Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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L’Épisode 52 de l’éruption du Kilauea (Hawaï) a commencé le 28 juillet 2026 à19h10 (heure locale) pour se terminer le 29 juillet à 2 h 36 (heure locale), après 7 heures et demie d’activité de fontaines de lave. Les fontaines ont atteint une hauteur maximale proche de 150 mètres. Le débit effusif a culminé à environ 270 mètres cubes par seconde, avec une moyenne de 190 mètres cubes par seconde sur l’ensemble de l’activité de fontaines de lave. Le volume de lave émis est estimé à 4,7 millions de mètres cubes. La lave a couvert environ 40 à 50 % du plancher du cratère de l’Halemaʻumaʻu.
Le passage soudain d’une déflation à une inflation sommitale à la fin de l’Épisode 52, indique qu’un nouvel épisode de fontaines de lave est probable d’ici quelque temps.

Source : HVO.

Image webcam de l’Épisode 52

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Un séisme de magnitude 5,2 a frappé le Bárðarbunga (Islande) le 28 juillet 2026 à 05 h 36.
Le séisme s’est produit en bordure nord de la caldeira. Les premières mesures publiées par le Met Office islandais indiquaient une magnitude de 5,1, mais une réévaluation ultérieure a porté ce chiffre à 5,2.
Selon un scientifique du Met Office, cet événement s’inscrit dans la tendance observée ces dernières années. Des séismes de cette ampleur sont liés à l’accumulation de magma sous le Bárðarbunga à la suite de l’éruption dans l’Holuhraun en 2014-2015. Toutefois, aucun signe d’activité volcanique n’est constaté pour le moment.

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Le dernier rapport du Met Office concernant la situation au niveau de la chaîne de cratères de Sundhnúkur remonte au 21 juillet 2026. La situation demeure inchangée. Le soulèvement du sol à Svartsengi se poursuit à un rythme lent mais constant. L’activité sismique reste faible. Les volcanologues islandais continuent d’affirmer que le scénario le plus probable est la propagation d’une intrusion magmatique depuis Svartsengi vers la chaîne de cratères de Sundhnúkur, ce qui pourrait déboucher sur une éruption. Cependant, aucune prévision n’est plus avancée par le Met Office quant à la date d’un tel événement.

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L’activité éruptive du Sabancaya (Pérou) se poursuit. Aucune explosion volcanique n’a toutefois été détectée ces derniers jours ; seules des émissions de vapeur d’eau, de cendres et de gaz ont été observées jusqu’à 1 500 mètres au-dessus du sommet du volcan, ainsi qu’une activité sismique liée aux mouvements de fluides magmatiques et à la fracturation de roches à l’intérieur de l’édifice volcanique. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique demeure Orange.

Source : IGP.

Crédit photo: IGP

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Dans un bulletin diffusé le 30 juillet 2026, l’INGV indique que depuis 1 h 30 UTC, le réseau de caméras de l’Etna (Sicile) a montré une activité strombolienne au niveau de la Voragine. Cette activité s’est progressivement intensifiée les heures suivantes et a produit des émissions de cendres qui se sont dispersées en direction du nord-ouest.
L’amplitude moyenne du trémor volcanique a connu de fortes fluctuations tout au long de la journée, atteignant des valeurs élevées, avec une hausse soudaine à 1 h 30 UTC. La source du tremor se trouvait dans la zone de la Voragine et de la Bocca Nuova, à une profondeur d’environ 3 000 m au-dessus du niveau de la mer. L’épisode éruptif a généré un panache de cendres atteignant 7 km d’altitude, incitant l’Observatoire de l’Etna à relever la couleur de l ‘alerte aérienne au Rouge.

À partir de 08h30 UTC, l’activité strombolienne a progressivement diminué et est actuellement très faible, tandis que les émissions intenses de cendres persistent.

Source : INGV.

