Nouvelle canicule au mois d’août 2026 ?

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (17 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

La troisième canicule de l’année 2026 est maintenant terminée, bien que le sud de la France connaisse encore des températures qui avoisinent les 40°C. Ce répit est fort apprécié et il faut en profiter car l’avenir reste inquiétant.

Comme je l’ai indiqué précédemment, les agences météorologiques européennes annoncent un nouveau coup de chaud qui devrait débuter vers le 3 ou le 4 août. Météo-France se contente d’indiquer que la semaine du 20 au 27 juillet sera chaude sans excès, mais ne va pas plus loin dans ses prévisions.

Si l’année 2025 se classait au 4ᵉ rang des années les plus chaudes jamais enregistrées en France depuis le début des mesures en 1900, derrière 2022, 2023 et 2020 et devant 2024, il ne fait guère doute que 2026 occupera le haut du tableau, d’autant plus que le phénomène de réchauffement El Niño devrait s’accentuer dans les prochains mois.

Une 4ème canicule est donc dans les tuyaux en France pour le mois d’août. Les experts météo prévoient un retour de l’anticyclone sur l’Europe occidentale et l’Europe du nord pour la semaine du 2 au 9 août. Dans le même temps, l’arrivée d’un flux de sud permettrait à une masse d’air subsaharienne d’amener de l’air chaud vers la France.

Nous n’en avons donc pas fini avec les températures trop élevées et la sécheresse des sols qui fragilisent la végétation, réduisent le niveau des cours d’eau, intensifient les îlots de chaleur urbains et dégradent la qualité de l’air. À noter qu’aucune chute de pluie significative n’est prévue pour la fin du mois de juillet

Avec cette succession de vagues de chaleur à répétition, chaque canicule rend la suivante plus intense et difficile à supporter., ce qui rend la situation particulièrement préoccupante. Les quelques phases de répit entre les canicules ne permettent pas à la Nature et aux humains de récupérer.

L’anomalie thermique sur le sud de l’Europe le 17 juillet 2026

Réchauffement climatique : Pauvres rivières ! (suite)

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (17 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Le 14 juillet 2026, j’alertais sur la situation catastrophique des rivières limousines. L’Office français de la biodiversité (OFB) vient de confirmer ce triste constat. Selon l’OFB, au 1er juillet, un quart des petits cours d’eau, soit 819, étaient localement en rupture d’écoulement ou carrément à sec. C’est deux fois plus qu’en 2022, année de forte sécheresse.

Chaque mois, l’OFB publie la carte des écoulements des petits cours d’eau établie grâce au réseau Observatoire national des étiages (ONDE), qui s’appuie sur les observations de terrain réalisées par les agents de l’OFB. La situation actuelle est « la plus critique enregistrée à cette période » depuis le début de ces relevés, en 2012, précise l’organisme.

Ces deux cartes montrent parfaitement le changement subi par la France entre le 27 mai et le 9 juillet 2026:

Source: Copernicus

Toutes les régions sont concernées, avec une dégradation plus marquée sur un axe reliant la Vendée au Grand Est, et dont fait partie le Limousin où j’habite.

L’OFB ajoute que cette sécheresse précoce a des conséquences sur le débit des plus grandes rivières ou fleuves, en aval, et donc sur la quantité d’eau disponible, mais aussi sur sa qualité. Une baisse de débit entraîne « des températures de l’eau qui ont tendance à plus se réchauffer. » Et d’ajouter : « Une eau qui est plus chaude va avoir tendance à être moins oxygénée et donc à avoir une qualité moins importante. » C’est pour cela que, personnellement, je suis très inquiet pour la population de truites fario, poisson qui demande une eau fraîche et bien oxygénée.

Cette situation de chaleur et de sécheresse extrêmes peut aussi avoir des conséquences sur le traitement de l’eau. En effet, si pour une même quantité de polluant on a moins d’eau, on a une capacité de dilution moins importante. Au final, cela demande aux stations de potabilisation de traiter une eau qui est de plus mauvaise qualité, avec une répercussion sur le coût du traitement de cette eau..

En l’absence d’épisodes pluvieux prochainement, l’OFB redoute que la situation continue de se dégrader sur les secteurs déjà les plus fragilisés. Actuellement, plus de 200 arrêtés de restriction d’usage de l’eau sont en vigueur en France pour tenter de préserver la ressource en eau qui s’amenuise.

Source : France Info.

Photo: C. Grandpey

Ça s’en va et ça revient : nouvelle canicule en vue !

La fin de la troisième vague de chaleur de la saison est attendue d’ici le week-end du 18-19 juillet 2026, avec une baisse significative des températures sur la majeure partie du territoire. Mais le répit ne durera pas et le sud-est sera à l’écart du rafraîchissement

Alors que la troisième canicule de l’été tire à sa fin, les modèles météorologiques signalent déjà un nouveau regain de chaleur. Selon le modèle européen, une nouvelle poussée d’air chaud en provenance d’Afrique du Nord pourrait atteindre la France, avec une remontée de l’indicateur thermique national à partir du 20 juillet.

