Accès au versant sud de l’Etna // Access to Mt Etna’s south flank

Une ordonnance émise le 13 juillet 2017 par le maire de Nicolosi définit l’accès à l’Etna sur le versant sud de la manière suivante:

  • 1) Accès libre jusqu’à l’altitude 2700.
  • 2) Entre 2700 et 2920 mètres, l’accès ne peut se faire qu’avec l’accompagnement de guides alpins ou volcanologiques
  • 3) A partir de 2920 mètres, l’accès ne peut se faire qu’avec l’accompagnement de guides alpins ou volcanologiques, en petits groupes de 20 personnes maximum, en prenant les mesures de sécurité nécessaires (casques) et en respectant les règles de sécurité telles qu’elles ont été définies par la Protection Civile (Décret du 9 février 2013).
  • 4) L’accès au Cratère Sud-Est est interdit et les visiteurs devront respecter une distance de sécurité de 300 mètres par rapport à ce cratère.
  • 5) Le long du parcours, des panneaux rappelleront les dangers liés à cette partie du volcan. Des cordes sont installées à l’altitude 2700 pour signifier aux visiteurs qu’il leur est interdit d’aller plus loin sans accompagnement.

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An ordinance issued on July 13th 2017 by the Mayor of Nicolosi defines the access to My Etna on the southern slope as follows:

1) Free access to 2700 metres a.s.l.

2) Between 2700 and 2920 meters a.s.l., access can only be made with the accompaniment of alpine or volcanological guides

3) From 2920 meters onward, access can only be made with the accompaniment of alpine or volcanological guides, in small groups of 20 people maximum, taking the necessary safety measures (helmets) and respecting the rules defined by the Civil Protection (Decree of 9 February 2013).

4) Access to the South-East Crater is prohibited and visitors must respect a safety distance of 300 meters from this crater.

5) Along the route, panels will remind you of the dangers associated with this part of the volcano. Ropes have been installed at altitude 2700 to indicate to visitors that they are not allowed to go further without the accompaniment of the guides.

Photo: C. Grandpey

Séismes et comportements animaliers // Earthquakes and animal behaviour

A la suite des puissants séismes qui ont frappé l’Italie l’année dernière, un scientifique allemand s’est rendu dans ce pays pour voir si les animaux peuvent anticiper les catastrophes naturelles. Au mois d’octobre, le chercheur, directeur de l’Institut d’Ornithologie Max Planck de Radolfzell, a équipé plusieurs animaux de capteurs très sensibles dans une ferme de la région des Marches, dans le centre de l’Italie, pour surveiller leur comportement, en espérant qu’il se modifierait d’une manière révélatrice avant un séisme. Les résultats pourraient être utilisés dans le cadre d’un système de prévention et sauver des milliers de vies.
Les secousses sismiques ont commencé à ébranler l’Italie en août 2016, avec d’autres événements majeurs en octobre 2016 et janvier 2017, ainsi que des milliers de répliques. La catastrophe a entraîné 23 milliards d’euros de dégâts, avec des milliers de personnes sans abri et plus de 300 morts.
Des recherches antérieures ont déjà montré la capacité prédictive des animaux. Par exemple, une étude débutée en 2012-2014 a pris en compte le comportement des chèvres et des moutons sur les flancs de l’Etna. Le chercheur allemand explique que « les animaux ont prédit les éruptions volcaniques majeures au cours de ces deux années entre quatre à six heures à l’avance », ajoutant que huit éruptions majeures se sont produites lors de son étude. « La nuit, les animaux se sont réveillés et ont déambulé nerveusement ; ensuite, pendant la journée, ils se sont installés dans une zone sure » où la végétation haute laissait supposer qu’elle avait été épargnée par les anciennes coulées de lave. Sur la base de cette recherche, il a déposé en 2013 un brevet intitulé «Préparation aux catastrophes utilisant la nature». Le brevet est en attente de validation.
Les séismes à répétition dans les Marches et d’autres régions de l’Italie centrale ont permis d’enregistrer une multitude de données sur les réactions des animaux. Après le séisme dévastateur qui a frappé la région en octobre, le scientifique s’est rendu sur place et a visité une ferme familiale qui vend du fromage produit par les moutons et les vaches. Il a installé des minuscules capteurs sur un certain nombre d’animaux – un lapin, des moutons, des vaches, des dindes, des poulets et des chiens. Les appareils ont mesuré en continu les moindres mouvements des animaux: leur position magnétique, leur vitesse, leur altitude, leur température, leur humidité, leur accélération et leur localisation. Selon le chercheur, la balise, alimentée par un petit panneau solaire, se comporte comme une «boîte noire pleine d’informations».
Quelques jours après l’installation des premiers capteurs, un autre séisme majeur, de magnitude M 6.5, a frappé la région, ce qui a fourni de nouvelles données. Le chercheur a récupéré les capteurs quelques semaines plus tard et est revenu en janvier pour équiper plusieurs des mêmes animaux : six vaches, deux fois plus de moutons et deux chiens. En avril, il est revenu à la ferme récupérer les capteurs afin d’étudier les données acquises.
Le marquage de différentes espèces animales peut être important car chaque animal détecte l’environnement de façon différente. Ensemble, ils forment un réseau de détection fournissant des informations complètement nouvelles.
Une fois que les données animales seront comparées aux données sismiques de la région – en utilisant les séismes de M 4 comme point de référence -, on pourra tirer des conclusions sur les comportements des animaux avant, pendant et après un séisme. De fin octobre à avril, il y a eu 11 jours avec des séismes de magnitude supérieure à M 4.
Dans le meilleur des cas, le comportement des animaux dans les heures précédant un séisme pourrait servir de système d’alerte précoce afin que les gens puissent fuir. Les données recueillies auprès de la ferme et des animaux qui ont survécu peuvent s’avérer essentielles et seront associées à d’autres données recueillies par l’Institut d’Ornithologie qui contrôle le comportement plusieurs centaines d’animaux. Cela fait partie d’un projet international allemand-russe baptisé ICARUS – International Cooperation for Animal Research Using Space – (Coopération internationale pour la recherche animale avec l’aide de l’espace), un système de surveillance par satellite qui suivra des dizaines d’espèces équipées d’émetteurs à énergie solaire.
Adapté d’un article dans Alaska Dispatch News.

