Le méthane du Svalbard (suite) // Svalbard methane (continued)

Concentrations de CO2 : 425,03 ppm (22 septembre 2026)              

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

Dans une note publiée le 6 janvier 2024, j’expliquais que les missions scientifiques effectuant des forages dans le sol gelé du Svalbard, à la recherche de combustibles fossiles, rencontraient souvent par accident des poches de gaz naturel, mais l’ampleur de ces réserves reste inconnue. Les auteurs d’une étude publiée en décembre 2023 dans la revue Frontiers in Earth Science ont utilisé des données historiques issues de forages commerciaux et scientifiques pour cartographier le pergélisol de l’archipel et localiser ces gisements de gaz naturel. Vous trouverez ma publication à cette adresse :
https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

Une nouvelle étude publiée en septembre 2026 dans Nature Communications révèle que la fonte des glaciers de l’archipel du Svalbard libère du méthane emprisonné depuis longtemps. Les auteurs démontrent que les cours d’eau issus de la fonte des glaciers libèrent du méthane auparavant piégé dans la roche sous-jacente. La fonte glaciaire peut faire apparaître et activer des voies jusqu’alors dissimulées, permettant à ce puissant gaz à effet de serre de s’échapper dans l’atmosphère. L’étude met en évidence une boucle de rétroaction : les émissions de gaz à effet de serre ont contribué à la fonte des glaciers, et cette fonte est susceptible d’accentuer la hausse des températures en libérant ce gaz.
Les scientifiques ont examiné 19 cours d’eau alimentés par des glaciers au Svalbard et ont prélevé 148 échantillons d’eau. Du méthane était présent dans tous les cours d’eau analysés ; certaines mesures révèlent des concentrations jusqu’à 425 fois supérieures à ce que le seul contact avec l’atmosphère aurait pu expliquer.
Les chercheurs ont déterminé que la majeure partie de ce méthane n’était pas produite par des microbes sous la glace, phénomène observé sous certains glaciers du Groenland. Une grande partie du gaz semble plutôt liée à la géologie du Svalbard, notamment à des couches de schiste riches en carbone organique ancien, capables de générer du méthane sur des millions d’années.
Le processus de libération de ce méthane semble s’amorcer lorsque l’eau de fonte de surface s’écoule par des ouvertures dans la glace jusqu’au soubassement du glacier. Comme indiqué plus haut, cette eau de fonte rejoint la base des glaciers en empruntant des crevasses et des orifices. Cela signifie qu’elle interagit avec les roches sous-jacentes ; lorsque ces roches contiennent du gaz ancien, l’eau peut entraîner le méthane vers les rivières.

Les eaux de rivière les plus riches en méthane proviennent de glaciers situés au-dessus de formations rocheuses riches en schiste, mais la nature du substrat rocheux ne suffit pas à expliquer le phénomène. L’état de la base du glacier joue également un rôle crucial. Les bases actives, humides et dégelées sont bien plus efficaces pour capter le méthane que les glaciers gelés en contact avec sol sous-jacent. Les rejets de méthane les plus importants se produisent lorsque la configuration géologique et les conditions glaciaires sont réunies de manière optimale.
Pour étudier ce processus au Svalbard, les chercheurs ont associé des analyses chimiques des eaux fluviales avec des relevés par géoradar ; ces derniers ont permis de déterminer l’état de la glace et d’estimer quelle proportion de la base de chaque glacier était suffisamment dégelée pour permettre la circulation de l’eau. Les chercheurs ont estimé que les glaciers du Svalbard se terminant sur terre peuvent transporter chaque année entre 182 et 368 tonnes de méthane via les eaux de fonte.
Ces résultats pourront aider les scientifiques à élaborer des modèles climatiques plus précis et à identifier les régions les plus vulnérables face aux transformations des environnements gelés induites par le réchauffement climatique. En effet, ce qui se passe au Svalbard s’inscrit dans un phénomène plus vaste touchant les régions polaires, où la fonte des glaces révèle diverses menaces climatiques. Ainsi, près du fleuve Mackenzie au Canada, les émissions de carbone s’intensifient à mesure que les eaux de ruissellement issues du pergélisol se déversent dans l’océan Arctique. Dans l’Arctique, d’anciens agents pathogènes refont surface au moment où le dégel des sols met à nu de la matière biologique ancienne. Sur les plateformes de glace de l’Antarctique, des algues assombrissent la surface et accentuent la fonte. Ces exemples illustrent l’importance des recherches sur les fuites de méthane liées à la fonte des glaciers. Les enjeux dépassent largement le cadre d’un seul archipel. À mesure que la glace recule et que le dégel pénètre plus profondément dans le sol, des problèmes autrefois invisibles peuvent se transformer en menaces climatiques d’ampleur mondiale.
Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

