Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) : éruption en vue ? // Is an eruption on the horizon?

Samedi 24 octobre 2026 (18 heures, heure métropole) : Dans un premier message diffusé le samedi 24 octobre 2026, l’OVPF indiquait que depuis 16h30 (heure locale) une crise sismique était enregistrée sur le volcan, ce qui signifie que le magma se propageait vers la surface.

Par conséquent et en raison d’une éruption probable ou imminente, le préfet de La Réunion a activé l’alerte 1 et ordonné la fermeture de l’Enclos.

Dans un nouveau message diffusé à 18h30, l’Observatoire a indiqué que la crise sismique enregistrée ce jour est terminée.

146 séismes sommitaux et des déformations de la zone sommitale ont été enregistrés en une heure témoignant d’une intrusion magmatique vers la surface. Le magma n’a pas atteint la surface et sa progression s’est arrêtée en profondeur.

L’OVPF ajoute que le réservoir magmatique reste sous pression et aucune hypothèse n’est écartée pour la suite. Une telle intrusion peut parfois précéder une éruption de quelques jours ou semaines, comme lors des deux dernières éruptions en janvier et février-avril 2026.

Il est bon de rappeler que l’accès à l’Enclos, aux Grandes Pentes ainsi qu’aux tunnels de lave du secteur est interdit au public. Le survol et la pose d’aéronefs sont également interdits. Au moment de sa fermeture, une trentaine de personnes se trouvaient encore dans le secteur et ont été évacuées par la Gendarmerie. Les randonneurs qui se trouvaient à proximité du Pas de Bellecombe ont regagné la sortie par leurs propres moyens. Les autres ont été évacués par hélicoptère.

Affaire à suivre…

Source : OVPF, Réunion la 1ère.

Photos: C. Grandpey

°°°°°°°°°°

Dimanche 25 octobre 2026 (8 heures, heure métropole) : Suite à une faille de sécurité, le site web de l’OVPF n’est pas accessible ce dimanche matin. L’Observatoire indique sur les réseaux sociaux que l’intrusion magmatique du 24 octobre 2026 a eu lieu sous la bordure sud du cratère Dolomieu. À cause d’un probable manque de pression, le magma issu du réservoir superficiel situé à 1,5 – 2 km de profondeur n’apas atteint la surface de sorte que l’éruption a avorté.

L’OVPF ajoute que depuis la fin de l’intrusion, la sismicité se poursuit « à un taux similaire à celui enregistré les derniers mois (0 à 2 événements par heure, ainsi que l’inflation lente de la zone sommitale. »

Comme je l’ai écrit précédemment, une telle intrusion peut parfois précéder une éruption de quelques jours ou semaines, comme lors des deux dernières éruptions en janvier et février-avril 2026. La prévision éruptive ne permet malheureusement pas d’en savoir plus sur l’évolution de la situation.

L’Enclos reste bien sûr fermé.

Source : OVPF.

—————————————————–

Saturday October 24, 2026 (6 p.m, Paris time) : In an initial statement released on Saturday, October 24, 2026, the OVPF reported that a seismic crisis had been detected at the volcano starting at 4:30 PM (local time), an indication that magma was moving toward the surface.
Consequently, due to the possibility of an imminent eruption, the Prefect of Réunion activated « Alert Level 1 » and ordered the closure of the Enclos.
In a subsequent update issued at 6:30 PM, the Observatory announced that the seismic crisis had ended.
Over the course of one hour, 146 summit-area earthquakes and ground deformations were recorded, signaling a magma intrusion toward the surface. Magma did not reach the surface, and its upward movement ceased at depth.
The OVPF notes that the magma reservoir remains under pressure, and no scenario can be ruled out for the future. Such intrusions can sometimes precede an eruption by days or weeks, as was the case with the two most recent eruptions, in January and February–April 2026.
It is important to reiterate that public access to the Enclos, the Grandes Pentes (Great Slopes), and the area’s lava tubes is strictly prohibited. Flying over the site or landing any type of aircraft is also forbidden.

At the time of the closure, approximately 30 people were still in the area and were evacuated by the Gendarmerie. Hikers near the Pas de Bellecombe managed to exit the area on their own, while others were evacuated by helicopter.

Source: OVPF, Réunion la 1ère.

