Désaccords et incertitudes en Islande // Disagreements and uncertainties in Iceland

Une nouvelle étude menée par une équipe internationale de géoscientifiques nous apprend que l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes serait principalement due à l’accumulation de contraintes à long terme le long de la limite entre les plaques tectoniques nord-américaine et eurasienne, plutôt qu’à des essaims sismiques correspondant au parcours du magma à travers la croûte terrestre.

Image de l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes

Parmi les chercheurs à l’origine de cette étude figurent Þorvaldur Þórðarson, professeur de volcanologie, Halldór Geirsson, professeur de géophysique, et Gregory De Pascale, professeur associé de géologie à la faculté des Sciences de la Terre de l’Université d’Islande. L’étude repose sur des mesures exhaustives effectuées sur la péninsule de Reykjanes entre 2021 et 2025.
Þórðarson indique que la croûte terrestre s’est élargie de près de quatre mètres durant cette période, dont 2,50 mètres le 10 novembre 2023, jour de l’évacuation de la ville de Grindavík. Selon lui, l’expansion crustale, les mouvements de failles et le magma interagissent tous le long de la limite de plaques.

Fracturation du sol à Grindavik (Crédit photo : Iceland Review)

Þórðarson insiste sur un point qu’il a abordé à plusieurs reprises ces derniers mois : les scientifiques ne sont pas tous d’accord sur ce qui s’est passé sur la péninsule de Reykjanes depuis 2021 et, selon lui, ces divergences sont inhérentes à la démarche scientifique. Il ajoute que, même si les chercheurs travaillent avec les mêmes données, les interprétations peuvent différer car nombre de mesures sont des observations indirectes, et non directes, de ce qui se passe sous la surface. [Remarque personnelle : J’aimerais ajouter que Þorvaldur Þórðarson lui-même s’est souvent trompé dans ses prévisions d’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes !]
Selon Þórðarson, l’un des enseignements les plus importants des événements récents est qu’une incertitude considérable persiste et que personne ne sait vraiment ce qui se passe exactement sous terre. Il souligne l’importance pour les scientifiques de discuter de leurs découvertes et de travailler à des interprétations largement consensuelles.
La nouvelle étude remet en question l’interprétation adoptée par le Met Office islandais, selon laquelle les épicentres des séismes suivent le parcours du magma à travers la croûte terrestre. Selon cette interprétation, l’essaim sismique de novembre 2023 indiquerait la présence de magma sous une grande partie de la région.
Les chercheurs affirment, quant à eux, que les données montrent que des mouvements de failles décrochantes se sont produits en premier, au moment où les plaques tectoniques glissaient horizontalement l’une contre l’autre. Ce n’est que plus tard que le processus a évolué vers une expansion crustale, avec ouverture de la croûte terrestre. Selon l’étude, les importantes fractures et l’affaissement observés à Grindavík en 2021 étaient principalement dus à la rupture au niveau de la limite de plaques. Cette limite a cédé car elle était soumise à une tension constante depuis 800 ans, elle avait atteint sa limite. C’est à ce moment que l’intrusion magmatique sous Fagradalsfjall s’est produite. En réalité, cette intrusion n’a fait qu’accroître légèrement la contrainte exercée sur le système.
En conséquence, selon les chercheurs, le magma est une conséquence plutôt que la cause des mouvements de plaques. Cette conclusion est cohérente avec le fait que la plupart des éruptions le long de la chaîne de cratères de Sundhnúkur se sont produites dans une zone très restreinte, le long d’une fissure d’environ 500 mètres de long entre Stóra-Skógfell et Sýlingarfell.
Un point essentiel de cette nouvelle étude est que les mouvements des limites de plaques islandaises doivent être replacés dans un contexte géologique plus large. Les mouvements observés en Islande, avec la partie ouest du pays qui se déplace vers l’ouest et la partie est qui se déplace vers l’est, et une limite de plaques qui traverse le pays et génère cette activité volcanique, résultent de processus bien plus vastes qu’une simple intrusion magmatique dans la croûte superficielle islandaise.

Image de la gigantesque zone de faille – ici à Thingvellir – qui fait s’écarter l’ouest et l’est de l’Islande (Photo: C. Grandpey)

Ce processus est régi par la convection magmatique au sein du manteau terrestre. Une petite intrusion magmatique en Islande ne déplacera pas à elle seule les limites des plaques, mais tout cela fait partie du même système. En conséquence, comprendre ce qui se passe en Islande permet de comprendre le processus dans sa globalité.

