L’éruption du Mont Spurr (Alaska) en 1953 // The 1953 Mt Spurr eruption in Alaska

La Smithsonian Institution explique que le Mont Spurr est un stratovolcan de l’arc des Aléoutiennes en Alaska. Il tire son nom du géologue et explorateur Josiah Edward Spurr qui a conduit une expédition dans la région en 1898.
Le niveau d’alerte du Mt Spurr est actuellement Vert. Il a été porté à la couleur Jaune le 26 juillet 2004 en raison d’une hausse de la sismicité. L’AVO avait également détecté la présence d’un cratère d’effondrement occupé par un lac entouré par la glace et la neige qui recouvraient le sommet. Ce lac s’était peut-être formé suite à une augmentation du flux de chaleur à travers le dôme de lave sommital.
Le 3 mai 2005, une coulée de débris a été observée sur les images de la webcam et une grande partie du lac s’était vidée.
Les deux éruptions historiques du Mont Spurr en 1953 et 1992 ont déposé de la cendre sur la ville d’Anchorage. Le journal local, l’Anchorage Daily News a récemment publié un article sur l’événement de 1953, avec le «Jeudi des Cendres».
Le matin du 9 juillet 1953, la nuit a soudain envahi Anchorage lorsque la cendre est tombée du ciel. Un match de baseball a dû être annulé et reporté. La cause du phénomène était le Mont Surr qui était entré en éruption sans prévenir vers 5 heures du matin ce jour-là, en propulsant des tonnes de particules de cendres à des milliers de mètres de hauteur. Des témoins ont déclaré que la colonne de cendres avait atteint une hauteur d’environ 15 km et ressemblait à un champignon atomique. Des éclairs parcouraient cette colonne et les flancs de la montagne donnaient l’impression de vibrer.
Jusqu’ç ce jour de juillet 1953, on considérait que le Mt Spurr était un volcan en sommeil, bien qu’il y ait eu des signes d’activité. Ainsi, au cours du printemps, des pilotes indépendants avaient observé de la vapeur en train de s’échapper du sommet pour la première fois de mémoire d’homme. Bien que visible depuis Anchorage par temps clair, le volcan était une curiosité pour la plupart des habitants.
Les premières retombées de cendres à Anchorage ont commencé vers 10 heures du matin et ont poussé les propriétaires d’avions à les déplacer rapidement vers des sites en dehors de la zone touchée. À la base militaire d’Elmendorf, tous les pilotes et le personnel au sol ont fait une course contre la montre. Tous les aéronefs opérationnels ont été mis à l’abri dans l’intérieur de l’Etat, essentiellement à Fairbanks. Lorsque la visibilité est devenue nulle, les aéroports de la ville ont cessé leurs activités.
Vers 11 heures du matin, les capteurs des lampadaires ont mis en route l’éclairage public, mais les autorités les ont rapidement éteints, par crainte d’endommager les deux centrales électriques qui alimentent la ville et provoquer une panne d’électricité.

À 13 heures, l’obscurité était totale, rompue uniquement par les lumières des bâtiments et les phares des voitures.
Selon les estimations, jusqu’à 10 000 tonnes de cendres volcaniques sont tombées sur Anchorage. Une couche de cendre enveloppait la ville où les arbres pliaient sous son poids. La presse locale a baptisé cette journée Ash Thursday – « Jeudi des Cendres » – et «Spurrs Day».
Pendant le déluge de cendres, les personnes qui possédaient des parapluies et des imperméables les ont utilisés. Certains habitants portaient des masques pour se protéger contre la poussière. La plupart du temps, les habitants se sont mis à l’abri jusqu’au moment où le ciel commence à s’éclaircir.
Certaines personnes âgées ont comparé l’événement à l’éruption du Novarupta-Katmai en 1912. Ils se sont souvenus de trois jours de complète obscurité, d’eau contaminée et de cadavres d’oiseaux au sol. Cependant, l’éruption du Mt Spurr était breaucoup moins inquiétante que celle du Novarupta

