L’Etna remet ça ! // Mt Etna erupts again !

L’Etna est décidément imprévisible ! Après avoir donné l’impression qu’il s’était rendormi pour de bon à l’issue du 6ème paroxysme, un sursaut d’orgueil a commencé vers 8h45 (heure locale) le 28 février 2021 avec l’apparition d’une activité strombolienne dans le Cratère SE.

Vers 9 heures, l’activité strombolienne présente dans deux bouches éruptives s’est intensifiée pour donner naissance à des fontaines de lave d’environ 300 m de hauteur. Un débordement a donné naissance à une coulée de lave qui s’est dirigée vers la Vallé del Bove.

Et puis à 9h30, arrêt des hostilités …jusqu’à 11h20, heure où le Cratère SE a remis le couvert ! L’activité strombolienne a a repris de la vigueur jusque vers 12 heures. Le tremor a alors amorcé une chute. Reste à savoir si elle est définitive !

La webcam de L.A.V.E. était bien sûr au rendez-vous pour rendre compte de l’événement qui est forcément moins coloré et spectaculaire de jour…

Désolé pour ce léger décalage de transmission de l’information mais, contrairement à certains, je ne souffre pas de trouble obsessionnel volcanique. Le vélo occupe aussi une partie de ma vie (il fait très beau en Limousin aujourd’hui), sans parler des travaux de la campagne, de l’aide à la cuisine, etc.

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Mt Etna is unpredictable ! One believed it had fallen asleep for good after the 6th paroxysm but it suddenly came back to life around 8:45 (local time) on February 28th, 2021with a new episode of strombolian activity in the SE Crater.

At around 9 a.m., the Strombolian activity in two eruptive vents intensified and turned into lava fountains about 300 m high. An overflow produced a lava flow which headed towards the Vallé del Bove.

And then at 9:30 a.m., eruptive activity stopped … until 11:20 a.m., when the SE Crater became active again! Strombolian activity picked up again until around 12 noon. The tremor then began to fall. Will it be the definitive end of the event?

Of course, the L.A.V.E. webcam gave good views of the paroxysm which is less colorful and spectacular during the day …

Sorry for the slight delay in releasing theinformation but – contrary to some others – I do not suffer from obsessive volcanic disorder. Cycling is also a part of my life (the weather is very nice in Limousin today), not to mention the work in the garden, helping with the kitchen, etc.

Source : INGV

Mauna Loa (Hawaii) : un géant endormi // A sleeping giant

L’éruption du Kilauea en 2021 n’est pas très spectaculaire et n’attire pas beaucoup de touristes car la surface active de la lave n’est pas visible depuis la terrasse d’observation.

En guise de compensation, le HVO nous rappelle qu’il existe un autre volcan potentiellement actif sur la Grande Ile d’Hawaii et l’Observatoire pose la question: «Quand le Mauna Loa va-t-il entrer à nouveau en éruption?» Le Mauna Loa n’est pas en éruption actuellement, mais on observe des signes d’activité au-dessus de la normale depuis juillet 2019 C’est pourquoi le HVO a fait passer le niveau d’alerte volcanique à ADVISORY (surveillance conseillée) et le la couleur de l’alerte aérienne au JAUNE.

Le Mauna Loa est le plus grand volcan actif sur Terre (les Américains sont vraiment friands de superlatifs!) et il occupe un peu plus de la moitié de l’île d’Hawaï. Volcan bouclier, il s’élève progressivement à 4170 m au-dessus du niveau de la mer, mais ses flancs descendent sur 5 km sous le niveau de la mer jusqu’au fond de l’océan, ce qui fait du Mauna Loa la plus haute montagne de la planète.

Comme le Kilauea, le Mauna Loa a une caldeira sommitale et deux zones de rift actives qui partent de son sommet. Les éruptions peuvent être de courte ou de longue durée et se produire au sommet, sur les zones de rift sud-ouest ou nord-est, ou à partir de bouches radiales sur les flancs nord et ouest du volcan.

L’histoire montre que les éruptions du Mauna Loa peuvent commencer sans pratiquement de signes avant-coureurs et produire d’impressionnants volumes de lave qui parcourent de longues distances sur de courtes périodes de temps, avec des dégâts facile à imaginer pour les localités présentes au pied du volcan.

