Le Stromboli s’agite // Stromboli is quite active

Hier 18 avril 2019, un visiteur de mon blog a attiré mon attention sur l’activité du Stromboli qui, selon lui, était en hausse. C’est vrai que les superbes images en direct de la webcam Skyline permettent d’avoir une belle vue du volcan qui est en train de se racler le gosier. En effet, de volumineux panaches de cendre s’échappent à intervalles rapprochés de l’un des cratères situé, semble-t-il dans la partie centrale de la terrasse cratérique, mais aussi du cratère NE d’où s’échappent parfois les traditionnelles gerbes incandescentes typiques de l’activité strombolienne. A noter que les deux cratères se manifestent parfois ensemble. On perçoit aussi de temps à autre de fortes détonations.

Il est dommage que le site de l’INGV ne fonctionne pas. Au vu des sismomètres, on pourrait avoir une idée de l’intensité des événements.

En voyant ces panaches de cendre du Stromboli, je me dis que ce serait  l’occasion de tester les systèmes de détection élaborés à la suite de l’éruption de l’Eyjafjoll (Islande) en 2010 et qui, semble-t-il, n’ont pas connu se suite concrète dans les aéronefs…

Voici quelques captures d’écran de la webcam qui donnent une idée de l’activité du Stromboli en ce moment:

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Yesterday 18 April 2019, a visitor of my blog drew my attention to the activity of Stromboli which, in his opinion, was increasing. It is true that the greal live images of the Skyline webcam offer a beautiful view of the volcano which is clearing its throat. Indeed, voluminous ash plumes are coming out at short intervals from one of the craters located, it seems, in the central part of the crater terrace, but also from the NE vent NE from which sometimes ejects the traditional incandescent materials typical of Strombolian activity. The two vents are sometimes acting together. One can also hear occasional strong explosions.
It is a pity that the INGV website should not work. In view of the seismometers, one could have an idea of ​​the intensity of the events.
Seeing these ash plumes of Stromboli, I think it would be an opportunity to test the detection systems developed in the wake of the eruption of Eyjafjoll (Iceland) in 2010 and which, it seems, have not known concrete applications in aircraft …

Here are a few screenshots of the webcam that give a good idea of the current volcanic activity:

Le site web de l’INGV est d nouveau opérationnel. On peut voir que le Stromboli est bien actif, sans que les événements atteignent une intensité exceptionnelle.

Source: INGV

 

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques nouvelles de la situation volcanique dans le monde :

Selon l’Agence Météorologique Japonaise (JMA), un épisode éruptif a été observé sur l’Aso le 16 avril 2019. Les nuages ​​de cendre sont montés brièvement jusqu’à 200 mètres au-dessus du cratère. Une augmentation de la sismicité accompagnée de volumineuses émissions de gaz volcanique avait été observée le 14 avril. L’accès au volcan est interdit à moins de 1 km du cratère.
Le volcan ne s’était pas manifesté depuis le 8 octobre 2016. Le niveau d’alerte a été relevé à 2 le 14 avril.
Source: JMA.

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Comme je l’ai déjà mentionné dans une précédente note le 30 mars 2019, on observe actuellement une augmentation de la sismicité et de la température de l’eau dans le lac Taal aux Philippines. 10 séismes d’origine volcanique ont été enregistrés le 14 avril et 6 autres le 15 avril 2019.
La température de l’eau dans le secteur E du cratère principal est passée de 31,7 à 31,9°C, avec une baisse du niveau de l’eau de 0,41 m. à 0,31 m. et une diminution de l’acidité (pH de 2,67 à 2,95).
Les mesures de déformation du sol effectuées du 18 au 27 mars 2019 ont révélé un léger gonflement de l’édifice, ce qui confirme les dernières mesures obtenues avec les données GPS en continu.
Le niveau d’alerte est maintenu à 1.
Source: PHIVOLCS.

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Il va falloir garder un œil sur le Pico Viejo sur l’île Canarie de Tenerife. En effet, depuis quelque temps, on observe une certaine recrudescence de activité sismique. Le dernier épisode a eu lieu le 17 avril 2019 avec 3 secousses sur les pentes du Pico Viejo. Elles avaient des magnitudes de M 1,0, M 0,9 et M 1,3, à des profondeurs entre 12 et 17 km.

Source : GEVolcan.