L’éruption du mont Spurr en 1953 n’a tué personne. À Anchorage, une seule personne a été blessée lorsque les cendres et l’obscurité ont envahi la ville. Il s’agit d’une femme qui a voulu traverser une rue dans l’obscurité et a été renversée par un camion.
La vie à Anchorage est rapidement revenue à la normale. Le temps était à nouveau clair et ensoleillé le lendemain, et le match de baseball annulé a pu être joué normalement. Le jour suivant, les avions ont pu à nouveau décoller et atterrir dans l’aéroport international. Par la suite, le vent soulevait encore la cendre, ce qui gênait la visibilité pour les petits avions, mais c’était un problème relativement mineur et sporadique.
Anchorage avait des vendeurs de journaux dans les rues à cette époque, et l’éruption a généré les meilleures ventes depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale! Les vols touristiques à destination du Mont Spurr ont brièvement connu du succès, avec un nombre record de décollages et d’atterrissages.
Un photographe local a filmé le moment où Anchorage s’est retrouvée dans l’obscurité, ainsi que le nouveau cratère du Mont Spurr, pour Pathè News. La séquence été diffusée dans les cinémas Empress et Fourth Avenue du centre-ville. Ce petit film d’une minute est disponible sur YouTube.
https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Huit jours a près l’éruption, la pluie a nettoyé la ville en emportant une grande partie de la cendre. Toute la poussière n’est pas tombée uniquement en Alaska. Moins d’une semaine plus tard, des pilotesqui passaient au-dessus des Grands Lacs ont repéré des nuages ​​de cendres du Mont Spurr qui avaient dérivé vers l’est, atteignant le Canada et l’Océan Atlantique. Fin juillet et début août, des nuages ​​de poussière volcanique étaient visibles sur l’Europe, comme un cadeau envoyé par l’Alaska…
Source: Anchorage Daily News.

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The Smithsonian Institution explains that Mount Spurr is a stratovolcano in the Aleutian Arc of Alaska, named after geologist and explorer Josiah Edward Spurr who led an expedition to the area in 1898.

The alert level for Mt Spurr is currently Green. It was raised to Yellow on July 26th, 2004 due to an increase in seismicity. There was also the presence of a collapse pit, filled with water forming a new crater lake in the ice and snow that covered the summit. This lake may have been caused by an increase in heat flow through the summit lava dome.

On May 3rd, 2005, a debris flow was observed in webcam images andmuch of the lake had drained away.

Mount Spurr’s two historical eruptions in 1953 and 1992, deposited ash on the city of Anchorage. The local newspaper Anchorage Daily News has recently published an article about the 1953 event and “Ash Thursday”.

It was the morning of July 9th, 1953, everything got suddenly pitch black when ash fell from the sky. A baseball game had to be cancelled and rescheduled. The culprit was Mount Surr which had unexpectedly started erupting at about 5 a.m. that day, ejecting tons of ash particules thousands of metres into the air. Witnesses said the ash column reached a height of about 15 km and looked like an atomic bomb’s mushroom cloud. Lightning flashed within that column, and the sides of the mountain visibly shook.

Mount Spurr was previously listed as dormant, though there had been warning signs. That spring, civilian pilots observed steam venting from the peak for the first time in living memory. Though visible from Anchorage on clear days, the volcano was just a curiosity to most residents.

The first dustings in Anchorage began around 10 a.m. and caused civilian pilots to rapidly relocate their planes to sites outside the affected area. At Elmendorf’s military base, all pilots and ground personnel raced against time. All operational aircraft were dispersed into the Interior, most to Fairbanks. When visibility dropped to zero, the city’s airports ceased operations.

Around 11 a.m., the sensors on the streetlights triggered tham on, but officials soon switched them off, fearing damage to the city’s two power plants and a resulting electricity shortage. By 1 p.m., there was complete darkness, broken only by building and car lights.

