L’ONU alerte sur les CONCENTRATIONS de gaz à effet de serre // The UN warns about greenhouse gas CONCENTRATIONS

L’ONU nous explique aujourd’hui que les concentrations de gaz à effet de serre, principal moteur du changement climatique, ont atteint un niveau record en 2025, vouant la planète à « un avenir plus chaud ». Selon le bulletin annuel de l’Organisation météorologique mondiale(OMM), les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2), de méthane (CH4) et de protoxyde d’azote (N2O) – les trois plus importants gaz à effet de serre persistants liés aux activités humaines – ont battu des records l’an dernier et la tendance à la hausse continue en 2026. C’est ce que je me tue à mettre en évidence sur ce blog. Je ne cesse de répéter que, plus que les émissions, ce sont les concentrations de ces gaz qu’il faut prendre en compte pour expliquer la hausse globale des températures. Voici les concentrations connues de ces 3 gaz dans l’atmosphère au moment où j’écris ces lignes :

CO2 : 426,76 ppm (26 octobre 2026)

CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026)

N2O : 339,1 ppb (octobre 2026)

La bulletin de l’ONU rappelle aussi que « les gaz à effet de serre retiennent une quantité de chaleur sans précédent dans l’atmosphère, ce qui alimente l’intensification des phénomènes météorologiques extrêmes et les risques qui en découlent pour nos économies et nos sociétés. »

Ces onze dernières années ont été les plus chaudes jamais observées, et cette tendance devrait se poursuivre. Les scientifiques ne cessent de nous rappeler que le CO2 a une durée de vie très longue et aura donc un impact sur le climat mondial non seulement pendant des années, mais aussi pendant des décennies, voire des siècles.

Source : Nations Unies.

———————————————–

The UN reports that concentrations of greenhouse gases, the primary driver of climate change, reached record levels in 2025, condemning the planet to « a warmer future. » According to the annual bulletin from the World Meteorological Organization (WMO), atmospheric concentrations of carbon dioxide (CO2), methane (CH4), and nitrous oxide (N2O)—the three most significant long-lived greenhouse gases linked to human activity—hit record highs last year, with the upward trend continuing into 2026. This is a point I have been striving to highlight on this blog: it is the concentrations of these gases, rather than just their emissions, that must be considered when explaining the global rise in temperatures. As of the time of writing, the known atmospheric concentrations of these three gases are as follows:

CO2: 426.76 ppm (October 26, 2026)
CH4: 1934.57 ppb (June 2026)
N2O: 339.1 ppb (October 2026)

The UN bulletin also notes that « greenhouse gases are trapping an unprecedented amount of heat in the atmosphere, fueling the intensification of extreme weather events and the resulting risks to our economies and societies. »
The last eleven years have been the warmest on record, and this trend is expected to continue. Scientists consistently remind us that CO2 has a very long lifespan, meaning it will impact the global climate not just for years, but for decades—and even centuries—to come.
Source: United Nations.

Gaz carbonique et méthane : pour enfoncer le clou !

Un article publié sur le site de France Info le 13 octobre 2026 nous apprend que les émissions de gaz à effet de serre devraient baisser de 2,8% en France en 2026, soit un recul plus marqué que celui enregistré en 2025 (-2,1%). Les émissions nationales sont estimées à 349,4 millions de tonnes équivalents CO2 en 2026.

Selon le Centre Interprofessionnel Technique d’Études de la Pollution Atmosphérique (CITEPA), organisme chargé d’établir le bilan officiel des émissions françaises, le secteur des transports, qui représente environ un tiers des émissions françaises, contribue fortement à cette baisse. « Sur l’ensemble de l’année 2026, les émissions du secteur devraient diminuer de 4,8%. » L’organisme explique cette diminution par la forte baisse des ventes de gazole (-7,3%) observée au premier semestre 2026, en lien avec la guerre au Moyen-Orient et la flambée des prix à la pompe. Ce carburant est utilisé par plus des deux tiers des véhicules routiers. À noter le silence radio à propos des véhicules électriques dans le domaine du transport routier !

Le secteur du bâtiment contribue lui aussi à cette baisse, avec un recul de 5,9% des émissions prévu en 2026. Cette baisse s’explique principalement par le recul des émissions liées au chauffage, à l’eau chaude sanitaire et à la cuisson dans les bâtiments résidentiels et tertiaires, notamment en lien avec la baisse de la consommation de gaz naturel.

