Polar Pod, un laboratoire flottant en Antactique

Jean-Louis Etienne intervient fréquemment dans les médias ces jours-ci. La raison est facile à comprendre : il est en train de lancer officiellement sa prochaine expédition à bord du Polar Pod autour du continent antarctique.

Le projet initial prévoyait une mise en œuvre à partir de 2015 mais des retards sont intervenus. Il y a quatre ans, à l’occasion d’une rencontre avec Jean-Louis Etienne, à laquelle participait également Laurent Ballesta, l’explorateur nous avait fait part des retards probables au niveau du financement du projet. Aujourd’hui, la situation a évolué favorablement et la mission antarctique devrait débuter fin 2023.

Le Polar Pod est un grand flotteur vertical de 100 mètres de haut dont 80 sont immergés pour plus de stabilité, avec un poids total de 1000 tonnes. De chaque côté du flotteur ont été arrimées deux passerelles sur lesquelles on peut mettre des voiles permettant d’infléchir légèrement la trajectoire de navigation..

Se laissant entraîner par le courant circumpolaire, le Polar Pod devrait réaliser deux tours de l’Antarctique. L’objectif de l’expédition est de recueillir des données sur le climat, la biodiversité et la pollution, dans cette région du monde qui est un élément essentiel de la régulation du climat. Les eaux froides autour de l’Antarctique absorbent, selon les scientifiques, 40 % des émissions de gaz carbonique d’origine anthropique. Il est également prévu de faire un inventaire de la faune locale par acoustique parce que le Polar Pod est un navire totalement silencieux.

Jean-Louis Etienne m’avait indiqué par ailleurs que la pédagogie serait présente dans le projet et qu’une communication avec les établissements scolaires serait mise en place.

Source : Jean-Louis Etienne

Un drone pénètre dans un cratère d’explosion en Sibérie / A drone flies into an explosion crater in Siberia

Entre 2017 et 2020, j’ai rédigé plusieurs notes à propos de cratères d’explosion apparus en Sibérie, en particulier sur la Péninsule de Yamal. Plusieurs hypothèses ont été avancées pour expliquer l’existence de ces cratères ; certaines ont même fait intervenir des extraterrestres !

La formation de deux de ces cratères sur la péninsule s’est accompagnée d’explosions suivies de flammes, ce qui confirme la libération de poches de méthane. On pense que les cratères se forment lorsque le méthane du sous-sol, piégé par le permafrost pendant des milliers d’années, est libéré en raison du réchauffement climatique et explose à l’intérieur des pingos. [Le mot inuit ‘pingo’ fait référence à des monticules de glace recouverts de terre.]

Au cours de l’été 2020, un groupe de chercheurs russes a étudié le dernier cratère d’explosion de 30 mètres de profondeur à s’être formé sur la Péninsule de Yamal pendant l’été de cette même année. Il fallait atteindre le site rapidement car ces cratères se remplissent d’eau et deviennent des lacs. Les scientifiques ont utilisé un drone pour voir l’intérieur du cratère.

Un fait majeur a été la découverte de deux cavités remplies de gaz qui ont fusionné pour n’en former qu’une seule avant l’explosion. L’approche du cratère avec le drone a été particulièrement difficile. Elle supposait que le scientifique – également pilote certifié –  s’allonge au bord du cratère et tienne la radio de contrôle du drone à bout de bras. Il a failli perdre l’engin à trois reprises mais a finalement obtenu environ 80 images du cratère. Il était impossible de voir tout l’intérieur du cratère depuis sa lèvre, en particulier les éventuelles cavernes dans la partie inférieure, mais ces cavités ont pu être observées sur le montage 3D réalisé à partir des images du drone

Les vues montrent sans le moindre doute que le cratère s’est formé de manière endogène, avec la glace qui fond, puis le pingo qui gonfle en raison de l’accumulation de gaz et finit par exploser.

