Stromboli (suite) // Stromboli (continued)

Voici une excellente vidéo (lien ci-dessous) réalisée sur le Stromboli à l’aide d’un drone le 12 juillet 2019, pour le compte du Laboratoire de Géophysique Expérimentale (LGS) – Département des Sciences de la Terre – Université de Florence. Les prises de vues permettent de se rendre compte des changements subis par la zone éruptive active suite au paroxysme du 3 juillet.

On peut constater que la morphologie de la terrasse cratérique s’est modifiée et qu’elle s’est agrandie d’environ 120-150 mètres environ dans sa partie sud-ouest. En outre, on note la disparition de la lèvre de la terrasse cratérique, que ce soit au niveau de la Sciara del Fuoco, du secteur NE et celui du SO. Cette absence de rebord favorise les débordements de lave parfaitement visibles sur cette vidéo. Quand le film a été réalisé, le volcan avait retrouvé une activité strombolienne soutenue qui se poursuit à l’heure actuelle, en particulier dans la partie centre-sud de la terrasse cratérique. Les explosions se produisent avec quelques minutes d’intervalle. Les projections atteignent souvent 80-100 mètres de hauteur, avec des retombées de matériaux sur la terrasse cratérique. Sur l’excellente webcam Skyline, on aperçoit parfois des blocs qui roulent sur la pente NE de la Sciara del Fuoco. Toutefois, aucune projection n’atteint le Pizzo, lieu habituel d’observation avec les guides. Le sentier d’accès reste fermé jusqu’à nouvel ordre car il a été fortement endommagé par la lave émise par la dernière éruption.  https://www.youtube.com/watch?v=lGXM3cxd92U&feature=share&fbclid=IwAR0F1GnNlfqMGQvwmiVX4MUGJmcDhFfXdolBeedeHly5aLydlieXjLszgaQ

————————————————-

Here is a great video (link below) shoton Stromboli using a drone on July 12th, 2019, on behalf of the Laboratory of Experimental Geophysics (LGS) – Department of Earth Sciences – University of Florence. The shots allow to see the changes undergone by the active eruptive zone following the paroxysm of July 3rd.
One can see that the morphology of the crater terrace has changed and that it has grown about 120-150 metres in its southwestern part. In addition, we note the disappearance of the rim of the crater terrace, whether at the Sciara del Fuoco, the NE sector and the SO sector. This lack of edge makes it possible for lava to overflow. When the video was shot, the volcano was going through a sustained Strombolian activity that continues today, especially in the south-central part of the crater terrace. Explosions occur with a few minutes apart. The projections often reach 80-100 metres in height, with fallout of materials on the crater terrace. On the excellent Skyline webcam, one can sometimes see blocks that roll on the NE slope of the Sciara del Fuoco. However, no projection reaches the Pizzo, the usual observation site with the guides. The access trail remains closed until further notice as it was heavily damaged by lava from the last eruption. https://www.youtube.com/watch?v=lGXM3cxd92U&feature=share&fbclid=IwAR0F1GnNlfqMGQvwmiVX4MUGJmcDhFfXdolBeedeHly5aLydlieXjLszgaQ

Drones : De plus en plus de restrictions // UAVs : More and more restrictions

Aujourd’hui, les drones connaissent une popularité croissante, aussi bien comme simples jouets que pour des applications plus sérieuses, voire professionnelles. De nombreux reportages télévisés sont réalisés à l’aide de drones, avec de superbes résultats qui donnent envie à Monsieur tout le monde de posséder lui aussi un drone pour réaliser des images d’une aussi belle qualité. C’est là que le bât blesse car on ne peut pas faire tout et n’importe quoi avec un drone.