According to estimates, as much as 10,000 tons of volcanic ash fell on Anchorage. A layer of ash draped the city, with shrubs and smaller trees bending under the weight.  Local newspapers had their fun renaming the day as “Ash Thursday” and “Spurrs-Day”.

During the ashy deluge, those with umbrellas and raincoats used them. Some residents donned masks to filter out the dust. Otherwise, most residents sought shelter and stayed there until the sky began to lighten.

Some elder residents compared the event with the 1912 Novarupta-Katmai eruption and remembered three days of pure darkness, poisoned water, and birds that fell dead to the ground. However, compared to Novarupta, the Mount Spurr eruption was nothing to worry about.

No one died from the 1953 Mount Spurr eruption. In Anchorage, the ash and darkness contributed to just one injury. A woman who had stepped into a street in the darkness was struck by a passing truck.

Life in Anchorage quickly returned to normal. The next day was clear and sunny and the cancelled baseball game could be played normally.The following day, planes were again able to fly in and out of the International Airport. In the following days, the wind sometimes kicked up the ash again, hampering visibility for small planes, but that was a relatively minor and sporadic issue.

Anchorage had newspaper street salesmen at this time, and the eruption edition was the best seller since the end of World War II ! Sightseeing flights to Mount Spurr became briefly popular, with a a record month of takeoffs and landings.

A local photographer captured footage of the blackout and cleanup in Anchorage, as well as Mount Spurr’s new crater, for Pathè News, which aired at the downtown Empress and Fourth Avenue theaters. This minute-long newsreel is available on YouTube.

https://www.youtube.com/watch?v=1JIeLwXuUpQ

Eight days later, it finally rained, washing away some of the dirt. Not all the dust fell in Alaska. Within a week, pilots over the Great Lakes spotted clouds of ash from Mount Spurr, which carried eastward across Canada and the Atlantic Ocean. In late July and early August, dust clouds from Mount Spurr were visible over Europe, a kind of gift sent by Alaska…

Source: Anchorage Daily News.

Images extraites du film (Source : You Tube)

Le Mont Spurr aujourd’hui (Crédit photo : Wikipedia)

Le village perdu du Mont Fuji (Japon) // Mount Fuji’s lost village (Japan)

Source de puissance spirituelle et destination touristique majeure, le Mont Fuji est aussi le plus grand volcan actif du Japon. La dernière éruption remonte à 1707, il y a donc plus de trois siècles, mais d’année en année, la probabilité d’un nouvel événement majeur se fait de plus en plus pressante.

Voici la légende du village perdu du Mont Fuji, qui a disparu sous de grandes quantités de cendres lors de l’éruption Hoei qui a commencé le 16 décembre 1707, pendant la période Edo au Japon. Le volcan s’est réveillé  sur son versant sud-est et l’éruption a duré jusqu’en janvier 1708. Des archives indiquent que le village de Subashiri, situé à une dizaine de kilomètres du cratère, a subi les plus gros dégâts. Il abritait le sanctuaire Fujisengen, qui servait de porte d’entrée à un sentier de montagne. Après ces semaines fatidiques de l’hiver 1707, personne n’a osé repasser par le sanctuaire.
Il semble que personne n’ait été tué, mais cela ne veut pas dire que la catastrophe n’a pas bouleversé la vie des habitants. Trente-sept maisons ont été détruites dans un incendie déclenché par les matériaux incandescents projetés par le volcan. Les 39 structures restantes, ensevelies sous une couche de débris atteignant parfois trois mètres de hauteur, se sont effondrées.  .
Les autorités ont décidé de reconstruire le village au-dessus des maisons enfouies sous la cendre, au lieu de les faire disparaître et reconstruire à leur place. Subashiri est ainsi entré dans la légende ; c’est désormais le village détruit par la plus célèbre merveille naturelle du Japon.
En juin 2019, un projet a été lancé pour apporter un éclairage nouveau à la catastrophe de 1707. Les archéologues ont commencé leur travail en essayant de localiser les structures enfouies dans la cendre. À l’aide d’un radar capable de pénétrer dans le sol, ils ont identifié des restes de structures susceptibles d’être des maisons. À une vingtaine de centimètres de profondeur, ils ont découvert une couche de scories de deux mètres d’épaisseur. En creusant un peu plus profondément ils ont atteint une couche de pierre ponce de 15 centimètres d’épaisseur, et ensuite ce qui ressemblait à deux piliers calcinés d’une maison mesurant une dizaine de centimètres de diamètre. Des fragments de possibles murs calcinés et de toits de chaume se trouvaient également à proximité.