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Volcans du Guatemala :

L’activité du Pacaya se limite à un dégazage modéré d’une cinquantaine de mètres. De faibles explosions stromboliennes projettent des matériaux incandescents jusqu’à une quinzaine de mètres au-dessus du cratère Mackenney. On observe une coulée de lave qui se dirige vers le nord.
Le dégazage du Fuego atteint une hauteur de 4 400 m d’altitude.  On observe de 13 à 18 explosions modérées par heure, avec des colonnes de cendre d’une hauteur de 4300 à 4700 mètres d’altitude. La nuit et tôt le matin, une incandescence est visible au-dessus du cratère. Des avalanches de matériaux continuent à dévaler les ravines Seca, Taniluyá, Ceniza et Trinidad. Des explosions faibles et modérées s’accompagnent d’ondes de choc qui font vibrer les vitres dans les localités proches du volcan. Des retombées de cendre sont observées dans plusieurs localités.
Les panaches de dégazage du Santiaguito montent jusqu’à une altitude de 2900 mètres avant de se disperser vers le sud-ouest. On enregistre en moyenne deux explosions de faible intensité par heure. Elles génèrent des colonnes de cendre qui s’élèvent à une hauteur d’environ 3 200 mètres. De petites avalanches de matériaux s’écoulent le long du flanc sud-est vers la base du dôme de Caliente, et vers le flanc sud-ouest du volcan Santa María.

Source : INSIVUMEH.

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Volcans indonésiens :

Le VAAC de Darwin a signalé qu’à la mi-avril, le panache de cendre du Bromo (Indonésie) atteignait une altitude de 3 km. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et il est demandé aux visiteurs du volcan de rester en dehors d’un rayon de 1 km du cratère.
Source: VAAC Darwin.

Deux éruptions ont eu lieu sur l’Anak Krakatau les 14 et 15 avril 2019, bien qu’aucun panache de cendre n’ait été observé lors du deuxième événement. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4). Il est demandé à la population de rester en dehors de la zone de danger d’un rayon de 5 km autour du cratère.
Le dôme de lave du Merapi continue de croître lentement. Les matériaux extrudés s’écoulent dans la ravine de la rivière Gendol. Le niveau d’alerte reste à 2 (sur une échelle de 1 à 4) et la population est priée de rester en dehors de la zone d’exclusion de 3 km.
Le 11 avril 2019, une explosion sur l’Agung a généré un panache de cendres dense qui s’est élevé à 2 km au-dessus du cratère. Le niveau d’alerte reste à 3 (sur une échelle de 1 à 4) avec une zone d’exclusion d 4 km de rayon.
Source: CVGHM.

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Le Villarica (Chili) est très actif ces jours-ci. À la mi-avril, des fontaines de lave s’élevaient à 70 mètres au-dessus de la lèvre du cratère. La sismicité était faible.
Source: POVI.

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Il est clair que les scientifiques hawaïens du HVO supportent mal de ne pas avoir réussi à prévoir la fin de la dernière éruption du Kilauea (Hawaii). Hier, dans la presse hawaïenne, on pouvait lire ce titre surprenant: «Le Kilauea entrera de nouveau en éruption». Quel scoop! C’est comme si l’on disait que l’Etna (Sicile) ou le Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) vont à nouveau entrer en éruption. Tout le monde le sait!
Voici la mise à jour du HVO le 16 avril 2019.
«Le Kilauea n’est pas en éruption. Les données de surveillance des huit derniers mois montrent des niveaux relativement faibles de sismicité, de déformation et d’émission de gaz au sommet et dans l’East Rift Zone, y compris dans la zone de l’éruption de 2018. Un séisme de magnitude M 5,3 (dont le Kilauea n’est pas responsable) s’est produit à 17h09.le samedi 13 avril 2019, et a été ressenti à travers l’île.
Depuis le 26 mars, le niveau d’alerte du Kilauea est NORMAL / VERT. Malgré cette classification, le Kilauea reste un volcan actif et il va à nouveau entrer en éruption. Bien que l’on s’attende à observer des signes annonciateurs du retour de l’éruption, le délai d’alerte peut être court. Les habitants de l’île d’Hawaï doivent donc se tenir au courant de la carte à risque du Kilauea et savoir comment être informés de l’activité du volcan.
Observations: La semaine dernière, aucun changement significatif n’a été observé dans  l’activité volcanique. De faibles niveaux de sismicité persistent sur le volcan ; les secousses se produisant principalement dans la région sommitale et sur le flanc sud du volcan. Les données envoyées par les stations GPS et les inclinomètres vont dans le sens d’un remplissage du réservoir magmatique profond sous l’East Rift Zone. Les émissions de dioxyde de soufre au sommet et sur le Pu’uO’o restent faibles. Ces émissions sont stables depuis plusieurs mois.»
Lorsque Kilauea entrera de nouveau en éruption, il ne serait pas surprenant que le HVO affirme qu’il s’agit d’une continuation de l’événement de 1983 et que l’absence d’activité, même si elle a duré plusieurs mois, n’était qu’une pause dans l’éruption!

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Here is some news of volcanic activity around the world :

According to the Japan Meteorological Agency JMA), Mount Aso went through an eruptive episode on April 16th, 2019. The ash clouds briefly rose up to 200 metres above the crater. An increase in seismicity accompanied by voluminous emissions of volcanic gas had been observed on April 14th.. Access to the volcano is forbidden within 1 km of the crater.

The volcano had been quiet since October 8th, 2016. The alert level was raised to 2 on April 14th.

Source: JMA.