 Illustration du processus d’accrétion (Source: Suffolk University)

Au vu de cette étude, on peut dire qu’il reste encore beaucoup à faire pour comprendre le lien entre la tectonique et le volcanisme en Islande. En attendant, l’accumulation de magma et le soulèvement du sol se poursuivent à Svartsengi, sans que personne ne sache si et quand une nouvelle éruption se produira.
Source : Iceland Monitor.

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A new study by an international team of geoscientists suggests that volcanic activity on Iceland’s Reykjanes Peninsula is being driven primarily by the long-term accumulation of stress along the boundary between the North American and Eurasian tectonic plates, rather than by earthquake swarms marking the path of magma forcing its way through the Earth’s crust.

Among the researchers behind the study are Þorvaldur Þórðarson, Professor of Volcanology, Halldór Geirsson, Professor of Geophysics, and Gregory De Pascale, Associate Professor of Geology at the University of Iceland’s Faculty of Earth Sciences. The study is based on extensive measurements collected on the Reykjanes Peninsula between 2021 and 2025.

Þórðarson says the Earth’s crust widened by nearly four meters during the study period, including as much as 2.5 meters on November 10, 2023, when the town of Grindavík was evacuated. In his opinion, crustal spreading, fault movements and magma all interact along the plate boundary.

Þórðarson emphasizes a point he has made repeatedly in recent months: scientists are not in complete agreement about what has happened on the Reykjanes Peninsula since 2021, and such disagreement is a normal part of the scientific process. He adds that although researchers are working with the same data, interpretations can differ because many of the measurements are indirect rather than direct observations of what is occurring beneath the surface. [Personal remark : I’d like to add that Þorvaldur Þórðarson himself was often wrong about his predictions of volcanic activity on the Reykjanes Peninsula in the past months!]

According to Þórðarson, one of the most important lessons from the recent events is that significant uncertainty remains and that no one yet has definitive answers about exactly what is happening underground. He stresses the importance of scientists discussing their findings and working toward interpretations that can be broadly supported.

The new study challenges the interpretation adopted by the Icelandic Meteorological Office that earthquake epicenters trace the path of magma moving through the crust. Under that interpretation, the earthquake swarm of November 2023 would indicate that magma is present beneath a large portion of the region.

Instead, the researchers argue that the data suggest strike-slip fault movements occurred first, with tectonic plates sliding horizontally past one another. Only later did the process evolve into crustal spreading, during which the crust opened up.

The study proposes that the extensive fracturing and subsidence seen in Grindavík in 2021 were primarily the result of the plate boundary itself rupturing. The boundary broke because it had been under tension for 800 years and reached its limit. This when the magma intrusion beneath Fagradalsfjall occurred. In reality, that intrusion simply added a little extra strain to the system.
The researchers’ interpretation is therefore that magma is a consequence rather than the cause of the movements. This is consistent with the fact that most of the eruptions at the Sundhnúkur crater row occurred within a very confined area, along a fissure approximately 500 meters long between Stóra-Skógfell and Sýlingarfell.

A major point of the new study is that the movement of Iceland’s plate boundaries should be placed into a broader geological context. The movements observed in Iceland, where the western part of the country is moving westward and the eastern part is moving eastward, with a plate boundary running across the country and generating all of this volcanic activity, are the result of processes that are vastly larger than a magma intrusion in the shallow crust of Iceland.

The process is managed by magma convection within Earth’s mantle. A small magma intrusion in Iceland is not going to move the plate boundaries, but it is all part of the same system, and understanding what is happening in Iceland helps understand the process as a whole.

In short, a lot remains to be done to understand the link between tectonics and colcanism in Iceland. Meantime, magma accumulation and ground uplift are continuaing at Svartsengi, but nobody knows if and when an eruption will occur

Source : Iceland Monitor.

Volcans du monde // Volcanoes of the world

Voici quelques informations sur l’activité volcanique dans le monde, fournies par les observatoires et par le Global Volcanism Network de la Smithsonian Institution.