Grâce au modèle 3D, les chercheurs ont pu observer la cavité de glace oblongue bien préservée où le gaz s’était accumulé. Comme mentionné ci-dessus, les images indiquent qu’au départ, il n’y avait pas une mais au moins deux cavités dans l’épaisseur de la glace. Au fur et à mesure que leur taille a augmenté, ces cavités ont fusionné pour former un unique espace souterrain avec un fond de forme elliptique. Le volume de la cavité finale est estimé à 7500 mètres cubes. À une pression d’environ 15 à 20 atmosphères, cela donne environ 112 000 à 150 000 mètres cubes.

Il semble que le cratère soit lié à une faille profonde et à un flux de chaleur anormal en provenance des profondeurs de la terre. La cause de l’explosion serait donc, au moins en partie, plus profonde que le méthane qui s’était accumulé près de la surface en raison d’un dégel des couches supérieures du pergélisol.

Les modèles 3D ont permis aux scientifiques de cartographier la forme complexe de la cavité souterraine qui semble s’être formée entre le 15 mai et le 9 juin 2020. Le cratère a été aperçu pour la première fois depuis un hélicoptère le 16 juillet.

Les chercheurs ont pu étudier les conditions cryogéologiques du cratère ainsi que la composition du pergélisol. Ils ont examiné les matériaux éjectés et les conditions de température sur le sol autour du trou béant. Ces informations permettront de mieux comprendre les conditions de formation de ces cratères dans l’Arctique. Les scientifiques ont identifié dans la péninsule de Yamal quelque 7 185 pingos, dont une partie risque d’exploser. Il ne faudrait pas oublier que la région comprend des réserves de gaz naturel vitales pour l’approvisionnement en Europe. Selon les scientifiques, cinq à dix pour cent des 7 185 pingos sont potentiellement dangereux. Le port de Sabetta qui permet l’exportation du gaz naturel liquéfié fait partie des sites sous la menace de ces bombes de gaz à retardement.

Source: The Siberian Times.

Vous trouverez d’excellentes illustrations sur le Siberian Times à cette adresse :

https://siberiantimes.com/other/others/news/drone-flies-inside-giant-yamal-permafrost-crater-for-first-time-dipping-15-metres-below-the-surface/

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Between 2017 and 2020, I wrote several posts about explosion craters that appeared in Siberia, in particular in the Yamal Peninsula. Several hypotheses were suggested to explain these craters, some of them mentioning extraterrestrial beings.

Two craters on the peninsula involved explosions followed by fire, obvious signs of the eruption of methane gas pockets under the Yamal surface. The craters are believed to form when underground methane gas, trapped by permafrost for thousands of years, is released due to the warming climate in this Arctic region and erupts inside pingo mounds. A pingo is an inuit word referring to an ice mound covered with earth.

In summer 2020, a group of Russian researchers surveyed the latest known 30-metre deep explosion crater on the Yamal Peninsula, formed in summer 2020. It was vital to get to it quickly because these holes rapidly fill with water, becoming lakes. They used a drone to get views of the inside of the crater.

A key finding was that the scientists identified two gas filled cavities which merged into one, and then exploded. The aerial survey of the crater with a drone was a very difficult task  It involved the scientist – also a certified pilot – having to lie down on the edge of the crater and dangle down his arms to control the drone. They got close to losing it three times, but got some 80 drone images from the crater. They could not see everything from above, especially the possible caverns in the lower part of the crater, but they can be seen with the 3D model made from the drone images

The results of the survey suggest unequivocally that the crater was formed endogenously, with ice melting, a heaving mound dynamically growing due to gas accumulation and finally exploding.

Thanks to the 3D model, the researchers were able to monitor a well-preserved oblong ice cavity where gas had been accumulating. As mentioned above, the images indicate that initially not one but at least two cavities were formed in the massive ice. As their size increased, these cavities merged into a single underground space with an elliptical bottom. The volume of the merged cavity is estimated at 7500 cubic metres. At a pressure of about 15-20 atmospheres, this gives approximately 112,000-150,000 cubic metres.

It seems the crater is linked to a deep fault and an anomalous terrestrial heat flow. This suggests that the reason for this eruption lay in part, at least, deeper than methane accumulating close to the surface due to a recent thawing of the upper layers of permafrost.

