Popocatepetl (Mexique / Mexico)

Les événements explosifs plus ou moins violents sont relativement fréquents sur le Popocatepetl. Cependant, l’explosion qui s’est produite le 23 novembre 2017, a été la plus forte depuis 2013. Des retombées de cendre ont été signalées dans les localités proches du volcan, principalement au sud et au sud-est.
L’éruption a commencé à 14h13 (heure locale), avec un panache de cendre qui s’est élevé à environ 1 800 mètres au-dessus du cratère.
Il est conseillé aux personnes vivant près du volcan de couvrir leurs réserves d’eau, de porter des masques de protection et de ne pas laisser la cendre s’accumuler sur les toitures légères. En outre, les habitants et les touristes ne doivent pas s’approcher du volcan, en particulier près du cratère, en raison du risque permanent de projections.

Source : CENAPRED.

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We are used to seeing More or less violent explosive events on Popocatepetl. However, the explosion that occurred on November 23rd, 2017, was the strongest since 2013. Ashfall was reported in nearby communities, mainly to the south and southeast.

The eruption started at 14:13 (local time), producing a plume of ash that rose about 1 800 metres above the crater.

Residents living near the volcano are reminded to cover their water sources, wear protective masks and not let ash accumulate on light roofs. Besides, residents and tourists should not go near the volcano, especially near the crater due to hazard caused by ballistic fragments.

Source: CENAPRED.

Source: CENAPRED

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Mt Agung (Bali / Indonésie) [suite / continued]

Il n’est pas facile de savoir ce qui se passe exactement sur l’Agung. A ma connaissance, il n’y a pas de webcam pour observer les panaches de gaz et/ou de cendre qui s’échappent du cratère. On ne peut se fier qu’au sismographe en ligne.

Le dernier bulletin du VSI indique que le panache présente une hauteur de 300 à 800 mètres. On enregistre des épisodes de tremor dont l’amplitude dominante est de 3 mm.  S’agissant de la sismicité proprement dite, comme je l’ai écrit précédemment, les séismes volcaniques superficiels ou profonds restent peu nombreux. Cela semble donc indiquer qu’il n’y a pas de fracturation de roches sous la poussée du magma. C’est la raison pour laquelle le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (Siaga).

Les périodes de hausse d’intensité que l’on distingue sur le sismogramme ci-dessous correspondent probablement à des émissions de bouffées de gaz et/ou de cendre. Il se peut aussi que cette agitation soit causée par des phénomènes extérieurs tels que les fortes pluies ou des vents violents. Un sismographe est un instrument très sensible. Par exemple, les sismos installés à Lipari il y a quelques années étaient capables d’enregistrer les sirènes des ferries qui passaient au large de l’île de Vulcano. Il faut donc se montrer prudent pour interpréter ces signaux quand on n’est pas sur place.

A noter qu’un survol du cratère de l’Agung à l’aide d’un drone capable de détecter les quantités de SO2 et H2S a été effectué le 23 novembre, mais les résultats n’ont pas été rendus publics.

Suite à l’émission de panaches de cendre le 21 novembre dernier, qualifiée par une certaine presse de « première éruption depuis celle de 1963 », certaines personnes qui ont été autorisées à revenir vivre près du volcan ont à nouveau quitté les lieux et rejoint les 30 000 qui continuent à vivre dans des centres d’hébergement provisoires.

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It is not easy to know what exactly is happening on Mt Agung. As far as I know, there is no webcam to observe the plumes of gas and / or ash coming out of the crater. We can only rely on the online seismograph.
The latest VSI bulletin indicates that the plume has a height of 300 to 800 metres. There are episodes of tremor with a dominant amplitude of 3 mm. With regard to seismicity, as I have put it previously, shallow or deep volcanic earthquakes are few in number. This seems to indicate that there is no fracturing of rocks under the pressure of magma. This is the reason why the volcanic alert level is kept at 3 (Siaga).
The periods of seismic intensity that can be seen on the seismogram below probably correspond to pulses of gas and / or ash. It is also possible that this unrest is caused by external phenomena such as heavy rain or high winds. A seismograph is a very sensitive instrument. For example, the ones installed in Lipari a few years ago were able to record the sirens of the ferries that passed off the island of Vulcano. So you have to be careful to interpret these signals when you’re not there.
It should be noted that an overflight of Mt Agung’s crater using a drone capable of detecting the quantities of SO2 and H2S was carried out on November 23rd, but the results were not made public.
Following the emission of ash plumes on November 21st, described by a certain press as « the first eruption since 1963, » some people who were allowed to return to live near the volcano left the scene and joined the 30,000 other residents who continue to live in temporary shelters.