°°°°°°°°°°

Sunday, October 25, 2026 (8:00 a.m., Paris time) : Due to a security breach, the OVPF website is inaccessible this Sunday morning. The Observatory has indicated on social media that a magma intrusion occurred on October 24, 2026, beneath the southern rim of the Dolomieu crater. Likely due to insufficient pressure, the magma from the shallow reservoir—located at a depth of 1.5–2 km—did not reach the surface, so that the eruption aborted.
The OVPF adds that, since the intrusion ended, seismic activity has continued « at a rate similar to that recorded over the last few months (0 to 2 events per hour), alongside slow inflation of the summit area. »
As I have noted previously, such an intrusion can sometimes precede an eruption by a few days or weeks—as was the case with the last two eruptions, in January and February–April 2026. Unfortunately, eruption forecasting does not provide further insight into how the situation will evolve.
The « Enclos » remains closed, of course.
Source: OVPF.

Dernières nouvelles du Kilauea (Hawaï), avec des fontaines de lave !// Latest news of Kilauea Volcano (Hawaii), with lava fountaining !

Au cours des dernières heures, l’activité éruptive au sommet du Kilauea a évolué et a tendance à devenir plus effusive. Plusieurs débordements depuis la bouche éruptive sud ont été observés durant la nuit du 15 au 16 octobre 2026. Il y a eu quinze débordements, chacun d’une durée inférieure à 5 minutes. Chaque fois, la lave a parcouru moins de 30 mètres. Puis, le 16 octobre à 5h10 (heure locale), un important débordement a recouvert, en 10 minutes, toute la zone située dans un rayon de 100 mètres autour de la bouche éruptive, avec des coulées de type « pāhoehoe ».

Ce phénomène a été suivi par d’autres débordements depuis la bouche sud. Une petite fontaine de lave en dôme a alimenté plusieurs chenaux de lave pāhoehoe qui ont recouvert les abords immédiats de l’évent et ont parcouru environ un kilomètre. Le volume de lave et la taille de la fontaine en dôme ont varié au fil du temps, mais ont continué d’alimenter des chenaux de lave actifs. Des projections de lave sont également observées au niveau des trois bouches éruptives (nord, sud et ouest), accompagnées d’une lueur constante et, parfois, de flammes.

Images webcam de l’éruption

Les inclinomètres installés au sommet enregistrent une légère tendance inflationniste,, ce qui indique que la zone sommitale est sous pression. Le magma demeure très proche de la surface au niveau du complexe de bouches éruptives.
Les émissions de dioxyde de soufre (SO2) au sommet varient entre 1 000 et 5 000 tonnes par jour.
Dans la conclusion de son dernier rapport (16 octobre 2026), le HVO indique qu’« il est possible qu’un nouvel épisode de fontaines de lave se produise au niveau du complexe éruptif nord-sud ; toutefois, une activité intrusive sous la caldeira sommitale est également envisageable. Le magma pourrait aussi emprunter des réseaux de fissures préexistants dans la région sommitale pour donner naissance à une éruption passive (avec peu, voire pas d’activité sismique ou de déformation). »

°°°°°°°°°°

Dernière minute : C’était prévisible au vu des nombreux débordements de lave des dernières heures. L’activité effusive susmentionnée s’est intensifiée, et des fontaines de lave ont commencé à jaillir dans le cratère de l’Halemaʻumaʻu le 17 octobre 2026 à 03h19 (heure locale). Selon le HVO, il s’agit du 55ème épisode de l’éruption en cours, bien qu’il survienne longtemps après la fin de l’épisode 54 (25 août 2026).
La hauteur des fontaines de lave demeure relativement modeste, entre 30 et 45 mètres ; le HVO précise qu’il est difficile de dire si cet épisode atteindra, au cours de son évolution, des hauteurs comparables à celles observées lors des épisodes précédents.

5 heures du matin (heure locale) : les fontaines de lave émises par la bouche éruptive nord prennent de la hauteur. Selon le HVO, elle atteignent 220 mètres, tandis que le panache éruptif s’élève à 7500 mètres d’altitude. C’est du grand spectacle !

En photo comme en vidéo, c’est au crépuscule ou, comme ici à l’aube, que les couleurs sont les plus belles…

L’activité éruptive vue sous un autre angle…

Images webcam de l’événement

Le HVO indique que l’Épisode 55 de l’éruption du Kilauea a pris fin le 17 octobre 2026 à 9 h 03 (heure locale). Le HVO fournira des informations sur cet événement dans les prochaines heures.