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Un essaim sismique incluant plus de 300 événements en 48 heures, a été observé sur la dorsale de Reykjanes, au sud-ouest d’Eldey (Islande) le 23 mars 2026. Le séisme le plus important a atteint une magnitude de M 4,4. Le Met Office islandais indique qu’aucun élément ne permet de relier cette activité sismique à l’activité volcanique sur la péninsule de Reykjanes, où l’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi.
Source : Met Office islandais.

Source : Met Office

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L’OVPF a annoncé le 25 mars 2026 la fin de l’éruption du Piton de la Fournaise (Île de la Réunion) qui avait commencé le 13 février 2026. Elle aura duré près de 6 semaines. Le trémor volcanique a signifié la fin de l’événement vers 16h30. L’Observatoire indique dans son bulletin qu’aucune hypothèse n’est écartée quant à l’évolution de la situation : arrêt définitif ou reprise de l’activité. Des épisodes similaires ont déjà été observés, avec des reprises brutales de l’activité éruptive après une phase d’arrêt, notamment lors de l’éruption d’août–octobre 2015. Le dégazage se poursuit et des écoulements de lave peuvent rester visibles, en raison de la vidange progressive des tunnels.

Pour rappel, la lave de cette éruption de 41 jours, a traversé la RN 2 le 13 mars 2026 au matin entre Sainte-Rose et Saint-Philippe, un événement qui ne s’était pas produit depuis 2007. Comme en 2007, la lave est ensuite entrée dans la mer pendant la nuit du 16 au 17 mars 2026. Elle a construit une plateforme qui s’avance jusqu’à 200 mètres dans l’océan, et sur un kilomètre en largeur, soit une superficie de plus de 8 hectares. C’est beaucoup moins que les 12 hectares de 2007.

Le préfet a, une nouvelle fois, rappelé la dangerosité du site qui est strictement interdit d’accès.

Crédit photo: OVPF

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L’inflation et le trémor ont repris après la fin de l’Épisode 43 du Kilauea (Hawaï) et se poursuivent en ce moment. Les modèles préliminaires indiquent que les fontaines de lave de l’Épisode 44 pourraient apparaître entre le 5 et le 15 avril 2026. À noter que le fonctionnement des instruments du HVO a été perturbé par la panne de courant qui a accompagnée les récentes intempéries à Hawaï. Les dégâts causés par les inondations sont estimés à plus d’un milliard de dollars dans l’archipel.
Source : HVO.

Crédit photo: presse hawaïenne

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L’activité explosive se poursuit sur le Sheveluch (Kamtchatka, Russie), accompagnée d’importantes émissions de gaz et de vapeur. Un nouveau bloc de lave continue de se former dans la partie nord du dôme. Les données vidéo et satellitaires montrent que les explosions des 13, 16 et 19 mars 2026 ont projeté des cendres jusqu’à 11,5 km d’altitude ; les nuages de cendres se sont étirés sur 2 000 km au nord-est et à l’est du volcan. Une anomalie thermique a également été détectée. La couleur de l’alerte aérienne pour le Sheveluch reste Orange. Elle est Jaune pour Bezymianny et le Krasheninnikov.
Source : KVERT.

Krasheninnikov (Crédit photo: KVERT)

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Une nouvelle éruption s’est produite à White Island (Nouvelle-Zélande) le 24 mars 2026, avec un panache de cendres qui est monté à 1 300 mètres au-dessus du plancher du cratère. L’événement a duré deux minutes environ. Les autorités ont relevé le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. L’activité a depuis cessé, mais de nouvelles éruptions explosives restent possibles, parfois sans préavis. Les retombées de cendres devraient rester confinées à la zone du cratère et les impacts sur le continent sont considérés comme improbables dans les conditions actuelles.
Comme je l’ai mentionné précédemment, le 12 mars 2026, une faible émission de cendres a été observée, incitant les autorités à relever le niveau d’alerte volcanique à 3 et la couleur de l’alerte aérienne à l’Orange. Cette activité a produit des retombées de cendres qui se sont limitées au plancher du cratère.
Les scientifiques de GeoNet prennent des précautions extrêmes dans leurs mises à jour concernant l’activité volcanique de White Island depuis l’éruption du 9 décembre 2019, au cours de laquelle une explosion soudaine a causé la mort de 22 personnes et en a blessé 25 autres, la plupart grièvement. Les corps de deux victimes n’ont pas été retrouvés. L’accès à l’île est désormais formellement interdit.
Les volcanologues néo-zélandais insistent sur le fait que la surveillance du volcan demeure limitée en raison de l’absence d’instruments sur l’île. De ce fait, la surveillance repose sur des caméras à distance, l’imagerie satellitaire et des vols périodiques d’observation et de prélèvement de gaz. Cette limitation réduit la capacité à détecter des changements subtils d’activité et accroît l’incertitude dans l’évaluation des risques à court terme. GeoNet indique par ailleurs que l’activité volcanique peut reprendre de plus belle avec peu ou pas de signes avant-coureurs. Des événements soudains et potentiellement plus explosifs peuvent affecter le fond du cratère et les environs immédiats de l’île. Cela s’appelle se couvrir !
Source : GeoNet.

