Öræfajökull (Islande / Iceland): Ralentissement de l’affaissement de la glace // The subsidence of the ice is slowing down

Les dernières photographies prises le 12 décembre 2017 montrent que l’affaissement de la glace dans la caldeira de l’Öræfajökull ralentit, ce qui laisse à penser que le volcan n’est pas sur le point d’entrer en éruption.
L’affaissement de la glace dans la caldeira de l’Öræfajökull s’est accentué d’environ 2-3 mètres depuis le dernier survol du glacier il y a deux semaines. Les volcanologues locaux pensent que la source de chaleur qui fait fondre la glace est en perte de vitesse ou que cette source de chaleur existait déjà avant sa découverte lors du premier survol. Cependant, ils ajoutent qu’une éruption pourrait tout de même se produire dans un proche avenir. L’activité sismique dans la région a ralenti au cours des derniers jours, sans toutefois cesser complètement

Les observations du volcan montrent que la puissance de la chaleur géothermale qui réside dans la caldeira de glace se situe entre 100 et 150 MW, ce qui correspond à la situation sur le Bárðarbunga. Compte tenu de la rapidité de l’affaissement, il est probable que l’eau qui s’est accumulée sous la caldeira pendant des semaines, voire des mois, a réussi à s’infiltrer et à s’évacuer.
Les mesures montrent que la dépression glaciaire dans la caldeira est presque circulaire avec un diamètre de 1200 à 1500 mètres là où elle est la plus profonde.

Source: Iceland Review.

—————————————-

The latest photographs of Öræfajökull taken on December 12th 2017 show that the subsidence of the new “ice cauldron” is slowing down, which suggests that the volcano is not about to erupt.

The subsidence in the Öræfajökull caldera has deepened by around 2-3 metres since the last flight across the glacier some two weeks ago. Local scientists believe that either that geothermal heat is getting lower or that there had been ice melt from geothermal heat before the cauldron was spotted. However, they say that a volcanic eruption might all the same occur in the near future. Earthquakes in the area have been less frequent in the last few days but the course of events is still going on.

Findings show that the power of the geothermal heat in the ice cauldron is between 100 and 150 MW, which is similar to cauldrons at Bárðarbunga. Considering how fast the subsidence occurred, it is likely that water which had been collecting below it for weeks or even months had seeped forward.

Measurements show that the ice cauldron is almost circular with a diameter of 1200 – 1500 metres where it is deepest.

Source: Iceland Review.

Vue de la dépression glaciaire dans la caldeira de l’Öræfajökull (Source: mbl.is/RAX)

Publicités

Skjaldbreiður (Islande / Iceland) : Sismicité mais pas d’éruption en vue // Seismicity but no eruption in sight

Ceux qui consultent la carte sismique de l’Islande sur le site de l’Office Météorologique Islandais (IMO) ont bien sûr remarqué qu’un essaim a été enregistré dans le secteur du Skjaldbreiður, un volcan en sommeil situé au sud-ouest du glacier Langjökull.
Plus de 100 séismes ont été détectés dans cette région le 10 décembre au matin. Le plus significatif, avec une magnitude de M 3,8, a été enregistré à 8h53, à une profondeur de 5,5 km, à l’ENE de Skjaldbreið.
Plusieurs visiteurs de mon blog m’ont demandé si une éruption allait avoir lieu. La réponse à cette question est donnée par l’IMO: Malgré ces nombreux séismes, il n’y a aucun signe d’éruption et d’autres changements seraient nécessaires pour annoncer un tel événement.

————————————–

Those who have a look at Iceland’s seismic map on the Iceland Met Office (IMO) website probably noticed that a swarm of earthquakes occurred at Skjaldbreiður, a dormant volcano which is located to the SW of the Langjökull Glacier (see map below). Over 100 quakes were detected on December 10th in the morning. The largest with a magnitude of M 3.8 was registered at 8:53, at a depth of 5.5 km, ENE of Skjaldbreið.

Several visitors of my weblog asked me if an eruption was about to take place. The answer to the question is given by IMO: Despite these numerous earthquakes, there is no sign of an eruption and more changes would be necessary to announce such an event.

