Le méthane du Svalbard (suite) // Svalbard methane (continued)

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Dans une note publiée le 6 janvier 2024, j’expliquais que les missions scientifiques effectuant des forages dans le sol gelé du Svalbard, à la recherche de combustibles fossiles, rencontraient souvent par accident des poches de gaz naturel, mais l’ampleur de ces réserves reste inconnue. Les auteurs d’une étude publiée en décembre 2023 dans la revue Frontiers in Earth Science ont utilisé des données historiques issues de forages commerciaux et scientifiques pour cartographier le pergélisol de l’archipel et localiser ces gisements de gaz naturel. Vous trouverez ma publication à cette adresse :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

Une nouvelle étude publiée en septembre 2026 dans Nature Communications révèle que la fonte des glaciers de l’archipel du Svalbard libère du méthane emprisonné depuis longtemps. Les auteurs démontrent que les cours d’eau issus de la fonte des glaciers libèrent du méthane auparavant piégé dans la roche sous-jacente. La fonte glaciaire peut faire apparaître et activer des voies jusqu’alors dissimulées, permettant à ce puissant gaz à effet de serre de s’échapper dans l’atmosphère. L’étude met en évidence une boucle de rétroaction : les émissions de gaz à effet de serre ont contribué à la fonte des glaciers, et cette fonte est susceptible d’accentuer la hausse des températures en libérant ce gaz.
Les scientifiques ont examiné 19 cours d’eau alimentés par des glaciers au Svalbard et ont prélevé 148 échantillons d’eau. Du méthane était présent dans tous les cours d’eau analysés ; certaines mesures révèlent des concentrations jusqu’à 425 fois supérieures à ce que le seul contact avec l’atmosphère aurait pu expliquer.
Les chercheurs ont déterminé que la majeure partie de ce méthane n’était pas produite par des microbes sous la glace, phénomène observé sous certains glaciers du Groenland. Une grande partie du gaz semble plutôt liée à la géologie du Svalbard, notamment à des couches de schiste riches en carbone organique ancien, capables de générer du méthane sur des millions d’années.
Le processus de libération de ce méthane semble s’amorcer lorsque l’eau de fonte de surface s’écoule par des ouvertures dans la glace jusqu’au soubassement du glacier. Comme indiqué plus haut, cette eau de fonte rejoint la base des glaciers en empruntant des crevasses et des orifices. Cela signifie qu’elle interagit avec les roches sous-jacentes ; lorsque ces roches contiennent du gaz ancien, l’eau peut entraîner le méthane vers les rivières.

Les eaux de rivière les plus riches en méthane proviennent de glaciers situés au-dessus de formations rocheuses riches en schiste, mais la nature du substrat rocheux ne suffit pas à expliquer le phénomène. L’état de la base du glacier joue également un rôle crucial. Les bases actives, humides et dégelées sont bien plus efficaces pour capter le méthane que les glaciers gelés en contact avec sol sous-jacent. Les rejets de méthane les plus importants se produisent lorsque la configuration géologique et les conditions glaciaires sont réunies de manière optimale.
Pour étudier ce processus au Svalbard, les chercheurs ont associé des analyses chimiques des eaux fluviales avec des relevés par géoradar ; ces derniers ont permis de déterminer l’état de la glace et d’estimer quelle proportion de la base de chaque glacier était suffisamment dégelée pour permettre la circulation de l’eau. Les chercheurs ont estimé que les glaciers du Svalbard se terminant sur terre peuvent transporter chaque année entre 182 et 368 tonnes de méthane via les eaux de fonte.
Ces résultats pourront aider les scientifiques à élaborer des modèles climatiques plus précis et à identifier les régions les plus vulnérables face aux transformations des environnements gelés induites par le réchauffement climatique. En effet, ce qui se passe au Svalbard s’inscrit dans un phénomène plus vaste touchant les régions polaires, où la fonte des glaces révèle diverses menaces climatiques. Ainsi, près du fleuve Mackenzie au Canada, les émissions de carbone s’intensifient à mesure que les eaux de ruissellement issues du pergélisol se déversent dans l’océan Arctique. Dans l’Arctique, d’anciens agents pathogènes refont surface au moment où le dégel des sols met à nu de la matière biologique ancienne. Sur les plateformes de glace de l’Antarctique, des algues assombrissent la surface et accentuent la fonte. Ces exemples illustrent l’importance des recherches sur les fuites de méthane liées à la fonte des glaciers. Les enjeux dépassent largement le cadre d’un seul archipel. À mesure que la glace recule et que le dégel pénètre plus profondément dans le sol, des problèmes autrefois invisibles peuvent se transformer en menaces climatiques d’ampleur mondiale.
Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