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In a post released on January 6, 2024, I explained that missions that involve drilling into the frozen soil of Svalbard, in search of fossil fuels, often hit pockets of natural gas by accident, but the extent of these reserves was unknown. The authors of a study published in December 2023 in the journal Frontiers in Earth Science used historical data from commercial and scientific boreholes to map the permafrost throughout Svalbard and pinpoint these stores of natural gas. My post can be fou,d at this address :

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2024/01/06/le-methane-du-svalbard-un-autre-danger-pour-la-planete-svalbard-methane-another-danger-for-the-planet/

A new study published in September 2026 in Nature Communications informs us that melting glaciers in the Svalbard archipelago are releasing long-trapped methane. Its authors show that rivers of meltwater flowing from the shrinking glaciers are releasing methane previously trapped in the bedrock beneath the ice. Glacier melt can uncover and activate once-concealed routes that let this potent greenhouse gas reach the atmosphere. The work points to a feedback loop, since greenhouse gas emissions have contributed to glacier melting and now glacier melting could contribute further to rising temperatures by releasing the gas.

Scientists described examining 19 glacier-fed rivers in Svalbard to collect 148 water samples. Methane was present in every river they tested, and some readings showed levels up to 425 times higher than could be explained by contact with the atmosphere alone.

The researchers determined that most of this methane was not being generated by microbes under the ice, a phenomenon observed beneath some Greenland glaciers. Instead, much of the gas appears to be associated with Svalbard’s geology, particularly shale layers rich in ancient organic carbon that can generate methane over millions of years.

The process by which this methane is being released seems to begin when surface meltwater drops through openings in the ice down to the glacier bed. This meltwater finds its way to the bottom of the glaciers through crevasses and holes. This means that it interacts with the rocks underneath, and where those rocks contain ancient gas, the water can flush methane out into rivers.

The methane-richest river water came from glaciers positioned above shale-heavy rock formations, but the bedrock itself did not tell the whole story. The state of the glacier bed was also important. Thawed, wet, active beds are much better at taking up methane than glaciers that were frozen solid to the ground beneath them. The biggest methane releases happen where the right rocks and the right glacier conditions come together.

To investigate the process in Norway, the researchers paired river-chemistry measurements with ground-penetrating radar surveys that revealed ice conditions and helped estimate how much of each glacier bed was thawed enough to carry water. The researchers estimated that land-terminating glaciers across Svalbard may move roughly182 to 368 tonnes of methane each year through meltwater.

The findings could help scientists build more accurate climate models and identify which regions may be most vulnerable as warming reshapes frozen environments. Indeed, what is happening in Svalbard is part of a wider pattern in polar regions, where thawing ice is revealing a range of climate threats. Near Canada’s Mackenzie River, carbon release is intensifying as permafrost runoff pours into the Arctic Ocean. In the Arctic, ancient pathogens are resurfacing as thawing grounds expose old biological material. On Antarctic ice shelves, snow algae is darkening the surface and reinforcing melt. These examples help to show why research into methane escaping through melting glaciers could matter well beyond one archipelago. As ice retreats and thaw reaches deeper into the ground, problems that were once hidden could become climate threats with global reach.

Source : The Cool Down (TCD) via Yahoo News.

Le méthane et les nouveaux régimes climatiques en Sibérie // Methane and new climate regimes in Siberia

Concentrations de CO2 : 425,44 ppm (11 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 : 1939.44 ppb (mai 2026)