Les archéologues ont ensuite examiné les pierres ponces trouvées près des piliers. Leur partie interne était partiellement rougie, probablement en raison de l’oxydation. De toute évidence, ce sont ces pierres qui, chauffées à des centaines de degrés Celsius au moment de l’éruption, ont mis le feu aux maisons de Subashiri.

Depuis 18 ans, les archéologues japonais effectuent chaque année un voyage à Pompéi qui a également été détruite par un volcan. Le Vésuve est entré en éruption en 79 après JC, enterrant la ville de Pompéi et tuant environ 2000 personnes. Le volcan est toujours actif et constitue une menace pour la ville de Naples et sa population d’environ un million d’habitants.  Les Japonais veulent utiliser l’expérience acquise en Italie pour renforcer la capacité du Japon à faire face aux éruptions volcaniques. Une meilleure connaissance des catastrophes du passé peut être très important en matière de prévention.
Un panel gouvernemental pense qu’une éruption du Mont Fuji est moins une question de «si» que de «quand». On sait qu’elle se produira un jour. S’il s’agit d’un événement d’une ampleur semblable à la précédente, les dégâts subis et les perturbations occasionnées seront probablement sérieux. Les routes, les voies ferrées et les aéroports dans et autour de Tokyo seront affectés, jusqu’à 90 kilomètres de l’éruption. La pluie mélangée à la cendre volcanique endommagera certainement le réseau électrique, avec des pannes de courant à grande échelle.
Source: NHK World – Japon.

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 A source of spiritual power as well as a major tourist destination Mount Fuji is also Japan’s largest active volcano. The last eruption was in 1707, more than three centuries ago, but with every passing year, the likelihood of another major event increases.

Here is the legend of Mt Fuji’s lost village, said to have disappeared under vast amounts of ash during the last major event. The Hoei eruption began on December 16, 1707, during Japan’s Edo period. It started on the southeastern slope of Mount Fuji, and lasted until January 1708. Ancient records say the village of Subashiri, about 10 kilometres from the crater, was the worst-hit community. It was home to Fujisengen Shrine, which served as the gateway to a mountain trail. After those fateful weeks in winter, nobody dared pass through the Shrine again.

It seems nobody was killed, but iy does not mean the disaster did not take its toll on the lives of the locals. Thirty-seven houses were destroyed in a fire triggered by the incandescent material ejected by the volcano. The remaining 39 structures, covered by a layer of debris as high as three metres, collapsed ro the ground

Authorities decided to rebuild on top, instead of removing what lay beneath. Subashiri became legendary, a village destroyed by Japan’s most famous natural wonder.

In June 2019, a project was launched to shed more light on the disaster.

Archaelogists began their search with a land survey. Using ground-penetrating radar, they located what could be the remains of house-like structures. About 20 centimetres below the surface, they discovered a two-metre-thick layer of scoriae. Digging a little deeper revealed a 15-centimetre-thick layer of pumice stone and next what appeared to be two charred house pillars measuring about 10 centimetres in diameter. Fragments of what were thought to be burnt walls and thatched roofing were also nearby.

The team of archaeologists went on to examine pumice stones found near the pillars. Their inner sides were partly reddened, probably due to oxidation as they fell to the ground. I twas probably these stones, which would have been hundreds of degrees Celsius at the time of the eruption, that charred the houses of Subashiri.