The 3D models allowed the scientists to map the complex shape of the underground cavity which appears to have formed between 15 May and 9 June 2020. It was seen for the first time from a helicopter on 16 July.

The researchers were able to study the cryo geological conditions of the crater along with the composition of permafrost. They examined the material ejected from the crater and  temperature conditions on the hole’s floor. This information will shed light on the conditions and formation of these unusual craters in the Arctic.

Scientists have identified in the Yamal Peninsula over 7,185 pingos, part of which has risk of exploding in a region which includes natural gas reserves vital for supplies in Europe. According to the scientists, five to ten per cent of these 7,185 pingos are really dangerous.

The port of  Sabetta which exports liquified natural gas is among the places threatened by the ticking time gas bombs.

Source: The Siberian Times. .

You will find excellent illustrations on the Siberian Times at this address:

https://siberiantimes.com/other/others/news/drone-flies-inside-giant-yamal-permafrost-crater-for-first-time-dipping-15-metres-below-the-surface/

Reconstitution de l’intérieur du cratère à l’aide des images fournies par le drone (Source :  Oil and Gas Research Institute – OGRI)

Gazoducs dans la Péninsule de Yamal (Source : Wikipedia)

Péninsule de Reykjanes (Islande): les scientifiques face à la situation actuelle // Scientists in the face of the current situation

Selon les volcanologues islandais, si une éruption se produit sur la Péninsule de Reykjanes, elle mettrait probablement un terme à l’essaim sismique qui a commencé dans la région le 24 février 2021. En effet, selon eux, une éruption allègerait la pression qui a déclenché de fréquents séismes dans la région.

Les scientifiques islandais restent persuadés que l’essaim sismique se soldera probablement par une éruption… tôt ou tard. Cependant, ils n’excluent pas que l’activité sismique se termine sans éruption. En bref, personne n’est en mesure de prévoir ce qui va se passer sur la péninsule. La prévision volcanique dans la situation actuelle est nulle.

Au cours de l’année écoulée, les géologues islandais ont décelé quatre intrusions magmatiques sur la Péninsule de Reykjanes… mais la lave n’a jamais percé la surface! Le dyke à l’origine des séismes actuels est plus important que les précédents. Il s’étend de Keilir à Fagradalsfjall. Les autres intrusions semblent avoir eu lieu près de Svartsengi (au nord de Grindavík), dans le système volcanique dans la partie la plus occidentale de la péninsule, et du côté de Krýsuvík (près du lac Kleifarvatn).

Les scientifiques islandais s’accordent pour dire que l’interprétation de l’histoire géologique de la Péninsule de Reykjanes est difficile. En effet, les matériaux volcaniques émis lors des éruptions précédentes recouvrent la région, ce qui rend difficile l’examen des strates qui pourraient aider à prévoir les éruptions futures. De plus, il n’y a pas eu d’éruption volcanique dans la région depuis 800 ans et, par conséquent, les géologues ne peuvent pas s’appuyer sur une expérience antérieure. Ils ne peuvent se fier qu’à des données GPS et des images satellites qui, chaque semaine depuis le début de l’activité sismique, permettent de se faire une idée sur l’évolution de la situation dans la péninsule. Ces données montrent clairement que le dyke magmatique continue de progresser vers le sud-sud-ouest ; ce déplacement va de pair avec l’activité sismique. Des observations, mais pas de prévisions fiables!

Source: Iceland Monitor.

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According to Icelandic volcanologists, if an eruption ovccurred on the Reykjanes peninsula, it would likely put an end to the swarm of earthquakes that began in the area on February 24th, 2021. In their opinion, an eruption would relieve the pressure that has been causing frequent earthquakes in the area.

The Icelandic scientists remain persuaded that the seismic swarm will likely end with an eruption, sooner or later. However, they also say the quakes could end without an eruption, but that is difficult to predict. To put it shortly, nobody is able to predict what will happen next. Volcanic prediction in the current situation equals to zero.

During the past year, Icelandic geoscientists have noticed what they believe to be four magma intrusions on the Reykjanes peninsula…..but lava never emerged at the surface!