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In a post released on January 6, 2024, I explained that missions that involve drilling into the frozen soil of Svalbard, in search of fossil fuels, often hit pockets of natural gas by accident, but the extent of these reserves was unknown. The authors of a study published in December 2023 in the journal Frontiers in Earth Science used historical data from commercial and scientific boreholes to map the permafrost throughout Svalbard and pinpoint these stores of natural gas. My post can be fou,d at this address :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

A new study published in September 2026 in Nature Communications informs us that melting glaciers in the Svalbard archipelago are releasing long-trapped methane. Its authors show that rivers of meltwater flowing from the shrinking glaciers are releasing methane previously trapped in the bedrock beneath the ice. Glacier melt can uncover and activate once-concealed routes that let this potent greenhouse gas reach the atmosphere. The work points to a feedback loop, since greenhouse gas emissions have contributed to glacier melting and now glacier melting could contribute further to rising temperatures by releasing the gas.

Scientists described examining 19 glacier-fed rivers in Svalbard to collect 148 water samples. Methane was present in every river they tested, and some readings showed levels up to 425 times higher than could be explained by contact with the atmosphere alone.

The researchers determined that most of this methane was not being generated by microbes under the ice, a phenomenon observed beneath some Greenland glaciers. Instead, much of the gas appears to be associated with Svalbard’s geology, particularly shale layers rich in ancient organic carbon that can generate methane over millions of years.

The process by which this methane is being released seems to begin when surface meltwater drops through openings in the ice down to the glacier bed. This meltwater finds its way to the bottom of the glaciers through crevasses and holes. This means that it interacts with the rocks underneath, and where those rocks contain ancient gas, the water can flush methane out into rivers.

The methane-richest river water came from glaciers positioned above shale-heavy rock formations, but the bedrock itself did not tell the whole story. The state of the glacier bed was also important. Thawed, wet, active beds are much better at taking up methane than glaciers that were frozen solid to the ground beneath them. The biggest methane releases happen where the right rocks and the right glacier conditions come together.

To investigate the process in Norway, the researchers paired river-chemistry measurements with ground-penetrating radar surveys that revealed ice conditions and helped estimate how much of each glacier bed was thawed enough to carry water. The researchers estimated that land-terminating glaciers across Svalbard may move roughly182 to 368 tonnes of methane each year through meltwater.

The findings could help scientists build more accurate climate models and identify which regions may be most vulnerable as warming reshapes frozen environments. Indeed, what is happening in Svalbard is part of a wider pattern in polar regions, where thawing ice is revealing a range of climate threats. Near Canada’s Mackenzie River, carbon release is intensifying as permafrost runoff pours into the Arctic Ocean. In the Arctic, ancient pathogens are resurfacing as thawing grounds expose old biological material. On Antarctic ice shelves, snow algae is darkening the surface and reinforcing melt. These examples help to show why research into methane escaping through melting glaciers could matter well beyond one archipelago. As ice retreats and thaw reaches deeper into the ground, problems that were once hidden could become climate threats with global reach.

Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

Les microplastiques, un fléau pour la planète // Microplastics, a scourge for the planet

Concentrations de CO2 :  425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 :  1939.44 ppb (mai 2026)