 Image thermique de l’activité éruptive (Source : INGV)

 

Image webcam de la Voragine le 30 juillet 2026 au soir

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Une intensification de l’activité est actuellement observée sur le Rincón de la Vieja (Costa Rica). À partir du 1er juin 2026, le réseau sismique a détecté une légère hausse du trémor, suivie de séismes volcano-tectoniques dans des zones situées aussi bien à proximité immédiate qu’à plus grande distance du cratère. Un petit essaim sismique longue période (LP), survenu le 28 juin, a coïncidé avec une diminution de l’amplitude du trémor.

Les émissions de SO2 ont commencé à augmenter progressivement à la mi-juin ; elles ont atteint une moyenne de 460 tonnes par jour (t/j) entre le 11 et le 17 juillet, et de 306 t/j entre le 18 et le 24 juillet.

Le réseau géodésique a détecté une extension entre le sommet et le flanc nord, ainsi que, dans une moindre mesure, à la base du volcan, bien qu’aucun soulèvement significatif n’ait été constaté.

Une éruption phréatique survenue le 2 juillet a été la première enregistrée depuis environ six semaines. Au total, 38 éruptions phréatiques ont été recensées entre le 2 et le 24 juillet ; trois d’entre elles ont généré des lahars sur le flanc nord ; le plus important de l’année 2026 a été enregistré le 20 juillet.

Le 24 juillet, une éruption phréatique d’une durée d’environ deux minutes a projeté des blocs à 200 m au-dessus de la surface du lac et a généré un panache de gaz et de vapeur qui est monté à 400 m de hauteur. En conséquence, le niveau d’alerte volcanique a été porté à 3 et la couleur de l’alerte aérienne est passée à l’Orange.
Source : OVSICORI.

Crédit photo: Wikipedia

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Une intensification de l’activité éruptive a été observée sir le Puracé (Colombie) entre le 21 et le 27 juillet 2026. L’activité sismique liée à la fracturation roches s’est maintenue à des niveaux comparables à ceux de la semaine précédente, tout en affichant une légère hausse d’intensité.

Les images satellitaires ont révélé la présence d’une anomalie thermique persistante sur le volcan. Les images prises par caméra thermique ont mis en évidence une hausse de la température des émissions au niveau du champ de fumerolles situé sur la lèvre externe du Puracé.

Les émissions de SO2 et de CO2 ont connu une augmentation marquée, atteignant les niveaux les plus élevés enregistrés depuis le début de l’épisode éruptif actuel, le 20 janvier 2025. Les signaux associés aux mouvements de fluides et aux émissions ont gagné en intensité, tout comme les épisodes de trémor.

Le nombre d’émissions quotidiennes de gaz et de cendres a augmenté, de même que la hauteur des panaches, le plus élevé atteignant 3,5 km au-dessus du cratère. Des retombées de cendres ont été signalées dans plusieurs zones autour du volcan.

Malgré cette intensification de l’activité, le niveau d’alerte reste fixé au Jaune (le deuxième niveau sur une échelle à quatre couleurs).
Source : Servicio Geológico Colombiano.

Vue du cratère du Puracé (Crédit photo: Wikipedia)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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Episode 52 of the Kilauea eruption (Hawaii) began on July 28, 2026, at 7:10 PM (local time) and ended on July 29 at 2:36 AM (local time), adter seven and a half hours of lava fountaining activity. The fountains reached a maximum height of nearly 150 meters. The effusion rate peaked at approximately 270 cubic meters per second, with an average of 190 cubic meters per second over the course of the fountaining activity. The volume of erupted lava is estimated at 4.7 million cubic meters. The lava covered approximately 40 to 50% of the Halemaʻumaʻu crater floor.
The sudden shift from deflation to summit inflation at the end of Episode 52 indicates that a new episode of lava fountaining is likely in the near future.
Source: HVO.

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A magnitude 5.2 earthquake struck Bárðarbunga (Iceland) at 5:36 a.m. on 28 July 2026.

The earthquake occurred on the northern rim of the caldera. Initial measurements published by the Icelandic Meteorological Office indicated a magnitude of M5.1, but a subsequent review revised the magnitude to M5.2.