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As I already put it in a previous post on March 30th, 2019, an increase in seismicity and water temperature is currently observed at Lake Taal in the Philippines. 10 volcanic earthquakes were recorded on April 14th and 6 more on April 15th, 2019.

The water temperature in the eastern sector of the Main Crater Lake increased from 31.7 to 31.9 °C, together with a decrease in water level from 0.41 m. to 0.31 m., and a decrease in acidity from pH 2.67 to pH 2.95.

Ground deformation measurements from March 18th to 27th, 2019 indicated slight inflation of the edifice consistent with recent results from continuous GPS data.

The alert level is kept at 1.

Source: PHIVOLCS.

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One should keep an eye on Pico Viejo on the Canary Island of Tenerife. Indeed, for some time, there has been a certain upsurge in seismic activity. The last episode took place on April 17th, 2019 with 3 quakes on the flanks of Pico Viejo. They had magnitudes of M 1.0, M 0.9 and M 1.3, at depths between 12 and 17 km.
Source: GEVolcan.

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Villarica (Chile) is quite active these days. By mid April, lava fountains were seen rising as high as 70 metres above the crater rim. Seismicity was low.

Source : POVI.

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Guatemala volcanoes:
The activity of  Pacaya consists of a moderate degassing of about fifty metres. Small strombolian explosions project incandescent materials up to about fifteen metres above the Mackenney crater. There is a lava flow going north.
The degassing of Fuego reaches a height of 4,400 m above sea level. There are 13 to 18 moderate explosions per hour, with ash columns from 4300 to 4700 metres a.s.l.. At night and early in the morning, an incandescence is visible above the crater. Avalanches of material continue to travel down the Seca, Taniluyá, Ceniza and Trinidad drainages. Small and moderate explosions are accompanied by shock waves that vibrate the windows in the municipalities near the volcano. Ashfall is observed in several villages.
The degassing plumes of Santiaguito rise to an altitude of 2900 metres before drifting southwest. On average, there are two low-intensity explosions per hour. They generate ash columns that rise to a height of about 3,200 metres. Small avalanches of material travel along the southeast flank, down to the base of the Caliente dome, and toward the southwest flank of the Santa María volcano.
Source: INSIVUMEH.

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Indonesian volcanoes

The Darwin VAAC has reported that in mid April ash plumes from Bromo rose to 3 km a.s.l. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 1-4), and visitors are warned to stay outside a 1-km radius fromthe crater.

Source: VAAC Darwin.

Two eruptions occurred at Anak Krakatau on April.14th and 15th, 2019, though no ash plume was visible during the second event. The Alert Level remains at 3 (on a scale of 1-4). Residents are warned to remain outside the 5-km radius hazard zone from the crater.

The lava dome at Merapi continues to grow slowly, with extruded material channelled into the Gendol River drainage. The alert level remains at 2 (on a scale of 1-4), and residents are warned to remain outside the 3-km exclusion zone.

On April 11th, 2019, an explosion at Agung produced a dense ash plume that rose 2 km above the crater. The alert level remains at 3 (on a scale of 1-4) with the exclusion zone set at a 4-km radius.

Source: CVGHM.

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It seems clear Hawaiian scientists at HVO are still disappointed for having failed at predicting the end of Kilauea’s last eruption. One could read yesterday in the Hawaiian press this surprising headline: “Kilauea will erupt again”. What a scoop! This like saying the Mount Etna (Sicily) or Piton de la Fournaise (Reunion Island) will erupt again. Everybody knows this!

Here is HVO’s update for April 16th, 2019.

« Kilauea Volcano is not erupting. Monitoring data over the past eight months have shown relatively low rates of seismicity, deformation, and gas emission at the summit and East Rift Zone (ERZ) including the area of the 2018 eruption. A magnitude 5.3 earthquake (not from Kilauea) occurred at 5:09 p.m. on Saturday, April 13th, 2019, and was felt across the island.

As of March 26th, Kilauea Volcano is at NORMAL/GREEN. Despite this classification, Kilauea remains an active volcano, and it will erupt again. Although we expect clear signs prior to a return to eruption, the time frame of warning may be short. Island of Hawaii residents should be familiar with the long-term hazard map for Kilauea Volcano and how to stay informed about Kilauea activity.

Observations: This past week saw no significant change in monitoring data or volcanic activity. Low rates of seismicity continue across the volcano, with earthquakes occurring primarily in the summit and south flank regions. GPS stations and tiltmeters continue to show motions consistent with refilling of the deep East Rift Zone magma reservoir. Sulfur dioxide emission rates from the summit and from Pu’uO’o remain low. These rates have been steady over the past several months. »

When Kilauea erupts again, I would not be surprised if HVO said that it is a continuation of the 1983 event and that the absence of activity – even though it lasted several months – was just a pause in the eruption!