For the past 18 years, the Japanese archaeologists have been taking annual trips to Pompeii, a city also destroyed by another volcano, Mount Vesuvius. It famously erupted in 79 A.D., burying the city of Pompeii and killing about 2,000 people. The volcano is still active, posing a threat to the city of Naples and its population of about one million.

The Japanese want to use the experience they have gained in Italy to boost Japan’s ability to deal with volcanic eruptions. They say that learning more about disasters of the past can be very significant in terms of devising new measures..

A government panel believes an eruption on Mount Fuji is less about « if, » and a lot more about « when. » If it were on a similar scale to the last one, the damage and disruption could be severe. Roads, railways and airports in and around Tokyo would be affected, even as far as 90 kilometres away from the eruption. The panel warns that rain mixed with volcanic ash could damage the power grid, resulting in massive blackouts.

Source : NHK World – Japan.

Source : Wikipedia

La cendre du Sinabung détruit les cultures // Crops are destroyed by Mt Sinabung’s ash

Les derniers épisodes éruptifs du Sinabung ont causé de graves dégâts à l’agriculture locale. Les fermiers de la régence de Karo, au nord de Sumatra, ont subi jusqu’à 41,8 milliards de roupies (2,8 millions de dollars) de pertes car leurs cultures ont été fortement affectées par la cendre volcanique. Pas moins de 23 types de produits horticoles ont été affectés, notamment des piments rouges, des tomates, des pommes de terre, des choux, des choux-fleurs, etc. Les agriculteurs sont inquiets car d’autres éruptions sont susceptibles de se produire.
Le Sinabung est entré en éruption au moins à quatre reprises le 13 août 2020. Des témoins expliquent que chaque éruption avait une hauteur de colonne de cendre différente. L’événement le plus long a duré une vingtaine de minutes. Le public et les touristes sont instamment priés de rester à l’extérieur d’un rayon de 3 kilomètres du sommet du Sinabung, ainsi qu’un rayon de 5 kilomètres dans le secteur sud-est et un rayon de 4 kilomètres dans le secteur nord-est.
Source: The Jakarta Post.

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Mt Sinabung’s recent eruptions have cause heavy damage to the local agriculture. Farmers in Karo regency, North Sumatra, suffered up to 41.8 billion rupees ( 2.8 million dollars) in losses as their crops were heavily affected by volcanic ash. As many as 23 types of horticultural commodities were damaged, including red chillis, tomatoes, potatoes, cabbages, cauliflowers, etc. Farmers are worried as more eruptions are likely to occur.

Mt Sinabung erupted at least four times on August 13th, 2020. Witnesses report that each eruption had a different height in the ash column. The longest event lasted about 20 minutes. The public and tourists are urged to stay outside a 3-kilometre radius from Mt. Sinabung’s summit, as well as a 5-kilometre radius from the southeast sector and a 4-kilometre radius from the northeast sector.

Source : The Jakarta Post.

Crédit photo : F. Gueffier

Eruption du Sinabung (suite) // Sinabung eruption (continued)

Comme je l’ai écrit précédemment, le Sinabung (Indonésie) a été secoué par deux puissantes éruptions les 7 et 10 août 2020, avec des panaches de cendres jusqu’à 10 km au-dessus du niveau de la mer. Le volcan ne s’était pas manifesté depuis juin 2019. Ces deux épisodes éruptifs ont envoyé des panaches de cendres verticalement, probablement suite à la destruction d’un bouchon de lave qui obstruait le conduit d’alimentation.
Le comportement du Sinabung devra être surveillé attentivement dans les prochains jours et semaines car des coulées pyroclastiques sont souvent observés lors de la deuxième phase éruptive sur ce type de volcans. Des avalanches incandescentes ont été observées au cours des dernières éruptions du Sinabung.
Officiellement, une zone de sécurité inhabitée a été mise en place autour du volcan lors des dernières éruptions. Espérons que certains paysans n’ont pas eu envie de revenir vivre sur les pentes du volcan, comme cela se produit souvent sur les volcans indonésiens une fois l’éruption terminée. Il est heureux de constater que l’armée indonésienne et la police empêchent les gens d’entrer dans la zone rouge. Des patrouilles empêchent toute entrée dans les quatre districts affectés par l’éruption. Il est interdit à la population locale et aux touristes de pratiquer des activités dans un rayon de 3 km du cratère, un rayon de 5 km au sud-est et de 4 km à l’est et au nord
Les villageois ont reçu des masques pour se protéger contre la cendre. Les personnes qui habitent près des rivières doivent faire attention aux lahars. .
Les éruptions de ces derniers jours ont perturbé les activités dans les fermes et sur les marchés traditionnels. La cendre a détruit les cultures et les plantations. Les villageois autour du Sinabung vivent de l’agriculture. Des milliers d’hectares de terres agricoles ont malheureusement subi des dégâts.
Le niveau d’alerte reste à 3 (Siaga).
Source: Presse indonésienne.

