Les glaciers rejettent des résidus radioactifs ! // Glaciers release radioactive residues!

On le sait depuis longtemps : Les glaciers sont de précieux indicateurs de l’histoire de notre planète. Ils permettent en particulier de dater des événements géologiques majeurs comme les éruptions volcaniques. De temps à autre, ils nous rendent les corps de personnes victimes d’une catastrophe aérienne ou d’alpinistes ayant chuté dans des crevasses en escaladant l’Everest.

Le site de la chaîne de télévision BFMTV nous apprend que des retombées radioactives d’accidents nucléaires civils et d’essais militaires sont emprisonnées dans les glaciers à travers le monde. Les chercheurs avertissent que ces résidus risquent fort d’être libérés par la fonte de la glace liée au réchauffement climatique.

Une équipe internationale de scientifiques a cherché la présence de retombées radioactives dans les sédiments à la surface de glaciers dans l’Arctique, en Islande, dans les Alpes, le Caucase, l’Antarctique et l’ouest du Canada. Ces chercheurs ont découvert des résidus radioactifs sur les 17 sites étudiés, souvent à des concentrations au moins 10 fois supérieures aux niveaux relevés ailleurs. Une scientifique britannique a expliqué que les niveaux mesurés sont les plus élevés dans un environnement en dehors des zones d’exclusion nucléaires

Il est facile de comprendre pourquoi les glaciers conservent ces résidus radioactifs. Quand ils sont relâchés dans l’atmosphère, ils retombent sur terre par le biais des pluies acides et peuvent être absorbés par les plantes et le sol. En revanche, quand ils tombent sous forme de neige et s’installent sur la glace, ils forment des sédiments plus lourds, qui s’accumulent dans les glaciers.

Les scientifiques donnent l’exemple de l’accident de Tchernobyl en 1986 qui avait généré des nuages radioactifs contenant notamment du césium, et provoqué une contamination à travers l’Europe du Nord. Dans le cas de Tchernobyl, les éléments radioactifs sont retombés sous forme de pluie ou de neige. Dans ce dernier cas, ils sont restés dans la glace pendant des décennies, et avec la fonte des glaciers liée au réchauffement, ils se déversent maintenant dans les rivières.

L’équipe scientifique a détecté quelques résidus de Fukushima, mais une grande partie des éléments issus de cet accident de 2011 ne se sont pas encore agglutinés dans les sédiments des glaciers.

Sur plusieurs des sites, les chercheurs ont également retrouvé des traces d’essais nucléaires, en particulier ceux qui ont été effectués des années 1950 et 1960. Une scientifique a expliqué qu’en étudiant une carotte de sédiments, on voit clairement un pic au moment de Tchernobyl, mais aussi un pic relativement précis autour de 1963, période intense d’essais nucléaires.

Le risque aujourd’hui, c’est qu’avec le réchauffement climatique et la fonte de la glace, on assiste à l’entrée dans la chaîne alimentaire d’un des résidus potentiellement les plus dangereux, l’américium, issu de la dégradation du plutonium et qui a une demi-vie de 400 ans, contre 14 ans pour le plutonium.

Source : BFMTV.

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We have known for a long time that glaciers are precious indicators of the history of our planet. In particular, they allow to date major geological events such as volcanic eruptions. From time to time, they release the bodies of people who have fallen victim to a plane crash or mountaineers who have fallen into crevasses while climbing Mount Everest.
The BFMTV television site tells us that radioactive fallout from civilian nuclear accidents and military tests are trapped in glaciers around the world. The researchers warn that these residues are likely to be released by the melting of ice due to global warming.
An international team of scientists has investigated the presence of radioactive fallout in glacial surface sediments in the Arctic, Iceland, the Alps, the Caucasus, Antarctica and western Canada. These researchers found radioactive residues at the 17 sites they studied, often at concentrations at least 10 times higher than levels found elsewhere. A British scientist explains that measured levels are highest in an environment outside nuclear exclusion zones
It is easy to understand why glaciers retain these radioactive residues. When released into the atmosphere, they fall back to earth through acid rain and can be absorbed by plants and soil. On the other hand, when they fall in the form of snow and settle on the ice, they form heavier sediments, which accumulate in the glaciers.
Scientists give the example of the Chernobyl accident in 1986 that generated radioactive clouds including cesium and caused contamination throughout northern Europe. In the case of Chernobyl, radioactive elements fell as rain or snow. In the latter case, they remained in the ice for decades, and with the melting glaciers associated with global warming, they now flow into the rivers.
The scientific team has detected some Fukushima residues, but much of the evidence from this 2011 accident has not yet accumulated in the glacial sediments.
On several of the sites, the researchers also found traces of nuclear tests, in particular those that were carried out in the 1950s and 1960s. A scientist explained that by studying a core of sediments, one clearly sees a peak at the moment of the Chernobyl accident, but also a relatively accurate peak around 1963, which was an intense period of nuclear testing.
The risk today is that with global warming and the melting of ice, we may witness the entry into the food chain of one of the potentially most dangerous residues, americium, resulting from the degradation plutonium and which has a half-life of 400 years, compared with 14 years for plutonium.
Source: BFMTV.