The magma dyke causing the present quakes is more significant than the previous ones. It extends from Keilir to Fagradalsfjall. The other magma intrusions appeared to be near Svartsengi (north of Grindavík), in the volcanic system on Reykjanes point (the westernmost part of the peninsula), and by Krýsuvík (near Kleifarvatn lake).

Icelandic scientists agree to say that interpreting the geological history of the Reykjanes peninsula can prove difficult. Indeed, volcanic material from earlier eruptions covers the area, making it difficult to look at strata, which otherwise could help predict future eruptions. Moreover, there hasn’t been a volcanic eruption in the area for 800 years, and, as a result, geoscientists cannot base their knowledge on prior experience of eruptions in the area. They can only rely on GPS data and satellite pictures, which every week since the beginning of the seismic activity have shed light on developments on the peninsula. This data clearly shows that the magma dyke continues to expand south-southwest ; its movements are in line with the seismic activity. Observations, but no reliable predictions!

Source: Iceland Monitor.

En rouge, la zone où une éruption est susceptible de se produire (Source : IMO)

La cendre de l’Etna (suite) // Mt Etna’s ash (continued)

L’activité éruptive reste intense ces jours-ci sur l’Etna avec des crises à répétitions, baptisées «paroxysmes» par les volcanologues de l’INGV. Ces épisodes éruptifs offrent un feu d’artifice très spectaculaire mais, à côté de cette beauté naturelle, les villes et villages sur les pentes du volcan doivent souvent faire face à des retombées de cendres et de lapilli qui claquent comme des grêlons sur les toits, les terrasses, les routes et les voitures.

Chaque paroxysme suit le même processus. Il commence par une colonne de cendres pouvant monter jusqu’à 12 km d’altitude, puis viennent des fontaines et des coulées de lave, émises principalement par le Cratère Sud-Est.

Les éruptions sont certes spectaculaires, mais elles pourrissent aussi la vie de la population. Boris Behncke (INGV Catane) explique que l’Etna a projeté quelque 40 millions de mètres cubes de matériaux volcaniques. En comparaison, Boris fait remarquer que l’éruption de l’Etna qui a menacé la ville de Randazzo en 1981 n’a émis que 20 millions de mètres cubes de matériaux.

La cendre volcanique envahit les balcons, les trottoirs et les terrasses. Les habitants passent beaucoup de temps à balayer les sols et à évacuer cette cendre. Les pare-brise des voitures sont constamment recouverts d’une patine sombre, mais il ne faut pas utiliser d’eau pour le nettoyage. Cette glaçure contient des particules de verre qui abîmeraient irrémédiablement le pare-brise. Il n’est pas étonnant que certaines personnes aient enveloppé leurs voitures dans des draps ou des housses pour les protéger.

Quand il pleut, la couche de cendre se transforme en quelque chose qui ressemble à du béton qui bloque les gouttières et les égouts, provoquant des inondations et des infiltrations d’eau dans les maisons.

Les explosions de l’Etna génèrent des infrasons que l’oreille humaine ne capte pas en raison de leur faible fréquence sonore, mais le verre des vitres y est très sensible. Après avoir entendu autant d’éruptions, les gens peuvent maintenant décrire le comportement de l’Etna juste en écoutant les vibrations des fenêtres.

Les dégâts sont immenses et la région Sicile a déclaré l’état de catastrophe naturelle pour 13 villes situées sur l’Etna et 30 autres autour du volcan. Des orangeraies et d’autres cultures ont été détruites. Lors d’un paroxysme, l’autoroute entre Fiumefreddo et Giarre a dû être fermée pour permettre le déblaiement de la cendre. Les motos sont interdites et la limite de vitesse a été ramenée à 20 km / h. Les écoles de Giarre ont été fermées pendant trois jours et le marché hebdomadaire a été suspendu. Les habitants ont reçu pour instruction de mettre la cendre dans des sacs transparents et de ne pas la mélanger avec les ordures ménagères. Selon un habitant, « la dernière pluie de cendre n’a duré que 30 minutes mais elle a généré autant de déchets qu’en un an. Cela va nous coûter jusqu’à 600 000 euros. Nous sommes inquiets car cela va se reproduire encore et encore. Comment allons-nous payer? »

Le conseil régional doit fournir 1 milliard d’euros et demandera de l’aide au gouvernement de Rome, mais il n’y a pas de plan régional pour gérer la cendre. C’est un phénomène naturel, mais il est considéré comme un déchet et il n’y a encore rien de prévu pour l’évacuer.