Photo: C. Grandpey

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L’activité éruptive se poursuit sur le Bulusan (Philippines). La sismicité se compose principalement de petits séismes volcano-tectoniques associés à la fracturation de roches à faible profondeur. Un gonflement des flancs ouest et sud-est est détecté dans les données de déformation du sol. Le 22 mars 2026, le PHIVOLCS a relevé le niveau d’alerte à 1 (deuxième niveau sur une échelle de 0 à 5). Il est rappelé au public de ne pas pénétrer dans la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

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Toujours aux Philippines, l’activité éruptive se poursuit également sur le Kanlaon. La sismicité se caractérise par des séismes volcaniques quotidiens et de brèves périodes de trémor volcanique. Les émissions de SO₂ varient de 553 à 2 169 tonnes par jour. Plusieurs épisodes d’émissions de cendres ont été observés du 20 au 23 mars 2026. Le niveau d’alerte reste à 2 sur une échelle de 0 à 5. Il est demandé au public de rester en dehors de la zone de danger permanent de 4 km de rayon.

Source : PHIVOLCS.

Kanlaon (Crédit photo: Phivolcs)

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Des panaches de cendres sont oériodiquement observés sur le Lewotobi Laki-laki (Indonésie). Une éruption survenue le 19 mars 2026 a produit un épais panache de cendres qui s’est élevé à environ 1 km au-dessus du sommet. Le 23 mars, une autre éruption a généré un panache de cendres qui est monté à 400 m au-dessus du sommet. Ces deux événements ont duré moins de trois minutes. Le niveau d’alerte reste à 2 (niveau 2 sur une échelle de 1 à 4) et la zone d’exclusion s’étend sur un rayon de 4 km autour du Laki-laki.
Source : PVMBG.

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Une lente effusion de lave continue d’alimenter une coulée épaisse dans le cratère sommital du Great Sitkin (Aléoutiennes/Alaska), notamment dans sa partie sud-ouest. L’activité sismique, très faible, est caractérisée par de petits séismes volcaniques occasionnels et de petits éboulements quotidiens à l’intérieur du cratère. Le niveau d’alerte volcanique reste à Watch (Vigilande) et la couleur de l’alerte aérienne reste Orange.
Source : Alaska VolcanoObservatory.

Source: AVO

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L’activité éruptive du Reventador (Équateur) reste intense. Le réseau sismique enregistre des explosions, des séismes longue période, des épisodes de trémor harmonique et des trémors associés aux émissions. Les panaches de cendres et de gaz s’élèvent entre 400 et 1 600 mètres au-dessus du cratère. Des anomalies thermiques sont également visibles sur les images satellites. Des retombées de cendres ont été signalées dans les zones sous le vent. Le niveau d’alerte est maintenu à l’Orange (deuxième niveau sur une échelle de quatre couleurs).
Source : Instituto Geofisico.

Activité éruptive sur le Reventador (Crédit photo: IG)

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L’activité reste globalement stable sur les autres volcans mentionnés dans les bulletins précédents « Volcans du monde ».
Ces informations ne sont pas exhaustives. Vous pourrez en obtenir d’autres en lisant le rapport hebdomadaire de la Smithsonian Institution :
https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Here is some news about eruptive activity around the world, provided by observatories and the Smithsonian Institution’s Global Volcanism Network.

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An earthquake swarm with over 300 events over 48 hours was observed on the Reykjanes Ridge southwest of Eldey (Iceland,) on March 23, 2026, with the largest earthquake registered as M4.4. The Icelandic Met Office said there are no indications linking the activity to volcanic processes on the Reykjanes Peninsula where magma accumulation continues beneath Svartsengi.