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After a series of powerful earthquakes struck Italy last year, a German scientist rushed to this country to check whether animals can anticipate natural disasters. The researcher, director of the Max Planck Institute for Ornithology in Radolfzell, tagged several animals with sensitive sensors on a farm in the Marches region of central Italy in October to monitor their behaviour, hoping that if it changed in some consistent way before an earthquake, it could be used as an early warning system and potentially save thousands of lives.

The series of earthquakes in Italy began in August 2016, with other major events coming in October and January 2017, accompanied by thousands of aftershocks. The calamity has cost 23 billion euros in damage, rendered thousands homeless and caused more than 300 deaths.

Some previous research augured well for the predictive abilities of animals. It included a study that he conducted from 2012-2014 by monitoring goats and sheep on the side of Mount Etna, in Sicily. « The animals predicted the major volcanic eruptions during these two years between four to six hours before, » he said, adding that eight major eruptions occurred during his study. « At night, the animals woke up and nervously walked around, and in daytime, they moved to a safe area » where high vegetation suggested that it had been spared by previous lava flows. On the basis of this research, he applied in 2013 for a patent: « Disaster Alert Mediation Using Nature. » The patent is pending.

The recurring earthquakes in Marches and other parts of central Italy presented the chance to record a wealth of data about animal responses to further test the theory. After a devastating earthquake hit the region in October, the scientist hurried to Italy and visited a farm which sells cheese produced by the family’s sheep and cows. He tagged a number of animals on the farm — a rabbit, sheep, cows, turkeys, chickens and dogs — with small but sophisticated sensors. The devices measured the animals’ every movement, down to the second: their magnetic direction, speed, altitude, temperature, humidity, acceleration and location. He described the tag, powered with a small solar panel, as a « black box full of information. »

A few days after the first animals were tagged, another major earthquake, measuring M 6.5, hit the area, which provided data for a significant seismic event. The researcher retrieved the monitoring devices a few weeks later and then returned in January to tag several of the same animals again, including half a dozen cows, twice as many sheep and two dogs. In April, the researchers came again to remove the remaining tags and to study the acquired data.

Tagging different species might be essential as each one senses the environment in a distinct way. Together, they might form a collective sensing system providing completely novel information.