According to a Met Office scientist, the event is part of the pattern observed over the past several years. Earthquakes of this size are linked to magma accumulation beneath Bárðarbunga following the 2014–2015 Holuhraun eruption. However, there are no signs of volcanic unrest at the moment..

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Stillin Iceland, the Met Office’s latest report about the situation along the Sundhnúkur crater row dates back to 21 July 2026. The situation remains unchanged. Uplift at Svartsengi continues at a slow but steady rate. Seismic activity remains low. Icelandic volcanologists keep saying that the most likely scenario is that a magma intrusion will propagate from Svartsengi towards the Sundhnúkur crater row, potentially leading to an eruption. However, no more predictions are made about the date of such an event

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Eruptive activity at Sabancaya (Peru) continues. However, no volcanic explosions have been detected in recent days; only emissions of water vapor, ash, and gas rising up to 1,500 meters above the summit have been observed, alongside seismic activity linked to the movement of magmatic fluids and rock fracturing within the volcanic edifice. Consequently, the volcanic alert level remains Orange.
Source: IGP.

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In a bulletin issued on July 30, 2026, the INGV reported that, since 01:30 UTC, the camera network monitoring Mount Etna (Sicily) showed Strombolian activity at the Voragine crater. This activity gradually intensified over the next few hours, producing ash emissions that were drifting northwest.
The average amplitude of volcanic tremor fluctuated significantly throughout the day, reaching high levels, with a sudden spike at 01:30 UTC. The tremor source was located in the area of ​​the Voragine and Bocca Nuova craters, at an elevation of approximately 3,000 meters above sea level. The eruptive episode generated an ash plume reaching an altitude of 7 km, prompting the Etna Observatory to raise the aviation colour code to Red.

Starting from 08h30 UTC, the strombolian activity progressively decreased and is currently at a low level, while intense ash emissions are still observed.
Source: INGV.

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An increase in activity is currently observed at Rincón de la Vieja (Costa Rica) Starting on 1 June 2026, the seismic network detected a slight increase in the tremor, followed by volcano-tectonic earthquakes in areas both proximal and distal to the crater. A small swarm of long-period earthquakes on 28 June was coincident with a general decrease in tremor amplitude.

SO2 emissions began to gradually increase in mid-June ; they averaged 460 tonnes per day (t/d) during 11-17 July and 306 t/d during 18-24 July.

The geodetic network detected extension between the summit and N flank, and to a lesser extent at the base of the volcano, though there was no significant uplift.

A phreatic eruption on 2 July was the first to be recorded in about six weeks. Notably, there were 38 phreatic eruptions during 2-24 July, three of which generated lahars on the N flank; the largest lahar in 2026 was recorded on 20 July. On 24 July a phreatic eruption that lasted around two minutes ejected ballistics 200 m above the lake’s surface and generated a gas-and-stream plume that rose 400 m. As a consequence, the Alert Level was raised to 3 and the Aviation Color Code to Orange.

Source : OVSICORI.

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An increase in eruptive activity was observed at Puracé (Colomnia) during 21-27 July 2026. Seismic activity associated with rock fracturing continued at similar levels compared to the previous week, with a slight increase in intensity. Satellite images showed a persistent thermal anomaly on the volcano. An increase in the temperature of emissions at the fumarolic field located on the outer rim of Puracé was observed in thermal camera images.

A significant increase in both SO2 and CO2 emissions reached the highest levels detected since the current eruptive episode began on 20 January 2025. Signals associated with fluid movement and emissions increased in intensity; tremor pulses intensified.

There was an increase in the number of daily gas-and-ash emissions and the heights of the plumes, with the tallest plume rising 3.5 km above the crater. Ashfall was reported in various areas around the volcano.

Despite this increase in activity, the Alert Level remains at Yellow (the second level on a four-color scale).