Source : Met Office.

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The OVPF announced on March 25, 2026, the end of the eruption of Piton de la Fournaise (Réunion Island), which had begun on February 13, 2026. It lasted nearly six weeks. The volcanic tremor signaled the end of the event around 4:30 p.m. The Observatory indicated in its bulletin that no hypothesis is being ruled out regarding the evolution of the situation: definitive cessation or resumption of activity. Similar episodes have already been observed, with sudden resumptions of eruptive activity after a period of cessation, notably during the eruption of August–October 2015. Degassing continues, and lava flows may remain visible due to the gradual emptying of the tunnels.
As a reminder, the lava from this 41-day eruption crossed the RN 2 highway on the morning of March 13, 2026, between Sainte-Rose and Saint-Philippe, an event that hadn’t occurred since 2007. As in 2007, the lava then entered the sea during the night of March 16-17, 2026. It built a platform extending as far as 200 meters into the ocean and one kilometer wide, covering an area of ​​more than 8 hectares. This is much less than the 12 hectares of the 2007 eruption. The Préfet has reiterated the dangerous nature of the site, which is strictly off-limits.

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Inflation and tremor resumed after the end of Kilauea‘s Episode 43 (Hawaii) and are continuing. Preliminary models suggest the forecast window for the onset of Episode 44 lava fountaining is between April 5 and April 15, 2026. It should be noted that the HVO instruments were distubed by th power outage that accompanied the storms in Hawaii. The damage caused by the floods is estimated at more than one billion dollars.

Source : HVO.

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Explosive activity continues at at Sheveluch (Kamchatka / Russia), accompanied by powerful gas-steam activity; a new block of lava continues to grow in the northern part of the lava dome. Video and satellite data showed: that 13, 16, and 19 March 2026 explosions sent ash up to 11.5 km a.s.l., and ash plumes and clouds moved for 2000 km to the northeast and east of the volcano. A thermal anomaly is detected on the volcano. The Aviation Color Code for Sheveluch remains at Orange. It is Yellow for Bezymianny and Krasheninnikov.

Source : KVERT.

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A new eruption occurred at White Island (New Zealand) on March 24, 2026, producing a dark grey ash plume rising to about 1 300 m above the crater floor over about two minutes.. Authorities raised the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. Activity has since ceased, but further explosive events remain possible with little or no warning. Ashfall is expected to remain confined to the crater area, and impacts on the mainland are considered unlikely under current conditions.

As I put it previously, on March 12, 2026, a weak ash emission was observed, prompting authorities to raise the Volcanic Alert Level to 3 and the Aviation Color Code to Orange. That activity produced ashfall confined to the crater floor

GeoNet scientists have taken extreme precautions in their updates about volcanic activity at White Island.since the eruption of 9 December 2019 when a sudden explosion caused the deaths of 22 people and injured 25 others, most of them critical. The bodies of two victims were not recovered. Access to the island is strictly prohibited.

Local volcanologists insist that monitoring of the volcano remains limited due to the absence of operational instruments on the island. As a result, monitoring relies on remote cameras, satellite imagery, and periodic observation and gas flights. This limitation reduces the ability to detect subtle changes in activity and increases uncertainty in short-term hazard assessment. GeoNet states that volcanic activity could re-escalate with little or no warning. Sudden and potentially more explosive events could affect the crater floor and the immediate vicinity of the island.

Source : GeoNet.

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Eruptive activity is still observed at Bulusan (Philipines). Seismicity mostly consists of weak volcano-tectonic earthquakes associated with rock fracturing at shallow depths. Inflation of the west and soutn-east flanks is detected in ground deformation data. On 22 March 2026, PHIVOLCS raised the Alert Level to 1 (the second lowest level on a scale of 0-5). The public os reminded not to enter the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

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Eruptive activity also continuesat Kanlaon. Seismicity consists of daily volcanic earthquakes and short periods of volcanic tremor. SO2 emissions range from 553 to 2,169 tonnes per day. Several periods of ash emissions were visible during 20-23 March 2026. The Alert Level remains at 2 (on a scale of 0-5); the public is asked to stay out of the 4-km-radius Permanent Danger Zone.

Source : PHIVOLCS.