Comme le fait remarquer la revue « Que choisir » sur son site web, que ce soit sur les emballages ou sur les notices d’utilisation, les fabricants s’étendent rarement sur ce que l’on peut faire ou non avec un drone. Pourtant, pour des questions de sécurité et de respect de la vie privée, plusieurs règles sont à respecter. Voici une énumération des principales :

Pour des questions de sécurité évidentes, il est interdit de faire voler un drone dans les villes et les villages. Il est également interdit de le faire évoluer à proximité des aérodromes, aéroports, héliports et dans des espaces aériens spécifiquement réglementés (près des centrales nucléaires et au-dessus de terrains militaires, de monuments historiques ou encore de réserves naturelles et parcs nationaux). Des autorisations spéciales peuvent toutefois être accordées par la Direction Générale de l’Aviation Civile (DGAC).

Il est interdit de survoler des personnes afin d’éviter tout risque d’accident en cas de chute de l’appareil.

Il est interdit de voler à plus de 150 mètres du sol afin d’éviter tout risque d’insertion dans des couloirs aériens. Cette hauteur peut parfois être limitée à 100, 60, 50 voire 30 mètres.

Il est obligatoire de garder son drone à portée de vue et le pilote doit pouvoir interrompre le vol à tout moment.

Il est possible de piloter un drone hors vue en utilisant des lunettes de vol en immersion. Dans ce cas, le drone doit impérativement peser moins de 2 kilos et évoluer à moins de 50 mètres de hauteur et à une distance horizontale maximale de 200 mètres. Une seconde personne doit aussi être présente.

Il est interdit de piloter un drone depuis un véhicule en déplacement.

Les prises de vues aériennes peuvent être réalisées à l’aide d’un drone uniquement dans le cadre du loisir ou de la compétition. Il et interdit d’exploiter les photos et vidéos réalisées à l’aide d’un drone à titre commercial (article 3 de l’arrêté no 0298 du 24 décembre 2015), sans autorisation spécifique.

Conformément à la loi no 78-17 du 6 janvier 1978, toute personne filmée doit en être informée. Diffuser des images d’une personne sans son consentement n’est possible qu’à condition que ni lui ni son espace privé ne soit reconnaissable.

Depuis le 26 décembre 2018, les drones de 800 grammes et plus doivent être enregistrés par leur propriétaire sur le portail Alpha Tango. Leurs pilotes devront avoir suivi la formation en ligne gratuite dispensée sur ce même site ou une autre formation reconnue comme équivalente par la DGAC. À la fin de cette formation, les pilotes se verront remettre une attestation qu’ils devront pouvoir présenter en cas de contrôle.

Un blogonaute m’a récemment proposé de mettre en ligne une vidéo réalisée à l’aide d’un drone pendant l’éruption du Piton de la Fournaise sur l’île de la Réunion. Or, un ami qui habite l’île s’est vu refuser la diffusion d’une vidéo semblable car l’utilisation des drones est interdite dans l’Enclos dont l’accès était alors interdit pour des raisons de sécurité. J’ai expliqué au blogonaute que la diffusion d’une telle vidéo réalisée sans autorisation spéciale risquerait de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

A toutes fins utiles, il faut savoir aussi que les drones sont interdits dans tous les parcs  nationaux aux Etats Unis. J’ai l’exemple d’un touriste qui s’est obstiné à utiliser un drone depuis la terrasse du Jaggar Museum sur le volcan Kilauea à Hawaii. Il a passé outre la demande des rangers de ne pas utiliser son appareil qui lui a été confisqué et il a dû payer une amende. La diffusion d’une vidéo réalisée à l’aide d’un drone sans autorisation spéciale dans un de ces parcs risque de mettre en difficulté le propriétaire du drone.

Certains vont me rétorquer qu’ils ont utilisé des drones sans problème en République Démocratique du Congo, en Tanzanie, en  Indonésie ou en Ethiopie. Il est possible que la loi – si elle existe – concernant l’utilisation des drones soit moins stricte dans ces pays…

——————————————

Today, Unmanned Aerial Vehicles (UAVs) or drones are becoming increasingly popular, both as simple toys and for more serious and professional applications. Many television reports are made using drones, with great results that make m   any people want to be able to shoot hjgh quality images. This is where the rub is because you can not do anything and everything with a drone.
As noted by the French magazine « Que Choisir » on its website, whether on packaging or user manuals, manufacturers rarely explain what can be done or not with a drone. However, for security and privacy reasons, several rules must be respected. Here is a list of the main ones:

For obvious security reasons, it is forbidden to fly a drone in towns and villages. It is also forbidden to make it fly near aerodromes, airports, heliports and in specifically regulated airspace (near nuclear power plants and over military grounds, historical monuments or even nature reserves and national parks). Special authorizations may, however, be granted by the General Directorate of Civil Aviation (DGAC).