D’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials, les microplastiques réduisent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont constaté que la prolifération des microplastiques dans les écosystèmes marins perturbe les processus permettant aux océans de stocker le carbone et de réguler leur température.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète et les microplastiques compromettent ce bouclier naturel contre le réchauffement climatique. Les auteurs de l’étude expliquent que la lutte contre la pollution plastique fait désormais partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique.
Les microplastiques, particules de moins de cinq millimètres de diamètre, se sont infiltrés partout sur Terre, des profondeurs océaniques à la banquise arctique, en passant par les sols, l’air et même le corps humain. Bien que tout le monde soit d’accord pour dire qu’ils sont un problème majeur de pollution, leur rôle dans la crise climatique est largement négligé.
Les océans absorbent environ un quart du dioxyde de carbone émis chaque année par l’activité humaine, ralentissant ainsi le rythme du réchauffement climatique. Un élément essentiel de ce processus est la « pompe biologique à carbone », au cours de laquelle le phytoplancton marin absorbe le carbone par photosynthèse et le transfère vers les couches océaniques plus profondes lorsqu’il meurt ou est consommé. L’étude met en garde contre le fait que les microplastiques perturbent ce système en réduisant la photosynthèse du phytoplancton et en altérant le métabolisme du zooplancton, deux processus qui jouent un rôle crucial dans le réchauffement climatique.

Les chercheurs soulignent également le rôle de la « plastisphère », ces communautés de microbes qui colonisent les particules de plastique dans l’océan. Ces microbes peuvent influencer les cycles du carbone et de l’azote et contribuer à la production de gaz à effet de serre. À terme, ils pourraient entraîner un réchauffement et une acidification des océans, ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.
Plutôt que de présenter de nouvelles expériences sur le terrain, les auteurs de cette étude ont préféré analyser la littérature scientifique existante afin de cartographier les interactions entre les microplastiques, la santé des océans et les systèmes climatiques, et d’identifier les lacunes dans nos connaissances actuelles. L’impact des microplastiques sur le réchauffement climatique, la santé des océans et les systèmes associés reste à ce jour inconnu.
Alors que l’étude met en garde contre les risques que la persistance des plastiques fait peser sur les écosystèmes et la stabilité climatique à long terme, force est de constater que les plastiques sont profondément ancrés dans notre vie moderne, utilisés dans d’innombrables objets du quotidien. Les efforts déployés pour réduire leur production restent lents et âprement contestés. Les principaux producteurs pétrochimiques s’opposent à des plafonds contraignants. La production de plastique continue ainsi d’augmenter rapidement.
Comme les plastiques se dégradent extrêmement lentement, la majeure partie des matériaux produits il y a longtemps existe encore aujourd’hui. Les chercheurs estiment que plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont environ 80 % finissent dans les décharges ou dans l’environnement.
L’étude exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à ne pas traiter la pollution plastique et la crise climatique comme des problèmes distincts. Elle préconise des mesures telles que la réduction des plastiques à usage unique, l’amélioration de la gestion des déchets, la promotion d’alternatives biodégradables et l’investissement dans la recherche afin de mieux comprendre l’impact des microplastiques sur la température des océans et les cycles du carbone.
Source : Independent.

Une étude parue dans la revue Nature Medicine explique que des chercheurs ont étudié la distribution des nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) dans des foies, des reins et des cerveaux humains. Ils ont remarqué que le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre la présence de nanoplastiques ou de microplastiques et un impacts sur la santé. L’étude souligne cependant à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d’exposition, les voies d’absorption et d’élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains, en particulier dans le cerveau.

 

Une autre étude vient de montrer que 93 % des fulmars boréaux, oiseaux migrateurs échoués ou morts sur le littoral de l’Oregon, puis autopsiés, avaient les intestins remplis de plastique. L’un d’entre eux avaient 454 morceaux de plastique dans l’estomac. (Photo: C. Grandpey)

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According to a new studay published in the Journal of Hazardous Materials, microplastics are reducing the capacity of oceans to absorb carbon dioxide, weakening one of the planet’s most critical natural defences against the climate crisis. Researchers found the spread of microplastics through marine ecosystems was interfering with the processes that allow oceans to store carbon and regulate temperature.

Oceans are the planet’s largest carbon sink and “microplastics are undermining this natural shield against global warming. The study’s authors explain that tackling plastic pollution is now part of the fight against global warming.

Microplastics, particles smaller than five millimetres across, have made their way into every nook of the planet, from deep ocean waters and Arctic ice to soil, air and even human bodies. While they are widely recognised as a major pollution problem, their role in the climate crisis has received much less attention. But microplastics influence biogeochemical processes, disrupt oceanic carbon pumps and contribute directly to greenhouse gas emissions.