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Periodic ash plumes are observed at Lewotobi Laki-laki (Indonesia). An eruptive event on 19 March 2026 produced a dense ash plume that rose around 1 km above the summit. On 23 March another eruptive event produced an ash plume that rose 400 m above the summit. Both events lasted under three minutes. The Alert Level remains at 2 (level 2 on a scale of 1-4) and the exclusion zone is a radius of 4 km from the center of Laki-laki.

Source : PVMBG.

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Slow lava effusion continues to feed a thick flow in Great Sitkin’s summit crater (Aleutians / Alaska), particularly to the south-west. Very low seismic activity is characterized by occasional small volcanic earthquakes and daily small rockfalls within the crater. The Volcano Alert Level remains at Watch and the Aviation Color Code remains at Orange.

Source : Alaska VolcanoObservatory.

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Eruptive activity at Reventador (Ecuador) continues at a high level. The seismic network records explosions, long-period earthquakes, harmonic tremor, and tremor associated with emissions. Ash-and-gas plumes are rising 400-1,600 m above the crater. Thermal anomalies are also identified in satellite images. Ashfall has been reported in areas downwind. The alert level is kept at Orange (the second level on a four-color scale).

Source : Instituto Geofisico.

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Activity remains globally stable on other volcanoes mentioned in the previous bulletins « Volcanoes of the world ».

This information is not exhaustive. You can find more by reading the Smithsonian Institution’s weekly report:

https://volcano.si.edu/reports_weekly.cfm

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Islande : nouvelle éruption à l’approche ? // Iceland : is a new eruption getting closer ?

Dans un entretien accordé aux médias islandais, le Met Office explique que des dizaines de petits séismes ont été enregistrés à l’est de Sýlingafell le 11 octobre 2025 au soir. L’essaim sismique a débuté vers 20 heures et a duré environ une heure avant de disparaître peu à peu. Cela laisse supposer que la prochaine éruption sur la péninsule de Reykjanes ne devrait pas tarder et que « le magma devrait bientôt percer la surface ».
Les volcanologues du Met Office expliquent avoir déjà observé ce type d’activité, généralement quelques semaines avant le début d’une éruption. Selon eux, cela signifie que le magma s’approche d’une fracture ou d’une faiblesse de la croûte.
La pression à l’intérieur de la chambre magmatique continue de monter, mais la question est toujours de savoir quand cette pression deviendra suffisamment élevée pour déclencher une intrusion magmatique et, à terme, une éruption. « Il est difficile de déterminer précisément le moment où cela se produira. » Cependant, selon le Met Office, « d’après l’expérience passée, on peut s’attendre à une éruption dans deux à trois semaines, voire un mois. Le même phénomène s’est produit avant l’éruption de novembre dernier : un petit essaim sismique a été observé vers le 4 novembre, et l’éruption a commencé le 20 ou le 21. En mai 2024, un essaim semblable s’est produit dans la nuit du 10 mai et a été suivi de l’éruption du 29. Reste à savoir si ce schéma se reproduira, mais nous devons nous y préparer.»
Il convient de noter qu’il n’y a eu pratiquement aucune activité sismique dans la région depuis la fin de l’éruption à l’été 2025, de sotye que l’essaim du 11 octobre au soir a immédiatement donné l’alerte sur les systèmes de surveillance internes du Met Office. L’essaim sismique a cessé progressivement et n’a pas été suivi d’autres événements. De plus, aucune déformation mesurable du sol n’a été observée.
Source : Met Office.

Image webcam de la dernière éruption

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In an interview with the Icelandic news media, the Icelandic Met Office explains that dozens of small earthquakes east of Sýlingafell were recorded on 11 October 2025 in the evening. The seismic swarm began around eight o’clock and lasted for about an hour before it subsided, It suggestd that the wait for the next eruption on the Reykjanes Peninsula may be nearing its end and that “the magma is approaching a breaking point”

Volcanologists at the Met Office say they have seen this kind of activity before, typically a few weeks before an eruption begins. It means that the magma is nearing some kind of fracture or weakness in the crust.

Pressure inside the magma chamber continues to build, but the question is always when that pressure becomes high enough to trigger a magma intrusion and ultimately an eruption. “It’s difficult to pinpoint exactly when that happens.”

However, according to the Met Office, “based on past experience, one might expect an eruption in two to three weeks, maybe a month. The same thing happened before the eruption last November — there was a small swarm around November 4th, and the eruption began on the 20th or 21st. In May2024, a similar swarm occurred on the night of May 10th, and the eruption followed on the 29th. Whether this is the same pattern remains to be seen, but it’s something we have to be prepared for.”