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As I put it before, Mt Sinabung (Indonesia) went through two powerful eruptions on Augusts 7th and 10th, 2020, with ash plumes up to 10 km above sea level. The volcano had kept quiet since June 2019. These two eruptive episodes sent ash plumes vertically, probably caused by the destruction if a plug of lava that obstructed a feeding conduit.

The behaviour of Mt Sinabung in the next days and weeks should be monitored carefully as pyroclastic flows are often observed in the second eruptive stage on this kind of volcanoes. Hot avalanches were observed during Mt Sinabung’s past eruptions.

Officially, a safety zone with no residents was implemented around the volcano. Let’s hope some farmers did not feel like coming back to live on the slopes of the volcano, as often happens on Indonesian volcanoes once an eruption is over. The Indonesian Military and the National Police are blocking people from entering the red zone. They are on patrol to guard any entrance into the four-affected districts. Local residents and tourists are prohibited from doing any activity within a 3-km radius from the crater, a 5-km radius to the south-east, and 4 km to the east-north

Villagers have been distributed masks to avoid exposure to the ash  People residing by the rivers close to Mount Sinabung should also watch out for lahars. .

The last eruptions have disrupted people’s activities in farms and traditional markets. As I put it before, the ash has destroyed crops and plantations. Local villagers make a living from farming, but thousands of hectares of agricultural land have been damaged.

The alert level remains at 3 (Siaga).

Source: Presse indonésienne.

Crédit photo: F. Gueffier

Sinabung (Indonésie) : nouvel épisode éruptif // New eruption

Dans une note publiée le 7 août 2020, j’indiquais que le Sinabung était de nouveau entré en éruption à 18h58 (UTC) le 7 août 2020, pour la première fois depuis juin 2019.. Les habitants et les touristes étaient invités à rester à l’extérieur d’un rayon de 3 km du cratère.

Un nouvel épisode éruptif significatif été observé à 03h16 (UTC) le 10 août, avec un panache de cendres qui s’est élevé jusqu’à 10 km au-dessus du niveau de la mer, obligeant les autorités à évacuer les localités proches du volcan. La couleur de l’alerte aérienne a été brièvement élevée au Rouge, alors que le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (Siaga). Aucune victime de l’éruption n’a été signalée.
Comme le 7 août, les cendres sont retombées sur plusieurs villages jusqu’à 20 km du volcan. Il est conseillé aux villageois et aux touristes de rester à au moins 5 km du cratère.
De nombreuses photos de la dernière éruption sont visibles sur les réseaux sociaux.
Source: CVGHM.

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In a post released on August 8th, 2020, I indicated that Mt Sinabung erupted at 18:58 (UTC) on August 7th, 2020, for the first time since June 2019. Residents and tourists have been asked to stay outside a 3 km radius from the crater.

Another powerful erupted episode was observed at 03:16 (UTC) on August 10th, with an ash plume that rose up to 10 km above sea level, forcing authorities to evacuate nearby communities. The aviation colour code was briefly raised to Red., while the volcanic alert level remains at 3 (Siaga). No victims of the eruption have been reported.