Cette prévision demande confirmation mais la configuration serait similaire à celle des épisodes précédents. Le sud et le sud-ouest de la France seraient les zones les plus touchées. Des températures maximales supérieures à 35 °C sont attendues sur ces régions.

Source : Météo France.

 

Anomalie thermique du 17 juillet 2026

Les émissions de méthane restent un poison pour l’atmosphère // Methane emissions remain a poison for the atmosphere

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (14 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Dans une note publiée le 30 mars 2026, je faisais référence à article paru dans The Guardian. On pouvait y lire que de nouvelles images satellites avaient mis au jour les pires «méga-fuites» de méthane enregistrées sur la planète en 2025. L’étude, menée par le Stop Methane Project de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), révélait des dizaines d’émissions géantes réparties sur plusieurs continents. Elles provenaient d’infrastructures vieillissantes ou simplement mal surveillées. Selon une autrice de l’étude, ces rejets sont parfaitement identifiés et il serait facile d’y remédier. Le top 25 mondial des points les plus polluants était largement dominé par le Turkménistan. Venaient ensuite les États-Unis, avec plusieurs fuites monumentales, notamment au Texas. Des rejets similaires étaient aussi été détectés dans des installations au Venezuela et en Iran.

Image satellite d’une fuite de méthane à Esenguly au Turkmenistan. La fuite est estimée à 18 tonnes par heure (Source : Carbon Mapper)

Ces émissions seraient responsables de près de 25% du réchauffement global et leur hausse constante depuis 2007 inquiète la communauté scientifique. Les données de Carbon Mapper, exploitées par l’UCLA, montrent plus de 4.400 fuites majeures en 2025, toutes supérieures à 100 kilos par heure.

Source : The Guardian.

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Aujourd’hui, un article paru sur le site web de France Info nous apprend que de nombreuses émissions de méthane ont été détectées en avril 2026 dans plusieurs sites gaziers du sud de la France. Au total, près des deux tiers des 57 sites gaziers visités par la « Clean Air Task Force » lors de cette inspection présentaient une ou plusieurs sources d’émissions de cette molécule du gaz naturel.

Selon le rapport, ces émissions provenaient en très grande majorité de fuites dans ces installations. En revanche, les relargages volontaires de méthane étaient bien moins nombreux. C’est un signe encourageant qui confirme l’efficacité de la réglementation européenne à ce sujet. Malgré tout, les fuites restent bien plus fréquentes en France qu’en Allemagne et les pratiques de détection et de réparations sont moins exigeantes. De nombreuses émissions constatées pourraient ainsi être évitées.

Environ 60% des émissions mondiales de méthane sont imputables à l’activité humaine, l’agriculture en tête, suivie de l’énergie. Les chiffres – voir ci-dessus – ne montrent aucune baisse des émissions du secteur des énergies fossiles, malgré des solutions d’atténuation bien connues et éprouvées.

Source : France Info.

Rappelons que le méthane le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

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In a post published on March 30, 2026, I referred to an article in The Guardian. It stated that new satellite images had revealed the worst methane « mega-leaks » recorded on the planet in 2025. The study, conducted by the StopMethane Project at the University of California, Los Angeles (UCLA), revealed dozens of giant emissions spread across several continents. These originated from aging or simply poorly monitored infrastructure. According to one of the study’s authors, these releases are easily identifiable and would be simple to address. The top 25 global polluting sites was largely dominated by Turkmenistan. Next came the United States, with several monumental leaks, notably in Texas. Similar releases had also been detected at facilities in Venezuela and Iran. These emissions are estimated to be responsible for nearly 25% of global warming, and their steady increase since 2007 is a source of concern for the scientific community. Carbon Mapper data, analyzed by UCLA, shows more than 4,400 major leaks by 2025, all exceeding 100 kilograms per hour.
Source: The Guardian.

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Today, an article published on the France Info website reports that numerous methane emissions were detected in April 2026 at several gas sites in southern France. In total, nearly two-thirds of the 57 gas sites visited by the Clean Air Task Force during this inspection had one or more sources of emissions of this natural gas molecule.
According to the report, the vast majority of these emissions came from leaks at these facilities. In contrast, deliberate releases of methane were far less frequent. This is an encouraging sign that confirms the effectiveness of European regulations on this issue. Despite everything, leaks remain far more frequent in France than in Germany, and detection and repair practices are less stringent. Many of the emissions detected could therefore be avoided.
Approximately 60% of global methane emissions are attributable to human activity, primarily agriculture, followed by energy. The figures – see above – show no decrease in emissions from the fossil fuel sector, despite well-known and proven mitigation solutions.
Source: France Info.

Let’s keep in mind that methane (CH4) is a greenhouse gas with a warming potential more than 80 times greater than that of carbon dioxide (CO2).