It is forbidden to overfly people in order to avoid any risk of accident in case of fall of the device.

It is forbidden to fly more than 150 metres from the ground to avoid any risk of insertion in air corridors. This height can sometimes be limited to 100, 60, 50 or even 30 metres.
It is mandatory to keep your drone in sight and the pilot must be able to stop the flight at any time.

It is possible to fly a drone out of sight using immersive flight goggles. In this case, the drone must imperatively weigh less than 2 kilos and fly less than 50 metres in height and at a maximum horizontal distance of 200 metres. A second person must also be present.

It is forbidden to drive a drone from a vehicle on the move.

Aerial photography can be done using a drone only for recreation or competition. It is forbidden to exploit the photos and videos made using a drone for commercial purposes (Article 3 of Order No. 0298 of 24 December 2015), without specific authorization.

In accordance with Law No. 78-17 of 6 January 1978, every person filmed must be informed. Disseminating images of a person without his consent is possible only if neither he nor his private space is recognizable.

Since December 26th, 2018, drones of 800 grams and more must be registered by their owner on the portal Alpha Tango. Their pilots must have taken the free online training provided on the same site or another training recognized as equivalent by the DGAC. At the end of this training, pilots will be issued with a document asserting that they must be able to present in case of control.

A blogonaut recently asked me if I could release a video shot using a drone during the eruption of Piton de la Fournaise on Reunion Island. However, I had heard that a friend of mine who lives on the island had been denied the authorisation to broadcast of a similar video because the use of drones is prohibited in the Enclos, which was closed for security reasons. I explained to the blogger that the release of a video made without a special authorization could cause problems to the owner of the drone.

For all practical purposes, it should be known that drones are prohibited in all national parks in the United States. I have the example of a tourist who stubbornly used a drone from the Jaggar Museum’s terrace on Kilauea volcano in Hawaii. He ignored the rangers’ request; the device was confiscated and he had to pay a fine. Broadcasting a video made using a drone without special authorization in one of these parks may put the owner of the drone in difficulty.
Some will say that they have used drones without problems in the Democratic Republic of Congo, Tanzania, Indonesia or Ethiopia. It is possible that the law – if it exists – concerning the use of drones is less strict in these countries …

Photos: C. Grandpey

Ol Doinyo Lengai (Tanzanie)

L’Ol Doinyo Lengai ne fait pas partie des volcans les plus visités. Il est pourtant exceptionnel car c’est le seul volcan actif à produire de la natrocarbonatite. L’ami Régis Etienne, président de la Société de Volcanologie Genève, fait partie des derniers à avoir gravi sa pente raide en août 2018. Il avait emporté un drone dans ses bagages, ce qui lui a permis de rapporter des images intéressantes du cratère. Depuis l’éruption de 2008 qui s’est accompagnée d’un effondrement du sommet, la lave ne coule plus sur les flancs du Lengai et il faut se pencher au-dessus du gouffre pour tenter d’apercevoir des coulées actives. Avec l’aide de son drone, Régis a pu filmer les bouillonnements et les épanchements de natrocarbonatite sur le plancher, ainsi que les parois internes du cratère. En examinant les vidéos et photos réalisées depuis 2008, il semble que le plancher soit en train de remonter. On peut raisonnablement penser qu’avec le temps, le Lengai retrouvera sa morphologie d’avant 2008, telle que je l’avais découverte en décembre 2002. On pouvait alors se déplacer sur la zone sommitale où se dressaient des cônes émettant des gaz. Un petit lac de lave s’agitait au sommet et la lave débordait de temps en temps. J’avais pu prélever et rapporter des échantillons encore tout chauds.