Comme je l’ai expliqué à la télévision il y a quelques jours, le point positif de ces paroxysmes est qu’ils se produisent dans la zone sommitale du volcan, de sorte qu’il n’y a aucun danger pour les zones habitées. D’autres crises éruptives sont probables, mais personne ne peut prévoir quand elles se produiront.

Source: INGV, la BBC.

Info COVID : La Sicile, qui était restée parmi les très rares régions en couleur Jaune par rapport à la propagation du virus, est devenue Orange depuis le lundi 15 mars 2021 et passera au Rouge les 3, 4 et 5 avril comme toutes les autres régions, à l’exception de la Sardaigne, la seule à être en zone blanche. De nouvelles restrictions vont donc se mettre en place.

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Activity is quite intense these days on Mount Etna with repetitive eruptive crises dubbed “paroxysms” by INGV volcanologists. These episodes create a spectacular natural firework display but, beside this natural beauty, local Sicilian towns and villages are showered with ash and lapilli that fall like hailstones on the roofs, terraces roads and cars.

Each paroxysm starts with a column of dust that can climb as high as 12km, then come lava fountains and lava flows, emerging mainly from the South-east crater.

The eruptions may be spectacular, but they are a nuisance too. Boris Behncke (INGV Catania) explains that Etna has released some 40 million cubic metres of volcanic material. In comparison, he says the Etna eruption that threatened the town of Randazzo in 1981 released a mere 20 million cubic metres of material.

Lava dust falls on balconies, pavements and terraces. Local residents spend a lot of time sweeping floors and evacuating the ash. Car windscreens are constantly covered by a dark patina of grime, but you must not use water to clear it. This glaze contains sharp glass particles that would scrape it beyond repair. No wonder some people have wrapped up their parked cars in bed-sheets to protect them.

When it rains, the drizzle turns carpets of lava dust into something resembling concrete. It blocks gutters and drainage channels, prompting flooding and water seeping into houses.

Etna’s explosions generate « infrasonic waves » that the human ear does not pick up because of their low sound frequency, but the glass in the windows does.

After so many eruptions, people can now tell what Etna is doing simply by listening to the trembling of the windows.

The damage to the area is immense and the Sicilian region has declared a crisis for 13 towns on Mt Etna and another 30 surrounding the volcano. Orange groves and other crops have been destroyed and on one occasion the motorway between Fiumefreddo and Giarre was shut to allow dust to be cleared. Motorbikes are banned and the speed limit has been cut to 20 km/h.

Schools in Giarre were shut for three days and the weekly market suspended. Locals have been instructed to collect the dust in transparent bags and not to mix it with ordinary rubbish.

According to one resident, “the latest black rain lasted just 30 minutes and generated as much rubbish as we usually have in a year. It’ll cost up to 600,000 euros and we are worried because it is going to happen again and again. How can we pay for it? »

The regional government is to provide 1illion euros and will ask the Rome government for more help, but there is no regional plan to manage the dust. It may be a natural phenomenon, but it is treated as waste and there is not yet anything planned to remove it.

As I explained on TV a few days ago, the positive point with these paroxysms is that they occur in the summit area of the volcano, so that there is no danger to populated areas. More eruptions are likely, but not even the experts can predict when.

Source: INGV, The BBC.

COVID Info: Sicily, which had remained among the very rare regions in Yellow colour in relation with the spread of the virus, became  Orange from Monday March 15th, 2021 and will go Red on April 3rd, 4th and 5th like all other regions , with the exception of Sardinia, the only one to be in the white zone. New restrictions will therefore be enforced.  

La cendre de l’Etna, un poison pour les populations…

Pluie de cendre sur le sommet de l’Etna (Photo : C. Grandpey)