Oceans absorb about a quarter of the carbon dioxide released by human activity every year, slowing the pace of global warming. A major part of that process is the “biological carbon pump”, in which sea phytoplankton absorb carbon through photosynthesis and transfer it to deeper ocean layers when they die or are eaten. The study warns that microplastics interfere with this system by reducing phytoplankton photosynthesis and impairing the metabolism of zooplankton, both of which play a central role in carbon cycling.

Researchers also highlight the role of the “plastisphere”, the communities of microbes which colonise plastic particles in the ocean. These microbes can influence carbon and nitrogen cycles and contribute to greenhouse gas production. The effects could intensify over time. Over time, these changes could lead to ocean warming, acidification, and biodiversity loss, threatening food security and coastal communities worldwide.

Rather than presenting new field experiments, the authors of the new study analysed existing scientific literature to map how microplastics interacted with ocean health and climate systems, and to identify gaps in current understanding. The extent to which microplastics affect global warming, ocean health, and associated systems is currently unknown. The significant ecological effects of plastic pollution in the oceans are well recognised but its exact connections to these extensive environmental processes are not well understood.

While the study warns that the persistence of plastics is creating risks for ecosystems and climate stability in the long term, plastics are deeply embedded in our modern life, used in countless everyday items. Efforts to cut production, such as a global plastics treaty, remain slow and fiercely contested, as major petrochemical producers resist binding caps. Plastic production continues to rise rapidly as a consequence.

Since plastics degrade extremely slowly, most of the material ever produced still exists. Researchers estimate that over 8 billion tonnes of plastic have been produced globally, with around 80 per cent ending up in landfills or the environment.

The study urges governments and international bodies not to treat plastic pollution and the climate crisis as separate challenges. It calls for measures such as cutting single-use plastics, improving waste management, promoting biodegradable alternatives, and investing in research to better understand how microplastics affect ocean temperature and carbon cycles.

Source : Independent.

A study published in the journal Nature Medicine details research into the distribution of plastic nanoparticles and microparticles (MNPs) in human livers, kidneys, and brains. Researchers found that the brain accumulates up to 30 times more microplastics than certain other organs.
However, this research does not yet allow for a conclusion regarding a relationship between the presence of nanoplastics or microplastics and health impacts. Nevertheless, the study highlights the critical need to better understand exposure, absorption, and elimination pathways, as well as the potential health consequences of plastics in human tissues, particularly in the brain.

Effondrement des Alpes : en Allemagne aussi !

Un important éboulement s’est produit sur la Zugspitze (2962 m), le plus haut sommet d’Allemagne.

Crédit photo: Wikipedia

Le 22 septembre 2026 au matin, d’importants blocs de roche se sont détachés du versant situé à la frontière germano-autrichienne. Plusieurs vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un immense nuage de poussière s’étendant de la montagne jusqu’à la ville de Grainau, accompagné de fortes détonations.

Selon le service de secours en montagne de Grainau, les rochers sont tombés directement le long de la crête frontalière. Aucun dégât n’est signalé sur les infrastructures ou les sentiers. La zone touchée est particulièrement accidentée et aucun sentier de randonnée ne la parcourt. Des chutes de pierres se sont poursuivies le 23 septembre. Ce type de phénomène n’est plus surprenant sur la Zugspitze, mais l’ampleur de l’événement est inhabituelle. Le phénomène est très probablement lié au dégel du permafrost de roche qui assure normalement la stabilité des parois. Le glissement de terrain n’a eu aucun impact sur le fonctionnement des remontées mécaniques et des téléphériques.

Source: presse allemande.

Une carte interactive pour alerter sur la fonte des glaciers // An interactive map to raise awareness about melting glaciers

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Des scientifiques ont créé un nouveau site web interactif le Global Glacier Extinction Explorer, qui permet de rechercher n’importe quel glacier sur Terre et de visualiser la date approximative prévue pour sa disparition selon différents niveaux de réchauffement climatique.

https://glacierextinction.com/

 