Like on August 7th, the ash fell over several villages up to 20 km from the volcano. Villagers and tourists are advised to stay at least 5 km from the crater.

Numerous photos of the last eruption can be seen on the social networks.

Source: CVGHM.

L’éruption du 10 août 2020 vue depuis l’espace (Source : NASA)

Réveil du Sinabung (Indonésie) // New eruption of Mt Sinabung (Indonesia)

Le Sinabung est de nouveau entré en éruption à 18h58 (UTC) le 7 août 2020, pour la première fois depuis juin 2019.  Le volcan a vomi un panache de cendres jusqu’à 4,5 km au-dessus du niveau de la mer. Une autre éruption a eu lieu à 10h18 (UTC) avec un panache s’élevant jusqu’à 3,3 km d’altitude. Les habitants et les touristes ont été invités à rester à l’extérieur d’un rayon de 3 km du cratère.
Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones, occasionnant des dégâts aux plantations et aux récoltes. Les autorités ont déclaré qu’aucun habitant n’avait été déplacé par l’éruption et qu’il n’y avait pas eu de victimes. 1 500 masques ont été distribués à la population et les autorités locales ont aidé les habitants à évacuer la cendre.
Le niveau d’alerte volcanique reste à 3 (Siaga).
Le Sinabung est entré en éruption en 2010 après 400 ans de sommeil. Les éruptions se sont intensifiées en 2013 et se sont poursuivies au cours des deux années suivantes. 23 personnes ont été tuées (16 en 2014 et 7 en 2016).
Source: CVGHM, The Watchers, presse indonésienne.

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Mt Sinabung erupted again at 18:58 (UTC) on August 7th, 2020, for the first time since June 2019. Residents and tourists have been asked to stay outside a 3 km radius from the crater.

The volcano ejected an ash cloud up to 4.5 km above sea level. Another eruption took place at 10:18 (UTC) with a plume rising up to 3.3 km a.s.l.

Ashfall was reported in several areas, covering plantations and killing crops, but authorities said no residents had been displaced by the eruption and there were no casualties. 1,500 masks were distributed to the population abd local authorities assisted locals in cleaning the volcanic ash.

The volcanic alert level remains at 3 (Siaga).

Sinabung erupteded in 2010after 400 years of sleep. The eruptions intensified in 2013 and continued over the next couple of years, claiming the lives of 23 people (16 in 2014 and 7 in 2016).

Source : CVGHM, The Watchers, Indonesian press.

Eruption du Sinabung en 2017 (Crédit photo : F . Gueffier)

Eruption du Raung (Indonésie) // Eruption of Raung Volcano (Indonesia)

Une nouvelle éruption a débuté sur le Raung (Ile de Java / Indonésie) à 13h53 (heure locale) le 16 juillet 2020. La dernière éruption avait eu lieu entre les mois de février et août 2015.

Selon l’observatoire volcanologique du Raung, l’éruption initiale a duré 56 secondes, avec des panaches de cendre qui sont montés jusqu’à 6 km d’altitude. En conséquence, la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange. Des vols en provenance et à destination de Bali et d’aéroports régionaux ont été annulés à cause de la menace de la cendre.

On peut voir de l’incandescence au sommet du Raung et la sismicité restée élevée. Des retombées de cendre ont été signalées dans les zones sous le vent.

Source : The Watchers.

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 A new eruption occurred at Raung volcano (Java / Indonesia) at 13:53 (local time) on July 16th, 2020. This is the first eruption since the last one that lasted between February and August 2015.

According to Raung Volcano Observatory, the initial event had a duration of 56 seconds with an ash cloud that rose up to 6 km above sea level. As a consequence, the aviation colour code was raised to Orange. Flights into and out of Bali and other regional airports were cancelled due to concerns about the ash clouds.

Incandescent can be seen at the summit and elevated seismicity is still recorded. Ashfall has been reported in downwind areas

Source: The Watchers.

Vue du Raung depuis le Kawah Ijen (Photo: C. Grandpey)