Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Dernières nouvelles // Latest news

L’OVPF indique que « l’éruption qui a débuté le 14 juillet se poursuit. Le tremor volcanique a augmenté rapidement en début de nuit dernière. Ensuite, depuis le début de journée,  il oscille avec  une périodicité d’environ 4 minutes.

Malgré des conditions météorologiques plutôt défavorables, la caméra en place au Piton de Bert a permis d’associer ces changements dans le niveau du tremor à des modifications de l’activité de surface. Des fontaines de lave éphémères ont pu être observées tant au niveau du cône éruptif que de l’extrémité est de la coulée essentiellement en début de nuit. »

Il est fort à parier que cette augmentation rapide du tremor – qui fait suite à une hausse beaucoup plus modeste – est due à la libération d’un bouchon de lave qui s’était accumulée dans le conduit d’alimentation. Cette évacuation de la lave sous pression a été enregistrée par les instruments et généré les fontaines observées en aval. Les prochaines heures diront si mon diagnostic est le bon.

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OVPF indicates that « the eruption which began on 14 July continues. The volcanic tremor rose rapidly early last night. Then, since the beginning of the day, it oscillates with a periodicity of about 4 minutes.
In spite of the adverse weather conditions, the camera at Piton de Bert made it possible to associate these changes in the level of the tremor with changes in surface activity. Short-lived lava fountains were observed both at the eruptive cone and at the eastern end of the flow, essentially at the beginning of the night. »
the odds are that this rapid increase in the tremor – which followed a much more modest increase – is due to the release of a lava plug that had accumulated in the feeding conduit. This evacuation of the pressurized lava was recorded by the instruments and generated the fountains observed downstream. The next few hours will tell if my diagnosis is right.

Source: OVPF

De jeunes volcans ont-ils hébergé la vie sur Mars ? // Did young volcanoes harbour life on Mars ?

Une équipe scientifique a identifié sur la planète Mars ce qui ressemble à des volcans de formation récente. Selon les chercheurs, à une certaine époque, un tel environnement a pu être propice au développement de formes de vie microbiennes.
Sur Mars, Olympus Mons est le plus grand volcan du système solaire; Il mesure 22 km de haut et plus de 500 km à sa base. Il a commencé à croître il y a plus de 3 milliards d’années, mais la lave sur la partie supérieure de ses flancs semble dater de seulement 2 millions d’années, si l’on en juge par le manque relatif de cratères d’impact. Les cratères d’impact permettent de déterminer l’âge d’une surface dans le système solaire. Plus il y a de cratères, plus elle est vieille. La lave récemment émise par un volcan peut recouvrir les anciens cratères, donnant une nouvelle jeunesse à cette surface. C’est ce qui s’est passé sur Olympus Mons et sur plusieurs de ses voisins, ce qui signifie que ces volcans ne sont probablement pas éteints. Il se pourrait même qu’ils émettent de la lave à l’avenir, mais il faudra probablement attendre quelques millions d’années pour assister à un tel événement.
Les chercheurs ont déjà localisé des ensembles de petits cônes, de toute évidence assez jeunes, bien que leur origine ait toujours été controversée. Il se peut que ce soit de véritables sites d’éruption volcanique, mais il pourrait s’agir aussi de volcans de boue, ou des cônes sans racine formés par des explosions lors du passage de la lave sur un sol humide ou glacé.
Une étude récente réalisée par une équipe de chercheurs tchèques, allemands et américains présente la preuve convaincante qu’au moins certains de ces cônes sont de véritables volcans. Les chercheurs ont étudié des cônes dans Coprates Chasma, la partie la plus profonde du vaste système de canyons Valles Marineris de Mars. Cette région est éloignée des principales provinces volcaniques de la planète et on pense que le magma est sorti par des fractures anciennes mais réactivées dans le système de canyons.
Les chercheurs sont convaincus qu’il s’agit de véritables cônes volcaniques, semblables aux cônes de scories et de tuf sur Terre. Ils se réfèrent pour cela aux couches fines visibles à l’intérieur des parois des cratères sur les images envoyées par la caméra HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment ) à bord du Mars Reconnaissance Orbiter (MRO), ainsi que sur d’autres preuves. Les détails visibles sur les images sont suffisants pour prouver que le cône s’est construit en différentes couches, de la même façon que les cônes de tuf sur Terre.
Les cônes eux-mêmes sont trop petits pour qu’on puisse les dater en comptant les cratères d’impact, mais la datation des cratères sur le terrain environnant révèle 200 à 400 millions d’années, époque où les amphibiens géants et les premiers dinosaures sont apparus sur Terre. Sur notre planète, des cônes comme ceux-ci se sont édifiés au cours d’un seul épisode éruptif, de sorte que cette date marque presque certainement sur Mars la naissance de ces petits volcans ainsi que leur disparition.
Les cônes doivent avoir été édifiés par l’éruption explosive de projections de lave, de la taille d’un grain à celle d’une brique, à partir d’une bouche centrale, ce qui a façonné le cône couche par couche, jusqu’à ce qu’il atteigne sa hauteur finale. Selon les chercheurs, la surface de chaque cône révèle parfois une apparence  « blindée » car les projections de lave sont retombées sur une surface encore assez chaude pour qu’elles se soudent partiellement et protègent le cône. Cela pourrait expliquer leur aspect jeune, contrairement aux volcans de boue qui semblent plus vulnérables à l’érosion. Un volcanisme aussi récent sur Mars laisse supposer qu’il y a encore une certaine activité volcanique sur la planète, et que l’on pourrait assister aujourd’hui à la formation de nouveaux volcans.
Jusqu’à présent, l’équipe scientifique a obtenu des informations sur la composition de l’un des cônes en utilisant le Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM), spectromètre d’imagerie embarqué à bord du MRO. Les analyses révèlent la présence de silice opalisée ainsi que de minéraux sulfatés, ce qui laisse supposer que les roches chaudes, avant ou après l’éruption, ont réagi avec les eaux souterraines martiennes. Si tel est le cas, il a pu y avoir, ne serait-ce que brièvement pour chaque volcan, un mélange adéquat d’eau, de chaleur et d’énergie chimique pour permettre une vie microbienne du genre de celle que l’on trouve dans les sources thermales sur Terre. Étant donné que les cônes de cette étude ont au moins 200 millions d’années, il est peu probable qu’ils hébergent de la vie aujourd’hui, mais ils représentent un terrain favorable pour rechercher des microbes fossilisés avec un risque minimal de contamination d’un écosystème actif.
Source: Scientific American.