La dernière éruption du Mauna Loa a commencé à son sommet le 25 mars 1984. Une série de fissures s’est ouverte le long de la zone de rift nord-est. Elles ont alimenté des coulées de lave qui sont arrivées à moins de 17 km de Hilo Bay en 5 jours. L’éruption s’est terminée le 15 avril.

L’éruption du Mauna Loa qui a émis les plus importants volumes de lave en un temps record a commencé le 1er juin 1950, lorsque des fissures se sont ouvertes dans la partie supérieure du Rift Sud-Ouest, avec une coulée de lave qui a parcouru 24 km et a atteint l’océan en moins de 3 heures! Au cours des 23 jours suivants, des coulées de lave sont descendues de part et d’autres de la zone de rift. Elles ont noyé le village côtier de Ho’okena-mauka et recouvert la Highway 11 en trois endroits.

En ce qui concerne la situation actuelle, les sismomètres du HVO ont enregistré entre le 15 et le 21 février 2021 271 petits séismes (magnitude inférieure à M 2,0) superficiels (moins de 6 km de profondeur) sur le Mauna Loa : 226 ont été localisés sous le sommet et sous les flancs supérieurs du volcan. Il s’agit d’une hausse relative de l’activité, mais qui reste dans la fourchette des événements observés ces des dernières années. Les scientifiques du HVO pensent que l’activité sismique peu profonde s’intensifiera avant une éruption.

L’examen des données de 1984 peut aider à mettre en perspective les observations récentes. Un signe annonciateur de l’éruption de 1984 a été une augmentation brutale du nombre de petits séismes et du tremor volcanique. Des centaines, et parfois plus de mille, secousses ont été enregistrées chaque jour par le réseau sismique du HVO. Dans les heures qui ont précédé l’éruption de 1984, l’activité sismique était telle que les télescopes astronomiques du Mauna Kea, à 42 km de distance, ne pouvaient pas être stabilisés en raison des vibrations constantes du sol.

Le HVO utilise des outils de surveillance à distance qui n’existaient pas en 1984. Le réseau GPS et les tiltmètres enregistrent la déformation du sol en continu. Cette dernière montre une inflation sommitale lente et sur le long terme, en relation avec l’alimentation de la chambre magmatique peu profonde. La légère hausse de l’inflation sommitale qui a débuté en janvier 2021 se poursuit. Les outils de surveillance actuels comprennent également des webcams haute résolution, des réseaux d’infrasons, des jauges de déformation, des capteurs d’émission de gaz, l’accès aux mesures satellitaires et l’imagerie thermique.

Quand le Mauna Loa entrera-t-il à nouveau en éruption? Il est malheureusement impossible de prévoir la date et l’heure de la prochaine colère du volcan. Les mesures géophysiques indiquent que la chambre magmatique du Mauna Loa se recharge depuis l’éruption de 1984 et qu’il y a des signes d’activité significatifs depuis 2019, mais la prochaine éruption du Mauna Loa ne semble pas imminente. Néanmoins, la récente augmentation de la sismicité et de la déformation du sol rappelle que Mauna Loa est un «géant endormi».

Source: USGS / HVO.

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The 2021 eruption of Kilauea is not dramatic these days and does not attract many tourists as the active surface of the lava cannot be seen from the observation terrace.

As a compensation, HVO reminds us that there is another potentially active volcano on Hawaii Big Island. The Observatory askes the question: “When will Mauna Loa erupt next?”

Mauna Loa is not currently erupting, but there have been signs of unrest above background level since July 2019, which led HVO to increase the Volcano Alert Level to ADVISORY and the Aviation Colour Code to YELLOW.

Mauna Loa is the largest active volcano on Earth (Americans are really fond of superlatives!), covering just over half of the Island of Hawaii. A shield volcano, it rises gradually to 4,170 m above sea level, and its long submarine flanks descend 5 km below sea level to the ocean floor.

Mauna Loa, like Kilauea, has a summit caldera and two active rift zones extending from its summit. Eruptions may be short- or long-lived, and occur at the summit, on either the Southwest or Northeast Rift Zones, or radial vents on the north and western flanks on the volcano.