Source: VSI

Mt Agung (Bali / Indonésie)

Pour le moment, l’épisode d’émission de cendre observé sur l’Agung le 21 novembre en début de soirée ne semble pas annoncer un événement plus conséquent. Il faut remarquer que de telles émissions ponctuelles de cendre n’ont rien d’exceptionnel sur les volcans indonésiens. D’un point de vue sismique, l’activité reste faible. Le 21 novembre, on a relevé seulement 5 événements superficiels et 8 secousses plus profondes, ce qui n’a rien à voir avec la sismicité observée il y a quelques semaines quand les autorités ont décidé de procéder à une évacuation massive de la population.

Suite à l’émission de cendre du 21 novembre, la couleur de l’alerte aérienne est passée du Jaune à l’Orange, mais le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (SIAGA). Il le sera probablement au cours des prochaines semaines, par précaution. De toute évidence, l’Agung n’est pas stabilisé. D’autres émissions de cendre, voire une éruption plus importante, ne sauraient être exclues. La zone d’exclusion reste inchangée.

Voici quelques images de l’épisode éruptif du 21 novembre:

http://www.thejakartapost.com/multimedia/2017/11/22/mount-agung-in-bali-erupts.html

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For the moment, the ash emission observed on Mt Agung on November 21st in the early evening does not seem to announce a more significant event. It should be noted that such punctual ash emissions are not exceptional on Indonesian volcanoes. From a seismic point of view, activity remains weak. On November 21st, only 5 shallow events and 8 deeper quakes were recorded, which is quite different from the seismicity observed a few weeks ago when the authorities decided to trigger a mass evacuation of the population.
Following the November 21st ash emission, the aviation colour code changed from Yellow to Orange, but the volcanic alert level was kept at 3 (SIAGA). It will probably remain at 3 over the next few weeks, as a precaution. Mt Agung does not seem to have stabilized. More ash emissions, or even a larger eruption, can not be ruled out. The exclusion zone remains unchanged.

Here are a few images of the eruptive episode of November 21st:

http://www.thejakartapost.com/multimedia/2017/11/22/mount-agung-in-bali-erupts.html

Crédit photo: Wikipedia

Petite éruption de l’Agung (Ile de Bali / Indonésie) // Small eruption of Mt Agung (Bali / Indonesia)

Une éruption de faible ampleur a débuté sur le Mont Agung (Ile de Bali) le mardi 21 novembre 2017 à 17h05 (heure locale). Le volcan, qui montrait un regain d’activité ces derniers temps, a émis un panache de cendre qui atteignait une hauteur de 700 à 800 mètres au-dessus du cratère.
Les habitants sont priés de rester calmes et de rester à l’écart d’un rayon de 6-7 kilomètres autour du volcan.
La  couleur de l’alerte aérienne est passé du jaune à l’Orange.
Le niveau d’alerte volcanique est maintenu à 3 (SIAGA). Il a été abaissé à la fin du mois dernier, mais les autorités avaient déclaré qu’une éruption était toujours possible.

Source: The Jakarta Post.

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A small-scale eruption started on Mount Agung (Bali) on Tuesday afternoon at17:05 (local time). The volcano, which had been rumbling during the past months, emitted an ash plume that reached a height of 700 – 800 metres above the crater.

Residents are advised to remain calm and stay away from areas within a 6-7 kilometre radius from the volcano.

The Aviation Colour Code has been raised from Yellow to Orange.

The volcanic alert level is kept at 3 (SIAGA). It was lowered late last month, though authorities said there was still a chance it could erupt.

Source: The Jakarta Post.

L’éruption du 21 novembre 2017 vue par le sismographe (Source: VSI)

La cendre du Novarupta (Alaska) // Novarupta’s ash (Alaska)

