Puissants séismes au large de la Nouvelle Zélande // Powerful earthquakes off New Zealand

Un puissant séisme de magnitude M 8.1 a été enregistré dans l’océan au large des côtes de la Nouvelle-Zélande le 4 mars 2021. Ila provoqué des évacuations et des alertes au tsunami dans le Pacifique Sud.

C’était le deuxième puissant séisme en quelques heures. Un autre événement centré au large des côtes de la NZ, avec une magnitude de M 7,3, avait réveillé de nombreuses personnes pendant la nuit dans tout le pays. Bien que les deux secousses aient déclenché des systèmes d’alerte, aucune d’elles ne semble avoir représenté une menace pour la populations ou pour des infrastructures majeures.

La Protection Civile néo-zélandaise a demandé aux habitants de certaines zones de la côte est de l’île du Nord de se déplacer immédiatement vers des lieux plus élevés et ne pas rester chez eux car il y avait risque de tsunami susceptible de causer des dégâts.

Le centre américain d’alerte aux tsunamis (basé à Hawaii) a prévenu que le séisme le plus puissant pourrait provoquer des vagues de 1 à 3 mètres en Polynésie française et des vagues allant jusqu’à 1 mètre de hauteur en Nouvelle-Calédonie et dans les îles Salomon.

L’USGS a précisé que le séisme le plus puissant était centré dans les îles Kermadec à une profondeur de 19 kilomètres. Les autorités néo-zélandaises avaient émis quelques heures plus tôt une alerte au tsunami pour les zones côtières lorsque le séisme le moins violent a frappé la côte nord-est vers 3 heures du matin le 4 mars. Il n’a pas été fait état de dégâts ou de victimes et l’alerte a ensuite été levée juste avant que se déclenche le séisme le plus puissant.

L’USGS a déclaré que le premier séisme avait son hypocentre à une profondeur de 21 kilomètres sous l’océan, à environ 174 kilomètres au nord-est de Gisborne. Cet événement a été largement ressenti en Nouvelle-Zélande et les habitants des villes d’Auckland, de Wellington et de Christchurch ont été réveillés par la secousse.

En 2011, un séisme de magnitude M 6,3 a frappé la ville de Christchurch. Il a tué 185 personnes et détruit une grande partie du centre-ville.

Source: médias d’information néo-zélandais.

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 A powerful M 8.1 earthquake struck in the ocean off the coast of New Zealand on March 4th, 2021, prompting some evacuations and tsunami warnings across the South Pacific.

It was the second large quake to strike within hours. An offshore M 7.3 quake had awoken many people during the night throughout New Zealand. While both quakes triggered warning systems, neither of them appeared to pose a widespread threat to lives or major infrastructure.

Civil defense authorities in New Zealand told people in certain areas on the East Coast of the North Island that they should move immediately to higher ground and not stay in their homes. They said a damaging tsunami was possible.

The U.S. Tsunami Warning System also cautioned that the larger quake could cause tsunami waves of between 1 to 3 metres in French Polynesia and waves of up to 1 metre in New Caledonia and the Solomon Islands.

USGS said the larger quake was centered in the Kermadec Islands at a depth of 19 kilometres.

Officials in New Zealand had hours earlier issued a tsunami warning for coastal areas after the smaller earthquake struck off its northeastern coast at about 3 a.m. on March 4th. There were no immediate reports of serious damage or casualties and the warning was later lifted just before the larger quake struck.

USGS said the earlier quake was centered at a depth of 21 kilometres under the ocean about 174 kilometres northeast of Gisborne. This earlier quake was more widely felt in New Zealand, and residents in the major cities of Auckland, Wellington and Christchurch reported being shaken awake.

In 2011, an M 6.3 quake hit the city of Christchurch, killing 185 people and destroying much of its downtown.

Source: New Zealand news media.

Par sa situation tectonique, la Nouvelle Zélande est un pays très exposé à l’activité sismique (Source : GNS Science)

Péninsule de Reykjanes (Islande) : Eruption ou pas éruption ?

Eruption ou pas éruption ? C’est la question que les Islandais se posent en ce moment à propos de la situation dans la Péninsule de Reykjanes. Une fois encore, nous nous rendons compte du chemin qu’il reste à parcourir pour aboutir à un semblant de prévision volcanique.

Certes, les instruments (sismomètres, satellites, entre autres) donnent des indications, mais la question posée ci-dessus reste sans réponse.