Vues du Pico Viejo sur l’île de Tenerife. Sa dernière éruption a eu lieu du 9 juin au 14 septembre 1798. (Photo: C. Grandpey)

Hawaii : Pas d’éruption en vue sur le Mauna Loa ! // Hawaii : No eruption of Mauna Loa in the short term !

Comme je l’ai écrit dans l’une de mes dernières notes, le séisme enregistré le 13 avril 2019 dans la région du Hualalai sur la Grande Ile d’Hawaii n’a eu aucun effet sur l’activité des volcans hawaïens. Aucune nouvelle activité éruptive n’a été observée sur le Kilauea depuis la fin de l’éruption en août dernier. Selon le HVO, «les données de surveillance des huit derniers mois ont montré des niveaux relativement bas de sismicité, de déformation et d’émission de gaz au sommet et dans l’East Rift Zone, y compris dans le secteur de l’éruption de 2018».
Depuis la fin de l’éruption du Kilauea, des articles de presse ont laissé entendre que la pression exercée par le magma sur la chambre pourrait se déplacer vers le Mauna Loa et augmenter le risque éruptif sur ce volcan. La dernière éruption du Mauna Loa remonte à 1984.
Pour le moment, il ne semble pas que Mauna Loa soit sur le point d’entrer en éruption. La dernière mise à jour du HVO (4 avril 2019) indique qu ‘«aucun changement significatif dans l’activité sismique du Mauna Loa n’a été détecté en mars. De petits séismes, généralement inférieurs à M 2,0, se sont poursuivis dans des zones où on les enregistre habituellement, notamment sous le flanc nord-ouest, la zone sommitale et le flanc est. Le séisme le plus important survenu sur le Mauna Loa le mois dernier a été un événement de M 3,3 le 31 mars, à une profondeur d’environ 2,7 km sous le niveau du sol et près du sommet. Les données GPS sur le Mauna Loa indiquent une lente inflation du réservoir magmatique sommital. Les niveaux de déformation sont inférieurs à ceux observés pendant la période d’activité plus intense de 2014-2017. Les données concernant les gaz et la température, fournies par une station située dans la zone de rift sud-ouest et dans la caldeira sommitale, n’ont révélé aucun changement significatif au cours du mois écoulé. ”
Un scientifique de l’USGS a déclaré: « Une éruption du Mauna Loa pourrait se produire dans des mois, voire des années, mais nous savons que ce n’est pas une affaire de jours ou de semaines. »
Source: USGS / HVO.

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As I put it in a previous post, the earthquake that was recorded on April 13th, 2019, in the Hualalai area did not have any effect on the activity of Hawaiian volcanoes. No new eruptive activity has been observed on Kilauea since the end of the eruption last August. HVO indicates that “monitoring data over the past eight months have shown relatively low rates of seismicity, deformation, and gas emission at the summit and East Rift Zone (ERZ) including the area of the 2018 eruption.”

Since the end of the Kilauea eruption, some press articles have suggested that the pressure exerted by magma on the magma chamber could be diverted toward Mauna Loa and increase the risk of an eruption at this volcano. Mauna Loa’s last eruption dates back to 1984.

For the moment, it does not look as if Mauna Loa is ready to erupt. HVO’s latest update (April 4th, 2019) about the volcano says that “no significant changes in Mauna Loa’s seismic activity were detected in March. Small earthquakes, mostly less than M 2.0, continued in long-active areas including beneath the northwest flank, summit region, and east flank. The largest earthquake for Mauna Loa in the past month was an M 3.3 event, at a depth of approximately 2.7 km below ground level, near the summit on March 31st.  Data from GPS instruments on Mauna Loa indicate slow inflation of the summit magma reservoir system. The rates of deformation are lower than during the period of more intense unrest from 2014-2017. Gas and temperature data from a station on the Southwest Rift Zone and within the summit caldera showed no significant changes over the past month.”

Said a USGS scientist: “ »An eruption of Mauna Loa could be anywhere from months to years away. But we do know that it’s not days or weeks away. »

Source: USGS / HVO.

Le Mauna Loa, un superbe volcan bouclier, vu depuis le désert de Ka’u (Photo: C. Grandpey)

Vue aérienne du sommet du Mauna Loa (Crédit photo: USGS)

Vue de Mokuaweoweo, la caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Coulées de lave sur le versant sud-ouest du mauna Loa (Photo: C. Gra,dpey)

Système d’alerte sur le versant sud-ouest du Mauna Loa (Photo: C. Grandpey)

Le séisme du 13 avril 2019 à Hawaii // The earthquake of April 13th, 2019 in Hawaii