Source : Servizio Geologico Colombiano.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Éruption du Mont Parker (Philippines) et effondrement de la Dynastie Ming (Chine) // Mount Parker eruption (Philippines) and collapse of the Ming Dynasry (China)

L’éruption du Laki en Islande en 1783 a eu des conséquences catastrophiques sur le climat, l’agriculture et les transports dans tout l’hémisphère nord. Selon certains chercheurs, elle a contribué au déclenchement de la Révolution française. Le volcan a émis de la lave et des gaz toxiques qui ont dévasté l’agriculture de l’île, décimant une grande partie du cheptel. On estime qu’environ un quart de la population islandaise a péri lors de la famine qui s’en est suivie.

Vu de la fissure éruptive du Laki aujourd’hui (Photo : C. Grandpey)

Les répercussions ont été observées bien au-delà de l’Islande. En Norvège, aux Pays-Bas, dans les îles Britanniques, en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne, en Amérique du Nord et même en Égypte, l’éruption du Laki a causé des problèmes car le nuage de poussière et de particules de soufre projeté par le volcan s’est répandu sur une grande partie de l’hémisphère nord.
On pense aujourd’hui que l’éruption a perturbé le cycle de la mousson en Asie, et provoqué une famine en Égypte. Les historiens ont également souligné les perturbations causées aux économies d’Europe du Nord, où la précarité alimentaire a été un facteur majeur dans la montée des tensions qui ont conduit à la Révolution française de 1789.

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Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Climate of the Past révèle qu’une importante éruption volcanique du mont Patker – aujourd’hui mont Melibengoy – (1640-1641) sur l’île de Mindanao, au sud des Philippines, pourrait avoir contribué à l’effondrement de la dynastie Ming en Chine quelques années plus tard. Il semblerait qu’une succession de dirigeants incompétents, de famines, de corruption et leurs conséquences économiques aient conduit à la chute de la dynastie au milieu du 17ème siècle. Les archives historiques rapportent qu’une armée de paysans rebelles, menée par Li Zicheng, s’empara de Pékin en 1644, poussant le dernier empereur Ming au suicide et mettant ainsi fin à 276 ans de règne.
Cependant, cette nouvelle étude suggère qu’un événement volcanique majeur a pu amplifier les crises politiques et environnementales déjà présentes sous la dynastie Ming et sceller son destin. L’éruption du mont Parker, survenue entre décembre 1640 et janvier 1641, a provoqué la formation du lac de cratère. Elle a également contribué à de très mauvaises récoltes, à la famine, à une agitation sociale et à un affaiblissement des finances publiques, ce qui n’a fait qu’aggraver les crises politiques déjà existantes. Elle a notamment entraîné une sécheresse prolongée et sévère qui a potentiellement contribué à l’effondrement de la dynastie Ming.

Vue du mont Parker / Melibengoy et de son lac de cratère (Crédit photo : Wilipedia)

L’étude a analysé les données disponibles sur les grandes éruptions volcaniques du passé et les variations de température qui ont suivi sur la planète. Elle a révélé que ces éruptions perturbent les moussons et les régimes climatiques à l’échelle mondiale, provoquant des sécheresses, des inondations, des mauvaises récoltes et un risque accru de famine dans de nombreuses régions du monde. Dans tous ces cas, les scientifiques ont constaté que les éruptions volcaniques agissent comme des facteurs aggravants des troubles sociaux préexistants. Ils ont notamment constaté que l’éruption du mont Parker a intensifié la sécheresse qui avait précédé la chute de la dynastie Ming en 1644.

Ces résultats concordent avec les conclusions d’études antérieures établissant un lien entre les éruptions volcaniques majeures et de nombreux effondrements dynastiques chinois au cours des deux derniers millénaires. Dans ces cas précis, les éruptions volcaniques ont généré d’importantes quantités d’aérosols de sulfate dans la haute atmosphère, bloquant le rayonnement solaire et provoquant un refroidissement climatique global.
S’ajoutant aux problèmes au sein de l’empire qui était confronté à une pénurie d’argent, à la pression militaire venue du nord-est et aux révoltes paysannes, les conséquences de l’éruption du mont Parker ont, selon les auteurs de l’étude, précipité la chute de la dynastie Ming.
Source : The Independent.