History shows that Mauna Loa eruptions can begin with very little warning and produce high volume lava flows that travel long distances in short periods of time, impacting communities on the flanks of the volcano.

Mauna Loa’s last eruption began at its summit on March 25th, 1984. A series of fissures opened along the Northeast Rift Zone, feeding lava flows that came to within 17 km of Hilo Bay in 5 days. The eruption ended on April 15th.

The fastest high-volume eruption from Mauna Loa in recorded history began on June 1st, 1950, when fissures opened from the uppermost Southwest Rift Zone, generating a lava flow that travelled 24 km and reached the ocean in less than 3 hours! Over the next 23 days, lava flows descended on both sides of the rift zone, inundating the coastal village of Ho’okena-mauka and covering Highway 11 in three places

As far as the current situation is concerned, HVO seismometers recorded approximately 271 small (under M 2.0), shallow (less than 6 km deep) earthquakes last week on Mauna Loa, 226 of which were beneath the summit and upper-elevation flanks. This is a relative increase in activity, but within the range of fluctuations observed over the past several years. HVO scientists expect that shallow seismic activity will become more sustained before an eruption.

Review of data from 1984 can help put recent observations into perspective. An immediate precursor to the 1984 eruption was an abrupt increase in the number of small earthquakes and volcanic tremor. Hundreds to over a thousand earthquakes were recorded by HVO’s seismic network each day. In the hours before the 1984 eruption, seismic activity increased to the point that the astronomical telescopes on Mauna Kea, 42 km, could not be stabilized because of the constant ground vibration.

HVO also uses remote monitoring capabilities that were not available in 1984. Global Positioning System (GPS) and tiltmeter stations record continuous ground deformation measurements that show slow, long-term summit inflation, consistent with magma supply to the volcano’s shallow storage system. A slight increase in the rate of inflation at the summit that began in January 2021 is continuing.

Current monitoring tools also include high resolution webcams, infrasound arrays, strainmeters, gas emission sensors, and access to spaceborne radar and thermal imaging measurements.

So, when will Mauna Loa erupt next? It is not possible to “predict” the exact date and time. Geophysical measurements indicate that Mauna Loa’s magma storage system has been recharging since the 1984 eruption, and there have been signs of elevated unrest since 2019, but the next Mauna Loa eruption does not appear to be imminent. Nevertheless, the recent slight increase in seismicity and ground deformation is a reminder that Mauna Loa is a “sleeping giant.”

Source: USGS / HVO.

Cette carte du Mauna Loa montre des coulées de lave émises depuis 1823 (en gris), le nombre approximatif d’heures ou de jours mis par une coulée pour aller depuis la bouche éruptive jusqu’à l’océan, ou la distance maximale parcourue par une coulée. Une coulée a dévalé les pentes abruptes du flanc ouest du Mauna Loa et a atteint l’océan en seulement 3 heures après l’ouverture d’une bouche éruptive en 1950.

Les chiffres en gras font référence au débit éruptif de la lave en millions de mètres cubes par jour. On remarquera que le flanc ouest a les pentes les plus raides (zones rouge-orange), la distance la plus courte entre la bouche éruptive et l’océan et le débit éruptif le plus élevé pendant les éruptions. Il reste donc peu de temps pour avertir la population lors d’une éruption dans la zone de rift sud-ouest du Mauna Loa. (Source: USGS)

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This map of Mauna Loa, shows lava flows erupted since 1823 (gray), the approximate number of hours or days it took for a flow to advance from the vent location to the ocean or maximum reach of a flow. One flow that moved down the steep slopes on west flank of Mauna Loa reached the ocean in as little as 3 hours after the vent started erupting in 1950. The bold numbers (for example, 12Mm3/d) are the average rates of lava effusion (outpouring of lava) in millions of cubic meters per day. Note the west flank has the steepest slopes (red-orange areas), shortest distance from vent to the ocean, and the highest average rate of effusion during eruptions, resulting in precious little time for warning residents during an eruption from the Southwest Rift Zone of Mauna Loa.  (Source : USGS)

Caldeira sommitale du Mauna Loa (Photo : C. Grandpey)

Etna (Sicile) : Et maintenant ?