Selon le CITEPA, malgré cette baisse de 2,8% prévue en 2026, le rythme de réduction des émissions reste « toutefois nettement inférieur à la réduction annuelle moyenne nécessaire pour atteindre les objectifs climatiques à l’horizon 2030 »..

Je suis désolé d’insister, mais à l’échelle planétaire, ce ne sont pas les émissions de CO2 ou de méthane qu’il faut prendre en compte, mais leurs CONCENTRATIONS dans l’atmosphère, même si les unes conditionnent forcément les autres. Les chiffres ne sont pas bons.

Je communique les relevés des concentrations de CO2 et de CH4 quasiment quotidiennement sur mon blog. Le 13octobre, les concentrations de CO2 étaient supérieures à 426 ppm.

Sur une année, les concentrations de CO2 sont passées de 423,90 ppm en octobre 2025 à 426,71 ppm en octobre 2026). 

 

Les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb en juin 2026), contre 1929,17 en juin 2025.

 

Il n’est guère surprenant de voir les concentrations de gaz polluants augmenter quand on voit ce qui se passe en Indonésie en ce moment. Amplifiés par le phénomène El Niño, les incendies ont ravagé de vastes étendues de forêts et de tourbières, principalement à Bornéo, mais aussi à Sumatra et en Papouasie. Dans ces régions, la population suffoque sous une fumée toxique qui s’est propagée en Malaisie voisine, ainsi qu’à Singapour et jusqu’aux Philippines. En conséquence, des vols sont annulés entre Kuala Lumpur et Singapour. La Malaisie a également fermé des écoles dans certaines zones du pays, notamment la capitale Kuala Lumpur, et Singapour a réduit le coût des frais médicaux pour les maladies respiratoires liées à ces fumées.

Dans de telles conditions, les émissions de gaz à effet de serre par le transport routier français ne pèsent pas lourd dans la balance. Mais, bien sûr, nos dirigeants se désintéressent totalement du réchauffement climatique et la COP31 qui va avoir lieu en Turquie au mois de novembre sera comme les précédentes : elle de débouchera sur aucune mesure contraignante pour essayer de réduire le problème.

S’adapter au réchauffement climatique, c’est bien, mais prendre des mesures d’anticipation pour éviter que la situation dégénère, ce serait encore mieux !

Source : France Info.

Concentrations de gaz carbonique et de méthane

Concentrations de CO2 : 426,51 ppm (16 octobre 2026).   

Concentrations de CH4 : 1934,57 ppb (juin 2026).

Le 9 octobre 2026, j’ai indiqué quelles étaient les concentrations atmosphériques de dioxyde de carbone (CO2) et de méthane (CH4) à cette date et j’ai montré l’évolution de ces concentrations sur un an. En octobre, les concentrations de CO2 atteignent 426,71 ppm au sommet du Mauna Loa (Hawaï), contre 423,90 ppm en octobre 2025.  En juin 2026 (dernier relevé), les concentrations de CH4 atteignaient 1934,57 ppb contre 1929,17 en juin 2025. La hausse est donc constante pour ces deux gaz qui contribuent pour beaucoup au réchauffement climatique actuel.

La NOAA nous apprend qu’en 2026, la concentration atmosphérique moyenne de CO2 a atteint un pic mensuel record compris entre 432,3 et 432 parties par million (ppm) en mai à l’observatoire de Mauna Loa. On a enregistré l’habituelle baisse saisonnière au mois de juillet due à la croissance de la végétation dans l’hémisphère nord. Les concentrations de CO2 ont alors atteint 429,1 ppm
La comparaison avec le niveau préindustriel – 280 ppm – ne laisse guère de doute sur la responsabilité des activités humaines.

Source : NOAA

Selon le Statista Research Department, la concentration atmosphérique moyenne de CH4 a atteint environ 1 939,44 parties par milliard (ppb) en mai 2026, Elle était d’environ 1 945,85 ppb fin 2025/début 2026, ce qui représente plus du double des niveaux pré-industriels, au milieu du 18ème siècle.

Le méthane est le deuxième gaz à effet de serre d’origine humaine le plus important après le dioxyde de carbone. Il reste moins longtemps dans l’atmosphère mais est beaucoup plus agressif. On estime qu’environ 60 % des émissions de CH4 proviennent d’activités humaines (agriculture, élevage, combustibles fossiles, déchets), tandis que 40 % sont d’origine naturelle (zones humides, avec le dégel du pergélisol de la toundra principalement).