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The eruption of Laki volcano in Iceland in 1783 had catastrophic consequences for weather, agriculture and transport across the northern hemisphere. According to some researchers, it helped trigger the French revolution. The volcano spewed lava and poisonous gases that devastated the island’s agriculture, killing much of the livestock. It is estimated that perhapsa quarter of Iceland’s population died through the ensuing famine.

There were more wide-ranging impacts. In Norway, the Netherlands, the British Isles, France, Germany, Italy, Spain, in North America and even Egypt, the Laki eruption caused problems, as the haze of dust and sulphur particles thrown up by the volcano was carried over much of the northern hemisphere.

The eruption is now thought to have disrupted the Asian monsoon cycle, prompting famine in Egypt. Environmental historians have also pointed to the disruption caused to the economies of northern Europe, where food poverty was a major factor in the build-up to the French revolution of 1789.

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Today, a new study published in the journal Climate of the Past tells us that a major volcanic eruption of Mount Patker – today Mount Melibengoy – (1640-1641) on Mindanao island in the southern Philippines may have led to the collapse of China’s imperial Ming Dynasty years later. It seems that a succession of ineffective rulers, famines, corruption, and their economic fallout led to the collapse of the dynasty in the mid 17th century.Historical records observe that a peasant rebel army led by Li Zicheng captured Beijing in 1644, prompting the last Ming emperor to kill himself and bring an end to 276 years of Ming rule.

However, the new study suggests that a massive volcanic event may have amplified existing political and environmental crises in the Ming Dynasty and sealed its fate.

The Mount Parker eruption dated to between December 1640 and January 1641 caused the formation of the crater lake. It also contributed to severe crop failures, famine, social unrest, and a weakening of state finances that aggravated the already existing political crises. In particular, it led to a prolonged and severe drought that potentially contributed to the collapse of the Ming Dynasty.

The study collectively assessed available data on past major volcanic eruptions and the global temperature changes that followed. It found that such eruptions disrupted monsoons and climate patterns globally, resulting in droughts, floods, and crop failures, and increased famine risk in many parts of the world. In all these cases, scientists found that volcanic eruptions acted “stress multipliers” of existing civic unrest.

In particular, they found that the Parker volcanic eruption intensified the drought that preceded the fall of the Ming Dynasty in 1644.

The results align with previous studies’ findings that massive volcanic eruptions are linked to many Chinese dynastic collapses over the last two millennia. In these cases, volcanic eruptions released large amounts of sulphate aerosols into the upper atmosphere which blocked out the Sun and caused global cooling.

Coupled with already growing unrest in the empire faced with silver shortages, military pressure from the northeast, and peasant uprisings, the authors of the study explain that the effects of the volcanic eruption brought down the dynasty even further.

Source : The Independent.

Désaccords et incertitudes en Islande // Disagreements and uncertainties in Iceland

Une nouvelle étude menée par une équipe internationale de géoscientifiques nous apprend que l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes serait principalement due à l’accumulation de contraintes à long terme le long de la limite entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, plutôt qu’à des essaims sismiques correspondant au parcours du magma à travers la croûte terrestre.

Image de l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes

Parmi les chercheurs à l’origine de cette étude figurent Þorvaldur Þórðarson, professeur de volcanologie, Halldór Geirsson, professeur de géophysique, et Gregory De Pascale, professeur associé de géologie à la faculté des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande. L’étude repose sur des mesures exhaustives effectuées sur la péninsule de Reykjanes entre 2021 et 2025.
Þórðarson indique que la croûte terrestre s’est élargie de près de quatre mètres durant cette période, dont 2,50 mètres le 10 novembre 2023, jour de l’évacuation de la ville de Grindavík. Selon lui, l’expansion crustale, les mouvements de failles et le magma interagissent tous le long de la limite de plaques.