Un séisme de M 5,3 (avec une magnitude initiale de M 5,5) a été enregistré dans la région du Hualalai, sur la Grande île d’Hawaii, à 17h09 (heure locale) le samedi 13 avril 2019. Il avait une profondeur de 16 km et l’épicentre était situé à 10,5 km au sud-est de Puuanahulu. Aucun tsunami n’a été détecté après l’événement. Environ 11 minutes plus tard, à 17h20, un deuxième séisme de M 3.0 a été signalé à 3,5 km au sud de Puuanahulu.
Le HVO indique que trois répliques ont été enregistrées moins d’une heure après le premier séisme. Des chutes de pierres ont été signalées le long des Highways 19 et 11.
Le HVO précise par ailleurs que le séisme n’a pas modifié l’activité du Kilauea et du Mauna Loa. Bien que le séisme se soit produit en bordure E du Hualalai, rien n’indique que l’événement soit lié à l’activité volcanique. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1800-1801, avec des coulées de lave émises par cinq bouches el long de fractures éruptives ; elles ont atteint la mer et enseveli des villages. L’emplacement et la profondeur du dernier séisme laissent supposer qu’il était probablement lié au tassement de la croûte terrestre sous le poids de l’île.
Source: USGS.

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An M 5.3 earthquake (with a preliminary magnitude of M 5.5) was recorded in the Hualalai region of the Big Island at 5:09 p.m. (local time) on Saturday, April 13th, 2019. It had a depth of 16 km and the epicentre was located 10.5 km SE of Puuanahulu. No tsunami was expected after the event. About 11 minutes later at 5:20 p.m., a second M 3.0 quake was reported 3.5 km S of Puuanahulu.

The HVO reports that three aftershocks were recorded within an hour of the earthquake. There have been reports of rockfalls along Highways 19 and 11.

HVO indicates that the earthquake has caused no detectable changes in activity at Kilauea and Mauna Loa volcanoes. Although the earthquake occurred under the east margin of Hualalai volcano, there is no indication that the event is related to volcanic activity. The volcano’s last eruption was in1800-1801, when it produced lava flows from 5 fissure vents that reached the sea and buried Hawaiian villages. The location and depth of the last earthquake suggest it was likely related to flexure or settling of the crust beneath the weight of the island.

Source : USGS.

Emplacement du séisme du 13 avril 2019 (Source: USGS)

Nouvelle zone thermale à Yellowstone // New thermal area at Yellowstone

Yellowstone est un volcan actif bien connu pour son activité géothermale. Dans la mesure où le volcan est actif, les geysers et les sources chaudes sont susceptibles de changer de comportement. Ainsi, certains geysers cessent de fonctionner pendant que d’autres reprennent goût à la vie. Certaines sources chaudes disparaissent et d’autres apparaissent dans d’autres endroits du Parc.
Nous avons la confirmation de ces phénomènes en lisant un article qui vient d’être publié sur le site web de Newsweek. Des scientifiques ont découvert une nouvelle zone thermale dans le Parc National de Yellowstone. Selon eux, elle serait apparue au cours des deux dernières décennies. Elle est nichée entre West Tern Lake et la zone thermale proche de ce lac. Les scientifiques se sont rendus compte qu’une nouvelle zone thermale était apparue après avoir étudié les dernières images infrarouges thermiques du Parc prises en avril 2017. Ils ont ensuite comparé ces images avec les photos aériennes haute résolution du site prises en 2017 par le Programme National d’Imagerie Agricole et ont remarqué des arbres morts et du sol sans végétation. En revanche, une photo de 1994 montrait un ensemble d’arbres en bonne santé, mais qui commençaient à dépérir sur une image de 2006.
Les chercheurs en ont conclu que la zone thermale était apparue à la fin des années 1990 ou au début des années 2000.
Le site de la nouvelle zone thermale n’est guère visité car il se trouve à environ 800 mètres du sentier le plus proche et à environ 18 kilomètres d’un départ de sentier. C’est la raison pour laquelle la zone thermale vient tout juste d’être découverte.
Plus de 10 000 sources chaudes, geysers et autres mares de boue sont présentes dans environ 120 zones thermales à Yellowstone, et la plupart se trouvent dans des zones isolées et difficiles à atteindre.
Début 2019, l’Observatoire Volcanologique de Yellowstone a indiqué que 2018 avait été une année record pour le Steamboat Geyser qui est le geyser actif dont les gerbes sont les plus hautes dans le monde. Il est entré en éruption à 32 reprises en 2018, dépassant ainsi ses 29 manifestations de 1964.
Source: Newsweek, Yellowstone Volcano Observatory.

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Yellowstone is an active volcano famous for its geothermal features. As the volcano is active, the geysers and the hot springs may change their behaviour. Some geysers stop working while others come back to life. Some hot springs disappear while others appear in other places in the Park.

We have a confirmation of this when reading an article that has just been published on the Newsweek website. Scientists have discovered a new thermal area at Yellowstone National Park, which is believed to have grown in the past two decades. It is nestled between West Tern Lake and the Tern Lake thermal area. Scientists realised there was a new thermal area after studying the latest thermal infrared images of the National Park taken in April 2017.

They then checked high resolution aerial photos of the same spot captured in 2017 by the The National Agriculture Imagery Program, and noticed dead trees and bright soil. In contrast, a 1994 picture showed a crop of healthy trees which started to fade in a 2006 image.