En cliquant sur ce lien, vous verrez la vidéo réalisée par Régis Etienne. Les images au sol et le montage sont à mettre au compte de l’ami Patrick Marcel :

https://www.youtube.com/watch?v=ZqxuYOEFNLk&feature=youtu.be

————————————————

Ol Doinyo Lengai is not one of the most visited volcanoes. However, it is exceptional because it is the only active volcano to produce natrocarbonatite. A friend of mine, Regis Etienne, president of the Société de Volcanologie Genève, is one of the last persons to have climbed its steep slope in August 2018. He had brought along a drone, which allowed him to shoot interesting images of the crater. Since the 2008 eruption which triggered a collapse of the summit, lava no longer flows on the flanks of Lengai and one has to look down to the chasm to try to see active flows. With the help of his drone, Régis was able to film the bubbling and the effusions of natrocarbonatite on the floor, as well as the internal walls of the crater. Examining the videos and photos taken since 2008, it seems that the floor is rising. It is reasonable to assume that over time, Lengai will regain its pre-2008 morphology, as I discovered it in December 2002. One could then walk over the summit area and observe gas-emitting cones stood. A small lava lake was bubbling at the summit and lava was overflowing from time to time. I had been able to collect and bring back still hot samples.
By clicking on this link, you will see Regis Etienne’s video. The ground images and the editing of the movie were performed by Patrick Marcel.
https://www.youtube.com/watch?v=ZqxuYOEFNLk&feature=youtu.be

L’Ol Doinyo Lengai en 2018 (Captures d’écran de la vidéo de Régis Etienne)

Zone sommitale de l’Ol Doinyo Lengai en 2002 (Photos: C. Grandpey)

Observations de l’éruption du Kilauea (Hawaii) // Observations of the Kilauea eruption (Hawaii)

Selon certains médias comme Fox News, les touristes pourraient bientôt pouvoir observer l’éruption du Kilauea. Il se dit que les autorités font tout leur possible pour trouver une zone sécurisée avec un choix qui se limite à seulement quelques sites. Toutes les mesures de sécurité doivent être considérées avant qu’une telle plateforme puisse être approuvée par les autorités sanitaires et l’USGS. [NDLR : En d’autres termes, la situation n’a pas évolué et le point d’observation joue toujours l’Arlésienne ! Pas sûr qu’il soit mis en place avant la fin de l’éruption !]
Les touristes pourraient être conduits vers ce point d’observation par bus ou par navette pour ne pas entraver la circulation et, une fois sur place, ils seraient limités dans leurs déplacements pour des raisons de sécurité. Le site serait accessible pendant la journée et la nuit, mais probablement pas après 22 heures. L’entrée du point d’observation ne serait pas gratuite et permettrait d’apporter un peu d’argent aux commerces locaux durement touchés par l’éruption.
L’information concernant le site d’observation de l’éruption intervient alors que les exploitants de bateaux d’excursions ont déclaré qu’ils respecteraient les dernières décisions de la Garde côtière et donc la nouvelle distance de sécurité pour observer l’entrée de la lave dans l’océan. La Garde côtière interdit désormais aux embarcations de s’approcher à moins de 300 mètres de l’endroit où la lave arrive dans la mer et aucune dérogation ne sera accordée.

À l’heure actuelle, les excursions en bateau et en hélicoptère sont les seules solutions pour assister à l’éruption; il faut débourser au minimum environ 250 dollars par personne.
Les restrictions d’accès à l’éruption ont dissuadé de nombreux touristes de visiter la Grande Ile en général, et le District de Puna en particulier. Les entreprises commerciales entre Volcano et Pahoa ont vu leur activité chuter de 20% à 80%.
Source: Fox News.