A la décharge des scientifiques islandais, la zone où l’on enregistre la forte sismicité et les épisodes de tremor est très complexe d’un point de vue géologique. On se trouve dans un contexte à la fois tectonique et volcanique. La zone est très sensible d’un point de vue tectonique, du fait de la situation de l’Islande sur la dorsale médio-atlantique. Cette situation entraîne une sismicité intense. La péninsule de Reykjanes a également un passé volcanique. La dernière éruption a eu lieu il y a 8 siècles.

La présence conjointe d’un épisode de tremor et d’une déformation du sol indique probablement que du magma s’agite dans les profondeurs. Sortira-t-il à la surface ? C’est une autre histoire ! Les fractures étant nombreuses dans la région, le magma peut donc se frayer facilement un chemin en profondeur sans percer la surface.

J’ai souvenir d’une telle situation dans les années 1990 dans la région du Krafla, dans le nord de l’Islande. La sismicité était intense. Je campais à Reykjalid et je sentais les ondes de choc dans le sol. Une nuit, je me suis même levé, pensant que l’éruption avait débuté. La centrale géothermique s’était soulevée de presque un mètre. Au final, il n’y a pas eu d’éruption. Le regretté Maurice Krafft m’a expliqué quelques jours après mon retour en France que l’éruption avait avorté parce que le magma avait trouvé une autre voie dans le sous-sol.

S’agissant de la Péninsule de Reykjanes, les Islandais ne s’attendent pas à une éruption majeure. Il y a peu d’habitations dans zone qui semble la plus exposée. Le principal souci serait si la lave recouvrait la route entre l’aéroport de Keflavik et Reykjavik, la capitale. Une caméra a été pointée vers le cône du Keilir car on pense que c’est là que pourrait jaillir la lave. A voir !

Source : Iceland Review

Etna (Sicile) : nouveau paroxysme ! // Etna (Sicily) : new paroxysm !

8h30 : Vers 01h40 (heure locale) le 4 mars 2021, l’INGV a observé une hausse du tremor sur l’Etna avec, comme précédemment, la source au niveau du Cratère SE. On a ensuite observé une intensification de l’activité strombolienne dans ce même Cratère SE, mais aussi dans le Voragine.

Alors que le tremor continuait d’augmenter, l’activité strombolienne au Cratère SE s’est transformée en fontaines de lave. Vers 04 heures du matin, la lave a débordé du cratère et a formé une coulée qui s’est dirigée vers la Valle del Bove.

Le tremor a ensuite commencé à rapidement décliner. On pensait que ce déclin marquait la fin de ce 9ème paroxysme. Que nenni ! Depuis 7 heures du matin, le tremor montre une hausse rapide et il est donc probable que l’activité éruptive va reprendre de plus belle. On attend la suite !

9 heures : Apparition de nouvelles fontaines de lave de 300 m de haut au Cratère SE.

 

10 heures : Les fontaines de lave atteignent 500 mètres de hauteur tandis que la colonne de cendre monte jusqu’à 12 km. Une coulée de lave bien alimentée continue à avancer dans la Valle del Bove.

10h20 : Arrêt des hostilités : chute du tremor et de la sismicité ; arrêt des fontaines et de la coulée de lave. Suite au prochain numéro !

Source : INGV.

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8:30 a.m .: Around 01:40 a.m. (local time) on March 4th, 2021, INGV observed an increase in the tremor on Mt Etna with, as before, the source at the SE Crater. An intensification of Strombolian activity was then observed in this same SE Crater, but also in Voragine.

As the tremor continued to increase, Strombolian activity at the SE Crater turned into lava fountains.

At around 4 a.m., lava overflowed from the crater and formed a flow that moved towards the Valle del Bove.

The tremor then began to rapidly decline.

It was thought that this decline marked the end of this 9th paroxysm. Nay! Since 7 am, the tremor has been showing a rapid increase and it is therefore likely that the eruptive activity will resume with a vengeance. Let’s see what happens next.

09:00 am : New lava fountains 300 metres high at the SE Crater.

10:00 am : The lava fountains reach a height of 500 metres above the crater while the eruptive coumn is 12 km high. Lava is still profusely flowing into the Valle del Bove.

10:20 am : End of the paroxysm. Rhe tremor and seismicity have dropped. Lava fountains have stopped, as well as the lava flow. Waiting for the next eruptive crisis!