Que se passe-t-il sur l’Etna ? Depuis le rendez-vous manqué prévu le 26 février 2021 à la mi journée, le Cratère SE montre un calme remarquable et le tremor volcanique est redescendu à un niveau relativement bas.

Personnellement, je n’irais pas trop me promener sur la zone sommitale du volcan car une saute d’humeur soudaine et violente ne saurait être exclue. Il est étrange qu’aucune activité ne soit apparue depuis le 6ème paroxysme. Par sa durée et son intensité (belles fontaines de lave), il a prouvé que la pression des gaz (moteurs de toute éruption) était encore forte et que la chambre magmatique superficielle était encore bien approvisionnée.

On peut se poser plusieurs questions :

S’agit-il d’une simple pause et les paroxysmes vont-ils reprendre dans les prochaines heures ou les prochains jours ?

Des effondrements ont-ils généré un bouchon qui empêcherait toute activité. Je ne crois guère à cette hypothèse car les sismos en auraient rendu compte.

Le magma a-t-il emprunté un autre chemin et la lave sortira-t-elle ailleurs sur la volcan ?

Bien malin serait celui qui pourrait répondre à ces questions. Une éruption majeure n’est bien sûr pas à exclure. Cela fait pas mal de temps que l’Etna n’a pas offert une éruption de grande ampleur, différente des paroxysmes auxquels il vient de nous habituer.

Souvenir de l’éruption de 1991-94 (Photo : C. Grandpey)

Belle découverte à proximité de Pompéi // Nice discovery close to Pompeii

Les archéologues ont fait une découverte exceptionnelle en mettant au jour un char d’apparat romain dans une villa juste à l’extérieur de Pompéi. Le véhicule, doté de quatre roues, est presque parfaitement conservé. Constitué de fer, bronze et étain, il a été découvert  près des écuries d’une ancienne villa à Civita Giuliana, à environ 700 mètres au nord des murs d’enceinte de Pompéi. Le char est le premier du genre découvert dans la région qui avait, jusqu’à présent, livré des véhicules fonctionnels utilisés pour le transport et le travail, mais pas pour les cérémonies.

Source : Presse internationale.

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Archaeologists have unearthed a unique ancient-Roman ceremonial carriage from a villa just outside Pompeii. The almost perfectly preserved four-wheeled carriage made of iron, bronze and tin was found near the stables of an ancient villa at Civita Giuliana, around 700 metres north of the walls of ancient Pompeii. The carriage was the first of its kind discovered in the area, which had so far yielded functional vehicles used for transport and work, but not for ceremonies.

Source : International news media.

Source : Parc Archéologique de Pompéi

Une nouvelle technique d’extraction du lithium ? // A new lithium mining technology ?

Les voitures électriques sont devenues la nouvelle mode, mais les constructeurs ne font jamais allusion aux problèmes qui peuvent survenir pendant les périodes de grand froid. Les défenseurs de la voiture électrique rétorqueront qu’avec le changement climatique, les hivers rigoureux sont de plus en plus rares… mais ils se produisent encore. Il suffit de voir ce qui s’est passé au Texas il y a quelques semaines! Le principal argument des constructeurs automobiles est que la voiture électrique permettra de respecter les échéances climatiques avec pour finalité une économie mondiale zéro carbone.

Comme les smartphones, les voitures et les vélos électriques dépendent du lithium pour la fabrication de leurs batteries. Le lithium est un métal d’aspect argenté, si léger qu’il flotte sur l’eau. Après des décennies d’importations, les pays s’efforcent maintenant de sécuriser leurs propres approvisionnements en lithium. La sécurité de l’approvisionnement en lithium est devenue une priorité aux États-Unis et en Asie. Aux Etats-Unis, le Département de l’Intérieur a classé le lithium comme minéral essentiel en 2018.

Aujourd’hui, l’Amérique du Sud fournit la majeure partie du lithium à l’échelle mondiale (93% des importations américaines proviennent d’Argentine et du Chili). J’ai insisté à plusieurs reprises sur les dégâts causés aux salars sud-américains par l’extraction du lithium. Voici cet article publié le 12 novembre 2018:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/12/le-lithium-une-grave-menace-pour-lenvironnement-en-amerique-du-sud-lithium-a-serious-threat-to-the-environment- en Amérique du Sud/

L’USGS indique que les États-Unis n’ont qu’une seule mine de lithium opérationnelle dans le Nevada, et une seule usine de recyclage des batteries lithium-ion pour véhicules dans l’Ohio. Pourtant, les États-Unis détiennent 10% des 73 millions de tonnes de réserves connues de lithium dans le monde.