——————————————

In the past hours, there has been an evolutaion in eruptive activity which has become more effusive at the summit of Kilauea. Multiple overflows from the south vent were observed through the night between October 15 and 16, 2026. There were 15 overflows that lasted less than 5 minutes, advancing less than 30 meters from the vent. Then at 5:10 a.m. (local time) on October 16, a high-volume overflow coated the entire area within 100 meters from the vent with pahoehoe in 10 minutes. This was followed by the south vent overflows. A small dome fountain within the vent fed multiple channels of pahoehoe that covered the near vent area and extended about a kilometer from the vent. The volume of lava and the size of the dome fountain appeared to wax and wane over time, but continued to feed vigorous overflow channels. Spatter from all three vents (north, south, and west) is also observed, as well consistent glow and occasional flames.

Summit tiltmeters have shown minor changes in tilt, with an overall slight inflationary trend showing that the summit area is under pressure. Magma remains very near the surface in the vent complex.

The SO2 emission rate from the summit varies between 1,000 and 5,000 tonnes per day.

In the conclusion of its last report (16 October 2026), the HVO says that « it is possible that another fountaining episode from the north-south vent complex could occur; however, intrusive activity underneath the summit caldera is also possible, or magma could exploit existing weak crack systems in the summit region to erupt passively (with little or no seismicity or deformation). »

°°°°°°°°°°

Last minute : It was to be expected, given the numerous lava overflows over the last few hours. The above-mentioned effusive activity intensiied and lava fountaining in Halemaʻumaʻu began at 3:19 AM (local time) on October 17, 2026. According to the HVO, it is the 55th episode of the current eruption, although it is happening a long time after the end of Episode 54.

Fountain heights are relatively low at about 30-45 m, and the HVO says it is not clear whether this episode will evolve to the same heights as previous episodes..

The HVO indicates that Episode 55 of the Kilauea eruption ended abruptly at 9:03 a.m. (local time) on October 17, 2026. The HVO will provide information about this event in the coming hours.

Les réservoirs magmatiques du Masaya (Nicaragua) // Masaya’s magma reservoirs (Nicaragua)

Le Masaya est un volcan bien connu du Nicaragua. Des milliers de touristes viennent admirer la « Bouche de l’Enfer », autrement dit un lac de lave situé au fond du cratère, et plusieurs millions d’autres personnes vivent à proximité. C’est pourquoi les scientifiques surveillent de près le Masaya.
Selon une étude publiée dans les Geophysical Research Letters, il semblerait que deux réservoirs de magma soient actifs simultanément au sein du volcan.

Source: INETER

Le célèbre lac de lave du Masaya n’est qu’une petite partie d’un complexe volcanique beaucoup plus vaste, que les chercheurs s’efforcent encore de comprendre afin de mieux appréhender les risques auxquels sont exposés les populations à proximité et les milliers de touristes qui visitent le Masaya chaque jour. Environ deux millions de personnes vivent à proximité du volcan, et Managua, la capitale du Nicaragua, se situe à une vingtaine de kilomètres.
Il est donc essentiel de bien comprendre l’activité volcanique du Masaya et les risques qui y sont associés. Pour ce faire, l’équipe de l’Université d’État de Pennsylvanie a suivi l’évolution de points précis à la surface du volcan grâce aux images radar du satellite Sentinel-1, prises environ tous les douze jours pendant six ans.

Entre 2018 et mi-2022, le réservoir central de Masaya – une chambre magmatique située juste au nord du cratère Santiago – s’est déplacé d’environ 3 centimètres par rapport au satellite, ce que les chercheurs interprètent comme un affaissement du sol. Ce type de déflation laisse supposer qu’une partie du magma s’est éloignée du réservoir situé profondément à l’intérieur du volcan.
Puis, de mi-2022 à 2024, le niveau du réservoir a recommencé à remonter, comme s’il se remplissait à nouveau de magma. Parallèlement, la zone entourant directement le cratère Santiago a semblé s’affaisser tout au long de la période d’étude (2018-2024). Les chercheurs en ont conclu qu’un second réservoir, moins profond, situé à environ 200 mètres sous la surface du volcan, est probablement actif. D’après les auteurs de l’étude, l’affaissement du sol indiquerait une évacuation du magma hors du volcan. En revanche, le soulèvement du sol pourrait signaler l’arrivée de nouveau magma.
Parallèlement, la zone située directement autour du cratère actif du Santiago s’est dégonflée durant toute la période d’étude, indépendamment de la phase de gonflement du réservoir principal. Ce phénomène révèle un système d’alimentation plus complexe, possiblement dû à une diminution du magma dans un second réservoir, moins profond. Selon les chercheurs, le suivi de ces mouvements de terrain est essentiel à l’évaluation des risques volcaniques potentiels, mais leurs résultats n’indiquent aucun danger immédiat pour la population environnante.
L’étude conclut que « de nouvelles études géodésiques et de modélisation sur le long terme seront nécessaires pour une compréhension plus approfondie, une meilleure surveillance du volcan et une meilleure gestion des risques sur le Masaya et sur d’autres volcans basaltiques abritant des lacs de lave ».