Researchers therefore believe the thermal area first emerged in the late 1990s or early 2000s.

The site of the new thermal area is relatively unexplored as it is located about 800 metres from the nearest trail and about 18 kilometres from the nearest trailhead. This is the reason why the thermal area has only just been discovered.

More than 10,000 thermal features can be found across around 120 thermal areas in Yellowstone, most of which sit in remote and hard to reach areas.

Earlier this year, the Yellowstone Volcano Observatory revealed that 2018 was a record-breaking year for the Steamboat Geyser which is the tallest active geyser in the world. It erupted 32 times, topping the 29 eruptions recorded in 1964.

Source: Newsweek, Yellowstone Volcano Observatory.

Vue de Tern Lake (flèche rouge), au nord de Yellowstone Lake (Source : Google maps)

Lone Star et Monument Geyser à Yellowstone (Photos: C. Grandpey)

 

Volcans du monde // Volcanoes around the world

Voici quelques nouvelles de l’activité volcanique dans le monde. Pas d’événements majeurs à signaler au cours des derniers jours.

Au Kamchatka, le Sheveluch a connu un nouvel épisode éruptif le 10 avril 2019, avec un panache de cendre qui est monté jusqu’à 10 km d’altitude. Cet événement fait partie de l’activité habituelle de ce volcan.

Le niveau d’alerte pour ce volcan est maintenu à l’Orange.

S’agissant des autres volcans du Kamchatka, le niveau d’alerte du Karymsky et de l’Ebeko est Orange. Celui du Bezymianny et du Klyuchevskoy est Jaune.

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A noter en ce moment en Sicile « Etna 1669. Histoires de lave« .

Du 4 mars au 14 juillet 2019, sous l’égide de la Présidence de la région Sicile, se dérouleront des manifestations culturelles et scientifiques dans le cadre d’un événement intitulé »Etna 1669. Histoires de lave » consacré à la grande éruption de l’Etna au 17ème siècle, la plus dévastatrice et la mieux documentée pour l’époque.
Le programme de l’événement, également organisé par l’INGVde Catane, prévoit de nombreux événements avec la participation de toutes les municipalités impliquées dans l’événement historique.

Vous trouverez le programme (en italien) en cliquant sur ce lien :

http://comunicazione.ingv.it/images/news/news/Programma_Rassegna_eventi_Etna_1669_Storie_di_lava.pdf

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Dans ses dernières mises à jour, le CENAPRED indique que quelques dizaines (émissions de vapeur sont observées quotidiennement sur le Popocatepetl (Mexique). Elles s’accompagnent de gaz volcaniques et de petites quantités de cendre.
Un survol du volcan a été effectué le 8 avril, mais il n’a pas été possible de confirmer ou infirmer la présence d’un nouveau dôme de lave dans le cratère en raison de la couverture nuageuse et de la forte émission de vapeur et de gaz dans la zone du cratère. Bien que l’activité explosive ait diminué ces derniers jours, le CENAPRED souligne qu’il ne fat absolument pas s’approcher du volcan, en particulier près du cratère et, en cas de fortes pluies, s’éloigner des ravines à cause du risque de lahars.
Le niveau d’alerte est maintenu à la couleur Jaune Phase 3.

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Comme cela arrive de temps en temps, la température du lac du cratère du Ruapehu (Nouvelle-Zélande) augmente à nouveau, ainsi que le tremor volcanique. Au cours des cycles de hausse de température précédents, cette augmentation du tremor a duré de quelques jours à plusieurs semaines.
Depuis 2009, la température du lac a souvent oscillé entre 15 et 45°C sur une période d’environ 12 mois. Cependant, en septembre 2018 et pendant les six mois suivants, la température du lac est restée à environ 30°C. Au cours des deux dernières semaines, la température a encore augmenté, à raison d’environ 0,5°C par jour, pour atteindre 42°C le 9 avril 2019.
Dans le passé, les éruptions du Ruapehu se sont souvent produites lorsque le lac dépassait 45°C. Cependant, une température de 46°C a été enregistrée en 2016, sans qu’une éruption se produise.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 1.
Le dernier épisode éruptif du Ruapehu a eu lieu le 25 septembre 2007 avec un VEI de 3. La dernière éruption majeure a débuté le 16 juin 1996 et a duré jusqu’au 1er septembre de la même année. Elle avait un VEI de 3.
Source: GNS Science, The Watchers.

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Here is some news about volcanic activity around the world. No major events have benn observed during the past days.

Sheveluch (Kamchatka) went through a new eruptive episode on April 10th, 2019, with an ash plume up to 10 km above sea level. This event is part of the usual activity of the volcano.

The Aviation Colour Code remains Orange.

As far as the other volcanoes of Kamchatka are concened, the colour code is Orange as well for Karymsky and Ebeko. It is Yellow for Bezymianny and Klyuchevskoy.