Cet outil montre des modèles d’évolution des glaciers à l’aide d’une carte interactive qui illustre à quel point l’avenir de chaque glacier dépend radicalement de la hausse des températures. Les utilisateurs peuvent consulter des glaciers spécifiques et comparer les projections pour des scénarios de réchauffement de 1,5 °C, 2,7 °C et 4 °C. Avec un réchauffement de 1,5 °C, environ 2 000 glaciers pourraient disparaître chaque année au pic de la vague d’extinction glaciaire. D’ici 2100, près de la moitié des glaciers actuels pourraient subsister si le réchauffement est limité à 1,5 °C, contre seulement 20 % environ à 2,7 °C et moins de 10 % à 4 °C. Dans les Alpes européennes, seuls 110 glaciers environ pourraient survivre à une hausse de 2,7 °C, ce chiffre chutant à une vingtaine seulement à 4 °C.

 Le glacier des Bossons dans les Alpes françaises fait partie de ceux qui sont le plus menacés par la hausse des températures (Photo: C. Grandpey)

Ce scénario très inquiétant est déjà une réalité. Le glacier suisse Bella Tola a été officiellement déclaré disparu en août 2026 (voir ma note du 20 août 2026) , et le glacier Urirotstock a également été déclaré disparu cet été. Selon les chercheurs, ces disparitions démontrent que l’extinction des glaciers n’est plus un problème lointain, mais un phénomène qui se déroule en temps réel, sous nos yeux.

Le glacier Bella Tola a disparu (Crédit photo: Romain Daniel / La Cote)

Comme cela est répété sans cesse, la fonte des glaciers contribue à l’élévation du niveau de la mer, avec un risque d’intensification des inondations côtières, loin des montagnes où la glace disparaît.
Les rapports climatiques se concentrent souvent sur des moyennes mondiales. L’intérêt de la carte interactive est de montrer ce que ces moyennes impliquent concrètement pour un glacier spécifique, autrement dit un glacier que l’on connaît par son nom, que l’on a visité ou dont on dépend indirectement pour son approvisionnement en eau.
Le Global Glacier Extinction Explorer offre au grand public, aux éducateurs et aux décideurs politiques un moyen plus clair de comprendre l’impact des choix en matière d’émissions de gaz à effet de serre sur des lieux bien réels. Une telle visibilité peut aider les communautés à se préparer aux défis liés à la gestion de l’eau, aux mutations du tourisme et à l’adaptation locale au réchauffement climatique.
L’écart entre 2,7°C et 4°C degrés est considérable mais il représente la différence entre la préservation d’une grande partie des glaciers et la perte de la majeure partie d’entre eux.
Le site web permet également de visualiser directement la rapidité avec laquelle les conditions pourraient évoluer si la hausse des températures se poursuit.

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Scientists have launched the Global Glacier Extinction Explorer, a new interactive website that lets you search for any glacier on Earth and see approximately when it is projected to disappear under different levels of global heating.

https://glacierextinction.com/

The tool translates global glacier models into an interactive map, showing how dramatically the future of individual glaciers changes as temperatures rise. Users can look up individual glaciers and compare projections for them at 1.5°C, 2.7°C and 4 degrees Celsius of warming. At 1.5°C of warming, around 2,000 glaciers a year could disappear at the peak of glacier extinction. By 2100, nearly half of today’s glaciers could remain at 1.5°C, but only around 20% at 2.7°C and fewer than 10% at 4°C. In the European Alps, only around 110 glaciers may survive at 2.7°C, falling to as few as 20 at 4°C.
This scenario is already happening. Switzerland’s Bella Tola Glacier was officially declared extinct in August 2026, while Urirotstock Glacier was also declared extinct this summer. Researchers say these disappearances show glacier extinction is no longer a distant future problem but something now unfolding in real time.

Melting glaciers also contribute to sea-level rise, which can intensify coastal flooding far from the mountains where the ice is disappearing.

Climate reports often focus on global averages, but this map shows what those averages can mean for a specific glacier that people know by name, have visited, or depend on indirectly through their water supply.

The Global Glacier Extinction Explorer gives the public, educators, and policymakers a clearer way to understand how emissions choices affect real places. That kind of visibility can help communities prepare for water management challenges, tourism shifts, and local climate adaptation.

The difference between 2.7 and 4.9 degrees is not small — it represents the difference between preserving a large share of the world’s glaciers and losing most of them.

The website also offers a direct way to see how quickly conditions may change if warming continues.