Le 6 juin 1912, une violente éruption a secoué le Novarupta en Alaska, à l’intérieur de ce qui est aujourd’hui le Parc National du Katmai. Pendant trois jours, le volcan a vomi 100 fois plus de matériaux que l’éruption du Mont St. Helens, avec des panaches qui sont montés jusqu’à plus 30 kilomètres dans le ciel avant de retomber sur la vallée qui a été enfouie par endroits sous plus de 150 mètres de cendres et de roches volcaniques. Le Mont Katmai s’est effondré pendant l’éruption. Quatre ans plus tard, quand le botaniste Robert Griggs a visité la région, des gaz continuaient à s’échapper de la cendre qui recouvrait la vallée, et il lui a donné le nom de Vallée des 10 000 Fumées.
Aujourd’hui, quelques jours chaque année, le vent rappelle à la population de la région cette impressionnante éruption. Cela se passe le plus souvent à l’automne, lorsque les tempêtes balayent la région, avant l’arrivée de la neige.
La semaine dernière, de forts vents de nord-ouest ont soulevé la cendre de l’éruption du 20ème siècle, affectant la visibilité sur l’Ile Kodiak. Le Service Météorologique a publié un bulletin spécial pour Kodiak, avertissant les habitant que le vent avait soulevé la cendre qui se dirigeait essentiellement vers la partie ouest de l’île.
Aujourd’hui, une éruption semblable à celle du Novarupta affecterait gravement le trafic aérien. Au début du 20ème siècle, quand le Novarupta est entré en éruption, il n’y avait aucun avion dans le ciel; le premier aéronef a volé en Alaska seulement un an après l’éruption. De nos jours, le Pacifique Nord est l’un des couloirs aériens les plus fréquentés au monde, avec plus de 200 vols par jour.
Pour calculer les effets qu’aurait aujourd’hui une éruption du Novarupta sur le trafic aérien, un chercheur américain a utilisé un modèle informatique appelé Puff développé par des scientifiques de l’Université de l’Alaska et affiné par un scientifique de l’Institut de Géophysique. A l’aide de ce modèle, le chercheur a imaginé que le Novarupta émettait de la cendre une fois par semaine pendant cinq ans. Il a constaté que la plupart des aéroports de l’hémisphère Nord fermeraient, mais aussi que la cendre de l’éruption atteindrait probablement l’Australie. Le pire scénario coûterait plus de 300 millions de dollars uniquement en termes de passagers et de vols retardés.
Source: Alaska Dispatch News.

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On June 6th 1912, a violent eruption shook Mt Novarupta in Alaska, in what is now Katmai National Park and Preserve. For three days, the volcano spewed 100 times more material than the Mount St. Helens eruption, shooting plumes 30 kilometres into the air and burying the valley downwind in over 150 metres of ash and volcanic rock. Mount Katmai collapsed during the explosion. Four years later, when botanist Robert Griggs visited the region, steam still poured from vents across the valley, prompting the crew to name it the Valley of 10,000 Smokes.

Today, a few times every year, the wind reminds the population of the region of that impressive eruption. It is most commonly seen in fall, when storms are passing through the area, and before snow has settled.

Last week, strong northwestern winds kicked up ash from the 20th century eruption, impacting visibility on Alaska’s Kodiak Island. The National Weather Service issued a special weather statement for Kodiak, letting locals know that loose ash had been stirred up, particularly toward the west side of the island.

Today, an eruption similar to Novarupta’s would severely affect air traffic. In the early 20th century, when Novarupta erupted, there were no planes in the air; the first plane didn’t fly in Alaska until one year after the eruption. Now, the North Pacific is one of the busiest air corridors in the world, with more than 200 flights a day.

To calculate the effects of a modern-day Novarupta on today’s air travel, a U.S. researcher used a computer model called Puff developed by University of Alaska scientists and refined by a scientist at the Geophysical Institute. The researcher used the model to spew ash from Novarupta’s vent once a week for five years and discovered that most airports in the Northern Hemisphere would close, but ash would also likely reach Australia. The worse case scenario would cost in excess of 300 million dollars just in terms of passengers and delayed flights.

Source: Alaska Dispatch News.

Falaises de cendre dans la Vallée des 10 000 Fumées (Photos: C. Grandpey)

Nouvelles d’Ambae (Vanuatu) // News of Ambae (Vanuatu)

La dernière mise à jour de GeoHazards indique que l’activité éruptive à Ambae se poursuit sous le forme d’une éruption mineure. Le niveau d’alerte reste à 3.
L’éruption se limite au lac Manaro Voui. De nouvelles observations et analyses scientifiques confirment qu’il n’y a actuellement aucune preuve d’intensification de l’activité éruptive. La zone à risques se limite à 3 km de la bouche active dans le lac Voui.
Les dernières photos prises dans les premiers jours de novembre 2017 confirment l’édification du cône volcanique dans le lac Voui. Le cratère augmente en hauteur et en taille. L’activité éruptive consiste en explosions avec émission de colonnes de cendres et de gaz provenant des bouches éruptives. Comme je l’ai dit précédemment, cette activité à Ambae est semblable à celle observée à Yasur sur l’île de Tanna. Certaines explosions semblent parfois plus fortes à la population d’Ambae qui peut ressentir les ondes de choc des plus puissantes.
Source: GeoHazards.

En ce qui concerne la population, la cendre du manaro Voui perturbe la vie quotidienne des habitants. En effet, des pluies de cendre continuent de s’abattre sur Ambae et provoquent maladies et la panique. Cette cendre affecte actuellement le côté nord de l’île, en affectant sévèrement les cultures de choux et de taro, ainsi que les réserves d’eau.
Les villageois d’Ambae doivent laver soigneusement les légumes et, en même temps, ils doivent se protéger le nez contre l’odeur des gaz volcaniques. La pluie acide et le soufre provoquent chez les habitants de l’île une gêne respiratoire et des démangeaisons quotidiennes depuis qu’ils sont retournés chez eux il y a environ deux semaines. Il y a un besoin urgent de masques, de lunettes de soleil et de chapeaux. Une épidémie de toux et de grippe affecte en ce moment surtout les enfants de l’île.
Les villageois d’Ambae attendent une cargaison de nourriture et d’eau qui devrait arriver sur l’île prochainement.