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Right now in Sicily: « Etna 1669. Stories of lava« .
From 4 March to 14 July 2019, under the aegis of the Presidency of the Sicily Region, cultural and scientific events will take place during an event entitled « Etna 1669. Stories of lava » dedicated to the great eruption of tMount Etna in the 17th century. It was the most devastating and best documented for the time.
The program of the event, also organized by the INGV of Catania, provides for many events with the participation of all municipalities involved in the historic event.
You will find the program (in Italian) by clicking on this link:
http://comunicazione.ingv.it/images/news/news/Programma_Rassegna_eventi_Etna_1669_Storie_di_lava.pdf

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In its latest updates, CENAPRED indicates that a few tens of exhalations are identified daily at Popocatepetl (Mexico). They are accompanied by volcanic gases and small amounts of ash.
An overflight of the volcano was performed on April 8th but it was not possible to corroborate or discard the presence of a new lava dome in the crater because of the intense cloudiness, in addition to a high emission of steam and gases in the crater area. Although explosive activity has decreased in the past days, CENAPRED emphasizes that people should not go near the volcano, especially near the crater, and in case of heavy rains leave the bottoms of ravines because of the danger of lahars.
The alert level is kept at Yellow Phase 3.

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As this happens from time to time, temperature at Ruapehu’s crater lake (New Zealand) is again increasing, together with moderate levels of volcanic tremor. In previous heating cycles, this increased tremor lasted for a few days to several weeks.

Since 2009, the lake temperature has often ranged between 15 and 45°C over a period of about 12 months. However, in September 2018 and for the following 6 months the lake temperature remained at about 30°C. Over the last two weeks, the lake temperature has risen further, at a rate of around 0.5 °C per day, to 42 °C on April 9th, 2019.

In the past, eruptions at Ruapehu have occurred more often when the lake exceeded 45°C. However, a temperature of 46°C was recorded in 2016 with no eruption.

The Volcanic Alert Level remains at 1.

Ruapehu’s last eruptive episode took place on September 25, 2007 with a VEI of 3. The last major eruption started on June 16th, 1996, and lasted until September 1st of the same year. It had a VEI of 3.

Source: GNS Science, The Watchers.

L’activité du Popocatepetl en graphiques (Source: CENAPRED)

Lac de cratère du Ruapehu (Photo: C. Grandpey)

La pollution du Kilauea à Hawaii // The pollution of Kilauea Volcano in Hawaii

La fin de l’éruption du Kilauea en septembre 2018 s’est accompagnée d’une diminution considérable de la quantité de dioxyde de soufre (SO2) émis par le volcan. Cela a permis de pouvoir bénéficier à nouveau d’un ciel magnifique au-dessus de la Grande Ile d’Hawaï, en particulier dans sa partie ouest où la pollution volcanique connue sous le nom de vog avait été régulièrement observée au cours des dernières années.
Au plus fort de l’éruption dans la Lower East Rift Zone (LERZ) en 2018, alors que les émissions de gaz volcaniques et la pollution étaient à leur plus haut niveau, une équipe scientifique a travaillé en relation avec le HVO et les services sanitaires de l’État d’Hawaï pour étudier le niveau de pollution de l’air générée par l’éruption.
Les chercheurs ont échantillonné des particules volcaniques et des gaz le long de la LERZ, en particulier au niveau de la Fracture n°8, de l’entrée de la lave dans l’océan et sur divers sites sous le vent. Pour déterminer la nature et la composition de la pollution volcanique, des échantillons ont été prélevés par aspiration de l’air à travers des filtres, au niveau du sol et de l’air, et à l’aide de drones.
Les particules minuscules déposées sur les filtres ont ensuite été analysées en laboratoire pour en déterminer la composition chimique et ont été observées à l’aide d’un puissant microscope électronique à balayage (MEB) pour déterminer la composition des particules individuelles. D’autres instruments ont déterminé le nombre ou le poids de particules de différentes tailles que l’on associe à différents impacts sur la santé dans des études sur la pollution d’origine humaine. Les échantillons ont été analysés pour en déterminer le pH et les principaux composants, notamment le sulfate, le fluorure et le chlorure, ainsi que des métaux traces, tels que le plomb et l’arsenic.
Ces analyses ont ciblé les espèces chimiques présentes dans les panaches volcaniques. Le panache du Kilauea est composé principalement de vapeur d’eau, de dioxyde de carbone (CO2), de dioxyde de soufre (SO2) et de quantités plus faibles d’autres gaz, notamment de chlorure d’hydrogène (HCl) et de fluorure d’hydrogène (HF). Le SO2 réagit dans l’atmosphère au fil du temps pour former de minuscules particules de sulfate acides et neutres, qui constituent un élément majeur de la pollution volcanique à Hawaii. De petites quantités de métaux toxiques ont également été trouvées dans les panaches de gaz volcaniques émis par les bouches éruptives du Kilauea.
La campagne d’échantillonnage de gaz et de particules effectuée au cours de l’été 2018 a permis d’examiner dans quelle mesure les éléments traces, tels que les métaux, varient avec la distance, dans le panache du Kilauea. Il a été constaté que la quantité de ces éléments était très variable et ne dépendait pas uniquement de la distance entre le panache et la source de l’éruption. La plupart des particules avaient un diamètre inférieur à 2,5 microns, une taille suffisamment petite pour pénétrer profondément dans les poumons.
Les résultats de l’étude corroborent également les observations précédentes concernant la transformation chimique du SO2 gazeux en particules. Les zones éloignées de la source des émissions gazeuses, comme la côte de Kona, sur la Grande Ile d’Hawaii, présentaient de fortes concentrations de particules, car une grande partie du SO2 s’était transformée en particules en se déplaçant sous le vent. Les normes de qualité de l’air ambiant concernant le SO2 et les particules ont été dépassées à divers endroits sur l’île au cours des trois mois de l’éruption dans la LERZ.
Contrairement à l’été 2018 et la forte intensité de l’éruption, le calme qui rège actuellement sur le Kilauea offre une excellente occasion d’étudier la qualité de l’air ambiant. Cela va permettre aux scientifiques mesurer la différence entre la pollution anthropique, telle que les gaz d’échappement des véhicules, et la pollution volcanique. Comprendre la contribution de la pollution d’origine humaine est important sur une île où la population ne cesse d’augmenter.
Pour étudier cette pollution anthropique, l’équipe scientifique envisage de revenir pendant l’été 2019 échantillonner l’air dépourvu de la contribution volcanique, en utilisant le même équipement et les mêmes sites d’échantillonnage. Les mesures effectuées «avant» et «après» l’éruption permettront d’isoler l’empreinte chimique des particules volcaniques. Cela améliorera notre compréhension des effets potentiels des panaches volcaniques sur la santé, l’environnement et les écosystèmes.
Source: USGS / HVO.