Sismicité récente dans la région du Skjaldbreiður (Source : IMO)

Sismicité dans la région du Bárðarbunga (Islande) // Seismicity in the Bárðarbunga area (Iceland)

Chaque fois que l’on observe une augmentation de la sismicité quelque part sur le glacier Vatnajökull, il y a des voix qui s’élèvent pour dire qu’une éruption pourrait être imminente. Bien sûr, cela peut arriver, mais la plupart du temps, une telle sismicité n’a pas de conséquences spectaculaires.
Une centaine de séismes affecte la région du Bárðarbunga depuis samedi soir, avec une certaine concentration autour de la montagne de Skjaldbreið.
Le premier événement avait une magnitude de M 3.5. Il a été suivi de deux autres séismes de M 3.2 et M 3.7. Eux-mêmes faisaient suite à un événement de M 4.1 enregistré samedi matin.
Les scientifiques de l’Office météorologique islandais (OMI) estiment que cette sismicité n’annonce pas une éruption dans le court terme. Il n’y a pas eu de sismicité aussi significative dans la région de Skjaldbreið depuis 1992. Cependant, on a enregistré des secousses fréquemment dans la région ces derniers temps. La situation est sous contrôle..
Sources : Iceland Review & OMI.

—————————————–

Each time there is an increase in seismicity somewhere on the Vatnajökull Glacier, there are voices that say an eruption could be imminent. Of course, this might happen but most of the time such seismicity has no dramatic consequences.

Another series of a hundred or so earthquakes has hit the area around Bárðarbunga volcano since Saturday evening, with the focal point revolving around Skjaldbreið mountain.

The first event measured M 3.5. It was followed by two other large earthquakes measuring M 3.2 and  M 3.7. They followed a larger M 4.1 earthquake on Saturday morning.

Experts from the Icelandic Meteorological Office (IMO) believe that these are not signs of an imminent eruption. There have not been earthquakes as large as these in the area around around Skjaldbreið since 1992. However, there have been regular earthquakes in the area recently. The situation is being monitored.

Sources: Iceland Review & IMO.

Sismicité actuelle sur le Vatnajökull (Source: IMO)

Oraefajokull (Islande): Un casse-tête pour les volcanologues et des autorités // A headache for volcanologists and local authorities

Comme je l’ai écrit à deux reprises les 22 et 24 novembre 2017, les volcanologues islandais s’inquiètent de la situation sur l’Oraefajokull suite à une augmentation récente de la sismicité et d’un affaissement de la caldeira sommitale qui s’est approfondie d’une vingtaine de mètres tandis que les crevasses se sont agrandies. Cela a incité les autorités à élever le niveau d’alerte à la couleur Jaune. L’Oraefajokull ne s’est pas manifesté depuis sa dernière éruption en 1727-1728,
Des scientifiques de l’Office Météorologique Islandais (OMI) ont détecté 160 séismes dans la région au cours de la seule semaine dernière, au moment où ils intensifient leur surveillance du volcan. Les événements sismiques sont pour la plupart de faible magnitude, mais leur nombre est anormalement élevé.

Ce qui inquiète le plus les scientifiques, c’est l’impact dévastateur que pourrait avoir une éruption de l’Oraefajokull. Le volcan se cache sous le glacier Vatnajokull. Son éruption explosive de 1362 fut la plus puissante depuis la colonisation de l’île. En plus du risque volcanique proprement dit, il y a le manque de données historiques qui pourraient aider les scientifiques à prévoir le comportement du volcan.
Pour remédier à ce manque de données, les scientifiques installent de nouveaux équipements sur et autour du volcan. Ceux-ci comprennent des capteurs GPS ultra sensibles, des webcams pour obtenir des images du volcan en temps réel, et des capteurs pour mesurer la composition chimique de l’eau des rivières qui sortent du glacier. À l’embouchure de la rivière Kvia, persiste une forte odeur de soufre et l’eau est trouble, signes évidents que l’eau provient d’une activité géothermale dans la caldeira.

L’hypothèse la plus plausible est qu’un nouveau magma s’agite en profondeur et provoque actuellement une activité géothermale. Jón Frímann nous informe que des mesures récentes effectuées sur l’Öræfajökull ont confirmé l’intrusion d’un dyke dans la partie méridionale du volcan. De plus, cette région montre une certaine inflation. À l’heure actuelle, la quantité de magma semble proche de celle qui est sortie lors de l’éruption de l’Eyjafjallajökull en 2010. Actuellement, le dyke se trouve à une profondeur de 2 à 6 km et explique l’augmentation de l’activité hydrothermale sur l’Öræfajökull. Il est bien sûr impossible de prévoir l’évolution de la situation.