Photos: C. Grandpey

San Cristobal (Nicaragua)

Dans son dernier rapport, le SINAPRED indique qu’une nouvelle émission de gaz et de cendre a débuté sur le volcan San Cristobal le 18 août 2017 en début de matinée. Le volcan a d’abord commencé une phase de dégazage suivie d’une expulsion de cendre et d’une forte odeur de soufre. Les retombées de cendre ont affecté plus de 50 000 personnes autour du San Cristobal.
Il est conseillé aux populations à proximité du volcan et aux personnes victimes des retombées de cendre d’utiliser des masques ou des serviettes humides pour se couvrir la bouche, le nez et les yeux. Il est également recommandé de protéger les puits pour éviter toute contamination de l’eau.
Le SINAPRED indique qu’il n’y a pas eu d’explosions jusqu’à présent.
La dernière éruption du San Cristobal a eu lieu le 22 avril 2016. Le SINAPRED avait alors signalé un panache de cendre et de gaz qui était monté jusqu’à 2 km au-dessus du cratère. La dernière activité explosive a eu lieu le 6 juin 2015.

Source: SINAPRED.

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In its latest update, SINAPRED indicates that a new gas and ash emission started at San Cristobal volcano on August 18th 2017 in the early morning. The volcano first began degassing, which was followed by an expulsion of ash and a strong odour of sulphur. Ashfall affected more than 50 000 citizens around San Cristobal.

Residents near the volcano, and those affected by ashfall, are advisedd to use masks or wet towels to cover their mouth, nose and eyes.They should also protect the wells to prevent any contamination.

SINAPRED says that so far there have been no explosions.

San Cristobal’s last eruption took place on April 22nd 2016. SINAPRED then reported an ash-and-gas plume that rose 2 km above crater. The previous explosive activity at the volcano occurred on June 6th 2015.

Source: SINAPRED.

Crédit photo: Wikipedia

Kelud: Après les retombées de cendre, voici les lahars // Kelud: After the ashfall, here come the lahars

drapeau francaisAprès les retombées de cendre du Kelud, ce sont des pluies torrentielles qui s’abattent en ce moment sur la région qui menacent de remobiliser cette cendre et de donner naissance à des lahars destructeurs. Des coulées de boue ont déjà emporté deux maisons et deux ponts dans le village de Padansari, sans toutefois faire de victimes. Sept autres villages se sont retrouvés isolés par des lahars.

S’agissant des dégâts causés par la cendre et les lahars, les chiffres officiels font état de plus de 3200 habitations sérieusement endommagées et 2192 avec des dégâts moindres. Toutefois, ces statistiques devraient être revues à la hausse quand les gens encore dans les abris vont revenir chez eux et constater les dégâts subis par leurs maisons.

Source : The Jakarta Post.

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drapeau anglaisAfter Mt Kelud’s ashfall, torrential rains are now threatening to sweep away the ash and trigger devastating lahars. Mudslides have already destroyed two houses and two bridges in Padansari village, without causing casualties. A lahar blocked access to seven other villages.

As far as the damage caused by the ash is concerned, the official figures report that more than 3,200 homes were severely damaged during the eruption and the mud flows that came in its wake. Another 2,192 houses were moderately damaged. However, both figures are expected to climb as people start to leave the region’s evacuation shelters and return to their homes.

Source: The Jakarta Post.

Tungurahua (Equateur): L’activité reste soutenue // Activity is still quite high

drapeau francaisLe niveau d’activité du Tungurahua reste élevé. Bien que les nuages ​​empêchent souvent les observations visuelles du cratère, des panaches de cendre sont émis presque quotidiennement par le volcan. Les 23 et 24 Octobre, des émissions de cendre continues produisaient des panaches qui s’élevaient à 3-4 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendre ont été signalées dans plusieurs localités comme Penipe (15 km au SO), Palitahua (au S), Tisaleo (29 km au NO) et El Manzano (8 km au SO). Le 25 Octobre, des blocs dévalaient les flancs du Tungurahua. Le lendemain, les émissions de cendre montaient à 2 km au-dessus du cratère avec d’autres retombées dans plusieurs villages au nord-ouest. De nouveaux panaches de cendre accompagnés de retombées ont été observés jusqu’au dernier rapport de l’Institut Géophysique.

Source : Instituto Geofisico.

 

drapeau anglaisActivity at Tungurahua remains high. Although the clouds often prevent visual observations of the crater, ash plumes are observed almost daily. On October 23rd and 24th, continuous ash emissions produced plumes that rose 3-4 km above the crater. Ashfall was reported in several communities like Penipe (15 km SW), Palitahua (S), Tisaleo (29 km NW) and El Manzano (8 km SW). On October 25th, blocks were observed rolling down the flanks. The next day continuous ash emissions rose 2 km above the crater with more ashfall in several villages to the north-west. More ash plumes and ashfall occurred until the Institute’s latest report.

Source : Instituto Geofisico.

Tungurahua-blog

Le Tungurahua vu par l’une des webcams le 23 octobre au soir.