L’USGS a mis en ligne une nouvelle vidéo tournée depuis d’un drone le 14 juillet 2018. Elle montre la Fracture n° 8, source de la coulée de lave. On remarque que la lave est toujours émise en abondance mais qu’il n’y a plus de fontaines, ce qui laisse supposer que la pression est moins forte.
La lave qui sort du cône avance à une vitesse d’environ 20 à 25 kilomètres à l’heure dans un chenal surélevé qui atteint jusqu’à 15 mètres de hauteur et s’étire sur plus de 12 km jusqu’à l’océan.
Les drones sont très utiles pour observer et étudier les zones dangereuses. Ils permettent de collecter des vidéos et des images pour cartographier les limites des coulées de lave, observer les débordements et évaluer la vitesse de progression de la lave. Ils peuvent également être dotés de capteurs pour collecter des données thermiques et gazières.
https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

Quelques chiffres:
L’éruption actuelle – qui se poursuit – a éclipsé chaque événement survenu dans la zone du Lower East Rift depuis 1800 et a émis environ 450 millions de mètres cubes de lave jusqu’à présent.
En comparaison, environ 122 millions de mètres cubes de lave ont éclaté en 1960 lorsque le village de Kapoho a été couvert.
Le HVO affirme que cette activité est sans précédent depuis 200 ans.
Le taux de lave sortant de Fissure 8 dépasse également de loin le taux d’éruption observé à l’évent Pu’u ‘O’o au cours de ses 35 années d’activité sur la zone du Moyen-Orient.
Le volume de l’effondrement d’Halema’uma’u au sommet du volcan Kilauea a été estimé à environ 700 millions de mètres cubes le 17 juillet 2018 et augmente de 13 millions de mètres cubes par jour.
Source: USGS / HVO.

————————————————-

According to some news media like Fox News, the ongoing eruption of Kilauea Volcano might soon be visible to tourists on land. It is said that officials are working hard to find a safe viewing area and have narrowed a possible viewing area down to a few sites. All safety measures need to be considered before such a place can be approved by the Hawaii Department of Health and USGS.

Tourists could be brought to the viewing area on land by either bus or shuttle to limit traffic, and would be limited as to how far they could walk around. Visitors would be allowed to go to the site during the day and at night, but probably not past 10 p.m. The entrance of the viewing site would not be free and it would serve as a way to help local businesses affected by the eruption.

The news of a possible viewing location on land comes after Hawaii tour boat operators said they will follow the Coast Guard’s revised policy and stay further away from the ocean entry.

The Coast Guard now prohibits vessels from getting closer than 300 metres from where lava flows into the sea. No exception will be granted by the Coast Guard.

At the moment, boat and helicopter tours are the only options people have to witness the eruption; each costs about $250 per person.

The restrictions have deterred many travelers from visiting the Big Island in general, and Puna near the volcano in particular. Businesses in the area from Volcano down to Pahoa area have lost from 20 percent to 80 percent.

Source: Fox News.

USGS has released a new video shot from a drone on July 14th, 2018. It shows the source of the lava flow at Fissure 8. One can notice that lava is still produced profusely but there are no more lava fountains, which suggests that pressure is less high.

Lava emerging from the cone is travelling about 20-25 kilometres per hour into a perched channel that is as much as 15 metres above the ground surface and extends about 13 kilometres to the active ocean entry.

Unmanned Aircraft Systems (UAS) also called drones are very useful to observe and study dangerous areas. They allow to collect video and images to map lava flow boundaries, track overflows, and help assess channel velocities. They can also carry sensors to collect thermal and gas data.

https://youtu.be/y_RGPdnt_Ec

A few figures:

The current eruption – which is continuing – has eclipsed each event on the Lower East Rift Zone since 1800, and has emitted about 450 million cubic metres of lava so far.

In comparison, about 122 million cubic metres of lava erupted in 1960 when Kapoho village was covered.

HVO says this activity is now unprecedented in the last 200 years.

The rate of lava flowing out of Fissure 8 also far exceeds the eruption rate that was seen at the Pu‘u ‘O‘o vent during its 35 years of activity on the Middle East Rift Zone.