Dans le scénario le plus optimiste, l’activité géothermale pourrait cesser progressivement. La formation d’un lac sous-glaciaire serait plus inquiétante car il pourrait provoquer des inondations de grande ampleur. Le scénario le plus pessimiste serait une éruption du volcan.
Comme je l’ai écrit dans mes notes précédentes, les autorités ont déjà pris des précautions. Les habitants ont reçu des instructions d’évacuation. Si une évacuation est ordonnée, tout le monde dans la région recevra un texto et la radio diffusera des mises à jour. La police est confiante car elle sait que les 200 personnes vivant dans la zone proche du volcan sauront réagir, mais leur plus grande préoccupation est de pouvoir contacter les touristes. L’Islande a connu un énorme essor touristique depuis l’éruption de l’Eyjafjallajokull en 2010 et quelque 2000 touristes parcourent chaque jour la région proche de l’Oraefajokull. Alors que certains restent dans des hôtels qui pourront alerter leurs clients, d’autres passent la nuit dans des camping-cars disséminés dans la région. La police dit que les habitants savent ce qu’il faudra faire en cas d’éruption; ils connaissent chaque plan et ils sauront réagir, alors que les touristes ne sauront pas quoi faire. Une telle situation pourrait devenir un cauchemar pour la police en cas d’éruption soudaine.
Source: The Seattle Times & IMO.

—————————————-

As I put it in two posts on November 22nd and 24th, Icelandic volcanologists worry about the situation at Oraefajokull due to a recent increase in seismicity and a subsidence of the ice caldeira at the summit of the volcano. It has deepened by twenty metres and crevasses have become larger since it was first spotted. This prompted authorities to raise the alert level to Yellow. Oraefajokull has been dormant since its last eruption in 1727-1728,

Experts at the Icelandic Meteorological Office (IMO) have detected 160 earthquakes in the region in the past week alone as they are stepping up their monitoring of the volcano. The earthquakes are mostly small but their sheer number is unusually high.

What worries scientists the most is the devastating potential impact of an eruption at Oraefajokull. The volcano lies under the Vatnajokull glacier. Its 1362 eruption was the most explosive since the island was populated. Adding to the danger is the lack of historical data that could help scientists predict the volcano’s behaviour.

To remedy the lack of data for Oraefajokull, scientists are installing new equipment on and around the volcano. Those include ultra-sensitive GPS sensors, webcams for real-time imagery of the volcano and sensors in the rivers coming out of the glacier to measure the chemical composition of the water. At the mouth of the Kvia River, there is a strong smell of sulphur and the water is murky, clear signs that geothermal water is draining from the caldera. The most plausible hypothesis is that new magma is on the move deep below the surface and currently triggering geothermal activity. Jón Frímann informs us that recent measurements of Öræfajökull volcano have confirmed a dyke intrusion in the southern part of the volcano, and that area is showing inflation. At the moment the amount of magma is now estimated close to the one that erupted during the 2010 eruption of Eyjafjallajökull volcano. At the moment the dyke is at a depth of 2 – 6 km and it accounts for the increase in the current hydrothermal activity in Öræfajökull volcano. Of course, the evolution of the situation cannot be predicted.

In the most benign scenario, the phenomenon could simply cease. More concerning would be the development of a subglacial lake that could lead to massive flooding. At the far end of the spectrum of consequences would be a full eruption.

As I put it in my previous notes, authorities are taking precautions. Residents have received evacuation briefings. If an evacuation is ordered, everyone in the area will receive a text message and the radio will broadcast updates. Police are confident that the 200 persons living in the area close to the volcano will know how to react, but their biggest concern is contacting tourists. Iceland has seen a huge boom in tourism since the 2010 eruption of Eyjafjallajokull and about 2,000 tourists travel across the area close to Oraefajokull every day. While some stay in hotels that could alert their guests, others spend the night in camper vans spread across the remote area. The police say that locals know what to do; they know every plan and how to react, whereas tourists don’t and might become a nightmare for the police in case of a sudden eruption.

Source: The Seattle Times & IMO.

Vue satellitaire de l’Oraefajokull (Source: ESA)

Fonte des glaciers et éruptions volcaniques // Glacier melting and volcanic eruptions