La ruée vers le lithium s’intensifie à travers les États-Unis, en particulier dans l’ouest où se trouvent les gisements les plus riches et les plus accessibles. Rien qu’en Californie, quelque 2 000 demandes de concessions ont été déposées sur 120 000 kilomètres carrés de terres fédérales. En janvier, le Bureau of Land Management des États-Unis a approuvé l’exploitation d’une mine à ciel ouvert à Thacker Pass dans le Nevada. Voir ma note du 29 janvier 2021:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/01/29/vers-une-course-au-lithium-aux-etats-unis-a-race-to-lithium-in-the-united-states/

Lorsqu’elle sera en ordre de marche dans quelques années, la mine de Thacker Pass sera la plus grande source d’approvisionnement en lithium aux Etats-Unis. Elle produira  60 000 tonnes de carbonate de lithium de qualité batterie par an. La mine, gérée par la société canadienne Lithium Americas, devrait être opérationnelle pendant au moins 40 ans.

Comme je l’ai expliqué en insistant sur les dégâts causés aux salars sud-américains, l’extraction du lithium consomme d’énormes quantités d’eau. La plus grande exploitation minière de lithium au monde, dans le désert d’Atacama (Chili), pompe des millions de mètres cubes d’eau dans des nappes phréatiques en voie d’épuisement. La saumure s’évapore ensuite dans d’immenses bassins s’étendant sur des kilomètres. Les minéraux récupérés une fois l’évaporation terminée sont ensuite raffinés. Chaque tonne de lithium extraite de cette manière utilise environ 70 mètres cubes d’eau douce.

Il est prévu que la mine de Thacker Pass utilise moins d’eau, mais elle devra tout de même pomper l’eau dans les réservoirs souterrains. Le processus générera chaque jour 5800 tonnes d’acide sulfurique. Il faudra ensuite expédier les produits chimiques caustiques par train et par camion. Jusqu’à 200 chargements par jour devraient traverses les villes de la région, avec les nuisances que cela suppose. Les riverains et les groupes d’écologistes ont poursuivi en justice le gouvernement fédéral dans l’espoir de faire arrêter cette exploitation.

Une technologie récente d’extraction du lithium n’utilise presque pas d’eau. Lilac Solutions, une compagnie soutenue par la société Breakthrough Energy Ventures de Bill Gates, extrait le lithium directement à partir des saumures sous la surface. Avec ce nouveau processus, l’eau est ensuite réinjectée directement dans le réservoir d’origine. Le technologie est actuellement mise en oeuvre dans les mines de lithium du monde entier et pourrait être expérimentée aux États-Unis dans la région de Salton Sea en Californie, où se trouve un site géothermique. La société Controlled Geothermal Resources prévoit de commencer l’exploitation de son projet Hell’s Kitchen Lithium and Power en 2023. Ce sera l’une des premières nouvelles centrales géothermiques américaines depuis près d’une décennie. En cas de succès, la société exploitera le lithium en générant de l’énergie sans carbone et pratiquement sans déchets. On peut voir le processus d’exploitation dans cette animation:

https://youtu.be/SAMZhk34Rvk

Source: Discover, Yahoo News.

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Electric cars have become the new fashion these days, with the manufacturers never mentioning the problems that may happen during periods of very cold weather. The defenders of the electric car will retort that with climate change harsh winters are becoming more and more rare….but they still happen. Just see what happened in Texas a few weeks ago! The car manufacturers’ main argument is that electric cars will contribute to meeting climate deadlines to decarbonize the global economy.

Like smartphone, electric cars and bikes depens on lithium to manufacture their batteries.

Lithium is a silvery metal that is so lightweight it floats on water. After decades relying on imports, countries are now scrambling to secure their own domestic supplies of the precious metal. Lithium supply security has become a top priority for technology companies in the United States and Asia. The US Interior Department listed lithium as a critical mineral in 2018.