It should be noted that there has been virtually no seismic activity in the area since the eruption ended in the summer 2025, which made last night’s swarm stand out and immediately alert the Met Office’s internal monitoring systems. The seismic swarm died down and was not followed by other events. Besides, there was no measurable ground deformation.

Source : Met Office.

Quelques nouvelles d’Islande // Some news from Iceland

Dans un bulletin publié le 19 août 2025, le Met Office islandais indique qu’un séisme de magnitude M3,2 a été enregistré dans le sud-ouest de l’Islande peu après 18h00 le 18 août et a été ressenti jusque dans la région de la capitale. L’épicentre a été localisé à Brennisteinsfjöll, une zone sismique active. Depuis le début de l’activité sur la péninsule de Reykjanes en 2020, la sismicité dans cette zone a augmenté. Elle traduit l’accumulation de plus en plus importante de contraintes dans la croûte terrestre.
Le Met Office prévient que de forts séismes se produisent régulièrement dans cette région, bien qu’à de longs intervalles, et que la date du prochain n’est, bien sûr, pas connue. Les derniers séismes majeurs ont été de magnitude M6,4 en 1929 et de magnitude M6,1 en 1968. Depuis cette époque, les normes de construction n’ont cessé de s’améliorer, avec des exigences plus strictes en matière de conception parasismique. Bien que des séismes de cette ampleur puissent provoquer des chutes de pierres sur des falaises et déplacer des objets ménagers, les blessures en Islande sont rares et résultent le plus souvent de la chute d’objets mal fixés lors des secousses. Le Met Office ajoute que dans les zones à risque sismique, il est conseillé de prendre des mesures préventives pour réduire les risques de dommages. Par exemple, il est fortement conseillé de sécuriser les objets lourds et veiller qu’ils ne soient pas placés au-dessus des lits. Il est également recommandé de consulter les consignes d’intervention en cas de séisme
Une activité sismique est également enregistrée à l’ouest du Kleifarvatn. Krýsuvík et ses environs sont historiquement connus pour leur activité sismique, mais l’activité récente est principalement liée à des intrusions magmatiques sous Fagradalsfjall et la chaîne de cratères de Sundhnúkur. À Krýsuvík, on a observé un soulèvement et un affaissement du sol. La zone a déjà présenté de telles fluctuations, mais la déformation actuelle semble plus rapide que précédemment.
L’accumulation de magma se poursuit sous Svartsengi à un rythme semblable à celui observé avant la dernière éruption. Aucune activité sismique n’a été détectée dans la zone depuis le début de la dernière éruption.

Nouvelle carte de risques sur laquelle apparaît en jaune le champ de lave de la dernière éruption (Source : IMO)

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In a report released on 19 August 2025, the Icelandic Met Office indicates that an M3.2 earthquake struck southwest Iceland shortly after 18:00 on 18 August and was felt in the capital area. The quake was located in Brennisteinsfjöll, an active seismic zone. Since the onset of activity on the Reykjanes Peninsula in 2020, seismicity in this area has increased, reflecting growing stress accumulation in the crust.

The Met Office warns that strong earthquakes recur in this region, although at long intervals, and it is uncertain when the next might occur. The last major events were M6.4 in 1929 and M6.1 in 1968. Since then, building standards have steadily improved with stricter requirements for earthquake-resistant design. While earthquakes of this size can trigger rockfalls in steep slopes and cause household items to shift, injuries in Iceland are rare and most often result from unsecured objects falling during shaking.

The Met Office adds that in earthquake-prone areas it is advisable to take preventive measures to reduce the risk of damage, such as securing heavy objects so they are not placed above beds, and reviewing guidelines on how to respond during earthquakes.

Some seismic activity has also been recorded west of Kleifarvatn. Krýsuvík and nearby areas are historically known for earthquakes, but recent activity is mainly linked to intrusion-related quakes beneath Fagradalsfjall and Sundhnúkur. At Krýsuvík, both uplift and subsidence have been measured. The area has shown such fluctuations before, but the current deformation appears faster than previously observed.

Magma accumulation continues beneath Svartsengi at a rate similar to that before the last eruption. No seismic activity has been detected in the area since the eruption began.