Voici un sujet qui va de pair avec le titre de mon blog: comment la fonte des glaciers peut favoriser le déclenchement des éruptions dans des régions volcaniques comme l’Islande. L’hypothèse a déjà été examinée plusieurs fois par des scientifiques et a été récemment abordée dans une nouvelle étude conduite par l’Université de Leeds. Les chercheurs ont confirmé l’idée qu’il y avait moins d’activité volcanique en Islande lorsque la couverture glaciaire était plus étendue. En revanche, avec la fonte des glaciers, les éruptions deviennent plus fréquentes du fait de la baisse de pression exercée par la glace.
Les scientifiques anglais ont examiné en Islande la cendre volcanique contenue dans des dépôts de tourbe et des sédiments lacustres et a identifié une période d’activité volcanique particulièrement réduite entre 5 500 et 4 500 ans. Cette période est intervenue après une baisse importante de la température de la planète et la croissance des glaciers en Islande.
Les résultats de l’étude, publiés dans la revue Geology, montrent qu’il y a eu un décalage d’environ 600 ans entre l’événement climatique et la diminution significative du nombre d’éruptions. L’étude indique que l’on est en droit de s’attendre à un décalage similaire avec le changement climatique actuel et des températures plus chaudes qu’il génère.
Le système volcanique islandais se remet du «Petit âge glaciaire», une période de climat plus froid entre 1500 et 1850. Depuis la fin du Petit âge glaciaire, une période de réchauffement climatique fait à nouveau fondre les glaciers islandais. Selon l’un des auteurs de l’étude, «la part prise par l’homme dans le réchauffement climatique rend difficile toute prévision, mais les tendances du passé prouvent qu’un plus grand nombre d’éruptions est susceptible de se produire en Islande dans les prochaines années.»
Le volcanisme islandais dépend des interactions complexes entre les rifts le long de plaques continentales, l’accumulation de gaz et de magma en profondeur et la pression exercée par les glaciers sur la surface du volcan. Les variations de pression à la surface peuvent modifier les contraintes qui s’exercent sur les chambres peu profondes, là où le magma est stocké. En effet, lorsque les glaciers se retirent, il y a moins de pression sur la surface de la Terre. Cela peut accélérer la fonte du manteau, affecter le comportement du magma, ainsi que la quantité de magma que la croûte peut contenir. Même de faibles variations de pression en surface peuvent modifier la probabilité d’éruptions sur les volcans recouverts de glace.
Source: Université de Leeds.

—————————————–

Here is a topic that goes hand in hand with the title of my weblog : how glacier melting can influence eruptions in volcanically active regions like Iceland. The hypothesis has already been considered several times by scientists and was recently developed in a new study led by the University of Leeds. It confirmed the idea that there was less volcanic activity in Iceland when glacier cover was more extensive and as the glaciers melted volcanic eruptions increased due to subsequent changes in surface pressure.

The study examined Icelandic volcanic ash preserved in peat deposits and lake sediments and identified a period of significantly reduced volcanic activity between 5,500 and 4,500 years ago. This period came after a major decrease in global temperature, which caused glacier growth in Iceland.

The findings, published in the journal Geology, found there was a time lag of roughly 600 years between the climate event and a noticeable decrease in the number of volcanic eruptions. The study suggests that perhaps a similar time lag can be expected following the more recent shift to warmer temperatures.

Iceland’s volcanic system is in process of recovering from the ‘Little Ice Age’, a recorded period of colder climate roughly between the years 1500 to 1850. Since the end of the Little Ice Age, a period of climate warming is causing Icelandic glaciers to melt again. According to one of the authors of the study, « the human effect on global warming makes it difficult to predict how long the time lag will be but the trends of the past show us more eruptions in Iceland can be expected in the future.”

Icelandic volcanism is controlled by complex interactions between rifts in continental plate boundaries, underground gas and magma build-up and pressure on the volcano’s surface from glaciers and ice. Changes in surface pressure can alter the stress on shallow chambers where magma builds up. Indeed, when glaciers retreat there is less pressure on Earth’s surface. This can increase the amount of mantle melt as well as affect magma flow and how much magma the crust can hold. Even small changes in surface pressure can alter the likelihood of eruptions at ice-covered volcanoes.

Source: University of Leeds.

Photo: C. Grandpey

Pas d’éruption en vue sur l’Öræfajökull (Islande) // No short term eruption on Öræfajökull (Iceland)

Dix jours après que la couleur de l’alerte aérienne de l’Öræfajökull ait été élevée au Jaune, le géophysicien Magnus Tumi Guðmundsson affirme qu’il n’y a aucun signe d’éruption au niveau du glacier. Il confirme ce que j’ai écrit le 18 novembre: « Les données montrent qu’il existe une source de chaleur d’origine géothermale dans la région ». À mon avis, cette seule activité géothermale explique l’affaissement de la glace dans la caldeira et la formation d’un ‘chaudron’. La sismicité observée à cette époque était très superficielle et pouvait difficilement être causée par une ascension de magma. De plus, aucune augmentation significative du tremor n’a été observée.
Un autre géophysicien islandais, Ólafur Flóvenz, pense qu’une éruption a probablement lieu sous l’Öræfajökull et que le magma a probablement atteint la surface. Cependant, cela ne semble pas être le cas. La sismicité a chuté sur le glacier et aucun paramètre physique n’indique qu’une éruption a lieu ou est imminente. Par exemple, aucune crue majeure n’a été observée.
Comme je l’ai écrit le 24 novembre, un plan d’évacuation est prêt en cas d’éruption et la zone est étroitement surveillée.
Source: Iceland Review.