The hope is that once the animal data is compared with the earthquake data from the area — using M 4 earthquakes as a cutoff — it will show distinctive behaviour before, during and after an earthquake. From late October to April, there were 11 days with earthquakes measuring more than M 4.

In the best case, the animals’ behaviour in the hours leading up to an earthquake might act as an early warning system so that people could evacuate. The data gathered from the farm and the animals that survived may prove critical and will be combined with other data being gathered by the ornithology institute, which tracks many hundreds of animals. It is part of an international project under a German-Russian lead called ICARUS, short for International Cooperation for Animal Research Using Space, a satellite-based monitoring system that will track dozens of species outfitted with solar-powered transmitters.

Adapted from an article in Alaska Dispatch News.

Source : Google Maps

Quelques nouvelles de l’Etna (Sicile / Italie) // Some news of Mt Etna (Sicily / Italy)

Dans son dernier bulletin, l’INGV décrit l’activité de l’Etna entre le 20 avril et le 14 juin 2017. Comme je l’ai indiqué dans des notes précédentes, la dernière éruption a continué dans la matinée du 27 avril et a commencé à décliner à la mi-journée, quand a cessé l’activité strombolienne avec, malgré tout, des coulées de lave qui ont persisté pendant quelques heures l’après-midi de ce même jour.
Après cet épisode éruptif, l’activité de l’Etna a subi un changement remarquable. On n’a plus assisté à des séquences éruptives avec émission de lave. Au lieu de cela, pendant les premiers jours du moi de mai, on a assisté à de nombreux épisodes, très brefs, de hausse d’amplitude du tremor, avec déplacement de sa source vers le Cratère SE. Bien que ce phénomène accompagne souvent des épisodes d’activité éruptive intense, dans certains cas, aucune activité éruptive n’est observée. L’amplitude des pics de tremor s’est accompagnée ou a été suivie d’une activité strombolienne faible qui a commencé pendant la nuit du 27 avril au niveau de la bouche qui s’est ouverte au nord de celle située dans l’ancienne dépression entre l’ancien et le nouveau Cratère SE. Au cours du mois de mai, on a enregistré plus de 35 épisodes d’augmentation de l’amplitude du tremor, suivis de quatre autres dans les 10 premiers jours de juin. Depuis quelques jours, on observe une activité explosive très faible, toujours au niveau de la bouche mentionnée précédemment, sans variation significative du tremor.

Source : INGV.

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In its latest report, INGV describes the activity of Mt Etna between 20 April and 14 June 2017. As indicated in previous notes, the last eruption continued on the morning of 27 April and began to decline at midday, when strombolian activity ceased with, nevertheless, lava flows that persisted for a few hours during the afternoon of that same day.
After this eruptive episode, the activity of Mt Etna underwent a remarkable change. No eruptive sequences were observed with lava emission. Instead, during the early days of May, there were numerous episodes, very brief, of tremor amplitude rise, with its source moving towards the SE Crater. Although this phenomenon often accompanies episodes of intense eruptive activity, in some cases no eruptive activity is observed. The amplitude of the tremor peaks accompanied or was followed by weak strombolian activity which began during the night of April 27th at the vent that opened north of the one in the former depression between the old and the new SE Crater. During the month of May, there were more than 35 episodes of increase in tremor amplitude, followed by four more in the first 10 days of June. During the last few days, a very low explosive activity was observed, still at the above-mentioned vent, with no significant fluctuation of the tremor.
Source: INGV.

Tremor au cours du mois de mai, avec les pics mentionnés dans le rapport de l’INGV.

Tremor depuis le début du mois de juin, avec de nouveaux pics correspondant à la faible activité explosive des derniers jours.

Accès à l’Etna // Access to Mt Etna

Bientôt, il sera tout juste possible de prendre un verre à la Casa Cantoniera! La limite d’accès à l’Etna sur le versant sud vient d’être abaissée par une ordonnance du maire de Nicolosi. L’accès au volcan est libre jusqu’à l’altitude 2700 mères, nécessite l’accompagnement d’un guide entre 2700 et 2920 mètres et est interdit au-dessus de cette dernière altitude. Il est loin le temps où je bivouaquais au pied du Cratère Sud-Est et où je donnais un coup de main aux guides quand l’afflux de touristes était trop important.