Fracturation du sol à Grindavik (Crédit photo : Iceland Review)

Þórðarson insiste sur un point qu’il a abordé à plusieurs reprises ces derniers mois : les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ce qui s’est passé sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021 et, selon lui, ces divergences sont inhérentes à la démarche scientifique. Il ajoute que, même si les chercheurs travaillent avec les mêmes données, les interprétations peuvent différer car nombre de mesures sont des observations indirectes, et non directes, de ce qui se passe sous la surface. [Remarque personnelle : J’aimerais ajouter que Þorvaldur Þórðarson lui-même s’est souvent trompé dans ses prévisions d’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes !]
Selon Þórðarson, l’un des enseignements les plus importants des événements récents est qu’une incertitude considérable persiste et que personne ne sait vraiment ce qui se passe exactement sous terre. Il souligne l’importance pour les scientifiques de discuter de leurs découvertes et de travailler à des interprétations largement consensuelles.
La nouvelle étude remet en question l’interprétation adoptée par le Met Office islandais, selon laquelle les épicentres des séismes suivent le parcours du magma à travers la croûte terrestre. Selon cette interprétation, l’essaim sismique de novembre 2023 indiquerait la présence de magma sous une grande partie de la région.
Les chercheurs affirment, quant à eux, que les données montrent que des mouvements de failles décrochantes se sont produits en premier, au moment où les plaques tectoniques glissaient horizontalement l’une contre l’autre. Ce n’est que plus tard que le processus a évolué vers une expansion crustale, avec ouverture de la croûte terrestre. Selon l’étude, les importantes fractures et l’affaissement observés à Grindavík en 2021 étaient principalement dus à la rupture au niveau de la limite de plaques. Cette limite a cédé car elle était soumise à une tension constante depuis 800 ans, elle avait atteint sa limite. C’est à ce moment que l’intrusion magmatique sous Fagradalsfjall s’est produite. En réalité, cette intrusion n’a fait qu’accroître légèrement la contrainte exercée sur le système.
En conséquence, selon les chercheurs, le magma est une conséquence plutôt que la cause des mouvements de plaques. Cette conclusion est cohérente avec le fait que la plupart des éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur se sont produites dans une zone très restreinte, le long d’une fissure d’environ 500 mètres de long entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell.
Un point essentiel de cette nouvelle étude est que les mouvements des limites de plaques islandaises doivent être replacés dans un contexte géologique plus large. Les mouvements observés en Islande, avec la partie ouest du pays qui se déplace vers l’ouest et la partie est qui se déplace vers l’est, et une limite de plaques qui traverse le pays et génère cette activité volcanique, résultent de processus bien plus vastes qu’une simple intrusion magmatique dans la croûte superficielle islandaise.

Image de la gigantesque zone de faille – ici à Thingvellir – qui fait s’écarter l’ouest et l’est de l’Islande (Photo: C. Grandpey)

Ce processus est régi par la convection magmatique au sein du manteau terrestre. Une petite intrusion magmatique en Islande ne déplacera pas à elle seule les limites des plaques, mais tout cela fait partie du même système. En conséquence, comprendre ce qui se passe en Islande permet de comprendre le processus dans sa globalité.

 Illustration du processus d’accrétion (Source: Suffolk University)

Au vu de cette étude, on peut dire qu’il reste encore beaucoup à faire pour comprendre le lien entre la tectonique et le volcanisme en Islande. En attendant, l’accumulation de magma et le soulèvement du sol se poursuivent à Svartsengi, sans que personne ne sache si et quand une nouvelle éruption se produira.
Source : Iceland Monitor.

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A new study by an international team of geoscientists suggests that volcanic activity on Iceland’s Reykjanes Peninsula is being driven primarily by the long-term accumulation of stress along the boundary between the North American and Eurasian tectonic plates, rather than by earthquake swarms marking the path of magma forcing its way through the Earth’s crust.

Among the researchers behind the study are Þorvaldur Þórðarson, Professor of Volcanology, Halldór Geirsson, Professor of Geophysics, and Gregory De Pascale, Associate Professor of Geology at the University of Iceland’s Faculty of Earth Sciences. The study is based on extensive measurements collected on the Reykjanes Peninsula between 2021 and 2025.

Þórðarson says the Earth’s crust widened by nearly four meters during the study period, including as much as 2.5 meters on November 10, 2023, when the town of Grindavík was evacuated. In his opinion, crustal spreading, fault movements and magma all interact along the plate boundary.