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Scientists have identified on Mars what looks like more recently formed volcanoes which may have once provided the perfect environment for microbial lifeforms to thrive.

Mars’ Olympus Mons is the solar system’s largest volcano ; it is 22km high and more than 500 km across its base. It began to grow over 3 billion years ago, but some lava flows high on its flanks appear to be as young as 2 million years, judging from the relative lack of overlapping impact craters. Craters caused by asteroid impacts show how old a surface in the solar system is. The more craters the longer it has been around. However, fresh lava from a volcano can bury former craters, resetting this clock.

This is exactly what happened at Olympus Mons and several of its neighbours, which means these volcanoes are unlikely to be extinct. They may even be able to squeeze out some lava again in the future, although we might have to wait a few million years to see it happen.

Researchers have previously spotted various clusters of small and evidently quite young “cones” but their origin has always been controversial. They could be true sites of volcanic eruption, but they could equally well be “mud volcanoes” formed by expulsion of mud from below ground or “rootless cones” formed by explosions caused by lava flowing across wet or icy ground.

A recent study by a Czech-German-American team presents convincing new evidence that at least some of these are genuine volcanoes. The researchers studied cones in Coprates Chasma, the deepest part of Mars’s Valles Marineris canyon system. This region is far from Mars’s main volcanic provinces and suggest magma has erupted from the interior though ancient but reactivated fractures in the canyon system.

The researchers are convinced that these are true volcanic cones, similar to scoria and tuff cones on Earth. They base this on the fine layers visible on the inside of the crater walls on images from the HiRISE (High resolution Imaging Science Experiment) camera of NASA’s Mars Reconnaissance Orbiter (MRO) and other evidence. The detail in the images is sufficient to reveal that the cone is built of layers in a similar way as in tuff cones on Earth.

The cones themselves are too small to date by counting impact craters, but crater-dating of the surrounding terrain comes out at about 200 to 400 million years, around the time giant amphibians and early dinosaurs roamed the Earth. On our planet, cones like these are built in a single episode of eruption, so this date almost certainly pinpoints the birth of these small volcanoes as well as their demise.

The cones must have been built by explosive eruption of clots of lava, from the size of a grain to that of a brick, from a central vent, growing the cone layer by layer until reaching its final height. According to the researchers, each cone’s surface may be “armour-plated” because these clots hit ground still hot enough to partially weld together and protect it. This could account for their fresh appearance, in contrast to mud volcanoes, which would be more vulnerable to erosion.

using MRO’s Compact Reconnaissance Imaging Spectrometer for Mars (CRISM). This Volcanism this young on Mars suggests there’s still some volcanic action on the planet, and there could still be volcanoes forming today.

So far, the scientific team has obtained compositional information from just one of the cones reveals the presence of opaline silica as well as sulfate minerals, which suggests that the hot rocks, whether before or after eruption, reacted with martian ground water. If so, there could have been, even if only briefly at each volcano, a suitable mixture of water, warmth and chemical energy to support microbial life of the kind that inhabits hot springs on Earth. Given that the cones in this study are at least 200 million years old, they are unlikely to host life today, but they would be good targets to search for fossilised microbes with minimal risk of contaminating an active ecosystem.