The volume of the collapse in Halema’uma’u at the summit of Kilauea Volcano was estimated at about 700 million cubic metres on July 17th, 2018, and is expanding by 13 million cubic metres a day.

Source: USGS / HVO.

Crédit photo: USGS / HVO

Kilauea (Hawaii) Un drone survole l’Halema’uma’u // A drone flies over Halema’uma’u Crater

Voici une excellente vidéo du cratère de l’Halema’uma’u tournée à l’aide d’un drone le 24 juin. On voit parfaitement les profondes transformations intervenues dans le cratère qui est absolument méconnaissable. Les transformations ne sont probablement pas terminées car la sismicité reste forte et la déflation continue (voir ma note précédente).

N’hésitez pas à utiliser le mode plein écran.

La vidéo a été réalisée par l’USGS qui est autorisée à utiliser un drone sur le Kilauea. Par contre les parcs nationaux américains interdisent l’utilisation de ces engins par les touristes.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

————————————–

Here is an excellent video of the Halema’uma’u Crater shot with a drone on June 24th. We can see perfectly the deep changes in the crater that is absolutely unrecognizable. The transformations are probably not complete because seismicity remains strong and the deflation continues (see my previous post).
I advise you to use the full screen mode.
The video was made by USGS which is allowed to use a drone on Kilauea Volcano. However, all the American national parks prohibit the use of these machines by the tourists.

https://youtu.be/QFFUEAS327U

Crédit photo: USGS

Photo: C. Grandpey

Vous n’avez pas trouvé un drone? // Haven’t you found a drone ?

Les volcanologues balinais sont à la recherche d’un drone coûteux qui a disparu au cours d’un vol près du cratère de l’Agung le 23 janvier 2018. Le volcan a connu quatre épisodes éruptifs ce jour-là, mais les nuages de cendre n’ont pas pu être observés car la montagne était enveloppée d’épais nuages. Le drone AI 450 a été envoyé vers le volcan plus tard dans la soirée, avec à son bord des outils pour échantillonner les gaz volcaniques, mais il a dû affronter des vents violents tout le long du chemin. Le contact avec le drone a été perdu vers minuit. [Remarque personnelle: Pourquoi diable ont-ils fait voler le drone si le vent était si fort ?? Les drones sont très sensibles au vent et même de légers coups de vent peuvent les projeter au sol !!]
Les autorités ont demandé que des recherches soient effectuées pour retrouver le drone, en particulier à l’aide d’une carte montrant sa trajectoire avant qu’il disparaisse à 2800 mètres d’altitude, à environ 300 mètres sous le cratère, dans la zone d’exclusion.
D’une valeur de 600 millions de roupies indonésiennes (45 000 dollars américains), le drone avait déjà effectué plusieurs vols autour de l’Agung depuis la reprise d’activité volcanique en août. Sans le drone, les volcanologues sont maintenant dans l’impossibilité d’analyser les gaz à partir desquels les scientifiques peuvent mieux comprendre le comportement d’un volcan en éruption.
Les volcanologues balinais avaient reçu de l’USGS ce drone doté d’un équipement de détection multigaz. Il a donc été demandé aux Américains d’envoyer de nouveaux outils pour poursuivre les missions de surveillance.
Source: Newsweek.

—————————————-

Volcanologists on the island of Bali are looking for an expensive drone that disappeared while flying near the crater of Mount Agung volcano on January 23rd 2018. The volcano erupted four consecutive times on that same day in the morning, but the ash cloud could not be observed as the mountain was concealed by thick clouds. The AI 450 drone was sent on a flight mission to the volcano later in the evening carrying tools to sample volcanic gases, but it had to battle strong winds along its way. Contact with the drone was lost around midnight. [Personal remark : Why on earth did they fly the drone if the wind was so strong ?? Drones are very sensitive to the wind and even slight winds can throw them to the ground!!]

The officials appealed for information about the unmanned aerial vehicle (UAV), showing a map of the drones’ trajectory before it disappeared at an altitude of 2,800 metres, about 300 metres below the volcano’s crater, within the exclusion zone.