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Very soon, we will just be able to have a drink at the bar of the Casa Cantoniera! The access limit to Mt Etna on its south flank has just been lowered by the mayor of Nicolosi. The access to the volcano is authorised up to 2700 metres a.S.L. You need to have a guide between 2700nm and 292à m. All access is strictly forbidden beyond that point..I can remember the time when I could pitch my tent at the foot of the SE Crater and help the guides when too many people came to see the lava flows. there are incredible memories…

Etna (Sicile): Nouvel épisode éruptif // New eruptive activity

Depuis la soirée du 26 avril, on observe un nouvel épisode éruptif sur le Cratère SE de l’Etna. Après avoir culminé pendant la nuit, cette activité strombolienne et effusive semble marquer le pas (voir tremor)…jusqu’à la prochaine fois. Comme précédemment, la lave se dirige vers la Valle del Bove, sans aucune menace pour les zones habitées.

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Since the evening of April 26th, a new eruptive episode is taking place at Mt Etna’s SE Crater. After culminating during the night, this strombolian and effusive activity seems to be decreasing this morning (see eruptive tremor)….until the next time/ Like previously, lava is travelling towards the Valle del Bove but does not threaten populated areas.

L’éruption vue par la webcam L.A.V.E.

Le tremor semble marquer le pas ce matin (Source: INGV)

Etna : Retour au calme ? // Mt Etna : End of the effusive episode ?

L’épisode effusif observé pendant la journée du 19 avril semble toucher à sa fin comme le montrent le tremor éruptif et les images des webcams. S’agit-il d’un retour au calme définitif ou d’une simple pause de quelques jours ? Seul le volcan connaît la réponse.

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It seems that the eruptive episode observed on April 19th 2017 is coming to an end, as shown by the tremor and the webcam images. Is it a definitive stop of the eruption or a few days’ pause? Mt Etna is the only one to know the answer.

La webcam de l’association L.A.V.E., postée sur la Schiena dell’Asino, montre parfaitement l’évolution de la situation.

Etna (Sicile): C’est reparti! La journée du 19 avril 2017 // New eruption! April 19th 2017 on Mt Etna

14 heures: Depuis 10 heures (TU), un nouvel épisode éruptif est en cours sur l’Etna, avec l’apparition d’une belle coulée de lave sur le versant sud du Cratère SE.

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19 heures : L’INGV a diffusé un bulletin expliquant le déroulement des événements des dernières heures. Après l’arrêt, pendant la nuit du 14 au 15 avril,  de l’activité effusive de l’épisode éruptif précédent, l’Etna est resté calme pendant 4 jours. L’activité éruptive a redémarré dans la matinée du 19 avril avec une coulée de lave qui est sortie du petit pit crater qui s’était ouvert entre l’ancien et le nouveau Cratère SE. Au bout de quelques minutes, on a observé une petite activité strombolienne au niveau d’une bouche située plus en amont. Comme je l’ai indiqué dans ma note de ce matin, la lave est descendue rapidement sur le flanc sud du Cratère SE.

Ce soir, l’activité éruptive continue. La coulée de lave suit le même parcours que les précédentes, en direction du rebord ouest de la Valle del Bove, comme on peut le voir sur les images de la caméra thermique postée sur le Montagnola.

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14:00: Since 10 :00 a.m. (UTC), a new eruptive episode has been underway on Mt Etna with a nice lava flow on the S flank of the SE Crater.

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19:00: INGV has issued a bulletin explaining the events of the last hours. After the stopping, during the night of April 14 to 15, of the effusive activity of the previous eruptive episode, Mt Etna remained quiet for 4 days. Eruptive activity started again on the morning of April 19th with a lava flow that came out of the small pit crater that had opened between the old and new SE Craters. After a few minutes, a small strombolian activity was observed at a vent situated further upslope. As I indicated in my note this morning, the lava travelled quickly on the southern flank of the SE Crater.
Tonight, eruptive activity continues. The lava flow follows the same route as the previous ones, towards the western rim of the Valle del Bove, as can be seen in the images of the thermal camera set up on the Montagnola.

Sources: INGV; Radio Studio 7.

Source: INGV.

Source: Webcam Radio Studio 7.