Today, South America supplies most of the world’s lithium (93% of US imports come from Argentina and Chile). I have several times insisted on the damage caused to South American salars by lithium mining. Here is one post written on November 12th, 2018:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2018/11/12/le-lithium-une-grave-menace-pour-lenvironnement-en-amerique-du-sud-lithium-a-serious-threat-to-the-environment-in-south-america/

USGS indicates that the US has just one operational lithium mine located in Nevada, and a single facility to recycle lithium-ion vehicle batteries in Ohio. But the US has 10% of the world’s estimated 73 million tons of proven reserves, and the lithium rush is spreading across the US, especially the American west where the richest and most accessible deposits are located. Around 2,000 lithium claims have been made on 120,000 square kilometres of federal public land in California alone.

In January, the US Bureau of Land Management approved an open-pit mine known at Thacker Pass in Nevada. See my post of 29 January 2021:

https://claudegrandpeyvolcansetglaciers.com/2021/01/29/vers-une-course-au-lithium-aux-etats-unis-a-race-to-lithium-in-the-united-states/

When it opens for business in a few years, the Thacker Pass mine will be the nation’s largest source of lithium supply generating 60,000 tons of battery-grade lithium carbonate annually. The mine, run by the Canadian company Lithium Americas, is expected to operate for at least 40 years.

As I as explained when insisting on the damage caused to South American salars, lithium mining consumes enormous quantities of water. The world’s largest lithium mining operations in Chile’s Atacama desert pumps millions of gallons of water from dwindling underground reservoirs, then evaporates it in massive ponds stretching over kilometres. The minerals left behind are then collected and refined. Each ton of lithium mined this way uses about 70 cubic metres of freshwater.

Thacker Pass in Nevada claims it will use less water, but will still need to pull from underground reservoirs and generate 5,800 tons of sulphuric acid each day on-site. That means shipping caustic chemicals by rail and trucking as many as 200 loads through local towns a day. Local residents and environmental groups have sued the federal government to halt construction.

One of the newest ways to mine minerals wastes almost no water at all. Lilac Solutions, a firm backed by Bill Gates’ Breakthrough Energy Ventures, extracts dissolved lithium directly from salty mineral brines below the surface. With the new process, the remaining water is then re-injected directly back into the original reservoir. The technology is now being deployed at lithium mines around the world, and may debut in the US around California’s Salton Sea, a geothermal energy hotbed. The energy company Controlled Geothermal Resources plans to start operating its Hell’s Kitchen Lithium and Power project in 2023, one of the first new US geothermal power plants in almost a decade. If successful, it will mine lithium by generating carbon-free energy and almost no waste. One can see the process in this animation:

https://youtu.be/SAMZhk34Rvk

Source: Discover, Yahoo News.

Sites d’extraction du lithium aux Etats Unis (Source : Proactive Investors)

Poursuite de la sismicité sur la Péninsule de Reykjanes (Islande) // More seismicity on the Reykjanes Peninsula (Iceland)

La sismicité est encore intense sur la Péninsule de Reykjanes et est en cemoment principalement concentrée sur la montagne Fagradalsfjall. La plupart des événements varient entre M 1.1 et M 3.1, avec des hypocentres entre 1 et 5 km. La montagne est d’origine volcanique ; les dernières éruptions remontant à plus de 12 000 ans. Les séismes sont fréquents dans cette région. Ils sont principalement d’origine tectonique, mais en raison de la configuration géologique de l’Islande, il est parfois difficile de faire la différence entre les essaims tectoniques et magmatiques. La montagne Fagradalsfjall a connu plusieurs essaims sismiques significatifs dans le passé, principalement d’origine tectonique. En mai 2009, un événement d’un tel essaim a atteint une magnitude de M 4,7.

Le 24 février 2021, le Met Office islandais a fait passer au Jaune la couleur de l’alerte aérienne pour le volcan de Krysuvik en raison de la hausse de la sismicité près du volcan. La dernière éruption de ce volcan a eu lieu en 1340. Le système volcanique Krýsuvík-Trölladyngja a été modérément actif au cours des 8 000 dernières années (Holocène). Le dernier épisode éruptif s’est produit au 12ème siècle avec des coulées de lave qui ont atteint la mer sur les côtes nord et sud de la Péninsule de Reykjanes.