Þórðarson emphasizes a point he has made repeatedly in recent months: scientists are not in complete agreement about what has happened on the Reykjanes Peninsula since 2021, and such disagreement is a normal part of the scientific process. He adds that although researchers are working with the same data, interpretations can differ because many of the measurements are indirect rather than direct observations of what is occurring beneath the surface. [Personal remark : I’d like to add that Þorvaldur Þórðarson himself was often wrong about his predictions of volcanic activity on the Reykjanes Peninsula in the past months!]

According to Þórðarson, one of the most important lessons from the recent events is that significant uncertainty remains and that no one yet has definitive answers about exactly what is happening underground. He stresses the importance of scientists discussing their findings and working toward interpretations that can be broadly supported.

The new study challenges the interpretation adopted by the Icelandic Meteorological Office that earthquake epicenters trace the path of magma moving through the crust. Under that interpretation, the earthquake swarm of November 2023 would indicate that magma is present beneath a large portion of the region.

Instead, the researchers argue that the data suggest strike-slip fault movements occurred first, with tectonic plates sliding horizontally past one another. Only later did the process evolve into crustal spreading, during which the crust opened up.

The study proposes that the extensive fracturing and subsidence seen in Grindavík in 2021 were primarily the result of the plate boundary itself rupturing. The boundary broke because it had been under tension for 800 years and reached its limit. This when the magma intrusion beneath Fagradalsfjall occurred. In reality, that intrusion simply added a little extra strain to the system.
The researchers’ interpretation is therefore that magma is a consequence rather than the cause of the movements. This is consistent with the fact that most of the eruptions at the Sundhnúkur crater row occurred within a very confined area, along a fissure approximately 500 meters long between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell.

A major point of the new study is that the movement of Iceland’s plate boundaries should be placed into a broader geological context. The movements observed in Iceland, where the western part of the country is moving westward and the eastern part is moving eastward, with a plate boundary running across the country and generating all of this volcanic activity, are the result of processes that are vastly larger than a magma intrusion in the shallow crust of Iceland.

The process is managed by magma convection within Earth’s mantle. A small magma intrusion in Iceland is not going to move the plate boundaries, but it is all part of the same system, and understanding what is happening in Iceland helps understand the process as a whole.

In short, a lot remains to be done to understand the link between tectonics and colcanism in Iceland. Meantime, magma accumulation and ground uplift are continuaing at Svartsengi, but nobody knows if and when an eruption will occur

Source : Iceland Monitor.

La glace n’est plus une menace pour les pêcheurs islandais // Ice is no longer a threat to Icelandic fishermen

Un article paru dans l’Iceland Monitor nous explique les dangers que peuvent rencontrer les pêcheurs au large de l’Islande à cause de la glace qui s’est détachée de la banquise arctique. Aujourd’hui, les progrès de la technologie apportent une aide précieuse aux professionnels de la mer. C’est ce qu’explique une géographe du département des Sciences de la Terre à l’Université d’Islande.

Bien que les icebergs soient moins fréquents autour de l’Islande qu’auparavant, principalement en raison du réchauffement climatique dans l’hémisphère nord, ils peuvent encore s’avérer dangereux. Aujourd’hui, ils sont surtout un danger pour les pêcheurs et autres professionnels de la mer. Il est donc primordial de surveiller activement les mouvements de la glace à proximité des zones de pêche, surtout lorsque les conditions météorologiques la poussent dans des directions inattendues où elle peut prendre les navires par surprise.

Des progrès considérables ont été réalisés ces dernières décennies en matière de surveillance de la glace autour de l’Islande. Dans les années 1980, les scientifiques s’appuyaient sur les rapports des navires ; lorsque un navire rencontrait de la glace, le capitaine en informait les services météorologiques. Des alertes étaient alors émises si la glace était jugée trop proche ou présente dans des zones où elle pouvait surprendre les marins.
Au fil des années, de nouvelles données satellitaires sont devenues disponibles, permettant de voir à travers les nuages et même dans l’obscurité. La résolution des cartes s’est également considérablement améliorée.

