 2018. It was recorded after a first  M 6.1 quake which caused one death. This last earthquake had its epicenter 78 kilometres north of the city of Palu, capital of the central province of Sulawesi, and was felt as far south as Makassar, the capital of the island. The tsunami warning was lifted. A little too early it seems because waves came later crashing down on the coast. There are reports of a wave 3 to 6 metres high. A video shows waves crashing into several buildings and flooding a mosque.  As far as tsunami waves are concerned, the energy they develop is more impressive than their height. The latest toll is at least 384 dead (NB: 832 on September 30th, 2018) and hundreds injured in the city of Palu. Panic pushed the inhabitants to flee towards the hills around the city.
The earthquake occurred as a result of a shallow strike-slip faulting inside the Moluccan Sea microplate. These strike-slip events are typically about 120 km x 20 km in size. With a magnitude of M 6.5 or more, they are often destructive, both human and material. The largest earthquake had a magnitude of M 7.9 in January 1996, with the epicenter located a hundred kilometres north of the September 2018 earthquake. It killed about ten people, injured more than 60 others and caused major damage to buildings.
These latest events show the difficulty of earthquake and tsunami forecasting. In some parts of the world, ocean beacons track the progress of tsunami waves. It seems that the Sulawesi region – although highly exposed to the seismic risk – is not equipped with such equipment.
Source: International Press, USGS.

Terrible images:

https://www.francetvinfo.fr/monde/asie/seisme-et-tsunami-en-indonesie/en-images-rues-inondees-batiments-detruits-les-premieres-images-des-degats-apres-le-seisme-suivi-d-un-tsunami-en-indonesie_2962613.html

Source: USGS

Semisopochnoi (Iles Aléoutiennes / Alaska)

Le volcan Semisopochnoi au cœur des Iles Aléoutiennes a montré des signes d’activité ces derniers jours. La dernière mise à jour de l’AVO indique que «la hausse de la sismicité qui a débuté le 18 septembre 2018 s’est intensifiée au cours des dernières heures et le fort signal de tremor apparu à 20h49 TU (12h49 heure locale) laisse supposer que des émissions de cendre se produisent ou sont imminentes sur le volcan ». La couleur de l’alerte aérienne a été portée à Orange et le niveau d’alerte volcanique à Vigilance.
Aucune anomalie n’a été détectée sur les images satellitaires, les rapports d’éclairs et les données infrasoniques. Le Semisopochnoi est surveillé par un réseau sismique local et à distance par satellite et par des détecteurs d’éclairs. Un réseau d’infrasons sur l’île d’Adak pourrait détecter des explosions sur le Semisopochnoi avec un délai de 13 minutes, en fonction des conditions atmosphériques.
Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

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Semisopochnoi volcano in the Aleutians has been showing signs of activity in the past days. The latest EVO update indicates that “elevated seismicity that started on September 18th, 2018 has intensified over the past couple of hours, and a strong tremor signal at 20:49 UTC (12:49 local time) suggests that ash emissions may be occurring or are imminent”. The Aviation colour code has been raised to ORANGE and the Volcano Alert Level to WATCH.
Nothing has been detected in satellite, lightning, or infrasound data. Semisopochnoi is monitored with an on-island seismic network, and remotely by satellite and lightning sensors. An infrasound array on Adak Island could detect explosive emissions from Semisopochnoi with a 13 minute delay if atmospheric conditions permit.

Source: Alaska Volcano Observatory (AVO).

Vue des trois cones du Mount Cerberus sur l’île Semisopochnoi. Photo prise en novembre 2012 (Crédit photo : Roger Clifford / AVO)

Azumayama (Japon)

L’Agence météorologique du Japon (JMA) a relevé le niveau d’alerte de l’Azumayama de 1 à 2 le 15 septembre 2018, en raison d’une forte augmentation de la sismicité et d’une déformation persistante de l’édifice. Le volcan est situé dans le nord-est de Honshu, à l’ouest de Fukushima. Le niveau d’alerte avait déjà été porté à 1 le 9 septembre 2018. La dernière éruption a eu lieu en 1977, avec un indice d’explosivité volcanique (VEI) de 1.
La JMA pense qu’une éruption mineure est possible et il est déconseillé à la population de s’approcher à moins de 1,5 km du cratère.
Source: JMA.

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The Japan Meteorological Agency (JMA) raised the alert level for Azumayama from 1 to 2 on September 15th, 2018, due to a sharp increase in seismicity and continuous deformation. The volcano is located in NE Honshu, west of Fukushima. The alert level had already been raised to 1 on September 9th, 2018. The last eruption took place in 1977, with a Volcanic Explosivity Index (VEI) of 1.

JMA says that a small scale eruption may take place and that vigilance is required in the range of approximately 1.5 km from the crater.

Source : JMA.

Vue du vaste cratère de l’Azumayama (Crédit photo: Smithsonian Institution)