Source : Met Office islandais.

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Seismicity is still intense on the Reykjanes Penisula end mostly cocentrated at the Fagradalsfjall mountain  Most events range between M 1.1 and M 3.1, with hypocentres between 1 et 5 km. The mountain is actually of volcanic origin, with the last eruptions being over 12.000 years ago. Earthquakes are generally common in this region. They are mostly of tectonic origin, but due to the unique geological setup of Iceland, there is a very short step between tectonic and magmatic swarms. Fagradalsfjall mountain has experienced several strong earthquake swarms in the past, mainly tectonic. A powerful swarm occurred in May 2009 with the strongest event reaching a magnitude of M4.7.

On February 24th, 2021, the Icelandic Meteorological Office (IMO) raised the Aviation Colour Code for Krysuvik volcano to Yellow due to increased seismicity near the volcano. The last eruption at this volcano took place in the year 1340.

The Krýsuvík-Trölladyngja volcanic system on the Reykjanes Volcanic Zone has been moderately active in the last 8 000 years (Holocene period). The last eruptive episode occurred in the 12th century with the lava flows reaching the sea on the north and south coast of the peninsula.

Source : Icelandic Met Office.

Source : Icelandic Met Office

Vidéo de l’éruption du Kilauea en 2018 // Video of the Kilauea 2018 eruption

L’USGS vient de diffuser une petite vidéo résumant l’éruption du Kilauea en 2018. Malheureusement, la qualité n’est pas très bonne. La lave présente des couleurs terrnes et les images sont parfois surexposées.

L’USGS nous rappelle que le 3 mai 2018, une première fissure a déchiré le sol dans la subdivision des Leilani Estates, dans le district de Puna. Volcan le plus actif du monde, le Kilauea était en éruption depuis des décennies, mais les mois suivants ont montré la plus grande activité éruptive observée depuis des siècles. (Nous sommes en Amérique, le pays des superlatifs. L’Etna avec ses brefs paroxysmes ne saurait soutenir la comparaison!)

Une grande partie du document se concentre sur les Leilani Estates, dans la Lower East Rift  Zone du Kilauea , et sur la Highway 132, avec des images qui n’ont jamais été montrées au public.

 Plus de 60000 secousses sismiques ont été enregistrés au cours de l’éruption qui a duré environ quatre mois. Près de 37 kilomètres carrés de terres dans le district de Puna a été envahis par la lave avant que l’activité commence à se calmer en août et septembre 2018.

Le Kilauea a vomi un milliard de mètres cubes de lave pendant cette période. Plus de 700 structures ont détruites par l’éruption, dont beaucoup de maisons.

La destruction, cependant, a également agrandi l’île d’Hawaii de 3,5 kilomètres dans s partie orientale avec l’entrée de lave dans l’océan.

Voici le lien de la vidéo. Les Américains ne sont pas les meilleurs vidéastes au monde!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

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USGS has just released a short video summarizing Kilauea’s 2018 eruption. Unfortunately, the quality is not that good, with the dull colour of the lava due to the frequent overexposure of the film.

USGS reminds us that on May 3rd, 2018, the Kilauea eruption opened up its first fissure underneath the Leilani Estates Subdivision in Puna.

The most active volcano in the world, Kīlauea had been erupting for decades, but the next several months would be characterized by the volcano’s most explosive activity in centuries. (We are in America, the land of superlatives. Mt Etna with its short-lived paroxysms cannot compare with Kilauea!)

Much of the footage includes images from Leilani Estates, the Lower East Rift Zone, and Highway 132 that have never before been released to the public.

More than 60,000 earthquakes were recorded over the approximately four-month eruption, and a total of nearly 37 square kilometres of land in the Puna District was inundated by lava before activity began to quell in August and September of 2018. The volcano released a total of 1 billion cubic metres of lava over that time.

More than 700 structures were lost to the eruption, many of them homes.

The destruction, however, also brought creation, as 3.5 square kilometres of new land developed in East Hawaii due to lava entering the ocean.

Here is the link to the video. Americans are not the best videographers in the world!

https://youtu.be/h5JJ5ujrbKo

La lave envahit les Leilani Estates (Crédit photo : USGS)