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GeoHazards’ latest update indicates that eruptive activity at Ambae is continuing in the minor eruption state. The Alert Level remains at 3.

The eruption is confined to Lake Manaro Voui. New scientific analyses confirm that there is currently no evidence of risk escalation from this activity. The restricted risk area is limited to 3 km from the active vent in Lake Voui.

The latest photos taken in the first days of November 2017 confirm that the volcanic cone in Lake Voui is being built. The volcanic crater is growing in height and size. The eruptive activity consists of ongoing explosions, emission of ash columns and gas from the eruptive vents. As I put it previously, this activity at Ambae is like the one observed at Yasur on Tanna Island. Some explosions sometimes appear more energetic to the local population in Ambae who may feel air waves from the larger ones.

Source: GeoHazards.

As far as the population is concerned, ash from Manaro Voui disturbs the everyday life of the inhabitants. Indeed, the ash continues to rain and cause sickness and panic. It is currently affecting the north side of the island, spoiling cabbages, taro and water.

Ambae villagers have to wash vegetables thoroughly, and at the same time they need to protect their noses from the smell of volcanic gases. The acidic rain and sulphur have caused the islanders discomfort in smell and body itches daily, since they returned to their homes about two weeks ago. There is a need for breathing masks, sunglasses and hats. An outbreak of cough and flu is predominantly affecting the children on the island.

Ambae villagers are waiting for a shipment of food and water expected on the island soon.

Une photo publiée hier sur Facebook confirme les impressionnants panaches de cendre, de gaz et de vapeur émis par le cône éruptif dans le lac Voui.

Les Iles Salomon après l’éruption du Tinakula // The Solomon Islands after the Tinakula eruption

Le 21 octobre 2017, une éruption modérée de catégorie 3 a secoué le volcan Tinakula dans les Iles Salomon (voir mes notes des 21 et 24 octobre). La principale préoccupation des autorités était l’impact de la cendre volcanique sur les zones habitées sous le vent où il se disait que les réserves d’eau avaient été contaminées.
Dans certains secteurs comme les Iles Reef, d’importantes chutes de cendre ont endommagé les cultures et contaminé les réserves d’eau. Selon le Haut Commissariat d’Australie aux Îles Salomon, 11 500 sources d’eau primaires, telles que des réservoirs, des puits et des eaux souterraines, ont été contaminées.
L’Australie et la Nouvelle-Zélande ont expédié plus de 200 000 litres d’eau potable qui ont été acheminés à Honolara via Temotu le week-end dernier. Cependant, certains environnementalistes de la province de Temotu se demandent si les milliers de bouteilles d’eau en plastique seront recyclées. Ils pensent que si l’Australie et la Nouvelle-Zélande pouvaient investir dans des unités de dessalement dans la région, cela permettrait de répondre aux besoins immédiats en eau et éviterait les bouteilles d’eau en plastique susceptibles de polluer l’environnement.
Le Bureau National de Gestion des Catastrophes aux Iles Salomon a indiqué que des biens de première nécessité sont également envoyés vers la province de Temotu pour les îles de Tikopia, Anuta et Duff qui ont connu d’importants problèmes alimentaires après le passage du cyclone Donna qui a ravagé les cultures au début du moi de mai.
Source: Radio Nouvelle-Zélande.

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On October 21st, 2017, a moderate category three eruption occurred at Tinakula volcano on the Solomon Islands (see my notes of October 21st and 24th). The major concern was the impact of ash from the volcano on downwind communities where there were reports that water supplies had been contaminated.

On some nearby islands, including in the Reef group, significant volcanic ashfall covered crops and contaminated water supplies. According to Australia’s High Commission in Solomon Islands, an estimated 11,500 people’s primary water sources such as tanks, wells and ground water were contaminated.

Australia and New Zealand contributed to a shipment with over 200,000 litres of potable water that embarked for Temotu from Honiara during the last weekend. However some Temotu community advocates have questioned whether the thousands of plastic water bottles will be recycled. They said that if Australia and New Zealand could invest in desalinator units in the region, it would help address immediate water needs rather than rely on water bottles which can be damaging to the environment.

The Solomon Islands National Disaster Management Office said relief supplies are also being sent to the Temotu region for Tikopia, Anuta and Duff Islands which have been experiencing critical food shortages after Cyclone Donna damaged root crops in early May.

Source: Radio New Zealand.

Tinakula en 2001 (Crédit photo: NASA)