Source: Scientific American.

Vue du système de canyons Valles Marineris sur la planète Mars (Source: NASA)

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion) : Poursuite de l’éruption // The eruption is going on

L’éruption débutée le 14 juillet se poursuit avec une augmentation du tremor au cours des dernières 72 heures. Selon l’OVPF, son intensité atteint désormais 50% de la valeur observée en début d’éruption, après avoir culminé à 60%. L’Observatoire a tout d’abord attribué la hausse du tremor aux mauvaises conditions météo sur la zone, mais il se pourrait aussi que la cause soit autre, d’autant que l’on observe une légère inflation de la zone sommitale du volcan. Le Piton de la Fournaise n’a peut-être pas dit son dernier mot et une réactivation de l’éruption n’est pas impossible. Sur le site de l’éruption, le cône continue son édification et il est désormais complètement fermé. On observe deux bouches actives à l’intérieur. L’essentiel de l’écoulement de la lave s’effectue en tunnels.

Voici deux photos prises le 29 juillet 2017. Elles montrent de belles petites coulées issues d’une résurgence en sortie de tunnel. Encore merci à Christian Holveck de me les avoir adressées.

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The eruption that began on 14 July continues with an increase in tremor over the past 72 hours. According to OVPF, its intensity now reaches 50% of the value observed at the beginning of the eruption, after peaking at 60%. The Observatory first attributed the rise of the tremor to the bad weather conditions in the area, but the cause could also be different, especially since there is a slight inflation of the summit area of ​​the volcano. A reactivation of the eruption is not impossible. At the site of the eruption, the cone is still being built and is now completely closed. Two active vents are observed inside. The main part of the lava flows in tunnels.
Here are two photos taken on July 29th, 2017. They show nice little flows coming from a resurgence out of a tunnel. Many thanks to Christian Holveck for sending them to me.

Photos: Christian Holveck

Piton de la Fournaise : Situation le 21 juillet 2017 // Situation on July 21st 2017

L’éruption se poursuit. L’intensité du tremor est en augmentation depuis 24 heures. Cette hausse est essentiellement due à la fermeture du cône en aval de la fracture éruptive qui augmente la pression sur ses parois. Les dernières observations montrent que le cône continue son édification et se referme. Trois bouches actives sont visibles à l’intérieur. De nombreux tunnels de lave se sont formés en aval du cône. Des cassures au sein de ces tunnels laissent s’échapper de nombreuses coulées latérales de faible intensité.

Source : OVPF.

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The eruption continues. The intensity of the tremor has been increasing over the past 24 hours. This increase is mainly due to the closure of the cone downslope of the eruptive fracture, which increases the pressure on its walls. The last observations show that the cone is still being built and is closing. Three active vents can be seen inside the cone. Numerous lava tubes have been formed downslope of the cone. Collapses along these tunnels allow many small lateral flows to come out of them.
Source: OVPF.

Crédit photo: Christian Holveck

Piton de la Fournaise (Ile de la Réunion): Le point sur l’éruption // Latest news

L’éruption débutée le 14 juillet se poursuit tranquillement. Après une chute brutale de son intensité dans la nuit du 17 au 18 juillet, l’intensité du tremor est relativement constante aujourd’hui 18 juillet, et se situe à une intensité équivalente à celle observée le deuxième jour d’éruption. Selon l’OVPF, « cette chute du tremor est à mettre en relation avec un changement morphologique au niveau du cône éruptif qui est en train de se former. Un effondrement de sa partie amont est venu égueuler le cône vers l’Est, laissant une ouverture et un écoulement plus aisé de la lave en surface. Actuellement au sein de ce cône, l’activité se focalise sur 6 points. »

Source : OVPF.

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The eruption that started on July 14th continues in a quiet way. After a sharp drop in its intensity during the night of July 17-18, the tremor intensity is relatively constant today, July 18th ; its intensity is equivalent to that observed on the second day of the eruption. According to OVPF, « this decline of the tremor is to be related to a morphological change of the eruptive cone that is being built. A collapse of its upslope part has opened the cone to the east, leaving an easier opening for lava to flow at the surface. Activity is currently located on 6 points within this cone.  »
Source: OVPF.