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The end of Kilauea’s 2018 eruption this past September was accompanied by an enormous decrease in the amount of sulphur dioxide (SO2) emitted from the volcano. This has led to beautifully clear skies above the Island of Hawaii, especially on the west side, where the volcanic pollution known as vog was regularly observed in past years.

During the peak of the 2018 Lower East Rift Zone (LERZ) eruption, when the volcanic emissions and vog were both much stronger, a team of academic researchers worked with the Hawaiian Volcano Observatory and the Hawaii State Department of Health to study the intense air pollution generated by the eruption.

The researchers sampled volcanic particles and gases at the LERZ Fissure 8 vent, the ocean entry, and various downwind sites. To determine the nature and composition of the volcanic pollution, samples were collected by pumping air through filters, from the ground and from the air using drones.

The tiny particles captured on the filters were then analyzed in the laboratory for chemical composition and imaged using a powerful Scanning Electron Microscope (SEM) to determine the composition of individual particles. Other instruments determined the number or weight of particles of various sizes, which are associated with different health impacts in studies of human-caused pollution. The samples were analyzed for pH, major components including sulphate, fluoride, and chloride; and trace metals, such as lead and arsenic.

These analyses targeted chemical species that are present in volcanic plumes.  Kilauea’s plume is composed primarily of water vapour, carbon dioxide (CO2), sulphur dioxide (SO2), along with smaller amounts of other gases, including hydrogen chloride and hydrogen fluoride. SO2 reacts in the atmosphere over time to form tiny acidic and neutral sulphate particles, which are a major component of volcanic pollution in Hawaii. Small amounts of toxic metals have also been found in the volcanic gas plumes emitted from Kilauea’s vents.

The summer 2018 gas and particle sampling campaign was the first effort to look at how trace elements, such as metals, change over distance in the Kilauea plume. It was found that the amount of these elements was highly variable but was not solely predicted by the distance of the plume from the vent. Most of the particles were less than 2.5 micron in diameter, small enough to penetrate deep into the lungs.

The study’s findings also support previous observations regarding the chemical conversion of SO2 gas to particles. Areas far from the gas source, such as along Hawaii Island’s Kona coast, had high particle concentrations since much of the SO2 gas had converted to particles as it travelled downwind. Ambient air quality standards for both SO2 gas and particles were exceeded at various locations on the island during the three months of the LERZ eruption.

In contrast to the summer 2018, Kilauea’s current lull in activity provides an excellent opportunity to study background air quality. This can help scientists distinguish between anthropogenic pollution, such as traffic exhaust, and volcanic pollution. Understanding the contribution of human-made pollution is important on an island with a growing population.

To address the characterization of anthropogenic pollution, the same research team plans to return this coming summer to sample the background air without the volcanic contribution, using the same equipment and sampling sites. The “before” and “after” snapshots will help to isolate the chemical fingerprint of the volcanic particles. This will improve our understanding of the potential health, environmental, and ecosystem effects of volcanic plumes.

Source : USGS / HVO.

Emissions gazeuses dans l’Halema’uma’u pendant l’éruption du Kilauea (Photos: C. Grandpey)