Source: INGV.

Des nouvelles du dernier grand iceberg A74 // News of the latest large iceberg A74

Les images satellites donnent de bonnes images du nouvel iceberg géant (baptisé A74) qui s’est détaché de la plateforme glaciaire de Brunt* en Antarctique le 26 février 2021. Comme je l’ai déjà écrit, l’A74 a une superficie d’environ 1290 km2. Cependant, il n’est pas aussi grand que l’A68 qui a vêlé en juillet 2017 à partir de la plate-forme Larsen C sur le côté ouest de la Mer de Weddell. A sa naissance, sa superficie était d’environ 5 800 km2, mais l’iceberg s’est désintégré depuis cette époque.

Les dernières images fournies par les satellites Sentinel-1 et TerraSAR-X montrent que l’iceberg s’éloigne rapidement de la plateforme glaciaire. Il semble que la station de recherche britannique Halley, située à un peu plus de 20 km de la ligne de fracture, n’ait pas été affectée par le détachement de l’iceberg. La station est actuellement inactive. À cause de la Covid; très peu de recherches sont entreprises actuellement. De plus, le British Antarctic Survey attendait de voir comment se comporterait la plate-forme glaciaire au moment du vêlage de l’iceberg. Une petite équipe scientifique s’est brièvement rendue à Halley en janvier et début février pour effectuer de la maintenance et vérifier le bon fonctionnement des instruments automatisés, comme le spectrophotomètre qui analyse le trou dans la couche d’ozone.

Le vêlage de l’A74 fait suite à de nombreuses fissures qui se sont ouvertes dans la plateforme glaciaire de Brunt, certaines depuis de nombreuses années, certaines très récemment. Le vêlage du 26 février pourrait bien être le premier d’une série qui interviendra au cours des prochains jours et des prochaines semaines. Il est important de noter que la portion de la plateforme de Brunt à l’ouest de Halley est traversée par plusieurs profondes fissures. Elle n’est maintenu en place que par une très mince couche de glace ancrée au fond de la mer dans une zone connue sous le nom de McDonald Ice Rumples. Si cette couche de glace cède, il pourrait se produire en réaction en chaîne près de Halley, et la glace présente sous la station pourrait alors se déplacer rapidement vers le large.

* La plate-forme glaciaire de Brunt est la partie flottante avancée de glaciers terrestres qui viennent finir leur course dans la Mer de Weddell. La Mer de Weddell est le secteur de l’Antarctique situé directement au sud de l’Océan Atlantique.

Source: La BBC.

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Satellite images are giving good pictures of the new mega-iceberg (dubbed A 74) that broke away from Antarctica’s Brunt ice shelf* on February 26th, 2021. As I put it before, A74 has an area of about 1,290 sq km. However, it is not as large as the huge A68 which calved in July 2017 from the Larsen C Ice Shelf on the western side of the Weddell Sea. Its area was originally some 5,800 sq km but the iceberg has since shattered into many small pieces.

The latest Copernicus’ Sentinel-1 and TerraSAR-X images show that the berg has moved rapidly away from the ice shelf. It seems no disturbance was felt at the UK’s Halley research station which is located just over 20km from the line of fracture. Halley is currently inactive. Because of Covid; very little Antarctic science is being undertaken at present. But it’s also because BAS has been waiting to see how the Brunt Ice Shelf would behave when bergs started to calve from the platform. A small team briefly went into Halley in January and early February to do essential maintenance, and to check over the station’s automated instruments, including its spectrophotometer which measures the behaviour of Earth’s ozone hole.

A74 was the result of multiple cracks that have been developing in the Brunt ice shelf, some over many years, some very recently. The 26 February calving could well be the first in a series of breakaways during the coming days and weeks.

It is important to notice that the section of the Brunt ice shelf to the west of Halley is almost completely cut through by several wide fissures. It is only held in place by a very thin stretch of ice that’s pinned to the sea floor at a location known as the McDonald Ice Rumples. If this gives way, there might well be a reaction near Halley, with the ice under the station moving seaward at an accelerated rate.

* The Brunt Ice Shelf is the floating protrusion of glaciers that have flowed off the land into the Weddell Sea. The Weddell Sea is the sector of Antarctica directly to the south of the Atlantic Ocean.

Source : The BBC.

Vue satellite de l’A74 le 28 février 2021 (Source : Copernicus / Sentinel-1)