—————————————

Ten days after the aviation colour code for Öræfajökull was raised to Yellow, geophysicist Magnús Tumi Guðmundsson says there is no evidence of an eruption in the glacier. He confirms what I wrote on November 18th : “Data shows that there is geothermal heat in the area”. To my mind, this geothermal activity accounted for the collapse of the ice within the caldeira and the formation of a cauldron. The seismicity that was observed by that time was very shallow and could hardly have been caused by some magma ascent. Besides, no significant rise of the tremor had been observed.

Another Icelandic geophysicist, Ólafur Flóvenz, claimed that an eruption was most likely taking place in Öræfajökull and that the magma had most likely reached the surface. However, this does not seem to be the case. Seismicity has dropped on the glacier and no physical parameters indicate that an eruption is taking place or is imminent. No major flooding has been observed.

As I put it on November 24th, an evacuation plan is ready in case of an eruption and the area is closely monitored.

Source: Iceland Review.

Image satellite de l’Öræfajökull (Source: ESA)

Le plan d’évacuation en cas d’éruption de l’Öræfajökull (Islande) // The evacuation plan in case of an eruption of Öræfajökull

Comme je l’ai indiqué dans une note publiée le 22 novembre 2017, un plan d’évacuation concernant l’Öræfajökull a été diffusé par la Protection Civile islandaise suite à l’augmentation d’activité montrée par le volcan au cours des derniers jours.
Selon le plan, si les ordres d’évacuation sont émis en raison d’une éruption imminente du volcan, les habitants de la zone concernée sont invités à se diriger immédiatement vers les trois points de rassemblement, les plus proches: Svínafell 1, Hof 1 ou Hnappavellir 2 (voir carte ci-dessous) et ils doivent attendre de nouvelles instructions en restant à l’intérieur de leurs véhicules.
Si la cendre ou les tepra émis par le volcan commencent à tomber, les gens sont invités à se mettre à l’abri dans le bâtiment le plus proche et à suivre les nouvelles instructions qui seront diffusées. Le plan d’évacuation d’urgence est accessible en cliquant sur ce lien:
http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2017/11/22/emergency_evacuation_plan_for_oraefajokull_volcano/

Les autorités islandaises rappellent à la population que le volcan Öræfajökull, dans le sud-est de l’Islande, est la plus haute montagne du pays, avec 2 110 mètres d’altitude. Le volcan est entré en éruption à deux reprises, en 1362 et 1727. Le volcan a récemment montré un regain d’activité avec une hausse de la sismicité et, plus tôt ce mois-ci, un affaissement d’un kilomètre de diamètre dans la calotte glaciaire au-dessus de la caldeira du volcan. À ce jour, il n’y a aucun signe d’éruption imminente. Suite à la dernière hausse d’activité, le volcan est surveillé très attentivement par les scientifiques et les autorités islandaises.
Source: Iceland Review.

—————————————–

As I put it in a note released on November 22nd 2017, an evacuation plan for the Öræfajökull volcano has been published by the Department of Civil Protection in Iceland in light of increased activity in recent days.

According to the plan, if evacuation orders are issued due to imminent eruption in the volcano, people in the area are instructed to immediately gather at three assembly points, whichever is closest: Svínafell 1, Hof 1, or Hnappavellir 2 (see map below) and wait in their vehicles for further instructions.

If volcanic ash or volcanic tepra starts falling, people are instructed to seek shelter in the nearest building and follow further instructions when they are issued. You will see the detailed emergency evacuation plan by clicking on this link:

http://icelandmonitor.mbl.is/news/nature_and_travel/2017/11/22/emergency_evacuation_plan_for_oraefajokull_volcano/

Icelandic authorities remind the population that Öræfajökull volcano in South-East Iceland is the country’s highest mountain, at 2,110 meters.. The volcano has erupted twice since Iceland was settled, in 1362 and 1727. The volcano has shown some signs of unrest recently, increased seismic activity, and earlier this month a new ice-cauldron measuring one kilometer in diameter formed in the glacial ice-cap over the volcano’s caldera. As of now there is no sign of imminent eruption. But in light of increased activity, the volcano is monitored closely by scientists and Icelandic authorities.

Source : Iceland Review.

Vue du plan d’évacuation dans l’éventualité d’une éruption de l’Öræfajökull (Source: Protection Civile islandaise)