L’étude complète est disponible à l’adresse suivante :
https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2026GL123214

Carte topographique du Masaya issue de l’étude : la caldeira est délimitée par une ligne rouge pointillée, le cratère actif Santiago, qui abrite un lac de lave depuis décembre 2015, est délimité en rouge continu. L’étoile jaune représente la région de référence (en supposant une déformation nulle) considérée pour la série temporelle InSAR de l’étude, et le cercle orange représente l’emplacement approximatif du centre de la zone de convergence du cratère (MCR) identifié par Stephens et Wauthier (2018).

———————————————-

Masaya is a popular volcano in Nicaragua. Thousands of tourists come to check out the ‘Mouth of Hell’, a lava lake inside the crater, and millions more people live nearby. This is why scientists are closely monitoring Masaya.

According to a study published in Geophysical Research Letters, it appears two reservoirs of magma are active at the same time within the volcano.

The volcano’s famous lava lake is just a small surface feature of the much larger volcano complex, which researchers are still trying to understand, so they can better understand what risks face nearby residents and the thousands of tourists that come to visit Masaya daily.

Around 2 million people live in close proximity to the volcano. Managua, the capital city of Nicaragua, is about 20 kilometers away.

Having a thorough understanding of Masaya’s volcanic activity and its related hazards is critical. To do this, the team from Pennsylvania State University has tracked points on the volcano’s surface via Sentinel-1 satellite radar images taken roughly every 12 days for six years.

Between 2018 and mid-2022, the Masaya Central Reservoir – a magma chamber just north of the Santiago crater – moved about 3 centimeters away from the satellite, which the researchers interpret as the ground sinking. That kind of deflation suggests some of the magma had moved away from the reservoir deep within the volcano.

Then, from mid-2022 to 2024, it started rising again, as if the reservoir was once again filling up with magma. Meanwhile, the area directly surrounding the Santiago crater appeared to sink throughout the study period of 2018–2024. The researchers say this suggests a second, shallower reservoir, about 200 meters below the volcano’s surface, is also active. According to the study’s authors, when it is subsiding, that means that there is probably magma draining away from the volcano, but once the ground starts uplifting again, that can mean that there is potentially new magma moving in.

At the same time, the area directly around the active Santiago crater deflated over the entire study period independently of the transition to inflation of the main reservoir. This indicates that the plumbing system is more complex and could be due to decreasing magma in a second, shallower reservoir. The researchers say that tracking these ground movements is an essential part of assessing potential volcanic hazards, but their results do not suggest there is any immediate danger to the surrounding community.

In the study’s conclusion, on can read that « further long-term geodetic and modeling studies will be necessary to provide a more thorough understanding and allow for effective hazard monitoring and mitigation at Masaya and other lava-lake hosting basaltic volcanoes ».

The complete stury can be found at this address :

https://agupubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1029/2026GL123214

Superbe exemple de rebond isostatique en Finlande // Superb example of isostatic rebound in Finland

Ces derniers temps, avec le réchauffement climatique et la fonte des glaciers, on a beaucoup parlé de rebond isostatique à propos de l’Islande. Le rebond isostatique est un phénomène pendant lequel la perte de masse des glaciers en train de fondre provoque un soulèvement du substrat rocheux. Selon certains volcanologues, le phénomène pourrait favoriser la poussée du magma qui sommeille sous la surface de la Terre et déclencher des éruptions plus fréquentes. Pour le moment aucune éruption n’est venue étayer cette théorie et nous ne possédons pas suffisamment de recul pour tirer des conclusions.