Vue du site éruptif le 16 juillet 2017 (Crédit photo: Christian Holveck)

Exercice d’évacuation à Goma (RDC) // Evacuation exercise at Goma (DRC)

Le lundi 3 juillet 2017, plus d’un millier de personnes ont participé à un exercice d’évacuation dans l’éventualité d’une éruption du Nyiragongo. Une telle éruption mettrait inévitablement en danger la ville de Goma, à l’est de la République Démocratique du Congo. Plus de 100 personnes sont mortes lors de la dernière colère du volcan en 2002, lorsque la lave a atteint Goma en moins d’une heure et a envahi une grande partie de l’est de la ville, y compris la moitié de la piste de l’aéroport. L’éruption la plus dévastatrice a eu lieu en 1977 lorsque plus de 600 personnes ont perdu la vie ; (Voir mon livre « Killer Volcanoes » pour la description de ces événements)
Le 3 juillet à 05h30 (GMT), des sirènes ont hurlé dans quatre quartiers du nord de Goma qui se trouve à la frontière avec la Rwanda et sur la trajectoire des coulées de lave du Nyirangongo qui se dresse à 20 km au nord. Les habitants des zones à risque ont été invités à quitter leurs maisons et à se rassembler à trois kilomètres au sud dans le stade Afia où des tentes blanches avaient été installées pour les accueillir. Pendant près de trois heures, des groupes d’environ 10 à 20 personnes se sont dirigés vers le stade en deux colonnes, avec leurs biens qui allaient des motos aux matelas, ustensiles de cuisine et mobilier précieux. Les gens aidaient les enfants et étaient suivis de leurs animaux domestiques. Le but de l’exercice était de montrer aux 500 familles menacées par les coulées de lave comment se comporter en cas d’éruption majeure du Nyiragongo. À la fin de l’exercice, les participants ont reçu des informations sur des mesures pratiques telles que la façon de progresser en ordre pour éviter de ralentir les autres personnes, ainsi que les choses essentielles à emporter en quittant leur domicile.
Source: News 24.

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On Monday July3rd 2017, more than a thousand people took part in an evacuation exercise triggered by a simulated eruption of Nyiragongo Volcano. The eruption would inevitably endanger Goma, a major city in the eastern Democratic Republic of Congo. More than 100 people died in the last eruption of the volcano in 2002 when lava reached Goma in less than an hour and flowed over much of the east of the city, including half of the runway at the airport. The deadliest recorded eruption was in 1977, when more than 600 people lost their lives

At 05:30 GMT, sirens wailed in four northern parts of Goma, which lies on the Rwanda border in the path of lava flow from Nyirangongo, 20km to the north. Residents of districts at risk were asked to leave their homes and gather three kilometres to the south in the Afia stadium, where white tents were ready for them. For almost three hours, groups of about 10 to 20 people headed for the stadium in two columns, with possessions ranging from motorbikes to mattresses, kitchenware and prized furniture. They helped children and had domestic animals in tow. The purpose of the exercise was to show the 500 families who live on the potential paths of lava flow how to behave in the event of major volcanic activity. At the end of the exercise, participants were advised on practical measures such as how to keep order and avoid slowing others down, as well as the most practical items to take on leaving home.

Source: News 24.

Le Nyiragongo et son lac de lave (Crédit photo: Wikipedia)

Nouvelles du Kilauea (Hawaii)

La compagnie Paradise Helicopters a mis en ligne une vidéo du Kilauea réalisée au cours d’un survol du volcan le 22 juin 2017. On observe toujours un beau lac de lave dans la partie ouest du cratère du Pu’uO’o. La lave continue à s’écouler dans le réseau de tunnels, avec quelques sorties en surface au-dessus du pali. Elle entre dans l’océan sur le site de Kamokuna où elle a construit un delta qui avance d’une centaine de mètres dans la mer. Les iamges de la caméra thermique montrent une fracture qui parcourt le delta dans sa largeur. Cette fracture confirme l’instabilité du delta qui peut s’effondrer à tout moment.

La situation reste inchangée au sommet du Kilauea. Le niveau de la lave dans l’Overlook Crater varie en fonction des épisodes d’inflation et de déflation de l’édifice volcanique. Il se trouve actuellement à une trentaine de mètres sous la lèvre du cratère.

Sources : Paradise Helicopters & HVO.

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The Paradise Helicopters company has released a new video of an overflight of Kilauea volcano performed on June 22nd 2017. A nice lava lake can still be seen in the western part of Pu’uO’o Crater. Lava flows are still active throughout the tube system, with breakouts mainly above the pali. Lava is still entering the ocean at Kamokuna. It has built a vast delta that extends 100 metres from the sea cliff.  Thermal images show a hot crack spanning much of the width of the lava delta. This crack suggests sagging and instability at the front of the delta which might collapse into the ocean at any time.

The situation remains unchanged at the summit of Kilauea. The level of lava within the Overlook Crater varies with the inflation and deflation episodes of the edifice. It is currently about 30 metres beneath the crater rim.

Sources : Paradise Helicopters & HVO.

Lac de lave dans le Pu’uO’o (Source: Paradise Helicopters)

Delta de lave de Kamokuna et la fracture (Source: HVO)