J’ai rédigé plusieurs notes sur ce blog à propos des conséquences du dégel du permafrost en Sibérie, notamment en ce qui concerne le méthane. Aujourd’hui, une nouvelle étude publiée dans la revue Science révèle l’émergence de deux régimes climatiques distincts en Sibérie, séparés par le fleuve Ienisseï, sous l’effet du réchauffement de l’Arctique. L’étude prévient que ces régimes pourraient déclencher des émissions incontrôlées de méthane.
Alors que la Sibérie occidentale devient plus humide, la partie orientale de la région s’assèche et devient plus sujette aux feux de forêt. Entre 2010 et 2023, les émissions de méthane en Sibérie ont augmenté de 5 % par an. La Sibérie occidentale libère du méthane principalement par l’activité microbienne dans les sols en dégel, tandis que la Sibérie orientale rejette ce gaz via la combustion de la biomasse. Compte tenu de l’accélération observée du dégel du pergélisol, de l’activité des zones humides et de la fréquence des feux de forêt, une hausse des émissions de méthane était prévisible, mais pas dans des proportions aussi importantes.
Les émissions annuelles de méthane ont augmenté d’environ 12 millions de tonnes au cours de la période étudiée, ce qui est équivalent à la hausse des émissions de méthane dans les zones humides à l’échelle mondiale. Bien que la Sibérie ne représente actuellement qu’environ 5 % des émissions globales de méthane, la région est l’une des sources naturelles de méthane dont le volume augmente le plus rapidement sur la planète.
Dans le cadre de leur étude, les chercheurs ont combiné des observations satellitaires et des mesures effectuées près de la surface pour cartographier l’évolution des émissions de méthane en Sibérie. Plutôt que d’additionner les sources individuelles de méthane au sol, ils ont eu recours à une méthode de modélisation appelée « système d’inversion des flux de méthane » – methane flux inversion system – qui leur a permis de limiter l’incertitude de leurs estimations à environ 10 %.
Les résultats de l’étude montrent que le réchauffement de l’Arctique amplifie les émissions de méthane par des voies distinctes en Sibérie occidentale et orientale car ces régions sont soumises à des régimes climatiques différents.

Les chercheurs ont également utilisé des modèles climatiques pour prévoir les futures émissions de méthane en Sibérie ; ils ont constaté qu’un réchauffement supplémentaire pourrait libérer des millions de tonnes de gaz à effet de serre stockés dans les forêts et le pergélisol, accélérant ainsi davantage la tendance au réchauffement.
En Sibérie occidentale, le méthane est principalement libéré par le pergélisol. La Sibérie renferme 46 % du pergélisol de l’hémisphère nord, et ce sol gelé emprisonne d’immenses quantités de carbone accumulées au fil des millénaires. La Sibérie occidentale est influencée par le mode de circulation atmosphérique scandinave qui se caractérise par un centre de circulation principal au-dessus de la Scandinavie et des centres secondaires opposés situés au-dessus de l’Europe occidentale et de l’est de la Russie.

Le mode de circulation atmosphérique scandinave (illustré ici dans sa phase positive) se caractérise par différents systèmes de pression au-dessus de la Scandinavie, de l’Europe occidentale et de la région située entre l’est de la Russie et l’ouest de la Mongolie. (Source: NOAA)

Le réchauffement climatique conduit la configuration météorologique dite « scandinave » à transporter davantage de chaleur et d’humidité depuis l’Atlantique Nord vers la Sibérie occidentale. Conjugué à la hausse rapide des températures en Sibérie occidentale, ce phénomène entraîne un dégel généralisé du pergélisol et libère du carbone que les microbes peuvent transformer en méthane.
À l’inverse, la Sibérie orientale subit l’influence de l’Oscillation arctique qui provoque un effet de bascule de la pression atmosphérique entre l’Arctique et les latitudes moyennes de l’hémisphère nord. Le réchauffement climatique affecte l’Oscillation arctique, et favorise l’installation de systèmes de haute pression persistants qui intensifient les vagues de chaleur, réduisent la couverture nuageuse et attisent les feux de forêt en Sibérie orientale.
Les modèles climatiques présentés dans la nouvelle étude indiquent que les émissions de méthane augmenteront parallèlement à la hausse des températures et que cette progression pourrait s’accélérer à mesure que la planète se réchauffe, déclenchant ainsi une boucle de rétroaction.
Source : Live Science via Yahoo News.

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I have written several posts about the consequences of the melting permafrost in Siberia, especially as far as methane is concerned. Today, a new study published in the journal Science informs us that two distinct climate regimes are emerging in Siberia because of Arctic warming and they could trigger runaway methane emissions. The Yenisei River delineates the stwo environmental states.

While western Siberia is becoming wetter these days, the eastern part of the region is getting drier and more prone to wildfires.