Un bel exemple de rebond isostatique est en train de se produire en Finlande où de nouvelles terres émergent lentement de la mer Baltique, le long de la côte occidentale du pays. Ce phénomène est particulièrement visible dans l’archipel de Kvarken, près de Vaasa, où le sol s’élève d’environ huit millimètres par an. Les îles s’agrandissent et fusionnent progressivement, les baies peu profondes se transforment en lacs et des fonds marins deviennent des terres émergées. Certes, cette transformation est trop lente pour être perceptible lors d’un court séjour, mais elle est suffisamment rapide pour modifier le paysage à l’échelle d’une vie humaine.

Crédit photo: Finland Tourism

L’explication de ce soulèvement des terres remonte à la dernière période glaciaire. Une vaste calotte de glace recouvrait autrefois cette partie de l’Europe du Nord, exerçant une pression considérable avec une épaisseur de glace atteignant près de trois kilomètres sur la croûte terrestre. Lorsque la glace a commencé à fondre, il y a environ 18 000 ans, cette pression a disparu. Le sol situé sous la glace a alors commencé à se soulever, un peu comme un matelas comprimé qui reprend lentement sa forme initiale. Dans cette région de Finlande, ce processus est toujours en cours.
Dans la région de la Haute Côte (Höga Kusten) et de Kvarken, le sol se soulève depuis des millénaires. L’UNESCO considère cette zone comme l’un des meilleurs endroits au monde pour comprendre le phénomène de soulèvement glacio-isostatique.
À Kvarken, le rythme actuel se soulèvement est d’environ huit millimètres par an. Chaque année, près d’un kilomètre carré de nouvelles terres émerge, et le littoral, aux eaux très peu profondes, continue d’évoluer. À ce rythme, la carte de la région présentera un aspect sensiblement différent pour les générations futures.
Ce mouvement entraîne une conséquence encore plus surprenante. Kvarken constitue déjà la partie la plus étroite du Golfe de Botnie. Si ce soulèvement géologique se poursuivait indéfiniment au rythme actuel, la Finlande et la Suède finiraient par être reliées par la terre ferme ! L’évaluation initiale de l’UNESCO estimait que cela pourrait se produire dans environ 2 500 ans.

Les articles de presse ne le disent pas, mais on ne peut exclure qu’avec le réchauffement climatique et l’élévation du niveau mondial des océans, cette montée des eaux compense le soulèvement des terres provoqué par le rebond isostatique !
Source : Yahoo Actualités.

——————————————-

Recently, amidst global warming and melting glaciers, there has been much discussion regarding isostatic rebound in Iceland. Isostatic rebound is a phenomenon in which the loss of mass from melting glaciers causes the underlying bedrock to rise. According to some volcanologists, this process could facilitate the ascent of magma slumbering beneath the Earth’s surface and trigger more frequent eruptions. So far, no eruption has substantiated this theory, but we lack sufficient long-term data to draw definitive conclusions.

A prime example of isostatic rebound is currently taking place in Finland where new land is slowly emerging from the Baltic Sea along the country’s western coast. The phenomenon is particularly visible in the Kvarken Archipelago near Vaasa, where the land rises by around eight millimeters every year. Islands gradually grow and join together, shallow bays become lakes, and stretches of seabed become dry land. Of course, the change is slow enough to escape notice on a short visit, but it is fast enough to alter the landscape within a human lifetime.

The explanation for the rising land begins with the last Ice Age. A vast ice sheet once covered this part of northern Europe, with the weight of almost three kilometers of ice pushing down on the Earth’s crust. When the ice began to melt around 18,000 years ago, that pressure disappeared. The land underneath the ice started to rebound, rather like a compressed mattress slowly returning to its original shape. In this part of Finland, it has not finished yet.

Across the High Coast and Kvarken region, the land has been rising for thousands of years. UNESCO considers the area one of the world’s best places to understand glacio-isostatic uplift.

In Kvarken, the current rate is about eight millimeters every year. Roughly one square kilometer of new land emerges annually and the extremely shallow coastline continues to change. At that rate, the map of the region will look noticeably different to future generations.

There is an even stranger consequence of all this movement. Kvarken is already the narrowest stretch of the Gulf of Bothnia. If geological uplift continued indefinitely at today’s rate, Finland and Sweden would eventually become connected by land ! UNESCO’s original evaluation estimated that could happen in approximately 2,500 years. However, we could add that with global warming global sea level is risinf the the ligher sea level might offset the land rise caused by the isostatic rebound !

Source : Yaloo News.