Worth 600 million Indonesian rupees (45,000 US dollars), the drone had performed several flights around the mountain since the volcano resumed its activity in August. Without the drone, Bali volcanologists are now unable to analyze the volcanic gases, from which scientists can better understand why and how a volcano erupts.

The Bali volcanologists were given the multigas sensor equipment by USGS which has been asked to send over new tools to continue the monitoring missions.

Source: Newsweek.

Vers un réveil de l’Etna (Sicile) ? // Is Mt Etna reawakening in Sicily ?

Depuis quelques semaines, l’Etna montre des signes de réveil. Le Nouveau Cratère SE (NCSE) émet de temps en temps de petites quantités de cendre, mais les faits nouveaux se déroulent dans le Cratère Nord-Est (CNE). Le fond du cratère s’est effondré soudainement en laissant apparaître une bouche semi-circulaire qui émet désormais un panache de gaz relativement dense.

Le Cratère Nord-Est est aujourd’hui le point le plus haut sommet du volcan (3324 m au-dessus du niveau de la mer) et son activité la plus récente remonte à mai 2016 lorsque le fond de ce cratère a été complètement bloqué par des matériaux éruptifs. Depuis environ un an et demi, le CNE est resté «fermé» et a cessé d’expulser le panache de gaz qui l’avait caractérisé ces dernières années. Aujourd’hui, la reprise d’activité de l’Etna coïncide avec la «réouverture» du Cratère Nord-Est. C’est une nouveauté importante pour l’histoire récente du volcan qui indique un changement significatif dans l’équilibre précaire qui régit le sommet de l’Etna et ses cratères sommitaux.
Les chercheurs de l’INGV suivent de près l’évolution de la situation. Le 23 novembre 2017, le sommet de l’Etna a été analysé depuis le ciel grâce aux images captées par un drone Phantom 4 Pro qui a également survolé la nouvelle bouche de dégazage. Les images obtenues ont été retravaillées afin de reconstruire en 3D les surfaces topographiques détectées par le drone, en faisant ressortir les moindres différences grâce aux capacités de haute résolution de la caméra utilisée. Les images du drone révèlent, entre autres, la stabilité précaire des parois intérieures du CNE qui sont rapidement soumises à des effondrements soudains et imprévisibles. C’est une raison de plus de se montrer particulièrement prudent lorsque l’on s’approche de la lèvre de ce cratère et de ses abords.

Source : La Gazzetta Siracusana

——————————————

In recent weeks, Mt Etna has shown signs of reawakening. The New SE Crater SE (NSEC) emits small amounts of ash from time to time, but the new facts take place in the North-East Crater (NEC). The bottom of the crater collapsed suddenly, revealing a semi-circular vent that now emits a relatively dense plume of gas.
The Northeast Crater is today the highest point of the volcano (3324 m above sea level) and its most recent activity dates back to May 2016 when the bottom of this crater was completely blocked by eruptive materials. For about a year and a half, the NEC has remained « closed » and has stopped expelling the gas plume that had characterized it in recent years. Today, the resumption of activity of Mt Etna coincides with the « reopening » of the NEC. This is an important novelty for the recent history of the volcano which indicates a significant change in the precarious balance that governs the summit of Mount Etna and its summit craters.
INGV researchers are closely observing the evolution of the situation. On November 23rd, 2017, the summit of Etna was analyzed from the sky thanks to the images captured by a Phantom 4 Pro drone that also flew over the new degassing vent. The images obtained have been reworked in order to reconstruct in 3D the topographic surfaces detected by the drone, highlighting the slightest differences thanks to the high resolution capabilities of the camera. The images of the drone reveal, among other things, the precarious stability of the inner walls of the NCE which are rapidly subject to sudden and unpredictable collapses. This is another reason to be particularly careful when approaching the rim of this crater and its surroundings Source: The Gazzetta Siracusana

Vue du fond du Cratère Nord-Est. Image obtenue grâce au drone Phantom 4 Pro le 23 novembre 2017. La flèche montre la fumerolle dans le cratère. (Source : INGV)