Source : NOAA

Dans les bulletins d’information, les journalistes font référence aux émissions de ces gaz plus qu’à leur concentration dans l’atmosphère. Cette présentation donne une idée trompeuse de la réalité. Ainsi, pendant l’épidémie de COVID en 2020, au moment où l’activité économique tournait au ralenti, les émissions de CO2 ont considérablement diminué ; l’air s’était purifié. En Inde, on voyait la chaîne himalayenne avec beaucoup plus de netteté. Dans le même temps, je consultais la Courbe de Keeling qui rend compte des concentrations de CO2 et je me rendais compte qu’elles continuaient d’augmenter !

Les microplastiques, un fléau pour la planète // Microplastics, a scourge for the planet

Concentrations de CO2 :  425,03 ppm (22 septembre 2026)             

Concentrations de CH4 :  1939.44 ppb (mai 2026)

D’après une nouvelle étude publiée dans le Journal of Hazardous Materials, les microplastiques réduisent la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone. Les chercheurs ont constaté que la prolifération des microplastiques dans les écosystèmes marins perturbe les processus permettant aux océans de stocker le carbone et de réguler leur température.

Les océans constituent le plus grand puits de carbone de la planète et les microplastiques compromettent ce bouclier naturel contre le réchauffement climatique. Les auteurs de l’étude expliquent que la lutte contre la pollution plastique fait désormais partie intégrante de la lutte contre le réchauffement climatique.
Les microplastiques, particules de moins de cinq millimètres de diamètre, se sont infiltrés partout sur Terre, des profondeurs océaniques à la banquise arctique, en passant par les sols, l’air et même le corps humain. Bien que tout le monde soit d’accord pour dire qu’ils sont un problème majeur de pollution, leur rôle dans la crise climatique est largement négligé.
Les océans absorbent environ un quart du dioxyde de carbone émis chaque année par l’activité humaine, ralentissant ainsi le rythme du réchauffement climatique. Un élément essentiel de ce processus est la « pompe biologique à carbone », au cours de laquelle le phytoplancton marin absorbe le carbone par photosynthèse et le transfère vers les couches océaniques plus profondes lorsqu’il meurt ou est consommé. L’étude met en garde contre le fait que les microplastiques perturbent ce système en réduisant la photosynthèse du phytoplancton et en altérant le métabolisme du zooplancton, deux processus qui jouent un rôle crucial dans le réchauffement climatique.

Les chercheurs soulignent également le rôle de la « plastisphère », ces communautés de microbes qui colonisent les particules de plastique dans l’océan. Ces microbes peuvent influencer les cycles du carbone et de l’azote et contribuer à la production de gaz à effet de serre. À terme, ils pourraient entraîner un réchauffement et une acidification des océans, ainsi qu’une perte de biodiversité, menaçant la sécurité alimentaire et les communautés côtières du monde entier.
Plutôt que de présenter de nouvelles expériences sur le terrain, les auteurs de cette étude ont préféré analyser la littérature scientifique existante afin de cartographier les interactions entre les microplastiques, la santé des océans et les systèmes climatiques, et d’identifier les lacunes dans nos connaissances actuelles. L’impact des microplastiques sur le réchauffement climatique, la santé des océans et les systèmes associés reste à ce jour inconnu.
Alors que l’étude met en garde contre les risques que la persistance des plastiques fait peser sur les écosystèmes et la stabilité climatique à long terme, force est de constater que les plastiques sont profondément ancrés dans notre vie moderne, utilisés dans d’innombrables objets du quotidien. Les efforts déployés pour réduire leur production restent lents et âprement contestés. Les principaux producteurs pétrochimiques s’opposent à des plafonds contraignants. La production de plastique continue ainsi d’augmenter rapidement.
Comme les plastiques se dégradent extrêmement lentement, la majeure partie des matériaux produits il y a longtemps existe encore aujourd’hui. Les chercheurs estiment que plus de 8 milliards de tonnes de plastique ont été produites dans le monde, dont environ 80 % finissent dans les décharges ou dans l’environnement.
L’étude exhorte les gouvernements et les organismes internationaux à ne pas traiter la pollution plastique et la crise climatique comme des problèmes distincts. Elle préconise des mesures telles que la réduction des plastiques à usage unique, l’amélioration de la gestion des déchets, la promotion d’alternatives biodégradables et l’investissement dans la recherche afin de mieux comprendre l’impact des microplastiques sur la température des océans et les cycles du carbone.
Source : Independent.