Vers l’an 2000, ces données étaient extrêmement coûteuses, mais elles sont désormais quasiment gratuites. Les scientifiques peuvent ainsi accéder aux images satellitaires plusieurs fois par semaine et les marins eux-mêmes peuvent y accéder rapidement, quelques minutes après le passage du satellite.

Une autre aide précieuse a été apportée par l’avion TF-SIF des garde-côtes islandais, équipé d’un radar, permettant ainsi aux scientifiques de ne plus se contenter des données satellitaires.

Toutefois, ces dernières années, le changement le plus important a concerné la glace elle-même, en particulier au cours des deux dernières décennies. Le principal changement concerne la diminution drastique de la banquise pluriannuelle dans l’océan Arctique. On appelle banquise pluriannuelle une glace qui a survécu à un ou plusieurs étés. Avec la hausse des températures, la couverture de glace le long du Groenland oriental et dans l’océan Arctique s’est réduite et amincie. Par conséquent, la glace qui atteint l’Islande aujourd’hui n’est généralement constituée que de petits fragments qui ne persistent que quelques jours, principalement près de Hornstrandir.

La glace dans les zones de pêche est problématique, surtout en cas de présence d’icebergs ou de growlers, ou lorsque la visibilité est mauvaise et que la mer est agitée. Mais les pêcheurs islandais connaissent très bien la glace, en particulier ceux qui pêchent au large des fjords de l’Ouest. Aujourd’hui, les pêcheurs sont presque les seuls à rencontrer régulièrement des morceaux de banquise, et cela fait longtemps que d’importantes quantités de glace n’ont pas atteint la côte islandaise. La dernière fois remonte à 1979, même si quelques problèmes ont été constatés depuis cette date.

Source : Iceland Monitor. Photos: C. Grandpey.

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An article in the Iceland Monitor explains the dangers that fishermen off the coast of Iceland face due to ice that has broken off from the Arctic sea ice. Today, technological advancements are providing invaluable assistance to maritime professionals, as explained by a geographer from the Department of Earth Sciences at the University of Iceland.

Although icebergs are now less common around Iceland than in the past, mostly due to warming in the Northern Hemisphere, it can still be dangerous. Today, it is mainly fishermen and other seafarers who encounter sea ice. It therefore remains very important to maintain active monitoring of ice movement when it approaches fishing grounds, especially when weather conditions push it in unexpected directions and catch vessels off guard.

A lot of progress has been made in the past decades for the monitoring of sea ice around Iceland. In the 1980s, scientists relied on ship reports ;when vessels encountered sea ice, they would call it in to the Met Office. Warnings had to be issued if the ice was considered dangerously close or in areas where seafarers wouldn’t expect it.

Gradually, all kinds of new satellite data became available, allowing to see through clouds and even in darkness. Map resolution also improved dramatically.

Around the year 2000, this data was extremely expensive, but now it’s more or less free, so scientists can access such images several times a week and seafarers can now rapidly access the data themselves.

Another innovation was the Icelandic Coast Guard aircraft TF-SIF, which is equipped with radar, so that scientists are no longer dependent on when the next radar satellite happens to pass over.

In the past years, the biggest change has been in the ice itself, especially over the past two decades.

The main change is that so-called multi-year sea ice in the Arctic Ocean has decreased dramatically. Multi-year ice is ice that has survived one or more summers. The ice cover along both East Greenland and in the Arctic Ocean has been shrinking and thinning. As a consequence, the ice reaching Iceland today is usually just small fragments that remain for only a few days, mostly near the Hornstrandir area. It is inconvenient when sea ice covers fishing grounds, and danger mainly arises if there are icebergs or thick floes mixed in, or if visibility is poor and sea conditions are bad.

But Icelandic fishermen understand the ice very well, especially those fishing off the Westfjords. Today, fishermen are almost the only group regularly encountering sea ice, and it has been a long time since large amounts reached the coast. The last truly severe sea ice year was 1979, though there have been some issues since then.

Source : Iceland Monitor.