Between 2010 and 2023, methane emissions from Siberia rose by 5% per year, with western Siberia releasing methane mainly via microbial activity in thawing soils and eastern Siberia discharging the gas through biomass burning. Given the observed increases in permafrost thaw, wetland activity, and wildfire occurrence, an increase in methane emissions was expected, but not in solarge and sustained proportions.

Annual methane emissions grew by about 12 million tons over the study period, which corresponds to the rate of increase in methane emissions from wetlands worldwide. Although Siberia currently makes up only about 5% of global methane emissions, the region is becoming one of the fastest-growing natural methane sources on the planet.

In their study, the researchers integrated satellite observations with near-surface measurements to map methane emissions from Siberia over time. Instead of adding up individual methane sources on the ground, the researchers used a modeling method known as a methane flux inversion system, which helped them limit the uncertainty in their estimates to roughly 10%.

The results of the study show that Arctic warming amplifies methane emissions via distinct pathways in western and eastern Siberia because the regions are influenced by different climate patterns. The researchers also used climate models to predict future methane emissions from Siberia and found that additional warming could unleash millions of tons of greenhouse gases stored in forests and permafrost, which would further accelerate the warming trend.

In western Siberia, methane is released mainly from permafrost. Siberia holds 46% of the Northern Hemisphere’s permafrost, and this icy sediment traps vast amounts of carbon that have accumulated for thousands of years. Western Siberia is influenced by the Scandinavian pattern of atmospheric circulation that consists of a main circulation center over Scandinavia and opposing weaker centers over Western Europe and eastern Russia. Global warming makes the Scandinavian pattern transport more warmth and moisture to western Siberia from the North Atlantic. Together with soaring temperatures in western Siberia itself, this triggers extensive permafrost thaw and unlocks carbon that microbes can convert into methane.

Conversely, eastern Siberia is influenced by the Arctic Oscillation which causes atmospheric air pressure to « seesaw » between the Arctic and the Northern Hemisphere’s middle latitudes. Climate change affects the Arctic Oscillation, leading to persistent high-pressure systems that intensify heat waves, reduce cloud cover and promote wildfires in eastern Siberia.

The climate models suggested by the new study show that methane emissions will increase with temperature rise and that the increase could become steeper the hotter the world gets, triggering a feedback loop.

Source : Live Science via Yahoo News.

Les émissions de méthane restent un poison pour l’atmosphère // Methane emissions remain a poison for the atmosphere

Concentrations de CO2 : 428,59 ppm (14 juillet 2026)             

Concentrations de CH4 : 1937,86 ppb (mars 2026)

Dans une note publiée le 30 mars 2026, je faisais référence à article paru dans The Guardian. On pouvait y lire que de nouvelles images satellites avaient mis au jour les pires «méga-fuites» de méthane enregistrées sur la planète en 2025. L’étude, menée par le Stop Methane Project de l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), révélait des dizaines d’émissions géantes réparties sur plusieurs continents. Elles provenaient d’infrastructures vieillissantes ou simplement mal surveillées. Selon une autrice de l’étude, ces rejets sont parfaitement identifiés et il serait facile d’y remédier. Le top 25 mondial des points les plus polluants était largement dominé par le Turkménistan. Venaient ensuite les États-Unis, avec plusieurs fuites monumentales, notamment au Texas. Des rejets similaires étaient aussi été détectés dans des installations au Venezuela et en Iran.

Image satellite d’une fuite de méthane à Esenguly au Turkmenistan. La fuite est estimée à 18 tonnes par heure (Source : Carbon Mapper)

Ces émissions seraient responsables de près de 25% du réchauffement global et leur hausse constante depuis 2007 inquiète la communauté scientifique. Les données de Carbon Mapper, exploitées par l’UCLA, montrent plus de 4.400 fuites majeures en 2025, toutes supérieures à 100 kilos par heure.

Source : The Guardian.

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Aujourd’hui, un article paru sur le site web de France Info nous apprend que de nombreuses émissions de méthane ont été détectées en avril 2026 dans plusieurs sites gaziers du sud de la France. Au total, près des deux tiers des 57 sites gaziers visités par la « Clean Air Task Force » lors de cette inspection présentaient une ou plusieurs sources d’émissions de cette molécule du gaz naturel.