Une étude parue dans la revue Nature Medicine explique que des chercheurs ont étudié la distribution des nanoparticules et de microparticules de plastique (MNP) dans des foies, des reins et des cerveaux humains. Ils ont remarqué que le cerveau accumule jusqu’à 30 fois plus de microplastiques que certains organes

Ces travaux ne permettent toutefois toujours pas de conclure à une relation de cause à effet entre la présence de nanoplastiques ou de microplastiques et un impacts sur la santé. L’étude souligne cependant à quel point il devient crucial de mieux comprendre les voies d’exposition, les voies d’absorption et d’élimination et les conséquences potentielles sur la santé des plastiques dans les tissus humains, en particulier dans le cerveau.

 

Une autre étude vient de montrer que 93 % des fulmars boréaux, oiseaux migrateurs échoués ou morts sur le littoral de l’Oregon, puis autopsiés, avaient les intestins remplis de plastique. L’un d’entre eux avaient 454 morceaux de plastique dans l’estomac. (Photo: C. Grandpey)

———————————————

According to a new studay published in the Journal of Hazardous Materials, microplastics are reducing the capacity of oceans to absorb carbon dioxide, weakening one of the planet’s most critical natural defences against the climate crisis. Researchers found the spread of microplastics through marine ecosystems was interfering with the processes that allow oceans to store carbon and regulate temperature.

Oceans are the planet’s largest carbon sink and “microplastics are undermining this natural shield against global warming. The study’s authors explain that tackling plastic pollution is now part of the fight against global warming.

Microplastics, particles smaller than five millimetres across, have made their way into every nook of the planet, from deep ocean waters and Arctic ice to soil, air and even human bodies. While they are widely recognised as a major pollution problem, their role in the climate crisis has received much less attention. But microplastics influence biogeochemical processes, disrupt oceanic carbon pumps and contribute directly to greenhouse gas emissions.

Oceans absorb about a quarter of the carbon dioxide released by human activity every year, slowing the pace of global warming. A major part of that process is the “biological carbon pump”, in which sea phytoplankton absorb carbon through photosynthesis and transfer it to deeper ocean layers when they die or are eaten. The study warns that microplastics interfere with this system by reducing phytoplankton photosynthesis and impairing the metabolism of zooplankton, both of which play a central role in carbon cycling.

Researchers also highlight the role of the “plastisphere”, the communities of microbes which colonise plastic particles in the ocean. These microbes can influence carbon and nitrogen cycles and contribute to greenhouse gas production. The effects could intensify over time. Over time, these changes could lead to ocean warming, acidification, and biodiversity loss, threatening food security and coastal communities worldwide.

Rather than presenting new field experiments, the authors of the new study analysed existing scientific literature to map how microplastics interacted with ocean health and climate systems, and to identify gaps in current understanding. The extent to which microplastics affect global warming, ocean health, and associated systems is currently unknown. The significant ecological effects of plastic pollution in the oceans are well recognised but its exact connections to these extensive environmental processes are not well understood.

While the study warns that the persistence of plastics is creating risks for ecosystems and climate stability in the long term, plastics are deeply embedded in our modern life, used in countless everyday items. Efforts to cut production, such as a global plastics treaty, remain slow and fiercely contested, as major petrochemical producers resist binding caps. Plastic production continues to rise rapidly as a consequence.

Since plastics degrade extremely slowly, most of the material ever produced still exists. Researchers estimate that over 8 billion tonnes of plastic have been produced globally, with around 80 per cent ending up in landfills or the environment.

The study urges governments and international bodies not to treat plastic pollution and the climate crisis as separate challenges. It calls for measures such as cutting single-use plastics, improving waste management, promoting biodegradable alternatives, and investing in research to better understand how microplastics affect ocean temperature and carbon cycles.

Source : Independent.

A study published in the journal Nature Medicine details research into the distribution of plastic nanoparticles and microparticles (MNPs) in human livers, kidneys, and brains. Researchers found that the brain accumulates up to 30 times more microplastics than certain other organs.
However, this research does not yet allow for a conclusion regarding a relationship between the presence of nanoplastics or microplastics and health impacts. Nevertheless, the study highlights the critical need to better understand exposure, absorption, and elimination pathways, as well as the potential health consequences of plastics in human tissues, particularly in the brain.