Selon le rapport, ces émissions provenaient en très grande majorité de fuites dans ces installations. En revanche, les relargages volontaires de méthane étaient bien moins nombreux. C’est un signe encourageant qui confirme l’efficacité de la réglementation européenne à ce sujet. Malgré tout, les fuites restent bien plus fréquentes en France qu’en Allemagne et les pratiques de détection et de réparations sont moins exigeantes. De nombreuses émissions constatées pourraient ainsi être évitées.

Environ 60% des émissions mondiales de méthane sont imputables à l’activité humaine, l’agriculture en tête, suivie de l’énergie. Les chiffres – voir ci-dessus – ne montrent aucune baisse des émissions du secteur des énergies fossiles, malgré des solutions d’atténuation bien connues et éprouvées.

Source : France Info.

Rappelons que le méthane le méthane (CH4) est un gaz à effet de serre dont le pouvoir de réchauffement est plus de 80 fois supérieur à celui du dioxyde de carbone (CO2).

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In a post published on March 30, 2026, I referred to an article in The Guardian. It stated that new satellite images had revealed the worst methane « mega-leaks » recorded on the planet in 2025. The study, conducted by the StopMethane Project at the University of California, Los Angeles (UCLA), revealed dozens of giant emissions spread across several continents. These originated from aging or simply poorly monitored infrastructure. According to one of the study’s authors, these releases are easily identifiable and would be simple to address. The top 25 global polluting sites was largely dominated by Turkmenistan. Next came the United States, with several monumental leaks, notably in Texas. Similar releases had also been detected at facilities in Venezuela and Iran. These emissions are estimated to be responsible for nearly 25% of global warming, and their steady increase since 2007 is a source of concern for the scientific community. Carbon Mapper data, analyzed by UCLA, shows more than 4,400 major leaks by 2025, all exceeding 100 kilograms per hour.
Source: The Guardian.

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Today, an article published on the France Info website reports that numerous methane emissions were detected in April 2026 at several gas sites in southern France. In total, nearly two-thirds of the 57 gas sites visited by the Clean Air Task Force during this inspection had one or more sources of emissions of this natural gas molecule.
According to the report, the vast majority of these emissions came from leaks at these facilities. In contrast, deliberate releases of methane were far less frequent. This is an encouraging sign that confirms the effectiveness of European regulations on this issue. Despite everything, leaks remain far more frequent in France than in Germany, and detection and repair practices are less stringent. Many of the emissions detected could therefore be avoided.
Approximately 60% of global methane emissions are attributable to human activity, primarily agriculture, followed by energy. The figures – see above – show no decrease in emissions from the fossil fuel sector, despite well-known and proven mitigation solutions.
Source: France Info.

Let’s keep in mind that methane (CH4) is a greenhouse gas with a warming potential more than 80 times greater than that of carbon dioxide (CO2).

L’éruption du Hunga Tonga pour lutter contre le réchauffement climatique ? // The Hunga Tonga eruption to fight global warming ?

L’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai dans le Pacifique Sud en janvier 2022 refait surface ces derniers temps. Personne n’a oublié le panache de cendres, de vapeur et de gaz qui s’est élevé à près de 65 kilomètres d’altitude. Ce fut l’une des éruptions volcaniques les plus violentes des temps modernes.

Selon une nouvelle étude, l’éruption du Hunga Tonga pourrait aujourd’hui révéler une nouvelle arme dans la lutte contre le méthane, un puissant gaz à effet de serre. Comme je l’ai déjà expliqué, le méthane est environ 80 fois plus efficace que le dioxyde de carbone (CO2) pour piéger la chaleur sur une période de 20 ans. Il est actuellement responsable d’environ un tiers du réchauffement climatique et sa concentration dans l’atmosphère a doublé au cours des deux derniers siècles.

Les auteurs de la nouvelle étude, publiée dans la revue Nature Communications, expliquent qu’en examinant des images satellites, ils ont découvert « un immense nuage de formaldéhyde qui ne devrait normalement pas s’y trouver ». Le formaldéhyde est une substance chimique qui se forme souvent lorsque le méthane est détruit dans l’atmosphère. Il s’agit d’un processus chimique déjà identifié au-dessus de l’océan Atlantique. Lorsque la poussière du Sahara est transportée par le vent au-dessus de l’Atlantique, elle se mélange aux embruns et forme de fines particules à base de fer. Sous l’effet du rayonnement solaire, ces particules produisent des atomes de chlore qui réagissent avec le méthane atmosphérique et contribuent à sa décomposition.

Un phénomène similaire semble s’être produit lors de l’éruption du Hunga Tonga-Hunga Ha’apai. Son éruption a projeté d’énormes quantités de vapeur d’eau salée dans la stratosphère, en même temps que des cendres volcaniques. Les scientifiques pensent que, sous l’effet du rayonnement solaire, du chlore s’est formé et a décomposé une partie du méthane produit par l’éruption.

Les chercheurs ont suivi le nuage de formaldéhyde pendant 10 jours. Cette substance chimique n’existant que pendant quelques heures, ils ont conclu que le nuage devait avoir détruit du méthane de façon continue pendant plus d’une semaine. Ils estiment que l’éruption a produit environ 330 000 tonnes de méthane, dont environ 900 tonnes ont été décomposées par jour. Il s’agissait du même processus que celui observé au-dessus de l’océan Atlantique avec les poussières sahariennes.

Les scientifiques pensent que leurs découvertes pourraient constituer un nouvel outil précieux pour lutter contre le réchauffement climatique. En affirmant cela, ils pénètrent dans le domaine de la géo-ingénierie et ses méthodes – plus ou moins réalistes et réalisables – visant à abaisser artificiellement la température de notre planète. Des particules à base de fer pourraient être injectées dans l’atmosphère au-dessus de l’océan afin de reproduire le processus chimique observé après l’éruption et d’éliminer le méthane.

Cependant, de nombreux scientifiques appellent à la prudence. L’étude porte sur la stratosphère, alors que cette stratégie d’élimination du méthane se déroulerait dans la troposphère. Les impacts seraient difficiles à prévoir, avec des conséquences potentielles imprévues sur le climat, la pollution atmosphérique et la santé des écosystèmes. Les auteurs de l’étude reconnaissent la nécessité de poursuivre les recherches. « Il est évident que l’industrie pourrait tenter de reproduire ce phénomène naturel, mais seulement si son innocuité et son efficacité sont prouvées. »

Source : CNN et autres médias américains.

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The Hunga Tonga-Hunga Ha’apai eruption in the South Pacific in January 2022 is again in the news these days. Everybody remembers that the eruption sent a plume of ash, steam and gas nearly 65 kilometers above the Earth’s surface. It was one of the most violent volcanic eruptions of modern times.

According to a new study, the Hunga Tonga eruption may have also revealed a new weapon in the fight against methane, a potent planet-heating gas. Methane is around 80 times more effective at trapping heat than carbon dioxide over a 20-year period. It currently accounts for around a third of global warming and concentrations in the atmosphere have doubled over the last two centuries.

The authors of the new study published in the journal Nature Communications explain that when examining satellite images, theyfound « a huge cloud of formaldehyde that should normally not be there. » Formaldehyde often forms when methane, a potent planet-heating gas, is destroyed in the atmosphere. The researchers believed they were observing a chemical process that had previously been identified over the Atlantic Ocean. When Saharan dust is blown over the Atlantic, it mixes with salt spray and forms small iron-based particles. As the sunlight hits them, it produces chlorine atoms, which react with methane in the atmosphere and help break it down. Something similar appears to have happened with the Hunga Tonga-Hunga Ha’apai volcano. Its eruption sent huge quantities of salty water vapor into the stratosphere along with volcanic ash. The study scientists believe that when the sunlight hit the mixture, chlorine formed and broke down some of the methane produced by the eruption.

The researchers tracked the formaldehyde cloud for 10 days. Because formaldehyde only exists for a few hours, they concluded that the cloud must have been destroying methane continuously for more than a week. They estimate the eruption produced around 330,000 tons of methane, of which around 900 tons were broken down a day. It was the same process that had been observed over the Atlantic ocean with the Saharan dust.

The scientists say their findings could provide a valuable new tool to tackle global warming. This is the field of geoengineering which includes methods to artificially bring down global temperatures. Iron-based particles could be injected into the atmosphere over the ocean to mimic the chemical process observed in the wake of the eruption and remove methane. But many scientists urge caution. The study is based on the stratosphere, while this methane removal strategy would happen in the troposphere. The impacts would be difficult to predict, with potential unintended consequences on climate, air pollution and ecosystem health.

The study authors agree more research needs to be done. “It’s an obvious idea for industry to try to replicate this natural phenomenon, but only if it can be proven to be safe and effective.

Source : CNN and other U.S. News media.